<FILE-date="2018/06/29/19">

<article-nb="2018/06/29/19-1">
<filnamedate="20180629"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180629"><AAMMJJHH="2018062919">
<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-1"> ¤ Les musiciens Kamaal Williams et Joe Armon-Jones s’inspirent de ce courant musical ressurgi des années 1990.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-1"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’acid jazz deuxième génération sur la scène londonienne

Les musiciens Kamaal Williams et Joe Armon-Jones s’inspirent de ce courant musical ressurgi des années 1990.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 18h26
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 18h36
    |

                            Stéphanie Binet








                        



                                


                            

Il y a des courants musicaux que l’on croyait disparus et qui finissent par ressurgir, plus aboutis, plus maîtrisés. C’est le cas aujourd’hui de l’acid jazz, qui fait un retour remarqué sur une scène anglaise entièrement nouvelle. Ce genre mêlant funk, disco, soul et… jazz, mis au point par le DJ londonien Gilles Peterson – qui installe jusqu’au 7 juillet à Sète Worldwide Festival – a connu son moment de gloire au début des années 1990 avec des groupes multiculturels et multi-instrumentistes tels que Brand New Heavies, Galliano, ­Jamiroquai ou le musicien soliste Omar. « A l’époque, se souvient Gilles Peterson, dans les années 1988-1990, j’étais bien incapable d’illustrer par un seul groupe ce que j’avais essayé de définir par ce mot. Je répétais que c’était un état d’esprit, une attitude face à la ­musique, mais je n’avais pas vraiment de groupe dans mon catalogue qui pouvait exactement l’expliquer. Maintenant, c’est le cas. Pour moi, Joe Armon-Jones, Kamaal Williams, Nubya Garcia sont les enfants de l’acid jazz. »

Ces musiciens étaient à peine nés quand le mouvement a ­ranimé le groove britannique, et ils ont d’ailleurs bien du mal à s’en souvenir. « C’est de la fusion ?, demande la saxophoniste Nubya Garcia. Je n’ai jamais vraiment compris ce que c’était. » Pendant les étés de 1988 à 1991, alors que les rave parties de Londres jouent de l’acid house (musique électronique au rythme minimal), des musiciens et des danseurs, fans de jazz-rock ou de jazz-funk, se ­retrouvent tous les dimanches après-midi dans un petit club du quartier de Camden Town, le ­Dingwalls. Gilles Peterson y fait danser les futurs représentants de l’acid jazz, qui naît de ce ­mélange entre la culture des DJ (house et hip-hop) et l’instrumentation du jazz.

Un quart de siècle plus tard, ce n’est pas un DJ qui réunit les membres de cette scène dans les clubs ou les pubs de Londres, mais les musiciens eux-mêmes....




                        

                        


<article-nb="2018/06/29/19-2">
<filnamedate="20180629"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180629"><AAMMJJHH="2018062919">
<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-2"> ¤ La Poste vient de mettre en vente des timbres durant une période et en quantités limitées… La spéculation pousse les prix à la hausse.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Les philatélistes s’arrachent les timbres vedettes

La Poste vient de mettre en vente des timbres durant une période et en quantités limitées… La spéculation pousse les prix à la hausse.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 17h58
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 18h32
    |

            Pierre Jullien








                        



   


Paris-Philex 2018 organisé à Paris Expo, à la Porte de Versailles, a fermé ses portes le dimanche 10 juin après avoir enregistré une affluence de près de 20 000 visiteurs.
Les timbres vedettes mis en vente par La Poste sur place, pendant la seule durée du salon, ont confirmé les espoirs que les spéculateurs mettaient en eux et provoqué les protestations des collectionneurs dans l’impossibilité de se déplacer !
Il s’agit de deux feuilles de cent timbres d’usage courant Marianne (qui ne pouvaient pas être vendus séparéments) – « Lettre verte » et à 0,10 euro – surchargés de la mention « 2013-2018 » dans le coin gauche de chaque timbre et dans les marges des feuilles... Une mention symbolique puisque ce timbre, lancé en 2013, devrait être remplacé courant juillet par un nouveau timbre d’usage courant choisi par le président de la République, comme il est coutume dans la foulée de chaque élection présidentielle...

   


La feuille « Lettre verte » vendue 80 euros a été tirée à 2 500 exemplaires, la feuille du 0,10 euro, vendue 10 euros, étant imprimée à 12 500 exemplaires.
La Marianne verte surchargée 2013-2018 était épuisée dès le vendredi 9 juin au soir, le jour même de sa mise en vente.

   


Pour le timbre Marianne à 0,10 euro, le tirage de 12 500 feuilles a été suffisant pour fournir les acheteurs durant les quatre jours de la manifestation.
Sur place, les négociants proposaient à la vente, le samedi 9 juin, un exemplaire des deux Marianne au prix de 5 euros, – pour une valeur faciale de 0,95 euro -, tandis que l’on pouvait trouver deux blocs de quatre de chacun des timbres à 18 euros (pour 3,80 euros de faciale).

   


Les sites de vente sur Internet confirment le succès de ces timbres, avec des prix plus raisonnables que ceux proposés dans le feu de l’action.
Sur eBay, en « achat immédiat », – c’est à dire à prix nets –, les deux feuilles couplées sont proposées entre 250 et 400 euros. Aux enchères, la feuille verte est déjà partie entre 131 et 219 euros. La feuille de cent du 0,10 euro enregistre des enchères comprises entre 14,50 et 34,90 euros. La peur de manquer a même vu une feuille atteindre 49,99 euros, ce qui paraît excessif, près de cinq fois son prix d’achat !
La paire de timbres « lettre verte » et à 0,10 euro oscille entre 2,40 et 3,22 euros (5 euros en bord de feuille).
Deux blocs de quatre (bord de feuille) ony été vus à 11,50 euros, et à 25,60 dans la version coin daté.
Un haut de feuille de huit exemplaires du timbre vert (0,80 euro l’unité soit 6,40 euros de faciale totale) a été adjugé 25 euros.
Un bas de feuille de trente exemplaires du timbre à 0,10 euro, avec coin daté, pointe à 30,50 euros, pour une valeur faciale de 3 euros.
Sur Delcampe, les deux timbres (un exemplaire de chaque) sont proposés entre 1,50 euro et 2,40 euros. La feuille verte est à un prix fixe entre 180 et 200 euros, celle de cent unités à 0,10 euro, à 20 euros. Les deux planches atteignent aux enchères jusqu’à 156 euros, celle à 0,10 euro jusqu’à 16,35 euros.

   


Deux blocs de quatre, en coins de feuilles, ont atteint 8,10 euros (pour 3,60 euros de valeur faciale) et 19,50 euros dans une version avec coin daté.
On trouve les deux timbres en paires à partir de 3,90 euros, jusqu’à 4,50 euros.
Sur le site Mascoo, une paire s’affiche à 1,35 euro, et à 3,50 euros avec bord de feuille.
Sur Leboncoin, qui n’est pas le site le plus performant pour la philatélie, une paire – « lettre verte » et 0,10 euro – a été vue entre 2 et 3 euros, un bloc de neuf avec coin daté du 0,10 euro à 11 euros, un bloc de quatre de chaque valeur de 6 à 10 euros
Sur Philastamp, le dernier-né des sites de vente de timbres en ligne, une émanation de l’éditeur Timbropresse, on trouvait les deux timbres offerts pour 4 euros.
Du côté des enchères, les deux feuilles sont proposées à un prix de départ de 190 euros.

   


Un mot enfin pour le carnet « collector » tiré à 1 500 exemplaires de quatre timbres à la gloire du savoir-faire de l’Imprimerie des timbres-poste de Boulazac (Dordogne) : vendu à La Poste au prix de 9 euros, il est négocié sur les différents sites de vente en ligne entre 15,50 et 29,50 euros.

   


La Poste s’était déjà essayée, récemment, le 13 septembre 2017, à la mise en vente contingentée, pendant quinze jours, d’un timbre en feuilles, une feuille de vingt-quatre timbres à 0,73 euro surchargés à l’occasion de l’attribution des Jeux olympiques de 2024 à Paris (tirage 10 000 planches).
Vendue à l’époque 17 euros, elle est négociée aujourd’hui sur les sites spécialisés entre 31,90 et 59 euros, le timbre à 0,73 étant quant à lui offert à l’unité entre 2 et 4 euros et jusqu’à 5,98 euros la paire se tenant. Une valeur a priori destinée à progresser, les thématiques des Jeux olympiques, de Paris, de la tour Eiffel étant « porteuses »…



                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/29/19-3">
<filnamedate="20180629"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180629"><AAMMJJHH="2018062919">
<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-3"> ¤ Notre choix du soir. Le premier volet de cette série documentaire suit le quotidien d’Ivo, un pilote qui vient en aide aux populations les plus reculées (sur France 5 à 21 h 40).
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

TV – « Les Avions du bout du monde : Bolivie, le pilote de l’espoir »

Notre choix du soir. Le premier volet de cette série documentaire suit le quotidien d’Ivo, un pilote qui vient en aide aux populations les plus reculées (sur France 5 à 21 h 40).



Le Monde
 |    29.06.2018 à 17h45
    |

                            Camille Langlade








                        


Série documentaire sur France 5 à 21 h 40



Bolivie, le pilote de l’espoir constitue le premier épisode d’une série documentaire partie à la rencontre de celles et ceux qui se rendent tous les jours dans des « bouts du monde » inaccessibles en volant. Afin de découvrir leur vie atypique et d’en apprendre plus sur leur région.
De la cordillère des Andes à l’Altiplano jusqu’au beau milieu de l’Amazonie, Ivo Daniel Velasquez sillonne les airs boliviens depuis l’âge de 16 ans. A bord de son petit avion, ce père de famille vient en aide aux populations les plus isolées du pays, là où les routes font défaut ou sont impraticables.
Un air trip qui démarre en Amérique du Sud, où le quotidien d’Ivo est rythmé par les missions humanitaires qu’il effectue pour l’association Mano a mano. Ainsi, tous les jours, ou presque, il accomplit des livraisons à destination de communautés excentrées et vulnérables, sur des pistes d’atterrissage souvent accidentées et non répertoriées par les GPS, et ce au gré des multiples caprices météorologiques.
Tous ces trajets aériens restent contrôlés par les autorités. Car si Ivo transporte principalement du matériel médical, d’autres pilotes profitent des airs pour faire passer de la drogue.
3 000 évacuations sanitaires
Ivo représente pour ces territoires éloignés un lien vital avec le reste du pays. Dans son avion, il est parfois accompagné d’une équipe de médecins qui délivrent sur place des cours de secourisme et d’hygiène aux populations tout en leur donnant des consultations. Créée il y a plus de vingt ans, l’association Mano a mano a tracé plus de 1 500 km de routes, permettant ainsi 3 000 évacuations sanitaires.
En cas d’urgence, l’unique solution reste l’avion pour acheminer ces habitants vers les dispensaires ou hôpitaux les plus proches. Le film suit notamment Ivo au fin fond de la forêt amazonienne, où il récupère une petite fille souffrant d’anémie sévère qu’il va conduire vers l’hôpital le plus proche, à Cochabamba. Et ce pour un vol d’une heure seulement, là où il faudrait plusieurs jours par voie terrestre. C’est en outre dans cette capitale régionale qu’est basée Mano a mano.
Ivo représente pour ces populations une sorte de sauveur ; tous attendent avec impatience sa venue. Le personnage reste humble, laissant ses actions au premier plan.Le jeune homme traverse la Bolivie pour le plus grand plaisir de nos yeux.

   


Au fil des expéditions de ce pilote sauveteur, le pays apparaît comme une véritable mosaïque de peuples, de paysages, de traditions et de cultures. Hauts plateaux, vallées, canyons, désert de sel… Caméra au sol ou dans les airs, Pascal Vasselon signe un voyage passionnant, composé de plans magnifiques qui reflètent la diversité de ce pays. Les périples d’Ivo sont autant de prétextes pour évoquer les croyances locales, la géographie, l’histoire et même la géologie de lieux boliviens emblématiques.
Pour leurs prochaines destinations, ces « avions du bout du monde » nous emporteront au Vanuatu, avant de filer vers le nord, au Canada, puis de mettre le cap vers la Nouvelle-Zélande pour parachever ce voyage des plus dépaysants.
Les Avions du bout du monde : Bolivie, le pilote de l’espoir, de Pascal Vasselin (France, 2017, 52 min).



                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/29/19-4">
<filnamedate="20180629"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180629"><AAMMJJHH="2018062919">
<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-4"> ¤ A voir aussi ce soir. Une course fictive fait s’affronter cinq anciens vainqueurs d’une des étapes mythiques du Tour de France (sur Arte à 23 h 05).
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

TV – « Le Roi du mont Ventoux »

A voir aussi ce soir. Une course fictive fait s’affronter cinq anciens vainqueurs d’une des étapes mythiques du Tour de France (sur Arte à 23 h 05).



Le Monde
 |    29.06.2018 à 17h30
    |

            Olivier Zilbertin








                        


Documentaire sur Arte à 23 h 05



L’expérience vaut ce qu’elle vaut, mais elle n’en est pas moins très alléchante. Elle s’adresse avant tout à un public de passionnés du Tour de France, férus de statistiques et de comparaisons. L’idée du documentaire de Fons Feyaerts, un rien saugrenue, consiste à organiser, en quelque sorte, une étape de la Grande Boucle à laquelle participeraient certains de ses anciens vainqueurs.
Et pas n’importe quelle étape, celle qui s’achève au sommet du mont Ventoux. Coureurs cyclistes et aficionados de la petite reine savent ce que ce nom inspire de craintes, suggère de souffrances, promet d’efforts et d’effroi. Rappelons que c’est sur ses pentes que l’Anglais Tom Simpson a trouvé la mort le 13 juillet 1967. Mais c’est aussi au sommet de ce mont chauve, sec et aride, que se récoltent les plus belles victoires et se forgent les plus grandes gloires.
Alors voici donc, grâce à la­ ­technologie et à un minutieux ­montage d’images d’archives, le Belge Eddy Merckx, les Français Jean-François Bernard et Richard Virenque, l’Italien Marco Pantani et l’Espagnol Juan Manuel Garate réunis virtuellement au pied du mont Ventoux, prêts à en ­découdre sur les pentes terribles du géant.
Douleur et limites
Ces cinq-là l’ont vaincu, en leur temps : Merckx en 1970, Bernard en 1987, Pantani en 2000, Virenque en 2002 et Garate en 2009. Ils sont aussi les seuls dont on puisse comparer les performances puisqu’ils ont emprunté le même tracé, du pied au sommet. En revanche, on soulignera quelques entorses à l’équité : les cinq n’avaient pas parcouru la même distance durant l’étape, ni pédalé le même nombre de jours avant. Ajoutons encore les conditions météo, et l’évolution du matériel, pour se convaincre que comparaison n’est pas raison.
Mais qu’importe peut-être si la démonstration n’est pas ­convaincante et le propos un peu brouillon. Les images s’enchaînent, les hommes suent et souffrent, les images en noir et blanc d’hier se fondent avec les couleurs d’aujourd’hui. Par-delà des époques, chacun se retrouve face à soi-même, seul face à la douleur et à ses limites. On se laisse finalement prendre au jeu, curieux de connaître le nom du vainqueur de cet improbable rendez-vous avec le Ventoux. Alors, un pronostic ?
Le Roi du mont Ventoux, de Fons Feyaerts (Fr-Bel, 2013, 72 min).



                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/29/19-5">
<filnamedate="20180629"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180629"><AAMMJJHH="2018062919">
<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-5"> ¤ Plusieurs réformes sont en cours, qui risquent d’affecter les revenus d’une partie de la profession des artistes auteurs, déjà précarisés. Le tour de la question en trois points.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Protection sociale : ce qui est en train de se jouer pour les artistes

Plusieurs réformes sont en cours, qui risquent d’affecter les revenus d’une partie de la profession des artistes auteurs, déjà précarisés. Le tour de la question en trois points.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 17h15
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 17h40
    |

            Mathilde Damgé








                        


« Une profession est en train de crever au nom d’une réforme », a alerté le dessinateur et auteur Joann Sfar (Gainsbourg, vie héroïque, Le Chat du rabbin, etc.), relayant le cri d’alarme de nombreux auteurs français, inquiets d’un bouleversement de leur régime social et fiscal. « En France, les livres sont très bien protégés grâce au prix unique, mais les auteurs sont en danger », a déclaré l’illustrateur, romancier et réalisateur sur France Inter, relayant un mouvement plus vaste réuni sous la bannière #auteursencolère sur les réseaux sociaux.

Bon là je crois qu'il est temps de dire qu'une BD de 150 pages, chez Actes Sud, c'est payé 3000 euros (en avances s… https://t.co/x9G5xwKO7b— loicsecheresse (@Loïc Sécheresse)


require(["twitter/widgets"]);

Les auteurs s’inquiètent notamment de la hausse de la CSG : l’augmentation de cette cotisation a entraîné une perte de pouvoir d’achat au sein d’une profession déjà fortement précarisée. Mais une réforme plus globale se profile sur la protection sociale des auteurs. Le tour de la question en trois points.
Qu’est-ce qui va changer ?
Deux réformes sont en cours pour les 260 000 artistes auteurs français (écrivains, scénaristes, photographes, compositeurs, chorégraphes, peintres, plasticiens, etc.) :
l’aménagement de la hausse de la cotisation sociale généralisée (CSG), passée de 7,5 % à 9,2 % depuis le 1er janvier. Cet impôt prélevé sur les salaires et les revenus du patrimoine pour financer la protection sociale, a été alourdi de 1,7 point pour l’ensemble des Français ;l’évolution du régime de protection sociale spécifique aux artistes auteurs, et en particulier la question de l’affiliation à ce régime que le gouvernement souhaite harmoniser pour les auteurs professionnels et ceux qui ont un autre métier en plus. Au cœur de ces discussions, l’épineuse question de la refonte de leur système de retraite.
Qu’est-ce qui est reproché par les artistes ?
Concernant la hausse de la CSG, elle était remise en cause par les artistes, qui avancent deux arguments. Le premier tient au fait que, si la hausse de la CSG est allée de pair pour l’ensemble des Français avec une baisse des cotisations sociales d’assurance-chômage et d’assurance-maladie, les auteurs — comme d’autres professions indépendantes — sont lésés. En effet, les droits d’auteur n’étant pas pris en compte dans le calcul des droits à indemnité de chômage, les auteurs ne cotisent pas à l’assurance-chômage et n’y ont donc pas droit.
Le second argument : une forte perte de pouvoir d’achat, amplifiée d’autant plus que la CSG n’est pas progressive et a un fort impact sur les bas salaires, alors que 41 % des auteurs professionnels gagnent moins que le smic, selon les données avancées par les défenseurs du monde du livre.
La hausse de la cotisation a été en partie compensée par une aide financière mise en œuvre après décret, mais cette mesure est temporaire et le ministère de la culture a lancé une mission conjointe avec le ministère des solidarités et de la santé (affaires sociales) pour trouver une solution pérenne. En attendant, la présidente de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, Samantha Bailly, estimait qu’un auteur au smic perdait 124 euros par an tant qu’il n’y a pas de compensation effective — le versement compensatoire doit avoir lieu à la fin de l’année. Les auteurs « verront leur pouvoir d’achat baisser d’environ 1 % a minima tandis que celui des salariés augmentera de 1,45 % », calcule, de son côté, Geoffroy Pelletier, directeur général de la Société des gens de lettres (SGDL).
Concernant la refonte du système de protection sociale spécifique aux auteurs artistes, elle est en réalité en discussion depuis plusieurs années et pose en particulier la question de la retraite. Concrètement, ils ne sont que quelques dizaines de milliers à gagner assez pour être affiliés à l’Association pour la gestion de la sécurité sociale des auteurs (Agessa) ou à la Maison des artistes. Le Syndicat national des artistes-auteurs (SNAA-FO) demande ainsi à ce que le régime social soit « simplifié et amélioré, pas déstructuré ».
Le gouvernement propose en effet de rapprocher la protection sociale des artistes dits « affiliés » (moins de 50 000 personnes) de celle de la grande majorité des autres artistes qui ne gagnent pas assez avec leur art, et le plus souvent ont un autre métier ; ils sont dits « assujettis » : ils cotisent pour la solidarité et la retraite de base mais ne bénéficient pas d’une couverture complémentaire (décisive dans le cas de la retraite).
Or le rapprochement des deux régimes risque de pénaliser à la fois les auteurs déjà retraités, dont les revenus vont chuter, ceux qui ont deux métiers et dépasseront le plafond de la Sécurité sociale ainsi que les plus pauvres, qui devraient payer leur cotisation dès le premier euro gagné.
Quelles sont les pistes qui se dessinent ?
Selon la lettre de mission adressée à l’inspection générale des affaires sociales et de l’inspection générale des affaires culturelles, les préconisations pour « neutraliser » la hausse de la CSG doivent être rendues d’ici à la fin de la semaine prochaine.
Il restera à négocier la vaste refonte du système de retraite et maladie des artistes avec les différentes parties. La mission se poursuivra jusqu’au mois d’octobre, dans le dialogue avec leurs représentants, ajoute le ministère. Le rapport sur ce deuxième point est, lui, attendu fin novembre.
« Les artistes auteurs bénéficient, depuis les années 1960, d’une protection sociale dont les modalités ont été adaptées à leurs spécificités professionnelles », explique le ministère de la culture, qui réaffirme l’importance d’une « couverture sociale de qualité ». Contacté, le ministère n’a pas répondu à nos demandes de précisions.
Le 22 mai, plus de 20 000 auteurs ont organisé les premiers Etats généraux du livre pour protester contre la paupérisation de leur métier. Une situation due en partie à l’inflation du nombre de nouveaux titres édités chaque année : 76 000 en 2017, voire 81 000 en comptant les ouvrages autoédités. « Soit deux cents nouveautés par jour », rappelle Pascal Ory, président du Conseil permanent des écrivains.

        Lire aussi :
         

                Les auteurs se mobilisent contre la précarité de leur situation économique






                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/29/19-6">
<filnamedate="20180629"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180629"><AAMMJJHH="2018062919">
<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-6"> ¤ A écouter cette semaine : musiques de chambre et vocale à l’honneur, une combinaison inventive de jazz et de musiques afro-cubaines, des mini hymnes indie rock…
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Sélection albums : Gérard Pesson, Kip Hanrahan, Rolling Blackouts Coastal Fever…

A écouter cette semaine : musiques de chambre et vocale à l’honneur, une combinaison inventive de jazz et de musiques afro-cubaines, des mini hymnes indie rock…



Le Monde
 |    29.06.2018 à 16h23
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 16h27
   





                        


Gérard Pesson Musique de chambre, Cantates Marion Tassou (soprano), ensemble vocal Exaudi, L’Instant donné

   


Probablement suscité par le soixantième anniversaire du compositeur Gérard Pesson, ce double CD est un magnifique cadeau dont profite aussi l’auditeur, accueilli par chaque œuvre comme à une table d’hôtes. Le premier disque fait la part belle à des partitions anciennes, telles que La lumière n’a pas de bras pour nous porter (fantomatique solo de piano où les notes jouent à cache-cache avec divers frottements du clavier) et Cinq chansons (sur des textes de Marie Redonnet qui appellent une incarnation fugitive). On y découvre aussi Etant l’arrière son, théâtre d’un lyrisme plus à découvert que par le passé. Sensualité éthérée, rythmique suggestive, expression parcellaire, les constantes de Gérard Pesson ne varient pas mais leur traitement se renouvelle d’un morceau à l’autre par une culture de l’oreille que le compositeur pratique en érudit et en poète. L’étonnant triptyque Cantate égale pays (CD 2) en témoigne. Localement proche de l’Arte povera, Pesson s’y impose aussi en maître d’un nouvel Ars subtilior. Pierre Gervasoni
2 CD NoMadMusic.
Kip Hanrahan Crescent Moon Waning

   


« La musique que nous interprétons sonne comme aucune autre musique », indique, dans le livret de Crescent Moon Waning, Kip Hanrahan, producteur, chef d’orchestre, organisateur de cet univers de fait assez unique, depuis bientôt quarante ans. L’album a été enregistré entre août 2015 et décembre 2016, avec des parties provenant d’une répétition en 1994 et en conclusion un extrait d’un concert de 1984. Un assemblage de percussions et d’assises mélodico-rythmiques de la basse, de fines interventions solistes de saxophones et de violons, parfois une guitare, des voix féminines et masculines ici murmurées, presque parlées, là dans un chant de sensualité frémissante. En une combinaison inventive d’éléments de jazz et de musiques afro-cubaines, tout en surprises, décalages et croisements. Avec lui, une trentaine de musiciennes et musiciens, fidèles depuis des années, dont les bassistes Steve Swallow, Fernando Saunders, Jack Bruce, mort en 2014, présent sur le thème de 1984, le violoniste Alfredo Triff, les saxophonistes Charles Neville (mort le 26 avril) et Chico Freeman, le haut du panier des percussionnistes, dont Robby Ameen, Milton Cardona, Giovanni Hidalgo, Ignacio Berroa… Intense, rêveur, emporté ou sur le fil de la brisure, profondément musical. Sylvain Siclier
1 CD American Clavé-Enja Yellowbird/L’Autre Distribution.
Rolling Blackouts Coastal Fever Hope Downs

   


Si Hope Downs est le premier album de Rolling Blackouts Coastal Fever, ce groupe indie rock australien existe depuis 2011 et compte déjà plusieurs singles et deux mini-albums, Talk Tight (2017) et The French Press (2017). Pris sous la houlette du label américain Sub Pop (Nirvana, The Shins), la formation de Melbourne s’illustre dans le registre de la pop romantique et accrocheuse. Son principal atout ? Trois guitaristes et autant de compositeurs, qui plus est talentueux, qui se partagent le chant – les cousins Fran Keaney et Joe White, les frères Tom et Joe Russo (basse) –, qui puisent ainsi dans un vivier d’inspiration où se fondent les six-cordes racées des Strokes et le sens mélodique d’un R.E.M. Le nerveux Talking Straight, premier single au refrain entêtant, inaugure une collection tout aussi réjouissante de mini-hymnes sur le reste de ce long format. Et de perpétuer dignement la flamme de leurs regrettés aînés, The Go-Betweens. Franck Colombani
1 CD Sub Pop/PIAS.
Ben Howard Noonday Dream

   


Après s’être imposé en deux albums, Every Kingdom (2011) et I Forget Where We Were (2014), comme l’un des plus brillants héritiers britanniques du « songwriting » folk, Ben Howard s’éloigne de l’orthodoxie des complaintes guitare-voix, pour creuser une veine atmosphérique planant telle une brume envoûtante sur Noonday Dream, son troisième opus. Plus proche ici des expériences oniriques de John Martyn, période Solid Air (1973), que du classicisme boisé des premiers Joni Mitchell ou Simon and Garfunkel, ce mélodiste amoureux de méditation bucolique et maritime habite ses longues rêveries d’une palette instrumentale capable de brasser fluidité cristalline et distorsion orageuse, nappes aériennes et rythmiques tendues. Le tout baignant dans les sons réels ou fantasmés de son environnement. Stéphane Davet
1 CD Tôt ou Tard/Island Records.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/29/19-7">
<filnamedate="20180629"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180629"><AAMMJJHH="2018062919">
<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-7"> ¤ Le photographe a réuni, dans un livre publié par la maison d’édition de la galeriste Clémentine de la Féronnière, des images qui vont de 1981 à 2017.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Sélection galerie : l’Irlande de Gilles Favier

Le photographe a réuni, dans un livre publié par la maison d’édition de la galeriste Clémentine de la Féronnière, des images qui vont de 1981 à 2017.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 15h53
    |

            Claire Guillot








                        



   


L’Irlande de Gilles Favier est rude, sombre, tragique. Depuis 1981, le photographe, qui dirige le festival Images singulières, à Sète, retourne régulièrement à Belfast pour y témoigner du conflit nord-irlandais et de ses fantômes. Il a réuni dans un ­livre intense, publié par la maison d’édition de la galeriste Clémentine de la Féronnière, des images qui vont de 1981, ­époque où il faisait ses premières armes de reporter, à 2017, où l’on voit les anciens détenus de l’IRA tenter de se réinsérer dans la société. La mort de Bobby Sands, les bombes dans les pubs, les défilés et les commémorations des militants tombés sous les balles, mais aussi les portraits d’enfants qui jouent dans la rue… L’ouvrage, en noir et blanc et en couleurs, présente des photos heurtées qui occupent toute la page, et démontre combien la ville, malgré la paix, reste entièrement modelée par ce passé de bombes et de haine, dans sa géographie comme dans ses ­graffitis. Les images de Belfast sont aussi à voir sur les murs de la galerie, en compagnie de séries variées, dont une belle série réalisée à la Renaude, quartier oublié du nord de Marseille, dans les années 1990.
Galerie Clémentine de la Féronnière, 51, rue Saint-Louis-en-l’Ile, Paris 1er. Tél. : 01-42-38-88-85. Livre « Belfast », de Gilles Favier, 39 euros. galerieclementinedelaferonniere.fr



                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/29/19-8">
<filnamedate="20180629"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180629"><AAMMJJHH="2018062919">
<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-8"> ¤ Chaque semaine, « L’Epoque » paie son coup. Dans les faubourgs de Londres, l’ardente rousse a bu une blonde tiède avant de monter sur les planches pour jouer dans « Tartuffe ».
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-8"> ¤                
                                       
édition abonné


Un apéro avec Audrey Fleurot : « Ma référence, c’est Mata Hari, j’en mets un peu partout »


                      Chaque semaine, « L’Epoque » paie son coup. Dans les faubourgs de Londres, l’ardente rousse a bu une blonde tiède avant de monter sur les planches pour jouer dans « Tartuffe ».



Le Monde
 |    29.06.2018 à 14h55
    |

            Laurent Carpentier








                              

                        

Qu’est-ce qui fait que l’on est ce que l’on est ? Que la fille d’un pompier élevée dans une caserne de Mantes-la-Jolie (Yvelines) devient une actrice flamboyante, décidée, qui, dans Les Trois Mousquetaires, serait sans hésitation Milady plutôt que Constance Bonacieux, qui rêve d’avoir mille vies et une mille et unième pour raconter toutes les autres, et qui, le jour où son psy lui parle de « rebirth », prend ses jambes à son cou, parce que renaître, elle fait ça tous les jours. C’est même son métier : une catharsis qui est aussi un jeu. Car la vie ne saurait pas être autrement que jouée, sinon on s’ennuierait.
Force de caractère
On retrouve Audrey Fleurot, ses cheveux brûlants et sa voix caverneuse qui vous avale, dans un pub de Camden, The Colonel Fawcett, au nord du canal, derrière la voie ferrée que, de temps en temps, un train fait trembler. C’est dans ce faubourg londonien – celui de Dylan Thomas et d’Amy Winehouse, où elle venait adolescente, tignasse punk rasée sur le côté, acheter ses Doc Martens – qu’elle habite depuis quelques mois, jonglant entre les baby-sitters et son compagnon, le réalisateur Djibril Glissant, resté à Paris, pour s’occuper de Lou, leur fils de 2 ans et demi, alors qu’elle joue dans Tartuffe au Théâtre Royal Haymarket et tourne en France la septième saison d’Engrenages.
« Les cheveux attirent l’embrouille. On a l’air de découvrir le harcèlement, mais, quand vous êtes une fille, c’est un truc que vous vivez tous les jours. »
« Je n’aurais pas pu me contenter d’une seule vie, assure-t-elle. Je fais ce métier pour être quelqu’un d’autre. » Ah oui ? Qui ? Joséphine Karlsson, l’avocate écorchée d’Engrenages ? Hortense Larcher, qui couche avec le patron de la Gestapo dans Un village français ? La Dame du lac dans Kaamelott ? D’Intouchables, en 2011, à La Fête des mères, sorti en mai, sa filmographie présente une longue lignée de femmes...




<article-nb="2018/06/29/19-9">
<filnamedate="20180629"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180629"><AAMMJJHH="2018062919">
<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-9"> ¤ Courant architectural de l’après-guerre né pour répondre aux besoins en logements, le brutalisme a été taxé de tous les maux. Il suscite pourtant un intérêt nouveau au point de devenir un objet culturel, tel le Robin Hood Gardens, grand ensemble londonien.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-9"> ¤             
Le béton brut ne se laisse pas abattre 
                  
édition abonné



Le Monde
 |
                  29.06.2018 à 14h51
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 15h14


Courant architectural de l’après-guerre né pour répondre aux besoins en logements, le brutalisme a été taxé de tous les maux. Il suscite pourtant un intérêt nouveau au point de devenir un objet culturel, tel le Robin Hood Gardens, grand ensemble londonien.

Par             Isabelle Regnier





                     

C’est une barre de béton brute avenante comme un pénitencier. Sa façade est quadrillée d’un trop-plein de fenêtres collées les unes aux autres, certaines maculées de fientes, d’autres fendillées, quand elles ne sont pas carrément brisées. Entouré de sa famille de jouets, un Spiderman gonflable nous fait signe depuis le premier étage, laissant deviner derrière le voilage grisâtre la vie qui palpite à l’intérieur.
Dehors, les petits potagers des appartements du rez-de-chaussée, alignés en rang d’oignons, font la jonction avec un charmant jardin boisé enserrant en son centre une colline de verdure. Depuis le sommet, on contemple le ballet silencieux des quelques locataires qui sortent de chez eux : une femme avec une poussette, voilée de la tête aux pieds, et un trentenaire, serviette sous le bras, téléphone à l’oreille, qui se croisent sans se saluer, sans faire attention, non plus, aux photographes venus, ce jour-là, immortaliser les lieux.
Un phénomène de gentrification
A 360 degrés à la ronde, le quartier de Poplar est en pleine transformation. Cette ancienne zone de docks de l’East End londonien voit les classes populaires qui lui étaient historiquement attachées chassées par un coût de l’immobilier qui ne cesse de grimper. Et, très concrètement, aujourd’hui, par le Blackwall Reach Regeneration Project, une opération immobilière de 340 millions d’euros dont le chantier spectaculaire illustre la gentrification en marche.
Nous sommes au Robin Hood Gardens, complexe de 213 logements sociaux datant du début des années 1970, qui réunissait de part et d’autre de son jardin, jusqu’à l’hiver dernier, deux grands rubans de béton aux lignes brisées. Au fil des ans, il s’est acquis la solide réputation de lieu infréquentable, parangon de ce triste cocktail de chômage, de drogue, d’insécurité, trop souvent associé aux grands ensembles d’immeubles sortis de terre à cette époque.

Son aile Ouest – la plus grande des deux – vient d’être...





                  require(["lmd/core/ux/longform"], function (advertLongform) {
                     advertLongform.moveAdvert('.js-parallaxe_slot', '#articleBody');
                  });



L’accès à la totalité de l’article est protégé Déjà abonné ? Identifiez-vous



         
Le béton brut ne se laisse pas abattre
Il vous reste 88% de l'article à lire





         Achetez cet article 2 €


              Abonnez-vous à partir de 1 €
      
              Découvrez l’édition abonnés
   


require(["jquery","lmd/core/auth"], function($, auth){
   if (auth.isUserEducation()) {

      $(".js_educ").attr("href","/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_RESTREINT_ARCHIVE&objet_id=5323257&clef=ARTRESTR_HA2E");
      $(".js_educ").html("Débitez votre pack d'archives");
      $(".js_educ_abo").hide();

      }
});



// Premium article view count pixel
if (lmd.context.element.restreint) {
    var img = document.createElement('img');
    img.src = lmd.conf.subscription.buttonViewCountUrl
        + 'EREC-266-['
        + lmd.context.element.url_friendly.replace(/-/g, '_')
        + (lmd.context.element.cms_id !== null ? '_' + lmd.context.element.cms_id : '')
        + ']';
    img.width = 1;
    img.height = 1;
    document.body.appendChild(img);
}






document.getElementById('teaser_article').style.display = 'block';

require(["lmd/module/achat_acte/verif_achat_item"], function (verif_achat_item) {
    if (typeof lmd.context.item != 'undefined'
        && typeof lmd.context.item.id != 'undefined'
        && typeof lmd.context.item.link != 'undefined'
    ) {
        verif_achat_item.verifAchatItem(lmd.context.item);
    }
});




L’accès à la totalité de l’article est protégé Déjà abonné ? Identifiez-vous



         
Le béton brut ne se laisse pas abattre
Il vous reste 88% de l'article à lire





         Achetez cet article 2 €


              Abonnez-vous à partir de 1 €
      
              Découvrez l’édition abonnés
   


require(["jquery","lmd/core/auth"], function($, auth){
   if (auth.isUserEducation()) {

      $(".js_educ").attr("href","/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_RESTREINT_ARCHIVE&objet_id=5323257&clef=ARTRESTR_HA2E");
      $(".js_educ").html("Débitez votre pack d'archives");
      $(".js_educ_abo").hide();

      }
});



// Premium article view count pixel
if (lmd.context.element.restreint) {
    var img = document.createElement('img');
    img.src = lmd.conf.subscription.buttonViewCountUrl
        + 'EREC-266-['
        + lmd.context.element.url_friendly.replace(/-/g, '_')
        + (lmd.context.element.cms_id !== null ? '_' + lmd.context.element.cms_id : '')
        + ']';
    img.width = 1;
    img.height = 1;
    document.body.appendChild(img);
}








<article-nb="2018/06/29/19-10">
<filnamedate="20180629"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180629"><AAMMJJHH="2018062919">
<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-10"> ¤ Le Festival international du film consacre une rétrospective au cinéaste qui n’a eu de cesse de casser les codes.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Cinéma : La Rochelle célèbre Bresson, chercheur acharné

Le Festival international du film consacre une rétrospective au cinéaste qui n’a eu de cesse de casser les codes.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 14h46
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 17h20
    |

                            Mathieu Macheret (La Rochelle, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Le Festival international du film de La Rochelle tient son rang parmi les plus courues des villégiatures cinéphiliques, grâce à sa ­programmation éclectique dont la particularité est de faire se ­côtoyer toutes les époques et ­contrées du cinéma. Rien que pour cette 46e édition, on pourra se promener entre les rivages lointains du cinéma muet, dont les « grandes dames » sont mises à l’honneur (Gloria Swanson, Clara Bow, Marion Davies…), la jeune scène émergente de Bulgarie, en passant par la Suède existentialiste d’Ingmar Bergman (1918-2007) ou l’Argentine déliquescente de Lucrecia Martel.
Mais le clou de La Rochelle, c’est surtout sa rétrospective intégrale, consacrée cette année à Robert Bresson (1901-1999), l’un des grands solitaires du cinéma français, autant adulé que honni pour sa quête d’une écriture spécifique par les images et les sons. Œuvre fascinante et cruciale, que l’on pourra revisiter également à la ­Cinémathèque française, du 4 au 29 juillet, mais aussi en salle, à la faveur de trois restaurations échelonnées au fil de l’été (Journal d’un curé de campagne, en juillet, Les Dames du bois de Boulogne, en août, et Un condamné à mort s’est échappé, en septembre). Et, en DVD et Blu-ray, avec les rééditions par Potemkine de Pickpocket et de L’Argent.
Dureté et intemporalité
Un tel faisceau d’actualités donne l’occasion d’explorer cette œuvre si intimidante qu’elle s’est laissé recouvrir par nombre de malentendus. Désincarné et ­rétrograde pour les uns, austère et intransigeant pour d’autres, le ­cinéma de Bresson se distingue surtout par sa recherche acharnée : évacuer tout ce que le cinéma traditionnel devait encore au théâtre et à la psychologie, qu’il s’agisse des conventions de jeu ou de mise en scène. Bresson visait une expression purement cinématographique, l’ayant conduit à se débarrasser progressivement des comédiens professionnels pour leur privilégier des amateurs, qu’il...




                        

                        


<article-nb="2018/06/29/19-11">
<filnamedate="20180629"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180629"><AAMMJJHH="2018062919">
<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-11"> ¤ Les syndicats dénoncent le licenciement de 40 % de l’effectif de Télam.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Régime de rigueur à l’agence de presse publique en Argentine

Les syndicats dénoncent le licenciement de 40 % de l’effectif de Télam.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 12h17
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

Depuis le mardi 26 juin, l’agence de presse publique argentine Télam est silencieuse : aucune dépêche n’est envoyée à ses clients. Dans un pays où le football est roi, elle n’a même pas pu informer de la victoire le même jour, en Russie, de l’équipe nationale emmenée par Lionel Messi sur le Nigeria, ce qui lui a ouvert les portes des huitièmes de finale face à la France samedi. « En raison d’un mot d’ordre syndical, le service est temporairement limité », indique un bandeau sur son site Internet.
Au moment où l’« Albiceleste » se qualifiait, une partie des salariés de Télam ont reçu un télégramme les informant qu’ils étaient licenciés. « On a vécu quelque chose de terrible, beaucoup d’entre nous ont été informés par quelqu’un de la famille alors que nous étions en train de travailler », témoigne le journaliste sportif Carlos Nis, 43 ans, dont vingt-deux ans à l’agence. C’est sa femme qui lui a annoncé la nouvelle. Les salariés ont commencé un mouvement de grève illimité et occupé le siège de l’agence à Buenos Aires.
« C’est un projet visant à démanteler les médias publics et à mettre en place un système médiatique en faveur des médias privés proches du gouvernement », dénonce de son côté Mariano Suarez, délégué syndical et journaliste. « Ils ne peuvent pas fermer l’agence Télam, car il faut un consensus au Parlement, alors on la vide de son contenu », ajoute-t-il.
354 licenciements évoqués
Si aucun détail sur l’ampleur du plan social n’a été donné par la direction, Hernan Lombardi, le ministre chargé des médias publics – outre Télam, il supervise la télévision publique Canal 7 et la radio Nacional – a évoqué 354 licenciements, soit 40 % de l’effectif total, selon les syndicats. Comble du cynisme et de la perversité pour ces derniers, les salariés qui restent se sont vu adresser un courriel d’« accueil » de la direction : « Vous faites partie de la nouvelle agence Télam. » « Nous vous faisons...




                        

                        


<article-nb="2018/06/29/19-12">
<filnamedate="20180629"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180629"><AAMMJJHH="2018062919">
<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-12"> ¤ En France, le nombre de fraudeurs a baissé de 8 % l’an dernier, pour atteindre 10,6 millions.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


La piraterie audiovisuelle a coûté plus de 1 milliard d’euros en  2017

En France, le nombre de fraudeurs a baissé de 8 % l’an dernier, pour atteindre 10,6 millions.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 11h40
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            

Une bonne nouvelle. Selon le rapport d’EY réalisé avec le soutien de l’Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (ALPA) et publié jeudi 28 juin, le nombre de personnes qui ont piraté des films et des programmes audiovisuels en France a baissé de 8 % en 2017, pour atteindre 10,6 millions. En moyenne, elles consomment moins de contenus illégaux (– 4 %).
Les purs et durs qui ne dépensent jamais le moindre centime pour un produit légal constituent 2 % de la population. Mais, aujourd’hui, pratiques légales et illégales tendent à se mélanger, puisqu’un pirate sur trois est abonné à Netflix.
Une moins bonne nouvelle. Le piratage reste à un niveau très élevé dans l’Hexagone et a concerné 2,13 milliards de films, séries et documentaires en 2017. Même si le manque à gagner a diminué d’environ 10 % par rapport à 2016, il représente encore 1,18 milliard d’euros. L’étude précise que l’Etat reste le plus gros perdant de l’affaire, avec 408 millions de recettes fiscales évanouies.
Le streaming reste, de loin, le moyen de consommation de contenus illégaux le plus utilisé, à 35 %. Le film constitue également le premier secteur piraté (à 94 %, devant les séries, à 87 %). Les longs-métrages américains sont les plus prisés. Pour les films français, Ma famille t’adore déjà (Jérôme Commandeur, Alan Corno, 2016), Papa ou maman 2 (Martin Bourboulon, 2016), Raid dingue (Dany Boon, 2016) et Valérian (Luc Besson, 2017) sont arrivés en tête des plus copiés illégalement.
« Le Royaume-Uni et l’Allemagne » meilleurs que la France
Dans les séries, les pratiques illicites sont directement corrélées à la sortie des nouveaux épisodes sur les chaînes ou les plates-formes étrangères. Dès sa diffusion aux Etats-Unis, la 7e saison de Game of Thrones est devenue l’œuvre la plus piratée en France, en 2017.
La lutte contre le piratage n’est efficace que sur certains protocoles. D’importants sites...




                        

                        


<article-nb="2018/06/29/19-13">
<filnamedate="20180629"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180629"><AAMMJJHH="2018062919">
<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-13"> ¤ Le chanteur des Super Furry Animals, qui vient de s’offrir une cinquième escapade en solo classieuse, « Babelsberg », présente ses vidéos favorites.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

La YouTubothèque de Gruff Rhys

Le chanteur des Super Furry Animals, qui vient de s’offrir une cinquième escapade en solo classieuse, « Babelsberg », présente ses vidéos favorites.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 11h29
   





                        



   


La série « YouTubothèque » invite des artistes à choisir leurs œuvres favorites sur la plateforme de vidéos en ligne YouTube. Une carte blanche permettant de s’ouvrir à leurs différentes influences, qu’elles soient musicales, cinématographiques, littéraires, voire au-delà de la sphère culturelle.

        Lire aussi :
         

                La YouTubothèque de The Married Monk




        Lire aussi :
         

                La YouTubothèque de Tracyanne & Danny




        Lire aussi :
         

                La YouTubothèque de Jonathan Wilson



Le musicien gallois Gruff Rhys est une drôle d’exception. Son groupe Super Furry Animals s’évertue, depuis vingt-cinq ans, à signer parmi les pages les plus fantasques de la brit pop : avec l’album Mwng (2000), chanté entièrement en Gallois, ou encore en figurant dans le livre Guinness des records pour le titre interminable de son EP Llanfairpwllgwyngyllgogerychwyrndrobwllllantysiliogogogoch (In Space) (1995). Enfin, parce que Gruff Rhyss fait partie de ces rares musiciens dont l’œuvre en solo compte artistiquement autant que celle de son groupe emblématique. Quatre ans après American Interior, disque concept sur les traces d’un explorateur du XVIIIe siècle, son cinquième opus, intitulé Babelsberg – disque engagé dont nous avons dit le plus grand bien la semaine dernière – , s’aventure du côté de la pop folk orchestrée, dans la grande lignée sixties d’un Lee Hazlewood et d’un Leonard Cohen. A en juger par la sélection de vidéos concoctée par ses soins, l’auteur de Frontier Man n’a rien perdu de son goût pour le bizarre, l’electro pop débridée, voire sans frontières.



1. Malcolm Neon

Malcolm Neon était un pionnier de la musique électronique qui chantait en gallois. Mon grand frère achetait ses cassettes quand j’étais petit. Son travail est sorti sur vinyle pour la première fois l’année dernière sur un label allemand.
2. Wild Man Fischer

Wild Man Fischer était un chanteur singulier découvert par Frank Zappa – j’adore ses chansons. Ses entretiens étaient incroyables aussi. A partir de maintenant, je vais chanter et interpréter tous mes entretiens.
3. The History of Nails

Un court métrage que j’ai tourné sur cassette VHS au cours de ma tournée en Sibérie en 2016. Le film traite un peu de la République d’Extrême-Orient, où les artistes du mouvement futuriste dirigeaient un gouvernement de coalition progressiste avec les socialistes jusqu’à son annexion par l’Union soviétique.
4. The Futur Is Not What It Used To Be (bande-annonce)

Erkki Kurenniemi était un pionnier de la musique électronique et un inventeur de synthétiseurs finlandais. Il s’agit d’une bande-annonce d’un documentaire étonnant sur lui intitulé The Futur Is Not What It Used To Be (“L’avenir n’est pas ce qu’il était”).
5. Idoli - Malena

Idoli était un grand groupe pop art yougoslave. Je ne comprends pas les paroles des morceaux les plus pop, donc je préfère leur matériel expérimental, plus extrême et abstrait. Mon préféré est un morceau appelé Rusjia que vous pouvez également trouver sur YouTube, mais cette chanson pop Malena est superbe et la vidéo est amusante et géniale.

        Lire aussi :
         

                L’univers fantasque de Gruff Rhys



Gruff Rhys, Babelsberg (Rough Trade/Beggars).
En concert le 19 novembre au Badaboum, Paris.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/29/19-14">
<filnamedate="20180629"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180629"><AAMMJJHH="2018062919">
<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-14"> ¤ Les héritiers du marchand d’art Daniel Wildenstein étaient poursuivis pour fraude fiscale et blanchiment. La cour d’appel de Paris a confirmé vendredi que les faits étaient prescrits.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Procès Wildenstein : la cour d’appel confirme la relaxe générale

Les héritiers du marchand d’art Daniel Wildenstein étaient poursuivis pour fraude fiscale et blanchiment. La cour d’appel de Paris a confirmé vendredi que les faits étaient prescrits.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 10h36
   





                        



   


La justice française a confirmé vendredi 29 juin la relaxe générale prononcée en 2017 pour les héritiers de la famille de marchands d’art Wildenstein et leurs conseillers, qui étaient poursuivis pour une fraude fiscale de plusieurs centaines de millions d’euros. La cour « constate que le délit de fraude fiscale est prescrit (…) et confirme le jugement » de première instance, a déclaré la présidente de la cour, sans livrer d’autre explication.
La décision a été rendue en moins de cinq minutes, dans une salle pleine de robes noires d’avocats et de journalistes mais en l’absence des trois héritiers relaxés : le chef de la famille, Guy Wildenstein, son neveu, Alec Junior, et son ex-belle sœur Liouba Stoupakova. Sont aussi relaxés deux avocats, un notaire, et deux gestionnaires de trusts, ces sociétés fiduciaires anglo-saxonnes accusées par le ministère public d’avoir servi de « vecteur de la fraude fiscale ». L’avocat de Guy Wildenstein, Hervé Temime, a salué « la seule décision possible » face à une « fiction pénale ».

        Lire aussi :
         

                Procès Wildenstein : « la fraude fiscale la plus sophistiquée de la Ve République »



Un revers pour les pouvoirs publics
Cette décision entérine un échec cuisant pour le ministère public, le parquet national financier puis le parquet général ayant pris de lourdes réquisitions, en particulier contre Guy Wildenstein. En mars, les avocats généraux avaient requis quatre ans de prison dont deux avec sursis et 250 millions d’euros d’amende contre Guy Wildenstein, 72 ans, présenté comme le « patriarche » d’un clan qui a « sciemment dissimulé » des milliards au fisc pendant des années.

        Lire le récit du procès :
         

          Guy Wildenstein : le crépuscule d’une dynastie ?



Il était reproché aux Wildenstein d’avoir dissimulé, lors des décès en 2001 puis 2008 du patriarche Daniel puis de son fils aîné, Alec, la plus grande partie de leur fortune, dont une petite partie avait été révélée lors de violentes querelles de succession.
« La cour a constaté la prescription de l’action publique à l’égard de Guy Wildenstein, en prenant en compte la première déclaration de succession, datant de 2002, et non celle, complémentaire, de 2008 », a expliqué Me Temime. A l’époque, la prescription pour le délit de fraude fiscale était de trois ans.
Pour la succession d’Alec, a-t-il expliqué, la cour d’appel a confirmé le premier jugement, estimant qu’il n’y avait pas assez de preuves et d’outils législatifs pour condamner les héritiers. Le fisc français réclame toujours par ailleurs aux Wildenstein, dans un contentieux parallèle au procès pénal, plus d’un demi-milliard d’euros. Daniel et Alec, très malades, avaient fini leurs jours dans des immeubles luxueux à Paris, où ils avaient leur résidence fiscale.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/29/19-15">
<filnamedate="20180629"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180629"><AAMMJJHH="2018062919">
<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-15"> ¤ Plusieurs élèves ont dénoncé jeudi l’attitude de Jean-Marc Bustamante.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Des étudiants enfarinent le directeur des Beaux-Arts de Paris

Plusieurs élèves ont dénoncé jeudi l’attitude de Jean-Marc Bustamante.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 09h42
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 18h07
    |

                            Emmanuelle Lequeux








                        



   


La cérémonie ne s’est pas vraiment déroulée comme prévu. Alors que les prix des Amis des Beaux-Arts de Paris devaient être solennellement remis, jeudi 28 juin, à l’occasion du vernissage de l’exposition des diplômés 2017, un étudiant a surgi pour enfariner le directeur de la prestigieuse école, Jean-Marc Bustamante.
Une de ses comparses s’est alors emparée fermement du micro, pour souhaiter « une très belle retraite » à celui qui avait annoncé, en mai, sa reconduction pour un an. Sous les applaudissements d’une trentaine de ses acolytes, et devant un public ébahi, elle a lu une lettre féroce, qui commençait ainsi : « Vous avez, M. le directeur, bien mérité le pot de départ que nous vous avons concocté avec amour et délicatesse, car vous avez une liste considérable de bienfaits à votre actif. »

        Lire le compte-rendu :
         

          Jean-Marc Bustamante nommé à la tête de l’Ecole des beaux-arts



A suivi une longue liste de reproches, au premier titre desquels « l’absence totale de considération pour les signalements répétés de cas de harcèlement de professeurs envers les étudiant-e-s et le mépris et l’humour caustique qui caractérisent votre attitude envers ces problématiques ». Allusion sans fard aux débats qui ont agité l’école depuis l’automne 2017, dans le sillage du mouvement #metoo.

        Lire l’enquête :
         

          L’Ecole des beaux-arts à l’épreuve du harcèlement



Un petit groupe d’élèves avait alors lancé une pétition, alarmés par les récits d’étudiants qui se disaient victimes de gestes et de propos déplacés, voire de violence morale. « On a recueilli beaucoup de témoignages, un technicien qui menace de nous casser les jambes, un prof qui caresse une cuisse ou s’enferme avec les étudiantes, un autre qui brise volontairement l’œuvre d’une élève ; bref, des choses belles et douces, ironise l’un des initiateurs du mouvement. Et quand on en a fait part à Bustamante, ça l’a fait marrer. Il nous disait : “Mais ça, c’est de la drague”. Alors, comme certains réclament le droit d’importuner, nous, ce soir, on le prend ! »
« Petit groupe d’énervés manipulés »
Interrogé juste après les événements dans son bureau encore constellé de farine, Jean-Marc Bustamante s’insurge contre cette prétendue indifférence : « J’ai considéré la situation avec le plus grand sérieux, contrairement à ce qu’affirme ce petit groupe d’énervés manipulés. On a fait notre maximum pour répondre à leurs inquiétudes : on a écrit une charte de bonne conduite à la demande du ministère, on a mis en place une cellule d’écoute. Résultat : pas un seul témoignage. Aucune plainte avérée. Pas une preuve. C’est la parole de l’un contre l’autre. Que faire dans ce cas ? »
Autre vif reproche évoqué par la lettre ouverte : l’indifférence à l’affaire d’injures racistes dont ont été victimes les personnels de nettoyage, qui a ébranlé l’école au printemps. « On a alerté pendant des mois, zéro réaction de la direction, qui se protégeait en disant que c’était au prestataire de gérer ça », résume Djabril Boukhenaïssi, l’étudiant qui a levé le lièvre. Il dénonce l’impunité du « chef de la sécurité qui a couvert ces faits, connu à l’école pour ses habits militaires et sa croix de fer allemande ». « C’est un personnage haut en couleur, un peu désinvolte, je lui ai souvent dit de ne pas s’habiller comme ça, rétorque Jean-Marc Bustamante. Une procédure est en cours, il est écarté de l’école, en congé maladie. » Ces sujets devraient être à l’ordre du jour du prochain conseil d’administration. Prévu le 12 juillet, il promet d’être mouvementé.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/29/19-16">
<filnamedate="20180629"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180629"><AAMMJJHH="2018062919">
<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-16"> ¤ A Bordeaux, une exposition est consacrée à l’agence Amateur Architecture Studio.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Architecture : la puissante modestie de Wang Shu et Lu Wenyu

A Bordeaux, une exposition est consacrée à l’agence Amateur Architecture Studio.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 08h59
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 09h50
    |

            Isabelle Regnier (Bordeaux, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

« Je ne suis qu’un architecte local » : ainsi se présentait Wang Shu en 2012, alors qu’il venait de recevoir le prix Pritzker. La modestie de la formule traduit surtout l’ambition colossale de ce Chinois qui, avec son épouse et associée Lu Wenyu, au sein de la petite agence Amateur Architecture Studio qu’ils ont créée à Hangzhou (capitale de la province du Zhejiang), en 1997, s’affronte à mains nues au grand vent de l’Histoire.
A la dynamique effrénée des constructions à bas coût qui saccagent le paysage chinois depuis des décennies, à la destruction systématique du patrimoine qu’elle induit en retour, Wang Shu et Lu Wenyu opposent une architecture puissante et poétique, durable et socialement engagée. Des maisons individuelles, des complexes universitaires, des projets urbanistiques, des temples culturels, des routes impériales, tous réalisés dans des styles différents mais dans un dialogue patient et sensible avec le paysage et son histoire. Avec le bien-vivre comme ligne d’horizon.
Une modernité singulière
Ces deux irrédentistes, farouchement minoritaires, ont inventé ensemble une modernité singulière. Dans une Chine où le métier d’architecte, jusqu’aux années 1980, n’existait pas (ils sont 20 000 aujourd’hui, soit une infime proportion de la population), ils renouent avec une tradition millénaire qui voulait que l’architecture émane de duos de lettrés et de charpentiers.

Avec Wang Shu dans le rôle du lettré et Lu Wenyu dans celui de la charpentière, l’Amateur Architecture Studio œuvre à préserver le savoir-faire des artisans qui ont survécu à la Révolution culturelle, à ressouder passé et présent dans des formes nouvelles, à resserrer, ce faisant, des liens sociaux en miettes. Jusqu’au 28 octobre, le centre d’architecture bordelais Arc en rêve leur consacre une belle exposition monographique, la première en France.
Réalisé en collaboration avec le Louisiana Museum de Humlebaek (Danemark), cet événement met en...




                        

                        


<article-nb="2018/06/29/19-17">
<filnamedate="20180629"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180629"><AAMMJJHH="2018062919">
<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-17"> ¤ La pièce de Marivaux, écrite en 1732, est présentée aux Bouffes du Nord, à Paris, jusqu’au 13 juillet.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Théâtre : Denis Podalydès perdu dans « Le Triomphe de l’amour »

La pièce de Marivaux, écrite en 1732, est présentée aux Bouffes du Nord, à Paris, jusqu’au 13 juillet.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 08h20
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 09h29
    |

                            Fabienne Darge








                        



                                


                            

Boulimique de travail, Denis Podalydès est non seulement un des sociétaires les plus en vue de la troupe de la Comédie-Française, un des acteurs de seconds rôles les plus présents dans le cinéma français, mais aussi un metteur en scène prolifique, au théâtre comme à l’opéra. Peut-être cette activité incessante a-t-elle trouvé sa limite, avec ce Triomphe de l’amour, de Marivaux, présenté au Théâtre des Bouffes du Nord, à Paris.
Il est bien difficile de retrouver dans ce spectacle les qualités à l’œuvre dans Cyrano de Bergerac ou Les Fourberies de Scapin, spectacles à grand succès de Podalydès. Encore que ces qualités soient là à l’état de traces dans Le Triomphe de l’amour. Il s’agit du même type de théâtre, un théâtre populaire, en costume, qui assume l’héritage de Jean Vilar et de Giorgio Strehler, tout en l’inscrivant dans notre aujourd’hui, avec fraîcheur et fantaisie.

C’est justement la fraîcheur et la fantaisie qui manquent à cette production, qui semble avoir été montée à la va-vite. A tel point que l’intrigue elle-même n’est pas toujours très lisible, sans parler du point de vue de Denis Podalydès, qui semble inexistant, sur cette belle pièce écrite par Marivaux en 1732.
Cette intrigue ajoute une nouvelle pièce au puzzle agencé par ce maître de la politique au sein des rapports amoureux. Voici donc Léonide, princesse de Sparte, détentrice d’un pouvoir usurpé par son oncle Léonidas sur le prince Cléomène. La jeune femme veut restituer ce pouvoir à l’héritier légitime de Cléomène, le jeune Agis, élevé en secret par le philosophe Hermocrate, lequel professe une vie austère et simple, loin des complications de l’amour.
Merveilleux rôle de travesti
Léonide n’agit pas que dans un souci de justice : elle est tombée amoureuse d’Agis, en l’observant dans la forêt. Déguisée en homme, sous le nom de Phocion, elle s’introduit dans la maison d’Hermocrate et, un peu comme une préfiguration du...




                        

                        


<article-nb="2018/06/29/19-18">
<filnamedate="20180629"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180629"><AAMMJJHH="2018062919">
<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-18"> ¤ A Landerneau, le Fonds pour la culture Hélène et Edouard Leclerc rend hommage à l’un des artistes les plus influents du XXe siècle.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-18"> ¤ 
<article-nb="2018/06/29/19-19">
<filnamedate="20180629"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180629"><AAMMJJHH="2018062919">
<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-19"> ¤ Depuis « C’est arrivé près de chez vous », en 1992, l’acteur belge remplit l’espace et les écrans, avec démesure, cherchant toujours à fuir le vide. Et enchaîne les films commerciaux, d’auteurs ou déjantés comme « Au Poste ! », de Quentin Dupieux.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-19"> ¤                
                                       
édition abonné


Benoît Poelvoorde, à souffrir de rire


                      Depuis « C’est arrivé près de chez vous », en 1992, l’acteur belge remplit l’espace et les écrans, avec démesure, cherchant toujours à fuir le vide. Et enchaîne les films commerciaux, d’auteurs ou déjantés comme « Au Poste ! », de Quentin Dupieux.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 06h31
    |

                            Laurent Telo








                              

                        

Dix-huit heures à la brasserie François, une institution namuroise où on peut descendre autant de Duvel qu’on veut, une bière belge et vicieuse à 8,5°, mais Benoît Poelvoorde est passé au whisky. Au bout du troisième, il a saisi notre cahier pour inscrire le nom de code de son grand projet. Un projet qui a de l’avenir et aucun rapport avec le cinéma. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir bientôt quatre films à l’affiche dont Au Poste !, de Quentin Dupieux – en salle le 4 juillet –, et Le Grand Bain, de Gilles Lellouche, présenté à Cannes et attendu pour le 24 octobre…
Très bien, mais, là, on n’était pas à Cannes, on était chez François et il fallait rester concentré. Il a tenu à écrire le nom dudit projet en phonétique, comme au début des définitions dans le dictionnaire. Avec le whisky, tout ça a pris un certain temps et nécessité quelques tentatives, mais Benoît Poelvoorde est scrupuleux. « Ceè[t]ner[z]ess », c’est le nom de son nouveau rêve depuis qu’il a renoncé à acquérir une bretelle d’autoroute. « Avec une petite station-service. Mais c’est trop cher. Dix millions d’euros. Et tu vas jouer deux fois avec et puis quoi… »
Donc, avec Michaël, un de ses meilleurs potes, concessionnaire de bolides de luxe à la sortie de Namur qui lui a vendu quinze voitures en vingt ans, dont une Ford Mustang qu’il n’a conduite qu’une fois, il entend déposer le concept avant de se le faire piquer : « C’est le nom d’un bistrot qu’on va appeler le CNRS. Comme ça, quand ma femme me dira : “Ben, t’étais où aujourd’hui ?” Je lui répondrai d’un air grave : “J’étais au CNRS ! Comme d’habitude !” »
C’est arrivé près de chez lui
A la sortie de l’établissement, on s’est retrouvés sur la place Saint-Aubin. Et tout le quartier a été au courant. « Je ne parle pas, je braille, comme dit ma femme. » Il a distribué des blagues, des enthousiasmes et des selfies à des Namurois qui passaient par là et qui étaient aux anges. Un homme...




<article-nb="2018/06/29/19-20">
<filnamedate="20180629"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180629"><AAMMJJHH="2018062919">
<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-20"> ¤ Tourné dans le musée le plus visité du monde, le clip « APES**T » met en scène le triomphe de la culture afro-américaine – et montre toute la puissance de ce médium vidéo.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Beyoncé et Jay-Z, la fierté noire au Louvre

Tourné dans le musée le plus visité du monde, le clip « APES**T » met en scène le triomphe de la culture afro-américaine – et montre toute la puissance de ce médium vidéo.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 06h30
    |

                            Marion Dupont








                        



                                


                            

Beyoncé et Jay-Z s’interrogent devant la ­Vénus de Milo, la Victoire de Samothrace ou La Joconde : « Have you ever seen the crowd goin’ apeshit ? » (« As-tu déjà vu la foule partir en couilles ? ») Le clip de leur nouveau titre, APES**T, tourné au Louvre, cumule près de 43 millions de vues sur YouTube dix jours après son lancement. Un chiffre cinq fois supérieur à celui de la fréquentation annuelle du musée le plus visité du monde…
Affirmation de la réussite
Le duo est familier des superproductions multimédias, et l’on pouvait s’attendre à une nouvelle démonstration visuelle magistrale. C’est chose faite, avec le choix d’un lieu si chargé de symboles et de valeurs. Mais que peut le clip musical de deux stars afro-américaines face aux icônes multiséculaires de l’art classique occidental ?
La vidéo de six minutes, remarque Antoine Gaudin, auteur de l’ouvrage Le Vidéoclip musical. Approches théoriques et critiques d’un art pop (Presses universitaires du Septentrion, à paraître en 2019), est d’abord un portrait en majesté – en écho aux chefs-d’œuvre du Louvre comme à l’histoire du clip musical. « Cela rejoint un cliché-situation très présent dans la culture hip-hop états-unienne : l’affirmation de la réussite économique et artistique des artistes noirs, sous la forme d’un ego trip revanchard qui prend possession des symboles de la domination matérielle et culturelle de la bourgeoisie blanche. » 
Mais APES**T dépasse le simple triomphe matérialiste : « L’enjeu de cette démesure est surtout d’ordre culturel et racial. Ce qui frappe d’emblée, c’est la manifestation d’une présence : Beyoncé et Jay-Z ne visitent pas le Louvre, ils s’y installent, rejouent les icônes, se “patrimonialisent” eux-mêmes », poursuit Antoine Gaudin. Face caméra, sourires goguenards, le couple Carter affirme son pouvoir et le triomphe de la culture afro-américaine et populaire dont...




                        

                        

