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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Après avoir divisé par quatre ses effectifs en seize ans, Fret SNCF, affaiblie par le mouvement social, s’apprête à supprimer 754 postes d’ici à 2021.
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Fret SNCF : des perspectives encore plus sombres après la grève

Après avoir divisé par quatre ses effectifs en seize ans, Fret SNCF, affaiblie par le mouvement social, s’apprête à supprimer 754 postes d’ici à 2021.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 18h18
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 18h46
    |

            Philippe Jacqué








                        



                                


                            

C’est un réajustement douloureux. Déjà très mal en point, l’activité Fret de la SNCF, appelée à être filialisée d’ici deux ans, ne sortira pas ragaillardie du long mouvement de grève que vient de connaître la compagnie nationale ferroviaire. Jeudi 28 juin, la direction de la division a présenté aux organisations syndicales les perspectives de chiffre d’affaires ajustées des grèves du deuxième trimestre.
Au lieu des 860 millions d’euros attendus en 2018, le budget révisé prévoit désormais 747 millions d’euros de revenus, contre 903 millions l’année dernière. Avec ce repli du chiffre d’affaires, le déficit devrait se creuser à 160 millions d’euros, contre 120 millions en 2017.
Pis, après le mouvement social du printemps, Fret SNCF ne pense pas pouvoir récupérer les parts de marché perdues. En 2019, la direction s’attend à réaliser un chiffre d’affaires de 853 millions d’euros, contre 883 millions initialement espérés et de 877 millions d’euros à l’horizon 2020, contre 901 millions budgétés.

Cette nouvelle trajectoire repousse encore d’une année la perspective d’un exercice financier positif. Au mieux, cela interviendra en 2021. Un objectif théorique tant la SNCF a multiplié ces dernières années une telle promesse, sans jamais la tenir.
Coûts importants
Pour revenir à l’équilibre, la direction de Fret SNCF a indiqué aux syndicats qu’elle allait poursuivre les réorganisations, et notamment sa politique de suppression de postes : 754 seront éliminés d’ici à 2021. L’effectif de Fret SNCF devrait en trois ans passer de 5 478 salariés à 4 724, selon le document présenté aux organisations syndicales, révélé vendredi 29 juin par France Info et obtenu par Le Monde.
Pour ce faire, la société compte ne pas remplacer les départs à la retraite et réaliser des reclassements au sein de l’entreprise ferroviaire. Interdite de licenciement, la SNCF recourt de manière chronique à ces mesures pour accompagner l’attrition...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ La Poste vient de mettre en vente des timbres durant une période et en quantités limitées… La spéculation pousse les prix à la hausse.
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Les philatélistes s’arrachent les timbres vedettes

La Poste vient de mettre en vente des timbres durant une période et en quantités limitées… La spéculation pousse les prix à la hausse.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 17h58
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 18h32
    |

            Pierre Jullien








                        



   


Paris-Philex 2018 organisé à Paris Expo, à la Porte de Versailles, a fermé ses portes le dimanche 10 juin après avoir enregistré une affluence de près de 20 000 visiteurs.
Les timbres vedettes mis en vente par La Poste sur place, pendant la seule durée du salon, ont confirmé les espoirs que les spéculateurs mettaient en eux et provoqué les protestations des collectionneurs dans l’impossibilité de se déplacer !
Il s’agit de deux feuilles de cent timbres d’usage courant Marianne (qui ne pouvaient pas être vendus séparéments) – « Lettre verte » et à 0,10 euro – surchargés de la mention « 2013-2018 » dans le coin gauche de chaque timbre et dans les marges des feuilles... Une mention symbolique puisque ce timbre, lancé en 2013, devrait être remplacé courant juillet par un nouveau timbre d’usage courant choisi par le président de la République, comme il est coutume dans la foulée de chaque élection présidentielle...

   


La feuille « Lettre verte » vendue 80 euros a été tirée à 2 500 exemplaires, la feuille du 0,10 euro, vendue 10 euros, étant imprimée à 12 500 exemplaires.
La Marianne verte surchargée 2013-2018 était épuisée dès le vendredi 9 juin au soir, le jour même de sa mise en vente.

   


Pour le timbre Marianne à 0,10 euro, le tirage de 12 500 feuilles a été suffisant pour fournir les acheteurs durant les quatre jours de la manifestation.
Sur place, les négociants proposaient à la vente, le samedi 9 juin, un exemplaire des deux Marianne au prix de 5 euros, – pour une valeur faciale de 0,95 euro -, tandis que l’on pouvait trouver deux blocs de quatre de chacun des timbres à 18 euros (pour 3,80 euros de faciale).

   


Les sites de vente sur Internet confirment le succès de ces timbres, avec des prix plus raisonnables que ceux proposés dans le feu de l’action.
Sur eBay, en « achat immédiat », – c’est à dire à prix nets –, les deux feuilles couplées sont proposées entre 250 et 400 euros. Aux enchères, la feuille verte est déjà partie entre 131 et 219 euros. La feuille de cent du 0,10 euro enregistre des enchères comprises entre 14,50 et 34,90 euros. La peur de manquer a même vu une feuille atteindre 49,99 euros, ce qui paraît excessif, près de cinq fois son prix d’achat !
La paire de timbres « lettre verte » et à 0,10 euro oscille entre 2,40 et 3,22 euros (5 euros en bord de feuille).
Deux blocs de quatre (bord de feuille) ony été vus à 11,50 euros, et à 25,60 dans la version coin daté.
Un haut de feuille de huit exemplaires du timbre vert (0,80 euro l’unité soit 6,40 euros de faciale totale) a été adjugé 25 euros.
Un bas de feuille de trente exemplaires du timbre à 0,10 euro, avec coin daté, pointe à 30,50 euros, pour une valeur faciale de 3 euros.
Sur Delcampe, les deux timbres (un exemplaire de chaque) sont proposés entre 1,50 euro et 2,40 euros. La feuille verte est à un prix fixe entre 180 et 200 euros, celle de cent unités à 0,10 euro, à 20 euros. Les deux planches atteignent aux enchères jusqu’à 156 euros, celle à 0,10 euro jusqu’à 16,35 euros.

   


Deux blocs de quatre, en coins de feuilles, ont atteint 8,10 euros (pour 3,60 euros de valeur faciale) et 19,50 euros dans une version avec coin daté.
On trouve les deux timbres en paires à partir de 3,90 euros, jusqu’à 4,50 euros.
Sur le site Mascoo, une paire s’affiche à 1,35 euro, et à 3,50 euros avec bord de feuille.
Sur Leboncoin, qui n’est pas le site le plus performant pour la philatélie, une paire – « lettre verte » et 0,10 euro – a été vue entre 2 et 3 euros, un bloc de neuf avec coin daté du 0,10 euro à 11 euros, un bloc de quatre de chaque valeur de 6 à 10 euros
Sur Philastamp, le dernier-né des sites de vente de timbres en ligne, une émanation de l’éditeur Timbropresse, on trouvait les deux timbres offerts pour 4 euros.
Du côté des enchères, les deux feuilles sont proposées à un prix de départ de 190 euros.

   


Un mot enfin pour le carnet « collector » tiré à 1 500 exemplaires de quatre timbres à la gloire du savoir-faire de l’Imprimerie des timbres-poste de Boulazac (Dordogne) : vendu à La Poste au prix de 9 euros, il est négocié sur les différents sites de vente en ligne entre 15,50 et 29,50 euros.

   


La Poste s’était déjà essayée, récemment, le 13 septembre 2017, à la mise en vente contingentée, pendant quinze jours, d’un timbre en feuilles, une feuille de vingt-quatre timbres à 0,73 euro surchargés à l’occasion de l’attribution des Jeux olympiques de 2024 à Paris (tirage 10 000 planches).
Vendue à l’époque 17 euros, elle est négociée aujourd’hui sur les sites spécialisés entre 31,90 et 59 euros, le timbre à 0,73 étant quant à lui offert à l’unité entre 2 et 4 euros et jusqu’à 5,98 euros la paire se tenant. Une valeur a priori destinée à progresser, les thématiques des Jeux olympiques, de Paris, de la tour Eiffel étant « porteuses »…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Plusieurs réformes sont en cours, qui risquent d’affecter les revenus d’une partie de la profession des artistes auteurs, déjà précarisés. Le tour de la question en trois points.
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Protection sociale : ce qui est en train de se jouer pour les artistes

Plusieurs réformes sont en cours, qui risquent d’affecter les revenus d’une partie de la profession des artistes auteurs, déjà précarisés. Le tour de la question en trois points.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 17h15
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 17h40
    |

            Mathilde Damgé








                        


« Une profession est en train de crever au nom d’une réforme », a alerté le dessinateur et auteur Joann Sfar (Gainsbourg, vie héroïque, Le Chat du rabbin, etc.), relayant le cri d’alarme de nombreux auteurs français, inquiets d’un bouleversement de leur régime social et fiscal. « En France, les livres sont très bien protégés grâce au prix unique, mais les auteurs sont en danger », a déclaré l’illustrateur, romancier et réalisateur sur France Inter, relayant un mouvement plus vaste réuni sous la bannière #auteursencolère sur les réseaux sociaux.

Bon là je crois qu'il est temps de dire qu'une BD de 150 pages, chez Actes Sud, c'est payé 3000 euros (en avances s… https://t.co/x9G5xwKO7b— loicsecheresse (@Loïc Sécheresse)


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Les auteurs s’inquiètent notamment de la hausse de la CSG : l’augmentation de cette cotisation a entraîné une perte de pouvoir d’achat au sein d’une profession déjà fortement précarisée. Mais une réforme plus globale se profile sur la protection sociale des auteurs. Le tour de la question en trois points.
Qu’est-ce qui va changer ?
Deux réformes sont en cours pour les 260 000 artistes auteurs français (écrivains, scénaristes, photographes, compositeurs, chorégraphes, peintres, plasticiens, etc.) :
l’aménagement de la hausse de la cotisation sociale généralisée (CSG), passée de 7,5 % à 9,2 % depuis le 1er janvier. Cet impôt prélevé sur les salaires et les revenus du patrimoine pour financer la protection sociale, a été alourdi de 1,7 point pour l’ensemble des Français ;l’évolution du régime de protection sociale spécifique aux artistes auteurs, et en particulier la question de l’affiliation à ce régime que le gouvernement souhaite harmoniser pour les auteurs professionnels et ceux qui ont un autre métier en plus. Au cœur de ces discussions, l’épineuse question de la refonte de leur système de retraite.
Qu’est-ce qui est reproché par les artistes ?
Concernant la hausse de la CSG, elle était remise en cause par les artistes, qui avancent deux arguments. Le premier tient au fait que, si la hausse de la CSG est allée de pair pour l’ensemble des Français avec une baisse des cotisations sociales d’assurance-chômage et d’assurance-maladie, les auteurs — comme d’autres professions indépendantes — sont lésés. En effet, les droits d’auteur n’étant pas pris en compte dans le calcul des droits à indemnité de chômage, les auteurs ne cotisent pas à l’assurance-chômage et n’y ont donc pas droit.
Le second argument : une forte perte de pouvoir d’achat, amplifiée d’autant plus que la CSG n’est pas progressive et a un fort impact sur les bas salaires, alors que 41 % des auteurs professionnels gagnent moins que le smic, selon les données avancées par les défenseurs du monde du livre.
La hausse de la cotisation a été en partie compensée par une aide financière mise en œuvre après décret, mais cette mesure est temporaire et le ministère de la culture a lancé une mission conjointe avec le ministère des solidarités et de la santé (affaires sociales) pour trouver une solution pérenne. En attendant, la présidente de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, Samantha Bailly, estimait qu’un auteur au smic perdait 124 euros par an tant qu’il n’y a pas de compensation effective — le versement compensatoire doit avoir lieu à la fin de l’année. Les auteurs « verront leur pouvoir d’achat baisser d’environ 1 % a minima tandis que celui des salariés augmentera de 1,45 % », calcule, de son côté, Geoffroy Pelletier, directeur général de la Société des gens de lettres (SGDL).
Concernant la refonte du système de protection sociale spécifique aux auteurs artistes, elle est en réalité en discussion depuis plusieurs années et pose en particulier la question de la retraite. Concrètement, ils ne sont que quelques dizaines de milliers à gagner assez pour être affiliés à l’Association pour la gestion de la sécurité sociale des auteurs (Agessa) ou à la Maison des artistes. Le Syndicat national des artistes-auteurs (SNAA-FO) demande ainsi à ce que le régime social soit « simplifié et amélioré, pas déstructuré ».
Le gouvernement propose en effet de rapprocher la protection sociale des artistes dits « affiliés » (moins de 50 000 personnes) de celle de la grande majorité des autres artistes qui ne gagnent pas assez avec leur art, et le plus souvent ont un autre métier ; ils sont dits « assujettis » : ils cotisent pour la solidarité et la retraite de base mais ne bénéficient pas d’une couverture complémentaire (décisive dans le cas de la retraite).
Or le rapprochement des deux régimes risque de pénaliser à la fois les auteurs déjà retraités, dont les revenus vont chuter, ceux qui ont deux métiers et dépasseront le plafond de la Sécurité sociale ainsi que les plus pauvres, qui devraient payer leur cotisation dès le premier euro gagné.
Quelles sont les pistes qui se dessinent ?
Selon la lettre de mission adressée à l’inspection générale des affaires sociales et de l’inspection générale des affaires culturelles, les préconisations pour « neutraliser » la hausse de la CSG doivent être rendues d’ici à la fin de la semaine prochaine.
Il restera à négocier la vaste refonte du système de retraite et maladie des artistes avec les différentes parties. La mission se poursuivra jusqu’au mois d’octobre, dans le dialogue avec leurs représentants, ajoute le ministère. Le rapport sur ce deuxième point est, lui, attendu fin novembre.
« Les artistes auteurs bénéficient, depuis les années 1960, d’une protection sociale dont les modalités ont été adaptées à leurs spécificités professionnelles », explique le ministère de la culture, qui réaffirme l’importance d’une « couverture sociale de qualité ». Contacté, le ministère n’a pas répondu à nos demandes de précisions.
Le 22 mai, plus de 20 000 auteurs ont organisé les premiers Etats généraux du livre pour protester contre la paupérisation de leur métier. Une situation due en partie à l’inflation du nombre de nouveaux titres édités chaque année : 76 000 en 2017, voire 81 000 en comptant les ouvrages autoédités. « Soit deux cents nouveautés par jour », rappelle Pascal Ory, président du Conseil permanent des écrivains.

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                Les auteurs se mobilisent contre la précarité de leur situation économique






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Cette rencontre s’inscrit dans un contexte tendu entre l’Union européenne et les Etats-Unis après la décision de Donald Trump d’augmenter les taxes sur l’acier et l’aluminium européens.
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Conflit commercial : Juncker annonce qu’il rencontrera Trump à Washington en juillet

Cette rencontre s’inscrit dans un contexte tendu entre l’Union européenne et les Etats-Unis après la décision de Donald Trump d’augmenter les taxes sur l’acier et l’aluminium européens.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 16h41
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 16h51
   





                        



   


Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a annoncé vendredi 29 juin qu’il allait se rendre en juillet à Washington pour discuter avec Donald Trump du conflit commercial qui oppose les deux parties.
« Je vais aller à Washington et présenter le point de vue des Européens », a confirmé M. Juncker à l’issue d’un sommet de l’Union européenne (UE) à Bruxelles, alors que les relations commerciales entre Bruxelles et Washington sont très tendues depuis l’imposition par l’administration Trump de taxes sur l’acier et l’aluminium européens au début du mois de juin.
« Nous devrions dédramatiser ces relations. Nous avons besoin de ces relations. Les Etats-Unis ont besoin de ces relations. (…) Je ne suis pas sûr que nous allons parvenir à un accord mais nous allons essayer. »

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Taxes européennes sur le bourbon, les motos
En réponse à cette décision, l’Union européenne a imposé des droits de douane additionnels sur des dizaines de produits américains, comme les jeans, le bourbon ou encore les motos. « La décision unilatérale et injustifiée des Etats-Unis » d’imposer ces droits de douane « ne nous laisse pas d’autre choix », avait insisté cette semaine la commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström.
« Les règles du commerce international ne peuvent être violées sans réaction de notre part », a précisé Mme Malmström, ajoutant que « si les Etats-Unis supprimaient leurs tarifs douaniers », les mesures européennes seraient « également supprimées ». Face à ces mesures européennes, le constructeur de motos américaines Harley-Davidson a annoncé mardi qu’il allait délocaliser une partie de sa production pour échapper aux tarifs douaniers imposés par Bruxelles. En réponse à ces mesures européennes, Donald Trump a menacé d’imposer une taxe douanière de 20 % sur les voitures de l’UE importées aux Etats-Unis.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Trois députés européens, Pervenche Berès, Udo Bullmann et Roberto Gualtieri, plaident dans une tribune au « Monde » pour un renforcement de la capacité budgétaire de la zone euro et expriment la nécessité d’approfondir l’union économique et monétaire.
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Il faut « améliorer la capacité de la zone euro à résister aux chocs et aux crises à venir »

Trois députés européens, Pervenche Berès, Udo Bullmann et Roberto Gualtieri, plaident dans une tribune au « Monde » pour un renforcement de la capacité budgétaire de la zone euro et expriment la nécessité d’approfondir l’union économique et monétaire.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 14h11
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Faisant suite aux propositions de réforme de la zone euro présentées par le Parlement européen, les gouvernements français et allemand ont exprimé mardi 19 juin dans la déclaration de Meseberg leur engagement commun, tant attendu, d’approfondir l’union économique et monétaire, ainsi que leur soutien à la mise en place d’une capacité budgétaire de la zone euro pour absorber les chocs macroéconomiques, favoriser la convergence et la croissance.
Ces propositions sont un pas dans la bonne direction. Il est de la plus haute importance d’y donner suite et d’améliorer la capacité de la zone euro à résister aux chocs et aux crises à venir.
Une feuille de route claire
C’est désormais au conseil européen des 28 et 29 juin de définir une feuille de route claire, détaillée et cohérente pour l’achèvement de l’union économique et monétaire et nous sommes prêts, au Parlement européen, à nous engager sur les aspects concrets de ses piliers.
Nous insistons en particulier sur les points suivants : la fonction de stabilisation macroéconomique de la zone euro devrait être établie dans le cadre du budget de l’Union européenne et elle devrait être financée de manière appropriée par les Etats membres participants, et ce sans redéploiement des fonds structurels. Tout en visant un objectif de neutralité budgétaire à moyen terme, elle comporterait un volet subvention et soutiendrait à la fois les investissements et les prestations de chômage dans les pays qui subissent un choc asymétrique.

La convergence économique et les réformes, y compris celles qui visent à renforcer la cohésion sociale, devraient être encouragées sur le modèle de la proposition de la Commission sur les instruments d’accompagnement des réformes.
Transformation du MES en FES
Les capacités de l’Union européenne en matière de gestion des crises devraient être renforcées par la transformation du Mécanisme européen de stabilité (MES) en un Fonds européen...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Ces réductions d’effectif se feront par le biais du non-remplacement de personnel partant à la retraite ou de reclassements au sein de l’entreprise ferroviaire.
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La SNCF prévoit de supprimer plus de 700 postes dans sa branche fret

Ces réductions d’effectif se feront par le biais du non-remplacement de personnel partant à la retraite ou de reclassements au sein de l’entreprise ferroviaire.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 13h38
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 14h43
   





                        



   


Plus de 700 postes vont être supprimés d’ici à 2021 dans la branche fret ferroviaire de la SNCF, selon une information de France Info, vendredi 29 juin.
Le plan d’économies de la direction de la SNCF, « dévoilé lors d’une réunion d’information interne cette semaine », prévoit que ces réductions d’effectif se feront via des non-remplacements de départs à la retraite ou des reclassements au sein de l’entreprise ferroviaire.
Ces prévisions doivent faire l’objet d’un point d’information le 10 juillet devant les instances représentatives du personnel de la branche fret, qui compte moins de 6 000 salariés, a précisé une source interne à l’Agence France-Presse.
Une filière à part entière
La SNCF a lancé mi-avril, en plein conflit des cheminots contre la réforme ferroviaire, la filialisation de sa branche fret, déficitaire et lourdement endettée (4,3 milliards d’euros).
Après une recapitalisation effectuée « au sein du groupe SNCF », Fret SNCF « serait dotée d’une personnalité juridique propre, société dont le groupe public ferroviaire détiendrait 100 % du capital », avait fait savoir la direction de l’entreprise ferroviaire, qui envisageait la naissance de cette nouvelle entité au premier semestre 2020.

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                Fret ferroviaire : le gouvernement esquisse son plan de relance



Ce calendrier aurait été décalé d’un an, à 2021, en raison notamment des conséquences de la grève des cheminots sur l’activité, selon la source interne, qui souligne que les effectifs de la branche fret ont déjà été divisés de moitié en dix ans.
La CGT-Cheminots avait demandé en juin au gouvernement de « geler le nouveau plan de baisse du fret ferroviaire ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ L’étendue croissante des réseaux sociaux facilite les changements soudains dans le consensus social. Il est donc essentiel de prendre conscience qu’une norme sociale partagée par une majorité d’individus ne signifie pas qu’elle a été choisie par cette majorité, explique le chercheur en sciences sociales Andrea Baronchelli dans une tribune au « Monde ».
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« Des groupes minoritaires engagés peuvent faire basculer l’opinion publique et bouleverser des conventions sociales »

L’étendue croissante des réseaux sociaux facilite les changements soudains dans le consensus social. Il est donc essentiel de prendre conscience qu’une norme sociale partagée par une majorité d’individus ne signifie pas qu’elle a été choisie par cette majorité, explique le chercheur en sciences sociales Andrea Baronchelli dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    29.06.2018 à 13h34
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 13h36
    |

Andrea Baronchelli (Chercheur en systèmes complexes et en sciences sociales computationnelles, maître de conférences à la City University of London)







                        



                                


                            

Tribune. De l’égalité des sexes au mariage homosexuel en passant par l’acceptation de l’usage du tabac ou du cannabis, la théorie de la « masse critique » a souvent été utilisée pour expliquer les nombreuses évolutions de nos conventions sociales.
Selon cette théorie, des groupes minoritaires peuvent être à l’origine de changements dans les conventions partagées par une majorité de la population à partir du moment où ils atteignent une certaine taille ou « masse » critique. Lorsque cela se produit, une situation considérée jusqu’alors comme normale peut devenir inacceptable. Et vice versa.
Des décennies de travaux en sociologie, en physique ou dans d’autres disciplines ont appuyé cette idée, sans qu’aucune preuve empirique n’ait permis de confirmer ce qui n’était, en réalité, qu’une hypothèse. Les bouleversements de nos conventions sociales sont généralement analysés a posteriori. Par conséquent, il est difficile de savoir ce qui se serait produit si une minorité en faveur du changement avait été un peu plus petite ou, inversement, si une minorité ayant échoué à engendrer une révolution avait été plus grande.
Le monde connecté dans lequel nous vivons, peuplé de robots automatisés et d’extrémistes organisés qui essaient de promouvoir de nouveaux comportements ou opinions, nous incite plus que jamais à comprendre ces dynamiques. C’est ce qui nous a conduits à mener, avec les sociologues Damon Centola, Joshua Becker et Devon Brackbill de l’université de Pennsylvanie, une expérience inédite mettant à l’épreuve la théorie de la masse critique.
Un consensus lié à l’étendue du réseau
Nous avons pu ainsi valider ses hypothèses et obtenir pour la première fois des preuves empiriques. Notre expérience s’appuie sur des années de travaux théoriques et expérimentaux ayant porté sur deux questions indissociables : Comment les conventions sociales naissent-elles ? Et pourquoi évoluent-elles ?
Commençons...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Le premier ministre néerlandais veut supprimer l’impôt sur les dividendes. Un projet très contesté.
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Aux Pays-Bas, le débat sur les cadeaux fiscaux aux multinationales embarrasse Mark Rutte

Le premier ministre néerlandais veut supprimer l’impôt sur les dividendes. Un projet très contesté.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 12h31
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



   


Engagé dans ce qui commence à ressembler à une course vers une haute fonction européenne – on parle de lui comme possible successeur de Donald Tusk à la présidence du Conseil –, le premier ministre néerlandais Mark Rutte se serait bien passé de cette affaire embarrassante. Le dirigeant libéral défend un projet, très contesté, de suppression de l’impôt sur les dividendes que les sociétés versent à leurs actionnaires.
A l’occasion de ce débat qui lui a déjà valu une motion de défiance, finalement rejetée, M. Rutte a surtout été invité à s’expliquer sur un « ruling » fiscal secret conclu en 2005 avec le géant Shell, au moment où la multinationale pétrolière fusionnait ses branches néerlandaise et britannique.

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Selon le quotidien Trouw, qui a révélé cette affaire il y a deux semaines, cette technique, dite de « décision anticipée », qui détermine préalablement le traitement fiscal appliqué à une entreprise et lui offre une sécurité juridique, aurait permis à la société pétrolière d’épargner 7 milliards d’euros. En échange de l’implantation du siège principal de Shell à La Haye, un mécanisme permettait le versement de dividendes aux actionnaires via un trust à Jersey. Ce qui dispensait Shell d’acquitter la taxe de 15 % aux Pays-Bas et offrait aux actionnaires un bénéfice net.
Des détails « explosifs » selon l’opposition
Marjan van Loon, PDG de Shell Nederland, a vivement réagi contre ce qu’elle estime être des accusations de pratiques illégales et de duperie pour le pays. « Les deux sont faux », a-t-elle déclaré. L’opposition de gauche, requinquée par cette affaire qui lui donne prise sur un premier ministre réputé inoxydable, est d’un autre avis. Lilian Marijnissen, dirigeante de la gauche radicale, accuse Shell d’avoir « volé des milliards en pleine période de crise » et décrit M. Rutte comme « le coursier du grand capital ». Jesse Klaver, populaire dirigeant du parti écologiste GroenLinks, évoque « un copinage de la pire espèce ».

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M. Rutte n’était pas aux affaires à l’époque où l’arrangement a été conclu. Il s’est toutefois refusé, malgré la pression de ses opposants, à en dévoiler le contenu lors d’une séance de la chambre des députés, mardi 26 juin. Il n’aurait livré que quelques détails à huis clos. « Explosifs », selon Mme Marijnissen qui réclame, avec d’autres responsables politiques, un débat public. Démocrates 66, l’un des membres de la coalition au pouvoir, y semble favorable, d’autant que cette formation centriste est réticente à l’idée de la suppression complète de l’impôt sur les dividendes, uniquement défendue par M. Rutte et son parti. « Nous ne sommes pas pour cette réforme, mais nous soutenons l’accord de coalition », a expliqué le député D66, Steven van Weyenberg.
L’embarras du premier ministre est aggravé par d’autres éléments. Remarquant que le projet d’une suppression de la taxe n’avait jamais été évoqué dans la négociation gouvernementale, ou même dans le programme du parti de M. Rutte, les journalistes se sont demandé si ce dernier n’avait pas cédé au lobbying très intense du patronat et des multinationales Shell, Philips, Akzo Nobel et Unilever – le premier ministre fut un cadre de cette dernière. M. Rutte a nié, jusqu’à ce que des médias révèlent que ces sociétés avaient bel et bien rédigé un texte réclamant, pendant la négociation, la suppression de la taxation. Le chef du gouvernement a affirmé, jusqu’aux révélations de la presse, ne pas être au courant du ruling fiscal conclu avec Shell.
Pieux mensonges
Ces pieux mensonges ne le font toutefois pas dévier de sa ligne. Il estime que la suppression de l’impôt peut prévenir d’éventuelles délocalisations, attirer des investisseurs étrangers et protéger l’emploi. Il est clair aussi qu’il prend en compte les conséquences du Brexit : les entreprises qui songent à quitter Londres – où l’impôt sur les dividendes n’existe pas – s’installeront plus volontiers, estime le premier ministre, dans un pays au climat fiscal clément.

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L’impôt sur les dividendes est de 26 % en Allemagne, 28 % au Danemark, 30 % en Belgique. Il culmine à 35 % en Suisse, tandis que la France a ramené ce prélèvement à la source de 30 à 12,8 % en janvier.
Le rendement net de la taxe est estimé, aux Pays-Bas, à 1,5 milliard d’euros. Un montant trop faible, aux yeux de M. Rutte, pour remettre en question son projet. Il reste à savoir si ses partenaires le suivront dans la défense d’une mesure devenue, pour beaucoup de Néerlandais, le symbole d’une politique d’un autre temps. « L’injustice du deal conclu avec Shell déplaît même aux électeurs de droite, juge, dans De Volkskrant, l’eurodéputé socialiste Paul Tang. Cela fâche tout le monde. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Les syndicats dénoncent le licenciement de 40 % de l’effectif de Télam.
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Régime de rigueur à l’agence de presse publique en Argentine

Les syndicats dénoncent le licenciement de 40 % de l’effectif de Télam.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 12h17
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

Depuis le mardi 26 juin, l’agence de presse publique argentine Télam est silencieuse : aucune dépêche n’est envoyée à ses clients. Dans un pays où le football est roi, elle n’a même pas pu informer de la victoire le même jour, en Russie, de l’équipe nationale emmenée par Lionel Messi sur le Nigeria, ce qui lui a ouvert les portes des huitièmes de finale face à la France samedi. « En raison d’un mot d’ordre syndical, le service est temporairement limité », indique un bandeau sur son site Internet.
Au moment où l’« Albiceleste » se qualifiait, une partie des salariés de Télam ont reçu un télégramme les informant qu’ils étaient licenciés. « On a vécu quelque chose de terrible, beaucoup d’entre nous ont été informés par quelqu’un de la famille alors que nous étions en train de travailler », témoigne le journaliste sportif Carlos Nis, 43 ans, dont vingt-deux ans à l’agence. C’est sa femme qui lui a annoncé la nouvelle. Les salariés ont commencé un mouvement de grève illimité et occupé le siège de l’agence à Buenos Aires.
« C’est un projet visant à démanteler les médias publics et à mettre en place un système médiatique en faveur des médias privés proches du gouvernement », dénonce de son côté Mariano Suarez, délégué syndical et journaliste. « Ils ne peuvent pas fermer l’agence Télam, car il faut un consensus au Parlement, alors on la vide de son contenu », ajoute-t-il.
354 licenciements évoqués
Si aucun détail sur l’ampleur du plan social n’a été donné par la direction, Hernan Lombardi, le ministre chargé des médias publics – outre Télam, il supervise la télévision publique Canal 7 et la radio Nacional – a évoqué 354 licenciements, soit 40 % de l’effectif total, selon les syndicats. Comble du cynisme et de la perversité pour ces derniers, les salariés qui restent se sont vu adresser un courriel d’« accueil » de la direction : « Vous faites partie de la nouvelle agence Télam. » « Nous vous faisons...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Les nouveaux textes amplifient le processus amorcé par les lois Auroux, en 1982, et développé continûment ensuite, qui permet, dans certaines limites, à un accord collectif de substituer des normes à celles élaborées au niveau supérieur, explique l’économiste Gilbert Cette dans sa chronique.
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« Branches et entreprises » : les nouvelles règles du jeu

Les nouveaux textes amplifient le processus amorcé par les lois Auroux, en 1982, et développé continûment ensuite, qui permet, dans certaines limites, à un accord collectif de substituer des normes à celles élaborées au niveau supérieur, explique l’économiste Gilbert Cette dans sa chronique.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 12h00
    |

                            Gilbert Cette (Professeur d’économie associé à l’université d’Aix-Marseille)








                        



                                


                            

Entreprises. Les ordonnances travail du 22 septembre 2017 et la loi Pénicaud du 29 mars qui les a ratifiées ont transformé les rôles respectifs des branches et des entreprises dans l’élaboration d’un droit conventionnel vis-à-vis duquel les dispositions du code du travail deviennent supplétives, dans certaines limites.
Cette question faisait l’objet du 24e Séminaire emploi, coorganisé par les ministères de l’économie et du travail, qui s’est déroulé vendredi 15 juin (« Quel rôle pour la branche et l’entreprise après les récentes réformes? »). Le juriste allemand Achim Seifert, l’économiste Virgile Chassagnon, l’ex-DRH de grandes entreprises et président du pôle social du Medef, Jean-François Pilliard, et Charlotte Carsin, de la direction générale du travail, y ont analysé la situation et offert une comparaison avec l’Allemagne.
Le gouvernement a désormais toutes les cartes en main pour redessiner les rôles respectifs des branches et entreprises. Pour toute nouvelle convention de branche élaborée par les partenaires sociaux, la ministre a la possibilité de saisir un groupe d’experts qui vient d’être constitué pour la conseiller sur l’opportunité d’une extension à toute la branche.

Jusqu’ici, cette extension était quasi automatique, ce qui suscitait de nombreuses critiques : les négociateurs de branches, souvent issus des plus grandes entreprises, pouvaient élaborer des normes étouffant les PME et bridant l’entrée de nouvelles firmes. L’extension pourrait maintenant devenir moins systématique, ce qui renforcerait de fait le rôle de la négociation d’entreprise.
Les prochains mois diront avec quelle ambition cette possibilité sera utilisée. Cela dans un contexte rendu mouvant par le processus en cours de réduction du nombre de branches professionnelles, qui devrait passer de près de 700, fin 2015, à environ 200, fin 2019.
L’accord collectif avant le salarié
Les nouveaux textes ont largement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Empêtré dans les suites du « dieselgate », le constructeur allemand va utiliser le site comme parking pour des véhicules neufs en attente d’homologation, atténuant ainsi un peu le gouffre financier berlinois.
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Volkswagen va stocker des milliers de voitures à l’aéroport fantôme de Berlin

Empêtré dans les suites du « dieselgate », le constructeur allemand va utiliser le site comme parking pour des véhicules neufs en attente d’homologation, atténuant ainsi un peu le gouffre financier berlinois.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 11h57
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



   


A quelque chose malheur est bon. L’aéroport international Berlin-Brandenbourg Willy-Brandt, dit « BER », et Volkswagen (VW), tous deux célèbres en Allemagne pour être à l’origine de deux des plus grands fiascos économiques de l’histoire du pays, ont trouvé le moyen de réduire leur peine respective, a révélé la presse allemande, le 27 juin.
Le premier, BER, est actuellement un aéroport fantôme, un chantier gigantesque, dont personne ne voit clairement le bout, sept ans après la date annoncée de son inauguration. Chaque jour, ce retard engloutit 1,3 million d’euros d’argent du contribuable berlinois.

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                En Allemagne, les chantiers de la gare Stuttgart 21 et de l’aéroport Willy-Brandt de Berlin s’éternisent



Le second, VW, premier constructeur automobile allemand, est toujours empêtré dans les suites du « dieselgate ». Soumis au contrôle renforcé de l’office fédéral de contrôle des véhicules à moteurs (KBA), il accuse un sérieux retard dans l’homologation de ses nouvelles voitures selon la norme antipollution Worldwide Harmonized Light Vehicles Test Procedure (WLTP, la « procédure d’essai mondiale harmonisée pour les véhicules légers »), qui impose, à partir du 1er septembre, des limites d’émissions en laboratoire et en situation de conduite réelle. Conséquence : il doit stocker quelque part entre 200 000 et 250 000 véhicules flambant neufs, en attente de livraison.
Un réjouissant gagnant-gagnant
Où trouver, en Allemagne, un parking suffisamment vaste et en bon état pour accueillir en toute sécurité ces centaines de milliers de véhicules ? A Wolfsburg (Basse-Saxe), siège de Wolkswagen, les ingénieurs ont immédiatement vu le potentiel de Berlin et de son malheureux aéroport. Avec ses 1 470 hectares en pleine campagne, son asphalte intact entouré de pelouse, il était le candidat inespéré pour accueillir les Volkswagen en souffrance. Le loyer payé par le constructeur devrait contribuer à atténuer le gouffre financier berlinois. Un réjouissant gagnant-gagnant.

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Mais cette heureuse solution ne règle que provisoirement les problèmes des deux entreprises. La date d’ouverture de BER reste encore floue. Quant au retard des homologations de véhicules, il se transforme en casse-tête logistique. Pour réduire la production et limiter l’ampleur du stock, l’usine VW de Wolfsburg a introduit la semaine de quatre jours, et d’autres usines devraient suivre. Cela pourrait être insuffisant. Selon la presse allemande, le groupe cherche actuellement d’autres espaces de parking.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Une agence de défense des consommateurs dénonce en Norvège les pratiques « trompeuses » de ces entreprises pour collecter plus de données.
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Données personnelles : Facebook, Google et Microsoft accusés de « manipuler » les utilisateurs

Une agence de défense des consommateurs dénonce en Norvège les pratiques « trompeuses » de ces entreprises pour collecter plus de données.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 11h50
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 17h00
   





                        


Depuis quelques semaines fleurissent sur les écrans d’ordinateurs et de smartphones de petits pop-up, incitant les internautes à « vérifier » un certain nombre de paramètres. Ces fenêtres sont la conséquence du nouveau règlement européen sur les données personnelles (RGPD), entré en vigueur le 25 mai, qui impose aux entreprises d’être plus explicites sur la façon dont elles les collectent, et sur les choix donnés aux utilisateurs.
Mercredi 27 mai, la Forbrukerradet, l’agence norvégienne de défense des consommateurs, un organisme public, a pourtant mis en doute la conformité de trois importants services avec le RGPD : Facebook, Google et Windows 10. Dans un rapport sévère, elle estime que « ces entreprises nous manipulent pour partager des informations sur nous » et utilisent des stratagèmes « pour nous décourager d’exercer nos droits à la vie privée ».
L’agence s’est intéressée uniquement à ces trois plates-formes en raison de leurs « positions dominantes ». Elle a examiné en détail la façon dont ces pop-up étaient conçus et les choix présentés. Conclusion : elles l’ont été, selon elle, pour « pousser les utilisateurs à choisir des options intrusives pour la vie privée ».
Des boutons « accepter » plus visibles

   


Elle évoque par exemple des options activées, dit-elle, par défaut. A l’instar de la publicité ciblée sur la version mobile de Google. « Qui plus est, [Google et Facebook] dissimulent certaines options présélectionnées pour que les utilisateurs qui cliquent simplement sur les boutons “accepter” ne voient jamais ces paramètres », affirme l’agence.
Elle donne aussi l’exemple de la reconnaissance faciale sur Facebook. Désactivée en Europe depuis 2012 à la suite d’une polémique, le réseau social a profité de l’arrivée du RGPD pour la réintroduire. Le réseau social a donné le choix aux utilisateurs de l’activer ou non, mais sa façon de faire a déplu à la Forbrukerradet.
« Les utilisateurs qui veulent activer la reconnaissance faciale n’ont rien à faire à part cliquer sur le bouton “accepter et continuer”. Les utilisateurs qui ne veulent pas l’activer doivent aller dans les paramètres. (…) Choisir l’option la plus respectueuse de la vie privée nécessite 4 clics de plus. »
Le rapport dénonce aussi le design choisi pour ces fenêtres. « Le contraste entre les boutons bleus pour accepter et le gris insipide pour changer les réglages est un exemple de design conçu pour pousser les utilisateurs à choisir la réponse qu’on attend d’eux. » Ou celui des icônes : s’il salue le fait que sur la mise à jour de Windows 10, le nombre de clics pour répondre non soit le même que pour dire oui, il souligne que les symboles associés à plus de collecte sont généralement positifs. Comme une ampoule allumée, contrairement à l’ampoule éteinte des options de collecte moindre, ou une cible au centre de laquelle est plantée une flèche.

   


La CNIL interpellée
L’agence dénonce aussi le discours utilisé pour convaincre les utilisateurs de fournir plus de données. Ces entreprises « se concentrent sur les aspects positifs d’un choix, sans s’attarder sur les aspects potentiellement néfastes ». Encore une fois, l’exemple de la reconnaissance faciale de Facebook est utilisé. Elle est présentée par le réseau social comme une manière de « protéger » les utilisateurs d’inconnus qui pourraient utiliser leur image, ou encore d’aider les personnes non voyantes à identifier qui se trouvent dans une photo. Cette façon de présenter les choses « pousse les utilisateurs à faire un certain choix, en présentant l’alternative comme éthiquement contestable ou risquée », explique la Forbrukerradet.
Si les conclusions de ce rapport critiquent les méthodes de Facebook et Google, elles se montrent moins sévères à l’encontre de Windows 10. La Forbrukerradet a adressé le jour de sa sortie un courrier au gendarme norvégien des données personnelles pour « attirer son attention ». « Les pratiques mises en lumière dans ce rapport soulèvent plusieurs questions, notamment en ce qui concerne le respect par ces entreprises du RGPD », écrit-elle.
Dans la foulée, l’association française de défense des consommateurs l’UFC-Que choisir a relayé l’étude et annoncé qu’elle allait « interroger la CNIL [Commission nationale de l’informatique et des libertés] sur ces points ».
« Notre approche respecte la loi », assure Facebook dans un communiqué transmis au Monde, « suit les recommandations d’experts en vie privée et en design, et est conçue pour aider les gens à comprendre leurs choix et comment fonctionne la technologie ». De son côté, Google souligne, comme Facebook, avoir travaillé pendant dix-huit mois pour se mettre en conformité avec le RGPD. « Nous avons pris des mesures pour mettre à jour nos produits, nos politiques et nos dispositifs pour apporter de la transparence sur les données à tous nos utilisateurs, ainsi qu’un contrôle direct. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ En France, le nombre de fraudeurs a baissé de 8 % l’an dernier, pour atteindre 10,6 millions.
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La piraterie audiovisuelle a coûté plus de 1 milliard d’euros en  2017

En France, le nombre de fraudeurs a baissé de 8 % l’an dernier, pour atteindre 10,6 millions.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 11h40
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            

Une bonne nouvelle. Selon le rapport d’EY réalisé avec le soutien de l’Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (ALPA) et publié jeudi 28 juin, le nombre de personnes qui ont piraté des films et des programmes audiovisuels en France a baissé de 8 % en 2017, pour atteindre 10,6 millions. En moyenne, elles consomment moins de contenus illégaux (– 4 %).
Les purs et durs qui ne dépensent jamais le moindre centime pour un produit légal constituent 2 % de la population. Mais, aujourd’hui, pratiques légales et illégales tendent à se mélanger, puisqu’un pirate sur trois est abonné à Netflix.
Une moins bonne nouvelle. Le piratage reste à un niveau très élevé dans l’Hexagone et a concerné 2,13 milliards de films, séries et documentaires en 2017. Même si le manque à gagner a diminué d’environ 10 % par rapport à 2016, il représente encore 1,18 milliard d’euros. L’étude précise que l’Etat reste le plus gros perdant de l’affaire, avec 408 millions de recettes fiscales évanouies.
Le streaming reste, de loin, le moyen de consommation de contenus illégaux le plus utilisé, à 35 %. Le film constitue également le premier secteur piraté (à 94 %, devant les séries, à 87 %). Les longs-métrages américains sont les plus prisés. Pour les films français, Ma famille t’adore déjà (Jérôme Commandeur, Alan Corno, 2016), Papa ou maman 2 (Martin Bourboulon, 2016), Raid dingue (Dany Boon, 2016) et Valérian (Luc Besson, 2017) sont arrivés en tête des plus copiés illégalement.
« Le Royaume-Uni et l’Allemagne » meilleurs que la France
Dans les séries, les pratiques illicites sont directement corrélées à la sortie des nouveaux épisodes sur les chaînes ou les plates-formes étrangères. Dès sa diffusion aux Etats-Unis, la 7e saison de Game of Thrones est devenue l’œuvre la plus piratée en France, en 2017.
La lutte contre le piratage n’est efficace que sur certains protocoles. D’importants sites...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Le poids lourd de l’e-commerce, qui va acquérir la start-up américaine de distribution de médicaments PillPack, bouscule le secteur, note l’éditiorialiste économique du « Monde » Philippe Escande dans sa chronique.
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« L’éléphant Amazon, tant redouté, déboule dans la pharmacie »

Le poids lourd de l’e-commerce, qui va acquérir la start-up américaine de distribution de médicaments PillPack, bouscule le secteur, note l’éditiorialiste économique du « Monde » Philippe Escande dans sa chronique.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 11h33
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Pertes & Profits. La satisfaction aura été de courte durée. Le géant américain du « drugstore », Walgreens, n’avait pas encore débouché le champagne pour fêter son entrée, lundi 2 juillet, dans l’indice Dow Jones des grandes capitalisations boursières de Wall Street, en remplacement de General Electric, qu’il recevait une sacrée douche froide. Jeudi 28 juin, son cours de Bourse s’est effondré d’un coup de 10 %. L’éléphant Amazon, tant redouté, a déboulé dans sa pharmacie et risque de faire des dégâts au milieu de tous ces petits flacons et piluliers si bien rangés.
Le poids lourd de l’e-commerce vient d’annoncer l’acquisition, pour près de 1 milliard de dollars (860 millions d’euros), de la société de distribution de médicaments par Internet PillPack. Et comme cette start-up de cinq ans à peine dispose d’une licence de distribution dans 49 Etats américains, la puissance de cette alliance a de quoi effrayer tout un secteur qui pèse plus de 400 milliards de dollars de chiffre d’affaires.

Le PDG de Walgreens, Stefano Pessina, a tenté de faire bonne figure en expliquant, avec raison, que le monde de la pharmacie était bien plus complexe que celui des libraires ou des épiciers. Dans tous les pays développés, la distribution de médicaments est strictement encadrée, et son fonctionnement souvent opaque. Aux Etats-Unis, la filière fait intervenir quatre acteurs : les laboratoires fabriquant les médicaments, les mutuelles qui les remboursent, les grossistes et les magasins. L’intégration entre ces acteurs se renforce depuis un an avec des opérations spectaculaires, comme l’acquisition en 2017 de l’assureur Aetna par le numéro un de la distribution CVS Health, ou celui, en 2018, du grossiste Express Scripts par l’assureur Cigna. Deux opérations à plus de 50 milliards de dollars chacune.
Amortir le choc
La raison de cette agitation est double. D’une part, elle répond à la pression des autorités fédérales, qui jugent le prix...




                        

                        


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Dunkerque parie sur la gratuité des transports

A partir du 1er  septembre, les 200 000 habitants des 17 villes de la communauté urbaine dunkerquoise circuleront sans ticket.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 17h10
    |

                            Laurie Moniez (Lille, correspondance)








                        



                                


                            
Lâcheront-ils leur voiture ? Le 1er septembre, les 200 000 habitants des 17 villes de la communauté urbaine dunkerquoise vont bénéficier des transports en commun gratuits. Terminé le ticket à 1,40 euro. Si une trentaine de communes françaises ont déjà fait ce choix (Niort, Compiègne, Gap, Porto-Vecchio…), Dunkerque devient la plus grande agglomération française à franchir le cap. En offrant la gratuité pour tous, résidents et extérieurs, la ville du Nord dépasse même à l’échelle européenne Tallinn, capitale de l’Estonie et ses 420 000 habitants, qui réserve cette gratuité à ses seuls résidents.
Dans le Dunkerquois, territoire profondément lié à l’industrie, la qualité de l’air est un enjeu majeur. Près du port de Dunkerque, ArcelorMittal, considéré comme le plus gros pollueur industriel des Hauts-de-France, a rejeté pas moins de 2 930 tonnes de poussières en 2016, selon la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement). Un chiffre auquel il faut ajouter les 13,5 millions de tonnes de CO2 émises par le groupe sidérurgique dans le ciel dunkerquois, un triste record national.
La Communauté urbaine de Dunkerque (CUD) a donc fait le choix politique d’un grand projet d’aménagement urbain destiné à favoriser les circulations douces et les transports en commun : le plan DK’Plus. Depuis les années 1970, le réseau actuel avait peu changé et dans le Dunkerquois moins de 5 % des déplacements se font aujourd’hui en bus, contre 66 % pour la voiture, selon une étude publiée en 2015. Avec une nouvelle flotte de bus aux couleurs vives, équipés progressivement du Wi-Fi, aux sièges rénovés, et aux horaires élargis en soirée chaque week-end, la CUD espère convaincre les Dunkerquois de laisser leur voiture au garage.
Baisse des incivilités
En attendant, les habitants ont subi pendant vingt-deux mois « l’un des plus gros chantiers des cinquante dernières années », explique Damien Carême, vice-président de la CUD...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Editorial. Sous la pression du gouvernement, les banques proposent de plafonner les frais d’incidents bancaires pour les clients les plus fragiles.
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Les banques font un pas dans la bonne direction, mais un pas trop modeste

Editorial. Sous la pression du gouvernement, les banques proposent de plafonner les frais d’incidents bancaires pour les clients les plus fragiles.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 11h09
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 16h56
   





                        


Editorial du « Monde ». C’est vrai dans la vie en général et, plus encore, quand on va voir son banquier : mieux vaut être riche et bien portant que pauvre et malade ! C’est ce que démontrait crûment, en octobre 2017, une enquête menée par l’Union nationale des associations familiales (UNAF) et 60 millions de consommateurs : les 3,6 millions de clients en situation de fragilité financière se font prélever, en moyenne, 296 euros par an pour incidents de paiement. Un consommateur en difficulté sur cinq se voit même prélever plus de 500 euros de pénalités, ce qui dégrade un peu plus sa situation, déjà précaire.

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                Les personnes en difficulté financière victimes de frais bancaires disproportionnés



Les banquiers ne manquent pas de plaider que ces lourdes facturations couvrent les frais occasionnés par les incidents de paiement de ces comptes fragiles. Elles se gardent bien, en revanche, d’admettre que le montant de ces pénalités dépasse largement les coûts de gestion. Et pour cause : ­elles peuvent représenter jusqu’à un tiers des revenus des grandes banques de détail, soit plus de 6 milliards d’euros par an, selon l’enquête de l’UNAF.
Depuis des années, les pouvoirs publics ont tenté de corriger cette situation. Ainsi, toute personne résidant en France, si ­modeste soit-elle, a droit à l’ouverture d’un compte bancaire. En cas de refus, elle peut faire appel à la Banque de France, qui désignera un établissement et l’obligera à ouvrir ledit compte. Toutefois, cette démarche, souvent perçue comme humiliante par les particuliers, est de moins en moins utilisée.

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Quant à la difficulté à laquelle sont ­confrontés les ménages modestes concernant les pénalités en cas de défaut de provision, deux dispositifs ont été mis en place pour la corriger. Depuis 2008, la tarification du rejet de chèque a été réglementée et plafonnée. Et, en 2013, la loi de séparation des banques a introduit la notion de « population en situation de fragilité financière » et prévu, à son intention,l’accès à une ­« offre spécifique » pour limiter certains frais d’incident. Cette offre basique et bon marché plafonne pour ses bénéficiaires les commissions dites « d’intervention » (lors d’un paiement sans provision) à 20 euros par mois.
Au bon vouloir de chaque établissement
En dépit de ces règles, le problème reste entier. Et massif, comme l’a démontré l’enquête de l’UNAF. Sous la pression du ministère de l’économie, les banques sont désormais prêtes à faire un geste. Pour les clients les plus fragiles, qui peuvent bénéficier de l’offre spécifique créée par la loi de 2013, ­elles vont proposer de mettre en place un plafond global pour l’ensemble des frais d’incidents bancaires.

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C’est un pas dans la bonne direction. Mais un pas trop modeste. En effet, ce plafond ne sera pas contraignant, relèvera du bon vouloir de chaque établissement et risque, dans l’état actuel des discussions, de rester trop élevé. En outre, seuls 10 % des personnes en difficulté éligibles à l’offre spécifique en bénéficient aujourd’hui. Rétives à accueillir les clients impécunieux, les banques sont très loin d’en faire la publicité. Et elles y seront d’autant moins enclines si elles ne peuvent plus facturer comme elles l’entendent le traitement des incidents de paiement.
Les banques, si peu populaires dans l’opinion publique, auraient pourtant tout intérêt à redorer leur blason en ne tirant pas bénéfice de leurs clients les plus fragiles. Elles gagneraient plus vertueusement leur vie en facturant au juste prix d’autres services bancaires dont bénéficient les personnes plus aisées, comme les prêts immobiliers.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Sous pression du gouvernement, les établissements bancaires vont proposer de plafonner les frais.
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Le petit geste des banques aux clients fragiles

Sous pression du gouvernement, les établissements bancaires vont proposer de plafonner les frais.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 11h07
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 13h15
    |

                            Véronique Chocron








                        



                                


                            

En octobre 2017, l’Union nationale des associations familiales (UNAF) et 60 Millions de consommateurs jetaient un pavé dans la mare en révélant qu’un client en difficulté sur cinq se voyait prélever chaque année par sa banque plus de 500 euros de frais pour incidents de paiement. L’enquête, inédite, indiquait aussi que ces incidents de fonctionnement des comptes représentaient jusqu’à un tiers des revenus des grandes banques de détail, soit quelque 6,5 milliards d’euros.

Interpellé par ces chiffres, le ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, avait demandé à ces dernières « de résoudre le problème », explique-t-on à Bercy. « C’est une question de justice. Il ne faut pas que les établissements bancaires appuient sur la tête des clients qui sont en train de perdre pied. »
Après plusieurs mois de concertation, ceux-ci feront, selon nos informations, une proposition au ministre le 9 juillet. « Nous allons nous engager collectivement à traiter le problème des frais bancaires pour les clients bénéficiant de l’offre spécifique », a indiqué un banquier au Monde. La loi de séparation des banques de juillet 2013 a institué cette offre « spécifique » consacrée aux clients fragiles, afin de leur assurer un service basique et bon marché.
Le gouvernement entend avoir son mot à dire
Les banques sont donc tombées d’accord pour que, dans le cadre de ce forfait, « les frais occasionnés par un incident de paiement ne puissent pas dépasser un plafond mensuel », poursuit ce banquier. Ce plafond « pour solde de tout compte » intégrera non seulement les commissions dites « d’intervention » facturées par les banques lorsqu’un paiement se présente mais que la provision sur le compte n’est pas suffisante (elles sont déjà plafonnées à 20 euros par mois), mais aussi le coût des lettres d’information envoyées lorsque les comptes sont débiteurs, les frais de rejet de prélèvement ou...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Pour Alain Dinin, en 2019, il se construira moins de 400 000 logements en France. Dans un entretien au « Monde », il pronostique une flambée des prix à Paris.
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Logement : « Il n’y aura pas de choc d’offre », juge le PDG de Nexity

Pour Alain Dinin, en 2019, il se construira moins de 400 000 logements en France. Dans un entretien au « Monde », il pronostique une flambée des prix à Paris.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 11h03
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 13h13
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

De mois en mois, la construction de logements s’érode. Les chiffres du mois de mai montrent que 491 400 permis de construire ont été accordés sur les douze mois écoulés, en repli, sur trois mois, de 3,9 % et, pour les mises en chantier, de 6,9 %, soit une production annuelle de 422 200 lots. Le « choc de l’offre » voulu par le président Emmanuel Macron semble s’éloigner. Dans un entretien au « Monde », Alain Dinin, PDG de Nexity, premier promoteur immobilier de France, se fait critique sur la politique du logement du gouvernement.

Comment analysez-vous la conjoncture ?
Je l’avais anticipée et annoncée au président de la République : il n’y aura pas de choc d’offre. Au contraire ! Je confirme mon pronostic : en 2019, on va passer sous la barre des 400 000 logements construits et perdre 40 000 logements à cause des restrictions au prêt à taux zéro et de la baisse des commandes HLM. Le gouvernement sera conduit à prendre des mesures de soutien.
Pour sa part, Nexity, qui produit 11 % des logements de France, n’est pas impacté et renforce plutôt sa part de marché. Nous engrangeons des commandes de logements intermédiaires et nous nous sommes ainsi engagés à en livrer 5 000, entre 2018 et 2022, à CDC Habitat et à la filiale d’Action Logement, In’li.

Le projet de loi portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (ELAN), en cours d’examen, veut débloquer la construction. Quel est votre point de vue ?
Il y a de bonnes mesures visant à réduire les coûts, comme l’allégement des normes handicapés ou les dispositions anti-recours, mais transformer des bureaux en logements est une fausse bonne idée. Les seuls immeubles vides situés en centre-ville sont des bâtiments des années 1970, techniquement impossibles à convertir, et qu’il faut démolir. La loi ELAN s’intéresse à l’offre avec une logique productiviste, ne répond pas à la demande de la société et passe à côté de vraies...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Pékin donne de nouveau des signes d’assouplissement, alors que les échanges commerciaux avec les Etats-Unis pourraient se durcir prochainement.
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La Chine assouplit les restrictions aux investisseurs étrangers dans certains secteurs

Pékin donne de nouveau des signes d’assouplissement, alors que les échanges commerciaux avec les Etats-Unis pourraient se durcir prochainement.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 08h12
   





                        


Dans un contexte d’affrontement commercial avec les Etats-Unis, la Chine a annoncé, vendredi 29 juin, des levées de restrictions sur les investissements étrangers dans certains secteurs, à compter du 28 juillet. L’industrie automobile, l’agriculture, les infrastructures et l’exploitation minière sont concernées.
L’agence de planification économique chinoise (NDRC) a publié une « liste négative », qui recense les secteurs auxquels les investisseurs étrangers ne peuvent pas librement accéder. Ils passeront de 63 à 48. Elle lève les limites en matière de propriété des stations-service, de commerce des céréales et d’infrastructures dans le secteur de l’électricité. Elle assouplit également les restrictions dans l’automobile, l’aéronautique et la construction navale. Certains domaines sensibles comme la culture et la sécurité nationale continueront à être protégés.

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                Commerce : face aux Etats-Unis, la Chine peaufine sa contre-attaque



Menaces de guerre commerciale avec les Etats-Unis
L’annonce intervient après plusieurs assouplissements depuis début 2018, perçus comme des signes de bonne volonté face aux Etats-Unis et à d’autres pays occidentaux qui accusent régulièrement Pékin d’entraver l’accès de leurs entreprises au marché chinois, malgré des discours d’ouverture.

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                Le secrétaire à la défense américain à Pékin pour « écouter » les Chinois



La Chine a, par exemple, annoncé en avril que les firmes étrangères pourront désormais contrôler jusqu’à 51 % des coentreprises dans le courtage, la gestion d’actifs, le négoce de contrats à terme ou l’assurance-vie, promettant d’éliminer ce plafond « d’ici à trois ans ».
La Chine et les Etats-Unis, les deux premières économies mondiales, pourraient s’imposer la semaine prochaine des taxes douanières sur des dizaines de milliards de dollars de biens importés de l’autre pays, attisant les craintes d’une guerre commerciale dévastatrice.
A Washington, des membres de l’administration du président Donald Trump réfléchissent aussi à limiter les investissements chinois aux Etats-Unis, voire même le nombre de Chinois dans les universités américaines.
La Chine répète depuis de nombreuses semaines ne pas vouloir de guerre commerciale, mais promet de répliquer de façon proportionnée en cas d’attaque américaine.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Quelque 32 millions de voyageurs devraient venir en Grèce en 2018. Une aubaine pour le pays qui sort de huit années de récession mais un défi pour certaines îles de la mer Egée.
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Article sélectionné dans La Matinale du 28/06/2018
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Dans les Cyclades, les revers de la manne du tourisme

Quelque 32 millions de voyageurs devraient venir en Grèce en 2018. Une aubaine pour le pays qui sort de huit années de récession mais un défi pour certaines îles de la mer Egée.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 06h31
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 17h59
    |

                            Marina Rafenberg (Envoyée spéciale à Mykonos)








                        



                                


                            

Fin juin, les rues étroites de la ville de Mykonos (Grèce) sont déjà prises d’assaut, les chambres à louer se font rares et les prix s’envolent… L’île des Cyclades aux petites maisons blanches et aux volets bleus, prisée des célébrités et des clubbeurs du monde entier, devrait accueillir plus de 2 millions de visiteurs en 2018.
En 2017, 1,35 million de passagers ont débarqué à Mykonos, selon la police portuaire, et 1,2 million a atterri à l’aéroport de l’île. Récemment privatisé, celui-ci a été repris par l’entreprise allemande Fraport, qui a développé les liaisons internationales : dernière en date, la ligne de Qatar Airways vers Doha.
En Grèce, le tourisme connaît un essor spectaculaire : 32 millions de voyageurs vont venir visiter le pays en 2018, selon les prévisions du ministère du tourisme. Soit près de 2 millions de plus qu’en 2017. En 2010, la Grèce n’en avait accueilli que 15 millions. Une aubaine pour le pays qui sort de huit années de récession. Mais aussi un défi pour certaines îles très touristiques.
« Les habitants permanents de Mykonos, ceux qui y vivent toute l’année, sont environ 10 000. En plein été, la population peut dépasser les 150 000 à 200 000 personnes ! [Cette] multiplication par vingt induit une charge de travail immense pour la municipalité et tous les services publics », explique le maire de Mykonos, Kostas Koukas. Des fonctionnaires, notamment près de vingt policiers et quatre pompiers, sont envoyés de Grèce continentale pour y répondre.
Hausse des loyers
« Cette année, la mairie a instauré une allocation de 100 euros par mois pour les fonctionnaires exerçant sur l’île. C’est un grand soulagement car mon salaire est d’environ 900 euros brut par mois, alors quand tu dois louer une chambre 700 euros durant tout l’été, impossible de s’en sortir…, raconte Giorgos Bakas, pompier, en mission durant quatre mois. De nombreux collègues ne voulaient plus venir sur l’île à cause...




                        

                        

