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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ La France insoumise et le Rassemblement national ont critiqué l’accord signé à Bruxelles par les vingt-huit Etats membres. De son côté, l’ONG Médecins sans Frontières a dénoncé un texte qui entraîne un « blocage » des migrants aux portes de l’UE.
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Macron annonce que la France « n’ouvrira pas de centres » d’accueil pour les migrants

La France insoumise et le Rassemblement national ont critiqué l’accord signé à Bruxelles par les vingt-huit Etats membres. De son côté, l’ONG Médecins sans Frontières a dénoncé un texte qui entraîne un « blocage » des migrants aux portes de l’UE.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 12h10
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 17h27
   





                        



   


En France, venant de droite comme de gauche, les critiques n’ont pas tardé après l’annonce d’un accord conclu à Bruxelles sur le dossier migratoire, vendredi 29 juin au petit matin. Après de longues heures de négociations, les vingt-huit dirigeants de l’Union européenne sont parvenus à s’entendre sur plusieurs mesures de principe, dont la mise en application demeure cependant floue.
Le compromis propose la création de « centres contrôlés » dans l’UE, que les Etats membres mettraient en place « sur une base volontaire », et d’où une distinction serait faite « rapidement » entre migrants irréguliers à expulser et demandeurs d’asile légitimes, qui pourraient être répartis dans l’UE, là aussi « sur une base volontaire ». Il invite aussi à examiner la possibilité de créer des « plateformes de débarquements » de migrants hors de l’UE pour dissuader les traversées de la Méditerranée.
Le détail des conclusions du Conseil européen est à lire ici.
Les réactions politiques en France
« La coopération européenne l’a emporté (…). La solidarité que nous devons aux premiers pays d’entrée a été actée lors de ce sommet », a déclaré le président français, Emmanuel Macron. Le chef de l’Etat a précisé vendredi après-midi que « la France n’ouvrira pas de centres » d’accueil pour les migrants car elle « n’est pas un pays de première arrivée ».

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A gauche, La France insoumise (LFI) et le Parti communiste français (PCF) ont déploré que le Conseil européen se focalise sur la sécurisation des frontières et n’affiche que des « vœux pieux » en matière d’accueil.
C’est « un accord qui, exactement comme la loi asile et immigration en France, ne résoudra rien », a réagi le député LFI Eric Coquerel sur LCI. Il y a « d’un côté des vœux pieux : sur tout ce qui est tentative de répartir les migrants, de gérer l’accueil, c’est que du volontariat. Donc autant dire que ça ne se fera pas (…) De l’autre côté par contre, il y a des mesures concrètes où on va encore plus sécuriser les frontières, être toujours plus durs envers les migrants ».
« On aura beaucoup de mal à nous expliquer qu’avec cet accord l’Europe est sauvée. Au contraire, elle se déshonore », a réagi de son côté l’élu PCF Ian Brossat dans un tweet.
« Nos dirigeants européens sont arrivés à la seule conclusion qu’il faut mieux protéger nos frontières. Autrement dit, dissuader les demandeurs d’asile de venir. Rien sur l’accueil digne. Pitoyable. »
A droite, le président des Républicains (LR), Laurent Wauquiez, a dit craindre « un accord de façade, destiné à faire semblant qu’on est d’accord alors qu’en réalité on ne s’est entendu sur rien [sic] ». Il a souligné le « danger fondamental » que constitue selon lui la création de centres européens pour les migrants sur le territoire européen.
La présidente du Rassemblement national (RN, ex-FN), Marine Le Pen, a affirmé que « cet accord ne règle pas du tout le problème de la submersion migratoire ». « Mais il a un avantage, a-t-elle ajouté, les pays ayant maintenant le droit de dire non », Emmanuel Macron « sera exclusivement responsable de l’immigration de masse en France ».
L’ancien bras droit de Marine Le Pen, Florian Philippot, président du parti Les Patriotes, a considéré que l’accord trouvé à Bruxelles est « l’un des pires que l’Union européenne ait jamais accouché », parce qu’il « renforce toutes les politiques existantes (…), à commencer par la répartition des migrants entre les Etats au nom de la solidarité européenne et par la libre circulation inhérente à l’espace Schengen ».
Les réactions des dirigeants européens
« L’Italie n’est plus seule. » Le président du conseil italien, Giuseppe Conte, s’est dit « satisfait » à l’issue des négociations vendredi matin. Pour le ministre de l’intérieur, Matteo Salvini, Rome a obtenu « 70 % de ce qu’elle voulait ».
La réaction de la chancelière allemande, Angela Merkel, était plus nuancée. « Nous aurons encore beaucoup à faire pour rapprocher les différents points de vue », a-t-elle déclaré, concédant « un bon signal ».

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Le chancelier autrichien, Sébastien Kurz, a, lui, considéré que l’accord permettra de « détruire le modèle économique des passeurs ». Et d’ajouter :
« Nous serons en mesure de réduire le nombre de personnes arrivant en Europe seulement lorsque nous ferons en sorte que les personnes secourues en mer ne soient pas amenées dans l’Union européenne. Il faut que ces idées soient mises en pratique rapidement, elles ne valent rien si elles ne sont pas mises en œuvre. »
Les autres réactions
L’Organisation internationale pour les migrations (OIM), du ressort des Nations unies, a estimé que les centres de gestion des demandeurs d’asile convenus par les dirigeants des Vingt-Huit devaient être situés en Europe, et pas à l’étranger. L’organisation a évoqué une inquiétude « insurmontable » sur l’ouverture de « plates-formes de débarquement » en Libye du fait de l’insécurité qui y règne.
L’ONG Médecins sans Frontières a dénoncé un accord qui entraîne un « blocage » des migrants aux portes de l’Union européenne.
« Les seuls composantes sur lesquelles les Etats européens semblent s’être mis d’accord sont, d’une part, le blocage des personnes aux portes de l’Europe, quelle que soit leur vulnérabilité et les horreurs qu’ils fuient, et d’autre part, la diabolisation des opérations non gouvernementales de recherche et de sauvetage ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Une agence de défense des consommateurs dénonce en Norvège les pratiques « trompeuses » de ces entreprises pour collecter plus de données.
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Données personnelles : Facebook, Google et Microsoft accusés de « manipuler » les utilisateurs

Une agence de défense des consommateurs dénonce en Norvège les pratiques « trompeuses » de ces entreprises pour collecter plus de données.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 11h50
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 17h00
   





                        


Depuis quelques semaines fleurissent sur les écrans d’ordinateurs et de smartphones de petits pop-up, incitant les internautes à « vérifier » un certain nombre de paramètres. Ces fenêtres sont la conséquence du nouveau règlement européen sur les données personnelles (RGPD), entré en vigueur le 25 mai, qui impose aux entreprises d’être plus explicites sur la façon dont elles les collectent, et sur les choix donnés aux utilisateurs.
Mercredi 27 mai, la Forbrukerradet, l’agence norvégienne de défense des consommateurs, un organisme public, a pourtant mis en doute la conformité de trois importants services avec le RGPD : Facebook, Google et Windows 10. Dans un rapport sévère, elle estime que « ces entreprises nous manipulent pour partager des informations sur nous » et utilisent des stratagèmes « pour nous décourager d’exercer nos droits à la vie privée ».
L’agence s’est intéressée uniquement à ces trois plates-formes en raison de leurs « positions dominantes ». Elle a examiné en détail la façon dont ces pop-up étaient conçus et les choix présentés. Conclusion : elles l’ont été, selon elle, pour « pousser les utilisateurs à choisir des options intrusives pour la vie privée ».
Des boutons « accepter » plus visibles

   


Elle évoque par exemple des options activées, dit-elle, par défaut. A l’instar de la publicité ciblée sur la version mobile de Google. « Qui plus est, [Google et Facebook] dissimulent certaines options présélectionnées pour que les utilisateurs qui cliquent simplement sur les boutons “accepter” ne voient jamais ces paramètres », affirme l’agence.
Elle donne aussi l’exemple de la reconnaissance faciale sur Facebook. Désactivée en Europe depuis 2012 à la suite d’une polémique, le réseau social a profité de l’arrivée du RGPD pour la réintroduire. Le réseau social a donné le choix aux utilisateurs de l’activer ou non, mais sa façon de faire a déplu à la Forbrukerradet.
« Les utilisateurs qui veulent activer la reconnaissance faciale n’ont rien à faire à part cliquer sur le bouton “accepter et continuer”. Les utilisateurs qui ne veulent pas l’activer doivent aller dans les paramètres. (…) Choisir l’option la plus respectueuse de la vie privée nécessite 4 clics de plus. »
Le rapport dénonce aussi le design choisi pour ces fenêtres. « Le contraste entre les boutons bleus pour accepter et le gris insipide pour changer les réglages est un exemple de design conçu pour pousser les utilisateurs à choisir la réponse qu’on attend d’eux. » Ou celui des icônes : s’il salue le fait que sur la mise à jour de Windows 10, le nombre de clics pour répondre non soit le même que pour dire oui, il souligne que les symboles associés à plus de collecte sont généralement positifs. Comme une ampoule allumée, contrairement à l’ampoule éteinte des options de collecte moindre, ou une cible au centre de laquelle est plantée une flèche.

   


La CNIL interpellée
L’agence dénonce aussi le discours utilisé pour convaincre les utilisateurs de fournir plus de données. Ces entreprises « se concentrent sur les aspects positifs d’un choix, sans s’attarder sur les aspects potentiellement néfastes ». Encore une fois, l’exemple de la reconnaissance faciale de Facebook est utilisé. Elle est présentée par le réseau social comme une manière de « protéger » les utilisateurs d’inconnus qui pourraient utiliser leur image, ou encore d’aider les personnes non voyantes à identifier qui se trouvent dans une photo. Cette façon de présenter les choses « pousse les utilisateurs à faire un certain choix, en présentant l’alternative comme éthiquement contestable ou risquée », explique la Forbrukerradet.
Si les conclusions de ce rapport critiquent les méthodes de Facebook et Google, elles se montrent moins sévères à l’encontre de Windows 10. La Forbrukerradet a adressé le jour de sa sortie un courrier au gendarme norvégien des données personnelles pour « attirer son attention ». « Les pratiques mises en lumière dans ce rapport soulèvent plusieurs questions, notamment en ce qui concerne le respect par ces entreprises du RGPD », écrit-elle.
Dans la foulée, l’association française de défense des consommateurs l’UFC-Que choisir a relayé l’étude et annoncé qu’elle allait « interroger la CNIL [Commission nationale de l’informatique et des libertés] sur ces points ».
« Notre approche respecte la loi », assure Facebook dans un communiqué transmis au Monde, « suit les recommandations d’experts en vie privée et en design, et est conçue pour aider les gens à comprendre leurs choix et comment fonctionne la technologie ». De son côté, Google souligne, comme Facebook, avoir travaillé pendant dix-huit mois pour se mettre en conformité avec le RGPD. « Nous avons pris des mesures pour mettre à jour nos produits, nos politiques et nos dispositifs pour apporter de la transparence sur les données à tous nos utilisateurs, ainsi qu’un contrôle direct. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Au cœur de la Russie agricole, à bonne distance de la modernité clinquante affichée par les villes hôtes du tournoi, la Coupe du monde se vit de loin.
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La Coupe du monde vue de ma Gloubinka

Au cœur de la Russie agricole, à bonne distance de la modernité clinquante affichée par les villes hôtes du tournoi, la Coupe du monde se vit de loin.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 11h17
    |

            Benoît Vitkine (Pakhar (région de Samara), envoyé spécial)








                        



   


Il faut se méfier des clichés. A la maison, une petite isba de bois branlante, c’est Ania qui allume la télévision pour regarder la Coupe du monde de football, et Leonid, son mari, qui suit d’un œil les matchs en préparant le dîner. Ania, 58 ans, est intarissable sur les succès de la Russie dans son Mondial. « Avant, notre équipe était bien plus forte, prévient-elle. Mais c’était l’URSS, alors vous, les étrangers, vous ne la connaissiez pas. On a bien eu Archavine, depuis, mais ce n’est plus pareil. » A côté, sur le petit chemin qui conduit le couple à son potager, Leonid, 57 ans, opine d’un air légèrement ennuyé.

   


A Pakhar, village de 300 âmes situé à une soixantaine de kilomètres au sud de Samara, l’une des villes hôtes, la vie se résume à beaucoup d’« avant ». Avant, pendant la période soviétique, les gens étaient courtois et plein d’entrain. Le village était bien tenu, vivant. Riche, même. Sa fierté : l’agriculture, et en particulier le sovkhoze Samarski, l’une des fermes collectives les plus performantes de la région pour la production de lait. Pakhar signifie « laboureur » : on est là au cœur de la Russie agricole, loin de la modernité clinquante affichée par les villes hôtes du tournoi. La Gloubinka, disent les Russes, la « Russie profonde ».

   


Ania est une ancienne du sovkhoze. Pour vingt-cinq ans de bons et loyaux services « sans un jour d’absence », elle reçoit une retraite de 8 600 roubles (118 euros) mensuels. Avec les quelques miettes que touche Leonid en bricolant à droite à gauche, cela fait peu pour vivre. Alors il reste le potager, objet de toutes les attentions du couple, et l’aide que leur procurent leurs trois enfants, tous partis à Samara avec des fortunes diverses.
« Il n’y a pas de travail dans les villages, tranche Olga, 48 ans, vendeuse au magasin sobrement appelé « Magasin ». Les seuls emplois sont à Samara ou sur les installations pétrolières. Les seules voitures que vous voyez ici appartiennent à ceux qui travaillent dans le pétrole. » Olga, elle, touche 9 000 roubles (123 euros), payés au noir.
« Ceux qui ont gardé des vaches n’en ont pas plus de deux ou trois, uniquement pour survivre, explique sa collègue Antonina. Les terres qui avaient été données aux habitants à la fin de l’URSS ont toutes été rachetées par de gros propriétaires qui n’en font rien. » Comme la plupart des habitants que nous avons rencontrés, Olga et Antonina sont, elles, peu sensibles aux charmes du ballon rond. « Qu’est-ce que ça nous apporte ? », peut-on entendre à Samara même. Ici, la question devient rhétorique.
En réalité, le village n’est pas tellement à plaindre. « Il y a bien pire que nous », assurent nombre de ses habitants. Pakhar a en effet accès à l’électricité, au gaz, à l’eau courante. Et les routes ne sont pas en trop mauvais état, une exception qui s’explique par la proximité de grosses entreprises pétrolières mises à contribution du budget régional. L’hiver, quand les potagers et les routes sont enfouis sous la neige, la vie y devient plus rude.

   


Mais ici, comme dans la quasi-totalité des villages russes, le problème principal reste la démographie. Ania et Leonid sont l’un des rares couples de retraités du village. Le différentiel d’espérance de vie entre les hommes et les femmes – 66 ans contre 77 ans – se fait cruellement sentir à la campagne. Leonid en rigole amèrement : « Le premier jour du Mondial, Poutine a annoncé que l’âge de la retraite serait relevé à 65 ans [63 ans pour les femmes]. Ça m’étonnerait que je vive jusque-là, et c’est sûrement ça le but. »
Dans tout le pays, les villages meurent par centaines, certains peuplés uniquement de femmes âgées. Les subventions offertes par le pouvoir central aux petites entreprises, l’agriculture en essor depuis l’embargo imposé par le Kremlin sur les produits agricoles occidentaux, en réponse aux sanctions, ne suffisent pas à enrayer la saignée. Et la priorité reste donnée au développement des métropoles, au détriment des petites villes et des villages, notamment en matière de transport.

   


La douceur méridionale de l’été est trompeuse. En plus des tomates rondes et sucrées, elle apporte au village des fournées entières d’enfants et d’adolescents en visite chez leurs grands-parents. Dmitri, 15 ans, vient de Neftegorsk, non loin de là, où l’on trouve « trois feux rouges », le charrie gentiment son copain Roman. Le garçon de 19 ans est l’un des rares « vrais » jeunes du village, même s’il est parti pendant trois ans étudier la mécanique à Samara, dans un lycée technique.

   


Roman, fils d’un chauffeur routier souvent absent, préfère la vie au village mais il a du mal à imaginer là son avenir. « C’est trop pauvre, ici. Les gens n’ont pas de travail, alors beaucoup boivent, y compris des alcools qu’ils font eux-mêmes, nocifs », dit le jeune homme. Lui aussi, pourtant, vante la bonne tenue de ce village qui meurt moins vite que les autres, où l’on a même construit, il y a quelques années, un jardin d’enfants. L’école la plus proche, elle, se trouve dans le village voisin de Prosvet, où se rend tous les jours son cousin Stas, 10 ans, qui veut devenir « milliardaire en euros » mais reconnaît « des problèmes de comportement ».

   


Roman est un spectateur assidu du Mondial. Suspendu au bon parcours de l’équipe russe, il n’est toutefois pas certain de pouvoir suivre la compétition jusqu’à son terme. Le 30  juin, il est attendu à l’armée, pour son année de service militaire. Le jeune homme, que l’on craint trop bon et trop gentil pour la vie de caserne, n’angoisse pas face à cette échéance, même s’il ignore où il sera envoyé. « En fait, le plus souvent j’oublie que ça va arriver si vite, dit-il en rigolant. Et le foot, ces derniers jours, m’aide à ne pas y penser. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Editorial. Sous la pression du gouvernement, les banques proposent de plafonner les frais d’incidents bancaires pour les clients les plus fragiles.
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Les banques font un pas dans la bonne direction, mais un pas trop modeste

Editorial. Sous la pression du gouvernement, les banques proposent de plafonner les frais d’incidents bancaires pour les clients les plus fragiles.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 11h09
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 16h56
   





                        


Editorial du « Monde ». C’est vrai dans la vie en général et, plus encore, quand on va voir son banquier : mieux vaut être riche et bien portant que pauvre et malade ! C’est ce que démontrait crûment, en octobre 2017, une enquête menée par l’Union nationale des associations familiales (UNAF) et 60 millions de consommateurs : les 3,6 millions de clients en situation de fragilité financière se font prélever, en moyenne, 296 euros par an pour incidents de paiement. Un consommateur en difficulté sur cinq se voit même prélever plus de 500 euros de pénalités, ce qui dégrade un peu plus sa situation, déjà précaire.

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Les banquiers ne manquent pas de plaider que ces lourdes facturations couvrent les frais occasionnés par les incidents de paiement de ces comptes fragiles. Elles se gardent bien, en revanche, d’admettre que le montant de ces pénalités dépasse largement les coûts de gestion. Et pour cause : ­elles peuvent représenter jusqu’à un tiers des revenus des grandes banques de détail, soit plus de 6 milliards d’euros par an, selon l’enquête de l’UNAF.
Depuis des années, les pouvoirs publics ont tenté de corriger cette situation. Ainsi, toute personne résidant en France, si ­modeste soit-elle, a droit à l’ouverture d’un compte bancaire. En cas de refus, elle peut faire appel à la Banque de France, qui désignera un établissement et l’obligera à ouvrir ledit compte. Toutefois, cette démarche, souvent perçue comme humiliante par les particuliers, est de moins en moins utilisée.

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Quant à la difficulté à laquelle sont ­confrontés les ménages modestes concernant les pénalités en cas de défaut de provision, deux dispositifs ont été mis en place pour la corriger. Depuis 2008, la tarification du rejet de chèque a été réglementée et plafonnée. Et, en 2013, la loi de séparation des banques a introduit la notion de « population en situation de fragilité financière » et prévu, à son intention,l’accès à une ­« offre spécifique » pour limiter certains frais d’incident. Cette offre basique et bon marché plafonne pour ses bénéficiaires les commissions dites « d’intervention » (lors d’un paiement sans provision) à 20 euros par mois.
Au bon vouloir de chaque établissement
En dépit de ces règles, le problème reste entier. Et massif, comme l’a démontré l’enquête de l’UNAF. Sous la pression du ministère de l’économie, les banques sont désormais prêtes à faire un geste. Pour les clients les plus fragiles, qui peuvent bénéficier de l’offre spécifique créée par la loi de 2013, ­elles vont proposer de mettre en place un plafond global pour l’ensemble des frais d’incidents bancaires.

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C’est un pas dans la bonne direction. Mais un pas trop modeste. En effet, ce plafond ne sera pas contraignant, relèvera du bon vouloir de chaque établissement et risque, dans l’état actuel des discussions, de rester trop élevé. En outre, seuls 10 % des personnes en difficulté éligibles à l’offre spécifique en bénéficient aujourd’hui. Rétives à accueillir les clients impécunieux, les banques sont très loin d’en faire la publicité. Et elles y seront d’autant moins enclines si elles ne peuvent plus facturer comme elles l’entendent le traitement des incidents de paiement.
Les banques, si peu populaires dans l’opinion publique, auraient pourtant tout intérêt à redorer leur blason en ne tirant pas bénéfice de leurs clients les plus fragiles. Elles gagneraient plus vertueusement leur vie en facturant au juste prix d’autres services bancaires dont bénéficient les personnes plus aisées, comme les prêts immobiliers.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ A partir du 1er  septembre, les 200 000 habitants des 17 villes de la communauté urbaine dunkerquoise circuleront sans ticket.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
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Dunkerque parie sur la gratuité des transports

A partir du 1er  septembre, les 200 000 habitants des 17 villes de la communauté urbaine dunkerquoise circuleront sans ticket.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 17h10
    |

                            Laurie Moniez (Lille, correspondance)








                        



                                


                            
Lâcheront-ils leur voiture ? Le 1er septembre, les 200 000 habitants des 17 villes de la communauté urbaine dunkerquoise vont bénéficier des transports en commun gratuits. Terminé le ticket à 1,40 euro. Si une trentaine de communes françaises ont déjà fait ce choix (Niort, Compiègne, Gap, Porto-Vecchio…), Dunkerque devient la plus grande agglomération française à franchir le cap. En offrant la gratuité pour tous, résidents et extérieurs, la ville du Nord dépasse même à l’échelle européenne Tallinn, capitale de l’Estonie et ses 420 000 habitants, qui réserve cette gratuité à ses seuls résidents.
Dans le Dunkerquois, territoire profondément lié à l’industrie, la qualité de l’air est un enjeu majeur. Près du port de Dunkerque, ArcelorMittal, considéré comme le plus gros pollueur industriel des Hauts-de-France, a rejeté pas moins de 2 930 tonnes de poussières en 2016, selon la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement). Un chiffre auquel il faut ajouter les 13,5 millions de tonnes de CO2 émises par le groupe sidérurgique dans le ciel dunkerquois, un triste record national.
La Communauté urbaine de Dunkerque (CUD) a donc fait le choix politique d’un grand projet d’aménagement urbain destiné à favoriser les circulations douces et les transports en commun : le plan DK’Plus. Depuis les années 1970, le réseau actuel avait peu changé et dans le Dunkerquois moins de 5 % des déplacements se font aujourd’hui en bus, contre 66 % pour la voiture, selon une étude publiée en 2015. Avec une nouvelle flotte de bus aux couleurs vives, équipés progressivement du Wi-Fi, aux sièges rénovés, et aux horaires élargis en soirée chaque week-end, la CUD espère convaincre les Dunkerquois de laisser leur voiture au garage.
Baisse des incivilités
En attendant, les habitants ont subi pendant vingt-deux mois « l’un des plus gros chantiers des cinquante dernières années », explique Damien Carême, vice-président de la CUD...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Vendredi et samedi, le lieu de mémoire du génocide des juifs, à Paris, permet au public de se recueillir devant le cercueil de Simone Veil et son époux.
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Simone Veil : hommage au Mémorial de la Shoah avant l’entrée au Panthéon

Vendredi et samedi, le lieu de mémoire du génocide des juifs, à Paris, permet au public de se recueillir devant le cercueil de Simone Veil et son époux.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 11h22
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 14h50
   





                        



   


Un an, presque jour pour jour, après sa mort, Simone Veil deviendra, dimanche 1er juillet, la cinquième femme à faire son entrée au Panthéon, aux côtés de son mari, Antoine. Mais, avant cette cérémonie organisée par l’Elysée, un dernier hommage lui est rendu, vendredi 29 et samedi 30 juin, au Mémorial de la Shoah, dans le 4e arrondissement de Paris.
Pendant deux jours, celles et ceux qui le souhaitent vont pouvoir descendre dans la crypte de ce lieu de mémoire du génocide des juifs pour se recueillir devant le cercueil de Simone Veil, survivante des camps nazis, et de son époux (mort en 2013). Peu après 10 heures vendredi matin, plusieurs dizaines de personnes étaient déjà présentes devant le bâtiment dans une atmosphère de recueillement, comme Marguerite Poirier, 80 ans, venue parce qu’« après tout ce qu’elle a fait pour les femmes, c’était la moindre chose que de la remercier ».
Marie Rochet, 17 ans, est là avec sa grand-mère, Marie Lachambre, 67 ans. Pour l’adolescente, Simone Veil « continue à vivre, elle restera longtemps ». Certains étaient émus aux larmes.
« On permet aux Français de venir individuellement, presque en tête à tête, rendre un hommage à M. et Mme Veil », a expliqué Jacques Fredj, directeur du Mémorial, avec « l’idée aussi que Simone Veil a toujours été accessible toute sa vie, elle a été populaire toute sa vie et on veut qu’elle continue à être accessible jusqu’à la veille de sa “panthéonisation” ».
Les deux cercueils des époux Veil partiront dimanche matin jusqu’à la place Edmond-Rostand, sur l’autre rive de la Seine, au pied de la rue Soufflot qui mène jusqu’au Panthéon, où ils seront recouverts du drapeau français.
Un parcours rempli de symboles
La cérémonie sera truffée de symboles et de références à la construction européenne, dont elle était une inlassable promotrice, et à la Shoah, dont elle était l’une des rescapées.
Le cortège remontera à partir de 10 h 45 la rue Soufflot sur un tapis de moquette bleue, couleur choisie par l’Elysée parce qu’elle représente « la paix, l’entente entre les peuples et l’Europe » et au rythme de Nuit et brouillard, de Jean Ferrat, chanson en référence à la persécution des opposants au régime nazi et plus généralement à la Shoah. Chacun des cercueils sera porté par huit membres de la garde républicaine.
Cinq écrans seront mis à disposition du public pour suivre la cérémonie : quatre sur le parcours et un cinquième dans le jardin du Luxembourg voisin. Deux tribunes de 500 places seront disposées de part et d’autres du Panthéon, où viendront s’asseoir 1 000 invités triés sur le volet, parmi lesquels les deux anciens présidents Nicolas Sarkozy et François Hollande.
Le cortège devrait s’arrêter trois fois au cours de sa remontée, trois pauses pendant lesquels des chants seront interprétés par des choristes, et des films sur l’Europe et la Shoah diffusés sur les écrans géants.
Le président, Emmanuel Macron, devrait ensuite prononcer un discours vers 11 h 30 sur le parvis du Panthéon, suivi d’une minute de silence, puis de l’interprétation de La Marseillaise par la cantatrice Barbara Hendricks et le chœur de l’armée française.
Les deux cercueils seront enfin acheminés jusque dans la nef du Panthéon, accompagnés de la famille Veil et du couple Macron, où le public pourra venir rendre un hommage au couple Veil à partir de 16 heures. Simone et Antoine Veil seront descendus lundi matin, en présence uniquement de la famille, dans le caveau VI, où reposent déjà Jean Moulin et André Malraux, deux grands résistants, Jean Monnet, l’un des fondateurs de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) – qui constitua après l’unification de ses institutions avec celles de la Communauté économique européenne (CEE) l’une des composantes de l’Union européenne –, et René Cassin, Prix Nobel de la paix en 1968.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Eparpillés dans les stades et donc désorganisés, les supporteurs français accusent la FIFA.
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Coupe du monde 2018 : invisible comme un Français en Russie

Eparpillés dans les stades et donc désorganisés, les supporteurs français accusent la FIFA.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 09h14
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 17h21
    |

            Rémi Dupré (Istra, envoyé spécial (avec Isabelle Mandraud à Moscou)








                        



                                


                            

Fabien Bonnel est un supporteur en colère. « Sur les trois premiers matchs des Bleus, les supporteurs français sont les dindons de la farce, s’agace le chef de file des fans tricolores. On passe pour des guignols. On est ridicules. C’est lamentable, limite insultant. » Le « capo » (animateur de tribune) de l’association des Irrésistibles français, en Russie pour soutenir l’équipe de France, déplore l’éparpillement de ses troupes en tribunes et, par conséquent, leur manque de visibilité et d’organisation dans les chants.
Durant les trois matchs de la phase de groupe, ils ont été inaudibles alors que 17 000 Français sont venus en Russie et que la montée en puissance des Irrésistibles français a, ces dernières années, permis d’apporter enfin un soutien organisé à l’équipe de Didier Deschamps. Cela ne risque pas de s’améliorer samedi 30 juin, en huitièmes de finale face aux Argentins.
Le nombre n’est pas seul responsable. Certes, le 21 juin, à Iekaterinbourg, les 2 000 Français ne pouvaient pas grand-chose face aux près de 20 000 Péruviens, parés de rouge et blanc. Mais cinq jours plus tard, au stade Loujniki de Moscou, même la présence de 8 000 suiveurs des Bleus n’a pas pesé lourd face aux supporteurs danois.
« Vengeance contre Platini ? »
Dans les travées, maillots bleus, coiffes bigoudènes, bicornes « Napoléon » et autres couvre-chefs en forme de coq étaient moins compacts que les casques vikings. « On était autant que les Danois mardi. Mais on n’arrivait pas à constituer un bloc, fait remarquer Fabien Bonnel. On a été réparti sur six blocs différents sur deux, trois étages. C’était n’importe quoi. »
« On est la seule nation à être totalement “explosée”. On a vrai un problème de placement, abonde Yannick Vanhée, président du club des supporters de l’équipe de France de Dunkerque. A Iekaterinbourg, il y avait des Français au dernier rang sur les tribunes en échafaudages. Comment voulez-vous...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Cette rencontre s’inscrit dans un contexte tendu entre l’Union européenne et les Etats-Unis après la décision de Donald Trump d’augmenter les taxes sur l’acier et l’aluminium européens.
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Conflit commercial : Juncker annonce qu’il rencontrera Trump à Washington en juillet

Cette rencontre s’inscrit dans un contexte tendu entre l’Union européenne et les Etats-Unis après la décision de Donald Trump d’augmenter les taxes sur l’acier et l’aluminium européens.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 16h41
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 16h51
   





                        



   


Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a annoncé vendredi 29 juin qu’il allait se rendre en juillet à Washington pour discuter avec Donald Trump du conflit commercial qui oppose les deux parties.
« Je vais aller à Washington et présenter le point de vue des Européens », a confirmé M. Juncker à l’issue d’un sommet de l’Union européenne (UE) à Bruxelles, alors que les relations commerciales entre Bruxelles et Washington sont très tendues depuis l’imposition par l’administration Trump de taxes sur l’acier et l’aluminium européens au début du mois de juin.
« Nous devrions dédramatiser ces relations. Nous avons besoin de ces relations. Les Etats-Unis ont besoin de ces relations. (…) Je ne suis pas sûr que nous allons parvenir à un accord mais nous allons essayer. »

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Taxes européennes sur le bourbon, les motos
En réponse à cette décision, l’Union européenne a imposé des droits de douane additionnels sur des dizaines de produits américains, comme les jeans, le bourbon ou encore les motos. « La décision unilatérale et injustifiée des Etats-Unis » d’imposer ces droits de douane « ne nous laisse pas d’autre choix », avait insisté cette semaine la commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström.
« Les règles du commerce international ne peuvent être violées sans réaction de notre part », a précisé Mme Malmström, ajoutant que « si les Etats-Unis supprimaient leurs tarifs douaniers », les mesures européennes seraient « également supprimées ». Face à ces mesures européennes, le constructeur de motos américaines Harley-Davidson a annoncé mardi qu’il allait délocaliser une partie de sa production pour échapper aux tarifs douaniers imposés par Bruxelles. En réponse à ces mesures européennes, Donald Trump a menacé d’imposer une taxe douanière de 20 % sur les voitures de l’UE importées aux Etats-Unis.

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                « Harley-Davidson démontre les effets délétères de la guerre commerciale engagée par Trump »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Pour les étudiants admissibles aux oraux des écoles de commerce, l’objectif est de marquer les esprits pour être retenu. Mais quelles sont les exigences du jury, que recherche-t-il, comment juge-t-il ? Reportage à la Toulouse Business School.
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Oraux d’admission : « On teste un peu la culture générale, mais surtout l’envie de découvrir, d’apprendre »

Pour les étudiants admissibles aux oraux des écoles de commerce, l’objectif est de marquer les esprits pour être retenu. Mais quelles sont les exigences du jury, que recherche-t-il, comment juge-t-il ? Reportage à la Toulouse Business School.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 17h16
    |

                            Caroline Pain








                        



   


« Vous indiquez sur votre C.V. que vous faites de la course à pied, à quelle fréquence, quel genre ? », demande le jury. La jeune femme répond en souriant : « Oui, en fait, je fais de la course d’orientation. Ça veut dire qu’on doit retrouver notre chemin dans une forêt, grâce à ça j’ai développé des qualités d’endurance, de réflexion. Dans votre école, j’aimerais bien d’ailleurs monter une association pour organiser une course d’orientation. »
Clara* fait partie du millier de candidats convoqués aux oraux d’admission parallèles. Ce concours s’adresse aux étudiants détenteurs d’un DUT ou d’une licence. Si les élèves de classe préparatoire sont la plupart du temps majoritaires au sein des grandes écoles de commerce, depuis quelques années, ces dernières ouvrent leurs portes à d’autres profils.
Le but de ces oraux est justement de découvrir le candidat. Cerner sa personnalité et approfondir son idée de projet professionnel, voilà en général ce qui préoccupe les jurys des oraux d’admission aux grandes écoles de commerce. Le projet en question n’a pas nécessairement besoin d’être abouti. Ce qui importe, ce sont surtout « les réflexions autour de leur parcours, ce qu’ils en retirent, et également, ce qui les amène ici », explique Gaël Gueguen, enseignant en stratégie d’entreprenariat à la Toulouse Business School (TBS).
A ses côtés, Sami Ben Amor, directeur marketing Thalès Alenia Space France, a été contacté par l’école de commerce toulousaine en tant que représentant du monde du travail. Selon les deux jurés, deux critères sont importants : « la capacité à apparaître comme quelqu’un avec qui on a envie de travailler », dit l’enseignant, et pour Sami Ben Amor, « ce qui compte c’est qu’il soit lui-même, peu importe la personnalité d’un candidat, l’important c’est qu’il ne joue pas un rôle, qu’il sache qui il est et où il veut aller ».
Avec les autres professionnels invités à être membres du jury, il a reçu quelques lignes directrices de la part de l’école pour les guider dans cet exercice. « Vous allez évaluer chaque candidat avec une lettre, de A pour les meilleurs à E pour les moins satisfaisants, et à l’issue de la demi-journée d’oraux, vous uniformiserez les notes pour en mettre une définitive », détaille Pierre-Yves Empis, responsable projets de développement partenariats à TBS. « Ce n’est pas un entretien de recrutement, recadre-t-il. Rappelez-vous qu’il y a deux ans, pour la plupart, ils étaient encore au lycée. Vous incarnez TBS, donc faites preuve d’exigence, donnez le sentiment qu’il s’agit d’un oral sélectif, sans pour autant être agressif. L’objectif est de savoir si cette personne serait un candidat idéal selon vous. »
Selon Gaël Gueguen, l’exercice ne relève pas d’une science exacte. « C’est effectivement assez complexe d’évaluer quelqu’un, c’est un sentiment qu’on a eu et, à partir de ça, on essaie de rationaliser ces éléments, explique l’enseignant. On remarque en général que des certitudes communes émergent et justifient tel ou tel choix. »
« On n’attend pas d’eux qu’ils connaissent déjà tout »
Comme les autres duos ou trios de jury, Gaël Gueguen et Sami Ben Amor évaluent les candidats lors d’un oral d’une vingtaine de minutes, à l’aide d’un court questionnaire que les étudiants remplissent en arrivant et, bien entendu, sur leur C.V. « Celui-ci était vraiment trop chargé et trop coloré », commente Sami Ben Amor en montrant un C.V. Gaël Gueguen, lui, au contraire, apprécie son originalité. Au-delà des goûts et des couleurs, ce que tous deux soulignent c’est l’importance de la clarté du C.V.
Sur celui de Noémie*, ils passent du temps à comprendre une formulation, « projet de » : l’a-t-elle fait ? Est-ce toujours au stade de projet ? Mais cela amène, finalement, à une discussion intéressante sur les envies de la jeune femme. Par contre, après le passage d’une autre candidate, qui avait veillé à amener plusieurs exemplaires de son C.V., le jury se rend compte que ceux-ci sont, en fait, différents : les noms d’entreprise ne sont pas exactement les mêmes, les dates ne sont pas dans le même ordre… Une confusion peu appréciée du jury qui tranchera en défaveur de la jeune femme, en partie à cause de cela.

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Au-delà du parcours, le jury cherche à évaluer les connaissances et les idées du candidat : dans les domaines directement liés à l’école de commerce, comme le management, Brice* impressionne les deux membres du jury avec ses connaissances dans le service client, où il a déjà travaillé. Mais au-delà, le jury souhaite mesurer la curiosité, les appétences des candidats. « On teste un peu la culture générale, mais surtout leur envie de découvrir, d’apprendre, comme la candidate qui vient de passer, qui connaissait tout l’historique de son entreprise », observe Gaël Gueguen.
Noémie intrigue le jury quand elle raconte comment elle s’est battue, outrepassant l’opposition de ses enseignants pour, malgré tout, partir faire une année d’études à l’étranger. « Elle a eu un peu de culot, mais en même temps son travail a payé, elle a réussi à avoir la certification dont elle avait besoin pour partir », apprécie Sami Ben Amor. D’autres questions plus anodines peuvent aussi intervenir dans la conversation, les pôles d’« intérêt » ou les « hobbys » sont souvent l’objet de questions.
Ce qui importe également c’est la forme de l’entretien. Les deux membres du jury ont, par exemple, tranché en défaveur d’un candidat parce qu’il avait eu plus de mal à gérer son stress. « Le problème de la nervosité des candidats, c’est que cela nous gêne pour les cerner, on ne sait pas si c’est le stress qui, sur le moment, les empêche d’apparaître sous leur meilleur jour, ou s’ils sont de fait timides… », dit Gaël Gueguen. Le jury souligne l’importance évidente de la tenue choisie par les candidats. Si elle doit être formelle, elle peut aussi laisser transparaître une facette de leur personnalité.
En somme, il ne suffit pas simplement d’être sympathique. Si l’échange se passe bien, que le candidat est poli, c’est évidemment une bonne chose. Mais, comme le souligne Sami Ben Amor après le passage d’une étudiante – qui ne l’a pas convaincu –, « je n’ai pas eu envie de lui poser une seule question, ça prouve sans doute que je n’avais pas vraiment envie d’en savoir plus sur elle ».
* Les prénoms ont été modifiés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Six académies scientifiques, dont celles de médecine et des sciences, rappelant leur « devoir de protection de la santé des populations », ont dénoncé, vendredi, les positions « scandaleuses » contre les vaccins du médecin controversé Henri Joyeux.
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Vaccins : six académies scientifiques dénoncent les propos du professeur Henri Joyeux

Six académies scientifiques, dont celles de médecine et des sciences, rappelant leur « devoir de protection de la santé des populations », ont dénoncé, vendredi, les positions « scandaleuses » contre les vaccins du médecin controversé Henri Joyeux.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 11h53
   





                        



   


Six académies scientifiques, dont celles de médecine et des sciences, ont dénoncé, vendredi, les propos du médecin controversé Henri Joyeux à la suite de l’annulation de sa radiation de l’ordre des médecins, mardi 26 juin.
« Les six académies, dans leur devoir de protection de la santé des populations, déclarent solennellement que la liberté d’expression a des limites et qu’elle n’excuse en rien les allégations irresponsables de certains professionnels de santé », ont écrit ces académies dans un communiqué commun. Elles s’insurgent contre les propos d’Henri Joyeux qui, « se prévalant de la levée de sa radiation du Conseil national de l’Ordre des médecins, prétend qu’il a raison concernant ses positions sur la vaccination ».
La déclaration est signée de l’Académie des sciences, l’Académie d’agriculture de France, l’Académie vétérinaire de France et trois Académies nationales : de chirurgie dentaire, de médecine, et de pharmacie.
Des propos controversés
La chambre disciplinaire nationale de l’Ordre des médecins a annulé, mardi, la radiation du professeur Henri Joyeux, prononcée en première instance en 2016. Celui-ci s’était empressé de crier victoire. « Je ne suis pas du tout radié, je n’ai pas de blâme. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que j’ai raison ! », avait-il déclaré.
Le Conseil de l’ordre lui reprochait deux pétitions lancées sur Internet en 2014 et 2015 contre une préconisation et une décision du gouvernement pour étendre la vaccination. La seconde dénonçait la présence d’aluminium comme adjuvant dans le vaccin « hexavalent » en estimant que cela représentait un danger, un sujet encore âprement débattu.
« Ces positions sont d’autant plus scandaleuses que les couvertures vaccinales restent insuffisantes en France. (…) L’actualité rappelle que la rougeole peut tuer », selon les académies.
La procédure doit maintenant se poursuivre devant le Conseil d’Etat, l’Ordre des médecins ayant annoncé, jeudi, qu’il se pourvoyait en cassation.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Commentateur au style personnel et inimitable, synthèse de ses deux cultures, française et argentine, Omar da Fonseca révèle ses influences avant le huitième de finale entre les Bleus et l’Albiceleste.
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Omar da Fonseca : « Je suis différent malgré moi »

Commentateur au style personnel et inimitable, synthèse de ses deux cultures, française et argentine, Omar da Fonseca révèle ses influences avant le huitième de finale entre les Bleus et l’Albiceleste.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 15h24
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 17h31
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Son phrasé et sa manière d’incarner les matchs qu’il commente détonent au sein d’une profession souvent décriée en France. Le Franco-Argentin Omar da Fonseca, ancien joueur professionnel au PSG et à Monaco, a développé un style personnel, influencé par ses deux cultures, où les fautes de français et les néologismes s’entrecroisent, parfois avec poésie. Avant de commenter sur BeInSports samedi 30 juin un France-Argentine particulier pour lui, il raconte ses influences et plaide pour l’émotion et la légèreté.
Vous avez développé un style personnel, un mélange français et argentin qui renouvelle le genre du commentaire footballistique. Comment l’avez-vous façonné ?
Tout part d’une idée simple. Dans ce métier, on commente beaucoup de matchs, et à un moment donné la répétition des phrases m’ennuie. Je ne trouve pas intéressant de dire une fois, deux fois, cinq fois « il a frappé du plat du pied ». Notre ennemi est la banalité. Je me suis donné les moyens de varier mes commentaires. Je lis, j’essaie de récupérer des phrases, j’écoute, je m’imprègne, je vais parfois au théâtre le vendredi soir avec ma petite feuille pour noter.
Et puis, en tant qu’Argentin, je viens d’une culture radio. Dans ma jeunesse, j’écoutais les matchs à la radio. Je suis issu d’une grande famille qui se réunissait autour du poste en buvant le maté. J’ai coutume de me dire que l’on ne regardait pas la télé, nous regardions la radio… Le commentateur célèbre à l’époque s’appelait José Maria Munoz. C’était un mec qui t’expliquait dans un dixième de seconde qui était ce monsieur qui avait la balle et comment il la maniait. Il te donnait la taille de ses oreilles, la manière dont il ajustait ses chaussettes, comment il était coiffé, s’il avait un gros nez… Tout était imagé. Ma fascination vient de là.
Vous tentez d’échapper à la banalité et d’inventer votre propre réalité de ce qui se passe sur le terrain…
Oui, et des fois, on me dit que l’on ne comprend pas ce que je veux dire. Quand je dis par exemple « il a centré pour la tête du serpent », c’est parce que le centre est bas et qu’un serpent ça rampe. Ou l’autre soir, j’ai dit : « Plus long que la chanson Only youuuuu. » Pour comprendre mes commentaires, parfois, il faut un esprit ouvert, parce qu’un match de foot, malgré la dimension grave que l’on veut essayer de lui donner, ce n’est finalement qu’un jeu. Bien sûr, cela peut être important pour ceux qui gagnent ou qui perdent, et pour qui le résultat peut avoir une influence directe sur leur carrière, mais pour les spectateurs ou les journalistes, je trouve qu’il y a de très loin des choses beaucoup plus graves.
Vous parliez de théâtre. Quelles sont vos influences culturelles ?
Premièrement, j’ai une mémoire catastrophique. Souvent, je pense dire quelque chose et le moment venu j’oublie. Je travaille en préparant des tonnes de fiches. Je suis de la vieille école, je n’ai pas d’ordinateur. Je n’ai pas la connaissance littéraire pour lire tel ou tel auteur, mais j’aime bien m’imprégner de livres de proverbes, d’oxymores, ou tout simplement d’un dictionnaire. J’ai pas mal d’amis aussi réalisateurs, ou des auteurs, comme Bruno Gaccio, qui peuvent m’inspirer. Je vais aussi assister à des one-man-show, parce que le mec fait des jeux de mots qui m’interpellent. Je trouve aussi qu’au théâtre la parole est plus présente qu’au cinéma. On y trouve des phrases qui disent plus de choses.
Vous n’êtes donc pas uniquement dans l’improvisation. Quel est l’équilibre entre la préparation et l’instant ?
J’ai commencé dans ce métier en 1998 grâce à M. Charles Biétry. J’ai encore des feuilles qui datent de la Coupe du monde en France. Je les ai avec moi. Mais attention, je ne suis pas d’une méthodologie carrée, je suis latin. Parfois, je dis la moitié d’une phrase que j’ai préparée avec la moitié d’une autre. Je mélange sur le moment. Pendant le match, je ne me contrains pas à un cadre rigide. Je dois me sentir libre.
Etes-vous conscient du charme, voire de la poésie, de certaines de vos erreurs de syntaxe ou de français ?
Non, je ne me rends pas compte. Je pense qu’employer ce mot est bien trop honorable. Des fois, je vais dire la « titularité » au lieu de la titularisation. On m’a dit que c’était incorrect. Mais pour moi la titularisation, ça banalise le mot. Donc je continue à le dire. Ce que vous me dites m’étonne, car attention, j’ai des enfants, je suis un abuelo, un « grand-père » en espagnol, je ne veux pas que mes petits-enfants me disent tu as dit ça, tu as fait cela.
J’ai 60 ans, ma carrière est derrière moi. Mon but n’est pas de me faire remarquer ou d’essayer d’être le meilleur. Je ne fais qu’essayer de raconter le football. Autour de nous, certains se prennent pour je ne sais quoi. Mon accent, ma manière d’employer les mots changent. Cela me rend différent malgré moi. Je ne veux pas faire volontairement les erreurs de prononciation ou de verbes. J’aimerais pouvoir les limiter, mais ça ne sera pas pour demain. Ni pour samedi…
En parlant de ce France-Argentine, vous vous surpassez toujours lors des matchs de l’Argentine et de Lionel Messi…
Ce match, j’ai demandé à ma direction de ne pas le faire. Cela fait trente-sept ans que je suis en France, je suis arrivé en 1981. Je suis français. J’ai toutes mes bases, ma famille, ma maison, mon cheval, ma guitare. Sauf que je suis Argentin, je m’incarne dans cette passion fanatique, cette folie irrationnelle du football en Argentine. Je serai aux commentaires car on m’a dit qu’il fallait que j’y sois. Je ne vais supporter personne.
Je me donne le droit de me laisser emporter par le jeu, par celui qui me donne le plus d’émotions. Peu importe sa nationalité, sa couleur de maillot. Un tacle ou un dégagement en tribune ne me fait pas lever de mon siège. Un dribble, une feinte ou une combinaison me transmettent quelque chose que je veux mettre en valeur. Et oui, Messi incarne le mec que nous avons tous rêvé d’être dans la cour de récréation, c’est le petit chien qui court après la balle. Il m’a transmis beaucoup plus de fois que quiconque ce genre d’émotions. C’est pour cette raison que je suis souvent allé dans mes délires à travers ce joueur-là.
Omar da Fonseca interviendra au Monde Festival dans le cadre d’un débat sur « l’amour foot » avec le metteur en scène Mohamed El Khatib et la politologue Marie-Cécile Naves, samedi 6 octobre de 10 heures à 11 h 30 à l’Opéra Bastille (studio). 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ L’Europe doit se prononcer sur la classification de cette substance comme cancérogène possible par inhalation.
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Bataille sur les nanoparticules de dioxyde de titane

L’Europe doit se prononcer sur la classification de cette substance comme cancérogène possible par inhalation.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 11h41
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 12h52
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

La France suivra-t-elle les avis de ses propres experts ? Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a rendu, lundi 25 juin, une série de recommandations destinées à « protéger les travailleurs et les personnes au voisinage de sites de production ou de manipulation de nanoparticules de dioxyde de titane [TiO2] ».
Le rapport du HCSP s’inscrit dans la continuité de plusieurs expertises officielles suggérant le caractère cancérogène du TiO2 – notamment celle de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) ou encore celle, dès 2006, du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). Mais cette fois, le rapport du HCSP survient au milieu d’un bras de fer réglementaire sur la classification de cette substance comme cancérogène possible (catégorie 2), par inhalation, au niveau européen.
Une telle mesure entraînerait, en Europe, des restrictions importantes et des obligations d’étiquetage pour de nombreux produits contenant du TiO2 (peintures, matériaux de construction, cosmétiques, médicaments, aliments transformés, etc.). Les enjeux économiques et industriels sont considérables. Les Etats membres de l’Union doivent arrêter leur position d’ici au 13 juillet et dire à la Commission européenne s’ils sont favorables, ou non, à la classification du produit. Bruxelles espère pouvoir mettre au vote la décision à la rentrée.
En France, le dossier oppose le ministère de la transition écologique à ceux de l’économie et du travail
La position de Paris pourrait être déterminante. En France, le dossier oppose d’une part le ministère de la transition écologique et solidaire et, d’autre part, les ministères de l’économie et du travail. Selon nos informations, le ministère de Nicolas Hulot appuie une classification du produit sous toutes ses formes, de liquide et de poudre, tandis que Bercy et la rue de Grenelle sont plus attentifs à l’impact industriel et économique d’une mesure...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ L’interdiction concernera l’accès aux ports mais aussi les activités de fourniture de carburants aux ONG, a déclaré le ministre de l’intérieur et chef de la Ligue, parti d’extrême droite.
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Migrants : les ports italiens seront fermés « tout l’été » aux ONG, annonce Matteo Salvini

L’interdiction concernera l’accès aux ports mais aussi les activités de fourniture de carburants aux ONG, a déclaré le ministre de l’intérieur et chef de la Ligue, parti d’extrême droite.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 14h24
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 17h08
   





                        



   


Le ministre de l’intérieur italien, Matteo Salvini, a annoncé vendredi 29 juin que les ports italiens seraient fermés « tout l’été » aux ONG qui secourent des migrants en Méditerranée. « Les ONG verront l’Italie seulement en carte postale », a déclaré au micro d’une radio M. Salvini, qui est aussi vice-premier ministre et chef de file la Ligue, parti d’extrême droite.
« Les ports seront fermés tout l’été », a affirmé M. Salvini. Il a ajouté que l’interdiction concernait non seulement l’accès aux ports mais aussi « les activités de fourniture de carburant aux ONG ». « Comme me disent les militaires italiens et même les Libyens, les ONG aident les passeurs, consciemment ou pas », a-t-il poursuivi, en assurant que l’Italie « continuerait à sauver tous ceux qui doivent être sauvés, avec les Etats qui sont des Etats ».
Salvini « satisfait » de l’accord signé à Bruxelles
Le ministre s’est aussi dit « satisfait et fier pour les résultats du gouvernement à Bruxelles », lors du Conseil européen consacré à la question des migrants.
« Finalement l’Europe a été obligée d’accepter la discussion sur une proposition italienne. Par rapport au néant des gouvernements Letta, Renzi et Gentiloni, nos nombreuses requêtes ont été acceptées. L’Italie est sortie de son isolement et joue à nouveau un rôle. »
Les dirigeants des pays de l’UE ont bouclé un accord vendredi au petit matin sur les migrations, salué par l’Italie, qui avait menacé de faire capoter le sommet à Bruxelles s’il ne lui était pas manifesté plus de solidarité face aux arrivées de migrants.

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Nouveau naufrage au large de la Libye
Par ailleurs, les corps de trois bébés ont été repêchés et une centaine de personnes sont toujours portées disparues après le naufrage, vendredi, d’une embarcation de migrants au large de la Libye.
Près de 120 personnes avaient pris la mer à bord d’un canot pneumatique, avant que celui-ci coule, à 6 km des côtes libyennes, ont fait savoir à l’Agence France-Presse des rescapés conduits dans la région d’Al-Hmidya. Seulement seize migrants ont pu être secourus. Ce sont tous de jeunes hommes, venus notamment du Yémen, de Gambie, de Zambie et du Soudan.
Une explosion s’est produite à bord du canot quelques heures après son départ des côtes libyennes, et le moteur a pris feu. L’embarcation a commencé à prendre l’eau. Les migrants ont tenté de s’agripper à une partie du canot ou à des bidons de carburant tombés à l’eau. Selon les gardes-côtes, ils ont été aperçus par des pêcheurs, qui ont alerté la marine.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Ces réductions d’effectif se feront par le biais du non-remplacement de personnel partant à la retraite ou de reclassements au sein de l’entreprise ferroviaire.
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La SNCF prévoit de supprimer plus de 700 postes dans sa branche fret

Ces réductions d’effectif se feront par le biais du non-remplacement de personnel partant à la retraite ou de reclassements au sein de l’entreprise ferroviaire.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 13h38
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 14h43
   





                        



   


Plus de 700 postes vont être supprimés d’ici à 2021 dans la branche fret ferroviaire de la SNCF, selon une information de France Info, vendredi 29 juin.
Le plan d’économies de la direction de la SNCF, « dévoilé lors d’une réunion d’information interne cette semaine », prévoit que ces réductions d’effectif se feront via des non-remplacements de départs à la retraite ou des reclassements au sein de l’entreprise ferroviaire.
Ces prévisions doivent faire l’objet d’un point d’information le 10 juillet devant les instances représentatives du personnel de la branche fret, qui compte moins de 6 000 salariés, a précisé une source interne à l’Agence France-Presse.
Une filière à part entière
La SNCF a lancé mi-avril, en plein conflit des cheminots contre la réforme ferroviaire, la filialisation de sa branche fret, déficitaire et lourdement endettée (4,3 milliards d’euros).
Après une recapitalisation effectuée « au sein du groupe SNCF », Fret SNCF « serait dotée d’une personnalité juridique propre, société dont le groupe public ferroviaire détiendrait 100 % du capital », avait fait savoir la direction de l’entreprise ferroviaire, qui envisageait la naissance de cette nouvelle entité au premier semestre 2020.

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Ce calendrier aurait été décalé d’un an, à 2021, en raison notamment des conséquences de la grève des cheminots sur l’activité, selon la source interne, qui souligne que les effectifs de la branche fret ont déjà été divisés de moitié en dix ans.
La CGT-Cheminots avait demandé en juin au gouvernement de « geler le nouveau plan de baisse du fret ferroviaire ».



                            


                        

                        


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Mexique : 133 hommes politiques assassinés pendant la campagne électorale

Les électeurs mexicains sont appelés à élire leur président dimanche. Des sièges de députés, de sénateurs et de nombreux mandats locaux sont aussi en jeu.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 10h40
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 10h44
   





                        


La campagne électorale mexicaine a été marquée par l’assassinat de 133 hommes politiques, relève, vendredi 26 juin, le cabinet d’études Etellekt. Parmi les victimes figurent vingt candidats et vingt-huit précandidats à des mandats locaux aux élections générales du 1er juillet.
« Au moins 71 % des agressions ont visé des autorités élues ou des candidats qui aspiraient à des mandats locaux, particulièrement des postes dans les municipalités », a précisé Ruben Salazar, directeur d’Etellekt sur Radio Formula.
« Lors des élections de 2012, durant tout le processus électoral, il n’y avait eu que neuf hommes politiques assassinés et un candidat selon nos chiffres », a-t-il rappelé, pointant « de très graves problèmes de gouvernance locale ».

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Elections dimanche
Il s’agit de l’élection la plus violente jamais connue au Mexique, dans un pays qui a, en outre, enregistré l’an dernier un chiffre record de 25 339 homicides.
La guerre lancée en 2006 par le gouvernement de Felipe Calderon (2006-2012) contre les cartels a fragmenté ces groupes criminels en cellules délictueuses plus petites et souvent très violentes. Elles n’hésitent pas « à se débarrasser des hommes politiques qu’elles n’arrivent pas à contrôler » a expliqué M. Salazar à l’Agence France-Presse.
Quelque 88 millions d’électeurs sont appelés aux urnes, le 1er juillet, pour élire leur président mais également 500 députés, 128 sénateurs, huit gouverneurs et près de 2 800 mandats locaux, dont celui de maire de Mexico.



                            


                        

                        


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Entretien

« Nicki Minaj est la transfiguration du mythe vaudou de Mami Wata »

Pour le sociologue gabonais Joseph Tonda, l’imaginaire des Africains continue d’être colonisé par l’utopie occidentale au moyen des écrans.

Propos recueillis par                                            Matteo Maillard (Dakar, correspondance)




LE MONDE
              datetime="2018-06-29T14:24:42+02:00"

        Le 29.06.2018 à 14h24






    
La chanteuse Nicki Minaj aux MTV Video Music Awards, à Los Angeles, en août 2015.
Crédits : Mario Anzuoni/REUTERS


Joseph Tonda est sociologue à l’université Omar-Bongo, à Libreville, et invité régulier de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), à Paris. Dans son dernier ouvrage, L’Impérialisme postcolonial, critique de la société des éblouissements, il dénonce, à la suite de Guy Debord, une société du spectacle techno-capitaliste qui éblouit ses sujets. Cheville d’un capitalisme décuplé par l’avènement technologique, ce système mutant s’attaque aux déshérités, en leur faisant miroiter à travers les écrans les mirages d’une utopie de l’autre côté de la Méditerranée. Une « afrodystopie » présente selon le sociologue gabonais, dans les nombreux contenus culturels déversés sur tout le continent : des clips lascifs de chanteuses comme Nicki Minaj jusqu’au récent succès cinématographique de Black Panther. Bienvenue dans une néocolonisation de l’imaginaire aux conséquences bien réelles.

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Pourquoi les écrans de téléphone, d’ordinateur et de télévision sont-ils un prolongement de l’impérialisme, un outil de poursuite de la colonisation ?
Joseph Tonda Toutes les situations de colonisation sont des situations de rencontre. Chacun voit l’autre en fonction de son histoire et de sa culture, son écran en quelque sorte. Les Européens, blancs, en venant en Afrique, ont vu des diables, des bêtes. Les Africains noirs, eux, ont vu des fantômes de leurs ancêtres. Cette rencontre a produit ce que j’appelle un éblouissement, une subjugation qui a emprisonné les Africains dans la soumission. Ces éblouissements se transmettent aujourd’hui par les écrans, devenus dispositifs perpétuant la colonisation. Cela ne concerne pas que les Africains. Aujourd’hui, la civilisation de l’écran est mondiale. Tout le monde est exposé à leurs éblouissements. Il faut voir derrière ces écrans un outil idéal de reproduction du capitalisme, un spectre qui colonise l’inconscient de tous et modifie nos comportements.
Dans votre livre, vous prenez en exemple la star américaine Nicki Minaj et son clip suggestif Anaconda, situé dans une forêt africaine…
« Nicki Minaj a des clones à Brazzaville, à Kinshasa, à Douala, à Libreville »
Elle est l’exemple même de l’éblouissement capitaliste. Femme afrodescendante devenue instrument d’un néolibéralisme où chacun est à la fois producteur et marchandise, Nicki Minaj a des clones à Brazzaville, à Kinshasa, à Douala, à Libreville. Vous voyez des filles qui s’habillent et se comportent comme elle. Cette colonisation qui ne dit pas son nom se démultiplie et se dissémine. Ces filles séduites, voulant lui ressembler, deviennent des agents de dissémination d’une culture capitaliste qui n’est pas africaine.

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Comment le capitalisme que vous décriez utilise-t-il les écrans qui nous entourent pour se diffuser ?
La particularité de ce colonialisme, c’est qu’il n’est pas violent. Il fonctionne à la fascination, à la séduction, à l’éblouissement. Les écrans sont devenus outils de travail comme de divertissement. Ils occupent nos journées et nos nuits. Nous nous bombardons d’images en permanence, volontairement. Nous participons activement à notre propre colonisation.
Quel est le risque pour l’Africain ?
Le risque, c’est de réaliser ce que Guy Debord avait conceptualisé dans La Société du spectacle, ce que j’appelle aujourd’hui « la société des éblouissements ». Dans La Société du spectacle, Debord disait que la réalité s’éloigne dans la représentation, que nous vivons une dépossession de notre réalité. Dans la société des éblouissements, le réel ne s’éloigne pas mais s’incorpore, s’intériorise à travers les images-écrans que nous absorbons.

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Quand cette société des éblouissements est-elle née ?
Je pense qu’elle a commencé au lendemain de la seconde guerre mondiale, avec l’essai atomique américain sur l’île de Bikini. Un couturier français, Louis Réard, a décidé d’appeler son nouveau vêtement, très osé pour l’époque, le bikini, car il souhaitait produire le même effet d’éblouissement que la bombe nucléaire avait eu sur le public. D’un instrument de mort massive, il en a fait une métonymie sexuelle, de la fascination et de la séduction. « Bombe » au sens sexuel est ensuite entrée dans le langage courant.
Cette colonisation par éblouissement serait donc une forme de séduction ?
« Le monde occidental est une utopie transmise en Afrique par les écrans »
Oui, et il y a là quelque chose de troublant. Car la séduction et l’éblouissement ont été pensés de la même manière dans de nombreux mythes à travers la colonisation africaine. Je pense à cette légende urbaine du Congo belge, dans les années 1950 : le mythe d’une voiture dont les phares, éblouissant la nuit, transformaient les Congolais en cochons ; objet qui terrorisait et soumettait les colonisés. Il y a aussi la figure de Mami Wata, déesse vaudou de l’eau que l’on trouve notamment au Congo et au Bénin, à qui on vouait un culte. Le haut de son corps est celui d’une femme blanche, le bas est une queue de poisson ou de serpent. Lorsqu’on signe un pacte avec elle, il faut lui offrir une personne en sacrifice. Dans ces cultures africaines, elle renvoie au mythe de la puissance esclavagiste qui vous possède. Nicki Minaj est en quelque sorte la transfiguration contemporaine de ce mythe.

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Vous développez aussi une théorie sur « l’afrodystopie ». De quoi s’agit-il ?
De plus en plus d’Africains, à travers ce genre de personnage télévisuel, vivent ailleurs, dans un monde transposé par l’écran qui n’est pas leur quotidien. Ils vivent dans un réel insalubre qu’ils ne transforment pas, car les écrans sont une distraction si grande qu’ils en oublient leur propre vie. Le monde occidental est une utopie transmise en Afrique par les écrans. L’attirance est si forte qu’elle pousse certains à traverser la mer Méditerranée ou le désert libyen pour la vivre plutôt que de changer leur réalité. Mais cette utopie se révèle bien souvent une dystopie mortelle. L’afrodystopie, c’est ça : le rêve immobile qui se termine en cauchemar réel.
Vous dites qu’il n’existe dans la littérature africaine presque aucun exemple de récit utopique. Pourtant le phénomène récent du film Black Panther, qui prend pour sujet l’utopie d’un royaume africain ayant évité la colonisation grâce à sa maîtrise de la technologie, a eu un succès phénoménal sur le continent et dans la diaspora. Comment l’expliquer ?
« Marvel a compris que les Noirs souffrent d’une blessure narcissique profonde »
C’est le film le plus afrodystopique qui soit. On parle d’une civilisation imaginaire, dans une Afrique qui n’existe pas. Le récit n’est pas africain, mais américain. Il s’agit d’une production Marvel. La puissance de ce royaume du Wakanda s’est construite sur l’exploitation d’un minerai issu d’une météorite. Ce n’est pas le produit du génie africain mais un fétiche, comme l’argent. Marvel a compris que les populations noires, africaines et afrodescendantes, souffrent d’une blessure narcissique profonde d’avoir été mises en esclavage puis colonisées. On leur dit : voilà ce que vous seriez si l’on ne vous avait pas colonisés, contentez-vous de ce rêve utopique pour vous valoriser et nous faire gagner de l’argent, mais ne vous employez pas à changer votre quotidien. Voilà l’afrodystopie dans toute sa splendeur. Si les Noirs ont couru dans les salles obscures, c’était pour panser cette blessure. C’est une illusion. Le film ne changera pas leur quotidien.

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Comment sortir de ce schéma ? Les Africains doivent-ils concrétiser leurs propres utopies au lieu de se nourrir de l’Occident ?
C’est une voie possible. L’Afrique doit sortir de la nuit pour se projeter dans le futur, anticiper. L’anthropologue Roger Bastide disait que ce qui caractérise la civilisation occidentale, c’est que, devant une situation dystopique, elle se projette dans le futur en créant des utopies, alors qu’en Afrique, devant situation semblable, elle s’enfonce dans la nuit, croyant y trouver des réponses. Frantz Fanon avait fait remarquer que dans la transe nocturne, l’Africain trouvait une solution provisoire ou dérisoire lui permettant de résister. Un moyen de résilience devant la dureté de la situation coloniale. Ce qui va permettre de se décoloniser, c’est l’instruction, la réflexion et l’intelligence de nos peuples capables de se regarder en face plutôt que de regarder les écrans.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ En France, le nombre de fraudeurs a baissé de 8 % l’an dernier, pour atteindre 10,6 millions.
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La piraterie audiovisuelle a coûté plus de 1 milliard d’euros en  2017

En France, le nombre de fraudeurs a baissé de 8 % l’an dernier, pour atteindre 10,6 millions.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 11h40
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            Nicole Vulser








                        



                                


                            

Une bonne nouvelle. Selon le rapport d’EY réalisé avec le soutien de l’Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (ALPA) et publié jeudi 28 juin, le nombre de personnes qui ont piraté des films et des programmes audiovisuels en France a baissé de 8 % en 2017, pour atteindre 10,6 millions. En moyenne, elles consomment moins de contenus illégaux (– 4 %).
Les purs et durs qui ne dépensent jamais le moindre centime pour un produit légal constituent 2 % de la population. Mais, aujourd’hui, pratiques légales et illégales tendent à se mélanger, puisqu’un pirate sur trois est abonné à Netflix.
Une moins bonne nouvelle. Le piratage reste à un niveau très élevé dans l’Hexagone et a concerné 2,13 milliards de films, séries et documentaires en 2017. Même si le manque à gagner a diminué d’environ 10 % par rapport à 2016, il représente encore 1,18 milliard d’euros. L’étude précise que l’Etat reste le plus gros perdant de l’affaire, avec 408 millions de recettes fiscales évanouies.
Le streaming reste, de loin, le moyen de consommation de contenus illégaux le plus utilisé, à 35 %. Le film constitue également le premier secteur piraté (à 94 %, devant les séries, à 87 %). Les longs-métrages américains sont les plus prisés. Pour les films français, Ma famille t’adore déjà (Jérôme Commandeur, Alan Corno, 2016), Papa ou maman 2 (Martin Bourboulon, 2016), Raid dingue (Dany Boon, 2016) et Valérian (Luc Besson, 2017) sont arrivés en tête des plus copiés illégalement.
« Le Royaume-Uni et l’Allemagne » meilleurs que la France
Dans les séries, les pratiques illicites sont directement corrélées à la sortie des nouveaux épisodes sur les chaînes ou les plates-formes étrangères. Dès sa diffusion aux Etats-Unis, la 7e saison de Game of Thrones est devenue l’œuvre la plus piratée en France, en 2017.
La lutte contre le piratage n’est efficace que sur certains protocoles. D’importants sites...




                        

                        


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En Inde, le viol d’une fillette de 8 ans provoque un émoi national

Des centaines de personnes ont manifesté vendredi dans le centre de l’Inde pour la troisième journée de suite. La jeune victime se trouve, elle, dans un état critique.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 15h49
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 16h05
   





                        


Plusieurs centaines de personnes ont manifesté vendredi 29 juin dans le centre de l’Inde pour la troisième journée de suite après le viol brutal d’une fillette de 8 ans. La jeune victime se trouve dans un état critique. Une foule portant des pancartes et chantant « Mort au violeur » s’est rassemblée en plusieurs lieux du district de Mandsaur, dans l’Etat du Madhya Pradesh, pour réclamer la pendaison du suspect de l’agression sexuelle d’une écolière de la zone.
Ces rassemblements rappellent, dans une moindre mesure, l’émoi populaire qu’avait provoqué un viol collectif à New Delhi en 2012 qui avait choqué la planète et jeté une lumière crue sur les violences sexuelles en Inde.

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Un suspect arrêté
Dans cette nouvelle affaire, un homme est accusé d’avoir mardi enlevé une fille de 8 ans à la sortie de l’école alors qu’elle attendait son père, en lui assurant qu’il la ramenait chez elle, a expliqué la police locale.
A la place, il l’aurait conduite dans un endroit isolé où il l’aurait brutalement violée et lui aurait tranché la gorge, la laissant agoniser. Elle a été découverte par des habitants. La victime « reste dans un état critique dans l’unité de soins intensifs. Elle est dans l’incapacité de parler car ses cordes vocales ont été endommagées par une coupure profonde à la gorge », a déclaré un médecin qui a requis l’anonymat.
Interpellé, un suspect est actuellement interrogé par les forces de l’ordre et risque des poursuites pour viol et tentative de meurtre, a annoncé le vice-directeur de la police du district de Mandsaur, S. S. Kanesh.
Nombre de commerces et d’écoles sont restés fermés dans le district. Des étudiants ont manifesté en portant des brassards noirs. Des policiers antiémeute ont été déployés préventivement, à la suite de heurts avec les protestataires jeudi soir. « Il y a eu plusieurs manifestations mais la situation reste sous contrôle », a assuré M. Kanesh.
Quelque 40 000 viols ont été signalés en Inde en 2016, selon des statistiques du gouvernement. Les experts estiment toutefois que ce chiffre ne représente que la partie émergée de l’iceberg, en raison de la culture du silence qui prévaut dans cette société très patriarcale. A tel point qu’avec une population presque vingt fois inférieure (66,9 millions d’habitants alors que l’Inde en compte 1,32 milliard), il y a chaque année plus de viols ou tentatives de viol déclarés en France (environ 65 000) qu’en Inde.

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Etats-Unis : le « Capital Gazette », victime d’une fusillade, publie une édition en hommage aux victimes

Une attaque à l’arme à feu dans la rédaction de ce journal du Maryland a fait cinq morts, jeudi. La rédaction a tenu à publier une édition vendredi.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 15h33
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 17h41
   





                        


« Nous n’avons pas les mots. » Le Capital Gazette, journal américain du Maryland cible d’une attaque à l’arme à feu qui a fait cinq morts, jeudi 28 juin, a tenu à publier son édition de vendredi pour rendre hommage aux journalistes tués. Sa « une » est simple, factuelle et glaçante, sans adjectif. « Cinq personnes abattues au Capital », est-elle titrée.

https://t.co/dEiIgEd15K— capgaznews (@Capital Gazette)


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A l’arrière de camionnettes, dans un parking situé à quelques centaines de mètres de leur salle de rédaction bouclée par la police, les journalistes ont recréé des bureaux de fortune pour raconter la tragédie dont ils ont été les victimes. « Je ne sais pas quoi faire d’autre à part ça », a expliqué un journaliste, Chase Cook, jeudi. « Je ne peux pas dormir, donc la seule chose que je puisse faire c’est rendre compte des faits », a écrit sur Twitter pendant la nuit un autre journaliste, Phil Davis.
Ce dernier a fait savoir que le suspect, Jarrod Ramos, avait été mis en examen notamment pour meurtre avec préméditation. Le tireur a fait irruption jeudi après-midi dans la salle de rédaction, armé d’un fusil. Une fois ses crimes commis, il s’est laissé arrêter sans difficulté. C’est un homme de 38 ans qui entretenait une relation conflictuelle avec le journal qu’il avait, sans succès, attaqué en diffamation.
Quatre journalistes et une assistante marketing tués
Quatre des victimes de la fusillade de jeudi sont mortes sur le coup, la cinquième a succombé à l’hôpital. L’attaque a également fait deux blessés légers. Les noms des victimes sont imprimés à la page habituellement réservée aux éditoriaux, laissée vide.
Gerald Fischman, le responsable des éditoriaux, fait partie des personnes tuées. Agé de 61 ans, il travaillait au journal depuis vingt-six ans. Robert Hiaasen, le rédacteur en chef adjoint du journal, a également été fauché par les balles du tireur, à 59 ans. Père de trois enfants et venant de fêter ses trente-trois ans de mariage, il travaillait dans ce quotidien depuis 2010, après avoir passé dix-sept ans au Baltimore Sun.
John McNamara, 56 ans, couvrait l’actualité sportive et celle des lycées et université. Il avait passé plusieurs années dans un journal concurrent d’Annapolis en tant que journaliste sportif. Wendi Winters, également victime de l’attaque, avait 65 ans et était responsable des éditions spéciales. Mère de quatre enfants, elle avait commencé sa carrière à New York, dans la mode et les relations publiques, avant de s’installer dans le Maryland il y a une vingtaine d’années. Elle avait intégré le Capital Gazette en 2013. Rebecca Smith, assistante marketing de 34 ans, décrite comme gaie et dynamique, fait également partie des victimes.
« Demain, cette page reviendra à son but originel, qui est de proposer à nos lecteurs des opinions informées », est-il précisé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes remet, vendredi, un rapport à Marlène Schiappa sur les « actes sexistes durant le suivi gynécologique et obstétrical ».
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Douze articles du « Monde » pour comprendre le débat sur les violences gynécologiques et obstétricales

Le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes remet, vendredi, un rapport à Marlène Schiappa sur les « actes sexistes durant le suivi gynécologique et obstétrical ».



Le Monde
 |    29.06.2018 à 08h03
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 11h27
    |

                            Les Décodeurs








                        


Le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE) a rendu publiques, vendredi 29 juin, vingt-six recommandations pour lutter contre les violences durant le suivi gynécologique et obstétrical dénoncées par les femmes.
C’est Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les hommes et les femmes, qui avait commandé ce rapport. Elle avait déclaré vouloir « objectiver le phénomène, le quantifier et identifier les problématiques » après avoir suscité, en juillet 2017, un tollé chez les gynécologues en dénonçant les « violences obstétricales », dont certaines femmes se disent victimes.
Entre-temps, ce rapport a changé d’intitulé, passant de l’étude des violences obstétricales aux « actes sexistes durant le suivi gynécologique et obstétrical » des femmes.
Pour comprendre les enjeux et le contexte, retrouvez ci-dessous une sélection d’articles publiés sur Le Monde.fr.
Sur le suivi gynécologique
Dès 2014, des femmes racontent leur expérience lors des consultations gynécologiques, sur les réseaux sociaux pour dénoncer les remarques sexistes, le manque de consentement ou les propos moralisateurs, sous le mot-clé #payetonuterus.
Les témoignages : #PayeTonUtérus, contre les gynécologues irrespectueux
Au-delà de ces témoignages, de nombreuses femmes se plaignent simplement de la difficulté à obtenir un rendez-vous chez un gynécologue, faute de praticiens en nombre suffisant. Le Monde a révélé fin 2017 que le nombre de spécialistes avait chuté de 41,6 % en dix ans et engendre de fortes disparités entre les territoires.
L’enquête (en éditions abonnés) : Consulter un gynécologue, la grande galère
Les gynécologues médicaux ne sont pas les seuls à pouvoir assurer le suivi et la prévention pour les femmes en bonne santé, qui peuvent aussi être réalisés par les médecins généralistes et les sages-femmes, habilitées à prescrire des contraceptifs depuis 2009.
Les explications chiffrées : Gynécologie, qui fait quoi ? 

Sur les « violences » perçues et la médicalisation de l’accouchement
Le moment très particulier de l’accouchement figure sans surprise au premier plan des témoignages de traumatismes gynécologiques. Des récits de femmes partagés sur Internet et publiés dans les médias décrivent des pratiques considérées comme intrusives, ou l’impression de « n’être plus qu’un utérus ».
Les témoignages recueillis par « Le Monde » (en édition Abonnés) : Accouchement, la parole des femmes se libère
Paradoxalement, ces récits de souffrance émergent alors que la naissance est de plus en plus maîtrisée, avec une gestion de la douleur par l’usage quasi généralisé de la péridurale. Cette médicalisation, observée depuis trente ans, n’a été que timidement remise en cause durant les dernières années.
Le récit : Comment la naissance est devenue un acte médicalisé
Sur l’épisiotomie
Parmi les « violences obstétricales » revient régulièrement la question de l’épisiotomie, incision réalisée au cours de l’accouchement pour faciliter le passage de la tête du bébé, dont la réalisation systématique est désormais contestée. Marlène Schiappa en avait d’ailleurs fait le point de départ de sa demande de rapport au HCE. Au risque d’avancer des chiffres très supérieurs à la réalité.
La vérification : un taux d’épisiotomie bien inférieur à 75 % mais de vraies questions
Ce sujet très intime a fait l’objet de multiples rumeurs, comme celle du « point du mari », selon laquelle l’obstétricien profiterait de la suture post-accouchement pour resserrer le vagin de la femme pour augmenter le plaisir sexuel de son conjoint.
L’analyse : Derrière le point du mari, le traumatisme de l’épisiotomie
Pour mieux appréhender la réalité de cet acte, Le Monde a recueilli les données des épisiotomies réalisées en 2016 dans l’ensemble des maternités de France. Résultat : ce taux est très disparate, passant, selon les profils des établissements, de 0,3 % à 45 % des accouchements pour une moyenne nationale de 20 %.
L’enquête (en édition abonnés) : Episiotomie, pourquoi de tels écarts entre les maternités ?
Sur les maternités
Ce questionnement sur l’épisiotomie s’inscrivait dans une recherche plus vaste sur la diversité des pratiques selon les maternités et sur la médicalisation de l’accouchement.
Le moteur de recherche : Césarienne, épisiotomie, comparez les maternités près de chez vous
La concentration des maternités, décidée par les pouvoirs publics pour accroître la sécurité des accouchements, a aussi pu être dénoncée par certaines femmes, qui recherchent des structures « à taille humaine », et par des professionnels de santé qui déplorent le manque de moyens.
Les données : deux tiers des maternités ont fermé en quarante ans

> Retrouvez tous les articles explicatifs des Décodeurs




                            


                        

                        


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Réforme constitutionnelle : les députés rejettent la restriction du droit d’amendement

L’article s’inscrivait dans des craintes manifestées à plusieurs reprises par l’opposition depuis la genèse du projet de loi constitutionnelle, beaucoup y voyant un projet menaçant d’affaiblir le Parlement.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 11h13
    |

            Manon Rescan








                        


C’est l’une des batailles-clés de la révision constitutionnelle et elle a connu un rebondissement inattendu vendredi 29 juin. Les députés ont supprimé, lors de l’examen en commission, un article proposé par le gouvernement qui restreignait le droit d’amendement. Le vote a été extrêmement serré, sept députés votant pour sa suppression, et six contre. « Je pense que ça va faire un peu d’actu aujourd’hui », a prédit le député du parti Les Républicains Philippe Gosselin qui présidait la séance et qui a voté en faveur de la suppression de cet article.
Dans cet article 3, le texte du gouvernement prévoyait, pour mettre fin à « l’obstruction » parlementaire, d’étendre le pouvoir d’« irrecevabilité » du gouvernement, en lui permettant d’écarter les amendements « sans lien direct avec le texte » ou « dépourvus de portée normative ». Une disposition qui a fédéré contre elle toute l’opposition : des représentants de l’ensemble des groupes en souhaitaient la suppression. Fait notable : le groupe MoDem, partenaire de la majorité, s’opposait également à cet article de même que deux députés La République en marche (LRM), Paul Molac et François-Michel Lambert.
« On va écorner la démocratie »
Pour ces députés, l’article s’inscrivait dans des craintes manifestées à plusieurs reprises par l’opposition depuis la genèse du projet de loi constitutionnelle, beaucoup y voyant un projet menaçant d’affaiblir le Parlement. « Vous êtes engagés dans une stratégie de cadenassage de l’action parlementaire », avait dénoncé avant le vote le député socialiste David Habib. « On va écorner la démocratie », s’était également indigné l’élu Les Républicains Arnaud Viala.
Le groupe LRM et le corapporteur du texte Marc Fesneau avaient, eux, prévu de réduire la portée du projet gouvernemental, en proposant une réécriture de l’article visant à autoriser le maintien des amendements ayant un lien « indirect » avec le texte discuté. Ils n’ont toutefois pas eu l’occasion de le faire. Faute de troupes suffisamment nombreuses en ce vendredi matin, ils n’ont pu contrer l’offensive de l’opposition et du MoDem pour supprimer l’article.
Ce vote n’enterre toutefois pas définitivement l’article du gouvernement qui sera réexaminé dans l’hémicycle lors de l’examen en séance public à partir du 10 juillet. Après le vote de vendredi, les débats sur ce point devraient en être encore plus vifs.

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