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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Deux textes, que « Le Monde » s’est procurés, circulent sous le manteau à la CGT en vue du 52e congrès, en mars 2019. L’un défend une ligne réformiste. L’autre est un plaidoyer pour un syndicalisme radical « de classe et de masse ».
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ A 56,5 % du PIB, notre niveau de dépense publique est sans égal parmi les économies avancées. L’argent public est trop rare pour qu’on continue à s’en servir comme d’un pansement sur des plaies mal soignées, explique l’économiste Jean Pisani-Ferry dans sa chronique.
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« La stratégie de la dépense palliative a atteint ses limites »

A 56,5 % du PIB, notre niveau de dépense publique est sans égal parmi les économies avancées. L’argent public est trop rare pour qu’on continue à s’en servir comme d’un pansement sur des plaies mal soignées, explique l’économiste Jean Pisani-Ferry dans sa chronique.



Le Monde
 |    28.06.2018 à 15h01
    |

                            Jean Pisani-Ferry (Professeur d’économie à Sciences Po, ­à la Hertie School de Berlin et à l’Institut universitaire européen de Florence)








                        



                                


                            

Tendances France. « Pognon de dingue » : avec cette expression triviale, Emmanuel Macron a voulu faire écho au sentiment que l’argent public est mal employé. Est-ce vrai et si oui, où faut-il couper ? Ce sera le débat économique du prochain semestre. Il n’a pas eu lieu en 2017. En 2019, il sera déjà bien tard. C’est cet automne que va se jouer la politique des finances publiques du quinquennat.
A 56,5 % du PIB, notre niveau de dépense publique est sans égal parmi les économies avancées. Il excède de dix points la moyenne de la zone euro. D’autres, comme la Suède dans les années 1990, ont atteint ce niveau, mais cela n’a pas duré.
Rien n’oblige les pays européens à faire les mêmes choix. Si les Français veulent de meilleurs services publics et des assurances sociales qui les couvrent mieux, s’ils sont prêts à payer pour cela, très bien. Il n’y a problème que si la dépense n’est pas maîtrisée, ne répond pas aux préférences collectives, ou est inefficace.
Or, le constat est brutal : depuis 2000, rappelle France Stratégie, notre dépense structurelle primaire (c’est-à-dire corrigée de la conjoncture et hors paiements d’intérêts) a progressé de cinq points de PIB. Une dérive d’un tiers de point par an, ce n’est pas durablement soutenable.
Bonnes et mauvaises raisons
Deuxième travers : le financement. Depuis vingt ans, à chaque embellie de la conjoncture – en 2000-2001, 2007 et 2017 – nous abaissons les prélèvements plutôt que de résorber le déficit. Notre consentement collectif à l’impôt n’est pas à la hauteur de notre appétence pour la dépense. Cette contradiction a jusqu’ici été résolue par la dette. Ce n’est plus possible.
Enfin, nous dépensons pour de bonnes, mais aussi de mauvaises raisons.
Les bonnes, ce sont l’enseignement gratuit, des assurances sociales collectives, un Etat redistributif, un réseau étendu de services publics, une capacité autonome de défense.
Les mauvaises, ce sont l’empilement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Plusieurs carrefours du quartier du Marais avaient été ornés de ces passages piétons temporaires avant la marche des fiertés parisienne, qui se tiendra ce week-end. L’un d’entre eux avait été dégradé en début de semaine.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤                     
                                                

Contre l’homophobie, Paris va pérenniser les passages piétons aux couleurs de l’arc-en-ciel

Plusieurs carrefours du quartier du Marais avaient été ornés de ces passages piétons temporaires avant la marche des fiertés parisienne, qui se tiendra ce week-end. L’un d’entre eux avait été dégradé en début de semaine.



Le Monde
 |    28.06.2018 à 12h24
 • Mis à jour le
28.06.2018 à 12h30
   





                        


Après dégradations et insultes homophobes dans le Marais et à quelques jours de la marche des fiertés parisienne, Anne Hidalgo, la maire PS de Paris, a annoncé, mercredi 27 juin, que des passages piétons aux couleurs arc-en-ciel seront permanents à Paris.
« La lutte pour l’égalité des droits et contre les discriminations se tient pendant la quinzaine des fiertés mais aussi toute l’année », a lancé la maire de Paris devant la conférence de l’European LGBT Police Association qui se tient jeudi et vendredi à l’hôtel de Ville. En plus des « nombreuses actions que nous conduisons avec les associations, je prends aujourd’hui une décision symbolique : nous allons rendre permanents les passages piétons arc-en-ciel que nous avons installés dans le Marais », a ajouté Mme Hidalgo mettant en avant un « signal résolument positif et bienveillant » et un « message de bienvenue » pour les visiteurs du quartier.
Deux passages supplémentaires
Plusieurs carrefours du quartier du Marais, où sont concentrés la majorité des bars et boîtes de nuit gays de Paris, avaient été ornés de ces passages piétons temporaires avant la gay pride. L’un d’entre eux a été dégradé et recouvert d’insultes homophobes en début de semaine. Mme Hidalgo a annoncé avoir saisi le procureur de la République de Paris et les inscriptions ont été effacées.

        Lire :
         

          La Mairie de Paris va saisir la justice à la suite d’une dégradation homophobe



Pour répondre à ces dégradations, Mme Hidalgo a annoncé mercredi sa décision de créer deux passages supplémentaires, toujours dans le même quartier, et qui seront réalisés dans la nuit de jeudi à vendredi.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/28/19-4">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ L’amendement, adopté en commission des lois, sera soumis à l’Assemblée à partir du 10 juillet.
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Les députés inscrivent climat et biodiversité à l’article  1 de la Constitution

L’amendement, adopté en commission des lois, sera soumis à l’Assemblée à partir du 10 juillet.



Le Monde
 |    28.06.2018 à 12h15
 • Mis à jour le
28.06.2018 à 12h35
    |

            Simon Roger et 
Alexandre Lemarié








                        



   


Cet objectif semblait hors d’atteinte il y a encore quelques semaines. Les députés ont pourtant inscrit, mercredi 27 juin, la préservation de l’environnement, dont la protection de la biodiversité et l’action contre le réchauffement climatique, dans l’article premier de la Constitution. Ils ont pris cette décision lors de l’examen du projet de loi constitutionnelle en commission des lois à l’Assemblée nationale, en adoptant un amendement du rapporteur général et chef de file des élus La République en marche (LRM), Richard Ferrand.
La France « agit pour la préservation de l’environnement et de la diversité biologique et contre les changements climatiques ». Ainsi s’écrira l’article 1 de la Loi fondamentale si l’amendement est revoté lors de son examen dans l’Hémicycle à partir du 10 juillet, et si la révision constitutionnelle voulue par le chef de l’Etat parvient à son terme.
Cette reconnaissance de l’enjeu environnemental est une victoire politique pour Nicolas Hulot, après plusieurs arbitrages perdus. Le 20 juin, le ministre de la transition écologique et solidaire s’était félicité de la volonté de l’exécutif de faire figurer « environnement, climat et biodiversité » dans l’article premier de la Constitution, et non dans l’article 34, comme l’avait proposé le premier ministre en avril.

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                Le gouvernement veut inscrire la protection de l’environnement dans la Constitution



Seuls quelques élus LR opposés
Le député (Maine-et-Loire, LRM) Matthieu Orphelin, proche de M. Hulot, a salué mercredi soir « une véritable avancée (…) qui va donner à ces enjeux la place majeure et impérative qu’ils méritent dans notre République ». Plusieurs ONG se sont félicitées, elles aussi, du vote de la commission des lois. « Cette décision permettra à l’environnement, au climat et à la biodiversité de peser davantage dans la balance qu’opère le juge constitutionnel entre les différents principes inscrits dans la Constitution, tels que la liberté d’entreprendre ou le droit de propriété », a réagi le WWF dans un communiqué de presse. 

        Entretien :
         

          Inscrire le climat dans la Constitution « aura un impact réel »



Seuls quelques élus LR se sont opposés à cette mesure. Des députés de gauche auraient souhaité, pour leur part, aller plus loin. L’ex-ministre de l’écologie Delphine Batho (Deux-Sèvres, non-inscrite) a estimé que le verbe « assure » aurait été préférable à « agit », au motif que le premier aurait une portée juridique plus forte.
Elle a plaidé aussi pour que soit inscrit dans l’article 1 le principe de « non-régression », comme le suggère la formulation préconisée par Nicolas Hulot. Jeudi 21 juin, le no 3 du gouvernement avait détaillé sur France Info le texte qu’il espérait voir rédigé à l’article premier, qui démarrait par ces mots : « La République assure un niveau de protection élevé de l’environnement et en constante progression. »
« Cette constitutionnalisation du principe de non-régression n’apparaît pas dans l’amendement voté mercredi », observe le juriste Laurent Neyret. Son ajout aurait pourtant été judicieux puisque ce principe, assez récent dans le droit de l’environnement ne figure pas dans la Charte de l’environnement, promulguée en 2005.
Pour autant, le texte du 27 juin « permet d’avoir confiance dans l’ambition du gouvernement d’inscrire le devoir de protection de l’environnement à l’article 1 de la Constitution, estime le professeur de droit à l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, même si les détails de la formulation donneront certainement lieu à des ajustements ».

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                L’inscription dans la Constitution, une proposition régulièrement dégainée par les politiques






                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/28/19-5">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Pour réguler le service émergent de location en libre service de vélos et de scooters, la Ville de Paris a édicté des règles s’imposant aux opérateurs.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤                     
                                                

A Paris, une charte de bonne conduite pour les deux-roues en « free floating »

Pour réguler le service émergent de location en libre service de vélos et de scooters, la Ville de Paris a édicté des règles s’imposant aux opérateurs.



Le Monde
 |    28.06.2018 à 12h05
 • Mis à jour le
28.06.2018 à 12h10
   





                        



   


Les deux-roues en free floating (sans borne d’attache) se développent dans la capitale depuis quelques mois et, jusque-là, aucun cadre ne régulait le secteur, entraînant notamment l’encombrement des trottoirs de vélos et de scooters.
Jeudi 27 juin, la Ville de Paris a donc convié les enseignes du secteur à signer deux chartes de bonne conduite : l’une pour les vélos (Obike, Mobike, Ofo, Donkey Republic, Oribiky et Pony Bikes), l’autre pour les scooters (Coup et CityScoot). L’entreprise de trottinettes électriques Lime, installée vendredi dernier et également présente, devrait rejoindre les signataires.
Les chartes ont « vocation à servir de cadre pour la régulation du free floating dans d’autres villes » du monde, a expliqué Anne Hidalgo, « ce que nous faisons aujourd’hui est aussi regardé de près comme une expérience qui permet de nourrir » la future loi sur les mobilités.

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                L’essor des trottinettes électriques oblige à repenser le partage de l’espace public en ville



Ces chartes vont permettre de « niveler le niveau de service vers le haut pour que les scooters en partage ne soient pas détestés des Parisiens », a déclaré Bertrand Fleurose, fondateur de CityScoot. Elles imposent plusieurs règles aux prestataires.
Libérer les trottoirs
Les scooters ont interdiction de stationner sur les trottoirs, sous peine de verbalisation. Les vélos, s’ils sont tolérés, doivent respecter la « réglementation en faveur des personnes à mobilité réduite » (laisser une largeur minimale de cheminement de 1,4 m, sur les trottoirs ou la chaussée). « Le vélo de manière générale, ne doit pas constituer un obstacle, encore moins un danger », explique la charte.
Récupérer les épaves
C’est la règle des vingt-quatre heures : tout deux-roues cassé signalé sur l’appli de l’opérateur ou de la Ville de Paris doit être enlevé de la voie publique dans les vingt-quatre heures. Si ce n’est pas le cas, les services de la Ville le feront mais enverront la facture à l’entreprise. Les opérateurs s’engagent également à mettre en place « un dispositif de maintenance ».
« Il faut choisir entre le vélo jetable et le vélo durable. Nous faisons clairement le choix du vélo durable et nous demandons à tous les opérateurs de faire le même choix que nous », a expliqué Jean-Louis Missika, adjoint à la maire de Paris chargé de l’urbanisme.
Payer pour l’occupation de l’espace
C’est le point sensible et pas totalement tranché de ces chartes : « La mise à disposition du domaine public peut donner lieu à la perception d’une redevance payée par les opérateurs. » Une sorte de forfait pour occupation de l’espace public pourrait donc être instauré à l’avenir.

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                Après la fin d’Autolib’, l’avenir incertain de l’auto-partage à Paris






                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/28/19-6">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Le club est lancé par Gilles Clavreul, cofondateur du Printemps républicain.
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Le think tank L’Aurore fait « le pari d’une gauche républicaine »

Le club est lancé par Gilles Clavreul, cofondateur du Printemps républicain.



Le Monde
 |    28.06.2018 à 12h00
    |

            Abel Mestre








                        



                                


                            

Ancien délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, de 2014 à 2017, préfet en disponibilité, Gilles Clavreul lance, vendredi 29 juin, le think tank L’Aurore, dont le nom est une référence au journal dans lequel écrivait Georges Clemenceau. Avec un objectif pour ce proche de Manuel Valls et cofondateur du Printemps républicain : nourrir intellectuellement la gauche sociale-démocrate.
Pourquoi fondez-vous L’Aurore ?
Cela fait longtemps que je couve cette idée, au moins une dizaine d’années. Je fais le constat d’un chaînon manquant entre la décision politique et la réflexion. Il y a une très faible voie de communication entre le monde politique et le monde intellectuel. Les deux en pâtissent. Les débats sont très théoriques, très peu ancrés dans le réel et, à l’inverse, la décision politique devient de plus en plus technique, sans être soutenue par une vision. Il faut décloisonner le débat politique, qui est très captif d’un petit microcosme parisien. Je veux donner la parole à des praticiens.
Ce think tank sera-t-il ancré à gauche ?
Il y a une perte d’identité politique de la gauche sociale-démocrate qui aspire à gouverner, quand la gauche protestataire, aujourd’hui principalement La France insoumise, se réinvente. On veut expliquer les tendances lourdes qui font que le discours social-démocrate prend moins. Ou encore expliquer pourquoi il se dénature en évoluant vers un libéralisme teinté de préoccupations sociales. Il y a une crise très profonde qui peut aboutir à la quasi-disparition de la gauche de gouvernement ou à une transmutation de cette dernière qui empêche de dire si elle est encore de gauche.
Par exemple ?
Le macronisme s’est donné à voir, au départ, comme l’aboutissement ultime du projet de la deuxième gauche. On voit bien que les électeurs se demandent si cela a encore à voir avec la gauche.
La social-démocratie...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ La nouvelle réduction, à hauteur de 30 euros de l’aide au logement social, que doivent compenser les bailleurs, sera effective sur la quittance reçue le 30 juin.
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APL : le télescopage des baisses brouille la lisibilité pour le locataire

La nouvelle réduction, à hauteur de 30 euros de l’aide au logement social, que doivent compenser les bailleurs, sera effective sur la quittance reçue le 30 juin.



Le Monde
 |    28.06.2018 à 11h41
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            
Le gouvernement n’en finit pas de détricoter le système des aides personnalisées au logement (APL). Il s’est promis de réaliser 2,1 milliards d’euros d’économies sur le budget annuel de la mission Cohésion des territoires, et les APL sont sa première cible. A cette fin, les 2,3 millions de locataires HLM qui perçoivent l’APL risquent de ne rien comprendre à la quittance de loyer qu’ils vont recevoir pour le mois de juin.
La réforme des aides, qui devait être mise en œuvre dès le 1er février 2018, va finalement être effective le 30 juin. Elle installe une baisse des APL de 30 euros par foyer et par mois en logement social. Pour la compenser, le gouvernement a décidé une diminution équivalente du loyer prise en charge par les bailleurs sociaux. Figureront ainsi sur les quittances de juin trois nouvelles lignes : une « baisse des APL », une « réduction de loyer de solidarité » (RLS) et enfin une ligne pour le rattrapage des cinq mois de retard entre février et juin.
Il faut dire que la complexité de cette réforme a nécessité de nombreux allers-retours et des échanges d’informations et de fichiers entre les bailleurs sociaux et les Caisses d’allocations familiales (CAF), qui calculent et versent les APL. Dans une simulation préparatoire, certains calculs lésaient 23 000 locataires de cinq centimes par mois et le gouvernement a alors exigé de les refaire pour éviter de trahir la promesse du secrétaire d’Etat à la cohésion des territoires, Julien Denormandie : que les locataires n’en soient pas « d’un seul euro de leur poche ».
« Environ 10 % de nos locataires s’attendaient à une baisse ou un remboursement de loyer et sont un peu déçus », raconte Fabrice Hainaut, directeur général de l’Office public d’habitat (OPH) du Puy-de-Dôme. La Caisse nationale d’allocations familiales (CNAF) avait, en effet, dans un courrier aux allocataires du 15 mai 2018, annoncé la baisse de loyer, mais il fallait lire sa lettre jusqu’au bout pour...




                        

                        


<article-nb="2018/06/28/19-8">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Un décret plafonnant les commissions de la profession dans certaines ventes tarde à être publié.
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Les multiples faveurs du gouvernement aux agents immobiliers

Un décret plafonnant les commissions de la profession dans certaines ventes tarde à être publié.



Le Monde
 |    28.06.2018 à 11h23
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            
Les agents immobiliers sont heureux : les affaires marchent bien et le gouvernement comme le législateur multiplient gestes et faveurs à leur égard. L’exécutif tarde, au risque d’oublier, à publier un décret – attendu avant le 30 juin – plafonnant leur commission dans une vente de logement neuf ouvrant droit à l’avantage fiscal Pinel.
A l’occasion de telles ventes qui concernent, chaque année, de 60 000 à 75 000 investisseurs, les intermédiaires réclament des frais élevés, de 10 % à 15 % du prix, opaques parce que cachés à l’acquéreur et qui absorbent substantiellement l’avantage fiscal qu’il en espère, de 12 % à 21 % du prix, accordé par l’Etat. Le sénateur (LR) Albéric de Montgolfier avait, pour corriger cette dérive, introduit un amendement à l’article 68 de la loi de finances pour 2018, avec l’accord du gouvernement, mais son décret d’application, qui envisageait de fixer le plafond à 5 %, ne vient pas. Les agents immobiliers seraient-ils en train de remporter la partie ? « Je me bats depuis six mois pour faire sauter cette mesure aberrante qui consiste à limiter des honoraires privés, a expliqué Jean-Marc Torrollion, le président de la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim), en conférence de presse, mercredi 27 juin. Je cours de Bercy à la chancellerie et je sens bien l’embarras du gouvernement. »
La discussion, en première lecture à l’Assemblée nationale, sur le projet de loi « évolution du logement et de l’aménagement du numérique » (ELAN) a aussi mis du baume au cœur à la profession. La députée (LRM, Var) Valérie Gomez-Bassac a, avec l’accord du gouvernement et de la rapporteuse Christelle Dubos (LRM), soutenu un amendement protégeant le titre d’« agent immobilier », mais aussi ceux de « syndic » et « administrateur de biens » et accroissant les sanctions pénales contre ceux qui les utilisent frauduleusement, sans la carte professionnelle ad hoc ou en abusant de sa délégation. « Je me réjouis de cette proposition car...




                        

                        


<article-nb="2018/06/28/19-9">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ L’Association des maires de France, l’Assemblée des départements de France et Régions de France devraient ne pas participer à cette réunion le 12 juillet.
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Les collectivités locales au bord du boycott de la conférence des territoires

L’Association des maires de France, l’Assemblée des départements de France et Régions de France devraient ne pas participer à cette réunion le 12 juillet.



Le Monde
 |    28.06.2018 à 11h17
 • Mis à jour le
28.06.2018 à 18h37
    |

            Patrick Roger








                        


Rien ne va plus – de nouveau – entre le gouvernement et les trois principales associations représentant les collectivités territoriales : l’Association des maires de France (AMF), l’Assemblée des départements de France (ADF) et Régions de France. Alors que doit avoir lieu une dernière concertation, le 4 juillet, au sein de l’instance de dialogue chargée de préparer la prochaine conférence nationale des territoires, fixée au 12 juillet, l’ADF a annoncé, dans un communiqué publié mardi 26 juin à l’issue d’un bureau extraordinaire, qu’elle avait décidé de ne pas y participer.
Selon nos informations, cette décision n’est pas isolée. L’AMF et Régions de France devraient, elles aussi, selon toute probabilité, signifier dans les prochains jours, à l’occasion d’une conférence de presse commune des trois associations, leur refus de prendre part à cette conférence associant gouvernement, élus locaux et parlementaires, qui se réunit deux fois par an sous la présidence du premier ministre. De quoi sérieusement fragiliser le dialogue, aujourd’hui au bord de la rupture, entre l’Etat et les collectivités, alors qu’approche la date butoir, le 30 juin, pour la signature des « pactes financiers » par lesquels les 322 plus grosses collectivités s’engagent à modérer leurs dépenses de fonctionnement. Et, surtout, alors que s’ouvre le périlleux chantier de la refonte de la fiscalité locale.

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Cause de ce brusque accès de fièvre : la décision du gouvernement de ne pas donner suite à sa proposition de revalorisation de 4,5 % à 4,7 % des taux plafonds des « frais de notaire », à la suite de la position prise par 77 % des départements, lors de leur assemblée générale du 20 juin, de rejeter les contrats de maîtrise de la dépense locale. Ces deux dixièmes de point de hausse du taux plafond des droits de mutation à titre onéreux perçus par les départements à chaque transaction immobilière auraient rapporté à ces derniers quelque 490 millions d’euros.
Oui, mais, pour le gouvernement, cette concession était associée à une acceptation de principe, de la part des départements, de la contractualisation financière sur les dépenses de fonctionnement. Dans un courrier adressé le 24 juin à l’ensemble des présidents de département, dont Le Monde s’est procuré une copie, Edouard Philippe recense les dispositions prises par son gouvernement tant en ce qui concerne la prise en charge des mineurs non accompagnés que sur les allocations individuelles de solidarité (AIS), deux charges qui grèvent lourdement les budgets des départements, estimant qu’il a déjà fait un effort considérable pour répondre à leurs difficultés. « Le gouvernement ne peut donc que prendre acte d’un désaccord, écrit le premier ministre. Il formulera (…) des propositions aux départements qui souhaiteront s’engager à ses côtés. » En clair, les autres devront repasser.
Front du refus
Les départements dénoncent un « chantage ». « Le gouvernement s’est dédit sans nous en prévenir, s’insurge l’ADF. Les départements sont punis car ils sont, par respect de la décentralisation, contre les pactes financiers avec l’Etat. (…) Des relations avec l’Etat seront rétablies dès lors que le gouvernement rouvrira le dialogue sur les AIS et remettra sur la table les propositions qu’il a brutalement retirées. » Hervé Morin, le président de Régions de France, fait état de « pressions » exercées par les préfets sur certaines collectivités pour les inciter à signer les contrats de modération. « Le gouvernement joue avec les nerfs des collectivités locales », estime Alain Rousset, le président de la région Nouvelle-Aquitaine, qui s’apprête à signer bien qu’il juge « le texte proposé diabolique et humiliant ».

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Le 17 juillet 2017, lors de son discours prononcé au Sénat devant les élus locaux, Emmanuel Macron disait souhaiter « que cette conférence nationale des territoires puisse nous permettre de réussir ce pari de la confiance, de l’efficacité, du respect ». Un an après, la méfiance semble l’emporter entre le gouvernement et une partie des associations d’élus. « Les leçons de l’Etat, ça commence à bien faire », s’emporte M. Morin. « On est aux antipodes du pacte girondin annoncé par le président de la République », déplore Gilles Simeoni, le président nationaliste du conseil exécutif de la collectivité territoriale de Corse. « Ces pactes financiers s’apparentent plus à des lettres de cadrage qu’à des contrats », estime Dominique Bussereau, le président de l’ADF.
Ce front du refus, toutefois, est loin de faire l’unanimité. Le gouvernement fait valoir qu’une majorité des collectivités concernées, en définitive, auront signé, d’ici au 30 juin, les pactes de modération. « Il vaut mieux une limitation de la hausse qu’une baisse des dotations », insistait lundi 25 juin le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, fustigeant « ceux qui font de la politique politicienne ». Edouard Philippe devait se rendre en personne à Lille, jeudi, pour signer plusieurs contrats avec des collectivités du Nord, et notamment avec la région Hauts-de-France présidée par Xavier Bertrand.
Jean-Luc Moudenc, le président de France urbaine, qui regroupe les grandes villes et métropoles, indique que, sur les 103 membres de son association, 95 % auront contractualisé. L’Association des collectivités de France, pour les intercommunalités, et Villes de France, pour les villes moyennes, se sont également engagées dans le processus. M. Moudenc souligne que 98 % des communes membres de l’AMF ne sont pas soumises à la contractualisation. « En clair, ceux qui sont concernés y sont favorables et ceux qui ne sont pas concernés sont contre. Il y a là comme un déphasage », note le maire de Toulouse, mettant en garde contre les « postures ».

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Quatre TGV sur cinq et trois TER sur cinq circuleront lors de cette journée de mobilisation des syndicats CGT et FO avec des organisations de jeunesse, qui appellent à des manifestations. La loi de réforme de la SNCF a été publiée au « Journal officiel ».
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SNCF : les prévisions de trafic de jeudi 28 juin, dernier jour du mouvement unitaire

Quatre TGV sur cinq et trois TER sur cinq circuleront lors de cette journée de mobilisation des syndicats CGT et FO avec des organisations de jeunesse, qui appellent à des manifestations. La loi de réforme de la SNCF a été publiée au « Journal officiel ».



Le Monde
 |    28.06.2018 à 09h57
 • Mis à jour le
28.06.2018 à 14h26
   





                        



   


Jeudi 28 juin se déroulera la 36e et dernière journée de grève du mouvement unitaire contre la réforme ferroviaire. Voici les prévisions de trafic fournies par la direction de la SNCF :
TGV : 4 trains sur 5 en moyenne
axe Atlantique et nord : 4 trains sur 5 ;axe est : trafic quasi normal ;axe sud-est : 9 trains sur 10 ;Ouigo : 9 trains sur 10.
TER et Intercités : 3 trains sur 5 en moyenne
Transilien : 2 trains sur 3
RER A : trafic normal ;RER B (branche nord) : 1 train sur 2 ;RER B (branche sud) : 2 trains sur 3 ;RER C et D : 1 train sur 2 ;RER E : 7 trains sur 10.
Trafic international
Eurostar : trafic normal ;Thalys : trafic quasi normal ;Lyria : 4 trains sur 5 ;France-Italie : trafic normal ;France-Allemagne : trafic normal ;France-Espagne : 2 trains sur 3.

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Selon la direction, le taux de grévistes a légèrement augmenté jeudi, avec un taux global à 10,23 %, contre 8,43% mercredi.
La journée clôture trois mois de mobilisation, au moment de la publication de la loi de réforme de la SNCF au Journal officiel, à la suite de sa promulgation mercredi par Emmanuel Macron. La SNCF devient ainsi une « société nationale à capitaux publics » dont le capital est « incessible » et « intégralement détenu par l’Etat ». « Cette nouvelle page qui s’ouvre aujourd’hui pour notre système ferroviaire est importante, c’est une transformation profonde », a déclaré le chef de l’Etat en signant le texte de loi à l’Elysée.
La CGT et FO se retrouvent jeudi en appelant à une journée interprofessionnelle pour la première fois depuis la loi El-Khomri, pour défendre le « modèle social et républicain ».
A Paris, la manifestation partira à 14 heures de la place de la Bastille en direction de République. Des rassemblements sont aussi prévus dans les différentes régions pour protester contre une « remise en cause de notre modèle social et républicain et ce, dans un contexte d’explosion des inégalités ».

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’ancien ministre des affaires étrangères (1997-2002) explique qu’il faut instaurer des quotas d’immigration légale par pays.
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Hubert Védrine : « Contrôler davantage les flux migratoires »

Dans une tribune au « Monde », l’ancien ministre des affaires étrangères (1997-2002) explique qu’il faut instaurer des quotas d’immigration légale par pays.



Le Monde
 |    28.06.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
28.06.2018 à 10h05
    |

                            Hubert Védrine (Ancien ministre des affaires étrangères, 1997-2002)








                        



                                


                            
Tribune. Pour éviter d’autres Aquarius, la désagrégation des relations coopératives entre Européens, mettre fin à cette infernale partie de mistigri et réduire la pression sur nos sociétés fragiles, il faut prendre le problème à la racine et adopter un plan d’ensemble et des mesures d’urgence.
Le sentiment que l’Europe est une passoire, alors même que l’islamisme progresse partout chez les musulmans sunnites et que le terrorisme islamiste sévit sur plusieurs continents, y compris en Europe, est peut-être exagéré ou injuste mais il est obsédant. Il nourrit le « populisme » et alimente les insurrections électorales. Les efforts réels accomplis ces dernières années ou en cours à l’initiative du président français sont occultés par des événements scandaleux ou tragiques et par les pugilats européens.
Le sentiment que l’Europe est une passoire (…) nourrit le « populisme » et alimente les insurrections électorales
Ceux qui espéraient paralyser les réactions de rejet des migrations de masse à coup d’eau bénite ou de condamnations morales ont dû déchanter. Ceux qui n’ont vu dans l’immigration qu’une nécessité économique (importer de la main-d’œuvre) ou une opportunité démographique (combler des déficits) ont nourri les angoisses des populations européennes. L’état des opinions est maintenant si grave qu’aucun progrès européen dans d’autres domaines, comme les annonces obtenues par la France au château de Meseberg, près de Berlin, sur l’euro, ne suffira à inverser ce mouvement.
Casser l’engrenage dévastateur
Croire que le plus dur est passé parce que les flux ont diminué depuis le pic de 2015 est illusoire quand on connaît les prévisions démographiques africaines ; 1,2 milliard d’êtres humains aujourd’hui, 2,5 milliards en 2050 sauf si le planning familial était mis en œuvre partout. Et comment être sûr que d’autres drames atroces ne jetteront pas à nouveau demain sur les routes des familles entières à la recherche d’asiles ?...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le démographe Hervé Le Bras estime que c’est par calcul politicien qu’Emmanuel Macron et le gouvernement soufflent alternativement le chaud et le froid à l’égard des migrants.
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« Le brouillage de la question migratoire est une opération politique »

Dans une tribune au « Monde », le démographe Hervé Le Bras estime que c’est par calcul politicien qu’Emmanuel Macron et le gouvernement soufflent alternativement le chaud et le froid à l’égard des migrants.



Le Monde
 |    28.06.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
28.06.2018 à 10h03
    |

Hervé Le Bras (Démographe)







                        



                                


                            

Tribune. La politique migratoire menée par Emmanuel Macron paraît incohérente. Les mesures en faveur des migrants s’ajoutent à des mesures dissuasives. Il en résulte une suite erratique de décisions, analogue à une séquence aléatoire de pile ou face.
Du côté face, hostile à la migration, on peut citer les éléments suivants : environ 50 000 réfugiés ont été refoulés à la frontière avec l’Italie depuis le début de l’année. Parmi eux se trouvent de nombreux demandeurs d’asile dont la France est tenue d’accepter l’entrée et le dépôt de la demande.

Ceux qui cherchent à gagner l’Angleterre, notamment à partir de Calais (Pas-de-Calais), en sont empêchés manu militari, ou plutôt polici, à la suite des accords du Touquet, selon lesquels le Royaume-Uni paye le gouvernement français pour que ce dernier bloque la traversée de la Manche. Ceci est contraire à l’article 13 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui stipule que toute personne a le droit de quitter le pays où elle se trouve (mais non d’entrer dans n’importe quel autre pays).
Violation du droit
Des accords de voisinage sont conclus avec des pays étrangers, qui s’engagent à empêcher que les migrants gagnent l’Europe. En échange, une aide au développement ou à l’aménagement de camps est versée par l’Union européenne (UE). C’est le cas avec la Turquie et pour plusieurs accords bilatéraux, notamment entre l’Espagne ou la France et des pays d’Afrique de l’Ouest. Ces accords constituent eux aussi une violation de l’article 13.
A Mayotte et en Guyane, les riverains (Comoriens, habitants du Suriname, Brésiliens) qui tentent de s’infiltrer sont rapatriés sans autre forme de procès, ici encore en violation du droit. La justice poursuit ceux qui viennent en aide aux migrants irréguliers. La France n’a pas accueilli l’Aquarius, alors qu’après le refus de l’Italie et de Malte ses ports étaient les plus proches du bateau de l’ONG...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Des petites phrases aux dépenses de l’Elysée, le chef de l’Etat s’éloigne de sa volonté de resacraliser la fonction. Pour ses proches, c’est la conséquence de son isolement.
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Englué dans une série de polémiques, Emmanuel Macron décroche dans l’opinion

Des petites phrases aux dépenses de l’Elysée, le chef de l’Etat s’éloigne de sa volonté de resacraliser la fonction. Pour ses proches, c’est la conséquence de son isolement.



Le Monde
 |    28.06.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
28.06.2018 à 12h19
    |

            Cédric Pietralunga








                        



                                


                            

Mais à quoi joue Emmanuel Macron ? Au début de son quinquennat, le nouveau chef de l’Etat avait dit vouloir resacraliser la fonction présidentielle, qu’il estimait abîmée par la pratique de ses deux prédécesseurs, Nicolas Sarkozy et François Hollande.
Il serait le président de la « parole rare », avait-il promis, celui qui agira pour « réconcilier et unir le pays », avait-il ajouté en avril. Las ! Depuis quelques semaines, l’hôte de l’Elysée multiplie les déclarations polémiques, donnant le sentiment de sacrifier à son tour à la « présidence bavarde » et aux propos clivants dénoncés il y a encore quelques mois.
Lors de son déplacement au Vatican, mardi 26 juin, M. Macron s’est ainsi permis une plaisanterie auprès du pape François. Présentant le ministre de l’Europe et des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, il s’est exclamé : « C’est un Breton. Il y a des Bretons partout ! Les Bretons, c’est la mafia française ! » Des propos incongrus immédiatement dénoncés par l’opposition. « Macron a une spontanéité qui tombe à côté de la plaque », a fustigé sur LCI le sénateur (Les Républicains) de Vendée, Bruno Retailleau. Le quotidien Ouest-France, que le chef de l’Etat dit lire tous les jours avec attention, a regretté une « petite phrase déplacée ».
Quatre jours plus tôt, c’est une photo publiée sur Instagram par le directeur de cabinet de Brigitte Macron qui avait déchaîné les passions et provoqué notamment l’ire de la droite conservatrice. On y voyait le couple présidentiel poser au côté du DJ Kiddy Smile et de danseurs LGBT en tee-shirts résille, à l’issue de la soirée électro organisée le 21 juin dans la cour de l’Elysée pour la Fête de la musique. « Une insulte au cœur de la France ! », a réagi sur Twitter Philippe de Villiers, avec lequel le chef de l’Etat aime pourtant se mettre en scène.
Record d’impopularité en juin
Ces séquences récentes suscitent d’autant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ La CGT, FO et des organisations de jeunesse appellent à se mobiliser, jeudi, contre « la politique idéologique menée par le gouvernement ».
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Un an après l’arrivée de Macron, des syndicats encore plus affaiblis

La CGT, FO et des organisations de jeunesse appellent à se mobiliser, jeudi, contre « la politique idéologique menée par le gouvernement ».



Le Monde
 |    28.06.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
28.06.2018 à 08h26
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières








                        



                                


                            

Un baroud d’honneur avant l’été ? A l’appel de la CGT, de FO, de l’UNEF, de l’UNL et de la FIDL, une nouvelle journée d’action était organisée, jeudi 28 juin, contre « la politique idéologique menée par le gouvernement », qui consiste en une « logique d’individualisation au prix de la casse des statuts et des droits collectifs ».
Même si elle coïncide avec la dernière journée de grève à la SNCF inscrite dans le calendrier de l’intersyndicale, la date choisie, à la veille des grandes vacances, ne semblait pas la plus propice à une forte mobilisation. « Ça va être un bide, pronostiquait, mercredi, un pilier de FO. Ce n’est même pas sûr que toutes nos UD (unions départementales) se mobilisent dans les départements. »
« Le but n’est pas de battre le record de manifestants, mais de montrer que la contestation sociale est toujours présente, souligne Fabrice Angei, du bureau confédéral de la CGT. Le 28 juin, c’est la première date de la rentrée. »
Si FO a voulu coorganiser l’événement, ce qui n’était pas arrivé depuis 2016, ni la FSU ni Solidaires, pourtant alliés traditionnels de la CGT, n’ont souhaité s’associer au texte commun. Quant à la CFDT, elle ne s’est pas rendue à l’invitation des premiers. Début juin, lors du congrès de la formation syndicale à Rennes, son secrétaire général, Laurent Berger, avait prévenu qu’il refusait d’aller vers « une énième manifestation, avec un but très flou ».
« Je pense donc tu suis »
Voilà qui donne une bonne photographie de l’état des organisations syndicales un an après l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir. Quelle que soit leur stratégie, aucune n’a été en mesure de peser pour faire bouger les réformes voulues par l’exécutif.
Ordonnances révisant le code du travail, réforme de la SNCF ou de l’apprentissage, de la formation professionnelle et de l’assurance-chômage... le gouvernement a déroulé son projet sans rencontrer d’obstacles...




                        

                        


<article-nb="2018/06/28/19-15">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Ce dispositif confère au fisc le monopole d’engagement des poursuites en matière de fraude. Les socialistes estiment que le projet de suppression proposé par la droite ne va pas assez loin.
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Les sénateurs PS et LR s’opposent sur la suppression du « verrou de Bercy »

Ce dispositif confère au fisc le monopole d’engagement des poursuites en matière de fraude. Les socialistes estiment que le projet de suppression proposé par la droite ne va pas assez loin.



Le Monde
 |    28.06.2018 à 00h13
 • Mis à jour le
28.06.2018 à 07h52
    |

            Audrey Tonnelier








                        


Le débat sur le verrou de Bercy est loin d’être clos. Il semble en tout cas nettement moins consensuel au Sénat qu’à l’Assemblée. Les sénateurs comptent-ils vraiment proposer la suppression de ce dispositif, qui confère à l’administration fiscale le monopole d’engagement des poursuites en matière de fraude fiscale, ou vont-ils affaiblir les conclusions des députés, qui se sont entendus sur un examen conjoint des dossiers par le fisc et le parquet ?
Le sujet, qui doit être ajouté par les parlementaires dans le projet de loi relatif à la lutte contre la fraude fiscale, est à la fois éminemment technique et particulièrement explosif. Et, alors que ce texte doit être examiné – agenda inhabituel – en première lecture au Sénat à partir du 3 juillet, le ton monte entre les groupes socialiste et Les Républicains de la chambre haute.

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                Fraude fiscale : des députés LRM veulent la peau du « verrou de Bercy »



En cause, le rapport présenté mercredi 27 juin par le rapporteur général (LR) de la commission des finances du Sénat, Albéric de Montgolfier, et validé par un vote de ses membres. « Sous sa forme actuelle, le verrou est mort. Les esprits sont mûrs pour cela », s’est félicité M. de Montgolfier en présentant sa proposition.
Il suggère que les dossiers de fraude soient automatiquement transmis au parquet dès qu’ils remplissent trois critères cumulatifs, qui seraient inscrits dans la loi : plus de 80 % de pénalités, un montant élevé de fraude (vraisemblablement 100 000 euros) et des faits réitérés ou un comportement aggravant (faux documents, prête-nom, etc.). De quoi transmettre au parquet chaque année « les 1 400 à 1 500 dossiers les plus graves », selon le rapporteur général, là où la commission des infractions fiscales (CIF), saisie à l’initiative du fisc pour aiguiller les dossiers, en envoie aujourd’hui un petit millier.
Critères plus larges
La proposition des sénateurs diffère sensiblement de celle sur laquelle se sont entendus fin mai les députés de tous bords, au terme de la mission d’information menée par Emilie Cariou (La République en marche, Meuse). Si cette dernière plaide également pour inscrire les critères dans la loi – modification qui avait d’ailleurs rapidement été suggérée par le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, favorable à « donner la clef du verrou aux parlementaires » –, Mme Cariou préconise de laisser ensuite parquet et fisc décider ensemble de l’aiguillage des dossiers. De plus, les critères qu’elle retient sont plus larges que ceux du Sénat, car non cumulatifs (les cas à plus de 100 000 euros, ceux où le fraudeur s’est enrichi personnellement et/ou ceux dans lesquels il bénéficie de circonstances aggravantes).

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Surtout, à en croire le groupe socialiste du Sénat, qui compte déposer un autre amendement, il ne s’agirait pas d’une véritable suppression. « L’amendement proposé par M. de Montgolfier ne supprime pas les termes “sous peine d’irrecevabilité”, qui établissent de fait le monopole du fisc. Il ne supprime pas non plus la CIF ! », s’insurge la sénatrice du Val-de-Marne Sophie Taillé-Polian.
Si les critères sont remplis, l’administration aura bien l’obligation absolue de porter plainte, soutient M. de Montgolfier. Quant à la CIF, elle verra son activité largement réduite et son rôle modifié (essentiellement pour émettre un avis sur le bien-fondé de la publicité des sanctions fiscales, autre nouveauté du texte de loi). « Nous aurons des propositions alternatives », confirme Vincent Eblé, le président (PS) de la commission des finances.
« Pour notre part, nous ne souhaitions pas définir en amont de manière aussi systématique [que M. de Montgolfier] les manœuvres frauduleuses », réagit Mme Cariou. Elle explique « préférer conserver un système de discussion même si le parquet a le dernier mot, car les dossiers sont souvent complexes et cela permettrait d’éviter un engorgement des tribunaux ». Elle estime toutefois, elle aussi, pouvoir aboutir à « nettement plus de 1 000 dossiers » transmis au pénal avec ce nouveau système.
Concrètement, l’ordre d’examen du texte – au Sénat d’abord, à l’Assemblée ensuite – implique que les députés repartiront de la version du Sénat pour débattre sur le projet de loi. Une particularité officiellement justifiée par le calendrier surchargé de l’hémicycle, mais qui fait tiquer certains. « Ce n’est pas un hasard si ce texte, pourtant court [11 articles] a été envoyé d’abord au Sénat. Darmanin savait que la droite sénatoriale affaiblirait la proposition des députés de supprimer le verrou, court-circuitant ainsi le travail de l’Assemblée », déplore un bon connaisseur du dossier. Pour Mme Cariou, « l’ordre de discussion ne change rien. L’Assemblée conserve son droit d’amendement et s’il n’y a pas d’accord avec le Sénat, in fine, elle aura le dernier mot ».

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Le président avait accusé mardi le navire « Lifeline » d’avoir « coupé le signal » et d’être « intervenu en contravention de toutes les règles et des gardes-côtes libyens » en portant secours à 233 migrants.
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Migrants : 4 associations demandent à être reçues par Emmanuel Macron après ses critiques des ONG

Le président avait accusé mardi le navire « Lifeline » d’avoir « coupé le signal » et d’être « intervenu en contravention de toutes les règles et des gardes-côtes libyens » en portant secours à 233 migrants.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 21h55
   





                        



   


Quatre associations actives dans l’aide aux migrants ont demandé mercredi à « être reçues collectivement » par le président Emmanuel Macron après ses critiques de l’ONG Mission Lifeline, qu’il a accusée de faire « le jeu des passeurs » au large de la Libye lors d’un récent sauvetage.
« En prétendant que les ONG font le jeu des réseaux de trafiquants, le président de la République porte une atteinte inédite à l’action de la société civile », ont affirmé Amnesty International France, La Cimade, Médecins du monde et Médecins sans frontières (MSF), qui se sont dites « consternées devant cette confusion de valeurs ».
Emmanuel Macron avait accusé mardi le navire de l’association allemande, le Lifeline, d’avoir « coupé le signal » et d’être « intervenu en contravention de toutes les règles et des gardes-côtes libyens » en portant secours à 233 migrants :
« On ne peut pas accepter durablement cette situation car au nom de l’humanitaire cela veut dire qu’il n’y a plus aucun contrôle. A la fin, on fait le jeu des passeurs en réduisant le coût du passage pour les passeurs. C’est d’un cynisme terrible. »

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Pour les associations, ces déclarations « marquent une étape supplémentaire dans le cynisme et l’hypocrisie de la politique migratoire française mais aussi européenne » :
« En favorisant le refoulement et le maintien en Libye de milliers de personnes qui ont enduré des mois voire des années de privations, d’extorsion et de tortures, le président de la République renie les valeurs fondamentales du droit humanitaire. »
M. Macron est « capable de donner des leçons d’accueil au monde et en même temps, dans son propre pays, criminaliser les bénévoles, maintenir le refoulement illégal aux frontières même de mineurs ou encore passer sous silence les brutalités infligées aux personnes migrantes et la confiscation de leurs biens », ont-elles encore déploré.
Des propos « inappropriés »
De son côté, le directeur général de France Terre d’asile (FTDA), Pierre Henry, a déploré des propos « inappropriés, inopportuns et incongrus », car « l’Aquarius et le Lifeline obéissent simplement au droit maritime qui impose de sauver des vies de naufragés », ce qui « ne se discute pas ». « Une parole de président est symbolique, et Emmanuel Macron ne peut ignorer qu’il fait la joie des extrêmes droites en Europe, qui vont reprendre ses arguments à qui mieux mieux », a-t-il ajouté.
« C’est une ONG allemande que le président Macron accuse d’être d’un “cynisme terrible”. Il reprend ainsi une accusation qui était jusqu’ici le “privilège” de l’extrême droite italienne », a pour sa part affirmé sur Twitter le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure.
Pour Laurent Giovannoni, du Secours catholique, ces déclarations s’inscrivent dans « une dérive générale de l’Europe qui veut faire une gestion de la question migratoire par l’enfermement et l’externalisation ». La situation est « catastrophique », a-t-il affirmé.

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La France « salue le travail des ONG » mais celui-ci doit « se faire dans le respect du droit international », a déclaré pour sa part le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, pour qui M. Macron « a eu raison d’attirer l’attention sur le fait qu’on peut parfois être ce que Lénine appelait les “idiots utiles”, c’est-à-dire les complices involontaires » des passeurs.
Le gouvernement maltais a accepté d’accueillir le Lifeline bloqué depuis des jours au large de ses côtes, que l’Italie avait refusé, mais avec un accord pour répartir les migrants parmi des pays membres volontaires. Parmi eux figurent le Portugal, la France mais aussi l’Italie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ En gagnant les primaires démocrates à New York face à un baron du parti, l’ex-serveuse de 28 ans née dans le Bronx concentre les espoirs de la presse libérale.
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Etats-Unis : Alexandria Ocasio-Cortez, novice en politique et figure émergente des anti-Trump

En gagnant les primaires démocrates à New York face à un baron du parti, l’ex-serveuse de 28 ans née dans le Bronx concentre les espoirs de la presse libérale.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 17h16
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 19h44
    |

                            Simon Auffret








                        



   


C’est le type de victoire politique dont la presse américaine se délecte. Alexandria Ocasio-Cortez, 28 ans, latino-américaine du Bronx a remporté, mardi 26 juin, les primaires démocrates de la 14e circonscription de New York face au très installé Joseph Crowley, 56 ans, élu à la Chambre des représentants depuis 1999.
« Un renversement titanesque », titre CNN dès l’annonce des résultats, quand le New York Times décrit la nouvelle candidate aux élections de mi-mandat, en novembre, comme une « tueuse de géants ».
« C’est une candidate issue de la minorité dans une circonscription constituée majoritairement de minorités », souligne sur CNN le journaliste Harry Enten : les importantes communautés afro-américaines, asiatiques et latino-américaines du quartier ont été séduites par le discours militant d’Alexandria Ocasio-Cortez, membre des socialistes démocrates américains, née d’une mère portoricaine et d’un père du Bronx.
En doublant l’un des parlementaires les plus progressistes du congrès par sa gauche, l’ancienne serveuse – dont la photo apparaît encore sur le site de son dernier employeur, un bar à cocktails de Manhattan – s’inscrit pleinement dans les divisions internes au Parti démocrate, vives entre Bernie Sanders et Hillary Clinton lors de la présidentielle de 2016.
Assurance santé accessible à tous, aides à l’accès à l’université, développement de l’emploi public, abolition de l’agence d’immigration : toutes les thématiques de campagne d’Alexandria Ocasio-Cortez rappellent celles du sénateur du Vermont, dont elle a organisé une partie de la campagne à New York.
« Elle pourrait être le futur du Parti démocrate »
Dans cette circonscription de 600 000 habitants reliant City Island au Sunny Side new-yorkais, celle qui pourrait devenir la plus jeune élue à la Chambre des représentants aurait « réalisé le plus grand retournement des primaires démocrates depuis des années », note le site d’information Mother Jones. « Elle pourrait être le futur du Parti démocrate », pariait déjà, dans un portrait de la candidate en campagne, le magazine Vogue. La chaîne conservatrice Fox News note de son côté l’apparition, rare, d’une figure rattachée au socialisme dans le paysage politique américain.
Face à Joseph Cowley, alors annoncé comme le futur président de la chambre des représentants en cas d’alternance, Alexandria Ocasio-Cortez a surtout tiré tous les leviers d’une opposition sans compromis face à Donald Trump : le 24 juin, elle se présente par exemple devant un centre de détention pour enfants migrants, près de la frontière mexicaine, et interpelle devant les caméras les officiers de l’autre côté des grilles, visiblement embarrassés.

   


Dans une vidéo de promotion vue par plus de trois millions de personnes, elle développe son opposition entre les classes moyennes inférieures et le monde des affaires : « Nous avons les gens, ils ont l’argent », lâche la démocrate, très présente sur les réseaux sociaux, où elle apparaît fréquemment prise en photo dans les rues de sa circonscription.
Joseph Cowley lui a rapidement accordé son soutien, dans la soirée du 26 juin. Le président Donald Trump en a, lui, profité pour commenter la défaite de l’un de ses plus virulents opposants dans un des tweets narquois dont il a le secret : « Peut-être aurait-il dû être plus sympathique, et montrer plus de respect à son président ! »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ L’ex-secrétaire général de FO a envoyé un courriel d’une rare violence à son successeur, qui l’avait critiqué publiquement pour son choix de rejoindre la société de conseil de Raymond Soubie.
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Chez FO, Jean-Claude Mailly règle ses comptes avec Pascal Pavageau

L’ex-secrétaire général de FO a envoyé un courriel d’une rare violence à son successeur, qui l’avait critiqué publiquement pour son choix de rejoindre la société de conseil de Raymond Soubie.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 16h53
 • Mis à jour le
28.06.2018 à 10h36
    |

            Sarah Belouezzane et 
Raphaëlle Besse Desmoulières








                        


Le mail est signé « Jean-Claude Mailly, adhérent FO ». Envoyé mardi 26 juin, il est adressé à Pascal Pavageau, qui lui a succédé à la tête de Force ouvrière en avril. Le contenu du texte, que Le Monde s’est procuré, est d’une rare violence. « Je ne te laisserai pas dire n’importe quoi me concernant, attaque M. Mailly. Mentir chez toi est une seconde nature, par exemple quand tu expliques aux camarades que nous avons vidé les ordinateurs et détruit les dossiers. » 
C’est le recrutement, annoncé le 18 juin, de l’ex-secrétaire général de FO chez Alixio, société de conseil dirigée par Raymond Soubie, ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy, qui a mis le feu aux poudres. Le choix de M. Mailly, qui va par ailleurs siéger au titre de FO au Comité économique et social européen (CESE), n’a visiblement pas plu à M. Pavageau. « J’ai beaucoup de réactions en interne à FO depuis sa désignation au cabinet de M. Soubie, surtout pour les missions qui vont être les siennes, qui s’inscrivent quand même dans une logique d’accompagner aussi des plans de restructurations patronaux et au niveau des entreprises », a affirmé le nouveau secrétaire général, lundi, sur Public Sénat.
« Je te conseille de m’oublier »
Selon lui, « il y a une vraie colère, une vraie grogne interne à FO, des militants qui me disent : “Puisque Jean-Claude Mailly s’était auto-désigné au CESE européen, il y a une incompatibilité entre un tel choix professionnel (…) et le fait de garder un mandat à Force ouvrière”. »
Des déclarations qui ont fait bondir M. Mailly. « De quel droit te permets-tu de juger publiquement mes activités nouvelles, notamment chez Alixio, activités que tu ne connais pas, critique-t-il dans son courriel. Je n’ai pas pu te les expliquer puisque nous ne nous parlons plus depuis quelques semaines avant le congrès ! A l’époque, je t’ai franchement et fermement dit ce que je pensais de ton comportement, de ta duplicité, ce que tu n’as pas supporté. C’est ton problème, pas le mien. »
Lors du congrès de la centrale, fin avril à Lille, les deux hommes avaient déjà publiquement affiché leurs désaccords après un rassemblement très mouvementé qui avait montré une organisation fracturée entre réformistes et contestataires. Très critiqué, notamment par M. Pavageau, pour son positionnement face aux ordonnances mises en œuvre par le gouvernement pour réformer le code du travail, M. Mailly était sorti par la petite porte après quatorze ans à la tête de la confédération. Son rapport d’activité, bilan de son mandat, n’avait été adopté que de justesse, à 50,54 % des voix.
Dans son mail, M. Mailly poursuit en assurant que, s’il devait décider de ne finalement pas siéger au CESE, « cela n’aurait rien à voir avec une quelconque et supposée incompatibilité avec les statuts ou mes activités, mais avec une autre incompatibilité : détenir un mandat FO compte tenu de ton comportement et de tes expressions publiques ». Et de conclure : « Puisque tu sembles n’avoir retenu de L’Internationale qu’une phrase : “du passé, faisons table rase”, je te conseille de m’oublier et d’exister par toi-même dans un contexte difficile qui nécessite détermination, sang-froid, écoute, diplomatie, responsabilité et souci de l’unité. » Contacté par Le Monde, M. Mailly n’a pas souhaité s’exprimer et M. Pavageau n’a pu être joint.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Les députés ont voté en commission, le retrait du terme « race » de l’article 1er de la Constitution et y ont également introduit l’interdiction de « distinction de sexe ».
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Les députés suppriment le mot « race » de la Constitution

Les députés ont voté en commission, le retrait du terme « race » de l’article 1er de la Constitution et y ont également introduit l’interdiction de « distinction de sexe ».



Le Monde
 |    27.06.2018 à 16h13
 • Mis à jour le
28.06.2018 à 11h01
    |

            Alexandre Lemarié








                        


Les députés ont voté pour la suppression du mot « race » de l’article 1er de la Constitution, mercredi 27 juin, lors de l’examen du projet de loi constitutionnelle en commission. Le mot « race » doit être retiré de l’article prévoyant que la République « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ».
Plusieurs amendements, soutenus par la majorité La République en marche (LRM) et MoDem, ainsi que par des élus socialistes, communistes et UDI-Agir-Indépendants, ont été adoptés dans ce sens. Ils doivent encore être adoptés en séance publique, le 10 juillet, lors de l’examen de ce projet de loi dans l’hémicycle.
Pour justifier leur volonté de supprimer le mot « race » de la Constitution, les députés LRM ont écrit dans leur amendement : « Le terme de “race” a été introduit dans la Constitution en 1946, après le nazisme, pour indiquer que toute race était égale, pour mettre fin aux discriminations et rejeter les théories racistes. Toutefois, la persistance de sa mention est aujourd’hui mal comprise, à rebours de l’intention initiale. »

        Lire aussi la tribune :
         

          « Le mot “race” doit disparaître de notre Constitution »



Pas de féminisation des titres de fonctions
« Dire que la République assure l’égalité devant la loi sans distinction de races, ça signifierait qu’il y en a plusieurs. » La disparition du mot « pourrait donc être justifiée », a fait valoir le patron des députés LRM, Richard Ferrand, qui est rapporteur général du texte, la veille sur Europe 1. La corapporteuse du texte, Yaël Braun-Pivet (LRM), a assuré que la suppression « n’affaiblirait pas l’arsenal juridique » dans la lutte contre le racisme, en réponse aux craintes exprimées par le député des Républicains Philippe Gosselin.
Au nom de l’égalité hommes-femmes, les députés ont par ailleurs adopté trois amendements LRM afin d’insérer « de sexe » après le mot « distinction » dans cet article 1er de la Constitution, la notion d’égalité hommes-femmes étant une cause portée par l’exécutif comme un marqueur du quinquennat d’Emmanuel Macron. « Si on veut être fidèle à cette grande cause du quinquennat qui est l’égalité femmes-hommes, l’idée de dire que l’égalité devant la loi est assurée sans distinction de sexe pourrait être un rajout utile », a estimé M. Ferrand la veille.
Les députés ont en revanche rejeté un amendement de la députée LRM Isabelle Rauch pour féminiser les titres de fonctions (président ou présidente, premier ministre ou première ministre, ambassadeur ou ambassadrice, etc.) dans la Constitution.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Le 27 juin 2017, les députés élus entraient au Palais-Bourbon. Le bilan des 365 premiers jours législatifs des trois dernières législatures.
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