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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Les deux équipes étant déjà qualifiés pour les huitièmes de finale, elles vont jouer pour la première place du groupe G.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ La Colombie, qui a battu le Sénégal (1-0), et le Japon, malgré sa défaite contre la Pologne (1-0), passent en huitièmes. Le Sénégal, à égalité avec le Japon, est éliminé.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Sur YouTube ou dans la rue, les féticheurs vendent leurs conseils pour faire gagner les Lions de la Teranga qui jouent aujourd’hui leur qualification contre la Colombie.
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Reportage

La Coupe du monde fait les bonnes affaires des marabouts sénégalais

Sur YouTube ou dans la rue, les féticheurs vendent leurs conseils pour faire gagner les Lions de la Teranga qui jouent aujourd’hui leur qualification contre la Colombie.

Par                                            Salma Niasse (Dakar)




LE MONDE
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        Le 28.06.2018 à 12h26

     •
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        Mis à jour le 28.06.2018 à 13h40






    
Des supporteurs sénégalais à la fan zone de Dakar, le 24 juin 2018, lors du match du Mondial 2018 qui opposait le Sénégal au Japon.
Crédits : SEYLLOU/AFP


Mardi 19 juin à Yeumbeul, une commune de la banlieue dakaroise. Selbé Ndom distribue des milliers d’œufs aux habitants du quartier. Objectif : faire gagner les Lions de la Téranga, qui jouent leur premier match de la Coupe du monde face à la Pologne. Après le coup de sifflet final, Mme Ndom, assise sur une charrette, savoure sa victoire : elle avait prédit un score de 2-1 en faveur du Sénégal. Une aubaine pour cette célèbre voyante, dont les dons ont été mis en doute après que certaines de ses prévisions, sur les combats de lutte notamment, se sont révélées fausses.

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                Tout savoir sur le Sénégal à la Coupe du monde de football



A l’instar de Selbé Ndom, le Mondial 2018 est, pour nombre de féticheurs sénégalais, le rendez-vous à ne pas manquer, l’occasion de se refaire une santé ou de se faire connaître du grand public. Munis d’une simple caméra, des marabouts 2.0 pronostiquent sur YouTube le score des différents matchs du Sénégal et soumettent la liste de sacrifices à faire. Ainsi, le 24 juin, Cheikh Oumar prédisait une victoire difficile face au Japon, moyennant des chandelles et du sucre. Ibrahim Leuk Daour, lui, a préféré accomplir son rituel mystique depuis les gradins de supporteurs où il était assis. La confrontation s’est finalement soldée par un match nul (2-2).
Depuis le coup d’envoi de la Coupe du monde en Russie, le 14 juin, les vidéos se multiplient et atteignent parfois plusieurs dizaines de milliers de vues. « Normal », selon Abdoulaye Sakho, chercheur en droit et en économie du sport, pour qui « cet événement social est le plus important et le plus médiatisé ». Les vidéos, largement diffusées sur les réseaux sociaux et parfois reprises par la presse en ligne, peuvent ouvrir une voie royale aux marabouts ayant fait les meilleures prévisions.
Une véritable manne financière
Depuis ses premières apparitions publiques, Selbé Ndom, qui, dit-elle, avait prédit la première à Macky Sall qu’il serait élu président, a élargi sa clientèle à l’international. C’est d’ailleurs « une personne sénégalaise de bonne volonté » vivant aux Etats-Unis qui lui a envoyé l’argent pour le sacrifice des œufs lors du match contre la Pologne, confie-t-elle.
Mais la voyante refuse qu’on lui prête un quelconque intérêt dans ses prédictions pour le Mondial. « Je pouvais gagner jusqu’à un million de francs CFA par jour [environ 1 500 euros] à certaines périodes, mais je n’ai rien avec cette compétition, c’est pour mon pays que je fais ça, dit-elle. Je demande seulement qu’on fasse les sacrifices que je recommande ou qu’on me donne l’argent pour les faire, sans quoi je ne garantis rien. »

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                Coupe du monde 2018, groupe H : résultats et classement



Pour Abdou Faye*, journaliste spécialiste des coutumes traditionnelles, le Mondial serait une véritable manne financière : « Dans une société où la voyance occupe une place importante, certains sont prêts à payer cher marabouts et féticheurs pour faire gagner l’équipe du Sénégal. » Une stratégie qui n’est pas forcément payante, estime l’ancien joueur Moussa Ndiaye, qui avait disputé la Coupe du monde 2002. Pour lui, « c’est ce qu’on fait sur le terrain qui prime ».
En attendant de voir si les Lions rugiront plus fort que la Colombie, ce jeudi à Samara, les pronostics vont bon train, les demandes de sacrifices aussi. Pour Selbé Ndom, un chameau pourrait assurer la victoire du Sénégal. Le mouton à grosses cornes, elle s’en est déjà occupée.
*Le nom a été changé.


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Après l’élimination des champions du monde en titre, Joachim Löw a exprimé sa déception en conférence de presse.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Débarqué en Russie pour ses études, Alioune Badara Ndiaye évoque ses premiers pas à Samara. Son pays, le Sénégal, joue jeudi face à la Colombie dans sa nouvelle ville.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Coupe du monde 2018 : un Sénégalais dans la ville

Débarqué en Russie pour ses études, Alioune Badara Ndiaye évoque ses premiers pas à Samara. Son pays, le Sénégal, joue jeudi face à la Colombie dans sa nouvelle ville.



Le Monde
 |    28.06.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
28.06.2018 à 14h40
    |

            Anthony Hernandez (Samara (Russie), envoyé spécial)








                        



   


Alioune Badara Ndiaye serait le premier étudiant sénégalais à Samara. C’est en tout cas ce qu’on lui a affirmé quand il a débarqué il y a à peine un mois de son Dakar natal à l’Université aérospatiale de la ville. Pour être honnête, il avait plutôt rêvé de la France pour poursuivre ses études de droit. Devant les refus essuyés, cet enfant de la classe moyenne sénégalaise s’est résolu à voir plus loin. Cet horizon lointain se situe au confluent de la Volga et de la Samara, à plus de 850 km au sud-est de Moscou.
Un ami, compatriote, qui habite à Kazan, lui a trouvé une place en logistique aérienne (il avait aussi étudié la logistique au Sénégal). Pur hasard, l’équipe de football du Sénégal joue justement, jeudi 28 juin, son troisième match dans sa nouvelle ville d’adoption. Un nul contre la Colombie suffirait pour que les Lions de la Teranga rejoignent les huitièmes de finale. Le jeune homme espère trouver une place, lui qui rêve de voir un match de Coupe du monde autrement que devant la télévision.
La première année universitaire sera consacrée à l’apprentissage du russe. Pour le moment, c’est Lost in translation. « Nous, Sénégalais, sommes habitués à la langue française. Ici, les gens ne parlent pas français. Et l’anglais, c’est seulement un peu, “a little”, me répondent-ils », explique le jeune homme.

   


Samara lui était inconnu. Grâce à Internet, il a appris que la ville est restée longtemps fermée aux étrangers après la seconde guerre mondiale. Elle comptait de nombreux centres scientifiques de recherche. Les fusées Soyouz sont encore fabriquées ici. « Je trouve la ville très développée. L’université est très grande. Mon logement est un peu archaïque mais ça me convient, dit Alioune. Je vis avec deux étudiants russes qui sont adorables avec moi. Ils m’aident avec la langue et respectent même mes prières en arrêtant d’eux-mêmes la musique par exemple. »
Il suffit de se promener dix minutes en compagnie de l’étudiant pour assister à de surprenantes scènes. Tous les 100 mètres, il est salué, on lui sourit. Même les policiers viennent lui parler. On lui demande sans arrêt des photos. Le jeune homme se prête de bonne grâce à cet exercice. Il a le contact facile, toujours aimable. Comme sur cette plage du centre-ville, en bord de Volga, où des voisins de sable tentent de communiquer avec lui. L’occasion pour lui de placer le vocabulaire qu’il a déjà appris.
Star des selfies
« On m’avait dit qu’il y avait des racistes en Russie. Je n’ai pas ressenti ça pour le moment. Les gens essaient de parler avec moi. Ils me demandent comment je trouve leur ville, si l’on peut faire une photo, confie le Sénégalais. Cela ne me dérange pas. Je comprends leur curiosité. Ils n’ont pas l’habitude de voir des Noirs. » 

   


Soudain, Alioune aperçoit un maillot sénégalais au loin. Amadou et sa copine Julie, dreadlocks aux couleurs sénégalaises, viennent de Bordeaux. Ils suivent le parcours des Lions de la Teranga. Ils racontent tous deux la même expérience : « Depuis notre arrivée en Russie, nous n’arrêtons pas de poser pour des photos, même à Moscou. A Ekaterinbourg, dans un restaurant, les gens se sont succédé pendant plusieurs minutes… »
Bien sûr, le phénomène est amplifié par la Coupe du monde, mais l’étudiant y a été confronté depuis son arrivée en ville. Fier, il a apporté dans ses bagages tout un lot de tee-shirts et de bracelets aux couleurs sénégalaises. « Je sors tout le temps habillé ainsi. Les gens s’intéressent. Je veux montrer mon pays à la Russie », déclare ce représentant officieux mais non moins efficace du Sénégal.
Aujourd’hui, le jeune homme ne sera pas le seul porte-drapeau. Quelques centaines de supporteurs sont attendues. Une paille face aux plus de 20 000 Colombiens qui ont déjà commencé à envahir les rues. A l’Alliance française de Samara, où on l’a convié à visiter une exposition d’un photographe sénégalais (un homonyme de notre étudiant, Alioune Ndiaye), il a eu l’occasion de rencontrer le plus éminent de ses compatriotes, l’ambassadeur Abdou Salam Diallo, qui a quitté Moscou pour le match.

   


Rencontre avec l’ambassadeur du Sénégal
Très à l’aise, ce diplomate, qui fut conseiller de plusieurs ministres à Dakar, est en poste depuis un an et demi en Russie. « Nos ressortissants n’ont pas la culture de s’immatriculer auprès de nos services. Ils viennent nous voir seulement en cas de problème. Du coup, nous n’avons pas de statistiques précises sur leur nombre. Par exemple, je ne connaissais pas Alioune, je ne savais même pas qu’il était là », dit-il en plaisantant.

   


L’ambassadeur estime tout de même à pas plus de 200 la communauté sénégalaise, dont la moitié d’étudiants : « Du temps de l’URSS, les Sénégalais étaient beaucoup plus nombreux. C’était un vrai paradis pour les étudiants africains, qui bénéficiaient parfois de meilleures conditions que les étudiants locaux eux-mêmes. » 
Alioune Badara Ndiaye constitue peut-être l’avant-garde d’un renouveau des liens entre le Sénégal et la Russie. Deux semaines après son exil, il a eu la surprise d’accueillir deux compatriotes à l’Université aérospatiale. Insuffisant pour former un Little Dakar mais parfait pour discuter du pays.
Ce message d’encouragement aux Lions de la Teranga est offert gracieusement par M. l’ambassadeur du Sénégal en Russie. 




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Plutôt absent du Mondial jusqu’ici, le chef du Kremlin profite de la présence de plusieurs dirigeants étrangers venus assister à des matchs pour accroître son influence.
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Vladimir Poutine et la diplomatie du ballon

Plutôt absent du Mondial jusqu’ici, le chef du Kremlin profite de la présence de plusieurs dirigeants étrangers venus assister à des matchs pour accroître son influence.



Le Monde
 |    28.06.2018 à 10h43
 • Mis à jour le
28.06.2018 à 17h57
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

Toute la Russie s’est mise à l’heure du football, ou presque. Hormis l’incontournable cérémonie d’ouverture du Mondial, le 14 juin, Vladimir Poutine n’a jusqu’ici assisté à aucun match, ni même manifesté un grand intérêt pour l’équipe russe, pourtant qualifiée pour les huitièmes de finale. Cette performance de la Sbornaïa, inégalée depuis 1986 – une époque où les joueurs arboraient encore le maillot rouge CCCP –, a été fêtée avec euphorie dans toute la Russie par les supporteurs. Rien du côté du Kremlin, pas même un message de félicitations.
Ce soir-là, le 19 juin, le président russe était dans son avion, de retour de Minsk où il avait participé, en compagnie de son homologue biélorusse Alexandre Loukachenko, à un sommet entre les deux pays. A la différence de son premier ministre, Dmitri Medvedev, qui a posté sur son compte Instagram une photo de lui exultant devant un poste de télévision, après la victoire sur l’Egypte (3-1), Vladimir Poutine n’a manifesté aucune émotion. Tout juste son porte-parole, Dmitri Peskov, a-t-il indiqué que le résultat lui avait été communiqué dès sa descente d’avion, comme s’il n’existait pas de moyens de communication à bord.

« C’est trop tôt, juge le politologue Andreï Kolesnikov. Pour lui, à quoi bon aller voir des matchs intermédiaires qui n’assurent pas d’images “victorieuses” ou faire des déclarations qui peuvent susciter des attentes démesurées ? » Après les succès enregistrés contre l’Arabie saoudite (5-0) puis contre l’Egypte, la défaite russe face à l’Uruguay (0-3), le 25 juin, a certes tempéré quelque peu l’enthousiasme des fans. « Je regarderai Russie-Espagne », a fini par promettre, mercredi 27 juin, Vladimir Poutine, pressé de questions sur cette rencontre prévue le 1er juillet à Moscou, sans préciser s’il le ferait depuis le stade Loujniki ou de son bureau.
L’absence des Européens
Le Mondial permet surtout au chef du Kremlin, davantage amateur de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Discret jusqu’alors, l’attaquant a l’occasion d’amener sa sélection en huitièmes de finale jeudi 28 juin face à la Colombie. Seize ans après l’épopée sénégalaise au Mondial 2002.
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Coupe du monde 2018 : Sadio Mané, un talent en sommeil

Discret jusqu’alors, l’attaquant a l’occasion d’amener sa sélection en huitièmes de finale jeudi 28 juin face à la Colombie. Seize ans après l’épopée sénégalaise au Mondial 2002.



Le Monde
 |    28.06.2018 à 10h34
 • Mis à jour le
28.06.2018 à 17h41
    |

            Anthony Hernandez (envoyé spécial à Samara)








                        



                                


                            

Sacrifier l’esthétisme à l’efficacité se révèle souvent utile en Coupe du monde. Un Gerd Müller s’en est fait une spécialité dans les années 1970 sous le maillot de la RFA avec ses buts du pointu dans les 6 mètres. Sadio Mané donne plutôt dans les réalisations spectaculaires. Dimanche 24 juin, il s’est essayé au « but de raccroc » : un mauvais renvoi du gardien japonais, un genou involontairement sur la trajectoire et une ouverture du score pour le Sénégal.
L’histoire retiendra un premier but en Coupe du monde, mais l’attaquant n’avait pas besoin de ce coup de chance pour justifier une réputation grandissante. Car cette saison le Sénégalais a mis la barre haut avec son club de Liverpool. S’il a moins pris la lumière que son coéquipier Mohamed Salah, Mané a tout de même inscrit 10 buts en treize matchs pour permettre aux Reds d’atteindre la finale de la Ligue des champions.

En Russie, grâce une victoire contre la Pologne (2-1) et un match nul face au Japon (2-2), les Lions de la Teranga s’affirment comme l’une des bonnes surprises de ce début de tournoi, mais à l’instar d’autres grands joueurs dont on attendait mieux, Mané n’a pour le moment pas crevé l’écran. Tout n’est pas perdu puisque contrairement à l’Egyptien Salah, qui a déjà plié bagage, lui a encore une chance d’emmener son équipe en huitièmes de finale. Jeudi 28 juin, le Sénégal n’a besoin que d’un nul contre la Colombie à Samara pour rééditer l’exploit de 2002, lorsque ses glorieux prédécesseurs avaient sorti la France au premier tour.
Pilier de la défense lors de l’épopée nippo-coréenne, le sélectionneur actuel, Aliou Cissé, sait que sa vedette peut mieux faire : « Un joueur comme Mané génère beaucoup d’attentes et est sous les projecteurs. Il peut faire mieux, mais il a été meilleur aujourd’hui que contre la Pologne et il devra être encore meilleur contre la Colombie. » A 26 ans, le Liverpuldien a changé de dimension cette saison. Et c’est bien souvent le drame...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Ville hôte de la compétition, l’enclave russe, située entre la Pologne et la Lituanie, rompt avec ferveur son isolement.
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A Kaliningrad, la Coupe du monde entrouvre les frontières

Ville hôte de la compétition, l’enclave russe, située entre la Pologne et la Lituanie, rompt avec ferveur son isolement.



Le Monde
 |    28.06.2018 à 10h27
    |

            Adrien Pécout (Kaliningrad, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Il en faut du courage pour aller parler à ces trois messieurs. « Comment vous vous appelez ? D’où venez-vous ? » Elle, c’est Sofia, 6 ans à peine et une barrette accrochée à ses cheveux blonds. La petite commence à peine l’anglais. « Son école lui a conseillé de profiter de chaque occasion pour essayer de dire quelques mots, alors voilà », sourit la maman, Irina Kukushkina, douanière de son état. Ce mois-ci, la ville de Kaliningrad propose un stage accéléré : d’ordinaire si isolée, l’enclave russe accueille la Coupe du monde et des visiteurs d’un peu partout.
Les trois messieurs viennent de Belgique. Bière à la main, Tom, Nils et Jonas portent le maillot des Diables rouges. Ils s’apprêtent à encourager leur pays contre l’Angleterre, jeudi 28 juin, pour finir en beauté la phase de poule. Le quatrième et dernier match prévu ici, dans cette région coincée entre les frontières de la Pologne et de la Lituanie, à 600 kilomètres de la ville russe la plus proche. « Aucun problème pour venir ici, ça reste la ville russe du Mondial la moins éloignée de chez moi, et il suffisait d’un visa », assure un Anglais venu de Londres, via Varsovie.
Une bâche bleue souhaite en anglais la « bienvenue » aux voyageurs. A côté de l’écran géant de la fan-zone, l’inscription s’affiche sur l’austère Maison des Soviets. Un grand parallélépipède construit sur l’emplacement de l’ancien château, détruit pendant la seconde guerre mondiale, sous les bombardements des forces alliées : la ville s’appelait encore Königsberg et appartenait à la province allemande de Prusse-Orientale.
« Avant-poste de la Russie »
Premier enseignement de la journée, il y a donc encore des habitants de Kaliningrad qui habitent cette ville pendant le Mondial, et qui veulent y exercer leur anglais. Leur maire, Alexandre Iarochouk, les avait pourtant incités à fuir l’événement. « Il vaut mieux prévoir de quitter la ville pour aller se reposer à la campagne »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Gérard Houllier, ancien sélectionneur et entraîneur de Lyon, analyse pour « Le Monde » le huitième de finale des Bleus qui se disputera sur un tout autre rythme que le dernier match face aux Danois, selon lui.
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Coupe du monde 2018 : « Isoler Messi, c’est déjà répondre à une bonne partie du problème »

Gérard Houllier, ancien sélectionneur et entraîneur de Lyon, analyse pour « Le Monde » le huitième de finale des Bleus qui se disputera sur un tout autre rythme que le dernier match face aux Danois, selon lui.



Le Monde
 |    28.06.2018 à 10h13
   





                        



                                


                            

Il ne faut pas tirer trop de leçons du 0-0 face au Danemark. Quand vous affrontez un adversaire qui se contente du nul et que vous savez qu’un match décisif vous attend le samedi, vous faites attention à ne pas vous blesser, à ne pas prendre un carton évitable. C’est humain. Cette configuration ne donne jamais des matchs d’une grande qualité.
C’est ce qui arrive quelquefois en championnat lorsqu’une rencontre est programmée trois ou quatre jours avant une affiche de Ligue des champions. Didier Deschamps a pu faire souffler certains cadres, l’équipe n’a pas encaissé de but et a conforté sa première place.
Contre l’Argentine, l’intensité ne sera pas du tout la même. L’enjeu fait que les Français seront survoltés et vont entrer dans ce huitième de finale à fond. Il dicte parfois la qualité d’une rencontre et l’implication des joueurs.
Les Argentins reviennent, eux, de très loin dans ce tournoi et il risque d’y avoir une décompensation après cette qualification dans les dernières minutes. Ils peuvent subir une chute émotionnelle, un peu à l’image des Allemands face à la Corée du Sud, quatre jours après leur victoire miraculeuse face aux Suédois.Contre le Nigeria, les Argentins ont eu un peu de chance et n’ont pas fait preuve d’une grande maîtrise.
L’équipe de France doit avant tout se focaliser sur son propre jeu et tirer le maximum de ses possibilités. Elle dispose d’une vitesse dans les enchaînements et le jeu de transition qui font sa force, mais qu’on n’a pas encore trop vue pour l’instant.
Les Bleus, plus rapides et plus endurants
Dans cette Coupe du monde, on remarque pour l’instant que ce n’est pas l’équipe qui a nécessairement la possession du ballon qui se montre toujours la plus dangereuse, mais plutôt celle qui a la plus grande capacité à mettre de la vitesse pour aller d’une situation défensive à offensive. Et sur ce point précis, les Bleus ont des arguments. Notamment en milieu de terrain où ils sont plus rapides,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ « Roulette russe », épisode 15. Aujourd’hui, Eddy Fleck vous explique pourquoi il faut regarder cette rencontre entre deux équipes déjà éliminées. Retrouvez aussi le programme du jour.
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Coupe du monde 2018 : Pourquoi le match Panama-Tunisie sera l’événement du soir

« Roulette russe », épisode 15. Aujourd’hui, Eddy Fleck vous explique pourquoi il faut regarder cette rencontre entre deux équipes déjà éliminées. Retrouvez aussi le programme du jour.



Le Monde
 |    28.06.2018 à 10h11
   





                        


Chaque jour durant la Coupe du monde, Eddy Fleck et Maxime Mianat analysent la compétition à leur façon. Attention : cette chronique peut contenir du second degré.

   


Si la rencontre du groupe G entre l’Angleterre et la Belgique concentrera tous les regards, ce ne sera pas le cas de Panama-Tunisie à la même heure, les deux équipes étant déjà éliminées. On se demande pourquoi les joueurs feraient l’effort de proposer un affrontement qui aura la saveur d’un match amical au lieu d’organiser un bon barbecue au centre du terrain.
Pourtant, un point de règlement auparavant méconnu se cache dans les textes de la FIFA et rehausse l’intérêt de ce match. En effet, il est possible de tomber à la première place du groupe suivant si la différence de buts excède – 100. L’une des deux formations pourrait donc atterrir en tête du groupe H. Cette règle a été mise en place par Gianni Infantino pour récompenser les formations particulièrement nulles mais qui ouvrent le jeu et favorisent le spectacle.
Mis au courant en conférence de presse, le sélectionneur tunisien Nabil Maâloul a salué l’initiative : « C’est une excellente nouvelle. Quand je vois nos premiers matchs, je crois en notre fébrilité défensive. Notre différence de buts est à – 4, il suffirait d’une défaite 96-0 pour se qualifier. Tout est possible. » Pour répondre à ce scénario, le coach panaméen a travaillé une tactique basée sur les « contre son camp » et le jeu sans gardien de but, de quoi nous proposer quatre-vingt-dix minutes de folie.
J’ai désormais attiré votre attention et je vous supplie d’allumer beIN Sports 2 ce soir. Je serai aux commentaires et je n’ai pas fait cinq ans d’école de journalisme pour rester seul dans ma cabine en m’excitant sur un match transparent. Si vous ne voulez pas regarder, allumez au moins une fenêtre en double écran pour que le décompte des téléspectateurs ne soit pas ridicule. La Coupe du monde, c’est le partage et la solidarité. Sauvez mon emploi.
Retrouvez le programme du jour

Les épisodes précédents de « Roulette russe »
Episode 1 : comment concilier Coupe du monde et vie de famille
Episode 2 : pourquoi il ne faut pas critiquer l’équipe de France
Episode 3 : pourquoi on ne sait pas encore si Griezmann pourra jouer contre l’Australie
Episode 4 : pourquoi le drapeau du Brésil n’est pas ce que vous croyez
Episode 5 : pourquoi les Anglais n’ont en réalité pas inventé le football
Episode 6 : pourquoi Pologne-Sénégal est un authentique derby
Episode 7 : pourquoi la Coupe du monde est un cauchemar pour les autres sportifs
Episode 8: pourquoi France-Pérou n’aura pas lieu
Episode 9 : pourquoi il y a toujours un drapeau algérien dans un stade
Episode 10 : pourquoi l’Antarctique est le grand absent du tournoi
Episode 11 : pourquoi il n’est pas raisonnable d’aimer à la fois Lionel Messi et Cristiano Ronaldo
Episode 12 : pourquoi on peut suivre la Coupe du monde sans aimer le foot 
Episode 13 : pourquoi le dopage n’existe pas dans le football
Episode 14 : Pourquoi 0-0 est le score parfait





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Ce joueur fut sans doute le plus grand talent de l’histoire de son pays. Son destin tourmenté, marqué par quatre ans de « camp disciplinaire » en pleine guerre froide, en a fait une icône.
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Eduard Streltsov, le mauvais génie du football soviétique

Ce joueur fut sans doute le plus grand talent de l’histoire de son pays. Son destin tourmenté, marqué par quatre ans de « camp disciplinaire » en pleine guerre froide, en a fait une icône.



Le Monde
 |    28.06.2018 à 10h04
    |

                            Olivier Haralambon








                        



                                


                            

Aux abords du stade Loujniki de Moscou se dresse la statue de bronze d’un footballeur en action. L’impression de mouvement qui s’en dégage est liée à une sorte de contrapposto exacerbé, la hanche ne trouvant aucun support fixe : l’homme est en pleine course et se tient en appui éphémère sur l’avant-pied droit, le talon détaché du sol, la jambe fléchie. Son visage, les sourcils froncés, est tourné sur sa droite, vers quelque équipier invisible que sa main désigne ou dirige, pendant que du dessus extérieur de l’autre pied, il contrôle la balle, ou la couve. Eduard Anatolievitch Streltsov était de ceux que le ballon détache plus ou moins de l’existence terrestre. Il fut le joueur le plus doué de sa génération, et même le plus grand de l’histoire du football russe. Sa trajectoire est si viscéralement liée aux enjeux et aux idéaux de son temps qu’elle ne saurait avoir échappé aux reconstructions mythologiques. Ainsi sa légende est fragile, et la thèse qui fait de lui le martyre d’un régime inique exige pour le moins d’être nuancée.
Streltsov est né à Moscou, district de Petrovo, le 21 juillet 1937. Sa mère, Sofia Frolovna, issue d’une famille de petits paysans de la région de Riazan, se retrouve seule quelques années plus tard : son homme est mobilisé, envoyé au front où, faute de tomber, il rencontre une autre femme avec qui il s’établit. Sofia élèvera donc seule Eduard, alors que la guerre et bientôt la famine empliront les rues d’éclopés, d’orphelins et de mendiants. Elle racontera bien plus tard – mais quelle mère eût dit le contraire ? – que son Eduard était gentil et attentionné. Il faut l’entendre parler de ses yeux creux, de sa peau rougie quand il rentrait à la nuit tombée, ayant passé, déjà, ses fins de journée à pousser le ballon avec les autres sur quelque terrain enneigé. Elle dit qu’un soir où un voisin apitoyé avait porté un morceau de ce pain qu’ils n’avaient pas, l’enfant affamé insista pour le partager avec elle.
Au fil...




                        

                        


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Coupe du monde : et au début, c’est l’Allemagne qui perd

Pour la première fois depuis 1938, la Mannschaft sort dès la phase de poule. Un traumatisme.



Le Monde
 |    28.06.2018 à 10h02
 • Mis à jour le
28.06.2018 à 11h24
    |

            Adrien Pécout (Russie, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Quelle expression vont-ils encore trouver ? En 2014, les électeurs de la très sérieuse Société pour la langue allemande avaient notamment retenu sur le podium du « mot de l’année » : Götzseidank, jeu de mots avec Gott sei Dank (« Dieu merci », en français). Cette année-là, au Brésil, d’un but tardif, le footballeur Mario Götze offrait à l’Allemagne le quatrième titre de son histoire en Coupe du monde.
Aujourd’hui, changement de champ lexical. Frustration, désolation, humiliation : la Nationalmannschaft, tenante du titre, a vécu tout cela. La voilà éliminée dès le premier tour du Mondial, à l’issue d’une défaite contre la Corée du Sud (2-0), mercredi 27 juin, dans un stade de Kazan désormais maudit. Une défaite en toute fin de partie, alors qu’il fallait à tout prix gagner, après un revers initial (1-0) contre le Mexique et une victoire miraculeuse (2-1) contre la Suède…
Au pays des quadruples champions du monde (1954, 1974, 1990 et donc 2014 ; seul le Brésil a fait mieux), le drame a relégué tout le reste de l’actualité. L’hebdomadaire Die Zeit a d’abord tenté l’humour pour consoler ses internautes : « Je fais ma valise… et je ramène la Mannschaft. » Le quotidien Die Welt, lui, a eu davantage de difficulté à plaisanter sur l’équipe nationale et cette « honte historique ».
« L’équipe a perdu plus qu’un match »
Oui, historique. Depuis l’instauration des phases de poule, en 1950, jamais encore l’Allemagne n’avait plié bagage dès le premier tour d’une Coupe du monde. Il faut remonter aux temps de 1938 et des saluts hitlériens avant chaque match pour trouver la pire performance jusque-là : une défaite en huitièmes de finale contre la Suisse.
A chaud, au micro de la chaîne allemande ZDF, Joachim Löw pouvait difficilement parler d’autre chose que d’une « gigantesque déception ». « L’équipe a perdu plus qu’un match, beaucoup de ce que nous avions construit depuis des années »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ L’Allemagne a été éliminée, le Brésil a assuré, mais la Coupe du monde 2018, c’est aussi un gardien infranchissable et des fans inarrêtables.
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La gazette de la Coupe du monde : langage secret, folie mexicaine et muraille de Corée

L’Allemagne a été éliminée, le Brésil a assuré, mais la Coupe du monde 2018, c’est aussi un gardien infranchissable et des fans inarrêtables.



Le Monde
 |    28.06.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
28.06.2018 à 09h22
    |

            Clément Martel








                        


Le tsar du jour
Il a réalisé ses douze travaux en un peu plus de quatre-vingt-dix minutes. Si l’histoire retiendra que l’Allemagne a été la quatrième tenante du titre du XXIe siècle à subir la « malédiction des champions », étant éliminée dès les phases de groupes de l’édition succédant à son titre, le nom de Cho Hyun-woo mériterait d’être cité dans cette affaire. Car avant les buts, dans les arrêts de jeu, de Kim Young-gwon et de Son Heung-min, le portier coréen à la coiffure de chanteur de K-pop a tenu en échec à lui tout seul la Nationalmannschaft.

   


Multipliant les arrêts – six en tout, soit le troisième meilleur total depuis le début de la compétition –, le joueur du Daegu FC surnommé « Dae-hair » au pays (soit le « David de Gea [portier de l’Espagne] de Daegu ») a tenu la baraque face aux offensives allemandes. Agile, habile et n’hésitant pas à se frotter aux mastodontes d’outre-Rhin, le jeune – 26 ans – gardien aux huit sélections a logiquement été nommé homme de la rencontre après la victoire des siens (2-0).

        Lire aussi :
         

                L’Allemagne, tenante du titre, éliminée de la Coupe du monde 2018



Lui qui confiait avant la rencontre que son rêve était de « jouer un jour en Europe, et plus particulièrement en Angleterre » a sérieusement dû voir sa cote grimper chez les recruteurs du monde entier. « C’est là que l’on peut affronter les meilleurs buteurs du monde et vraiment s’améliorer comme gardien », expliquait-il. Sur ce dernier point, la Coupe du monde est également pas mal, comme peut en témoigner le Costaricien Keylor Navas, recruté par le Real Madrid après avoir brillé en 2014.
La mère partie
Et si le choc du groupe G n’accouchait que d’un soubresaut ? La question peut sérieusement s’envisager alors qu’Angleterre et Belgique s’affrontent, jeudi 28 juin, en conclusion de la phase de groupes. Toutes deux qualifiées, à égalité parfaite en termes de buts marqués et encaissés, les deux équipes pourraient être départagées au classement du fair-play en cas de match nul. Or, ni l’une ni l’autre n’a intérêt à terminer à la première place.
« C’est pour ce genre de match que nous jouons au football », a beau assurer le portier anglais Jordan Pickford, il est permis de douter. Alors que le premier du groupe G tombera dans le tableau des « gros » (avec une potentielle rencontre face au Brésil en cas de quarts de finale), le deuxième n’aurait, avant les demi-finales, à affronter que le Japon, le Sénégal ou la Colombie, puis le vainqueur du match Suède-Suisse. Un tableau nettement plus abordable.

   


« Nous sommes qualifiés, et c’était la priorité. Désormais, nous devons surveiller nos joueurs, et gagner n’est pas la priorité », a assumé le sélectionneur des Diables rouges, Roberto Martinez. Du coup, les buteurs Kane et Lukaku (respectivement 5 et 4 buts en deux matchs) pourraient débuter sur le banc, et les sélectionneurs puiser largement dans leur banc. Un peu comme lors de France-Danemark, avec le résultat que l’on sait. Et ce choc entre ces équipes se connaissant très bien – car de nombreux Belges évoluent en Premier League – pourrait ne pas en mériter le nom.



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Au pays de Vlad
« Coreanos, hermanos, somos todos mexicanos !!! »
C’est peu dire que les Mexicains ont apprécié le coup de main des Sud-Coréens mercredi. Faisant grise mine alors que leur « Tri » subissait la foudre des Suédois. Battu 0-3, le Mexique n’a dû sa qualification pour les huitièmes de finale qu’à l’incapacité de l’Allemagne à inscrire un but face à la Corée du Sud. Et à la vaillance de l’équipe du pays du Matin calme, du gardien (voir plus haut) au buteur Son Heung-min. Et les fans mexicains ont célébré comme il se doit la Corée du Sud. Et le Mexicain est enthousiaste !

That’s the Korean consul general to Mexico, Byoung-Jin Han, celebrating with grateful Mexican fans outside the Kore… https://t.co/vz8nOJlnDa— ByJamesWagner (@James Wagner)


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Des foules bariolées, chantant et dansant, rassemblées devant l’ambassade coréenne à Mexico – le consul général de Corée du Sud y a même été porté en triomphe – aux fans d’« El Tri » pourchassant chaque supporteur coréen qu’ils croisent en Russie pour les remercier, tout y est passé. Après avoir battu les champions du monde lors de sa première rencontre, le Mexique est bien qualifié pour les huitièmes de finale. Rendez-vous lundi, face au Brésil.
L’œil de Moscou
Et si on tenait la plus belle action de cette Coupe du monde jusque-là ? Oubliés les buts de Modric, Coutinho ou Musa. Lors de la rencontre entre la Colombie et la Pologne, un supporteur des Cafeteros s’est illustré par son dévouement vis-à-vis d’un ami. Aveugle et sourd, José Richard Gallego avait du mal à vibrer pour les coéquipiers de Falcao jusqu’à ce que Cesar Daza mette au point un système lui permettant de décrire les actions en direct.
A l’aide d’une carte représentant le terrain, le Colombien décrit – en lui tenant les mains et à l’aide d’un code développé ensemble – les actions par leur détail. Au vu de la joie de Gallego lors de la victoire 3-0 des Cafeteros face aux Polonais, le système fonctionne.

Komintern
La Coupe du monde est surtout l’occasion pour les journalistes de recevoir une flopée de communiqués sans intérêt. Mais ce serait bête qu’ils meurent oubliés dans nos spams.
Parce qu’il n’y a pas de raison pour que l’industrie du luxe ne profite pas elle aussi de la Coupe du monde pour tenter de vendre ses produits, une célèbre enseigne française que-l’on-ne-nommera-pas a décidé de surfer sur le Mondial pour écouler ses sacs à main. En est sortie une collection composée d’un astucieux patchwork de morceaux de cuir hexagonaux évoquant un ballon. Qui plus est, ils sont déclinés aux couleurs des différentes équipes.
Pouchkine Ball
La Gazette est toujours poète. Aujourd’hui, les mots d’Alexandre Pouchkine aident Joachim Löw à relativiser l’ampleur de la catastrophe qui a frappé le football allemand :
« A une vérité ténue et plate, je préfère un mensonge exaltant. »
Alexandre Pouchkine – Récits de feu Ivan Pétrovitch Belkine
Russia Today

Notre sélection d’articles pour suivre la Coupe du monde 2018
Retrouvez les contenus de référence du Monde.fr sur la Coupe du monde de football en Russie (du 14 juin au 15 juillet) :
Notre « guide suprême » du Mondial : 32 fiches pour connaître les 32 équipesLes Bleus : tous nos articles sur l’équipe de FranceLe calendrier : les horaires et les résultats de tous les matchsLes explications : tout ce qu’il faut savoir sur la VAR, l’assistance vidéo à l’arbitrageFaites vos jeux : pariez sur les 64 matchs et partagez vos pronostics avec vos amisNos conseils : comment regarder la Coupe du monde au travailLe visuel interactif : 10 matchs épiques de la Coupe du mondeUn graphique multimédia pour comparer les forces et faiblesses des 32 équipesLe quiz : êtes-vous (vraiment) prêt pour la Russie ?
Toutes nos vidéos :
L’arbitrage vidéo est-il efficace ?Comment tricher au tirage au sort grâce à une formule mathématiquePourquoi les joueurs de foot simulent-ils autant ?Comment la peur du ridicule explique la plupart des penalties ratésPourquoi le football est-il un sport si imprévisible ?



Coupe du monde : le programme du jeudi 28 juin

Les matchs à suivre en direct sur Le Monde.fr :
Sénégal - Colombie et Japon - Pologne (16 heures)
Angleterre - Belgique et Panama - Tunisie (20 heures)
A lire sur le web
La malédiction des tenants du titre plus forte que l’Allemagne
Chez les bookmakers de Moscou, les Bleus ont (encore) la cote
La télé sous le choc
Une autre Coupe du monde commence pour des Bleus lénifiants
Post de blog: Arbitrage vidéo : les tensions montent
Pour les abonnés
Et au début, c’est l’Allemagne qui perd
La chronique de Gérard Houllier : « Isoler Messi, c’est déjà répondre à une bonne partie du problème »
Eduard Streltsov, le mauvais génie du football soviétique





                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 27/06/2018
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Les larmes de Neymar agacent le Brésil

En éclatant en sanglots à la fin du match gagné face au Costa Rica, l’attaquant star de la Seleçao a irrité ses compatriotes, pourtant habitués à ne pas dissimuler leur émotivité.



Le Monde
 |    28.06.2018 à 02h58
 • Mis à jour le
28.06.2018 à 11h14
    |

            Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)








                        



                                


                            

LETTRE DE SAO PAULO
On le dit à bout de nerfs, fragile. On s’inquiète, on le moque puis on l’excuse. En s’effondrant, en pleurs, à la fin du deuxième match de poule du Brésil lors du Mondial russe – gagné in extremis face au Costa Rica (2-0) –, vendredi 22 juin, Neymar a alimenté les gazettes de son pays. La partie à peine terminée, l’éditorialiste du service sport du journal O Globo, Marvio dos Anjos, s’enflammait dans une tribune titrée comme un rappel à l’ordre : « Il n’est pas normal de pleurer au deuxième match de poule, Neymar ! » « Pour rester une pop star, Neymar doit retenir ses larmes », insistait à son tour Tony Goes dans la Folha de Sao Paulo, lundi.
L’attaquant vedette de la Seleçao est peut-être un comédien. Mais il est assurément un Brésilien. Pleurer en public est dans la culture des femmes et surtout des hommes du pays de braise. En voyant Neymar, les commentateurs se seront sans doute souvenus des sanglots du défenseur et capitaine Thiago Silva avant la séance de tirs au but face au Chili, en huitième de finale de cette maudite Coupe du monde de 2014, qui s’était terminée deux tours plus loin par une humiliante défaite (1-7) face à l’Allemagne.
Une élite politique à fleur de peau
Mais le chagrin n’est pas réservé aux cracks du futebol. L’élite de Brasilia est toute aussi émotive que de grands sportifs sous pression. L’ancien président Luiz Inacio Lula da Silva, dit « Lula », l’a démontré à maintes reprises, terminant la quasi-totalité de ses meetings en sortant un mouchoir pour essuyer ses yeux rougis.
L’évocation de sa politique visant à tirer les Brésiliens de la misère l’émeut. Mais l’ex-chef d’Etat (en poste de 2003 à 2010), qui purge depuis avril une peine de douze ans de prison pour corruption, n’a sans doute jamais autant pleuré qu’en apprenant, en 2009, la désignation de Rio de Janeiro comme hôte des Jeux olympiques de 2016.
Ses confrères de gauche, de droite,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Comme la France de 2002, l’Italie de 2010 et l’Espagne de 2014, la Mannschaft a pris la porte du Mondial dès la phase de groupes, alors qu’elle était tenante du titre.
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Coupe du monde 2018 : la malédiction des tenants du titre plus forte que l’Allemagne

Comme la France de 2002, l’Italie de 2010 et l’Espagne de 2014, la Mannschaft a pris la porte du Mondial dès la phase de groupes, alors qu’elle était tenante du titre.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 19h40
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 21h13
    |

            Clément Martel








                        



   


« Je peux vous assurer qu’on ne fera pas partie des tenants du titre maudits. » Joachim Löw s’est un peu avancé lorsque, au sortir de la défaite inaugurale de sa Nationalmannschaft face au Mexique – 0-1 le 17 juin –, il avait assuré que son équipe d’Allemagne ne prendrait pas la suite des champions du monde éliminés dès la phase de groupes du tournoi suivant. Mais cette habitude du XXIe siècle commence à ressembler à une malédiction. Battue par la Corée du Sud, mercredi 27 juin, à Kazan (0-2), alors que dans le même temps la Suède écrasait le Mexique (3-0), l’Allemagne ne verra pas les huitièmes de finale. Comme trois de ses quatre prédécesseurs.

        Lire aussi :
         

                L’Allemagne, tenante du titre, éliminée de la Coupe du monde 2018



Au XXe siècle, cela n’était arrivé qu’à l’Italie en 1950 et au Brésil en 1966. Mais au tournant du XXIe siècle, la France – et pas n’importe laquelle, celle des Zidane et Henry – a inauguré cette triste statistique en ne parvenant pas à s’extirper des groupes lors du Mondial en Corée du Sud et au Japon, en 2002.
Paraissant invincibles avant la compétition – au point que leur équipementier fasse sa campagne autour de la « deuxième étoile » de champion du monde –, les Français alignaient alors le joueur le plus cher du monde (Zidane) ainsi que les meilleurs buteurs des championnats anglais (Henry), italien (Trezeguet) et français (Cissé). Mais privés de leur numéro 10, blessé, les Bleus ont coulé, battus par le Sénégal et le Danemark.
Les protégés de Roger Lemerre ont attendu huit ans avant d’être rejoints dans l’histoire. Ironiquement, ils l’ont été par leur vainqueur en finale de l’édition 2006. Figurant parmi les favoris du Mondial 2010, l’Italie avait impressionné lors des qualifications. Mais pour la Squadra Azzurra, l’une des plus vieilles équipes du tournoi (plus de 31 ans de moyenne d’âge), l’aventure sud-africaine a mal tourné. Bons derniers d’un groupe composé du Paraguay, de la Slovaquie et de la Nouvelle-Zélande, l’équipe de Marcelo Lippi s’est complètement effondrée.
« C’est de ma faute, c’est évident, assumait le sélectionneur italien après la défaite face à la Slovaquie entraînant l’élimination des siens. Si l’équipe n’a pas réussi un match aussi important, si l’équipe n’est pas capable d’exprimer ses possibilités, c’est que l’entraîneur n’a pas fait ce qu’il fallait, tactiquement, ni physiquement ni psychologiquement. »
L’Espagne abdique en même temps que son roi
Lors de l’édition suivante, c’est l’Espagne, alors tenante du trophée Jules-Rimet et double championne d’Europe en titre, qui est tombée dès la phase de groupes. Les coéquipiers de Diego Costa, figurant dans le groupe des Pays-Bas, du Chili et de l’Australie, ont été écrasés lors de leur entrée en lice par les coéquipiers de Robin Van Persie (5-1), puis éliminés dès le second match à la suite d’une piteuse défaite contre le Chili (2-0). Eux qui n’avaient plus perdu deux matchs d’affilée depuis huit ans ont cédé le trône le jour même de l’abdication du roi Juan Carlos, qui passait le relais à son fils, devenu Felipe VI.
Après sa défaite contre la Corée du Sud mercredi, l’Allemagne de Joachim Löw prend la suite de ces trois « tenants maudits ». Au cours d’une compétition où ils auront tenté 72 tirs en trois rencontres, pour seulement deux buts inscrits, les coéquipiers d’un Thomas Müller fantomatique, qui n’avaient qu’à battre les joueurs du pays du Matin calme pour s’imposer, laissent la Suède et le Mexique se hisser en quarts de finale.
Seul le Brésil, en 2006, a fait mentir ce qui est devenu le nouvel adage du football mondial, remplaçant le « à la fin, ce sont les Allemands qui gagnent » de Gary Lineker : « En Coupe du monde, le tenant du titre prend la porte dès la phase de groupe. »

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ L’UEFA a sanctionné le club italien pour avoir enfreint les règles du fair-play financier.
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Football : le Milan AC interdit de Coupe d’Europe la saison prochaine

L’UEFA a sanctionné le club italien pour avoir enfreint les règles du fair-play financier.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 18h20
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 18h22
   





                        



   


Coup de tonnerre dans le foot italien. L’UEFA a annoncé mercredi 27 juin que le Milan AC était exclu de toute compétition européenne la saison prochaine pour avoir violé les règles du fair-play financier. Le club italien ne pourra donc pas participer à la prochaine Ligue Europa, pour laquelle il s’était qualifié.
Longtemps propriété de l’ancien premier ministre italien Silvio Berlusconi, le club italien a été racheté en avril 2017 par des investisseurs chinois pour 740 millions d’euros. Depuis lors, l’UEFA s’est inquiétée de la stabilité financière du consortium, qui a dépensé quelque 200 millions d’euros l’été dernier pour recruter de nouveaux joueurs et qui a dû contracter un prêt colossal auprès d’un fonds d’investissement américain.
Problème d’équilibre financier
La chambre de jugement de l’instance européenne de contrôle financier des clubs (ICFC), présidée par le juriste portugais José Narciso da Cunha Rodrigues, a estimé que le Milan AC avait violé les règles du fair-play financier concernant notamment la nécessité d’équilibre financier. Le club italien peut désormais faire appel devant le Tribunal arbitral du sport.
Avec cette exclusion de la Ligue Europa, l’AC Milan devient le club le plus prestigieux à subir une exclusion des Coupes européennes liée au fair-play financier. Par le passé, Malaga, l’Etoile Rouge Belgrade ou Galatasaray ont été sanctionnés d’un an sans Coupe d’Europe.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Le Brésil a battu la Serbie (2-0) et jouera la Mexique en huitièmes de finale. La Suisse, qui a fait match nul face au Costa Rica (2-2), affrontera la Suède.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ La Mannschaft a cédé, mercredi, à la fin de son match contre la Corée du Sud (0-2) et elle est éliminée. La Suède, vainqueure du Mexique (3-0), finit en tête du groupe F.
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L’Allemagne, tenante du titre, éliminée de la Coupe du monde 2018

La Mannschaft a cédé, mercredi, à la fin de son match contre la Corée du Sud (0-2) et elle est éliminée. La Suède, vainqueure du Mexique (3-0), finit en tête du groupe F.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 17h59
 • Mis à jour le
28.06.2018 à 06h38
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


Candidats annoncés au doublé après leur couronnement il y a quatre ans, les Allemands semblaient avoir hérité du groupe parfait pour lancer leur Coupe du monde.
Las : incapables de forcer le verrou sud-coréen, mercredi 27 juin, les hommes de Joachim Löw ont subi leur deuxième revers en Russie et ont pris la porte dès le premier tour ; une première pour le quadruple vainqueur de l’épreuve depuis le Mondial français de 1938. Toni Kroos et ses coéquipiers échouent même à la dernière place d’un groupe F dominé par la Suède qui a triomphé du Mexique (3-0).
Achevée par deux buts sud-coréens inscrits dans le temps additionnel, la Mannschaft donne du grain à moudre à la théorie d’une malédiction frappant, depuis le début du siècle, le tenant du titre : depuis 2002, quatre des cinq champions sortants ne sont pas parvenus à passer le premier tour.
Refroidis d’entrée de Mondial par le Mexique (0-1), puis passés tout près d’une nouvelle désillusion contre la Suède (victoire 2-1), les Allemands devaient absolument s’imposer pour se qualifier et éviter de sortir la calculatrice pour connaître le verdict du groupe F. Mais, bien que dominateurs (74 % de possession de balle) et entreprenants, ils ont toujours buté sur le gardien de leur adversaire du jour.

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Deux buts sur 72 tirs

   


Sauvé par le coup franc miraculeux de Toni Kroos à la fin du match contre la Suède, Joachim Löw avait choisi de réintégrer deux de ses joueurs de base dans le onze de départ, Mesut Özil et Sami Khedira. Indéboulonnable depuis une dizaine d’années, Thomas Müller voyait, lui, le début de la rencontre depuis le banc, remplacé au milieu par le jeune Leon Goretzka (23 ans).
Dès le début de la partie, les Allemands donnaient l’impression de vouloir se mettre à l’abri afin de s’éviter des calculs d’épiciers au coup de sifflet final. Confisquant la balle, les quadruples champions du monde pouvaient compter sur un Özil retrouvé. Mobile et plus précis dans l’orientation du jeu, le joueur d’Arsenal voyait toutefois ses ouvertures annihilées par l’imprécision de ses attaquants ou le bon placement des défenseurs sud-coréens.
Aligné en pointe et attendu comme le remplaçant de Miroslav Klose, meilleur buteur de l’histoire de la Coupe du monde, Timo Werner n’a jamais trouvé le bon tempo. A la conclusion des combinaisons développées par Marco Reus, ou en réception d’une pléiade de centres de Joshua Kimmich, l’attaquant a été le symbole d’une équipe trop imprécise (seulement six tirs cadrés sur vingt-huit tentés mercredi, et deux buts en soixante-douze tirs sur l’ensemble du tournoi).
Derrière, il fallait toute la solidité d’un Mats Hummels au cœur de la défense ou les sorties lointaines et courageuses de Manuel Neuer pour éviter à l’Allemagne une mauvaise surprise. A la mi-temps (0-0), les favoris du groupe F rejoignaient le vestiaire en position de qualifiés, bénéficiant du score, là aussi nul et vierge, entre Suédois et Mexicains.

   



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« Il a manqué de légèreté »
La seconde période ne fut qu’une triste copie de la première. Avant même l’heure de jeu, les premiers signes d’agacement traduisaient l’impuissance des Allemands. Ni les choix offensifs du coach (remplacement de Khedira par Mario Gomez) ni l’entrée de Thomas Müller, piqué par sa relégation sur le banc (une première pour le Munichois en compétition internationale), n’ont permis de forcer la solide organisation sud-coréenne.
« Sur le plan du combat, on ne peut pas faire de reproche à la Mannschaft aujourd’hui, mais nous n’avons pas réussi à marquer un but, constatait Joachim Löw après le match. C’était comme ça durant tout ce tournoi, il a manqué de la légèreté à l’équipe. » 
Loin de se contenter de dresser un mur derrière, les Sud-Coréens, demi-finalistes de l’édition 2002, ont affiché une sérénité défensive inattendue, emmenés par un gardien juste à chaque offensive allemande. Toujours bien positionné sur sa ligne, Cho Hyun-woo a dû sortir une parade sublime sur une tête à bout portant de Goretzka, en seconde période.
Condamnés à la victoire dès lors que les Suédois avaient pris le dessus sur le Mexique en seconde période, les Allemands se sont rués à l’attaque et ils se sont ainsi exposés aux contres sud-coréens. Laissant transparaître toute leur impuissance à mesure que le chronomètre défilait, ils ont finalement rendu les armes dans le temps additionnel. Kim Young-gwon puis Son Heung-min – seul face au but déserté par un Neuer monté à l’attaque –, ont crucifié les champions de 2014.
L’élimination de l’Allemagne sonne-t-elle le glas de l’ère Joachim Löw ? Aux commandes de l’équipe depuis 2006, le sélectionneur avait prolongé son contrat avant le Mondial jusqu’en 2022. Dès le coup de sifflet signal, Mats Hummels réclamait un droit d’inventaire : « Il y a certains points que nous devons corriger, mais je n’en parlerai plus publiquement. La dernière fois que nous avons fait un bon match, convaincant, c’était en octobre 2017. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Un supporteur a tenté d’embrasser une journaliste brésilienne qui était en direct à la télévision, durant la Coupe du monde. Cette séquence a fait remonter une campagne en ligne dans laquelle d’autres journalistes s’engagent contre le machisme.
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