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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤ Le tribunal de grande instance de Paris a décidé de suspendre la procédure en attendant que la direction de « BuzzFeed » fournisse les informations exigées par les salariés.
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La fermeture de « BuzzFeed France » est suspendue

Le tribunal de grande instance de Paris a décidé de suspendre la procédure en attendant que la direction de « BuzzFeed » fournisse les informations exigées par les salariés.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 18h03
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 18h10
    |

                            Yassine El Azzaz








                        


« Nous sommes très heureux de cette décision. » S’il n’est pas définitif, le soulagement des journalistes de BuzzFeed France est indéniable. Ils ont appris, mercredi 27 juin en fin d’après-midi, que le tribunal de grande instance de Paris leur donne gain de cause.
Il reconnaît que les documents apportés par la direction ne sont pas suffisants pour comprendre la décision de fermer la version française du pure player spécialisé dans le divertissement et l’actualité. BuzzFeed, qui peut toujours faire appel, devra fournir aux représentants des salariés des bilans comptables précis et des « documents de nature économique », dans le cadre de la consultation du comité social et économique de l’entreprise, explique une source proche du dossier. Bien que son avis soit uniquement consultatif, la fermeture est illégale tant que les salariés n’ont pas pris connaissance de la santé financière réelle de l’entreprise.

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« Se poser et réfléchir »
« La balle est désormais dans le camp de la direction. De notre côté, on peut enfin se poser et réfléchir, c’est déjà une très bonne chose. Ensuite, nous verrons comment ils vont réagir », explique une journaliste. Le 7 juin, Scott Lamb, dirigeant du site américain venu spécialement des Etats-Unis, annonçait à l’équipe française de BuzzFeed la fermeture définitive du site et le licenciement des 14 membres de la rédaction.
Surpris par la rapidité et le manque de communication de la direction, les journalistes avaient décidé de se tourner vers les tribunaux en espérant convaincre la direction de conserver son activité en France. Pour eux, leur licenciement économique est illégal. « Nous estimons que nous n’avons pas été assez informés par la direction internationale du groupe. Quelque chose n’est pas clair. En privé chacun y va de son interprétation, mais la vérité, c’est que nous ne savons pas grand-chose », ajoute un journaliste.
Plusieurs points juridiques n’ont toutefois pas été étudiés lors de cette première procédure. Pour le moment, dans le but de bénéficier d’une audience rapide au tribunal, les journalistes ont simplement poursuivi la filiale française du groupe. Il s’agira ensuite de faire reconnaître une situation de co-emploi montrant qu’ils sont également salariés de l’ensemble du groupe BuzzFeed. « Chaque chose en son temps », a déclaré une journaliste du site, qui rappelle que les membres de la rédaction n’ont eu aucun contact récent avec la direction. Le flou quant à l’avenir du site n’est donc pas dissipé.

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤ Un supporteur a tenté d’embrasser une journaliste brésilienne qui était en direct à la télévision, durant la Coupe du monde. Cette séquence a fait remonter une campagne en ligne dans laquelle d’autres journalistes s’engagent contre le machisme.
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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ Le régulateur de l’audiovisuel répond à celui des télécommunications, qui s’interrogeait sur l’avenir de la TNT, système de diffusion distancé par le satellite et la télévision par ADSL.
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Le CSA prend la défense de la télévision numérique terrestre

Le régulateur de l’audiovisuel répond à celui des télécommunications, qui s’interrogeait sur l’avenir de la TNT, système de diffusion distancé par le satellite et la télévision par ADSL.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 13h59
    |

            François Bougon








                        



                                


                            
Ne sonnons pas le glas de la télévision numérique terrestre ! Mardi 26 juin, le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), Olivier Schrameck, a mis en garde contre toute volonté de brader le système de diffusion lancé en 2005 et généralisé six ans plus tard à la quasi-totalité du territoire français. « La TNT n’a pas vocation à être le parent pauvre de l’audiovisuel de demain », a-t-il déclaré, à l’occasion de la présentation d’une étude sur l’avenir de l’audiovisuel d’ici à l’horizon 2030.
Une réponse du régulateur de l’audiovisuel à celui des télécommunications, l’Arcep, qui, le 20 juin, dans un document faisant le bilan de la TNT, appelait à ouvrir une consultation sur ce mode de transmission, soulignant qu’elle était distancée par le satellite et la télévision par ADSL. Au premier trimestre 2017, la consommation de télévision par les box ADSL ou fibre (IPTV), les tablettes et les smartphones a dépassé celle de la TNT.

Dans une interview aux Echos, le président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), Sébastien Soriano, semblait même vouloir s’orienter vers un scénario à l’américaine, où les fréquences de la TNT ont été réattribuées aux opérateurs télécoms. « On a un quasi-doublement des volumes de données tous les ans. Il est inéluctable que les fréquences TNT basculent du côté des télécoms », a-t-il expliqué.
« Protéger les publics les plus démunis »
Une perspective que refuse M. Schrameck. Se déclarant « attentif à la réflexion d’autres régulateurs », il a mis en avant la nécessité de « protéger les publics les plus fragiles et démunis, en préservant des modes de diffusion simples et universels ». Un quart de la population, a-t-il souligné, dépend encore exclusivement de la bonne vieille antenne râteau pour recevoir le signal et il n’est pas question de sacrifier ces téléspectateurs. Sans compter ceux qui utilisent à la fois la TNT...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ Les frères jumeaux, célèbres pour avoir présenté « Temps X » sur TF1 dans les années 1980, ont été mis en examen pour tentative d’escroquerie le 21 juin.
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Igor et Grichka Bogdanov, 40 ans d’affaires et de succès populaires

Les frères jumeaux, célèbres pour avoir présenté « Temps X » sur TF1 dans les années 1980, ont été mis en examen pour tentative d’escroquerie le 21 juin.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 11h31
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 16h01
    |

                            Simon Auffret








                        



   


Docteurs en physique et en mathématique, écrivains, animateurs de télévision, descendants de l’aristocratie autrichienne, figures de la vulgarisation scientifique pour le grand public et objets de controverses pour les chercheurs… en plus de quarante ans de vie publique, Igor et Grichka Bogdanov (qui ont remplacé l’orthographe de leur nom « Bogdanoff » en signature de leurs ouvrages dès les années 1990) ont accumulé autant de succès populaires que de railleries sur le mélange des genres qu’ils entretiennent, entre théories sur la relativité générale et passion pour la science-fiction.
Les légendaires présentateurs de « Temps X », première émission consacrée à la science-fiction diffusée sur TF1 entre 1979 et 1987, ont été mis en examen le 21 juin pour « escroquerie sur personne vulnérable » et « tentative d’escroquerie ». Ils sont soupçonnés d’avoir soutiré 800 000 euros à un homme de 49 ans se présentant comme un producteur de cinéma. L’incident vient se placer au bas d’une liste fournie de démêlés avec la justice et alimente l’image controversée des jumeaux, aujourd’hui âgés de 68 ans.

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Romanesque
Les frères Bogdanov grandissent dans le château de Saint-Lary, dans le Gers, élevés par leur grand-mère et des précepteurs, au milieu des 15 000 ouvrages en français, russe, anglais ou allemand de la bibliothèque familiale. « C’était un endroit très rude et difficile, il n’y avait pas de chauffage. Le confort était minimal, mais Grichka et moi nous y sommes habitués », raconte Igor Bogdanov, décrivant leur père en artiste peintre russe d’origine tatare, leur mère en fille naturelle d’une aristocrate autrichienne.
Le romanesque des origines des Bogdanov, qu’ils sont les premiers à alimenter, participe tout autant à leurs personnages que le récit de la transformation de leurs visages : tous deux ont démenti de nombreuses fois l’existence d’une maladie comme l’acromégalie ou le recours à la chirurgie esthétique. « Nous sommes, avec Igor, des expérimentateurs, se limite à révéler Grichka en interview, à propos de la forme prise par leurs mentons et leurs pommettes dès le milieu des années 1990. Dans l’expérimentation, il y a un certain nombre de petits protocoles. Ce sont des technologies très avancées, c’est pour cela que le mystère dure depuis si longtemps. »
Effets spéciaux et combinaisons argentées
Aux manettes de l’émission « Temps X », dès 1979 sur TF1, les frères Bogdanov détonnent dans le paysage audiovisuel français avec des effets spéciaux d’époque et des combinaisons argentées inusables, portées pendant neuf saisons face à de nombreux invités, comme Jacques Attali, Jean-Michel Jarre, Jean-Claude Mézières, ou même Frédéric Beigbeder, qui vient à 13 ans y faire sa première apparition à la télévision.
Sur le plateau, Igor et Grichka font la démonstration d’objets d’anticipation, plus ou moins à la pointe de la technologie : « la machine à traduire », « la dictée magique » ou l’« astro-ordinateur », qui devine votre thème astrologique à partir de votre date de naissance.
« Il existera à partir de 1995, semble-t-il, des substances qui modifieront notre sentiment de la durée. Une seconde pourra durer presque une journée », fait le pari, avec moins de succès, Grichka Bogdanov dans une émission sur les « Changements de l’an 2000 ». En 1982, « Temps X » sur TF1 capte jusqu’à 28 % des parts d’audience, les deux frères sont les visages les plus en vue de la culture scientifique en France.
Premières controverses
En 1987, au moment de la privatisation de TF1, l’émission est arrêtée. Débute alors pour le duo une longue période d’abstinence médiatique, et avec elle les premières controverses. L’écriture, en 1991, du livre à succès Dieu et la science avec l’académicien Jean Guitton provoque la colère de l’astrophysicien vietnamien Trinh Xuan Thuan, qui prétend y retrouver des passages de l’un de ses livres, La Mélodie secrète, publié trois ans plus tôt. Le différend se réglera à l’amiable, et les Bogdanov s’attellent à la rédaction de leurs thèses : « Fluctuations quantiques de la signature de la métrique à l’échelle de Planck » soutenue en mathématique par Grichka dès 1999, et « Etat topologique de l’espace-temps à échelle 0 » soutenue en physique par Igor en 2002.
La découverte des deux textes par la communauté scientifique dépasse de loin leur renommée française. Le physicien américain John Baez relaie, en octobre 2002, une rumeur agitant les chercheurs : les deux doctorants français auraient réussi une « Sokal », du nom du physicien qui a fait publier en 1996 un article abouti dans la forme, mais complètement faux. A travers les travaux des jumeaux, qu’il qualifie de « charabia », John Baez veut ainsi dénoncer les écueils de la sélection dans certaines revues scientifiques.

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                Les chercheurs et la menace Bogdanov



Pas de valeur scientifique
Les deux frères nient tout canular, mais l’épisode remonte aux oreilles d’un journaliste du New York Times, puis du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), qui demande en 2003 une expertise des deux thèses par d’autres chercheurs. Accablant pour les Bogdanov, le rapport est rendu public par Marianne en 2010. « Ces thèses n’ont pas de valeur scientifique », y affirment les chercheurs.
Igor et Grichka Bogdanov remportent un procès pour diffamation contre le journal en 2014, avant d’attaquer le CNRS sur la légalité même du rapport – ils qualifient alors le comité de « Stasi scientifique ». Ils perdront leur procès et n’obtiendront pas le dédommagement demandé – 1,2 million d’euros.

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                Les Bogdanov perdent un procès contre le CNRS à qui ils réclamaient 1,2 million d’euros



Devenus entre-temps les icônes d’une culture des années 1980 désormais kitsch, les « Bogdas » ont réalisé deux autres émissions scientifiques, pour France 2 – « Rayons X », de 2002 à 2007, puis « A deux pas du futur », entre 2010 et 2011. En réponse aux attaques visant leur légitimité, ils dénoncent une communauté scientifique incapable d’accepter un point de vue atypique et fustigent la cabale médiatique.
Curatelle
La complexité extrême de leurs sujets de recherche – les mécanismes physiques à l’œuvre lors de la création de l’Univers – rend le public et les médias simples observateurs d’un débat d’initiés : impossible pour un spectateur de « Temps X » de juger de la valeur scientifique des travaux d’Igor et de Grichka Bogdanov. Le mélange de théories physiques et spirituelles dans l’ouvrage Le Visage de Dieu, en 2010, alimente de nouveau les critiques de chercheurs et de journalistes spécialisés.
Depuis, les apparitions des jumeaux se font plus rares : Igor Bogdanov fait de nouveau les titres lorsqu’il est placé en garde à vue en novembre 2017, à la suite d’une plainte de son ex-compagne chez qui il se serait introduit par effraction. 
Au début de 2018, ils projettent le grand retour de « Temps X », sur YouTube cette fois, avant d’être mis en examen et placés sous contrôle judiciaire, le 21 juin, pour une affaire présumée d’escroquerie visant un homme de 49 ans. Producteur d’un film auquel les frères Bogdanov participent, il se serait engagé à investir dans leur nouveau projet d’émission et à racheter pour plusieurs centaines de milliers d’euros des parts de la maison des Bogdanov à Paris.
Les jumeaux font le tour des plateaux de télévision pour nier catégoriquement toutes les accusations, déclarant ignorer que l’homme concerné était placé depuis plusieurs mois sous curatelle : « C’est une affaire aussi mystérieuse que le big bang lui-même », estime finalement, le 25 juin, Igor Bogdanov.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ L’opérateur télécoms a ravi l’essentiel des droits 2019-2022 de la Ligue de football espagnole à son rival Mediapro. Au total, la Liga va empocher 3,42 milliards d’euros.
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Football : Telefonica paie trois milliards d’euros pour l’essentiel des droits de la Liga

L’opérateur télécoms a ravi l’essentiel des droits 2019-2022 de la Ligue de football espagnole à son rival Mediapro. Au total, la Liga va empocher 3,42 milliards d’euros.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 11h33
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 11h41
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



                                


                            

Telefonica a ravi l’essentiel des droits du foot à son grand rival, Mediapro. Pour 3 milliards d’euros, le géant des télécommunications espagnol a remporté, lundi 25 juin, les droits d’exploitation audiovisuelle du « partidazo », le grand match de chaque journée du championnat d’Espagne, et de huit autres matchs pour la télévision payante, ainsi que les six matchs de la phase de montée en première division (play-off), et les résumés de toutes les parties de première et seconde divisions pour les trois saisons de 2019 à 2022.

Mediapro – qui vient de remporter les droits de la Ligue 1 en France pour près de 800 millions d’euros – devra se contenter de la diffusion des résumés, ainsi que celle des matchs dans des établissements publics (bars, restaurants, etc.), obtenue, en exclusivité, pour près de 450 millions d’euros. Le groupe conserve en outre la commercialisation des droits audiovisuels internationaux durant les cinq prochaines saisons, jusqu’en 2024, pour 4,5 milliards d’euros. « Avec les bars et les droits internationaux, nous sommes satisfaits, assurent des sources de Mediapro. Nous ne proposons que ce qui nous semble rentable. Cette fois, Telefonica, contrairement à ce qu’elle annonçait, a estimé les lots plus rentables que nous. »
Nouveau record pour les équipes espagnoles
Telefonica s’est félicitée d’être « celle qui décide, dessine et développe les contenus », sans recourir à un intermédiaire. Ces dernières saisons, elle devait passer par Mediapro, qui disposait des droits de huit des dix matchs de chaque journée de championnat, pour diffuser le football sur sa plate-forme de TV payante – la principale d’Espagne –, Movistar TV. Telefonica se trouve à présent en position de force pour négocier avec Mediapro la diffusion de la Champions League en Espagne, que le groupe de Jaume Roures a achetée pour 1,1 milliard d’euros et peine à commercialiser.

Des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ La Ligue de football enregistre une hausse de 15 % sur les quatre lots mis en vente pour 2019-2022. Quatre autres lots devraient être attribués « dans les prochains mois ».
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En Espagne, 1,14 milliard d’euros par saison pour les droits télévisuels de la Liga

La Ligue de football enregistre une hausse de 15 % sur les quatre lots mis en vente pour 2019-2022. Quatre autres lots devraient être attribués « dans les prochains mois ».



Le Monde
 |    26.06.2018 à 02h04
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 08h06
   





                        



   


La Ligue espagnole de football a annoncé la vente d’une partie des droits télévisuels de son championnat pour 2019-2022 pour 1,14 milliard d’euros par saison. Les quatre lots adjugés lundi 25 juin pour le marché national – sur un total de huit – représentent 3,4 milliards d’euros, « soit une hausse de 15 % » par rapport aux trois saisons précédentes, détaille la Liga dans un communiqué. Ils ont été attribués aux groupes espagnols Telefonica et Mediapro. Les quatre lots restants devraient être attribués « dans les prochains mois ».
« Avec ces résultats provisoires, la Liga met en avant la valeur croissante du football espagnol », alors que des craintes d’une baisse de l’enveloppe, sur fond de grogne des diffuseurs, étaient apparues ces derniers mois. Début mars, le président de la ligue, Javier Tebas, avait dit viser, pour l’ensemble des droits sur le marché espagnol, un montant de 1,3 milliard d’euros par an pour les saisons 2019-2020, 2020-2021 et 2021-2022, alors que le contrat actuel, signé en 2015, rapporte environ 1,1 milliard d’euros cette saison.
Légère baisse du Championnat d’Angleterre
La Liga explique par ailleurs avoir renouvelé pour cinq saisons (2019-2024) le contrat avec Mediapro portant sur les droits de diffusion à l’international du championnat espagnol, pour un total d’environ 4,48 milliards, soit quelque 896 millions d’euros par saison, ce qui représente une hausse de 30 % par rapport à l’accord précédent.

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                Le président de Mediapro, Jaume Roures, trublion assumé des droits de diffusion du football en Espagne



Les craintes d’une baisse des revenus du football européen ont été alimentées en début d’année par la légère baisse des droits télévisuels domestiques du Championnat d’Angleterre lors de la vente des cinq premiers lots – sur sept – pour la période 2019-2022. Même si celle-ci pourrait être compensée par une hausse des droits à l’international.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ L’ex-présentatrice du « Grand Journal » avait été licenciée pour « faute grave », le 18 juillet, par le groupe Canal+ pour des motifs qu’elle conteste.
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Licenciée en 2016, Maïtena Biraben réclame 4 millions d’euros à Canal+

L’ex-présentatrice du « Grand Journal » avait été licenciée pour « faute grave », le 18 juillet, par le groupe Canal+ pour des motifs qu’elle conteste.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 22h20
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 07h42
   





                        



   


Quatre millions d’euros. C’est la somme qu’a réclamée à son ex-employeur Canal+, lundi 25 juin devant le conseil de prud’hommes de Boulogne (Hauts-de-Seine), l’ex-présentatrice du « Grand Journal » Maïtena Biraben, licenciée pour faute grave il y a deux ans. Canal+ a rejeté catégoriquement cette demande.
Aujourd’hui animatrice sur la radio RMC, la journaliste avait été écartée du « Grand journal » à l’été 2016 au bout d’une seule saison après de fortes chutes d’audience. Elle avait été licenciée pour « faute grave » le 18 juillet par le groupe Canal+ pour des motifs qu’elle conteste.
Lors de l’audience, l’avocate de l’animatrice, Claire Fougea, a plaidé que le licenciement était sans cause réelle et sérieuse et a réclamé en tout 4 060 000 euros à Canal+, dont 2,55 millions d’indemnité contractuelle, 1,01 million pour licenciement sans cause réelle et sérieuse et 500 000 euros pour préjudice moral. Le jugement sera rendu le 27 septembre.

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                Au « Grand Journal », soucis de santé et malaise d’audience



Importantes indemnités en cas de rupture du contrat
L’animatrice, présente à cette audience, était entrée en 2004 à Canal+, et elle avait accepté en 2015 de prendre les commandes du Grand Journal, à la demande de Vincent Bolloré, qui venait de prendre le contrôle de Vivendi, maison mère du groupe. Elle avait signé à cet effet un contrat prévoyant d’importantes indemnités en cas de rupture, « sauf en cas de démission ou licenciement pour faute grave », a rappelé l’avocate.
Mais au printemps 2016, « quand Vincent Bolloré s’est aperçu que le nouveau format du “Grand Journal” ne faisait pas remonter les audiences, il a décidé de se séparer de Maïtena », et « pour éviter d’avoir à payer l’indemnité contractuelle, les dirigeants de Canal+ vont invoquer une démission, puis, comme ils s’aperçoivent que ça ne tient pas la route, ils vont mettre en place un licenciement pour faute grave, dont les motifs ne tiennent pas non plus la route », a-t-elle affirmé.
De son côté, le conseil de Canal+, Eric Manca, a assuré que le licenciement pour faute grave était justifié par la « déloyauté » de l’animatrice envers la chaîne, qui « s’est inscrite totalement en marge de son contrat de travail ».
Selon lui, la chaîne avait simplement annoncé que Maïtena Biraben quittait l’animation du « Grand Journal », puis lui avait fait plusieurs propositions, mais l’animatrice a « revendiqué un limogeage là où il n’y en avait jamais eu et a tenté de passer en force pour obtenir le paiement d’une somme assez rondelette [ses indemnités de départ] qui était due s’il y avait eu une exécution loyale de son contrat de travail », a-t-il argumenté.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤ Après sa nomination-surprise, le présentateur de « Capital » prend ses fonctions de directeur délégué aux antennes et à la stratégie éditoriale lundi.
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Guy Lagache, « l’Américain » à Radio France

Après sa nomination-surprise, le présentateur de « Capital » prend ses fonctions de directeur délégué aux antennes et à la stratégie éditoriale lundi.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 10h42
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

Guy Lagache n’a ni une carrière ni un physique de radio, mais cela ne l’a pas empêché de rejoindre, mi-juin, Radio France comme directeur délégué aux antennes et à la stratégie éditoriale. C’est une vieille blague parmi ceux qui ont décidé de « causer dans le poste » : un physique de radio est l’euphémisme pour signifier qu’on ne rentre pas dans les canons de beauté exigés par le petit écran.
Guy Lagache, lui, y correspond. « Je ne suis pas responsable de la carrosserie », se défend ce « quinqua » flamboyant célèbre pour sa mèche – la deuxième du paysage audiovisuel français après celle de Laurent Delahousse.
A l’ère post-Weinstein, est-il possible d’évoquer une apparence physique dans un article ? C’est que Guy Lagache appartient à la catégorie des « hommes blancs de plus de 50 ans » qu’il est désormais de bon ton de fustiger dans les discours. Pour aggraver son cas, il est né, en 1966, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), dans la banlieue ouest, celle des nantis. « C’était un milieu bourgeois, mais sans argent », corrige l’intéressé. Certes, il a disposé de tous les codes des grandes familles – du côté de sa mère, on trouve un ancien diplomate résistant de la première heure au côté du général de Gaulle, engagé dans la 2e division blindée du général Leclerc, Guy Quoniam de Schompré. Mais pas de grande fortune.

Ses parents se sont séparés. Guy Lagache est plutôt cancre à l’école. « Ce n’était pas forcément un fleuve tranquille », se rappelle-t-il. Il n’arrive pas à se passionner pour les matières qui sont enseignées. Ce qui l’intéresse se trouve au dehors : les expositions, les livres, le cinéma, bref tout ce que lui font découvrir ses proches. Son premier souvenir du grand écran ? Mean Streets (1973), de Martin Scorsese, au Kinopanorama, une salle de cinéma parisienne mythique (fermée en 2002). New York, la Mafia, le quartier de Little Italy : une Amérique qui l’attire de plus...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤ Le journaliste américain, réputé pour ses commentaires mordants et des prises de position polémiques, est mort le 21 juin à l’âge de 68 ans.
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La mort de Charles Krauthammer, chroniqueur au « Washington Post »

Le journaliste américain, réputé pour ses commentaires mordants et des prises de position polémiques, est mort le 21 juin à l’âge de 68 ans.



Le Monde
 |    24.06.2018 à 19h41
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 14h42
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

Charles Krauthammer, chroniqueur conservateur du Washington Post et de la chaîne Fox News, est mort jeudi 21 juin, à Atlanta (Géorgie). Il était âgé de 68 ans. Jusqu’au bout, il avait défendu son indépendance, ne laissant à personne le soin d’annoncer sa fin prochaine. « Je n’ai plus que quelques semaines à vivre », avait-il indiqué le 8 juin dans une note transmise au Washington Post, son port d’attache pendant plus de trente ans, après des mois de lutte contre un cancer tenace. « Je suis triste de partir, mais je pars avec la conscience d’avoir vécu la vie que je voulais vivre », avait-il ajouté.
Cette volonté de prendre en charge son destin, Charles Krauthammer, né le 13 mars 1950 à New York, au sein d’une famille juive francophone originaire d’Ukraine, l’a éprouvée très jeune. Il a tout juste 22 ans, sportif et promis à un parcours brillant à l’école de médecine d’Harvard, lorsqu’un mauvais plongeon le laisse paralysé. Après une longue hospitalisation, il reprend et achève des études en neurologie, où il se spécialise dans les troubles bipolaires. Installé à Washington, il délaisse progressivement la recherche pour la bataille des idées.
Une plume brillante
Charles Krauthammer est alors démocrate, mais un démocrate rangé dans le camp anticommuniste animé par le sénateur Henry « Scoop » Jackson, qui refuse le défaitisme hérité du bourbier vietnamien. Sa plume, brillante, est mise à contribution par le vice-président Walter Mondale lors de la campagne de 1980, mais la défaite, et surtout la force d’attraction du nouveau président, le républicain Ronald Reagan, le convainc à sauter le pas, alors qu’il est devenu chroniqueur au magazine The New Republic, avec ceux qui forment alors le courant néoconservateur. Entré au Washington Post en 1985, il obtient en 1987 le Prix Pulitzer du commentaire.
Pour le bretteur, la conversion ne se limite pas à la politique étrangère, elle s’étend également au...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ Le principal porte-parole du géant du streaming, Jonathan Friedland, a été renvoyé après avoir utilisé le mot « nigger [négro] » une seconde fois à l’encontre d’employés.
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Un dirigeant de Netflix limogé pour avoir utilisé une insulte raciste

Le principal porte-parole du géant du streaming, Jonathan Friedland, a été renvoyé après avoir utilisé le mot « nigger [négro] » une seconde fois à l’encontre d’employés.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 13h59
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 14h55
   





                        



   


Netflix a renvoyé son principal porte-parole Jonathan Friedland pour avoir utilisé une insulte raciste deux fois en quelques jours lors de réunions avec les employés, a fait savoir le géant du streaming.
La direction de la communication a annoncé, vendredi 22 juin, le départ de M. Friedland après qu’il s’est vu adresser des remontrances une seconde fois pour avoir utilisé le mot « nigger [négro] », considéré comme extrêmement insultant et totalement tabou.
« Je quitte Netflix après sept ans. Les dirigeants doivent être au-dessus de tout reproche (…) et, malheureusement, j’y ai failli en manquant de sensibilité lorsque j’ai parlé à mon équipe des mots offensants dans les comédies », a-t-il tweeté.
« Je suis infiniment désolé de la détresse que j’ai causée à des gens dans une entreprise que j’aime et où je veux que tout le monde se sente inclus et apprécié. »
M. Friedland, un ancien journaliste, a aussi travaillé au service communication de Disney et auparavant a passé dix ans au Wall Street Journal.
« Une leçon »
Netflix n’a pas réagi immédiatement, mais le magazine Variety, a reproduit le mémo que le directeur général Reed Hastings a envoyé au personnel vendredi. « Jonathan a grandement contribué [à Netflix] à bien des égards, mais son utilisation du mot qui commence par N [la manière dont il est décrit aux Etats-Unis sans être dit], en au moins deux occasions au travail, a montré un manque d’attention et de sensibilité aux questions raciales qui ne correspond pas aux valeurs de notre entreprise », a-t-il ainsi écrit.
M. Hastings ajoute que le premier incident était survenu « il y a plusieurs mois » dans une réunion sur des mots sensibles puis quelques jours plus tard avec deux employés noirs des ressources humaines, alors même qu’il discutait de l’incident d’origine.
M. Friedland, qui est blanc, s’était immédiatement excusé lorsque des critiques se sont élevées la première fois, mais le fait qu’il a récidivé « montre un manque de compréhension profond qui m’a convaincu qu’il devait partir », a conclu M. Reed.
Le patron de Netflix se lance ensuite dans un historique de ce mot très chargé et admet qu’il aurait dû faire du premier incident « une leçon pour que tout le monde chez Netflix réalise à quelque point c’est un mot douloureux et laid qui ne doit pas être utilisé ».

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤ La nouvelle formule du magazine devrait retrouver les kiosques chaque mercredi à partir du 3 octobre, sans gadget mais avec l’ambition de reconquérir un lectorat de 8 à 12 ans.
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Article sélectionné dans La Matinale du 22/06/2018
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« Pif » prépare son retour, sans gadget

La nouvelle formule du magazine devrait retrouver les kiosques chaque mercredi à partir du 3 octobre, sans gadget mais avec l’ambition de reconquérir un lectorat de 8 à 12 ans.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 09h19
    |

            François Bougon








                        


Comment jouer sur la nostalgie sans en être totalement prisonnier ? C’est le dilemme des promoteurs de la relance de l’hebdomadaire Pif. Né en 1969 dans le giron de la presse communiste, le magazine avait connu son heure de gloire sous le nom de Pif Gadget avant de sombrer au début des années 1990. Tout comme l’Union soviétique. Une première relance sous format mensuel, entre 2004 et 2008, s’était achevée par une liquidation judiciaire.
Depuis 2015, le journal L’Humanité, qui en détient la marque, a sorti neuf hors-séries, qui se sont vendus en moyenne à 25 000 exemplaires. Le numéro zéro de la nouvelle formule destinée à paraître chaque mercredi sera présenté mi-septembre à la Fête de L’Humanité. Le tout premier numéro devrait arriver dans les kiosques le 3 octobre.
Mais, insiste Frédéric Gargaud, responsable du projet, il n’est pas question de s’adresser uniquement aux anciens lecteurs, aujourd’hui quinquagénaires, pour lesquels Pif occupe une place particulière dans l’armoire de madeleines de Proust. L’objectif est de conquérir un lectorat âgé de 8 à 12 ans.

« Parti pris radical »
« Nous avons un parti pris radical », souligne M. Gargaud. Dans la forme, tout d’abord : le magazine se présente comme un accordéon qu’on déplie, avec une face magazine et une face bande dessinée. Quant au gadget, qui avait fait le succès de l’hebdomadaire, il ne reviendra pas. Adieu pois sauteurs du Mexique, machines à œufs carrés, « pifises » et colliers de Rahan… « Le gadget, c’est le magazine lui-même », réplique l’équipe.
La révolution concerne aussi le fond : le personnage de Pif, repris par le dessinateur Thomas Labourot et le scénariste Jean-Michel Darlot, a été profondément repensé. Si, à la grande époque, le chien vedette passait son temps à se castagner avec son compère, le chat Hercule, en 2018, les deux personnages assument un engagement digne du Docteur Justice et de Rahan en faveur de la justice, du respect de la différence et de la protection de l’environnement. Autre différence, il n’est plus nu, mais habillé…
Et, comme la cible est plutôt les jeunes générations, le Pif nouvelle formule veut miser sur la réalité augmentée : avec son smartphone ou sa tablette, le lecteur pourra faire naître tout un univers des pages imprimées.
« La bataille de l’attention ne se joue pas avec Okapi ou Le Journal de Mickey, mais avec YouTube », explique Frédéric Gargaud. Une campagne de financement a été lancée sur la plate-forme KissKissBankBank pour recruter des abonnés. Avec l’objectif de séduire suffisamment de monde pour proposer un numéro à moins de 2 euros.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤ Les quatorze salariés de la déclinaison française de l’entreprise américaine ont appris le 7 juin la fermeture du site internet et leur licenciement prochains.
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Les salariés de « BuzzFeed France » en grève à partir de lundi pour protester contre la fermeture du site

Les quatorze salariés de la déclinaison française de l’entreprise américaine ont appris le 7 juin la fermeture du site internet et leur licenciement prochains.



Le Monde
 |    22.06.2018 à 21h39
 • Mis à jour le
22.06.2018 à 21h39
   





                        


Deux semaines après avoir appris le licenciement prochain de l’intégralité de leur équipe, les quatorze salariés de BuzzFeed France ont annoncé entamer une grève illimitée dès lundi 25 juin afin de contester la décision de Scott Lamb, dirigeant du site américain, de fermer sa déclinaison française le 20 juillet.
Le même jour, une audience en référé devrait se tenir dans l’après-midi au tribunal de grande instance de Paris, saisi par l’avocat des salariés, Thomas Hollande, sur la légalité de la procédure de licenciement économique décidée outre-Atlantique. Me Hollande estime que celle-ci méconnaît les obligations de l’employeur dictées par le droit français, jugeant les justifications données par l’entreprise américaine « très insuffisantes, voire, pour certaines, incompréhensibles ». Pour l’avocat, l’argumentaire du site américain n’est pas valide.
« Si l’argument donné pour fermer est “BuzzFeed France ne dégage pas de recettes publicitaires” et que le groupe, malgré une demande expresse et répétée des salariés français de mettre en place une régie publicitaire ne le fait pas et qu’il prend ce prétexte pour fermer, cela caractérise une faute. C’est une décision de la direction qui aurait donc provoqué la cessation de l’activité. »
L’équipe dirigeante américaine a en effet refusé les multiples demandes de l’équipe française d’avoir une équipe commerciale installée à Paris afin de mieux monétiser leur production et d’accroître leurs revenus.
« La France n’est pas les Etats-Unis »
Selon un communiqué des employés, qui dénoncent la « brutalité » des licenciements et l’« incompétence de la gestion américaine », aucun autre cadre américain de BuzzFeed n’a accepté de s’entretenir avec les salariés français. « Les employés ne discutent qu’avec un consultant en ressources humaines qui n’a été embauché que dans le seul but de les virer », indique le communiqué.
Les salariés français, qui ont fait part de leurs demandes à la direction d’avoir un dialogue réel avec la direction du site pour connaître les raisons exactes de la fermeture, ont également demandé des mesures de soutien et des compensations pour le préjudice moral de leurs licenciements, si ceux-ci venaient à être déclarés légaux par la justice. Mi-juin, Me Hollande estimait avoir des « chances de succès sérieuses » d’obtenir l’invalidation de la procédure. « L’objectif des salariés est de convaincre la direction américaine de maintenir l’activité en France », a t-il affirmé, précisant que même en cas de rejet du recours en référé, « [il lancera] une action en responsabilité contre BuzzFeed USA et BuzzFeed UK pour les fautes qu’elles ont commises ».
« La France n’est pas les Etats-Unis. Vous ne pouvez pas fermer une rédaction d’un claquement de doigts », disent les salariés. La décision de justice est attendue dans la semaine.

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ L’émission emblématique de Canal+ était diffusée pour la dernière fois vendredi, après trente ans de présence à l’antenne.
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Article sélectionné dans La Matinale du 22/06/2018
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Ecran noir pour « Les Guignols »

L’émission emblématique de Canal+ était diffusée pour la dernière fois vendredi, après trente ans de présence à l’antenne.



Le Monde
 |    22.06.2018 à 14h21
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 10h12
    |

            Mustapha Kessous








                        


Ecran noir. Vendredi 22 juin, à 20 h 30, les fameuses marionnettes en latex ont fait leurs adieux à la télévision. Ce soir-là, Canal+ a diffusé en clair pour la dernière fois « Les Guignols », après trente ans de présence à l’antenne. Une éternité déjà.
Le dernier épisode est à voir en replay sur le site My Canal.

A tchao bonsoir !

— LesGuignols (@Les Guignols)


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Au revoir les mythiques « PPD », « Putain, deux ans », « Ah que coucou », « Reviens JPP reviens », « Supermenteur », « Ah tchao bonsoir », « M. Sylvestre »… Aucune colère du côté des personnalités qui ont donné vie à ce pastiche satirique d’un journal télévisé, juste de la tristesse et un sentiment d’infini gâchis. « C’était attendu. C’était comme être au chevet de quelqu’un qui a été malade depuis longtemps », reconnaît Yves Le Rolland, producteur historique (de 1995 à 2016).
« C’est une page qui se tourne, dit Patrick Poivre d’Arvor, l’ancien présentateur du journal télévisé de TF1, dont la marionnette à son effigie a été « le visage » de ce divertissement. Je n’ai pas demandé à figurer aux “Guignols”, mais j’ai aimé qu’ils m’accompagnent, même si je n’ai jamais vraiment regardé ce programme. D’ailleurs, je pensais qu’ils avaient disparu des radars depuis longtemps. »
Quant à Ahmed Hamidi, un des auteurs (de 2000 à 2008), il se dit « forcément déçu » de la mort de l’émission emblématique de la chaîne cryptée : « Je pense que ce programme a été un formidable jouet qu’on a abîmé de façon chirurgicale », dit-il. Difficile de le contredire…
« “Les Guignols de l’info”, c’est une institution », explique un collaborateur historique qui demande l’anonymat. « Cette émission a été une alchimie entre différents corps de métiers. Elle avait le souci de la mise en scène, qui pouvait rivaliser avec le cinéma, ajoute-t-il. C’est la fin d’une performance artistique quotidienne. »
L’un des programmes les plus impertinents
Lancé le 29 août 1988, l’émission « Les Arènes de l’info » – rebaptisée « Les Guignols de l’info » en 1990 – s’impose très vite comme l’un des programmes les plus impertinents de la télévision française suivi, chaque jour, par plus de 3 millions de téléspectateurs.
Politiques, chanteurs, sportifs, bref les plus grandes personnalités – de Jacques Chirac à Jean Paul II, en passant par Bernard Tapie ou Johnny Hallyday – ont eu droit à leur marionnette. Certains ont plus apprécié que d’autres d’être moqués quotidiennement à 19 h 57 dans l’émission « Nulle part ailleurs ».

   


« Il paraît que c’était chic d’avoir sa marionnette, se rappelle Patrick Le Lay, ex-PDG de TF1 (de 1988 à 2008) qui a eu sa caricature. Je ne regardais pas l’émission, mais tout le monde me disait que j’en prenais plein la gueule. Un jour, “Les Guignols” ont traité ma chaîne de “boîte à cons” : on peut être irrévérencieux sans être injurieux. Son arrêt ne me fait rien du tout : ne me demandez pas de verser une larme. » 
« Il a été difficile de résister aux assauts des patrons de TF1 qui voulaient que j’attaque “Les Guignols” en justice », Patrick Poivre d’Arvor.
Un jour, M. Le Lay a, pourtant écrit aux auteurs pour leur demander un best of : « Comme ils parlaient de TF1, je voulais voir ça, mais ils ne m’ont jamais rien envoyé. En plus, ils sont malpolis », dit-il dans un sourire. « Il a été difficile de résister aux assauts des patrons de TF1 qui voulaient que j’attaque “Les Guignols” en justice parce qu’ils me faisaient dire des choses peu convenables, et de mes avocats aussi, qui voulaient que je leur réclame des royalties. Il en était hors de question », confie Patrick Poivre d’Arvor.
L’ancien footballeur Jean-Pierre Papin se souvient d’avoir été raillé par ce programme qui l’a fait passer pour un benêt : « Ma famille en a souffert, mais au final l’émission a contribué à ma popularité », dit-il beau joueur. Controverses et polémiques, « l’émission a beaucoup dérangé », se souvient Ahmed Hamidi. Il suffit de lire le récent tweet de Nadine Morano, députée européenne Les Républicains, qui se réjouit de la fin du programme, pour comprendre à quel point « Les Guignols » ont pu excéder une partie de la classe politique : « Quelle joie ! Bien fait ! Pas d’enterrement, crémation directe ! Ni couronne ni fleur, mais une plaque : “bêtes et méchants”. Bon débarras ! »
Place à Kanye West et Kim Kardashian…
Depuis la reprise en main de Canal+ par Vincent Bolloré, à l’été 2015, l’émission avait perdu de sa superbe. Le programme « Les Guignols de l’info » est renommé « Les Guignols » et ne sera plus une caricature d’un JT. Place, désormais, à une nouvelle génération de marionnettes, telles que Kanye West ou Kim Kardashian, censées attirer un nouveau public. « A cette époque, nous faisions encore plus de deux millions de téléspectateurs et nous gagnions de l’argent », se souvient Yves Le Rolland, qui sera viré en 2016 après plus de vingt ans aux commandes du programme.
Indigestes, convenus, « Les Guignols » ne font plus rire. Le programme est diffusé en crypté à 20 h 50, avant de réapparaître en clair. Conséquence, les audiences s’effondrent. Aujourd’hui, moins de cent mille personnes regardent encore l’émission. « En deux ans, les audiences ont été divisées par vingt ! », souffle M. Le Rolland. « A partir du moment où ça ne parlait plus politique et que ce n’était plus la caricature d’un JT, l’émission n’avait plus de sens, analyse M. Hamidi. Je ne suis pas partisan du “c’était mieux avant”, mais ce n’est pas bien maintenant. » De plus, son budget a été divisé par cinq, passant de 15 millions par saison à la belle époque à 3 millions aujourd’hui.

   


La fin d’une époque
Pour les différents collaborateurs des « Guignols », la fin de cette émission met en lumière un échec éditorial. « Mais il ne faut pas y voir un plan machiavélique de Bolloré pour faire disparaître “Les Guignols”, il a juste voulu imposer ses idées. Il y croyait, précise M. Le Rolland. Je pensais, comme Alain De Greef [ancien directeur des programmes de Canal+] que “Les Guignols” étaient un programme immortel. Quoi qu’il en soit, je suis nostalgique d’un passé très heureux où il y avait plus d’impertinence et de liberté. Nous avons eu de la chance de connaître cette période. »
Il y a deux semaines, la famille des « Guignols » (quelque deux cents personnes) s’est réunie près de Paris pour boire à la santé du programme. « C’était festif comme moment. Ce qui me fait beaucoup de peine, c’est que l’émission disparaisse dans l’indifférence totale », dit en soupirant un ancien technicien. « L’émission a été dénaturée, personne n’ira dans la rue manifester pour réclamer son retour », regrette Ahmed Hamidi.
Le 31 août, cette famille devrait se retrouver, à nouveau, pour célébrer les 30 ans des « Guignols ».




                            


                        

                        


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Les syndicats de SFR renégocient avec la direction sur fond de crise

La CFDT et l’UNSA obtiennent l’allongement de l’accord sur le plan de départs volontaires.



Le Monde
 |    22.06.2018 à 11h17
    |

            Sandrine Cassini








                        



   


Les deux informations n’ont rien à voir, mais mettent en scène les mêmes acteurs, les syndicats de SFR. Mardi 19 juin, la CFDT et l’UNSA, les deux syndicats majoritaires, ont obtenu de la part de la direction de SFR un allongement du « new deal » jusqu’à fin 2020. Cet accord, négocié en 2016, avait encadré le plan de départs volontaires, qui avait abouti à la suppression d’un tiers des effectifs du groupe, mais à des conditions très généreuses.
Les syndicats ont désiré renégocier avec la direction, car ils restent inquiets de l’avenir de la société. « Nous voulions prolonger l’accord, qui s’arrête en juillet 2019, à fin 2021, juste avant les importantes échéances de remboursement de la dette du groupe. Nous sommes tombés d’accord sur le 31 décembre 2020 », explique Abdelkader Choukrane, responsable UNSA. Pour prendre corps, l’accord doit encore recevoir le vote des adhérents de la CFDT et de l’UNSA. SFR, où l’on précise que « des négociations sont encore en cours », s’engage à maintenir l’effectif à 9 400 personnes. En cas de coup dur, il devrait passer par des départs volontaires, sans procéder à de licenciements secs.

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Licencié pour avoir refusé de faire des photocopies
La CGT, qui craint qu’un nouveau « new deal » crée une nouvelle fuite des effectifs, n’a pas prévu de le signer. Mais, si un changement de capital intervenait – SFR et Bouygues Telecom discuteraient actuellement d’un rapprochement –, les parties devraient revenir à la table des négociations.

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En parallèle, les syndicats, unis en intersyndicale, ont alerté la direction, le 21 juin, après le licenciement de deux salariés des boutiques du groupe. Point commun à ces deux affaires, le rôle qu’aurait tenu Armando Pereira. Steevy M. raconte avoir refusé de faire une série de photocopies pour les amis de la sœur de l’actionnaire et dirigeant de SFR, qui se présentaient dans la boutique de Montesson (Yvelines), où il travaille depuis six ans. « Je lui ai dit que c’était compliqué au niveau des stocks », dit-il. Quelques jours après, il était convoqué à un entretien préalable de licenciement. Un second salarié aurait également été victime d’une proche de l’actionnaire. Un porte-parole de SFR évoque « des comportements non compatibles avec les valeurs de l’entreprise ». L’intersyndicale a prévu de manifester, le 28 juin au matin, devant le siège du groupe, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Ambiance.

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Le site d’information « Les Jours » à la recherche du point d’équilibre

Le média créé en 2016 par des anciens journalistes de « Libération » lance une campagne pour recruter les 5 000 abonnés supplémentaires dont il a besoin pour assurer sa pérennité.



Le Monde
 |    19.06.2018 à 18h01
 • Mis à jour le
19.06.2018 à 18h46
    |

            François Bougon








                        


Le site d’informations Les Jours, créé en 2016 par des anciens journalistes de Libération, a lancé mardi 19 juin une campagne pour recruter les 5 000 abonnés supplémentaires qui lui permettraient d’atteindre son équilibre financier. Actuellement, le média, qui fonctionne sans publicité et uniquement sur abonnement, en compte près de 10 000. Mais cela reste insuffisant pour pouvoir financer une rédaction d’une quinzaine de journalistes. « Nous avons survécu dans une année difficile pour la presse », relève cependant Alice Géraud, cofondatrice et codirectrice de la rédaction, citant des échecs récents comme les magazines papier Ebdo et Vraiment.

Depuis deux ans, @Lesjoursfr racontent l’actualité à la façon de séries. Un journalisme innovant reconnu pour sa qu… https://t.co/kWzVjaHBHF— Lesjoursfr (@Les Jours)


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Depuis janvier, Les Jours ont effectué une deuxième levée de fonds pour 350 000 euros, les neuf cofondateurs restant majoritaires au capital (plus de 70 %), le reste se répartissant entre différents actionnaires, parmi lesquels Xavier Niel (actionnaire à titre personnel du Monde). Le recrutement d’abonnés constitue donc le nerf de la guerre pour pouvoir continuer à traiter l’information sous forme de séries (les « obsessions »), la marque de fabrique du site.
Une collection éditée avec le Seuil
Pour asseoir le modèle économique, une collection avec les éditions du Seuil a été lancée, dès 2016, pour publier des ouvrages tirés de certaines enquêtes. Les Revenants de David Thomson, a été récompensé par le prix du livre Albert Londres, en 2017. Par ailleurs, indique Alice Géraud, des discussions ont lieu avec des maisons de production pour l’adaptation audiovisuelle des « Obsessions » des Jours. Un partenariat a été noué avec Brut, média qui diffuse des vidéos courtes sur les réseaux sociaux.
En avril, un autre site d’information indépendant, Explicite, fondé en 2017 par des anciens de la chaîne d’information iTélé, a opté pour un modèle payant après s’être lancé sur les réseaux sociaux. « L’information n’est pas gratuite, et les utilisateurs ont besoin d’une frontière nette entre information et contenus de marque », avait déclaré lors de la conférence de presse de lancement son cofondateur Olivier Ravanello.
Les articles du site ne sont accessibles que sur abonnement, au prix de 11,99 euros par mois, sur PC, mobile, tablette ou TV connectée. Le site vise 35 000 abonnés pour atteindre l’équilibre financier avec une équipe d’une vingtaine de journalistes. Le capital est détenu en majorité par les journalistes fondateurs, rejoints par une dizaine d’investisseurs, dont le financier Guillaume Rambourg. Le site a levé 1,5 million d’euros lors d’un premier tour de table.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ Le groupe de télécoms, propriété de Patrick Drahi, renonce à racheter la société de médias portugais Media Capital.
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Altice obligé de dire adieu à sa stratégie de convergence au Portugal

Le groupe de télécoms, propriété de Patrick Drahi, renonce à racheter la société de médias portugais Media Capital.



Le Monde
 |    19.06.2018 à 11h29
    |

            Sandrine Cassini








                        



                                


                            

Altice avait fait de la convergence entre les médias et les télécoms l’alpha et l’oméga de son développement. Cette stratégie vient à nouveau d’être sérieusement écornée : le groupe de télécoms, propriété de Patrick Drahi, auquel appartient SFR en France, a annoncé, lundi 18 juin, l’arrêt des négociations en cours avec l’espagnol Prisa et l’autorité de concurrence portugaise pour racheter Media Capital.
Il y a un peu moins d’un an, Altice, qui possède l’opérateur historique portugais Portugal Telecom, devenu Altice Portugal, annonçait vouloir racheter à Prisa 94,7 % de Media Capital, pour 440 millions d’euros, avec le projet de reprendre 100 % du capital du groupe de médias portugais.

Media Capital possède la première chaîne privée locale, TVI, et des chaînes payantes (TVI24, TVI Ficçao, TVI Reality, TVI Internacional et TVI Africa), accessibles dans 22 pays. En tout, le réseau TVI affiche une audience quotidienne moyenne de 21 % du marché, avec un pic à 25 % pour le prime time. Le groupe, qui a réalisé en 2017 un chiffre d’affaires de 165,5 millions d’euros, et un bénéfice de 19,7 millions d’euros, détient aussi la puissante radio portugaise Radio Comercial.
Un petit séisme au Portugal
Au Portugal, ce changement de main avait créé un petit séisme, car il revenait à sceller le destin du premier opérateur télécoms du pays avec le premier groupe de médias local. Comme si, en France, Orange se mariait avec TF1 et RTL en même temps.
Les concurrents de Portugal Telecom, Vodafone et le câblo-opérateur NOS, candidats malheureux un an avant à la reprise de ce groupe de médias, étaient vent debout contre cette opération. Mais c’est l’autorité de concurrence portugaise qui a mis des bâtons dans les roues d’Altice. Depuis six mois, elle réclamait à l’opérateur des « remèdes », autrement dit des concessions de nature à protéger la concurrence.
Altice avait accepté un certain nombre d’entre elles, comme le passage de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤ Les employés du magazine s’inquiètent de l’avenir de leur titre, alors que l’actuel propriétaire s’apprête à céder 51 % de son capital à une entreprise d’organisation de salons.
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En plein bac, des salariés de « L’Etudiant » font grève

Les employés du magazine s’inquiètent de l’avenir de leur titre, alors que l’actuel propriétaire s’apprête à céder 51 % de son capital à une entreprise d’organisation de salons.



Le Monde
 |    18.06.2018 à 16h09
 • Mis à jour le
18.06.2018 à 20h31
    |

            François Bougon








                        


Une partie des salariés de L’Etudiant ont observé un mouvement de grève ou débrayé lundi 18 juin, au premier jour des épreuves du bac. Le fonctionnement du site, où les candidats et leurs parents ont trouvé les traditionnels corrigés des épreuves de philosophie, n’a pas été trop perturbé, mais le malaise est patent.
Plus de la moitié de la centaine de salariés a participé à ce mouvement de protestation, a affirmé Thierry Gibrat, élu au Comité d’entreprise et délégué syndical SUD. Les employés s’inquiètent notamment de la réorganisation menée depuis le rachat du titre par l’entrepreneur Marc Laufer à SFR en avril 2017, du projet d’abandon des activités print et édition – le magazine n’est plus disponible en kiosque depuis la rentrée, mais il est encore distribué aux abonnés – et du manque croissant de moyens.
Une trentaine de départs
Une trentaine de personnes, tous métiers confondus, sont parties, selon M. Gibrat. L’inquiétude est d’autant plus grande que M. Laufer s’apprête à céder 51 % du capital à une entreprise d’organisation de salons, Comexposium.

Les salariés de @letudiant / @Educpros sont en #grève ou en débrayage aujourd'hui #18juin. Le mouvement est suivi p… https://t.co/Cm2Mjt5vLO— SDJ_LEtudiant (@La SDJ de l'Etudiant)


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Marc Laufer assure comprendre les inquiétudes des salariés, mais met en avant la nécessité d’assurer la survie du titre en concentrant les forces sur ce qui marche : l’organisation de salons (80 % de ses revenus, selon lui). L’Etudiant a enregistré un chiffre d’affaires de 35 millions d’euros pour un résultat net de deux millions.
Dans un message adressé aux salariés vendredi, que Le Monde a pu consulter, M. Laufer juge que « l’entreprise doit continuer de se transformer, d’évoluer ». « Toutes les équipes savent qu’on ne peut plus travailler comme il y a quelques années », a-t-il ajouté.
De leur côté, certains salariés semblent estimer que l’actuel propriétaire de l’entreprise cherche surtout à baisser les coûts pour augmenter rapidement la rentabilité, afin de maximiser le prix de revente de l’entreprise. Ils s’inquiètent des conséquences pour l’image de marque de L’Etudiant et pour l’avenir de son activité éditoriale, l’entreprise acheteuse étant avant tout un spécialiste de l’événementiel. 
« Pourquoi détruire un écosystème, qui génère de confortables bénéfices depuis quarante-cinq ans, en conjuguant contenus éditoriaux de qualité et événementiel ?, demandent les salariés, dans un communiqué cosigné des syndicats SNJ et SUD-Culture. Alors que L’Etudiant est en passe de changer d’actionnaire majoritaire, les salariés craignent pour la pérennité de l’entreprise et l’indépendance de leur rédaction. »



                            


                        

                        


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Marc Fauvelle présentera la matinale de Franceinfo

Le journaliste, actuellement sur France Inter, prendra la succession de Bruce Toussaint à partir de la fin d’août.



Le Monde
 |    18.06.2018 à 14h03
   





                        


Le journaliste Marc Fauvelle, qui présente actuellement des journaux sur France Inter, va animer à partir de la fin d’août la matinale de Franceinfo, à la suite du départ de Bruce Toussaint pour BFM-TV, apprend-on lundi 18 juin.
Marc Fauvelle présentera la matinale à partir du 27 août, entre 7 heures et 9 heures. Né en 1976, il a débuté à France Bleu (le réseau des locales de Radio France) avant de rejoindre Franceinfo en 2001, comme reporter puis journaliste politique. Il avait déjà coprésenté la matinale de la radio de 2007 à 2011. Marc Fauvelle a ensuite fait un passage dans le privé et à la télévision, en intégrant l’ex-i-Télé (devenue CNews) en 2011-2012.
Retour à Radio France en 2012
Il avait fait son retour à Radio France dès décembre 2012, en devenant chef du service politique de France Inter et présentateur de l’émission dominicale « Tous politiques ».
Depuis 2015, il présentait les journaux de 6 h 30 et 8 heures de France Inter, qui sont d’importance stratégique en matière d’audience.
Il a également participé l’an dernier au magazine d’actu « C L’hebdo » sur France 5.
BFM-TV avait officialisé ce mois-ci l’arrivée sur son antenne de Bruce Toussaint, qui présentera l’émission « Grand Angle », après une saison à la tête de la matinale de Franceinfo.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤ Depuis l’an dernier, Apple multiplie les projets de séries en signant avec de grands noms.
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Contenus : Oprah Winfrey va produire des programmes pour Apple

Depuis l’an dernier, Apple multiplie les projets de séries en signant avec de grands noms.



Le Monde
 |    15.06.2018 à 21h56
 • Mis à jour le
18.06.2018 à 10h57
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



   


Le catalogue de la future offre vidéo d’Apple s’étoffe. Vendredi 15 juin, le groupe à la pomme a officialisé un partenariat avec Oprah Winfrey, la « papesse » de la télévision américaine, pour créer des programmes originaux. Il s’ajoute aux accords signés ces derniers mois, qui doivent permettre à Apple de rivaliser avec Netflix et Amazon dans la vidéo.Le communiqué laconique de la société ne précise pas le type de contenus que produira l’animatrice vedette. La presse américaine évoque toutefois des films, des séries télévisées, des émissions, des livres numériques et même des applications mobiles. Mme Winfrey devrait apparaître dans certaines émissions, notamment pour réaliser des interviews.
« C’est un gros coup pour Apple, estime Carolina Milanesi, analyste chez Creative Strategies. Non seulement pour les contenus qu’Oprah va créer, mais aussi pour son carnet d’adresses et l’audience qu’elle peut attirer. » Oprah Winfrey est en effet l’une personnalités préférées des Américains. Pendant vingt-cinq ans, elle a présenté le talk-show le plus regardé de l’histoire de la télévision aux Etats-Unis. En 2011, elle a lancé sa propre chaîne, baptisée « OWN », qui a trouvé le chemin du succès après des débuts difficiles.
Chasse aux talents
Depuis un an, Apple est passé à la vitesse supérieure dans la vidéo. La firme à la pomme a recruté deux anciens dirigeants de Sony Pictures, leur confiant un budget de 1 milliard de dollars (plus de 860 millions d’euros) pour se lancer à la chasse aux talents d’Hollywood. Elle va ainsi financer une nouvelle version de la série Histoires fantastiques, de Steven Spielberg, une série produite par les actrices Jennifer Aniston et Reese Witherspoon, et une autre créée par Damien Chazelle, le réalisateur oscarisé en 2017 pour le film La La Land. Les premiers épisodes sont attendus pour début 2019.  Au-delà de ces collaborations, les contours de l’offre vidéo restent inconnus. Pour l’heure, les deux premières émissions financées par le groupe font partie d’Apple Music, l’offre maison de streaming (lecture en ligne sans téléchargement) musical. A terme, Apple pourrait cependant lancer une plate-forme spécifique. Et ainsi concurrencer Netflix, qui vient de s’attacher les services de l’ancien président américain Barack Obama et son épouse Michelle, Amazon Video ou encore Disney, qui va lancer une offre de streaming vidéo début 2019.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤ Le consortium sino-suisse DDMC-Fortis remporterait un contrat estimé 4 milliards de dollars. Cet accord couvre toutes les compétitions de la Confédération asiatique de football.
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Lagardère Sports perd les droits audiovisuels du football en Asie

Le consortium sino-suisse DDMC-Fortis remporterait un contrat estimé 4 milliards de dollars. Cet accord couvre toutes les compétitions de la Confédération asiatique de football.



Le Monde
 |    15.06.2018 à 12h21
    |

            François Bougon et 
Sandrine Cassini








                        



                                


                            

La razzia des groupes chinois sur les droits du football se poursuit, cette fois au détriment du groupe Lagardère. Moins de deux semaines après l’annonce de l’acquisition d’une grande partie de ceux de la Ligue 1 en France par le groupe espagnol Mediapro, détenu majoritairement par une société chinoise, la Confédération asiatique de football (AFC) a annoncé, lundi 11 juin, à Moscou, confier sa gestion des droits audiovisuels et marketing sur la période 2021-2028 à DDMC Fortis, une société commune entre le chinois DDMC et le suisse Fortis AG. Aucun chiffre n’a été donné, mais, selon les estimations, l’accord s’élève à 4 milliards de dollars (3,5 milliards d’euros). « Nous avons décidé de ne pas surenchérir car cela n’aurait pas été financièrement prudent », explique, dans un communiqué, Lagardère Sports and Entertainment, qui était associé au japonais Dentsu et au britannique Perform, récent « vainqueur », avec Sky, de la Serie A.
Cet accord couvre toutes les compétitions de l’AFC, dont la Ligue des champions d’Asie, la Coupe d’Asie, qui a lieu tous les quatre ans, et les épreuves qualificatives pour la Coupe du monde. L’association mettra donc fin, au début de 2021, à son partenariat avec Lagardère Sports, branche du groupe français, qui avait débuté en 1993.

En annonçant ce nouveau partenariat, l’AFC a même évoqué une « nouvelle ère », une expression prisée par le président chinois, Xi Jinping, qui a fait du développement du football une priorité. « Cette conclusion réussie d’un processus qui a duré plus de quinze mois signifiera que l’AFC et la famille du football asiatique pourront contempler maintenant un avenir radieux et prospère », a déclaré, lyrique, le président de l’AFC, cheikh Salman Ben Ibrahim Al Khalifa.
Une branche malade du groupe
Du côté de Lagardère Sports, cette perte est « plus qu’un accident industriel », juge un bon connaisseur du dossier. Cette nouvelle défaite ressemble...




                        

                        

