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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Le rapport de la médiatrice de l’éducation nationale, présenté le 27 juin, qui comporte un volet sur le handicap à l’université, souligne les inégalités de prise en charge.
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Un « changement de regard » sur les étudiants en situation de handicap

Le rapport de la médiatrice de l’éducation nationale, présenté le 27 juin, qui comporte un volet sur le handicap à l’université, souligne les inégalités de prise en charge.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 18h25
    |

            Violaine Morin








                        


Comment améliorer le quotidien des étudiants en situation de handicap ? Après avoir planché en 2017 sur cette question dans l’enseignement scolaire, la médiatrice de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur s’est penchée sur les études supérieures.
Dans un rapport publié mercredi 27 juin, la nouvelle médiatrice, Catherine Becchetti-Bizot, explique son choix par la progression de la population étudiante handicapée, de 13,5 % par an depuis 2006. Du fait de l’inclusion grandissante des enfants en situation de handicap dans l’enseignement scolaire (ils étaient près de 400 000 en 2016-2017), elle projette une poursuite de cette hausse.
Ses conclusions sont claires : les étudiants handicapés, encore plus que les étudiants valides, se heurtent de plein fouet à la rupture entre le monde scolaire et celui de l’enseignement supérieur. L’accompagnement dont a bénéficié l’élève en situation de handicap au cours de sa scolarité (aide d’une auxiliaire de vie scolaire…) disparaît, au moment où le système prévoit en outre une plus grande autonomie dans l’organisation des cours et du travail personnel.
Faire une « révolution culturelle »
Le suivi et l’autonomie demandée dépendent des formations, l’université restant le cadre le plus « lâche ». Depuis 2005, des services d’accueil des étudiants handicapés (SAEH) existent dans toutes les universités, mais des disparités de prise en charge et de moyens alloués ont été constatées. Dans certaines universités, le SAEH est composé de dix employés à temps plein, dans d’autres, ils ne sont que deux à temps partiel.
Les difficultés « physiques » (accessibilité des locaux et matériel ad hoc) sont finalement celles qui posent le moins problème, commente Catherine Becchetti-Bizot, pour qui « l’inclusion n’est pas seulement une question de moyens matériels ». « Le problème de la France est un problème de regard et de culture », ajoute-t-elle. Difficile à mesurer, le regard sur le handicap pèse dans les parcours : « Il est plus difficile pour des étudiants de se déclarer handicapés en France qu’ailleurs. Ils ont peur que les formations hésitent à les prendre. » 
« C’est l’accessibilité pédagogique qui pose problème », ajoute la médiatrice. Soit le fait de transformer les modalités d’évaluation pour permettre à tous les étudiants de démontrer leurs compétences en compensant les handicaps. Un exemple est signifiant, celui de la validation des cours d’anglais en BTS ou dans les écoles pour les élèves qui ont des troubles du langage oral ou écrit.
« Souvent, les étudiants se retrouvent dans des formations où l’anglais est obligatoire alors qu’ils en ont été dispensés dans le secondaire », commente Mme Becchetti-Bizot. « Arrivés en BTS, on ne les dispense plus. » Ainsi, le rapport préconise d’imaginer d’autres solutions que la dispense, pour permettre aux élèves en situation de handicap de développer malgré tout des compétences en anglais. « En réalité, on parle là d’une vraie révolution culturelle, conclut la médiatrice. On touche à la capacité qu’aura le système à personnaliser son offre de formation. » 
Démarches vertueuses
La médiation est très souvent saisie pour des questions d’aménagements d’examens. En 2015, 81 % des étudiants en situation de handicap ont bénéficié d’aménagements pour les examens en universités. Mais le rapport souligne la lourdeur des démarches, en particulier pour les formations en BTS et en classes préparatoires aux grandes écoles : faire reconnaître la nécessité d’un tiers-temps nécessite de constituer un dossier médical auprès d’un médecin agréé. Souvent débordés, les médecins scolaires renvoient parfois au médecin traitant, dans des délais longs. Et la médiatrice de citer plusieurs cas d’étudiants qui n’ont pas obtenu leurs aménagements à temps, ou bien se sont vu accorder un aménagement qui ne correspondait pas à leur pathologie. Par exemple, une étudiante, opérée plusieurs fois de la main en l’espace de deux ans, demande un ordinateur et un tiers-temps pour valider son BTS, et se voit accorder le droit de marcher pendant l’épreuve et de faire des pauses…
Mais quelques démarches vertueuses doivent être soulignées. Si aucune université ou grande école n’est citée dans le rapport, la médiatrice a accepté de donner au Monde l’exemple de l’université Paris-IV, où il a été constaté que les étudiants en situation de handicap finissaient les épreuves tard le soir. Il a donc été proposé d’en organiser de plus courtes pour eux. Les enseignants-chercheurs ont accepté.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Amnesty, la Cimade, Médecins du monde, Médecins sans frontières, le Secours catholique et l’Anafé avaient déployé une vingtaine d’observateurs durant quarante-huit heures à la frontière franco-italienne.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Les droits des migrants ne sont pas respectés à la frontière franco-italienne, selon six ONG

Amnesty, la Cimade, Médecins du monde, Médecins sans frontières, le Secours catholique et l’Anafé avaient déployé une vingtaine d’observateurs durant quarante-huit heures à la frontière franco-italienne.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 18h02
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 18h32
   





                        



   


Refoulement illégal de mineurs, privation de liberté prolongée, impossibilité de demander l’asile… les droits des migrants ne sont toujours pas respectés par la France près de Vintimille, ont déploré mercredi 27 juin six ONG, après une nouvelle mission d’observation du 24 au 26 juin.
Amnesty, la Cimade, Médecins du monde, Médecins sans frontières, le Secours catholique et l’Anafé avaient déployé une vingtaine d’observateurs durant quarante-huit heures à la frontière franco-italienne, où la préfecture des Alpes-Maritimes assure que tout est fait dans le respect de la légalité.
Selon ces ONG, en réalité, « le rétablissement des contrôles à la frontière depuis 2015 est devenu le prétexte à la banalisation de nombreuses pratiques illégales de la part des autorités françaises, malgré les interventions de la justice et de nombreuses autorités indépendantes ».

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« Pratiques illégales généralisées »
Ainsi, en deux jours, elles ont vu des migrants enfermés dans un local de la police aux frontières de Menton jusqu’à quatorze heures d’affilée avant leur reconduite en Italie, « dépassant largement la durée de quatre heures jugée admissible par le Conseil d’Etat en juillet 2017 », selon leur communiqué.
« Les forces de police n’ont pas pris en compte la minorité de 11 jeunes personnes, qui ont été refoulées illégalement vers l’Italie et ont ensuite été raccompagnées par les forces de police italienne en France », ajoutent-elles.
Elles ont aussi constaté « des contrôles au faciès », pourtant prohibés, dans les trains en provenance de Vintimille et « le refoulement de 157 personnes en Italie sans possibilité de demander l’asile ou que leur situation individuelle soit étudiée, alors que ces pratiques ont été jugées illégales par le tribunal administratif de Nice ».
Renvoyant dos à dos les gouvernements italien et français, à la veille d’un sommet européen, ces associations ont appelé Rome à « cesser la surenchère verbale contre les migrants et à ne pas renoncer aux valeurs d’hospitalité de l’Italie » et Paris à « porter un coup d’arrêt aux pratiques illégales généralisées qui se produisent à la frontière ».

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Le sport, le meilleur antifatigue lors des traitements contre le cancer

L’activité physique soutenue et régulière est le meilleur moyen de lutter contre l’épuisement liée à la chimiothérapie ou à l’immunothérapie.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 17h00
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. La fatigue est l’un des premiers symptômes du cancer et l’un des premiers effets secondaires des traitements anticancer, comme la chimiothérapie ou l’immunothérapie, et ce de manière durable. Cinq ans après le diagnostic, 48,7 % des participants le décrivent comme cliniquement significatif, indique l’étude « La vie cinq ans après un diagnostic de cancer » (Vican5) réalisée par l’Institut national du cancer (INCa) et rendue publique mercredi 20 juin. Les ­répercussions dans la vie quotidienne sont multiples, et la qualité de vie peut être gravement altérée. Les femmes sont les plus touchées, et encore plus lorsque leur situation est précaire.
Cette fatigue fluctuante, différente selon les localisations, ne se récupère pas par le sommeil. Elle est d’ailleurs souvent évoquée comme frein à la pratique d’un sport… Et pourtant l’activité physique soutenue et régulière est le meilleur moyen de lutter contre cette forme d’épuisement, plus efficace que tout autre traitement. « C’est d’ailleurs le seul traitement », insiste le docteur Thierry Bouillet, oncologue à l’hôpital Avicenne (Bobigny), l’un des premiers en France à avoir évoqué le sport dans la prise en charge du cancer et qui a créé avec Jean-Marc Descotes l’association CAMI (Cancer, arts martiaux et informations), qui prend en charge 3 500 nouveaux patients chaque année.
Efficace pour lutter contre les risques de rechute et les effets secondaires des traitements anticancéreux, le sport est donc aussi « défatigant ». « En cas de fatigue persistante, plutôt que de prendre du café ou des médicaments, un patient devrait aller marcher quinze minutes », indique aussi Karen Mustian, de l’université de Rochester. « C’est en tout cas la conclusion que nous ­tirons après avoir passé en revue 113 études scientifiques » qui portaient sur 11 500 patients. Publiée en mars 2017, sa revue de la littérature scientifique montrait que l’activité physique,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Les dix suspects, soupçonnés de vouloir mener des attaques terroristes contre des musulmans, ont été interpellés dans la nuit du 23 au 24 juin.
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Les membres de l’ultradroite arrêtés déférés en vue de leur mise en examen

Les dix suspects, soupçonnés de vouloir mener des attaques terroristes contre des musulmans, ont été interpellés dans la nuit du 23 au 24 juin.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 16h42
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 17h14
    |

            Elise Vincent








                        


Les dix personnes suspectées de préparer des attaques terroristes contre des musulmans ont été déférées, mercredi 27 juin, devant un juge d’instruction en vue de leur mise en examen, a annoncé le parquet. Elles avaient été arrêtées dans la nuit de samedi 23 à dimanche 24 juin par les policiers de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) en Corse, en région parisienne et en Charente-Maritime.
« Il est apparu que ce groupe essayait de recruter de nouveaux membres et d’étendre son maillage territorial en se structurant au niveau régional », précise le parquet dans un communiqué. Les suspects gravitaient autour d’un mystérieux groupuscule baptisé « AFO » (Action des forces opérationnelles) appelant à lutter contre « l’ennemi intérieur » musulman.

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Trente-six armes saisies
D’après le parquet, les premières investigations ont permis d’établir que :
AFO « proposait à ses membres des formations (combat, secourisme, topographie, air soft…) » et des « stages de survivalisme » ;certains membres du groupe cherchaient à se procurer des armes ;le groupe « tenait des réunions et nourrissait des échanges au cours desquels les participants s’attachaient à définir des objectifs et des actions à mettre en œuvre pour les atteindre » ;certains éléments avaient testé des explosifs et des grenades de confection artisanale.
Les premiers éléments de l’enquête faisant « craindre un passage à l’acte violent, aux contours demeurant toutefois imprécis à ce stade », le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire le 14 juin pour association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation d’un ou plusieurs crimes d’atteintes aux personnes.
Par ailleurs, des perquisitions ont notamment permis de saisir « quatorze armes de poing, vingt-deux armes d’épaule, plusieurs milliers de cartouches et des grenades à plâtre ». 

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ La société spécialiste de la saucisse cocktail, sise à Saint-André, dans le département du Nord, avait été placée en redressement judiciaire depuis décembre.
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Le charcutier Jean Caby placé en liquidation judiciaire, 232 salariés licenciés

La société spécialiste de la saucisse cocktail, sise à Saint-André, dans le département du Nord, avait été placée en redressement judiciaire depuis décembre.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 16h39
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 18h41
   





                        


Mauvaise nouvelle pour l’emploi dans le Nord. Le tribunal de commerce de Lille a prononcé mercredi 27 juin la liquidation judiciaire du charcutier Jean Caby après quasi un siècle d’activité, entraînant le licenciement de 232 salariés. La société spécialiste de la saucisse cocktail, sise à Saint-André, avait été placée en redressement judiciaire depuis décembre. Elle appartenait depuis 2012 à la société américaine Foxlease Food.
Une offre de reprise avait été présentée par un Danois, qui prévoyait de reprendre 122 personnes. Mais elle n’a pas été retenue par le tribunal. « Elle n’a recueilli l’adhésion d’aucune des parties dans cette procédure », selon l’avocat des salariés, Me Ralph Blindauer. « Si on avait eu la certitude qu’il allait bien reprendre 122 salariés et qu’il allait continuer à faire tourner l’entreprise correctement, on aurait dit oui, mais le dossier n’était vraiment pas solide », a-t-il précisé.
« On n’est pas des bandits »
Alors que l’usine doit fermer vendredi, les salariés ont décidé d’arrêter de travailler immédiatement mercredi et ils organiseront une distribution gratuite de saucisses devant l’usine jeudi matin.
« On a plus de boulot et on a un stock de saucisses, plutôt que de laisser pourrir 50 tonnes de marchandises on va les donner », explique ainsi Mouloud Amara, délégué CGT.
« Nous devons désormais nous battre pour avoir des indemnités supra légales et nous voulons montrer à tous que ce combat est juste. On n’est pas des bandits, on a bossé comme des chiens et on nous a foutus dehors comme des malpropres. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Le ministère de l’enseignement supérieur évoque une « incompréhension », après son projet d’arrêté permettant aux grandes écoles publiques de délivrer ce diplôme bac + 3, chasse gardée des universités.
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Le gouvernement revient sur un texte autorisant les grandes écoles à délivrer la licence

Le ministère de l’enseignement supérieur évoque une « incompréhension », après son projet d’arrêté permettant aux grandes écoles publiques de délivrer ce diplôme bac + 3, chasse gardée des universités.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 15h27
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 15h47
    |

            Soazig Le Nevé








                        



   


Comme une traînée de poudre, l’information s’est répandue mardi 26 juin : le gouvernement serait en passe d’autoriser les grandes écoles publiques à délivrer le diplôme national de licence, titre jusqu’à présent réservé aux universités.
Un projet d’arrêté du gouvernement réformant le premier cycle universitaire, examiné vendredi 22 juin par le comité de suivi licence, master, doctorat (LMD), prévoit en effet à l’article 22, d’ouvrir la possibilité à tout établissement public de l’enseignement supérieur de délivrer le diplôme de licence, « seul ou conjointement avec d’autres établissements publics d’enseignement supérieur ». 

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Mais mardi soir, le cosecrétaire général de l’UNSA Sup’recherche, Stéphane Leymarie, a coupé court aux spéculations, annonçant que le texte de l’arrêté serait revu avant d’être examiné le 9 juillet par le Cneser, où siègent les représentants de la communauté universitaire :

#ArreteLicence : On me souffle dans l’oreillette que la rédaction de l’article 22 résulte d’une coquille et qu’elle sera revue pour le #CNESER du 9 juillet ! Pas question d’ouvrir la délivrance du diplôme national à tous les établissements publics de l’#ESR. À la bonne heure ! https://t.co/ejWN5JA8vM— Leymarie Stéphane ✏️ (@LeymarieS) 26 juin 2018


Erreur ou ballon d’essai ?
« Il s’agit effectivement d’une incompréhension. Il n’est évidemment [pas] envisagé d’élargir le périmètre des établissements pouvant délivrer le diplôme national de licence. Le ministère suivra les recommandations du comité de suivi LMD sur ce point et le texte transmis au Cneser sera amendé en ce sens », confirme une porte-parole du ministère de l’enseignement supérieur au Monde, mercredi matin. Le comité de suivi LMD a d’ores et déjà préconisé de limiter l’ouverture des droits de délivrance du diplôme de licence aux seules communautés d’universités et établissements (Comue).
S’agissait-il bien d’une erreur, ou plutôt d’un ballon d’essai ? « Quand tout l’ESR dit non à l’article 22, Frédérique Vidal recule ! » ironise Pierre Chantelot, secrétaire national du Snesup-FSU, qui « attend de voir » la nouvelle version du projet d’arrêté.

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Ce quiproquo intervient dans un contexte de recomposition de l’enseignement supérieur, avec des grandes écoles en attente d’une meilleure visibilité à l’international. A la faveur du processus de Bologne, amorcé en 1998 afin de rapprocher les systèmes européens d’études supérieures, les grandes écoles ont demandé de façon de plus en plus pressante la reconnaissance de leurs diplômes internes par l’Etat.
Club des licences
Après avoir obtenu l’attribution d’un grade de master pour leurs « programmes grandes écoles » (bac +5), elles seraient ravies de franchir une deuxième étape, en accédant au « club des licences » pour leurs bachelors, des programmes en trois ou quatre ans. Un avantage symbolique et financier, car ces parcours, aux droits d’inscription élevés, constituent pour elles une vraie manne.
« Cela fait plus sérieux que de proposer un bachelor qui apparaît encore comme un sous-diplôme en France », analysait mi-mai un spécialiste de l’enseignement supérieur, alors qu’un projet de décret accorde au bachelor de l’Ecole polytechnique le « grade » de licence. En mai également, Sciences Po s’est d’ores et déjà vu attribuer le grade de licence pour son 1er cycle, lequel est accessible sur concours, contrairement au bachelor de l’X.

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Délivrer le « grade » et non le « diplôme » de licence pourrait cependant demeurer une « meilleure affaire » pour les grandes écoles, la première configuration n’entraînant aucune contrainte réglementaire, alors que la reconnaissance d’un diplôme de licence entraînerait notamment qu’elles se plient à l’encadrement des droits d’inscription ou au respect du principe de non-sélection. Une révolution.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Suspendu au début de juin, l’entraîneur phare de l’athlétisme français est accusé par une ancienne sprinteuse de son groupe de viol et « pression psychologique ».
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Accusé de viol, l’entraîneur d’athlétisme Giscard Samba placé en garde à vue

Suspendu au début de juin, l’entraîneur phare de l’athlétisme français est accusé par une ancienne sprinteuse de son groupe de viol et « pression psychologique ».



Le Monde
 |    27.06.2018 à 14h14
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 15h38
   





                        



   


Accusé de viol par une ancienne sprinteuse de son groupe, Giscard Samba, entraîneur phare de l’athlétisme français, a été placé en garde à vue mercredi 27 juin dans les locaux de la police judiciaire du Val-de-Marne. Suspendu au début de juin par la Fédération française d’athlétisme, le coach de 41 ans est entendu « pour viol et agression sexuelle », a expliqué le parquet de Créteil, confirmant une information d’Europe 1.

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Une fonctionnaire de la direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale ayant recueilli différents témoignages avait signalé l’affaire à la justice, le 19 mars 2018. L’athlète qui accuse Giscard Samba avait, elle, déjà déposé plainte au commissariat de Créteil en 2017.
La jeune femme, aujourd’hui âgée de 21 ans, souhaite rester anonyme. Entendue deux fois depuis le début des investigations, elle accuse son ex-mentor de lui avoir imposé trois relations sexuelles entre avril et juillet 2016, selon une source proche de l’enquête. Elle décrit également une « pression psychologique continue » de la part de l’entraîneur, qui visait également d’autres sportives. « C’est un soulagement pour l’athlète que je défends car sa parole est entendue », s’est félicité l’avocat de la plaignante, Me Méhana Mouhou.
« Elle est psychologiquement affectée depuis la plainte, car dénoncer Giscard Samba, qui dispose d’une certaine notoriété et d’un palmarès suppose un certain courage qu’elle a eu en poussant la porte d’un commissariat. Elle fait confiance à la police et à la justice pour que la vérité éclate pour elle et les autres athlètes. »
« Maître d’une secte »
D’autres athlètes du groupe de M. Samba, dont Dimitri Bascou, ont été entendus dans le cadre de l’enquête. Depuis le début de l’affaire, les deux athlètes phares du groupe, Dimitri Bascou et Aurel Manga, ont toujours défendu leur entraîneur. Pascal Martinot-Lagarde et Cindy Billaud, ex-protégés du technicien, s’en sont en revanche largement désolidarisés.
Cette dernière a ainsi évoqué dans la presse « quatorze ans d’humiliation et de contrainte », alors que Pascal Martinot-Lagarde a décrit son ancien entraîneur comme un « gourou », le « maître d’une secte » et un « illuminé qui vient parler à ses disciples, qui a la parole divine et a toujours raison ».
Giscard Samba est un entraîneur de premier plan sur la scène française de l’athlétisme. Il a notamment conduit Dimitri Bascou à une médaille de bronze sur 110 m haies aux derniers JO, à Rio, en 2016, et s’est également occupé jusqu’en 2014 de Cindy Billaud et de Pascal Martinot-Lagarde, détenteurs des records de France du 100 m haies et du 110 m haies. Il avait été nommé technicien de l’année en 2013 par la Fédération française d’athlétisme.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Un lycéen lyonnais contestait que deux IUT aient répondu « non » à ses demandes d’admission. Le tribunal administratif de Lyon a estimé que la procédure d’urgence n’était pas justifiée, les préinscriptions sur Parcoursup n’étant pas terminées.
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Parcoursup : la justice rejette le recours d’un candidat refusé dans des formations sélectives

Un lycéen lyonnais contestait que deux IUT aient répondu « non » à ses demandes d’admission. Le tribunal administratif de Lyon a estimé que la procédure d’urgence n’était pas justifiée, les préinscriptions sur Parcoursup n’étant pas terminées.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 13h44
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 14h01
    |

                            Service Campus








                        



   


Le tribunal administratif de Lyon a rejeté, mardi 26 juin, la requête des parents d’un lycéen STI2D, qui contestaient les réponses négatives formulées le 22 juin sur la plate-forme Parcoursup, à l’encontre de leur fils par deux IUT. Il s’agit probablement de l’une des premières décisions de justice dans le cadre de la nouvelle procédure d’orientation vers les études supérieures, qui a succédé cette année à Admission post-bac (APB), selon l’agence spécialisée AEF qui l’a révélée.
Les parents du candidat, élève de terminale au lycée lyonnais La Martinière-Montplaisir, avaient, en effet, utilisé une procédure d’urgence, le référé, pour que le « non » opposé à leur fils par les IUT des universités Claude-Bernard Lyon-I et Jean-Moulin Lyon-III soit suspendu, et qu’une préinscription lui soit accordée. Les parents soulignaient notamment que leur fils « effectu[ait] une formation à caractère technologique » – il vient de passer un bac technologique STI2D et est donc « prioritaire pour accéder » aux IUT – et qu’« il [avait] été admis dans une école privée Epitech, ce qui démontre ses compétences » mais qu’« il ne [pouvait] que refuser cette inscription pour des raisons financières ».
Le tribunal a estimé qu’il n’avait pas à intervenir d’urgence :
« Pour justifier de l’urgence, M. et Mme A. font valoir que le nombre de places est limité et que leur fils risque de ne pas avoir de place à l’IUT. Toutefois, il résulte des textes précités que, d’une part, la procédure de préinscription Parcoursup est en cours et que, d’autre part, les inscriptions définitives sont conditionnées par l’obtention du baccalauréat. »
L’avocat spécialisé Jean Merlet-Bonnan, qui conseille notamment l’association Droits des lycéens, a commenté la décision sur Twitter, en recommandant aux candidats déçus des réponses à leurs vœux sur Parcoursup d’attendre les résultats du bac, le 6 juillet, pour lancer une action en justice :

Nos conseils pour un recours en référé Parcoursup comme pour APB : attendre d'avoir le bac👨‍🎓, appuyer sur le critè… https://t.co/X3mmdr9YJu— MeMerletBonnan (@Jean Merlet-Bonnan)


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Deux militants condamnés pour avoir secouru des migrants ont déposé une question prioritaire de constitutionnalité pour protester contre la répression de l’aide au séjour.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Le gouvernement conservateur polonais a annoncé que les peines de prison prévues pour quiconque incriminerait l’Etat ou la nation polonaise pour les crimes nazis seraient supprimées, après que le texte a été vivement critiqué.
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La Pologne recule sur sa loi controversée sur la Shoah

Le gouvernement conservateur polonais a annoncé que les peines de prison prévues pour quiconque incriminerait l’Etat ou la nation polonaise pour les crimes nazis seraient supprimées, après que le texte a été vivement critiqué.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 13h01
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 15h55
    |

                            Jakub Iwaniuk (Varsovie, correspondance)








                        



   


En un temps record de deux heures, le Parlement polonais a amendé, mercredi 27 juin en fin de matinée, la loi controversée sur l’Institut de la mémoire nationale (IPN) qui pénalisait « l’attribution à la nation ou à l’Etat polonais, en dépit des faits, de crimes contre l’humanité », dans le contexte de la seconde guerre mondiale. Ce texte, censé défendre la « réputation de la Pologne », avait été adopté début février. Il était perçu comme une entorse à la liberté d’expression face aux faits historiques qui attribuent à une partie des populations locales une participation à la Shoah, et avait provoqué une crise diplomatique aiguë avec Israël et les Etats-Unis.
La proposition d’amendement a été mise inopinément à l’ordre du jour de la session de la Diète, la Chambre basse du Parlement polonais, tôt dans la matinée, à l’initiative du premier ministre, Mateusz Morawiecki. « Nous voulons apporter une correction en nous retirant de la partie de la loi qui prévoit des poursuites pénales, qui pourraient détourner l’attention de l’objectif premier de la loi », expliquait le chef de chancellerie du premier ministre, Michal Dworczyk.
« Nous prenons en compte le contexte international »
« Notre but fondamental est la lutte pour la vérité au sujet de la seconde guerre mondiale, une vérité qui a souvent fait l’objet de mensonges, a pour sa part argumenté, devant les députés, le premier ministre, Mateusz Morawiecki. Ceux qui disent que la Pologne pourrait être responsable des crimes de la deuxième guerre mondiale méritent des peines de prison. Mais nous agissons dans un contexte international et nous le prenons en compte. »
À 388 voix pour, 25 contre et 5 abstentions, les députés ont ainsi supprimé les articles qui prévoyaient notamment des peines jusqu’à trois ans d’emprisonnement pour l’évocation publique « de responsabilité ou de coresponsabilité » de Polonais dans « les crimes du IIIe Reich allemand », « indépendamment de la législation en vigueur sur le lieu du délit ».

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Le vote s’est déroulé dans une atmosphère houleuse. Un député d’extrême droite a bloqué la tribune de l’Hémicycle, accusant la majorité ultraconservatrice du PiS (Droit et justice) de « ramper devant les milieux juifs. » Tous les amendements de l’opposition ont été rejetés, et cette dernière a dénoncé un passage en force.
« Commande politique »
« Il est dommage qu’un projet de loi aussi important soit passé en urgence comme une commande politique, au lieu de susciter un vrai débat transpartisan, s’indigne Borys Budka, député de la Plate-forme civique (PO, centre droit). Malheureusement, le mal est fait. Il faudra des années pour reconstruire la réputation de la Pologne sur la scène internationale. Pourquoi le ministère de la justice à l’origine du texte, qui a provoqué la plus grave crise diplomatique depuis 1989, n’est pas mis devant ses responsabilités ? »

        Lire l’édito du « Monde » :
         

          Un regrettable projet de loi en Pologne



Il est vrai que la Pologne s’est retrouvée sous une pression diplomatique considérable d’Israël, mais aussi des Etats-Unis, que Varsovie considère comme le premier garant de sa sécurité. Le département d’Etat américain avait laissé entendre officieusement qu’aucun contact diplomatique au plus haut niveau ne serait entretenu tant que la loi mémorielle sur la Shoah resterait sous sa forme actuelle. Le président Andrzej Duda, en visite aux Etats-Unis en mai, s’était ainsi retrouvé persona non grata à la Maison Blanche, une première depuis la chute du communisme.

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En Israël, le centre Yad Vashem pour le souvenir de l’Holocauste s’est félicité de l’évolution du texte, estimant qu’il s’agissait d’un « développement positif ». 
« Nous estimons que la bonne manière de combattre les déformations historiques est de renforcer la recherche, ouverte et libre, et les actions pédagogiques », ajoute le centre Yad Vashem.
La porte-parole du gouvernement, Joanna Kopcinska, a pour sa part minimisé la portée de l’amendement. Selon elle, « ce qui est dans la loi suffit pour combattre efficacement le mensonge et pour punir ceux qui iront à l’encontre de la vérité historique ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ L’ancienne ministre de la santé et présidente du Parlement européen entrera au Panthéon avec son mari, Antoine, dimanche 1er juillet.
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Simone Veil au Panthéon : la construction européenne comme fil rouge de la cérémonie

L’ancienne ministre de la santé et présidente du Parlement européen entrera au Panthéon avec son mari, Antoine, dimanche 1er juillet.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 12h09
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 12h30
   





                        



   


Un an, presque jour pour jour, après sa mort, Simone Veil deviendra, dimanche 1er juillet, la cinquième femme à faire son entrée au Panthéon, aux côtés de son mari, Antoine, lors d’une cérémonie organisée par l’Elysée et truffée de symboles et de références à la construction européenne, dont elle était une inlassable promotrice, où à la Shoah, dont elle était l’une des rescapées.
Selon l’Elysée, les deux cercueils des époux Veil seront exposés vendredi et samedi au Mémorial de la Shoah, dans le 4e arrondissement de Paris. Ils partiront ensuite dimanche matin, escortés par une quinzaine de motards de la garde républicaine jusqu’à la place Edmond-Rostand, sur l’autre rive de la Seine, au pied de la rue Soufflot qui mène jusqu’au Panthéon, où ils seront recouverts du drapeau français.
Un parcours rempli de symboles
Le cortège remontera à partir de 10 h 45 la rue Soufflot sur un tapis de moquette bleue, couleur choisie par l’Elysée parce qu’elle représente « la paix, l’entente entre les peuples et l’Europe » et au rythme de Nuit et brouillard, de Jean Ferrat, chanson en référence à la persécution des opposants au régime nazi et plus généralement à la Shoah. Chacun des cercueils sera porté par huit membres de la garde républicaine.

   


Cinq écrans seront mis à disposition du public pour suivre la cérémonie : quatre sur le parcours et un cinquième dans le jardin du Luxembourg voisin. Deux tribunes de 500 places seront disposées de part et d’autres du Panthéon, où viendront s’asseoir 1 000 invités triés sur le volet, parmi lesquels les deux anciens présidents Nicolas Sarkozy et François Hollande.
Le cortège devrait s’arrêter trois fois au cours de sa remontée, trois pauses pendant lesquels des chants seront interprétés par des choristes, et des films sur l’Europe et la Shoah devraient être diffusés sur les écrans géants.
Le président, Emmanuel Macron, devrait ensuite prononcer un discours vers 11 h 30 sur le parvis du Panthéon, suivi d’une minute de silence, puis de l’interprétation de La Marseillaise par la cantatrice Barbara Hendricks et le chœur de l’armée française.
Les deux cercueils seront ensuite acheminés jusque dans la nef du Panthéon, accompagnés de la famille Veil et du couple Macron, où le public pourra venir rendre un hommage au couple Veil à partir de 16 heures. Simone et Antoine Veil seront ensuite descendus le lundi matin, en présence uniquement de la famille, dans le caveau VI, où reposent déjà Jean Moulin et André Malraux, deux grands résistants, Jean Monnet, l’un des fondateurs de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) – qui constitua après l’unification de ses institutions avec celles de la Communauté économique européenne (CEE) l’une des composantes de l’Union européenne –, et René Cassin, Prix Nobel de la paix en 1968.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ L’Europe doit se prononcer sur la classification de cette substance comme cancérogène possible par inhalation.
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Bataille sur les nanoparticules de dioxyde de titane

L’Europe doit se prononcer sur la classification de cette substance comme cancérogène possible par inhalation.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 11h41
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 12h52
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

La France suivra-t-elle les avis de ses propres experts ? Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a rendu, lundi 25 juin, une série de recommandations destinées à « protéger les travailleurs et les personnes au voisinage de sites de production ou de manipulation de nanoparticules de dioxyde de titane [TiO2] ».
Le rapport du HCSP s’inscrit dans la continuité de plusieurs expertises officielles suggérant le caractère cancérogène du TiO2 – notamment celle de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) ou encore celle, dès 2006, du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). Mais cette fois, le rapport du HCSP survient au milieu d’un bras de fer réglementaire sur la classification de cette substance comme cancérogène possible (catégorie 2), par inhalation, au niveau européen.
Une telle mesure entraînerait, en Europe, des restrictions importantes et des obligations d’étiquetage pour de nombreux produits contenant du TiO2 (peintures, matériaux de construction, cosmétiques, médicaments, aliments transformés, etc.). Les enjeux économiques et industriels sont considérables. Les Etats membres de l’Union doivent arrêter leur position d’ici au 13 juillet et dire à la Commission européenne s’ils sont favorables, ou non, à la classification du produit. Bruxelles espère pouvoir mettre au vote la décision à la rentrée.
En France, le dossier oppose le ministère de la transition écologique à ceux de l’économie et du travail
La position de Paris pourrait être déterminante. En France, le dossier oppose d’une part le ministère de la transition écologique et solidaire et, d’autre part, les ministères de l’économie et du travail. Selon nos informations, le ministère de Nicolas Hulot appuie une classification du produit sous toutes ses formes, de liquide et de poudre, tandis que Bercy et la rue de Grenelle sont plus attentifs à l’impact industriel et économique d’une mesure...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Des habitants du 10e arrondissement de Paris, voisins de l’hôpital Lariboisière à proximité duquel est installée la salle de consommation à moindre risque, et réunis en « collectif citoyen », ont donné une conférence de presse, mardi.
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« Salle de shoot » à Paris : « En 2015, le quartier était calme, il est aujourd’hui défiguré par le deal »

Des habitants du 10e arrondissement de Paris, voisins de l’hôpital Lariboisière à proximité duquel est installée la salle de consommation à moindre risque, et réunis en « collectif citoyen », ont donné une conférence de presse, mardi.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 11h38
    |

            François Béguin








                        



                                


                            
Excédés par la présence de la salle de consommation à moindre risque à côté de chez eux, des habitants du quartier de la gare du Nord et de l’hôpital Lariboisière, à Paris, ont tenu, mardi 26 juin, leur première conférence de presse dans un restaurant de la rue Saint-Vincent-de-Paul. Objectif de ce « collectif citoyen » : « Etre dans une attitude d’alerte vis-à-vis des pouvoirs publics » et demander le déménagement de la salle « dans un emplacement sans riverains, comme à Strasbourg ».
« Depuis l’ouverture de la salle en octobre 2016, la dégradation du quartier est allée crescendo », a assuré une femme, sans dévoiler son identité. Tour à tour, les douze riverains présents ont témoigné anonymement des difficultés à vivre dans le quartier, décrivant leur « ras-le-bol » face aux nuisances, aux bruits et aux menaces, racontant comment des sanisettes et des Autolib’ avaient été transformées en « salles de shoot bis ». « En 2015, le quartier était calme, populaire, agréable, il est aujourd’hui défiguré par le deal et les nuisances », a lancé l’un d’eux, dénonçant un « échec » du projet. Un restaurateur a fait état d’une baisse de son chiffre d’affaires de « 40 % » depuis l’ouverture de la salle. « Les gens ne veulent plus venir, pour moi c’est une catastrophe », a-t-il fait valoir.
« Sentiment d’inconfort et d’insécurité »
A l’appui de leurs dires, les lettres de mécontentement d’une trentaine de commerçants du quartier ainsi qu’un courrier signé de cinq « éminents professeurs » de l’hôpital Lariboisière rapportant le « sentiment d’inconfort et d’insécurité » aux abords de l’hôpital dont leurs patients et leurs familles leur feraient « très régulièrement part ». Les membres du collectif ont également annoncé avoir entamé depuis septembre un « travail de recensement » des incidents de rue, aujourd’hui au nombre de 250. « On a été pris dans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Les suspects gravitaient autour d’un groupuscule appelant à lutter contre l’« ennemi intérieur ».
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Ultradroite : dix personnes soupçonnées de vouloir attaquer des musulmans

Les suspects gravitaient autour d’un groupuscule appelant à lutter contre l’« ennemi intérieur ».



Le Monde
 |    27.06.2018 à 11h36
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 13h11
    |

                            Service société








                        


Après le coup de filet dans la mouvance d’ultradroite menée dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 juin, les gardes à vue des dix personnes suspectées de préparer des attaques terroristes contre des musulmans devaient arriver à leur terme, mercredi 26 juin.
Ces interpellations par les policiers de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ont eu lieu en Corse, en région parisienne et en Charente-Maritime. Les enquêteurs ont retrouvé des fusils, des pistolets et des grenades artisanales lors des perquisitions. Les dix interpellés, neuf hommes et une femme avaient « un projet de passage à l’acte violent, aux contours mal définis à ce stade, ciblant des personnes de confession musulmane », a précisé une source proche de l’enquête. Ils sont âgés de 32 à 69 ans.
Parmi eux figure le chef de file présumé de ce réseau, Guy S., né en 1953, retraité de la police nationale vivant à Tonnay-Charente. Selon la mairie de cette commune de Charente-Maritime interrogée par l’Agence France-Presse, il avait été assesseur pour le Front national d’un bureau de vote aux élections présidentielles et législatives de 2017. Marine Le Pen, a immédiatement mis en garde contre tout « lien » qui pourrait être établi entre les personnes interpellées et les militants identitaires ou ceux de son parti d’extrême droite.
« Totale mobilisation »
Les suspects gravitaient autour d’un mystérieux groupuscule baptisé « AFO » (Action des forces opérationnelles) appelant à lutter contre « l’ennemi intérieur » musulman. Un groupuscule lui-même issu d’une association légale, constituée depuis 2016 : Les Volontaires pour la France, dont un certain nombre de membres auraient décidé de faire scission pour passer à l’action violente. Parmi les membres d’AFO se trouvaient une majorité de gendarmes, de militaires issus des forces spéciales et de chasseurs alpins. Et l’un d’entre eux comptait une personne ayant perdu sa fille au Bataclan, lors des attentats de Paris en novembre 2015.
Selon TF1-LCI qui a dévoilé l’information, ils ciblaient des imams radicaux, des détenus islamistes sortant de prison mais aussi des femmes voilées choisies au hasard dans la rue. Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a exprimé sa « profonde préoccupation » pour la sécurité des quelque 2 500 lieux de culte et des près de 6 millions de fidèles de la deuxième religion de France.

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                Pourquoi parle-t-on d’« ultradroite » ?



Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a pour sa part « réaffirmé la totale mobilisation » de ses services « pour prévenir tout trouble à l’ordre public et toute atteinte aux biens et aux personnes, a fortiori visant un culte en particulier », selon un communiqué du ministère. Les dossiers judiciaires impliquant la mouvance de l’ultradroite sont extrêmement rares au sein du pôle antiterroriste de Paris.
Le dernier cas du genre remonte à octobre 2017. Lors de cette affaire dévoilée par Le Monde, les services antiterroristes avaient démantelé un groupuscule d’ultradroite fédéré autour d’un ex-militant du mouvement royaliste Action française, Logan Nisin. Son groupe avait envisagé de s’en prendre notamment au leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, et à Christophe Castaner, secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Les frères jumeaux, célèbres pour avoir présenté « Temps X » sur TF1 dans les années 1980, ont été mis en examen pour tentative d’escroquerie le 21 juin.
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Igor et Grichka Bogdanov, 40 ans d’affaires et de succès populaires

Les frères jumeaux, célèbres pour avoir présenté « Temps X » sur TF1 dans les années 1980, ont été mis en examen pour tentative d’escroquerie le 21 juin.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 11h31
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 16h01
    |

                            Simon Auffret








                        



   


Docteurs en physique et en mathématique, écrivains, animateurs de télévision, descendants de l’aristocratie autrichienne, figures de la vulgarisation scientifique pour le grand public et objets de controverses pour les chercheurs… en plus de quarante ans de vie publique, Igor et Grichka Bogdanov (qui ont remplacé l’orthographe de leur nom « Bogdanoff » en signature de leurs ouvrages dès les années 1990) ont accumulé autant de succès populaires que de railleries sur le mélange des genres qu’ils entretiennent, entre théories sur la relativité générale et passion pour la science-fiction.
Les légendaires présentateurs de « Temps X », première émission consacrée à la science-fiction diffusée sur TF1 entre 1979 et 1987, ont été mis en examen le 21 juin pour « escroquerie sur personne vulnérable » et « tentative d’escroquerie ». Ils sont soupçonnés d’avoir soutiré 800 000 euros à un homme de 49 ans se présentant comme un producteur de cinéma. L’incident vient se placer au bas d’une liste fournie de démêlés avec la justice et alimente l’image controversée des jumeaux, aujourd’hui âgés de 68 ans.

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Romanesque
Les frères Bogdanov grandissent dans le château de Saint-Lary, dans le Gers, élevés par leur grand-mère et des précepteurs, au milieu des 15 000 ouvrages en français, russe, anglais ou allemand de la bibliothèque familiale. « C’était un endroit très rude et difficile, il n’y avait pas de chauffage. Le confort était minimal, mais Grichka et moi nous y sommes habitués », raconte Igor Bogdanov, décrivant leur père en artiste peintre russe d’origine tatare, leur mère en fille naturelle d’une aristocrate autrichienne.
Le romanesque des origines des Bogdanov, qu’ils sont les premiers à alimenter, participe tout autant à leurs personnages que le récit de la transformation de leurs visages : tous deux ont démenti de nombreuses fois l’existence d’une maladie comme l’acromégalie ou le recours à la chirurgie esthétique. « Nous sommes, avec Igor, des expérimentateurs, se limite à révéler Grichka en interview, à propos de la forme prise par leurs mentons et leurs pommettes dès le milieu des années 1990. Dans l’expérimentation, il y a un certain nombre de petits protocoles. Ce sont des technologies très avancées, c’est pour cela que le mystère dure depuis si longtemps. »
Effets spéciaux et combinaisons argentées
Aux manettes de l’émission « Temps X », dès 1979 sur TF1, les frères Bogdanov détonnent dans le paysage audiovisuel français avec des effets spéciaux d’époque et des combinaisons argentées inusables, portées pendant neuf saisons face à de nombreux invités, comme Jacques Attali, Jean-Michel Jarre, Jean-Claude Mézières, ou même Frédéric Beigbeder, qui vient à 13 ans y faire sa première apparition à la télévision.
Sur le plateau, Igor et Grichka font la démonstration d’objets d’anticipation, plus ou moins à la pointe de la technologie : « la machine à traduire », « la dictée magique » ou l’« astro-ordinateur », qui devine votre thème astrologique à partir de votre date de naissance.
« Il existera à partir de 1995, semble-t-il, des substances qui modifieront notre sentiment de la durée. Une seconde pourra durer presque une journée », fait le pari, avec moins de succès, Grichka Bogdanov dans une émission sur les « Changements de l’an 2000 ». En 1982, « Temps X » sur TF1 capte jusqu’à 28 % des parts d’audience, les deux frères sont les visages les plus en vue de la culture scientifique en France.
Premières controverses
En 1987, au moment de la privatisation de TF1, l’émission est arrêtée. Débute alors pour le duo une longue période d’abstinence médiatique, et avec elle les premières controverses. L’écriture, en 1991, du livre à succès Dieu et la science avec l’académicien Jean Guitton provoque la colère de l’astrophysicien vietnamien Trinh Xuan Thuan, qui prétend y retrouver des passages de l’un de ses livres, La Mélodie secrète, publié trois ans plus tôt. Le différend se réglera à l’amiable, et les Bogdanov s’attellent à la rédaction de leurs thèses : « Fluctuations quantiques de la signature de la métrique à l’échelle de Planck » soutenue en mathématique par Grichka dès 1999, et « Etat topologique de l’espace-temps à échelle 0 » soutenue en physique par Igor en 2002.
La découverte des deux textes par la communauté scientifique dépasse de loin leur renommée française. Le physicien américain John Baez relaie, en octobre 2002, une rumeur agitant les chercheurs : les deux doctorants français auraient réussi une « Sokal », du nom du physicien qui a fait publier en 1996 un article abouti dans la forme, mais complètement faux. A travers les travaux des jumeaux, qu’il qualifie de « charabia », John Baez veut ainsi dénoncer les écueils de la sélection dans certaines revues scientifiques.

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Pas de valeur scientifique
Les deux frères nient tout canular, mais l’épisode remonte aux oreilles d’un journaliste du New York Times, puis du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), qui demande en 2003 une expertise des deux thèses par d’autres chercheurs. Accablant pour les Bogdanov, le rapport est rendu public par Marianne en 2010. « Ces thèses n’ont pas de valeur scientifique », y affirment les chercheurs.
Igor et Grichka Bogdanov remportent un procès pour diffamation contre le journal en 2014, avant d’attaquer le CNRS sur la légalité même du rapport – ils qualifient alors le comité de « Stasi scientifique ». Ils perdront leur procès et n’obtiendront pas le dédommagement demandé – 1,2 million d’euros.

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Devenus entre-temps les icônes d’une culture des années 1980 désormais kitsch, les « Bogdas » ont réalisé deux autres émissions scientifiques, pour France 2 – « Rayons X », de 2002 à 2007, puis « A deux pas du futur », entre 2010 et 2011. En réponse aux attaques visant leur légitimité, ils dénoncent une communauté scientifique incapable d’accepter un point de vue atypique et fustigent la cabale médiatique.
Curatelle
La complexité extrême de leurs sujets de recherche – les mécanismes physiques à l’œuvre lors de la création de l’Univers – rend le public et les médias simples observateurs d’un débat d’initiés : impossible pour un spectateur de « Temps X » de juger de la valeur scientifique des travaux d’Igor et de Grichka Bogdanov. Le mélange de théories physiques et spirituelles dans l’ouvrage Le Visage de Dieu, en 2010, alimente de nouveau les critiques de chercheurs et de journalistes spécialisés.
Depuis, les apparitions des jumeaux se font plus rares : Igor Bogdanov fait de nouveau les titres lorsqu’il est placé en garde à vue en novembre 2017, à la suite d’une plainte de son ex-compagne chez qui il se serait introduit par effraction. 
Au début de 2018, ils projettent le grand retour de « Temps X », sur YouTube cette fois, avant d’être mis en examen et placés sous contrôle judiciaire, le 21 juin, pour une affaire présumée d’escroquerie visant un homme de 49 ans. Producteur d’un film auquel les frères Bogdanov participent, il se serait engagé à investir dans leur nouveau projet d’émission et à racheter pour plusieurs centaines de milliers d’euros des parts de la maison des Bogdanov à Paris.
Les jumeaux font le tour des plateaux de télévision pour nier catégoriquement toutes les accusations, déclarant ignorer que l’homme concerné était placé depuis plusieurs mois sous curatelle : « C’est une affaire aussi mystérieuse que le big bang lui-même », estime finalement, le 25 juin, Igor Bogdanov.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Le jour des résultats, sauf exception, a été fixé au vendredi 6 juillet, mais l’heure dépend de l’académie et du type de bac (général, technologique, professionnel). Voici les informations à connaître pour les obtenir.
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Résultats bac 2018 : à quelle date et à quel endroit est prévue leur publication ?

Le jour des résultats, sauf exception, a été fixé au vendredi 6 juillet, mais l’heure dépend de l’académie et du type de bac (général, technologique, professionnel). Voici les informations à connaître pour les obtenir.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 11h15
    |

                            Service Campus








                        



   


La publication des résultats du bac 2018 est prévue, sauf exception, vendredi 6 juillet, mais à des heures différentes selon les académies, ainsi que, parfois, selon le type de baccalauréat : général (bac S, bac ES, bac L), technologique (séries STMG, ST2L…) ou professionnel. Plutôt que faire le siège de son établissement ou centre d’examens dès l’aube, ou de rafraîchir compulsivement la page d’accueil du site Internet de son rectorat, les conseils ci-dessous permettront d’obtenir le verdict sans attente ni stress inutiles.
A quelle date et à quelle heure les résultats du bac 2018 seront-ils publiés ?
Selon les académies et les filières du bac 2018 (général, technologique et professionnel), la diffusion des résultats varie, même si un grand nombre d’entre elles la programment pour 10 heures vendredi 6 juillet, notamment en Ile-de-France (académies de Paris, Versailles et Créteil). Il arrive que des académies d’outre-mer anticipent cette date : lors du bac 2017, Mayotte et la Guyane avait annoncé les premiers candidats reçus les 30 juin et le 3 juillet. Nous publierons les horaires détaillés par académie au bas de cet article, d’ici à samedi 30 juin.
Obtiendra-t-on plus tôt les résultats sur place ou sur Internet ?
En général, les résultats sont affichés en même temps sur Internet et sur les grilles de l’établissement dont l’adresse est précisée sur la convocation au bac de chaque candidat (il peut s’agir de son propre établissement, du centre d’examen ou du centre de délibération). Cependant, d’après des confidences recueillies auprès des rectorats, les résultats sont parfois diffusés un peu plus tôt sur Internet. Enfin, dans quelques académies, il arrive que l’affichage dans les établissements précède de plusieurs heures la mise en ligne.
Outre le site Internet de l’académie de passage de l’examen, des sites de médias diffusent également les résultats, à la même heure, sans qu’il soit nécessaire de préciser son numéro de candidat.
Les résultats de tous les candidats apparaissent-ils ?
Les résultats accessibles en ligne sans mot de passe, en tapant simplement le nom d’un candidat, ne sont pas exhaustifs : seuls sont diffusés les résultats des candidats ayant accepté qu’ils soient rendus publics, en cochant une case sur un document qui leur a été remis au sein de leur lycée voilà plusieurs mois. Autre information à connaître, le ministère de l’éducation nationale interdit que les résultats des candidats qui ont échoué à l’examen soient librement accessibles à tout un chacun. Ainsi, si l’on ne trouve pas le nom de son neveu le 5 juillet sur un site Internet proposant les résultats en libre accès, deux causes sont possibles : soit il a refusé la publication des données, soit il n’a pas eu son bac.
Faudra-t-il se rendre au centre de délibération vendredi 6 juillet ?
Oui. Vous devrez vous présenter en personne et avec votre pièce d’identité et numéro de candidat à votre centre de délibération, centre d’examen ou lycée habituel (votre convocation au bac précise l’endroit), dans la journée de vendredi 6 juillet, afin de récupérer vos notes et, si vous devez passer l’oral de rattrapage, de décider ce même jour des matières que vous repasserez. Il est possible de donner une procuration et ces mêmes documents à quelqu’un si vous ne pouvez pas vous déplacer vous-même.
Quand et comment connaître ses résultats aux épreuves anticipées du bac, que passent les élèves en fin de première ?
Les académies prévoient généralement de diffuser les notes obtenues aux travaux personnels encadrés (TPE), au bac de français (oral et écrit), ainsi qu’à l’épreuve de sciences (pour les candidats aux bacs ES et L) dans les jours qui suivent les résultats du bac. Ces notes ne seront pas affichées dans les établissements, mais les candidats pourront y accéder sur le site Internet de leur académie, grâce au numéro inscrit sur leur convocation. En Ile-de-France, ils seront ainsi mis en ligne le 12 juillet à 14 heures. Nous publierons, dans un autre article, les jours et heures prévus par chaque académie pour la mise en ligne des résultats des épreuves anticipées.
Nous détaillons ci-dessous les jours et heures de publication des résultats du bac 2018 dans chaque académie :
Académie d’Aix-Marseille :
Académie d’Amiens :
Académie de Besançon :
Académie de Bordeaux :
Académie de Caen :
Académie de Clermont-Ferrand :
Académie de Corse :
Académie de Créteil : le 6 juillet à 10 heures pour toutes les filières.
Académie de Dijon :
Académie de Grenoble :
Académie de Guadeloupe :
Académie de Guyane :
Académie de La Réunion :
Académie de Lille :
Académie de Limoges :
Académie de Lyon :
Académie de Martinique :
Académie de Mayotte :
Académie de Montpellier :
Académie de Nancy Metz :
Académie de Nantes :
Académie de Nice :
Académie d’Orléans :
Académie de Paris : le 6 juillet à 10 heures pour toutes les filières.
Académie de Poitiers :
Académie de Reims :
Académie de Rennes :
Académie de Rouen :
Académie de Strasbourg :
Académie de Toulouse :
Académie de Versailles : le 6 juillet à 10 heures pour toutes les filières.

Bac 2018 : retrouvez les sujets, corrigés et résultats de l’examen sur « Le Monde Campus »
Le Monde Campus accompagne les candidats au bac jusqu’aux résultats, le 6 juillet, en publiant les sujets et les corrigés des épreuves, et des directs (le prochain sera consacré aux résultats de l’examen, vendredi 6 juillet). Retrouvez tous nos articles sur www.lemonde.fr/bac, la page Facebook Le Monde Campus et le compte Twitter @lemonde_campus , et une sélection ci-dessous :
Résultats bac 2018 : à quelle date et à quel endroit est prévue leur publication ?
Une pétition dénonce le sujet de maths « trop difficile » du bac S
Corrigés de maths (S, ES et L) - Corrigés de SES - Corrigés de physique-chimie
De bons résultats au bac, « coupe-file » pour obtenir une place sur Parcoursup
Conseils pour l’oral du bac de français





                            


                        

                        


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Expulsion pour impayé de loyer : les règles vont changer

En cours d’examen au Parlement, la loi sur le logement va modifier la procédure de résiliation du bail liée aux impayés de loyer.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 08h01
    |

                            Nathalie Coulaud








                        



   


En cas d’impayé de loyer, la procédure peut mener jusqu’à l’expulsion du locataire. Le ministère du logement estime que 160 000 décisions d’expulsion sont prises chaque année et que leur nombre a augmenté de 75 % depuis 1999. Pour la seule la métropole du Grand Paris, 24 000 décisions d’expulsion ont été prises en 2016, selon l’Agence nationale d’information sur le logement (ANIL).
Les conséquences sont souvent graves pour les ménages expulsés, mais la situation est aussi préjudiciable aux propriétaires des logements concernés. Afin de récupérer les sommes dues et leur logement, ces derniers s’engagent dans une procédure longue et complexe.

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Après une mise en demeure de payer le loyer, puis un commandement de payer accompagné d’un signalement à la Commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives (CCAPEx), le propriétaire bailleur doit assigner le locataire devant le juge d’instance.
Le but est de faire constater la résiliation du bail, de demander la condamnation au paiement des arriérés de loyer et de prononcer l’expulsion si le locataire ne reprend pas le paiement du loyer. Le temps que cette procédure aboutisse, il s’écoule entre dix-huit mois et vingt-quatre mois, et il en coûte entre 3 000 et 5 000 euros au propriétaire. « A chaque étape, des délais incompressibles s’appliquent, et de deux mois en deux mois, le bailleur n’est pas au bout de ses peines », explique Me Romain Rossi-Landi, avocat au barreau de Paris.

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De plus, des incohérences existent dans la procédure : un locataire de bonne foi peut vouloir payer une partie de sa dette. Mais s’il veut que son dossier soit accepté par une commission de surendettement, il n’a pas le droit de rembourser des dettes autres qu’alimentaires. Or si un échéancier est fixé en parallèle par le juge qui mène la procédure de résiliation du bail et que le locataire ne respecte pas les échéances prévues, il est à nouveau expulsable.
Le projet de loi portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (ÉLAN), dont l’adoption est prévue à l’automne, entend mieux articuler ces différents acteurs. Le juge statuant sur l’expulsion du locataire pourra prendre en compte les modalités de paiement prévues par la commission de surendettement. Le plan conventionnel de redressement proposé par ladite commission se substitue à l’échéancier prévu par le juge.

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Pour les locataires de bonne foi ayant repris le paiement du loyer et des charges et qui sont en mesure de se maintenir dans leur logement sans préjudice pour le bailleur, le texte prévoit une période probatoire de deux ans. Si les impayés recommencent, le propriétaire peut faire prononcer l’expulsion immédiatement.
Le contenu du commandement de payer est également amélioré : il comprendra le montant du loyer et des charges ainsi que le décompte des sommes dues au bailleur de façon à ce que la CCAPEx dispose de l’information utile pour remplir sa mission d’examen de la dette et d’orientation du locataire débiteur. Ces mesures devraient entrer en vigueur au 1er mars 2019.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ L’inspection générale de la police nationale a pour la première fois rendu public, mardi, le nombre de personnes tuées lors d’interventions des forces de l’ordre.
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Article sélectionné dans La Matinale du 26/06/2018
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Le recours aux armes à feu par les policiers a fortement augmenté en France en 2017

L’inspection générale de la police nationale a pour la première fois rendu public, mardi, le nombre de personnes tuées lors d’interventions des forces de l’ordre.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 18h45
    |

            Elise Vincent








                        


Ce sont des chiffres sensibles qu’a dévoilés, mardi 26 juin, l’inspection générale de la police nationale (IGPN), la « police des polices », à l’occasion de la publication du dernier rapport annuel de sa patronne Marie-Frace Monéger-Guyomarc’h, qui doit bientôt quitter son poste après six ans de service. De fait, elle a annoncé une très forte hausse du recours aux armes à feu chez les policiers entre 2016 et 2017 (+ 54 %) ; et surtout pour la première fois de l’histoire de l’IGPN, le chiffre du nombre de morts et de blessés lors d’interventions policières. Entre juillet 2017 et mai 2018, elle recense 14 décès et une centaine de blessés. Des chiffres révélateurs d’un climat tendu sur le terrain. Un exercice nouveau de transparence pour l’institution alors que les violences policières sont devenues l’objet de forts clivages politiques et de tensions récurrentes dans les quartiers populaires.
Pour tous ces nouveaux indicateurs, l’IGPN a donné ses explications. « Ce recensement n’est pas le recensement des bavures policières », a tenu d’emblée à préciser Mme Monéger-Guyomarc’h avant d’en détailler la méthode de comptage.
La très forte hausse du recours aux armes à feu s’est ainsi traduite par quelque 394 utilisations, entre 2016 et 2017, selon l’IGPN. Ces tirs ont été essentiellement le fait de l’usage du pistolet dont les policiers sont porteurs en service, et beaucoup dans un cadre très particulier d’intervention, selon Mme Monéger-Guyomarc’h : le refus d’obtempérer des véhicules en mouvement. Tous ces coups de feu ont été considérés comme de la légitime défense. Ils pourraient néanmoins amener la maison police, soucieuse à demi-mot de cette évolution, à adapter ses formations.
Règles de la légtime défense élargies
Ce chiffre de 394 n’est en effet pas étranger à une nouvelle loi entrée en vigueur en février 2017. Celle-ci a élargi les règles de la légitime défense notamment dans un but de meilleure prévention du terrorisme. Depuis, les policiers peuvent faire usage de leur arme sans risquer d’être sanctionnés, en particulier en cas de la présence d’un véhicule « dont les occupants sont susceptibles de perpétrer, dans leur fuite, des atteintes à leur vie ou à leur intégrité physique ou à celles d’autrui ». Ce point de la loi avait été particulièrement débattu, de crainte qu’il n’engendre une multiplication de l’usage des armes à feu.
Mme Monéger-Guyomarc’h n’a toutefois pas souhaité attribuer cette hausse des tirs à cette évolution législative. L’augmentation était « déjà sensible avant février 2017 », selon elle. D’après elle, il n’y a qu’un seul cas où la nouvelle loi a été utilisée stricto sensu durant l’année écoulée : lorsqu’à Montargis (Loiret), en août 2017, un homme d’une cinquantaine d’années a été tué à bord de sa voiture après avoir fait de violentes manœuvres et menacé de « tuer des fonctionnaires ».
La gendarmerie est elle aussi confrontée à cette progression de l’usage des armes. Selon les informations du Monde, entre 2016 et 2017, cette hausse a été de 15 %. Elle serait toutefois ponctuelle, ce chiffre ayant nettement diminué sur les dix dernières années de l’ordre de 20 %. En parallèle, le nombre d’agressions contre des gendarmes a explosé : + 68 %. Des chiffres qui font dire à la gendarmerie que « malgré l’augmentation des situations qui exigent de recourir aux armes, c’est le plus faible niveau de coercition qui est toujours recherché et utilisé ».
Autre exercice de transparence : la communication du nombre de tués ou de blessés sur l’année écoulée. Quelque quatorze personnes ont ainsi été tuées lors d’interventions policières entre le 1er juillet 2017 et le 31 mai 2018 (onze mois). Ce chiffre comprend les individus abattus après avoir commis un acte terroriste, quatre personnes ayant mis fin à leurs jours au moment où la police intervenait, ainsi que quelques personnes étant décédées en ayant pris la fuite lors d’une intervention de police (accident, noyade, etc.). Mme Monéger-Guyomarc’h n’a toutefois pas donné plus de détails sur ce dernier indicateur.
Hausse de l’usage des pistolets à impulsion électrique
Le comptage des blessés, lui, concerne seulement la période allant du 1er juillet au 31 décembre 2017. Il se limite par ailleurs aux personnes ayant eu des incapacités totales de travail d’au moins huit jours. Un critère destiné à permettre à l’IGPN de se concentrer sur les « blessés sérieux ». Le but : mieux identifier les cas dans lesquels peut être améliorée la doctrine d’emploi.
Les armes à feu ne sont pas les seules à faire l’objet d’un usage plus intensif dans le bilan de l’IGPN. Si le recours à la grenade à main de désencerclement, souvent utilisée lors des manifestations contre la loi travail en 2016, a connu une baisse de 8 %, l’emploi des pistolets à impulsion électrique et lanceurs de balles de défense ont connu, eux aussi une hausse : de respectivement 20 % et 46 %. Soit, en valeur absolue, 1 403 déclarations d’usage pour les premiers, et 2 495 pour les seconds. « Malgré sa très mauvaise réputation, le pistolet à impulsion électrique permet de faire baisser la pression et de sauver des vies », a insisté Mme Monéger-Guyomarc’h.

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Ce bilan IGPN est enfin marqué par une hausse des enquêtes judiciaires à la suite d’allégations visant des fonctionnaires de police dans plusieurs catégories notables : « violences volontaires » (574 enquêtes ouvertes dans le bilan 2017 contre 543 au bilan en 2016), « violation du secret » (55 contre 47), et « vol » (125 contre 104). En matière « d’injures racistes », en revanche, il y a eu une légère baisse (de 42 à 32). Les enquêtes pour corruption quant à elles, sont stables (43). Le nombre total d’enquêtes ouvertes a été de 1 108, contre 1 015 au bilan 2016, soit un peu moins de 10 % d’augmentation.

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Article sélectionné dans La Matinale du 26/06/2018
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Terrorisme d’extrême droite : « Le risque majeur ne viendra pas de membres de groupuscules constitués »

Le démantèlement d’un réseau d’activistes d’extrême droite prêts à frapper des cibles musulmanes en France constitue un nouveau défi pour les services de police, estime l’universitaire Stéphane François dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    27.06.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 11h57
    |

Stéphane François (Docteur en science politique, chercheur associé au CNRS et historien des idées spécialiste de l’extrême droite)







                        



                                


                            

Tribune. L’arrestation le 24 juin 2018 d’une dizaine de militants de la droite radicale a remis en lumière les liens entre l’extrême droite et la violence. Qu’en est-il réellement ? Est-ce une action isolée ou le regain d’une vieille pratique ? Depuis la fin de la guerre d’Algérie, on peut déterminer trois grandes périodes de cette violence : 1962-1985 ; 1985-2000 ; depuis les années 2000.

De la fin de la guerre d’Algérie, avec le démantèlement de l’Organisation armée secrète (OAS), à l’émergence électorale du Front national (FN) en 1985, on peut même distinguer deux périodes. Dans la première, les groupes activistes, composés majoritairement d’étudiants, s’opposent physiquement aux communistes et aux gauchistes dans des rixes de rue à la violence de moins en moins contrôlée, provoquant la dissolution d’Occident et d’Ordre Nouveau en 1968 et en 1973. En octobre 1972 naît le FN qui reste, avec ses 1 % de votants, un groupuscule jusqu’en 1983. Il est d’ailleurs fréquent que ses membres appartiennent également à une autre formation d’extrême droite.
Durant cette période, la France connaît une quinzaine d’actes violents visant les immigrés algériens et les symboles de la présence algérienne en France. Ils font cinq morts, revendiqués par un énigmatique groupe « Charles-Martel ». Les liens entre le jeune FN et cette violence doivent être mis en perspective.
Deux faits sont marquants : François Duprat, cofondateur du FN et membre d’Ordre Nouveau, a été à l’origine du thème « Halte à l’immigration sauvage », lors d’un meeting le 21 juin 1973 ; le second fait a été l’utilisation, lors de la campagne du FN pour les élections municipales de 1977, encore à l’initiative de Duprat, du slogan « Un million de chômeurs, c’est un million d’immigrés de trop ! La France et les Français d’abord ! ».
Ces slogans créent un climat de violence raciste, déjà identitaire, dans une société française cherchant...




                        

                        


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Le difficile « an II » des salles de consommation à moindre risque

Les nouvelles structures ont jusqu’à octobre 2019 pour voir le jour. Si à Marseille le projet est relancé, à Bordeaux il patine.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 11h41
    |

            François Béguin








                        



                                


                            

Dans quelle ville la troisième salle de consommation à moindre risque (SCMR), qualifiée de « salle de shoot » par ses opposants, finira-t-elle par ouvrir ses portes ? Alors qu’un collectif de riverains tenait pour la première fois, mardi 26 juin, une conférence de presse pour se plaindre des nuisances générées selon lui par celle de Paris, inaugurée il y a dix-huit mois, peu avant celle de Strasbourg, de nouveaux projets émergent en Ile-de-France, notamment liés à la forte hausse du nombre de consommateurs de crack. Dans le même temps, la salle de Bordeaux, dont l’ouverture avait été annoncée pour le début de l’année, subit un sérieux contretemps.
Or l’horloge tourne. La loi votée en 2015 prévoit que l’expérimentation de ces salles soit possible pendant six ans à partir de la date d’ouverture de la première d’entre elles. Leur durée de fonctionnement ne doit par ailleurs pas être inférieure à trois ans. Sauf à modifier les règles actuelles, les futures salles devront donc impérativement entrer en service avant octobre 2019. Et les élections municipales qui doivent se tenir en 2020 pourraient dissuader certains élus de se lancer.

Officiellement, ce n’est pas ce qui se vient de se passer dans la ville d’Alain Juppé. Alors que le dossier semblait très avancé, le projet est pourtant sérieusement encalminé, faute de feu vert de la mairie. Celle-ci s’oppose à la fois au mode de pilotage et au lieu d’implantation retenus par l’Agence régionale de santé (ARS) et les associations d’aide aux toxicomanes.
« On nous a proposé que la salle s’installe dans l’enceinte de l’hôpital Saint-André, dans le centre-ville, mais on aurait préféré que ce soit à l’hôpital Charles-Perrens, plus à l’écart, moins proche de la population et des commerçants », explique Nicolas Brugère, adjoint à la santé. « On est parti pour une localisation qui n’est pas la bonne, avec une organisation qui n’est pas la bonne », dit-il. Ce désaccord repousse...




                        

                        

