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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Les champions en titre se sont effondrés face aux Sud-Coréens (2-0) et quittent le Mondial en poules pour la première fois depuis 1938. C’est le Mexique et la Suède qui se qualifient pour les huitièmes.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Les dix suspects, soupçonnés de vouloir mener des attaques terroristes contre des musulmans, ont été interpellés dans la nuit du 23 au 24 juin.
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Les membres de l’ultradroite arrêtés déférés en vue de leur mise en examen

Les dix suspects, soupçonnés de vouloir mener des attaques terroristes contre des musulmans, ont été interpellés dans la nuit du 23 au 24 juin.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 16h42
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 17h14
    |

            Elise Vincent








                        


Les dix personnes suspectées de préparer des attaques terroristes contre des musulmans ont été déférées, mercredi 27 juin, devant un juge d’instruction en vue de leur mise en examen, a annoncé le parquet. Elles avaient été arrêtées dans la nuit de samedi 23 à dimanche 24 juin par les policiers de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) en Corse, en région parisienne et en Charente-Maritime.
« Il est apparu que ce groupe essayait de recruter de nouveaux membres et d’étendre son maillage territorial en se structurant au niveau régional », précise le parquet dans un communiqué. Les suspects gravitaient autour d’un mystérieux groupuscule baptisé « AFO » (Action des forces opérationnelles) appelant à lutter contre « l’ennemi intérieur » musulman.

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                Ultradroite : dix personnes soupçonnées de vouloir attaquer des musulmans



Trente-six armes saisies
D’après le parquet, les premières investigations ont permis d’établir que :
AFO « proposait à ses membres des formations (combat, secourisme, topographie, air soft…) » et des « stages de survivalisme » ;certains membres du groupe cherchaient à se procurer des armes ;le groupe « tenait des réunions et nourrissait des échanges au cours desquels les participants s’attachaient à définir des objectifs et des actions à mettre en œuvre pour les atteindre » ;certains éléments avaient testé des explosifs et des grenades de confection artisanale.
Les premiers éléments de l’enquête faisant « craindre un passage à l’acte violent, aux contours demeurant toutefois imprécis à ce stade », le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire le 14 juin pour association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation d’un ou plusieurs crimes d’atteintes aux personnes.
Par ailleurs, des perquisitions ont notamment permis de saisir « quatorze armes de poing, vingt-deux armes d’épaule, plusieurs milliers de cartouches et des grenades à plâtre ». 

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                Pourquoi parle-t-on d’« ultradroite » ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Le premier ministre maltais a confirmé que le navire humanitaire, bloqué en mer depuis une semaine avec 233 migrants, allait être autorisé à accoster sur l’île.
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Migrants : le navire « Lifeline » attendu à Malte dans la soirée

Le premier ministre maltais a confirmé que le navire humanitaire, bloqué en mer depuis une semaine avec 233 migrants, allait être autorisé à accoster sur l’île.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 13h42
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 15h38
   





                        



Est-ce la fin d’une longue et difficile attente pour le Lifeline ? Le premier ministre maltais Joseph Muscat a annoncé, mercredi 27 juin, que le navire humanitaire avec 233 migrants à son bord allait être autorisé à accoster sur l’île. « Je pense que le navire va rejoindre nos côtes ce soir », a précisé M. Muscat lors d’une conférence de presse, mettant ainsi un terme à une odyssée de près d’une semaine.
« Des procédures d’identification et de redistribution des personnes parmi les Etats membres [de l’UE] seront engagées en garantissant les soins médicaux nécessaires », a poursuivi M. Muscat. Au total, huit pays européens devraient accueillir les migrants recueillis il y a une semaine par le navire : Malte, l’Italie, la France, l’Espagne, le Portugal, le Luxembourg, la Belgique et les Pays-Bas.

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                « Lifeline » : la France accueillera une partie des migrants, mais Macron critique l’ONG



Le navire sera mis sous séquestre
Le premier ministre maltais a précisé que le navire serait mis sous séquestre à son arrivée pour les besoins de l’enquête, estimant que son capitaine « a violé les lois internationales ». « La situation a été causée par les décisions du capitaine du navire qui a agi contre les lois internationales et ignoré les directives des autorités italiennes, a assuré M. Muscat. Le Lifeline sera retenu pour lancer les enquêtes nécessaires selon les lois internationales et nationales. »
L’opération de sauvetage réalisée par le Lifeline n’a pas été diligentée par le Centre de coordination des recherches de Rome (MRCC), comme le prévoit la procédure ordinaire. Mais l’ONG allemande a répondu aux critiques par le biais d’un communiqué publié mercredi matin. « Le seul ordre auquel le bateau a refusé d’obéir est celui de remettre ces personnes [les migrants] aux prétendus garde-côtes libyens, car cela aurait été en contravention avec la convention de Genève sur les réfugiés et donc criminel », a expliqué Lifeline. Selon elle, obéir à l’ordre reçu de « désembarquer à Tripoli aurait constitué une violation du principe de non-refoulement ».
Le navire, battant pavillon néerlandais, était en quête d’un port d’accueil depuis six jours en Méditerranée. Malgré un accord entre plusieurs pays européens, annoncé mardi par l’Italie et la France, il restait jusqu’ici bloqué dans les eaux internationales. Le navire avait renouvelé dans la nuit sa demande d’entrer à Malte et avait fait savoir que « de nombreuses personnes à bord souffrent de mal de mer » et que trois se trouvent dans son hôpital.

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                « Aquarius », « Lifeline », « Maersk », « Open-Arms », « Seefuchs » : où en sont les navires qui secourent les migrants ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ En gagnant les primaires démocrates à New York face à un baron du parti, l’ex-serveuse de 28 ans, née dans le Bronx, concentre les espoirs de la presse libérale.
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Etats-Unis : Alexandria Ocasio-Cortez, novice en politique et figure émergente des anti-Trump

En gagnant les primaires démocrates à New York face à un baron du parti, l’ex-serveuse de 28 ans, née dans le Bronx, concentre les espoirs de la presse libérale.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 17h16
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 17h55
    |

                            Simon Auffret








                        



   


C’est le type de victoire politique dont la presse américaine se délecte. Alexandria Ocasio-Cortez, 28 ans, latino-américaine du Bronx a remporté, mardi 26 juin, les primaires démocrates de la 14e circonscription de New York face au très installé Joseph Crowley, 56 ans, élu à la Chambre des représentants depuis 1999.
« Un renversement titanesque », titre CNN dès l’annonce des résultats, quand le New York Times décrit la nouvelle candidate aux élections de mi-mandat, en novembre, comme une « tueuse de géants ».
« C’est une candidate issue de la minorité dans une circonscription constituée majoritairement de minorités », souligne sur CNN le journaliste Harry Enten : les importantes communautés afro-américaines, asiatiques et latino-américaines du quartier ont été séduites par le discours militant d’Alexandria Ocasio-Cortez, membre des socialistes démocrates américains, née d’une mère portoricaine et d’un père du Bronx.
En doublant l’un des parlementaires les plus progressistes du congrès par sa gauche, l’ancienne serveuse – dont la photo apparaît encore sur le site de son dernier employeur, un bar à cocktails de Manhattan – s’inscrit pleinement dans les divisions internes au Parti démocrate, vives entre Bernie Sanders et Hillary Clinton lors de la présidentielle de 2016.
Assurance santé accessible à tous, aides à l’accès à l’université, développement de l’emploi public, abolition de l’agence d’immigration : toutes les thématiques de campagne d’Alexandria Ocasio-Cortez rappellent celles du sénateur du Vermont, dont elle a organisé une partie de la campagne à New York.
« Elle pourrait être le futur du Parti démocrate »
Dans cette circonscription de 600 000 habitants reliant City Island au Sunny Side new-yorkais, celle qui pourrait devenir la plus jeune élue à la Chambre des représentants aurait « réalisé le plus grand retournement des primaires démocrates depuis des années », note le site d’information Mother Jones. « Elle pourrait être le futur du Parti démocrate », pariait déjà, dans un portrait de la candidate en campagne, le magazine Vogue. La chaîne conservatrice Fox News note de son côté l’apparition, rare, d’une figure rattachée au socialisme dans le paysage politique américain.
Face à Joseph Cowley, alors annoncé comme le futur président de la chambre des représentants en cas d’alternance, Alexandria Ocasio-Cortez a surtout tiré tous les leviers d’une opposition sans compromis face à Donald Trump : le 24 juin, elle se présente par exemple devant un centre de détention pour enfants migrants, près de la frontière mexicaine, et interpelle devant les caméras les officiers de l’autre côté des grilles, visiblement embarrassés.

   


Dans une vidéo de promotion vue par plus de trois millions de personnes, elle développe son opposition entre les classes moyennes inférieures et le monde des affaires : « Nous avons les gens, ils ont l’argent », lâche la démocrate, très présente sur les réseaux sociaux, où elle apparaît fréquemment prise en photo dans les rues de sa circonscription.
Joseph Cowley lui a rapidement accordé son soutien, dans la soirée du 26 juin. Le président Donald Trump en a, lui, profité pour commenter la défaite de l’un de ses plus virulents opposants dans un des tweets narquois dont il a le secret : « Peut-être aurait-il dû être plus sympathique, et montrer plus de respect à son président ! »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Rempart contre les cyclones qui balaient le pays entre décembre et avril, les forêts de palétuviers servent de nurserie aux poissons et crevettes.
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Vitale et fragile, la mangrove de Madagascar est en danger

Rempart contre les cyclones qui balaient le pays entre décembre et avril, les forêts de palétuviers servent de nurserie aux poissons et crevettes.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 10h58
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 16h12
    |

            Pierre Lepidi (Masoarivo (Madagascar)








                        



                                


                            

A l’aube, dans la mangrove, seul le vol des grands hérons blancs vient troubler le calme absolu. Sur la côte ouest de Madagascar, les premiers rayons du soleil percent le ciel quand Olivier Fiadana finit de préparer ses belaroa, ses « balances à crabes ». Dans chacune d’elles, le Vezo (une ethnie de pêcheurs qui peuple la côte occidentale) accroche des morceaux de poisson qui serviront d’appât pour les crustacés.
Dans ce labyrinthe de palétuviers qui forment la mangrove autour de Masoarivo, une commune située dans la région Melaky, à environ 150 kilomètres de la ville de Morondava, Olivier Fiadana connaît les recoins de tous les canaux. Depuis toujours, ce vezo-potaka (« ceux qui affrontent la vase ») sillonne le delta formé à l’embouchure du Manambolo, un fleuve aux eaux limoneuses qui se jette dans le canal du Mozambique. « La mangrove joue un rôle important parce que nous vivons grâce à l’océan, affirme le pêcheur en remontant sa belaroa. La protéger, c’est assurer notre avenir et celui de nos enfants. »
Mais qu’elle soit fluviale ou littorale, la mangrove malgache, qui couvre environ 320 000 hectares – pour l’essentiel sur la côte ouest de l’île –, est en danger. En quarante ans, cet écosystème précieux, rempart naturel et efficace contre les cyclones qui balaient le pays entre les mois de décembre et avril, a perdu 10 % de sa superficie. Madagascar, qui abrite 2 % des mangroves du monde, est loin d’être la seule dans ce cas : 3,6 millions d’hectares de cette forêt si particulière ont disparu depuis 1980, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), soit 20 % du total. Mais, dans un pays considéré comme l’un des plus pauvres de la planète et classé parmi les plus exposés aux risques climatiques extrêmes, ce déclin est particulièrement lourd de conséquences.
La montée du niveau des océans due au réchauffement climatique ainsi que la déforestation menacent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Plusieurs mesures ne sont pas financées, et le ralentissement des dépenses publiques à partir de 2020 paraît à ce stade peu probable.
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La Cour des comptes juge « risquée » la trajectoire budgétaire du quinquennat

Plusieurs mesures ne sont pas financées, et le ralentissement des dépenses publiques à partir de 2020 paraît à ce stade peu probable.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 11h26
    |

            Audrey Tonnelier








                        


En 2017, à la même période, les travaux de la Cour des comptes avaient déclenché une tempête politique et médiatique. En concluant que le dernier budget du quinquennat de François Hollande était « manifestement entaché d’insincérité » et comportait des « sous-budgétisations » notoires, l’audit des comptes publics commandé par Matignon avait ouvert la voie à une reprise en main des finances publiques par le nouveau gouvernement – parfois brutalement, à l’image de la baisse de 5 euros des APL.
Un an plus tard, l’atmosphère est nettement moins électrique. Le rapport de la Cour sur « la situation et les perspectives des finances publiques », exercice annuel destiné à nourrir le débat d’orientation des finances publiques qui aura lieu mi-juillet à l’Assemblée nationale, livre cependant une analyse nuancée de la trajectoire budgétaire annoncée par l’exécutif jusqu’en 2022.
Après une année 2017 durant laquelle le déficit public s’est nettement réduit, passant de 3,4 % à 2,6 % du produit intérieur brut (PIB), le rapport note un « risque de dépassement modéré » pour l’objectif 2018 (2,3 %), s’interrogeant sur l’hypothèse de croissance qui sous-tend ces prévisions (2 %), qualifiée d’« un peu élevée ».
La hausse des recettes fiscales qui en découlerait « n’est pas garantie dans un contexte de moindre dynamisme de l’activité », souligne la Cour. En effet, l’Insee vient d’établir à 1,7 % de croissance son objectif pour 2018. L’hypothèse de 2 % a pourtant été réitérée par le ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, le 24 mai. Et à Bercy, on ne compte pas revoir la prévision avant le projet de loi de finances qui sera présenté fin septembre.
« Tassement de la croissance »
Mais c’est sur la trajectoire budgétaire de la seconde partie du quinquennat que les magistrats émettent les plus sérieux doutes, l’estimant « affectée de nombreuses fragilités ». D’abord, elle repose là encore sur « une hypothèse de croissance optimiste ». Celle-ci est censée rester vigoureuse sur l’ensemble du mandat d’Emmanuel Macron, « ce qui ne s’est jamais produit sur une durée aussi longue », relève la Cour, pour qui « le risque d’un tassement de la croissance est réel ». Ensuite, l’exécutif ne dit rien, pour le moment, de l’effet sur les finances publiques de mesures majeures censées entrer en vigueur d’ici deux à trois ans : suppression de la taxe d’habitation pour les 20 % de foyers les plus aisés à partir de 2020, reprise par l’Etat de la dette de la SNCF.
Autre point qui laisse la Cour sceptique : le coup de frein drastique des dépenses publiques prévu par le gouvernement à partir de 2020. Il reviendrait à ralentir leur hausse à 0,2 % en volume sur le quinquennat, alors qu’elles ont augmenté de 1,2 % en moyenne depuis cinq ans. Or, à ce stade, l’exécutif n’a pas fourni le moindre élément susceptible d’expliquer une telle maîtrise.
« Les propositions du Comité action publique 2022 [CAP22] n’ont pas été rendues publiques, et le gouvernement n’a pas fait connaître les suites qu’il entendait leur réserver », déplore la Cour. Une référence aux travaux de la trentaine d’experts de la réforme de l’Etat, que Matignon a décidé de ne pas publier en l’état pour éviter les polémiques, et dont il assure qu’il distillera les mesures retenues à partir de la fin du mois.
« Effort de pédagogie collective »
Dernier point d’interrogation : la Sécurité sociale, et plus encore les collectivités territoriales, devraient dégager d’importants excédents budgétaires en fin de quinquennat. Accepteront-elles de les transférer à l’Etat, ce qui serait nécessaire afin de respecter la cible du gouvernement (un excédent public de 0,3 % en 2022), plutôt que de les utiliser pour investir ou diminuer les impôts locaux ? Rien n’est moins sûr.
« Restaurer durablement la soutenabilité des finances publiques implique de ne pas se reposer sur l’amélioration (…) de la situation économique, mais d’engager une action résolue sur la dépense publique. (…) Les moyens pour [l’] atteindre restent largement à définir », conclut la Cour, qui plaide pour « un effort de pédagogie collective (…) et des choix politiques clairs ». Alors que les membres du gouvernement sont reçus cette semaine à Matignon pour caler les principaux arbitrages du budget 2019, la remarque sonne comme un avertissement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ A de très rares exception près, les clubs ne font pas de bénéfices, affirme Luc Arrondel, économiste du sport. Mais l’arrivée de nouveaux investisseurs dans le secteur pourrait être la marque d’un changement d’ère.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
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« Le football est une petite affaire économique »

A de très rares exception près, les clubs ne font pas de bénéfices, affirme Luc Arrondel, économiste du sport. Mais l’arrivée de nouveaux investisseurs dans le secteur pourrait être la marque d’un changement d’ère.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 09h15
    |

            Luc Vinogradoff








                        



                                


                            
Luc Arrondel, directeur de recherche au CNRS, est l’auteur, avec Richard Duhautois, de L’Argent du football (Cepremap, 228 p., 12 €).
Dans votre livre, vous décrivez un football « post­moderne » où l’argent prend de plus en plus de place. Pourquoi ce sport concentre-t-il autant de critiques aujourd’hui ?
L’idée d’écrire ce livre nous est venue à l’été 2017, après les transferts très coûteux de Neymar et Kylian Mbappé au PSG. Nous avons voulu prendre du recul par rapport au discours alarmiste sur cette bulle spéculative et examiner sereinement le rôle et la place de l’argent dans ce sport. Le football a l’image d’un sport qui brasse beaucoup d’argent et qui distribue des ­rémunérations obscènes. De notre point de vue, le football, en tant que sport et secteur économique, n’est pourtant qu’un ­reflet de la société, elle-même inégalitaire.
On peut trouver qu’il y a des mauvais côtés dans la mondialisation et la financiarisation de ce sport, comme les salaires de certains joueurs, mais il existe des rémunérations similaires, voire plus importantes, dans d’autres secteurs économiques, comme la finance. Dans le cas des footballeurs les mieux payés, les salaires proviennent de la rente des droits de retransmission à la télévision et des poches des propriétaires de leur club, qui sont le plus souvent des milliardaires.
Le vrai problème n’est pas la rémunération des joueurs, mais la répartition des salaires entre les joueurs. On a tendance à croire que le football se résume à une petite minorité de joueurs très bien payés qui ont une carrière longue. Or, en Ligue 1, le salaire mensuel moyen d’un joueur est de 50 000 euros, mais sa carrière ne dure qu’entre cinq et six ans.
Vous montrez, chiffres à l’appui, que malgré l’afflux ­d’argent le football n’est pas une activité économique ­rentable pour les propriétaires des clubs. Pourquoi ?
Le football, malgré ce que l’on veut faire croire, est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Le gouvernement conservateur polonais a annoncé que les peines de prison prévues pour quiconque incriminerait l’Etat ou la nation polonaise pour les crimes nazis seraient supprimées, après que le texte a été vivement critiqué.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

La Pologne recule sur sa loi controversée sur la Shoah

Le gouvernement conservateur polonais a annoncé que les peines de prison prévues pour quiconque incriminerait l’Etat ou la nation polonaise pour les crimes nazis seraient supprimées, après que le texte a été vivement critiqué.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 13h01
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 15h55
    |

                            Jakub Iwaniuk (Varsovie, correspondance)








                        



   


En un temps record de deux heures, le Parlement polonais a amendé, mercredi 27 juin en fin de matinée, la loi controversée sur l’Institut de la mémoire nationale (IPN) qui pénalisait « l’attribution à la nation ou à l’Etat polonais, en dépit des faits, de crimes contre l’humanité », dans le contexte de la seconde guerre mondiale. Ce texte, censé défendre la « réputation de la Pologne », avait été adopté début février. Il était perçu comme une entorse à la liberté d’expression face aux faits historiques qui attribuent à une partie des populations locales une participation à la Shoah, et avait provoqué une crise diplomatique aiguë avec Israël et les Etats-Unis.
La proposition d’amendement a été mise inopinément à l’ordre du jour de la session de la Diète, la Chambre basse du Parlement polonais, tôt dans la matinée, à l’initiative du premier ministre, Mateusz Morawiecki. « Nous voulons apporter une correction en nous retirant de la partie de la loi qui prévoit des poursuites pénales, qui pourraient détourner l’attention de l’objectif premier de la loi », expliquait le chef de chancellerie du premier ministre, Michal Dworczyk.
« Nous prenons en compte le contexte international »
« Notre but fondamental est la lutte pour la vérité au sujet de la seconde guerre mondiale, une vérité qui a souvent fait l’objet de mensonges, a pour sa part argumenté, devant les députés, le premier ministre, Mateusz Morawiecki. Ceux qui disent que la Pologne pourrait être responsable des crimes de la deuxième guerre mondiale méritent des peines de prison. Mais nous agissons dans un contexte international et nous le prenons en compte. »
À 388 voix pour, 25 contre et 5 abstentions, les députés ont ainsi supprimé les articles qui prévoyaient notamment des peines jusqu’à trois ans d’emprisonnement pour l’évocation publique « de responsabilité ou de coresponsabilité » de Polonais dans « les crimes du IIIe Reich allemand », « indépendamment de la législation en vigueur sur le lieu du délit ».

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Le vote s’est déroulé dans une atmosphère houleuse. Un député d’extrême droite a bloqué la tribune de l’Hémicycle, accusant la majorité ultraconservatrice du PiS (Droit et justice) de « ramper devant les milieux juifs. » Tous les amendements de l’opposition ont été rejetés, et cette dernière a dénoncé un passage en force.
« Commande politique »
« Il est dommage qu’un projet de loi aussi important soit passé en urgence comme une commande politique, au lieu de susciter un vrai débat transpartisan, s’indigne Borys Budka, député de la Plate-forme civique (PO, centre droit). Malheureusement, le mal est fait. Il faudra des années pour reconstruire la réputation de la Pologne sur la scène internationale. Pourquoi le ministère de la justice à l’origine du texte, qui a provoqué la plus grave crise diplomatique depuis 1989, n’est pas mis devant ses responsabilités ? »

        Lire l’édito du « Monde » :
         

          Un regrettable projet de loi en Pologne



Il est vrai que la Pologne s’est retrouvée sous une pression diplomatique considérable d’Israël, mais aussi des Etats-Unis, que Varsovie considère comme le premier garant de sa sécurité. Le département d’Etat américain avait laissé entendre officieusement qu’aucun contact diplomatique au plus haut niveau ne serait entretenu tant que la loi mémorielle sur la Shoah resterait sous sa forme actuelle. Le président Andrzej Duda, en visite aux Etats-Unis en mai, s’était ainsi retrouvé persona non grata à la Maison Blanche, une première depuis la chute du communisme.

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En Israël, le centre Yad Vashem pour le souvenir de l’Holocauste s’est félicité de l’évolution du texte, estimant qu’il s’agissait d’un « développement positif ». 
« Nous estimons que la bonne manière de combattre les déformations historiques est de renforcer la recherche, ouverte et libre, et les actions pédagogiques », ajoute le centre Yad Vashem.
La porte-parole du gouvernement, Joanna Kopcinska, a pour sa part minimisé la portée de l’amendement. Selon elle, « ce qui est dans la loi suffit pour combattre efficacement le mensonge et pour punir ceux qui iront à l’encontre de la vérité historique ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Le rapport de la médiatrice de l’éducation nationale, présenté le 27 juin, qui comporte un volet sur le handicap à l’université, souligne les inégalités de prise en charge.
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Un « changement de regard » sur les étudiants en situation de handicap

Le rapport de la médiatrice de l’éducation nationale, présenté le 27 juin, qui comporte un volet sur le handicap à l’université, souligne les inégalités de prise en charge.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 18h25
    |

            Violaine Morin








                        


Comment améliorer le quotidien des étudiants en situation de handicap ? Après avoir planché en 2017 sur cette question dans l’enseignement scolaire, la médiatrice de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur s’est penchée sur les études supérieures.
Dans un rapport publié mercredi 27 juin, la nouvelle médiatrice, Catherine Becchetti-Bizot, explique son choix par la progression de la population étudiante handicapée, de 13,5 % par an depuis 2006. Du fait de l’inclusion grandissante des enfants en situation de handicap dans l’enseignement scolaire (ils étaient près de 400 000 en 2016-2017), elle projette une poursuite de cette hausse.
Ses conclusions sont claires : les étudiants handicapés, encore plus que les étudiants valides, se heurtent de plein fouet à la rupture entre le monde scolaire et celui de l’enseignement supérieur. L’accompagnement dont a bénéficié l’élève en situation de handicap au cours de sa scolarité (aide d’une auxiliaire de vie scolaire…) disparaît, au moment où le système prévoit en outre une plus grande autonomie dans l’organisation des cours et du travail personnel.
Faire une « révolution culturelle »
Le suivi et l’autonomie demandée dépendent des formations, l’université restant le cadre le plus « lâche ». Depuis 2005, des services d’accueil des étudiants handicapés (SAEH) existent dans toutes les universités, mais des disparités de prise en charge et de moyens alloués ont été constatées. Dans certaines universités, le SAEH est composé de dix employés à temps plein, dans d’autres, ils ne sont que deux à temps partiel.
Les difficultés « physiques » (accessibilité des locaux et matériel ad hoc) sont finalement celles qui posent le moins problème, commente Catherine Becchetti-Bizot, pour qui « l’inclusion n’est pas seulement une question de moyens matériels ». « Le problème de la France est un problème de regard et de culture », ajoute-t-elle. Difficile à mesurer, le regard sur le handicap pèse dans les parcours : « Il est plus difficile pour des étudiants de se déclarer handicapés en France qu’ailleurs. Ils ont peur que les formations hésitent à les prendre. » 
« C’est l’accessibilité pédagogique qui pose problème », ajoute la médiatrice. Soit le fait de transformer les modalités d’évaluation pour permettre à tous les étudiants de démontrer leurs compétences en compensant les handicaps. Un exemple est signifiant, celui de la validation des cours d’anglais en BTS ou dans les écoles pour les élèves qui ont des troubles du langage oral ou écrit.
« Souvent, les étudiants se retrouvent dans des formations où l’anglais est obligatoire alors qu’ils en ont été dispensés dans le secondaire », commente Mme Becchetti-Bizot. « Arrivés en BTS, on ne les dispense plus. » Ainsi, le rapport préconise d’imaginer d’autres solutions que la dispense, pour permettre aux élèves en situation de handicap de développer malgré tout des compétences en anglais. « En réalité, on parle là d’une vraie révolution culturelle, conclut la médiatrice. On touche à la capacité qu’aura le système à personnaliser son offre de formation. » 
Démarches vertueuses
La médiation est très souvent saisie pour des questions d’aménagements d’examens. En 2015, 81 % des étudiants en situation de handicap ont bénéficié d’aménagements pour les examens en universités. Mais le rapport souligne la lourdeur des démarches, en particulier pour les formations en BTS et en classes préparatoires aux grandes écoles : faire reconnaître la nécessité d’un tiers-temps nécessite de constituer un dossier médical auprès d’un médecin agréé. Souvent débordés, les médecins scolaires renvoient parfois au médecin traitant, dans des délais longs. Et la médiatrice de citer plusieurs cas d’étudiants qui n’ont pas obtenu leurs aménagements à temps, ou bien se sont vu accorder un aménagement qui ne correspondait pas à leur pathologie. Par exemple, une étudiante, opérée plusieurs fois de la main en l’espace de deux ans, demande un ordinateur et un tiers-temps pour valider son BTS, et se voit accorder le droit de marcher pendant l’épreuve et de faire des pauses…
Mais quelques démarches vertueuses doivent être soulignées. Si aucune université ou grande école n’est citée dans le rapport, la médiatrice a accepté de donner au Monde l’exemple de l’université Paris-IV, où il a été constaté que les étudiants en situation de handicap finissaient les épreuves tard le soir. Il a donc été proposé d’en organiser de plus courtes pour eux. Les enseignants-chercheurs ont accepté.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Les partis de droite néerlandais ont permis l’adoption mercredi par le Sénat d’un projet de loi anti-niqab d’abord proposé par le dirigeant d’extrême droite Geert Wilders.
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Les Pays-Bas veulent sanctionner, prudemment, le port du voile intégral

Les partis de droite néerlandais ont permis l’adoption mercredi par le Sénat d’un projet de loi anti-niqab d’abord proposé par le dirigeant d’extrême droite Geert Wilders.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 18h29
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



   


Ce sera peut-être sa seule vraie victoire politique : en 2005, le député Geert Wilders déposait, à la chambre des députés de La Haye, une proposition pour interdire le port du niqab et de la burqa dans l’espace public aux Pays-Bas. Il aura fallu treize ans (4 571 jours très exactement) et cinq gouvernements successifs pour que cette « loi Wilders » soit finalement votée par les deux assemblées.
Le Sénat l’a définitivement adoptée mardi 28 juin, à l’issue d’un vote droite contre gauche. L’un des partis de la majorité actuelle, D66 (centristes réformateurs), a continué de s’opposer au texte, alors même que celle qui sera chargée de surveiller son application, la ministre de la justice, Kajsa Ollongren, appartient à cette formation.
« Hypocrite », « lâche », « inutile »… on aura tout dit de ce texte dont le dirigeant d’extrême droite lui-même n’imaginait pas qu’il serait approuvé, notamment par le parti libéral du premier ministre Mark Rutte. Approuvé, mais nuancé, il n’aurait rien à voir, paraît-il, avec la religion mais ne viserait qu’à faciliter l’intégration des femmes et la communication dans l’espace public. Pour éviter toute critique sur le thème de la liberté religieuse – très chère à la société néerlandaise – la loi précisera que le port de la… cagoule et du casque intégral est également interdit dans les transports publics, les écoles, les hôpitaux et les bâtiments publics.
Un texte qui ne changera « pas grand-chose »
Même si six partis ont fini par rallier la proposition du PVV de M. Wilders, ils voulaient absolument éviter de focaliser les discussions sur l’islam. Un ancien ministre de la justice a toutefois osé affirmer que « la liberté religieuse doit pouvoir être limitée dans l’intérêt général ». Et le sénateur indépendant Henk ten Hoeve a bien résumé la situation en déclarant que le texte ne changerait « pas grand-chose » dans la pratique, mais délivrait le message qu’« une certaine forme de l’islam ne cadre pas avec notre société, car elle a un rôle perturbateur ».
Combien de femmes sont concernées ? Quatre cents, selon une estimation du gouvernement. Il reste cependant à savoir comment s’appliquera la législation. Les exemples français, belge ou danois ont montré la difficulté d’appliquer d’éventuelles sanctions.
La ministre néerlandaise de la justice entend, semble-t-il, demander aux institutions de régler elle-même le problème. Elle veut permettre à celles qui portent le voile intégral de « s’adapter », la police ne devant, selon Mme Ollongren, n’intervenir qu’en cas d’« escalade ». Les personnels des chemins de fer, des écoles ou du secteur de la santé seront, en tout cas, formés en quelques semaines et les usagers « informés », promet l’administration.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ L’ex-numéro 1 mondiale, de retour sur le circuit après sa grossesse, bénéficiera pour le tournoi sur gazon du statut privilégié que lui avait refusé à la fin de mai l’organisation de Roland-Garros.
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Tennis : Serena Williams disputera Wimbledon avec le statut de tête de série

L’ex-numéro 1 mondiale, de retour sur le circuit après sa grossesse, bénéficiera pour le tournoi sur gazon du statut privilégié que lui avait refusé à la fin de mai l’organisation de Roland-Garros.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 16h37
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 17h46
   





                        



   


L’Américaine Serena Williams disputera le tournoi de Wimbledon (du 2 au 15 juillet) comme tête de série numéro 25, un mois après la polémique à Roland-Garros où ce statut lui avait été refusé, ont annoncé mercredi 27 juin les organisateurs de la compétition britannique de tennis.
Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, l’ex-numéro 1 mondiale pourrait bénéficier d’un sort équivalent à l’occasion de l’US Open, qui démarre à la fin d’août.
L’étape américaine du Grand Chelem va prendre en compte la situation des joueuses de retour de grossesse pour désigner ses têtes de série, s’est engagée la présidente de la Fédération américaine de tennis, Katrina Adams, interrogée le 23 juin par le New York Times.
183e au classement de la WTA
De retour de grossesse, Serena Williams n’occupe actuellement que la 183e place mondiale au classement de la Women’s Tennis Association (WTA) et ne peut donc, en théorie, prétendre à être tête de série, le statut qui permet aux meilleures joueuses du circuit d’éviter de croiser la route des favorites dès les premières rencontres des tournois.
Lors de la dernière édition de Roland-Garros, porte d’Auteuil à Paris, l’organisation des Internationaux de France n’avait fait preuve d’aucune mansuétude envers la sportive de 36 ans, qui a donné naissance à son premier enfant en septembre 2017. Plusieurs titres de la presse américaine s’en étaient émus, à l’instar du quotidien USA Today, qui n’avait pas hésité à titrer dans son édition du 22 mai : « Roland-Garros punit Serena Williams d’avoir eu un bébé ».
Même la fille et conseillère du président Donald Trump, Ivanka, s’était fendue d’un tweet indigné : « Aucune mère ne devrait être pénalisée professionnellement. La WTA doit changer cette règle immédiatement. »

This is ridiculous. @SerenaWilliams is a formidable athlete (best ever!) and loving new mother. No person should ev… https://t.co/HpU8oiWPs2— IvankaTrump (@Ivanka Trump)


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Après trois victoires sur la terre battue parisienne, la cadette des sœurs Williams avait finalement déclaré forfait en huitièmes de finale face à une autre ancienne numéro 1 mondiale, Maria Sharapova. Blessée à l’épaule, l’Américaine, trois fois victorieuse à Roland-Garros, n’avait pu défendre ses chances, laissant la Russe filer vers les quarts de finale du tournoi, remporté par la Roumaine Simona Halep.

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                La combinaison de Serena Williams à Roland-Garros : une raison d’être médicale, politique et symbolique



« Ces mamans qui retrouvent la compétition »
La joueuse aux vingt-trois titres en Grand Chelem bénéficiera d’un tableau plus favorable sur le gazon de Wimbledon puisque les organisateurs de l’épreuve britannique ont décidé de ranger la championne parmi les têtes de série du tournoi. S’ils suivent en général le classement mondial pour les têtes de série, ils se réservent le droit d’apporter des modifications pour « un tirage équilibré ».
La direction de l’US Open – quatrième tournoi majeur de la saison internationale après l’Open d’Australie, les Internationaux de France et Wimbledon – pourrait faire de même, à en juger par les recommandations de Katrina Adams. « C’est la bonne chose à faire pour ces mamans qui retrouvent la compétition », soutient la présidente de la Fédération américaine de tennis.
L’US Open « corrigera les têtes de série si la grossesse est un facteur du classement actuel d’une joueuse », a insisté Adams, elle-même ancienne joueuse du circuit. « Nous pensons que c’est un bon message pour nos joueuses et futures joueuses. Vous pouvez très bien vous en aller, être une femme, devenir maman et revenir à votre travail, je crois que c’est un message important. »
Le circuit WTA n’offre pas de statut de tête de série aux joueuses qui reviennent de longues absences, mais il leur permet d’accéder directement au tableau principal des grands tournois, sans passer par la phase des qualifications, à la faveur d’un « classement protégé ».

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Vents d’est sur l’Union (3/3). En Europe de l’Est, la crise migratoire de 2015 a provoqué un choc culturel, devenu hostilité quand l’UE a voulu imposer des quotas obligatoires.
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Sur la route des Balkans, la bombe migratoire

Vents d’est sur l’Union (3/3). En Europe de l’Est, la crise migratoire de 2015 a provoqué un choc culturel, devenu hostilité quand l’UE a voulu imposer des quotas obligatoires.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 08h28
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 11h57
    |

            Sylvie Kauffmann (VARSOVIE, BUDAPEST, PRAGUE, BRATISLAVA, BRUXELLES - envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Il existe, au nord de Gdansk, sur la mer Baltique, un endroit idyllique : la presqu’île de Hel. Un banc de sable long d’une trentaine de kilomètres, composé de plages somptueuses de chaque côté. En ce week-end de juillet 2014, les familles polonaises y profitent de la mer et du soleil. Des enfants blonds à la peau dorée s’ébattent dans l’eau et jouent au cerf-volant sous les yeux attendris de leurs grands-parents, pendant que leurs parents déballent les victuailles du pique-nique préparé à la maison.
Pour le touriste ouest-européen présent sur la plage, ce spectacle a quelque chose d’inhabituel, un peu hors du temps. On ne comprend pas tout de suite pourquoi. Puis, en continuant à marcher et à regarder la répétition de ces images de bien-être dominical, on est frappé par le classicisme de ces familles traditionnelles, que l’on imagine difficilement recomposées ou homosexuelles, et surtout par l’absence totale de gens de couleur ou d’origines différentes. On se pince pour ne pas se croire dans un film des années 1950. Mais non, nous sommes bien en Pologne, Union européenne, au XXIe siècle. Comme les habitants de plusieurs autres pays postcommunistes de l’ancien bloc soviétique, les 38 millions de Polonais ont rejoint le monde libre de l’économie de marché depuis vingt-cinq ans. A certains égards cependant, comme celui de la diversité, la société est restée à l’écart des grandes évolutions européennes. C’est une disparité dont, en 2014, on est encore peu conscient, autant à l’Est qu’à l’Ouest. Sauf lorsqu’elle saute aux yeux, comme sur la presqu’île de Hel.

Quelques mois plus tard, au printemps 2015, cette disparité explose au visage des dirigeants de l’Union européenne. Loin de Hel, sur la rive sud de l’Europe, bordée par une autre mer, la Méditerranée, l’île italienne de Lampedusa accueille malgré elle une tout autre population, à un rythme qui s’accélère depuis un an. Chaque jour, des milliers de réfugiés arrivent de Syrie...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Un supporteur a tenté d’embrasser une journaliste brésilienne qui était en direct à la télévision, durant la Coupe du monde. Cette séquence a fait remonter une campagne en ligne dans laquelle d’autres journalistes s’engagent contre le machisme.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Le tribunal de grande instance de Paris a décidé de suspendre la procédure en attendant que la direction de « BuzzFeed » fournisse les informations exigées par les salariés.
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La fermeture de « BuzzFeed France » est suspendue

Le tribunal de grande instance de Paris a décidé de suspendre la procédure en attendant que la direction de « BuzzFeed » fournisse les informations exigées par les salariés.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 18h03
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 18h10
    |

                            Yassine El Azzaz








                        


« Nous sommes très heureux de cette décision. » S’il n’est pas définitif, le soulagement des journalistes de BuzzFeed France est indéniable. Ils ont appris, mercredi 27 juin en fin d’après-midi, que le tribunal de grande instance de Paris leur donne gain de cause.
Il reconnaît que les documents apportés par la direction ne sont pas suffisants pour comprendre la décision de fermer la version française du pure player spécialisé dans le divertissement et l’actualité. BuzzFeed, qui peut toujours faire appel, devra fournir aux représentants des salariés des bilans comptables précis et des « documents de nature économique », dans le cadre de la consultation du comité social et économique de l’entreprise, explique une source proche du dossier. Bien que son avis soit uniquement consultatif, la fermeture est illégale tant que les salariés n’ont pas pris connaissance de la santé financière réelle de l’entreprise.

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                Les salariés de « BuzzFeed France » en grève à partir de lundi pour protester contre la fermeture du site



« Se poser et réfléchir »
« La balle est désormais dans le camp de la direction. De notre côté, on peut enfin se poser et réfléchir, c’est déjà une très bonne chose. Ensuite, nous verrons comment ils vont réagir », explique une journaliste. Le 7 juin, Scott Lamb, dirigeant du site américain venu spécialement des Etats-Unis, annonçait à l’équipe française de BuzzFeed la fermeture définitive du site et le licenciement des 14 membres de la rédaction.
Surpris par la rapidité et le manque de communication de la direction, les journalistes avaient décidé de se tourner vers les tribunaux en espérant convaincre la direction de conserver son activité en France. Pour eux, leur licenciement économique est illégal. « Nous estimons que nous n’avons pas été assez informés par la direction internationale du groupe. Quelque chose n’est pas clair. En privé chacun y va de son interprétation, mais la vérité, c’est que nous ne savons pas grand-chose », ajoute un journaliste.
Plusieurs points juridiques n’ont toutefois pas été étudiés lors de cette première procédure. Pour le moment, dans le but de bénéficier d’une audience rapide au tribunal, les journalistes ont simplement poursuivi la filiale française du groupe. Il s’agira ensuite de faire reconnaître une situation de co-emploi montrant qu’ils sont également salariés de l’ensemble du groupe BuzzFeed. « Chaque chose en son temps », a déclaré une journaliste du site, qui rappelle que les membres de la rédaction n’ont eu aucun contact récent avec la direction. Le flou quant à l’avenir du site n’est donc pas dissipé.

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                Avec la fermeture de BuzzFeed France, quel avenir pour les médias en ligne ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ L’ex-secrétaire général de FO a envoyé un courriel d’une rare violence à son successeur, qui l’avait critiqué publiquement pour son choix de rejoindre la société de conseil de Raymond Soubie.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Chez FO, Jean-Claude Mailly règle ses comptes avec Pascal Pavageau

L’ex-secrétaire général de FO a envoyé un courriel d’une rare violence à son successeur, qui l’avait critiqué publiquement pour son choix de rejoindre la société de conseil de Raymond Soubie.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 16h53
    |

            Sarah Belouezzane et 
Raphaëlle Besse Desmoulières








                        


Le mail est signé « Jean-Claude Mailly, adhérent FO ». Envoyé mardi 26 juin, il est adressé à Pascal Pavageau, qui lui a succédé à la tête de Force ouvrière en avril. Le contenu du texte, que Le Monde s’est procuré, est d’une rare violence. « Je ne te laisserai pas dire n’importe quoi me concernant, attaque M. Mailly. Mentir chez toi est une seconde nature, par exemple quand tu expliques aux camarades que nous avons vidé les ordinateurs et détruit les dossiers. » 
C’est le recrutement, annoncé le 18 juin, de l’ex-secrétaire général de FO chez Alixio, société de conseil dirigée par Raymond Soubie, ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy, qui a mis le feu aux poudres. Le choix de M. Mailly, qui va par ailleurs siéger au titre de FO au Comité économique et social européen (CESE), n’a visiblement pas plu à M. Pavageau « J’ai beaucoup de réactions en interne à FO depuis sa désignation au cabinet de M. Soubie, surtout pour les missions qui vont être les siennes, qui s’inscrivent quand même dans une logique d’accompagner aussi des plans de restructurations patronaux et au niveau des entreprises », a affirmé le nouveau secrétaire général, lundi, sur Public Sénat.
« De quel droit te permets-tu de juger publiquement mes activités nouvelles »
Selon lui, « il y a une vraie colère, une vraie grogne interne à FO, des militants qui me disent : “puisque Jean-Claude Mailly s’était auto-désigné au CESE européen, il y a une incompatibilité entre un tel choix professionnel (…) et le fait de garder un mandat à Force ouvrière”. »
Des déclarations qui ont fait bondir M. Mailly. « De quel droit te permets-tu de juger publiquement mes activités nouvelles, notamment chez Alixio, activités que tu ne connais pas, critique-t-il dans son courriel. Je n’ai pas pu te les expliquer puisque nous ne nous parlons plus depuis quelques semaines avant le congrès ! A l’époque, je t’ai franchement et fermement dit ce que je pensais de ton comportement, de ta duplicité, ce que tu n’as pas supporté. C’est ton problème, pas le mien. »
Lors du congrès de la centrale, fin avril à Lille, les deux hommes avaient déjà publiquement affiché leurs désaccords après un rassemblement très mouvementé qui avait montré une organisation fracturée entre réformistes et contestataires. Très critiqué, notamment par M. Pavageau, pour son positionnement face aux ordonnances mises en oeuvre par le gouvernement pour réformer le code du travail, M. Mailly était sorti par la petite porte après quatorze ans à la tête de la confédération. Son rapport d’activité, bilan de son mandat, n’avait été adopté que de justesse, à 50,54 % des voix.
Dans son mail, M. Mailly poursuit en assurant que s’il devait décider de ne finalement pas siéger au CESE, « cela n’aurait rien à voir avec une quelconque et supposée incompatibilité avec les statuts ou mes activités, mais avec une autre incompatibilité : détenir un mandat FO compte tenu de ton comportement et de tes expressions publiques ». Et de conclure : « Puisque tu sembles n’avoir retenu de L’Internationale qu’une phrase : “du passé, faisons table rase”, je te conseille de m’oublier et d’exister par toi-même dans un contexte difficile qui nécessite détermination, sang-froid, écoute, diplomatie, responsabilité et souci de l’unité. » Contacté par Le Monde, M. Mailly n’a pas souhaité s’exprimer et M. Pavageau n’a pu être joint.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ La société spécialiste de la saucisse cocktail, sise à Saint-André, dans le département du Nord, avait été placée en redressement judiciaire depuis décembre.
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Le charcutier Jean Caby placé en liquidation judiciaire, 232 salariés licenciés

La société spécialiste de la saucisse cocktail, sise à Saint-André, dans le département du Nord, avait été placée en redressement judiciaire depuis décembre.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 16h39
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 18h41
   





                        


Mauvaise nouvelle pour l’emploi dans le Nord. Le tribunal de commerce de Lille a prononcé mercredi 27 juin la liquidation judiciaire du charcutier Jean Caby après quasi un siècle d’activité, entraînant le licenciement de 232 salariés. La société spécialiste de la saucisse cocktail, sise à Saint-André, avait été placée en redressement judiciaire depuis décembre. Elle appartenait depuis 2012 à la société américaine Foxlease Food.
Une offre de reprise avait été présentée par un Danois, qui prévoyait de reprendre 122 personnes. Mais elle n’a pas été retenue par le tribunal. « Elle n’a recueilli l’adhésion d’aucune des parties dans cette procédure », selon l’avocat des salariés, Me Ralph Blindauer. « Si on avait eu la certitude qu’il allait bien reprendre 122 salariés et qu’il allait continuer à faire tourner l’entreprise correctement, on aurait dit oui, mais le dossier n’était vraiment pas solide », a-t-il précisé.
« On n’est pas des bandits »
Alors que l’usine doit fermer vendredi, les salariés ont décidé d’arrêter de travailler immédiatement mercredi et ils organiseront une distribution gratuite de saucisses devant l’usine jeudi matin.
« On a plus de boulot et on a un stock de saucisses, plutôt que de laisser pourrir 50 tonnes de marchandises on va les donner », explique ainsi Mouloud Amara, délégué CGT.
« Nous devons désormais nous battre pour avoir des indemnités supra légales et nous voulons montrer à tous que ce combat est juste. On n’est pas des bandits, on a bossé comme des chiens et on nous a foutus dehors comme des malpropres. »



                            


                        

                        


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édition abonné


Grève au grand bazar de Téhéran

L’Etat iranien a interdit l’importation de 1 300 produits de luxe pour limiter la fuite des devises.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 11h39
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 11h58
    |

            Ghazal Golshiri (Téhéran, correspondance)








                        



                                


                            

Pour le deuxième jour d’affilée, mardi 26 juin, les rideaux d’une grande partie des boutiques du grand bazar de Téhéran sont restés baissés. La veille, le 25 juin, des manifestations disparates avaient eu lieu aux alentours, en plein centre de la capitale iranienne, contre la chute drastique de la monnaie nationale et la fluctuation des devises étrangères. Des affrontements avec les forces de l’ordre ont été rapportés. « Nous ne voulons pas d’un dollar à 100 000 rials ! », ont scandé les manifestants. Le 24 juin, les commerçants d’au moins deux bazars de Téhéran, spécialisés dans l’électronique et la téléphonie, avaient cessé leurs activités, en signe de mécontentement.
Depuis février, le dollar a grimpé de presque 100 % face au rial. Alors qu’en février un dollar se vendait à presque 45 000 rials sur le marché informel, ces derniers jours, il a atteint 90 000 rials. Déjà, au début de l’année, l’Iran avait été traversé par une vague de manifestations dénonçant la vie chère et le mauvais bilan économique de l’Etat. Ces critiques s’étaient étendues à toutes les branches du pouvoir, et, de source officielle, vingt-cinq personnes ont été tuées.
Ces derniers mois, beaucoup d’Iraniens ont multiplié les achats de devises étrangères, inquiets des menaces des Etats-Unis de sortir de l’accord international sur le nucléaire iranien – devenues réalité le 8 mai. Autre raison de cette ruée : de nombreux instituts de crédit, qui proposent des taux d’intérêt élevés, ont fait faillite récemment, et les rumeurs fusent sur la fragilité accrue du secteur bancaire iranien.
Un mouvement aux origines floues
Pour tenter de juguler cette crise, le gouvernement d’Hassan Rohani a imposé un taux de change fixe (42 143 rials pour un dollar) et un montant limité d’achat de dollars pour les Iraniens voyageant à l’étranger. L’Etat a également interdit l’importation de plus de 1 300 « produits de luxe » ou « dispensables », dans le but de diminuer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Les frères jumeaux, célèbres pour avoir présenté « Temps X » sur TF1 dans les années 1980, ont été mis en examen pour tentative d’escroquerie le 21 juin.
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Igor et Grichka Bogdanov, 40 ans d’affaires et de succès populaires

Les frères jumeaux, célèbres pour avoir présenté « Temps X » sur TF1 dans les années 1980, ont été mis en examen pour tentative d’escroquerie le 21 juin.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 11h31
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 16h01
    |

                            Simon Auffret








                        



   


Docteurs en physique et en mathématique, écrivains, animateurs de télévision, descendants de l’aristocratie autrichienne, figures de la vulgarisation scientifique pour le grand public et objets de controverses pour les chercheurs… en plus de quarante ans de vie publique, Igor et Grichka Bogdanov (qui ont remplacé l’orthographe de leur nom « Bogdanoff » en signature de leurs ouvrages dès les années 1990) ont accumulé autant de succès populaires que de railleries sur le mélange des genres qu’ils entretiennent, entre théories sur la relativité générale et passion pour la science-fiction.
Les légendaires présentateurs de « Temps X », première émission consacrée à la science-fiction diffusée sur TF1 entre 1979 et 1987, ont été mis en examen le 21 juin pour « escroquerie sur personne vulnérable » et « tentative d’escroquerie ». Ils sont soupçonnés d’avoir soutiré 800 000 euros à un homme de 49 ans se présentant comme un producteur de cinéma. L’incident vient se placer au bas d’une liste fournie de démêlés avec la justice et alimente l’image controversée des jumeaux, aujourd’hui âgés de 68 ans.

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                Igor et Grichka Bogdanov placés en garde à vue dans une affaire d’escroquerie



Romanesque
Les frères Bogdanov grandissent dans le château de Saint-Lary, dans le Gers, élevés par leur grand-mère et des précepteurs, au milieu des 15 000 ouvrages en français, russe, anglais ou allemand de la bibliothèque familiale. « C’était un endroit très rude et difficile, il n’y avait pas de chauffage. Le confort était minimal, mais Grichka et moi nous y sommes habitués », raconte Igor Bogdanov, décrivant leur père en artiste peintre russe d’origine tatare, leur mère en fille naturelle d’une aristocrate autrichienne.
Le romanesque des origines des Bogdanov, qu’ils sont les premiers à alimenter, participe tout autant à leurs personnages que le récit de la transformation de leurs visages : tous deux ont démenti de nombreuses fois l’existence d’une maladie comme l’acromégalie ou le recours à la chirurgie esthétique. « Nous sommes, avec Igor, des expérimentateurs, se limite à révéler Grichka en interview, à propos de la forme prise par leurs mentons et leurs pommettes dès le milieu des années 1990. Dans l’expérimentation, il y a un certain nombre de petits protocoles. Ce sont des technologies très avancées, c’est pour cela que le mystère dure depuis si longtemps. »
Effets spéciaux et combinaisons argentées
Aux manettes de l’émission « Temps X », dès 1979 sur TF1, les frères Bogdanov détonnent dans le paysage audiovisuel français avec des effets spéciaux d’époque et des combinaisons argentées inusables, portées pendant neuf saisons face à de nombreux invités, comme Jacques Attali, Jean-Michel Jarre, Jean-Claude Mézières, ou même Frédéric Beigbeder, qui vient à 13 ans y faire sa première apparition à la télévision.
Sur le plateau, Igor et Grichka font la démonstration d’objets d’anticipation, plus ou moins à la pointe de la technologie : « la machine à traduire », « la dictée magique » ou l’« astro-ordinateur », qui devine votre thème astrologique à partir de votre date de naissance.
« Il existera à partir de 1995, semble-t-il, des substances qui modifieront notre sentiment de la durée. Une seconde pourra durer presque une journée », fait le pari, avec moins de succès, Grichka Bogdanov dans une émission sur les « Changements de l’an 2000 ». En 1982, « Temps X » sur TF1 capte jusqu’à 28 % des parts d’audience, les deux frères sont les visages les plus en vue de la culture scientifique en France.
Premières controverses
En 1987, au moment de la privatisation de TF1, l’émission est arrêtée. Débute alors pour le duo une longue période d’abstinence médiatique, et avec elle les premières controverses. L’écriture, en 1991, du livre à succès Dieu et la science avec l’académicien Jean Guitton provoque la colère de l’astrophysicien vietnamien Trinh Xuan Thuan, qui prétend y retrouver des passages de l’un de ses livres, La Mélodie secrète, publié trois ans plus tôt. Le différend se réglera à l’amiable, et les Bogdanov s’attellent à la rédaction de leurs thèses : « Fluctuations quantiques de la signature de la métrique à l’échelle de Planck » soutenue en mathématique par Grichka dès 1999, et « Etat topologique de l’espace-temps à échelle 0 » soutenue en physique par Igor en 2002.
La découverte des deux textes par la communauté scientifique dépasse de loin leur renommée française. Le physicien américain John Baez relaie, en octobre 2002, une rumeur agitant les chercheurs : les deux doctorants français auraient réussi une « Sokal », du nom du physicien qui a fait publier en 1996 un article abouti dans la forme, mais complètement faux. A travers les travaux des jumeaux, qu’il qualifie de « charabia », John Baez veut ainsi dénoncer les écueils de la sélection dans certaines revues scientifiques.

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                Les chercheurs et la menace Bogdanov



Pas de valeur scientifique
Les deux frères nient tout canular, mais l’épisode remonte aux oreilles d’un journaliste du New York Times, puis du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), qui demande en 2003 une expertise des deux thèses par d’autres chercheurs. Accablant pour les Bogdanov, le rapport est rendu public par Marianne en 2010. « Ces thèses n’ont pas de valeur scientifique », y affirment les chercheurs.
Igor et Grichka Bogdanov remportent un procès pour diffamation contre le journal en 2014, avant d’attaquer le CNRS sur la légalité même du rapport – ils qualifient alors le comité de « Stasi scientifique ». Ils perdront leur procès et n’obtiendront pas le dédommagement demandé – 1,2 million d’euros.

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                Les Bogdanov perdent un procès contre le CNRS à qui ils réclamaient 1,2 million d’euros



Devenus entre-temps les icônes d’une culture des années 1980 désormais kitsch, les « Bogdas » ont réalisé deux autres émissions scientifiques, pour France 2 – « Rayons X », de 2002 à 2007, puis « A deux pas du futur », entre 2010 et 2011. En réponse aux attaques visant leur légitimité, ils dénoncent une communauté scientifique incapable d’accepter un point de vue atypique et fustigent la cabale médiatique.
Curatelle
La complexité extrême de leurs sujets de recherche – les mécanismes physiques à l’œuvre lors de la création de l’Univers – rend le public et les médias simples observateurs d’un débat d’initiés : impossible pour un spectateur de « Temps X » de juger de la valeur scientifique des travaux d’Igor et de Grichka Bogdanov. Le mélange de théories physiques et spirituelles dans l’ouvrage Le Visage de Dieu, en 2010, alimente de nouveau les critiques de chercheurs et de journalistes spécialisés.
Depuis, les apparitions des jumeaux se font plus rares : Igor Bogdanov fait de nouveau les titres lorsqu’il est placé en garde à vue en novembre 2017, à la suite d’une plainte de son ex-compagne chez qui il se serait introduit par effraction. 
Au début de 2018, ils projettent le grand retour de « Temps X », sur YouTube cette fois, avant d’être mis en examen et placés sous contrôle judiciaire, le 21 juin, pour une affaire présumée d’escroquerie visant un homme de 49 ans. Producteur d’un film auquel les frères Bogdanov participent, il se serait engagé à investir dans leur nouveau projet d’émission et à racheter pour plusieurs centaines de milliers d’euros des parts de la maison des Bogdanov à Paris.
Les jumeaux font le tour des plateaux de télévision pour nier catégoriquement toutes les accusations, déclarant ignorer que l’homme concerné était placé depuis plusieurs mois sous curatelle : « C’est une affaire aussi mystérieuse que le big bang lui-même », estime finalement, le 25 juin, Igor Bogdanov.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Deux militants condamnés pour avoir secouru des migrants ont déposé une question prioritaire de constitutionnalité pour protester contre la répression de l’aide au séjour.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Les députés ont voté, à l’unanimité en commission, le retrait du terme « race » de l’article 1er de la Constitution et y ont également introduit l’interdiction de « distinction de sexe ».
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Les députés suppriment le mot « race » de la Constitution

Les députés ont voté, à l’unanimité en commission, le retrait du terme « race » de l’article 1er de la Constitution et y ont également introduit l’interdiction de « distinction de sexe ».



Le Monde
 |    27.06.2018 à 16h13
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 17h34
    |

            Alexandre Lemarié








                        


Les députés ont voté à l’unanimité pour la suppression du mot « race » de l’article 1er de la Constitution, mercredi 27 juin, lors de l’examen du projet de loi constitutionnelle en commission. Le mot « race » doit être retiré de l’article prévoyant que la République « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ».
Plusieurs amendements, soutenus par la majorité La République en marche (LRM) et MoDem, ainsi que par des élus socialistes, communistes et UDI-Agir-Indépendants, ont été adoptés dans ce sens. Ils doivent encore être adoptés en séance publique, le 10 juillet, lors de l’examen de ce projet de loi dans l’hémicycle.
Pour justifier leur volonté de supprimer le mot « race » de la Constitution, les députés LRM ont écrit dans leur amendement : « Le terme de “race” a été introduit dans la Constitution en 1946, après le nazisme, pour indiquer que toute race était égale, pour mettre fin aux discriminations et rejeter les théories racistes. Toutefois, la persistance de sa mention est aujourd’hui mal comprise, à rebours de l’intention initiale. »
Pas de féminisation des titres de fonctions
« Dire que la République assure l’égalité devant la loi sans distinction de races, ça signifierait qu’il y en a plusieurs. » La disparition du mot « pourrait donc être justifiée », a fait valoir le patron des députés LRM, Richard Ferrand, qui est rapporteur général du texte, la veille sur Europe 1. La corapporteuse du texte, Yaël Braun-Pivet (LRM), a assuré que la suppression « n’affaiblirait pas l’arsenal juridique » dans la lutte contre le racisme, en réponse aux craintes exprimées par le député des Républicains Philippe Gosselin.
Au nom de l’égalité hommes-femmes, les députés ont par ailleurs adopté trois amendements LRM afin d’insérer « de sexe » après le mot « distinction » dans cet article 1er de la Constitution, la notion d’égalité hommes-femmes étant une cause portée par l’exécutif comme un marqueur du quinquennat d’Emmanuel Macron. « Si on veut être fidèle à cette grande cause du quinquennat qui est l’égalité femmes-hommes, l’idée de dire que l’égalité devant la loi est assurée sans distinction de sexe pourrait être un rajout utile », a estimé M. Ferrand la veille.
Les députés ont en revanche rejeté un amendement de la députée LRM Isabelle Rauch pour féminiser les titres de fonctions (président ou présidente, premier ministre ou première ministre, ambassadeur ou ambassadrice, etc.) dans la Constitution.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ EN UN GRAPHIQUE. La phase complémentaire a été activée mardi, alors que la procédure avait été suspendue pendant le bac.
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Parcoursup : encore 21 % d’élèves sans proposition

EN UN GRAPHIQUE. La phase complémentaire a été activée mardi, alors que la procédure avait été suspendue pendant le bac.



Le Monde
 |    28.05.2018 à 14h56
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 15h18
    |

            Adrien Sénécat








                        


Cinq semaines après avoir été lancée, la nouvelle plate-forme Parcoursup entre dans sa deuxième phase. Après une pause de huit jours durant les épreuves écrites du baccalauréat, les 812 000 étudiants qui ont formulé leurs vœux d’orientation vont continuer de voir leur situation se débloquer, avec la possibilité de demander des places dans des filières encore disponibles.

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                Parcoursup 2018 : reprise des réponses et début de la procédure complémentaire



Depuis la publication de premiers chiffres par le ministère de l’enseignement supérieur, mercredi 23 mai, la part d’élèves ayant reçu au moins une proposition d’admission a augmenté d’environ vingt-cinq points, passant de 53,7 % à 78,9 %, mardi 26 juin. La proportion d’élèves qui ont définitivement validé une proposition d’admission a été multipliée par neuf environ sur la même période, passant de 5 % à 43 %.

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                Parcoursup 2018 : calendrier, délais et dates limites de réponses



Onze mille candidats ont quitté la plate-forme
La promesse ministérielle d’avoir deux tiers d’inscrits sur Parcoursup avec au moins une proposition d’orientation avant le début des épreuves du bac a été largement atteinte, mais ce nombre reste inférieur à celui réalisé l’année précédente à la même période par la plate-forme d’Admission post-bac (APB).

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                Parcoursup plus efficace qu’APB ? La comparaison bancale de la ministre Frédérique Vidal



On peut tout de même noter qu’après une première semaine où les rouages de Parcoursup ont tourné à plein régime, début juin la mécanique a ralenti :
au 26 juin, plus d’un élève sur cinq (21,1 % soit 130 000 personnes) est toujours en attente de réponse à sa demande d’orientation ;plus de 11 000 candidats (1,3 %) ont perdu patience et ont quitté la plate-forme, alors qu’ils n’avaient pas eu de proposition.
Voici le détail des chiffres de la plate-forme jour après jour, à partir des données publiées par le ministère de l’enseignement supérieur :


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Visualisez le nombre de candidats admis et en attente d’orientation sur Parcoursup
Evolution des propositions faites aux élèves sur Parcoursup depuis le 23 mai 2018.

Source : Ministère de l'enseignement supérieur



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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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        "",
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      ],
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      ],
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      ],
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  },
  {
    "name": "Réponses négatives (formations sélectives)",
    "color": "#ff3232",
    "data": [
      [
        "",
        27809
      ],
      [
        "",
        26274
      ],
      [
        "",
        25606
      ],
      [
        "",
        25762
      ],
      [
        "",
        25580
      ],
      [
        "",
        25368
      ],
      [
        "",
        24945
      ],
      [
        "",
        24706
      ],
      [
        "",
        24537
      ],
      [
        "",
        24290
      ],
      [
        "",
        24628
      ],
      [
        "",
        24076
      ],
      [
        "",
        23815
      ],
      [
        "",
        23490
      ],
      [
        "",
        23297
      ],
      [
        "",
        23145
      ],
      [
        "",
        22997
      ],
      [
        "",
        22894
      ],
      [
        "",
        22836
      ],
      [
        "",
        22775
      ],
      [
        "",
        22661
      ],
      [
        "",
        22572
      ],
      [
        "",
        22482
      ],
      [
        "",
        22425
      ],
      [
        "",
        22386
      ],
      [
        "",
        22356
      ],
      [
        "",
        22328
      ],
      [
        "",
        22291
      ],
      [
        "",
        22259
      ],
      [
        "",
        22218
      ],
      [
        "",
        22181
      ],
      [
        "",
        22139
      ],
      [
        "",
        22100
      ],
      [
        "",
        22056
      ],
      [
        "",
        21991
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: 1,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " élèves",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Pour faciliter la lecture des chiffres, nous avons regroupé trois types de situation dans la rubrique « Autres » : ceux qui ont quitté la plate-forme alors qu’ils avaient au moins une proposition ; ceux qui ont demandé à être accompagnés par le recteur de leur académie ; et ceux qui ont quitté la plate-forme avant d’avoir reçu une proposition.
Voici par ailleurs une vue simplifiée, qui regroupe les différents cas de figure en deux catégories :
ceux qui ont eu au moins une proposition d’admission ;ceux qui sont pour l’heure sans solution d’orientation.


	#container_1527510638{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_1527510638{
		height:550px;
	}
	#container_1527510638 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_1527510638 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_1527510638.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_1527510638.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_1527510638 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Parcoursup : la part d'élèves sans proposition a rapidement diminué en mai, puis plus lentement en juin
Evolution des propositions faites aux élèves sur Parcoursup depuis le 23 mai 2018.

Source : Ministère de l'enseignement supérieur



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_1527510638",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "line",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#28beaa","#ff3232","#28beaa","#f19300","#ff3232","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y} ",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: 1,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:1,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ff3232",
			width: "",
			value: 812000 ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"Nombre d'élèves inscrits sur Parcoursup",
				align: "center",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ff3232",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["23 mai","24 mai","25 mai","26 mai","27 mai","28 mai","29 mai","30 mai","31 mai","1 juin","2 juin","3 juin","4 juin","5 juin","6 juin","7 juin","8 juin","9 juin","10 juin","11 juin","12 juin","13 juin","14 juin","15 juin","16 juin","17 juin","18 juin","19 juin","20 juin","21 juin","22 juin","23 juin","24 juin","25 juin","26 juin"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ff3232",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ff3232",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Au moins une proposition d'admission",
    "color": "#28beaa",
    "data": [
      [
        "",
        436224
      ],
      [
        "",
        458376
      ],
      [
        "",
        473507
      ],
      [
        "",
        486023
      ],
      [
        "",
        500604
      ],
      [
        "",
        526262
      ],
      [
        "",
        551274
      ],
      [
        "",
        561278
      ],
      [
        "",
        569322
      ],
      [
        "",
        575831
      ],
      [
        "",
        582171
      ],
      [
        "",
        589295
      ],
      [
        "",
        596856
      ],
      [
        "",
        603410
      ],
      [
        "",
        607911
      ],
      [
        "",
        611736
      ],
      [
        "",
        615173
      ],
      [
        "",
        618579
      ],
      [
        "",
        621847
      ],
      [
        "",
        625293
      ],
      [
        "",
        627785
      ],
      [
        "",
        630526
      ],
      [
        "",
        632791
      ],
      [
        "",
        634730
      ],
      [
        "",
        636442
      ],
      [
        "",
        637487
      ],
      [
        "",
        637491
      ],
      [
        "",
        637533
      ],
      [
        "",
        637560
      ],
      [
        "",
        637580
      ],
      [
        "",
        637604
      ],
      [
        "",
        637620
      ],
      [
        "",
        637622
      ],
      [
        "",
        637622
      ],
      [
        "",
        640639
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Pas encore de proposition",
    "color": "#ff3232",
    "data": [
      [
        "",
        375834
      ],
      [
        "",
        353682
      ],
      [
        "",
        338551
      ],
      [
        "",
        326034
      ],
      [
        "",
        311452
      ],
      [
        "",
        285794
      ],
      [
        "",
        260781
      ],
      [
        "",
        250777
      ],
      [
        "",
        242733
      ],
      [
        "",
        236223
      ],
      [
        "",
        229883
      ],
      [
        "",
        222759
      ],
      [
        "",
        215198
      ],
      [
        "",
        208644
      ],
      [
        "",
        204142
      ],
      [
        "",
        200317
      ],
      [
        "",
        196880
      ],
      [
        "",
        193474
      ],
      [
        "",
        190206
      ],
      [
        "",
        186760
      ],
      [
        "",
        184268
      ],
      [
        "",
        181527
      ],
      [
        "",
        179262
      ],
      [
        "",
        177323
      ],
      [
        "",
        175611
      ],
      [
        "",
        174566
      ],
      [
        "",
        174562
      ],
      [
        "",
        174520
      ],
      [
        "",
        174493
      ],
      [
        "",
        174473
      ],
      [
        "",
        174449
      ],
      [
        "",
        174432
      ],
      [
        "",
        174430
      ],
      [
        "",
        174430
      ],
      [
        "",
        171413
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: 1,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " élèves",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});



> Voir la rubrique « En un graphique » des Décodeurs




                            


                        

                        

