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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-1"> ¤ Notre choix du soir. Jean-Christophe Rosé revient sur l’étonnante carrière de ce boxeur populaire, à la personnalité déroutante (sur Arte à 23 h 20).
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TV – « Primo Carnera, le colosse aux pieds d’argile »

Notre choix du soir. Jean-Christophe Rosé revient sur l’étonnante carrière de ce boxeur populaire, à la personnalité déroutante (sur Arte à 23 h 20).



Le Monde
 |    26.06.2018 à 17h45
    |

            Alain Constant








                        


Documentaire sur Arte à 23 h 20

A sa naissance, en 1906, dans le village italien de Sequals (Frioul), Primo Carnera pesait 7 kilos. Un sacré bébé qui deviendra un colosse mesurant près de deux mètres (1,97 m) et pesant ­entre 122 et 127 kg. Ce boxeur aux mains comme des battoirs, au sourire niais et à la carrière étonnante sur les rings est un personnage de roman.
Hercule de foire transformé en boxeur médiocre avant de devenir champion du monde le 29 juin 1933, catcheur maladroit mais adulé, mauvais acteur dans des navets mais courtisé, alternant les allers-retours entre l’Italie et les Etats-Unis, ce géant aura vécu des aventures hors du commun. Sa naïveté légendaire lui jouera de mauvais tours : plumé par la pègre new-yorkaise et les producteurs véreux d’Hollywood, instrumentalisé par Benito Mussolini, Carnera en a bavé. Mais jusqu’à la fin de sa vie en 1967, entouré de Pina, épousée en 1939, et de ses deux enfants ayant réussi de brillantes études, il ne regrettera rien.
« La tour de Gorgonzola »
Ce documentaire, commenté par Marc Lavoine, riche en images d’archives (extraits de ses combats datant des années 1930 et 1940, de ses films, de ses tournées) et en anecdotes, vaut le détour. Parce que Primo Carnera, entre 1930 et la fin des années 1950, a été une personnalité aussi déroutante que populaire. Et que sa carrière internationale épouse les turbulences de l’époque. Récupéré par le régime fasciste, il sera plus tard rejeté car battu par Max Baer puis par le mythique Joe Louis. Mais au lendemain de son triomphe de juin 1933 face à Jack Sharkey, le Duce lui adressera ce courrier : « Mes félicitations. Toute l’Italie fasciste et sportive est fière qu’une Chemise noire soit championne du monde de boxe. »
Comment ce colosse maladroit et naïf a-t-il connu une telle carrière ? A 17 ans, pour fuir la misère, il débarque en France. Engagé dans un cirque, il est repéré par Léon Sée, alias Monsieur Léon, manager de boxe aux méthodes douteuses qui, après quelques mois d’entraînement dans son écurie de jeunes boxeurs près de Paris, l’emmène aux Etats-Unis. Associé à la pègre locale, Monsieur Léon truque des rencontres, développe des campagnes publicitaires habiles et transforme son poulain italien à la technique rudimentaire en champion de boxe.
Durant huit ans, Primo Carnera boxera, devenant une vedette dont la majorité des gains sont détournés par des manageurs véreux. La presse américaine multipliera, à ses débuts, les superlatifs et les surnoms délirants : « Le macaroni colosse », « Le Goliath du Colisée », « La montagne qui marche » et même « La tour de Gorgonzola » !

   


Lors de la guerre, pour se faire de l’argent, Carnera devient catcheur. A la Libération, sauvé de peu du peloton d’exécution, il abandonne la boxe. Et se tourne alors vers le cinéma où lui sont proposés de petits rôles dans des navets italiens ou américains. Quand il n’incarne pas à l’écran l’« éternel débile », il accepte de participer à des combats de catch.
Mais à près de 50 ans, le physique commence à faiblir. Son épouse, inquiète, lui ouvre un restaurant près du domicile familial californien. Puis un commerce de spiritueux, ce qui n’est pas très judicieux pour une personne comme lui, sujet à la dépression, de surcroît alcoolique. A 60 ans, souffrant de diabète et de cirrhose, Carnera est un mort-vivant qui n’oublie pourtant jamais de sourire. Et les dernières images de cet homme, revenu sur sa terre natale pour mourir, sont poignantes.
Primo Carnera, le colosse aux pieds d’argile, de Jean-Christophe Rosé (Fr, 2017, 81 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-2"> ¤ A voir aussi ce soir. Marie-Pierre Jaury est allée à la rencontre de femmes ayant subi une IVG en France, au Canada et aux Etats-Unis (sur LCP à 20 h 30).
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TV – « Vivre leur vie » : se (re)construire après un avortement

A voir aussi ce soir. Marie-Pierre Jaury est allée à la rencontre de femmes ayant subi une IVG en France, au Canada et aux Etats-Unis (sur LCP à 20 h 30).



Le Monde
 |    26.06.2018 à 17h30
    |

                            Camille Langlade








                        


Documentaire sur LCP à 20 h 30

   


Il y a un peu plus de quatre ans, en décembre 2013, le gouvernement espagnol adoptait un avant-projet de loi visant à limiter le droit à l’avortement. C’est à ce moment-là que Marie-Pierre Jaury décida de réaliser un film autour de ce sujet, en allant voir les principales personnes concernées. « Je ne voulais pas faire une enquête avec des chiffres et des spécialistes », a déclaré la documentariste lors de la présentation du film. Elle s’est donc rendue en France, au ­Canada et aux Etats-Unis pour rencontrer des femmes ayant subi une interruption volontaire de grossesse. Afin de les écouter et de faire entendre leurs témoignages.
Eugénie, Alicia, Laura, Melissa, Caroline et Sarah avaient entre 15 et 30 ans lorsqu’elles ont eu recours à l’avortement, par choix ou obligation. Du test de grossesse à l’intervention finale, elles racontent et analysent cette épreuve qui a façonné leur vie, faisant d’elles ce qu’elles sont aujourd’hui. Leurs paroles sont d’autant plus fortes qu’elles interviennent des années plus tard, avec le recul et la distance nécessaires.
Démarche thérapeutique
« I had an abortion » (« J’ai avorté »), peut-on lire sur le sac de Melissa, qui, 16 ans après sa grossesse non désirée, recueille les témoignages de femmes ayant vécu la même expérience, pour en faire des podcasts. Une démarche aux accents thérapeutiques pour cette jeune fille qui, à l’époque, n’avait pas eu son mot à dire.
Certaines sont devenues militantes, d’autres parviennent à évoquer cet épisode à haute voix, après des années de silence, et c’est déjà beaucoup. Le documentaire souligne la difficulté de partager cette épreuve. Pourtant, ces femmes expliquent comment elles ont continué – et continuent – à « vivre leur vie », malgré la honte, la culpabilité et la solitude que certaines ont pu ressentir.
Les entretiens sont longs et riches, Marie-Pierre Jaury laisse le temps à ses interlocutrices de s’exprimer, sans filtre. Poignant, son documentaire met en évidence la pression et la violence, sous-jacentes ou réelles, exercées par la famille, la société et le corps médical qui font parfois de l’avortement un tabou, une omerta. Surtout, il choisit de concevoir l’avortement comme un moment constructeur et non destructeur dans la vie de ces jeunes femmes.
Vivre leur vie, de Marie-Pierre Jaury (Fr., 2018, 60 min). Suivi d’un débat présenté par Jean-Pierre Gratien.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-3"> ¤ Hicham Falah, délégué général du Fidadoc, mesure le chemin parcouru depuis la création du festival d’Agadir, il y a dix ans.
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Entretien

« La création documentaire au Maroc et en Afrique a totalement explosé »

Hicham Falah, délégué général du Fidadoc, mesure le chemin parcouru depuis la création du festival d’Agadir, il y a dix ans.

Propos recueillis par                                            Dorothée Myriam Kellou (contributrice Le Monde Afrique)




LE MONDE
              datetime="2018-06-26T15:35:24+02:00"

        Le 26.06.2018 à 15h35






    
Hicham Falah, délégué général du Festival international du film documentaire d’Agadir
Crédits : Elise Ortiou Campion


La dixième édition du Festival international du film documentaire d’Agadir (Fidadoc), au Maroc, s’est achevée samedi 23 juin, décernant son Grand Prix Nouzha-Drissi à Demons in Paradise, du réalisateur sri-lankais Jude Ratnam. Un jury composé d’étudiants a remis le prix du Court-Métrage au jeune réalisateur marocain Ayoub Aït Bihi pour son film Simane, âme dans le ciel et âme sur la Terre.

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Au fil des années, le Fidadoc s’est imposé comme un rendez-vous incontournable pour tous ceux qui souhaitent créer, produire, diffuser ou voir des films documentaires dans le royaume et, plus largement, en Afrique du Nord et en Afrique de l’Ouest. Remettre sur les grands écrans un genre cinématographique quasiment disparu au Maroc, le documentaire de création, c’était en 2008 le pari un peu fou de feue Nouzha Drissi, productrice de documentaires et fondatrice du Fidadoc.
Le Franco-Marocain Hicham Falah, réalisateur et chef opérateur de formation, est depuis 2012 le délégué général du festival. Entretien avec un inlassable voyageur qui travaille à tisser des liens entre les mondes arabe, subsaharien et européen. Mais pas seulement, comme le démontre l’attribution du Grand Prix.
Quel est le bilan de ces dix années de travail au Fidadoc ?
Hicham Falah Il y a dix ans, le documentaire était pratiquement absent de notre paysage audiovisuel. A l’exception de quelques individualités, surtout des Marocains basés à l’étranger, la pratique et la diffusion du cinéma documentaire avaient disparu au Maroc. Le travail de fourmi du Fidadoc a eu impact considérable puisque le mot « documentaire », « wathai’qi », est à nouveau rentré dans le langage commun. Il y a eu une transformation totale de la place du documentaire dans notre pays. Aujourd’hui, tout le monde s’en réclame, tout le monde veut en faire, tout le monde veut en diffuser. L’avance sur recettes du Centre cinématographique marocain s’ouvre aux longs-métrages documentaires et la chaîne de télévision 2M consacre depuis 2012 une première partie de soirée à la diffusion de documentaires.
Avec les « printemps arabes » et la deuxième phase de libération en Afrique depuis les indépendances, la création documentaire sur le continent a totalement explosé. L’existence de petites caméras et de téléphones pour filmer, de YouTube et des réseaux sociaux pour diffuser, a encouragé une nouvelle génération à filmer sa réalité. Cette multiplication de films arabophones a permis au Fidadoc de développer sa mission de diffusion culturelle de proximité qu’il avait démarrée dès sa première édition, avec des projections ambulantes dans les quartiers d’une ville, Agadir, qui ne compte plus de vraie salle de cinéma.

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Quelle est la place du cinéma documentaire africain dans la sélection 2018 ?
La sélection officielle comporte une compétition internationale de longs-métrages de dix films, avec seize nationalités représentées. Alors que la sélection de 2017 comptait quatre longs-métrages d’Afrique de l’Ouest de très haut niveau, nous n’en avons choisi cette année qu’un seul : Boxing Libreville, du Gabonais Amédée Pacôme Nkoulou, qui a reçu le Prix spécial du jury. A cela s’ajoutent deux films courts concourant dans la catégorie courts-métrages africains et arabes ».
La production reste très irrégulière dans tous les pays du continent. L’année 2017 avait été exceptionnelle, avec Les Héritiers de la colline, du Malien Ousmane Samassekou, qui raconte l’état de décomposition avancée de l’université à Bamako et avait reçu le Grand Prix Nouzha-Drissi. Le Fidadoc est résolument tourné vers tout le continent, mais on ne sélectionne pas un film parce qu’il est arabe ou subsaharien. On le choisit parce qu’il est bon. Or la production de longs-métrages n’est pas toujours au niveau de qualité exigé à international, en premier lieu à cause d’un manque de formations.
Comment le Fidadoc contribue-t-il à améliorer le niveau de la création et de la production documentaire africaine ?
Depuis 2012, nous avons mis en place un programme de formation et d’accompagnement de projets, la Ruche documentaire. Nous nous sommes inspirés de ce qui existait déjà sur le continent : les résidences d’écriture organisées dans le cadre du réseau Africadoc ou les ateliers de formation à l’écriture, au tournage et au montage de Bejaïa Doc en Algérie. La Ruche documentaire apprend aux jeunes cinéastes la base du métier : écrire un projet qui réponde aux exigences des producteurs nationaux ou étrangers. C’est un programme de formation ouvert en premier lieu aux étudiants en cinéma au Maroc, quelle que soit leur nationalité.
« L’existence de petites caméras et de téléphones a encouragé une nouvelle génération à filmer sa réalité »
Nous sommes fiers d’avoir accompagné dès leur genèse des projets et des auteurs qui ont obtenu une reconnaissance internationale, à l’instar des Héritiers de la colline, mais aussi d’Amal, de l’Egyptien Mohamed Siam, qui a ouvert la dernière édition du Festival international du film documentaire d’Amsterdam, d’Atlal, de l’Algérien Djamel Kerkar, qui a été trois fois récompensé au Festival international de cinéma de Marseille en 2016, ou encore de We Could Be Heroes, de la Marocaine Hind Bensari, qui vient de remporter le Prix du meilleur documentaire international au Festival international canadien du documentaire Hot Docs.
En 2017, nous avons également créé en partenariat avec le Festival des 3 Continents, à Nantes, un atelier de formation à la coproduction internationale, Produire au Sud Agadir-Sahara, qui, pour sa deuxième édition, accueillera douze réalisateurs et producteurs marocains, tunisiens, algériens et burkinabés, encadrés par dix professionnels internationaux expérimentés en matière de coproduction internationale.

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En 2017, vous rendiez hommage à Jean Rouch, cinéaste et ethnographe de l’Afrique. Cette année, vous mettez à l’honneur le cinéma documentaire marocain. Pourquoi un tel choix ?
Alors que notre production nationale a longtemps été exclusivement documentaire, le cinéma du réel a disparu à partir des années 1970. Les pionniers du cinéma marocain étaient des fonctionnaires du Centre cinématographique marocain, mais ils ont très vite subverti la commande de l’Etat et réalisé des films critiques sur la réalité sociale, comme en témoigne l’œuvre du grand poète et cinéaste Ahmed Bouanani, que le réalisateur Ali Essafi a contribué à exhumer. Comment faire des films sans connaître son histoire et la cinématographie de son pays ? On ne peut créer une cinématographie sur le vide. C’est pourquoi nous avons invité Ali Essafi à évoquer devant les participants de notre Ruche documentaire les autres pionniers du cinéma marocain, qui sont des inconnus pour la nouvelle génération de cinéastes.
C’est aussi la raison pour laquelle nous avons choisi pour marraine de cette dixième édition la réalisatrice Fatima Jebli Ouazzani. Nous avons ouvert le festival avec son chef-d’œuvre, Dans la maison de mon père, un documentaire très personnel, oscillant entre fiction et réalité, qui interroge le mythe de la virginité dans une société musulmane. Ce film n’a pas été vu depuis vingt ans au Maroc et la jeune génération n’a pas idée qu’un tel film ait pu y être réalisé. Que bien avant eux, des cinéastes ont pris le risque de défier la censure et l’autocensure. Leur montrer ces films, leur permettre de rencontrer tous ces réalisateurs doit les nourrir, les inspirer. Le renouveau du cinéma au Maroc et en Afrique est en marche.

Le palmarès du Fidadoc 2018
Le jury de la compétition internationale a attribué...
Le Grand Prix Nouzha-Drissi à Demons in Paradise, de Jude Ratnam (Sri Lanka). Un film dans lequel le réalisateur tamoul convoque les souvenirs de ses compatriotes sur la guerre civile sri-lankaise pour ouvrir la voie à une possible réconciliation.Le Prix des droits humains à Amal, de Mohamed Siam (Egypte), qui a suivi pendant six ans la lutte d’une adolescente en rebellion qui cherche à exister en tant que femme libre dans une Egypte en transition.Le Prix spécial du jury à Boxing Libreville, d’Amédée Pacôme Nkoulou (Gabon), portrait intimiste de Christ, un jeune boxeur qui s’entraîne sans relâche le jour et est veilleur la nuit dans des discothèques pour gagner sa vie. En toile de fond, l’élection présidentielle au Gabon de 2016.Une mention spéciale à Terra Franca, de Leonor Teles (Portugal), qui filme pendant quatre saisons la vie du pêcheur portugais Albertino, entouré de sa femme Dalia et de ses filles, dont l’aînée s’apprête à se marier.




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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-4"> ¤ Le couple Beyoncé et Jay-Z fait grand bruit avec son dernier clip, tourné au Musée du Louvre. Depuis quelques années, rap américain et monde de l’art travaillent de concert.
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Quand le rap épate les galeries d’art


                      Le couple Beyoncé et Jay-Z fait grand bruit avec son dernier clip, tourné au Musée du Louvre. Depuis quelques années, rap américain et monde de l’art travaillent de concert.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 12h15
    |

                            Roxana Azimi







Entre collaboration, mécénat et acquisition d’œuvres, les rappeurs américains s’intéressent au milieu de l’art.
Juin 2018, Beyoncé et Jay-Z visitent le Louvre

   


Tourné dans le plus grand secret au musée du Louvre, Apeshit, le dernier clip de Beyoncé et Jay-Z, a fait le tour de la Toile dans la nuit du 16 au 17 juin. Le couple y prend la pose devant la Victoire de Samothrace, la Vénus de Milo ou La Joconde… Manière d’exaucer le vœu du rappeur qui, dans Picasso Baby, rêvait de « dormir chaque nuit près de Mona Lisa ».

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                « La vidéo de Beyoncé et Jay-Z au Louvre renvoie à un défi des grands musées : faire parler de soi »



Mai 2018, Puff Daddy s’offre une toile

   


Mieux connu sous ses noms de scène, Puff Daddy ou Diddy, Sean Combs a acheté pour 21 millions de dollars (18,1 millions d’euros) une toile de Kerry James Marshall, en mai chez Sotheby’s, établissant un record pour un artiste afro-américain. Sans doute le musicien a-t-il reconnu chez le peintre un goût partagé pour le sampling et le remix.
Mai 2018, Swizz Beatz joue les mécènes

   


Le producteur de hip-hop Kasseem Dean, alias Swizz Beatz, collectionne les œuvres de Jean-Michel Basquiat, Andy Warhol et Keith Haring. Mais cet administrateur du Brooklyn Museum a aussi la fibre philanthropique. En mai, il a lancé l’initiative « The Dean Collection 20 St (Art) ups », offrant 5 000 dollars à vingt jeunes artistes pour les aider à monter leur première exposition.
Mai 2014, Pharrell Williams se transforme en curateur

   


Le galeriste français Emmanuel Perrotin a réalisé un gros coup médiatique, il y a quatre ans, en invitant Pharrell Williams à concevoir une exposition dédiée aux femmes, thème de son tube It Girl. Résultat : un bric-à-brac sans liant aucun, dont on ne ressortait pas vraiment « happy ».

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                Du postérieur et du chapeau de Pharrell Williams



Novembre 2008, Kanye West engage Vanessa Beecroft

   


En 2008, le musicien entame une collaboration au long cours avec la créatrice féministe Vanessa Beecroft, connue pour ses tableaux vivants composés de femmes dénudées. L’artiste orchestre d’abord une performance pour la sortie de l’album 808s & Heartbreak, avant de réaliser jusqu’en 2017 les scénographies des défilés de Yeezy, la marque de Kanye West.



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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-5"> ¤ Le pianiste Florian Pellissier publie le quatrième album de son quintet, « Bijou Caillou Voyou », aux influences aussi riches que celles de l’artiste. Rencontre.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-6"> ¤ Yann Gonzalez rend hommage aux « giallos » des années 1970, avec un thriller se déroulant dans le milieu du cinéma.
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édition abonné


« Un couteau dans le cœur » : l’assassin au godemiché qui tue

Yann Gonzalez rend hommage aux « giallos » des années 1970, avec un thriller se déroulant dans le milieu du cinéma.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 08h04
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 08h08
    |

                            Jean-François Rauger








                        



                                


                            

L’avis du « Monde » – à ne pas manquer
D’où vient Un couteau dans le cœur, le deuxième long-métrage de Yann Gonzalez ? De loin, d’un inframonde social et cinématographique, ancien et peut-être oublié, d’un monde qui ne se souciait pas d’appartenir à la culture et même à la société, mais qui aura peut-être incarné le cœur saignant de son époque. De près, tant il paraît être le produit, strictement contemporain malgré son aspect « rétro », d’un long mûrissement nourri d’expériences et d’inspirations diverses, parvenues enfin à maturité. C’est un film nourri du passé mais qui ne pouvait pourtant se concevoir qu’aujourd’hui. C’est aussi un changement de regard que propose Un couteau dans le cœur, dont la singularité repose tout autant dans l’hybridation de ses inspirations que dans le refus de tout naturalisme. Cette mutation est sans doute celle que propose un jeune cinéaste qui aura trouvé le carburant de son œuvre dans la part la plus pulsionnelle, tout autant que dans la plus abstraite, du cinéma, rejetant la vieille psychologie pour puiser à la source triviale de ce qui s’opposerait à l’idée d’art elle-même.

A travers ce récit ponctué de meurtres ritualisés (l’assassin est masqué et son arme est un ­godemiché doté d’une lame rétractable) dans le milieu du cinéma porno gay de la fin des années 1970, Yann Gonzalez invite le spectateur à participer à un très singulier trip. Un voyage au cœur d’un imaginaire insolite, comme une plongée dans un passé qu’il se garde bien de vouloir reconstituer pieusement, comme si de rien n’était, comme s’il ne fallait que se contenter d’une nostalgie des hédonistes années 1970. Les victimes de l’assassin à la cagoule de latex sont des comédiens de films pornographiques homosexuels produits par Anne Pareze (Vanessa Paradis), que le film découvre en plein désespoir amoureux, hurlant sa douleur ­alcoolisée au téléphone à son ­ex-amante Loïs (Kate Moran), la monteuse de ses films.
A...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-7"> ¤ Estimé à près de 500 millions d’euros par an, le budget sera financé à 80 % par le secteur privé.
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Article sélectionné dans La Matinale du 25/06/2018
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Françoise Nyssen annonce les modalités du Pass culture

Estimé à près de 500 millions d’euros par an, le budget sera financé à 80 % par le secteur privé.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 11h53
    |

            Sandrine Blanchard








                        



   


« Des étapes majeures ont été franchies dans la conception du Pass culture », a annoncé avec assurance, lundi 25 juin, la ministre de la culture, Françoise Nyssen, lors de la deuxième réunion du comité d’orientation chargé de réfléchir et de débattre sur ce « projet phare » de la politique culturelle macronienne.
Contenu, organisation, financement : force est de constater que les modalités du Pass culture, cette application mobile qui réunira les offres culturelles à proximité et sera créditée de 500 euros pour les jeunes âgés de 18 ans, se précisent.
Un contenu exhaustif
Ni sélection ni « snobisme ». « Aucune offre ne sera exclue, insiste la ministre. Tous les acteurs culturels publics ou privés, physiques ou numériques, sont les bienvenus sur le Pass. » On y trouvera des propositions de sorties (places de concert, théâtre, musée, cinéma…), des cours de pratiques artistiques, des jeux vidéo (sans doute « labellisés »), du tourisme culturel (comme, par exemple, une semaine d’archéologie ou la découverte d’un métier d’art), des abonnements à la presse numérique ainsi qu’à des plates-formes de musique ou de vidéos en ligne.
Une image intrigante pour « susciter le désir », un tarif et une distance seront les trois éléments qui apparaîtront sur l’écran du Pass pour chaque offre proposée. L’utilisateur pourra alors pousser l’image vers le haut pour avoir davantage d’informations et réserver, ou la faire glisser vers la gauche pour passer à la proposition culturelle suivante.
Une utilisation « encadrée » des 500 euros
Parce que « l’objectif numéro un » de cette application est d’« encourager à la découverte et la diversification des activités culturelles », et non de faire la part belle aux géants du Web, l’algorithme géolocalisé du Pass mettra en avant des offres du secteur public et « des petits acteurs indépendants » (librairies, associations, etc.).

        Lire l’analyse :
         

          « Comment faire adhérer les jeunes au Pass culture de 500 euros s’il fait l’impasse sur ce qu’ils aiment ? »



La ministre souhaite également définir des « plafonds de dépenses pour certaines catégories d’offres numériques » afin que le crédit de 500 euros ne soit pas englobé par des abonnements à Netflix, Deezer ou Spotify. A quelle hauteur ? La question, posée au comité consultatif, reste, pour l’heure, en suspens. En revanche, il n’y aura pas de plafond pour la pratique culturelle. Un jeune pourra, s’il le souhaite, utiliser l’intégralité de son crédit pour se payer, par exemple, des cours de guitare.
Un financement à 80 % privé
Estimé à près de 500 millions d’euros par an, le budget du Pass culture sera financé à 20 % par l’Etat et à 80 % par le secteur privé, via « des rabais ou des gratuités des partenaires culturels » et un partenariat, en cours d’élaboration, avec des banques. « La gratuité est essentielle à l’équilibre économique du Pass, indique le document remis aux membres du comité d’orientation. Elle ne sera pas mise en avant auprès des utilisateurs de l’application – le Pass affichera les tarifs grand public – afin de garantir la visibilité des acteurs locaux et d’éviter les effets d’aubaine ou d’avantage concurrentiel. »
Ainsi, un jeune pourra être débité de 10 euros pour une place de spectacle ou un abonnement mais cet achat, s’il aura été négocié gratuitement, n’aura pas de coût pour le Pass culture.
Une association pour porter le projet
Françoise Nyssen a annoncé la création d’une association qui deviendra « la structure porteuse » du Pass culture. Composée d’une dizaine de personnes, elle aura notamment la lourde tâche de trouver les partenaires (acteurs culturels et banques) pour boucler le budget, régler les problèmes juridiques et techniques de cette nouvelle application et labelliser les offres.
« Un effort sera demandé aux géants du numérique. Ils devront venir sur la base de la gratuité. Et si Netflix est dans le Pass culture, il devra proposer davantage de contenus européens », souligne Frédéric Jousset, qui rejoint la nouvelle association. « Il est hors de question que le Pass soit une autoroute pour les GAFA [Google, Apple, Facebook et Amazon], une régulation est nécessaire », complète la ministre, qui entend aussi faire respecter, sur l’application, le prix unique du livre.
Un calendrier en trois étapes 
Jusqu’en septembre, environ 400 jeunes volontaires, répartis dans cinq départements (Seine-Saint-Denis, Bas-Rhin, Hérault, Finistère, Guyane), testent l’ergonomie de l’application. A la rentrée, ils seront 10 000 à expérimenter, en conditions réelles, le Pass culture pendant six mois, avec un crédit de 250 euros.
Cette expérimentation permettra notamment d’observer les choix d’achats des jeunes et d’améliorer l’algorithme pour inciter les utilisateurs à diversifier leurs activités culturelles. La généralisation est prévue, « dans l’idéal », au premier trimestre 2019, mais elle dépendra du « temps d’analyse de l’expérimentation », indique-t-on au ministère.

Un projet à l’« ambiance de start-up »
Le duo Eric Garandeau et Frédéric Jousset avait rallié le projet à la mi-mai dans le cadre d’une mission ; il est désormais à la tête de l’association chargée de l’ingénierie financière et juridique du Pass culture, ainsi que de la labellisation des offres. Le premier, un inspecteur des finances de 45 ans, ex-conseiller culture de Jean-Jacques Aillagon et de Nicolas Sarkozy, a présidé le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC). Le second, 48 ans, ancien de HEC et cofondateur de Webhelp, investit dans des start-up culturelles et a récemment racheté Beaux Arts Magazine. Frédéric Jousset a par ailleurs dirigé le conseil d’administration de l’Ecole nationale des beaux-arts et a été membre de la Commission des acquisitions du Louvre. Si son profil détonne, M. Jousset semble convaincu par le projet. « Je suis assez impressionné que l’Etat ait la capacité de monter des petites équipes dans une ambiance de start-up, avec une logique expérimentale, confie-t-il. Rien n’est sacrifié pour la mise en place du Pass, et il offrira un coup de pouce aux acteurs locaux. Si on réussit ça, ce sera une chance d’avoir 18 ans en France. Aux Etats-Unis, la majorité donne droit au port d’une arme… » Emmanuelle Jardonnet





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-8"> ¤ La chanteuse et actrice incarne une productrice de films pornos gay dans « Un couteau dans le cœur », de Yann Gonzalez.
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Cinéma : l’oiseau Paradis fait son nid

La chanteuse et actrice incarne une productrice de films pornos gay dans « Un couteau dans le cœur », de Yann Gonzalez.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 08h09
    |

            Jacques Mandelbaum








                        



                                


                            

Premier rôle d’Un couteau dans le cœur, de Yann Gonzalez, Vanessa Paradis y interprète Anne, une productrice de films pornos gay, en 1979, à Paris. Dans ce film maniériste, pop et provocateur, l’actrice détonne, étonne. Sans être inédit, ce genre d’écart n’est pas si fréquent dans une carrière tripartite (chanteuse, actrice, mannequin) qui roule si bien et depuis si longtemps qu’elle semble dépourvue d’aspérités, onto­logiquement ­inté­grée au paysage de la renommée nationale.

Sans être nécessairement fan, sans s’intéresser particuliè­re­ment ni à la chanson ni au cinéma, on se remémore sans mal les étapes de cette ascension. En 1981, « L’Ecole des fans », de Jacques Martin, où elle interprète, à 7 ans, Emilie Jolie, de Philippe ­Chatel. Joe le taxi, mégatube (3 millions de disques vendus), à 14 ans. Premier rôle au cinéma à 16 ans au côté de Bruno Cremer, dans le sulfureux Noce blanche, chef-d’œuvre et succès populaire (près de 2 ­millions d’entrées) de Jean-Claude Brisseau. Ne lui reste plus, à 18 ans, qu’à devenir l’égérie du parfum Coco de Chanel, dans un clip de Jean-Paul Goude qui la ­représente moulée de noir, sifflotant dans une cage dorée, sous les yeux d’un matou blanc.

Une star près de chez vous
Dès lors, cela ne s’arrête plus. Côté chanson, Serge Gainsbourg, Lenny Kravitz, Matthieu Chedid, Alain Bashung, Alain Chamfort, Brigitte Fontaine écrivent pour elle. Côté cinéma, elle tourne sous la direction de Jean Becker (Elisa, 1995), de Patrice Leconte (La Fille sur le pont, 1999), de Pascal Chaumeil (L’Arnacœur, 2010). Un même tropisme régit apparemment sa vie privée, qui navigue entre Florent Pagny, Lenny Kravitz, Stanislas Merhar, Johnny Depp, Benjamin Biolay ou Samuel Benchetrit. D’acteur en chanteur, de chanteur en acteur, l’oiseau Paradis fait son nid. Il n’est pas jusqu’à sa fille, Lily-Rose Melody Depp, qui ne se destine à son tour à la carrière.

On...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-9"> ¤ Chaque mardi, « La Matinale du Monde » propose un choix de séries à (re)découvrir sur petit écran.
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Trois idées de séries à voir sur canapé ensoleillé

Chaque mardi, « La Matinale du Monde » propose un choix de séries à (re)découvrir sur petit écran.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 06h31
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 15h52
   





                        


LES CHOIX DE LA MATINALE
Notre liste de recommandations fait fi de la canicule à venir. Suivez-nous…
« Westworld » : une complexité qui confine à l’absurde

Westworld n’est pas un récit limpide et linéaire, comme le savent les fans de cette série dont la diffusion du long dernier épisode de la saison 2 (76 minutes), en simultanéité avec les Etats-Unis, dans la nuit du 24 au 25 juin, était très attendue. A tel point que des sites Internet se sont évertués à décrypter ses chicanes et rhizomes narratifs, ses temporalités mêlées, etc., voire à les mettre à plat, dans le bon sens, en une version contractée de quelque 90 minutes proposée par Out West. La chose est d’autant plus facile que Westworld ne manque pas de longueurs et de béances. Quand il fut connu que le succès rapide de la série allait garantir une deuxième puis une troisième saison, le tempo s’est mis encore à ralentir, le propos à se délayer – jusqu’à l’absurde.
On aura regardé tous les épisodes (même après la fin du générique du dernier, qui réserve une surprise), on s’y sera considérablement ennuyé (particulièrement au huitième) et l’on aura ri de la prétention insondable des auteurs de ce vain labyrinthe et de leurs grandes interrogations pseudo-éthiques. On rappellera pour mémoire le film original Mondwest (1973), de Michael Crichton, formidable concentré de départ à ces interminables variations. Renaud Machart
Westworld, saison 2, série créée par Lisa Joy et Jonathan Nolan, adaptée du film Mondwest de Michael Crichton. Avec Evan Rachel Wood, Thandie Newton, Jeffrey Wright, Ed Harris, Anthony Hopkins (EU, 2018, 10 x 55-86 min.) OCS Go à la demande.
« The Affair » reprend des couleurs

La quatrième saison de The Affair – dont nous avons vu six épisodes sur dix – renoue non sans bonheur avec la trame formelle des débuts de la série, après une troisième saison moins inventive. Désormais, les quatre personnages principaux vivent séparés les uns des autres même si la partition des épisodes en deux points de vue sur les mêmes faits persiste. (Rappelons que l’idée de départ de Hagai Levi, avant qu’il ne laisse les rênes de la série à sa coauteure Sarah Treem en ­saison 2, reposait sur « notre envie à tous de savoir ce que pense celle ou celui avec qui nous partageons notre vie ».)
Si ce procédé permettant de sauter d’une vie à l’autre a perdu une part de sa force narrative, il n’empêche que The Affair ­reprend des couleurs et un aspect plus psychologique en se recentrant sur les deux ex-amoureux et leurs deux ex-conjoints, chacun continuant de se débattre pour s’accommoder de son passé, voire de sa part d’enfance toujours active. Martine Delahaye
The Affair, saison 4, série créée par Sarah Treem et Hagai Levi. Avec Ruth Wilson, Dominic West, Maura Tierney et Joshua Jackson (EU, 2018, 10 x 52 min.). Canal+ Séries à la demande.
« Peaky Blinders » : trauma et reconstruction

La série britannique Peaky Blinders va jouer les prolongations grâce à trois nouvelles saisons à venir, si l’on en croit des confidences de son créateur, Steven Knight. Que vous ayez ou non déjà découvert cette élégante et virtuose histoire d’une famille de gangsters dans le Birmingham de l’entre-deux-guerres, l’on ne peut que vous recommander d’écouter en replay l’émission de France Culture Entendez-vous l’éco ? Le 17 avril, Maylis Besserie et ses deux invités y décryptaient le contexte économique anglais qui vit réellement naître le gang des Peaky Blinders, à la fin du XIXe siècle, dans la capitale industrielle du pays. Ils y évoquent la façon dont la série prend en compte le syndrome post-traumatique de la première guerre mondiale dans une Angleterre en reconstruction, mais aussi l’indépendantisme irlandais, la prohibition ou encore la coupe de cheveux si particulière de ses personnages.
Sacrée « Meilleure série dramatique » en 2018 – lors de la cérémonie des Bafta Awards, qui récompense les meilleurs programmes de la télévision britannique –, Peaky Blinders jouit d’un tel engouement au Royaume-Uni que la ville de Dudley va lui consacrer pas moins de quatre jours de festival, en septembre. La cinquième saison, elle, n’est pas attendue avant 2019, au vu de la difficulté de réunir sur un même lieu, le temps d’un tournage, toute la troupe de ses excellents comédiens, aujourd’hui très sollicités. M. De.
Peaky Blinders, série créée par Steven Knight. Les quatre saisons produites à ce jour sont disponibles sur Netflix.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-10"> ¤ L’institution phare d’Hollywood a convié un nombre record de femmes et de personnes de couleur à rejoindre ses rangs.
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Après les critiques, l’Académie des Oscars continue à s’ouvrir à la diversité

L’institution phare d’Hollywood a convié un nombre record de femmes et de personnes de couleur à rejoindre ses rangs.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 05h03
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 08h27
   





                        



Elle s’était engagée à diversifier l’origine de ses membres. L’Académie des arts et sciences du cinéma, surtout connue pour remettre chaque année les Oscars du cinéma, a annoncé lundi 25 juin qu’elle avait convié un nombre record d’artistes à rejoindre ses rangs. Dans un communiqué, l’instance américaine précise :
49 % des 928 nouveaux membres potentiels sont des femmes, ce qui porterait leur taux à 31 %, contre 25 % il y a trois ans ;38 % sont des personnes de couleur, ce qui porterait la part à 16 % du total des membres de l’Académie, contre 8 % en 2015.
Parmi les conviés, l’actrice et humoriste Mindy Kaling (la série The Mindy Project, Ocean’s 8), la jeune Quvenzhané Wallis (14 ans, la plus jeune à avoir été nommée pour l’Oscar de la meilleure actrice en 2013 pour Les Bêtes du Sud sauvage), l’acteur Daniel Kaluuya (Get Out, Black Panther), l’humoriste Dave Chappelle et les musiciens Nitin Sawhney, Kendrick Lamar ou Carlinhos Brown.
L’actrice américaine Ann Dowd (The Handmaid’s Tale : La Servante écarlate) fait aussi partie de ce cru tout comme les Britanniques Emilia Clarke (Game of Thrones) et Daisy Ridley (l’héroïne de la dernière série de films Star Wars), l’égérie de Pedro Almodovar Rossy de Palma, ou encore l’Allemande Diane Kruger (prix d’interprétation à Cannes en 2017 pour In the Fade). La réalisatrice libanaise Nadine Labaki (prix du jury du Festival de Cannes 2018 avec Capharnaüm) a également été conviée, tout comme l’auteure de la série des Harry Potter, J. K. Rowling.
« Les portes sont grandes ouvertes »
Emmanuelle Seigner, la femme de Roman Polanski, est elle aussi conviée à rejoindre l’institution phare d’Hollywood quelques mois après l’exclusion du cinéaste, reconnu coupable de détournement de mineure il y a quarante ans.
Toujours chez les Français, les acteurs Tahar Rahim, Saïd Taghmaoui et Timothée Chalamet (Call Me by Your Name), les réalisateurs Bertrand Bonello, Emmanuel Bourdieu, Laurent Cantet, Arnaud Desplechin, Michel Gondry, Alain Guiraudie, Jean-Pierre Jeunet, et Rebecca Zlotowski, le compositeur Eric Serra, la productrice Sylvie Pialat font aussi partie de la « promo 2018 », avec les comédiennes Léa Seydoux et Sofia Boutella.
Si tous les invités acceptent de rejoindre l’Académie, le nombre de ses membres passerait à 9 226 personnes. L’année 2017 avait déjà marqué une forte augmentation du nombre de personnes conviées, avec 774 nouveaux membres, contre 684 en 2016.
Le message de l’instance, qui avait promis en 2016 de doubler le nombre de femmes et représentants des minorités ethniques d’ici à 2020, est dorénavant clair, estime le magazine Variety : « Les portes sont grandes ouvertes. » L’Académie avait été contrainte de réagir à la suite de la polémique « Oscars so white » sur le manque de diversité parmi les personnes et œuvres nommées pour la précieuse statuette.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-11"> ¤ Depuis le 20 juin, des pochoirs attribués à l’artiste britannique sont apparus sur les murs de la capitale française. Deux ont été vandalisés, et un autre volé.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-12"> ¤ Dans le cadre du Monde Festival, « Une affaire de famille », Palme d’or à Cannes, sera projetée en avant-première et en présence de Hirokazu Kore-eda au Gaumont Opéra, le vendredi 5 octobre, à 20 heures.
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                Hirokazu Kore-eda et sa Palme d’or en avant-première au Monde Festival


Dans le cadre du Monde Festival, « Une affaire de famille », Palme d’or à Cannes, sera projetée en avant-première et en présence de Hirokazu Kore-eda au Gaumont Opéra, le vendredi 5 octobre, à 20 heures.

Le Monde
                 |                 25.06.2018 à 18h49
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 20h37
                







Cinéma Gaumont Opéra
vendredi 05 octobre

Traduction simultanée







                


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Ouverture des réservations à la fin du mois d’août.

   



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                Cannes 2018 : la Palme d’or couronne Hirokazu Kore-eda et son « Affaire de famille »



Palme d’or 2018, le nouveau film de Hirokazu Kore-eda a été unanimement salué lors du dernier Festival de Cannes. On y retrouve la délicatesse et la mélancolie qui font l’originalité de ce maître du cinéma japonais contemporain.

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                Cannes 2018 : « Une affaire de famille », le jeu des apparences selon Hirokazu Kore-eda



La projection d’Une affaire de famille, vendredi 5 octobre à 20 heures au cinéma Gaumont Opéra, en ouverture du Monde Festival, sera suivie d’un débat en présence de Kore-eda.

Synopsis : au retour d’une nouvelle expédition de vol à l’étalage, Osamu et son fils recueillent dans la rue une petite fille qui semble livrée à elle-même. D’abord réticente à l’idée d’abriter l’enfant pour la nuit, la femme d’Osamu accepte de s’occuper d’elle lorsqu’elle comprend que ses parents la maltraitent. En dépit de leur pauvreté, survivant de petites rapines qui complètent leurs maigres salaires, les membres de cette famille semblent vivre heureux – jusqu’à ce qu’un incident révèle brutalement leurs plus terribles secrets…
Avec Franky Lily, Sakura Ando, Mayu Matsuoka, sortie en salle le 12 décembre 2018.
Ouverture des réservations à la fin du mois d’août.

Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival, qui se tiendra du vendredi 5 au dimanche 7 octobre 2018 à l’Opéra Bastille, au Palais Garnier, au théâtre des Bouffes du Nord et au cinéma Gaumont Opéra.
Un verbe qui résonne comme un appel pour ce rendez-vous de la rentrée désormais incontournable, porté par les journalistes du Monde, qui propose au public des rencontres rares, une quarantaine de débats d’actualité, des projections de films inédits, des spectacles.
Aimer, c’est prendre position, défendre, partager un projet, un coup de cœur, une passion. C’est aussi explorer le champ de l’intime, du désir, des liens personnels qui fondent nos sociétés.
Retrouvez la programmation du festival et achetez vos billets.
Retrouvez les moments forts et les vidéos des éditions précédentes.















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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-13"> ¤ Notre choix du soir. Un documentaire rappelle la trajectoire de l’actrice, son alcoolisme, ses frasques mais aussi son long séjour en Espagne franquiste (sur Arte à 22 h 50).
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

TV – « Ava Gardner, la Gitane d’Hollywood »

Notre choix du soir. Un documentaire rappelle la trajectoire de l’actrice, son alcoolisme, ses frasques mais aussi son long séjour en Espagne franquiste (sur Arte à 22 h 50).



Le Monde
 |    25.06.2018 à 17h45
    |

            Renaud Machart








                        


Documentaire sur Arte à 22 h 50



Ava Gardner (1922-1990), la fille des champs de Caroline du Nord, n’avait pas le ­talent dramatique d’une Bette ­Davis ou d’une Katharine Hepburn. Mais son visage et son corps sublimes avaient ce don mystérieux et irréfragable d’attirer la lumière et la caresse de la caméra.
Sa vie, que narre le documentaire de Sergio G. Mondelo, attira beaucoup l’attention du public et de la presse (d’autant qu’elle n’accordait pas d’entretiens à cette dernière), fascinés par la lente chute de cette icône qui se noya dans l’alcool et dans le tourbillon d’une vie sentimentale et sexuelle haute en couleur.

Une grande partie de l’intérêt de ce film tient dans son évocation assez fouillée du séjour de la « brune latine incendiaire » en ­Espagne, où elle s’installe en 1955, à la surprise générale, en plein régime franquiste. Elle y échappe certes aux paparazzis d’Hollywood, mais elle y reste surtout parce qu’elle est tombée amoureuse de Madrid – et du flamenco qu’elle aime tant – à l’occasion du tournage de Pandora (1951), ­d’Albert Lewin.
Le pays est verrouillé, mais les Etats-Unis protègent la dictature et un territoire qui est le principal importateur de films américains en Europe. Si aucun document n’atteste qu’Ava Gardner ait rencontré le général Franco, qui était cinéphile et se faisait projeter beaucoup de films, il est probable qu’elle l’ait croisé au cours de nombreuses soirées officielles.
Luxe et débauche
Si elle fut d’évidence protégée par le régime, rien n’échappait cependant aux services de sécurité espagnols, qui surveillèrent ses faits et gestes pendant son long séjour. Ils savaient qu’elle terminait ses nuits dans les bars de ­Madrid où elle n’hésitait pas à se comporter de manière outrageuse, comme le rapporte une historienne espagnole.
Celle-ci raconte aussi qu’on pouvait, il y a peu encore, rencontrer de vieux chauffeurs de taxi madrilènes qui avaient dû déposer chez elle ou à l’hôtel une Ava Gardner ivre morte, voire inconsciente, qui dira dans les souvenirs de ses virées éthyliques : « Si vous connaissiez le circuit, les nuits étaient sans fin… »
Par cynisme ou par égoïste légèreté, Ava Gardner ignorera les réalités sociales d’un pays où l’on crevait de faim tandis qu’elle ­vivait une vie de luxe et de débauche (dont la presse espagnole rendra compte, notamment au sujet de ses torrides liaisons avec des toreros…).

Ce documentaire ressemble, pour la partie images d’archives commentées, aux portraits par Frédéric Mitterrand de grandes figures du cinéma ou de l’histoire. Le destin mélancolique de la sublime Ava s’y prête on ne peut mieux. Les propos de la ­comédienne sont dits par la voix élégamment exténuée d’Anna Mouglalis.
Beaucoup de témoignages intéressants s’y ajoutent, dont ceux de l’essayiste et biographe Frédéric Martinez, auteur de Portraits d’idoles ­ (Perrin, 2015), et d’Antoine Sire, auteur de Hollywood, la Cité des Femmes : histoires des actrices de l’âge d’or d’Hollywood 1930-1955 (Actes Sud, 2016). Leurs analyses et formules sont bien trouvées et donnent du relief à un texte de commentaires en voix off qui n’évite pas les formules téléphonées (« Elle consomme, elle se consume ») mais rend cependant compte assez justement de la trajectoire de cette « Vénus des champs de tabac qui fait peur à force d’être belle », comme le dit si joliment Frédéric Martinez.
Ava Gardner, la Gitane d’Hollywood, de Sergio G. Mondelo (Fr, 2017, 52 minutes.)



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-14"> ¤ Depuis le 20 juin, des pochoirs apparus dans la capitale semblent être l’œuvre du street artiste britannique.
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Banksy prend Paris pour cible et comme terrain de jeu

Depuis le 20 juin, des pochoirs apparus dans la capitale semblent être l’œuvre du street artiste britannique.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 17h05
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 09h13
    |

            Emmanuelle Jardonnet








                        



Et de huit ! Le mystère reste entier sur l’ordre d’apparition à Paris de pochoirs attribués à Banksy, mais les yeux les plus affûtés de la capitale ont identifié, depuis vendredi 22 juin, une série de pochoirs qui semblent clairement porter la patte du street artiste britannique, figure de proue d’une pratique qu’il a contribué à populariser depuis une quinzaine d’années. Voici, sous forme de questions-réponses, ce que l’on sait sur ce qui ressemble à une nouvelle intervention-surprise du maître du pochoir contestataire.
Comment cette chasse au trésor visuelle, qui a fait le tour des réseaux sociaux ce week-end, Instagram en tête, a-t-elle commencé ?

    Bansky maybe @bansky_official #streetart #photooftheday #paris #art #bansky #urbanart #streetarteverywhere #streetartist #streetartaddicted Une publication partagée par @ xavrs78 le 22 Juin 2018 à 7 :08 PDT 

Le tout premier pochoir à avoir éveillé des soupçons est celui représentant une petite fille noire hissée sur une cagette en train de recouvrir une croix gammée taguée sur un mur de motifs décoratifs roses. Un tableau de Banksy datant de 2009 (intitulé Go Flock Yourself, il avait été présenté lors de son exposition au Musée de Bristol) montrait un jeune garçon en train de taguer ce même motif rose, version coulante du damas, type de tissage précieux aux formes florales originaire de… Syrie. Le parallèle avec l’actualité migratoire et le lieu de réalisation de cette fresque — la porte de la Chapelle, près de l’ancien centre de premier accueil des réfugiés, en bordure du périphérique — offre un faisceau de signes laissant supposer une intervention de Banksy. Indice supplémentaire : le pochoir est apparu dans la foulée de la journée mondiale des réfugiés, le 20 juin, l’un des sujets au cœur du travail de l’artiste engagé ces dernières années.
Quels sont les pochoirs qui ont depuis été attribués à Banksy ?

    Another bansky maybe @bansky_official #streetart #art #paris #urbanart #photooftheday #streetarteverywhere #streetartist #champagne #rat Une publication partagée par @ xavrs78 le 22 Juin 2018 à 11 :27 PDT 

Ils sont désormais au nombre de huit : quatre grandes pièces et quatre petites, plus discrètes. Deux des grands formats ressemblent à des allégories : l’une du capitalisme, l’autre des migrants morts en traversant les Alpes vers la France cet hiver. La première représente un homme en costume qui fait mine de proposer un os à un chien. Or, cet os semble être celui même de la patte manquante du canidé, tandis que l’homme cache dans son dos une scie, laissant supposer que son intention est d’amputer à nouveau l’animal. La deuxième composition, la plus sophistiquée de la série, détourne un portrait de Napoléon franchissant les Alpes vers l’Italie, par Jacques-Louis David (l’une des versions de ce tableau du XIXe siècle est visible au château de Versailles). A l’attitude conquérante du Français, dressé sur son cheval blanc, a été substituée une figure plus ambiguë : la cape-couverture rouge s’est rabattue sur la silhouette, qui semble inerte, et évoque un linceul écarlate. Enfin, une figure féminine recueillie est apparue sur une porte à l’arrière du Bataclan, hommage aux victimes du 13 novembre 2015.
Les petits formats sont des rats, devenus dans la culture urbaine les symboles des graffeurs. L’un fait référence aux 50 ans de Mai 1968 : la date a été taguée sur le mur, mais le 8 semble avoir été découpé pour être porté comme des oreilles de Mickey par un rongeur arborant le nœud rouge à pois blancs de Minnie, allusion ironique à EuroDisney. Deux autres rats décollent, assis chacun sur un bouchon de champagne, tandis que la bouteille est posée dans un seau à glace. Enfin, un dernier rat bandit, un bandana sur le nez, semble installer un détonateur sur un panneau.

    New bansky @banksy #bansky #art #paris #photooftheday #urbanart #streetarteverywhere merci @stefaub article à lire sur libé.fr Une publication partagée par @ xavrs78 le 25 Juin 2018 à 6 :58 PDT 

Est-on sûr qu’il s’agit d’œuvres de Banksy ?

    Bansky or not bansky @bansky_official #streetartaddicted #streetart #photooftheday #paris #streetart #bansky #art #streetarteverywhere Une publication partagée par @ xavrs78 le 23 Juin 2018 à 2 :11 PDT 

L’approche sérielle, le style, les couleurs, le calendrier, les thèmes, les personnages : tout y est. Banksy ne signant plus ses œuvres depuis longtemps, le fait que ces nouveaux pochoirs ne soient pas signés correspond également à son modus operandi. En revanche, aucune allusion à cette incursion parisienne n’a pour l’instant été faite sur son site, Banksy.co.uk, ni sur son compte Instagram. Mais l’artiste, qui gère avec brio sa communication, sait ménager ses effets. On peut imaginer qu’il laisse Paris et ses habitants identifier ses interventions et déchiffrer ses messages avant, éventuellement, de commenter l’opération. D’autant que la série n’est peut-être pas terminée.
Etait-il déjà intervenu en France ?

   


C’est une première dans les rues de Paris. Mais pas en France, puisque Banksy avait réalisé en une nuit quatre interventions à Calais en décembre 2015. Le plus emblématique : un portrait de Steve Jobs portant un baluchon sur l’épaule, venait rappeler aux abords de « la jungle » que le fondateur d’Apple, gloire américaine, était lui-même fils d’un émigré syrien. Et déjà une référence à la peinture classique française, avec un Radeau de la Méduse recouvert de migrants et ignoré par un ferry. Quelques semaines plus tard, c’est l’ambassade de France à Londres qui se voyait adresser, à travers une œuvre sur un mur voisin, une dénonciation de la politique migratoire française, avec une Cosette aveuglée par des gaz lacrymogènes sur fond de drapeau français en lambeaux.

        Lire le récit :
         

          De Lesbos à Calais, Ai Weiwei et Banksy œuvrent pour les migrants



Banksy est-il à Paris en personne ?

   


On sait que Banksy, roi du camouflage, prend le moins de risques possible dans ses déplacements pour ne pas se faire démasquer après avoir réussi à rester anonyme jusqu’à présent. Il est même fort probable que ce ne soit pas lui directement qui ait peint les fresques, pour ne pas courir le risque d’être arrêté, et donc identifié, par la police. Ses interventions supposées se sont produites au cours d’une Fashion Week historique à Paris, avec les premiers défilés de l’Américain Virgil Abloh chez Louis Vuitton et du Britannique Kim Jones chez Dior, qui ont drainé de très nombreuses stars américaines et britanniques (Rihanna, Kanye West, Kim Kardashian, Kate Moss, Victoria Beckham, Kid Cudi, Robert Pattinson…). Le bon moment pour se fondre dans la masse des visiteurs. D’autant qu’une autre figure de l’art urbain, le New-Yorkais KAWS, réalisait exceptionnellement le décor et des pièces pour le défilé Dior. D’où ces énigmatiques bouteilles de champagne, images de cette actualité des plus fortunés ?
Où trouver ces fresques ?

   


Deux des huit pochoirs identifiés étaient déjà en partie détruits lundi 25 juin : la petite fille de la porte de la Chapelle (18e) a été recouverte de peinture bleue, un des deux rats à califourchon sur un bouchon de champagne a été volé à même le mur (rue du Mont-Cenis, 18e). Restent Napoléon au 41, avenue de Flandre (19e), Mai 68 dans le Quartier latin, près de la Sorbonne (rue Maître-Albert, 5e) et le rat bandit sur un panneau de la rue Rambuteau (3e). Et la silhouette fantomatique du Bataclan, passage Saint-Pierre-Amelot, dans le 11e.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-15"> ¤ Grande figure de la revue de cinéma « Positif », citoyen engagé à gauche, Paul-Louis Thirard est décédé le 24 juin à l’âge de 85 ans.
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Paul-Louis Thirard, critique de cinéma et militant anticolonialiste, est mort

Grande figure de la revue de cinéma « Positif », citoyen engagé à gauche, Paul-Louis Thirard est décédé le 24 juin à l’âge de 85 ans.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 15h58
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 17h49
    |

                            Paulo A. Paranagua








                        



                                


                            
Pilier de la revue de cinéma Positif pendant un demi-siècle, fin connaisseur du polar, Paul-Louis Thirard, mort le 24 juin à Clichy (Hauts-de-Seine), à l’âge de 85 ans, était un militant engagé dans la lutte anticolonialiste et dans les combats de l’extrême gauche. Habité par une véritable passion pour l’Italie, il a contribué à faire connaître en France les films de maîtres comme Antonioni, Visconti ou Fellini, mais aussi la comédie italienne.
Paul-Louis Thirard était né le 30 octobre 1932 à Lyon, comme Bernard Chardère, le fondateur de Positif, revue née en 1952 qui s’est rapidement fait une réputation d’irrévérence, d’anticonformisme et d’antimilitarisme, en pleine guerre d’Algérie. Dans ce cocktail détonnant de la gauche antistalinienne, de surréalistes, d’anarchistes, de communistes peu orthodoxes et de socialistes en rupture de ban, la nouvelle recrue lyonnaise, présent dès le numéro 13 (1955), apporte une touche militante non dénuée d’esprit. Ainsi, il est l’auteur de deux canulars qui révèlent un mélange de pataphysique et d’humour d’Europe de l’Est : le réalisateur Maurice Burnan et le cinéma « dubrovien », qu’il a inventés de toutes pièces.
Tropisme italien
Plus sérieusement, il défend les films polonais d’Andrzej Wajda ou de Jerzy Kawalerowicz et suit de près ce qui se passe dans les pays socialistes. Avec Michèle Firk, qu’il accompagne à La Havane en 1963, il se fait l’écho des premiers pas du cinéma castriste. Catholique dans une revue qui pratique l’anticléricalisme comme sport de combat, il est sensible aux premières œuvres de Federico Fellini, où le spiritualisme prédomine encore sur l’éclosion des désirs. L’auteur d’Amarcord finira par être en tête des préférences des « positivistes » assagis.
Le tropisme italien de Thirard le porte vers la comédie populaire, héritière du néoréalisme d’après-guerre et de la commedia dell’arte, mais aussi vers les cinéastes qui expriment une modernité en constante...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-16"> ¤ Le photographe, qui n’avait cessé d’observer son pays avec passion et rage, notamment pendant l’apartheid, s’est éteint, lundi, à Johannesburg, à l’âge de 87 ans
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David Goldblatt, père de la photographie sud-africaine, est mort

Le photographe, qui n’avait cessé d’observer son pays avec passion et rage, notamment pendant l’apartheid, s’est éteint, lundi, à Johannesburg, à l’âge de 87 ans



Le Monde
 |    25.06.2018 à 15h23
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 14h14
    |

            Claire Guillot








                        



                                


                            

David Goldblatt avait l’Afrique du Sud dans la peau. Pendant près de soixante-dix ans, ce photographe à la peau tannée et aux yeux bleus perçants a photographié son pays avec passion et rage. Depuis l’injustice criante du régime d’apartheid, jusque dans les nouvelles contradictions d’une société post-coloniale. « Je suis un critique social autoproclamé et sans permis, résumait-il au Monde. L’Afrique du Sud coule dans mon sang. Elle me démange, m’irrite, m’inquiète. » Le « père de la photographie sud-africaine », comme on le surnommait, est mort, lundi 25 juin, à l’âge de 87 ans, à Johannesburg, sans avoir jamais reposé son appareil, laissant derrière lui une œuvre subtile et variée, où chaque image explore la complexité des relations humaines.
Né dans une ville minière d’une famille juive émigrée de Lituanie, David Goldblatt a très tôt conscience du racisme du régime de l’apartheid. « Le matin, je pouvais voir la police menotter des Noirs, les mettre en file indienne et leur faire traverser ainsi la ville, devant tout le monde, jusqu’au tribunal. L’humiliation était terrible. Les Blancs, eux, étaient emmenés en voiture. J’ai su très tôt que je vivais dans une société déchirée, totalement contradictoire dans ses idées sur la démocratie et la justice. » Ses débuts dans la photographie, territoire inexploré dans son pays, sont difficiles. Le jeune homme attendra la mort de son père, en 1963, pour larguer la boutique de vêtements familiale et se lancer. Il invente un style documentaire subtil, loin des images-chocs de la presse magazine.
« Je me suis très vite rendu compte que je n’étais pas intéressé par les événements eux-mêmes, mais par les conditions profondes qui y mènent. Je voulais photographier les valeurs de mon pays. »
Une approche non militante de l’apartheid
Son premier projet personnel est ainsi un livre consacré aux Afrikaners (Some Afrikaners photographed, 1975), ces descendants...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-17"> ¤ Deux initiatives récentes redonnent un élan au système des prêts d’œuvres d’art.
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Jouir d’une œuvre d’art sans la posséder

Deux initiatives récentes redonnent un élan au système des prêts d’œuvres d’art.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 12h45
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 06h32
    |

                            Roxana Azimi








                        



                                


                            

Vivre avec une œuvre originale chez soi sans la posséder. En jouir sans que cela pèse sur le porte-monnaie. Ce rêve est depuis longtemps devenu réalité grâce au réseau des artothèques municipales lancées dans les années 1970 en France. Deux initiatives récentes, montées par l’Ecole des beaux-arts de Nantes et le Centre national édition art image (CNEAI), à Pantin, redonnent un élan au système des prêts d’œuvres d’art.
La location s’adresse avant tout à ceux qui n’ont pas encore sauté le pas de l’achat. « Lorsqu’un collectionneur visite une exposition, il se pose cette question : “Avec quelle œuvre aimerais-je vivre ?”, indique Sylvie Boulanger, directrice du CNEAI. On a voulu transmettre cette disposition d’esprit à ceux qui ne peuvent acheter d’œuvres d’art ou qui n’y ont pas pensé. »
Aussi le centre d’art a-t-il lancé en septembre 2017 le programme Le Collectionneur. Moyennant une adhésion annuelle de 25 euros et 5 euros par location, particuliers et entreprises peuvent piocher dans un fonds de 800 œuvres. Plus qu’une simple location, il s’agit de monter une exposition chez soi, dans son appartement ou dans le hall de sa société.

Freins
Lorsque l’Ecole des beaux-arts de Nantes a hérité voilà trois ans de 500 œuvres de l’artothèque municipale qui venait de fermer ses portes, son directeur, Pierre-Jean Galdin, fut d’abord embarrassé. Avant de décider de relancer le système de location.
« Les prêts pratiqués par l’artothèque avaient baissé les dernières années, sans doute parce qu’elle n’avait pas réussi à toucher un autre public, remarque Pierre-Jean Galdin. Le public “cible” préfère acheter plutôt qu’emprunter. Les choses ont changé quand on a numérisé les œuvres qu’on peut désormais voir en ligne. »

En avril est née la formule Art Delivery, sur le modèle de Deliveroo, avec un coût de 60 euros par œuvre empruntée sur une durée de trois mois. Petit...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-18"> ¤ La 21e édition du rendez-vous culturel et musical marocain a tenu ses promesses de métissage et de création.
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Reportage

Au Festival d’Essaouira, la culture gnaoua plus vivante que jamais

La 21e édition du rendez-vous culturel et musical marocain a tenu ses promesses de métissage et de création.

Par                                            Emile Costard (Essaouira, Maroc, envoyé spécial)




LE MONDE
              datetime="2018-06-25T11:46:32+02:00"

        Le 25.06.2018 à 11h46






    
Le « maalem » Hamid El-Kasri au Festival gnaoua et musiques du monde, à Essaouira, le 21 juin 2018.
Crédits : Emile Costard


Jeudi 21 juin, à Essaouira. Sur la place Moulay-Hassan, l’une des plus belles esplanades de la ville marocaine, entre le port et l’entrée de la médina, des techniciens s’affairent sur la grande scène et terminent leurs derniers ajustements, sous les cris des goélands et l’œil curieux de chats maigrelets. Dans quelques heures débute la 21e édition du Festival gnaoua et musiques du monde, qui s’est tenu jusqu’au 23 juin, et les ruelles de cette petite cité fortifiée se remplissent peu à peu.
Harnachés d’un sac de randonnée surmonté d’une tente, Taha et Nizar, 18 ans, sont partis de Marrakech en stop, tôt le matin, pour venir fêter la fin de leurs études à Essaouira. « On vient de passer le bac et on a décidé de commencer nos vacances par le Festival gnaoua. La programmation musicale est super, tout est gratuit, mais on vient surtout pour l’ambiance, car ici tout le monde est ensemble », expliquent-ils.
Comme eux, des milliers de jeunes Marocains viennent assister chaque année à ce festival qui met à l’honneur la culture gnaoua. En 2017, pour les 20 ans de l’événement, près de 300 000 personnes étaient venues au rendez-vous.
Un patrimoine importé par les esclaves
Deux heures avant le concert d’ouverture, l’avenue Oqba-Ben-Nafia, artère centrale de la médina, se transforme en forteresse bordée de barrières métalliques. Sur les trottoirs et les terrasses des restaurants, la foule attend avec impatience la parade des confréries gnaoua. Les maalem, les chefs des différentes troupes, encadrés de leurs choristes et percussionnistes, défilent au rythme des tambours et des qraqeb (sorte de castagnettes en métal), sous les acclamations. Le festival peut commencer.



Longtemps marginalisés, cantonnés à leur rôle spirituel, les gnaoua se produisent désormais devant des dizaines de milliers de personnes. Mais si leur musique a acquis une reconnaissance internationale, leurs rituels aux vertus thérapeutiques restent au cœur de la tradition et se pratiquent encore à Essaouira, dans l’intimité des zaouïa, les confréries religieuses.
« Je me rappelle de cette époque où nous étions confinés dans des maisons pour les cérémonies. Avant, beaucoup de Marocains ne connaissaient pas les gnaoua. Ils nous voyaient comme des hommes de la rue. Le festival a montré notre musique au public marocain et au monde. Les maalem sont devenus des artistes reconnus, ils ont fait de leur musique un métier », explique Abdeslam Alikkane, maalem originaire d’Essaouira et directeur artistique du festival.
Difficile de retracer avec précision l’origine exacte de la culture gnaoua, mais ce patrimoine musical aurait été importé par les esclaves capturés au sud du Sahara. Un héritage que de nombreuses confréries revendiquent dans les paroles de leurs chants.

        Lire aussi :
         

                « La culture gnaoua est devenue le visage musical du Maroc »



Si cette année Hamid El-Kasri, 57 ans, une légende du genre, a ouvert les festivités sur la scène Moulay-Hassan pour un concert « fusion » avec le groupe américain Snarky Puppy, cette édition 2018 a été marquée par la présence d’une nouvelle génération de maalem, preuve que ce style musical se renouvelle et séduit les jeunes.
La popularité du festival vient en réalité du chemin emprunté par Neila Tazi, sa directrice, qui a su exploiter une voie ouverte par les stars du jazz et du rock des années 1970. Jimi Hendrix, Robert Plant (le chanteur de Led Zeppelin) ou encore Randy Weston sont venus à Essaouira se frotter aux musiciens locaux ; leurs expériences communes ont contribué à attirer les regards extérieurs vers la ville et sa culture.
La ville ne dort jamais
Le deuxième soir, la foule est encore plus dense. Vu depuis les terrasses qui surplombent la place Moulay-Hassan, le public forme une masse sombre et compacte qui ondule au rythme de la musique comme la surface d’un lac sous des rafales de vent. Les phénomènes de la soirée s’appellent Asmaa Hamzaoui et Fatoumata Diawara.
Originaire d’Essaouira, Asmaa Hamzaoui, l’une des rares femmes maalem, joue pour la première fois sur la grande scène du festival qui l’a révélée, devant des dizaines de milliers de spectateurs. La soirée connaît son apothéose lorsque, à 3 heures du matin, la Malienne Fatoumata Diawara la rejoint sur scène.
Pendant le festival, Essaouira ne dort jamais. La grande scène tire ses rideaux, mais dans les ruelles et dans certains riads, des groupes amateurs gardent la ville éveillée jusqu’à ce que les festivaliers s’en emparent de nouveau au petit jour. Des scènes plus intimistes proposent des concerts pour initiés et mélomanes avides de pénétrer plus en profondeur l’univers gnaoua. Cependant, le festival n’est pas que musical. Tous les jours, des tables rondes sont organisées en différents lieux.

        Lire aussi :
         

                Bataclan : le message de paix et de fraternité des Gnaouas du Maroc



« Nous avons rapidement pris conscience qu’il fallait aller au-delà d’un rendez-vous musical et œuvrer à la préservation du patrimoine gnaoua. Notre objectif est aussi de préserver et de perpétuer cette tradition orale », explique Neila Tazi, qui espère que l’art gnaoua sera inscrit en 2019 sur la liste du patrimoine oral et immatériel de l’humanité de l’Unesco.
Le festival, qui s’est clos samedi par un concert fusionnant les univers du jeune maalem Houssam Guinea, du saxophoniste Shabaka Hutchings, du batteur Karim Ziad et du guitariste Nguyen Le, aura incarné, cette année encore, cette capacité d’adaptation et d’ouverture à l’autre.


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-19"> ¤ La société de perception et de distribution des droits d’artistes-interprètes fait face à des conflits internes.
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La gestion de la société d’auteurs Spedidam contestée

La société de perception et de distribution des droits d’artistes-interprètes fait face à des conflits internes.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 11h19
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            Nicole Vulser








                        



                                


                            
Un vent de contestation souffle au sein de la Spedidam, la Société de perception et de distribution des droits de 36 000 artistes-interprètes. « Les conflits d’intérêt n’ont que trop duré à la direction de la Spedidam », écrivent dans un communiqué Philippe Gautier, secrétaire général du bureau exécutif de l’Union nationale des syndicats d’artistes musiciens CGT (SNAM-CGT) et Jean-Luc Bernard, secrétaire général du bureau du Syndicat national des musiciens Force ouvrière (SNM-FO).
Tous deux militent pour que Jean-Paul Bazin, un ancien président, reprenne les rênes de cet organisme de gestion de droits, lors de l’assemblée générale du 28 juin. Ils mettent en cause « le mélange des genres, l’opacité (…) et les emplois familiaux » mis en place par l’équipe dirigeante actuelle. Principal grief des deux syndicalistes, la Spedidam sert à financer, sans aucune transparence, les salaires de la fille du président, François Nowak.

En effet, 65 structures choisies par la société d’auteurs perçoivent d’importantes aides de la Spedidam, à condition d’être inscrites à une formation de l’association L’Action musicale. Cette dernière a reçu 265 000 euros de la Spedidam cette année. Or, MM. Gautier et Bernard soulignent qu’« une partie est affectée aux salaires que l’association verse à la fille du président de la Spedidam ».
Une autre partie sert à louer des locaux au Syndicat des artistes-interprètes et enseignants de la musique et de la danse de Paris Ile-de-France (Samup), dont François Nowak est secrétaire général et Guillaume Damerval, le gérant de la Spedidam, trésorier.
Accusation de conflits d’intérêts
Les opposants accusent surtout François Nowak de n’avoir pas indiqué, dans sa déclaration relative aux conflits d’intérêts, que sa fille est administratrice et salariée de L’Action musicale et qu’elle a été, en 2017, salariée de deux festivals, financés et labellisés par la Spedidam, dont M. Nowak est vice-président.
Le...




                        

                        


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Danse : dans les pas de Jerome Robbins

Le festival Les Etés de la danse rend hommage au chorégraphe américain pour les 100 ans de sa naissance.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 10h11
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                            Rosita Boisseau (New York)








                        



                                


                            

« Easy, baby ! » La formule tourne telle une ritournelle. Répétée comme un sésame par les danseurs du New York City Ballet (NYCB), elle donne un code d’accès à l’œuvre d’un illustre méconnu : le chorégraphe Jerome Robbins (1918-1998), père de West Side Story (1957), et créateur de soixante ballets bien plus confidentiels que le hit absolu de la comédie musicale. « Easy ! » On se croirait presque au milieu des Jets et des Sharks. Sauf qu’on est en train de parler de haute virtuosité avec le gratin des interprètes classiques new-yorkais. Autrement dit, « Vas-y mollo, n’en fais pas trop, relax… » Une cool attitude qui caresse dans le sens du poil les exploits techniques pour ne laisser infuser qu’une apparente facilité. L’essence de Robbins !

Jerome Robbins, dont on fête cette année le centième anniversaire de la naissance, était à l’affiche, du 3 au 20 mai, du Koch Theater, au Lincoln Center, avec vingt-deux ballets, par le New York City Ballet. Salles combles, ferveur des fans, youyous au plus chaud des soirées, le public new-yorkais est là. La fête continue à Paris où Robbins est en vedette pendant deux semaines, jusqu’au 7 juillet, aux Etés de la danse. Le festival met les petits chaussons dans les grands avec cinq troupes internationales. En tête, le NYCB, entouré du Joffrey Ballet, du Miami City Ballet, du Pacific Northwest Ballet des Etats-Unis, et du Perm Opera Ballet de Russie. Une première dans le cadre de cette manifestation estivale créée en 2005.
Jean-Pierre Frohlich, ancien assistant du chorégraphe : « Robbins est plus proche d’un homme de la Renaissance que d’un artiste typiquement américain »
Au total, cent cinquante danseurs sont distribués dans un répertoire Robbins de premier plan mais aussi des pièces signées William Forsythe ou Christopher Wheeldon. « Robbins est toujours très demandé, assure Jean-Pierre Frohlich, interprète et assistant...




                        

                        

