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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ L’équipe de France et le Danemark ont produit le premier 0-0 de la Coupe du monde 2018, au bout d’une rencontre sans intérêt pour les spectateurs comme pour Didier Deschamps.
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France-Danemark : le néant et une première place

L’équipe de France et le Danemark ont produit le premier 0-0 de la Coupe du monde 2018, au bout d’une rencontre sans intérêt pour les spectateurs comme pour Didier Deschamps.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 18h10
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 18h19
   





                        



   


A jamais les premiers, une fois de plus : le monde ne le réclamait pas, mais l’équipe de France a apporté à la Coupe du monde 2018 son premier 0-0, bien aidé par un Danemark solidement regroupé ce mardi 26 juin au stade Loujniki de Moscou.
Sans rythme et sans idée, la France est restée inoffensive et devra montrer davantage pour battre son prochain adversaire en huitièmes de finale. Elle le connaîtra ce soir et il s’agira du deuxième du groupe D, soit probablement l’Argentine, le Nigeria ou l’Islande. Les Bleus se présenteront avec très peu de certitudes à l’issue de ce premier tour : ses joueurs n’ont marqué qu’un but dans le jeu (Mbappé contre le Pérou, après un penalty et un but contre son camp face à l’Australie) et sa défense n’a pas eu à souffrir de sérieuses offensives adverses.
Il faudrait faire long sur ce France-Danemark qu’on ne le pourrait pas : que dire de cette rencontre entre une équipe de France bis, où six remplaçants de la victoire contre le Pérou (1-0) étaient alignés au coup d’envoi, et une sélection extrêmement regroupée, venue à Moscou défendre le point du match nul ?

3 - Matches avec le moins de tirs en Coupe du Monde 2018 :

🇩🇰Danemark v France 🇫🇷15
🇦🇺Australie v Pérou 🇵🇪18
— OptaJean (@OptaJean)


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Un seul tir cadré côté français
L’attente n’était, certes, pas immense autour de ce troisième match de poule. La France était déjà qualifiée et sûre d’être première du groupe en cas de match nul. Le Danemark, lui, a rapidement été rassuré sur son avenir : l’ouverture du score du Pérou contre l’Australie, à la 18e minute, garantissait presque aux Danois de passer en huitièmes de finale. La victoire finale 2-0 des Péruviens enverra le Danemark face au vainqueur du groupe D, très probablement la Croatie.

   


Les Bleus ont attaqué dans le désordre les deux lignes danoises, qui coulissaient parfaitement sur la largeur et étaient peu dérangées par les appels de balle des attaquants français. La France s’est contentée d’un seul tir cadré, à la 82e minute par Nabil Fekir, entré en jeu et plus juste techniquement que son prédécesseur Antoine Griezmann, décidément pas dans son Mondial.

#CM2018 #FRADAN #DENFRA 82e, 0-0 
🇨🇵 ACTION FRANCAISE 
👌 FEKIR, ENCORE LUI 

— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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Parmi les remplaçants titularisés, Ousmane Dembele et Thomas Lemar n’ont pas, loin s’en faut, instillé le doute dans l’esprit de Didier Deschamps. Steven N’Zonzi, pas vraiment mis sous pression, a été propre aux côtés de N’Golo Kanté. Djibril Sidibé n’a pas été saignant sur son côté droit et Presnel Kimpembe a assuré ses rares interventions, faisant parler son physique de colosse.
« Il n’y avait pas de risque à prendre non plus », s’est justifié Didier Deschamps au sujet de la dernière demi-heure soporifique. « Les Danois ont fait ce qu’il fallait en mettant beaucoup plus de densité et de gabarit par rapport au dernier match pour prendre ce point », a observé le sélectionneur sur TF1.
« Depuis le deuxième match, c’est mieux. Aujourd’hui, j’ai fait beaucoup de changements, ça nuit un peu à la cohésion d’équipe, mais c’est bien que tous les joueurs se sentent concernés. »
A la fin du match, le stade Loujniki a sifflé et pas grand monde sur la pelouse n’avait le sourire.

#CM2018 #FRADAN #DENFRA 
— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Les quatre équipes peuvent encore se qualifier. Les Argentins, qui figuraient parmi les favoris de la compétition, doivent absolument l’emporter pour rester dans la course.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Journaliste d’investigation spécialisé dans les affaires de dopage, Hajo Seppelt a renoncé à se rendre au Mondial en Russie, où des menaces pèsent sur lui. Il risque d’y être arrêté en raison de ses enquêtes.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤                
                                    

Menacé en Russie, un journaliste allemand renonce au Mondial 2018


                      Journaliste d’investigation spécialisé dans les affaires de dopage, Hajo Seppelt a renoncé à se rendre au Mondial en Russie, où des menaces pèsent sur lui. Il risque d’y être arrêté en raison de ses enquêtes.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 14h44
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








   


La nouvelle a été annoncée dans le journal de deuxième partie de soirée de la chaîne allemande ARD et, dans les minutes qui ont suivi, elle faisait déjà la « une » de plusieurs sites d’information. « Seppelt renonce à aller en Russie pour la Coupe du monde ». Dit comme ça, cela peut paraître un peu elliptique, mais c’est à ce genre de détail qu’on comprend que l’on a affaire à une célébrité : le seul nom suffit, pas besoin du prénom ni même de la qualité de la personne, puisque tout le monde est censé savoir de qui on parle.
Mais qui est donc Hajo Seppelt, pour avoir eu droit à un tel honneur ? Qu’a-t-il fait pour justifier qu’au soir du 13 juin les médias du pays s’empressent d’annoncer qu’il resterait en Allemagne au moment où tous ses collègues journalistes spécialisés dans le football seraient, eux, aux quatre coins de la Russie, pour suivre les prouesses des joueurs ? Eh bien, justement, Hajo Seppelt n’est pas un journaliste comme les autres. Ce qui l’intéresse dans le football, et dans le sport en général, ce sont moins les dehors lumineux que les dessous crapoteux. Plutôt que de regarder des joueurs courir derrière un ballon, il préfère se demander si ce qui les rend si performant n’est pas à chercher dans des flacons. Bref, on l’aura compris, notre homme a une fâcheuse tendance à enquêter sur les affaires de dopage, notamment en Russie, et c’est cette curiosité très mal placée qu’il paie aujourd’hui.
Empêcheur de se doper en rond
En mai, déjà, Moscou avait menacé de l’interdire d’entrée sur le territoire. A l’époque, Angela Merkel était intervenue en personne, son porte-parole s’était étonné que la Russie « enfreigne de façon aussi manifeste la liberté de la presse aux yeux du monde entier », et tout était rentré dans l’ordre : grâce à la chancelière, Hajo Seppelt avait finalement eu son visa. Et puis, les choses se sont gâtées.
Quelques jours avant le coup d’envoi du Mondial, le ministre allemand des affaires étrangères, Heiko Maas, lui a fait part d’un rapport du Bundeskriminalamt, l’Office fédéral de police criminelle, l’informant des risques qu’il courait en se rendant en Russie, notamment celui de se voir arrêté pour être traduit devant la justice – en qualité de témoin ou d’accusé – en raison de ses enquêtes. « Après cette discussion, j’ai décidé, en accord avec l’ARD, la chaîne pour laquelle je travaille, de ne pas aller en Russie. C’est une décision que j’ai mûrement réfléchie, à laquelle je me suis finalement résolu », explique-t-il.

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A 55 ans, cela fait en réalité une vingtaine d’années que ce fils de l’ancien président de la fédération d’échecs de Berlin s’intéresse à la question du dopage. Elevé à l’ouest du Mur, il a commencé par regarder ce qui se passait de l’autre côté du rideau de fer : réalisé quelques années après la réunification du pays, son premier documentaire raconte la façon dont le dopage a littéralement façonné le monde de la natation à l’époque de la RDA. Depuis, Hajo Seppelt a enchaîné les films, les reportages et les livres, enquêtant sur différents sports, avec une prédilection pour l’athlétisme et le cyclisme, en Allemagne, d’abord, mais aussi sur d’autres continents, en Chine et au Kenya notamment. Empêcheur de se doper en rond, Hajo Seppelt n’a pas toujours eu – c’est le moins qu’on puisse dire – des rapports faciles avec ses employeurs. En 2006, il a ainsi été viré de l’ARD, où il commentait les compétitions de natation, après la publication d’un e-mail privé dans lequel il critiquait la frilosité de la chaîne sur le dopage.
Exfiltré de la rédaction, Seppelt a créé sa structure de production, l’ARD a monté sa propre cellule d’investigation sur le dopage et, après une période compliquée, le journaliste, considéré comme indispensable, s’est remis à travailler pour la chaîne tout en conservant son indépendance.
« On est au début d’une prise de conscience collective. C’est long, c’est difficile, mais je suis convaincu qu’on est à un tournant. » Hajo Seppelt
Au fil du temps, l’enquêteur est aussi devenu lanceur d’alerte, à la tête de SportsLeaks, une plate-forme lancée en 2016 avec plusieurs confrères européens pour recueillir des témoignages sur la corruption et le dopage dans le monde du sport. Avec la Russie, les ennuis ont commencé en 2014, à l’occasion d’un documentaire au titre assez cash : Geheimsache Doping. Wie Russland seine Sieger macht (« le secret du dopage : comment la Russie crée des champions »).
Un autre, Russlands Fußball-Freunde (« les amis du foot russe »), diffusé ce printemps, s’intéresse en particulier à Grigori Rodtchenkov, l’ancien directeur du laboratoire antidopage de Moscou. L’homme avait notamment dénoncé le système de dopage mis en place lors des JO de Sotchi, en 2014. Réfugié aux Etats-Unis, il est visé par un mandat d’arrêt international, lancé contre lui par un tribunal moscovite à l’automne 2017.

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Même s’il ne le formule pas en ces termes, Hajo Seppelt ne paraît pas mécontent, finalement, du coup d’éclat médiatique qu’a représenté sa décision de boycotter la Coupe du monde. Car, au fond, plus on parle des tentatives des Etats ou des fédérations pour étouffer les affaires de dopage, plus les choses ont une chance de changer. « On est au début d’une prise de conscience collective. C’est long, c’est difficile, mais je suis convaincu qu’on est à un tournant. » Ses récents déboires, en tout cas, ne semblent pas avoir émoussé sa détermination. Au contraire. « La Russie, comme d’autres pays, peut vouloir nous gêner, essayer de nous mettre tous les bâtons qu’elle veut dans les roues, mais il y a une chose qu’elle ne peut pas faire : nous empêcher de travailler. »

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Les Français, qui n’ont pu venir à bout des Danois (0-0), terminent premiers du groupe C de la Coupe du monde 2018.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Lors de Portugal-Iran et Espagne-Maroc, le recours à la VAR a provoqué des situations chaotiques. Qu’en sera-t-il dans les matches à élimination directe ?
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Pour la deuxième fois depuis 1979, les Iraniennes ont pu assister au stade Azadi de Téhéran à la retransmission d’un match de football. Le but de l’Iran face au Portugal a suscité des scènes de liesse dans la capitale.
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Coupe du monde 2018 : à Téhéran, les femmes ont vibré derrière la Team Melli

Pour la deuxième fois depuis 1979, les Iraniennes ont pu assister au stade Azadi de Téhéran à la retransmission d’un match de football. Le but de l’Iran face au Portugal a suscité des scènes de liesse dans la capitale.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 10h56
    |

            Ghazal Golshiri (Téhéran, correspondance)








                        



   


Rarement élimination aura été autant fêtée. Un concert de klaxons est monté dans la nuit de Téhéran, lundi 25 juin, après le match nul de l’Iran contre le Portugal (1-1) auquel des milliers d’Iraniens ont assisté sur écran géant au stade Azadi. Pour la deuxième fois depuis la révolution de 1979 et l’établissement de la République islamique d’Iran, cette foule était mixte. La première avait eu lieu quatre jours plus tôt, pour le match face à l’Espagne.

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Peu importe si la Team Melli a dit au revoir à son rêve de huitième de finale, hommes et femmes ont chanté et dansé sur les mélodies festives s’échappant des fenêtres des voitures, comme après la victoire sur le Maroc (1-0) en ouverture de la compétition.
Dans l’immense stade Azadi, enceinte de 100 000 places située dans l’ouest de Téhéran, les femmes n’ont pas boudé l’autorisation qui leur était faite d’entrer, pour beaucoup accompagnées d’hommes. « Je ne connaissais même pas cette partie de Téhéran, assure Ava, 21 ans, qui fait la queue pour acheter son billet. Je n’en reviens toujours pas d’être là. » Venue au match avec son père et sa sœur, elle a fait peindre le drapeau iranien sur ses joues.
« Les portes doivent rester ouvertes »
Les sifflets retentissent avant même l’entrée au stade. A l’intérieur, les hommes expliquent les rudiments du supportérisme aux femmes, qui rejoignent la ola, s’agacent de ceux qui ne veulent pas lâcher leur sifflet pendant le match et se lèvent à chaque offensive. Chaque apparition à l’écran du sélectionneur de la Team Melli, le Portugais Carlos Queiroz, met la foule en émoi : c’est lui qui a fait de l’Iran une équipe à même de tenir tête aux champions d’Europe. 
« Disons que je trouve que les femmes sont un peu trop excitées, dit Nima, 20 ans, qui jette un regard entendu à sa copine Kimia. Mais je les comprends en même temps. C’est très bien qu’elles puissent voir le match au stade. » Kimia, étudiante en anglais, a plusieurs fois failli se grimer en garçon pour passer les contrôles et venir voir un match : « Mais j’avais peur d’être arrêtée. Finalement, j’y ai renoncé. Il y avait trop de risques. »
Les femmes pourront-elles continuer à aller au stade, pour voir des footballeurs sans écran interposé ? Sahar, 21 ans, venue à Azadi avec sa mère, veut y croire : « Il n’y a plus de “il ne faut pas”, dit-elle. Les portes doivent rester ouvertes. » En Russie, les réalisateurs des matchs ont montré de nombreuses images de supportrices iraniennes en tribunes.
Beaucoup de quotidiens iraniens ont repoussé leur bouclage après minuit afin de saluer dans leurs pages la nouvelle performance de la sélection, quelle que soit leur tendance politique. « La tête haute », a titré le quotidien réformateur Etemaad tandis que le conservateur Vatan-é Emrooz met en avant « l’épopée et le regret ».

   


Ces scènes de célébration collective, si rares en Iran, surviennent alors que des manifestants ont occupé lundi le centre de Téhéran et que les commerçants du grand bazar de la capitale ont fermé leurs boutiques, tous protestant contre la dépréciation drastique de la monnaie iranienne. En cinq mois, le rial a perdu 50 % de sa valeur contre le dollar, suscitant une vraie inquiétude chez les Iraniens qui y voient une guerre économique lancée par les Etats-Unis contre leur pays, mais aussi l’inefficacité du gouvernement à gérer la situation.
« Un nul qui compte comme une victoire »
« Parmi tant d’angoisses pour l’avenir de l’Iran, notre peuple a pu oublier, pendant quatre-vingt-dix minutes, tous les problèmes, note le quotidien Ghanoon. Le match s’est achevé sur un nul mais pour les Iraniens, il constitue une victoire. »
D’autant plus au vu des conditions délicates de préparations des Iraniens, dont l’équipementier, le groupe américain Nike, a refusé au dernier moment de fournir des chaussures. En cause : le renforcement des sanctions américaines vis-à-vis de Téhéran, à la suite du retrait unilatéral de Washington, en mai, de l’accord sur le nucléaire iranien signé en 2015.
La décision de Nike a suscité une profonde indignation chez les Iraniens, dont certains demandent le boycottage de la marque. Les sanctions « posent problème lorsque nous voulons réserver des chambres d’hôtel, des billets d’avion, acheter des équipements ou organiser des matchs de préparation », a dénoncé Carlos Queiroz lors d’un entretien accordé à la chaîne BBC Persian, diffusée en persan depuis Londres.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Le prix du meilleur joueur est revenu sans surprise à James Harden des Houston Rockets, lundi soir à Los Angeles.
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NBA : le basketteur Français Rudy Gobert élu meilleur défenseur de la saison

Le prix du meilleur joueur est revenu sans surprise à James Harden des Houston Rockets, lundi soir à Los Angeles.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 10h28
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 14h01
   





                        


Il avait mis pour l’occasion sa plus belle veste rose et il représentait ainsi une certaine idée de l’élégance à la française. Le pivot Rudy Gobert a été élu meilleur défenseur de la ligue lundi 25 juin au soir lors de la cérémonie de remise des prix de la NBA. Un beau cadeau d’anniversaire pour le joueur des Utah Jazz qui fête mardi ses 26 ans.
L’ancien joueur de Cholet a été élu malgré une longue absence pour blessure en décembre et janvier. Il avait terminé en 2017 à la 2e place de cette consultation réalisée auprès de journalistes spécialisés avant le début des playoffs, derrière Draymond Green (Golden State). Troisième meilleur contreur du Championnat (2,3 par match), le Français a fini la saison régulière avec 13,5 points, 10,7 rebonds et 1,4 passe décisive par match.

Selon la NBA, le rendement offensif des adversaires d’Utah baisse de 10 % en moyenne quand Gobert est sur le terrain. Les Utah Jazz ont toutefois été éliminés au 2e tour des playoffs par Houston (4-1). Joakim Noah est le seul autre Français à avoir été élu meilleur défenseur NBA, en 2014.
Comme attendu, la star de Houston, James Harden a été désigné meilleur joueur (MVP) de la saison régulière pendant laquelle il a été brillant. Harden a connu des playoffs plus décevants avec l’élimination de ses Rockets en finale de conférence Ouest par le futur champion Golden State. LeBron James (Cleveland) et Anthony Davis (La Nouvelle-Orléans) étaient les deux autres finalistes pour ce prix convoité.
Malgré un troisième titre décroché en quatre ans, Golden State a été largement ignoré lors de la cérémonie de remise des prix de la saison, qui se déroulait lundi soir à Los Angeles. Le débutant de Philadelphie Ben Simmons a, lui, été élu meilleur rookie, devant Donovan Mitchell (Utah) et Jayson Tatum (Boston).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Encore bousculée par le Maroc, la Roja termine miraculeusement première de son groupe mais n’est « pas sur le bon chemin », a admis son sélectionneur, Fernando Hierro.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’Espagne s’en remet à la « chance du champion »

Encore bousculée par le Maroc, la Roja termine miraculeusement première de son groupe mais n’est « pas sur le bon chemin », a admis son sélectionneur, Fernando Hierro.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 10h27
    |

            Adrien Pécout (Kaliningrad, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Pour détendre l’atmosphère, Sergio Ramos avait parlé de « funérailles ». C’était le 14 juin, à la veille du premier match de l’Espagne dans le Mondial et au lendemain d’un changement de sélectionneur inattendu. Sur le ton de la plaisanterie, le capitaine de la Roja avait reproché aux journalistes de rendre la conférence de presse aussi lugubre qu’une cérémonie mortuaire.
Même pour les agnostiques, l’ambiance se prête plutôt aujourd’hui à un climat de résurrection. « Peut-on considérer qu’on a la chance d’un champion ? », ose à présent un journaliste ibérique, tout ce qu’il y a de plus sérieux. Joli sujet dans cette enclave de Kaliningrad si propice à la philosophie et aux digressions sur la bonne fortune d’une équipe de football – quoique Kant, qui y a vécu quand la ville s’appelait encore Königsberg, ait toujours évité le sujet.
Un style de jeu précis et éprouvé
Lundi 25 juin, cette Roja cahin-caha y a achevé son premier tour sur un match nul (2-2) face au Maroc. De façon un peu miraculeuse, grâce à son égalisation dans les arrêts de jeu conjuguée à celle de l’Iran, au même moment, face au Portugal (1-1), elle a fini première du groupe B devant son voisin. La voilà qualifiée pour un huitième de finale, dimanche 1er juillet, contre la Russie, à Moscou. « Malgré toutes les difficultés, on est quand même premiers du groupe », se réjouit Fernando Hierro, sélectionneur de rechange.

« On ne peut pas changer en deux jours ce qui a été construit en deux ans »
Ce « toutes » recouvre un événement : le licenciement de Julen Lopetegui, le 13 juin, pour avoir négocié dans son coin un futur contrat avec le Real Madrid. Depuis, l’ancien directeur sportif de la « fédé » espagnole (2007-2011) assume les affaires courantes : « On ne peut pas changer en deux jours ce qui a été construit en deux ans. » Surtout si ces deux ans coïncident avec une invincibilité de vingt rencontres et le perfectionnement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ A peine remis d’une longue blessure, le capitaine de la Nationalmannschaft est décisif depuis le début de la compétition.
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édition abonné


Retour gagnant pour le gardien allemand Manuel Neuer

A peine remis d’une longue blessure, le capitaine de la Nationalmannschaft est décisif depuis le début de la compétition.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 09h59
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 12h03
    |

            Anthony Hernandez (envoyé spécial à Moscou)








                        



                                


                            

Au plus fort de la tempête russe, la Nationalmannschaft a pu compter sur son capitaine. Si c’est Toni Kroos qui a inscrit le but libérateur face à la Suède, samedi 23 juin, dans les arrêts de jeu, c’est en grande partie à leur gardien Manuel Neuer, 32 ans, que les champions du monde allemands doivent d’avoir encore les cartes en mains avant d’affronter la Corée du Sud, mercredi.

Blessé pendant neuf mois cette saison, il a parfaitement assuré son rôle de leader. Sur le terrain, grâce à des parades dont il a le secret, par exemple sur une tête suédoise ou un sur face-à-face où son immense envergure impressionne, mais également en dehors du terrain où son autorité naturelle, sans excès, rassure ses coéquipiers.
Mardi dernier, quelques jours après avoir chuté en ouverture à la surprise générale contre le Mexique (1-0), le grand gardien du Bayern Munich a été l’un des moteurs de la réunion de crise à l’initiative des joueurs allemands. « Durant cette réunion, nous nous sommes dit notre avis franchement. Nous n’avons pas mâché nos mots. Ça nous a libérés. Cela fait du bien d’avoir un échange ouvert et de donner son point de vue », a-t-il retranscrit, en conférence de presse, devant un parterre de journalistes avides de connaître l’état d’esprit des champions malmenés.
« Comme un joueur de champ complémentaire »
De retour de son absence prolongée, le dernier rempart allemand n’a en rien modifié son style si particulier. Alors que le poste de libero était tombé depuis longtemps aux oubliettes du football, Neuer l’endossait pour révolutionner le rôle de gardien à la fin des années 2000. « Il a donné une autre dimension et de nouveaux critères aux gardiens. Il est comme un joueur de champ complémentaire, un libero, capable de ressortir le ballon proprement face au pressing adverse », explique le Français Valérien Ismaël, champion d’Allemagne avec le Werder Brême (2004) et le Bayern Munich (2006).
Il y a...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Isolée sur le terrain et instrumentalisée politiquement, la vedette égyptienne a vécu un Mondial éprouvant et quitté la compétition lundi sur une troisième défaite.
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Coupe du monde 2018 : le cauchemar russe de Mohamed Salah

Isolée sur le terrain et instrumentalisée politiquement, la vedette égyptienne a vécu un Mondial éprouvant et quitté la compétition lundi sur une troisième défaite.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 09h34
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 11h27
    |

            Benoît Vitkine et 
Anthony Hernandez (envoyés spéciaux en Russie)








                        



   


La farce est terminée. Attendu comme l’un des grandes attractions de la Coupe du monde, l’attaquant de l’Egypte Mohamed Salah, transformé en bête de foire au service de la propagande du dictateur tchétchène Ramzan Kadyrov, a quitté la compétition lundi 25 juin sur une troisième défaite.
Au lieu d’être extraordinaires, ses aventures russes se sont transformées en tragicomédie, à peine adoucie par un splendide but lors de la défaite égyptienne face à l’Arabie saoudite (1-2). Son deuxième après un penalty transformé lors du revers face à la Russie (1-3).
A quoi pensait l’attaquant de Liverpool, visage enfoui dans son maillot, juste après le deuxième but saoudien, concédé dans les arrêts de jeu ? Déjà, son absence de célébration après sa frappe victorieuse en disait long sur le climat entourant la nouvelle icône sportive du monde arabe.
Voulait-il réellement jouer ce match ? A une heure du coup d’envoi, le joueur ne figurait pas sur une première composition d’équipe tweetée par sa propre fédération. Erreur de manipulation ou retournement de situation, Salah était finalement bien présent sur la feuille de match diffusée quelques minutes plus tard. Une absence aurait constitué l’application immédiate de menaces émises discrètement par son clan dans les vingt-quatre dernières heures.
Dimanche, plusieurs médias, dont CNN ou l’agence Associated Press, citant des sources anonymes, assuraient que Salah avait l’intention de quitter la sélection après le Mondial. Le conditionnel est de rigueur, mais le fait que des proches du joueur aient évoqué, même anonymement, une telle éventualité, est significatif. Selon ces sources, Salah reprocherait à sa fédération le choix, étrange, de situer à Grozny son camp de base et de ne pas avoir su l’y protéger.

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Les démentis peu enthousiastes d’un porte-parole de la Fédération égyptienne n’ont pas suffi pas à dissiper le malaise. Il s’est contenté de renvoyer au compte Twitter de la star, qui assurait, le 20 juin, de l’absence du moindre désaccord dans le camp égyptien.
La Fédération égyptienne ne s’étant jamais réellement étendue sur ce choix, ce sont les autorités tchétchènes qui avaient expliqué que les Pharaons souhaitaient un camp de base « calme », dans une ville où règne une « sobriété » toute islamique.
C’était sans compter sur un hôte très envahissant, le très autoritaire président de la petite république russe, Ramzan Kadyrov, connu pour sa politique ultrarépressive en matière de droits de l’homme. Celui-ci, avide de reconnaissance internationale, particulièrement dans le monde arabe, et toujours en quête d’invités de marque avec qui s’afficher, a utilisé au maximum la présence des Egyptiens. Avec une prédilection très nette pour sa star.

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On a vu l’éternel sourire de Salah disparaître au fil des événements organisés en son honneur. Il y eut d’abord le 10 juin cette sortie dans le stade de Grozny – l’Akhmat-Arena, nommée en l’honneur du père du dictateur –, pour laquelle il avait été sorti de son lit et exhibé devant des milliers de spectateurs, main dans la main avec Kadyrov. Il y eut ensuite l’énorme gâteau d’anniversaire de 100 kilos, orné d’un soulier d’or, offert au joueur… juste après la défaite contre l’Uruguay (1-0).
Il y eut, enfin et surtout, l’étrange banquet offert en l’honneur de l’équipe égyptienne déjà éliminée, le 22 juin, au cours duquel seul l’attaquant de Liverpool, exposé comme un animal de cirque, était admis à la table d’honneur au côté de Kadyrov, le reste de l’équipe étant relégué dans un coin. Le président tchétchène y avait fait Mohamed Salah « citoyen d’honneur » de la Tchétchénie, une distinction que le joueur a semblé recevoir en se pinçant le nez.
On ignore les positionnements politiques du joueur, et c’est là l’une des raisons pour lesquelles son statut d’icône est reconnu si largement dans le monde arabe. Mais Salah ou son entourage semble avoir été sensible aux critiques venues du monde entier sur ses mésaventures tchétchènes. La presse égyptienne a fait état de discussions sur le sujet entre le joueur et sa fédération.
Ce désaccord s’ajoute à un autre épisode, plus trivial, survenu en avril, lorsque Salah avait contesté l’utilisation de son image sur l’avion de la sélection, à l’initiative du sponsor de la fédération – un concurrent de son partenaire personnel. Il avait obtenu gain de cause et son portrait géant avait été effacé.
Dans la moiteur de Volgograd, lundi soir, les supporteurs égyptiens refusaient de croire à un départ du joueur, mais, surtout, semblaient lui donner raison contre ses dirigeants. « Ils n’ont pas été professionnels, tranchait Mohamed, venu d’Alexandrie. Salah pense, à raison, qu’il n’a pas été protégé. De sérieuses discussions vont avoir lieu pour que ça ne se reproduise plus. » Ahmed, un autre Alexandrin, voulait croire toutefois qu’il ne « mettrait pas ses menaces à exécution : l’entourage de Salah fait courir ces bruits pour mettre la pression à la fédération en prenant les médias à témoin ».
Quant au joueur, que dit-il ? Son titre d’homme du match, décerné étrangement lundi soir, promettait de le voir enfin s’exprimer et mettre sa situation au clair. Las, le buteur a contourné ce dernier cadeau empoisonné de la FIFA en brillant par son absence lors de la conférence de presse normalement assurée par le meilleur joueur de la rencontre.
« Je ne sais pas pourquoi il n’est pas là. Je ne peux pas répondre », a commenté le sélectionneur Hector Cuper, avant de jouer les pompiers de service : « Je ne pense pas que les rumeurs soient vraies. Il apprécie vraiment d’avoir l’opportunité de jouer pour la sélection nationale. » Au micro de la chaîne de la FIFA, impossible, elle, à dribbler, Salah s’est contenté de demander pardon à ses supporteurs : « Je sais que c’est aussi difficile pour vous que pour nous. Je vous présente de tout mon cœur mes excuses. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ « Roulette russe », épisode 13. Aujourd’hui, Eddy Fleck rappelle qu’il est absurde de soupçonner la Russie de dopage, puisque cela n’existe pas. Retrouvez aussi le programme du jour.
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Coupe du monde 2018 : pourquoi le dopage n’existe pas dans le football

« Roulette russe », épisode 13. Aujourd’hui, Eddy Fleck rappelle qu’il est absurde de soupçonner la Russie de dopage, puisque cela n’existe pas. Retrouvez aussi le programme du jour.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 09h25
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 09h41
   





                        


Chaque jour durant la Coupe du monde, Eddy Fleck et Maxime Mianat analysent la compétition à leur façon. Attention : cette chronique peut contenir du second degré.

   


Il a suffi de deux victoires convaincantes de la Russie pour voir les observateurs crier au scandale et soupçonner de triche ce magnifique pays. Alors, oui, un système de dopage d’Etat et d’échange des échantillons d’urine aurait été organisé lors des Jeux olympiques 2014 à Sotchi. Oui, Igor Akinfeev, le gardien russe, a parcouru l’équivalent de Dunkerque-Bogota aller-retour lors de cette Coupe du monde. Oui, l’urine de certains joueurs aurait la même couleur que Tinky Winky. Et alors ? Personne n’a pensé au goût de l’effort, au sentiment de fierté de ces footballeurs qui jouent pour leur pays et nous donnent ce qu’ils ont de plus fort le temps d’une compétition, avec une touchante sincérité ?
Le dopage dans le football est un mythe. Certes, il existe dans les autres sports, des sports avec des individus qui n’ont ni l’intelligence ni les moyens de dissimuler sa pratique. On ne va quand même pas les plaindre. Sur le rectangle vert, seul le talent compte. On ne devient pas un joueur de qualité en avalant des comprimés de Doliprane, sinon Michel Cymes aurait été notre attaquant titulaire en équipe de France. Il y a bien eu quelques doutes sur certains joueurs mais tous les tests se sont révélés négatifs après la destruction des échantillons.
Je ne vois que de la jalousie dans ces soupçons. Demander à des footballeurs professionnels de se lever à 6 heures du matin pour un contrôle est un moyen de les déstabiliser. Ne pensez-vous pas à leur sommeil ni aux droits télévisés ?
Hier, la Russie s’est inclinée face à l’Uruguay, chassant tous les doutes nés ces derniers jours. J’espère que les médias auront le courage de faire leur mea culpa. Si la sélection russe va loin dans cette compétition, il faudra les féliciter d’avoir su doser avec efficacité. Je parle de leurs efforts.
Eddy Fleck

Coupe du monde : le programme du mardi 26 juin
Les matchs à suivre en direct sur LeMonde.fr :
France-Danemark et Australie-Pérou (16 heures)
Nigeria-Argentine et Croatie-Islande (20 heures)
A lire sur le web
Gazette du Mondial : VAR, sexisme et Eurovision
La roulette russe : pourquoi le dopage n’existe pas dans le football
On refait France 98 : Bernard Lama, le sens du collectif et du sacrifice
Défaite par l’Uruguay, la Russie rappelée au réel
Equipe de France : Deschamps va faire tourner
Avec Pione Sisto, le métissage réussi du football danois
Les scénarios de qualification dans tous les groupes
Pour les abonnés
Profession : coiffeur
L’Espagne s’en remet à la « chance du champion »
Le cauchemar russe de Mohamed Salah
Manuel Neuer, miraculeux miraculé
Matias, l’enfant terrible de la famille Messi 



Les épisodes précédents de « Roulette russe »
Episode 1 : comment concilier Coupe du monde et vie de famille
Episode 2 : pourquoi il ne faut pas critiquer l’équipe de France
Episode 3 : pourquoi on ne sait pas encore si Griezmann pourra jouer contre l’Australie
Episode 4 : pourquoi le drapeau du Brésil n’est pas ce que vous croyez
Episode 5 : pourquoi les Anglais n’ont en réalité pas inventé le football
Episode 6 : pourquoi Pologne-Sénégal est un authentique derby
Episode 7 : pourquoi la Coupe du monde est un cauchemar pour les autres sportifs
Episode 8: pourquoi France-Pérou n’aura pas lieu
Episode 9 : pourquoi il y a toujours un drapeau algérien dans un stade
Episode 10 : pourquoi l’Antarctique est le grand absent du tournoi
Episode 11 : pourquoi il n’est pas raisonnable d’aimer à la fois Lionel Messi et Cristiano Ronaldo
Episode 12 : pourquoi on peut suivre la Coupe du monde sans aimer le foot 
Episode 13 : pourquoi le dopage n’existe pas dans le football





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Armes, menaces et mauvaises fréquentations. A Rosario, le frère aîné du capitaine de la sélection argentine fait aussi parler de lui sur un terrain... judiciaire celui-là.
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édition abonné


Coupe du monde 2018 : Matias, l’enfant terrible de la famille Messi

Armes, menaces et mauvaises fréquentations. A Rosario, le frère aîné du capitaine de la sélection argentine fait aussi parler de lui sur un terrain... judiciaire celui-là.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 09h20
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 15h00
    |

                            Léo Ruiz








                        



                                


                            

Le premier week-end du mois de mars, lors d’un match de Liga contre l’Atlético Madrid, Lionel Messi inscrit d’un coup franc direct son 600e but avec le FC Barcelone pour une victoire (1-0). Le quintuple Ballon d’or file vers un neuvième titre de champion d’Espagne. Au même moment, à Villa Gesell, sur la côte argentine, l’été touche à sa fin. Alors qu’il se dirige vers son lieu de travail, Javier Rivero se fait percuter à l’arrière par une Land Rover avant le passage d’un dos d’âne.
Le ton monte entre les deux automobilistes, des coups et insultes fusent. « Il me menaçait, était très violent, déclare Rivero quelques jours après les faits au quotidien Clarin. Il me disait : “Tu ne sais pas qui je suis.” Puis il s’est dirigé vers le coffre, a sorti une arme et l’a dirigée vers moi. (…) Il est remonté dans sa voiture et a cherché à m’écraser, avant de percuter à nouveau ma voiture et de prendre la fuite. »
L’homme en question est arrêté un peu plus tard par la police et incarcéré à Pinamar, avant d’être relâché, aucune arme n’ayant été trouvée dans le véhicule. Il s’appelle Matias Messi et est de cinq ans le frère aîné du capitaine du Barça et de la sélection argentine. Le deuxième des quatre enfants de Jorge Horacio Messi et de Célia Maria Cuccitini n’en était pas à sa première mésaventure avec la justice.
Barbecue avec des narcotrafiquants
Depuis un autre accident le 30 novembre 2017, de bateau cette fois-ci, à Fighiera au sud de Rosario, l’homme de 36 ans doit se présenter tous les quinze jours au bureau de gestion judiciaire de Rosario et a l’interdiction de quitter le pays. Un pistolet de calibre .380 avait été retrouvé à bord de son embarcation. Le visage en sang, Matias Messi avait dû se faire opérer, avant d’être auditionné en présence de son père et de payer une caution de 2 millions de pesos (environ 70 000 euros) pour recouvrer sa liberté.
Très proches et unis, comme le reste...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ 3/7. « Le Monde » vous fait revivre l’épopée victorieuse des Bleus à la Coupe du monde 1998, à travers un des acteurs des rencontres. 24 juin 1998 : France-Danemark et l’absence de Bernard Lama.
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On refait France 98 : le sacrifice de Bernard Lama

3/7. « Le Monde » vous fait revivre l’épopée victorieuse des Bleus à la Coupe du monde 1998, à travers un des acteurs des rencontres. 24 juin 1998 : France-Danemark et l’absence de Bernard Lama.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 08h58
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 09h44
    |

            Mustapha Kessous








                        



   


Mercredi 24 juin 1998, Lyon, stade de Gerland. Pour leur dernier match de poule, les Bleus affrontent le Danemark. Pas de pression : après leur victoire face à l’Afrique du Sud (3-0) et à l’Arabie saoudite (4-0), ils sont déjà qualifiés pour les huitièmes de finale. Aimé Jacquet, le sélectionneur national, va pouvoir mettre au repos ses titulaires, comme Lilian Thuram ou Laurent Blanc, et aligner des « coiffeurs » (des remplaçants dans le jargon footballistique) qui pourront s’enorgueillir de dire : « Oui, j’ai joué la Coupe du monde. » Ainsi, Frank Lebœuf, Vincent Candela, Patrick Vieira ou encore Bernard Diomède ont cette chance inespérée de faire parti du onze de départ et de batailler contre les redoutables Danois menés par Peter Schmeichel et Michael Laudrup.

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Mais un garçon de 35 ans va faire un choix étonnant, celui de ne pas fouler le gazon lyonnais : pas question pour lui de participer à ce troisième match. Le doyen des joueurs de l’équipe de France, Bernard Lama, est, depuis le début de la compétition, en retrait. Fâché ? Enervé ? Non, bien au contraire, il est détendu comme jamais. « Mais ma Coupe du monde médiatique est terminée depuis longtemps », dit-il. Peu avant le début du Mondial, le 26 mai, le Guyanais a su qu’il ne serait pas le gardien titulaire et qu’il devrait se contenter d’être la doublure de Fabien Barthez. « Je l’ai appris au Maroc, lors du dernier stage, se souvient-il. C’est Philippe Bergeroo [adjoint d’Aimé Jacquet] qui me l’a annoncé. Cela n’aurait jamais dû être lui. »
Cette nouvelle a été « difficile à encaisser » se rappelle-t-il. Comment lui en vouloir ? Deux ans auparavant, il avait été le portier no 1 lors de l’Euro 1996 en Angleterre (demi-finaliste). Mais, quelques semaines plus tard, il se blesse au genou, puis une suspension de deux mois pour un contrôle positif au cannabis en 1997 le met hors jeu. D’autant qu’il a du mal à s’imposer à West Ham, son nouveau club. « Avant tout cela, j’étais “in the zone”, je ne touchais plus terre, j’étais capable de tout anticiper et de tout voir, c’était une sensation extraordinaire, explique-t-il. Mais voilà, avant ma blessure, j’étais titulaire de l’équipe de France, et quand je suis retourné en équipe de France, il y avait un autre titulaire. Il n’y a jamais eu de concurrence entre les deux gardiens. »

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« La presse m’opposait à Barthez »
Il avait encore un espoir de recouvrer sa place, mais le sélectionneur a fait un choix, « et ce choix a toujours été respecté, insiste Bernard Lama. « Il y avait un contexte médiatique qui était lourd, et la presse m’opposait à Barthez alors qu’en réalité n’y avait pas d’opposition sportive entre nous. »
Bernard Lama accepte la sentence. « J’ai dit à Fabien que s’il avait besoin de moi, j’étais là », rappelle l’ancien gardien de but du PSG. Puis, c’est la rupture : « J’ai déclaré à la presse que j’allais continuer à me préparer au cas où. Ça s’est transformé en “Lama n’accepte pas d’être remplaçant”. A partir de ce moment-là, je suis resté dans mon coin. C’était un combat contre la presse que je ne pouvais pas gagner. »
Il se met au service de Barthez, l’échauffe pour qu’il soit dans les meilleures conditions possibles. « Même mon président de club m’a dit que j’en faisais trop », sourit-il. Il se met à filmer avec sa petite caméra « sa » Coupe du monde, qu’il diffuse en partie sur son site personnel ; il organise même des tchats avec des internautes. Il reste le « grand frère » qui console Ibrahim Ba ou Sabri Lamouchi recalés de la liste finale des vingt-deux sélectionnés pour le Mondial. Celui qui empêche Christian Karembeu de quitter le groupe lorsque le défenseur apprend qu’il ne sera pas titulaire, alors qu’il vient de remporter la Ligue des champions avec le Real Madrid.
« C’est l’intérêt général qui compte »
Le troisième match se profile. Bernard Lama a enfin une discussion avec Aimé Jacquet. « Et je me sens plus léger », raconte-t-il. Consciemment, il estime qu’il est préférable de ne pas défendre les cages contre le Danemark. « Je ne choisis pas de ne pas jouer, je choisis de gagner, rectifie-t-il. Il était hors de question que je sois un sujet perturbant pour le groupe ; les deux gardiens pouvaient perdre dans cette histoire. Tout ce que j’aurais pu dire aurait été détourné et modifié par la presse. En outre, Fabien n’avait pas d’expérience en compétition internationale. » Puis, il ajoute avec une sagesse déroutante : « Gagner cette Coupe du monde nécessitait que je ne sois pas sur le terrain : c’est ça le sport. Etre champion, ce n’est pas toujours finir premier. C’est celui qui sait accepter les éléments de la vie, de se faire mal, accepter de ne pas faire telle chose parce que c’est l’intérêt général qui compte, c’est ça le sport collectif. C’est aussi un don de soi. »
Résultat, la France s’impose 2-1 face au Danemark, avec Barthez dans les buts. Deux ans plus tard, lors de l’Euro aux Pays-Bas et en Belgique, Bernard Lama jouera bien le troisième match, dans un tout autre contexte : « Cette fois-ci, Fabien avait l’expérience internationale et le contexte médiatique n’était plus le même. » Le résultat final de la compétition sera quant à lui le même qu’en 1998 : une victoire pour l’équipe de France.

On refait France 98
Episode 1: Pierre Issa, le Bafana bafoué
Episode 2 : Zidane, l’expulsion qui aurait pu tout changer
Episode 3 : Bernard Lama, le sens du collectif et du sacrifice





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ L’Espagne et le Portugal se sont qualifiés, pas l’Iran. Mais la Coupe du monde 2018, c’est aussi des décisions controversées et de l’optimisme invétéré.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

La gazette de la Coupe du monde : VAR, sexisme et Eurovision

L’Espagne et le Portugal se sont qualifiés, pas l’Iran. Mais la Coupe du monde 2018, c’est aussi des décisions controversées et de l’optimisme invétéré.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 10h51
    |

            Clément Martel








                        


LE TSAR DU JOUR
« L’œil de Moscou intervient. » C’est presque amusé que sur la première chaîne française, Grégoire Margotton commente la décision, à la 50e minute du match Iran-Portugal, de recourir à l’arbitrage vidéo. En question, l’attribution ou non d’un penalty aux Portugais. Après avoir assuré – à vitesse réelle – qu’il n’y avait rien, l’arbitre Enrique Caceres est revenu sur sa décision, accordant un penalty que Ronaldo se chargera de… rater.

   


Censée devoir rester dans l’ombre, sans se faire remarquer, la VAR (assistance vidéo à l’arbitrage) a joué un tel rôle dans le dénouement du groupe B qu’il nous semblait farfelu d’isoler tout autre personnage. Lors des rencontres Iran-Portugal et Espagne-Maroc, les arbitres auront recours à la VAR à quatre reprises, pour siffler deux penaltys, valider un but sur lequel flottait un soupçon de hors-jeu et pour s’enquérir d’un mauvais geste de Ronaldo pouvant mériter un carton. Après avoir visionné l’action, où la star portugaise ébauche un coup de coude à Pouraliganji en lui passant devant, l’arbitre décide de ne le sanctionner que d’un carton jaune.
Les fins de parties totalement hachées par ce recours à la technologie ajoutent de l’eau au moulin des opposants de la VAR, et plus encore à celui de Carlos Queiroz. Le sélectionneur portugais de l’Iran a vu rouge : « un coup de coude, c’est carton rouge selon les règles. Les règles ne précisent rien concernant Messi ou Ronaldo », a grondé l’ancien patron de la Seleção das Quinas.

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LA MÈRE PARTIE
Si l’on est curieux de découvrir si les Bleus donneront un nouveau souffle à l’adage voulant que « quand la France bat le Danemark en phase de groupes, elle va au bout dans la compétition » (ce fut le cas en 1984, 1998 et 2000), le dénouement du groupe D paraît autrement plus palpitant. Aussi notre choix porte sur les parties du soir, plus particulièrement sur l’affrontement entre le Nigeria et l’Argentine, à Saint-Pétersbourg.
Obligée de gagner pour espérer poursuivre l’aventure en Russie, l’Albiceleste de Messi espère effacer la « semaine très dure » qu’elle vient de passer. Mais elle trouvera sur sa route un adversaire ne manquant pas d’arguments pour vouloir la faire tomber. « Messi m’a volé le Ballon d’or », rappelle le capitaine nigérian, John Obi Mikel. C’était en 2005, lors du championnat du monde des moins de 20 ans, et les deux nations s’affrontaient en finale. « Les gens disaient que j’allais remporter le trophée de meilleur joueur de la compétition, mais Messi a inscrit deux buts, sur penalty. L’Argentine a gagné 2-1, et j’ai eu le Ballon d’argent. Messi n’arrête pas de me voler des récompenses. »

   


Si le capitaine des Super Eagles plaisantait en conférence de presse, son équipe a buté un grand nombre de fois sur l’Albiceleste. En six participations à la Coupe du monde, le Nigeria n’a pas affronté l’Argentine qu’une seule fois. Et espère l’emporter pour la première fois mardi.
AU PAYS DE VLAD
En matière d’égalité, l’Allemagne n’a de leçon à recevoir de personne. Pourtant, une partie du paysage médiatique d’outre-Rhin a dû se mobiliser au cours de ces derniers jours pour prendre la défense d’une de leur consœur, prise pour cible par une importante frange des réseaux sociaux pour avoir… commenté un match de la Coupe du monde. Première femme à commenter des rencontres à la télévision allemande lors de l’Euro 2016, Claudia Neumann continue de le faire, pour la chaîne ZDF.
Et comme il y a deux ans, de nombreux téléspectateurs ne goûtent guère d’avoir une femme aux commentaires. Et le font savoir, de façon véhémente et peu aimable. Si certaines critiques pointent des erreurs factuelles – ce qui arrive à tous les commentateurs –, d’autres se focalisent sur sa voix « désagréable », et d’autres sorties plus fleuries. « Que vous la critiquiez, admettons, l’a soutenue Bibiana Steinhaus, la première femme arbitre en Bundesliga, mais tenez-vous-en au sportif. » Et de nombreux collègues ont soutenu la pionnière, désormais rejointe par la britannique Vicki Sparks (BBC) lors de ce Mondial.
L’ŒIL DE MOSCOU
« On est optimiste à propos du tout. On pense toujours qu’on va gagner l’Eurovision, par exemple. Mais on ne le gagne jamais. C’est pareil ici. »
S’il est un pays où le moral est bon, c’est bien l’Islande. En dépit de leur défaite face au Nigeria, les hommes de l’île du Nord croient à leur destin, avant d’affronter la Croatie, déjà qualifiée. « L’optimisme, c’est dans nos gènes, a reconnu le sélectionneur Heimir Hallgrimsson. On a perdu contre le Nigeria mais on pense qu’on va gagner le match suivant. » 

   


Et si d’aventure l’Islande parvient à sortir du « groupe de la mort » pour leur première participation au Mondial, leurs supporteurs « vont penser qu’on va être champions du monde », a ajouté un Hallgrimsson hilare.
KOMINTERN
La Coupe du monde est surtout l’occasion pour les journalistes de recevoir une flopée de communiqués sans intérêt. Mais ce serait bête qu’ils meurent oubliés dans nos spams.
Pendant le Mondial, vous envoyez des messages. Forte de ce constat, une application de messagerie a décidé de surfer sur la vague en créant une « Nom de l’application community » permettant aux utilisateurs de ladite app de recevoir des commentaires de l’ex-international Sylvain Wiltord et de l’internationale bleue Eugénie Le Sommer pendant les rencontres de l’équipe de France. Mais le communiqué ne précise pas si on peut leur répondre.
POUCHKINE BALL
La Gazette est aussi poète. Aujourd’hui, Alexandre Pouchkine offre sa voix aux espoirs de millions d’Argentins aspirant à un retour de leur Messi.
« Une traînée pourpre à l’Orient
Embrase les nuées pommelées.
Etincelle vaux, collines et champs,
Vagues du fleuve, crêtes de vergers :
Du matin retentit le chant
Et l’homme enfin est réveillé. »
Alexandre Pouchkine, « Poltava »
RUSSIA TODAY

Coupe du monde : le programme du mardi 26 juin
Les matchs à suivre en direct sur LeMonde.fr :
France-Danemark et Australie-Pérou (16 heures)
Nigeria-Argentine et Croatie-Islande (20 heures)
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Coupe du monde 2018 : la Roja toujours debout

Les Espagnols, en tête de leur groupe malgré plusieurs frayeurs au premier tour, affronteront la Russie devant son public en huitièmes de finale.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 02h36
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 08h14
    |

            Adrien Pécout (Kaliningrad, envoyé spécial)








                        



   


Pour détendre l’atmosphère, Sergio Ramos avait parlé de « funérailles ». Sur le ton de la plaisanterie, à la veille de son premier match du Mondial, le capitaine de l’équipe d’Espagne avait reproché aux journalistes de rendre une conférence de presse aussi lugubre qu’une cérémonie mortuaire.
Même pour les agnostiques, l’ambiance se prête plutôt aujourd’hui à un climat de résurrection. « Peut-on considérer qu’on a la chance d’un champion ? », ose à présent un journaliste espagnol, tout ce qu’il y a de plus sérieux. Joli sujet dans cette enclave de Kaliningrad si propice à la philosophie et aux digressions sur la bonne fortune d’une équipe, quoique Kant, ancien habitant de la ville, ait toujours évité le sujet.
Lundi 25 juin, cette Roja cahin-caha a achevé son premier tour en tête du groupe B, sur un match nul obtenu dans le temps additionnel contre le Maroc (2-2). La voilà maintenant qualifiée pour un huitième de finale contre la Russie, pays hôte, dans une semaine. « Malgré toutes les difficultés, on est quand même premier du groupe », résume Fernando Hierro, sélectionneur de rechange qui a suppléé Julen Lopetegui, licencié à deux jours du Mondial pour avoir négocié dans son coin un futur contrat avec le Real Madrid.

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Disons que cette Espagne-là a un mérite plutôt intéressant dans une compétition comme celle-ci, à l’aube des matchs à élimination directe : elle parvient pour l’instant à rester debout là où tant de chausse-trapes pouvaient la mettre à bas.
Frayeurs contre l’Iran
Par ordre de fraîcheur, y compris météorologique, il y a donc d’abord ce match contre le Maroc. Deux fois menée au score, l’Espagne a égalisé par l’excellent Isco (1-1, 19e minute) puis par l’intéressant Iago Aspas (90e + 1), remplaçant de son état. Comme tant d’autres depuis la mi-juin, ce second but a fait l’objet d’un arbitrage vidéo avant validation. Il faudra s’y faire. Ou bien protester contre cette intrusion technologique dans un sport qui avait jusque-là l’avantage de se pratiquer entre humains.
Face à un adversaire pourtant déjà éliminé, l’Espagne aura souffert. Avant même le quart d’heure de jeu, la Roja concédait son premier but du soir sur une mésentente d’Andres Iniesta et Sergio Ramos, profitant à Khalid Boutaib. Deux Espagnols pourtant blanchis sous le harnais, pour ne pas dire grisonnants, en ce qui concerne le premier.
Cinq jours plus tôt, il y avait déjà eu l’Iran. Là encore, l’Espagne s’est fait peur. A Moscou, sa victoire ric-rac (1-0) a laissé une curieuse impression, celle d’un score plutôt flatteur pour cette Roja mise à mal en fin de rencontre : trois grosses occasions concédées, et un but refusé à l’Iran pour cause de hors-jeu.
Pas de « talkie-walkie »
Le match initial (3-3) contre le Portugal, pourtant l’adversaire le plus coté, reste finalement le plus abouti de l’Espagne sur le plan du jeu et de la maîtrise collective. Le plus spectaculaire, aussi. Dans le stade Olympique de Sotchi, les Espagnols ont d’abord couru après le score. Puis ont pris l’avantage sur un doublé de Diego Costa. Puis l’ont perdu sur un triplé de Cristiano Ronaldo, qui avait ouvert le score dès la 4e minute sur penalty. Un bien mauvais souvenir pour David De Gea : ce jour-là, une bévue du gardien espagnol offrait le deuxième but au Portugais.

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Souriant, Fernando Hierro se dit prêt à une nécessaire « autocritique » sur toutes les causes de ces frayeurs successives. En Union soviétique, ce mot voulait dire quelque chose. Aujourd’hui, dans cette Russie qui accueille le Mondial, il signifie : encaisser 5 buts en trois matchs, « ça ne marche pas comme ça » si les joueurs de la Roja veulent aller plus loin dans la compétition. « Les garçons doivent comprendre la réalité », poursuit leur nouveau sélectionneur.
L’entraîneur maîtrise l’exercice de la conférence de presse pour en avoir fait à foison, dans une vie antérieure, en qualité de capitaine du Real Madrid. Combien de fois a-t-il téléphoné à Julen Lopetegui depuis le retour illico de ce dernier en Espagne ? Pas de réponse claire, mais une esquive : « Vous savez, quand je dois faire des choix, je n’ai pas besoin de prendre un talkie-walkie pour lui en demander la permission. » 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ La Ligue de football enregistre une hausse de 15 % sur les quatre lots mis en vente pour 2019-2022. Quatre autres lots devraient être attribués « dans les prochains mois ».
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En Espagne, 1,14 milliard d’euros par saison pour les droits télévisuels de la Liga

La Ligue de football enregistre une hausse de 15 % sur les quatre lots mis en vente pour 2019-2022. Quatre autres lots devraient être attribués « dans les prochains mois ».



Le Monde
 |    26.06.2018 à 02h04
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 08h06
   





                        



   


La Ligue espagnole de football a annoncé la vente d’une partie des droits télévisuels de son championnat pour 2019-2022 pour 1,14 milliard d’euros par saison. Les quatre lots adjugés lundi 25 juin pour le marché national – sur un total de huit – représentent 3,4 milliards d’euros, « soit une hausse de 15 % » par rapport aux trois saisons précédentes, détaille la Liga dans un communiqué. Ils ont été attribués aux groupes espagnols Telefonica et Mediapro. Les quatre lots restants devraient être attribués « dans les prochains mois ».
« Avec ces résultats provisoires, la Liga met en avant la valeur croissante du football espagnol », alors que des craintes d’une baisse de l’enveloppe, sur fond de grogne des diffuseurs, étaient apparues ces derniers mois. Début mars, le président de la ligue, Javier Tebas, avait dit viser, pour l’ensemble des droits sur le marché espagnol, un montant de 1,3 milliard d’euros par an pour les saisons 2019-2020, 2020-2021 et 2021-2022, alors que le contrat actuel, signé en 2015, rapporte environ 1,1 milliard d’euros cette saison.
Légère baisse du Championnat d’Angleterre
La Liga explique par ailleurs avoir renouvelé pour cinq saisons (2019-2024) le contrat avec Mediapro portant sur les droits de diffusion à l’international du championnat espagnol, pour un total d’environ 4,48 milliards, soit quelque 896 millions d’euros par saison, ce qui représente une hausse de 30 % par rapport à l’accord précédent.

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Les craintes d’une baisse des revenus du football européen ont été alimentées en début d’année par la légère baisse des droits télévisuels domestiques du Championnat d’Angleterre lors de la vente des cinq premiers lots – sur sept – pour la période 2019-2022. Même si celle-ci pourrait être compensée par une hausse des droits à l’international.



                            


                        

                        


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Coupe du monde 2018 : défaite par l’Uruguay, la Russie rappelée au réel

Les craintes qui pesaient sur l’équipe russe avant le début de la compétition sont réapparues au grand jour, lundi dans un stade de Samara.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 19h19
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 19h31
    |

            Benoît Vitkine (Samara, envoyé spécial)








                        



   


Si d’aventure les joueurs russes avaient eu la faiblesse de se croire arrivés, après leurs débuts en fanfare dans le Mondial, l’Uruguay a eu, lui, la courtoisie de les rappeler à la réalité. Première équipe à l’issue des deux premières journées du tournoi (8 buts marqués, un encaissé, soit aussi bien que la Belgique), la Sbornaïa a été nettement battue par la Celeste (3 -0), lundi 25 juin, dans un stade de Samara écrasé par la chaleur.

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Eclipsées par les victoires faciles contre l’Arabie saoudite (5-0) et l’Egypte (3-1), les craintes qui pesaient sur l’équipe russe avant le début de la compétition sont réapparues au grand jour. La ligne de défense, peu sollicitée jusqu’à présent, s’est révélée lente et — plus grave — fébrile face à des cadors comme Luis Suarez et Edinson Cavani, tous deux buteurs. L’attaque, elle, a manqué d’imagination, s’en remettant quasi systématiquement à l’immense Dzyuba. Autant de défauts qui rappellent furieusement « l’ancienne » Russie, celle qui n’avait pas remporté la moindre victoire entre le mois d’octobre 2017 et le début de la compétition.
On pourra se rassurer en mettant ces manquements sur le compte de la chaleur (le thermomètre affichait 33 degrés au coup d’envoi), de l’absence d’Alexandre Golovine, laissé au repos, ou de l’expulsion d’Igor Smolnikov, renvoyé au vestiaire après un deuxième carton jaune à la 36e minute. Mais il y a plus gênant. D’abord, l’Uruguay ne semble pas avoir forcé son talent, jouant de façon appliquée mais sans emballer le match. Si Suarez semble enfin être rentré dans son Mondial (en signant son septième but en Coupe du monde, le deuxième de cette édition 2018), la Celeste n’a pas encore endossé ses habits d’ogre du tournoi. Par comparaison, la performance russe apparaît d’autant moins convaincante.
Ensuite, l’équipe russe a semblé manquer rapidement d’envie et d’allant. Alors que ses deux premières prestations avaient été marquées par une frénésie de ballon et des courses folles, la Sbornaïa a paru, mis à part quelques rares fulgurances en attaque, baisser les bras dès le premier but encaissé.
« Loujniki, c’est mon stade ! »
Cette contre-performance ne doit toutefois pas faire oublier l’essentiel. Il y a encore deux semaines, le sélectionneur Stanislav Tchertchessov aurait probablement signé des deux mains pour se retrouver à disputer la première place de son groupe à l’Uruguay. Cette équipe à laquelle on prédisait un destin à la sud-africaine (seule nation organisatrice sortie au premier tour de son Mondial, en 2010), à laquelle Vladimir Poutine enjoignait seulement de se battre « avec dignité », a fait bien mieux que ça. Sa qualification pour les huitièmes de finale est déjà une performance immense, qui a mobilisé le pays dans un engouement exceptionnel.
Ce rappel à la réalité pourrait même être salutaire. Stanislav Tchertchessov, parfaitement impassible après les victoires des débuts, a montré lundi soir quelques signes d’agacement, envers ses joueurs d’abord, mais aussi en enjoignant à plusieurs reprises le public de soutenir plus bruyamment son équipe. Avec ce début de tournoi qui reste très positif, la Sbornaïa a montré qu’elle avait du caractère. Il lui en faudra pour espérer aller plus loin encore, alors que se profile un huitième de finale face au premier du groupe B, probablement l’Espagne ou le Portugal.
Sans mentionner le nom de ces éventuels adversaires, le coach russe s’est montré confiant, lundi soir en conférence de presse, prenant les devants pour assurer que son équipe n’avait « pas perdu la confiance ». « Même réduits à dix, on a été de l’avant, on voulait marquer, a-t-il fait valoir. L’équipe est assez forte psychologiquement pour dépasser cette défaite. » Autre effet de cette deuxième place dans le groupe A relevée par l’entraîneur russe : la Sbornaïa jouera son huitième non à Sotchi mais au stade moscovite Loujniki, qui abrite le Spartak, l’une des équipes entraînées dans le passé par Tchertchessov. « Loujniki, c’est mon stade ! », a-t-il lancé avant de se lever pour réclamer, bras écartés, les applaudissements des journalistes.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Soutenu par son équipe et sa fédération, Jimmy Durmaz a fait une déclaration pour dénoncer le flot d’insultes racistes, dont il fait l’objet sur les réseaux sociaux.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Les Espagnols terminent premiers du groupe B après le nul contre le Maroc (2-2) et joueront la Russie. Les Portugais sont deuxièmes après le nul contre l’Iran (1-1) et joueront l’Uruguay.
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