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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Selon la décision d’appel, les pétitions du médecin Henri Joyeux « n’excédaient pas le principe de la liberté d’expression ».
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La radiation du Pr Joyeux pour ses propos anti-vaccins annulée en appel

Selon la décision d’appel, les pétitions du médecin Henri Joyeux « n’excédaient pas le principe de la liberté d’expression ».



Le Monde
 |    26.06.2018 à 18h05
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 18h20
   





                        



   


La radiation du Pr Henri Joyeux pour des pétitions anti-vaccins a été annulée en appel, a annoncé mardi 26 juin la chambre disciplinaire nationale de l’Ordre des médecins. Cet organe, indépendant du Conseil national de l’Ordre, a estimé que la radiation prononcée en première instance le 8 juillet 2016 n’était « pas suffisamment motivée ».
Selon la décision d’appel, les propos du Pr Joyeux « n’excédaient pas le principe de la liberté d’expression ». De ce fait, la plainte contre lui du Conseil national de l’Ordre des médecins a été rejetée. « Je ne suis pas du tout radié, je n’ai pas de blâme. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que j’ai raison ! », a réagi le médecin.
En première instance, le professeur montpelliérain, 72 ans, avait été radié par la chambre disciplinaire du Languedoc-Roussillon. En cause, deux pétitions publiées sur Internet en septembre 2014 et mai 2015 par ce professeur cité en exemple par les anti-vaccins et contesté par une large partie de la communauté médicale.

        Lire le portrait, paru dans « M » :
         

          Le professeur Joyeux, médecin à effets indésirables



« Liberté d’exprimer son opinion »
La première pétition s’élevait contre une recommandation du Haut Conseil de la santé publique, jamais suivie par le gouvernement, préconisant d’abaisser de 11 à 9 ans l’âge de la vaccination contre le papillomavirus pour les filles.
La seconde fustigeait le remplacement du vaccin DTPolio trivalent (c’est-à-dire protégeant contre trois maladies, la diphtérie, le tétanos et la polio) par un vaccin hexavalent (protégeant contre six affections). Cette pétition signalait la présence d’aluminium comme adjuvant dans le vaccin en estimant que cela représentait un danger, ce qui n’est corroboré par aucune étude.
Selon l’instance d’appel, la première pétition « participe de la liberté laissée à tout individu dans un Etat démocratique d’exprimer son opinion sur un sujet qui le concerne ». En ce qui concerne la deuxième pétition, « la toxicité de l’aluminium comme adjuvant et la dangerosité du vaccin contre l’hépatite B font l’objet depuis plusieurs années de controverses nourries », a relevé la chambre disciplinaire nationale.

        Lire aussi :
         

                « Pour les vaccins, contre les excès » : la défense du professeur Joyeux pour éviter la radiation






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Le groupe AZF avait défrayé la chronique en 2003-2004, lorsqu’il avait affirmé avoir posé une série de bombes sur des voies ferrées et avait menacé de les faire exploser, s’il n’obtenait pas une forte rançon.
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Menaces du groupe AZF contre le réseau ferré : quatorze ans après, l’enquête rebondit

Le groupe AZF avait défrayé la chronique en 2003-2004, lorsqu’il avait affirmé avoir posé une série de bombes sur des voies ferrées et avait menacé de les faire exploser, s’il n’obtenait pas une forte rançon.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 17h48
   





                        


Ce sont des arrestations qui relancent un dossier tombé aux oubliettes. En 2003 et 2004, un mystérieux groupe AZF menaçait de faire exploser des bombes sur le réseau ferroviaire français, mais ses membres n’avaient jamais été identifiés. Quatorze ans plus tard, c’est chose faite : trois personnes soupçonnées d’en faire partie ont été arrêtées, mardi 26 juin au matin.
Deux hommes nés en 1947 et 1953, et une femme née en 1962, ont été interpellés par la sous-direction antiterroriste (SDAT) de la police judiciaire, dans l’Yonne, le Loiret et la Seine-et-Marne, ont annoncé des sources proches de l’enquête, confirmant des informations de LCI et de BFM-TV.
Ces arrestations ont eu lieu sur commission rogatoire d’un juge d’instruction, en charge d’une information judiciaire ouverte à Paris le 18 février 2004 des chefs d’association de malfaiteurs terroristes, menaces de destruction et infraction à la législation sur les explosifs en relation avec une entreprise terroriste, a précisé une source judiciaire.
Ce dossier avait initialement été confié aux juges antiterroristes Jean-Louis Bruguière et Philippe Coirre.
« Signalements remontant à quelques mois »
Selon une source proche du dossier, l’enquête a rebondi après « des signalements remontant à quelques mois ». Les trois individus se sont connus en travaillant dans la même entreprise.
Pour l’heure, les policiers restent très prudents, alors que les auditions, dans un dossier à caractère terroriste, peuvent durer jusqu’à 96 heures.
Le groupe AZF avait défrayé la chronique en 2003-2004 lorsqu’il avait affirmé avoir posé une série de bombes sur des voies ferrées et avait menacé de les faire exploser, s’il n’obtenait pas une forte rançon, de quatre millions de dollars et un million d’euros.
Les menaces avaient été prises très au sérieux à l’Elysée et au ministère de l’intérieur, qui avaient reçu plusieurs lettres signées « AZF », sans explicatif du sigle mais pouvant faire référence à l’usine ayant explosé le 21 septembre 2001 à Toulouse.
Sur les indications du groupe, les autorités avaient retrouvé en février 2004, à Folles (Haute-Vienne), un engin explosif sophistiqué placé sous le ballast de la ligne Paris-Toulouse.
Une inspection de 32 500 kilomètres de voies ferrées françaises avait ensuite été réalisée par quelque 10 000 cheminots, sans détecter la moindre anomalie. Après cette vaste opération, le ministre de la justice de l’époque, Dominique Perben, avait estimé que le chantage du groupe relevait de la « crapulerie ».
« Mon gros loup » et « Suzy »
L’affaire avait également été marquée par la rocambolesque correspondance, via la rubrique Messages personnels du quotidien Libération, entre « Mon gros loup » (AZF) et « Suzy » (police) afin d’organiser la remise d’une rançon.
Le 1er mars, une femme avait précisé par téléphone un emplacement aux environs de l’aéroport de Montargis (Loiret) où celle-ci devait être larguée par hélicoptère, mais la transaction échoua.
Après l’échec de cette remise et la découverte d’une autre bombe sur la ligne Paris-Troyes-Bâle qui, selon le ministère de l’intérieur, ne correspondait pas aux engins du groupe AZF, celui-ci avait annoncé le 25 mars 2004 la suspension de ses actions.
« Ils menaçaient l’Etat et voulaient se présenter comme un groupe terroriste mais réclamaient une forte somme d’argent », a rappelé une source proche de l’enquête.
Le groupe s’était qualifié dans un courrier de « groupe de pression à caractère terroriste » et avait dénoncé notamment des « politiciens davantage occupés d’eux-mêmes que de l’Etat ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Pour le président de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), Mario Stasi, qui s’exprime dans une tribune au « Monde », la présence de la « race » dans le premier article de la Constitution de 1958 constitue un dangereux archaïsme.
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« Le mot “race” doit disparaître de notre Constitution »

Pour le président de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), Mario Stasi, qui s’exprime dans une tribune au « Monde », la présence de la « race » dans le premier article de la Constitution de 1958 constitue un dangereux archaïsme.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 16h27
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 16h34
    |

Mario Stasi (Président de la Ligue internationale contre  le racisme et l'antisémitisme)







                        



                                


                            

Tribune. Les mots inscrits dans notre Constitution ne sont pas des mots comme les autres. Leur présence dans ce texte leur confère une charge et une puissance symboliques plus forte que nulle part ailleurs. Ils engagent la nation sur ce qu’elle dit d’elle-même et dessinent l’horizon des valeurs qui la fondent.
Aujourd’hui, la présence du mot « race », qui figure toujours dans l’article premier de notre loi fondamentale, fait tache au faîte de notre législation et des principes qui précisément sont érigés pour le combattre. Il a été le fondement d’idéologies qui nous ont poussés au bord de l’abîme. Il a servi de justification au crime des crimes, le crime contre l’humanité. A ce titre, il doit disparaître de notre ordre juridique.
La présence de la « race » au sein de l’édifice du droit français n’est pas nouvelle. Depuis 1939, l’utilisation de ce mot a été invariablement et alternativement l’instrument de ceux qui voulaient combattre le racisme et de ceux qui voulaient l’établir. Le décret-loi Marchandeau, du 21 avril 1939 se proposait de réprimer la diffamation commise par voie de presse envers « un groupe de personnes appartenant par leur origine à une race ou à une religion déterminée dans le but d’exciter la haine entre les citoyens et les habitants ».
Sous Vichy, le mot « race » a quitté les colonnes infernales de la presse d’extrême droite pour entrer au Journal officiel et organiser la politique antisémite de l’Etat français. A l’inverse, en 1946, le préambule de la Constitution proclame « inaliénables et sacrés » les droits de « tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance ». La Constitution de 1958 réaffirme ce principe, en rappelant dans son article premier « l’égalité devant la loi de tous les citoyens, sans distinction d’origine, de race ou de religion ».
Le mot « race » ainsi inscrit dans notre loi suprême nous dit deux choses.
Une...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Saisi par des militants portant secours aux migrants, le Conseil doit se prononcer sur la constitutionnalité de cet article de loi qui fait débat.
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Le Conseil constitutionnel appelé à se prononcer sur le « délit de solidarité »

Saisi par des militants portant secours aux migrants, le Conseil doit se prononcer sur la constitutionnalité de cet article de loi qui fait débat.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 16h19
   





                        



   


De toutes les questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) sur lesquelles le Conseil est saisi, celle-ci est particulièrement attendue. Dans un contexte où l’Union européenne se divise sur le sujet de la politique migratoire, le Conseil constitutionnel devra se prononcer sur le « délit de solidarité », cet article du code de l’entrée et du séjour des étrangers qui punit l’aide au séjour irrégulier.
Auditionnés mardi 26 juin, des défenseurs de militants portant secours aux migrants à la frontière franco-italienne ont demandé au Conseil constitutionnel d’abolir ce « délit de solidarité » au nom du principe de fraternité. « Les libertés fondamentales ne sont pas au service des garde-barrières », ont-ils témoigné.
« Que devient un pays, que devient une culture, une langue quand on peut y parler de “délit d’hospitalité” ? », a attaqué Patrice Spinosi, l’avocat de Cédric Herrou, agriculteur devenu le symbole de la défense des migrants de la vallée de la Roya, et de Pierre-Alain Mannoni, un autre militant, citant le philosophe Jacques Derrida.

        Lire aussi :
         

                Ce que Jacques Derrida pensait du « délit d’hospitalité » en 1996



Le débat reste brûlant au lendemain d’un mini-sommet destiné à aplanir les tensions entre Européens sur la question migratoire, après la crise de l’Aquarius, un navire humanitaire qui a erré des jours en mer avec 630 migrants à bord face au refus de l’Italie et Malte d’ouvrir leurs ports, avant d’accoster, finalement, en Espagne.

        Lire aussi :
         

                Immigration : qu’est-ce que le « délit de solidarité » ?



« Ce délit n’est pas digne de notre droit »
En France, des voix se sont élevées jusque dans la majorité pour déplorer que le gouvernement n’ait pas proposé d’accueillir le bateau, passé près des côtes corses. Face aux « sages » du Conseil constitutionnel, les défenseurs des militants jonglent entre principes et jurisprudence, à quelque distance du terrain politique. « Ce délit de solidarité n’est pas digne de notre droit. Aider de manière totalement désintéressée des hommes démunis ne devrait pas être passible de poursuites » dans un pays où le principe de fraternité est intégré à la devise de la République, a plaidé Me Spinosi.
Ses clients ont été condamnés en 2017 par la cour d’appel d’Aix-en-Provence pour aide au séjour irrégulier : Cédric Herrou à quatre mois de prison avec sursis pour avoir fait passer la frontière à environ 200 migrants et Pierre-Alain Mannoni à deux mois avec sursis, pour avoir accompagné à une gare trois Erythréennes.
Ils attaquent deux articles du code de l’entrée et du séjour des étrangers : l’article 622-1 punit l’aide au séjour irrégulier, tandis que l’article 622-4 précise que cette aide ne peut donner lieu à des poursuites lorsqu’elle est le fait de la famille ou « de toute personne physique ou morale, lorsque l’acte reproché n’a donné lieu à aucune contrepartie directe ou indirecte ».
Le texte précise que cette aide autorisée consiste « à fournir des conseils juridiques ou des prestations de restauration, d’hébergement ou de soins médicaux destinés à assurer des conditions de vie dignes et décentes à l’étranger, ou bien tout autre aide visant à préserver la dignité ou l’intégrité physique de celui-ci ».

        Lire aussi le portrait :
         

          Cédric Herrou, défi de solidarité



Le gouvernement souhaite son maintien
Sans surprise, le représentant du premier ministre a appelé à juger ces articles « conformes à la Constitution ». Dans le projet de loi asile et immigration, adopté en avril à l’Assemblée nationale, le « délit de solidarité » a été assoupli, avec l’exemption de sanctions pour les militants qui apporteraient des soins, un hébergement et de la nourriture aux migrants sans qu’il y ait de contrepartie lucrative. Encore « très insuffisant » pour les défenseurs des droits de l’homme.
« La volonté a été de supprimer le délit de solidarité. Mais le législateur, constate Me Spinosi, n’a pas réussi à poser cette ligne de démarcation pourtant simple entre l’action de passeurs qu’il faut évidement réprimer et celle d’humanistes désintéressés. »
« Liberté, égalité, fraternité : ce sont des mots que nous avons appris à ânonner en les lisant sur le fronton des écoles », a rappelé Me Henri Leclerc, qui défend des militants qui encourent « dix ans de prison » pour avoir aidé des migrants et dont le procès à Gap a été suspendu dans l’attente de la décision du Conseil constitutionnel.
Le pénaliste mène la charge, enrôlant le penseur de la démocratie moderne Alexis de Tocqueville : « Quand je refuse d’obéir à une loi injuste, je ne dénie point à la majorité le droit de commander, j’en appelle à la souveraineté du genre humain. » « Vous avez la possibilité, dit-il aux membres du Conseil, de faire en sorte que ceux qui tendent la main puissent continuer à le faire. Rassurez-vous, ils ne seront pas très nombreux ». La décision du Conseil est attendue le 6 juillet.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ La discussion tourne en rond ? Essayez donc de traiter votre interlocuteur de « bourgeois-bohème » : fin des débats assurée !
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« Bobo », l’insulte absolue


                      La discussion tourne en rond ? Essayez donc de traiter votre interlocuteur de « bourgeois-bohème » : fin des débats assurée !



Le Monde
 |    26.06.2018 à 16h15
    |

                            Nicolas Santolaria








                              

                        

Jusqu’à il y a peu, lorsque l’on souhaitait couper court à une conversation, il suffisait de réduire les propos de son interlocuteur à Hitler ou aux nazis. Cette manière de faire peser sur l’échange un argument d’autorité convoquant les heures sombres de la seconde guerre mondiale est ce que l’on appelle la loi de Godwin, plus communément dénommée point Godwin. Exemple : « Ils sont bien sympas, tes potes hipsters, mais avec leur bonnet bleu et leurs baskets blanches, ils sont aussi formatés que des Waffen-SS » (fin des débats).
Initialement relative aux conversations sur les forums en ligne, la loi, édictée au début des années 1990 par l’avocat américain Mike Godwin, caractérise l’issue fatale d’un échange qui, parce qu’il s’éternise, finit immanquablement par s’embourber dans les ornières de l’Histoire. « Plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s’approche de 1 », professait alors l’inventeur de cette loi, qui s’est ensuite étendue à tout type de conversation.
Une version actualisée du Mal
Si la convocation des SS comme répulsif intellectuel a toujours cours aujourd’hui, elle tend à être concurrencée par une version actualisée du Mal que synthétise la figure du bobo. Ce réductionnisme rhétorique, caractérisé par le fait de dégainer à tout propos une référence négative en rapport à ce sociostyle urbain, pourrait en conséquence être nommé le « point bobodwin ». Les problèmes de circulation dans Paris ? La faute à ces insupportables bobos qu’Anne Hidalgo ne cesse de brosser dans le sens du poil en piétonnisant les voies sur berges ! Le remplacement de mon Lidl de quartier par un Naturalia ? Encore un coup des mangeurs de quinoa bio ! L’invasion conjointe des migrants, des brunchs et des poussettes à trois roues ? Ne cherchez pas, c’est toujours la faute des bobos !
Cause de tous les maux, le bobo peut tout aussi bien être « sale », « gentrificateur »...



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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Trottinette, gyroroue, eskate ou hoverboard ne sont pas pris en compte par le code de la route. Leur développement impose une réflexion sur la répartition de l’espace public.
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L’essor des trottinettes électriques oblige à repenser le partage de l’espace public en ville

Trottinette, gyroroue, eskate ou hoverboard ne sont pas pris en compte par le code de la route. Leur développement impose une réflexion sur la répartition de l’espace public.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 15h05
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 15h25
    |

                            Maud Obels








                        



   


Pouvoir se déplacer librement, rapidement et sans effort… la proposition est séduisante et l’offre est désormais bien réelle, entre les trottinettes électriques, disponibles depuis peu en libre-service dans deux arrondissements parisiens et à Bruxelles, la gyroroue (monocycle électrique), l’eskate, l’hoverboard ou encore le gyropode (comme le Segway).
Ces mobilités sont regroupées sous le terme d’engins de déplacement personnel (EDP) par les pouvoirs publics ; une catégorie hybride, puisqu’elle comprend aussi bien les engins électriques que les rollers ou les trottinettes classiques. C’est la raison pour laquelle beaucoup d’acteurs du secteur préfèrent le terme de nouveaux véhicules électriques individuels (NVEI).
Trottinettes, une offre « de plus en plus large »
Encore confidentiels il y a quelques années, ces modes de déplacement se développent rapidement. « Surtout les trottinettes électriques, confirme Mathieu Lavergne, d’Eroue, boutique installée dans le 5e arrondissement de Paris depuis quatre ans. Le secteur des trottinettes évolue beaucoup, aussi bien côté ventes que côté technologies, l’offre est de plus en plus large. »
Difficile d’avoir des chiffres concernant le nombre d’utilisateurs, aucune étude sérieuse n’ayant été réalisée et les professionnels du secteur commençant tout juste à s’organiser en réseau. Sur la base d’un sondage réalisé en mars, l’assureur Aviva estime que 3 % des Français utilisent déjà des NVEI, soit 1,5 million de personnes, et que 17 % ont l’intention de les utiliser prochainement, soit 8,5 millions d’utilisateurs potentiels.
Un chiffre d’utilisateurs très largement surestimé, selon Christophe Bayart, dirigeant de Mobility Urban, enseigne de distribution de NVEI, qui, lui, estime entre 400 000 et 500 000 le nombre d’usagers. « En 2017, les ventes, en quantité, ont considérablement augmenté, précise-t-il. En valeur, la progression est de 30 %, mais des produits à bas prix et de mauvaise qualité sont arrivés sur le marché. »

        Lire :
         

          Les trottinettes électriques arrivent à Paris après avoir conquis les Etats-Unis



Cet essor ne va pas sans poser quelques questions quant au cadre réglementaire dans lequel ces nouveaux engins, et leurs propriétaires, peuvent évoluer. Situés dans un « angle mort » du code de la route, les NVEI sont dans un flou juridique : comment ces véhicules peuvent-ils circuler, sur quelles voies, à quelle vitesse et soumis à quelles règles ?
Les utilisateurs – et celles et ceux qu’ils côtoient – roulent encore à vue. Pour le moment, ils sont considérés comme des piétons. Ils sont donc supposés rouler sur les trottoirs à l’« allure du pas », soit environ 6 km/h. Ils sont tolérés sur les pistes cyclables à maximum 25 km/h, sans y être vraiment autorisés.
Ces limites de vitesse paraissent en décalage avec les technologies disponibles, puisque les magasins spécialisés vendent des trottinettes électriques pouvant atteindre 85 km/h, sans aucune obligation de port d’un casque, de présence de lumières ou encore d’immatriculation.
« Même si rien n’est obligatoire, nous donnons des consignes de sécurité, nuance Mathieu Lavergne. Nous expliquons à nos clients que le port d’un équipement de protection, d’un casque et de gants est très vivement conseillé. » 
Ces vitesses potentielles démesurées devraient par ailleurs bientôt disparaître, puisqu’une norme est en cours d’élaboration, qui bridera la capacité de ces engins. « Sans doute à 25 km/h maximum, comme les vélos à assistance électrique », selon Christophe Bayart.

   


Les pouvoirs publics vont bientôt légiférer, dans le cadre du projet de loi orientation sur les mobilités, qui devrait être votée à l’automne, après avoir été plusieurs fois retardé. Cette nouvelle législation sera issue de la réflexion menée lors des Assises de la mobilité, qui se sont déroulées d’octobre à décembre 2017.
Elle ne prend toutefois pas la mesure du bouleversement en cours dans les mobilités, estime Jérôme Monnet, chercheur au laboratoire Ville mobilité transport : « Cela fait des décennies que l’on sépare clairement les piétons, les automobiles, les transports en commun. Ces nouveaux engins viennent brouiller ces catégories. L’utilisateur est-il un piéton ou un véhicule ? Il faut observer la transformation des pratiques, car la grande différence, c’est que l’usager peut désormais transporter son véhicule. »
Selon lui, les NVEI ont le potentiel d’une profonde transformation de la manière de se déplacer en ville et dans les zones périurbaines, mais « il peut toujours y avoir un retour en arrière, avec des crispations liées au cadre réglementaire ».

        Lire :
         

          San Francisco se rebelle contre les trottinettes électriques en libre-service



Pour préciser ce cadre, un comité d’experts du Conseil national de sécurité routière a suggéré, à l’issue de ses assises, d’assimiler « les engins de déplacement à des cycles quant à l’usage des espaces publics et aux règles d’usages relativement au partage de la voirie », tandis que la Direction générale des entreprises souhaite pérenniser la circulation sur les trottoirs.
La première solution semble convenir à toutes les parties. Selon un sondage réalisé par Mobilty Urban auprès d’usagers, en janvier : 65 % d’entre eux souhaitent être assimilés aux cycles.
Pierre Hémon (EELV), conseiller délégué aux mobilités actives à la Métropole de Lyon, estime également que les NVEI « s’insèrent bien sur les pistes cyclables » : « Je suis pour sanctuariser les trottoirs, c’est le dernier espace où les piétons peuvent être tranquilles », ajoute-t-il.
Combinaison de modes de déplacement
Attention à la surchauffe, nuance Jérôme Monnet : « Les pistes cyclables, conçues pour l’ergonomie du vélo, vont très vite exploser si tous ces utilisateurs doivent les partager. » Lui prône une solution bien plus radicale : « Tous les engins roulants devraient se partager la chaussée. Evidemment, cela signe un peu la fin de la circulation automobile. »
Ce qui n’est, selon lui, pas un problème, grâce à la combinaison des trois modes de déplacement de la ville du futur : la marche, les transports en commun et les microvéhicules portables. « Je sais que ce n’est pas une recommandation de politique publique réaliste, mais je rêverais que ces nouvelles mobilités soient l’occasion d’une véritable discussion politique. Profitons-en pour innover ! »
Si les métropoles n’en sont effectivement pas encore là, elles accueillent avec bienveillance ces nouveaux usages. « Tout ce qui peut éviter de prendre la voiture, c’est très bien, estime Pierre Hémon. J’ai déjà repéré des endroits où un système de location de trottinettes électriques, mais plutôt avec des bornes, serait à sa place dans la métropole lyonnaise, pour combler les derniers mètres entre les transports publics et les lieux de travail. »
Quant à l’entreprise Lime, qui propose les trottinettes en libre-service dans la capitale, elle signera, mercredi 27 juin, ainsi que tous les acteurs des deux-roues, une charte de bonne conduite avec la Ville de Paris.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Une étude française montre qu’après cinq ans de traitement par agonistes dopaminergiques, presque un patient sur deux est touché.
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Des troubles addictifs chez les parkinsoniens traités

Une étude française montre qu’après cinq ans de traitement par agonistes dopaminergiques, presque un patient sur deux est touché.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 14h00
    |

            Sandrine Cabut








                        


                                                        
Troubles alimentaires compulsifs, hypersexualité, achats compulsifs, addiction aux jeux ou à des loisirs particuliers comme le bricolage… Longtemps méconnus chez les patients parkinsoniens traités, désormais bien décrits, les troubles du contrôle des ­impulsions (TCI) se révèlent beaucoup plus fréquents que ce que l’on pensait.
Après cinq ans de suivi, presque un malade sur deux (46 %) est concerné, conclut une étude française conduite par le professeur Jean-Christophe Corvol ­(hôpital de la Pitié-Salpêtrière, APHP, Institut du cerveau et de la moelle épinière, Paris), publiée le 20 juin dans la revue Neurology.
Les auteurs soulignent que la survenue de ces symptômes est fortement associée à la dose et à la durée du traitement par agonistes dopaminergiques. Ces ­médicaments synthétiques, qui miment l’action de la dopamine, sont l’une des deux grandes ­classes de molécules prescrites aux patients parkinsoniens, avec la ­L-dopa, précurseur naturel de la dopamine.
Conséquences dévastatrices
Pas toujours perçus comme négatifs par les principaux concernés, les troubles du contrôle des ­impulsions peuvent, s’ils ne sont pas détectés à temps, avoir des conséquences dévastatrices pour le malade et sa famille : surendettement, rupture conjugale…
L’étude des chercheurs français a été réalisée à partir d’une ­cohorte de 411 patients, dont la maladie avait débuté il y a moins de cinq ans. Ils ont été évalués tous les ans pendant cinq ans. Au début de l’étude, près de 20 % d’entre eux avaient déjà des ­troubles du contrôle des impulsions, ils étaient 33 % à la fin des cinq ans de suivi. Et parmi les 306 patients qui étaient indemnes de TCI au départ, presque un sur deux (46 %) en a développé sur cette période. Après arrêt du traitement, les troubles ont disparu en un an chez la moitié d’entre eux.
La population étudiée était ­relativement jeune et majoritairement traitée par agonistes ­dopaminergiques, d’où une sur­estimation probable...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Sabrina Kouider et Ouissem Medouni avaient été reconnus coupables de meurtre et d’obstruction à la justice, le 24 mai.
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Meurtre de Sophie Lionnet : le couple qui employait la jeune fille au pair française condamné à la perpétuité

Sabrina Kouider et Ouissem Medouni avaient été reconnus coupables de meurtre et d’obstruction à la justice, le 24 mai.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 13h47
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 15h36
   





                        


Sabrina Kouider, 35 ans, et Ouissem Medouni, 40 ans, reconnus coupables du meurtre de Sophie Lionnet, ont été condamnés à la perpétuité, mardi 26 juin, avec une peine de sûreté de trente ans.
Les peines ont été prononcées par la cour criminelle de l’Old Bailey, qui, le 24 mai, avait reconnu le couple coupable du meurtre, en septembre 2017, de la jeune femme de 21 ans, dont le corps carbonisé avait été retrouvé dans leur jardin.

        Lire le récit sur l’affaire :
         

          Le couple qui employait la jeune fille au pair reconnu coupable de son meurtre



Des mois de mauvais traitements
Aussi lourde soit-elle, cette sentence ne saurait « refléter la valeur de la vie » de Sophie Lionnet, a déclaré le juge Nicholas Hilliard, en ajoutant que sa famille « ne se remettra jamais » de sa mort. Mme Kouider et M. Medouni ont également été condamnés à cinq ans et demi de prison pour obstruction à la justice, pour avoir tenté de faire disparaître le corps de Sophie en le brûlant.
Avant de prononcer les peines, le juge a écouté les avocats des accusés et pris en compte les expertises psychiatriques du couple. Les médecins ont conclu que Sabrina Kouider souffrait de troubles mentaux et d’obsessions. Elle « retournera immédiatement à l’hôpital », a déclaré le juge.
Pendant le procès, M. Medouni et Mme Kouider avaient tous deux plaidé non coupable du chef d’accusation de meurtre, évoquant un accident et rejetant chacun la responsabilité sur l’autre, mais avaient reconnu avoir tenté de brûler le corps la jeune fille originaire de Troyes (sud-est de Paris). Selon l’accusation, le couple était persuadé d’un complot fomenté par Sophie Lionnet avec Mark Walton, l’un des fondateurs du groupe Boyzone et père d’un des enfants de Sabrina Kouider, pour droguer et abuser sexuellement des membres de leur famille. Un fantasme, sans fondement, dans lequel ils se sont enfermés, a souligné le juge mardi.
« Désir de vengeance »
Mardi, le juge s’est dit convaincu que, malgré ses troubles mentaux, les agissements de Mme Kouider étaient « attribuables à un désir de vengeance ». « Vous saviez tous les deux que ce que vous faisiez était terriblement mal », a-t-il lancé aux deux condamnés.
Le magistrat a insisté sur le fait que les accusations portées par les accusés envers Sophie étaient totalement fausses. « On peut dire en toute confiance qu’il n’y avait aucune vérité [dans les accusations selon lesquelles] Sophie a maltraité ou abusé de qui que ce soit, ou sur le fait qu’elle était de connivence avec Mark Walton (…) C’était une fiction complète », a-t-il dit.
Dans une lettre adressée à Sophie et à sa famille et lue par son avocat, Icah Peart, mardi, Sabrina Kouider affirme être « profondément désolée pour ce qui est arrivé à Sophie ». « Je pense à toi tous les jours », ajoute-t-elle.
Le corps de Sophie avait été retrouvé en septembre par les pompiers, alertés par des voisins du couple, intrigués par une importante fumée et une « horrible » odeur se dégageant de leur propriété du sud-ouest de Londres. Le corps présentait de multiples fractures, aux côtes, au sternum et à la mâchoire, mais en raison des brûlures la cause exacte de la mort n’a pas pu être déterminée.
La jeune fille s’occupait des deux enfants que Mme Kouider avaient eu avec d’anciens compagnons. Arrivée à Londres en janvier 2016, elle n’avait jamais pu rentrer en France, et vivait sous l’emprise de ses employeurs, qui la nourrissaient peu, ne la payaient quasiment pas, et la battaient, selon des voisins.

        Lire aussi :
         

                Procès Lionnet : la jeune fille au pair a été battue avant sa mort






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Cinq jours avant la « marche des fiertés » parisienne, le tag « LGBT hors de France » a été inscrit rue des Archives, à Paris.
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La Mairie de Paris va saisir la justice à la suite d’une dégradation homophobe

Cinq jours avant la « marche des fiertés » parisienne, le tag « LGBT hors de France » a été inscrit rue des Archives, à Paris.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 11h56
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 12h22
   





                        



   


Dans la nuit du 25 au 26 juin, les passages piétons arc-en-ciel, créés le 14 juin rue des Archives (dans le 4e arrondissement de Paris), en prévision de la « marche des fiertés » organisée à Paris ce week-end, ont été repeints en blanc, et un tag homophobe a fait son apparition sur la voie publique (« LGBT hors de France »).
Pour la maire de Paris, Anne Hidalgo, « cette homophobie crasse nous rappelle à quel point la Marche des fiertés est un événement utile », ajoutant que « le tag homophobe sera effacé ». La Mairie de Paris va porter plainte auprès du procureur de la République pour ces faits de vandalisme.

Le tag homophobe sera effacé ce matin, après saisine du procureur de la République de Paris par la Ville. Et les pa… https://t.co/pqrrdPpR9Q— Anne_Hidalgo (@Anne Hidalgo)


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Son adjoint chargé de la culture, Bruno Julliard, a qualifié cette dégradation d’« inadmissible » et assure qu’elle « sera réparée ». « Cette nouvelle démonstration de haine hideuse ne fera que renforcer notre détermination à lutter sans faillir contre les discriminations », a-t-il poursuivi.
L’association SOS-Homophobie a réagi, condamnant « fermement ces actes LGBTphobes ». Pour l’Inter-LGBT, cette dégradation « renforce notre volonté de lutte contre les discriminations », ajoutant « nous ne nous tairons pas ».
Elise Fajgeles, députée La République en marche de Paris, a également réagi, « scandalisée par ce vandalisme homophobe. (…) L’homophobie n’est pas une opinion, c’est un délit. »

Rue des Archives #pride https://t.co/qlSFyKrzyD— rnoyes (@rnoyes)


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Plusieurs autres dégradations en France à l’approche de la « marche des fiertés »
Jeudi 14 juin, une dégradation similaire avait été constatée à Nantes. Un escalier, surnommé « marches des fiertés » avait été recouvert de peinture blanche en deux endroits de l’œuvre aux couleurs arc-en-ciel, dans le centre-ville nantais. « Il s’agit là clairement d’un acte de vandalisme homophobe », avait jugé la maire, Johanna Rolland, qui a porté plainte au nom de la ville pour dégradation. « Il n’est pas question de céder quelques millimètres à une logique d’intimidation », avait affirmé l’élue socialiste.
La nuit précédente, l’association LGBT Quazar à Angers a vu son local de nouveau couvert d’inscriptions homophobes et de menaces de mort dans la nuit de mercredi à jeudi, trois semaines après les premières dégradations.
En 2017, le nombre d’actes d’homophobie a augmenté de 15 %, selon le rapport annuel de l’association SOS-Homophobie.

        Lire les témoignages :
         

          « Finissez-le, c’est un pédé » : plus d’un millier d’actes homophobes enregistrés en 2017






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Les « grandes orientations » concernant le SNU seront annoncées mercredi, annonce le porte-parole du gouvernement. Il devrait durer « un mois, autour de l’âge de 16 ans ».
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Service national universel : les organisations de jeunesse seront consultées à l’automne

Les « grandes orientations » concernant le SNU seront annoncées mercredi, annonce le porte-parole du gouvernement. Il devrait durer « un mois, autour de l’âge de 16 ans ».



Le Monde
 |    26.06.2018 à 11h50
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 18h03
   





                        



   


Les contours du service national universel, promis par Emmanuel Macron quand il était candidat, se précisent : « Diverses grandes orientations seront annoncées demain [mercredi] en conseil des ministres », a déclaré le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, mardi 26 juin sur RTL.
« A priori, on s’oriente vers (…) une période d’un mois autour de l’âge de 16 ans. Et puis ensuite il y a différentes modalités qui vont être mises en place, des gens qui pourront faire des périodes plus longues, en fonction de leurs envies, que ce soit dans le domaine associatif, dans le domaine militaire, dans le domaine civique, dans le domaine sanitaire », a-t-il énuméré.
« C’est aussi la raison pour laquelle il y aura une consultation qui s’ouvrira à partir de l’automne pour voir avec les organisations de jeunesse, les jeunes eux-mêmes, comment on peut construire les choses qui soient à la fois le moyen de recréer ce creuset républicain, ce moment autour de la nation », a ajouté M. Griveaux, confirmant que la piste d’un référendum était écartée.
Cette consultation, à la fois numérique et dans les territoires, s’adressera aussi aux parents d’élèves, aux syndicats de lycéens et d’enseignants et aux collectivités territoriales. Elle portera sur « la durée, le contenu et les conditions concrètes de mise en oeuvre » du SNU, explique-t-on de source gouvernementale.

        Lire aussi :
         

                Service national universel : obliger les jeunes, une option à risque



Le projet initial de « service militaire obligatoire et universel d’un mois » du candidat Macron a déjà évolué, au profit d’un service national universel (SNU), sans référence à l’armée. Un groupe de travail mandaté par l’Elysée a remis à la fin du mois d’avril ses propositions. Y figure un service national d’un mois obligatoire entre 15 et 18 ans suivi d’une phase d’engagement citoyen sur la base du volontariat, d’une durée de « trois à six mois avant 25 ans ».
Les principales organisations lycéennes, étudiantes et de jeunesse avaient critiqué au début du mois de juin dans une tribune les « incohérences » et le caractère « contraignant » de ce projet, ainsi que sa logique « démagogique ».

        Lire aussi :
         

          SNU : les jeunes veulent s’engager sans contrainte






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Certaines universités ont joué le jeu en proposant des cours de soutien ou étalés sur deux ans. D’autres ont refusé faute de moyens suffisants.
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Près de 500 parcours de remise à niveau pour réussir en licence

Certaines universités ont joué le jeu en proposant des cours de soutien ou étalés sur deux ans. D’autres ont refusé faute de moyens suffisants.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 11h39
    |

            Camille Stromboni








                        



                                


                            
C’est l’une des promesses phares du gouvernement avec la loi orientation et réussite des étudiants promulguée début mars : faire diminuer l’échec en licence. Pour y parvenir, les nouvelles règles de sélection à l’entrée de l’université doivent s’accompagner de dispositifs pédagogiques adaptés pour les étudiants, particulièrement les plus fragiles.
Là est tout l’enjeu du « oui si », cette nouvelle réponse que les universités peuvent faire sur Parcoursup aux candidats qu’elles ont jugés, au regard de leur dossier, comme ne remplissant pas les prérequis – des critères pour entrer à l’université – nécessaires. Résultat : le lycéen sera accepté à condition de suivre un parcours de remise à niveau. Une enveloppe de huit millions d’euros pour mettre en place ces dispositifs a été annoncée par le ministère.
Difficile pour l’instant d’en connaître l’ampleur : le ministère n’ayant communiqué qu’un seul chiffre concernant la plate-forme : 135 000 propositions ont été faites avec la condition « oui si » par les universités, sans que l’on sache si les jeunes qui ont reçu une telle offre sont encore sur liste d’attente. Sur l’ensemble des universités, 466 initiatives de ce type pour la prochaine rentrée ont été recensées par le ministère. Ce chiffre regroupe aussi des dispositifs pédagogiques proposées par les facs en dehors du « oui si », qui interviennent après la rentrée.
Délai trop court
Pour cette première année d’application, certains établissements comme Poitiers ou Paris-2 Panthéon-Assas admettent ne pas avoir émis de « oui si » sur Parcoursup. Délai trop court, moyens financiers jugés non pérennes ou insuffisants, autres dispositifs déjà existants… les raisons avancées sont multiples. Ainsi à Assas, Guillaume Leyte, son président, reconnaît avoir préféré « dire oui à tout le monde », tout en se dédouanant d’avoir voulu éviter d’accepter des candidats plus faibles, dans une logique élitiste. La faculté propose, depuis 2008, un parcours avec...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ La patronne de la commission des lois est louée pour sa fraîcheur, mais fait face à un procès en illégitimité à ce poste prestigieux.
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Yaël Braun-Pivet, députée appréciée, mais présidente désavouée

La patronne de la commission des lois est louée pour sa fraîcheur, mais fait face à un procès en illégitimité à ce poste prestigieux.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 11h32
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 16h26
    |

            Manon Rescan et 
Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            

Certains ont vu une forme de désaveu dans le fait que Yaël Braun-Pivet, la présidente de la commission des lois, ne soit pas l’unique rapporteuse du projet de loi constitutionnelle dont l’examen commence mardi 26 juin à l’Assemblée nationale. La partie la plus délicate du texte, la réforme de la procédure parlementaire, a été confiée au président du groupe MoDem, Marc Fesneau. Il fallait, justifie-t-on, laisser une place au partenaire centriste dans ce texte-clé du quinquennat. Au bout d’un an, l’élue des Yvelines demeure surtout une présidente atypique.
L’une des raisons est inscrite là, sur le mur de sa permanence parlementaire au Vésinet (Yvelines). Elle a gardé, sous cadre, une affiche de campagne signée par les militants d’En marche ! après son élection. « Tu incarnes le renouveau », l’y félicite l’un des « marcheurs ». A 47 ans, elle coche toutes les cases voulues par Emmanuel Macron pour sa nouvelle majorité : une femme, qui n’a jamais été élue, issue de la société civile.
Ce vendredi de juin, à l’heure du bilan de sa première année de mandat, cette grande blonde reçoit des associations caritatives, dont Les Restos du cœur de Sartrouville. Mme Braun-Pivet s’y était investie à plein temps à son retour en France, après plusieurs années d’expatriation avec son mari, au cours desquelles elle a élevé cinq enfants aujourd’hui âgés de 10 à 19 ans. Le 18 juin 2017, c’est donc une parfaite inconnue qui a délogé de sa circonscription des Yvelines Jacques Myard, l’un des piliers de la droite à l’Assemblée.
C’est de manière tout aussi inattendue qu’elle a été désignée présidente de la commission des lois quelques semaines plus tard. Ils sont alors trois députés LRM à briguer le poste et la nouvelle élue se place en tête du premier tour. Sur un carnet, elle a consigné les scores : 130 voix pour elle, contre 88 à Jean-Michel Clément et 58 à Alain Tourret. Il n’y aura pas de second tour, elle est désignée présidente d’office,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Le référendum en Nouvelle-Calédonie doit tout à une poignée de main historique, il y a tout juste trente ans.
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L’histoire secrète des accords de Matignon

Le référendum en Nouvelle-Calédonie doit tout à une poignée de main historique, il y a tout juste trente ans.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 11h31
    |

            Patrick Roger








                        



                                


                            

Bien sûr, en cette matinée du dimanche 26 juin 1988, il y eut cette fameuse poignée de main, l’officielle, entre Jean-Marie Tjibaou et Jacques Lafleur, qui scellait devant les objectifs une réconciliation historique. C’était il y a tout juste trente ans. Mais il y eut d’abord celle, plus discrète, que les deux hommes s’échangèrent sous la table des négociations à l’issue d’un véritable marathon nocturne, alors que poignaient les premières lueurs de l’aube à travers les tentures jaunes du salon du même nom, à Matignon. Une poignée de main qui, non seulement, valait accord mais aussi engagement personnel. Et qui allait ouvrir une nouvelle page de l’histoire de la Nouvelle-Calédonie : celle d’une décolonisation négociée après que le territoire eut failli basculer dans la guerre civile.
Les accords de Matignon naissent d’un drame sanglant : l’assaut donné par les forces spéciales, le 5 mai 1988, entre les deux tours de l’élection présidentielle, contre les militants indépendantistes du FLNKS réfugiés dans la « grotte sacrée » de Wateto, à Gossanah, dans le nord de l’île d’Ouvéa, où ils détiennent seize gendarmes en otages. Dix-neuf Kanak et deux militaires sont tués lors de cette opération. Le territoire est alors sur le point de basculer dans la guerre civile. Le 8 mai, François Mitterrand est réélu. Dans la foulée, il nomme Michel Rocard premier ministre.
Les accords de Matignon naissent d’un drame sanglant : l’assaut donné contre la grotte d’Ouvéa, le 5 mai 1988
Dès son arrivée Rue de Varennes, Rocard s’enquiert auprès de Mitterrand si la Nouvelle-Calédonie doit être traitée par l’Elysée ou par Matignon. « C’est un dossier du gouvernement. Allez-y », lui répond le président de la République, pas très à l’aise sur ce sujet. En tant que chef des armées, il a quand même donné son accord à l’opération « Victor » sur Ouvéa. « Dès lors, le chef de l’Etat n’a jamais essayé d’interférer ou de compliquer les choses », assure Jean-François...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Un projet d’arrêté prévoit la personnalisation des parcours en premier cycle à l’université, tout en revoyant les règles d’évaluation qui s’appliqueront aux futurs étudiants.
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Rattrapages et compensation des notes ne seront plus obligatoires en licence

Un projet d’arrêté prévoit la personnalisation des parcours en premier cycle à l’université, tout en revoyant les règles d’évaluation qui s’appliqueront aux futurs étudiants.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 11h06
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 15h24
    |

            Camille Stromboni








                        


Alors que les lycéens peuvent de nouveau, le bac passé, se consacrer aux réponses à leurs vœux d’orientation sur Parcoursup, un autre dossier qui les concerne avance en coulisse : l’évolution du premier cycle universitaire, la licence. Un projet d’arrêté a été examiné par le comité de suivi « Licence, master, doctorat », vendredi 22 juin, avant d’être soumis, au début de juillet, aux élus de la communauté universitaire.

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Le texte réglementaire met en musique l’une des pierres angulaires de la loi orientation et réussite des étudiants (ORE) : la personnalisation des parcours des étudiants et les dispositifs d’accompagnement pédagogiques, promis par la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, pour lutter contre l’échec en licence. Avec un outil nouveau : chaque étudiant devrait désormais conclure un « contrat pédagogique » avec son établissement, afin de préciser « son parcours de formation et les mesures d’accompagnement destinées à favoriser sa réussite ».
L’idée est de faire émerger des parcours « différenciés » et adaptés au rythme de chacun. De quoi proposer par exemple une licence étalée sur quatre ans, format qui pourrait servir aux lycéens auxquels les universités ont répondu « oui, si » sur Parcoursup, signifiant qu’ils n’étaient acceptés que s’ils suivaient une remise à niveau.

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Ces mesures ont été saluées par les organisations favorables à la réforme, comme la FAGE, majoritaire chez les étudiants, et le SGEN-CFDT, l’un des principaux syndicats de personnels de l’enseignement supérieur. Avec néanmoins un point de vigilance pour ce dernier : cinq cents postes de plus sont nécessaires d’après lui pour assurer un tel encadrement, « simplement en retenant une moyenne d’un quart d’heure par étudiant et par semestre » pour ces contrats pédagogiques.
Fin d’un totem
Le projet d’arrêté s’attaque également au sujet très sensible des règles d’évaluation des étudiants à l’université, qui touchent près d’un million de jeunes en premier cycle universitaire. Il met fin à un totem, chez certains syndicats étudiants : celui du principe national de compensation des notes (un 8/20 rattrapé par un 12/20) qui prévalait jusqu’ici entre unités d’enseignement d’un semestre, et entre deux semestres d’une année. Ce qui peut permettre aujourd’hui à un étudiant d’obtenir une licence en validant seulement trois semestres… Désormais, chaque université fixera son propre régime en la matière.
De la même manière, l’obligation d’une seconde session d’examen – plus communément appelée rattrapages – disparaît au profit d’une « seconde chance » garantie à l’étudiant, celle-ci pouvant être matérialisée soit par des rattrapages, soit au sein d’un système de contrôle continu, tout au long de l’année.
Des choix qui font bondir l’UNEF, deuxième organisation étudiante, opposée à la réforme. « Depuis des mois, le gouvernement affirme que nous mentons quand nous affirmons qu’il brade les droits des étudiants mais, désormais, c’est très clair, lâche Lilâ le Bas, sa présidente. D’une licence à l’autre, on n’aura plus les mêmes règles. » Avec d’autres syndicats de personnels (FSU, CGT, FO), l’UNEF demande le retrait du texte. Les universités auront jusqu’à 2019 pour le mettre en œuvre.

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Loi asile-immigration : en durcissant le texte, le Sénat permet aux députés de jouer la carte de l’humanisme

Les sénateurs devaient voter, mardi, une version durcie du projet de loi Collomb.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 10h33
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 10h53
    |

            Manon Rescan








                        


La majorité La République en marche (LRM) à l’Assemblée nationale aura le beau rôle dans les prochaines étapes de l’examen du projet de loi asile et immigration. Après avoir amendé puis voté en première lecture un texte contesté par une partie de ses membres, elle aura plusieurs occasions de donner des gages d’un humanisme dont il lui a été jusque-là reproché de manquer.
Premier élément, le lancement, mardi 26 juin au matin, du groupe de travail sur la rétention des mineurs. La majorité avait échoué à convaincre le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, d’inscrire dans la loi son interdiction. Elle avait toutefois obtenu de pouvoir travailler à des propositions en la matière. Dès mardi, les députés LRM montreront qu’ils ne comptent pas abdiquer sur le sujet. « Notre pays a un sérieux problème avec la rétention des mineurs », prévient dans une tribune au Monde l’élu LRM de Gironde Florent Boudié. Le responsable du texte asile-immigration pour la majorité animera lui-même ce groupe de travail. « Dès la fin de l’année, une proposition de loi sera portée au débat parlementaire » sur la rétention des étrangers vulnérables, promet le député, qui s’engage à ce que « le quinquennat d’Emmanuel Macron ne s’achève pas sans que sa majorité parlementaire [y] ait apporté une réponse durable ».
Cadeaux empoisonnés
L’autre occasion donnée à la majorité de montrer un visage différent leur est offerte sur un plateau par les sénateurs. Ces derniers devaient voter, mardi 26 juin, une version durcie du projet de loi Collomb. Exit, par exemple, la réunification des familles quand un mineur obtient l’asile en France ou encore la redéfinition du délit de solidarité, obtenue de haute lutte par les députés. Les sénateurs ont en outre transformé l’aide médicale d’Etat (AME) en « aide médicale d’urgence », provoquant un tollé dans la majorité. « L’amendement du Sénat (…) est contraire à une politique de santé publique responsable », a déclaré sur Twitter la ministre de la santé, Agnès Buzyn. « La majorité à l’Assemblée nationale corrigera cette aberration », a promis pour sa part Richard Ferrand, le président du groupe LRM. Dans ce contexte, la commission mixte paritaire (CMP) qui doit se tenir début juillet, probablement le 4, pour tenter de concilier les textes des deux assemblées est mal engagée. « La version du Sénat est très éloignée de la nôtre, dont l’équilibre avait été difficile à trouver », rappelle Elise Fajgeles, rapporteuse LRM du texte à l’Assemblée.
Un député LRM dénonce un texte qui « prolonge le programme de LR version Wauquiez sur la question migratoire »
En cas d’échec de la CMP, les députés auront ainsi beau jeu de se poser en garants d’une position humaniste, à l’opposé de celle des sénateurs, lors de l’examen en seconde lecture prévu la dernière semaine de juillet. « Si la droite sénatoriale avait voulu rassembler la majorité à l’Assemblée nationale, elle ne s’y serait pas prise autrement », observe déjà Florent Boudié, qui dénonce un texte qui « prolonge le programme de LR version Wauquiez sur la question migratoire ». Reste que, même s’ils gomment les modifications du Sénat, les députés ne feront que rétablir une copie contestée par un faisceau très large d’acteurs, des associations au Défenseur des droits.
Les sénateurs ont d’ailleurs réservé quelques cadeaux empoisonnés aux députés, en faisant eux aussi du « en même temps ». Tout en durcissant le texte, ils y ont introduit des dispositions protectrices des droits des demandeurs d’asile comme le rétablissement du délai de recours devant la Cour nationale du droit d’asile à un mois, quand le gouvernement voulait le réduire à quinze jours. Les sénateurs vont ainsi mettre à nouveau la majorité face à ses divisions, cette position étant partagée par une partie d’entre eux. Les sénateurs ont également inscrit dans la loi un encadrement de la rétention des enfants à cinq jours maximum. Une solution qui ne satisfait pas pour l’heure dans la majorité. Si les députés la repoussent, ils laisseront toujours possible l’enfermement des enfants dans l’attente des conclusions de leur groupe de travail. Or ces dernières restent très ouvertes.
Dans sa tribune, M. Boudié promet que « toutes les réponses [à la rétention des mineurs] seront analysées, de l’encadrement strict à l’interdiction pure et simple », sans en privilégier une, mais sans assurer qu’elle sera interdite. Si la majorité endosse la posture politique de l’« humanité », ses débats pour la mettre en œuvre sont loin d’être achevés.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ La maladie a été repérée chez plusieurs enfants, dix-huit ans après sa disparition dans le Pacifique ouest.
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Un cas de polio en Papouasie-Nouvelle-Guinée détecté, l’OMS décrète l’apparition d’une épidémie

La maladie a été repérée chez plusieurs enfants, dix-huit ans après sa disparition dans le Pacifique ouest.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 09h51
   





                        



   


Les autorités de Papouasie-Nouvelle-Guinée ont déclaré lundi 25 juin être « profondément préoccupées » par un cas avéré de poliomyélite « et par le fait que le virus circule » dans cet Etat du Pacifique. « Notre priorité immédiate est de réagir et d’empêcher que d’autres enfants soient infectés », a fait savoir le ministre de la santé, Pascoe Kase.
Un cas confirmé de la maladie a été repéré chez un garçon de 6 ans de la province de Morobe présentant une faiblesse des membres inférieurs. La maladie a été décelée à la fin d’avril et la paralysie associée au virus a été confirmée en mai.
Les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies ont expliqué que le virus avait également été isolé dans les selles de deux enfants sains de la même localité ; ce qui « est constitutif d’une épidémie », selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Dernier cas en 1996
La poliomyélite, qui peut être prévenue par un vaccin, est une maladie infectieuse causée par un virus envahissant le système nerveux et qui peut engendrer des paralysies irréversibles en quelques heures. Elle touche surtout les enfants en bas âge.
Le dernier cas remonte à 1996. La Papouasie avait été déclarée exempte de polio en 2000 en même temps que le reste de la région du Pacifique ouest.
Selon l’OMS, la couverture vaccinale pour la polio est faible dans la province de Morobe, sur la côte septentrionale. Seuls 61 % des enfants reçoivent les trois doses recommandées.
Le nombre de cas de polio dans le monde a chuté de plus de 99 % depuis 1988, quand ils étaient estimés à 350 000, contre 22 cas recensés en 2017, d’après l’OMS. Seuls trois pays – l’Afghanistan, le Nigeria et le Pakistan – figuraient en mars sur sa liste des pays où la polio est endémique.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Pour ceux qui ont investi dans une résidence meublée en 2009, le moment du « débouclage » arrive. Plusieurs options s’offrent à eux.
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Défiscalisation : la vie continue après le dispositif Censi-Bouvard

Pour ceux qui ont investi dans une résidence meublée en 2009, le moment du « débouclage » arrive. Plusieurs options s’offrent à eux.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 09h26
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 11h47
    |

                            Nathalie Coulaud








                        



   


Depuis 2009, acheter un logement dans une résidence étudiante, dans une résidence senior ou de tourisme permet de bénéficier d’un avantage fiscal. Pour les personnes ayant investi en 2009, le dispositif, connu sous le nom de Censi-Bouvard, arrive à sa fin puisque sa durée est de neuf ans.
En achetant dans une résidence meublée et en confiant la gestion de celle-ci à un professionnel chargé de l’exploitation, le propriétaire obtient une réduction fiscale de 11 % du montant de l’investissement plafonné à 300 000 euros. Ce taux était même de 18 % pour les investissements réalisés en 2011 et de 25 % pour ceux réalisés en 2009 et 2010 !

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En contrepartie, le logement doit être loué pendant neuf ans. Pour les premiers investisseurs, la sortie du dispositif est donc proche et il leur faut décider de la suite à donner à leur investissement. Environ 12 000 Censi-Bouvard arriveront sur le marché en 2019.
Il est tout d’abord possible de garder le bien : certes, le propriétaire ne bénéficiera plus de la réduction d’impôts, mais les revenus issus des loyers pourront être diminués par l’amortissement du bien, ce qui n’était pas possible lorsque le régime de défiscalisation était en cours.
Prendre son temps
En fonction de la durée d’amortissement choisie, une partie du prix d’achat du logement est ainsi soustraite chaque année aux revenus issus des loyers gommant ainsi la fiscalité.

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La possibilité de déduire l’amortissement est aussi possible en cas de réinvestissement dans une résidence du même type et « le bien étant déjà construit, il procure des loyers immédiatement, à la différence d’un bien acheté en VEFA [vente en l’état futur d’achèvement] et il est assorti d’un bail avec un exploitant qui vient d’être renouvelé », précise Alexandre Teitgen, directeur général de LB2S, entreprise spécialisée dans la revente de logements acquis en Censi-Bouvard.
Comme pour tout investissement immobilier, il est important de prendre son temps pour bien vérifier si la demande locative est bien présente, si la résidence est correctement entretenue et d’examiner le contenu du bail.

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Autre possibilité : vendre le logement. Dans ce cas, revendre sans moins-value n’est toujours pas facile avec ce type de bien. Tout dépend, bien sûr, de l’endroit où la résidence est située et si elle est bien gérée par l’exploitant.
Défiscalisation pour travaux
Si tout s’est bien passé, le gain issu de l’investissement en Censi-Bouvard n’est pas négligeable. Une simulation effectuée par LB2S montre que pour un achat de 174 656 euros dans une chambre d’Ehpad à Marseille réalisée en décembre 2009, le gain peut atteindre 66 325 euros sur neuf ans.
Enfin, il est aussi possible d’utiliser le capital pour réaliser un autre investissement locatif comme le Pinel qui a été recentré sur les territoires ayant le plus besoin de logements dont la durée a été prolongée jusqu’à 2021.

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Sachez que même si, depuis 2017, il n’était plus possible de bénéficier d’avantage fiscal en investissant dans les résidences de tourisme, la loi de finances pour 2018 permet une défiscalisation pour les travaux effectués dans ces résidences.
Les travaux d’économie d’énergie, ceux destinés à faciliter l’accueil des personnes handicapées ou encore les travaux de ravalement sont concernés. Le taux de réduction d’impôts est de 20 % des dépenses engagées dans la limite de 22 000 euros par logement.

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Les dépenses engagées au-delà de cette limite peuvent ensuite entrer dans l’amortissement. Pour bénéficier de la réduction d’impôt, le propriétaire doit louer le logement pendant au moins cinq ans après les travaux. Les investisseurs en résidence de tourisme qui arrivent en fin de dispositif peuvent ainsi continuer à bénéficier d’un avantage fiscal, tout en valorisant leur bien.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ La France, l’Espagne et l’Allemagne défendent ce projet, à la veille du sommet européen des 28 et 29 juin. Mais, en 2015, les « hot spots » en Italie et en Grèce avaient échoué.
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Les centres fermés pour migrants, une solution possible mais complexe à mettre en œuvre

La France, l’Espagne et l’Allemagne défendent ce projet, à la veille du sommet européen des 28 et 29 juin. Mais, en 2015, les « hot spots » en Italie et en Grèce avaient échoué.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 06h48
    |

            Julia Pascual








                        



                                


                            
Des centres fermés permettront-ils de débloquer la crise politique qui secoue l’Europe ? C’est la proposition qu’essayent de pousser la France, l’Espagne et l’Allemagne, à la veille du sommet européen des 28 et 29 juin. La situation des migrants secourus en mer serait examinée dans ces centres de rétention. Ceux relevant du droit d’asile se verraient ensuite répartis dans les Etats membres et les migrants économiques reconduits dans leur pays d’origine. Cette proposition fait son chemin, tandis que d’autres Etats membres plaident pour des plates-formes de débarquement des migrants en dehors de l’Union européenne (UE).
Du point de vue du droit, la rétention des personnes relevant de l’asile n’est pas interdite. « C’est légalement possible mais c’est complexe, confirme Serge Slama, professeur de droit public à l’université de Grenoble. Cela ressemble aux zones d’attente en France. » Un étranger qui souhaite demander l’asile peut ainsi être placé à son arrivée à la frontière dans ces zones pour une durée de quatre jours et jusqu’à vingt-six jours maximum, sous le contrôle d’un juge.
Lors d’une conférence de presse avec le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez, Emmanuel Macron a assuré samedi que les centres fermés seraient « conformes » aux règles du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). Or, celui-ci s’est constamment opposé à la détention systématique et obligatoire. En 2016, il avait ainsi suspendu ses activités dans les « hot spots » (lieux de regroupement des migrants) des îles grecques, devenus des centres de rétention.
Le retrait du HCR était également dû à l’accord UE-Turquie qui permettait à la Grèce de refouler des migrants relevant du droit d’asile, en considérant que leur demande pouvait être examinée en Turquie, pays par lequel ils avaient transité et qualifié de « sûr ».
Un risque « d’externalisation sauvage »
« Face au risque d’externalisation sauvage vers des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Le député Florent Boudié (LRM), qui déposera une proposition de loi à la fin de l’année, estime, dans une tribune au « Monde », que le gouvernement doit régler dignement la rétention des étrangers les plus vulnérables.
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Article sélectionné dans La Matinale du 25/06/2018
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« La France a un sérieux problème avec la rétention des enfants étrangers »

Le député Florent Boudié (LRM), qui déposera une proposition de loi à la fin de l’année, estime, dans une tribune au « Monde », que le gouvernement doit régler dignement la rétention des étrangers les plus vulnérables.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 11h22
    |

Florent Boudié (Député La République en marche de la Gironde, responsable du projet de loi asile, immigration et intégration)







                        



                                


                            
Tribune. En séparant parents et enfants entrés illégalement aux Etats-Unis, Donald Trump a relancé le débat sur la rétention des mineurs étrangers, qui agite la France. Les situations sont différentes. La France ne pratique pas la séparation des familles. Quant au nombre d’enfants placés en rétention, sans proportion avec la situation américaine, il a atteint, en 2017, le chiffre de 305 en métropole, 4 200 dans le seul ­département de Mayotte, pour 50 000 étrangers retenus en instance d’expulsion.
Mais la France a été sévèrement condamnée, entre 2012 et 2016, par la Cour européenne des droits de l’homme. Les juges de Strasbourg n’ont certes pas sanctionné le principe même de la rétention. Ils ont toutefois estimé, à six reprises, que la France violait plusieurs des principes de la Convention européenne des droits de l’homme : l’interdiction des traitements inhumains (article 3), le droit à la liberté et à la sûreté (article 5) et le respect de la vie privée et familiale (article 8).

Notre pays a donc un sérieux problème avec la rétention des mineurs. Le candidat Hollande s’était engagé, s’il était élu à l’Elysée, « à mettre fin dès mai 2012 à la rétention des enfants et donc des familles avec enfants ». Une circulaire publiée à l’été 2012, puis une loi confuse adoptée quelques mois plus tard, ont bien tenté de fixer un cadre, mais sans tenir la promesse présidentielle.
Résultat : en métropole, le nombre d’enfants retenus a quadruplé entre 2013 et 2016, passant de 41 à 172, avant de bondir en 2017, tout près du record atteint sous Nicolas Sarkozy : 384 enfants en 2011.
Une politique de continuité
Il faut donc « tirer les leçons du pouvoir », puisque la politique conduite en ce domaine par les gouvernements successifs – de droite, de gauche et d’ailleurs – frappe avant tout par sa continuité. Pourquoi la France ne se désaccoutume-t-elle pas d’une forme de maltraitance contraire à l’intérêt de l’enfant...




                        

                        


<article-nb="2018/06/26/19-20">
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<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤                     


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Les quotas géographiques dans Parcoursup nourrissent les craintes de discriminations

Les rectorats ont dû fixer un taux de candidats extra-académiques, qui varie de 1 % à 70 %. La plate-forme d’admission dans le supérieur rouvre ce mardi.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 14h58
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            Séverin Graveleau et 
Camille Stromboni








                        



                                


                            

Ce mardi 26 juin, les épreuves du bac à peine terminées, les lycéens sans réponse la veille du début des épreuves – ils étaient 21,5 % – vont de nouveau scruter leur compte avec angoisse. Une attente compliquée, d’autant plus quand ils ne comprennent pas toujours les critères qui ont pu les faire dégringoler dans les listes d’attente des universités.
Outre le dossier scolaire, le fait de ne pas être originaire de l’académie de la licence demandée peut jouer en défaveur du candidat. C’est une nouveauté de la réforme de l’accès à l’université : désormais, les rectorats fixent, pour chaque licence, un taux maximum de candidats « extra-académiques ».
Frédérique Vidal, la ministre de l’enseignement supérieur, a régulièrement martelé cette nouveauté. « Contrairement à Parcoursup, APB n’autorisait pas le changement d’académie et les jeunes étudiant à Créteil étaient priés de rester à Créteil. Parcoursup autorise ce changement », avait-elle déclaré sur LCI, le 4 juin. Sur l’ancienne plate-forme Admission post bac (APB), la « priorité académique » prévalait : les candidats extérieurs à l’académie ne pouvaient obtenir une place dans les filières en tension que lorsque les « locaux » en avaient laissé des libres.
« Concurrence déloyale »
Pourtant, ces quotas géographiques sont à l’origine d’accusations de discrimination lancées par des lycéens de banlieue parisienne contre Parcoursup, dès la fin du mois de mai : la plate-forme les aurait évincés des filières de Paris intra-muros. L’opacité autour des règles de définition de ces pourcentages, qui varient selon les académies, n’a pas aidé à contredire ces craintes. 70 % de candidats extra-académiques en licence de sciences du langage à Paris-Descartes, 25 % en sociologie à Chambéry, mais seulement 1 % en droit à Nanterre…
Derrière ces chiffres, il faut décrypter les choix politiques des rectorats – et les ambitions des formations. Comment assurer une place à tous les lycéens de son...




                        

                        

