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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ L’équipe de France et le Danemark ont produit le premier 0-0 de la Coupe du monde 2018, au bout d’une rencontre sans intérêt pour les spectateurs comme pour Didier Deschamps.
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France-Danemark : le néant et une première place

L’équipe de France et le Danemark ont produit le premier 0-0 de la Coupe du monde 2018, au bout d’une rencontre sans intérêt pour les spectateurs comme pour Didier Deschamps.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 18h10
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 18h19
   





                        



   


A jamais les premiers, une fois de plus : le monde ne le réclamait pas, mais l’équipe de France a apporté à la Coupe du monde 2018 son premier 0-0, bien aidé par un Danemark solidement regroupé ce mardi 26 juin au stade Loujniki de Moscou.
Sans rythme et sans idée, la France est restée inoffensive et devra montrer davantage pour battre son prochain adversaire en huitièmes de finale. Elle le connaîtra ce soir et il s’agira du deuxième du groupe D, soit probablement l’Argentine, le Nigeria ou l’Islande. Les Bleus se présenteront avec très peu de certitudes à l’issue de ce premier tour : ses joueurs n’ont marqué qu’un but dans le jeu (Mbappé contre le Pérou, après un penalty et un but contre son camp face à l’Australie) et sa défense n’a pas eu à souffrir de sérieuses offensives adverses.
Il faudrait faire long sur ce France-Danemark qu’on ne le pourrait pas : que dire de cette rencontre entre une équipe de France bis, où six remplaçants de la victoire contre le Pérou (1-0) étaient alignés au coup d’envoi, et une sélection extrêmement regroupée, venue à Moscou défendre le point du match nul ?

3 - Matches avec le moins de tirs en Coupe du Monde 2018 :

🇩🇰Danemark v France 🇫🇷15
🇦🇺Australie v Pérou 🇵🇪18
— OptaJean (@OptaJean)


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Un seul tir cadré côté français
L’attente n’était, certes, pas immense autour de ce troisième match de poule. La France était déjà qualifiée et sûre d’être première du groupe en cas de match nul. Le Danemark, lui, a rapidement été rassuré sur son avenir : l’ouverture du score du Pérou contre l’Australie, à la 18e minute, garantissait presque aux Danois de passer en huitièmes de finale. La victoire finale 2-0 des Péruviens enverra le Danemark face au vainqueur du groupe D, très probablement la Croatie.

   


Les Bleus ont attaqué dans le désordre les deux lignes danoises, qui coulissaient parfaitement sur la largeur et étaient peu dérangées par les appels de balle des attaquants français. La France s’est contentée d’un seul tir cadré, à la 82e minute par Nabil Fekir, entré en jeu et plus juste techniquement que son prédécesseur Antoine Griezmann, décidément pas dans son Mondial.

#CM2018 #FRADAN #DENFRA 82e, 0-0 
🇨🇵 ACTION FRANCAISE 
👌 FEKIR, ENCORE LUI 

— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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Parmi les remplaçants titularisés, Ousmane Dembele et Thomas Lemar n’ont pas, loin s’en faut, instillé le doute dans l’esprit de Didier Deschamps. Steven N’Zonzi, pas vraiment mis sous pression, a été propre aux côtés de N’Golo Kanté. Djibril Sidibé n’a pas été saignant sur son côté droit et Presnel Kimpembe a assuré ses rares interventions, faisant parler son physique de colosse.
« Il n’y avait pas de risque à prendre non plus », s’est justifié Didier Deschamps au sujet de la dernière demi-heure soporifique. « Les Danois ont fait ce qu’il fallait en mettant beaucoup plus de densité et de gabarit par rapport au dernier match pour prendre ce point », a observé le sélectionneur sur TF1.
« Depuis le deuxième match, c’est mieux. Aujourd’hui, j’ai fait beaucoup de changements, ça nuit un peu à la cohésion d’équipe, mais c’est bien que tous les joueurs se sentent concernés. »
A la fin du match, le stade Loujniki a sifflé et pas grand monde sur la pelouse n’avait le sourire.

#CM2018 #FRADAN #DENFRA 
— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ L’Italie prendra en charge une partie des 233 migrants qui se trouvent à bord, a affirmé le chef du gouvernement, Guiseppe Conte.
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Le navire humanitaire « Lifeline » accostera à Malte

L’Italie prendra en charge une partie des 233 migrants qui se trouvent à bord, a affirmé le chef du gouvernement, Guiseppe Conte.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 14h34
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 18h13
   





                        



   


Le navire humanitaire Lifeline, qui se trouve au large de Malte, pourra accoster sur l’île méditerranéenne et l’Italie prendra une partie des 233 migrants qui se trouvent à bord, a affirmé mardi 26 juin le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte.
« Je viens d’avoir le premier ministre [maltais] Muscat au téléphone : le navire de l’ONG Lifeline accostera à Malte », a déclaré Giuseppe Conte, cité dans un communiqué officiel, ajoutant que « l’Italie accueillera une partie des migrants ». M. Conte n’a pas précisé quand le navire serait autorisé à accoster à Malte.
Le gouvernement maltais a pour sa part annoncé que si le Lifeline entrait à Malte, il enquêterait et prendrait des mesures contre le navire « qui a ignoré les instructions données conformément aux règles internationales par les autorités italiennes ». Les efforts diplomatiques du premier ministre, Joseph Muscat, et des institutions européennes « vont conduire à un accord pour répartir les migrants du Lifeline parmi les pays membres qui le souhaitent », ajoute l’exécutif maltais dans un communiqué. Il précise que « quatre pays membres ont déjà confirmé leur participation et que deux autres sont en train d’étudier cette possibilité ».

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                « Aquarius », « Lifeline », « Maersk », « Open-Arms », « Seefuchs » : où en sont les navires qui secourent les migrants ?



« L’Italie fera sa part »
Epousant la ligne dure représentée par son ministre de l’intérieur, Matteo Salvini, chef de la Ligue (extrême droite), M. Conte a lui aussi annoncé que le Lifeline serait « soumis à une enquête pour s’assurer de sa nationalité et du respect des règles du droit international de la part de son équipage ».
« De manière cohérente avec le principe-clé de notre proposition sur l’immigration selon laquelle qui débarque sur les côtes italiennes, espagnoles, grecques ou maltaises débarque en Europe, l’Italie fera sa part et accueillera une partie des migrants qui sont à bord du Lifeline », a ajouté le chef du gouvernement italien. M. Conte n’a pas précisé combien de migrants l’Italie accueillerait, exprimant simplement le souhait que « d’autres pays européens fassent la même chose ».
« Et de deux ! Après l’Aquarius envoyé en Espagne, c’est désormais au tour du navire de l’ONG Lifeline d’aller à Malte avec ce navire hors-la-loi qui en définitive sera séquestré », a de son côté twitté Matteo Salvini, également vice-premier ministre de Giuseppe Conte. « Pour les femmes et les enfants qui fuient vraiment la guerre, les portes sont ouvertes, pour tous les autres, non ! », a-t-il ajouté.

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Malte refuse l’« Aquarius »
Le Portugal a également dit mardi se tenir prêt à accueillir une partie des migrants se trouvant à bord du Lifeline, suite à une demande adressée par le gouvernement maltais. Le nombre de personnes que le pays pourra accueillir reste « à définir », a précisé le ministre portugais de l’intérieur, Eduardo Cabrita.
Le Lifeline est un navire d’une trentaine de mètres de long de l’ONG allemande du même nom mais il bat pavillon néerlandais. A bord, les migrants enduraient mardi la chaleur et des conditions sanitaires qui n’ont cessé de se dégrader depuis qu’ils ont été recueillis mercredi. « Il n’y a pas de toilette chimique, [seulement] trois petits WC en mauvais état que tout le monde utilise, décrit le quotidien italien La Repubblica. Le commandant du navire a ouvert ses toilettes mais seulement pour les 44 femmes et les enfants et il faut faire une longue queue. »
Petite île méditerranéenne d’à peine plus de 400 000 habitants, Malte a en revanche refusé d’ouvrir ses ports au navire humanitaire Aquarius, pourtant sans migrant à son bord, selon l’ONG SOS Méditerranée. L’Aquarius a donc mis le cap sur Marseille pour une escale technique qu’il doit effectuer dans les prochains jours.

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                Malte refuse d’accueillir l’« Aquarius », qui fera une escale technique à Marseille






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Emmanuel Macron, en visite au Vatican, reçoit mardi 26 juin ce titre honorifique qui remonte à la royauté.
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Pourquoi le président français devient-il chanoine de Latran ?

Emmanuel Macron, en visite au Vatican, reçoit mardi 26 juin ce titre honorifique qui remonte à la royauté.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 11h20
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 11h31
    |

            Samuel Laurent et 
Anne-Aël Durand








                        



   


Le président Emmanuel Macron est reçu mardi 26 juin par le pape François au Vatican, avant de recevoir le titre de chanoine d’honneur dans la basilique Saint-Jean-de-Latran.
Un héritage de la royauté
Le titre de « premier et unique chanoine honoraire de l’archibasilique du Latran » remonte à la royauté et à Louis XI. Il a été réactivé par le roi Henri IV, qui, après avoir abjuré sa religion protestante et reçu l’absolution du pape, a fait don au Latran de l’abbaye bénédictine de Clairac, dans le Lot-et-Garonne. En échange, il a reçu ce titre canonial, décerné par la suite aux rois de France.
Depuis, une messe est célébrée chaque année le 13 décembre en la basilique Saint-Jean-de-Latran, à Rome, en l’honneur de la France. Tous les rois de France, puis les chefs d’Etat, étaient chanoines honoraires, mais ce n’est qu’en 1957 que le président René Coty s’est déplacé à Rome pour prendre réellement possession de ce titre.
Un attribut du « package » présidentiel
Ce titre n’est pas le seul dont hérite le président de la République à sa prise de fonctions. Le chef d’Etat français devient aussi :
co-prince d’Andorre, avec l’évêque d’Urgel, en Espagne, un rôle protocolaire ;chanoine honoraire des cathédrales de Saint-Jean-de-Maurienne, Saint-Julien du Mans, Saint-Maurice d’Angers, Saint-Jean de Lyon, Saint-Etienne de Cahors et Saint-Etienne de Chalons et des églises Saint-Hilaire de Poitiers, Saint-Martin de Tours et Saint-Germain-des-Prés, à Paris, comme le détaille La Croix.proto-chanoine de la basilique Notre-Dame de Cléry et de la cathédrale d’Embrun.protecteur du domaine de Chambord et de l’Académie française, deux titres non religieux remontant aussi à la royauté.
L’Elysée précise que le titre de chanoine « fait partie du package de la fonction de président » et qu’« on ne peut le refuser ».

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                L’art (délicat) de préparer une visite présidentielle au Vatican



Un titre symbolique
« C’est un titre honorifique et historique, sans aucune dimension spirituelle », insiste l’entourage du chef de l’Etat, qui minimise l’enjeu en expliquant que le cérémonial « est emballé assez vite [sans] rien de majestueux ».
Etre chanoine de Latran ne s’accompagne d’aucun pouvoir ni aucune responsabilité spécifique. Il n’en reste pas moins symbolique, en rapprochant la présidence de l’Eglise catholique, et riche de sens pour les fidèles français – qui sont aussi électeurs.
Le fait de venir jusqu’à Latran pour recevoir ce titre ne doit rien au hasard. C’est ce qu’ont fait Charles de Gaulle, Valéry Giscard D’Estaing, Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy. Ce dernier avait à cette occasion prononcé un discours polémique, en affirmant que « les racines de la France sont essentiellement chrétiennes ».
A l’inverse, Georges Pompidou, François Mitterrand et François Hollande, qui ne souhaitaient pas marquer cet héritage, ont préféré ne pas se rendre à Latran.
Un geste politique
Le choix d’Emmanuel Macron s’inscrit dans la continuité de son discours à la conférence des évêques de France, au cours duquel il avait exprimé le souhait de « réparer » le lien « abîmé entre l’Eglise et l’Etat ».

        L’éditorial :
         

          Emmanuel Macron, l’Eglise et la politique



Comme le rappelle l’Observatoire de la laïcité, commission placée sous la responsabilité du gouvernement, « la laïcité suppose la séparation de l’Etat et des organisations religieuses ».
Le député La France insoumise Alexis Corbière estime dans La Croix qu’« en tant que président de la République laïque il n’est pas correct de recevoir ainsi un titre religieux, même de manière honorifique » et appelle Emmanuel Macron à rompre avec cette tradition.

> Retrouvez tous les articles explicatifs des Décodeurs




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Les forces gouvernementales ont intensifié ces derniers jours leur offensive dans le Sud avec le soutien de la Russie. Des violences qui ont poussé 45 000 civils à la fuite.
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Syrie : exode massif face à l’avancée des forces du régime dans le Sud

Les forces gouvernementales ont intensifié ces derniers jours leur offensive dans le Sud avec le soutien de la Russie. Des violences qui ont poussé 45 000 civils à la fuite.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 16h22
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 17h50
   





                        



   


L’armée syrienne a lancé, mardi 26 juin, une offensive pour reprendre les quartiers rebelles de la ville de Deraa, ont annoncé les médias d’Etat. Avec le soutien de la Russie, les forces du régime ont intensifié ces derniers jours leurs opérations dans le sud du pays où les violences ont poussé 45 000 civils à la fuite, un exode inédit dans cette région depuis le début de la guerre, selon l’ONU.
Secteur sensible puisqu’il borde la frontière avec la Jordanie et le plateau du Golan, en partie annexé par Israël, le Sud était resté relativement calme depuis un an grâce à un accord de « désescalade » négocié directement par la Russie, les Etats-Unis et la Jordanie. Mais le régime, qui enchaîne les reconquêtes et contrôle désormais 65 % du territoire grâce au soutien indéfectible de son allié russe, est déterminé à reprendre l’ensemble du pays.
Les groupes rebelles contrôlent 70 % de la province de Deraa et celle voisine de Qouneitra, tandis que le régime domine la région de Soueida, la troisième de ce trio qui compose le sud syrien.

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                Washington ne défendra pas les rebelles du Sud syrien face au régime Assad



« Progression la plus importante du régime »
Dans la nuit de lundi 25 juin à mardi 26, les forces du régime ont conquis les deux localités stratégiques de Basr Al-Harir et Mlihat Al-Atach, coupant ainsi en deux les territoires rebelles dans l’est de Deraa, a annoncé l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).
« C’est la progression la plus importante du régime en une semaine », a estimé le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane, précisant que « le nord-est de Deraa est désormais totalement encerclé ». Une source militaire citée par la télévision d’Etat a confirmé la reconquête par l’armée des deux localités. Le régime a souvent eu recours à cette stratégie contre des bastions rebelles, cherchant à morceler et isoler les secteurs sous contrôle des insurgés pour les affaiblir.
Au total depuis le 19 juin, 29 combattants rebelles, dont 15 à Basr Al-Harir kundi, ont été tués, tandis que 24 membres des forces du régime ont péri, selon l’OSDH. Au moins 32 civils ont, en outre, été tués dans les combats.
« Au cours des derniers jours, un très grand nombre de civils ont fui à cause des hostilités, des bombardements et des combats dans cette région », a indiqué Linda Tom, porte-parole en Syrie du bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU. « Nous n’avions pas vu jusque-là un déplacement massif de cette ampleur à Deraa », a-t-elle souligné faisant état de la fuite de 45 000 habitants.

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                L’armée d’Assad prépare l’offensive sur le sud de la Syrie



La Jordanie tire la sonnette d’alarme
Les forces du régime, soutenues par des frappes russes depuis samedi, ont visé au cours des dernières 48 heures des quartiers de la ville de Deraa, chef-lieu de la province. Mais les frappes restent, pour l’instant, essentiellement concentrées sur les zones rurales de l’est de la province.
Plus de cinq millions de Syriens, soit environ un quart de la population, sont devenus des réfugiés et des millions d’autres sont déplacés dans leur propre pays. Le pays comptait 22 millions d’habitants avant la guerre déclenchée en 2011.
La Jordanie a affirmé dimanche qu’elle n’était pas en mesure d’accueillir une nouvelle vague de réfugiés. L’ONU a averti que 750 000 civils vivant dans les zones rebelles du sud syrien étaient menacés par les opérations du régime et annoncé que des aides seraient envoyées à Deraa une fois que le feu vert des autorités syriennes aura été donné.
Idem pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a annoncé le prochain envoi de plus de 27 tonnes de produits médicaux en cas d’approbation par Damas.
Pour éviter une offensive meurtrière, similaire à celle menée il y a quatre mois dans la Ghouta orientale aux portes de Damas, la Russie tient des discussions avec la Syrie, la Jordanie, Israël et les États-Unis en vue d’un règlement dans le sud du pays.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Le référendum en Nouvelle-Calédonie doit tout à une poignée de main historique, il y a tout juste trente ans.
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L’histoire secrète des accords de Matignon

Le référendum en Nouvelle-Calédonie doit tout à une poignée de main historique, il y a tout juste trente ans.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 11h31
    |

            Patrick Roger








                        



                                


                            

Bien sûr, en cette matinée du dimanche 26 juin 1988, il y eut cette fameuse poignée de main, l’officielle, entre Jean-Marie Tjibaou et Jacques Lafleur, qui scellait devant les objectifs une réconciliation historique. C’était il y a tout juste trente ans. Mais il y eut d’abord celle, plus discrète, que les deux hommes s’échangèrent sous la table des négociations à l’issue d’un véritable marathon nocturne, alors que poignaient les premières lueurs de l’aube à travers les tentures jaunes du salon du même nom, à Matignon. Une poignée de main qui, non seulement, valait accord mais aussi engagement personnel. Et qui allait ouvrir une nouvelle page de l’histoire de la Nouvelle-Calédonie : celle d’une décolonisation négociée après que le territoire eut failli basculer dans la guerre civile.
Les accords de Matignon naissent d’un drame sanglant : l’assaut donné par les forces spéciales, le 5 mai 1988, entre les deux tours de l’élection présidentielle, contre les militants indépendantistes du FLNKS réfugiés dans la « grotte sacrée » de Wateto, à Gossanah, dans le nord de l’île d’Ouvéa, où ils détiennent seize gendarmes en otages. Dix-neuf Kanak et deux militaires sont tués lors de cette opération. Le territoire est alors sur le point de basculer dans la guerre civile. Le 8 mai, François Mitterrand est réélu. Dans la foulée, il nomme Michel Rocard premier ministre.
Les accords de Matignon naissent d’un drame sanglant : l’assaut donné contre la grotte d’Ouvéa, le 5 mai 1988
Dès son arrivée Rue de Varennes, Rocard s’enquiert auprès de Mitterrand si la Nouvelle-Calédonie doit être traitée par l’Elysée ou par Matignon. « C’est un dossier du gouvernement. Allez-y », lui répond le président de la République, pas très à l’aise sur ce sujet. En tant que chef des armées, il a quand même donné son accord à l’opération « Victor » sur Ouvéa. « Dès lors, le chef de l’Etat n’a jamais essayé d’interférer ou de compliquer les choses », assure Jean-François...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Saisi par des militants portant secours aux migrants, le Conseil doit se prononcer sur la constitutionnalité de cet article de loi qui fait débat.
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Le Conseil constitutionnel appelé à se prononcer sur le « délit de solidarité »

Saisi par des militants portant secours aux migrants, le Conseil doit se prononcer sur la constitutionnalité de cet article de loi qui fait débat.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 16h19
   





                        



   


De toutes les questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) sur lesquelles le Conseil est saisi, celle-ci est particulièrement attendue. Dans un contexte où l’Union européenne se divise sur le sujet de la politique migratoire, le Conseil constitutionnel devra se prononcer sur le « délit de solidarité », cet article du code de l’entrée et du séjour des étrangers qui punit l’aide au séjour irrégulier.
Auditionnés mardi 26 juin, des défenseurs de militants portant secours aux migrants à la frontière franco-italienne ont demandé au Conseil constitutionnel d’abolir ce « délit de solidarité » au nom du principe de fraternité. « Les libertés fondamentales ne sont pas au service des garde-barrières », ont-ils témoigné.
« Que devient un pays, que devient une culture, une langue quand on peut y parler de “délit d’hospitalité” ? », a attaqué Patrice Spinosi, l’avocat de Cédric Herrou, agriculteur devenu le symbole de la défense des migrants de la vallée de la Roya, et de Pierre-Alain Mannoni, un autre militant, citant le philosophe Jacques Derrida.

        Lire aussi :
         

                Ce que Jacques Derrida pensait du « délit d’hospitalité » en 1996



Le débat reste brûlant au lendemain d’un mini-sommet destiné à aplanir les tensions entre Européens sur la question migratoire, après la crise de l’Aquarius, un navire humanitaire qui a erré des jours en mer avec 630 migrants à bord face au refus de l’Italie et Malte d’ouvrir leurs ports, avant d’accoster, finalement, en Espagne.

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                Immigration : qu’est-ce que le « délit de solidarité » ?



« Ce délit n’est pas digne de notre droit »
En France, des voix se sont élevées jusque dans la majorité pour déplorer que le gouvernement n’ait pas proposé d’accueillir le bateau, passé près des côtes corses. Face aux « sages » du Conseil constitutionnel, les défenseurs des militants jonglent entre principes et jurisprudence, à quelque distance du terrain politique. « Ce délit de solidarité n’est pas digne de notre droit. Aider de manière totalement désintéressée des hommes démunis ne devrait pas être passible de poursuites » dans un pays où le principe de fraternité est intégré à la devise de la République, a plaidé Me Spinosi.
Ses clients ont été condamnés en 2017 par la cour d’appel d’Aix-en-Provence pour aide au séjour irrégulier : Cédric Herrou à quatre mois de prison avec sursis pour avoir fait passer la frontière à environ 200 migrants et Pierre-Alain Mannoni à deux mois avec sursis, pour avoir accompagné à une gare trois Erythréennes.
Ils attaquent deux articles du code de l’entrée et du séjour des étrangers : l’article 622-1 punit l’aide au séjour irrégulier, tandis que l’article 622-4 précise que cette aide ne peut donner lieu à des poursuites lorsqu’elle est le fait de la famille ou « de toute personne physique ou morale, lorsque l’acte reproché n’a donné lieu à aucune contrepartie directe ou indirecte ».
Le texte précise que cette aide autorisée consiste « à fournir des conseils juridiques ou des prestations de restauration, d’hébergement ou de soins médicaux destinés à assurer des conditions de vie dignes et décentes à l’étranger, ou bien tout autre aide visant à préserver la dignité ou l’intégrité physique de celui-ci ».

        Lire aussi le portrait :
         

          Cédric Herrou, défi de solidarité



Le gouvernement souhaite son maintien
Sans surprise, le représentant du premier ministre a appelé à juger ces articles « conformes à la Constitution ». Dans le projet de loi asile et immigration, adopté en avril à l’Assemblée nationale, le « délit de solidarité » a été assoupli, avec l’exemption de sanctions pour les militants qui apporteraient des soins, un hébergement et de la nourriture aux migrants sans qu’il y ait de contrepartie lucrative. Encore « très insuffisant » pour les défenseurs des droits de l’homme.
« La volonté a été de supprimer le délit de solidarité. Mais le législateur, constate Me Spinosi, n’a pas réussi à poser cette ligne de démarcation pourtant simple entre l’action de passeurs qu’il faut évidement réprimer et celle d’humanistes désintéressés. »
« Liberté, égalité, fraternité : ce sont des mots que nous avons appris à ânonner en les lisant sur le fronton des écoles », a rappelé Me Henri Leclerc, qui défend des militants qui encourent « dix ans de prison » pour avoir aidé des migrants et dont le procès à Gap a été suspendu dans l’attente de la décision du Conseil constitutionnel.
Le pénaliste mène la charge, enrôlant le penseur de la démocratie moderne Alexis de Tocqueville : « Quand je refuse d’obéir à une loi injuste, je ne dénie point à la majorité le droit de commander, j’en appelle à la souveraineté du genre humain. » « Vous avez la possibilité, dit-il aux membres du Conseil, de faire en sorte que ceux qui tendent la main puissent continuer à le faire. Rassurez-vous, ils ne seront pas très nombreux ». La décision du Conseil est attendue le 6 juillet.



                            


                        

                        


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Enfants kamikazes : le projet secret du groupe Etat islamique

Selon un djihadiste français, l’EI aurait validé un projet de deux cadres de l’organisation, les frères Clain, visant à envoyer des enfants-soldats en Europe



Le Monde
 |    26.06.2018 à 05h37
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 10h03
    |

            Soren Seelow








                        



                                


                            
Des enfants-soldats formés en Syrie pour commettre des attentats en France ? Ce scénario cauchemardesque aurait été très sérieusement envisagé par l’organisation Etat islamique (EI), à en croire les récentes confessions d’un djihadiste français, Jonathan Geffroy. Capturé début 2017 par l’Armée syrienne libre (ASL) tandis qu’il cherchait à fuir la Syrie avec sa femme et ses deux enfants, ce Toulousain de 35 ans a été remis en septembre par les autorités turques à la France, où il a été mis en examen pour association de malfaiteur terroriste criminelle.
Entendu à plusieurs reprises entre septembre 2017 et février 2018 par la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) puis par un juge d’instruction, le djihadiste, qui se présente comme un repenti, s’est montré constant dans son désir de coopérer. Son récit est d’autant plus précieux que Jonathan Geffroy est l’un des rares « revenants » à avoir fait partie de l’entourage des frères Jean-Michel et Fabien Clain, deux responsables de la propagande de l’EI qui figurent parmi les plus hauts cadres français de l’organisation encore en vie.
Son témoignage semble confirmer l’une des menaces les plus redoutées par les services antiterroristes : le recrutement d’enfants ayant grandi en Syrie, les fameux « Lionceaux du Califat », pour perpétrer des attaques en Europe. A l’en croire, ce sont les frères Clain eux-mêmes qui ont soumis ce projet à leur hiérarchie. Si ses révélations sont exactes, elles étayeraient pour la première fois le rôle des deux frères – connus pour avoir prêté leur voix à la revendication des attentats du 13 novembre 2015 – dans la conception des opérations extérieures de l’EI.
« Avez-vous assisté à des conversations sur des préparatifs d’attentats ou d’opérations extérieures ?, demande l’enquêteur.
– Je sais que les futures opérations extérieures seront commises par des enfants qui auront grandi sur zone et qui, passé l’adolescence, seront envoyés en Occident,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Ce décret interdit le territoire américain, de façon permanente, aux ressortissants de six pays majoritairement musulmans.
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Le décret migratoire controversé de Donald Trump validé par la Cour suprême des Etats-Unis

Ce décret interdit le territoire américain, de façon permanente, aux ressortissants de six pays majoritairement musulmans.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 17h24
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 18h05
   





                        



   


C’est une victoire définitive pour le président américain. La Cour suprême des Etats-Unis a validé, mardi 26 juin, le décret anti-immigration de Donald Trump, à l’issue d’une âpre bataille judiciaire autour de cette mesure extrêmement controversée.
La décision, prise à la majorité de cinq juges contre quatre, entérine donc ce décret qui interdit le territoire américain, de façon permanente, aux ressortissants de six pays majoritairement musulmans. La haute cour, dans son arrêt rédigé par le président de l’institution, John Roberts, estime que le président n’a fait qu’user de façon légitime de ses prérogatives en matière d’immigration.
Immédiatement, le président américain, Donald Trump, a salué la validation de son décret migratoire, y voyant « une fantastique victoire » pour le peuple américain après « des mois d’hystérie » de la part des médias et des démocrates :
« Tant que je serai président, je défendrai la souveraineté et la sécurité du peuple américain et je me battrai pour un système d’immigration au service de l’intérêt national des Etats-Unis et de ses citoyens. »

        Lire aussi :
         

                Décret immigration de Trump : symbole politique et réponse temporaire, pour la presse américaine



Un « décret antimusulman » pour ses opposants
Le texte en cause est la troisième mouture d’un décret qui avait provoqué une onde de choc mondiale en étant abruptement mis en vigueur par la Maison Blanche le 27 janvier 2017, une semaine après l’entrée en fonction de M. Trump. Cette dernière version ferme les frontières américaines à environ 150 millions de personnes, ressortissantes des pays suivants : Yémen, Syrie, Libye, Iran, Somalie et Corée du Nord.
Les opposants au texte dénonçaient un « décret antimusulman », une accusation vivement combattue par le gouvernement.
L’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU), en pointe de la lutte contre le texte, avait tenté de prouver l’existence de préjugés anti-musulmans durables chez M. Trump, en rappelant sa promesse de campagne présidentielle d’interdire l’entrée des Etats-Unis aux musulmans. Une déclaration qui avait provoqué un émoi planétaire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Adopté la semaine dernière par le Parlement britannique, le texte a été signé par la reine Elizabeth II, ce qui constitue la dernière étape de la procédure législative.
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La loi sur le Brexit a été promulguée

Adopté la semaine dernière par le Parlement britannique, le texte a été signé par la reine Elizabeth II, ce qui constitue la dernière étape de la procédure législative.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 14h17
   





                        



   


C’est la fin d’un long parcours. La loi organisant le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne a été promulguée mardi 26 juin après plusieurs mois d’âpres débats au Parlement britannique, réjouissant les eurosceptiques pour qui le Brexit, prévu dans neuf mois, est désormais « irrévocablement » lancé.
Adopté la semaine dernière par le Parlement britannique, le texte, présenté en juillet 2017 par le gouvernement conservateur de Theresa May, a été signé par la reine Elizabeth II, a annoncé mardi matin le président de la Chambre des communes, John Bercow, déclenchant les acclamations des députés conservateurs. L’« assentiment royal » est au Royaume-Uni l’ultime étape de la procédure législative.
Rouage essentiel de la mise en œuvre du Brexit, cette loi doit permettre au Royaume-Uni de continuer à fonctionner normalement lorsqu’il aura coupé le cordon avec le bloc européen. Concrètement, elle mettra fin à la suprématie du droit européen sur le droit national et intégrera dans le droit britannique les lois communautaires que Londres souhaite conserver.
Elle confirme également au 29 mars 2019, à 23 heures (heure de Londres, soit minuit à Bruxelles), la date officielle de la sortie de l’Union européenne.
Le Brexit devient « irrévocable »
Le texte a connu un tortueux parcours au Parlement depuis le début de son examen en septembre, et le gouvernement a essuyé plusieurs camouflets, illustrant les divisions persistantes sur les orientations à donner au Brexit.
C’est en lâchant à la dernière minute, la semaine dernière, une concession sur le rôle du Parlement dans le processus du Brexit que Theresa May a réussi à faire rentrer dans les rangs les députés conservateurs europhiles réclamant que le dernier mot sur l’accord final avec Bruxelles – s’il y en a un – revienne au Parlement.
Les brexiters purs et durs ont célébré son adoption comme une garantie que le Royaume-Uni quitterait bien l’Union européenne (UE), malgré l’incertitude qui pèse sur les négociations avec Bruxelles.
Les chances d’un éventuel retour sur la décision des Britanniques de quitter l’UE sont « maintenant nulles », a estimé l’eurosceptique ministre du commerce international, Liam Fox, selon qui l’adoption de la loi a lancé « irrévocablement » la mise en œuvre du Brexit.
Pour l’influent député conservateur Jacob Rees-Mogg, partisan d’un Brexit sans concession, la fin de ce processus législatif houleux signifie que Theresa May pourra poursuivre les négociations avec Bruxelles dans une position « beaucoup plus forte ».

Notre sélection d’articles pour comprendre le Brexit
Retrouvez les contenus de référence du Monde.fr sur le Brexit :
six questions sur la situation au 29 mars 2018, soit un an jour pour jour avant la date de sortie du Royaume-Uni de l’Union européennele décryptage de l’accord trouvé entre Londres et Bruxelles sur la période de transitionl’analyse de deux ans de reculs et de concessions britanniques face à l’UEl’analyse du correspondant du Monde au Royaume-Uni, selon qui les Britanniques ne regrettent pas le Brexitle zoom sur la City de Londres, qui se rêve en terre d’accueil des capitaux d’Asie ou du Moyen-Orientles conséquences en Irlande, où le Brexit ébranle vingt années de paixla tribune de l’économiste Nicolas-Jean Brehon pour qui le Brexit pourrait poser autant de problèmes aux autres Etats membres qu’au Royaume-Uni lui-mêmecomprendre les arguments pour et contre la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenneretour sur trente ans d’histoire tumultueuse entre le Royaume-Uni et l’UE





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ L’adoption par le Parlement de la réforme ferroviaire, qui doit maintenant être promulguée, a laissé les syndicats divisés sur la suite à donner au mouvement.
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Réforme de la SNCF : SUD-Rail appelle à la grève les 6 et 7 juillet, la CFDT ne fera pas grève cet été

L’adoption par le Parlement de la réforme ferroviaire, qui doit maintenant être promulguée, a laissé les syndicats divisés sur la suite à donner au mouvement.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 17h28
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 17h40
   





                        



   


La mobilisation contre la réforme ferroviaire continue pour SUD-Rail. Le troisième syndicat de la SNCF, qui réunissait mardi 26 juin son conseil fédéral, a décidé d’appeler les cheminots à faire grève « les 6 et 7 juillet », soit au début des vacances scolaires.
« En cohérence avec notre mandat précédent, nous appelons à la poursuite de la lutte pour le retrait du pacte ferroviaire », a déclaré Fabien Dumas, secrétaire fédéral de SUD-Rail. Les vendredi 6 et samedi 7 juillet, les cheminots « débattront en assemblées générales de la suite à donner au mouvement pour gagner », a-t-il ajouté.

        Lire aussi :
         

                SNCF : la grève du rail en échec



De son côté, le premier syndicat de la SNCF, la CGT-Cheminots, avait déjà indiqué le 20 juin qu’il « appellera[it] régulièrement à la grève en juillet et août ». Les journées de grève « pourront être calées sur les départs en vacances, mais ne le seront pas exclusivement et majoritairement », car « ce n’est pas notre cible principale », avait précisé son secrétaire général, Laurent Brun.
« Suspension » de la grève pour la CFDT
La CFDT-Cheminots a, en revanche, décidé, mardi en conseil national, une « suspension » de la grève jeudi, à l’issue du dernier épisode de deux jours sur cinq, et « pendant toute la période estivale », a annoncé l’un de ses responsables.
« L’idée est de pouvoir garder des ressources de mobilisation à la rentrée », car « les négociations sociales à venir seront longues et complexes » au sein de la SNCF et de la branche ferroviaire, a expliqué Sébastien Mariani, secrétaire général adjoint de la CFDT-Cheminots, quatrième syndicat de la SNCF.
La France connaîtra, mercredi et jeudi, son dernier épisode de grève unitaire CGT-UNSA-SUD-CFDT en pointillé – deux jours sur cinq –, démarrée il y a trois mois, contre la réforme ferroviaire. L’adoption par le Parlement de la réforme de la SNCF, qui doit maintenant être promulguée, a, en effet, laissé les syndicats divisés sur la suite à donner au mouvement.

        Lire aussi :
         

                Que prévoit la réforme de la SNCF, définitivement adoptée par le Parlement ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Douze laboratoires du CNRS et de l’université de Montpellier inaugurent mardi 26 juin un appartement connecté pour y étudier à la rentrée les comportements d’étudiants volontaires. La vie privée est au cœur de l’expérience.
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A Montpellier, des étudiants cobayes pour tester les limites de l’habitat connecté

Douze laboratoires du CNRS et de l’université de Montpellier inaugurent mardi 26 juin un appartement connecté pour y étudier à la rentrée les comportements d’étudiants volontaires. La vie privée est au cœur de l’expérience.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 13h53
    |

            Claire Legros








                        



   


Une entrée, une grande pièce à vivre équipée d’une cuisine, quatre chambres, des toilettes, une salle de bains… A première vue, rien ne distingue ce F5 situé au premier étage d’une résidence flambant neuf d’un quartier populaire de Montpellier.
Pourtant, sous le plancher flottant, des capteurs – seize au mètre carré – sont déjà en place pour déceler la présence et enregistrer les déplacements des personnes d’une pièce à l’autre. Bientôt un dispositif mémorisera l’ouverture et la fermeture des placards, ainsi que les mouvements des résidents. Dans quelques mois, un système de capteurs et de caméras devrait alerter les occupants quand un produit viendra à manquer dans les placards de la cuisine.
Bienvenue dans le logement du XXIe siècle. A la prochaine rentrée universitaire, deux étudiants volontaires seront sélectionnés pour habiter gratuitement cette colocation tout confort. En échange, ils devront accepter que leurs faits et gestes deviennent un objet d’étude. Chaque jour, ils auront à répondre à un questionnaire inspiré de celui que la NASA utilise lors des missions au long cours, afin d’évaluer leurs ressentis. Au bout du couloir, dans une pièce attenante à l’appartement, seront installés des serveurs pour y stocker leurs données personnelles, transmises ensuite, de l’autre côté de la ville, aux ordinateurs des laboratoires de la Maison des sciences de l’homme.
« Replacer l’humain au centre »
Il ne s’agit pas d’un nouvel épisode, version 2.0, de « Loft Story », l’émission de télé-réalité des années 2000, mais bien d’une expérience scientifique, pilotée par des chercheurs du CNRS de Montpellier. Ils inaugurent mardi 26 juin le dispositif HUman home projecT (HUT), un observatoire du logement connecté pour évaluer au jour le jour les comportements d’étudiants cobayes et leurs usages de la connexion, en partenariat avec des entreprises et la métropole de Montpellier.

   


En quelques années, l’habitat connecté a connu une transformation radicale. Oubliée la domotique à la Jacques Tati, l’heure est aux assistants personnels vocaux qui centralisent le pilotage d’équipements de plus en plus sophistiqués : ouverture et fermeture de volets roulants selon l’ensoleillement, gestion des températures et de l’aération en fonction de la présence des occupants, de la pollution, de la météo… Pour Malo Depincé, juriste et directeur adjoint du laboratoire Dynamiques du droit à Montpellier, l’un des pilotes du projet, « dès que l’on centralise, des choix sont posés. Faut-il aérer pour diminuer la pollution intérieure ou ne pas aérer pour limiter la pollution extérieure ? Qui fixe les règles ? Il y a là un champ de réflexion immense dont il faut se saisir, sinon ce sont des tiers qui le feront ». 
Parmi les douze laboratoires impliqués dans l’expérience, on trouve à la fois des ingénieurs en électronique et des architectes, des spécialistes du mouvement, mais aussi des juristes, des linguistes ou des psychologues… Un dialogue interdisciplinaire « essentiel sur les questions numériques si l’on veut replacer l’humain au centre de la réflexion », estime Alain Foucaran, directeur de l’IES (Institut d’électronique et des systèmes) à Montpellier.
Intrusion dans la vie privée
« Avec cette expérience, on quitte enfin le terrain des conjectures et des convictions pour celui de la recherche dépassionnée et objective, constate de son côté Déborah Nourrit, chercheuse en psychologie expérimentale au CNRS qui s’intéresse particulièrement au rapport au temps. On a tous des impressions, des ressentis sur les effets de l’accélération qui accompagne l’usage des objets connectés. Ce temps gagné, à quoi est-il utilisé ? Est-ce pour décélérer ? Les uns y voient un progrès, d’autres s’interrogent sur ses conséquences. On va enfin pouvoir étudier ses effets sur des individus en situation de vie normale. »
Le principal enjeu du projet reste l’étude des usages et du seuil de tolérance à l’intrusion dans la vie privée. « On a fabriqué une chimère pour s’interroger sur ce qui est techniquement possible et éthiquement envisageable, explique Malo Depincé. L’idée est d’aller le plus loin possible vers l’hyperconnexion pour évaluer ce qui est toléré, à quel moment cela devient trop intrusif. Pour certains, le smartphone est jugé plus acceptable que des capteurs dans un appartement, pour d’autres c’est l’inverse. »

   


L’expérience va faire l’objet d’une demande d’autorisation auprès de la CNIL (Commission nationale informatique et libertés) et est encadrée par un comité d’éthique. Pour Jean-Gabriel Ganascia, l’un de ses membres, qui préside aussi le Comets (comité d’éthique du CNRS), « une telle expérience est précieuse car c’est la première fois qu’elle est conduite au long cours dans des conditions de vie normale. Or l’étude des usages permet de mettre en évidence des risques éthiques que l’on n’avait pas envisagés. Notre réflexion porte à la fois sur les risques et les limites de ces dispositifs en général, et aussi sur la protection des êtres humains qui vont participer à l’étude ». 
Un « bouton d’arrêt d’urgence »
Une première réunion a conduit à la mise en place d’un « bouton d’arrêt d’urgence » selon l’équipe, si l’un des résidents souhaite faire une pause et déconnecter. Son usage représente aussi « une information précieuse », souligne Deborah Nourrit. « Ce qui nous intéresse, c’est le seuil de rupture, le moment où la personne dira “stop” », ajoute Malo Depincé.
Outre un bail de location classique, les étudiants devront signer un « diagnostic de données » leur détaillant l’usage qui sera fait de leurs informations personnelles. Une façon d’« afficher noir sur blanc et en gros caractères ce que les promoteurs des maisons connectées oublient de préciser aujourd’hui », assure Malo Depincé. Ces données personnelles ne seront pas transmises à des tiers ni utilisées hors du protocole.
L’expérience est prévue pour durer au moins trois ans, mais les étudiants resteront libres de résilier le bail à tout moment. Pour l’heure, l’appartement est encore vide. La sélection des colocataires ne démarrera qu’à la rentrée. Seuls impératifs : les candidats devront être technophiles et peu sensibles à l’anxiété. Un premier questionnaire distribué en début d’année universitaire dans les facultés de Montpellier, toutes disciplines confondues, a reçu un accueil favorable : 64 % des étudiants consultés se sont déclarés intéressés par l’expérience.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Un état d’indulgence prévalait pour le chef de l’Etat depuis treize mois. Il est en train de s’estomper à vive allure, souligne dans sa chronique notre éditorialiste Gérard Courtois.
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« Macron insupporte ceux qu’il ne faisait qu’irriter. Il désenchante ceux qu’il avait emballés »

Un état d’indulgence prévalait pour le chef de l’Etat depuis treize mois. Il est en train de s’estomper à vive allure, souligne dans sa chronique notre éditorialiste Gérard Courtois.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 11h13
    |

            Gérard Courtois








                        



                                


                            

Chronique. Cela fait longtemps que plus personne ne croit à l’état de grâce dont bénéficierait un président de la République après son élection, comme François Mitterrand en 1981. L’impatience, la vigilance et l’expérience des Français ont ramené à la portion congrue le crédit du nouvel élu.
Pour avoir d’emblée renié sa promesse de campagne de réduire la « fracture sociale », Jacques Chirac avait vu le sien s’effondrer en six mois, en 1995. Pour avoir brutalement désacralisé la fonction présidentielle, Nicolas Sarkozy avait connu le même sort au début de 2008, huit mois après son entrée à l’Elysée. Pour François Hollande, ce fut pire encore : dès l’automne 2012, sa présidence était chahutée, son autorité contestée et sa personne brocardée.
Emmanuel Macron aura résisté plus longtemps. Mais le voilà, à son tour, entré dans cette période où le moindre mot suscite la polémique, le moindre geste la diatribe et chaque initiative la critique acide ou agressive.
Recadre-t-il sèchement – et légitimement – un adolescent trop familier ? Le voilà accusé d’abus de position dominante. Envisage-t-il de faire installer une modeste piscine au fort de Brégançon, où il va passer quelques vacances en famille ? Le tintamarre est immédiat. Commande-t-il un service de table pour l’Elysée à la Manufacture de Sèvres, fleuron de l’artisanat d’art français ? Quelle gabegie !, s’indigne la vox populi. Et quand il invite dans la Cour d’honneur de l’Elysée, le jour de la Fête de la musique, un groupe d’électro passablement provocateur et dénudé, l’on s’étrangle de tous côtés.
Une atmosphère de plus en plus lourde
Episodes dérisoires et controverses futiles, amplifiés comme des baudruches par les réseaux sociaux, c’est l’évidence. Mais tout à fait symptomatiques du changement de climat actuel. Un état d’indulgence prévalait depuis treize mois. Il est en train de s’estomper à vive allure. Désormais, le chef de l’Etat insupporte ceux qu’il ne faisait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Selon la décision d’appel, les pétitions du médecin Henri Joyeux « n’excédaient pas le principe de la liberté d’expression ».
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La radiation du Pr Joyeux pour ses propos anti-vaccins annulée en appel

Selon la décision d’appel, les pétitions du médecin Henri Joyeux « n’excédaient pas le principe de la liberté d’expression ».



Le Monde
 |    26.06.2018 à 18h05
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 18h20
   





                        



   


La radiation du Pr Henri Joyeux pour des pétitions anti-vaccins a été annulée en appel, a annoncé mardi 26 juin la chambre disciplinaire nationale de l’Ordre des médecins. Cet organe, indépendant du Conseil national de l’Ordre, a estimé que la radiation prononcée en première instance le 8 juillet 2016 n’était « pas suffisamment motivée ».
Selon la décision d’appel, les propos du Pr Joyeux « n’excédaient pas le principe de la liberté d’expression ». De ce fait, la plainte contre lui du Conseil national de l’Ordre des médecins a été rejetée. « Je ne suis pas du tout radié, je n’ai pas de blâme. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que j’ai raison ! », a réagi le médecin.
En première instance, le professeur montpelliérain, 72 ans, avait été radié par la chambre disciplinaire du Languedoc-Roussillon. En cause, deux pétitions publiées sur Internet en septembre 2014 et mai 2015 par ce professeur cité en exemple par les anti-vaccins et contesté par une large partie de la communauté médicale.

        Lire le portrait, paru dans « M » :
         

          Le professeur Joyeux, médecin à effets indésirables



« Liberté d’exprimer son opinion »
La première pétition s’élevait contre une recommandation du Haut Conseil de la santé publique, jamais suivie par le gouvernement, préconisant d’abaisser de 11 à 9 ans l’âge de la vaccination contre le papillomavirus pour les filles.
La seconde fustigeait le remplacement du vaccin DTPolio trivalent (c’est-à-dire protégeant contre trois maladies, la diphtérie, le tétanos et la polio) par un vaccin hexavalent (protégeant contre six affections). Cette pétition signalait la présence d’aluminium comme adjuvant dans le vaccin en estimant que cela représentait un danger, ce qui n’est corroboré par aucune étude.
Selon l’instance d’appel, la première pétition « participe de la liberté laissée à tout individu dans un Etat démocratique d’exprimer son opinion sur un sujet qui le concerne ». En ce qui concerne la deuxième pétition, « la toxicité de l’aluminium comme adjuvant et la dangerosité du vaccin contre l’hépatite B font l’objet depuis plusieurs années de controverses nourries », a relevé la chambre disciplinaire nationale.

        Lire aussi :
         

                « Pour les vaccins, contre les excès » : la défense du professeur Joyeux pour éviter la radiation






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Le groupe AZF avait défrayé la chronique en 2003-2004, lorsqu’il avait affirmé avoir posé une série de bombes sur des voies ferrées et avait menacé de les faire exploser, s’il n’obtenait pas une forte rançon.
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Menaces du groupe AZF contre le réseau ferré : quatorze ans après, l’enquête rebondit

Le groupe AZF avait défrayé la chronique en 2003-2004, lorsqu’il avait affirmé avoir posé une série de bombes sur des voies ferrées et avait menacé de les faire exploser, s’il n’obtenait pas une forte rançon.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 17h48
   





                        


Ce sont des arrestations qui relancent un dossier tombé aux oubliettes. En 2003 et 2004, un mystérieux groupe AZF menaçait de faire exploser des bombes sur le réseau ferroviaire français, mais ses membres n’avaient jamais été identifiés. Quatorze ans plus tard, c’est chose faite : trois personnes soupçonnées d’en faire partie ont été arrêtées, mardi 26 juin au matin.
Deux hommes nés en 1947 et 1953, et une femme née en 1962, ont été interpellés par la sous-direction antiterroriste (SDAT) de la police judiciaire, dans l’Yonne, le Loiret et la Seine-et-Marne, ont annoncé des sources proches de l’enquête, confirmant des informations de LCI et de BFM-TV.
Ces arrestations ont eu lieu sur commission rogatoire d’un juge d’instruction, en charge d’une information judiciaire ouverte à Paris le 18 février 2004 des chefs d’association de malfaiteurs terroristes, menaces de destruction et infraction à la législation sur les explosifs en relation avec une entreprise terroriste, a précisé une source judiciaire.
Ce dossier avait initialement été confié aux juges antiterroristes Jean-Louis Bruguière et Philippe Coirre.
« Signalements remontant à quelques mois »
Selon une source proche du dossier, l’enquête a rebondi après « des signalements remontant à quelques mois ». Les trois individus se sont connus en travaillant dans la même entreprise.
Pour l’heure, les policiers restent très prudents, alors que les auditions, dans un dossier à caractère terroriste, peuvent durer jusqu’à 96 heures.
Le groupe AZF avait défrayé la chronique en 2003-2004 lorsqu’il avait affirmé avoir posé une série de bombes sur des voies ferrées et avait menacé de les faire exploser, s’il n’obtenait pas une forte rançon, de quatre millions de dollars et un million d’euros.
Les menaces avaient été prises très au sérieux à l’Elysée et au ministère de l’intérieur, qui avaient reçu plusieurs lettres signées « AZF », sans explicatif du sigle mais pouvant faire référence à l’usine ayant explosé le 21 septembre 2001 à Toulouse.
Sur les indications du groupe, les autorités avaient retrouvé en février 2004, à Folles (Haute-Vienne), un engin explosif sophistiqué placé sous le ballast de la ligne Paris-Toulouse.
Une inspection de 32 500 kilomètres de voies ferrées françaises avait ensuite été réalisée par quelque 10 000 cheminots, sans détecter la moindre anomalie. Après cette vaste opération, le ministre de la justice de l’époque, Dominique Perben, avait estimé que le chantage du groupe relevait de la « crapulerie ».
« Mon gros loup » et « Suzy »
L’affaire avait également été marquée par la rocambolesque correspondance, via la rubrique Messages personnels du quotidien Libération, entre « Mon gros loup » (AZF) et « Suzy » (police) afin d’organiser la remise d’une rançon.
Le 1er mars, une femme avait précisé par téléphone un emplacement aux environs de l’aéroport de Montargis (Loiret) où celle-ci devait être larguée par hélicoptère, mais la transaction échoua.
Après l’échec de cette remise et la découverte d’une autre bombe sur la ligne Paris-Troyes-Bâle qui, selon le ministère de l’intérieur, ne correspondait pas aux engins du groupe AZF, celui-ci avait annoncé le 25 mars 2004 la suspension de ses actions.
« Ils menaçaient l’Etat et voulaient se présenter comme un groupe terroriste mais réclamaient une forte somme d’argent », a rappelé une source proche de l’enquête.
Le groupe s’était qualifié dans un courrier de « groupe de pression à caractère terroriste » et avait dénoncé notamment des « politiciens davantage occupés d’eux-mêmes que de l’Etat ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Journaliste d’investigation spécialisé dans les affaires de dopage, Hajo Seppelt a renoncé à se rendre au Mondial en Russie, où des menaces pèsent sur lui. Il risque d’y être arrêté en raison de ses enquêtes.
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Menacé en Russie, un journaliste allemand renonce au Mondial 2018


                      Journaliste d’investigation spécialisé dans les affaires de dopage, Hajo Seppelt a renoncé à se rendre au Mondial en Russie, où des menaces pèsent sur lui. Il risque d’y être arrêté en raison de ses enquêtes.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 14h44
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








   


La nouvelle a été annoncée dans le journal de deuxième partie de soirée de la chaîne allemande ARD et, dans les minutes qui ont suivi, elle faisait déjà la « une » de plusieurs sites d’information. « Seppelt renonce à aller en Russie pour la Coupe du monde ». Dit comme ça, cela peut paraître un peu elliptique, mais c’est à ce genre de détail qu’on comprend que l’on a affaire à une célébrité : le seul nom suffit, pas besoin du prénom ni même de la qualité de la personne, puisque tout le monde est censé savoir de qui on parle.
Mais qui est donc Hajo Seppelt, pour avoir eu droit à un tel honneur ? Qu’a-t-il fait pour justifier qu’au soir du 13 juin les médias du pays s’empressent d’annoncer qu’il resterait en Allemagne au moment où tous ses collègues journalistes spécialisés dans le football seraient, eux, aux quatre coins de la Russie, pour suivre les prouesses des joueurs ? Eh bien, justement, Hajo Seppelt n’est pas un journaliste comme les autres. Ce qui l’intéresse dans le football, et dans le sport en général, ce sont moins les dehors lumineux que les dessous crapoteux. Plutôt que de regarder des joueurs courir derrière un ballon, il préfère se demander si ce qui les rend si performant n’est pas à chercher dans des flacons. Bref, on l’aura compris, notre homme a une fâcheuse tendance à enquêter sur les affaires de dopage, notamment en Russie, et c’est cette curiosité très mal placée qu’il paie aujourd’hui.
Empêcheur de se doper en rond
En mai, déjà, Moscou avait menacé de l’interdire d’entrée sur le territoire. A l’époque, Angela Merkel était intervenue en personne, son porte-parole s’était étonné que la Russie « enfreigne de façon aussi manifeste la liberté de la presse aux yeux du monde entier », et tout était rentré dans l’ordre : grâce à la chancelière, Hajo Seppelt avait finalement eu son visa. Et puis, les choses se sont gâtées.
Quelques jours avant le coup d’envoi du Mondial, le ministre allemand des affaires étrangères, Heiko Maas, lui a fait part d’un rapport du Bundeskriminalamt, l’Office fédéral de police criminelle, l’informant des risques qu’il courait en se rendant en Russie, notamment celui de se voir arrêté pour être traduit devant la justice – en qualité de témoin ou d’accusé – en raison de ses enquêtes. « Après cette discussion, j’ai décidé, en accord avec l’ARD, la chaîne pour laquelle je travaille, de ne pas aller en Russie. C’est une décision que j’ai mûrement réfléchie, à laquelle je me suis finalement résolu », explique-t-il.

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A 55 ans, cela fait en réalité une vingtaine d’années que ce fils de l’ancien président de la fédération d’échecs de Berlin s’intéresse à la question du dopage. Elevé à l’ouest du Mur, il a commencé par regarder ce qui se passait de l’autre côté du rideau de fer : réalisé quelques années après la réunification du pays, son premier documentaire raconte la façon dont le dopage a littéralement façonné le monde de la natation à l’époque de la RDA. Depuis, Hajo Seppelt a enchaîné les films, les reportages et les livres, enquêtant sur différents sports, avec une prédilection pour l’athlétisme et le cyclisme, en Allemagne, d’abord, mais aussi sur d’autres continents, en Chine et au Kenya notamment. Empêcheur de se doper en rond, Hajo Seppelt n’a pas toujours eu – c’est le moins qu’on puisse dire – des rapports faciles avec ses employeurs. En 2006, il a ainsi été viré de l’ARD, où il commentait les compétitions de natation, après la publication d’un e-mail privé dans lequel il critiquait la frilosité de la chaîne sur le dopage.
Exfiltré de la rédaction, Seppelt a créé sa structure de production, l’ARD a monté sa propre cellule d’investigation sur le dopage et, après une période compliquée, le journaliste, considéré comme indispensable, s’est remis à travailler pour la chaîne tout en conservant son indépendance.
« On est au début d’une prise de conscience collective. C’est long, c’est difficile, mais je suis convaincu qu’on est à un tournant. » Hajo Seppelt
Au fil du temps, l’enquêteur est aussi devenu lanceur d’alerte, à la tête de SportsLeaks, une plate-forme lancée en 2016 avec plusieurs confrères européens pour recueillir des témoignages sur la corruption et le dopage dans le monde du sport. Avec la Russie, les ennuis ont commencé en 2014, à l’occasion d’un documentaire au titre assez cash : Geheimsache Doping. Wie Russland seine Sieger macht (« le secret du dopage : comment la Russie crée des champions »).
Un autre, Russlands Fußball-Freunde (« les amis du foot russe »), diffusé ce printemps, s’intéresse en particulier à Grigori Rodtchenkov, l’ancien directeur du laboratoire antidopage de Moscou. L’homme avait notamment dénoncé le système de dopage mis en place lors des JO de Sotchi, en 2014. Réfugié aux Etats-Unis, il est visé par un mandat d’arrêt international, lancé contre lui par un tribunal moscovite à l’automne 2017.

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Même s’il ne le formule pas en ces termes, Hajo Seppelt ne paraît pas mécontent, finalement, du coup d’éclat médiatique qu’a représenté sa décision de boycotter la Coupe du monde. Car, au fond, plus on parle des tentatives des Etats ou des fédérations pour étouffer les affaires de dopage, plus les choses ont une chance de changer. « On est au début d’une prise de conscience collective. C’est long, c’est difficile, mais je suis convaincu qu’on est à un tournant. » Ses récents déboires, en tout cas, ne semblent pas avoir émoussé sa détermination. Au contraire. « La Russie, comme d’autres pays, peut vouloir nous gêner, essayer de nous mettre tous les bâtons qu’elle veut dans les roues, mais il y a une chose qu’elle ne peut pas faire : nous empêcher de travailler. »

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Le couple Beyoncé et Jay-Z fait grand bruit avec son dernier clip, tourné au Musée du Louvre. Depuis quelques années, rap américain et monde de l’art travaillent de concert.
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Quand le rap épate les galeries d’art


                      Le couple Beyoncé et Jay-Z fait grand bruit avec son dernier clip, tourné au Musée du Louvre. Depuis quelques années, rap américain et monde de l’art travaillent de concert.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 12h15
    |

                            Roxana Azimi







Entre collaboration, mécénat et acquisition d’œuvres, les rappeurs américains s’intéressent au milieu de l’art.
Juin 2018, Beyoncé et Jay-Z visitent le Louvre

   


Tourné dans le plus grand secret au musée du Louvre, Apeshit, le dernier clip de Beyoncé et Jay-Z, a fait le tour de la Toile dans la nuit du 16 au 17 juin. Le couple y prend la pose devant la Victoire de Samothrace, la Vénus de Milo ou La Joconde… Manière d’exaucer le vœu du rappeur qui, dans Picasso Baby, rêvait de « dormir chaque nuit près de Mona Lisa ».

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Mai 2018, Puff Daddy s’offre une toile

   


Mieux connu sous ses noms de scène, Puff Daddy ou Diddy, Sean Combs a acheté pour 21 millions de dollars (18,1 millions d’euros) une toile de Kerry James Marshall, en mai chez Sotheby’s, établissant un record pour un artiste afro-américain. Sans doute le musicien a-t-il reconnu chez le peintre un goût partagé pour le sampling et le remix.
Mai 2018, Swizz Beatz joue les mécènes

   


Le producteur de hip-hop Kasseem Dean, alias Swizz Beatz, collectionne les œuvres de Jean-Michel Basquiat, Andy Warhol et Keith Haring. Mais cet administrateur du Brooklyn Museum a aussi la fibre philanthropique. En mai, il a lancé l’initiative « The Dean Collection 20 St (Art) ups », offrant 5 000 dollars à vingt jeunes artistes pour les aider à monter leur première exposition.
Mai 2014, Pharrell Williams se transforme en curateur

   


Le galeriste français Emmanuel Perrotin a réalisé un gros coup médiatique, il y a quatre ans, en invitant Pharrell Williams à concevoir une exposition dédiée aux femmes, thème de son tube It Girl. Résultat : un bric-à-brac sans liant aucun, dont on ne ressortait pas vraiment « happy ».

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Novembre 2008, Kanye West engage Vanessa Beecroft

   


En 2008, le musicien entame une collaboration au long cours avec la créatrice féministe Vanessa Beecroft, connue pour ses tableaux vivants composés de femmes dénudées. L’artiste orchestre d’abord une performance pour la sortie de l’album 808s & Heartbreak, avant de réaliser jusqu’en 2017 les scénographies des défilés de Yeezy, la marque de Kanye West.



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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Editorial. Le bilan de M. Gattaz à la tête de l’organisation patronale , qui va élire son nouveau patron le 3 juillet, est très loin d’être positif.
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Pierre Gattaz a réduit le Medef à un rôle de lobby ringard

Editorial. Le bilan de M. Gattaz à la tête de l’organisation patronale , qui va élire son nouveau patron le 3 juillet, est très loin d’être positif.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 11h56
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 13h52
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Mardi 3 juillet, le patronat français – à savoir le Medef, qui a pris la suite, en 1998, du CNPF – élira son dixième président depuis 1945. Geoffroy Roux de Bézieux ou Alexandre Saubot succédera à Pierre Gattaz pour un mandat de cinq ans. Au moment de quitter ses fonctions, celui dont le père, Yvon, présida le CNPF de 1981 à 1986, lui aussi en début de mandat face à un président socialiste, a livré un entretien testament au Figaro, lundi 25 juin.

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Comme on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, il s’autoglorifie. « Très fier du travail accompli » entre 2013 et 2018, il se distribue les bons points. « Nous avons gagné le combat des idées », affirme-t-il en se félicitant d’avoir « réhabilité l’entreprise et l’entrepreneuriat ». Il met au crédit de François Hollande d’avoir obtenu le CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) et le pacte de responsabilité, assurant qu’il est « en passe de gagner » son pari de créer, en contrepartie, un million d’emplois sur cinq ans. Et il se réjouit d’avoir mis à terre, grâce à Emmanuel Macron, l’impôt sur la fortune (ISF).
Le bilan de M. Gattaz est pourtant très loin d’être positif. Le principal échec de ce patron pour lequel les chefs d’entreprise sont « des héros de la nation », et dont l’ambition était de « mettre l’entreprise au cœur de la politique », est de n’avoir pas changé l’image du Medef. Sous son règne, le patronat n’a jamais cessé de tendre la sébile, accusant l’Etat de dépenser toujours trop, en attendant de lui toujours plus de baisse des charges et d’allégement des contraintes.
Geignard et vindicatif
Mal aimé dans l’opinion, le Medef est apparu geignard et vindicatif. M. Gattaz, qui se plaignait d’œuvrer dans un pays où « tout est politisé », et où agissait dans l’ombre… un « trotskisme masqué », n’a jamais reconnu la responsabilité citoyenne – sociétale et environnementale – des entrepreneurs. Se livrant à un combat d’arrière-garde lors du récent débat sur « l’objet social » de l’entreprise, il a poussé à son paroxysme l’égocentrisme d’un patronat réduit à un rôle de lobby ringard.

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                Les mirages de Pierre Gattaz sur l’opération « Un million d’emplois »



M. Gattaz rangeait parmi les « fléaux » français « la persistance d’une lutte des classes larvée ». Mais, en voyant dans les négociations interprofessionnelles une « comedia dell’arte », en refusant d’être « englué » dans le dialogue social, en traitant les syndicats plus en adversaires qu’en partenaires, il a réactivé cette lutte des classes.
Jean-Claude Mailly, l’ancien secrétaire général de FO, voyait en M. Gattaz « le président du Medef le plus rétrograde et le plus réactionnaire qui soit ». Et, dans son livre Les Leçons du pouvoir (Stock), François Hollande relève « des comportements similaires au Medef et à la CGT » : « Cette incapacité à reconnaître un progrès même quand il est réel et cette facilité à ne l’imaginer qu’au détriment de l’autre, comme s’il n’y avait pas de gain sans perte, comme si le jeu était forcément à somme nulle. » Le « patron des patrons » a ainsi nourri la défiance de l’actuel chef de l’Etat vis-à-vis des corps intermédiaires.

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Le bilan de M. Gattaz est d’autant plus étriqué qu’il a raté sa sortie. En refusant de démissionner six mois avant la fin de son mandat pour laisser la place à Jean-Dominique Sénard, le PDG de Michelin, bloqué par les statuts à cause de son âge, il a fermé la porte à une modernisation du Medef. Quel qu’il soit, son successeur devra réinventer le patronat du XXIe siècle. Du sol au plafond.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Sabrina Kouider et Ouissem Medouni avaient été reconnus coupables de meurtre et d’obstruction à la justice, le 24 mai.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Meurtre de Sophie Lionnet : le couple qui employait la jeune fille au pair française condamné à la perpétuité

Sabrina Kouider et Ouissem Medouni avaient été reconnus coupables de meurtre et d’obstruction à la justice, le 24 mai.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 13h47
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 15h36
   





                        


Sabrina Kouider, 35 ans, et Ouissem Medouni, 40 ans, reconnus coupables du meurtre de Sophie Lionnet, ont été condamnés à la perpétuité, mardi 26 juin, avec une peine de sûreté de trente ans.
Les peines ont été prononcées par la cour criminelle de l’Old Bailey, qui, le 24 mai, avait reconnu le couple coupable du meurtre, en septembre 2017, de la jeune femme de 21 ans, dont le corps carbonisé avait été retrouvé dans leur jardin.

        Lire le récit sur l’affaire :
         

          Le couple qui employait la jeune fille au pair reconnu coupable de son meurtre



Des mois de mauvais traitements
Aussi lourde soit-elle, cette sentence ne saurait « refléter la valeur de la vie » de Sophie Lionnet, a déclaré le juge Nicholas Hilliard, en ajoutant que sa famille « ne se remettra jamais » de sa mort. Mme Kouider et M. Medouni ont également été condamnés à cinq ans et demi de prison pour obstruction à la justice, pour avoir tenté de faire disparaître le corps de Sophie en le brûlant.
Avant de prononcer les peines, le juge a écouté les avocats des accusés et pris en compte les expertises psychiatriques du couple. Les médecins ont conclu que Sabrina Kouider souffrait de troubles mentaux et d’obsessions. Elle « retournera immédiatement à l’hôpital », a déclaré le juge.
Pendant le procès, M. Medouni et Mme Kouider avaient tous deux plaidé non coupable du chef d’accusation de meurtre, évoquant un accident et rejetant chacun la responsabilité sur l’autre, mais avaient reconnu avoir tenté de brûler le corps la jeune fille originaire de Troyes (sud-est de Paris). Selon l’accusation, le couple était persuadé d’un complot fomenté par Sophie Lionnet avec Mark Walton, l’un des fondateurs du groupe Boyzone et père d’un des enfants de Sabrina Kouider, pour droguer et abuser sexuellement des membres de leur famille. Un fantasme, sans fondement, dans lequel ils se sont enfermés, a souligné le juge mardi.
« Désir de vengeance »
Mardi, le juge s’est dit convaincu que, malgré ses troubles mentaux, les agissements de Mme Kouider étaient « attribuables à un désir de vengeance ». « Vous saviez tous les deux que ce que vous faisiez était terriblement mal », a-t-il lancé aux deux condamnés.
Le magistrat a insisté sur le fait que les accusations portées par les accusés envers Sophie étaient totalement fausses. « On peut dire en toute confiance qu’il n’y avait aucune vérité [dans les accusations selon lesquelles] Sophie a maltraité ou abusé de qui que ce soit, ou sur le fait qu’elle était de connivence avec Mark Walton (…) C’était une fiction complète », a-t-il dit.
Dans une lettre adressée à Sophie et à sa famille et lue par son avocat, Icah Peart, mardi, Sabrina Kouider affirme être « profondément désolée pour ce qui est arrivé à Sophie ». « Je pense à toi tous les jours », ajoute-t-elle.
Le corps de Sophie avait été retrouvé en septembre par les pompiers, alertés par des voisins du couple, intrigués par une importante fumée et une « horrible » odeur se dégageant de leur propriété du sud-ouest de Londres. Le corps présentait de multiples fractures, aux côtes, au sternum et à la mâchoire, mais en raison des brûlures la cause exacte de la mort n’a pas pu être déterminée.
La jeune fille s’occupait des deux enfants que Mme Kouider avaient eu avec d’anciens compagnons. Arrivée à Londres en janvier 2016, elle n’avait jamais pu rentrer en France, et vivait sous l’emprise de ses employeurs, qui la nourrissaient peu, ne la payaient quasiment pas, et la battaient, selon des voisins.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ L’examen du projet de loi va débuter, mardi, à l’Assemblée. Le débat devrait se cristalliser sur la réforme controversée de la procédure parlementaire.
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Article sélectionné dans La Matinale du 25/06/2018
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Réforme constitutionnelle : la fabrique de la loi au centre des débats

L’examen du projet de loi va débuter, mardi, à l’Assemblée. Le débat devrait se cristalliser sur la réforme controversée de la procédure parlementaire.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 11h42
    |

            Alexandre Lemarié








                        


Le début d’un marathon législatif. La réforme des institutions voulue par Emmanuel Macron démarre son examen au Parlement, mardi 26 juin, avec l’examen du projet de loi constitutionnelle en commission à l’Assemblée nationale, avant d’être débattu en séance à partir du 10 juillet, au lendemain du discours du chef de l’Etat devant les parlementaires réunis en Congrès à Versailles.
Les deux autres textes (ordinaire et organique), porteurs des mesures emblématiques comme la réduction du nombre de parlementaires, la limitation des mandats dans le temps et l’introduction d’une dose de proportionnelle aux législatives, seront eux examinés à la rentrée. L’objectif du gouvernement étant de faire adopter les trois textes en 2019.
La première bataille, sur le seul volet constitutionnel, devrait se dérouler sous haute tension, en se cristallisant sur la réforme controversée de la procédure parlementaire. « La fabrique de la loi va être le cœur du débat », résume le chef de file des députés MoDem, Marc Fesneau, rapporteur pour ce volet précis du texte et les questions territoriales. Sur dix-huit articles, cinq visent à raccourcir le temps d’examen des réformes à l’Assemblée et au Sénat. Alors que l’exécutif met en avant un souci de « rationalisation » et d’« efficacité », l’opposition est vent debout contre ce projet, considéré comme « une atteinte » au pouvoir des députés et sénateurs.
Si la volonté du gouvernement de disposer d’une maîtrise accrue de l’ordre du jour et de raccourcir les navettes exacerbe les critiques, le point le plus contesté reste la restriction du droit d’amendement. Pour mettre fin à « l’obstruction » parlementaire, le texte prévoit d’étendre le pouvoir d’« irrecevabilité » du gouvernement, en lui permettant d’écarter les amendements « sans lien direct avec le texte » ou « dépourvus de portée normative ». « Certains pensent que plus les débats durent et mieux la loi est. Or, un Parlement fort et efficace, c’est un Parlement qui débat et qui décide, pas un Parlement qui parle à l’infini », fait valoir le président de l’Assemblée, François de Rugy.
Mesures consensuelles et « points durs »
Les discussions sur ce sujet promettent d’être animées. « Historiquement, les débats sur le droit d’amendement ont toujours été très violents », rappelle une source gouvernementale. En 2008, députés et sénateurs s’étaient déjà élevés contre la volonté d’encadrer la « recevabilité » des amendements, lors de la précédente révision de la Constitution. « Le droit d’amendement est sacré ! », clamait alors le président du Sénat, Gérard Larcher.
Dix ans plus tard, le discours reste le même et repris en chœur de gauche à droite et jusqu’au sein de la majorité. « Il faut trouver des mécanismes de régulation, sans porter atteinte au droit d’amendement, qui est un droit individuel et constitutionnel », souligne M. Fesneau, qui va défendre – avec les députés La République en marche (LRM) – un amendement visant à autoriser le maintien des amendements ayant un lien « indirect » avec le texte discuté.
En dehors de la fabrique de la loi, le projet de loi contient des mesures relativement consensuelles, comme la suppression de la Cour de justice de la République, la disparition du statut de membre de droit du Conseil constitutionnel pour les ex-chefs de l’Etat, ou la nomination des magistrats par le Conseil supérieur de la magistrature. Une plus grande liberté d’expérimentation pour les collectivités territoriales et la spécificité de la Corse doivent également être inscrites dans la Constitution. Sans trop de difficultés.
En revanche, les responsables de la majorité s’attendent à des débats plus compliqués sur la transformation du Conseil économique, social et environnemental, appelé à devenir la chambre de la société civile.
« Il faut clarifier sa place par rapport au Parlement. Les parlementaires sont réticents à l’idée d’en faire une troisième Chambre », explique la présidente LRM de la commission des lois, Yaël Braun-Pivet, rapporteuse sur le volet justice.
Autre « point dur » identifié : la formulation à trouver pour inscrire la défense de l’environnement dès l’article premier de la Constitution, et non à l’article 34 (qui définit le domaine de la loi). Une mesure soutenue par le gouvernement, comme l’a déjà annoncé le ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot.
L’impression d’une réforme fourre-tout
L’autre enjeu principal réside dans l’attitude de la majorité. Alors que les députés LRM ont multiplié les amendements individuels ces dernières semaines, les responsables de la Macronie tentent de limiter l’inflation sur ce texte majeur du quinquennat. En particulier le chef de file des députés LRM, Richard Ferrand, qui est également rapporteur général de l’ensemble du projet de loi. « Ce n’est pas rien de modifier la Constitution », a-t-il mis en garde le 19 juin, lors de la réunion hebdomadaire de son groupe à l’Assemblée.
Le nombre d’amendements reste conséquent : 1 377 ont été déposés au total, dont plus de 300 de la majorité (247 de la part des seuls députés macronistes et 57 venus du MoDem) sur des sujets très divers. Le député LRM du Morbihan, Paul Molac, en a ainsi déposé 45 à lui seul, notamment pour « donner une reconnaissance officielle aux langues régionales ». Sa collègue de Moselle, Isabelle Rauch, en défend un visant à réécrire la Constitution en écriture inclusive, tandis que Paula Forteza, élue LRM des Français de l’étranger, va porter la proposition d’adosser à la Constitution une « charte du numérique ».
D’autres élus proposent un statut de « pays d’outre-mer », alors que des élus communistes défendent la suppression de l’article 49.3… Les idées ne manquent pas, donnant un peu l’impression d’une réforme fourre-tout. Chacun en profitant pour faire avancer sa propre revendication. Au grand dam du responsable du groupe LRM pour cette réforme, Sacha Houlié : « Que tout le monde ait des excellentes idées, c’est bien. Mais l’objectif reste d’avoir un tout cohérent. »
D’autant que ce projet de « modernisation des institutions », annoncé par M. Macron lors de son discours à Versailles en juillet 2017, est considéré comme un texte majeur au sein de la majorité. Les responsables de la Macronie n’ont pas manqué de le souligner ces derniers jours pour pousser les troupes à filer droit. « N’oubliez pas que cette réforme est le seul et unique texte de la mandature proposé par le président de la République, et pas par un ministre », a souligné le secrétaire chargé des relations avec le Parlement, Christophe Castaner, le 19 juin, lors de la réunion des députés LRM à l’Assemblée. « Cela a fait son effet, résume un participant. On a tous compris qu’on n’avait pas le droit de se louper sur ce texte. »

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Les centres fermés pour migrants, une solution possible mais complexe à mettre en œuvre

La France, l’Espagne et l’Allemagne défendent ce projet, à la veille du sommet européen des 28 et 29 juin. Mais, en 2015, les « hot spots » en Italie et en Grèce avaient échoué.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 06h48
    |

            Julia Pascual








                        



                                


                            
Des centres fermés permettront-ils de débloquer la crise politique qui secoue l’Europe ? C’est la proposition qu’essayent de pousser la France, l’Espagne et l’Allemagne, à la veille du sommet européen des 28 et 29 juin. La situation des migrants secourus en mer serait examinée dans ces centres de rétention. Ceux relevant du droit d’asile se verraient ensuite répartis dans les Etats membres et les migrants économiques reconduits dans leur pays d’origine. Cette proposition fait son chemin, tandis que d’autres Etats membres plaident pour des plates-formes de débarquement des migrants en dehors de l’Union européenne (UE).
Du point de vue du droit, la rétention des personnes relevant de l’asile n’est pas interdite. « C’est légalement possible mais c’est complexe, confirme Serge Slama, professeur de droit public à l’université de Grenoble. Cela ressemble aux zones d’attente en France. » Un étranger qui souhaite demander l’asile peut ainsi être placé à son arrivée à la frontière dans ces zones pour une durée de quatre jours et jusqu’à vingt-six jours maximum, sous le contrôle d’un juge.
Lors d’une conférence de presse avec le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez, Emmanuel Macron a assuré samedi que les centres fermés seraient « conformes » aux règles du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). Or, celui-ci s’est constamment opposé à la détention systématique et obligatoire. En 2016, il avait ainsi suspendu ses activités dans les « hot spots » (lieux de regroupement des migrants) des îles grecques, devenus des centres de rétention.
Le retrait du HCR était également dû à l’accord UE-Turquie qui permettait à la Grèce de refouler des migrants relevant du droit d’asile, en considérant que leur demande pouvait être examinée en Turquie, pays par lequel ils avaient transité et qualifié de « sûr ».
Un risque « d’externalisation sauvage »
« Face au risque d’externalisation sauvage vers des...




                        

                        


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Loi asile-immigration : en durcissant le texte, le Sénat permet aux députés de jouer la carte de l’humanisme

Les sénateurs devaient voter, mardi, une version durcie du projet de loi Collomb.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 10h33
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 10h53
    |

            Manon Rescan








                        


La majorité La République en marche (LRM) à l’Assemblée nationale aura le beau rôle dans les prochaines étapes de l’examen du projet de loi asile et immigration. Après avoir amendé puis voté en première lecture un texte contesté par une partie de ses membres, elle aura plusieurs occasions de donner des gages d’un humanisme dont il lui a été jusque-là reproché de manquer.
Premier élément, le lancement, mardi 26 juin au matin, du groupe de travail sur la rétention des mineurs. La majorité avait échoué à convaincre le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, d’inscrire dans la loi son interdiction. Elle avait toutefois obtenu de pouvoir travailler à des propositions en la matière. Dès mardi, les députés LRM montreront qu’ils ne comptent pas abdiquer sur le sujet. « Notre pays a un sérieux problème avec la rétention des mineurs », prévient dans une tribune au Monde l’élu LRM de Gironde Florent Boudié. Le responsable du texte asile-immigration pour la majorité animera lui-même ce groupe de travail. « Dès la fin de l’année, une proposition de loi sera portée au débat parlementaire » sur la rétention des étrangers vulnérables, promet le député, qui s’engage à ce que « le quinquennat d’Emmanuel Macron ne s’achève pas sans que sa majorité parlementaire [y] ait apporté une réponse durable ».
Cadeaux empoisonnés
L’autre occasion donnée à la majorité de montrer un visage différent leur est offerte sur un plateau par les sénateurs. Ces derniers devaient voter, mardi 26 juin, une version durcie du projet de loi Collomb. Exit, par exemple, la réunification des familles quand un mineur obtient l’asile en France ou encore la redéfinition du délit de solidarité, obtenue de haute lutte par les députés. Les sénateurs ont en outre transformé l’aide médicale d’Etat (AME) en « aide médicale d’urgence », provoquant un tollé dans la majorité. « L’amendement du Sénat (…) est contraire à une politique de santé publique responsable », a déclaré sur Twitter la ministre de la santé, Agnès Buzyn. « La majorité à l’Assemblée nationale corrigera cette aberration », a promis pour sa part Richard Ferrand, le président du groupe LRM. Dans ce contexte, la commission mixte paritaire (CMP) qui doit se tenir début juillet, probablement le 4, pour tenter de concilier les textes des deux assemblées est mal engagée. « La version du Sénat est très éloignée de la nôtre, dont l’équilibre avait été difficile à trouver », rappelle Elise Fajgeles, rapporteuse LRM du texte à l’Assemblée.
Un député LRM dénonce un texte qui « prolonge le programme de LR version Wauquiez sur la question migratoire »
En cas d’échec de la CMP, les députés auront ainsi beau jeu de se poser en garants d’une position humaniste, à l’opposé de celle des sénateurs, lors de l’examen en seconde lecture prévu la dernière semaine de juillet. « Si la droite sénatoriale avait voulu rassembler la majorité à l’Assemblée nationale, elle ne s’y serait pas prise autrement », observe déjà Florent Boudié, qui dénonce un texte qui « prolonge le programme de LR version Wauquiez sur la question migratoire ». Reste que, même s’ils gomment les modifications du Sénat, les députés ne feront que rétablir une copie contestée par un faisceau très large d’acteurs, des associations au Défenseur des droits.
Les sénateurs ont d’ailleurs réservé quelques cadeaux empoisonnés aux députés, en faisant eux aussi du « en même temps ». Tout en durcissant le texte, ils y ont introduit des dispositions protectrices des droits des demandeurs d’asile comme le rétablissement du délai de recours devant la Cour nationale du droit d’asile à un mois, quand le gouvernement voulait le réduire à quinze jours. Les sénateurs vont ainsi mettre à nouveau la majorité face à ses divisions, cette position étant partagée par une partie d’entre eux. Les sénateurs ont également inscrit dans la loi un encadrement de la rétention des enfants à cinq jours maximum. Une solution qui ne satisfait pas pour l’heure dans la majorité. Si les députés la repoussent, ils laisseront toujours possible l’enfermement des enfants dans l’attente des conclusions de leur groupe de travail. Or ces dernières restent très ouvertes.
Dans sa tribune, M. Boudié promet que « toutes les réponses [à la rétention des mineurs] seront analysées, de l’encadrement strict à l’interdiction pure et simple », sans en privilégier une, mais sans assurer qu’elle sera interdite. Si la majorité endosse la posture politique de l’« humanité », ses débats pour la mettre en œuvre sont loin d’être achevés.

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