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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Le traitement par les autorités françaises des naissances de Comoriens à Mayotte conduit Patrick Weil, directeur de recherche au CNRS, à rappeler dans une tribune au « Monde » qu’en France, le terme « droit du sol » relève du slogan politique plus que du droit.
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« La situation mahoraise ne doit pas servir de prétexte pour porter atteinte à l’indivisibilité de la République »

Le traitement par les autorités françaises des naissances de Comoriens à Mayotte conduit Patrick Weil, directeur de recherche au CNRS, à rappeler dans une tribune au « Monde » qu’en France, le terme « droit du sol » relève du slogan politique plus que du droit.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 16h44
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 17h34
    |

                            Patrick Weil (Historien et politologue, directeur de recherche au CNRS)








                        



                                


                            

Tribune. Depuis plusieurs années un délire inquiétant fait office de diagnostic quand on parle de Mayotte. Longtemps, il fut circonscrit aux responsables mahorais, et aux dirigeants nationaux qui se rendent dans ce département en temps de campagne électorale. Le problème posé par ces milliers de femmes qui viennent accoucher en provenance des Comores, c’est « le droit du sol », assurent-ils.
Fait exceptionnel, le Conseil d’Etat a été consulté par le Sénat. Et il a confirmé ce diagnostic. Fort de cet imprimatur, pour la première fois depuis la fin de la colonisation, le Parlement et le gouvernement s’apprêtent à créer — par un amendement au projet de loi Collomb sur l’asile et l’immigration — deux catégories de Français. Sauf que le Conseil d’Etat a tort dans son expression mais surtout dans son raisonnement.
En France le terme « droit du sol » relève du slogan politique plus que du droit. Abuser de ce terme comme le fait le Conseil, c’est conforter la méconnaissance, plutôt que d’apporter la connaissance. Car on n’est pas français par le simple fait d’être né en France. Sauf si l’un des parents est déjà né sur notre sol, on n’est pas français à la naissance si ses deux parents sont étrangers : on doit attendre au moins treize ans et prouver aussi cinq ans de séjour pour pouvoir réclamer la nationalité française.
Un problème d’entrée et de séjour irrégulier
Les enfants nés à Mayotte de mères comoriennes ne sont donc pas français, ils sont comoriens. Si pendant treize ans, ces enfants ne sont pas reconduits avec leurs parents dans leur pays de nationalité, il est alors normal que, grandis et éduqués en France, ils puissent devenir français.
C’est ainsi que cela se passe dans toutes les grandes démocraties. Aux Etats-Unis comme au Canada, la naissance sur le sol vaut attribution immédiate de la nationalité, indépendamment de la régularité du séjour des parents. Plus près de nous en Europe, au Royaume-Uni comme en Allemagne,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Le chef de l’Etat ne bénéficie pas d’un soutien particulier, malgré un appel « à réparer le lien entre l’Eglise et l’Etat ».
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Pas de spécificité du vote catholique en faveur d’Emmanuel Macron

Le chef de l’Etat ne bénéficie pas d’un soutien particulier, malgré un appel « à réparer le lien entre l’Eglise et l’Etat ».



Le Monde
 |    25.06.2018 à 16h15
    |

            Virginie Malingre








                        



                                


                            
Sauf exception, Emmanuel Macron est peu ou prou au même niveau de popularité chez les catholiques que chez l’ensemble des Français. D’ailleurs, au premier tour de l’élection présidentielle de 2017, quelque 22 % d’entre eux ont voté pour lui, selon l’IFOP (contre 24 % pour l’ensemble des Français). Cela dit, sur des sujets précis, ils peuvent être amenés à réagir plus que le reste des citoyens.
Typiquement, le discours des Bernardins que le président de la République a tenu, lors de la Conférence des évêques de France, le 9 avril, leur a particulièrement plu. Après l’appel de M. Macron à « réparer le lien entre l’Eglise et l’Etat » qui s’est « abîmé », l’indice de satisfaction des pratiquants est passé de 46 % à 55 %, en avril, selon le baromètre IFOP du Journal du dimanche, quand il progressait de deux points chez l’ensemble des Français, à 44 %. Mais dès mai, cet « effet Bernardin », même s’il n’a pas totalement disparu, s’est estompé.

La question des migrants, que le gouvernement a abordée avec la loi asile et immigration et qui s’est de nouveau invitée dans l’actualité avec l’Aquarius, fait sans doute partie des sujets à manier avec précaution pour le chef de l’Etat s’il ne souhaite pas froisser l’électorat catholique. « Sur l’accueil des migrants, les catholiques pratiquants sont autant divisés que le reste de la population. Un peu plus de 40 % y sont favorables », explique Jérôme Fourquet, directeur du département opinion et stratégies d’entreprise de l’IFOP.
Doctrine sociale de l’Eglise
« Les catholiques qui ont voté Macron sont plus disposés à accueillir les migrants que la moyenne des catholiques », nuance François Xavier Demoures, directeur de la recherche et de la stratégie au sein de l’association internationale More in Common, qui a mené, en partenariat avec l’IFOP, une étude sur les fidèles et la question migratoire, publiée le 7 juin, pour le compte de l’Eglise...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Le président de la République se rend au Vatican pour la première fois, mardi. L’accueil des migrants et la situation des chrétiens d’Orient devraient être au centre des discussions privées.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤                     
                                                   
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Première rencontre entre Macron et le pape François

Le président de la République se rend au Vatican pour la première fois, mardi. L’accueil des migrants et la situation des chrétiens d’Orient devraient être au centre des discussions privées.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 16h00
    |

            Virginie Malingre et 
Cécile Chambraud








                        



                                


                            
Emmanuel Macron ? « Je ne sais vraiment pas d’où il vient. » Interrogé lors d’une conférence de presse le 29 avril 2017, le pape François avait ainsi justifié le fait de ne pas être en mesure d’éclairer le choix des électeurs catholiques avant le second tour de l’élection présidentielle française, qui opposait Marine Le Pen à l’ancien ministre de François Hollande. « Je ne comprends pas la politique intérieure française », s’était encore excusé le pontife argentin. Mardi 26 juin, le chef de l’Eglise catholique aura enfin l’occasion de faire la connaissance de ce politique de fraîche date, le chef de l’Etat devant lui rendre ce jour-là la première visite de son quinquennat.
Depuis son élection, l’Eglise catholique en France aura eu le temps de faire remonter au Saint-Siège des informations sur son hôte, qui se présente comme agnostique mais avait demandé le baptême à l’âge de 12 ans. Sa vision de la place des religions dans le débat public, telle qu’elle ressort des discours prononcés depuis un an devant les représentants des différents cultes, aura sans doute rassuré un pape qui, par le passé, a fait une « petite critique » à la France, celle « d’exagérer la laïcité », comme il l’avait dit dans un entretien au quotidien La Croix, le 17 mai 2016.
Les catholiques ont apprécié l’allocution prononcée par le président de la République le 9 avril au Collège des bernardins, à l’invitation de la Conférence des évêques de France (CEF).
« Nous avons entendu la main tendue du président de la République aux catholiques, résume Olivier Ribadeau Dumas, le secrétaire général de la CEF. Dans son discours, il y avait la reconnaissance de la place du catholicisme dans notre pays comme une évidence historique et l’affirmation que les catholiques ont un rôle à jouer dans la cohésion sociale. »
Il n’y a pas d’ordre du jour à proprement parler à cet entretien privé, prévu pour durer une demi-heure. Mais...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Grande figure de la revue de cinéma « Positif », citoyen engagé à gauche, Paul-Louis Thirard est décédé le 24 juin à l’âge de 85 ans.
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Paul-Louis Thirard, critique de cinéma et militant anticolonialiste, est mort

Grande figure de la revue de cinéma « Positif », citoyen engagé à gauche, Paul-Louis Thirard est décédé le 24 juin à l’âge de 85 ans.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 15h58
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 17h49
    |

                            Paulo A. Paranagua








                        



                                


                            
Pilier de la revue de cinéma Positif pendant un demi-siècle, fin connaisseur du polar, Paul-Louis Thirard, mort le 24 juin à Clichy (Hauts-de-Seine), à l’âge de 85 ans, était un militant engagé dans la lutte anticolonialiste et dans les combats de l’extrême gauche. Habité par une véritable passion pour l’Italie, il a contribué à faire connaître en France les films de maîtres comme Antonioni, Visconti ou Fellini, mais aussi la comédie italienne.
Paul-Louis Thirard était né le 30 octobre 1932 à Lyon, comme Bernard Chardère, le fondateur de Positif, revue née en 1952 qui s’est rapidement fait une réputation d’irrévérence, d’anticonformisme et d’antimilitarisme, en pleine guerre d’Algérie. Dans ce cocktail détonnant de la gauche antistalinienne, de surréalistes, d’anarchistes, de communistes peu orthodoxes et de socialistes en rupture de ban, la nouvelle recrue lyonnaise, présent dès le numéro 13 (1955), apporte une touche militante non dénuée d’esprit. Ainsi, il est l’auteur de deux canulars qui révèlent un mélange de pataphysique et d’humour d’Europe de l’Est : le réalisateur Maurice Burnan et le cinéma « dubrovien », qu’il a inventés de toutes pièces.
Tropisme italien
Plus sérieusement, il défend les films polonais d’Andrzej Wajda ou de Jerzy Kawalerowicz et suit de près ce qui se passe dans les pays socialistes. Avec Michèle Firk, qu’il accompagne à La Havane en 1963, il se fait l’écho des premiers pas du cinéma castriste. Catholique dans une revue qui pratique l’anticléricalisme comme sport de combat, il est sensible aux premières œuvres de Federico Fellini, où le spiritualisme prédomine encore sur l’éclosion des désirs. L’auteur d’Amarcord finira par être en tête des préférences des « positivistes » assagis.
Le tropisme italien de Thirard le porte vers la comédie populaire, héritière du néoréalisme d’après-guerre et de la commedia dell’arte, mais aussi vers les cinéastes qui expriment une modernité en constante...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Après ce qui ressemble à une éviction d’Estelle Sauvat, le ministère du travail s’est emparé des commandes du programme de formation de jeunes peu qualifiés et de demandeurs d’emploi longue durée peu qualifiés.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤                     
                                                   
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Muriel Pénicaud reprend la main sur le plan pour les chômeurs de longue durée

Après ce qui ressemble à une éviction d’Estelle Sauvat, le ministère du travail s’est emparé des commandes du programme de formation de jeunes peu qualifiés et de demandeurs d’emploi longue durée peu qualifiés.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 11h28
    |

            Sarah Belouezzane et 
Bertrand Bissuel








                        



                                


                            
Changement de pilote pour le programme de formation des chômeurs de longue durée et des jeunes éloignés de l’emploi. La ministre du travail, Muriel Pénicaud, s’est emparée des commandes du plan d’investissement dans les compétences (PIC) – un dispositif très ambitieux doté de près de quinze milliards d’euros qui doit profiter à deux millions de personnes d’ici à 2022. En novembre 2017, le gouvernement avait confié la mise en œuvre de cette action à Estelle Sauvat. Désignée haut-commissaire à la transformation des compétences auprès de Mme Pénicaud, Mme Sauvat disposait d’une petite équipe pour mener à bien sa tâche. Mais très récemment et en toute discrétion, il a été décidé de mettre fin à ses fonctions, comme l’a révélé l’agence de presse AEF.
La ministre du travail présente ce changement comme une réorganisation tout ce qu’il y a de plus naturel. A l’AEF, elle a ainsi affirmé que la mission de Mme Sauvat consistait « à définir, à [ses] côtés, les grandes lignes du PIC ». « Les axes stratégiques sont aujourd’hui définis, les principales actions lancées. Je la remercie pour l’excellent travail accompli », a expliqué Mme Pénicaud.
Relation distendue
D’autres éléments, inavoués, semblent avoir joué dans ce qui s’apparente à une éviction doublée d’une reprise en main du PIC par le ministère du travail. Entre Mme Pénicaud et Mme Sauvat, la relation s’est distendue, pour des raisons qui divisent les acteurs au cœur du dossier car la haut-commissaire a une personnalité clivante. Responsable des questions de formation à Régions de France, David Margueritte pense que le limogeage de Mme Sauvat tient, en partie, à ses « discours souvent dépourvus de caractère opérationnel » et à une « posture parfois condescendante ». Le vrai motif est ailleurs, plaide un fin connaisseur de ces sujets, qui a travaillé avec elle : « La ministre voulait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Première mondiale par sa méthode et son ampleur, l’étude va mesurer les émissions des gaz d’échappement de 22 autobus diesel.
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L’Ile-de-France lance une vaste opération de mesure de la pollution des bus

Première mondiale par sa méthode et son ampleur, l’étude va mesurer les émissions des gaz d’échappement de 22 autobus diesel.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 09h55
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

Lundi 25 juin, les usagers des lignes de bus Transdev n° 615, entre Villepinte et Bobigny (Seine-Saint-Denis), devraient avoir la surprise de constater qu’une petite dizaine de places arrière dans certains autobus sont occupées par deux gros caissons, installés pour deux semaines. Un agent, présent dans le bus pour assurer le fonctionnement et la sécurité du dispositif, aura l’occasion d’expliquer aux voyageurs que ces volumineux cubes sont là pour la bonne cause : mesurer en conditions réelles la pollution émise par le véhicule.
« J’ai décidé de lancer la première étude indépendante au monde pour améliorer la connaissance des sources d’émissions de polluants des bus, a déclaré, vendredi 22 juin, Valérie Pécresse, présidente (LR) de la région Ile-de-France et de l’entité organisatrice des transports dans la région, Ile-de-France Mobilités. Nous avons besoin de ce type de démarche scientifique pour améliorer nos politiques publiques et le niveau des émissions de notre flotte de bus actuelle, en parallèle de la modernisation du parc, qui reste la priorité absolue. »

Présentée comme une première mondiale par sa méthode et son ampleur, l’étude va mesurer, jusqu’en juin, les émissions des gaz d’échappement d’un panel de 22 autobus diesel et hybrides représentatifs du parc des 9 500 bus franciliens qui roulent principalement sous les couleurs de RATP, Transdev et Keolis dans Paris, sa banlieue et jusqu’aux frontières régionales.
Treize campagnes de deux semaines étalées sur un an

L’initiative se fait en partenariat avec Airparif, association agréée par le ministère de la transition écologique et solidaire et chargée de la surveillance et de l’information sur la qualité de l’air en Ile-de-France. C’est cet organisme qui a pris en charge la partie scientifique et technique de l’opération, en coopération avec des ingénieurs de la région. « Il nous a fallu une bonne année de mise au point, explique-t-on...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Dans une tribune au « Monde », des membres du think tank Démocratie vivante estiment que la politique du chef de l’Etat est « progressiste, sociale et européenne ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/06/2018
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« Emmanuel Macron n’est pas de droite »

Dans une tribune au « Monde », des membres du think tank Démocratie vivante estiment que la politique du chef de l’Etat est « progressiste, sociale et européenne ».



Le Monde
 |    25.06.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 14h53
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Il est de bon ton, à gauche, de dire que le président de la République aurait été élu sur un programme de gauche et pratiquerait une politique de droite. Notons au préalable que les mesures considérées de droite, comme la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), la « flat tax » de 30 %, l’augmentation de la contribution sociale généralisée (CSG), compensée pour tout le monde à l’exception de 60 % des retraités, ou les ordonnances réformant le code du travail faisaient partie du programme d’Emmanuel Macron. Donc, si sa politique était de droite, cela signifierait qu’il aurait été élu sur un programme de droite.

Si être de droite, c’est accepter l’économie de marché et ne pas être anticapitaliste, alors, oui, Emmanuel Macron est de droite, comme l’étaient François Hollande, Lionel Jospin et Michel Rocard. Mais si être de droite, c’est remettre en cause notre Etat-providence et pratiquer une politique antisociale, alors Emmanuel Macron n’est pas de droite.
Il ne supprime pas 500 000 emplois de fonctionnaires, comme le proposait François Fillon. Il n’augmente pas l’âge de départ à la retraite, alors que M. Fillon proposait de le passer à 65 ans. Il n’augmente pas non plus la TVA pour financer la baisse des cotisations pesant sur le travail, mais la CSG, comme l’avait fait Lionel Jospin. Il consolide l’assurance-chômage dans le cadre de la loi sur l’avenir professionnel. Il organise la prise en charge de 100 % des frais de dentiste ou de lunettes. Il lance un plan de lutte contre la pauvreté…
Non, la suppression de l’ISF n’est pas un cadeau aux très riches
Non, la suppression de l’ISF n’est pas un cadeau aux très riches. L’ISF pesait peu sur les plus grosses fortunes, dont l’essentiel du patrimoine (leur entreprise et les œuvres d’art) était exonéré, alors qu’il imposait en totalité les patrimoines des moins riches.
Et n’oublions pas que l’essentiel des baisses d’impôts va aux classes moyennes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ En visite en Chine, Edouard Philippe a annoncé que les exportations de bœuf français reprendront à la faveur de la signature d’un protocole sanitaire.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤                     
                                                

Après dix-sept ans d’embargo, la France pourra de nouveau exporter sa viande bovine en Chine

En visite en Chine, Edouard Philippe a annoncé que les exportations de bœuf français reprendront à la faveur de la signature d’un protocole sanitaire.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 06h14
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 14h28
   





                        



   


Reçu lundi 25 juin à Pékin par le président chinois Xi Jinping, le premier ministre Edouard Philippe a annoncé la signature attendue d’un protocole sanitaire entre la France et la Chine qui permettra à la première d’exporter à nouveau sa viande bovine vers la seconde, après un embargo long de dix-sept ans. « Ces accords sur lesquels les deux chefs d’Etats s’étaient engagés permettront aux consommateurs chinois d’apprécier l’excellence du terroir français », a estimé M. Philippe.
La Chine avait mis un embargo sur les viandes bovines françaises en 2001 à la suite du scandale de la vache folle. Les autorités chinoises ont annoncé le 3 mars 2017 qu’ils lèveraient l’embargo après l’inspection sanitaire des installations françaises. Ce qui prend généralement plusieurs années n’a mis que quelques mois à se réaliser après la visite d’Emmanuel Macron en Chine en janvier 2018, qui a accéléré le processus.
« 30 000 tonnes » par an
L’accord sur le bœuf porte sur la viande bovine désossée de moins de trente mois et permettra d’avoir du bœuf français dans les assiettes chinoises d’ici septembre, selon le président de la filière (Interbev) Dominique Langlois. Il est complété par un protocole pour l’exportation de semence bovine française, des agréments pour deux abattoirs porcins (Bigard et Tradival) et deux établissements de lait infantile (Baby Drink et Candia).
« C’est une très, très grande nouvelle », « une date historique », s’est félicité M. Langlois, en précisant que « sept entreprises » françaises avaient « été auditées par les autorités chinoises, qui vont remettre leur rapport ». « Il y aura des allers-retours quelques jours, quelques semaines » avant de déclencher les premières exportations. « On a déjà des contacts avec des acheteurs chinois en attente », a-t-il ajouté en visant un objectif de « 30 000 tonnes » par an, ce qui « serait déjà formidable ». Quatorze pays exportent déjà pour 1,5 million de tonnes de viande bovine par an vers la Chine.
« Il faut qu’on se différencie », a plaidé M. Langlois, en vantant « la qualité de nos races, le fait que nous ayons un système de traçabilité remarquable, que nous n’avons pas un mode d’élevage extensif mais à taille humaine ». « Nous avons aussi la perspective d’apporter du savoir-faire dans la découpe de la viande pour les boucheries ou la restauration », a-t-il ajouté.
Relations « plus stables et saines »
Autre dossier abordé lors de la visite de quatre jours d’Edouard Philippe : Airbus, six mois après les propos d’Emmanuel Macron affirmant qu’une commande par Pékin de 184 Airbus A320 serait « bientôt finalisée ». « Je me réjouis également que la Chine ait confirmé sa volonté forte de concrétiser prochainement les engagements pris en janvier s’agissant des acquisitions d’Airbus et d’en envisager de nouvelles », a affirmé M. Philippe. Le premier ministre chinois a de son côté exprimé la volonté de la Chine d’acheter de « nombreux avions » cette année et de poursuivre les discussions avec la France sur des acquisitions d’Airbus.
Arrivé en Chine dimanche après s’être rendu à Shenzhen et Shanghaï, le premier ministre a souligné que cette visite avait pour but de « poursuivre la conversation, la discussion, le travail engagés il y a cinq mois par le président de la République à l’occasion de sa visite, dont il s’est beaucoup réjoui ».

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M. Xi a pour sa part estimé que, depuis la visite d’Emmanuel Macron, « les relations sino-françaises connaissent un point de départ plus stable et plus sain », plaidant pour continuer à « travailler ensemble pour enrichir le partenariat stratégique ».
« Quand vous étiez maire du Havre, vous êtes venu plusieurs fois en Chine, a encore souligné Xi Jinping lors de son entretien avec Edouard Philippe, qui a duré cinquante minutes. Vous connaissez bien la Chine, c’est favorable à nos échanges dans l’avenir. Je suis convaincu qu’en tant que premier ministre vous améliorerez encore la relation sino-française. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le prix Goncourt 1990 revient sur l’altercation entre le chef de l’Etat et un jeune en marge des commémorations de l’appel du 18-Juin.
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/06/2018
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Jean Rouaud : « Très cher Manu... »

Dans une tribune au « Monde », le prix Goncourt 1990 revient sur l’altercation entre le chef de l’Etat et un jeune en marge des commémorations de l’appel du 18-Juin.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 05h00
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 08h47
    |

Jean Rouaud (Ecrivain, Prix Goncourt, 1990)







                        



                                


                            

Tribune. Cher Manu,
Ou plutôt très cher Manu, si on considère la folle montée des enchères qui accompagne votre mandat, au point que le gel des aides personnalisées au logement (APL), après la ristourne de 5 euros, a un côté tirelire en céramique rose comparé aux cadeaux somptueux offerts aux puissants.
En même temps, on a compris que 5 euros, c’était du « pognon » (en gros, l’argent que les enfants économisent pour la fête des mères), et que les cadeaux fiscaux, les dividendes, les salaires pharaoniques, c’est de l’investissement, du ruissellement, comme le bouquet final du feu d’artifice du 14-Juillet, quand des ombelles étincelantes se déversent au-dessus des campeurs ébahis qui resteront un jour de moins, parce que d’année en année le budget vacances est de plus en serré. Du moins pour ceux qui ont encore la chance de partir.

Sémantiquement, « pognon » fait vieux, plus du tout utilisé, mais c’est sans doute voulu, puisque tout est passé au pesoir de votre propagande. Que les aides aux démunis coûtent du blé, une blinde ou un bras, les démunis, ça risquait de leur parler. Ce n’était donc pas à eux que le message s’adressait. En langage crypté, « pognon » vise directement les nantis, qui ont toujours, sémantiquement, un train de retard quand ils se la jouent peuple. Un peu comme ce candidat à la présidentielle qui allait toujours faire ses courses à Prisunic. Et même à « Prisu », s’il s’était vraiment lâché. Ce qui lui a coûté votre place.
Ce sont les mêmes, nantis, vieux et bien-pensants, tous honnêtes gens, c’est-à-dire gens de grands biens, qui, au nom des valeurs (sonnantes et trébuchantes), refusaient jadis catégoriquement toute idée d’impôt sur le revenu, qu’ils considéraient comme un « vol de la propriété » – « le secret des fortunes violé », s’étranglait l’ignoble Thiers –, et qui trouvent aujourd’hui insupportable, inconcevable, inenvisageable, et pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Dans une lettre adressée au premier ministre, le président de l’Assemblée de Corse annonce qu’il ne se rendra pas à leur entretien prévu le 2 juillet en dénonçant le « mépris » du gouvernement.
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Corse : le dirigeant nationaliste Jean-Guy Talamoni refuse de rencontrer Edouard Philippe

Dans une lettre adressée au premier ministre, le président de l’Assemblée de Corse annonce qu’il ne se rendra pas à leur entretien prévu le 2 juillet en dénonçant le « mépris » du gouvernement.



Le Monde
 |    24.06.2018 à 19h40
 • Mis à jour le
24.06.2018 à 20h01
   





                        



   


Le torchon brûle entre les dirigeants nationalistes corses et Paris. Le président de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, a annoncé dimanche 24 juin qu’il refusait de rencontrer le premier ministre Edouard Philippe le 2 juillet en dénonçant le « mépris » du gouvernement. Cet entretien était censé conclure un cycle de réunions sur l’avenir de l’île.
« A défaut d’un signal fort, public - peu probable en l’état - indiquant que Paris entend rompre avec (sa) politique méprisante pour négocier loyalement avec la Corse, je ne me rendrai pas » à cette rencontre censée « conclure » ce cycle de réunions, écrit M. Talamoni dans une lettre au chef du gouvernement qu’il a publié sur Twitter.

Invitation du Premier ministre à Matignon : je n’irai pas acquiescer à la politique du mépris ⤵️ https://t.co/B2mGFJPCPr— JeanGuyTalamoni (@Jean-Guy Talamoni)


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« Ces derniers mois ont été l’occasion d’un terrible gâchis et d’un véritable déni de démocratie. Gâchis car tous les éléments étaient réunis dans l’île pour un règlement définitif de la question corse, avec notamment, en juin 2014, la décision du FLNC de sortie de la clandestinité », poursuit-il dans sa missive dénonçant « un faux dialogue ». Selon lui, les électeurs ont donné lors des élections territoriales fin 2017 « une majorité absolue à une liste se réclamant du mouvement national corse (mais) Paris n’a voulu en tenir aucun compte ».
« Étant l’un des responsables d’un petit pays (…) soumis jusqu’à aujourd’hui au dédain et à l’arbitraire, je n’ai que peu de moyens pour combattre l’injustice qui continue à être faite à mon peuple »

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Passe d’armes avec Bruno Le Maire
M. Talamoni évoque également dans sa lettre sa rencontre début juin avec Bruno Le Maire, ministre de l’économie et des finances qui a tourné court. Le dirigeant corse avait reproché à M. Le Maire de refuser de discuter de la mise en place « un statut fiscal et social » spécifique à la Corse.
« Quelques minutes seulement de réunion ont suffi à constater l’inutilité de cette nouvelle visite ministérielle », avait écrit l’élu indépendantiste dans un communiqué et sur son compte Twitter, ajoutant que « cette énième visite ne relevait pas d’une démarche sincère et constructive mais d’une nouvelle mise en scène médiatique visant à faire croire que Paris est attentif à la situation de la Corse ». Une déclaration qui n’est alors pas passée du côté de Bruno Le Maire :
« Je passe 45 minutes avec lui (M. Talamoni), nous avons une discussion constructive et à peine 30 minutes plus tard sur les réseaux sociaux on dit que c’est du trompe l’œil et que ça ne sert à rien, dans ce cas-là vous rentrez chez vous et je reste chez moi et personne n’ira nulle part. Il n’y a pas de place aujourd’hui dans la situation économique où je trouve la Corse pour le double jeu, pour le calcul politique. »

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Seize pays européens se sont réunis dimanche à Bruxelles pour évoquer la question migratoire afin de déminer le terrain du Conseil européen qui se tiendra les 28 et 29 juin.
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Sommet sur les migrants à Bruxelles : des dirigeants européens « satisfaits » mais sans conclusion commune

Seize pays européens se sont réunis dimanche à Bruxelles pour évoquer la question migratoire afin de déminer le terrain du Conseil européen qui se tiendra les 28 et 29 juin.



Le Monde
 |    24.06.2018 à 16h56
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 08h24
   





                        



   


Malgré leurs divergences sur la question migratoire, les dirigeants européens ont affiché leur satisfaction dimanche 24 juin dans la soirée à l’issue du mini-sommet européen au sujet des migrants. Si le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a annoncé que les seize pays présents n’avaient pas adopté de conclusions communes, le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, s’est dit « vraiment satisfait » de cette réunion informelle.

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Ce sommet était organisé par la Commission européenne pour déminer le terrain du Conseil européen qui se tiendra à 28 les 28 et 29 juin. Les pays du groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, République tchèque, Slovaquie) avaient annoncé qu’ils ne seraient pas présents dimanche.
De son côté, le président français Emmanuel Macron a salué une réunion « utile » qui a permis d’évacuer des solutions « non conformes » aux valeurs européennes. « Certains essaient d’instrumentaliser la situation de l’Europe pour créer une tension politique et jouer avec les peurs », a-t-il toutefois estimé. La chancelière allemande Angela Merkel a, elle, déclaré à l’issue de ce mini-sommet qu’elle souhaitait que davantage d’accords bilatéraux soient conclus avec les pays d’origine.
« Nous sommes tous d’accord pour réduire la migration irrégulière, pour protéger nos frontières », a déclaré Mme Merkel. Mais quand un consensus n’est pas possible, « nous voulons réunir ceux qui sont volontaires pour trouver un cadre commun d’action », a ajouté la chancelière.
Mme Merkel et M. Macron ont notamment mis l’accent sur la nécessité de résoudre le problème des « mouvements secondaires », c’est-à-dire des demandeurs d’asile qui se déplacent dans l’UE, au lieu de rester dans le pays par lequel ils sont entrés dans l’attente d’une décision sur leur cas.
C’est pour y mettre fin que le ministre allemand de l’intérieur menace d’instaurer un refoulement unilatéral aux frontières des migrants. Contre l’avis d’une chancelière fragilisée, qui souhaite des décisions concertées avec ses voisins.

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L’Italie fait des propositions
Au cours de ce sommet, l’Italie a présenté dimanche une liste de propositions à ses partenaires européens où elle préconise des « centres de protection internationaux » dans les pays de transit. Elle prône également davantage de financements pour aider les Etats d’Afrique à combattre l’émigration illégale.
Giuseppe Conte a également réclamé aux dirigeants européens une plus grande solidarité entre Européens : « Nous ne pouvons pas tous les transporter en Italie et en Espagne. Il faut des centres de protection dans plus de pays européens pour sauvegarder les droits de ceux qui arrivent et éviter des problèmes d’ordre public et de surpopulation ».

   


L’Italie demande aussi à « dépasser » le principe du règlement de Dublin, qui confie aux pays de première entrée dans l’UE la responsabilité des demandes d’asile, et dont la réforme est au point mort depuis plus de deux ans, en raison notamment de l’opposition frontale des pays de Visegrad, opposés à toute mesure d’accueil obligatoire.
L’Italie demande aussi dans son texte des « sanctions financières » contre les pays n’accueillant pas de réfugiés, comme l’a également souhaité M. Macron la veille.
Tensions entre la France et l’Italie
Sur cette question de la crise migratoire, la tension reste vive entre l’Italie et la France. A la veille du sommet, le ministre italien de l’intérieur, Matteo Salvini, a notamment qualifié le président français d’« arrogant » sur le sujet des migrants.
De son côté, le dirigeant du Mouvement 5 étoiles, Luigi Di Maio, autre homme fort du gouvernement italien, s’en est pris également au président français qui « est complètement en dehors de la réalité. L’époque où l’Italie prenait tout en charge est finie ». « Nous n’avons de leçons à recevoir de personne », leur a répondu sèchement dimanche Emmanuel Macron.
« Nous avons des valeurs, c’est ce qui nous a faits. Chaque fois que nous les avons trahies nous avons créé le pire, a-t-il ajouté depuis Bruxelles. C’est le respect des droits de l’homme, de l’individu, des autres Etats et de leur intégrité et cette solidarité qui nous lie. »
Sauver Schengen
Tous les pays européens sont désormais d’accord pour renforcer les frontières extérieures de l’UE, mais ils continuent de se diviser sur leurs responsabilités dans la prise en charge des migrants tentant de rejoindre l’Europe, comme de ceux s’y trouvant déjà. Et ce malgré la chute massive des arrivées sur les côtes européennes constatée depuis 2016.
« La première priorité si on veut sauver la libre-circulation à l’intérieur de l’espace Schengen, c’est de veiller à un contrôle réel, strict des frontières extérieures de l’UE », a souligné dimanche le premier ministre belge, Charles Michel.
Il a aussi évoqué l’idée de créer des « centres d’orientation ou des hotspots », en référence aux idées encore floues de créer des « plateformes de débarquement » des migrants secourus en mer, y compris hors de l’UE (le nom de la Tunisie est souvent cité), et des centres d’accueil de migrants dans les pays de transit.
Ces projets en gestation visent à pouvoir distinguer en amont, avant les périlleuses traversées de la Méditerranée, quels migrants sont effectivement éligibles au droit d’asile et décourager les autres de tenter le périple.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Les jeunes représentent un tiers des 45 000 adhérents du Rassemblement national (ex-FN) à jour de cotisation.
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Le Front national de la jeunesse change de nom et devient « Génération nation »

Les jeunes représentent un tiers des 45 000 adhérents du Rassemblement national (ex-FN) à jour de cotisation.



Le Monde
 |    24.06.2018 à 15h22
 • Mis à jour le
24.06.2018 à 16h04
   





                        


Les jeunes du Rassemblement national (RN, ex-Front national) ont relancé, samedi 23 juin, leur mouvement en le rebaptisant Génération nation (ex-FNJ). Un nom qui fait notamment écho à celui du mouvement Génération identitaire (GI), qui s’est fait remarquer par ses actions antimigrants dans les Alpes, et qui entend surfer sur l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite dans plusieurs pays européens. « Nos idées en France arrivent au pouvoir en Italie. La dynamique est extrêmement prometteuse », relève Jordan Bardella, 22 ans, qui a pris la tête des jeunes de Génération nation.
« Vous êtes la génération des nationaux qui arrivera au pouvoir », a assuré samedi soir Marine Le Pen devant quelque 200 personnes réunies dans un café parisien, en les exhortant à garder la « flamme » dans « un pays qui peut s’éteindre comme une bougie ». « Vous arrivez au moment du grand basculement. Macron n’est pas un début de cycle mais la fin d’un cycle et son modèle est en passe de s’effondrer », l’idée du « sans-frontiérisme » est « battue en brèche partout dans le monde », a déclaré la présidente du Rassemblement national (ex-FN), en présence du porte-parole des jeunes de la Ligue italienne, Davide Quadri, et du président des jeunes du Vlaams Belang belge, Bart Claes.
« Former des futurs cadres »
Si les actions récentes de Génération Identitaire dans les Alpes ont « eu le mérite de montrer l’effacement des frontières », selon Jordan Bardella, il a expliqué vouloir mener des actions qui dépassent les « opérations de communication ».

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« Nous, nous sommes une formation politique qui a pour vocation de former des futurs cadres et élus », assure-t-il. Les jeunes de Génération nation, qui représentent un tiers des 45 000 adhérents à jour de cotisation du Rassemblement national, vont mener des « actions » et « pas seulement distribuer des tracts » a-t-il expliqué, évoquant des maraudes pour les sans-abri ou bientôt de l’aide aux devoirs.
Il entend aussi « former » de futurs cadres, au moment où l’ancienne députée Marion Maréchal, âgée de 28 ans, ouvre une école de sciences politiques, et « ouvrir » le mouvement jeune à d’autres formations en France comme en Europe, dans le sillage de la stratégie d’alliances lancée par Marine Le Pen après l’échec de la présidentielle.

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Un sondage Elabe réalisé fin mai a nourri leurs espoirs. Aux élections européennes, les 18-24 ans voteraient d’abord pour une liste FN (27 %) devant En marche ! (21 %), Les Républicains (19 %) et La France insoumise (8 %). Reste à séduire les militants des autres partis, qui « sont les bienvenus ». Ceux de LR ou Debout la France se retrouvent parfois au syndicat de la Cocarde étudiante, qui était représenté samedi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Suivez en direct l’émission « Questions politiques » avec Nathalie Loiseau, ministre chargée des affaires européennes, alors que les dirigeants de seize pays européens vont essayer dimanche à Bruxelles d’apaiser les tensions dans l’UE face au défi migratoire.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ En un mois, la cote de popularité du chef de l’Etat a baissé d’un point, passant de 41 % de « satisfaits » en mai à 40 % en juin, selon un sondage IFOP paru dans le « JDD ».
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La cote de popularité d’Emmanuel Macron à son plus bas niveau depuis son élection

En un mois, la cote de popularité du chef de l’Etat a baissé d’un point, passant de 41 % de « satisfaits » en mai à 40 % en juin, selon un sondage IFOP paru dans le « JDD ».



Le Monde
 |    24.06.2018 à 10h46
 • Mis à jour le
24.06.2018 à 11h53
   





                        



   


Est-ce la réaction tardive du chef de l’Etat à propos de l’Aquarius ? Ou le recadrage du collégien en marge de la cérémonie commémorant l’appel du 18 Juin ? Ou alors la pente classique qui veut qu’après une période de grâce, les courbes de popularité ont tendance à chuter ? Alors qu’elle était à son sommet il y a un an, en juin 2017, avec 64 % de satisfaits, la cote de popularité d’Emmanuel Macron retrouve en juin son niveau le plus bas, déjà atteint en août 2017.
En un mois, elle a baissé d’un point, passant de 41 % de « satisfaits » en mai à 40 % en juin, selon un sondage IFOP paru dans Le Journal du dimanche. Le nombre de personnes sondées se disant mécontentes est également à son plus haut niveau en juin, avec 58 % de personnes, contre 57 % en mai ; 2 % ne se prononcent pas.

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La cote du premier ministre s’effrite, elle, de 45 % de satisfaits en mai à 42 % en juin, soit une baisse de trois points. Tandis que 54 % des personnes interrogées se disent « mécontentes » en juin contre 50 % en mai.
La cote d’Edouard Philippe avait atteint ses plus hauts niveaux en juin 2017 (64 % de satisfaits) et en juillet de la même année (56 %). Elle est à son plus bas niveau en juin 2018 depuis sa prise de fonctions, avec 42 % de satisfaits et 54 % de mécontents.
Le sondage, précise l’institut IFOP, a été réalisé « par internet et par téléphone du 15 au 23 juin auprès d’un échantillon de 1 963 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas ».




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Les demandeurs d’asile sont « mal traités » dans le projet de loi asile et immigration, estime le Défenseur des droits dans un entretien au « JDD ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 23/06/2018
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Pour Jacques Toubon, il faut « accueillir d’abord, observer la situation ensuite »

Les demandeurs d’asile sont « mal traités » dans le projet de loi asile et immigration, estime le Défenseur des droits dans un entretien au « JDD ».



Le Monde
 |    24.06.2018 à 00h32
 • Mis à jour le
24.06.2018 à 12h28
   





                        



   


Accueillir d’abord, étudier la « situation administrative ensuite ». Le Défenseur des droits a critiqué la réponse française à la crise du navire humanitaire de l’Aquarius. « La réponse qu’il fallait donner à l’errance des migrants d’Aquarius était une réponse humanitaire : accueillir ces personnes dans l’urgence », a insisté Jacques Toubon dans une interview au Journal du dimanche du 24 juin, alors qu’un mini-sommet européen consacré à la crise migratoire est prévu à Bruxelles dans la journée.
L’Aquarius, un navire humanitaire qui transportait 630 migrants, a terminé le 17 juin sa route à Valence, en Espagne, après une errance d’une semaine en Méditerranée provoquée par le refus de l’Italie et de Malte de lui ouvrir leurs ports.

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Paris critiqué
En France, des voix se sont élevées jusque dans la majorité pour déplorer que le gouvernement français n’ait pas proposé d’accueillir le bateau, passé près des côtes corses. Face aux critiques, Paris a fini par accepter une partie de ces migrants mais uniquement ceux « qui répondraient aux critères du droit d’asile » après examen de leur situation en Espagne.
« Le principe de non-refoulement prévu par la Convention de Genève impose à la France de donner à l’errance de ces personnes une réponse humanitaire et juridique : les accueillir d’abord, observer leur situation administrative ensuite », rappelle ainsi M. Toubon.

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Le Défenseur des droits a par ailleurs plus généralement déploré que « la peur » et l’idée « fausse » d’une « submersion » migratoire « guident les opinions et les choix politiques ».
« Respecter les droits fondamentaux »
Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, dont le projet de loi controversé sur l’immigration doit être adopté pendant l’été, a été critiqué pour avoir déclaré que certaines régions étaient « submergées par les flux de demandeurs d’asile ». « Il faut que la vérité et la raison reprennent le dessus sur les préjugés et les émotions pour que soient respectés scrupuleusement les droits fondamentaux », a exhorté M. Toubon.
Dans son interview, il appelle par ailleurs de ses vœux la « fin » du règlement « injuste et inefficace » de Dublin, qui confie principalement la charge du traitement des demandes d’asile aux pays de première entrée dans l’Union européenne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Spécialistes reconnus de l’œuvre de la philosophe, Robert Chenavier, Olivier Mongin et Jean-Louis Schlegel s’insurgent dans une tribune au « Monde » contre la récupération de l’auteur de « L’Enracinement » par la droite conservatrice et les intellectuels antimodernes.
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« Lisons donc Simone Weil sans la récupérer par de médiocres instrumentalisations ! »

Spécialistes reconnus de l’œuvre de la philosophe, Robert Chenavier, Olivier Mongin et Jean-Louis Schlegel s’insurgent dans une tribune au « Monde » contre la récupération de l’auteur de « L’Enracinement » par la droite conservatrice et les intellectuels antimodernes.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 11h26
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. La philosophe Simone Weil (1909-1943) serait-elle en passe de devenir la nouvelle muse des politiques conservatrices ? Au service de cette cause est souvent et presque seul cité d’elle, dans les livres et revues qui revendiquent le nouveau conservatisme, son livre posthume publié par Albert Camus en 1949, L’Enracinement (Yann Raison du Cleuziou, « Le renouveau conservateur en France », Esprit, octobre 2017).
Selon Le Monde du 16 février, M. Wauquiez, entre autres, cite volontiers dans ses interventions, outre Marcel Gauchet et Régis Debray, ce livre et son auteure. Dans Le Monde du 5 décembre 2017, Bérénice Levet faisait même de Laurent Wauquiez le « candidat de l’enracinement » ! Dans cette ligne, il emprunterait à la philosophe décédée en 1943 deux de ses thèmes préférés : le patriotisme et l’« identité française ». Cette interprétation est, selon nous, tout à fait abusive.
Quasi blasphématoire
Certes, on ne désavouera pas Levet quand elle résume la position de la philosophe en écrivant que l’« enracinement est inscription […] dans une histoire, dans des histoires même », dans des « communautés d’appartenance qui se conjuguent au pluriel » et sont « dépositaires de récits, de traditions, de significations ».
En coupant les racines, le déracinement provoque en effet la perte des « milieux naturels » – qui sont des milieux de vie pour l’homme et pas seulement des « environnements ». Pour Simone Weil, constituent de tels « milieux naturels » « la patrie, les milieux définis par la langue, par la culture, par un passé historique commun, la profession, la localité… » (Œuvres complètes, Gallimard, t. V, vol. 2, p. 104).

Sauf que L’Enracinement, livre complexe, est aussi une longue dénonciation du fait que la France précisément a, au cours de son histoire, enlevé leur sens aux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ George Orwell, Albert Camus, Simone Weil... Pour « gagner la bataille des idées », les conservateurs n’hésitent plus à piocher chez les penseurs progessistes, détaille Nicolas Truong, chef du service Débats au « Monde ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 23/06/2018
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Comment la droite récupère les intellectuels de gauche

George Orwell, Albert Camus, Simone Weil... Pour « gagner la bataille des idées », les conservateurs n’hésitent plus à piocher chez les penseurs progessistes, détaille Nicolas Truong, chef du service Débats au « Monde ».



Le Monde
 |    23.06.2018 à 11h21
 • Mis à jour le
24.06.2018 à 18h27
    |

Nicolas Truong (chef du service Débats au « Monde »)







                        



                                


                            

Analyse. L’actuelle recomposition du paysage politique français repose sur une ample reconfiguration idéologique. Et c’est l’une des raisons du grand concert de citations actuel. Ainsi voit-on le président du parti Les Républicains (LR) Laurent Wauquiez évoquer, de discours en tribunes, Albert Camus, George Orwell et Simone Weil.
Cette captation des intellectuels de gauche par la droite n’est pas nouvelle. Dès 2007, Nicolas Sarkozy avait ouvert la grande opération de récupération en se présentant comme « l’héritier de Jaurès ». Antonio Gramsci (1891-1937), marxiste et cofondateur du Parti communiste italien, réduit à son combat pour « l’hégémonie culturelle », est, depuis lors, devenu l’une de ses références favorites : « Au fond, j’ai fait mienne l’analyse de Gramsci : le pouvoir se gagne par les idées. C’est la première fois qu’un homme de droite assume cette bataille-là. » Serait-elle en passe d’être gagnée ?
Force est de constater que le tournant identitaire de la droite française s’adosse à une méthodique récupération des grandes figures intellectuelles de la gauche que sont notamment George Orwell, Albert Camus ou Simone Weil. Pour que la captation s’opère, il faut qu’il y ait des passages littéraires à convertir en slogans conservateurs. Intellectuels iconoclastes affranchis des orthodoxies, les auteurs de La Ferme des animaux, de L’Etranger ou de L’Enracinement s’y prêtent à merveille.
Nouveau conservatisme
C’est pourquoi une phrase de Camus (1913-1960), extraite de son discours du 10 décembre 1957 à Stockholm, est devenue la maxime du nouveau conservatisme : « Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse. » Conclusion : ne cherchons plus à transformer le monde, mais attachons-nous à le préserver....




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Pour obtenir l’adhésion des Français, le gouvernement doit se fixer un calendrier précis et organiser un dialogue approfondi, rappelle l’économiste Xavier Chojnicki
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Retraites : « Une réforme ambitieuse sur un terrain miné »

Pour obtenir l’adhésion des Français, le gouvernement doit se fixer un calendrier précis et organiser un dialogue approfondi, rappelle l’économiste Xavier Chojnicki



Le Monde
 |    23.06.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 11h51
    |

Xavier Chojnicki (Economiste)







                        



                                


                            

[Alors que le gouvernement vient de lancer sa consultation sur la réforme des retraites, quatre économistes, dont Xavier Chojnicki, analysent la situation.]
Tribune. Avec le lancement de la consultation citoyenne sur la réforme des retraites, le 31 mai, le temps est à présent venu de transformer une belle promesse de campagne électorale – un euro cotisé doit donner les mêmes droits à tous – en une réforme ambitieuse du système de retraite français. Mais que nous promet-on au final ?
L’objectif est clair : il faut rendre plus lisible un système actuellement jugé comme étant très complexe, caractérisé par la coexistence d’une multitude de régimes aux règles de calcul différentes, source dans l’esprit de beaucoup de Français d’un soupçon d’iniquité (pourtant relativement peu fondé), voire même pour les plus jeunes générations d’une perte de confiance dans la capacité du système actuel de leur offrir un jour une retraite décente. Le tout en garantissant de ne toucher ni à l’âge de départ à la retraite, ni au niveau des pensions.
Un beau chantier en perspective. Surtout quand on se remémore les remous qu’ont pu provoquer certaines des précédentes réformes.
En effet, cette réforme est loin d’être la première, mais l’objectif a ici clairement changé. Depuis 1993, plusieurs réformes d’importance variable se sont succédé, venant modifier quelques paramètres clés du système : durée de cotisation, calcul du salaire de référence, indexation des pensions, conditions d’âge sur le départ à la retraite. La finalité était globalement toujours la même : assurer la solvabilité des différents régimes de retraite à long terme.
Harmoniser les règles
Bien que ce problème de solvabilité ne soit pas encore totalement réglé – si l’on en croit les exercices de projection réalisés par le Conseil d’orientation des retraites (COR) – ou tout du moins reste très dépendant de la croissance économique...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Obsédé par son défi de « start-up nation », Emmanuel Macron poursuit comme unique objectif de faire baisser la part des retraites dans le PIB, estime l’économiste Jean-Marie Harribey.
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Réforme des retraites : « La volonté cachée du gouvernement est d’éviter un débat sur la répartition des fruits du travail »

Obsédé par son défi de « start-up nation », Emmanuel Macron poursuit comme unique objectif de faire baisser la part des retraites dans le PIB, estime l’économiste Jean-Marie Harribey.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 15h07
    |

                            Jean-Marie Harribey (Membre des Economistes atterrés et coprésident du conseil scientifique d’Attac)








                        



                                


                            

[Alors que le gouvernement vient de lancer sa consultation sur la réforme des retraites, quatre économistes, dont Jean-Marie Harribey, analysent la situation.]
Tribune. Le gouvernement s’apprête à réformer les retraites. Les réformes précédentes n’ont-elles pas atteint leur objectif ? Le cumul des mesures (allongement continu de la durée de cotisation, report à 62 ans de l’âge de départ, calcul des pensions sur la base des 25 meilleures années de salaire, indexation sur les prix et non plus sur les salaires…) a limité le déficit global des caisses de retraites au prix d’une baisse inexorable, à l’avenir, du niveau des pensions.
Le haut-commissaire chargé par le gouvernement de préparer la réforme, Jean-Paul Delevoye, vient d’adresser aux syndicats un document de travail qui montre qu’en croisant les deux critères que sont le niveau relatif des pensions par rapport aux salaires des actifs et la part de solidarité du système, la France est à la meilleure place de tous les pays de l’OCDE. Alors pourquoi cette réforme ?
La réponse est contenue dans les rapports du conseil d’orientation des retraites (COR) de 2017. Le système de retraite représente 14 % du produit intérieur brut annuel. Ce qui est jugé trop élevé. Il faut diminuer cette part au nom de la baisse des dépenses publiques et sociales. Comme les réformes paramétriques précédentes ne sont pas parvenues à réduire cette part, le stratagème consiste à ouvrir une réforme « structurelle ». C’est là que le cynisme confine avec l’absurdité.
Il s’agit de mettre à bas le système actuel de retraite
Puisque les pensions sont désindexées de l’évolution des salaires, plus la croissance économique est forte (et donc, normalement, plus les salaires augmentent), plus les pensions seront déconnectées et représenteront une part plus faible dans le produit intérieur brut (PIB). Ainsi, d’après le COR, si la croissance économique est en moyenne de 1,8 %...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ A l’occasion du lancement de la « consultation citoyenne », dans une tribune au « Monde », treize acteurs de la finance solidaire s’adressent au gouvernement pour que celle-ci ne soit pas la grande oubliée de la réforme à venir des retraites.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤                     
                                                   
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Réforme des retraites : « Pour une généralisation de l’épargne-retraite solidaire »

A l’occasion du lancement de la « consultation citoyenne », dans une tribune au « Monde », treize acteurs de la finance solidaire s’adressent au gouvernement pour que celle-ci ne soit pas la grande oubliée de la réforme à venir des retraites.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 11h52
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Le gouvernement a décidé de procéder à une réforme majeure de l’épargne-retraite et d’harmoniser les produits souscrits par les particuliers comme par les entreprises, proposés par un assureur ou par un gestionnaire d’actifs. Si cette réforme tend à mieux protéger l’épargnant, elle ne peut faire l’impasse sur la solidarité, tant dans les régimes de base par répartition, qu’il faut préserver, que dans l’épargne retraite individuelle ou collective.
Il est d’autant plus essentiel d’introduire cette dimension dans la réforme que l’épargne retraite finance à long terme notre économie. Elle doit donc s’appuyer sur un projet de société et sur un projet de développement durable et solidaire.
Les produits d’épargne solidaire offrent aujourd’hui l’occasion de financer des entreprises et associations à forte utilité sociale, qui privilégient la recherche d’un impact social et environnemental positif pour la société à la seule rentabilité financière.

Ces dernières ont adopté des modèles économiques pérennes qui favorisent l’insertion des demandeurs d’emploi souhaitant créer leur activité grâce au microcrédit (ADIE), soutiennent la création d’emplois par les entrepreneurs sociaux (France active), luttent contre le mal-logement des sans-abri ou des plus fragiles (Habitat et Humanisme et Fondation Abbé Pierre), favorisent la transition écologique et énergétique citoyenne (Enercoop) ou le développement économique dans les pays du Sud (SIDI, Oikocredit).
Les pouvoirs publics doivent mieux encourager tous ces acteurs qui jouent un rôle bénéfique mais trop méconnu dans la cohésion sociale et territoriale de notre société et son orientation vers un développement soutenable.
Besoin d’un financement fléché
Les bénéficiaires d’épargne solidaire, qu’il s’agisse de très jeunes entreprises ou de projets matures en phase de changement d’échelle, ont besoin de ce surcroît d’épargne. Sans que ce soit l’intention du gouvernement,...




                        

                        

