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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Le Portugal jouera l’Iran et l’Espagne jouera le Maroc. Iraniens, Portugais et Espagnols peuvent encore se qualifier pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2018.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Aligné face aux Saoudiens à l’âge de 45 ans, le gardien égyptien a arrêté un penalty.
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Egypte-Arabie saoudite : Essam El-Hadary, doyen de l’histoire de la Coupe du monde

Aligné face aux Saoudiens à l’âge de 45 ans, le gardien égyptien a arrêté un penalty.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 16h53
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 17h12
   





                        



   


Il n’y a pas d’âge pour débuter en Coupe du monde. Essam El-Hadary, gardien de l’équipe d’Egypte, l’a rappelé lundi 25 juin en disputant son premier match dans la compétition face à l’Arabie saoudite : à 45 ans, il est devenu le joueur le plus âgé à disputer une phase finale de Coupe du monde.
Une première qu’il a mise à profit pour arrêter, en première période, un premier penalty tiré par le Saoudien Fahad Al-Muwallad à la 40e minute, alors que l’Egypte menait sur le score de 1-0. Il n’a ensuite rien pu faire sur un second penalty de Salman Alfaraj, qui a mis les deux équipes à égalité juste avant la mi-temps (1-1).

4 - Essam El Hadary has become the 4th goalkeeper to save a penalty on his World Cup debut since 1966:

— OptaJean (@OptaJean)


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Déjà légendaire sur le continent africain, El-Hadary a dû attendre l’automne de sa carrière pour marquer le football mondial. Car, en dépit de quatre CAN à son palmarès (1998, 2006, 2008, 2010) et de plus d’une vingtaine de trophées décrochés, le portier n’avait jamais pu disputer le plus grand tournoi de la planète, compétition qui se refusait à l’Egypte depuis 1990.
Il efface des tablettes un autre gardien, le Colombien Faryd Mondragon (43 ans), qui avait disputé le Mondial en 2014. El-Hadary a été aligné par son sélectionneur Hector Cuper pour le dernier match de poule contre l’Arabie saoudite, alors que les deux équipes sont déjà éliminées.
Retour après deux ans d’absence
Une forme de consécration dans une carrière proche des oubliettes après le dernier sacre continental de 2010, début de la descente aux enfers du football égyptien. Car le charismatique portier aux cheveux gominés aurait même pu ne jamais revenir en sélection si Hector Cuper ne l’avait rappelé en 2016, après plus de deux ans d’absence.
A la veille du premier match face à l’Uruguay à Ekaterinbourg, il avait accompagné Hector Cuper devant une presse enthousiaste. Le gardien vétéran s’était vu interroger sur son possible record. Imperturbable, l’homme maniait avec un brio sans égal la langue de bois. Il savait déjà, sans doute, qu’il ne serait pas le titulaire des Pharaons et répétait : « Le plus important c’est l’équipe. Nous sommes prêts pour ce Mondial. »
Deux relances avaient été nécessaires pour arracher un modeste sourire et une réponse à l’Egyptien de 45 ans : « Je serais le plus heureux du monde d’enfin jouer un match de Coupe du monde. » Finalement, les mauvaises performances égyptiennes en Russie n’auront pas fait que des malheureux. Elles auront au moins permis au quadruple champion d’Afrique de réaliser son rêve et d’entrer dans les annales du football international.
Au-delà d’une hygiène de vie remarquable, El-Hadary reste un gardien talentueux, capable de gagner un match à lui seul. L’Egyptien raffole surtout des duels sur penalty : il avait notamment écœuré l’Ivoirien Didier Drogba lors d’une séance de tirs au but épique, en finale de la CAN 2006.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Le onze des Bleus devrait être à moitié renouvelé pour le dernier match de poules du Mondial : Djibril Sidibé, Steve Mandanda, Steven N’Zonzi, Presnel Kimpembe et Thomas Lemar pourraient connaître leur première titularisation.
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France-Danemark : Deschamps va faire tourner

Le onze des Bleus devrait être à moitié renouvelé pour le dernier match de poules du Mondial : Djibril Sidibé, Steve Mandanda, Steven N’Zonzi, Presnel Kimpembe et Thomas Lemar pourraient connaître leur première titularisation.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 16h12
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 17h32
   





                        



   


Conserver la première place de la poule, reposer les jambes des titulaires et éviter les suspensions pour le futur huitième de finale : l’équilibre est délicat à trouver pour l’équipe de France de football, opposée au Danemark pour son troisième match de poule, mardi 26 juin, à Moscou (16 heures).
Si l’on en croit la mise en place tactique effectuée, dimanche, par Didier Deschamps et dévoilée par la presse spécialisée, le sélectionneur s’apprête à faire une revue d’effectif conséquente, comme il l’avait fait lors de ses précédents tournois.

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Le résultat, pourtant, comptera. Une victoire ravirait les statisticiens francophiles, qui rappellent que chaque fois que la France a battu le Danemark en phase de groupes, elle s’est imposée (Mondial 1998 et championnats d’Europe 1984 et 2000). Un simple nul suffirait au bonheur des Bleus, qui finiraient premiers de la poule et éviteraient très probablement la Croatie en huitièmes de finale.
L’équipe de Luka Modric a fait forte impression lors de ses deux premiers matchs, mais même en cas de première place pour la France, l’adversaire au prochain tour ne sera pas à prendre à la légère : il pourrait s’agir à nouveau du Nigeria (comme au Brésil en 2014, victoire 2-0) ou de l’Islande (comme en quarts de finale de l’Euro 2016, victoire 5-2). Ou encore des vice-champions du monde argentins de Lionel Messi.

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Avant eux, il y a le Danemark et les remplacements de Didier Deschamps. A la Coupe du monde 2014 et l’Euro 2016, il avait respectivement changé six et cinq titulaires entre le deuxième et le troisième match de poule. La qualité s’en était toujours ressentie, les « coiffeurs » étant incapables de marquer face à l’Equateur et la Suisse (0-0 à chaque fois).
Six changements
Cette fois, ils seraient donc six. Steve Mandanda dans les buts, autant pour reposer Hugo Lloris que pour offrir un premier match de Coupe du monde au vétéran des Bleus, âgé de 33 ans, dont le rôle est décrit comme important dans le vestiaire.

   


Presnel Kimpembe en défense centrale, davantage parce que Samuel Umtiti soigne une béquille à la cuisse gauche qu’en raison des performances mitigées du Barcelonais sur les deux premiers matchs.
Djibril Sidibé retrouvera son poste d’arrière droit, sa doublure Benjamin Pavard ayant été discret offensivement depuis le début de la Coupe du monde et les séances d’entraînement confirmant que le Monégasque est remis de sa blessure au genou droit. Benjamin Mendy aurait pu lui aussi ambitionner un retour comme arrière gauche titulaire, mais Didier Deschamps a maintenu sa confiance à Lucas Hernandez ; au risque de devoir confier le poste à un Mendy en manque de rythme, en cas de blessure ou de suspension du jeune joueur de l’Atlético de Madrid lors de ce troisième match.
Au milieu de terrain, les cartons jaunes ont aidé Deschamps à trancher : pas question de prendre le risque d’une suspension de Corentin Tolisso, Paul Pogba ou Blaise Matuidi, déjà avertis.
Didier Deschamps opterait donc pour Steven N’Zonzi aux côtés de N’Golo Kanté dans un milieu à deux sentinelles.

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Devant eux, Ousmane Dembele remplacerait Kylian Mbappé, unique joueur titularisé lors des cinq rencontres disputées depuis le début du rassemblement. Thomas Lemar aurait, enfin, sa chance sur l’aile gauche tandis qu’Antoine Griezmann pourrait peaufiner ses automatismes avec Olivier Giroud.
Pour Florian Thauvin, Adil Rami et Benjamin Mendy, il faudra espérer une entrée en jeu en deuxième période. Sans quoi la perspective d’une Coupe du monde à zéro minute – comme pour le troisième gardien Alphonse Areola – deviendra subitement plus concrète.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Lancé·e dans une boulimie télévisuelle de football ou terrassé·e par l’ennui footballistique ? Comptez le nombre de jours, de matchs ou d’heures qu’il vous reste avant la fin.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Football : encore combien de matchs avant la fin de la Coupe du monde 2018 ?

Lancé·e dans une boulimie télévisuelle de football ou terrassé·e par l’ennui footballistique ? Comptez le nombre de jours, de matchs ou d’heures qu’il vous reste avant la fin.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 14h15
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 15h57
    |

            Pierre Breteau








                        


Si vous suivez bien l’actualité, il ne vous aura pas échappé qu’une Coupe du monde de football se déroule actuellement en Russie. Depuis le 14 juin et jusqu’au 15 juillet, 64 rencontres sont planifiées. Après les quarante-huit matchs de groupe joués par toutes les équipes, il faut encore compter seize matchs à élimination directe pour les formations qualifiées à l’issue des « poules ».

        Pour les accros :
         

          Le calendrier et les résultats des matchs de la Coupe du monde 2018



Le calendrier ci-dessous vous aidera à vous situer dans l’avancement de la compétition, selon votre profil :
si vous êtes adepte du temps additionnel, des prolongations et de tout ce qui pourrait encore alimenter votre boulimie télévisuelle, notre décompte vous prépare à vous déshabituer en douceur jusqu’à la finale ;si vous attendez avec impatience que l’arbitre siffle la fin de partie, vous pouvez visualiser le nombre de jours restants avant que le monde cesse de tourner autour du ballon rond.

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    var groupes = tableau.lCompetitionSeason[2618].lRound;
    var equipes = tableau.lTeam;
    var stades = tableau.lStadium;
    var matchs = [];

    function virgule(string) {
        return String(string).replace(".0", "").replace(".", ",")
    }


    /* mes boucles pour aller chercher les 64 matchs */
    $.each(groupes, function(i, d) {
        $.each(d.lGroup, function(j, e) {
            grpphase = e.tName
            aulong = d.tName
            $.each(e.lDay, function(k, f) {
                $.each(f.lMatch, function(l, g) {
                    var m = []
 100000) {
                        m.push(g)
                    }
                    matchs.push(m[0])
                });
            });
        });
    });
    /* on range */
    matchs.sort(function(left, right) {
        return moment(left.dDateMatch).diff(moment(right.dDateMatch))
    });
    var passes = 0,
        avenir = 0;

    /* on regarde combien il reste */
    $.each(matchs, function(i, d) {
 0) {
            passes++
        } else {
            avenir++
        }
    });

    /* changement selon le mood */
    $("#myonoffswitch").on("change", function() {
        console.log(hash)
        ouinon = $(this).prop("checked");
        if (ouinon == true) {
            window.location.hash = ""
            $("#love").show()
            $("#hate").hide()
        } else {
            window.location.hash = "#jpp"
            $("#love").hide()
            $("#hate").show()
        }
    })

    /* variables pour le html */
    var total = 64,
        prct_reste = ((avenir / total) * 100).toFixed(1),
        prct_passe = (100 - prct_reste).toFixed(1),
        heures_passes = passes * 90,
",
",
        hash = window.location.hash;

    /* pour moment.js */
    var aujourdhui = moment(),
        fin = moment("15-07-2018", "DD-MM-YYYY"),
        diff = fin.diff(aujourdhui, "days"),
        jours = [{ "jour": "24-06-2018", "match": 1 }, { "jour": "25-06-2018", "match": 1 }, { "jour": "26-06-2018", "match": 1 }, { "jour": "27-06-2018", "match": 1 }, { "jour": "28-06-2018", "match": 1 }, { "jour": "29-06-2018", "match": 0 }, { "jour": "30-06-2018", "match": 1 }, { "jour": "01-07-2018", "match": 1 }, { "jour": "02-07-2018", "match": 1 }, { "jour": "03-07-2018", "match": 1 }, { "jour": "04-07-2018", "match": 0 }, { "jour": "05-07-2018", "match": 0 }, { "jour": "06-07-2018", "match": 1 }, { "jour": "07-07-2018", "match": 1 }, { "jour": "08-07-2018", "match": 0 }, { "jour": "09-07-2018", "match": 0 }, { "jour": "10-07-2018", "match": 1 }, { "jour": "11-07-2018", "match": 1 }, { "jour": "12-07-2018", "match": 0 }, { "jour": "13-07-2018", "match": 0 }, { "jour": "14-07-2018", "match": 1 }, { "jour": "15-07-2018", "match": 1 }],
        jourssansmatch = 0;

    $.each(jours, function(i, d) {
        jour = moment(d.jour, "DD-MM-YYYY")
 aujourdhui && d.match == 0) {
            jourssansmatch++
        }
    })

= 48) {
        heures_restantes_min = ((avenir * 90)/60).toFixed(0)
        heures_restantes_max = ((avenir * 120)/60).toFixed(0)
    } else {
        heures_restantes_min = ((((total - passes) * 90) + (avenir * 90)) / 60).toFixed(0)
        heures_restantes_max = ((((total - passes) * 90) + (avenir * 120)) / 60).toFixed(0)
    }

    $(".mabarre .matchsover").css("width", Math.min(prct_passe, 85) + "%").html(passes + " joués")
    $(".mabarre .matchsavenir").css("width", Math.max(prct_reste, 15) + "%").html(avenir + " à venir")

    /* amour */
" + virgule(prct_passe) + " %"
de matchsdéjà joués"
"
 Plus que " + avenir + " rencontre" + ((avenir > 1) ? "s" : "") + " (" + virgule(prct_reste) + " %)"
 Et " + diff + " jour" + ((diff > 1) ? "s" : "") + " dont " + (diff - jourssansmatch) + " avec au moins un match"
 Soit entre " + heures_restantes_min + " et " + heures_restantes_max + " heures de football à regarder"
"
"

    /* haine */
" + virgule(prct_reste) + " %"
de matchsrestants"
"
 Déjà " + passes + " rencontres passées (" + virgule(prct_passe) + " %), plus que " + avenir + " à tenir"
 Et " + diff + " jour" + ((diff > 1) ? "s" : "") + " dont " + jourssansmatch + " sans match"
 Soit entre " + heures_restantes_min + " et " + heures_restantes_max + " heures de ballon rond à supporter"
"
"
"

    $("#love").html(htmllove)
    $("#hate").html(htmlhate)

    if (passes == total) {
        /* le texte après la fin de la CDM*/
La Coupe du monde est terminée. ⚽")
    }

    /* on checke l'url*/

    if (hash == "#jpp") {
        $("#myonoffswitch").prop('checked', false)
        $("#love").hide()
        $("#hate").show()
    }


    $("#pourcentagecdm a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });

});





                            


                        

                        


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<filnamedate="20180625"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180625"><AAMMJJHH="2018062519">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Réduits à 10, les Russes ont perdu 3-0 et terminent deuxièmes du groupe A, derrière l’Uruguay. L’Arabie saoudite a battu l’Egypte (2-1).
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ 
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<filnamedate="20180625"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180625"><AAMMJJHH="2018062519">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Pour notre chroniqueur, l’élimination de l’Egypte en Coupe du monde n’enlève rien au prestige de l’attaquant vedette de Liverpool.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤         

Chronique

Mondial 2018 : Mohamed Salah, roi sans victoire mais pas sans gloire

Pour notre chroniqueur, l’élimination de l’Egypte en Coupe du monde n’enlève rien au prestige de l’attaquant vedette de Liverpool.

Par                                            Hamidou Anne (chroniqueur Le Monde Afrique)




LE MONDE
              datetime="2018-06-25T13:45:38+02:00"

        Le 25.06.2018 à 13h45

     •
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        Mis à jour le 25.06.2018 à 16h36






    
Mohamed Salah lors d’un entraînement de l’équipe égyptienne de football, à Volgograd, en Russie, le 24 juin 2018.
Crédits : NICOLAS ASFOURI / AFP


Chronique. L’équipe égyptienne de football, première nation africaine éliminée de la Coupe du monde 2018, joue son dernier match, lundi 25 juin, face à l’Arabie saoudite, avec l’espoir de ramener une victoire de son périple russe. Cette prestation sans gloire des Pharaons est logique au regard de la forme physique de son attaquant vedette, Mohamed Salah, attendu en Russie avec autant de ferveur que Lionel Messi, Cristiano Ronaldo ou Sadio Mané. L’Egyptien, qui a raté le premier match et traîné une épaule endolorie au deuxième, n’a pu aider son équipe à passer le premier tour.
Un espoir pour des millions de gens
Tout est parti d’une blessure en finale de la Ligue des champions à Kiev le 26 mai. Mohamed Salah est sorti en larmes après une demi-heure de jeu, victime d’une faute de l’Espagnol Sergio Ramos. Son équipe perd logiquement, mais la planète football, qui retenait son souffle, avait déjà le regard tourné vers la Russie, craignant que le magicien ne puisse être présent au Mondial. Au Caire, ses compatriotes, certains armés de fusils, ont même manifesté devant l’ambassade d’Espagne, pays du « bourreau » du génie égyptien.

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Mohamed Salah est plus qu’un footballeur, il est une figure politique et symbolique dans un pays où l’ivresse du « printemps arabe » a cédé la place à l’automne autocratique d’Abdel Fattah Al-Sissi. Il dessine un espoir pour des millions de gens qui vivent sous un régime qui fonctionne par la menace et la violation des droits humains. Fait cocasse et plein de sens : Mohamed Salah, sans être candidat à la présidentielle de mars, aurait « obtenu » plus d’un million de votes à la présidentielle. Soit mieux que les 700 000 voix qui sont allées à Moussa Mostafa Moussa, seul compétiteur du président Al-Sissi.
Dans un entretien au Monde, l’universitaire Suzan Gibril explique le phénomène Mohamed Salah. Selon elle, le footballeur est « une figure qui redonne espoir à toute une génération d’Egyptiens désillusionnés par les conditions parfois difficiles dans lesquelles ils évoluent ».
« Egyptian king » de Liverpool
Longtemps considéré comme un joueur ordinaire, baladé entre clubs européens, de Bâle à Rome en passant par Londres et Florence, Mohamed Salah s’est enfin montré à la hauteur de son talent : Ballon d’or africain 2017 ; meilleur buteur avec 32 réalisations et meilleur joueur de la saison en Angleterre ; finaliste de la Ligue des champions. Cette saison, l’attaquant a porté Liverpool et le public d’Anfield en a fait une légende.

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Joueur discret, le virevoltant attaquant égyptien confirme que pour les grands joueurs, la tragédie côtoie souvent la gloire. Le football est beau parce que la défaite n’empêche pas de retenir la gloire des perdants. C’est cette belle tragédie que portent certains échecs qui rend ces héros humains et admirables. Elle brise la caricature des « millionnaires qui courent derrière un ballon ».
Mohamed Salah n’ira pas plus loin que la phase de poules d’un Mondial où il espérait briller de mille feux. Mais la saison prochaine, les chœurs des scousers de Liverpool résonneront de nouveau en l’honneur de leur « Egyptian king ».
Hamidou Anne est un consultant en communication institutionnelle sénégalais qui vit à Dakar. Il est également co-auteur de l’ouvrage collectif Politisez-vous !.


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Oubliez le bortsch et autre bœuf Stroganoff, le chef moscovite Evgeny Alfan livre les secrets oubliés de la cuisson au four, typique des traditions culinaires de l’ancienne Russie.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Coupe du monde et gastronomie russe : bienvenue au royaume de la cuisson au four

Oubliez le bortsch et autre bœuf Stroganoff, le chef moscovite Evgeny Alfan livre les secrets oubliés de la cuisson au four, typique des traditions culinaires de l’ancienne Russie.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 12h04
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 14h19
    |

            Anthony Hernandez (envoyé spécial à Moscou)








                        



   


Le journaliste amateur de bonne chère peut s’inquiéter à l’idée de passer plus d’un mois sur les routes. Loin de chez lui et de ses habitudes, d’une ville à l’autre, entre deux hôtels, il s’interroge sur les moyens de se sustenter. Dans ces conditions, cet acte, normalement biquotidien, se limite principalement à la satisfaction d’un besoin primaire.
Les jours de match, le temps manque et il est nécessaire de faire preuve de modestie. Cela tombe bien, la FIFA ne s’embarrasse pas avec la nourriture qu’elle propose dans ses stades : parmi le choix médiocre, un hot-dog minimaliste constitué littéralement d’une saucisse dans un bout de pain ou des mini-saucisses fumées industrielles au goût jambon… La nourriture d’hôtel, en dehors d’une note toujours plus salée, fait souvent la part belle aux classiques internationaux dont on vous épargne la liste.

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Quand on a ainsi maltraité son estomac, choisir son restaurant se révèle une opération d’autant plus délicate. Notre imaginaire en matière de cuisine russe est en général plutôt limité. Entrez ici bœuf Stroganoff, raviolis farcis (les pelmeni), bortsch, veau Orloff, cornichons et autres concombres géants, arrosés de l’inévitable vodka.
Il fallait un spécialiste pour élargir notre horizon. Il s’appelle Evgeny Alfan, il a été formé par des chefs français à Moscou et, en conséquence, son surnom, qu’il porte fièrement au dos de sa veste de cuisinier, est le « Francuz ». Au cours d’un déjeuner dans son restaurant Uhvat, installé dans l’un des bâtiments, vieux de 200 ans, d’une ancienne manufacture textile, le Francuz livre sa version de la gastronomie russe qu’il modernise à merveille.
« Maintenir la tradition »
Dans un pays aussi immense que la Russie, le plus vaste au monde, du Caucase à la Sibérie, il est très difficile de définir une cuisine russe. « A l’est, au sud, ou au nord, on ne cuisine pas de la même façon, on ne cuisine pas les mêmes produits. Mais ce qui unifiait le pays culinairement, c’était l’utilisation de la cuisson aux fours », explique Evgeny Alfan. Dans l’ancienne Russie, le four, pech en russe, fait partie intégrante du foyer. On vit avec, on y cuisine, on dort dessus ou à côté, on chauffe le logis. « Le style de vie des paysans a dicté cela. Le matin, ils mettaient la nourriture à l’intérieur et partaient effectuer leurs travaux. Le soir, à leur retour, le dîner était prêt », ajoute le trentenaire.
Dans la Russie moderne, ce savoir-faire s’est perdu à mesure que les conditions de vie évoluaient. « Même à la campagne, loin des grosses villes, les fours se font rares. Lorsqu’ils existent encore, on ne sait plus s’en servir », constate le chef russe. Partant de ce constat, le Moscovite est parti battre la campagne pour tenter de sauvegarder ce patrimoine en perdition. Il a rencontré des grands-mères, parfois centenaires, mémoires vivantes de la cuisson au four, que l’on nomme tamlenie. Méticuleusement, il enregistre ses recettes oubliées. Il passe ensuite deux ans à son ordinateur la nuit pour les retranscrire.

   


Le résultat de sa très personnelle campagne de Russie se retrouve dans le concept de sa cuisine. A Uhvat, la plupart des ingrédients utilisés passent par l’un des trois fours de l’établissement. Le maître des lieux n’est pas peu fier de ce qu’il appelle « son royaume des fours ». Et un royaume, ça se respecte. Ici, pas question de prononcer des grossièretés ou de mal se comporter : « Les anciens pensaient que le four était une sorte de dieu, on lui parlait. On devait éviter de jurer devant sous peine que le goût de sa nourriture soit horrible. »
Chacun de ses trois engins est autonome grâce à son propre conduit d’évacuation et peut être utilisé pour une méthode de cuisson différente : du grill à la cuisson basse température… Le bois utilisé la plupart du temps est le bouleau. Parfois, pour contrôler un feu trop vif, on utilise du pin. « Le four est un organisme vivant, ce n’est pas électronique. Il est important de maintenir la tradition. On utilise par exemple des plumes de canards sauvages pour le nettoyer », confie Evgeny Alfan.
Une fois, le passage au four terminé, la cuisine prend alors le relais. Elle permet de moderniser cette méthode traditionnelle de cuisson ancestrale. « Au four, il est dur de calculer, vous devez avoir de l’intuition. En cuisine, on suit une recette étape par étape. Combiner les deux nécessite beaucoup d’expérimentation. C’est un long processus », livre-t-il.
Afin de le maîtriser, le cuistot s’est entraîné de longues heures, jour et nuit pendant six mois avant l’ouverture. Le temps de cuisson : huit heures, douze heures, seize heures, parfois plus encore, est essentiel. Pour chaque produit, il donne quelque chose de différent, un nouveau goût insoupçonné. En voilà quelques exemples…
Canard braisé sur ses chips de pomme de terre

   


Le canard est braisé et également confit au four pendant douze heures. Cela donne une saveur inimitable. L’acidité est apportée pour l’équilibre du plat par des baies de cassis. L’utilisation des baies est très importante dans la tradition culinaire russe. « Les chefs français utilisent généralement des baies rouges, nous, ce sont les noires. »
Porridge de concombre en trois façons

   


Ce porridge à la russe décline le concombre, produit de base de la cuisine russe, de trois façons : mariné, glacé dans de l’eau minérale et enfin sous forme liquide. Le mélange est étonnant.
Poisson loup fermenté et fumé au four, accompagné de chou-fleur rôti

   


Ce poisson, à ne pas confondre avec le bar que l’on appelle aussi « loup », possède une chair très épaisse qui le rend difficile à cuisiner. Ici, Evgeny le fait d’abord fermenter dans du lait pendant deux, trois jours. Il est ensuite fumé avec du bois de pommier dont il s’imprègne entièrement grâce au fait qu’il a été rendu très tendre. « Des clients égyptiens étaient étonnés que l’on puisse utiliser ce poisson qu’ils ont chez eux mais qu’ils n’appréciaient jusqu’alors pas. »
Langue de bœuf et ses cornichons noirs, sur lit de pâte de moutarde maison

   


C’est une version moderne d’un plat que les Russes mangent au Nouvel An. La langue de bœuf est cuite en basse température au four pendant des heures. Les cornichons sont salés légèrement, puis passés au four avec de la badiane et du miel noir de sarrasin. Ils sont cristallisés à l’intérieur. C’est un processus de deux à trois mois au total pour obtenir ce résultat. La moutarde, très épicée, donne un coup de fouet revigorant à l’ensemble.
Sorbet ananas

   


Peut-être la recette la plus simple mais une des plus surprenantes. Lorsqu’Evgeny a appris que l’on pouvait trouver des ananas en Russie (à Sotchi notamment), il a expérimenté la cuisson au four du fruit. Avec le temps de cuisson parfait, ça apporte un goût de vanille et un côté épicé incroyable sans aucun ajout extérieur autre que le fruit et le four.
Après cette immersion pratique dans la cuisine russe, Evgeny Alfan tient à offrir deux présents. D’abord, un mystérieux petit paquet noué qui contient du sel noir maison. « Chaque foyer le prépare une fois par an à l’occasion de Pâques. C’est un sel sacré, qui porte chance et permet de se purifier », assure le chef.
Puis, il nous confie quelque chose d’encore plus sacré à ses yeux. Le regard concentré, il nous transmet une pile de polycopiés sous pochettes plastifiées. « Vous avez là toutes mes recherches, c’est ma philosophie de cuisine. Je l’ai appelée “# F”. C’est en l’honneur de mes professeurs français, qui m’ont tout transmis, ils m’ont appris le désir constant de la perfection, à respecter les produits et à bien traiter les instruments de cuisine. Je suis un peu fou, mais fou d’une bonne manière », lance-t-il le sourire jusqu’aux oreilles. Il ne reste plus qu’à s’armer de patience afin de déchiffrer le russe et savoir nous aussi dompter le feu.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Alors que le Danemark durcit ses positions sur l’immigration, l’équipe nationale s’ouvre à des joueurs venus de l’étranger, comme ce fils de réfugiés sud-soudanais.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
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Coupe du monde 2018 : avec Pione Sisto, le métissage réussi du football danois

Alors que le Danemark durcit ses positions sur l’immigration, l’équipe nationale s’ouvre à des joueurs venus de l’étranger, comme ce fils de réfugiés sud-soudanais.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 11h00
    |

            Clément Guillou








                        



                                


                            

Herning, au Danemark, n’est pas vraiment connue pour ses démonstrations de danse africaine. Aussi y a-t-il eu un léger flottement le 15 décembre 2014 dans la salle de presse du FC Midtjylland, le club de football local, quand un couple de quadragénaires a fait irruption le visage recouvert de talc, monsieur torse nu et brandissant deux manches à balai, madame en jupe à franges. La représentation de danse traditionnelle du Soudan célébrait la première sélection du fiston, Pione Sisto, dans l’équipe du Danemark des moins de 21 ans.
La culture soudanaise, avaient expliqué les heureux parents, veut que soit célébrée par une danse traditionnelle chaque étape importante dans la vie du fils. Nous y étions, après une interminable procédure de naturalisation engagée deux ans plus tôt. La Fédération danoise de football avait tout fait pour que le prodige, élu cette année-là meilleur joueur du championnat à seulement 19 ans, puisse porter le maillot rouge de la sélection. Cinq mois plus tard, Sisto était appelé en équipe A. Il en occupera le couloir gauche mardi 26 juin à Moscou contre la France, qui devra se méfier de ses dribbles et de son sens de la passe.

Pione Sisto est né à Kampala (Ouganda), où ses parents ont fui pendant la guerre civile soudanaise – deux millions de morts et quatre millions de déplacés entre 1983 et 2005. Le joueur avait 2 mois quand ils ont rejoint, en 1995, le village de Hoejslev Stationsby, dans la région du Midden-Jutland (nord-ouest du Danemark), avec ses sept frères et sœurs.
« La première fois que je l’ai vu, à 17 ans, il n’avait rien ; il est arrivé en jogging, mais il était déjà très professionnel », se souvient Glen Riddersholm, alors entraîneur du meilleur club formateur du pays, le FC Midtjylland. Il lui inculque la rigueur défensive et l’envie de gagner, Sisto continuant malgré tout de courir chaussures délacées, « parce qu’il sent mieux le ballon quand il a de la place dans ses crampons »....




                        

                        


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<filnamedate="20180625"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180625"><AAMMJJHH="2018062519">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Il marque autant que Messi et Ronaldo, mais fait beaucoup moins parler de lui. Normal, l’actuel meilleur du Mondial a construit sa carrière sur le travail, la patience et la discrétion.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
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Coupe du monde 2018 : Harry Kane, le M. Propre du football anglais

Il marque autant que Messi et Ronaldo, mais fait beaucoup moins parler de lui. Normal, l’actuel meilleur du Mondial a construit sa carrière sur le travail, la patience et la discrétion.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 10h56
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 16h52
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Dès que l’arbitre a sifflé le penalty pour l’Angleterre, qui a écrasé le Panama (6-1) dimanche 24 juin, le scénario était écrit. Harry Kane a posé tranquillement le ballon sur le point de penalty, pris quelques pas d’élan avant de transformer son tir au but d’une frappe tendue, puissante, clinique, proche de la lucarne droite. Une légère course sur le côté du but, un saut en l’air, un poing qui fend l’air, et c’est tout.
Comme à son habitude, le buteur anglais célèbre avec retenue, loin des célébrations préparées à l’entraînement de ses contemporains. Vingt minutes plus tard, il répétait exactement les mêmes gestes après un deuxième penalty transformé. Une déviation bien involontaire du talon lui a offert en deuxième mi-temps un triplé, lui permettant de devenir le troisième joueur anglais à réaliser cette performance en Coupe du monde après Geoff Hurst en finale de l’édition 1966, et Gary Lineker en 1986.
Après cinq buts en deux matchs, Harry Kane occupe la première place du classement des buteurs de la Coupe du monde. « Qui peut arrêter cet homme ? », interroge son glorieux aîné, Gary Lineker. Certes, le triplé de dimanche était contre le Panama, dont l’équipe n’était clairement pas au niveau. Mais à 24 ans seulement, le plus jeune capitaine de l’équipe d’Angleterre – nommé peu avant la Coupe du monde – est aussi son meilleur atout.
Pas de tatouage, ni de Ferrari
Pour un buteur vedette, Harry Kane ne colle pourtant pas aux clichés. Pas de Ferrari hors de prix et une sobriété capillaire rare dans sa profession. « H », comme le surnomment sa famille et ses amis, est le M. Propre du football anglais. Il conduit une Range Rover grise parce « [qu’il] aime être dans une grande voiture, en sécurité », confie-t-il au Daily Express. Il n’a pas de tatouage. Sa coupe de cheveux passe-partout et sa barbe de huit jours le feraient facilement passer incognito. Son passe-temps favori est le golf, qu’il pratique à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ A Volgograd, les habitants sont partagés entre nostalgie de l’URSS et espoirs de transformation.
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Le Mondial sur les ruines de la bataille de Stalingrad

A Volgograd, les habitants sont partagés entre nostalgie de l’URSS et espoirs de transformation.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 10h49
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 13h07
    |

            Adrien Pécout (Volgograd, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Les maillots de football, passe encore. Mais prière d’ôter sa casquette ! A heure fixe, des soldats se relaient devant la flamme éternelle. Touristes qui photographiez en cadence, levez aussi les yeux vers la statue de la Mère Patrie, l’épée en l’air. La sculpture, monumentale, veille sur le mémorial de la colline Mamaïev. Celui des héros de la célèbre bataille de Stalingrad, l’ancien nom de Volgograd.
Quelques marches plus bas, un stade de football tout juste sorti de terre pour la Coupe du monde. Sur les ruines de la seconde guerre mondiale, l’enceinte accueille quatre matchs de la compétition, dont Arabie saoudite-Egypte, lundi 25 juin.
Avant les travaux, les ingénieurs y ont trouvé « sept bombes, qu’ils ont déminées avec succès, et 300 fragments d’équipements militaires », précisent les services de l’administration régionale. Les fouilles ont aussi déterré « les restes de deux soldats de l’Armée rouge ». Leurs corps ont finalement été « enterrés avec les honneurs », sept décennies après ces six mois de combats décisifs qui virent les Soviétiques bouter les forces du IIIe Reich hors de la ville.
Les époques se télescopent
Quai de la 62e-Armée, rue de la Paix, allée des Héros : quatre kilomètres plus loin, la Coupe du monde, ses anglicismes et ses jeunes bénévoles gagnent à présent les artères principales du centre-ville. Une affaire pour les restaurants comme pour les pharmacies, prises d’assaut par les visiteurs cherchant à se protéger des moustiques. Au bout de la promenade, une fan- zone retransmet tous les matchs sur écran géant, l’eau de la Volga en arrière-plan.
Evgeni Rogov, « un enfant de 94 ans », regarde aussi les matchs. Mais chez lui, dans un appartement spacieux. Tout en bas de l’immeuble, une plaque indique qu’ici vit « un vétéran de la grande guerre patriotique, participant de la bataille de Stalingrad, décoré de l’ordre du Drapeau rouge »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Piqués par certaines réserves sur leurs performances, les joueurs aimeraient que la presse les cajole davantage.
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Coupe du monde 2018 : l’art délicat de la critique des Bleus

Piqués par certaines réserves sur leurs performances, les joueurs aimeraient que la presse les cajole davantage.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 10h45
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 14h43
    |

            Adrien Pécout (envoyé spécial, Russie) et 
Maxime Goldbaum








                        



   


Longtemps sur la défensive, Paul Pogba vient d’effectuer un grand retour. Voilà quatre ans que le milieu de terrain refusait de participer à une conférence de presse en équipe de France, pourtant un classique de la profession. « Je vous aime tellement, vous m’avez manqué », ironise-t-il devant les journalistes, dimanche 24 juin, à Istra, dans le camp de base français de cette Coupe du monde. 
Le même jour, sur la chaîne TF1, partenaire des Bleus, l’émission « Téléfoot » a annoncé que l’attaquant Kylian Mbappé envisageait de faire l’inverse : il aurait décidé de boycotter les médias pendant toute la durée de la compétition. « Si vous les mettez en rogne… Avec moi, il rigole, on discute, sourit le sélectionneur, Didier Deschamps, à propos de ses joueurs. La meilleure des réponses, Kylian la donne sur le terrain. »
Dans leurs déclarations comme dans leurs non-dits, ces deux jeunes gens talentueux racontent la même histoire : celle des relations, jamais très évidentes, entre joueurs de l’équipe de France et journalistes. Celles-ci ont bien souvent oscillé entre confiance et défiance, dans un entre-deux qui rend la critique parfois difficile.
« Forme d’arrogance »
Le cas de Kylian Mbappé est sans doute le plus surprenant. Habitué aux compliments pour sa maturité et son aisance à l’oral, l’avant-centre a visiblement plus de mal à supporter les premières réserves émises sur ses performances. Peu inspiré lors de la victoire sur l’Australie (2-1), l’avant-centre a filé sans mot dire après son premier but en Coupe du monde, contre le Pérou (1-0). Un but synonyme de qualification pour les huitièmes de finale, avant même le match à Moscou contre le Danemark, mardi 26 juin.
Ce soudain mutisme a de quoi surprendre. L’ancien milieu international Eric Carrière, aujourd’hui consultant pour la chaîne Canal+, considère évidemment le jeune attaquant comme un « joueur exceptionnel ». Mais son « attitude [l’]inquiète car elle dénote une certaine forme d’arrogance, une impression de supériorité, de suffisance ». Désormais passé de l’autre côté, l’ex-footballeur nantais poursuit : « Les joueurs peuvent être touchés par les critiques, je peux le comprendre, mais leur entourage devrait leur dire que ça fait partie de leur profession. Si ça ne vous convient pas, changez de métier, mais attention, il n’y en a pas beaucoup où vous allez gagner autant d’argent, réfléchissez bien. » 
Bon camarade, Paul Pogba s’est déjà chargé de défendre Mbappé en « zone mixte », cet espace où les joueurs peuvent ou non s’arrêter après leurs matchs pour parler aux journalistes. « Les footballeurs comme lui, qui ont un grand talent, ont changé de boulot, a-t-il déclaré après la victoire sur le Pérou. Son boulot, ce n’est plus de jouer au foot, mais de fermer des bouches. » Sous-entendu : de faire taire les journalistes qui auraient l’indélicatesse de proférer la moindre critique.

        Lire aussi :
         

                Equipe de France : Philippe Tournon, l’homme aux sept Coupes du monde



Moins virulent, le même Pogba a poursuivi ses conseils aux journalistes quelques jours plus tard en conférence de presse. « Touchez pas à mon Grizou ! », a-t-il ainsi demandé avec le sourire. Coiffé d’une casquette de la Fédération française de football, le milieu de terrain en appelle à de la mansuétude envers Antoine Griezmann, attaquant qui, comme Kylian Mbappé, a lui aussi commencé la Coupe du monde un ton en dessous de ses capacités. « Grizou, il a ses qualités, vous le savez. »
Ces réactions ont une origine, selon Frank Hocquemiller, à la tête d’une agence spécialisée dans la gestion des droits d’image. Elles s’expliquent parfois, selon lui, par un traitement très versatile. « La presse va s’enflammer pour un joueur en deux minutes. Puis elle n’hésitera pas à brûler le même joueur dans un match s’il manque une occasion… » A la décharge des footballeurs, le conseiller ajoute qu’une Coupe du monde exacerbe forcément les susceptibilités. « En pleine compétition, ce n’est pas facile d’accepter la critique et de jongler avec tout ça au quotidien. »
Suivant ce raisonnement, plusieurs joueurs ont déjà ouvertement demandé aux journalistes de devenir un peu supporteurs. « Même si vous êtes taquins (…), on va compter sur vous au fil de la compétition pour nous encourager », espère l’attaquant Olivier Giroud, remplaçant face aux Australiens, et bien moins épargné dans les articles qu’un Kylian Mbappé. Même demande de la part du défenseur Raphaël Varane : « Si vous pouviez être plus positifs, ce serait cool. »
Interdépendance
Les questions d’affect ont toujours existé. Après le triomphe des Bleus au Mondial 1998, le quotidien L’Equipe a, par exemple, présenté ses excuses à Aimé Jacquet, sélectionneur longtemps bafoué. Depuis, Internet a encore amplifié la couverture du football, non sans dégâts collatéraux. Frank Hocquemiller dénonce la tentation actuelle, chez certains journalistes, de « rechercher le buzz en permanence » : « Il m’arrive de recevoir des alertes sur mon téléphone portable avec des articles titrés : “Untel a dit quelque chose d’extraordinaire.” En fait, il n’a rien dit du tout… »
Les logiques économiques ont aussi renforcé une forme d’interdépendance. « Les médias font partie du sport, sans eux le football serait moins regardé et il y aurait moins d’argent », rappelle Eric Carrière. Ils contribuent à « faire et défaire des réputations », ajoute Karim Souanef, maître de conférences en sociologie à l’université de Lille, qui prépare un ouvrage sur le journalisme de sport. « Bien que de nombreuses contraintes pèsent sur le métier, le journalisme sportif exerce bien un pouvoir sur le football professionnel, estime-t-il. Pogba et d’autres montrent avant tout que les sportifs surveillent la parole médiatique. Ils sont, comme les comédiens, les responsables politiques, les patrons d’entreprise, sensibles à leur image. »
A l’âge d’Internet, les Bleus nouvelle génération ont aussi trouvé une autre façon de communiquer. Les réseaux sociaux offrent autant de canaux de communication qu’ils peuvent contrôler de bout en bout. Sans question gênante. Parfois raillée, cette volonté de mise en scène à tout prix se retrouve aussi dans la « PogSérie », une série de vidéos dans lesquelles Paul Pobgba apparaît comme il l’entend sur Canal+. Le jour de l’ouverture du Mondial, Antoine Griezmann diffusait aussi sa propre vidéo sur la chaîne espagnole Movistar pour une annonce importante : il restera à l’Atlético Madrid la saison prochaine, malgré la convoitise du FC Barcelone. Deux jours plus tôt, le joueur refusait de s’exprimer sur le sujet en conférence de presse.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Le match contre le Danemark est l’occasion d’offrir quelques minutes de jeu à ceux qui traverseront le reste de la Coupe du monde sans jouer. Un rôle ingrat et dont il est interdit de se plaindre.
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Coupe du monde 2018 : profession, coiffeur

Le match contre le Danemark est l’occasion d’offrir quelques minutes de jeu à ceux qui traverseront le reste de la Coupe du monde sans jouer. Un rôle ingrat et dont il est interdit de se plaindre.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 10h34
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 11h09
    |

            Clément Guillou








                        



                                


                            

Sur l’album Panini de la Coupe du monde, leur autocollant fait bien la même taille que celui des autres ; ce sera toujours ça à montrer aux petits-enfants. Mais ils n’auront pas d’images, ou si peu. Car le Mondial, ils l’auront vécu au plus près, mais ils ne l’auront pas disputé. Ils auront joué au football en Russie, mais face aux moins de 19 ans du Spartak Moscou, en match d’entraînement, et ce n’est pas tout à fait pareil.
Pour les remplaçants de l’équipe de France, ce troisième match de poule face au Danemark est l’occasion d’éviter de finir la Coupe du monde à zéro minute. Pour Didier Deschamps, déjà qualifié, c’est l’occasion de faire vivre son groupe de 23 joueurs. De reposer les jambes des uns, ceux qui ont déjà couru, et les nerfs des autres, ceux qui sont restés assis.
Après le Danemark, ce sera trop tard. Sauf en cas de match pour la troisième marche du podium de la Coupe du monde : ils joueraient alors cette rencontre que les perdants de la demi-finale seraient trop malheureux de disputer.
Une expression est née en France pour ces remplaçants permanents : les « coiffeurs ». Deux origines sont évoquées : la première remonte à la Coupe du monde 1958, en Suède, durant laquelle l’équipe de France, troisième, n’utilise que 15 des 22 joueurs à sa disposition. Les sept autres auraient coupé les cheveux des titulaires pour passer le temps. La seconde, plus probable, date de 1986 et désigne l’arrière-ban(c), celui qui ne se lève que pour prendre les ciseaux : « Un joueur avait coupé les cheveux d’un autre et s’était amusé à dire : “De toute façon, on n’a que ça à faire” », se souvient la mémoire des Bleus, Henri Emile, qui officiait comme adjoint d’Henri Michel pour cette Coupe du monde au Mexique. Le qualificatif était plus péjoratif qu’aujourd’hui : la coupe de cheveux des footballeurs n’avait pas encore pris autant d’importance.
« Grands moments de déprime »
L’expression des « coiffeurs » n’a pas...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ « Roulette russe », épisode 11. Aujourd’hui, Maxime Mianat donne des nouvelles de Jean-Luc Mélenchon, discret depuis le début de ce Mondial. Retrouvez aussi le programme du jour.
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Pourquoi suivre la Coupe du monde quand on n’aime pas le foot

« Roulette russe », épisode 11. Aujourd’hui, Maxime Mianat donne des nouvelles de Jean-Luc Mélenchon, discret depuis le début de ce Mondial. Retrouvez aussi le programme du jour.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 10h19
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 10h45
   





                        


Chaque jour durant la Coupe du monde, Eddy Fleck et Maxime Mianat analysent la compétition à leur façon. Attention : cette chronique peut contenir du second degré.

   


Le foot. Le foot. LE FOOT ! LE FOOT, LE FOOT, LE FOOT ! Impossible d’échapper à ce truc depuis quinze jours. Mais puisqu’il faut bien vivre tout en se tenant informé de l’actualité, saluons l’ouverture de la fan-zone « Du pain et des jeux », au parc départemental Robert-Hue de La Courneuve (93120). A l’initiative de ce projet, Jean-Luc Mélenchon rappelle qu’« après l’élimination du Panama, hier, la Suisse est le dernier paradis fiscal encore en lice dans ce Mondial disputé dans un régime autoritaire de droite, organisé par une entreprise mercantile comme la FIFA et diffusé par des chaînes commerciales. J’appelle donc à la mobilisation lors de Suisse-Costa Rica. »
Cinq mille personnes sont attendues le 27 juin, 20 heures, même si en l’absence d’écran géant, de postes de télévision et de réseau Internet, il ne sera pas possible de suivre la rencontre. « Nous préserverons ainsi les visiteurs des perversions du foot business : l’argent, l’arbitrage vidéo, la difficulté d’obtenir des places en loges gratuites pour les militants du parti, la publicité. » Soutenir le Costa Rica pose un cas de conscience aux organisateurs, sachant que le salaire mensuel de Bryan Ruiz au Sporting représente tout de même vingt années de smic.
Des drapeaux du Venezuela seront heureusement distribués aux supporteurs et il sera possible de participer – sur présentation d’un justificatif Pôle emploi – à des matchs de pauvres courant derrière un ballon, commentés par Anne-Sophie Lapix. D’autres activités mixtes, non transphobes et 100 % véganes séduiront les opposants les plus radicaux, telle une dégustation de la pelouse ou une démonstration de foölkky, une variante scandinave du football où les joueurs sont remplacés par des quilles numérotées et immobiles. Un clin d’œil savoureux à l’équipe de France.
Maxime Mianat
Le programme du jour

Les épisodes précédents de « Roulette russe »
Episode 1 : comment concilier Coupe du monde et vie de famille
Episode 2 : pourquoi il ne faut pas critiquer l’équipe de France
Episode 3 : pourquoi on ne sait pas encore si Griezmann pourra jouer contre l’Australie
Episode 4 : pourquoi le drapeau du Brésil n’est pas ce que vous croyez
Episode 5 : pourquoi les Anglais n’ont en réalité pas inventé le football
Episode 6 : pourquoi Pologne-Sénégal est un authentique derby
Episode 7 : pourquoi la Coupe du monde est un cauchemar pour les autres sportifs
Episode 8: pourquoi France-Pérou n’aura pas lieu
Episode 9 : pourquoi il y a toujours un drapeau algérien dans un stade
Episode 10 : pourquoi l’Antarctique est le grand absent du tournoi
Episode 11 : pourquoi il n’est pas raisonnable d’aimer à la fois Lionel Messi et Cristiano Ronaldo





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ « La marchandisation à l’extrême du football met en danger son existence », alerte l’ancienne ministre de la jeunesse et des sports dans une tribune au « Monde ».
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Marie-George Buffet : « Il faut impérativement réguler le football »

« La marchandisation à l’extrême du football met en danger son existence », alerte l’ancienne ministre de la jeunesse et des sports dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    25.06.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 10h05
    |

Marie-George Buffet (Députée de la Seine-Saint-Denis, ancienne ministre de la jeunesse et des sports de 1997 à 2002)







                        



                                


                            
Tribune. Jeudi 14 juin a commencé la Coupe du monde de football. Des millions de personnes vibreront à travers le monde. Tous les quatre ans, c’est le même refrain et les mêmes chants. Des joies simples, de beaux gestes sportifs, le football éternel.
La veille du premier coup de sifflet de cette Coupe du monde, c’est pourtant un autre volet du football qui intéressait les médias. En effet, l’instance de contrôle financier des clubs de l’UEFA rendait sa décision et choisissait de blanchir le PSG après un an de procédure ­concernant son respect, ou non, du fair-play financier. Cette décision, très commentée, illustre la difficulté des autorités footballistiques européennes à faire respecter les règles qu’elles fixent et, surtout, la complexité des structures financières utilisées par les clubs pour brouiller la lecture de leur budget.
Tout le contraste du football peut se résumer à travers ces deux événements concomitants : un sport populaire joué dans le monde entier, vecteur des émotions les plus folles, et, en même temps, le symbole du sport business, aux sommes astronomiques et aux montages financiers complexes. La marchandisation à l’extrême du football met en danger son existence. Les trop grands écarts de budget tuent le suspense et certains achats de joueurs paraissent plus marketing que sportifs.
Je plaide pour que la France soit à l’initiative et devienne le moteur de la régulation sportive au niveau européen
De plus en plus de gens ne se reconnaissent plus dans ce football et c’est pourquoi il faut impérativement le réguler, tout simplement pour qu’il puisse continuer de vivre. Les années 1980 et surtout 1990 ont vu le football changer de modèle. Les clubs sont passés d’une structure de financement reposant majoritairement sur la billetterie, les supporteurs et les sponsors locaux à un modèle reposant sur les droits télévisuels et des sponsors internationaux. L’ancrage régional est moins présent, les grands clubs sont...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ En Russie, Harry Kane a vu triple et la Pologne a pris la porte. Mais le Mondial, c’est aussi des blagues vaseuses et des journalistes recadrés.
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La gazette de la Coupe du monde : Kane, l’olive et le coq

En Russie, Harry Kane a vu triple et la Pologne a pris la porte. Mais le Mondial, c’est aussi des blagues vaseuses et des journalistes recadrés.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 11h25
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


LE TSAR DU JOUR
Cristiano Ronaldo n’est plus le meilleur buteur de ce Mondial ! Déjà auteur d’un doublé face à la Tunisie, Harry Kane y est allé de son triplé lors du carton de l’Angleterre face au Panama (6-1). Même si deux des trois pions inscrits dimanche 24 juin par l’attaquant l’ont été sur penalty, il devient le troisième joueur des « Three Lions » à marquer un « hat-trick » en Coupe du monde, après Geoff Hurst, en 1966, et Gary Lineker, en 1986.
« Je suis très fier. Peu de joueurs ont l’occasion de réaliser un coup du chapeau en Coupe du monde. Nous devons en profiter, ce n’est pas tous les jours qu’on se qualifie après deux matchs. »
Au sortir de sa saison la plus prolifique avec Tottenham (41 buts toutes compétitions confondues), seulement dépassé au classement des buteurs du championnat anglais par l’Egyptien Mohamed Salah (Liverpool), Harry Kane se savait attendu en Russie. Capitaine de sa sélection à 24 ans, il fait partie de cette jeune génération avec laquelle le sélectionneur Gareth Southgate compte mettre fin à des décennies de disette.

   


Bien que son équipe soit déjà qualifiée après les deux premières rencontres, l’entraîneur ne s’est pas épanché sur la prestation de son buteur. Déjà tourné vers l’affrontement contre la Belgique, jeudi 28 juin, qui décidera de la première place du groupe G, l’ancien défenseur a livré une analyse sans effusion après le match contre le Panama : « Je n’ai pas particulièrement aimé la performance. Je suis hypercritique, mais je n’ai pas aimé le début, je n’ai pas aimé le but [encaissé] à la fin. Bon, les éléments entre les deux ont été quand même très bons ! »

        Lire aussi :
         

                Coupe du monde 2018 : Harry Kane, le M. Propre du football anglais



LA MÈRE PARTIE
Les derniers matchs du premier tour débutent ce lundi, et avec eux les nouveaux horaires du Mondial. Les deux ultimes rencontres de chaque groupe se disputeront désormais en même temps : deux à 16 heures ; deux à 20 heures. Le sort de la poule A étant scellé – Uruguayens et Russes, déjà qualifiés, s’en disputeront la tête dans l’après-midi – notre choix porte sur les parties du soir, plus particulièrement sur l’affrontement entre le Portugal et l’Iran, à Saransk.
En tête du groupe B avec l’Espagne (4 points), Cristiano Ronaldo et consorts n’ont pas le droit à l’erreur face à l’Iran (3 points) qui, en cas de victoire, rallierait les huitièmes de finale d’un Coupe du monde pour la première fois de son histoire.
Sur le banc de la Team Melli depuis sept ans, le Lusitanien Carlos Queiroz retrouvera une sélection qu’il a coachée entre 2008 et 2010. Une pige finie après le Mondial 2010 et marquée par la relation tumultueuse entretenue avec Ronaldo. Sous les ordres de l’ancien entraîneur du Real Madrid, l’attaquant n’avait inscrit qu’un seul petit but en deux ans.
A la veille de retrouvailles forcément « très spéciales », Queiroz sait son équipe en mesure de créer la surprise. Au match précédent, la sélection iranienne ne s’était inclinée que d’un but face à l’armada espagnole (0-1).
AU PAYS DE VLAD
Ne dit-on pas que les blagues les meilleures sont les plus courtes ? Saad Samir pensait sa facétie assez furtive et discrète pour faire mouche. C’était sans compter sur les caméras présentes autour du terrain d’entraînement des Egyptiens. En plein discours de son sélectionneur, Hector Cuper, le défenseur des « Pharaons » s’est permis de pincer l’arrière-train de son camarade, Mahmoud Kahraba.

الاتحاد المصري عاقبوا لاعب مصر سعد سمير و استبعدوه من اخر مباراة بسبب اللقطة ذي !! https://t.co/IXreMStMyW— _nwaf99 (@Na..)


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Parfaitement exécuté, le geste n’a pas été du goût de tout le monde au pays. Pour éteindre la polémique, la fédération égyptienne s’est même fendue d’un message d’excuses sur Twitter. Après l’élimination précoce de Mohamed Salah et de ses coéquipiers, l’heure n’est décidément pas à l’humour.
L’ŒIL DE MOSCOU
« Aujourd’hui, vous avez l’opportunité de montrer que vous êtes argentins, en disant la vérité. »
Après la rouste reçue contre la Croatie (0-3), l’Argentine en appel à l’unité nationale… des journalistes. Alors que plusieurs rumeurs faisaient état d’une scission entre les joueurs et le sélectionneur de l’Albiceleste, Jorge Sampaoli, le président de la fédération nationale, Claudio Tapia, a convoqué une conférence de presse pour recadrer les suiveurs de son équipe.

   


Montrant du doigt « ceux qui veulent faire du mal à ce groupe et abîmer son image », le dirigeant a cru bon de rappeler aux reporters qu’ils n’étaient que des « communicants », présents au Mondial russe « grâce [aux joueurs] ». Ces mêmes joueurs qui vont sans doute contraindre les journalistes argentins à un retour précipité au pays.
KOMINTERN
La Coupe du monde est surtout l’occasion pour les journalistes de recevoir une flopée de communiqués sans intérêt. Mais ce serait bête qu’ils meurent oubliés dans nos spams.
Le Français Kevin Gameiro a réussi l’exploit de faire passer les choix capillaires de Paul Pogba pour des sommets de sobriété. Une marque de shampoing partenaire de l’attaquant de l’Atlético Madrid se réjouit de voir sa tête de gondole arborer sur le cuir chevelu « l’emblème national, un coq aux couleurs de la France, (…) pour montrer tout son soutien à l’équipe de France ».
Pourtant réputé pour sa discrétion, l’international s’est dit « fier » de cette collaboration le contraignant à exhiber une coiffure par lui-même qualifiée d’« osée ». On nous dit que, depuis le camp de base tricolore d’Istra (Russie), Paul aurait certifié cette « Pogcoupe ».
POUCHKINE BALL
La Gazette est aussi poète. Aujourd’hui, Paul Pogba débute sa conférence de presse par quelques mots d’Alexandre Pouchkine.

   


« Sachez que j’aurais su me taire
Si de vous voir, de vous parler,
J’avais l’espoir. J’eusse rêvé
Toujours, toujours à nos rencontres,
Mais dans ce pays isolé
Vous semblez être un exilé. »
Alexandre Pouchkine, « Eugène Onéguine »
RUSSIA TODAY
Les matchs du lundi 25 juin (à suivre en direct sur Le Monde.fr)
16 heures : Arabie saoudite-Egypte et Uruguay-Russie (groupe A)
20 heures : Iran-Portugal etEspagne-Maroc (groupe B)

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Que doit faire l’Argentine pour se qualifier ? Le Brésil et l’Allemagne peuvent-ils encore être éliminés ? Le point avant le troisième match, décisif pour la qualification en huitièmes de finale du Mondial.
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Coupe du monde 2018 : les scénarios de qualification dans tous les groupes

Que doit faire l’Argentine pour se qualifier ? Le Brésil et l’Allemagne peuvent-ils encore être éliminés ? Le point avant le troisième match, décisif pour la qualification en huitièmes de finale du Mondial.



Le Monde
 |    24.06.2018 à 23h54
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 12h41
    |

            Clément Martel








                        


Alors que les groupes A et B disputent, lundi 25 juin, leur troisième rencontre, les situations sont très différentes suivant les poules de cette Coupe du monde. Voilà ce que doit faire chaque nation pour se qualifier, quand c’est encore possible.
Sont déjà qualifiés : Russie, Uruguay, France, Croatie, Belgique, Angleterre.Sont déjà éliminés : Egypte, Maroc, Arabie Saoudite, Pérou, Costa Rica, Tunisie, Panama, Pologne.
Point de règlement : on départage deux équipes à égalité grâce à la différence de buts générale, puis par le plus grand nombre de buts inscrits (voir en bas de l’article pour plus de détails).

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                Coupe du monde 2018 : le classement de tous les groupes



Groupe A

   


Lundi 25 juin, 16 heures : Uruguay - Russie et Arabie Saoudite - Egypte
La Russie est qualifiée et sera première du groupe si elle ne perd pas contre l’Uruguay.
L’Uruguay est qualifié et sera premier du groupe s’il bat la Russie.
L’Egypte et l’Arabie Saoudite sont éliminées.

        Lire aussi :
         

          Le classement du groupe A



Groupe B

   


Lundi 25 juin, 20 heures : Espagne - Maroc et Iran - Portugal
Le Portugal doit faire match nul face à l’Iran pour se qualifier. Il peut être qualifié en cas de défaite si l’Espagne perd avec un plus grand écart de buts.
L’Espagne doit faire match nul face au Maroc pour se qualifier. Elle peut être qualifiée en cas de défaite :
- si le Portugal perd avec un plus grand écart de buts.
- si elle ne perd que par un but d’écart et que l’Iran fait match nul en ne marquant pas trois buts de plus que l’Espagne.
En cas de défaite du Portugal et de l’Espagne, l’équipe concédant le pire écart de buts sera éliminée. Si tous deux l’emportent, l’équipe avec la plus large victoire terminera première. Si les deux pays gagnent ou perdent sur le même score, ils seront séparés par leur nombre de cartons jaunes ou rouges (actuellement deux jaunes pour le Portugal, un pour l’Espagne). S’ils sont encore à égalité sur ce critère, un tirage au sort les départagera.
L’Iran doit battre le Portugal pour se qualifier. Un match nul peut suffire si l’Espagne perd par plus d’un but d’écart ou si l’Iran marque trois buts de plus que l’Espagne, et qu’elle le devance au classement du fair-play.
Le Maroc est éliminé.

        Lire aussi :
         

          Le classement du groupe B



Groupe C

   


Mardi 26 juin, 16 heures : Danemark - France et Australie - Pérou
La France est qualifiée et sera première du groupe si elle ne perd pas contre le Danemark.
Le Danemark doit faire match nul pour se qualifier et sera premier s’il bat la France. Il peut également se qualifier en cas de défaite
- si l’Australie ne bat pas le Pérou ;
- s’il perd par un but d’écart, que l’Australie gagne par un but d’écart et qu’il marque plus de buts que l’Australie.
L’Australie est qualifiée si elle bat le Pérou et que le Danemark perd contre la France, à condition que l’Australie gagne avec plus d’un but d’écart ou que le Danemark perde par plus d’un but d’écart.
Le Pérou est éliminé.

        Lire aussi :
         

          Le classement du groupe C



Groupe D

   


Mardi 26 juin, 20 heures : Islande - Croatie et Nigeria - Argentine
La Croatie est qualifiée et ne doit pas perdre contre l’Islande pour être première du groupe. Mais son importante différence de buts lui garantit quasiment la première place quoi qu’il en soit.
Le Nigeria est qualifié si :
- il bat l’Argentine ;
- il fait match nul et que l’Islande ne bat pas la Croatie.
L’Argentine est qualifiée si :
- elle bat le Nigeria et que l’Islande ne gagne pas.
- elle bat le Nigéria et gagne avec deux buts d’écart de plus que l’Islande.
- elle bat le Nigéria, gagne avec un but d’écart de plus que l’Islande et devance l’Islande au classement du fair-play. Pour l’instant, l’Argentine a reçu trois cartons jaunes et l’Islande aucun.
L’Islande doit absolument battre la Croatie et espérer que le Nigaria ne gagne pas. Dans cette configuration, elle sera qualifiée si :
- l’Argentine et le Nigeria font match nul et qu’elle gagne par trois buts d’écarts au moins ;
- l’Argentine et le Nigeria font match nul et qu’elle gagne par deux buts d’écarts en marquant plus de buts que le Nigeria ;
- l’Argentine gagne par le même écart de buts qu’elle, ou un écart inférieur.
Groupe E

   


Mercredi 27 juin, 20 heures : Serbie - Brésil et Suisse - Costa Rica
Le Brésil ne doit pas perdre face à la Serbie pour assurer sa qualification. En cas de défaite, il sera qualifié si la Suisse perd avec un écart de buts inférieur ou égal.
La Suisse est qualifiée si elle ne part pas contre le Costa Rica. Elle sera qualifiée même en cas de défaite si :
- la Serbie perd contre le Brésil ;
- la Serbie fait match nul, la Suisse perd par un but d’écart, et la Serbie ne marque pas deux buts de plus que la Suisse ;
- la Serbie bat le Brésil avec un but d’écart de plus que la défaite de la Suisse : Brésil et Suisse seraient alors départagés au nombre de buts marqués (trois chacun actuellement), et le cas échéant au classement du fair-play (actuellement quatre cartons pour la Nati, trois pour la Seleçao).
La Serbie se qualifie à coup sûr en cas de victoire. En cas de match nul, les Serbes dépendront du résultat de la Suisse (voir ci-dessus).
Le Costa Rica est éliminé.

        Lire aussi :
         

          Le classement du groupe E



Groupe F

   


Mercredi 27 juin, 16 heures : Mexique - Suède et Corée du Sud - Allemagne
Le Mexique est qualifié et premier du groupe s’il ne perd pas contre la Suède. En cas de défaite, il est qualifié si l’Allemagne ne bat pas la Corée du Sud.
La Suède est qualifiée si elle l’emporte ou fait un meilleur résultat que l’Allemagne.
L’Allemagne doit l’emporter par deux buts d’écart au moins, ou faire un meilleur résultat que la Suède pour être assurée de se qualifier.
Si la Suède et l’Allemagne font chacun match nul, l’équipe qui aura marqué le plus grand nombre de buts sera qualifiée. En cas de score nul similaire dans les deux rencontres, l’Allemagne sera qualifiée.
La Corée du Sud est qualifiée si elle bat l’Allemagne, que la Suède perd et qu’elle a une meilleure différence de buts générale, ou une meilleure attaque en cas d’égalité, que l’Allemagne et la Suède.
En cas de victoire de la Suède et de l’Allemagne, ces deux nations et le Mexique se retrouveront à égalité à 6 points. Les deux qualifiés et leur ordre seront déterminés à la différence de but générale, puis à la meilleure attaque. En cas d’égalité, les rencontres particulières deviennent déterminantes.

        Lire aussi :
         

          Le classement du groupe F



Groupe G

   


Jeudi 28 juin, 20 heures : Angleterre - Belgique et Panama - Tunisie
L’Angleterre est qualifiée et est assurée de la première place si elle bat la Belgique.
La Belgique est qualifiée et est assurée de la première place si elle bat l’Angleterre.
En cas de match nul, les deux équipes seront départagées au classement du fair play : l’Angleterre compte deux cartons jaunes et la Belgique trois. Si les deux sont à égalité en termes de cartons, un tirage au sort déterminera le premier.
Le Panama et la Tunisie sont éliminés.

        Lire aussi :
         

          Le classement du groupe G



Groupe H

   


Jeudi 28 juin, 16 heures : Sénégal - Colombie et Japon - Pologne
Le Sénégal est qualifié s’il ne perd pas.
La Colombie est qualifiée si elle bat le Sénégal ou si elle fait match nul et que le Japon s’incline.
Le Japon est qualifié s’il ne perd pas contre la Pologne ou en cas de défaite si :
- la Colombie bat le Sénégal avec un écart de buts supérieur à la défaite du Japon ;
- le Sénégal bat la Colombie
La Pologne est éliminée.
En cas d’égalité
Si deux (ou plus) équipes sont à égalité en termes de points, elles seront départagées en recourant à ces règles, dans l’ordre (si la première ne permet pas de déterminer un vainqueur, on passe à la suivante).
Différence de buts (générale)Nombre de buts marquésNombre de points obtenus lors du face à faceDifférence de buts particulièrePlus grand nombre de buts marqués lors du face à faceNombre de points fair play (chaque carton ôte des points)Tirage au sort
Cet article sera mis à jour au fur et à mesure des résultats



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Les Français Pierre Gasly et Esteban Ocon ont abandonné devant leur public venu nombreux. Gagnée par Hamilton, la course a tenu ses promesses, à quelques « couacs » près.
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Grand Prix de F1 en France : un retour réussi malgré quelques couacs

Les Français Pierre Gasly et Esteban Ocon ont abandonné devant leur public venu nombreux. Gagnée par Hamilton, la course a tenu ses promesses, à quelques « couacs » près.



Le Monde
 |    24.06.2018 à 22h29
 • Mis à jour le
24.06.2018 à 23h58
    |

            Catherine Pacary








                        



   


Mission accomplie. Le Grand Prix de Formule 1 a réussi son retour en France après dix ans d’absence, dimanche 24 juin, devant des tribunes combles. 65 000 personnes enthousiastes, arrivées tôt le matin, ont assisté à la victoire du champion en titre Lewis Hamilton (Mercedes) à l’issue d’une course animée, marquée par deux accrochages dès le premier tour : entre le Finlandais Valtteri Bottas (Mercedes) et l’Allemand Sebastian Vettel (Ferrari) d’une part ; entre Pierre Gasly (Toro Rosso) et Esteban Ocon (Force India) d’autre part. Seul Français encore en piste, Romain Grosjean (Haas) termine aux portes des points. Un résultat tricolore décevant dans un bilan globalement positif. C’est une des rares améliorations à apporter à la prochaine édition.
Pierre Gasly et Esteban Ocon devaient être les héros de leur premier Grand Prix à domicile. « Je préparais cette course depuis très longtemps. (…)  J’attendais ce retour de la F1 en France devant tous ces fans. C’est minable… », a déclaré à chaud Esteban Ocon dans la zone mixte après son abandon, avant de régler ses comptes avec ses compatriotes. « Je suis surtout énervé contre Romain [Grosjean, qui lui a mis un] coup de roue sans aucune raison », s’est plaint le natif d’Evreux (Eure). « Je n’en veux pas vraiment à Pierre [Gasly] car j’aurais peut-être été quand même obligé d’abandonner avant qu’il ne me percute. » Reconnu fautif par les commissaires de course et pénalisé de 5 secondes, Romain Grosjean a répliqué à Esteban Ocon par point presse interposé : « Qu’il apprenne avant de parler, sérieusement. » Le pilote Haas n’a toujours pas inscrit de point au championnat cette année.

A nightmare of a 'French Kiss' at Turn 1

Gasly and Ocon both retire from their first home race

— F1 (@Formula 1)


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Course à rebondissements
La course a ensuite tenu toutes ses promesses malgré une météo menaçante mais finalement ensoleillée. Le circuit Paul-Ricard, unique de par son revêtement de « grip » – adhérence – de différentes couleurs, s’est révélé spectaculaire. Peut-être parce que, hypersécurisé, il autorise toutes les audaces.
Ainsi, lors du premier accrochage, Sebastian Vettel a manqué son freinage et touché Valtteri Bottas, qui est sorti de la piste. Reconnu fautif, l’Allemand de Ferrari, lui aussi pénalisé de 5 secondes, est reparti des stands à la 11e place, gratifiant du coup la course d’une « remontada » riche en dépassements osés jusqu’à la 5e place. Au final, Lewis Hamilton, qui abordait le Paul-Ricard avec un seul point de retard sur Sebastian Vettel, reprend la tête du classement général des pilotes.

   


Le public au rendez-vous
Le public a apprécié. Il s’était déplacé en masse ce week-end, ce qui n’était pas acquis : 1 000 scolaires jeudi, 30 000 personnes vendredi, 50 000 samedi et 65 000 dimanche. « Ici on aime la bagnole », avait prévenu un journaliste local. De vrais fans, effectivement, prêts à débourser 540 euros pour un pass trois jours ou « à partir de 499 euros » en tribune Or, face à la ligne de départ.
De son côté, le Groupement d’intérêt public (GIP) organisateur et promoteur de l’événement, n’avait, il est vrai pas lésiné pour attirer le chaland. Ce n’est pas à une course mais à trois jours de festivités auxquelles il était convié, entre les courses de Formule 2 et de GP3 le premier jour, les courses de voitures anciennes (samedi) en plus des essais et qualification en F1.
Hors course, plusieurs attractions ont ponctué le dimanche, comme la démonstration de l’hélicoptère Caïman, la prestation de l’homme volant Franky Zapata, la parade, la fanfare militaire, le concert de David Guetta, le show de la patrouille de France – au-dessus de l’aérodrome qui jouxte la piste, mais dos aux tribunes de prestige, d’où les sifflets et les « Remboursés ! » qui ont fusés des gradins. Et pour faire un break avaient été montés pour le week-end, un « village » provençal avec dégustation de produits locaux, un boulodrome, des simulateurs de conduite eSport, des stands de changement de pneus, une salle de cinéma 3D, une fête foraine…

   


Embouteillages
Revers de la médaille, d’importants embouteillages se sont formés, essentiellement vendredi, déchaînant la fureur et l’agressivité des réseaux sociaux. Les organisateurs ont été pris de cours par l’afflux des voitures (30 000 personnes pour 15 000 attendues) un jour d’avant week-end qui connaît déjà un important « flux routier bureau-domicile », selon Christian Estrosi, président du GIP et maire de Nice. Le tout sur un réseau routier esthétiquement superbe, entre montagne de la Sainte-Baume et vue sur la baie de La Ciotat, mais réduit à trois départementales sinueuses grimpant jusqu’au plateau du Castellet. La préfecture a réagi, mais tardivement, en mettant un tronçon en double file.
Samedi, la circulation était mieux régulée, même si le départ en soirée a encore été compliqué. Dimanche, la leçon était retenue, les premiers spectateurs arrivant dès 7 heures du matin, en moto, scooter, à pied, voire en vélo. Un étalement escompté au retour, même si le concert de David Guetta, qui devait retenir une partie du public, a été perturbé par une forte averse. « C’est une énorme machine, avec un gros niveau d’exigence », commente Jean-Claude, 52 ans, un des 1 500 temporaires embauchés pour l’occasion.
« L’Autriche, c’est dans cinq jours »
La circulation restera le principal point pratique à améliorer pour la prochaine édition, mais également à relativiser. A titre de comparaison, les quelque 250 000 personnes venues assister aux 24 Heures le 17 juin n’ont pas bronché alors qu’il fallait compter une heure quinze simplement pour sortir de l’enceinte du circuit – ils ont l’habitude.

        Lire aussi :
         

                Grand Prix de France de F1 : un retour politique



Le GIP a quelques mois devant lui pour rectifier ses « erreurs de jeunesse ». Teams et pilotes en revanche n’ont pas le temps de s’appesantir. « L’Autriche c’est dans cinq jours », rappelait le pilote McLaren Fernando Alonso pour se motiver après sa prestation décevante (abandon). Pierre Gasly et Esteban Ocon doivent eux aussi se concentrer sur la prochaine manche. « On va vite passer à autre chose, tente Esteban Ocon. Mais le cœur n’y est pas. Après, c’est sûr qu’il n’y a qu’un seul Grand Prix de France par an... »

Classement du GP de France
Classement général du Grand Prix de France, 8e manche du Championnat :  1. Lewis Hamilton (GBR/Mercedes). 2. Max Verstappen (NED/Red Bull-Renault). 3. Kimi Räikkönen (FIN/Ferrari). 4. Daniel Ricciardo (AUS/Red Bull-Renault). 5. Sebastian Vettel (GER/Ferrari). 6. Kevin Magnussen (DEN/Haas-Ferrari). 7. Valtteri Bottas (FIN/Mercedes). 8. Carlos Sainz Jr (ESP/Renault). 9. Nico Hülkenberg (GER/Renault). 10. Charles Leclerc (MON/Sauber-Ferrari). 11. Romain Grosjean (FRA/Haas-Ferrari). 12. Stoffel Vandoorne (BEL/McLaren-Renault). 13. Marcus Ericsson (SWE/Sauber-Ferrari). 14. Brendon Hartley (NZL/Toro Rosso-Honda). 15. Sergey Sirotkin (RUS/Williams-Mercedes). 16. Fernando Alonso (ESP/McLaren-Renault), abandon 50e tour. 17. Lance Stroll (CAN/Williams-Mercedes), abandon 48e tour.  Abandons : Esteban Ocon (FRA/orce India), 1er tour. Pierre Gasly (FRA/Toro Rosso-Honda) 1er tour. Sergio Pérez (MEX/Force India): 28e tour.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Défaits lors de leur premier match, les « Cafeteros » ont pris le dessus sur les Polonais (3-0), première équipe européenne éliminée du Mondial russe.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ 
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<filnamedate="20180625"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180625"><AAMMJJHH="2018062519">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Sur les réseaux sociaux, un déluge de haine a visé Jimmy Durmaz, né de parents assyriens, dont la faute a offert le coup franc victorieux à l’Allemagne.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Coupe du monde : gueule de bois en Suède après le coup franc de Kroos et les insultes racistes contre Durmaz

Sur les réseaux sociaux, un déluge de haine a visé Jimmy Durmaz, né de parents assyriens, dont la faute a offert le coup franc victorieux à l’Allemagne.



Le Monde
 |    24.06.2018 à 16h35
 • Mis à jour le
24.06.2018 à 16h59
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


La perfection de l’exécution puis de la trajectoire du ballon a fait le tour du monde. A la dernière minute du match face à la Suède, samedi 23 juin, Tony Kroos a catapulté une merveille de coup franc et offert un sursis à l’Allemagne, championne du monde en titre, passée très près de l’élimination face aux Scandinaves.
Le milieu du Real Madrid était visiblement le seul à croire à pareil miracle. Juste avant le tir, Mats Hummels, contraint au repos, tentait de communiquer ses consignes à Kroos depuis le banc de touche. « Je lui ai crié fort qu’il devait centrer, expliquait le défenseur après le match. Après, j’en ai pris pour mon grade dans le vestiaire. »

On se le refait parce qu'il est tout simplement SU-BLI-ME : revoyez encore et encore et encore le coup franc de Ton… https://t.co/hhMDg3zYJK— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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La suite est connue : trop excentré pour viser la lucarne opposée, le milieu a transmis la balle à Reus, qui la lui bloquait, et lui offrait un angle bien plus ouvert. Crucifiée à la toute fin du temps additionnel, la Suède devra désormais s’imposer contre le Mexique, mercredi 27 juin, pour espérer rallier les huitièmes de finale du Mondial. Avant de se tourner vers l’affrontement d’« El Tri », l’heure était au règlement de comptes et à la recherche de coupables, dès le retour aux vestiaires.

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                Coupe du monde 2018 : pour aller de l’avant, l’Allemagne devra mieux assurer ses arrières



Insultes racistes et menaces de mort
Auteur de la faute sur Timo Werner à l’origine du coup franc de Kroos, Jimmy Durmaz a reçu un déluge d’insultes racistes et des menaces de mort après le coup de sifflet final. Plusieurs milliers de messages haineux ont ainsi été recensés sur Internet. « J’ai toujours vu de la haine sur les réseaux sociaux, a réagi le joueur du Toulouse FC, né en Suède de parents assyriens. Si vous avez subi ça toute votre vie, ce n’est pas quelque chose de grave. Je suis fier de représenter mon pays. »
Entré comme lui dans les vingt dernières minutes de jeu, John Guidetti a défendu son coéquipier et plaidé son « manque de chance » sur l’action fatale : « Il a couru et s’est battu tout le temps. (…) C’est complètement idiot de lui adresser autant de haine à cause de ça. »
Au lendemain de la rencontre, la Fédération suédoise de football a annoncé avoir signalé les messages destinés à son joueur à la police. « C’est désagréable et extrêmement scandaleux de voir le traitement que Jimmy Durmaz a subi, a dénoncé le secrétaire général de l’organisation, Hakan Sjöstrand. Complètement inacceptable. »

#CM2018 
A la fin de #ALLSUE #GERSWE, une grosse rixe a éclaté entre les deux bancs !! 
— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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La fin de match a décidément été bien agitée. Après le coup de canon de Kroos, le banc suédois s’est plaint de provocations de plusieurs membres de la délégation allemande. Une démonstration de joie moyennement appréciée par les Scandinaves et leur sélectionneur, Janne Andersson : « Ça m’a vraiment agacé et mis en colère. Ça ne se fait pas : vous vous congratulez et vous laissez l’adversaire à sa tristesse, vous ne réagissez pas comme ça, aussi fort. »
Concédant une réaction « trop émotionnelle » des siens, la Fédération allemande a pris soin de dégonfler la polémique d’un tweet, conclu d’un « Ursäkta ! » (« pardon ! »).



                            


                        

                        

