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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Le fondateur du groupe CMA CGM, troisième transporteur mondial de marchandises par bateau, est mort, dimanche, à l’âge de 81 ans.
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La mort de l’entepreneur Jacques Saadé

Le fondateur du groupe CMA CGM, troisième transporteur mondial de marchandises par bateau, est mort, dimanche, à l’âge de 81 ans.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 17h30
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 17h37
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            

Paris, un soir de mai 2016. La famille Saadé reçoit ses invités dans un Grand Palais transformé en port de commerce. Crinière blanche, costume sombre, fines lunettes ajustées sur le nez, Jacques Saadé déambule entre les 300 conteneurs empilés sous la nef pour une exposition exceptionnelle, entraînant dans son sillage une cohorte de patrons, d’avocats, d’amis libanais, de femmes en robe du soir. Arrive François Hollande, venu de l’Elysée en voisin. Le petit groupe monte au balcon. D’en haut, entourés de tous ceux qui comptent à Paris, le fondateur de CMA CGM et ses enfants admirent les « boîtes » bleues, vertes, rouges qui ont fait leur fortune. Oubliant les épreuves passées, ils pensent déjà à leurs prochaines acquisitions.
Jacques Saadé, mort dimanche 24 juin à l’âge de 81 ans, est resté sur le pont jusqu’au dernier moment ou presque. En 2017, il avait transmis à son fils Rodolphe les commandes du groupe familial, numéro trois mondial du transport maritime avec 30 000 salariés. Mais, au moins les premiers temps, il venait encore tous les jours au siège, à Marseille, dans l’immense tour qu’il avait fait construire par l’architecte Zaha Hadid. Il s’était même lancé dans une nouvelle aventure : le développement de Beaupré, une source du Var achetée par le groupe.
C’était un « entrepreneur visionnaire », « un des premiers à anticiper l’immense potentiel de la Chine », a réagi lundi le premier ministre Edouard Philippe. « Un grand industriel », a ajouté son prédécesseur Manuel Valls. La réussite de CMA CGM le classait au 19e rang des fortunes professionnelles de France, selon le mensuel Capital.
Une incroyable ascension
Le patriarche des mers était né le 7 février 1937 à Beyrouth, au Liban, mais avait passé son enfance en Syrie. Son père y avait bâti un petit empire dans le commerce de l’huile et du tabac. Diplômé de la London School of Economics en 1957, Jacques Saadé se prépare à lui succéder...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Le nombre de véhicules électriques en libre-service et de stations disponibles à Paris diminuera progressivement à partir du 2 juillet.
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Autolib’ : arrêt progressif du service d’ici au 31 juillet

Le nombre de véhicules électriques en libre-service et de stations disponibles à Paris diminuera progressivement à partir du 2 juillet.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 16h11
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 16h49
   





                        



   


Autolib’ s’arrêtera le 31 juillet après une diminution progressive du nombre de véhicules et de stations disponibles à partir du 2 juillet, a-t-on appris lundi 25 juin auprès du service parisien de voitures électriques en libre-service.
Cette solution permettra ainsi une « extinction progressive » du service plutôt qu’un « arrêt brutal », a-t-on souligné chez Autolib’, dont le contrat avec le syndicat mixte Autolib’ Vélib’, réunissant 103 communes dont Paris, a été résilié jeudi.
Ce délai permettra ainsi de gérer la fin du service par rapport aux employés, aux abonnés et à la question des transferts d’actifs, notamment le devenir des bornes et pour la récupération de 4 000 voitures, selon Autolib’.
Le syndicat mixte, qui rassemble les élus partenaires, a confirmé que le service s’arrêterait progressivement « comme les élus le souhaitaient dans l’intérêt des abonnés et des salariés », en rappelant que « l’injonction du groupe Bolloré » lui demandant de payer la facture du déficit par courrier, le 25 mai, avait entraîné la résiliation du contrat.
Le groupe « s’est également engagé, comme il en a la responsabilité, à travailler au reclassement des 254 salariés », ajoute le syndicat d’élus.

        Lire notre reportage:
         

          « Un gâchis humain » : les salariés d’Autolib’ témoignent



Changement des façons de se déplacer, image dégradée
Le syndicat mixte, où la Ville de Paris est majoritaire, et le groupe Bolloré se renvoient depuis des semaines la responsabilité du déficit, estimé par Bolloré à un total de 293,6 millions et dont il accepte de ne prendre en charge que 60 millions. Le syndicat s’est refusé à acquitter une « facture démesurée ».

        Lire l’analyse:
         

          Autolib’ : un fiasco aux responsabilités partagées



Lancé en fanfare en 2011 sous Bertrand Delanoë, le dispositif fort de 150 000 abonnés a dû faire face à un changement des façons de se déplacer, avec le vélo électrique, le VTC et la location de véhicules privés, sans compter une image dégradée et des voitures souvent sales.
Le service devait, pourtant, au départ dégager un bénéfice d’au moins 56 millions d’euros par an, mais Bolloré avait rapidement annoncé un léger, puis un lourd déficit, déclenchant un audit et une procédure de conciliation rompue fin mai.
Sans attendre la rupture effective, la maire de Paris, Anne Hidalgo, avait reçu à la mi-juin des constructeurs désireux de reprendre le marché parisien, sous d’autres formes, qui pourraient commencer avant la fin de l’année.
Autolib’ a été en son temps « une belle invention, avec une vision révolutionnaire qui a offert et offre un service apprécié aux Parisiens et métropolitains », avait-elle néanmoins salué.
Il y a six jours, une pétition a été lancée sur Change.org pour demander le « maintien du service public Autolib’ ». Elle avait rassemblé plus de 33 000 personnes lundi matin.

        Lire aussi :
         

                Après la fin d’Autolib’, l’avenir incertain de l’auto-partage à Paris






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Madame, condamnée à les restituer sous astreinte à Monsieur, soutient qu’elle a perdu les bijoux ou qu’ils lui ont été volés, ce qui constitue une « cause étrangère » justifiant qu’elle ne s’exécute pas de son obligation.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Pas la moindre mauvaise nouvelle qui puisse tempérer l’enthousiasme des opérateurs, observe le correspondant du « Monde » à New York. Mais la prudence s’impose : l’endettement des entreprises privées non bancaires atteint 11 000 milliards et leur taux d’endettement a augmenté de 30 % depuis la crise financière de 2007.
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Etats-Unis : « Cherche mauvaise nouvelle désespérément »

Pas la moindre mauvaise nouvelle qui puisse tempérer l’enthousiasme des opérateurs, observe le correspondant du « Monde » à New York. Mais la prudence s’impose : l’endettement des entreprises privées non bancaires atteint 11 000 milliards et leur taux d’endettement a augmenté de 30 % depuis la crise financière de 2007.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 15h32
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Marchés. Tout va très bien. Tout va très bien… madame la Marquise, serait-on tenté d’ajouter. Pour se couvrir, se protéger de ne pas avoir vu venir la tempête. Car aux Etats-Unis, le ciel est d’airain. Pas la moindre mauvaise nouvelle qui puisse tempérer l’enthousiasme des opérateurs.
La croissance va bon train, le chômage est au plus bas depuis le tournant du siècle et pourrait même tomber à 3,6 %. Et on ne peut pas accuser la Bourse de folie : les marchés se sont stabilisés depuis la mini-correction de janvier, tandis que la Réserve fédérale normalise sa politique en réduisant la taille de son bilan et en remontant progressivement ses taux.
Sous l’ère Trump, on prétend avoir aboli les crises économiques et avoir inventé la croissance éternelle, comme on croyait avoir atteint la fin de l’histoire et la paix perpétuelle après la chute du mur de Berlin. On sait qu’il n’en est rien, mais l’affaire est délicate à démontrer tant le président de la Réserve fédérale Jay Powell, qui donne le la à Wall Street, s’est montré optimiste. Pas de bulle financière chez les particuliers. Les banques ? Elles sont capables de résister à une crise comparable à celle de 2008. La guerre commerciale : zéro trace dans les chiffres. L’inflation : nous voilà revenus à la normale.
Les Cassandre avec Patrick Artus
Cherche mauvaise nouvelle désespérément : on s’est résolu à traverser l’Atlantique pour jouer les Cassandre avec l’économiste Patrick Artus. On se rappelle l’aveuglement quasi généralisé qui prévalait avant l’explosion de la bulle Internet en 2000 et celle du surendettement immobilier de 2007. Cherchons donc ce que nous ne voyons pas.
Le chômage, qui devient trop bas. A 3,6 % en 2019, les entreprises ne parviendront plus à embaucher, prédit M. Artus. Ce phénomène freinera la croissance et dopera l’inflation. Le risque est d’autant plus fort que les gesticulations de Donald Trump commencent à dissuader les étrangers de venir...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Deux initiatives récentes redonnent un élan au système des prêts d’œuvres d’art.
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Jouir d’une œuvre d’art sans la posséder

Deux initiatives récentes redonnent un élan au système des prêts d’œuvres d’art.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 12h45
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 13h00
    |

                            Roxana Azimi








                        



                                


                            

Vivre avec une œuvre originale chez soi sans la posséder. En jouir sans que cela pèse sur le porte-monnaie. Ce rêve est depuis longtemps devenu réalité grâce au réseau des artothèques municipales lancées dans les années 1970 en France.
Deux initiatives récentes, montées par l’Ecole des beaux-arts de Nantes et le Centre national édition art image (CNEAI), à Pantin, redonnent un élan au système des prêts d’œuvres d’art.
La location s’adresse avant tout à ceux qui n’ont pas encore sauté le pas de l’achat. « Lorsqu’un collectionneur visite une exposition, il se pose cette question : “Avec quelle œuvre aimerais-je vivre ?”, indique Sylvie Boulanger, directrice du CNEAI. On a voulu transmettre cette disposition d’esprit à ceux qui ne peuvent acheter d’œuvres d’art ou qui n’y ont pas pensé. »
Aussi le centre d’art a-t-il lancé en septembre 2017 le programme « Le collectionneur ». Moyennant une adhésion annuelle de 25 euros et 5 euros par location, particuliers et entreprises peuvent piocher dans un fonds de 800 œuvres. Plus qu’une simple location, il s’agit de monter une exposition chez soi, dans son appartement ou dans le hall de sa société.

Lorsque l’Ecole des beaux-arts de Nantes a hérité voilà trois ans de 500 œuvres de l’artothèque municipale qui venait de fermer ses portes, son directeur, Pierre-Jean Galdin, fut d’abord embarrassé. Avant de décider de relancer le système de location.
« Les prêts pratiqués par l’artothèque avaient baissé les dernières années, sans doute parce qu’elle n’avait pas réussi à toucher un autre public, remarque Pierre-Jean Galdin. Le public “cible” préfère acheter plutôt qu’emprunter. Les choses ont changé quand on a numérisé les œuvres qu’on peut désormais voir en ligne. »
En avril est née la formule Art Delivery, sur le modèle de Deliveroo, avec un coût de 60 euros par œuvre empruntée sur une durée de trois mois. Petit...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Les tests suspendus depuis des mois ont repris, pour des livraisons toujours prévues en 2021.
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Le C919, premier avion de ligne chinois, reprend ses essais en vol

Les tests suspendus depuis des mois ont repris, pour des livraisons toujours prévues en 2021.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 12h25
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 12h29
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            

Après quelques mois sans nouvelles, le moyen-courrier chinois C919 a repris ses essais, vendredi 22 juin. L’occasion pour le constructeur chinois, Commercial Aircraft Corporation of China (Comac), d’affirmer que le programme suit son cours, sans encombre. Le magazine américain spécialisé Aviation Week avait affirmé quelques jours plus tôt que les deux prototypes du C919 restaient au garage depuis trois mois afin d’effectuer des changements sur les flaperons et la queue. Rien que de très normal dans une phase de tests, a répondu le constructeur après l’annonce des nouveaux vols d’essai. Le calendrier sera respecté, a assuré l’entreprise : certification pour le marché chinois prévue fin 2020, et livraison aux compagnies aériennes pour 2021.
Le premier avion moyen-courrier du constructeur chinois a effectué son vol d’essai en mai 2017. Avec cet appareil capable de transporter 168 passagers sur 5 550 kilomètres, le groupe espère rivaliser sur les vols régionaux avec les deux stars internationales du moyen-courrier, le B737 de l’américain Boeing et l’A320 de l’européen Airbus, qui forment un duopole.
Mais en cherchant à entrer dans la cour des grands, Comac se heurte aux difficultés inhérentes à un projet industriel ambitieux. Au moment du lancement du projet en 2008, l’entreprise prévoyait d’effectuer ses premières livraisons en 2016. Il a fallu attendre 2017 pour voir le premier appareil s’envoler pour un premier test. Ce qui ne l’empêcha pas de susciter la fierté nationale, la fabrication d’un avion de ligne symbolisant aux yeux du grand public une industrie nationale avancée et puissante. Dans un communiqué, Comac explique que l’appareil a subi des ajustements de stabilité pour le prototype 101, testé à Shanghaï, et un renforcement pour le 102, qui vole à Xi’an. Le constructeur prévoit quatre autres avions tests au cours du développement de l’appareil.
Les avantages d’une économie dirigée
Les retards ne sont pas une surprise pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Le conseil d’administration de la compagnie tente de se mettre d’accord sur un nom pour remplacer Jean-Marc Janaillac parti en mai. Faut-il vraiment un spécialiste du secteur, s’interroge Philippe Escande, éditorialiste économique du « Monde ».
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« La balance penche progressivement vers une internationalisation de la gouvernance d’Air France-KLM »

Le conseil d’administration de la compagnie tente de se mettre d’accord sur un nom pour remplacer Jean-Marc Janaillac parti en mai. Faut-il vraiment un spécialiste du secteur, s’interroge Philippe Escande, éditorialiste économique du « Monde ».



Le Monde
 |    25.06.2018 à 12h17
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 16h28
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. Les CV circulent à grande vitesse autour de la grande table du conseil d’administration d’Air France-KLM. Les dix-huit administratrices (7) et administrateurs (11) de la compagnie tentent de s’accorder sur un nom pour remplacer Jean-Marc Janaillac parti le 4 mai sur un référendum perdu. Ou au moins sur un profil. Avec, si possible, au moins trois cases à cocher : la capacité stratégique et managériale, la compétence en matière de dialogue social et la connaissance sur secteur aérien. Mais au cas où aucun oiseau rare ne réuni ces trois éléments, lesquels mettre en priorité ?
Difficile de mettre tout le monde d’accord. D’autant que manifestement aucun des dossiers retenus ne semble réunir ces trois conditions. Alors le conseil, sous la houlette de sa présidente Anne-Marie Couderc, s’est résolu à trouver un bon manager, habile négociateur, et à mettre au second rang sa connaissance du métier. Face aux rumeurs de presse qui évoquaient vendredi la nomination imminente du directeur financier de Veolia, Philippe Capron, le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a confirmé ce week-end, qu’il était bien dans la « short list », mais que rien n’était fait. Philippe Capron n’est pas du sérail aérien, mais connaît bien les entreprises en difficulté, dont Usinor, Vivendi et Veolia.

Est-ce suffisant ? Pas vraiment aux yeux des pilotes qui ont joué un rôle déterminant dans la démission de Jean-Marc Janaillac. Dans une lettre ouverte adressée vendredi à la présidente du conseil, les anciens présidents des syndicats de pilotes français et néerlandais, assurent que Air France-KLM a besoin d’un leader charismatique et indépendant « avec des connaissances et des compétences dans le domaine du transport aérien ».
La valse des énarques
Ce rappel n’est pas nouveau de la part d’un personnel, qui souhaite que l’on arrête la valse des énarques à la tête de la compagnie. Il est vrai que le profil traditionnel du patron...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Après ce qui ressemble à une éviction d’Estelle Sauvat, le ministère du travail s’est emparé des commandes du programme de formation de jeunes peu qualifiés et de demandeurs d’emploi longue durée peu qualifiés.
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Muriel Pénicaud reprend la main sur le plan pour les chômeurs de longue durée

Après ce qui ressemble à une éviction d’Estelle Sauvat, le ministère du travail s’est emparé des commandes du programme de formation de jeunes peu qualifiés et de demandeurs d’emploi longue durée peu qualifiés.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 11h28
    |

            Sarah Belouezzane et 
Bertrand Bissuel








                        



                                


                            
Changement de pilote pour le programme de formation des chômeurs de longue durée et des jeunes éloignés de l’emploi. La ministre du travail, Muriel Pénicaud, s’est emparée des commandes du plan d’investissement dans les compétences (PIC) – un dispositif très ambitieux doté de près de quinze milliards d’euros qui doit profiter à deux millions de personnes d’ici à 2022. En novembre 2017, le gouvernement avait confié la mise en œuvre de cette action à Estelle Sauvat. Désignée haut-commissaire à la transformation des compétences auprès de Mme Pénicaud, Mme Sauvat disposait d’une petite équipe pour mener à bien sa tâche. Mais très récemment et en toute discrétion, il a été décidé de mettre fin à ses fonctions, comme l’a révélé l’agence de presse AEF.
La ministre du travail présente ce changement comme une réorganisation tout ce qu’il y a de plus naturel. A l’AEF, elle a ainsi affirmé que la mission de Mme Sauvat consistait « à définir, à [ses] côtés, les grandes lignes du PIC ». « Les axes stratégiques sont aujourd’hui définis, les principales actions lancées. Je la remercie pour l’excellent travail accompli », a expliqué Mme Pénicaud.
Relation distendue
D’autres éléments, inavoués, semblent avoir joué dans ce qui s’apparente à une éviction doublée d’une reprise en main du PIC par le ministère du travail. Entre Mme Pénicaud et Mme Sauvat, la relation s’est distendue, pour des raisons qui divisent les acteurs au cœur du dossier car la haut-commissaire a une personnalité clivante. Responsable des questions de formation à Régions de France, David Margueritte pense que le limogeage de Mme Sauvat tient, en partie, à ses « discours souvent dépourvus de caractère opérationnel » et à une « posture parfois condescendante ». Le vrai motif est ailleurs, plaide un fin connaisseur de ces sujets, qui a travaillé avec elle : « La ministre voulait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ La société de perception et de distribution des droits d’artistes-interprètes fait face à des conflits internes.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
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La gestion de la société d’auteurs Spedidam contestée

La société de perception et de distribution des droits d’artistes-interprètes fait face à des conflits internes.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 11h19
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            
Un vent de contestation souffle au sein de la Spedidam, la Société de perception et de distribution des droits de 36 000 artistes-interprètes. « Les conflits d’intérêt n’ont que trop duré à la direction de la Spedidam », écrivent dans un communiqué Philippe Gautier, secrétaire général du bureau exécutif de l’Union nationale des syndicats d’artistes musiciens CGT (SNAM-CGT) et Jean-Luc Bernard, secrétaire général du bureau du Syndicat national des musiciens Force ouvrière (SNM-FO).
Tous deux militent pour que Jean-Paul Bazin, un ancien président, reprenne les rênes de cet organisme de gestion de droits, lors de l’assemblée générale du 28 juin. Ils mettent en cause « le mélange des genres, l’opacité (…) et les emplois familiaux » mis en place par l’équipe dirigeante actuelle. Principal grief des deux syndicalistes, la Spedidam sert à financer, sans aucune transparence, les salaires de la fille du président, François Nowak.

En effet, 65 structures choisies par la société d’auteurs perçoivent d’importantes aides de la Spedidam, à condition d’être inscrites à une formation de l’association L’Action musicale. Cette dernière a reçu 265 000 euros de la Spedidam cette année. Or, MM. Gautier et Bernard soulignent qu’« une partie est affectée aux salaires que l’association verse à la fille du président de la Spedidam ».
Une autre partie sert à louer des locaux au Syndicat des artistes-interprètes et enseignants de la musique et de la danse de Paris Ile-de-France (Samup), dont François Nowak est secrétaire général et Guillaume Damerval, le gérant de la Spedidam, trésorier.
Accusation de conflits d’intérêts
Les opposants accusent surtout François Nowak de n’avoir pas indiqué, dans sa déclaration relative aux conflits d’intérêts, que sa fille est administratrice et salariée de L’Action musicale et qu’elle a été, en 2017, salariée de deux festivals, financés et labellisés par la Spedidam, dont M. Nowak est vice-président.
Le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Rupert Stadler, le patron de la marque du groupe Volkswagen, est en détention depuis dix jours, soupçonné d’être impliqué personnellement dans la manipulation à grande échelle des moteurs diesel d’Audi.
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« Dieselgate » : Audi au cœur du scandale

Rupert Stadler, le patron de la marque du groupe Volkswagen, est en détention depuis dix jours, soupçonné d’être impliqué personnellement dans la manipulation à grande échelle des moteurs diesel d’Audi.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 13h25
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Rupert Stadler est toujours en prison. L’emblématique patron d’Audi, marque du groupe Volkswagen (VW), a dormi une fois de plus derrière les barreaux dimanche soir, après une série de dépositions jugées « insatisfaisantes » par le procureur de Munich. Depuis une semaine, M. Stadler, soupçonné d’être personnellement impliqué dans la manipulation à grande échelle des moteurs diesel d’Audi, est privé de liberté. Il avait été arrêté lundi 14 juin au matin, à son domicile d’Ingolstadt, en Bavière.
Un patron en exercice placé en détention, cela n’était jamais arrivé en Allemagne. Pour le natif de Tittin, dans le canton d’Eichstätt, à quelques kilomètres du siège d’Audi, difficile d’imaginer une fin de carrière plus humiliante. L’enfant chéri de la région est devenu le symbole d’un groupe automobile trop longtemps aveuglé par sa propre puissance.
Selon la presse allemande, le procureur a décidé de placer M. Stadler en détention après que la police judiciaire a surpris une conversation téléphonique où il discute de la possibilité de suspendre un ingénieur. Ce salarié, employé dans la « task force » mise sur pied par Audi pour faire enfin la lumière sur l’ampleur des manipulations au sein du constructeur, avait fait une longue déposition devant les magistrats où il évoquait ses difficultés à interroger certains dirigeants. Les procureurs redoutent désormais le risque de subornation de témoin et de destruction de preuve.
« Mis en danger par les magouilles d’Audi »
Rupert Stadler a jusqu’ici rejeté toutes les accusations qui pèsent contre lui. Audi rappelle qu’il bénéficie de la présomption d’innocence. Mais selon les informations du quotidien Süddeutsche Zeitung du 19 juin, qui cite des sources proches de l’enquête, tout porte à croire qu’Audi a été la cellule de développement de la fraude gigantesque orchestrée au sein du groupe Volkswagen pour contourner les contrôles antipollution. Selon les magistrats, c’est bien chez Audi...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Giovanni Tria va rapidement se heurter à la difficile élaboration du budget et aux coûteuses réformes promises par les deux partis au pouvoir, la Ligue et le Mouvement 5 Etoiles.
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En Italie, un ministre des finances sur la ligne de crête

Giovanni Tria va rapidement se heurter à la difficile élaboration du budget et aux coûteuses réformes promises par les deux partis au pouvoir, la Ligue et le Mouvement 5 Etoiles.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 14h13
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Tout ça pour ça ? Des promesses mirobolantes de baisses d’impôts, l’engagement d’abroger la réforme des retraites adoptée en 2011 puis de mettre sur pied un revenu universel, et, au-delà, l’ambition de mettre un terme à la « dictature » de Bruxelles et Berlin… pour finalement nommer un très lisse et consensuel professeur d’université de 69 ans au poste de ministre de l’économie et des finances.
Mardi 19 juin, Giovanni Tria a présenté, avec deux bons mois de retard sur le calendrier prévu, crise postélectorale oblige, le document pluriannuel économique et financier fixant le cadre de l’action budgétaire que le gouvernement entendait mener.

Ce texte, crucial parce qu’il lance un chantier semé d’embûches, celui de l’élaboration du prochain budget, préconise… le respect des engagements européens de l’Italie, une réduction du déficit budgétaire à 0,9 % du PIB en 2019, et même l’équilibre en 2020. Cela revient à dire que la mise en œuvre des engagements pris par les deux forces composant la majorité, la Ligue (droite souverainiste) et le Mouvement 5 étoiles (antisystème) semble remise à des jours meilleurs.
Sa nomination est tout sauf un hasard
Pourtant ce document, qui aurait légitimement pu susciter quelques questionnements, a été adopté par les deux chambres et, dans un parfait unanimisme, par les groupes parlementaires des deux formations au pouvoir.

Dans ce gouvernement italien peu orthodoxe, la présence de Giovanni Tria peut sembler incongrue. En réalité, elle est tout sauf un hasard. D’abord parce qu’elle est le résultat d’un compromis avec le président italien Sergio Mattarella, qui avait refusé le candidat initialement choisi par la coalition, Paolo Savona, considérant que la nomination de cet économiste très antiallemand constituerait un signal désastreux envers les partenaires européens de l’Italie et les marchés financiers.
Ses déclarations ont contribué à faire baisser la tension sur les marchés...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Le Franco-Libanais est mort dimanche à l’âge de 81 ans, a annoncé le groupe français, numéro trois mondial du transport maritime, qu’il avait fondé en 1978.
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Mort de Jacques Saadé, fondateur de CMA CGM, grande compagnie de transport maritime

Le Franco-Libanais est mort dimanche à l’âge de 81 ans, a annoncé le groupe français, numéro trois mondial du transport maritime, qu’il avait fondé en 1978.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 11h10
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 11h29
   





                        



   


Le fondateur du groupe CMA CGM, Jacques Saadé, est mort dimanche 24 juin à l’âge de 81 ans, a annoncé le groupe français, numéro trois mondial du transport maritime, sis à Marseille.
« Jacques R. Saadé avait consacré sa vie à CMA CGM. Visionnaire hors norme et entrepreneur unique, il avait fait de son groupe un leader mondial du transport maritime par conteneurs, n’ayant de cesse de le développer dans plus de 160 pays, tout en conservant sa dimension familiale et ses valeurs humaines », écrit le groupe dans son communiqué.
« J’ai appris avec tristesse le décès de Jacques Saadé, fondateur de @cmacgm, entreprise familiale et fleuron français. Depuis la Chine, dont il a été l’un des premiers à anticiper l’immense potentiel, hommage à cet entrepreneur visionnaire », a réagi sur Twitter le premier ministre, Edouard Philippe, en déplacement à Pékin. Manuel Valls, son prédécesseur, a également rendu hommage à M. Saadé, saluant « un grand industriel et un visionnaire ».
Le Franco-Libanais avait quitté il y a un an les manettes opérationnelles de l’empire familial : le 7 février 2017, le jour de ses 80 ans, il nommait son fils Rodolphe directeur général. Il lui avait confié la présidence du conseil d’administration neuf mois plus tard.
De la CMA au numéro trois mondial en trente ans
Quatre décennies auparavant, en 1978, Jacques Saadé, né à Beyrouth et diplômé de la London School of Economics, avait posé la première pierre de ce qui allait devenir une compagnie phare du transport maritime.
A l’origine, il fonde la Compagnie maritime d’affrètement (CMA) avec un seul navire et une ligne reliant Marseille à l’Italie, la Syrie et le Liban, dont il a fui la guerre civile avec sa famille, de tradition chrétienne orthodoxe. Ses bateaux traversent le canal de Suez à partir de 1983, et il lance une ligne entre l’Europe du Nord et l’Asie en 1986, puis ouvre en 1992 le premier bureau commercial de CMA en Chine, à Shanghaï. Le transport de conteneurs fait le succès de CMA, qui mise également sur les acquisitions : il rachète la CGM dans le cadre de sa privatisation, en 1996, Delmas en 2005, et l’ensemble CMA CGM devient à partir de 2006 le numéro trois mondial du secteur du transport maritime.
Après une perte en 2016, le groupe avait largement renoué avec les bénéfices en 2017, dégageant 701 millions de dollars de bénéfice net pour un chiffre d’affaires de plus de 21 milliards de dollars.
Le maire de Marseille salue un « porte-drapeau »
Si plusieurs autres membres de la famille Saadé occupent des postes-clés dans l’entreprise, le rachat de CGM crée également une brouille entre Jacques Saadé et son frère cadet Johnny. Les deux frères s’affronteront devant les tribunaux jusqu’en 2014 ; la justice française donnant raison à Jacques Saadé.
Fait commandeur de la Légion d’honneur de 2015, le fondateur de CMA CGM était très lié à Marseille, où le siège social, conçu par la célèbre architecte Zaha Hadid, est devenu, du haut de ses 147 mètres, un symbole de la ville. « Marseille perd l’un de ses plus prestigieux ambassadeurs et la France l’un de ses plus emblématiques porte-drapeaux économiques », a regretté le maire de la ville, Jean-Claude Gaudin, dans un communiqué. Saluant son « audace, courage et son exceptionnel talent visionnaire », il a remercié l’entrepreneur d’avoir « cru au potentiel du développement de notre ville et à son rayonnement au niveau international ».
Le groupe fondé par Jacques Saadé, qui dessert plus de 420 ports avec 500 navires, emploie 2 400 personnes à Marseille sur 30 000 salariés dans le monde.
« Marseille est belle et la mer ressemble un peu à celle de Beyrouth. Tous les jours, je disais aux enfants : “On repart bientôt.” », avait déclaré le patron à l’hebdomadaire Le Point en 2013, manière de confidence.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Dans sa chronique, Jean-Michel Bezat, journaliste au « Monde », analyse la perception des privatisations annoncées dans le cadre de la loi Pacte et les marges que celles-ci ouvrent pour l’exécutif.
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Privatisations : « Les partis de gouvernement n’en font plus un casus belli »

Dans sa chronique, Jean-Michel Bezat, journaliste au « Monde », analyse la perception des privatisations annoncées dans le cadre de la loi Pacte et les marges que celles-ci ouvrent pour l’exécutif.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 10h41
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

Chronique. Il fut un temps où la privatisation d’entreprises publiques était un fort marqueur politique. Elle vous faisait « de droite » si vous y étiez favorable, « de gauche » si vous préfériez la nationalisation (ou le statu quo). C’était dans les années 1980-1990, quand tout dossier économique était bon pour nourrir l’affrontement partisan. La ligne de partage passe désormais entre les « progressistes-européistes » de La République en marche, des Républicains et d’une partie de la gauche, et les « populistes-souverainistes » vibrant aux critiques de La France insoumise et du Rassemblement national (ex-FN). Dans une indifférence assourdissante…
Oubliées, les fractures idéologiques ? Les partis dits « de gouvernement » n’en font plus un casus belli. Quant aux Français, méfiants à l’encontre des privatisations, ils ne semblent pas à une contradiction près : 65 % d’entre eux, y compris chez une majorité d’électeurs de droite, jugent l’Etat « dans son rôle » quand il est actionnaire de certaines sociétés, indique un sondage d’OpinionWay publié en mars par Les Echos ; mais 64 % regrettent qu’il le « joue mal », édifiés par les déboires d’Air France, d’EDF, d’Areva ou de la SNCF. Plus question de renationaliser pour autant !
Mesurer le chemin parcouru jusqu’à cette normalisation, c’est repasser le film de la saga nationalisations-privatisations. 1981 : la gauche intègre dans le giron de l’Etat 39 banques et des géants industriels comme la CGE, Rhône-Poulenc, Thomson et Saint-Gobain. 1986 : Jacques Chirac (re)privatise à tout-va – contre l’avis de François Mitterrand. 1988 : réélu, « Tonton » décrète le « ni nationalisation ni privatisation » pour s’éviter de renationaliser. 1993 : Edouard Balladur lance une nouvelle vague, suivi par Alain Juppé. 1997 : Lionel Jospin lève un tabou à gauche en ouvrant tout ou partie du capital de grands groupes (banques, France Télécom, Air France, Aérospatiale…)...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Dix-sept médecins urgentistes ont démissionné et quitteront l’hôpital le 3 juillet. Ces départs révèlent une crise profonde au centre hospitalier de Cayenne.
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Aux urgences de Cayenne, « on s’est dit : “On va partir tous d’un coup, cela fera peut-être réagir” »

Dix-sept médecins urgentistes ont démissionné et quitteront l’hôpital le 3 juillet. Ces départs révèlent une crise profonde au centre hospitalier de Cayenne.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 10h15
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 15h10
    |

                            Laurent Marot (Cayenne, correspondant)








                        



   


En Guyane, les problèmes du centre hospitalier Andrée-Rosemon de Cayenne font régulièrement la « une » de l’actualité, mais cette fois-ci la crise est sans précédent : le 3 mai, dix-sept médecins urgentistes ont annoncé leur démission, qui doit prendre effet le 3 juillet, après un préavis de deux mois. « Tout a commencé avec le planning de mai : il n’était pas faisable, avec certaines semaines à plus de 60 heures pour quasiment tous les médecins », explique le docteur Arthur Deroure-Corte, urgentiste depuis trois ans à Cayenne.
« Comme partout, le service d’urgence compense les dysfonctionnements du système de santé », explique le docteur Pierre Chesneau, urgentiste et depuis dix-huit ans à l’hôpital de Cayenne. « C’est encore plus vrai en Guyane où, en amont de l’hôpital, il y a moins de spécialistes libéraux, de généralistes et de cliniques et, en aval, pas assez de lits et de spécialités à l’hôpital, donc une surcharge de travail en permanence aux urgences », ajoute-t-il.

        Lire aussi :
         

                Aux urgences hospitalières, la menace d’un été en sous-effectif



En mai 2017, les urgentistes avaient déjà saisi la direction dans un courrier, réclamant des recrutements rapides, avec déjà une menace de démission. Sans résultat. Fin 2017, quatre médecins ont quitté les urgences de Cayenne pour l’hôpital de Kourou. Début mai, le service comptait vingt-cinq médecins, pour un effectif budgété à quarante. « On a craqué… On a voulu rompre le cercle vicieux des départs qui se faisaient petit à petit », explique le docteur Chesneau. « On s’est dit : “on va partir tous d’un coup, comme ça, peut-être que cela fera réagir” », ajoute-t-il. A huit jours de la fin de leur préavis, quelques intérimaires et sept médecins de la réserve sanitaire sont venus en renforts ponctuels, mais aucun recrutement n’a été réalisé sur le long terme.
« Climat délétère »
« Ce n’est pas un problème de finances, les postes nous les avons, c’est un problème de recrutement médical, a expliqué au début de la crise Agnès Drouhin, la directrice de l’hôpital sur la télé publique Guyane la 1ère. Nous cherchons partout, nous mettons des annonces dans les journaux professionnels, mais c’est difficile, car les hôpitaux en France rencontrent les mêmes difficultés. » 
Principal hôpital de Guyane, avec 2 200 agents dont 270 médecins, le centre hospitalier de Cayenne traverse une crise qui va au-delà des urgences. « Il y a une maltraitance institutionnelle », dénonce un médecin expérimenté, qui parle de « climat délétère » et de « loi du silence », avec une instance de concertation, la commission médicale d’établissement (CME), qui « ne fonctionne plus ». « Les moyens sont sous-dimensionnés, il faut transférer des malades hors de Guyane car on n’a pas assez de place pour accueillir tout le monde. A Fort-de-France, ils acceptent quand ils peuvent, mais pas toujours… », affirme un autre praticien.
Selon l’hôpital, depuis début 2016, trente-deux médecins titulaires sont partis et quatorze sont arrivés, soit une perte de dix-huit titulaires. Parmi les partants, plusieurs figures de l’hôpital, chef de service ou chef de pôle. Depuis le 1er janvier 2016, on compte dix-neuf démissions de médecins, hors crise des urgences. « Le constat est cruel et inquiétant », analyse Jacques Cartiaux, directeur de l’agence régionale de santé.

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                Guyane : « Nous sommes en France mais pas vraiment considérés comme Français »



Manque de réactivité
Alors que le député Gabriel Serville réclame son départ pour son manque de réactivité, le représentant du ministère de la santé avertit la direction de l’hôpital : « Il faut redresser la barre, avec une équipe de direction qui a pour objectif majeur de recruter et de garder les médecins. » Jacques Cartiaux met en avant le plan d’investissement de 40 millions d’euros pour l’hôpital autorisé mardi à Paris par le comité interministériel de la performance et de la modernisation.
Il y a urgence : dans un rapport de mars 2017, Pierre Lesteven, inspecteur général des affaires sociales et administrateur provisoire de l’hôpital pendant huit mois en 2016, évoque « un équipement sanitaire de la Guyane » qui n’est « pas apte à faire face à l’explosion démographique en cours et ne peut satisfaire certains besoins de soins », ainsi qu’une « situation de crise sanitaire quasi permanente ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Première mondiale par sa méthode et son ampleur, l’étude va mesurer les émissions des gaz d’échappement de 22 autobus diesel.
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L’Ile-de-France lance une vaste opération de mesure de la pollution des bus

Première mondiale par sa méthode et son ampleur, l’étude va mesurer les émissions des gaz d’échappement de 22 autobus diesel.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 09h55
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

Lundi 25 juin, les usagers des lignes de bus Transdev n° 615, entre Villepinte et Bobigny (Seine-Saint-Denis), devraient avoir la surprise de constater qu’une petite dizaine de places arrière dans certains autobus sont occupées par deux gros caissons, installés pour deux semaines. Un agent, présent dans le bus pour assurer le fonctionnement et la sécurité du dispositif, aura l’occasion d’expliquer aux voyageurs que ces volumineux cubes sont là pour la bonne cause : mesurer en conditions réelles la pollution émise par le véhicule.
« J’ai décidé de lancer la première étude indépendante au monde pour améliorer la connaissance des sources d’émissions de polluants des bus, a déclaré, vendredi 22 juin, Valérie Pécresse, présidente (LR) de la région Ile-de-France et de l’entité organisatrice des transports dans la région, Ile-de-France Mobilités. Nous avons besoin de ce type de démarche scientifique pour améliorer nos politiques publiques et le niveau des émissions de notre flotte de bus actuelle, en parallèle de la modernisation du parc, qui reste la priorité absolue. »

Présentée comme une première mondiale par sa méthode et son ampleur, l’étude va mesurer, jusqu’en juin, les émissions des gaz d’échappement d’un panel de 22 autobus diesel et hybrides représentatifs du parc des 9 500 bus franciliens qui roulent principalement sous les couleurs de RATP, Transdev et Keolis dans Paris, sa banlieue et jusqu’aux frontières régionales.
Treize campagnes de deux semaines étalées sur un an

L’initiative se fait en partenariat avec Airparif, association agréée par le ministère de la transition écologique et solidaire et chargée de la surveillance et de l’information sur la qualité de l’air en Ile-de-France. C’est cet organisme qui a pris en charge la partie scientifique et technique de l’opération, en coopération avec des ingénieurs de la région. « Il nous a fallu une bonne année de mise au point, explique-t-on...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ « La marchandisation à l’extrême du football met en danger son existence », alerte l’ancienne ministre de la jeunesse et des sports dans une tribune au « Monde ».
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Marie-George Buffet : « Il faut impérativement réguler le football »

« La marchandisation à l’extrême du football met en danger son existence », alerte l’ancienne ministre de la jeunesse et des sports dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    25.06.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 10h05
    |

Marie-George Buffet (Députée de la Seine-Saint-Denis, ancienne ministre de la jeunesse et des sports de 1997 à 2002)







                        



                                


                            
Tribune. Jeudi 14 juin a commencé la Coupe du monde de football. Des millions de personnes vibreront à travers le monde. Tous les quatre ans, c’est le même refrain et les mêmes chants. Des joies simples, de beaux gestes sportifs, le football éternel.
La veille du premier coup de sifflet de cette Coupe du monde, c’est pourtant un autre volet du football qui intéressait les médias. En effet, l’instance de contrôle financier des clubs de l’UEFA rendait sa décision et choisissait de blanchir le PSG après un an de procédure ­concernant son respect, ou non, du fair-play financier. Cette décision, très commentée, illustre la difficulté des autorités footballistiques européennes à faire respecter les règles qu’elles fixent et, surtout, la complexité des structures financières utilisées par les clubs pour brouiller la lecture de leur budget.
Tout le contraste du football peut se résumer à travers ces deux événements concomitants : un sport populaire joué dans le monde entier, vecteur des émotions les plus folles, et, en même temps, le symbole du sport business, aux sommes astronomiques et aux montages financiers complexes. La marchandisation à l’extrême du football met en danger son existence. Les trop grands écarts de budget tuent le suspense et certains achats de joueurs paraissent plus marketing que sportifs.
Je plaide pour que la France soit à l’initiative et devienne le moteur de la régulation sportive au niveau européen
De plus en plus de gens ne se reconnaissent plus dans ce football et c’est pourquoi il faut impérativement le réguler, tout simplement pour qu’il puisse continuer de vivre. Les années 1980 et surtout 1990 ont vu le football changer de modèle. Les clubs sont passés d’une structure de financement reposant majoritairement sur la billetterie, les supporteurs et les sponsors locaux à un modèle reposant sur les droits télévisuels et des sponsors internationaux. L’ancrage régional est moins présent, les grands clubs sont...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Dans une enquête de l’Institut Sociovision, 15 % des sondés seulement ont déclaré vouloir une habitation bardée de haute technologie.
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Les Français sont peu convaincus par les objets connectés de la maison

Dans une enquête de l’Institut Sociovision, 15 % des sondés seulement ont déclaré vouloir une habitation bardée de haute technologie.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 09h39
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        


Piloter à distance, depuis un smartphone, chauffage, climatisation, volets ou vidéosurveillance de la maison ne relève plus de la science-fiction, mais ne soulève pas non plus l’enthousiasme des Français.
Pour le compte de l’association Promotelec, qui lance son Observatoire des mutations dans l’habitat, l’institut Sociovision a interrogé en ligne un échantillon de 1 625 personnes, du 14 au 24 mai, sur leurs usages et désirs d’objets connectés pour la maison, et l’idée qu’ils se font de l’habitat idéal.
Seuls 15 % des sondés envisagent une maison à haute technologie, le mot « domotique » étant, désormais, relégué aux oubliettes de la modernité : « La domotique a échoué, car c’était une démarche d’ingénieurs, tandis que les objets connectés d’aujourd’hui sont conçus avec des sociologues qui tiennent compte des usages et révèlent des attentes », analyse Patrice Duchemin, sociologue de la consommation qui a mené l’étude.

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Pour 63 % des personnes interrogées, la maison idéale est d’abord un cocon chaleureux et protecteur ; pour 29 %, elle est en contact avec la nature ; 22 % désirent un lieu de vie écologique ou un espace de partage et d’ouverture ; seuls 15 % des sondés évoquent la « maison connectée » comme un idéal.

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Technologies intrusives
Pourtant, les objets connectés sont d’ores et déjà présents dans les foyers, et 80 % des sondés disent les connaître. Ainsi, 19 % des logements sont dotés d’un compteur électrique dit « intelligent », le Linky, 11 % disposent d’un système de vidéosurveillance connecté, 11 % d’appareils électroménagers également connectés, 10 % d’un système de chauffage intelligent, 7 % sont équipés de volets roulants pilotables à distance ou d’un assistant à commande vocale.

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« Nous mesurons une attente forte de ces techniques, confirme M. Duchemin : 69 % du public est persuadé que leur développement est acquis, et 59 % les perçoivent de façon positive, surtout pour gérer son logement à distance, gagner du temps, mieux s’organiser. Nous observons un désir de “vie augmentée”, où l’on fait plus de choses, notamment passer du temps chez soi à s’occuper de sa famille, cuisiner… Ces technologies sont également perçues comme utiles pour aider les personnes âgées à se maintenir chez elles », estime-t-il.

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Hors de portée financière
Mais les freins à l’adoption de ces technologies restent puissants : 83 % des personnes interrogées les trouvent hors de portée financière et réservées aux personnes qui « ont les moyens », bien que, comme le fait remarquer Promotelec, qui fait la pédagogie de ces petites solutions d’objets pas forcément très sophistiqués, « un thermomètre connecté pour piloter un chauffage ou une climatisation depuis un ordinateur ou un smartphone ne coûte que 20 à 30 euros ; on trouve des détecteurs de présence, à installer chez soi ou dans les parties communes pour éclairer les halls, à partir de 10 euros… »

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Mais 72 % des sondés redoutent l’espionnage ou une technologie intrusive, 64 % craignent qu’elle génère des ondes néfastes pour la santé et 52 % ont peur de perdre le contrôle de ces outils et de voir leur autonomie de décision réduite. Enfin, l’usage même de ces objets est en cause, puisque 62 % des répondants pensent qu’ils sont réservés aux « geeks », aux technophiles, 43 % qu’il s’agit de gadgets qui ne servent à rien et 42 % qu’ils vont plutôt leur compliquer la vie. Les Français sont donc loin d’être séduits, voire font de la résistance, comme le compteur Linky en fait, aujourd’hui, l’expérience.



                            


                        

                        


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Guy Lagache, « l’Américain » à Radio France

Après sa nomination-surprise, le présentateur de « Capital » prend ses fonctions de directeur délégué aux antennes et à la stratégie éditoriale lundi.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 10h42
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

Guy Lagache n’a ni une carrière ni un physique de radio, mais cela ne l’a pas empêché de rejoindre, mi-juin, Radio France comme directeur délégué aux antennes et à la stratégie éditoriale. C’est une vieille blague parmi ceux qui ont décidé de « causer dans le poste » : un physique de radio est l’euphémisme pour signifier qu’on ne rentre pas dans les canons de beauté exigés par le petit écran.
Guy Lagache, lui, y correspond. « Je ne suis pas responsable de la carrosserie », se défend ce « quinqua » flamboyant célèbre pour sa mèche – la deuxième du paysage audiovisuel français après celle de Laurent Delahousse.
A l’ère post-Weinstein, est-il possible d’évoquer une apparence physique dans un article ? C’est que Guy Lagache appartient à la catégorie des « hommes blancs de plus de 50 ans » qu’il est désormais de bon ton de fustiger dans les discours. Pour aggraver son cas, il est né, en 1966, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), dans la banlieue ouest, celle des nantis. « C’était un milieu bourgeois, mais sans argent », corrige l’intéressé. Certes, il a disposé de tous les codes des grandes familles – du côté de sa mère, on trouve un ancien diplomate résistant de la première heure au côté du général de Gaulle, engagé dans la 2e division blindée du général Leclerc, Guy Quoniam de Schompré. Mais pas de grande fortune.

Ses parents se sont séparés. Guy Lagache est plutôt cancre à l’école. « Ce n’était pas forcément un fleuve tranquille », se rappelle-t-il. Il n’arrive pas à se passionner pour les matières qui sont enseignées. Ce qui l’intéresse se trouve au dehors : les expositions, les livres, le cinéma, bref tout ce que lui font découvrir ses proches. Son premier souvenir du grand écran ? Mean Streets (1973), de Martin Scorsese, au Kinopanorama, une salle de cinéma parisienne mythique (fermée en 2002). New York, la Mafia, le quartier de Little Italy : une Amérique qui l’attire de plus...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Confrontés à une pénurie de médecins urgentistes et aux congés des titulaires, des services craignent de voir leur fonctionnement perturbé durant les vacances.
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Aux urgences hospitalières, la menace d’un été en sous-effectif

Confrontés à une pénurie de médecins urgentistes et aux congés des titulaires, des services craignent de voir leur fonctionnement perturbé durant les vacances.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 15h52
    |

            François Béguin








                        



                                


                            

Après la surchauffe hivernale, le sous-effectif estival. Confrontés à une pénurie de médecins urgentistes et aux congés annuels des titulaires, de nombreux services d’accueil des urgences en France craignent de voir leur fonctionnement perturbé cet été. En plein bras de fer avec les médecins intérimaires, qui s’opposent au plafonnement de leur rémunération, les autorités n’écartent aucune piste pour répondre aux situations les plus critiques.
En région parisienne, quinze sites – hors Paris – sont jugés « en difficulté » par l’Agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France. Une « enquête flash » menée par cette préfecture sanitaire auprès des hôpitaux – et que Le Monde s’est procurée – révèle l’ampleur du problème : au 19 juin, 531 plages de douze heures n’étaient toujours pas pourvues pour juillet, et 711 pour août parmi les quelque 76 % d’établissements ayant répondu. Ce qui représente lors des deux mois d’été près de 600 journées de vingt-quatre heures où il manquera un médecin dans un service d’urgence.
« De plus en plus de démissions »
« Ça risque de coincer beaucoup plus que les étés précédents », alerte Christophe Prudhomme, porte-parole de l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF), qui se dit « inquiet » d’un « allongement des délais d’intervention » et d’une « multiplication des incidents »…
A l’origine du problème : des services d’urgences de moins en moins attractifs. Parmi les hôpitaux franciliens qui ont répondu à l’enquête de l’ARS, 73 médecins urgentistes ont démissionné en 2017 contre 43 en 2015. Le nombre de postes vacants est passé de 103 en 2016 à 148 au 1er janvier 2018. Les heures d’intérim, elles, ont doublé, passant de 15 429 heures à 33 780 heures entre 2015 et 2017.
« Il y a de plus en plus de démissions car de nombreux médecins n’en peuvent plus de faire de l’abattage et préfèrent prendre des postes mieux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Enlevé pendant plus de deux mois en 1978, l’homme d’affaires belge est mort le 20 juin à Pontoise. Il avait 80 ans.
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La mort du baron Edouard-Jean Empain

Enlevé pendant plus de deux mois en 1978, l’homme d’affaires belge est mort le 20 juin à Pontoise. Il avait 80 ans.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 06h37
    |

            Pascale Robert-Diard








                        



                                


                            

Dans l’épais dossier de la documentation du Monde, le baron Edouard-Jean Empain a « vécu » de la fin des années 60 au mitan des années 80, soit une naissance médiatique à trente ans et une disparition à cinquante. Edouard-Jean Empain est mort, mercredi 20 juin à l’hôpital de Pontoise (Val-d’Oise), il était âgé de 80 ans.
Le trentenaire qui occupe, en 1967, la une des pages « économie » du journal vient tout juste de prendre la présidence du groupe belge qui porte son nom. On qualifie alors poliment d’« original » cet homme à l’allure sportive, au visage juvénile, à la réputation de play-boy et au faible niveau d’études – il a tout juste le baccalauréat – qui vient de reprendre les rênes du groupe industriel fondé par son grand-père, Edouard. Premier baron du nom, cet ingénieur belge avait bâti sa fortune en misant à la fin du XIXe siècle sur l’électricité et les transports. Proche du roi Léopold II, il avait investi au Congo et surtout en Égypte, où il fonda Héliopolis. En France, il avait obtenu la concession du métro parisien.
Son petit-fils Edouard-Jean, dit « Wado », naît en 1937 à Budapest et grandit jusqu’à l’âge de dix ans derrière les murs d’une propriété de cent hectares, à Bouffémont (Val-d’Oise), dans la région parisienne, entouré de précepteurs et du silence pudique de sa famille sur les compromissions de son père avec les Allemands pendant la seconde guerre mondiale. Au décès de celui-ci, en 1946, sa mère épouse le rival et neveu de son mari, prénommé lui aussi Edouard, devenant ainsi baronne Empain pour la seconde fois. Vingt ans plus tard et après diverses péripéties familiales, son fils Edouard-Jean est désigné comme successeur. Le jeune héritier qui, jusque-là, s’intéressait surtout aux femmes, aux belles voitures et au jeu, se mue aussitôt en conquérant industriel.
Une phalange coupée
Contre la volonté du président Georges Pompidou, il prend le contrôle du groupe Schneider et s’intéresse au secteur...




                        

                        

