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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Après une plainte d’élus de droite, le parquet a ouvert une enquête préliminaire pour détournement de fonds publics.
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Campagne présidentielle de Macron : une enquête ouverte sur le rôle des collectivités lyonnaises

Après une plainte d’élus de droite, le parquet a ouvert une enquête préliminaire pour détournement de fonds publics.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 17h52
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 18h27
   





                        


La métropole et la ville de Lyon, fief du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, ont-elles financé la campagne d’Emmanuel Macron ? Après une plainte d’élus de droite, le parquet a ouvert une enquête préliminaire pour détournement de fonds publics.
Celle-ci, confiée à la police judiciaire, vise également des faits présumés de financement irrégulier de campagne électorale, abus de biens sociaux et recel, a précisé une source proche de l’enquête.
Le maire de Caluire, Philippe Cochet, président du groupe Les Républicains (LR) à la métropole, et son homologue à la ville, Stéphane Guilland, avaient annoncé la semaine dernière avoir saisi le procureur de la République après plusieurs mois d’opposition avec l’exécutif LRM local.
Selon leur plainte déposée contre X, « des moyens publics [humains, matériels et financiers] sous le contrôle de la ville et de la métropole de Lyon », que dirigeait M. Collomb avant d’entrer au gouvernement, auraient été « indûment détournés et mis à disposition » du futur président.
« Il n’y a rien de nouveau dans ces informations dont le seul objet est de jeter le discrédit. La plainte des élus Les Républicains de Lyon reprend une polémique que l’opposition locale tente d’alimenter depuis plusieurs mois. La collectivité a eu l’occasion de leur répondre dans le détail à plusieurs reprises », avait-on rétorqué dans l’entourage du ministre la semaine dernière.

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« Une opération de “fundraising” »
Les réponses apportées par le successeur de M. Collomb à la métropole, David Kimelfeld, n’ont pas convaincu les plaignants, dont les griefs remontent à une importante réception organisée le 2 juin 2016 à l’hôtel de ville de Lyon, où l’actuel ministre de l’intérieur avait reçu le ministre de l’économie d’alors, Emmanuel Macron, deux mois après le lancement d’En marche !.
La veille, M. Cochet avait dénoncé « une opération de “fundraising” en vue de la prochaine présidentielle » et souligné que les élus d’opposition n’avaient pas été conviés à cette rencontre avec les « forces économiques et créatives » du territoire.
« Tout le monde savait déjà que Macron serait candidat, des gens de chez nous avaient été reçus à Bercy pour discuter d’un grand rassemblement de la droite et du centre. Et Collomb avait dit qu’il voulait lui donner “un coup de main” », abonde aujourd’hui une source LR.
La mairie mit de fait les petits plats dans les grands et on se bouscula dans ses salons pour voir M. Collomb accueillir son « cher Emmanuel » : un millier d’invités et presque autant de participants, dont les plaignants n’ont jamais pu obtenir la liste ; plus de 19 000 euros de frais, principalement pour le buffet et la sonorisation des lieux, confiés à un traiteur et à une société d’événementiel — GL Events — bien connus sur la place.

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« Mise à disposition gratuite » de locaux publics
Dans leur plainte, les élus estiment que M. Macron a bénéficié « d’une mise à disposition gratuite » de locaux publics « à des fins électorales et partisanes », alors que la campagne présidentielle était « juridiquement ouverte » ; et que les collectivités lyonnaises, en payant les factures, ont financé un candidat, alors que le code électoral l’interdit aux personnes morales, à l’exception des partis et groupements politiques.
Mise en cause également, « la situation particulière » de Jean-Marie Girier, ancien chef de cabinet de M. Collomb à Lyon, qui a joué un rôle actif dans la campagne de M. Macron avant de rejoindre le ministère de l’intérieur.
M. Girier a bénéficié d’un temps partiel au cabinet de la métropole à partir d’octobre 2016, puis il a mis fin à ses fonctions en décembre pour devenir directeur de campagne en janvier 2017.
Mais les plaignants affirment, documents à l’appui, que son implication au sein d’En marche ! a commencé bien avant : un cumul de fonctions « juridiquement interdit » selon eux, qui masquerait un emploi « partiellement ou totalement fictif » au sein de la collectivité « selon les périodes ». L’enquête devrait notamment se pencher sur les prises de congés de M. Girier.
Les élus LR s’interrogent enfin sur une utilisation des locaux parisiens de la métropole lyonnaise durant la campagne de M. Macron et entre les deux tours.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ L’Italie, qui refuse désormais l’accès de ses ports aux ONG internationales, les a sommées de ne plus intervenir dans le sauvetage de migrants.
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« Aquarius », « Lifeline », « Maersk », « Open Arms », « Seefuchs » : où en sont les navires qui secourent les migrants ?

L’Italie, qui refuse désormais l’accès de ses ports aux ONG internationales, les a sommées de ne plus intervenir dans le sauvetage de migrants.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 17h49
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 18h32
   





                        



   


La confusion règne en mer Méditerranée. Les opérations de secours de plusieurs navires humanitaires ou commerciaux sont en suspens, dans l’attente de solutions. L’Italie, qui refuse, désormais, l’accès de ses ports aux ONG internationales, les a sommées, dimanche 24 juin, de ne plus intervenir dans le sauvetage de migrants et de laisser les garde-côtes libyens se charger de cette tâche.
Le « Lifeline » bloqué avec 234 migrants
Le Lifeline, de l’ONG allemande du même nom, se trouve dans les eaux internationales à environ 30 milles nautiques des côtes maltaises avec 234 migrants qu’il a recueillis mercredi à son bord, dont quatorze femmes et quatre enfants de moins de trois ans, selon le cofondateur de l’ONG, Axel Steier.
Le navire, qui bat pavillon néerlandais, s’est ainsi vu refuser l’autorisation d’accoster dans un port italien par les autorités italiennes qui lui ont demandé de s’adresser à la Libye. Un courriel adressé par le Lifeline aux garde-côtes libyens est resté lettre morte et, selon Axel Steier, il est peu probable qu’ils répondent, dans la mesure où la seule possibilité pour le navire serait de se diriger vers l’île italienne de Lampedusa, au sud de la Sicile.
De son côté, l’Italie accuse l’ONG allemande Mission Lifeline, qui l’a affrété, d’avoir agi en contravention du droit international en prenant à son bord les migrants alors que les garde-côtes libyens étaient en train d’intervenir.

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Le Lifeline, qui a été approvisionné en vivres et en médicaments en provenance de Malte, avait demandé, dans un premier temps, lundi, à être accueilli par la France. La ministre chargée des affaires européennes, Nathalie Loiseau, avait répondu peu après sur France 2, que c’était « à l’Italie » de prendre en charge le Lifeline, une semaine après la polémique sur l’Aquarius, refoulé par l’Italie et, finalement, accepté par l’Espagne.
Dans l’après-midi, M. Steier a dit que le bateau n’avait, finalement, pas l’intention de rejoindre un port français dans l’immédiat. « Nous voulions faire ça initialement, mais à cause des conditions météo, ce n’est pas possible actuellement. (…) Cela ne se passera ni aujourd’hui, ni demain, ni après-demain, car la météo est mauvaise, mais pour la suite, nous maintenons cette option possible », a-t-il ajouté.
Le porte-conteneurs « Maersk » bloqué avec 108 migrants
Selon les gardes-côtes italiens, le porte-conteneurs danois Alexander Maersk se trouve à proximité du port de Pozzallo, sur la côte sud de la Sicile, avec à son bord 108 migrants qu’il a secourus vendredi. « Nous attendons les ordres » pour décider de la suite des opérations, a fait savoir, lundi, un responsable des garde-côtes à Pozzallo.
Le navire avait changé de cap, après avoir reçu un signal de détresse vendredi matin, a précisé Mikkel Elbek Linnet, porte-parole de Maersk Line. Il avait porté secours à 113 migrants, mais cinq d’entre eux, dont quatre enfants et une femme enceinte, ont ensuite été débarqués samedi soir.
La ministre à l’immigration et à l’intégration danoise, Inger Stjøberg, a envoyé une lettre à Matteo Salvini, le ministre de l’intérieur italien, pour lui demander d’agir afin que ces migrants ne restent pas sur le bateau. Depuis 2015, l’Alexander Maersk a participé à sept opérations de sauvetage et a accueilli des personnes à bord à trois reprises.
L’« Open Arms » empêché de secourir des migrants
Le navire Open Arms de l’ONG espagnole Pro Activa se trouve lui aussi dans les eaux internationales, entre 24 et 30 milles au large des côtes libyennes. L’organisation a affirmé dimanche que l’Italie avait refusé l’aide de son navire pour secourir un millier de migrants à la dérive au large de la Libye, Rome affirmant que les garde-côtes libyens allaient s’en charger.
Sa porte-parole a affirmé que l’ONG avait reçu au cours des dernières heures « sept ou huit » appels à l’aide provenant d’embarcations transportant des migrants et se trouvant au large de la Libye. Toujours, selon Pro Activa, les migrants allaient être renvoyés en Libye.
Le « Seefuchs », bloqué dans un port maltais
Le Seefuchs, de l’ONG allemande Sea-Eye et battant pavillon néerlandais, est amarré dans le port maltais de La Valette où sont en cours des vérifications sur son immatriculation, les autorités néerlandaises ayant affirmé qu’il ne figurait pas dans les registres navals du pays. Cette opération devrait prendre quelques jours.
L’« Aquarius » prêt à reprendre ses opérations de sauvetage
L’Aquarius, navire humanitaire affrété par l’ONG française SOS Méditerranée, se trouve à nouveau dans la zone de secours au large de la Libye, de retour du port de Valence, selon une porte-parole. Le 17 juin, le navire qui avait secouru 630 migrants au large de la Libye, avait accosté dans le port espagnol après les refus de l’Italie et de Malte de l’accueillir, une semaine plus tôt.

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                Au cœur de l’éprouvant périple de l’« Aquarius »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Le traitement par les autorités françaises des naissances de Comoriens à Mayotte conduit Patrick Weil, directeur de recherche au CNRS, à rappeler dans une tribune au « Monde » qu’en France, le terme « droit du sol » relève du slogan politique plus que du droit.
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« La situation mahoraise ne doit pas servir de prétexte pour porter atteinte à l’indivisibilité de la République »

Le traitement par les autorités françaises des naissances de Comoriens à Mayotte conduit Patrick Weil, directeur de recherche au CNRS, à rappeler dans une tribune au « Monde » qu’en France, le terme « droit du sol » relève du slogan politique plus que du droit.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 16h44
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 17h34
    |

                            Patrick Weil (Historien et politologue, directeur de recherche au CNRS)








                        



                                


                            

Tribune. Depuis plusieurs années un délire inquiétant fait office de diagnostic quand on parle de Mayotte. Longtemps, il fut circonscrit aux responsables mahorais, et aux dirigeants nationaux qui se rendent dans ce département en temps de campagne électorale. Le problème posé par ces milliers de femmes qui viennent accoucher en provenance des Comores, c’est « le droit du sol », assurent-ils.
Fait exceptionnel, le Conseil d’Etat a été consulté par le Sénat. Et il a confirmé ce diagnostic. Fort de cet imprimatur, pour la première fois depuis la fin de la colonisation, le Parlement et le gouvernement s’apprêtent à créer — par un amendement au projet de loi Collomb sur l’asile et l’immigration — deux catégories de Français. Sauf que le Conseil d’Etat a tort dans son expression mais surtout dans son raisonnement.
En France le terme « droit du sol » relève du slogan politique plus que du droit. Abuser de ce terme comme le fait le Conseil, c’est conforter la méconnaissance, plutôt que d’apporter la connaissance. Car on n’est pas français par le simple fait d’être né en France. Sauf si l’un des parents est déjà né sur notre sol, on n’est pas français à la naissance si ses deux parents sont étrangers : on doit attendre au moins treize ans et prouver aussi cinq ans de séjour pour pouvoir réclamer la nationalité française.
Un problème d’entrée et de séjour irrégulier
Les enfants nés à Mayotte de mères comoriennes ne sont donc pas français, ils sont comoriens. Si pendant treize ans, ces enfants ne sont pas reconduits avec leurs parents dans leur pays de nationalité, il est alors normal que, grandis et éduqués en France, ils puissent devenir français.
C’est ainsi que cela se passe dans toutes les grandes démocraties. Aux Etats-Unis comme au Canada, la naissance sur le sol vaut attribution immédiate de la nationalité, indépendamment de la régularité du séjour des parents. Plus près de nous en Europe, au Royaume-Uni comme en Allemagne,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Le président de la République se rend au Vatican pour la première fois, mardi. L’accueil des migrants et la situation des chrétiens d’Orient devraient être au centre des discussions privées.
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Première rencontre entre Macron et le pape François

Le président de la République se rend au Vatican pour la première fois, mardi. L’accueil des migrants et la situation des chrétiens d’Orient devraient être au centre des discussions privées.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 16h00
    |

            Virginie Malingre et 
Cécile Chambraud








                        



                                


                            
Emmanuel Macron ? « Je ne sais vraiment pas d’où il vient. » Interrogé lors d’une conférence de presse le 29 avril 2017, le pape François avait ainsi justifié le fait de ne pas être en mesure d’éclairer le choix des électeurs catholiques avant le second tour de l’élection présidentielle française, qui opposait Marine Le Pen à l’ancien ministre de François Hollande. « Je ne comprends pas la politique intérieure française », s’était encore excusé le pontife argentin. Mardi 26 juin, le chef de l’Eglise catholique aura enfin l’occasion de faire la connaissance de ce politique de fraîche date, le chef de l’Etat devant lui rendre ce jour-là la première visite de son quinquennat.
Depuis son élection, l’Eglise catholique en France aura eu le temps de faire remonter au Saint-Siège des informations sur son hôte, qui se présente comme agnostique mais avait demandé le baptême à l’âge de 12 ans. Sa vision de la place des religions dans le débat public, telle qu’elle ressort des discours prononcés depuis un an devant les représentants des différents cultes, aura sans doute rassuré un pape qui, par le passé, a fait une « petite critique » à la France, celle « d’exagérer la laïcité », comme il l’avait dit dans un entretien au quotidien La Croix, le 17 mai 2016.
Les catholiques ont apprécié l’allocution prononcée par le président de la République le 9 avril au Collège des bernardins, à l’invitation de la Conférence des évêques de France (CEF).
« Nous avons entendu la main tendue du président de la République aux catholiques, résume Olivier Ribadeau Dumas, le secrétaire général de la CEF. Dans son discours, il y avait la reconnaissance de la place du catholicisme dans notre pays comme une évidence historique et l’affirmation que les catholiques ont un rôle à jouer dans la cohésion sociale. »
Il n’y a pas d’ordre du jour à proprement parler à cet entretien privé, prévu pour durer une demi-heure. Mais...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Les industriels du médicament n’étudient pas les éventuels effets indésirables apparaissant après l’arrêt des thérapies, comme ceux observés dans le cas du Prolia contre l’ostéoporose.
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Ostéoporose : l’arrêt des traitements ignoré par les études

Les industriels du médicament n’étudient pas les éventuels effets indésirables apparaissant après l’arrêt des thérapies, comme ceux observés dans le cas du Prolia contre l’ostéoporose.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 15h48
    |

                            Lise Barnéoud








                        


Pour mettre un médicament sur le marché, on étudie son efficacité et son innocuité. Mais personne ne se soucie de ce qu’il se passe après l’arrêt du traitement. Pour Prolia, la question se pose plus que tout autre médicament du fait de sa spécificité : il s’agit d’une protéine humaine (un anticorps) capable d’inhiber l’action d’une autre ­protéine impliquée dans le grignotage des os. Administré par voie sous-cutanée, le Prolia agit durant six mois en moyenne. Passé ce ­délai, l’ensemble des protéines impliquées dans le remodelage osseux connaissent une profonde réorganisation, avec ­notamment une hausse d’activité marquée pour les acteurs de la ­résorption osseuse.

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                Ostéoporose : le piège du Prolia, médicament miracle



L’arrêt du Prolia s’accompagne ainsi systématiquement d’une chute transitoire de la densité ­minérale osseuse. Or, les conséquences cliniques de cet effet ­rebond n’ont jamais fait l’objet d’une recherche particulière.
Intêret des laboratoires
« C’est l’immense défaut des études cliniques, elles sont commanditées par l’industriel en vue d’une commercialisation. Les laboratoires n’ont aucun intérêt à étudier l’impact de l’arrêt de leur traitement ni à allonger la durée d’observation car cela augmente le taux rapporté d’événements indésirables, non ­nécessairement reliés aux produits. Et cela nuit ensuite à la commercialisation du produit », reconnaît ­Jacques Brown, du Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval, qui a participé aux études d’Amgen sur le Prolia.
Pour Michel Laroche, rhumatologue au CHU de Toulouse et membre du Groupe de recherche et d’information sur les ostéoporoses (GRIO), cette affaire révèle « l’incapacité des sociétés savantes à faire des études hors industrie pharmaceutique. Les laboratoires n’étudieront jamais l’impact des arrêts des traitements. C’est à nous de le faire sans eux ! ». Il y a du pain sur la planche.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Prescrit à 90 000 Françaises pour contrer la fragilisation des os survenant à la ménopause, ce traitement efficace engendre un redoutable « effet rebond » quand on l’interrompt : des fractures vertébrales multiples surviennent chez une partie des patientes. Une équipe suisse a sonné l’alarme.
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Ostéoporose : le piège du Prolia, médicament miracle

Prescrit à 90 000 Françaises pour contrer la fragilisation des os survenant à la ménopause, ce traitement efficace engendre un redoutable « effet rebond » quand on l’interrompt : des fractures vertébrales multiples surviennent chez une partie des patientes. Une équipe suisse a sonné l’alarme.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 15h47
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 16h26
    |

                            Lise Barnéoud








                        



                                


                            
Au début, l’histoire était belle. Aucun traitement n’était aussi efficace que le Prolia pour combattre l’ostéoporose, ce lent mais inéluctable grignotage des os qui touche un quart des femmes de plus de 65 ans. Christine faisait partie des quelque 90 000 patientes françaises à bénéficier de ce nouveau traitement du laboratoire Amgen en 2017. En juin de cette année-là, après trois années de traitement, cette jeune retraitée de 64 ans sort heureuse de sa consultation avec son rhumatologue : les examens radiologiques de ses os sont excellents. « J’étais comme une ­gamine, je me sentais guérie. » Fini les injections tous les six mois, le traitement peut être stoppé. Mais quatre mois plus tard, soit dix mois après sa dernière ­injection, elle souffre de violentes douleurs au dos : un examen révèle deux fractures sur la ­colonne. C’est le début d’un cauchemar. Trois mois plus tard, en janvier 2018, sa colonne s’est fracturée à six endroits différents.
« Personne ne comprenait ce qu’il m’arrivait, retrace Christine. Aujourd’hui, les douleurs plombent ma vie et je plonge dans une grande dépendance… »
Même histoire pour Michèle, 80 ans. Son ostéoporose, elle l’a d’abord traitée avec le Protelos, un médicament du laboratoire Servier retiré du ­marché en 2017 en raison notamment d’effets ­secondaires graves. Du Protelos, elle est ensuite passée au sport, « 800 mètres de natation chaque jour », précise-t-elle. Puis, à l’automne 2015, sa ­généraliste l’a convaincue d’essayer le Prolia. « Elle ­disait que c’était miraculeux. J’ai fait deux injections, puis j’ai arrêté, car je les supportais mal. » Quinze mois après sa dernière injection, une première fracture vertébrale survient en nageant. Un mois plus tard, la vertèbre située juste au-dessus casse également. Deux mois s’écoulent encore et, en décembre 2017, nouvelle douleur aiguë. ­« Retour à l’hôpital et, là,...




                        

                        


<article-nb="2018/06/25/19-7">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Madame, condamnée à les restituer sous astreinte à Monsieur, soutient qu’elle a perdu les bijoux ou qu’ils lui ont été volés, ce qui constitue une « cause étrangère » justifiant qu’elle ne s’exécute pas de son obligation.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ D’où viendra la prochaine pandémie meurtrière ? Un récent colloque à l’Institut Pasteur de Paris a tenté de cerner la menace, multiforme et très élusive.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
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Peut-on prédire les futurs fléaux épidémiques ?

D’où viendra la prochaine pandémie meurtrière ? Un récent colloque à l’Institut Pasteur de Paris a tenté de cerner la menace, multiforme et très élusive.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 15h07
    |

                            Florence Rosier








                        



                                


                            
Qui sera le prochain virus tueur en série ? Où, quand, comment frappera-t-il l’humanité ? Quels seront ses complices – mammifères, moustiques ? Quelle sera l’ampleur de son crime ? Un panel choisi de vingt experts s’est réuni à l’Institut Pasteur de Paris, les 21 et 22 juin, pour débattre de ces questions devant un public de chercheurs et d’acteurs de la santé publique, avec le soutien de la Fondation SCOR pour la science. Le défi : mieux se préparer à cette menace diffuse, à la lumière des leçons du passé, mais aussi des promesses qu’apportent les outils les plus pointus.
« La grippe reste notre pire cauchemar », confie Arnaud Fontanet, responsable de l’unité épidémiologie des maladies émergentes à l’Institut Pasteur, coorganisateur de ce colloque. Quand un nouveau mutant du virus grippal arrive, il infecte un tiers de l’humanité. Sa transmissibilité, par éternuement, est phénoménale. Les malades sont contagieux avant même l’apparition des premiers symptômes : les isoler ne sert à rien. Le virus, avec un temps de génération de trois jours, se propage comme une traînée de poudre. « Rien ne peut l’arrêter. Tout dépendra du taux de mortalité du virus mutant. » Seule piste : la perspective d’un vaccin « pan-grippal », adapté à toutes les souches de virus grippal. « Une équation jamais résolue », pourtant, malgré des décennies de recherche.
Le mystère de la grippe espagnole
Concernant le virus de la grippe espagnole, Lone Simonsen, de l’université de Roskilde (Danemark), a estimé qu’il a tué, en 1918-1919, 1 % à 2 % des personnes infectées, soit 50 millions de personnes à travers le monde. Mais pourquoi a-t-il décimé des sujets jeunes (de 20 à 40 ans) ? Pourquoi a-t-il épargné les personnes âgées ? Le mystère reste entier. Quant à la pandémie grippale de 2009, sa « sévérité » a été « 100 fois surestimée ».
Les chercheurs ont ensuite passé au crible de l’analyse biologique, écologique, anthropologique… une flopée...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Une lettre de la Confédération française de la boucherie, boucherie-charcuterie, traiteurs déplore des « intimidations » récentes.
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Les bouchers-charcutiers demandent à être protégés face à « la violence » végane

Une lettre de la Confédération française de la boucherie, boucherie-charcuterie, traiteurs déplore des « intimidations » récentes.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 13h47
   





                        


Confrontés à des « violences physiques, verbales, morales » de la part de groupuscules végans, les bouchers-charcutiers ont demandé la protection de la police au ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, apprend-on lundi 25 juin.
« Les 18 000 artisans bouchers-charcutiers » en France « s’inquiètent des conséquences de la surmédiatisation du mode de vie végan », selon une lettre adressée à Beauvau signée du président de la Confédération française de la boucherie, boucherie-charcuterie, traiteurs (CFBCT), Jean-François Guihard. Il déplore les « intimidations » récentes dont ont fait l’objet des boucheries-charcuteries, une « violence » qui s’exerce « tant à visage découvert que masqué » selon la lettre.
Dans les Hauts-de-France, sept boucheries ont été aspergées de faux sang en avril, une boucherie et une poissonnerie ont été vandalisées, leurs vitrines brisées et les façades taguées de l’inscription « stop au spécisme », a constaté l’Agence France-Presse. La maire de Lille, Martine Aubry, a fait savoir que la mairie allait se constituer partie civile.
Selon la CFBCT, des précédents « ont été signalés en région Occitanie » aussi.

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                Pourquoi faudrait-il être végan ?



« Semer la terreur »
A la fin de mars, une militante végane de la cause animale qui avait publié un message injurieux à l’égard d’un boucher tué dans un supermarché à Trèbes lors d’un attentat djihadiste, a été condamnée à sept mois de prison avec sursis pour « apologie du terrorisme ». « Ben quoi, ça vous choque un assassin qui se fait tuer par un terroriste ?! Pas moi, j’ai zéro compassion pour lui, il y a quand même une justice », avait publié la militante sur les réseaux sociaux après l’attentat.
« Face à cette escalade de la violence, quelle sera la prochaine étape ? », s’interroge la fédération professionnelle de la boucherie, qui estime que « quelques individus ou organisations » cherchent à « semer la terreur ».
La Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) s’était aussi émue au début de juin de « comportements extrémistes » de militants antispécistes. Les antispécistes (du latin species, l’« espèce ») s’opposent à toute hiérarchie entre espèces, notamment entre l’être humain et les autres animaux.

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                « Les Français se soucient de plus en plus du bien-être animal »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Gérard Collomb reçoit dans l’après-midi les représentants du Conseil français du culte musulman (CFCM).
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Interpellations dans la mouvance ultradroite : le CFCM dit sa « profonde préoccupation »

Gérard Collomb reçoit dans l’après-midi les représentants du Conseil français du culte musulman (CFCM).



Le Monde
 |    25.06.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 12h39
   





                        


L’interpellation de dix individus liés à l’ultradroite soupçonnés de préparer des attaques contre des personnes de confession musulmane provoque la « profonde préoccupation » du Conseil français du culte musulman (CFCM), qui sera reçu lundi 25 juin par le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb.
Dans son communiqué, le CFCM, chargé depuis 2003 de représenter la religion musulmane auprès des pouvoirs publics, « appelle tous les responsables politiques afin qu’ils dénoncent avec la plus grande fermeté les actions violentes dirigées contre les musulmans de France ». Il invite les fidèles et « les associations gérant des lieux de culte musulman à la plus grande vigilance » après ces arrestations, menées par les policiers de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, a par ailleur salué sur Franceinfo ces arrestations, mettant en garde contre tout « lien » qui pourrait être établi entre les personnes interpellées dans la nuit de samedi à dimanche et les militants identitaires ou son parti.
Information judiciaire ouverte
Deux suspects ont été arrêtés en Corse, et des interpellations ont également eu lieu en région parisienne, dans la Vienne et en Charente-Maritime. Parmi les interpellés figure Guy S., retraité de la police nationale et habitant de Charente-Maritime, chef de file présumé d’Action des forces opérationnelles, un groupe d’extrême droite.
Une information judiciaire a été ouverte le 14 juin pour « association de malfaiteurs terroristes criminelle ». L’enquête devra déterminer le degré d’avancement et de maturité du projet. Comme le prévoient les textes en matière de lutte antiterroriste, les gardes à vue des suspects peuvent d’étendre jusqu’à quatre-vingt-seize heures.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Cinq hommes sont jugés, à partir de mardi à Créteil, pour vol et viol, au domicile d’une famille juive en 2014.
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L’antisémitisme au cœur d’un procès aux assises

Cinq hommes sont jugés, à partir de mardi à Créteil, pour vol et viol, au domicile d’une famille juive en 2014.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 11h07
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 12h44
    |

            Elise Vincent








                        



                                


                            
Quand ils ont poussé la porte et déboulé cagoulés, gantés, ce lundi 1er décembre 2014 à midi, elle a juste eu le temps de crier : « Jonathan ! » Illico, elle s’est vu intimer un « chut ! » brutal. Elle se souvient avoir été plaquée contre un mur, assise sur le canapé du salon, puis traînée avec son compagnon dans la salle de bains. Là, lui s’est vu coller un fusil à canon scié dans la bouche : « Dis-moi où est l’argent ­sinon je te bute (…) on sait que ton père est juif et que vous avez de l’argent ! » Après quoi, ce fut son tour : « Et toi, t’es quoi ? » Elle a osé la ­vérité : « Rien du tout. (…) Mes parents habitent en Normandie. » Une heure plus tard, elle était malgré tout abandonnée dans une chambre de l’appartement dévasté, pieds et mains liés sur un clic-clac, tee-shirt relevé, à demi étouffée par ses sanglots et le Scotch sur ses lèvres.
Avec son visage rond, ses yeux verts las, Laurine C. sera sans doute la silhouette la plus fragile du procès des auteurs présumés de ce vol devenu viol, à partir de mardi 26 juin, devant la cour d’assises du Val-de-Marne. Elle avait 19 ans en 2014. Ils sont cinq, aujourd’hui, presque de son âge, à être renvoyés des chefs notamment de viol, séquestration, extorsion, violences aggravées et association de malfaiteurs, selon l’enquête judiciaire et l’ordonnance de mise en accusation que Le Monde a pu consulter. Le tout avec la circonstance aggravante d’antisémitisme. Cinq grands gaillards habitués des après-midi désœuvrés sur les bancs de la Pointe du lac, à Créteil. Laurine C. y avait emménagé un mois plus tôt, chez ses beaux-parents, juifs pratiquants. Elle la Normande timide, ni juive ni athée, juste éprise de leur fils.
« Les envoyés de Mohamed Merah »
Quatre ans après, à Créteil, s’est installée comme une méfiance latente sur les rives de ce quartier populaire bâti autour d’un lac artificiel, prisé d’une petite communauté juive...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Dix-sept médecins urgentistes ont démissionné et quitteront l’hôpital le 3 juillet. Ces départs révèlent une crise profonde au centre hospitalier de Cayenne.
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Aux urgences de Cayenne, « on s’est dit : “On va partir tous d’un coup, cela fera peut-être réagir” »

Dix-sept médecins urgentistes ont démissionné et quitteront l’hôpital le 3 juillet. Ces départs révèlent une crise profonde au centre hospitalier de Cayenne.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 10h15
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 15h10
    |

                            Laurent Marot (Cayenne, correspondant)








                        



   


En Guyane, les problèmes du centre hospitalier Andrée-Rosemon de Cayenne font régulièrement la « une » de l’actualité, mais cette fois-ci la crise est sans précédent : le 3 mai, dix-sept médecins urgentistes ont annoncé leur démission, qui doit prendre effet le 3 juillet, après un préavis de deux mois. « Tout a commencé avec le planning de mai : il n’était pas faisable, avec certaines semaines à plus de 60 heures pour quasiment tous les médecins », explique le docteur Arthur Deroure-Corte, urgentiste depuis trois ans à Cayenne.
« Comme partout, le service d’urgence compense les dysfonctionnements du système de santé », explique le docteur Pierre Chesneau, urgentiste et depuis dix-huit ans à l’hôpital de Cayenne. « C’est encore plus vrai en Guyane où, en amont de l’hôpital, il y a moins de spécialistes libéraux, de généralistes et de cliniques et, en aval, pas assez de lits et de spécialités à l’hôpital, donc une surcharge de travail en permanence aux urgences », ajoute-t-il.

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                Aux urgences hospitalières, la menace d’un été en sous-effectif



En mai 2017, les urgentistes avaient déjà saisi la direction dans un courrier, réclamant des recrutements rapides, avec déjà une menace de démission. Sans résultat. Fin 2017, quatre médecins ont quitté les urgences de Cayenne pour l’hôpital de Kourou. Début mai, le service comptait vingt-cinq médecins, pour un effectif budgété à quarante. « On a craqué… On a voulu rompre le cercle vicieux des départs qui se faisaient petit à petit », explique le docteur Chesneau. « On s’est dit : “on va partir tous d’un coup, comme ça, peut-être que cela fera réagir” », ajoute-t-il. A huit jours de la fin de leur préavis, quelques intérimaires et sept médecins de la réserve sanitaire sont venus en renforts ponctuels, mais aucun recrutement n’a été réalisé sur le long terme.
« Climat délétère »
« Ce n’est pas un problème de finances, les postes nous les avons, c’est un problème de recrutement médical, a expliqué au début de la crise Agnès Drouhin, la directrice de l’hôpital sur la télé publique Guyane la 1ère. Nous cherchons partout, nous mettons des annonces dans les journaux professionnels, mais c’est difficile, car les hôpitaux en France rencontrent les mêmes difficultés. » 
Principal hôpital de Guyane, avec 2 200 agents dont 270 médecins, le centre hospitalier de Cayenne traverse une crise qui va au-delà des urgences. « Il y a une maltraitance institutionnelle », dénonce un médecin expérimenté, qui parle de « climat délétère » et de « loi du silence », avec une instance de concertation, la commission médicale d’établissement (CME), qui « ne fonctionne plus ». « Les moyens sont sous-dimensionnés, il faut transférer des malades hors de Guyane car on n’a pas assez de place pour accueillir tout le monde. A Fort-de-France, ils acceptent quand ils peuvent, mais pas toujours… », affirme un autre praticien.
Selon l’hôpital, depuis début 2016, trente-deux médecins titulaires sont partis et quatorze sont arrivés, soit une perte de dix-huit titulaires. Parmi les partants, plusieurs figures de l’hôpital, chef de service ou chef de pôle. Depuis le 1er janvier 2016, on compte dix-neuf démissions de médecins, hors crise des urgences. « Le constat est cruel et inquiétant », analyse Jacques Cartiaux, directeur de l’agence régionale de santé.

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                Guyane : « Nous sommes en France mais pas vraiment considérés comme Français »



Manque de réactivité
Alors que le député Gabriel Serville réclame son départ pour son manque de réactivité, le représentant du ministère de la santé avertit la direction de l’hôpital : « Il faut redresser la barre, avec une équipe de direction qui a pour objectif majeur de recruter et de garder les médecins. » Jacques Cartiaux met en avant le plan d’investissement de 40 millions d’euros pour l’hôpital autorisé mardi à Paris par le comité interministériel de la performance et de la modernisation.
Il y a urgence : dans un rapport de mars 2017, Pierre Lesteven, inspecteur général des affaires sociales et administrateur provisoire de l’hôpital pendant huit mois en 2016, évoque « un équipement sanitaire de la Guyane » qui n’est « pas apte à faire face à l’explosion démographique en cours et ne peut satisfaire certains besoins de soins », ainsi qu’une « situation de crise sanitaire quasi permanente ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Laurence Vanceunebrock-Mialon, députée LRM de l’Allier, a, en novembre 2017, évoqué son homosexualité dans le cadre d’une mission sur les discriminations anti-LGBT en Outre-mer et sur l’extension de la PMA aux familles homoparentales.
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« Ayant vécu la PMA, je sais le parcours du combattant que cela représente pour les lesbiennes »


                      Laurence Vanceunebrock-Mialon, députée LRM de l’Allier, a, en novembre 2017, évoqué son homosexualité dans le cadre d’une mission sur les discriminations anti-LGBT en Outre-mer et sur l’extension de la PMA aux familles homoparentales.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 08h50
    |

                            François Rousseaux








                              

                        

Laurence Vanceunebrock-Mialon, 48 ans, est députée LRM de l’Allier depuis 2017. Cette ex-policière est mère de deux enfants conçus par PMA en Belgique.
Vous êtes la deuxième femme députée, après Françoise Gaspard dans les années 1980, à affirmer votre homosexualité. Vous sentez-vous un peu seule ?
Je ne me pose pas la question. L’homosexualité, comme l’hétérosexualité ou la bisexualité, tient d’abord à l’intimité et à la vie privée. C’est presque un non-sujet.
Un non-sujet, et pourtant vous l’avez mis sur la table…
Je ne me suis pas un jour écriée dans l’Hémicycle : « Je suis députée lesbienne ! » Mais j’ai travaillé sur un rapport sur les discriminations et prêté main-forte aux personnes LGBT en Guadeloupe. J’ai proposé de m’impliquer, étant moi-même à la tête d’une famille homoparentale. Je connais les soucis d’être homosexuelle, de construire une famille, d’avoir recours à la PMA. J’en ai parlé librement comme je le fais toujours, car c’est juste ma vie.

Je n’ai pas voulu faire un coming out et m’afficher comme porte-drapeau LGBT, mais j’ai été submergée de messages, de particuliers, d’associations, qui me remerciaient d’avoir si librement parlé de ma vie privée. Ils me disaient que plus les politiques s’exposeraient, plus ça pourrait contribuer à stopper les discriminations et l’homophobie, mais j’ai peur qu’il ne s’agisse d’un doux rêve.
Avez-vous redouté d’être réduite à votre orientation sexuelle ?
Je mûris : à 48 ans, je vois les choses autrement. Dans mon parcours de policière, j’ai tu longtemps ma sexualité, parce qu’il y a vingt-cinq ans il fallait faire preuve de « bonnes mœurs », comme on disait à l’époque dans la police. Peu à peu, les mentalités ont changé. J’ai juste pris le temps de bien en discuter avec mon épouse, parce que ça allait rejaillir sur nous et mes filles. On savait que c’était la direction à suivre pour aider à...




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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Une étude pointe le lien entre ces produits industriels et des troubles digestifs, notamment le syndrome du côlon irritable.
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Les aliments ultratransformés à l’origine de maladies digestives

Une étude pointe le lien entre ces produits industriels et des troubles digestifs, notamment le syndrome du côlon irritable.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 07h00
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
Gare aux aliments ultratransformés (AUT). Après une étude, publiée en février dans le British Medical Journal (BMJ), qui avait observé un lien entre la consommation de ce type d’aliments et le risque de cancer, l’association est cette fois faite avec l’augmentation des risques d’avoir des troubles gastro-intestinaux fonctionnels, principalement le syndrome du côlon irritable (SCI).

« Ce sont des troubles digestifs très fréquents, pour lesquels on ne retrouve pas de pathologie organique mais qui provoquent un inconfort digestif régulier », explique le docteur Chantal Julia (équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle, université Paris-XIII), qui a coordonné les travaux publiés vendredi 15 juin dans l’American Journal of Gastroenterology. Le plus fréquent, le syndrome du côlon irritable, touche entre 10 % et 15 % de la population. Parfois appelé colopathie fonctionnelle, il se caractérise par des malaises, des sensations douloureuses au ventre, des diarrhées ou de la constipation, en raison de la modification de la vitesse de passage des aliments dans le côlon.
Syndrome du côlon irritable
L’étude a porté sur les données alimentaires de 33 343 participants de la cohorte NutriNet-Santé. Ils ont rempli au moins trois questionnaires journaliers. Ce sont principalement des femmes (76,4 %), dont l’âge moyen était de 50,4 ans. Elles consommaient en moyenne 16 % d’aliments ultratransformés, en volume, correspondant à un apport énergétique total de 33 %. Les personnes plus jeunes, vivant seules, ayant des revenus plus faibles, un indice de masse corporel (IMC) plus élevé et un niveau d’activité physique plus faible, consommaient davantage d’aliments ultratransformés. Sur l’échantillon total, 10,5 % souffraient du syndrome du côlon irritable. « Cette étude suggère une association entre la consommation de ces aliments et cette pathologie », note le docteur Julia. Et une augmentation de la consommation de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Les amendements, dans lesquels on retrouve de nombreuses promesses du ministre Blanquer, concernent les mathématiques, le français et l’enseignement moral et civique.
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/06/2018
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Education : le Conseil supérieur des programmes publie des « ajustements » à la réforme de 2016

Les amendements, dans lesquels on retrouve de nombreuses promesses du ministre Blanquer, concernent les mathématiques, le français et l’enseignement moral et civique.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 15h02
    |

            Violaine Morin








                        


Dictées quotidiennes, retour du passé simple, disparition du prédicat, quatre opérations de calcul en CP… Jean-Michel Blanquer avait promis, dès sa nomination comme ministre de l’éducation, de « muscler » l’apprentissage des fondamentaux. Le Conseil supérieur des programmes (CSP) l’a suivi. L’instance, saisie de cette mission en janvier, vient en effet de rendre un projet d’ajustement pour les mathématiques, le français et l’enseignement moral et civique.
Ces textes, qui concernent les élèves du CP à la classe de 3e, pourront encore être amendés par le ministère, avant leur passage devant les représentants de la communauté éducative réunis en Conseil supérieur de l’éducation (CSE), début juillet. Leur objectif est clair : simplifier la compréhension des programmes entrés en vigueur à la rentrée 2016. « Nous savons que ces programmes ont été difficiles à mettre en œuvre, que les professeurs ont eu du mal à se les approprier », souligne Souâd Ayada, présidente du CSP.
Pour le français et les mathématiques, le contenu de ces projets n’a rien de surprenant. Il réorganise et reformule des éléments déjà présents dans les programmes, tout en intégrant les pistes amorcées au fil des mois par M. Blanquer. La familiarisation avec les quatre opérations de calcul dès le CP, le recours quotidien à la dictée, la lecture d’un nombre minimum d’œuvres complètes chaque année… Tous ces points figuraient dans les quatre circulaires mises en ligne fin avril à l’usage des professeurs des écoles.
« On a retiré le prédicat, la France est sauve ! »
Les circulaires et le « livret orange » sur la lecture, envoyé dans les écoles primaires à la même date, étaient peu diserts sur l’écriture de textes longs, un exercice dans lequel les élèves français sont faibles. Cela leur avait valu la critique des spécialistes. Un grief manifestement entendu par le CSP qui propose moult exemples d’activités, à chaque cycle, destinées à permettre la variation des « situations d’écriture ». Souâd Ayada confirme cette volonté : « Nos projets mettent l’accent sur quelque chose qui n’était peut-être pas assez souligné dans les circulaires, l’importance de l’écriture et du geste graphique des élèves. »
C’est également sans surprise que l’on voit ressurgir l’ensemble de la conjugaison du passé simple au cycle 3 (CE2, CM1, CM2) – et non plus le seul apprentissage des 3es personnes du singulier et du pluriel. Dans une tribune publiée par Le Parisien le 15 avril, M. Blanquer avait en effet dénoncé l’enseignement « allégé » du passé simple. De même, le ministre avait promis dès la rentrée 2017 le retour du COD, COI et des compléments circonstanciels par opposition au vocabulaire universitaire jugé « inutilement complexe ». La notion de « prédicat » avait, à elle seule, provoqué un véritable tollé lors de son entrée dans les programmes, en 2016.
« On a retiré le prédicat, la France est sauve ! », ironise Michel Lussault, ancien président du CSP et architecte des programmes de 2016, qui a claqué la porte de l’institution en septembre 2017. Pour le géographe, la publication de ces ajustements « achève de détricoter la refondation de l’école », à laquelle il a participé sous la précédente mandature.
« Dans les trois disciplines concernées, il y a un changement profond, qui consiste à dire que le rôle de l’enseignant est de délivrer une nomenclature et non des clés de compréhension », regrette-t-il. « Ces ajustements, apparemment techniques, sont en fait politiques », ajoute-t-il, en pointant les nouveaux programmes d’enseignement moral et civique (EMC). Dans cette discipline, le contenu des enseignements n’est pas modifié, mais la philosophie générale de la discipline a profondément changé. Alors que la réforme de 2016 prévoyait un enseignement fondé sur l’expérience des élèves, le programme d’EMC recensera désormais une série de notions à maîtriser selon une progression définie. Dès le CE2, les élèves devront ainsi connaître le premier couplet de la Marseillaise et les principaux symboles républicains, plus tard les droits de l’homme et de l’enfant, le fonctionnement des institutions, et ainsi de suite jusqu’en 3e.
A une approche qui part de l’élève pour aller vers des notions abstraites se substitue donc un enseignement plus « vertical », fait de contenus clairement identifiés. Un choix assumé par le CSP. « D’après les différents retours que nous avons eus, les entrées, ou plutôt les “dimensions” des programmes de 2016, comme la sensibilité, le jugement et le discernement, rendaient les choses très confuses, explique Souâd Ayada. Si l’on veut conduire cet enseignement, il faut déterminer clairement ses contenus. »
« Changements permanents »
Les ajustements proposés par le CSP suggèrent en outre des repères annuels dans les acquis des élèves, censés permettre aux enseignants de mieux se situer dans la logique de cycles d’apprentissage, qui datent, eux aussi, de la mandature précédente. Selon certains experts, ces repères annuels ne font que complexifier encore la marche à suivre pour des enseignants, qui jonglent désormais avec les programmes officiels et le présent amendement, mais aussi les circulaires publiées en avril et le « livret orange » sur la lecture et l’écriture.
Pour Francette Popineau, secrétaire générale du SNUipp (majoritaire dans le premier degré), les repères annuels sont le seul vrai risque de ce projet, car ils menacent de facto l’organisation par cycles : « Les cycles ont été difficiles à mettre en place pour les enseignants, car il n’y a pas vraiment eu de formation, concède la syndicaliste. Mais des expérimentations sont menées avec des classes organisées en cycle, ou bien des échanges entre classes. Au moment où des choses sont mises en place, on revient dessus. Ces changements permanents sont l’épine dans le pied de notre système : il faut une politique stable. » 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Confrontés à une pénurie de médecins urgentistes et aux congés des titulaires, des services craignent de voir leur fonctionnement perturbé durant les vacances.
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Aux urgences hospitalières, la menace d’un été en sous-effectif

Confrontés à une pénurie de médecins urgentistes et aux congés des titulaires, des services craignent de voir leur fonctionnement perturbé durant les vacances.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 15h52
    |

            François Béguin








                        



                                


                            

Après la surchauffe hivernale, le sous-effectif estival. Confrontés à une pénurie de médecins urgentistes et aux congés annuels des titulaires, de nombreux services d’accueil des urgences en France craignent de voir leur fonctionnement perturbé cet été. En plein bras de fer avec les médecins intérimaires, qui s’opposent au plafonnement de leur rémunération, les autorités n’écartent aucune piste pour répondre aux situations les plus critiques.
En région parisienne, quinze sites – hors Paris – sont jugés « en difficulté » par l’Agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France. Une « enquête flash » menée par cette préfecture sanitaire auprès des hôpitaux – et que Le Monde s’est procurée – révèle l’ampleur du problème : au 19 juin, 531 plages de douze heures n’étaient toujours pas pourvues pour juillet, et 711 pour août parmi les quelque 76 % d’établissements ayant répondu. Ce qui représente lors des deux mois d’été près de 600 journées de vingt-quatre heures où il manquera un médecin dans un service d’urgence.
« De plus en plus de démissions »
« Ça risque de coincer beaucoup plus que les étés précédents », alerte Christophe Prudhomme, porte-parole de l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF), qui se dit « inquiet » d’un « allongement des délais d’intervention » et d’une « multiplication des incidents »…
A l’origine du problème : des services d’urgences de moins en moins attractifs. Parmi les hôpitaux franciliens qui ont répondu à l’enquête de l’ARS, 73 médecins urgentistes ont démissionné en 2017 contre 43 en 2015. Le nombre de postes vacants est passé de 103 en 2016 à 148 au 1er janvier 2018. Les heures d’intérim, elles, ont doublé, passant de 15 429 heures à 33 780 heures entre 2015 et 2017.
« Il y a de plus en plus de démissions car de nombreux médecins n’en peuvent plus de faire de l’abattage et préfèrent prendre des postes mieux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Enlevé pendant plus de deux mois en 1978, l’homme d’affaires belge est mort le 20 juin à Pontoise. Il avait 80 ans.
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La mort du baron Edouard-Jean Empain

Enlevé pendant plus de deux mois en 1978, l’homme d’affaires belge est mort le 20 juin à Pontoise. Il avait 80 ans.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 06h37
    |

            Pascale Robert-Diard








                        



                                


                            

Dans l’épais dossier de la documentation du Monde, le baron Edouard-Jean Empain a « vécu » de la fin des années 60 au mitan des années 80, soit une naissance médiatique à trente ans et une disparition à cinquante. Edouard-Jean Empain est mort, mercredi 20 juin à l’hôpital de Pontoise (Val-d’Oise), il était âgé de 80 ans.
Le trentenaire qui occupe, en 1967, la une des pages « économie » du journal vient tout juste de prendre la présidence du groupe belge qui porte son nom. On qualifie alors poliment d’« original » cet homme à l’allure sportive, au visage juvénile, à la réputation de play-boy et au faible niveau d’études – il a tout juste le baccalauréat – qui vient de reprendre les rênes du groupe industriel fondé par son grand-père, Edouard. Premier baron du nom, cet ingénieur belge avait bâti sa fortune en misant à la fin du XIXe siècle sur l’électricité et les transports. Proche du roi Léopold II, il avait investi au Congo et surtout en Égypte, où il fonda Héliopolis. En France, il avait obtenu la concession du métro parisien.
Son petit-fils Edouard-Jean, dit « Wado », naît en 1937 à Budapest et grandit jusqu’à l’âge de dix ans derrière les murs d’une propriété de cent hectares, à Bouffémont (Val-d’Oise), dans la région parisienne, entouré de précepteurs et du silence pudique de sa famille sur les compromissions de son père avec les Allemands pendant la seconde guerre mondiale. Au décès de celui-ci, en 1946, sa mère épouse le rival et neveu de son mari, prénommé lui aussi Edouard, devenant ainsi baronne Empain pour la seconde fois. Vingt ans plus tard et après diverses péripéties familiales, son fils Edouard-Jean est désigné comme successeur. Le jeune héritier qui, jusque-là, s’intéressait surtout aux femmes, aux belles voitures et au jeu, se mue aussitôt en conquérant industriel.
Une phalange coupée
Contre la volonté du président Georges Pompidou, il prend le contrôle du groupe Schneider et s’intéresse au secteur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ En 2015, 142 000 cas étaient attribuables à des facteurs de risque liés au mode de vie ou à l’environnement, au premier rang desquels le tabagisme et l’alcool.
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En France, quatre cancers sur dix pourraient être évités

En 2015, 142 000 cas étaient attribuables à des facteurs de risque liés au mode de vie ou à l’environnement, au premier rang desquels le tabagisme et l’alcool.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 03h30
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 09h10
    |

            Hervé Morin








                        



   


La part des cancers dits « évitables », c’est-à-dire attribuables à des facteurs de risque liés au mode de vie ou à l’environnement, vient d’être réévaluée pour la France métropolitaine : elle représenterait 41 % des tumeurs survenues en 2015 chez les adultes de plus de 30 ans, soit 142 000 cas (84 000 chez les hommes et 58 000 chez les femmes). Cette estimation est le fruit d’une vaste étude coordonnée par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), publiée lundi 25 juin dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH).
En 2000, la part des cancers évitables était évaluée en France à 35 %, tandis que les études portant sur d’autres pays donnent une fourchette variant entre 30 % et 50 %.
L’originalité de l’étude, par rapport aux évaluations antérieures, est d’avoir élargi le spectre des causes évitables à treize facteurs majeurs de risque pour lesquels un lien avec la survenue de cancer est bien établi, et pour lesquels l’exposition des Français était connue. La consommation de viande rouge et de charcuterie ou les expositions professionnelles (trichloréthylène, gaz d’échappement du diesel) n’étaient par exemple pas prises en compte auparavant.
Isabelle Soerjomataram, qui, au CIRC – agence intergouvernementale de recherche sur le cancer créée en 1965 par l’Organisation mondiale de la santé –, a coordonné l’étude, souligne que le message principal est positif : « C’est une bonne nouvelle de savoir que l’on peut agir sur 40 % des cancers, en se concentrant sur treize facteurs de risque seulement. »
Le déclenchement d’un cancer peut évidemment avoir des origines multiples et combinées. La part du hasard, c’est-à-dire liée à la survenue de mutations aléatoires dans l’ADN des cellules, fait l’objet d’âpres débats scientifiques. Elle est évaluée par certains à deux tiers des mutations susceptibles de déclencher un cancer. Le poids de l’hérédité, c’est-à-dire les prédispositions à développer certains cancers en raison de son patrimoine génétique, représenterait environ 5 % des cas.

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                Le débat sur le rôle du hasard dans le cancer relancé



Restent les cancers dits « évitables ». Tout l’intérêt de l’étude du BEH est donc de chiffrer le poids des déterminants sur lesquels on peut agir en modifiant des comportements (tabac, alcool, alimentation, activité physique) par la réglementation (polluants, pesticides, composants alimentaires) ou la prophylaxie (vaccins).

   


Sans surprise, le tabac et l’alcool restent les deux principaux « fauteurs évitables » de cancers, représentant 20 % et 8 % des cas, les deux sexes confondus. Chez les hommes, c’est ensuite l’alimentation qui prédomine (5,7 % des cas), tandis que chez les femmes, c’est le surpoids et l’obésité (6,8 %). « Je ne m’attendais pas à ce que ces facteurs de risque soient si élevés, commente Isabelle Soerjomataram. Il semble que la France suive dans ce domaine la trajectoire de pays comme les Etats-Unis ou le Royaume-Uni. »
Simulation
Viennent ensuite les infections, notamment celles liées au papillomavirus, responsable de plus de 6 300 cas de cancer, essentiellement du col de l’utérus, en 2015. Puis les expositions professionnelles, avant les ultraviolets (mélanomes), le radon et les radiations d’origine médicale. La pollution de l’air extérieur, puis la présence d’arsenic et de benzène ferment la liste.
Les cancers évitables les plus nombreux sont ceux du poumon (plus de 35 000 cas évitables sur quelque 40 000 cas estimés) et du sein (presque 20 000 cas évitables sur plus de 53 000 diagnostics pour cette localisation), avant le côlon-rectum (19 000 environ). Viennent ensuite lèvres-cavité orale-pharynx (12 000 cas), mélanome (plus de 10 000), foie (7 000), estomac (6 000) et rein (environ 5 000). Les autres localisations représentent moins de 5 000 cas annuels.
Certains facteurs de risque sont définis en négatif : le fait de ne pas manger suffisamment de fruits, de légumes ou de fibres pèse autant que de manger trop de viande rouge ou transformée. Le manque d’activité physique ou un allaitement inférieur à six mois, moins protecteur pour la mère vis-à-vis du risque de cancer du sein, ont aussi été pris en compte.

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En revanche, des facteurs comme le nombre d’enfants ou l’âge de la première grossesse, connus pour peser aussi sur le risque de cancer, « mais sur lesquels on ne peut agir de la même façon que pour l’allaitement, n’ont pas été retenus comme évitables », souligne Isabelle Soerjomataram.
Cette analyse représente la somme des connaissances toxicologiques et épidémiologiques concernant la population française. Elle est une simulation, car il est très rare de pouvoir attribuer à un cas individuel une origine précise, comme pour le mésothéliome lié à l’exposition à l’amiante. Les auteurs sont conscients des limites de l’étude. Elle ne prend pas en compte certains facteurs de risque dont les effets sont encore insuffisamment documentés.
« Cibler des priorités d’action »
« Cet état des lieux a permis de mettre en exergue des lacunes scientifiques (comme les expositions chimiques), mais aussi le besoin de recherche pour identifier le rôle de facteurs de risques émergents (comme les perturbateurs endocriniens) », notent ainsi Christopher Wild, directeur du CIRC, Norbert Ifrah, président de l’Institut national du cancer, et François Bourdillon, directeur général de l’agence sanitaire Santé publique France dans l’éditorial du BEH. Cela signifie que, à mesure que des données plus solides apparaîtront, la part des cancers évitables pourrait encore augmenter.
Il est aussi à noter que les outre-mer n’ont pas été inclus. Le poids du chlordécone, un pesticide longtemps utilisé dans les bananeraies, serait sans doute à prendre en compte pour les cancers de la prostate. « On aimerait poursuivre l’analyse dans ces territoires », note Isabelle Soerjomataram, pour qui les facteurs de risque seraient alors probablement différents.
Pour les signataires de l’éditorial du BEH, mesurer la part évitable a un intérêt majeur : « Cibler des priorités d’action pour la prévention du cancer. » Si l’on doit se réjouir de la baisse d’un million de fumeurs quotidiens entre 2016 et 2017, la stratégie de réduction du tabagisme à travers l’augmentation du prix doit être « maintenue et renforcée », notent-ils. L’alcool, l’alimentation, le surpoids devraient faire l’objet des mêmes efforts de prévention, avancent-ils, notant aussi l’efficacité potentielle des réglementations concernant les valeurs limites de produits cancérigènes dans l’environnement et en milieu professionnel pour diminuer les expositions. Ou des pistes cyclables pour encourager l’activité physique.
Isabelle Soerjomataram souligne que, pour le tabac et l’alcool, des messages de prévention spécifiques pour les femmes seraient bienvenus. En 2000, le tabac représentait 6 % des cas de cancer chez les femmes, contre 8 % en 2015, et pour l’alcool, ces proportions sont respectivement passées de 4 % à 7 %, tandis que chez les hommes, elles sont restées stables.
François Bourdillon, de l’agence sanitaire Santé publique France, note quant à lui que, outre les grands domaines classiques de prévention (tabac, alcool, alimentation-obésité), l’étude « interpelle toute la médecine du travail, l’exposition professionnelle n’étant pas négligeable ». Il se dit aussi surpris par la hauteur de l’impact des infections. « Il faudrait remettre l’accent sur la vaccination », souligne-t-il. En France, celle contre le papillomavirus (HPV), recommandée depuis 2007, était inférieure à 15 % chez les filles de 16 ans en 2015.
L’agence sanitaire britannique Public Health England estimait très récemment que la vaccination a fait baisser de 86 % chez les jeunes femmes les infections par les deux types d’HPV causant la majorité des cancers du col de l’utérus. Outre-Manche, 80 % des garçons et filles de 14 à 25 ans sont vaccinés.
Les nouvelles données permettent aussi de mesurer certaines distorsions dans la perception de la hiérarchie des risques par le grand public. Un baromètre de Santé publique France, à paraître, montre que, en 2015, 67 % des personnes interrogées pensaient que la pollution atmosphérique causait davantage de cancers que l’alcool. Or la pollution atmosphérique, qui a d’autres impacts sanitaires, notamment cardio-vasculaires et respiratoires, « représente 0,4 % des cas de cancer dans notre évaluation », rappelle Isabelle Soerjomataram. Soit vingt fois moins que l’alcool et cinquante fois moins que le tabac.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Une information judiciaire a été ouverte le 14 juin du chef d’« association de malfaiteurs terroristes criminelle ». Les personnes interpellées sont soupçonnées d’avoir envisagé de s’en prendre à des musulmans.
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Dix membres de la mouvance ultradroite arrêtés à travers la France

Une information judiciaire a été ouverte le 14 juin du chef d’« association de malfaiteurs terroristes criminelle ». Les personnes interpellées sont soupçonnées d’avoir envisagé de s’en prendre à des musulmans.



Le Monde
 |    24.06.2018 à 21h10
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 07h22
    |

                            Le Monde.fr (avec Soren Seelow)








                        


Dix personnes liées à l’ultradroite ont été interpellées dans la nuit de samedi 23 à dimanche 24 juin dans toute la France par les services antiterroristes, a appris Le Monde de source judiciaire, confirmant des informations parues dans la presse. Ils sont soupçonnés d’avoir envisagé de s’en prendre à des musulmans, a précisé une source proche de l’enquête.
Une information judiciaire a été ouverte le 14 juin du chef d’« association de malfaiteurs terroristes criminelle ». L’enquête a été ouverte sur des soupçons de projet de passage à l’acte violent dont les contours sont encore mal définis à ce stade.
Les investigations devront déterminer le degré d’avancement et de maturité du projet. Aux termes de la loi, leur garde à vue peut s’étendre jusqu’à quatre-vingt-seize heures. Dans un message sur Twitter, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a salué « l’engagement constant de la DGSI [direction générale de la sécurité intérieure], qui veille au quotidien à la protection des Français face à toute action violente, d’où qu’elle vienne ».

Interpellations d'individus liés à l'ultradroite, soupçonnés de passage à l'acte : je salue l'engagement constant d… https://t.co/vGlRcJO0Kk— gerardcollomb (@Gérard Collomb)


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Cibles musulmanes
Deux suspects ont été arrêtés en Corse, a appris l’Agence France-Presse (AFP). Selon TF1-LCI, des interpellations ont aussi eu lieu en Gironde, en Charente et dans la Vienne. Parmi les interpellés figure le chef de file présumé de ce réseau, Guy S., retraité de la police nationale et habitant de Charente-Maritime, selon des sources proches de l’enquête.
Ces suspects gravitaient autour d’un mystérieux groupuscule baptisé « AFO » (Action des forces opérationnelles) et dirigé par Guy S., a précisé une des sources. D’après les enquêteurs, ils ciblaient « des personnes de confession musulmane ». Les surveillances de la DGSI ont montré qu’« ils étaient organisés et en lien pour éventuellement commettre des actions violentes contre des cibles présumées en lien avec l’islam radical », d’après l’une des sources. Selon TF1-LCI, ils visaient notamment des imams, des détenus islamistes sortant de prison ou des femmes voilées, choisies au hasard dans la rue.
Les échanges interceptés par la DGSI montrent également que ces suspects voulaient se procurer des armes. Et différentes perquisitions ont par ailleurs établi que certains suspects en possédaient déjà.
Résurgence de l’ultradroite
Il s’agit d’un rare dossier judiciaire impliquant la mouvance de l’ultradroite au sein du pôle antiterroriste de Paris, qui a connu, depuis 2015, un important contentieux lié à la menace terroriste djihadiste.
En octobre 2017, les services antiterroristes avaient démantelé un groupuscule d’ultradroite fédéré autour d’un ex-militant du mouvement royaliste Action française, Logan N., qui avait été arrêté en juin 2017. Ce dernier avait reconnu avoir fondé un groupuscule baptisé OAS, reprenant le nom de l’organisation responsable d’une campagne sanglante contre l’indépendance de l’Algérie dans les années 1960. Son mot d’ordre : « Enclencher une re-migration basée sur la terreur. »

        Lire aussi :
         

                L’« OAS » de Logan N. ou la dérive imprévisible d’une cellule d’ultradroite



Le groupe avait envisagé de s’en prendre à l’ancien candidat à la présidentielle de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, et à Christophe Castaner, secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement et ex-maire de Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence) et de cibler des « kebabs » de Marseille ou le « chantier de la grande mosquée de Vitrolles [Bouches-du-Rhône] ». Mais l’entreprise avait tourné court, faute de « capacités », selon les éléments de l’enquête.

        Lire aussi :
         

                La croisade avortée de Logan N., ou l’histoire d’une tentation terroriste d’ultradroite



Moyens limités
Des notes de la DGSI versées dans ce dossier toujours à l’instruction, dont a eu connaissance l’AFP, décrivent par ailleurs le réveil de l’ultradroite en France avec des « groupuscules concurrents », « soudés » autour de la dénonciation de « l’islamisation de la France » et prospérant sur les craintes liées à la menace djihadiste.
Les services de renseignement soulignent toutefois que leurs « capacités opérationnelles apparaissent (…) limitées » compte tenu de leurs actions en « ordre dispersé ». Cet état des lieux fait écho aux propos tenus en 2016 par Patrick Calvar, alors patron de la DGSI, qui avait marqué sa préoccupation d’une dérive vers « une confrontation entre l’ultradroite et le monde musulman, pas les islamistes mais bien le monde musulman ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ La maternité et la chirurgie du petit hôpital de la Drôme ont fermé il y a six mois. Mais les habitants refusent d’abandonner la lutte. Un reportage de #Bledsàpart.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
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A Die, trente ans de lutte pour l’hôpital et sa petite maternité

La maternité et la chirurgie du petit hôpital de la Drôme ont fermé il y a six mois. Mais les habitants refusent d’abandonner la lutte. Un reportage de #Bledsàpart.



Le Monde
 |    24.06.2018 à 16h28
 • Mis à jour le
25.06.2018 à 15h48
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            Camille Bordenet (Die, Drôme, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Ils accrochent le regard, en lettres capitales, le long de la départementale 93 qui borde la rivière de la Drôme jusqu’à Die ; s’affichent au détour des ruelles, avec des portraits d’habitants collés aux murs, ou sur les boîtes aux lettres, bardées d’autocollants. Des slogans comme « Touche pas à mon hôpital », « Hôpital menacé », ou des témoignages, « Je suis né à la maternité de Die et je m’en porte bien, merci ».
Trente ans que la sous-préfecture de 4 500 habitants nichée aux pieds des falaises herbeuses du Vercors vit au rythme d’une âpre lutte pour défendre son hôpital de proximité, dont plusieurs services ont été menacés. Sa maternité surtout, la plus petite de France, aussitôt née, aussitôt en sursis, devenue un symbole de la lutte contre les déserts médicaux.
Malgré un nombre trop faible d’accouchements (97 prévus en 2017) et le manque de certains praticiens, l’exception géographique du Diois – région montagneuse située à au moins une heure de route des plus grands hôpitaux – lui avait jusqu’alors toujours permis d’être maintenue par dérogations. Plus encore, la résistance des habitants et des élus, qui l’ont défendue mordicus, décennie après décennie, depuis la première menace de fermeture, en 1986.
Dans les rues de Die, rares sont ceux qui n’ont pas un souvenir de bataille à raconter
Manifestations, pétitions, « autoséquestration » dans l’hôpital, dépôts de plaintes de femmes enceintes, journée morte des commerçants, fausse aire d’accouchement sur la route, interpellations des politiques… Dans les rues de Die, rares sont ceux qui n’ont pas un souvenir de bataille à raconter.
Ici, l’hôpital est devenu un enjeu identitaire, sa défense, « une culture ». Une lutte qui « prend aux tripes » Germaine, 84 ans, dont cinquante-quatre de « résistance », et quatre enfants nés à la « mater’». Elle a participé, avec d’autres, à la création du Collectif de défense de l’hôpital, devenu le fer de lance...




                        

                        

