<FILE-date="2018/06/24/19">

<article-nb="2018/06/24/19-1">
<filnamedate="20180624"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180624"><AAMMJJHH="2018062419">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Défaits lors de leur premier match du Mondial, les deux derniers du groupe H n’ont pas le droit à l’erreur, à Kazan, à partir de 20 heures.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ 
<article-nb="2018/06/24/19-2">
<filnamedate="20180624"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180624"><AAMMJJHH="2018062419">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Sur les réseaux sociaux, un déluge de haine a visé Jimmy Durmaz, né de parents assyriens, dont la faute a offert le coup franc victorieux à l’Allemagne.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Coupe du monde : gueule de bois en Suède après le coup franc de Kroos et les insultes racistes contre Durmaz

Sur les réseaux sociaux, un déluge de haine a visé Jimmy Durmaz, né de parents assyriens, dont la faute a offert le coup franc victorieux à l’Allemagne.



Le Monde
 |    24.06.2018 à 16h35
 • Mis à jour le
24.06.2018 à 16h59
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


La perfection de l’exécution puis de la trajectoire du ballon a fait le tour du monde. A la dernière minute du match face à la Suède, samedi 23 juin, Tony Kroos a catapulté une merveille de coup franc et offert un sursis à l’Allemagne, championne du monde en titre, passée très près de l’élimination face aux Scandinaves.
Le milieu du Real Madrid était visiblement le seul à croire à pareil miracle. Juste avant le tir, Mats Hummels, contraint au repos, tentait de communiquer ses consignes à Kroos depuis le banc de touche. « Je lui ai crié fort qu’il devait centrer, expliquait le défenseur après le match. Après, j’en ai pris pour mon grade dans le vestiaire. »

On se le refait parce qu'il est tout simplement SU-BLI-ME : revoyez encore et encore et encore le coup franc de Ton… https://t.co/hhMDg3zYJK— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


require(["twitter/widgets"]);

La suite est connue : trop excentré pour viser la lucarne opposée, le milieu a transmis la balle à Reus, qui la lui bloquait, et lui offrait un angle bien plus ouvert. Crucifiée à la toute fin du temps additionnel, la Suède devra désormais s’imposer contre le Mexique, mercredi 27 juin, pour espérer rallier les huitièmes de finale du Mondial. Avant de se tourner vers l’affrontement d’« El Tri », l’heure était au règlement de comptes et à la recherche de coupables, dès le retour aux vestiaires.

        Lire aussi :
         

                Coupe du monde 2018 : pour aller de l’avant, l’Allemagne devra mieux assurer ses arrières



Insultes racistes et menaces de mort
Auteur de la faute sur Timo Werner à l’origine du coup franc de Kroos, Jimmy Durmaz a reçu un déluge d’insultes racistes et des menaces de mort après le coup de sifflet final. Plusieurs milliers de messages haineux ont ainsi été recensés sur Internet. « J’ai toujours vu de la haine sur les réseaux sociaux, a réagi le joueur du Toulouse FC, né en Suède de parents assyriens. Si vous avez subi ça toute votre vie, ce n’est pas quelque chose de grave. Je suis fier de représenter mon pays. »
Entré comme lui dans les vingt dernières minutes de jeu, John Guidetti a défendu son coéquipier et plaidé son « manque de chance » sur l’action fatale : « Il a couru et s’est battu tout le temps. (…) C’est complètement idiot de lui adresser autant de haine à cause de ça. »
Au lendemain de la rencontre, la Fédération suédoise de football a annoncé avoir signalé les messages destinés à son joueur à la police. « C’est désagréable et extrêmement scandaleux de voir le traitement que Jimmy Durmaz a subi, a dénoncé le secrétaire général de l’organisation, Hakan Sjöstrand. Complètement inacceptable. »

#CM2018 
A la fin de #ALLSUE #GERSWE, une grosse rixe a éclaté entre les deux bancs !! 
— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


require(["twitter/widgets"]);

La fin de match a décidément été bien agitée. Après le coup de canon de Kroos, le banc suédois s’est plaint de provocations de plusieurs membres de la délégation allemande. Une démonstration de joie moyennement appréciée par les Scandinaves et leur sélectionneur, Janne Andersson : « Ça m’a vraiment agacé et mis en colère. Ça ne se fait pas : vous vous congratulez et vous laissez l’adversaire à sa tristesse, vous ne réagissez pas comme ça, aussi fort. »
Concédant une réaction « trop émotionnelle » des siens, la Fédération allemande a pris soin de dégonfler la polémique d’un tweet, conclu d’un « Ursäkta ! » (« pardon ! »).



                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/24/19-3">
<filnamedate="20180624"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180624"><AAMMJJHH="2018062419">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Vainqueurs de leur premier match à la Coupe du monde 2018, Japonais et Sénégalais se disputent la tête du groupe H, à Iekaterinbourg.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ 
<article-nb="2018/06/24/19-4">
<filnamedate="20180624"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180624"><AAMMJJHH="2018062419">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Ancien capitaine de l’équipe qui battit la France au Mondial 2002, le sélectionneur du Sénégal s’appuie en premier lieu sur les jeunes.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤         

Portrait

Coupe du monde : Aliou Cissé, le grand frère des Lions de la Teranga

Ancien capitaine de l’équipe qui battit la France au Mondial 2002, le sélectionneur du Sénégal s’appuie en premier lieu sur les jeunes.

Par                Alexis Billebaut (contributeur Le Monde Afrique)



LE MONDE
              datetime="2018-06-24T14:00:31+02:00"

        Le 24.06.2018 à 14h00






    
Le sélectionneur sénégalais Aliou Cissé au Spartak Stadium, à Moscou, le 19 juin 2018.
Crédits : CHRISTIAN HARTMANN / REUTERS


Capitaine de l’équipe victorieuse contre la France championne du monde lors du Mondial 2002 où il mena le Sénégal jusqu’en quarts de finale, le sélectionneur Aliou Cissé, 42 ans, rêve d’un nouvel exploit en Russie. Après leur victoire contre la Pologne (2-1), les Lions de la Teranga (« l’hospitalité », en wolof) affrontent le Japon dimanche 24 juin en vue d’une qualification pour les huitièmes de finale.

        Lire aussi :
         

                Le jour où le Lion sénégalais a croqué le Coq gaulois au Mondial de 2002



« Je sais qu’il y a beaucoup de comparaisons entre la génération 2002 et l’actuelle. Mais nous avons envie de faire mieux ou plus », explique l’ancien milieu défensif du Paris-Saint-Germain. Meneur d’hommes sur le terrain, Aliou Cissé s’appuie sur les jeunes, pour lesquels il assume parfois le rôle de grand frère. Déjà lorsqu’il était capitaine, il occupait ce rôle de confident, de responsable.
En 2002, le Casamançais avait 26 ans et restait sur une saison moyenne à Montpellier. D’autres cadres de la sélection, comme Khalilou Fadiga, Pape Malick Diop, Tony Silva ou Ferdinand Coly, tous plus âgés, auraient pu prétendre au brassard. Mais Bruno Metsu, le sélectionneur français des Lions, avait fait son choix bien avant la Coupe du monde. Il savait qu’il pouvait miser sur les qualités humaines de son milieu de terrain.

        Lire aussi :
         

                Mondial 2018 : le Sénégal « sauve l’honneur africain » en battant la Pologne



Parfois présenté comme un homme réservé, l’actuel sélectionneur était, sur le terrain, le parfait complément de Bruno Metsu. « Ils avaient deux caractères différents. Le coach était plus cool, plus déconneur, tout en étant exigeant, se souvient Alassane Ndour, âgé de 20 ans en 2002. Aliou parle peu, du moins en dehors du terrain. Car quand il était sur la pelouse, on l’entendait. C’était un aboyeur, un leader. Pour moi, c’était un coéquipier important car il m’a fait progresser. »
Etat d’esprit « irréprochable »
Cette proximité avec les plus jeunes ne surprend pas Jean-Michel Cavalli, qui a croisé deux fois Aliou Cissé dans sa carrière d’entraîneur. A Lille d’abord, où le jeune Sénégalais a effectué sa formation, puis à Nîmes, son dernier club (2008-2009). « J’étais arrivé en cours de saison, Aliou jouait peu. Mais il m’avait dit qu’il souhaitait rester à Nîmes, que je pouvais compter sur lui, raconte l’ancien entraîneur de l’Algérie, du WAC Casablanca ou du MC Oran. Quand il ne jouait pas avec l’équipe de Ligue 2, il partait avec la réserve. Il s’impliquait, parlait, conseillait. Son état d’esprit était irréprochable. »

        Lire aussi :
         

                Tout savoir sur le Sénégal à la Coupe du monde de football



Capitaine des Lions à une époque où les fortes personnalités se bousculent, Aliou Cissé a toujours tenu son rôle avec rigueur. Quand tout allait bien, mais aussi lorsque des tensions surgissaient dans le quotidien de la sélection. « Parfois c’était chaud. Il y avait un conseil des joueurs qui se réunissait pour trancher. Aliou avait une voix prépondérante. Car Bruno Metsu savait qu’il y avait de forts caractères, beaucoup d’orgueil dans son effectif. Aliou est à la base quelqu’un de calme, de posé, mais je peux vous assurer qu’il savait hausser le ton et se faire entendre », se remémore Ferdinand Coly.

        Lire aussi :
         

                Coupe du monde 2018, groupe H : résultats et classement



Avant de remplacer Alain Giresse sur le banc sénégalais en février 2015, Aliou Cissé a dirigé les moins de 23 ans de son pays. Aujourd’hui sélectionneur d’une des meilleures équipes africaines, il compte sur un groupe plutôt expérimenté mais rajeuni par la présence de Moussa Wagué (19 ans), Ismaïla Sarr (20 ans), Mbaye Niang ou Keita Baldé (23 ans). « Il fait confiance en fonction des performances, pas de l’âge. S’il estime qu’un joueur de 19 ans apportera plus qu’un type plus vieux, il choisira le premier. S’il faut responsabiliser un gamin, il n’hésitera pas », assure Ferdinand Coly.


<article-nb="2018/06/24/19-5">
<filnamedate="20180624"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180624"><AAMMJJHH="2018062419">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Les Anglais et leur buteur, auteur d’un triplé, s’imposent 6-1 et se qualifient pour les huitièmes de finale. Ils disputeront la première place du groupe G face à la Belgique.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ 
<article-nb="2018/06/24/19-6">
<filnamedate="20180624"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180624"><AAMMJJHH="2018062419">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Philippe Tournon, chef de presse historique des Bleus, 74 ans, raccrochera après le Mondial 2018. Il a connu l’équipe de France de Michel Hidalgo à Didier Deschamps, de Michel Platini à Kylian Mbappé.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Equipe de France : l’homme aux sept Coupes du monde

Philippe Tournon, chef de presse historique des Bleus, 74 ans, raccrochera après le Mondial 2018. Il a connu l’équipe de France de Michel Hidalgo à Didier Deschamps, de Michel Platini à Kylian Mbappé.



Le Monde
 |    24.06.2018 à 10h36
    |

            Rémi Dupré (Envoyé spécial à Istra, Russie)








                        



                                


                            

De sa voix de stentor, Philippe Tournon fait le compte. « J’ai croisé à ce jour 253 joueurs sous le maillot bleu et Didier Deschamps est mon neuvième sélectionneur. » A bientôt 75 ans, le chef de presse historique de l’équipe de France, en poste depuis 1983, malgré une « coupure » sous l’ère Raymond Domenech (2004-2010), connaît sur le bout des doigts les statistiques de sa longue et vertigineuse carrière.
En Russie, il participe à sa septième (et dernière) Coupe du monde et sa douzième phase finale d’une compétition internationale depuis l’Euro 1984, remporté par Michel Platini et consorts. Mardi 26 juin, au Stade Loujniki de Moscou, Tournon honorera sa 333ème « sélection », lors du match contre le Danemark, pour la « finale » du groupe C. Au terme du parcours des Bleus, il quittera, promet-il, le staff tricolore.
« C’est assez gratifiant qu’au fil des années, les sélectionneurs successifs aient estimé mon expertise et ma manière de travailler, qui doit être assez consensuelle, développe le natif de Montauban (Tarn-et-Garonne). J’ai le privilège d’assister à des entraînements ou des matchs depuis le banc, d’où je vois les Platini, Zidane, Mbappé. C’est mon adrénaline. »
Rédacteur en chef adjoint du journal l’Equipe et ancien patron de sa rubrique foot,Tournon a 40 ans lorsque le sélectionneur, Michel Hidalgo, et le président de la Fédération française de football (FFF), Fernand Sastre, lui proposent de créer le poste de chef de presse de l’équipe de France. « Le job, c’est de faire accepter à deux populations qui se sont de plus en plus éloignées au fil des années, qu’elles sont des compagnes de voyage indissociables, explique-t-il, derrière ses grandes lunettes. Les joueurs, ils ont un talent, le savoir-faire. Le faire-savoir, la caisse de résonance, c’est le problème des journalistes. »
« CRS, maton, garde-chiourme »
«...




                        

                        


<article-nb="2018/06/24/19-7">
<filnamedate="20180624"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180624"><AAMMJJHH="2018062419">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ « Roulette russe », épisode 11. Aujourd’hui, Eddy Fleck explique pourquoi entre Ronaldo et Messi, il préfère Matuidi. Retrouvez aussi le programme du jour.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Coupe du monde 2018 : pourquoi il n’est pas raisonnable d’aimer à la fois Lionel Messi et Cristiano Ronaldo

« Roulette russe », épisode 11. Aujourd’hui, Eddy Fleck explique pourquoi entre Ronaldo et Messi, il préfère Matuidi. Retrouvez aussi le programme du jour.



Le Monde
 |    24.06.2018 à 10h25
 • Mis à jour le
24.06.2018 à 12h03
   





                        


Chaque jour durant la Coupe du monde, Eddy Fleck et Maxime Mianat analysent la compétition à leur façon. Attention : cette chronique peut contenir du second degré.

   


On pensait se débarrasser de ce débat durant la Coupe du monde mais il est décidément plus fort que tout. Peut-on aimer Lionel Messi sans détester Cristiano Ronaldo et inversement ? En résumé, peut-on être un François Bayrou du ballon rond ou doit-on forcément choisir son camp ?
Après des mois de recherches, je suis parvenu à prendre contact avec Damien Rineux, un fan des deux joueurs qui souhaitait garder l’anonymat. J’ai malgré tout pris la décision de fournir son identité au commissariat de police le plus proche pour ne pas être accusé « d’assistance à individu aimant des sportifs en concurrence ». Damien a récemment annoncé sa pathologie à son entourage. « J’ai immédiatement lu dans leurs yeux un sentiment de rejet. On m’a dit qu’il fallait que je fasse un choix ou que je quitte le domicile familial », m’avoue-t-il. Si Lionel Messi réalise un début de Coupe du monde poussif, c’est tout le contraire de Cristiano Ronaldo. Pour ne pas avoir de soucis, j’ai personnellement choisi mon bord en me moquant de l’Argentin mais je reste attentif : s’il se relève dans les prochains jours, je saurai retourner ma veste.
Tout est une question d’identification en football et dans chaque histoire, il y a un bon et un méchant. Si je suis logique avec moi-même, je n’ai rien à voir avec ces deux footballeurs. Je n’ai ni le génie de Lionel Messi, ni la capacité de travail de Cristiano Ronaldo. Il me faut un joueur plus humain, avec beaucoup de bonne volonté mais une réalisation moyenne. De préférence, un peu fayot comme je l’étais lors de ma scolarité pour décrocher une bonne note et faire oublier mon corps désarticulé d’adolescent en puberté. Alors, peut-on détester Lionel Messi et Cristiano Ronaldo mais préférer Blaise Matuidi ?
Eddy Fleck
» Retrouvez le programme du jour

Les épisodes précédents de « Roulette russe »
Episode 1 : comment concilier Coupe du monde et vie de famille
Episode 2 : pourquoi il ne faut pas critiquer l’équipe de France
Episode 3 : pourquoi on ne sait pas encore si Griezmann pourra jouer contre l’Australie
Episode 4 : pourquoi le drapeau du Brésil n’est pas ce que vous croyez
Episode 5 : pourquoi les Anglais n’ont en réalité pas inventé le football
Episode 6 : pourquoi Pologne-Sénégal est un authentique derby
Episode 7 : pourquoi la Coupe du monde est un cauchemar pour les autres sportifs
Episode 8: pourquoi France-Pérou n’aura pas lieu
Episode 9 : pourquoi il y a toujours un drapeau algérien dans un stade
Episode 10 : pourquoi l’Antarctique est le grand absent du tournoi
Episode 11 : pourquoi il n’est pas raisonnable d’aimer à la fois Lionel Messi et Cristiano Ronaldo





                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/24/19-8">

<article-nb="2018/06/24/19-9">
<filnamedate="20180624"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180624"><AAMMJJHH="2018062419">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Le choix du circuit qui accueille le championnat du monde monoplace dans l’Hexagone fut toujours au centre de batailles de pouvoir.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Grand Prix de France de F1 : un retour politique

Le choix du circuit qui accueille le championnat du monde monoplace dans l’Hexagone fut toujours au centre de batailles de pouvoir.



Le Monde
 |    24.06.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
24.06.2018 à 14h18
    |

            Catherine Pacary








                        



   


Ne l’appelez plus « le Castellet ». Le circuit du Var, qui accueille dimanche 24 juin, le Grand Prix de France de formule 1, pour son retour après dix ans d’absence, fut baptisé « Paul Ricard », du nom de son créateur en 1970. Mais le patronyme s’est effacé au fil du temps, sur fond de bisbilles administratives.
Ce n’est qu’un épisode des affrontements politiques qui ont jalonné l’histoire de la compétition automobile dans l’Hexagone. De l’inauguration au départ du Grand Prix pour Magny-Cours en 1990 ; du retrait du championnat du monde en 2008, à son retour plusieurs fois annoncé, avant de se concrétiser grâce à l’action secrète d’une poignée d’hommes influents.
« Aujourd’hui, ce circuit est connu dans le monde entier, écrit Paul Ricard dans sa biographie, La passion de créer (Albin Michel, 1982), mais on ne le cite jamais sous son nom, parce que c’est aussi le mien. On l’appelle “circuit du Castellet”, alors que la municipalité du Castellet (…) a tout fait pour empêcher de le réaliser. » 

        Lire aussi :
         

                F1 : un Grand Prix de France en 2018, après dix ans d’absence



Paul Ricard, le patriarche
A la fin des années 1960, propriétaire de 1 000 hectares sur le plateau du Castellet, où il a construit un aérodrome privé, Paul Ricard vient de prendre sa retraite et se fixe un nouvel objectif, non sans arrière-pensée : démontrer que ce ne sont ni la vitesse ni l’alcool, mais le mauvais état du réseau routier qui est la cause des nombreux accidents enregistrés à l’époque (18 034 morts en 1972, contre 3 500 en 2017).
Pour cela, il veut bâtir un circuit sur lequel on puisse conduire à 300 km/h en toute sécurité, comme le rappelle Jean-Pierre Paoli, premier directeur du Paul Ricard (1969-1971), dans un documentaire de France 3. Le design est confié à Charles Deutsch, déjà auteur du Bugatti au Mans qui dessine une piste large de douze mètres, avec de vastes dégagements emplis de gravier, et beaucoup d’espace.

Le 19 avril 1970, 40 000 personnes sont présentes pour l’inauguration. « Mais moi je n’y étais pas », écrit encore Paul Ricard, également maire de Signes de 1972 à 1980, en colère contre la commune voisine. Quinze mois plus tard, vingt-cinq pilotes dont cinq Français sont au départ du premier Grand Prix de F1 au Paul-Ricard. Le Britannique Jacky Stewart surclasse ses poursuivants, François Cevert (2e) et Emerson Fittipaldi (3e).
Jusqu’en 1990, le Paul-Ricard accueillera quatorze courses de F1, sans jamais rivaliser avec le succès populaire du Bol d’Or dès 1973.
Alexandre Ricard, actuel PDG de l’entreprise devenue numéro 2 mondial des vins et spiritueux, se rappelle pour Le Monde de cette époque : « Lorsque mon grand-père entendait “Le Castellet”, ça l’irritait ! » Mais l’héritier ne veut pas raviver des rivalités de clochers. « C’était une autre génération. Ceux de l’époque sont morts. »
Le Castellet « donnait entière satisfaction »
Le patriarche au large chapeau pique une autre grosse colère lorsqu’il apprend en 1990 que le Grand Prix de France déménage à Magny-Cours. Paul Ricard dénonce le financement par les deniers publics du circuit nivernais, alors que le sien était totalement financé par le privé. Un argument repris dans la presse. « [Le Castellet] donnait pourtant entière satisfaction, écrit La Tribune de l’expansion du 3 juillet 1992, et avait l’avantage pour le contribuable français d’être financé par des fonds privés. »
« On sait pourquoi le Grand Prix est parti à Magny-Cours », commente aujourd’hui Pascale Ricard, sa petite-fille : le fait du prince. François Mitterrand, élu de la Nièvre depuis 1945, rêve du Grand Prix pour dynamiser son département. Il fréquente Jean Bernigaud, propriétaire d’un circuit de kart à Magny-Cours. Pour le restaurer, il fait appel à un entrepreneur de Vichy, un certain Guy Ligier – futur patron d’écurie.
Après la mort de son mari, Jacqueline Bernigaud vend son terrain. « Le conseil général lui rachète 5 millions [de francs]. Un cadeau : l’hectare est payé dix fois son prix », dénonce Le Canard enchaîné du 13 décembre 1989. Ce n’est qu’un début.
Le président exprime publiquement le souhait que Magny-Cours accueille le Grand Prix de France dès 1991. Il faut donc installer des tribunes, des centres de télécommunication, un hôpital… Le devis dépasse 250 millions de francs, dont 90 millions payés par le département. La facture finale atteindra 500 millions, comme le détaille Christophe De Chesnay dans Le Monde daté 8 juillet 1991. De sa mairie de Nevers, Pierre Bérégovoy rappelle que la Nièvre a beaucoup souffert d’avoir été, jusqu’en 1981, le « fief » du principal chef de l’opposition : « Nous rattrapons le temps perdu. » 
« Bernie » prend la main
Dans le Var, le départ de la F1 est vécu comme une grande injustice. « Pour les gens d’ici, le départ du Castellet a été vécu comme si la droite avait perdu une seconde fois », complète Gérard Mathieu, journaliste dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) depuis trente-cinq ans. Le premier Grand Prix nivernais est financièrement un échec avec un déficit de 4 millions de francs. La Seita, entreprise d’Etat, est appelée à la rescousse… même si la loi Evin de 1991 l’empêchera de figurer sur les bannières publicitaires. Malgré tout, Magny-Cours accueille dix-huit Grands Prix entre 1991 et 2008.
Loin de la grisaille nivernaise, les héritiers de Paul Ricard, mort en 1997, ont vendu le circuit en 1999 au Britannique Bernie Ecclestone. Celui-ci va « beaucoup investir et faire du Castellet un circuit top niveau », souligne Alexandre Ricard.
Bernie fait alors appel à Philipe Gurdjian (1999-2008, mort en 2014), qui sera l’artisan de la renaissance du circuit, sous la forme du Paul-Ricard High Tech Test Track, un centre d’essais haute technologie. Avant-gardiste, Philipe Gurdjian va également imposer de remplacer les bacs à gravier par des bandes de « grip » de couleurs différentes selon leur degré d’abrasivité. « Il avait vu ce système utilisé devant les écoles, pour ralentir les voitures, en Grande-Bretagne », rappelle Alexandre Ricard.
L’entrée dans la course du Grand Argentier de la F1 a signé la mort de Magny-Cours. En revanche, personne n’a vu venir la suite. A sept mois de l’édition 2009, la Fédération française du sport automobile (FFSA) renonce, par communiqué, « au statut de promoteur financier d’un Grand Prix de F1 ». A Matignon, François Fillon n’y pourra rien, l’élection de François Hollande coupant tous les élans.
Des projets, un GIP
Bernie Ecclestone, lui, veut bien que la course revienne en France à condition qu’elle se rapproche de Paris. Parmi les projets en cours, celui de Marne-la-Vallée, près du parc Disneyland, a ses faveurs.
De son côté, le président de la FFSA, Nicolas Deschaux, rencontre la ministre des sports Valérie Fourneyron en septembre 2012 pour lui présenter les candidatures de Nevers-Magny-Cours et du Castellet. Mais celle qui considère la F1 plus comme « un produit économique qu’une compétition sportive » refuse que l’Etat se porte garant.
Un homme va trouver la solution, Christian Estrosi, quatre fois champion de France de moto, maire (Les Républicains) de Nice, président de la région PACA, avant de céder sa place à Renaud Muselier pour cause de cumul des mandats. « C’est lui qui a eu l’idée du groupement d’intérêt public (GIP) pour se porter garant du montage financier », explique Gérard Mathieu. L’étude du cabinet Deloitte lui fournit fin 2016 son argumentaire : « Un euro investi, c’est cinq euros gagnés », dans l’hôtellerie, la restauration, les transports, les commerces…
Ainsi le Grand Prix budgété 30 millions d’euros – dont 21 millions doivent revenir à Formula One Management (FOM, structure chargée de la promotion du championnat du monde de F1 et de l’exploitation des droits commerciaux –, est couvert par 14 millions d’euros de billetterie, 2 millions d’euros d’autres recettes directes et 14 millions d’euros de subventions publiques.
Entre-temps, le Castellet est devenu la propriété de Slavica Ecclestone, qui en a hérité à son divorce d’avec Bernie. Avant même d’avoir bouclé le tour de table du GIP, M. Estrosi avait annoncé, le 5 décembre 2016, le retour du Grand Prix dans le Var, mettant fin à des années de tractations plus ou moins secrètes.
Le 16 juin à Nice, le maire a souligné « le rôle déterminant joué par le patron de l’écurie McLaren », le Manceau Eric Boullier. Ce dernier raconte alors l’entrevue du 5 décembre 2016 avec les décideurs de FOM, avant de signer le contrat qui les lie pour cinq ans : « Après une dizaine de minutes de discussion, Bernie Ecclestone s’est levé et est allé échanger une poignée de main avec Christian Estrosi. Le contrat était signé, à l’ancienne. »

        Lire aussi :
         

                Grand Prix de France : la F1 n’est plus ce qu’elle était




Grille de départ du GP de France
1. Lewis Hamilton (Mercedes). 2. Valtteri Bottas (Mercedes). 3. Sebastian Vettel (Ferrari). 4. Max Verstappen (Red Bull-Tag Heuer). 5. Daniel Ricciardo (Red Bull-Tag Heuer). 6. Kimi Raikkonen (Ferrari). 7. Carlos Sainz (Renault). 8. Charles Leclerc (Sauber-Ferrari). 9. Kevin Magnussen (Hass-Ferrari). 10. Romain Grosjean (Hass-Ferrari). 11. Esteban Ocon (Force India-Mercedes). 12. Nico Hulkenberg (Renault). 13. Sergio Perez (Force India-Mercedes). 14. Pierre Gasly (Toro Rosso-Honda). 15. Marcus Ericsson (Sauber-Ferrari). 16. Fernando Alonso (McLaren-Renault). 17. Brendon Hartley (Toro Rosso-Honda). 18. Stoffel Vandoorne (McLaren-Renault). 19. Sergey Sirotkin (Williams-Mercedes). 20. Lance Stroll (Williams-Mercedes).





                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/24/19-10">
<filnamedate="20180624"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180624"><AAMMJJHH="2018062419">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ L’Allemagne a eu très chaud face à la Suède. La Coupe du monde, c’est aussi de la politique et des références extrêmement douteuses.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 23/06/2018
Découvrir l’application


                        

La gazette du Mondial : guerre, blessure et fiesta

L’Allemagne a eu très chaud face à la Suède. La Coupe du monde, c’est aussi de la politique et des références extrêmement douteuses.



Le Monde
 |    24.06.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
24.06.2018 à 15h49
    |

                            Corentin Lesueur et 
                            Youmni Kezzouf








                        



   


LE TSAR DU JOUR
Jamais un Belge n’en a fait autant. A seulement 25 ans, Romelu Lukaku poursuit son ascension vers les cimes du football d’outre-Quiévrain. Face à la Tunisie, le buteur des Diables rouges (et des Red devils mancuniens) a non seulement inscrit ses troisième et quatrième buts à la Coupe du monde (en quatre tirs cadrés, en deux matchs), il est devenu le Belge le plus prolifique lors d’un Mondial, effaçant des tablettes Marc Wilmots (2002) et Jan Ceulemans (1986).

   


Auteur de deux doublés pour entamer la compétition, « Rocky », comme le surnomment ses partenaires à Manchester United, réalise une performance inédite pour un Mondial depuis trente-deux ans et un certain Diego Maradona.
Touché au ligament externe de la cheville gauche en début de seconde période, Lukaku a été remplacé par le sélectionneur Roberto Martinez avant l’heure de jeu. Il est très incertain pour le match face aux Anglais, dans la mesure où l’entraîneur espagnol des Diables rouges – quasiment qualifiés – pourrait faire tourner son groupe. Mais les prochains adversaires des Belges sont avertis. Si d’aventures Romelu Lukaku cadre un tir face à eux, il y a de fortes chances que la sanction soit au bout.
LA MÈRE PATRIE
La Colombie et la Pologne jouent gros dès leur deuxième match. Battues respectivement par le Japon et le Sénégal, les deux nations doivent réagir. Quarts de finalistes en 2014, les Colombiens se sont fait surprendre dès le début du match contre les Japonais, concédant un penalty sur une main de Carlos Sanchez.
Exclu, le joueur a depuis reçu des menaces de mort, entraînant l’ouverture d’une enquête. Bien décevants contre le Sénégal, les Polonais n’ont jamais semblé en mesure de mettre en place leur jeu. Malgré la présence de l’attaquant Robert Lewandoski, ils n’ont pas vraiment réussi à mettre en difficulté les Lions de la Teranga.

   


Dans un groupe H plus ouvert que jamais, c’est donc un match décisif qui se joue à 20 heures, entre les deux battus du tour précédent. Touché à un mollet, James Rodriguez avait débuté le premier match de la Colombie sur le banc ; le joueur du Bayern Munich devrait être présent à Kazan. La Pologne pourra elle aussi compter sur un retour, celui de Kamil Glik, blessé pendant la préparation de la Coupe du monde.
AU PAYS DE VLAD
« Vous êtes bien gentils, mais on a besoin de dormir. » C’est ce qu’a déclaré Rafael Marquez, doyen de la sélection mexicaine et véritable légende en son pays, à ses supporteurs. Celui qui dispute son cinquième Mondial avec El Tri est descendu devant l’hôtel des joueurs, à la veille de leur deuxième match de groupe face à la Corée du Sud, pour expliquer aux supporters qui chantaient les louanges des joueurs qu’ils étaient un peu bruyants.
« Nous sommes très touchés de tout le soutien que nous recevons de votre part. Je voulais vous remercier au nom de toute l’équipe, mais je vous le demande, il faut qu’on se repose, on a un match important à disputer et on veut continuer à vous rendre heureux », a-t-il expliqué.
Reposés après une bonne nuit de sommeil, les Mexicains ont battu la Corée du Sud 2-1, et font un grand pas vers la qualification en huitièmes de finale.

¡Son increíbles, Incondicionales! 🙏🏼

Afición y equipo unidos con el mismo objetivo en #Rusia2018⁠.  

— miseleccionmx (@Selección Nacional)


require(["twitter/widgets"]);

L’ŒIL DE MOSCOU
« Je ne [lui] donnerais pas un carton jaune ou rouge, je l’enverrais à La Haye. Là-bas, ils pourront le juger, comme ils l’ont fait avec nous. »
Au lendemain de la défaite de la Serbie face à la Suisse (1-2), vendredi 22 juin, le sélectionneur Mladen Krstajic n’avait toujours pas digéré la prestation de l’arbitre, coupable selon le technicien de ne pas avoir accordé un penalty évident à son équipe. Le coach a préconisé la sanction de l’Allemand Felix Brych, dans une allusion douteuse au règlement du conflit en ex-Yougoslavie.

   


Des propos qui font écho à l’aigle bicéphale, symbole de l’Albanie, mimé par les deux buteurs suisses, d’origine kosovare, Granit Xhaka et Xherdan Shaqiri. Samedi soir, la FIFA a annoncé l’ouverture d’une procédure disciplinaire à l’encontre des joueurs de la « Nati », et d’une « enquête préliminaire », consécutive au propos de l’entraîneur serbe.

        Lire aussi :
         

                Serbie-Suisse : la guerre de l’ex-Yougoslavie s’invite à la Coupe du monde



KOMINTERN
La Coupe du monde est aussi l’occasion de recevoir une flopée de communiqués sans intérêt. Mais ce serait bête que ces derniers meurent oubliés dans nos spams.
Un horloger grand public, autoproclamé « marque de montre la plus décomplexée de ces dix dernières années », se félicite d’avoir trouvé un ambassadeur « aussi belge et international que lui ». Point de Daniel Van Buyten, mais son cadet, Eden Hazard, « aussi à l’aise devant la caméra que dans les stades survoltés ». Vu l’état de forme de l’attaquant de Chelsea dans ce Mondial, on a très envie de découvrir le clip.
POUCHKINE BALL
La Gazette est toujours poète. Aujourd’hui, Alexandre Pouchkine prête ses mots à Michy Batshuayi. Un attaquant belge amoureux du ballon, qui lui a si mal rendu face à la Tunisie.
« Je vous aimais d’un feu timide et tendre, Souvent jaloux, mais si sincèrement, Je vous aimais sans jamais rien attendre… Ah ! puisse un autre vous aimer autant. »
Alexandre Pouchkine, Je vous aimais
RUSSIA TODAY

Coupe du monde : le programme du dimanche 24 juin
Les matchs du jour
Angleterre-Panama (14 heures, à suivre en direct sur Le Monde.fr)
Sénégal-Japon (17 heures, à suivre en direct sur Le Monde.fr)
Pologne-Colombie (20 heures)
A retrouver sur le web
Pour aller de l’avant, l’Allemagne devra mieux assurer ses arrières
La roulette russe : pourquoi il n’est pas raisonnable d’aimer à la fois Messi et Ronaldo
La gazette du Mondial : guerre, blessure et fiesta
Quiz : êtes-vous incollable sur les dix premiers jours de compétition ?
Serbie-Suisse : la guerre de l’ex-Yougoslavie s’invite à la Coupe du monde
Pour les abonnés
Equipe de France : l’homme aux sept Coupes du monde
L’Angleterre, toujours malade de ses gardiens



Notre sélection d’articles pour suivre la Coupe du monde 2018
Retrouvez les contenus de référence du Monde.fr sur la Coupe du monde de football en Russie (du 14 juin au 15 juillet) :
Notre « guide suprême » du Mondial : 32 fiches pour connaître les 32 équipesLes Bleus : tous nos articles sur l’équipe de FranceLe calendrier : les horaires et les résultats de tous les matchsLes explications : tout ce qu’il faut savoir sur la VAR, l’assistance vidéo à l’arbitrageFaites vos jeux : pariez sur les 64 matchs et partagez vos pronostics avec vos amisNos conseils : comment regarder la Coupe du monde au travailLe visuel interactif : 10 matchs épiques de la Coupe du mondeUn graphique multimédia pour comparer les forces et faiblesses des 32 équipesLe quiz : êtes-vous (vraiment) prêt pour la Russie ?
Toutes nos vidéos :
L’arbitrage vidéo est-il efficace ?Comment tricher au tirage au sort grâce à une formule mathématiquePourquoi les joueurs de foot simulent-ils autant ?Comment la peur du ridicule explique la plupart des penalties ratésPourquoi le football est-il un sport si imprévisible ?





                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/24/19-11">
<filnamedate="20180624"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180624"><AAMMJJHH="2018062419">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Après avoir frôlé l’élimination dès ce deuxième match et tremblé en défense, les champions du monde en titre ont finalement battu la Suède (2-1) dans les ultimes instants.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Coupe du monde 2018 : pour aller de l’avant, l’Allemagne devra mieux assurer ses arrières

Après avoir frôlé l’élimination dès ce deuxième match et tremblé en défense, les champions du monde en titre ont finalement battu la Suède (2-1) dans les ultimes instants.



Le Monde
 |    24.06.2018 à 04h18
 • Mis à jour le
24.06.2018 à 14h39
    |

            Adrien Pécout (Sotchi, envoyé spécial)








                        


Au coup de sifflet, les Allemands ont bien sûr exulté. Comment réagir autrement après une victoire (2-1) ainsi arrachée contre la Suède, samedi 23 juin à Sotchi, au tréfonds du temps additionnel ? Mais, après coup, les joueurs affichaient une joie plus mesurée devant la presse. Peut-être déjà en train de cogiter sur leurs fragilités défensives du moment.
Ce deuxième match du Mondial a bien failli être l’un de leurs derniers. Une défaite samedi soir contre la Suède et les champions du monde en titre auraient été éliminés dès le premier tour de la compétition, après un revers initial contre le Mexique (1-0) et avant même d’affronter la Corée du Sud, dans quatre jours, match qu’ils aborderont finalement avec en vue une qualification pour les huitièmes de finale.
Passé l’effroi, l’Allemagne a encore beaucoup de questions à résoudre si elle veut envisager avec sérénité la sauvegarde de son titre acquis au Mondial 2014. Quatre ans plus tard, elle dégage aujourd’hui une impression différente, renvoyant l’image d’une défense plus vulnérable, plus exposée aux contres.

        Lire aussi :
         

                Coupe du monde 2018 : l’Allemagne, sens dessus dessous, échappe au pire



« Offensifs pendant tout le match »
A cet égard, la première période contre la Suède tient presque de la caricature. Sous les sifflets de leurs supporteurs, les Allemands quittaient le terrain à la pause avec une possession de balle effarante (75 % du temps)... mais en étant menés au score depuis la demi-heure de jeu et ce lob d’Ola Toivonen : conséquence d’une des rares incursions suédoises, après un ballon perdu de Toni Kroos, futur auteur du coup franc de la victoire.
Comme si l’allant de l’Allemagne pouvait aujourd’hui lui faire perdre l’équilibre en défense. « Nous resterons une équipe qui va de l’avant, il faut juste bien se répartir le travail », prévient Toni Kroos. « Nous avons continué à jouer offensifs pendant tout le match », confirme son coéquipier Timo Werner, toujours en quête de son premier but en Coupe du monde. Depuis 2006, reconnaissons au sélectionneur Joachim Löw ce mérite : aller à rebours du cliché d’un jeu allemand solide avant d’être créatif.
L’arrière-garde, elle, a quelque peu changé depuis la victoire en finale de 2014 contre l’Argentine. Côté droit, l’ancien capitaine Philipp Lahm a aujourd’hui pris la retraite. Côté gauche, Benedikt Höwedes a désormais disparu de la Mannschaft, peu aidé par des blessures à répétition.
Retour du capitaine Neuer
La charnière centrale est toujours là, cependant. Du moins en théorie. Contre la Suède, seul Jérôme Boateng jouait. Jusqu’à son exclusion (82e minute) en fin de match alors que l’Allemagne courrait encore après la victoire. Déjà en début de rencontre, sa charge sur Marcus Berg trahissait de la fébrilité (13e) et poussait les Suédois à réclamer en vain un penalty.
Mats Hummels, lui, avait dû déclarer forfait avant le match : une nuque douloureuse l’a contraint à céder sa place à Antonio Rüdiger. Le Bavarois a toutefois bon espoir d’être de nouveau d’aplomb contre la Corée du Sud. Le cas échéant, il jouera donc sans Boateng, son coéquipier au Bayern Munich comme en sélection nationale, suspendu pour la prochaine rencontre.
Dans tout cela, la Mannschaft peut au moins se féliciter d’avoir retrouvé son gardien de but, lui aussi du Bayern. Manuel Neuer, blessé à un pied depuis l’automne 2017, revient d’une longue convalescence. Longtemps incertain, le capitaine actuel de la sélection a fait son retour sur les terrains seulement au début du mois de juin, en pleine préparation à la Coupe du monde.
Samedi soir, sans Neuer et sa présence d’esprit, voire sa présence tout court, l’Allemagne aurait sans doute sombré pour de bon juste avant la mi-temps. Le gardien détournait alors de justesse une tête décroisée de Marcus Berg, évitant de peu une défaite 2-0 pour finalement aboutir au succès 2-1 que l’on sait.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/24/19-12">
<filnamedate="20180624"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180624"><AAMMJJHH="2018062419">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Menée au score par la Suède à la mi-temps, la Mannschaft, tenante du titre, a été proche de l’élimination dès le premier tour de la compétition. Avant de se relancer puis de gagner le match dans les ultimes secondes.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Coupe du monde 2018 : l’Allemagne, sens dessus dessous, échappe au pire

Menée au score par la Suède à la mi-temps, la Mannschaft, tenante du titre, a été proche de l’élimination dès le premier tour de la compétition. Avant de se relancer puis de gagner le match dans les ultimes secondes.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 22h37
 • Mis à jour le
24.06.2018 à 04h55
    |

            Adrien Pécout (Sotchi, envoyé spécial)








                        



   


Voyez cette grande roue, sur les rives de la mer Noire. Les joueurs allemands ont vécu mieux juste à côté, encore plus remuant. Au stade olympique de Sotchi, les tenants du titre ont tour à tour été virtuellement éliminés dès leur deuxième match de cette Coupe du monde ; puis un peu revenus aux affaires après leur égalisation ; puis carrément jubilateurs après leur but de la victoire. Fin de l’attraction, tout le monde descend : l’Allemagne l’emporte sur la Suède (2-1), samedi 23 juin, et entrevoit maintenant la route vers les huitièmes de finale.
Le football pourra toujours inventer de nouvelles règles, il pourra toujours continuer à installer des caméras comme autant de substituts regrettables à l’arbitrage humain. Reste l’essentiel, pour le moment : le suspense qu’un match pareil peut encore nous offrir.
Dix bonnes minutes après la fin, les supporteurs allemands trouvaient encore la force d’agiter les drapeaux devant une pelouse vide. Une forêt noire-rouge-or tout au soulagement d’avoir redouté le pire pour finalement fêter le meilleur, le coup franc enveloppé de Toni Kroos (90e + 5) permettant la victoire aux confins du temps additionnel.
Plus tôt dans la rencontre, il y avait d’abord eu le soulagement : égalisation dès le début de la seconde période sur une frappe de Marco Reus (1-1, 48e), le revenant, absent pour cause de blessure au Mondial 2014 et à l’Euro 2016. Une frappe du genou, de la jambe, d’on ne sait trop quoi, vu des tribunes du stade. Du fin fond de nulle part, plus précisément, tant l’Allemagne semblait loin à cet instant de la soirée.

        Lire aussi :
         

                Coupe du monde 2018 : l’Allemagne s’effondre face au Mexique dès son entrée en lice



Peur comme jamais
Elle a eu beau multiplier les occasions et dominer le jeu, cette Mannschaft étonnamment friable en défense a sans doute eu peur comme jamais en Coupe du monde. A la demi-heure de jeu, d’un lob, le Suédois Ola Toivonen ouvrait le score en même temps qu’il la plongeait dans la désolation (0-1, 32e). Une défaite ce soir et les champions du monde en titre auraient été éliminés dès le premier tour, après leur revers initial contre le Mexique (1-0) et avant même leur troisième match contre la Corée du Sud.
Oui, Ola Toivonen. Ce même attaquant dont les supporteurs du Toulouse Football Club, et il y en a tout de même, ont longtemps désespéré : à peine vingt-trois matchs en championnat de France lors de la saison écoulée, et aucun but marqué.
La blague a modérément plu aux supporteurs allemands, qui ont réservé leurs plus beaux sifflets pour accompagner les joueurs à la mi-temps. Manuel Neuer, lui, rentrait au galop aux vestiaires. Longtemps incertain pour ce Mondial, mais finalement remis de blessure, le gardien de but a eu peur comme tout le monde. Sitôt le but encaissé, laissant Toivonen à ses célébrations, le capitaine s’aventurait toutefois près du rond central pour secouer ses troupes.

        Lire aussi :
         

                Coupe du monde 2018 : le Mexique bat la Corée du Sud et se rapproche des huitièmes



Au coup de sifflet final, les troupes en question ont finalement explosé. De joie. Joachim Löw n’étant pas le dernier à sourire : déjà critiqué après le premier match, l’entraîneur vient d’échapper à une catastrophe colossale. Mais sûrement pas aux critiques des médias allemands, bien plus accoutumés aux titres en Coupe du monde (1954, 1974, 1990, 2014) qu’aux victoires à l’arraché pour prendre le chemin des huitièmes de finale.
Pour l’heure, voilà donc l’Allemagne deuxième de son groupe F (3 points) et maintenant en position de se qualifier derrière le Mexique (6 points), devançant la Suède (3 points aussi) grâce à cette victoire ric-rac. Nouvelles montagnes russes dans quatre jours pour son dernier match de poule, contre la Corée du Sud (0 point), distancée mais pas encore mathématiquement hors course.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/24/19-13">
<filnamedate="20180624"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180624"><AAMMJJHH="2018062419">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Les Mexicains ont confirmé après leur victoire contre l’Allemagne, et éliminent les Coréens du Sud du Mondial russe.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Coupe du monde 2018 : le Mexique bat la Corée du Sud et se rapproche des huitièmes

Les Mexicains ont confirmé après leur victoire contre l’Allemagne, et éliminent les Coréens du Sud du Mondial russe.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 19h10
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 19h14
   





                        



   


Leur victoire contre les champions du monde en titre pour leur entrée en matière, n’est pas restée sans suite. Comme face à la Mannschaft, le Mexique, solide en défense, a profité de ses flèches offensives pour prendre le dessus, samedi 23 juin, sur la Corée du Sud dans leur seconde rencontre du groupe F (2-1).
A la différence de la rencontre précédente, le Mexique s’est montré dominateur dans le jeu (68 % de possession de balle en première période, et 90 % des passes réussies). Mais en dépit d’occasions franches, « El Tri » a peiné à prendre le dessus sur les joueurs du pays du Matin calme ressérés en défense et dangereux en contre. Un penalty transformé par Carlos Vela a permis aux coéquipiers de Layun d’ouvrir la marque, après une main dans la surface du défenseur Jang Hyun-soo, au sol (1-0, 26e).
Plus offensifs que lors de leur match face à la Suède, les Coréens du Sud, notamment Son et Lee, ont buté sur le mur Ochoa. A plusieurs reprises, le portier mexicain s’interposait face aux tentatives adverses.
« Chicharito » met le Mexique à l’abri
Peu après l’heure de jeu, alors que la Corée pressait pour tenter d’égaliser, une contre-attaque menée tambour battant par les Mexicains permettaient aux hommes d’Osorio de doubler la mise, par l’intermédiaire de Javier Hernandez (2-0, 66e). « Chicharito » (son surnom) inscrivait alors le 50e but de sa carrière internationale.
Le magnifique but de Son dans le temps additionnel n’y faisait rien (2-1, 90e). Convaincant, le Mexique élimine les Coréens du Sud et se hisse en tête du groupe F avec 6 points. En cas de victoire de la Suède sur l’Allemagne, samedi soir, « El Tri » sera automatiquement qualifié pour les 8e de finale.

CLASSEMENT // #CM2018 // GROUPE F

#KOR 1-2 #MEX
— fifaworldcup_fr (@Coupe du Monde 🏆)


require(["twitter/widgets"]);




                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/24/19-14">
<filnamedate="20180624"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180624"><AAMMJJHH="2018062419">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ La sélection des Three Lions se présente à la Coupe du monde avec trois gardiens inexpérimentés, symbole de la pénurie à ce poste en Angleterre
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’Angleterre, toujours malade de ses gardiens

La sélection des Three Lions se présente à la Coupe du monde avec trois gardiens inexpérimentés, symbole de la pénurie à ce poste en Angleterre



Le Monde
 |    23.06.2018 à 18h00
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 18h28
    |

            Adrien Pécout (Sotchi, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Les gardiens de but anglais, outre leur nationalité, ont au moins un point commun avec la reine Elizabeth II. Eux aussi alimentent les spéculations des bookmakers. Ces derniers temps, les paris tournaient autour d’un sujet ô combien alarmant : quel gardien de but titulaire, et si possible pas mauvais, pour défendre les cages de l’Angleterre pendant la Coupe du monde 2018 ?
Depuis le début de la compétition, la réponse s’appelle Jordan Pickford – reste à savoir s’il s’agit d’une bonne réponse… Dimanche 24 juin, à Nijni Novgorod, le jouvenceau devrait de nouveau relever le gant contre le Panama. Six jours plus tôt, son premier match en Coupe du monde lui avait laissé peu de ballons à négocier : victoire sur la Tunisie (2-1) avec, pour seul but encaissé, un tir sur pénalty effleuré du bout des doigts.
Reste encore à faire ses preuves, et ce n’est pas un euphémisme, juste une vérité de vestiaire. L’an passé, le club d’Everton a beau avoir dépensé 34 millions d’euros pour le recruter à Sunderland, le troisième gardien de but le plus cher de l’histoire du football a encore du mal à justifier l’anomalie d’une telle somme.
Pickford, 4 sélections à 24 ans...
A 24 ans, son expérience internationale est quasi nulle : à peine quatre matchs avec la sélection depuis 2017… Même constat pour les deux remplaçants qui l’accompagnent en Russie. Jack Butland, de Stoke City ? 8 matchs avec l’Angleterre à l’âge de 25 ans. Nick Pope, de Burnley ? Un seul à 26 ans.
En début de mois, les trois hommes ignoraient toujours lequel d’entre eux disputerait la Coupe du monde en qualité de n° 1. « J’ai dit aux joueurs ce que nous recherchons (…) et je ne leur ai pas encore annoncé la composition », expliquait à la presse leur sélectionneur, Gareth Southgate, avant les derniers matchs amicaux. Ce dernier venait déjà, il est vrai, de prendre une décision forte : se passer de Joe Hart, 31 ans et 75 fois sélectionné, peu à son avantage dernièrement.
La...




                        

                        


<article-nb="2018/06/24/19-15">
<filnamedate="20180624"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180624"><AAMMJJHH="2018062419">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Tenante du titre, la Mannschaft se relance dans le Mondial après sa victoire dans les dernières secondes face à la Suède grâce à un but de Toni Kroos.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ 
<article-nb="2018/06/24/19-16">
<filnamedate="20180624"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180624"><AAMMJJHH="2018062419">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Maroc, Tunisie, Arabie Saoudite et Egypte... Les quatre équipes arabes de la Coupe du monde de football en sont d’ores et déjà éliminées, et ce après une série ininterrompue de défaites.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ 
<article-nb="2018/06/24/19-17">
<filnamedate="20180624"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180624"><AAMMJJHH="2018062419">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Granit Xhaka et Xherdan Shaqiri, les deux buteurs helvètes, originaires du Kosovo, ont créé la polémique après avoir mimé l’aigle du drapeau albanais devant les supporteurs serbes.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Serbie-Suisse : la guerre de l’ex-Yougoslavie s’invite à la Coupe du monde

Granit Xhaka et Xherdan Shaqiri, les deux buteurs helvètes, originaires du Kosovo, ont créé la polémique après avoir mimé l’aigle du drapeau albanais devant les supporteurs serbes.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 15h39
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 23h17
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


Le président de la FIFA, Gianni Infantino, avait cru bon de le rappeler à la veille de la compétition en Russie : « La Coupe du monde n’est pas un événement politique et ne doit pas l’être. » La victoire de la Suisse sur la Serbie (2-1), vendredi 22 juin, à Kaliningrad, a sonné le glas de la préservation du Mondial des contingences extrasportives.
Non contents de sortir leur équipe d’une mauvaise passe, les deux sauveurs helvètes, Granit Xhaka et Xherdan Shaqiri, tous deux d’origine kosovare, ont célébré leurs buts en mimant l’aigle à deux têtes du drapeau albanais. Un geste de soutien au Kosovo, dont la Serbie n’a jamais reconnu l’indépendance, proclamée en 2008.
La FIFA a ouvert samedi des procédures disciplinaires visant les deux joueurs.
« Rester à l’écart de la politique »
« On ne devrait pas mélanger la politique et le football, regrettait le sélectionneur suisse, Vladimir Petkovic, originaire de Sarajevo, en Bosnie-Herzégovine. Il est important de rester à l’écart de la politique. Nous sommes là pour vivre différentes émotions et prendre du plaisir dans l’ambiance dans laquelle nous nous trouvons. »
Les joueurs rentraient à peine dans les vestiaires de l’Arena Baltika que des responsables politiques suisses s’écharpaient sur les réseaux sociaux. La nationaliste Natalie Rickli, qui regrettait que « les deux buts n’[aient] pas été marqués pour la Suisse, mais pour le Kosovo », a été renvoyée à ses études par le socialiste Cédric Wermuth : « Si vous n’avez pas compris que l’histoire albanaise-kosovare appartient à la Suisse, vous avez besoin de cours d’appui. »
Désigné « homme du match », Xherdan Shaqiri n’a pas souhaité s’étendre sur un geste qu’il n’expliquait que par « l’émotion ». Le joueur de Stoke City (Angleterre) ne manque pourtant jamais une occasion de rappeler son attachement au Kosovo, qu’il a fui avec ses parents pour la Suisse, à peine âgé d’un an, et dont il est devenu l’ambassadeur d’honneur en 2014.

Pristina city center after Switzerland-Serbia 👇 https://t.co/Zi7wLqo21M— Mitrala (@Mitra Nazar)


require(["twitter/widgets"]);

L’ailier de la « Nati » pavoise ainsi sa chaussure droite du drapeau de ce que Belgrade (Serbie) considère toujours comme une « province méridionale serbe ». De quoi susciter des doutes sur son attachement à la tunique suisse, portée à 72 reprises. « S’il aime tant le Kosovo, pourquoi n’a-t-il pas voulu jouer pour leur équipe ? », a fait mine de s’interroger l’attaquant serbe, Aleksandar Mitrovic, avant le match de Kaliningrad.
A Pristina (Kosovo), le succès des hommes de Petkovic a été accueilli par une salve de klaxons, drapeaux albanais fièrement brandis aux portières. Le président, Hashim Thaçi, s’est même fendu d’un tweet pour féliciter la prestation des deux « enfants » du pays.
« Je l’enverrais à La Haye »
Chez le voisin serbe, les gestes de Shaqiri et Xhaka ont été autrement appréciés. Qualifié de « provocation honteuse » par la presse locale, l’aigle bicéphale a été interprété comme un soutien à la doctrine nationaliste de la Grande Albanie, visant à rassembler tous les Albanais des Balkans.
En 2014, lors d’un match entre la Serbie et l’Albanie, à Belgrade, le survol d’un drone traînant un drapeau griffé de l’aigle avait provoqué l’envahissement de la pelouse et des échanges de coups entre supporteurs et joueurs. La partie avait dû être interrompue avant la pause.

Congratulations to goalscorers Xhaka, Shaqiri and entire #Switzerland on a well deserved win! Proud of you 👍🏼 #Kosova ju don!— HashimThaciRKS (@Hashim Thaçi)


require(["twitter/widgets"]);

Pour attiser un peu plus les braises d’un conflit qui se rappelle à ses anciens protagonistes à chacun de leur affrontement sur les terrains, le sélectionneur Serbe y est allé de sa métaphore, au lendemain du match. Aucun joueur dans le viseur de Mladen Krstajic, mais l’arbitre de la rencontre, Felix Brych. L’entraîneur reproche à l’Allemand de ne pas avoir accordé un penalty à son équipe, après le ceinturage musclé de son attaquant dans la surface suisse.
S’estimant « volé » par l’arbitre, le technicien a préconisé une sanction radicale : « Je ne [lui] donnerais pas un carton jaune ou rouge, je l’enverrais à La Haye. Là-bas, ils pourront le juger, comme ils l’ont fait avec nous. » Une référence au Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, chargé de juger les personnes accusées de crimes de guerre.
Sur l’application Instagram, Mladen Krstajic avait déjà publié plusieurs photos du match. En légende, un douteux parallèle : « Malheureusement, il semble que seuls les Serbes sont condamnés à une justice sélective, avant à La Haye et aujourd’hui dans le football, avec l’assistance vidéo à l’arbitrage [VAR]. »



                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/24/19-18">
<filnamedate="20180624"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180624"><AAMMJJHH="2018062419">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ L’ancienne numéro un mondiale a été préférée à Mickaël Llodra et Fabrice Santoro pour succéder à Yannick Noah en 2019. Une première dans l’histoire du tennis français.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 23/06/2018
Découvrir l’application


                        

Tennis : Amélie Mauresmo dirigera les hommes en Coupe Davis

L’ancienne numéro un mondiale a été préférée à Mickaël Llodra et Fabrice Santoro pour succéder à Yannick Noah en 2019. Une première dans l’histoire du tennis français.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 12h38
 • Mis à jour le
24.06.2018 à 10h15
    |

            Elisabeth Pineau








                        



   


Pour Mickaël Llodra, c’est ce que l’on appelle un double effet boomerang. Lui qui jugeait, en décembre 2014, impossible qu’une femme gère l’équipe de France de Coupe Davis, vient non seulement de se faire déjuger mais aussi de voir passer sous son nez un poste qu’il convoitait : samedi 23 juin, la Fédération française de tennis (FFT) a nommé Amélie Mauresmo capitaine de Coupe Davis, une première historique.
« J’adore Amélie mais je ne la vois pas gérer une équipe masculine avec tous ces ego, ces caractères. Avec un seul joueur, comme Andy Murray, c’est possible, mais pas plusieurs. Il faut un homme pour ça », avait dit le Parisien, appelé par L’Equipe à réagir à une suggestion de Toni Nadal. L’oncle et entraîneur le plus illustre du circuit jugeait alors qu’il « serait normal » que Mauresmo, alors coach d’Andy Murray, soit désignée capitaine. « Elle est maintenant sur le circuit masculin, elle entraîne un top joueur, elle a deux titres du Grand Chelem, elle a été numéro un mondiale, elle a le plus grand palmarès français », avait égrené M. Nadal.
C’est finalement Yannick Noah qui avait alors succédé à Arnaud Clément, mais quatre ans plus tard, la FFT a fini par suivre les conseils de tonton Toni. Il est banal qu’un homme entraîne les joueuses de Fed Cup (douze fois depuis 1963) et c’est d’ailleurs Julien Benneteau qui a hérité de la casquette samedi. Mais qu’une femme dirige les Bleus en Coupe Davis, le scénario est inédit.
Le précédent espagnol
La France n’est pas la première nation de premier plan à faire ce pari. En septembre 2014, la Fédération espagnole avait nommé Gala Leon Garcia, sans que les joueurs soient associés à cette décision. L’expérience avait tourné court : l’ancienne n°27 mondiale avait tenu à peine dix mois à ce poste.
Les Français ont, eux, été consultés mais on sait que le nom de Mauresmo n’a pas fait l’unanimité. Outre Llodra, pour lequel penchait Lucas Pouille, Fabrice Santoro, entraîneur de Richard Gasquet et de Pierre-Hugues Herbert, s’était également porté candidat. Le dernier mot est revenu au comité exécutif de la FFT, après proposition du directeur technique national, Pierre Cherret.
Seule numéro un mondiale de l’histoire du tennis français, Amélie Mauresmo, retraitée des courts depuis 2009, a pour elle son charisme et son expérience : elle a déjà enfilé le survêtement de capitaine de l’équipe de Fed Cup (entre 2012 et 2016), qu’elle avait conduite jusqu’en finale, a conseillé Marion Bartoli, Mickaël Llodra, et, surtout, Andy Murray durant deux ans (de juin 2014 à mai 2016).
A l’époque, le choix symbolique du Britannique de s’attacher les services d’une femme avait été abondamment commenté, autant salué que désapprouvé sur un circuit encore trop souvent machiste.

   


« Sans Murray, je ne serais pas là »
Samedi, Mauresmo, nommée pour les saisons 2019 et 2020, a d’ailleurs eu « une pensée pour lui ». « Je le remercie, sans lui, je ne serais pas là aujourd’hui », a dit Mauresmo, qui avait aussi conseillé Marion Bartoli lors de son sacre à Wimbledon en 2013.
Au moment où Murray avait annoncé sa collaboration avec la Française, Jo-Wilfried Tsonga avait eu des mots un brin maladroits : « Bien sûr que j’ai des regrets. Le fait qu’elle aille aider Murray à battre des Français, c’est qu’on a loupé quelque chose. Pourquoi je ne l’ai pas appelée avant ? Je ne savais pas qu’elle voulait coacher en plus de la Fed Cup. » On ne sait pas encore s’il poursuivra sa carrière en Coupe Davis après la campagne 2018, où la France vise le doublé, mais il n’est pas sûr que le Manceau soit le premier à se réjouir de son arrivée.
« Pour moi, que ce soit une femme ou un homme, c’est vraiment anecdotique. Ce qui importe, c’est qu’elle ait cet esprit de gagnante. C’est une championne, une fille qui a un tempérament extraordinaire et une autorité naturelle. Elle force le respect. C’est un challenge formidable », estime Patrice Hagelauer, entraîneur de l’équipe de France de Coupe Davis sur plus de vingt campagnes.
Mauresmo, qui sera de facto cheffe de délégation de l’équipe de France masculine lors des Jeux olympiques 2020 à Tokyo, devra se faire respecter de joueurs qui la connaissent finalement assez peu. Mais elle peut compter sur son réseau : Yannick Noah, Loïc Courteau, son ex-coach et actuellement entraîneur de l’équipe de Coupe Davis, et Xavier Moreau, également dans le staff.
Sa nomination intervient au moment où le rôle du capitaine s’apprête à voir ses contours redéfinis. Il n’aura plus grand-chose à voir avec ce qu’il a été depuis la création de l’épreuve en 1900 si le projet de réforme de la Coupe Davis est entériné au mois d’août par la Fédération internationale de tennis (FIT).

        Lire aussi :
         

                Coupe du monde 2018 : Gerard Piqué, l’extra-footballeur



Opposante à la réforme de la Coupe Davis
Au cours d’une assemblée générale extraordinaire vendredi, les délégués de la FFT se sont prononcé en majorité (61 %) en faveur de ce projet porté par Bernard Giudicelli, président du comité de Coupe Davis à la FIT. Le 16 août, il votera donc en faveur d’une compétition au portefeuille regonflé – avec 20 millions de dollars (17 millions d’euros) de primes annoncés – et au format remanié.
La première semaine, en février, consistera en douze premiers tours. La deuxième, du 18 au 20 novembre 2019, regroupera les douze vainqueurs, les quatre demi-finalistes de 2018 (donc la France) et deux nations bénéficiaires de wild-cards. Initialement pressenties pour se dérouler en Asie, les deux premières éditions auront finalement lieu en Europe.
Amélie Mauresmo avait été l’une des premières à fustiger sur les réseaux sociaux une refonte synonyme de « condamnation à mort » de la compétition. La manœuvre de la FFT est en ce sens habile : avec cette nomination, c’est l’une des plus ferventes opposantes au projet qui se voit désormais bridée.

Les capitaines des #TeamFranceTennis 2019 et 2020 seront @AmeMauresmo pour la #CoupeDavis et @julienbenneteau pour… https://t.co/26wH8i9Up9— FFTennis (@FFT)


require(["twitter/widgets"]);

Amélie Mauresmo présente le plus beau palmarès du tennis français dans l’ère moderne. Elle est la première, et seule française jusqu’ici, à avoir été numéro un mondiale, durant 39 semaines entre 2004 et 2006. L’ancienne joueuse, qui a remporté vingt-cinq tournois, a conquis deux titres du Grand Chelem – Open d’Australie et Wimbledon 2006 – le Masters (2005) et la Fed Cup (2003).
L’équipe de France de Coupe Davis disputera du 14 au 16 septembre une demi-finale de la Coupe Davis contre l’Espagne, à Villeneuve-d’Ascq (Nord), pour tenter de défendre son titre.

        Lire aussi :
         

                Amélie Mauresmo : « Je revendique le plaisir de boire du vin »






                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/24/19-19">
<filnamedate="20180624"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180624"><AAMMJJHH="2018062419">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Les Bleus, déjà dominés à Auckland (11-52) et Wellington (13-26), ont rivalisé un peu plus d’une mi-temps, encaissant au total sept essais.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Le XV de France achève sa tournée en Nouvelle-Zélande par une troisième défaite (14-49)

Les Bleus, déjà dominés à Auckland (11-52) et Wellington (13-26), ont rivalisé un peu plus d’une mi-temps, encaissant au total sept essais.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 12h31
   





                        



   


Un zéro pointé et deux lourdes défaites. Comme en ouverture à Auckland (11-52), le XV de France a sombré en deuxième période face à la Nouvelle-Zélande, samedi 23 juin, à Dunedin. Après un score final de 14-49, l’équipe de France de rugby repart donc bredouille de sa tournée de juin.
Cent vingt-sept points et 19 essais encaissés : le bilan comptable de ce voyage chez les All Blacks est lourd pour les Bleus et souligne l’écart de niveau réel avec les doubles champions du monde en titre à quinze mois de la Coupe du monde 2019 au Japon.

        Lire aussi :
         

                Le XV de France courageux mais encore dominé par les All Blacks



Ils sont ainsi renvoyés à leurs chères études, après un Tournoi des six nations porteur de promesses, par le maître néo-zélandais, contre qui ils n’auront finalement rivalisé que lors du deuxième test, samedi dernier à Wellington (13-26). Où ils ont été réduits à quatorze dès la 12e minute (carton rouge pour Benjamin Fall), ce qui a attisé leurs regrets et nourri leurs espoirs pour ce dernier rendez-vous, bien que traditionnellement le plus compliqué à appréhender en raison de l’usure de la saison.
Carences récurrentes
A quinze contre quinze, face à des All Blacks qui avaient effectué six changements dans leur quinze de départ et étaient privés de leur ouvreur Beauden Barrett, le XV de France a tenu la distance et la comparaison pendant quarante-sept minutes. Soit cinq bonnes de moins qu’en ouverture à l’Eden Park. Mais, cette fois, ils n’ont récolté aucun carton jaune pour faciliter la tâche des All Blacks, simplement pris de vitesse.
Ils étaient alors menés seulement 21 à 14, avant d’encaisser 28 points et quatre essais, dont un triplé de Rieko Ioane, sans en rendre un seul, coupables de grosses carences défensives, individuelles et collectives.
Le parallèle avec le premier test est évident, mais les Bleus ont bien plus montré offensivement samedi qu’à Auckland, où ils n’avaient marqué qu’un essai, qui plus est opportuniste (Rémy Grosso). Ils en ont, cette fois, inscrit deux, à l’issue de mouvements léchés à plusieurs temps de jeu avec des passes dans le bon tempo.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/24/19-20">
<filnamedate="20180624"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180624"><AAMMJJHH="2018062419">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ La FIFA a sanctionné le Mexique, après des chants homophobes, venus de ses supporters lors du premier match face à l’Allemagne.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Coupe du monde 2018 : le Mexique et le chant homophobe de ses supporteurs

La FIFA a sanctionné le Mexique, après des chants homophobes, venus de ses supporters lors du premier match face à l’Allemagne.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 12h27
    |

            Luc Vinogradoff








                        


« A tous les supporteurs mexicains présents au stade, ne criez pas : “puto”. » Tel est le message qu’a voulu faire passer la Fédération mexicaine de football avant le match de son équipe contre la Corée du Sud, samedi 23 juin à Rostov. Il concerne une tradition footballistique mexicaine qui existe depuis des années, mais qui pourrait finir par attirer des ennuis non seulement à sa fédération, mais aussi à son équipe.
Quand un gardien de but adverse s’apprête à dégager la balle au pied, certains Mexicains entonnent un « Ehhhhhhh » en faisant bouger leurs doigts et, dès que la balle est frappée, ils crient « puto ». En espagnol, le mot se traduit littéralement par « prostitué masculin », et il est largement utilisé comme une insulte homophobe.

Les instances du football mexicain ont diffusé des messages sur les réseaux sociaux pour sensibiliser ses ressortissants et leur demander d’arrêter ce cri pendant les matchs. « Nous avons été reçus les bras ouverts, il est temps de montrer que nous sommes d’excellents visiteurs », a écrit la Fédération, ajoutant : “rappelez-vous, ce cri n’est pas un soutien.” »

Incondicionales en Rusia, eviten que los saquen del estadio o les retiren su Fan ID. 🙏🏼 🇲🇽
— miseleccionmx (@Selección Nacional)


require(["twitter/widgets"]);

L’attaquant Javier Hernández, une des légendes de l’équipe, et le capitaine Andres Guardado se sont joints à la campagne de sensibilisation, via leurs comptes Twitter personnels. « A tous les fans mexicains, ne criez pas “puto” dans le stade. Ne risquons pas de nouvelles sanctions », a, par exemple, écrit « Chicharito » Hernandez.
Ces multiples appels à la retenue font, en effet, face à des sanctions contre la Fédération mexicaine après la victoire contre l’Allemagne. L’instance disciplinaire de la FIFA lui a imposé une amende de 8 600 euros pour des chants « discriminatoires et insultants », assortissant l’amende d’un avertissement qui « peut faire face à des sanctions supplémentaires en cas de nouvelles infractions de ce type ». Une décision qui s’inscrit dans le cadre de politique de « zéro tolérance envers la discrimination » que l’instance du football mondial a instauré pour la Coupe du monde.
Rappels à l’ordre, amendes et bien pire encore
Ce n’est pas la première fois que le Mexique prend une amende pour des cris discriminants. Pendant les matchs de qualification pour cette Coupe du monde, la Fédération mexicaine a été rappelée à l’ordre une douzaine de fois, à chaque fois à cause de ce chant homophobe. Elle a reçu des avertissements pour les deux premiers et des amendes pour les autres, selon le New York Times.
L’approche plus ferme de la FIFA envers les chants homophobes dans les stades date d’après la Coupe du monde 2014 au Brésil. Dans cette compétition, les putos ont été entendus à plusieurs reprises, sans que personne ne s’en émeuve. Depuis, tout le monde, de la FIFA jusqu’aux instances locales en passant par les joueurs, fait campagne pour éradiquer le chant, y compris au niveau local. Des messages comme « Crier “puto” ne te rend pas plus mexicain » ou « le problème n’est pas que tu chantes, c’est le mot que t’utilises » sont apparus dans des matchs du championnat mexicain. Autant de mesures sans effet puisque le chant a bien résonné pour l’entrée en lice du « Tri » en Russie.
Les sanctions, financières jusqu’ici, pourraient devenir plus graves s’il continuait à résonner. Les « sanctions supplémentaires » auxquelles a fait allusion la FIFA pourraient être une perte de points et, si l’instance internationale veut vraiment être implacable, l’exclusion du tournoi, rapporte El Universal. Quant aux individus reconnus coupables de crier le mot interdit, ils seront expulsés du stade et verront leur « Fan ID », qui permet d’assister au Mondial, révoqué.
La campagne de sensibilisation est également diffusée par les médias mexicains, et leurs journalistes présents en Russie. Le spectre d’une sanction plus lourde qu’une simple amende semble en avoir fait réfléchir certains, comme ces Mexicains qui promettent de ne pénaliser leur sélection. Ils vont continuer à crier lors du dégagement du gardien adverse, mais ce sera désormais : « Ehhhhhh… Mexico ! »

#Video 📹 #Rusia2018 #ElUniversalEnRusia 📰

Se acabó el "Ehh Pu... y comienza "Ehh México" 👏🏻🇲🇽

— UnivDeportes (@Universal Deportes)


require(["twitter/widgets"]);




                            


                        

                        

