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Elections en Turquie : l’opposition dénonce des tentatives de fraude

Face à une opposition ragaillardie, le chef de l’Etat, Recep Tayyip Erdogan, brigue un nouveau mandat dimanche après quinze ans de règne sans partage.



Le Monde
 |    24.06.2018 à 17h54
 • Mis à jour le
24.06.2018 à 17h58
   





                        



   


Plus de 56 millions d’électeurs turcs étaient appelés aux urnes jusqu’à 16 heures dimanche 24 juin pour les élections présidentielle et législatives. Le chef de l’Etat, Recep Tayyip Erdogan, brigue un nouveau mandat après quinze ans de règne sans partage. Les résultats seront connus en début de soirée et l’opposition dénonce des tentatives de fraude.
Ce double scrutin marque le passage en Turquie d’un système parlementaire à un régime hyperprésidentiel souhaité par M. Erdogan et validé lors d’un référendum en 2017. Mais face à une économie qui se dégrade ces derniers mois, le chef de l’Etat turc, qui avait choisi de convoquer ces élections dix-neuf mois avant la date prévue, est en difficulté.

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Selon les instituts de sondage, M. Erdogan ne serait pas élu dès le premier tour. Un second aurait alors lieu le 8 juillet. Et son parti l’AKP (Parti de la justice et développement, islamo-conservateur) pourrait même perdre sa majorité au Parlement.
Le président Erdogan en difficulté ? 

   


Voyant dans ces élections leur dernière chance d’arrêter M. Erdogan dans sa quête d’un pouvoir incontestable, des partis aussi différents que le CHP (social-démocrate), l’Iyi (nationaliste) et le Saadet (islamiste) ont noué une alliance inédite pour le scrutin législatif, avec l’appui du HDP (prokurde).

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Le candidat du CHP à la présidentielle, Muharrem Ince, s’est imposé au cours de la campagne comme le principal opposant de M. Erdogan, tandis que celui-ci a semblé sur la défensive, promettant par exemple de lever rapidement l’état d’urgence ou encore d’accélérer le retour dans leur pays des réfugiés syriens, mais uniquement après que M. Ince eut promis la même chose. Au pouvoir depuis 2002, cette campagne électorale a été la plus ardue pour M. Erdogan. Il a pourtant bénéficié de sérieux avantages : les médias, contrôlés à 90 % par le gouvernement, retransmettaient en intégralité ses meetings. Après avoir voté dimanche matin, M. Erdogan s’est montré confiant :
« La Turquie effectue une révolution démocratique. Avec le système présidentiel, la Turquie met la barre beaucoup plus haut, elle s’élève au-dessus du niveau des civilisations contemporaines. »
L’opposition dénonce des tentatives de fraude

   


Au cours de la journée électorale, le principal d’opposition turc, le CHP, a dénoncé des tentatives de fraude. « De nombreuses plaintes nous sont parvenues », surtout de la province de Sanliurfa (sud-est), a déclaré le porte-parole du CHP (social-démocrate), Bülent Tezcan, lors d’une conférence de presse au siège de son parti à Ankara. « Nos amis sont intervenus au moment où c’est arrivé », a-t-il ajouté.
Il a énuméré plusieurs exemples de tentatives de bourrage d’urnes, avec notamment une urne comptant déjà une centaine de bulletins de vote, tous pour l’alliance dominée par le parti au pouvoir AKP (islamo-conservateur) de M. Erdogan, avant même l’ouverture des bureaux. Il a également diffusé une vidéo, qu’il affirme avoir authentifiée, d’un homme affirmant qu’il y avait plus de bulletins que d’électeurs déjà passés dans un bureau de vote à Suruç.
Le procureur public de Sanliurfa, dont dépend Suruç, a annoncé avoir ouvert une enquête sur ces accusations et quatre personnes ont été arrêtées, selon l’agence de presse étatique Anatolie. Craignant des fraudes, en particulier dans le sud-est à majorité kurde, opposants et ONG ont mobilisé plusieurs centaines de milliers d’observateurs pour surveiller les urnes. « Dans la région, il y a eu des assauts, des menaces pour arrêter nos observateurs », a affirmé M. Tezcan.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Paris et Berlin se disent prêts à des solutions à 28 mais aussi à des accords bilatéraux et trilatéraux pour régler la question
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Crise des migrants : Macron et Merkel à la recherche d’un « modus vivendi » à Bruxelles

Paris et Berlin se disent prêts à des solutions à 28 mais aussi à des accords bilatéraux et trilatéraux pour régler la question



Le Monde
 |    24.06.2018 à 16h56
 • Mis à jour le
24.06.2018 à 17h25
   





                        


Lors de son arrivée à Bruxelles, dans le cadre de sa participation à un mini-sommet convoquée par la Commission européenne sur la question migratoire, Emmanuel Macron a appelé dimanche 24 juin à une « solution européenne » pour gérer les afflux de réfugiés qui traversent les frontières pour venir en Europe.
« La solution que nous devons aujourd’hui réussir à porter est une solution européenne, elle se construira uniquement sur la coopération entre les Etats membres de l’UE, que ce soit une coopération à 28 ou entre plusieurs Etats qui décident d’avancer ensemble », a déclaré le président français.

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Pour sa part, lors d’une déclaration avant le sommet, Angela Merkel a dit ne pas s’attendre à un accord entre les 28 membres de l’Union européenne sur la question migratoire lors du Conseil européen de jeudi 28 et vendredi 29 juin. « Nous savons qu’au Conseil européen, malheureusement, nous n’aurons pas de solution complète sur la question migratoire », a déclaré la chancelière à Bruxelles.
« C’est pourquoi il y aura des accords bilatéraux et trilatéraux, sur la manière dont nous pouvons nous aider les uns les autres sans toujours attendre tous les 28 Etats membres mais réfléchir à ce qui est important pour qui, a-t-elle poursuivi. La recherche d’un modus vivendi et la poursuite du travail pour parvenir à une solution européenne commune sont au cœur des discussions d’aujourd’hui. »
La France, « deuxième pays d’accueil »
La rencontre du 24 juin à Bruxelles sur la question migratoire, à laquelle participent seize pays européens (sans les pays du groupe de Visegrad, à savoir : la Pologne, la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie), a lieu sur fonds de tensions encore vives entre différents acteurs majeurs de l’UE.

   


A la veille du sommet, le ministre de l’intérieur italien, Matteo Salvini, a notamment qualifié le président français d’« arrogant » sur le sujet des migrants. La France et l’Espagne venaient alors de proposer la mise en place de « centres fermés sur le sol européen dès le débarquement » des migrants, et prôné une « solution différente et complémentaire ». 
Lors d’une conférence de presse à l’Elysée, M. Macron a déclaré être en faveur de sanctions financières envers les pays de l’UE qui refuseraient d’accueillir des migrants, expliquant : « On ne peut avoir des pays qui bénéficient massivement de la solidarité de l’UE et qui revendiquent massivement leur égoïsme national quand il s’agit de sujets migratoires. »
En réponse à l’« arrogance » reprochée par Matteo Salvini, Emmanuel Macron a déclaré dimanche que la France « n’a de leçons à recevoir de personne » sur le sujet car elle est « le deuxième pays d’accueil des demandeurs d’asile cette année ». « Nous avons des valeurs, c’est ce qui nous a faits. Chaque fois que nous les avons trahies nous avons créé le pire, a-t-il ajouté depuis Bruxelles. C’est le respect des droits de l’homme, de l’individu, des autres Etats et de leur intégrité et cette solidarité qui nous lie. »
« Il y a une crise sur les mouvements secondaires c’est-à-dire les personnes qui sont rentrées dans l’espace Schengen, et donc il est important sur ce point que nous fassions avancer certains textes – le texte de la procédure d’asile qui est en discussion – que nous réformions les procédures de Dublin et que nous ayons aussi des accords qui permettent de rendre le système plus efficace », a-t-il précisé.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Tara et « Le Monde » mettent le cap sur le Great Pacific Garbage Patch, la « soupe » de microplastiques du gyre du Pacifique nord.
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Goélette scientifique Tara, journal de bord n° 2 : les défis d’une navigation scientifique « propre »

Tara et « Le Monde » mettent le cap sur le Great Pacific Garbage Patch, la « soupe » de microplastiques du gyre du Pacifique nord.



Le Monde
 |    24.06.2018 à 18h36
 • Mis à jour le
24.06.2018 à 18h45
    |

            Patricia Jolly








                        





#PlastiquePacifique. Le Monde met le cap sur le Great Pacific Garbage Patch, la « soupe » de microplastiques du gyre du Pacifique nord. Embarqués sur la goélette scientifique Tara pour un périple de trois semaines entre Honolulu (Hawaï) et Portland (Oregon), notre journaliste Patricia Jolly et le photographe Samuel Bollendorff vous emmènent au cœur de cette mixture mitonnée par l’homme, qui rejette chaque année 8 millions de tonnes de plastiques en mer.

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Au quatrième jour de mer, après le petit-déjeuner, Yohann Mucherie, magnanime capitaine, a offert à nos nez et à nos oreilles saturés quelques heures de félicité. Sous voiles uniquement, Tara a brièvement progressé au près serré, c’est-à-dire presque face au vent, donc au ralenti. « On n’avance pas et on n’est plus tout à fait sur la bonne route, mais on se rattrapera plus tard », a décidé le maître du bord.
De corvée de ménage, Justine « Juju » Jacquin, doctorante passionnée de biodégradation des plastiques mais en sous-régime depuis le départ pour cause de mal de mer persistant, a saisi l’occasion pour… passer l’aspirateur dans le carré et la coursive. Dopée par ces retrouvailles avec une navigation au naturel, elle se serait même collée à la lessive si la plongée en cale arrière - où lave-linge, sèche-linge et étendoir côtoient moteurs et vérins de pilote automatique - n’était contre-indiquée dans son état.
Notre collectif de treize âmes s’efforce d’observer une hygiène acceptable à défaut d’être rigoureuse, mais Tara n’est pas ce qu’on appelle un navire « propre ». Ses flancs arrondis en aluminium contiennent 40 000 litres de gazole pour alimenter les moteurs, sans l’assistance desquels cette étape Honolulu Portland, dominée par des vents contraires, durerait six semaines au lieu des trois prévues. « Tout est compromis », plaide Daniel Cron, le second. « Les instruments des chercheurs nécessitent l’utilisation d’un groupe électrogène ; et ils ne peuvent s’absenter indéfiniment de leur labo, il faut donc fixer un calendrier qui permet également d’organiser les rotations des équipages et qui serait impossible à respecter en ne navigant qu’à la voile. Nous devons aussi pouvoir pallier un éventuel problème technique ».


Jour 4.
   
Jour 4.



Tara s’efforce d’être bonne élève dans d’autres domaines. Produite à partir d’eau de mer par un dessalinisateur et renouvelée à un rythme d’environ 250 litres par heure, sa réserve d’eau douce de 6 000 litres alimente les deux douches, l’évier de la cuisine et les douchettes utilisées par les scientifiques pour rincer leurs filets de prélèvement sur l’arrière-pont. Et l’on s’efforce de ne pas utiliser plus de 500 litres par jour au total. Pour la toilette, la vaisselle, le ménage et la lessive, on utilise des produits 100 % biodégradables. Et l’unique crème solaire tolérée à bord a été développée en partenariat avec une marque selon une formule qui n’a pas d’impact sur la vie aquatique.
La gastronomie n’est pas sacrifiée
Pour limiter les emballages et les déchets à bord, la cuisinière intendante, Sophie Bin, gère un stock de produits frais ou secs embarqués à Honolulu. Pour autant, cette Alsacienne de 33 ans, habituée des expéditions mer-montagne en Scandinavie et formée à la voile sur le Rhin entre France et Allemagne ne sacrifie pas la gastronomie. A partir de bidons de farine, sucre, noix, quinoa, semoule et müesli et de fruits et légumes, elle concocte salades, gâteaux et autres préparations maison et est intraitable sur le tri sélectif des quelques conserves et cannettes du bord.
Les scientifiques peuvent donc s’activer sans trop culpabiliser. Les rets du « Manta » - collecteur de surface de 60 cm de large, similaire à la raie éponyme et déployé deux fois une demi-heure chaque après-midi, livrent leur quota de microplastiques mais aussi d’insolites macrodéchets. Telle cette brosse à dents déplumée et délavée, colonisée par des algues et de petits crabes… Est-elle « tombée » d’un bateau ou issue d’un fleuve chinois charriant des monceaux de déchets ?


Jour 4.
   
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Jour 4.
   
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Le photographe Samuel Bollendorff immortalise religieusement chaque étape de cette « pêche ». À l’évidence soucieux de se fondre dans le décor, il arbore une chemise hawaïenne à dominante rouge orangée et des « solaires » à monture jaune qui lui ôteraient toute crédibilité sur le plancher des vaches.
Abus de langage
En prévision de notre entrée prochaine dans le Great Pacific Garbage Patch, Maria Luiza Pedrotti, chercheuse en biologie marine au laboratoire océanographique de Villefanche-sur-mer (Alpes-maritimes) et cheffe de mission scientifique sur cette étape, s’autorise une mise au point. « Appeler cette zone “continent” ou même “île” de plastique est un abus de langage », dit-elle. « Pour ma part, j’attends de la voir pour lui donner un nom plus approprié ».
Étendu comme six fois la France selon les dernières observations, le GPGP recèle encore nombre de secrets. On le sait cependant essentiellement composé de microplastiques d’une taille inférieure à celle d’un grain de riz. Estimés au nombre d’environ 1,8 trillion de pièces flottant à la surface, ils sont à peine visibles à l’œil nu et ne forment pas une masse continue. Mais le GPGP est aussi un piège à macrodéchets ; ils représentent la plus grande partie de sa masse totale estimée à 80 000 tonnes.

   




Jour 4.
   
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Vainqueurs de leur premier match à la Coupe du monde 2018, Japonais et Sénégalais se disputent la tête du groupe H, à Iekaterinbourg.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Je ne serais pas arrivée là si… L’écrivaine, auteure de « Elle s’appelait Sarah », raconte comment sa double culture franco-anglaise l’a construite.
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Article sélectionné dans La Matinale du 23/06/2018
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Tatiana de Rosnay : « Pendant vingt-cinq ans, mon corps a été l’ennemi »

Je ne serais pas arrivée là si… L’écrivaine, auteure de « Elle s’appelait Sarah », raconte comment sa double culture franco-anglaise l’a construite.



Le Monde
 |    24.06.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
24.06.2018 à 17h29
    |

            Pascale Krémer








                        



                                


                            

Auteure de treize livres dont une ­biographie de Daphné du Maurier, la romancière franco-britannique Tatiana de Rosnay a acquis une notoriété mondiale avec Elle s’appelait Sarah (Héloïse d’Ormesson, 2007), vendu à onze millions d’exemplaires. Trois de ses ­romans ont aussi été portés à l’écran. Elle a récemment publié Sentinelle de la pluie, et elle vient de signer la pétition d’une quarantaine d’« auteurs en colère » contre l’évolution ­prévue de leur régime social et fiscal.
Je ne serais pas arrivée là si…
Si je n’avais pas un cerveau hybride. Un ­cerveau franglais. Cette double culture, ­anglaise par ma mère, française par mon père, cette dualité, cette richesse, le fait d’être coincée entre deux pays qui adorent se détester, tout cela m’a donné un point de vue ­singulier. L’envie de lire, puis de devenir ­écrivain. J’ai deux langues d’écriture – nous ne sommes pas très nombreux dans ce cas. Et je suis incapable de choisir entre les deux. Au point que j’envisage d’écrire un roman à la fois en français et en anglais.
Enfant, vous étiez constamment plongée dans les livres ?
J’étais un « ver de livres », comme on dit en anglais. Je les dévorais ! Je lisais en anglais, en français, Jules Verne comme Edgar Poe, Enid Blyton comme la comtesse de Ségur. En grimpant sur le canapé, j’attrapais les livres tout en haut de la bibliothèque. A 11 ans, je ­lisais Lolita, de Nabokov, ou L’Amant de Lady Chatterley. Mes parents, ça ne les dérangeait pas…
Mais c’est la littérature anglo-saxonne qui a façonné mon imaginaire. L’envergure de la nature qui y est décrite, le côté macabre d’Edgar Allan Poe, les secrets des sœurs Brontë… Quand j’avais 11 ans, toujours, pour Noël, ma mère m’a offert Rebecca, de Daphné du Maurier. Cela m’a fascinée… Cette ­noirceur ! L’absence de fin, cette espèce de fantôme qu’on ne voit jamais, et le manoir traité comme un personnage...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Vous n’avez pas suivi l’actualité pendant le week-end ? Voici les principaux titres à retenir des samedi 23 et dimanche 24 juin.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Elections en Turquie, sommet européen sur les migrants et Coupe du monde… Les infos à retenir du week-end

Vous n’avez pas suivi l’actualité pendant le week-end ? Voici les principaux titres à retenir des samedi 23 et dimanche 24 juin.



Le Monde
 |    24.06.2018 à 18h03
   





                        


Elections en Turquie : l’opposition dénonce des tentatives de fraude

   


C’était jour d’élections dimanche en Turquie. Plus de 56 millions d’électeurs turcs étaient appelés aux urnes jusqu’à 16 heures pour les scrutins présidentiels et législatifs. Face à une opposition ragaillardie, le chef de l’Etat Recep Tayyip Erdogan brigue un nouveau mandat après quinze ans de règne sans partage. Les résultats seront connus en début de soirée mais l’opposition dénonce déjà des tentatives de fraude.
Ce double scrutin marque le passage en Turquie d’un système parlementaire au régime hyperprésidentiel souhaité par M. Erdogan et validé lors d’un référendum en 2017.
Migrants : à Bruxelles, Macron et Merkel prêts à réduire leurs exigences

   


Lors de son arrivée à Bruxelles, dans le cadre de sa participation à un mini-sommet convoqué par la Commission européenne sur la question migratoire, Emmanuel Macron a de nouveau appelé dimanche à une « solution européenne » pour gérer les afflux de réfugiés qui traversent les frontières pour venir en Europe. Mais pour la chancelière allemande, Angela Merkel, il est compliqué d’envisager un accord entre les 28 membres de l’Union européenne.
La tension était encore vive dimanche entre les Etats membres. Elle est d’ailleurs très présente entre la France et l’Italie. En réponse à l’arrogance reprochée par le ministre italien de l’intérieur Matteo Salvini, Emmanuel Macron a déclaré dimanche que la France « n’a de leçons à recevoir de personne » sur le sujet car elle est « le deuxième pays d’accueil des demandeurs d’asile cette année ».
Coupe du monde 2018 : l’Allemagne, sens dessus dessous, échappe au pire 

   


Menée au score par la Suède à la mi-temps, la Mannschaft, tenante du titre, a été proche de l’élimination dès le premier tour de la compétition samedi. Mais au retour des vestiaires, elle a réussi à se relancer grâce à un but de Marco Reus avant de l’emporter dans les dernières secondes grâce à Toni Kroos. Il ne lui reste plus qu’à gagner contre la Corée du Sud mercredi pour valider son ticket pour les huitièmes de finale.
Dans le groupe G, la Belgique et l’Angleterre se sont qualifiés pour la suite de la qualification grâce à leur victoire contre la Tunisie (5-2) et le Panama (6-1).
>> Voir notre rubrique consacrée à la Coupe du monde 2018
En Ethiopie et au Zimbabwe, les réformateurs pris pour cible

   


Deux explosions ont eu lieu quasiment au même moment samedi à Addis-Abeba, en Ethiopie, et à Bulawayo, au Zimbabwe, visant le premier ministre éthiopien et le président zimbabwéen. Si, a priori, ces deux attaques ne sont pas liées, ce sont deux tentatives de réorienter des dynamiques en cours qui viennent de se produire.
Elles mettent en péril la stabilité des deux pays. Quant à ceux qui les ont suscitées, ils semblent très déterminés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Grâce à la détermination d’un maire nationaliste, l’île de Beauté a accueilli il y a deux ans une famille de réfugiés syriens. Une intégration réussie qui, ajoutée à la proposition d’accueillir les migrants de l’« Aquarius », fait échec aux préjugés.
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L’histoire d’une famille syrienne en Corse


                      Grâce à la détermination d’un maire nationaliste, l’île de Beauté a accueilli il y a deux ans une famille de réfugiés syriens. Une intégration réussie qui, ajoutée à la proposition d’accueillir les migrants de l’« Aquarius », fait échec aux préjugés.



Le Monde
 |    22.06.2018 à 14h05
 • Mis à jour le
24.06.2018 à 06h43
    |

                            Antoine Albertini (Bastia, correspondant)








                              

                        

C’est une histoire à fronts renversés comme la Corse sait en produire. Une histoire inattendue où personne ne semble décidé à occuper la place que lui assignent des clichés rebattus, ni un maire nationaliste qui s’est battu de longs mois pour accueillir des réfugiés syriens dans son village, ni un préfet optimiste en butte à sa propre administration, ni une famille d’exilés mise en garde dans un camp de réfugiés au Liban : « Si tu vas en France, Izzat, ils vont arracher le voile de ta femme. »
Mais, depuis ce 1er avril 2016 qui a vu les Al-Rahmoun débarquer avec leurs trois filles et leur fils à Belgodère – littéralement « beau plaisir » –, un village de Balagne perché entre mer et montagne au nord de l’île, personne n’a touché au voile d’Amina, son mari est devenu employé communal à tout faire et Ilat, leur fille aînée de « 8 ans et demi, bientôt 9 », parle couramment français.
Une main tendue aux 629 migrants à la dérive
« Les Corses ont un fond de discours radical envers les étrangers mais va comprendre : dès qu’ils les rencontrent, la plupart du temps, c’est comme si tout s’effaçait », professe Lionel Mortini, le maire nationaliste de Belgodère, âgé de 49 ans, excédé par les réactions de certains militants aux « tweets de Gilles et Jean-Guy ».
La semaine dernière, Jean-Guy Talamoni et Gilles Simeoni, respectivement présidents de l’Assemblée de Corse et du Conseil exécutif, le mini-gouvernement de l’île, ont proposé d’accueillir dans un port insulaire l’Aquarius, le navire de l’ONG SOS Méditerranée. Refoulé par les autorités italiennes, le bâtiment, chargé de 629 migrants, a finalement pu accoster à Valence, en Espagne, après avoir frôlé les rives corses.
« Le geste des deux présidents est peut-être le plus fort qu’ils aient accompli jusqu’à présent. Mais certains voudraient plutôt qu’on s’occupe de la précarité sur place, comme si la solidarité devait se diviser »,...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Sur les réseaux sociaux, un déluge de haine a visé Jimmy Durmaz, né de parents assyriens, dont la faute a offert le coup franc victorieux à l’Allemagne.
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Coupe du monde : gueule de bois en Suède après le coup franc de Kroos et les insultes racistes contre Durmaz

Sur les réseaux sociaux, un déluge de haine a visé Jimmy Durmaz, né de parents assyriens, dont la faute a offert le coup franc victorieux à l’Allemagne.



Le Monde
 |    24.06.2018 à 16h35
 • Mis à jour le
24.06.2018 à 16h59
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


La perfection de l’exécution puis de la trajectoire du ballon a fait le tour du monde. A la dernière minute du match face à la Suède, samedi 23 juin, Tony Kroos a catapulté une merveille de coup franc et offert un sursis à l’Allemagne, championne du monde en titre, passée très près de l’élimination face aux Scandinaves.
Le milieu du Real Madrid était visiblement le seul à croire à pareil miracle. Juste avant le tir, Mats Hummels, contraint au repos, tentait de communiquer ses consignes à Kroos depuis le banc de touche. « Je lui ai crié fort qu’il devait centrer, expliquait le défenseur après le match. Après, j’en ai pris pour mon grade dans le vestiaire. »

On se le refait parce qu'il est tout simplement SU-BLI-ME : revoyez encore et encore et encore le coup franc de Ton… https://t.co/hhMDg3zYJK— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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La suite est connue : trop excentré pour viser la lucarne opposée, le milieu a transmis la balle à Reus, qui la lui bloquait, et lui offrait un angle bien plus ouvert. Crucifiée à la toute fin du temps additionnel, la Suède devra désormais s’imposer contre le Mexique, mercredi 27 juin, pour espérer rallier les huitièmes de finale du Mondial. Avant de se tourner vers l’affrontement d’« El Tri », l’heure était au règlement de comptes et à la recherche de coupables, dès le retour aux vestiaires.

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                Coupe du monde 2018 : pour aller de l’avant, l’Allemagne devra mieux assurer ses arrières



Insultes racistes et menaces de mort
Auteur de la faute sur Timo Werner à l’origine du coup franc de Kroos, Jimmy Durmaz a reçu un déluge d’insultes racistes et des menaces de mort après le coup de sifflet final. Plusieurs milliers de messages haineux ont ainsi été recensés sur Internet. « J’ai toujours vu de la haine sur les réseaux sociaux, a réagi le joueur du Toulouse FC, né en Suède de parents assyriens. Si vous avez subi ça toute votre vie, ce n’est pas quelque chose de grave. Je suis fier de représenter mon pays. »
Entré comme lui dans les vingt dernières minutes de jeu, John Guidetti a défendu son coéquipier et plaidé son « manque de chance » sur l’action fatale : « Il a couru et s’est battu tout le temps. (…) C’est complètement idiot de lui adresser autant de haine à cause de ça. »
Au lendemain de la rencontre, la Fédération suédoise de football a annoncé avoir signalé les messages destinés à son joueur à la police. « C’est désagréable et extrêmement scandaleux de voir le traitement que Jimmy Durmaz a subi, a dénoncé le secrétaire général de l’organisation, Hakan Sjöstrand. Complètement inacceptable. »

#CM2018 
A la fin de #ALLSUE #GERSWE, une grosse rixe a éclaté entre les deux bancs !! 
— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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La fin de match a décidément été bien agitée. Après le coup de canon de Kroos, le banc suédois s’est plaint de provocations de plusieurs membres de la délégation allemande. Une démonstration de joie moyennement appréciée par les Scandinaves et leur sélectionneur, Janne Andersson : « Ça m’a vraiment agacé et mis en colère. Ça ne se fait pas : vous vous congratulez et vous laissez l’adversaire à sa tristesse, vous ne réagissez pas comme ça, aussi fort. »
Concédant une réaction « trop émotionnelle » des siens, la Fédération allemande a pris soin de dégonfler la polémique d’un tweet, conclu d’un « Ursäkta ! » (« pardon ! »).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ La société des auteurs de musique a créé un musée virtuel pour mettre en valeur ses archives.
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La Sacem déploie ses trésors en ligne

La société des auteurs de musique a créé un musée virtuel pour mettre en valeur ses archives.



Le Monde
 |    20.06.2018 à 08h16
 • Mis à jour le
20.06.2018 à 08h17
    |

            Sylvain Siclier








                        



                                


                            
Dans son bureau, au siège social de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem), à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), Jean-Noël Tronc, directeur général, donne à voir quelques documents historiques. Parmi lesquels le bulletin de déclaration de L’Aigle noir, en date du 20 février 1970, signé à l’encre verte par Barbara. Ou la feuille d’examen d’entrée de Brassens, le 19 janvier 1942, avec un texte, Les Etrennes de mon amie, et cette précision : « trois couplets et un refrain sans apostrophes et sans hiatus ». Ou encore le bulletin de déclaration provisoire de La Bombe humaine, du groupe Téléphone (1979). Au verso, huit mesures d’un couplet et huit du refrain.

Nommé à son poste en juin 2012, Jean-Noël Tronc s’était rendu quelques semaines plus tard au centre des archives de la Sacem, à Châteaudun (Eure-et-Loir), là où les compositions, textes, bulletins d’adhésion, feuilles d’examens, etc. des sociétaires étaient stockés. « Outil de travail qui sert lors d’un contentieux, une vérification pour une demande de droits », ce patrimoine retrace en même temps toute l’histoire de la Sacem, fondée en 1851. Germe alors l’idée que ces archives soient présentées au public. C’est chose faite, depuis le 12 juin et l’ouverture du Musée de la Sacem : un musée en ligne qui comptabilise déjà plus de 3 000 documents (musee.sacem.fr). Ce qui constitue une infime sélection dans un ensemble de « plus de 33 millions de documents, dont 700 000 partitions, sur 30 km de rayonnages ».

Conçu et développé à partir de début 2017, le site est divisé en trois rubriques pincipales : archives, expositions et chroniques. Dans la première, des correspondances, des actes administratifs, les dépôts d’œuvres, des partitions, certaines illustrées, des photos d’identité des sociétaires, les pochettes qui leur sont attribuées (les plus anciennes avec les noms soigneusement calligraphiés), les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Porte de la Chapelle, avenue de Flandres ou dans le 5e arrondissement, plusieurs œuvres évoquent la crise des migrants et la politique française face à cette question.
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Banksy peint les murs de Paris pour illustrer la crise des migrants

Porte de la Chapelle, avenue de Flandres ou dans le 5e arrondissement, plusieurs œuvres évoquent la crise des migrants et la politique française face à cette question.



Le Monde
 |    24.06.2018 à 16h12
 • Mis à jour le
24.06.2018 à 18h22
   





                        



   


Banksy par-ci, Banksy par-là. Depuis quelques jours, la rumeur enfle, comme le raconte Télérama : l’artiste de rue le plus célèbre du monde serait à Paris. Sa première œuvre a été repérée à l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés. A proximité du périphérique, porte de la Chapelle, près de l’ancien centre de premier accueil (CPA) des réfugiés dans le 18e arrondissement, fermé le 31 mars, une petite fille repeint à la bombe à peinture une croix gammée.

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                Banksy peint Steve Jobs sur les murs de Calais pour illustrer la crise des migrants



Dans le 19e arrondissement, avenue de Flandres, l’artiste s’approprie Bonaparte franchissant le Grand-Saint-Bernard, tableau de Jacques-Louis David de 1801. Il montre un Napoléon emberlificoté dans son manteau qui le fait ressembler à une femme voilée…

Banksy devait venir à Paris pour les 50 ans de mai 68. Mais comme il ne sait pas lire un calendrier, il fête avec s… https://t.co/DrCczgIFVH— JDBeauvallet (@JD Beauvallet)


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Des œuvres à Calais
Dans le 5e arrondissement, un autre pochoir montre un homme, cachant une scie dans le dos, donnant à manger un os à un chien, à qui on vient de couper une patte. D’autres peintures avec des rats, sa marque de fabrique, ont été repérées dans la capitale.
Des œuvres peintes au moment où Paris et Rome sont engagés dans un bras de fer autour des migrants et où les dirigeants de seize pays membres de l’Union européenne (UE) participent à un mini-sommet, improvisé et « informel » à Bruxelles pour évoquer des « solutions européennes » à la question migratoire. En France, des voix se sont élevées jusque dans la majorité pour dénoncer l’attitude du gouvernement français dans la crise de l’Aquarius.

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          Banksy, « génie » ou « imposteur » ?



A la fin de l’année 2015, Banksy avait réalisé quatre œuvres en soutien aux migrants de la « jungle » de Calais, dont un portrait de Steve Jobs, pour illustrer la crise des migrants.

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                Migrants : cacophonie européenne avant le mini-sommet de crise à Bruxelles




Bansky Paris Invasion ! Venu incognito comme toujours, le célèbre street artist a déjà laissé deux œuvres qui témoi… https://t.co/t302gOpZri— Telerama (@Télérama)


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Deux explosions ont eu lieu quasiment au même moment samedi à Addis-Abeba, en Ethiopie, et à Bulawayo, au Zimbabwe, visant le premier ministre éthiopien et le président zimbabwéen.
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Compte rendu

En Ethiopie et au Zimbabwe, les réformateurs pris pour cible

Deux explosions ont eu lieu quasiment au même moment samedi à Addis-Abeba, en Ethiopie, et à Bulawayo, au Zimbabwe, visant le premier ministre éthiopien et le président zimbabwéen.

Jean-Philippe Rémy (Johannesburg, correspondant régional)
    



Le Monde.fr avec Reuters
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        Le 23.06.2018 à 11h09

     •
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          datetime="2018-06-24T14:45:41+02:00"

        Mis à jour le 24.06.2018 à 14h45






    
Les services de secours après l’attaque visant le président Emmerson Mnangagwa à Bulawayo (Zimbabwe), le 23 juin.
Crédits : TAFADZWA UFUMELI / REUTERS


Il ne devrait y avoir aucun lien entre les deux explosions qui ont lieu par simple coïncidence, mais pratiquement au même moment, à 4 000 km de distance, dans deux villes africaines. Et cependant, quelque chose, involontairement, lie les deux attentats qui ont eu lieu, samedi 23 juin, à Addis-Abeba, en Ethiopie, et à Bulawayo, au Zimbabwe.
Dans le premier cas, une bombe ou une grenade, selon les déclarations de dirigeants, a explosé dans la foule qui s’était réunie à l’invitation du parti au pouvoir en soutien au nouveau premier ministre, Abyi Ahmed.
Ce dernier est en train, à marche forcée, de changer l’Ethiopie, notamment en faisant la paix avec l’Erythrée et en ouvrant des secteurs de l’économie contrôlés depuis des décennies par une fraction du parti au pouvoir. Celle-ci est précisément en voie de marginalisation par les efforts de ce nouveau responsable, arrivé à la tête de l’Ethiopie début avril.
La place centrale d’Addis-Abeba, où a eu lieu cet attentat dont le bilan se montait dimanche à deux morts et plus de 150 blessés – dont certains dans un état grave –, est un lieu à forte portée symbolique. En raison de l’efficacité légendaire des services éthiopiens de sécurité, aucune attaque de ce genre n’y a jamais eu lieu. Pourtant elle accueille de fréquents rassemblements populaires, et pourrait constituer de ce fait une cible de choix pour les mouvements djihadistes de la région, comme les Chabab somaliens.

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                L’Ethiopie libère plus de 500 prisonniers, dont un dissident célèbre



Pas de revendication
En l’absence, samedi soir, de revendication qui émanerait de tels mouvements, faut-il voir dans cet attentat la conséquence de rivalités internes ? Les tensions sont grandes en effet entre le nouveau premier ministre et ceux qui s’opposent à ses réformes – notamment au sein des services de renseignement, qui l’exècrent, comme au sein de la vieille garde du Front de libération du peuple du Tigray (TPLF). Ceux-là, aujourd’hui marginalisés par Abyi Ahmed, pourraient faire figure de parrains de l’action violente.
Toutes nos sources régionales, ces derniers jours, insistaient sur les risques encourus par le premier ministre et disaient à quel point il était vraisemblable qu’on attente à sa vie, purement et simplement. Cette supputation était alimentée par des déclarations vindicatives de responsables du milieu du renseignement. Ceci ne constitue certainement pas une preuve, mais il est important de noter que le contexte politique local était, tout récemment, particulièrement explosif.

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                Addis-Abeba annonce des réformes radicales pour éviter l’implosion



M. Abiy a déclaré que l’attentat avait été organisé par des responsables cherchant à saper son programme de réformes. « Les gens qui ont fait ça appartiennent à des forces opposées à la paix. Vous devez arrêter de faire ça. Vous n’avez pas réussi dans le passé et vous ne réussirez pas dans le futur », a-t-il déclaré à la télévision, une fois mis en sécurité. Il avait récemment accusé les services de sécurité de s’être livrés à des « actes de terrorisme » vis-à-vis des populations qui manifestaient, notamment dans la région Oromia, dont il est originaire.
Son chef de cabinet, Fitsum Arega, a pour sa part précisé que l’explosion de samedi avait été provoquée par une grenade et qu’elle était le fait de personnes « dont le cœur est rempli de haine ». Il n’a pas été question de groupes djihadistes à ce stade dans les accusations.
Réformes populaires
Si cela devait se confirmer, les ennemis du premier ministre se trouveraient donc au cœur de l’appareil d’Etat, et leur but serait, faute de pouvoir l’arrêter, de tenter de faire dérailler le processus de réformes en cours, notamment la paix avec l’Erythrée, un dossier bloqué depuis vingt ans et qui pourrait connaître des avancées fulgurantes dans un avenir très proche.
Or, ces réformes sont, pour l’heure, très populaires. Une foule importante était d’ailleurs présente sur Merskel Square, et pas seulement parce que les autorités avaient intimé l’ordre de le faire. Le nouveau dirigeant éthiopien appartient à l’ethnie Oromo, la plus importante numériquement du pays, jusqu’ici relativement marginalisée du point de vue politique, et dont les membres se trouvent habiter la région voisine de la capitale.

    
Après l’explosion lors du meeting électoral du premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, à Addis-Abeba, le 23 juin.
Crédits : YONAS TADESE / AFP


La rue d’Addis-Abeba soutient donc en bonne partie Abiy Ahmed. Le tuer, le blesser, ou signifier sa faiblesse relative en organisant un attentat au milieu de ses sympathisants, ressemble à la signature d’une volonté de contre-réforme.
Si cette piste était la bonne, le premier ministre serait contraint de prendre la question à bras-le-corps, et de faire plus que réformer. Il lui faudrait traiter aussi le dossier épineux du contrôle des services de renseignement. Et faire tomber des têtes, au risque de provoquer des tensions plus importantes encore. Procéder également, peut-être, à une forme d’épuration politique au sein du parti au pouvoir. Avec, à nouveau, des conséquences imprévisibles pour l’état des rapports de force.
Attaque à la grenade au Zimbabwe
C’est peut-être à un risque similaire qu’est exposé le président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, qui a échappé de peu à ce qui semble être aussi un jet d’une grenade. Celle-ci a explosé sur une tribune du stade de Bulawayo, dans le sud-ouest du pays, à la fin d’un meeting. L’explosion, qui a fait quinze blessés, s’est produite au moment où il quittait les lieux avec ses proches. Il s’en est fallu de peu qu’il soit touché. L’épouse du vice-président, Marry Chiwenga, en revanche, fait partie des blessés, et elle a été hospitalisée.
Le général Constantino Chiwenga était l’un des cerveaux du coup d’Etat qui a poussé l’ex-président Robert Mugabe (93 ans) hors du pouvoir, en novembre 2017. Depuis, il a pris sa retraite afin de pouvoir occuper des responsabilités politiques de premier rang. Il est souvent considéré comme le représentant des intérêts de l’armée au sein du nouveau pouvoir et comme un possible successeur pour M. Mnangagwa.
Ce dernier, quoique issu du centre du pouvoir de la ZANU-PF – le parti de M. Mugabe –, est parvenu à incarner un renouveau dans le pays, qui pourrait donner des résultats tangibles après les élections générales, dont le premier volet aura lieu le 30 juillet.
Mais la mise à l’écart de M. Mugabe a aussi signifié la défaite de toute une aile de la ZANU-PF, et depuis plusieurs mois, une tension souterraine agite le pouvoir zimbabwéen. L’idée de faire dérailler, en tuant le chef de l’Etat, le processus en cours, pourrait être une façon de servir des intérêts particuliers frustrés par le nouveau paysage politique.
En Ethiopie comme au Zimbabwe, ce sont donc deux tentatives de réorienter des dynamiques en cours qui viennent de se produire. Elles mettent en péril la stabilité des deux pays. Quant à ceux qui les ont suscitées, ils semblent très déterminés.
Il appartiendra aux deux responsables visés de ne pas céder à la tentation d’un durcissement de leur pouvoir, ce qui représenterait, naturellement, un succès pour les terroristes.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Deux jours dans la vie des amoureux. Le premier parce que tout s’y joue, le dernier parce que tout s’y perd. A chacun de deviner ce qui s’est passé entre-temps. Cette semaine, Nathalie, 46 ans, se souvient.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤                
                                       
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S’aimer comme on se quitte : « J’ai compris qu’on pouvait tomber deux fois amoureuse de la même personne »


                      Deux jours dans la vie des amoureux. Le premier parce que tout s’y joue, le dernier parce que tout s’y perd. A chacun de deviner ce qui s’est passé entre-temps. Cette semaine, Nathalie, 46 ans, se souvient.



Le Monde
 |    22.06.2018 à 14h05
    |

                            Lorraine de Foucher








                              

                        

Nathalie s’est mise en couple avec le même homme à deux reprises et à sept ans d’intervalle.
Le premier jour
« Il en va de certaines histoires comme de certains plats cuisinés. Qui se consomment une première fois frais, puis se réchauffent, comme si la recette, avec des ingrédients mieux infusés, devenait meilleure avec le temps. Rarement.
La première version avec lui est classique. On est jeunes, post-étudiants, on se rencontre chez des amis communs. Où l’on se croise souvent ensuite. Il est beau, attirant, bouclé, il me plaît physiquement. On n’est jamais trop seuls au début, toujours entourés de monde. Un soir, il se lance, on va au restaurant, puis chez lui. Un vieil immeuble sombre dans une petite rue piétonne. Un appartement spartiate aux volets fermés, il est un peu craintif. Deux fauteuils, pas de canapé, une télé sur laquelle il me propose de regarder Mon oncle Benjamin, le film des années 1960 avec Jacques Brel. Il est cinéphile, connaît plein de répliques par cœur. On se rapproche, mais il est tellement timide qu’il me demande la permission de m’embrasser. Il est doux et tendre, mais il faut l’accompagner dans les actes, ce n’est pas un meneur ni un décideur.
« Il en va de certaines histoires comme de certains plats cuisinés. Qui se consomment une première fois frais, puis se réchauffent, comme si la recette devenait meilleure avec le temps. »
On démarre une relation, mais je dois le quitter toutes les semaines pour aller travailler à Paris, alors qu’il est resté dans notre ville d’origine. A chaque quai de gare mon cœur se serre, mais lui ne semble pas ressentir la même tristesse. Je l’interroge sur notre vie à deux, sur le fait que je pourrais revenir habiter dans notre ville : “Ah bah non, tu ne vas pas retourner en province, reste à Paris”, m’a-t-il répondu, sans chercher lui-même à me rejoindre. Notre relation s’englue. Il est comme tétanisé. Je finis par rompre car, vraiment, ça n’avance pas. Les années...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Elles s’appellent Miquela Sousa ou Shudu Gram. Avatars créés par des logiciels 3D, ces influenceuses livrent leurs conseils mode et beauté à leurs millions d’abonnés sur le réseau social.
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Stars d’Instagram, les « fake muses » séduisent les marques 
               


Le Monde
 |
                  22.06.2018 à 14h37


Elles s’appellent Miquela Sousa ou Shudu Gram. Avatars créés par des logiciels 3D, ces influenceuses livrent leurs conseils mode et beauté à leurs millions d’abonnés sur le réseau social.

Par                             Sophie Abriat






   


Quelle est la marque de ta veste ? », « Tu es habillée en Chanel aujourd’hui ? », « C’est quoi ta routine beauté ? » : ces commentaires ont été laissés sur le compte Instagram de Miquela Sousa (@lilmiquela), mannequin influenceuse de 19 ans originaire du Brésil. Dans ses posts, l’instagrammeuse à la garde-robe streetwear a l’habitude de se plaindre de la fatigue (« J’ai besoin d’un jour au spa ») et de la chaleur ; en mai, elle a posé en couverture du magazine de mode pointu 032c et dévoilé à ses followers son premier tatouage. Jusqu’ici, rien de nouveau. Sauf que Lil Miquela, malgré les apparences, n’est pas une personne en chair et en os : il s’agit d’un avatar généré par ordinateur.
Créée en 2016, elle comptabilise aujourd’hui 1,2 million d’abonnés. Une page Wikipedia lui est consacrée, elle donne des interviews, affiche son soutien à des causes telles que Black Lives Matter et a sorti des morceaux de R’n’B sur Spotify. Première dans son genre, elle n’est plus toute seule sur Instagram : le mannequin homme Ronnie Blawko (@blawko22, 50 200 abonnés) ou la mannequin influenceuse Shudu Gram(@shudu.gram, 123 000 abonnés) l’ont rejointe. « Pour beaucoup de gens, étrangement, Shudu semble plus réelle que certains influenceurs qui utilisent une multitude de filtres et de maquillages pour créer de fausses réalités », indique Cameron-James Wilson, photographe britannique de 28 ans qui a créé Shudu Gram.

    🍊🍊🍊 . . 📸@cjw.photo . #fenty #fentybeauty #mattemoiselle #sawc #3dart Une publication partagée par  Shudu Gram (@shudu.gram) le 5 Févr. 2018 à 8 :25 PST 


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Pour réaliser ces personnages, rien de très coûteux : « Il suffit de savoir manier un logiciel de modélisation 3D. J’ai utilisé Daz3D pour le personnage et le logiciel Clo3D pour dessiner les vêtements », poursuit-il.
Derrière Lil Miquela se cache une plus grosse machine : Brud, une société spécialisée en intelligence artificielle de Los Angeles, qui a aussi réalisé, en novembre 2017, son ami Blawko, un personnage moins lisse que la première.
« Elles ne vieillissent pas, ne tombent jamais malades et on peut les dupliquer à l’infini dans n’importe quel endroit du monde. » Julien Tauvel, cofondateur du studio de création Imprudence
Ces robots plus vrais que nature se révèlent lucratifs pour leurs créateurs : les marques, en effet, n’hésitent pas à faire appel à eux. Ainsi, Miquela était aux manettes du compte Prada lors de la Fashion Week de mars, elle est égérie de la marque de maquillage Pat McGrath (c’est désormais une #McGrathMuse au même titre que Naomi Campbell) et a collaboré avec Nike plus récemment. Elle tague de nombreuses griffes dans ses posts, de Proenza Schouler à Maison Margiela en passant par Off-White.
« Ces créatures numériques possèdent des atouts imparables : elles ne vieillissent pas, ne tombent jamais malades et on peut les dupliquer à l’infini dans n’importe quel endroit du monde pour assister à tout type d’événements. Sans compter les économies que cela représente : aucun frais de shooting (ni photographe, ni mannequin, ni scénographe, etc.) n’est évidemment à prévoir », décrypte Julien Tauvel, cofondateur du studio de création et de prospective Imprudence. En 2016, Louis Vuitton se montrait précurseur en choisissant comme égérie une héroïne du jeu vidéo Final Fantasy.

   


Avec l’émergence de ces influenceurs 2.0, la frontière entre le réel et le virtuel devient encore plus mince. Ils apparaissent à un moment où les méga-influenceurs, surnommés influenceurs « mammouths » (comprendre entre 500 000 et 1,5 million d’abonnés), sont en perte de vitesse. Selon un rapport de Launchmetrics (avril 2018), plate-forme spécialisée dans la mesure de l’impact des influenceurs, près de 46 % des grandes marques de mode, de luxe et de beauté disent désormais préférer collaborer avec des micro-influenceurs (entre 10 000 et 100 000 followers), les méga-influenceurs attirant seulement 9 % des marques.
Manque de spontanéité, posts sponsorisés, poses artificielles : l’identification à ces modèles serait limitée. « La démocratisation des logiciels 3D est en cours ; à l’avenir, ils seront de plus en plus nombreux à être libres d’accès. Ces influenceurs virtuels ne sont-ils pas l’arbre qui cache la forêt ? Il faut se demander si, demain, nous, consommateurs, ne serons pas présents sur les réseaux sociaux sous la forme d’avatars que nous aurons imaginés ? La fusion entre le monde réel et le monde virtuel est consommée, il n’y a plus de retour en arrière possible », commente Julien Tauvel. Demain, tous des avatars ?




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Article sélectionné dans La Matinale du 23/06/2018
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L’aviation russe bombarde des zones rebelles du sud de la Syrie

Il s’agit des premières frappes menées par Moscou dans cette région insurgée depuis la trêve instaurée en juillet 2017.



Le Monde
 |    24.06.2018 à 01h19
 • Mis à jour le
24.06.2018 à 14h04
   





                        



   


La Russie a bombardé tard samedi 23 juin des zones contrôlées par les rebelles dans le sud de la Syrie, pour la première fois depuis qu’elle a accepté une trêve dans cette partie du pays en 2017, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Selon l’OSDH, Moscou a lancé près de vingt-cinq frappes sur des localités insurgées dans l’est de la province de Deraa. Aucun bilan n’a été fourni.
Les avions utilisés lors de ces raids provenaient de Hmeimim, une base permanente de l’armée russe située dans le nord-ouest de la Syrie. « Les frappes russes ont débuté vers 22 h 30 et se sont arrêtées après minuit », a déclaré Ibrahim Mohammad, un chroniqueur indépendant de la ville de Basr Al-Harir, au nord-est de Deraa.
Il a raconté qu’en entendant les avions, les habitants de la ville et lui-même se sont réfugiés dans les sous-sols et les abris anti-bombardements ; il a aussi évoqué le bruit sourd et constant lors de ce bombardement qui a duré près de deux heures.

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Les Etats-Unis ont prévenu les insurgés syriens qu’ils n’interviendraient pas pour les aider en cas d’offensive du régime de Damas dans le sud de la Syrie, a affirmé dimanche un commandant rebelle, alors que l’aviation de Bachar Al-Assad bombarde depuis mardi les deux provinces.
Zone de désescalade
La Russie, les Etats-Unis et la Jordanie avaient accepté en juillet 2017 de respecter une zone de désescalade dans les parties contrôlées par les rebelles dans le sud afin d’y réduire les hostilités. Depuis lors, les avions russes – qui opèrent en Syrie depuis 2015 – avaient évité de bombarder des positions rebelles dans le Sud.
Ces raids interviennent alors que, depuis mardi, les troupes de Bachar Al-Assad bombardent les zones contrôlées par les rebelles dans l’est de Deraa. Le pilonnage et les combats se concentrent dans une zone à cheval entre cette province et la partie ouest de la province voisine de Souweïda. Depuis mardi, au moins 19 civils ont été tués dans les zones insurgées, selon l’OSDH.
Le régime a perdu huit de ses soldats, samedi, dans les affrontements avec les rebelles, portant à treize ses pertes depuis mardi, toujours selon l’OSDH. Plus de 12 000 Syriens ont fui la province de Deraa ces derniers jours. Selon les Nations unies, ces opérations du régime mettent en danger plus de 750 000 civils dans la région.

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Après avoir sécurisé la capitale Damas, l’armée syrienne se concentre sur le sud du pays, où les rebelles contrôlent toujours la majorité des provinces de Deraa et de Souweïda.

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Cette région stratégique est située non loin du plateau du Golan syrien, dont une large partie est occupée par Israël depuis 1967.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Des designers proposent de créer des microcérémonies personnalisées. Vous avez une contravention ? Faites-la cuire à la poêle et mangez-la. Un concept qui intéresse aussi Microsoft ou Apple, explique Rémi Sussan sur le blog Internet Actu.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ La créativité africaine dopée par l’intelligence artificielle (7/7). Le bio-informaticien Abdoulaye Baniré Diallo appelle les Etats du continent à investir dans la recherche.
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Entretien

« Des formations en intelligence artificielle émergent en Afrique, mais ce n’est pas suffisant »

La créativité africaine dopée par l’intelligence artificielle (7/7). Le bio-informaticien Abdoulaye Baniré Diallo appelle les Etats du continent à investir dans la recherche.

Laure Belot
    



LE MONDE
              datetime="2018-06-24T17:00:28+02:00"

        Le 24.06.2018 à 17h00






    
Abdoulaye Baniré Diallo est directeur du laboratoire de bio-informatique de l’Université du Québec à Montréal
Crédits : DR


Lauréat en mars du Next Einstein Forum à Kigali, au Rwanda, le Guinéen Abdoulaye Baniré Diallo est directeur du laboratoire de bio-informatique de l’Université du Québec à Montréal. Ses travaux portent sur la classification des virus et microbes et la prédiction de leurs mutations génétiques. Il est le cofondateur de My Intelligent Machines, une start-up intégrant génomique, bio-informatique et intelligence artificielle (IA).

        Présentation de la série
         

          La créativité africaine dopée par l’intelligence artificielle



Dans la santé, l’environnement ou l’éducation, des applications d’intelligence artificielle se développent en Afrique. Qu’est-ce que cela raconte ?
Abdoulaye Baniré Diallo C’est la suite naturelle des choses. Le développement technologique en Afrique permet de faire de l’innovation à faible coût sans avoir besoin de moyens très sophistiqués. L’accès simplifié au cloud [stockage de données en ligne] est un outil merveilleux dans les mains des jeunes développeurs de génie qui peuvent, partout sur le continent, innover sur des applications simples et apporter des solutions nouvelles.
L’intelligence artificielle est un terme à la mode. Comment caractériseriez-vous les applications qui émergent ?
La majorité des applications d’intelligence artificielle qui se développent ne sont pas fondées sur une technologie forte et une recherche profonde. Ces applications utilisent souvent des outils clé en main, des interfaces de programmation applicatives (API) qui existent et sur lesquelles sont ajoutés des services. Pour développer réellement de nouveaux concepts, il faut que l’Afrique se dote de formations universitaires sérieuses, d’infrastructures plus robustes que celles qui sont accessibles actuellement, mais aussi de capacités de financement, car souvent ces technologies nécessitent des recherches sur plusieurs années.

        Episode 1
         

          « Le risque de captation de valeur existe », décrypte Cédric Villani



Pour l’instant, les étudiants africains en IA se forment et travaillent à l’étranger, comme vous au Canada.
Effectivement, il faut partir du continent pour se former. Des programmes commencent à émerger : une maîtrise en « apprentissage machine » à Kigali, en collaboration avec l’université américaine Carnegie-Mellon, des programmes à l’université du Cap, en Afrique du Sud, ou dans quelques universités au Maghreb. L’Institut africain des sciences mathématiques [AIMS] va aussi se lancer dans cette direction. Mais ce n’est pas suffisant. Ce ne sont en aucun cas des lieux au cœur de la recherche, qui permettent à des étudiants et des chercheurs de trouver de nouvelles pistes qui amèneraient à des services plus poussés.
Que manque-t-il pour pérenniser cette créativité africaine en intelligence artificielle ?
Il faut une volonté étatique, une implication majeure des Etats, une compréhension que la recherche fait partie de l’investissement des pays et qu’une partie doit être consacrée à faire décoller les universités et permettre à plusieurs chercheurs en sciences des données et en IA, qui sont basés un peu partout dans le monde, de revenir sur le continent pour faire de la recherche sérieuse.
Regardez l’exemple du Québec. La réussite de l’IA découle de l’excellence des recherches qui ont été faites à Montréal par des instituts qui ont eu un soutien majeur du gouvernement. Des programmes pour valoriser les recherches universitaires et les transférer en milieu industriel ont été créés. J’ai pu en bénéficier : l’entreprise que j’ai cofondée [My Intelligent Machines] est ainsi passée d’une déclaration d’invention en milieu universitaire à une start-up. Ces leviers-là ne peuvent être actionnés par de la débrouillardise mais par l’Etat et une excellente organisation des acteurs privés. Le récent plan français sur l’IA est d’ailleurs un exemple intéressant.

        Episode 6
         

          En Tunisie, un algorithme met de l’huile dans les systèmes d’irrigation



Des services publics en Afrique utilisent votre start-up dans le domaine de la santé. Que proposez-vous ?
Notre plate-forme veut faciliter le travail de ceux qui souhaitent mener des recherches en intelligence artificielle sur les sciences de la vie. Surveiller l’évolution des virus ou maladies nécessite par exemple de gros moyens financiers et beaucoup de ressources de calculs. Notre plate-forme gère ces ressources, le stockage des données, et une intelligence artificielle intègre toutes les connaissances et les résultats d’analyse effectués sur le terrain.
Depuis le virus Ebola, j’ai commencé à collaborer en tant que chercheur avec l’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation [Iressef] du Sénégal, pour la surveillance de plusieurs virus. Notre start-up a récemment signé un contrat avec ce même institut en vue d’un projet plus ambitieux. Nous finalisons en Guinée un accord concernant l’analyse des génomes des virus associés à plusieurs maladies infectieuses et sommes actuellement en discussion avec le ministère rwandais de la santé.
Les données massives issues du continent africain, carburant des algorithmes d’IA, sont au centre des convoitises, notamment de grands groupes privés d’Internet ou de téléphonie. Que préconisez-vous ?
Le sujet n’est pas encore central en Afrique. Il faut favoriser une prise de conscience générale en informant, par exemple, les différents législateurs que l’Union européenne vient d’adopter le RGPD [règlement général sur la protection des données].
Je travaille, avec Hamidou Tembine, autre lauréat du Next Einstein Forum [un chercheur malien, spécialiste de la théorie des jeux, professeur à l’Université de New York], à la création d’un centre de recherche à but non lucratif pour accompagner les Etats et les entreprises africaines qui ont besoin de prendre des décisions fondées sur l’analyse massive de leurs données. Nous pensons qu’il sera opérationnel d’ici un an. L’idée est de mettre en place un outil d’« empowerment » afin que ces acteurs africains puissent profiter de leurs données sans que ce soient les autres qui décident à leur place.

Sommaire de la série La créativité africaine dopée par l’intelligence artificielle
Le Monde Afrique propose une série de sept épisodes pour mieux comprendre les enjeux et usages autour de l’intelligence artificielle, à travers cinq histoires entrepreneuriales en Ethiopie, au Kenya, en Tunisie, au Nigeria et au Cameroun, ainsi que les interviews du mathématicien et député français Cédric Villani, auteur du récent rapport gouvernemental sur l’intelligence artificielle, et du chercheur guinéen Abdoulaye Baniré Diallo, lauréat du dernier Next Einstein Forum à Kigali, au Rwanda.  Episode 6 En Tunisie, un algorithme met de l’huile dans les systèmes d’irrigation  Episode 5 La respiration des bébés scrutée au smartphone dans les maternités nigérianes  Episode 4 Des SMS « intelligents » au secours des écoliers kényans  Episode 3 Apprendre le français avec son téléphone en buvant un café à Addis-Abeba, au Caire ou à Alger  Episode 2 Un robot pour répondre aux questions des futures mamans camerounaises  Episode 1 « Le risque de captation de valeur existe », décrypte Cédric Villani  Présentation La créativité africaine dopée par l’intelligence artificielle




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ La maternité et la chirurgie du petit hôpital de la Drôme ont fermé il y a six mois. Mais les habitants refusent d’abandonner la lutte. Un reportage de #Bledsàpart.
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édition abonné


A Die, trente ans de lutte pour l’hôpital et sa petite maternité

La maternité et la chirurgie du petit hôpital de la Drôme ont fermé il y a six mois. Mais les habitants refusent d’abandonner la lutte. Un reportage de #Bledsàpart.



Le Monde
 |    24.06.2018 à 16h28
 • Mis à jour le
24.06.2018 à 17h26
    |

            Camille Bordenet (Die, Drôme, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Ils accrochent le regard, en lettres capitales, le long de la départementale 93 qui borde la rivière de la Drôme jusqu’à Die ; s’affichent au détour des ruelles, avec des portraits d’habitants collés aux murs, ou sur les boîtes aux lettres, bardées d’autocollants. Des slogans comme « Touche pas à mon hôpital », « Hôpital menacé », ou des témoignages, « Je suis né à la maternité de Die et je m’en porte bien, merci ».
Trente ans que la sous-préfecture de 4 500 habitants nichée aux pieds des falaises herbeuses du Vercors vit au rythme d’une âpre lutte pour défendre son hôpital de proximité, dont plusieurs services ont été menacés. Sa maternité surtout, la plus petite de France, aussitôt née, aussitôt en sursis, devenue un symbole de la lutte contre les déserts médicaux.
Malgré un nombre trop faible d’accouchements et le manque de certains praticiens, l’exception géographique du Diois – région montagneuse située à au moins une heure de route des plus grands hôpitaux – lui avait jusqu’alors toujours permis d’être maintenue par dérogations. Plus encore, la résistance des habitants et des élus, qui l’ont défendue mordicus, décennie après décennie, depuis la première menace de fermeture, en 1986.
Dans les rues de Die, rares sont ceux qui n’ont pas un souvenir de bataille à raconter
Manifestations, pétitions, « autoséquestration » dans l’hôpital, dépôts de plaintes de femmes enceintes, journée morte des commerçants, fausse aire d’accouchement sur la route, interpellations des politiques… Dans les rues de Die, rares sont ceux qui n’ont pas un souvenir de bataille à raconter.
Ici, l’hôpital est devenu un enjeu identitaire, sa défense, « une culture ». Une lutte qui « prend aux tripes » Germaine, 84 ans, dont cinquante-quatre de « résistance », et quatre enfants nés à la « mater’». Elle a participé, avec d’autres, à la création du Collectif de défense de l’hôpital, devenu le fer de lance du mouvement. « A...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Les jeunes représentent un tiers des 45 000 adhérents du Rassemblement national (ex-FN) à jour de cotisation.
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Le Front national de la jeunesse change de nom et devient « Génération nation »

Les jeunes représentent un tiers des 45 000 adhérents du Rassemblement national (ex-FN) à jour de cotisation.



Le Monde
 |    24.06.2018 à 15h22
 • Mis à jour le
24.06.2018 à 16h04
   





                        


Les jeunes du Rassemblement national (RN, ex-Front national) ont relancé, samedi 23 juin, leur mouvement en le rebaptisant Génération nation (ex-FNJ). Un nom qui fait notamment écho à celui du mouvement Génération identitaire (GI), qui s’est fait remarquer par ses actions antimigrants dans les Alpes, et qui entend surfer sur l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite dans plusieurs pays européens. « Nos idées en France arrivent au pouvoir en Italie. La dynamique est extrêmement prometteuse », relève Jordan Bardella, 22 ans, qui a pris la tête des jeunes de Génération nation.
« Vous êtes la génération des nationaux qui arrivera au pouvoir », a assuré samedi soir Marine Le Pen devant quelque 200 personnes réunies dans un café parisien, en les exhortant à garder la « flamme » dans « un pays qui peut s’éteindre comme une bougie ». « Vous arrivez au moment du grand basculement. Macron n’est pas un début de cycle mais la fin d’un cycle et son modèle est en passe de s’effondrer », l’idée du « sans-frontiérisme » est « battue en brèche partout dans le monde », a déclaré la présidente du Rassemblement national (ex-FN), en présence du porte-parole des jeunes de la Ligue italienne, Davide Quadri, et du président des jeunes du Vlaams Belang belge, Bart Claes.
« Former des futurs cadres »
Si les actions récentes de Génération Identitaire dans les Alpes ont « eu le mérite de montrer l’effacement des frontières », selon Jordan Bardella, il a expliqué vouloir mener des actions qui dépassent les « opérations de communication ».

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                Dans les Hautes-Alpes, les militants de Génération identitaire sont passibles de poursuites



« Nous, nous sommes une formation politique qui a pour vocation de former des futurs cadres et élus », assure-t-il. Les jeunes de Génération nation, qui représentent un tiers des 45 000 adhérents à jour de cotisation du Rassemblement national, vont mener des « actions » et « pas seulement distribuer des tracts » a-t-il expliqué, évoquant des maraudes pour les sans-abri ou bientôt de l’aide aux devoirs.
Il entend aussi « former » de futurs cadres, au moment où l’ancienne députée Marion Maréchal, âgée de 28 ans, ouvre une école de sciences politiques, et « ouvrir » le mouvement jeune à d’autres formations en France comme en Europe, dans le sillage de la stratégie d’alliances lancée par Marine Le Pen après l’échec de la présidentielle.

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Un sondage Elabe réalisé fin mai a nourri leurs espoirs. Aux élections européennes, les 18-24 ans voteraient d’abord pour une liste FN (27 %) devant En marche ! (21 %), Les Républicains (19 %) et La France insoumise (8 %). Reste à séduire les militants des autres partis, qui « sont les bienvenus ». Ceux de LR ou Debout la France se retrouvent parfois au syndicat de la Cocarde étudiante, qui était représenté samedi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ 17 % des mineurs vivant dans des structures du gouvernement le sont dans le cadre de la politique de « tolérance zéro », les 83 % autres sont arrivés seuls aux Etats-Unis.
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Aux Etats-Unis, 522 enfants réunis avec leurs parents sans-papiers

17 % des mineurs vivant dans des structures du gouvernement le sont dans le cadre de la politique de « tolérance zéro », les 83 % autres sont arrivés seuls aux Etats-Unis.



Le Monde
 |    24.06.2018 à 05h50
 • Mis à jour le
24.06.2018 à 17h09
   





                        



   


Le département de la sécurité intérieure américaine (DHS) a annoncé, samedi 23 juin, que 522 enfants qui avaient été séparés de leurs parents dans le cadre de la politique de « tolérance zéro » à l’égard des migrants clandestins avaient retrouvé leurs familles. Donald Trump a signé mercredi un décret mettant fin à la politique de séparation des enfants dont les parents sont des migrants clandestins arrêtés à la frontière sud des Etats-Unis.
Les images de ces enfants détenus dans des cages ont provoqué une vague d’indignation parmi les démocrates et les organisations humanitaires et ont placé certains élus républicains dans une position inconfortable à l’égard de la politique migratoire de Trump.
83 % des mineurs arrivés seuls
Le DHS précise que le service fédéral de la santé publique (HHS) héberge 2 053 enfants dans des structures et qu’ils « travaillent avec les agences partenaires concernées pour améliorer la communication et œuvrer à réunir tous les mineurs et tous les parents via des procédures de réunion établies ».
Actuellement, 17 % des mineurs vivant dans des structures financées par le HHS le sont dans le cadre la politique de « tolérance zéro », les 83 % autres sont arrivés seuls aux Etats-Unis. Le DHS précise que 16 autres enfants vont retrouver leurs parents dans les prochaines vingt-quatre heures.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Serons-nous dépassés par les robots ? Comment s’informer à l’ère de l’infobésité et du complotisme ? Du 13 au 15 juillet, journalistes du « Monde » et grand public sont invités à se rencontrer autour de l’actualité.
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Le Festival de Couthures, pour les mordus d’actualité

Serons-nous dépassés par les robots ? Comment s’informer à l’ère de l’infobésité et du complotisme ? Du 13 au 15 juillet, journalistes du « Monde » et grand public sont invités à se rencontrer autour de l’actualité.



Le Monde
 |    08.06.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
24.06.2018 à 15h05
   





                        



   


Robots, migrants, masculinité, éducation à l’info... : découvrez les huit thématiques du Festival de journalisme de Couthures, ainsi que certains des invités du festival, présentés par les journalistes du groupe Le Monde et des médias partenaires qui animeront les débats. Cette troisième édition du Festival se tiendra à Couthures-sur-Garonne (Lot-et-Garonne) du 13 au 15 juillet.
Intelligence artificielle : vivre avec les robots
Peluches de compagnie pour personnes âgées, jouets pour tout-petits, poupées sexuelles, présentatrices virtuelles de journal télévisé, assistants vocaux à l’humour décapant: nous partagerons demain notre quotidien avec des machines pensantes de plus en plus performantes, qui, pour certaines, nous ressembleront de plus en plus. Ces robots « sociaux » deviendront-ils un jour plus intelligents que l’espèce humaine? Quels droits faudra-t-il leur octroyer? Quels problèmes éthiques poseront-ils? Comment cohabiterons-nous avec eux? Comment les aimerons-nous?
Le regard de : Jean-Gabriel Ganascia 
Il n’est pas seulement l’un des meilleurs experts français de l’intelligence artificielle, mais aussi la vigie de l’éthique « computationnelle ». Professeur à l’université Pierre-et-Marie-Curie de Paris, président du comité d’éthique du CNRS, philosophe à ses heures, Jean-Gabriel Ganascia ne croit pas que l’intelligence des robots dépassera un jour celle des humains – il s’en explique dans son dernier ouvrage, Le Mythe de la singularité (Seuil, 2017). Il prône cependant la transparence, afin que les machines de demain et l’usage qui en sera fait ne soient pas laissés aux mains des Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft).
Animateurs des débats : Grégory Rozières (Huffington Post) et Catherine Vincent (Le Monde). Réservez votre pass 
Les chemins de l’exil
C’est la persécution ou la faim qui les ont forcés à partir de chez eux. Ou alors le choix d’une autre vie. Certains sont partis pour quelques mois, d’autres demeureront ailleurs jusqu’à leur dernier souffle. Il y a ceux qui sont sans cesse rejetés et ceux qui sont accueillis à bras ouverts. Il y en a qui se promettent de revenir un jour au pays, d’autres non. Les chemins de migration de ces femmes et de ces hommes sont sinueux et divers. Migrants, militants et journalistes témoigneront de ces exils souvent douloureux, parfois heureux.
Le regard de : Siriki Traoré et Mohamed Koné
Ils sont encore mineurs quand ils se rencontrent à Paris, en 2014. Siriki Traoré vient de Côte d’Ivoire, Mohamed Koné du Mali. Tous deux ont pris la difficile décision de quitter l’Afrique pour l’Europe, via la frontière grillagée de Melilla ou les flots funestes de la Méditerranée. Grâce au conteur Kamel Zouaoui, ils racontent leur odyssée dans une pièce de théâtre intitulée 50, d’après le numéro d’un récépissé de demande d’asile. La pièce sera jouée à Couthures, entre deux représentations données dans le cadre du « off » du Festival d’Avignon.
Animateurs des débats : Sophie Bouillon (AFP) et Sébastien Hervieu (Courrier International). Réservez votre pass
Après #metoo, où sont les hommes ?
Cela a presque été un examen de conscience collectif. L’affaire Harvey Weinstein et le mouvement #metoo ont poussé beaucoup d’entre nous à s’interroger sur leur histoire intime. D’autres questions se posent aujourd’hui : pourquoi avons-nous été si longtemps aveugles et sourds ? Dans nos vies personnelles, sommes-nous plus au clair avec la question du consentement ? En quoi cette incroyable libération de la parole est-elle politique ? Et surtout : les conditions de la fabrique d’une nouvelle virilité sont-elles réunies ?
Le regard de : Victoire Tuaillon
Ce n’est pas Victoire Tuaillon qui met « Les couilles sur la table », ainsi que s’intitule son podcast sur les masculinités, l’un des plus suivis sur Binge Audio, mais les invités qu’elle reçoit toutes les deux semaines. Une demi-heure qui mêle questions pointues, références précises et bienveillance sincère, à l’image de cette jeune journaliste, ancienne élève de Sciences Po, passée aux Etats-Unis pour apprendre le creative writing. Elle incarne l’une des nouvelles façons de faire du journalisme et la preuve qu’on peut être féministe sans perdre son professionnalisme ni sa curiosité.
Animateurs des débats : Mathieu Deslandes (journaliste indépendant) et Marie Kock (Stylist). Réservez votre pass
Vin du futur, futur du vin
Le climat aura-t-il la peau du vin ? Le changement climatique la menace, mais la vigne résiste. Elle dessine son avenir grâce à de nouveaux cépages ou au contraire en explorant les racines de son passé. Le futur du vin est aussi lié à celui des pesticides, pour la santé comme pour le goût. Et les labels d’agriculture durable ne suffisent pas à rassurer. Mais le vin se raconte avant d’être bu. Avec, pour les journalistes, le défi de décrire sans prescrire, d’éviter le vocabulaire sibyllin et la vision nationaliste.
Le regard de : Rachel Hubert
A 32 ans, Rachel Hubert incarne une viticulture qui sait se remettre en question. A la tête de deux domaines en Gironde, le Château Peybonhomme-les-Tours, en appellation blaye-côte-de-bordeaux, et le Château La Grolet, en appellation côtes-de-bourg, la jeune femme, avec son frère Guillaume, met la biodynamie au service de vins généreux, riches en fruits et en minéralité. Rien ne l’énerve plus que de voir d’autres viticulteurs continuer à traiter leurs vignes chimiquement tout en vantant leur mode de culture « raisonné ».
Animateurs des débats : Rémi Barroux et Ophélie Neiman (Le Monde). Réservez votre pass
Journalisme et politique, fatale attraction
Depuis l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, le journalisme politique est plus que jamais interrogé, sur son rapport au pouvoir, ses pratiques, ses valeurs… Le voici contraint de se réinventer. On s’interrogera donc sur cette remise en question, puis on évoquera les liens entretenus par les journalistes politiques et les personnalités politiques : incestueux, révérencieux ? La troisième partie des ateliers portera sur l’indépendance des journalistes français en 2018 : autocensure, influence des propriétaires de médias, etc.
Le regard de : Jean-Michel Aphatie
Il fallait inviter Jean-Michel Aphatie, cela s’imposait. Jean-Michel Aphatie, 59 ans, c’est d’abord une voix familière, avec cet accent du Sud-Ouest qui ne déparera pas à Couthures-sur-Garonne. Depuis plus de trente ans, il interviewe le monde politique français. Mieux que quiconque, il a vu « l’ancien monde » muter. On a envie de l’entendre sur son retour d’expérience, sa fréquentation distante du microcosme politique, lui qui a quitté l’école à 14 ans. Il est également un écrivain sensible, comme en témoigne son dernier livre, La Liberté de ma mère (autoédité, 108 pages, 10 euros).
Animateurs des débats : Gérard Davet et Fabrice Lhomme (Le Monde). Réservez votre pass
Education à l’information : tout est à (re)faire
Infobésité, « fake news », complotisme, critique des médias et des journalistes… L’information et ceux qui la font n’ont pas bonne presse. L’explosion des réseaux sociaux, Facebook en tête, a changé la donne. Ultrasollicités, les plus jeunes, qui boudent les médias traditionnels, ont de plus en plus de mal à faire le tri, à distinguer le vrai du faux. Comment les aider à s’y retrouver dans ce flux continu d’informations ? A décrypter celles-ci ? Que font les pouvoirs publics ? Et l’école en particulier ? Préparer les jeunes à devenir des citoyens éclairés, c’est l’affaire de tous.
Le regard de : Hugo Clément
Même pas 30 ans, et déjà beaucoup de métier, Hugo Clément débute à France 2 avant d’intégrer « Le Petit Journal » de Canal+ en tant que reporter, puis de rejoindre, la saison suivante, « Quotidien », sur TMC, comme la majorité de l’équipe de Yann Barthès. Aujourd’hui vedette d’un nouveau média d’« infotainment » sur Internet, Konbini, il incarne une nouvelle génération de journalistes tout-terrain, suivis par les plus jeunes sur tous les écrans, notamment les réseaux sociaux.
Animateurs des débats : Amaury de Rochegonde (Stratégies) et Richard Sénéjoux (Télérama). Réservez votre pass
Journalistes, des historiens de l’immédiat
Le journalisme et l’histoire constituent un couple étrange, pas toujours harmonieux. Les journalistes écrivent pourtant, à chaud, la première version de l’histoire, l’un des ingrédients sur lesquels les historiens se pencheront ensuite. Quel jugement les historiens portent-ils sur la matière première journalistique ? Quelle est la place de l’histoire dans les médias ? Comment raconter l’histoire à l’heure des réseaux sociaux ? Comment des journalistes deviennent à leur tour des historiens ? Autant de questions qui se posent dans un pays qui enchaîne les commémorations, dévore les ouvrages historiques et est capable de s’écharper sur la question du « roman national ».
Le regard de : Manon Bril
Comment parler d’histoire autrement ? Comment rendre accessibles et passionnants des sujets de recherche a priori arides ? Comment intéresser de nouveaux publics ? Manon Bril, jeune doctorante en histoire à l’université Toulouse-II-Jean-Jaurès, expérimente un nouveau mode de transmission des savoirs : YouTube. Dans des vidéos savantes, ludiques et décalées, elle vulgarise ses thèmes de recherche avec humour et rigueur. Pari réussi : sa chaîne « C’est une autre histoire » compte plus de 130 000 abonnés.
Animateurs des débats : Zineb Dryef (M, le magazine du Monde) et Pierre Haski (L’Obs). Réservez votre pass

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          Pourquoi un festival de journalisme ?



L’actualité en images
Le festival rend hommage à l’image d’actualité. Cyrille Pomès témoigne à l’aide de ses dessins du chemin des migrants à Mayotte ou à Calais. Une exposition présentera à Couthures une sélection de ses œuvres.

   


Le collectif artistique bordelais De Mèche, constitué du peintre Olivier Specio, de l’illustrateur Bobaxx et du typographe Jérémie Bonne, inventera in situ une intervention artistique en regard des thématiques du festival.

   


Le festival présente également la première exposition monographique en France du photographe turc Cagdas Erdogan, 26 ans, accusé par le gouvernement de son pays de terrorisme et acquitté le 1er juin après avoir encouru jusqu’à vingt-trois années d’emprisonnement. Ses images racontent les conflits armés des minorités, la vie cachée des communautés stigmatisées, les combats de chiens, la prostitution… En septembre 2017, alors incarcéré, il écrivait ces mots : « Mes amis, la seule chose dont nous avons besoin, c’est de solidarité. Dessinez, prenez des photos, écrivez, nous traversons des jours historiques, et nous en sommes les témoins. »

   


Enfin, pour croquer le quotidien du festival, Aurel aura recours à sa plume graphique qu’apprécient les lecteurs du Monde. Il expliquera aussi comment sa lecture du fait d’actualité inspire ses dessins.
Sylvain Peirani (Le Monde) et Véronique Rautenberg (L’Obs)
Et aussi....
Benoît Poelvoorde, parrain de l’édition 2018

Benoît Poelvoorde disait, mardi 4 juin, sur le plateau de « Quotidien », l’émission animée par Yann Barthès, se demander pourquoi le Festival international de journalisme lui avait demandé de succéder à MC Solaar et Barbara Hendricks et de parrainer cette troisième édition. Eh bien nous, nous le savons : acteur total, fondateur de l’Intime Festival dans sa ville de Namur, il est aussi un amateur discret de politique, de photo et de littérature, qui viendra épicer ces trois journées de ses interventions inopinées. Un rôle qu’il prend au « sérieux » : pour preuve, la vidéo concoctée par ses soins, visible sur le site Festivalinternationaldejournalisme.com.
Rencontrez librement les journalistes
Grande reporter au Monde et auteure de nombreux ouvrages, Florence Aubenas sera présente à Couthures dans le cadre de la thématique « Journalisme et Histoire », mais aussi pour y échanger librement avec les festivaliers.
Des rencontres avec de nombreux autres journalistes sont également programmées : Jean-Michel Aphatie, Luc Bronner, Eric Chol, Hugo Clément, Emmanuel Davidenkoff, Sophie Fontanel, Sonia Mabrouk, Pierre Murat ou Philippe Ridet. Sans parler du speed dating qui permettra à chaque festivalier de discuter un quart d’heure en tête à tête avec le ou la journaliste de son choix.
Programme détaillé, informations pratiques et billetterie sur le site du festival : www.festivalinternationaldejournalisme.com

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