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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Granit Xhaka et Xherdan Shaqiri, les deux buteurs helvètes, originaires du Kosovo, ont créé la polémique après avoir mimé l’aigle du drapeau albanais devant les supporteurs serbes.
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Serbie-Suisse : la guerre de l’ex-Yougoslavie s’invite à la Coupe du monde

Granit Xhaka et Xherdan Shaqiri, les deux buteurs helvètes, originaires du Kosovo, ont créé la polémique après avoir mimé l’aigle du drapeau albanais devant les supporteurs serbes.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 15h39
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 16h26
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


Le président de la FIFA, Gianni Infantino, avait cru bon de le rappeler à la veille de la compétition en Russie : « La Coupe du monde n’est pas un événement politique et ne doit pas l’être. » La victoire de la Suisse sur la Serbie (2-1), vendredi 22 juin, à Kaliningrad, a sonné le glas de la préservation du Mondial des contingences extrasportives.
Non contents de sortir leur équipe d’une mauvaise passe, les deux sauveurs helvètes, Granit Xhaka et Xherdan Shaqiri, tous deux d’origine kosovare, ont célébré leurs buts en mimant l’aigle à deux têtes du drapeau albanais. Un geste de soutien au Kosovo, dont la Serbie n’a jamais reconnu l’indépendance, proclamée en 2008.
« Rester à l’écart de la politique »
« On ne devrait pas mélanger la politique et le football, regrettait le sélectionneur suisse, Vladimir Petkovic, originaire de Sarajevo, en Bosnie-Herzégovine. Il est important de rester à l’écart de la politique. Nous sommes là pour vivre différentes émotions et prendre du plaisir dans l’ambiance dans laquelle nous nous trouvons. » 
Les joueurs rentraient à peine dans les vestiaires de l’Arena Baltika que des responsables politiques suisses s’écharpaient sur les réseaux sociaux. La nationaliste Natalie Rickli, qui regrettait que « les deux buts n’[aient] pas été marqués pour la Suisse, mais pour le Kosovo », a été renvoyée à ses études par le socialiste Cédric Wermuth : « Si vous n’avez pas compris que l’histoire albanaise-kosovare appartient à la Suisse, vous avez besoin de cours d’appui. »
Désigné « homme du match », Xherdan Shaqiri n’a pas souhaité s’étendre sur un geste qu’il n’expliquait que par « l’émotion ». Le joueur de Stoke City (Angleterre) ne manque pourtant jamais une occasion de rappeler son attachement au Kosovo, qu’il a fui avec ses parents pour la Suisse, à peine âgé d’un an, et dont il est devenu l’ambassadeur d’honneur en 2014.

Pristina city center after Switzerland-Serbia 👇 https://t.co/Zi7wLqo21M— Mitrala (@Mitra Nazar)


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L’ailier de la « Nati » pavoise ainsi sa chaussure droite du drapeau de ce que Belgrade (Serbie) considère toujours comme une « province méridionale serbe ». De quoi susciter des doutes sur son attachement à la tunique suisse, portée à 72 reprises. « S’il aime tant le Kosovo, pourquoi n’a-t-il pas voulu jouer pour leur équipe ? », a fait mine de s’interroger l’attaquant serbe, Aleksandar Mitrovic, avant le match de Kaliningrad.
« Provocation honteuse »
A Pristina (Kosovo), le succès des hommes de Petkovic a été accueilli par une salve de klaxons, drapeaux albanais fièrement brandis aux portières. Le président, Hashim Thaçi, s’est même fendu d’un tweet pour féliciter la prestation des deux « enfants » du pays.

Congratulations to goalscorers Xhaka, Shaqiri and entire #Switzerland on a well deserved win! Proud of you 👍🏼 #Kosova ju don!— HashimThaciRKS (@Hashim Thaçi)


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Chez le voisin serbe, les gestes de Shaqiri et Xhaka ont été autrement appréciés. Qualifié de « provocation honteuse » par la presse locale, l’aigle bicéphale a été interprété comme un soutien à la doctrine nationaliste de la Grande Albanie, visant à rassembler tous les Albanais des Balkans.
En 2014, lors d’un match entre la Serbie et l’Albanie, à Belgrade, le survol d’un drone traînant un drapeau griffé de l’aigle avait provoqué l’envahissement de la pelouse et des échanges de coups entre supporteurs et joueurs. La partie avait dû être interrompue avant la pause.
Le geste des buteurs suisses n’a pas été la première réminiscence des nationalismes d’ex-Yougoslavie, lors de cette Coupe du monde. Pour son entrée dans la compétition, la Serbie avait battu le Costa Rica (1-0), le 17 juin. « Une douce revanche », pour le ministre des affaires étrangères serbe, San José comptant parmi les capitales les plus promptes à reconnaître l’indépendance du Kosovo en 2008.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ L’ancienne numéro un mondiale a été nommée pour succéder à Yannick Noah l’an prochain, a annoncé la Fédération française de tennis.
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Tennis : Amélie Mauresmo devient la première femme capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis

L’ancienne numéro un mondiale a été nommée pour succéder à Yannick Noah l’an prochain, a annoncé la Fédération française de tennis.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 12h38
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 15h32
   





                        



   


L’équipe de France de tennis pour la Coupe Davis sera dirigée pour la première fois de son histoire par une capitaine. L’ancienne numéro un mondiale, Amélie Mauresmo, a été nommée pour succéder à Yannick Noah l’an prochain, a annoncé samedi 23 juin la Fédération française de tennis.
Julien Benneteau, qui mettra un terme à sa carrière à l’issue de l’US Open en septembre, a été quant à lui nommé à la tête de l’équipe de France de Fed Cup. À bientôt 39 ans, l’icône du tennis français reprend du service en équipe de France après avoir dirigé l’équipe féminine (2012-2016) qu’elle avait conduite de la deuxième division à la finale de la Fed Cup, perdue en 2016 à Strasbourg face à la République tchèque.
Le président de la FFT Bernard Giudicelli a salué un « choix complètement novateur » de placer « une femme au gouvernail du tennis français masculin » lors d’une conférence de presse en présence des deux nouveaux capitaines.

Les capitaines des #TeamFranceTennis 2019 et 2020 seront @AmeMauresmo pour la #CoupeDavis et @julienbenneteau pour… https://t.co/26wH8i9Up9— FFTennis (@FFT)


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Plus beau palmarès français
Mauresmo présente le plus beau palmarès du tennis français dans l’ère moderne. Elle est la première, et seule française jusqu’ici, à avoir été numéro un mondiale, durant 39 semaines entre 2004 et 2006. L’ancienne joueuse, qui a remporté vingt-cinq tournois, a conquis deux titres du Grand Chelem - Open d’Australie et Wimbledon 2006 - le Masters (2005) et la Fed Cup (2003).
Outre sa belle carrière, Mauresmo peut s’appuyer sur une solide expérience du coaching et pas uniquement en sélection. Elle a entraîné pendant près de deux ans un membre du « Big Four », le Britannique Andy Murray (2014-2016), conseillé Marion Bartoli lors de son sacre à Wimbledon en 2013 et avant cela Michaël Llodra, qui était en concurrence avec elle pour le poste de capitaine.
Son charisme, son expérience ont fait la différence ainsi, sans doute, que son réseau. Proche de Noah, Mauresmo a eu par ailleurs pour coach l’actuel entraîneur de l’équipe de France de Coupe Davis, Loïc Courteau. Son préparateur physique, Xavier Moreau, est lui aussi présent dans l’encadrement des Bleus.

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                Amélie Mauresmo : « Je revendique le plaisir de boire du vin »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Les Bleus, déjà dominés à Auckland (11-52) et Wellington (13-26), ont rivalisé un peu plus d’une mi-temps, encaissant au total sept essais.
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Le XV de France achève sa tournée en Nouvelle-Zélande par une troisième défaite (14-49)

Les Bleus, déjà dominés à Auckland (11-52) et Wellington (13-26), ont rivalisé un peu plus d’une mi-temps, encaissant au total sept essais.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 12h31
   





                        



   


Un zéro pointé et deux lourdes défaites. Comme en ouverture à Auckland (11-52), le XV de France a sombré en deuxième période face à la Nouvelle-Zélande, samedi 23 juin, à Dunedin. Après un score final de 14-49, l’équipe de France de rugby repart donc bredouille de sa tournée de juin.
Cent vingt-sept points et 19 essais encaissés : le bilan comptable de ce voyage chez les All Blacks est lourd pour les Bleus et souligne l’écart de niveau réel avec les doubles champions du monde en titre à quinze mois de la Coupe du monde 2019 au Japon.

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                Le XV de France courageux mais encore dominé par les All Blacks



Ils sont ainsi renvoyés à leurs chères études, après un Tournoi des six nations porteur de promesses, par le maître néo-zélandais, contre qui ils n’auront finalement rivalisé que lors du deuxième test, samedi dernier à Wellington (13-26). Où ils ont été réduits à quatorze dès la 12e minute (carton rouge pour Benjamin Fall), ce qui a attisé leurs regrets et nourri leurs espoirs pour ce dernier rendez-vous, bien que traditionnellement le plus compliqué à appréhender en raison de l’usure de la saison.
Carences récurrentes
A quinze contre quinze, face à des All Blacks qui avaient effectué six changements dans leur quinze de départ et étaient privés de leur ouvreur Beauden Barrett, le XV de France a tenu la distance et la comparaison pendant quarante-sept minutes. Soit cinq bonnes de moins qu’en ouverture à l’Eden Park. Mais, cette fois, ils n’ont récolté aucun carton jaune pour faciliter la tâche des All Blacks, simplement pris de vitesse.
Ils étaient alors menés seulement 21 à 14, avant d’encaisser 28 points et quatre essais, dont un triplé de Rieko Ioane, sans en rendre un seul, coupables de grosses carences défensives, individuelles et collectives.
Le parallèle avec le premier test est évident, mais les Bleus ont bien plus montré offensivement samedi qu’à Auckland, où ils n’avaient marqué qu’un essai, qui plus est opportuniste (Rémy Grosso). Ils en ont, cette fois, inscrit deux, à l’issue de mouvements léchés à plusieurs temps de jeu avec des passes dans le bon tempo.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ La FIFA a sanctionné le Mexique, après des chants homophobes, venus de ses supporters lors du premier match face à l’Allemagne.
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Coupe du monde 2018 : le Mexique et le chant homophobe de ses supporteurs

La FIFA a sanctionné le Mexique, après des chants homophobes, venus de ses supporters lors du premier match face à l’Allemagne.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 12h27
    |

            Luc Vinogradoff








                        


« A tous les supporteurs mexicains présents au stade, ne criez pas : “puto”. » Tel est le message qu’a voulu faire passer la Fédération mexicaine de football avant le match de son équipe contre la Corée du Sud, samedi 23 juin à Rostov. Il concerne une tradition footballistique mexicaine qui existe depuis des années, mais qui pourrait finir par attirer des ennuis non seulement à sa fédération, mais aussi à son équipe.
Quand un gardien de but adverse s’apprête à dégager la balle au pied, certains Mexicains entonnent un « Ehhhhhhh » en faisant bouger leurs doigts et, dès que la balle est frappée, ils crient « puto ». En espagnol, le mot se traduit littéralement par « prostitué masculin », et il est largement utilisé comme une insulte homophobe.

Les instances du football mexicain ont diffusé des messages sur les réseaux sociaux pour sensibiliser ses ressortissants et leur demander d’arrêter ce cri pendant les matchs. « Nous avons été reçus les bras ouverts, il est temps de montrer que nous sommes d’excellents visiteurs », a écrit la Fédération, ajoutant : “rappelez-vous, ce cri n’est pas un soutien.” »

Incondicionales en Rusia, eviten que los saquen del estadio o les retiren su Fan ID. 🙏🏼 🇲🇽
— miseleccionmx (@Selección Nacional)


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L’attaquant Javier Hernández, une des légendes de l’équipe, et le capitaine Andres Guardado se sont joints à la campagne de sensibilisation, via leurs comptes Twitter personnels. « A tous les fans mexicains, ne criez pas “puto” dans le stade. Ne risquons pas de nouvelles sanctions », a, par exemple, écrit « Chicharito » Hernandez.
Ces multiples appels à la retenue font, en effet, face à des sanctions contre la Fédération mexicaine après la victoire contre l’Allemagne. L’instance disciplinaire de la FIFA lui a imposé une amende de 8 600 euros pour des chants « discriminatoires et insultants », assortissant l’amende d’un avertissement qui « peut faire face à des sanctions supplémentaires en cas de nouvelles infractions de ce type ». Une décision qui s’inscrit dans le cadre de politique de « zéro tolérance envers la discrimination » que l’instance du football mondial a instauré pour la Coupe du monde.
Rappels à l’ordre, amendes et bien pire encore
Ce n’est pas la première fois que le Mexique prend une amende pour des cris discriminants. Pendant les matchs de qualification pour cette Coupe du monde, la Fédération mexicaine a été rappelée à l’ordre une douzaine de fois, à chaque fois à cause de ce chant homophobe. Elle a reçu des avertissements pour les deux premiers et des amendes pour les autres, selon le New York Times.
L’approche plus ferme de la FIFA envers les chants homophobes dans les stades date d’après la Coupe du monde 2014 au Brésil. Dans cette compétition, les putos ont été entendus à plusieurs reprises, sans que personne ne s’en émeuve. Depuis, tout le monde, de la FIFA jusqu’aux instances locales en passant par les joueurs, fait campagne pour éradiquer le chant, y compris au niveau local. Des messages comme « Crier “puto” ne te rend pas plus mexicain » ou « le problème n’est pas que tu chantes, c’est le mot que t’utilises » sont apparus dans des matchs du championnat mexicain. Autant de mesures sans effet puisque le chant a bien résonné pour l’entrée en lice du « Tri » en Russie.
Les sanctions, financières jusqu’ici, pourraient devenir plus graves s’il continuait à résonner. Les « sanctions supplémentaires » auxquelles a fait allusion la FIFA pourraient être une perte de points et, si l’instance internationale veut vraiment être implacable, l’exclusion du tournoi, rapporte El Universal. Quant aux individus reconnus coupables de crier le mot interdit, ils seront expulsés du stade et verront leur « Fan ID », qui permet d’assister au Mondial, révoqué.
La campagne de sensibilisation est également diffusée par les médias mexicains, et leurs journalistes présents en Russie. Le spectre d’une sanction plus lourde qu’une simple amende semble en avoir fait réfléchir certains, comme ces Mexicains qui promettent de ne pénaliser leur sélection. Ils vont continuer à crier lors du dégagement du gardien adverse, mais ce sera désormais : « Ehhhhhh… Mexico ! »

#Video 📹 #Rusia2018 #ElUniversalEnRusia 📰

Se acabó el "Ehh Pu... y comienza "Ehh México" 👏🏻🇲🇽

— UnivDeportes (@Universal Deportes)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Pour leur deuxième match du Mondial, Belges et Tunisiens ont livré une partie endiablée. Lukaku et Hazard ont chacun marqué un doublé pour les Diables rouges, presque qualifiés.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Rare espace de liberté, cette artère piétonne historique s’est imposée comme la fan-zone préférée des supporteurs. La rue des nouveaux « Barbares » a supplanté le lieu officiel.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
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Rue Nikolskaïa, à Moscou, cœur battant de la Coupe du monde

Rare espace de liberté, cette artère piétonne historique s’est imposée comme la fan-zone préférée des supporteurs. La rue des nouveaux « Barbares » a supplanté le lieu officiel.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 11h13
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

De mémoire de Moscovite, on n’avait jamais vu ça. Une foule bigarrée avec des coiffes extravagantes, chantant dans toutes les langues, a pris possession de la rue Nikolskaïa, en plein centre de Moscou, de jour comme de nuit.
Ici, un Lionel Messi en maillot argentin appuyé contre un réverbère, mène grande conversation avec un supporteur russe, un verre de bière à la main ; là, des Brésiliens coiffés de bonnets à pompons verts et jaunes organisent des séances de photos-souvenirs avec des passants, un gobelet de plastique à disposition de la générosité de tous devant eux, façon peut-être de payer la tournée du soir.
Un peu plus loin, un Polonais de Lodz peint à la demande des drapeaux sur les joues. Marocains, Iraniens, Panaméens, Péruviens, Danois, Tunisiens, Allemands, Colombiens côtoient des Russes attirés par un rassemblement festif auquel ils ne sont guère habitués.
Ailleurs aussi, le temps d’un match, le folklore étranger a marqué les esprits, comme cet impressionnant cortège de Suédois traversant la ville de Nijni Novgorod (420 km à l’est de Moscou) pour assister à la rencontre de leur équipe contre la Corée du Sud, le 18 juin. Ou bien ces Péruviens rassemblés comme un seul homme à Saransk (650 km de la capitale), deux jours auparavant, contre le Danemark. Dans un pays où les manifestations de rue ne sont pas tolérées, ces images ont fait des envieux. « Pourquoi pas nous ? », se sont indignés des internautes russes.
Ambiance « amitié entre les peuples »
Oulitsa (« rue ») Nikolskaïa, la question ne se pose plus. L’artère piétonne, qui commence place Loubianka, où trône l’imposant bâtiment historique des services secrets russes, le FSB, héritiers du NKVD et du KGB, et qui s’achève à la place Rouge, s’est imposée comme la fan-zone préférée du public, devant l’officielle, un peu excentrée dans le sud de la ville.
Aucun écran géant n’y a pourtant été dressé. On vient ici pour suivre un match dans un bar,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ « Roulette russe », épisode 9. Aujourd’hui, Maxime Mianat regrette l’absence de l’Antarctique au Mondial 2018 mais félicite la FIFA. Retrouvez aussi le programme du jour.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Coupe du monde 2018 : pourquoi l’Antarctique est le grand absent du tournoi

« Roulette russe », épisode 9. Aujourd’hui, Maxime Mianat regrette l’absence de l’Antarctique au Mondial 2018 mais félicite la FIFA. Retrouvez aussi le programme du jour.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 10h35
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 10h42
   





                        


Chaque jour durant la Coupe du monde, Eddy Fleck et Maxime Mianat analysent la compétition à leur façon. Attention : cette chronique peut contenir du second degré.

   


L’Antarctique est le grand absent du tournoi. Les cinq autres continents ont tous été cordialement invités par l’organisateur russe, au contraire de ce territoire de 14 millions de kilomètres carrés, une surface équivalente à celle d’un terrain d’Olive et Tom. Racisme ordinaire ou mépris de glace ? Blacklistée des anneaux olympiques, très mal desservie par EasyJet, l’Antarctique est blanche mais opprimée.
A ce titre, le passage dès 2026 à une Coupe du monde à 48 équipes constitue un premier pas vers l’égalité. Allons encore plus loin : un Mondial à 124 équipes permettrait d’éviter des injustices comme l’absence de l’Inde (1,3 milliard d’habitants), du Soudan du Sud, du Groenland voire de l’Italie. Une formule simple (31 groupes de quatre ou 24,8 groupes de cinq avec les quatorze meilleurs troisièmes qualifiés en 128e de finale) contenterait les diffuseurs télés et les spectateurs drogués.
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, n’a pas que le portefeuille sur la main : il a aussi un cœur caché dans la doublure. Sa proposition d’une Coupe du monde à 238 équipes en 2032 – avec la Chine automatiquement qualifiée en finale – va dans le bon sens. Une Coupe du monde de gauche, où chacun aurait sa chance, sans sélection à l’entrée.
Cloner les meilleurs effectifs sera alors une formalité. Le Brésil A, A’, B, C et D jouera cinq matchs en une seule soirée, dans cinq stades différents, à l’occasion d’un tournoi bimensuel regroupant les huit planètes du système solaire, l’outsider Pluton et cette bonne vieille Antarctique désireuse de montrer qu’elle n’est pas qu’une équipe de manchots.

   


Maxime Mianat
>> Le programme du jour sur LeMonde.fr

Les épisodes précédents de « Roulette russe »
Episode 1 : comment concilier Coupe du monde et vie de famille
Episode 2 : pourquoi il ne faut pas critiquer l’équipe de France
Episode 3 : pourquoi on ne sait pas encore si Griezmann pourra jouer contre l’Australie
Episode 4 : pourquoi le drapeau du Brésil n’est pas ce que vous croyez
Episode 5 : pourquoi les Anglais n’ont en réalité pas inventé le football
Episode 6 : pourquoi Pologne-Sénégal est un authentique derby
Episode 7 : pourquoi la Coupe du monde est un cauchemar pour les autres sportifs





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Olivier Guez, écrivain et envoyé spécial pour « Le Monde » en Russie, a fait un petit détour par Rome, où seuls quelques touristes regardent les matches du Mondial.
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Coupe du monde 2018 : Pendant ce temps-là, en Italie...

Olivier Guez, écrivain et envoyé spécial pour « Le Monde » en Russie, a fait un petit détour par Rome, où seuls quelques touristes regardent les matches du Mondial.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 09h44
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                            Olivier Guez (écrivain)








                        



                                


                            
Ils font comme si de rien n’était. A Rome, impossible ou presque de trouver un bar diffusant les rencontres de la Coupe du monde. Sur les terrasses de la Piazza Navona, les rares téléspectateurs sont des touristes étrangers. Les quotidiens sportifs préfèrent relayer les rumeurs de transferts en Série A, le championnat national, que titrer sur le Mondial (à l’exception de la déroute de l’Argentine face à la Croatie, une forme de schadenfreude, de joie maligne, aurait pensé Freud), et dans un encadré moqueur, jeudi 21 juin, le Corriere della Sera se félicite que Gigio Donnarumma, l’un des gardiens de la Squadra Azzura, l’équipe italienne, passe son bac, comme tous les gamins de son âge. Mon ami Pietro, grand « tiffoso » devant l’éternel, prétend être « trop occupé » pour regarder le Mondial, ne serait-ce qu’un match.
Plutôt que m’infliger Pologne-Sénégal, il me conseille d’aller au Musée d’art moderne voir l’exposition Pink Floyd, « remarquable », insiste-t-il : l’Italie boude, dans son coin, comme un enfant qu’on aurait oublié d’inviter à la fête d’anniversaire de son meilleur copain. Un enfant ou plutôt une comtesse vénérable, quadruple championne du monde, qui ne se remet pas d’avoir été éliminée par la modeste Suède, l’automne dernier, en barrage, une défaite qui a privé l’Italie du Mondial pour la première fois depuis soixante ans.
Je suis à Rome quelques jours à l’invitation de mon éditeur italien. Beppe Russo, son directeur, aime la philosophie allemande et le football brésilien ; il est supporteur de Naples. « Notre détachement apparent, me dit-il, masque mal notre détresse et notre profonde mélancolie. »
Ici, on ne badine pas avec le football
Cet été, les Italiens sont privés des rites collectifs qui marquent les campagnes de la Nazionale en Coupe du monde depuis trois générations : les réunions entre amis, les barbecues en famille, le pays pavoisé du bleu des Savoie, l’ex-famille régnante,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Alors que tout le pays se prend de passion pour les Diables rouges, mieux vaut faire attention à quel drapeau on déploie. Car le fisc local veille.
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Coupe du monde 2018 : les supporteurs belges et la menace de la taxe drapeau

Alors que tout le pays se prend de passion pour les Diables rouges, mieux vaut faire attention à quel drapeau on déploie. Car le fisc local veille.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 12h21
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            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



   


Beaucoup d’étrangers s’en étonnent : dans cette Belgique où le sentiment national semble très faible, les drapeaux tricolores – noir, jaune et rouge – s’affichent un peu partout. Aux fenêtres, sur le capot des voitures ou sur les épaules des promeneurs. Dans les écoles, les élèves – étrangers y compris – exigent de pouvoir porter un maillot frappé du nom d’Eden Hazard ou de Kevin De Bruyne en classe. Devant les écrans géants installés dans de nombreuses municipalités, les fans se massent et ont dépensé en moyenne 30 euros pour leur équipement, avec chapeau, trompette et lunettes à la clé.
Les automobilistes ont, eux, enfilé des « chaussettes » aux couleurs nationales sur leurs rétroviseurs, plantés des fanions sur le toit ou décoré les flancs de petites cornes rouges, symboles de ces « Diables » qui ont battu le Panama 3-0 dans leur match inaugural à Sotchi et se préparent à affronter la Tunisie, à Moscou, samedi.
Ferveur patriotique retrouvée ? Enthousiasme, en tout cas, pour cette sélection talentueuse que beaucoup de ses supporteurs imaginent déjà en finale d’autant que l’Allemagne et le Brésil, les deux cadors qu’elle était censée rencontrer en quarts, n’ont pas semblé invincibles lors de leur premier match. Et tant pis si les hommes de Roberto Martinez ont peiné pendant une grosse heure avant de venir à bout d’une faible équipe du Panama. Tant pis, aussi, si sur les 23 sélectionnées un seul, en réalité – Leander Dendoncker – évolue encore dans un club belge, Anderlecht…
Une amende de 50 euros
La seule chose qui menace l’enthousiasme général est, en fait… le fisc. Des Belges ont, en tout cas, découvert que sortir leur drapeau national ne les exposait pas à la colère des nationalistes flamands – même dans leur fief, Anvers, les magasins regorgent de bibelots tricolores – mais bien à… un impôt ! Plusieurs communes – surtout flamandes – sont, en effet, dotées d’un règlement prévoyant une taxation sur les affiches et les panneaux publicitaires. Or, de nombreuses bannières noires, jaune et rouge sont frappées du logo de sponsors de l’équipe nationale : une bière rebaptisée « Belgium » le temps du Mondial, une banque, une boisson gazeuse, une marque de voiture… Accrocher le drapeau à son balcon peut donc entraîner le paiement de la taxe sur la publicité.
A Hasselt, dans la province de Limbourg par exemple, la taxe grimpe à 50 euros par mètre carré. La Wallonie semble plus tolérante mais pourrait, à certains endroits, viser les drapeaux s’ils permettent d’identifier directement le propriétaire d’une enseigne commerciale. Et attention, a prévenu Michel Maus, un expert fiscal : si un bourgmestre – maire – décide de fermer les yeux, il risque d’être lui-même placé dans l’illégalité : un contribuable qui aurait, lui, acquitter l’impôt pourrait se retourner contre lui en s’estimant victime d’une discrimination.
Dans la zone de police du Brabant wallon, c’est une autre menace qui est agitée : les forces de l’ordre promettent de punir ceux qui orneraient leurs rétroviseurs des désormais célèbres « chaussettes » offertes notamment à leurs lecteurs par des quotidiens sportifs. Une amende de 58 euros pourrait leur être infligée « si les rétroviseurs disposent de clignotants ou si les chaussettes diminuent la visibilité du miroir »… Chez les Belges, le diable se niche décidément dans les détails.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ De Cristiano Ronaldo à Ramzan Kadyrov, testez vos connaissances sur les débuts du Mondial en Russie.
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Coupe du monde 2018 : êtes-vous incollable sur les dix premiers jours de compétition ?

De Cristiano Ronaldo à Ramzan Kadyrov, testez vos connaissances sur les débuts du Mondial en Russie.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 07h52
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 11h22
   





                        



   



var input = [{"description":"","question":"Cristiano Ronaldo a inscrit trois buts lors du premier match du Portugal. Combien en avait-il marqués jusqu'ici en Mondial ?","choices":["3","5","7","9"],"bonnereponse":"3","incorrect":"004c00650020004d0061006400720069006c00e8006e00650020006100200069006e0073006300720069007400200075006e0020006200750074002000640061006e0073002000630068006100630075006e00650020006400650020007300650073002000740072006f006900730020007000720065006d006900e800720065007300200043006f00750070006500730020006400750020006d006f006e00640065002e0020","correct":"004c00650020004d0061006400720069006c00e8006e00650020006100200069006e0073006300720069007400200075006e0020006200750074002000640061006e0073002000630068006100630075006e00650020006400650020007300650073002000740072006f006900730020007000720065006d006900e800720065007300200043006f00750070006500730020006400750020006d006f006e00640065002e0020","indice":"","rowNumber":1},{"description":"","question":"Un arbitre a dirigé son dixième match en Coupe du monde, un record. 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Quel joueur actuellement en Russie fut plus précoce ?","choices":["Luka Modric (Croatie)","Leo Messi (Argentine)","Cristiano Ronaldo (Portugal)","Danny Welbeck (Angleterre)"],"bonnereponse":"Leo Messi (Argentine)","incorrect":"004c00270041007200670065006e00740069006e002000610020006d006100720071007500e900200063006f006e0074007200650020006c00610020005300650072006200690065002c00200065006e00200032003000300036002c002000e000200031003800200061006e00730020006500740020003100310020006d006f00690073002e","correct":"004c00270041007200670065006e00740069006e002000610020006d006100720071007500e900200063006f006e0074007200650020006c00610020005300650072006200690065002c00200065006e00200032003000300036002c002000e000200031003800200061006e00730020006500740020003100310020006d006f00690073002e","indice":"","rowNumber":3},{"description":"","question":"Quelle sélection a le plus couru lors de son premier match ? 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A quand remonte la dernière participation du pays à la phase finale ?","choices":["1986","1994","2006","2014"],"bonnereponse":"1986","incorrect":"004c002700550052005300530020006400270061006c006f00720073002000610076006100690074002000e900630068006f007500e9002000e00020007300650020007100750061006c0069006600690065007200200070006f007500720020006c006500730020007100750061007200740073002000640065002000660069006e0061006c00650020006400750020004d006f006e006400690061006c0020006d006500780069006300610069006e002e0020","correct":"004c002700550052005300530020006400270061006c006f00720073002000610076006100690074002000e900630068006f007500e9002000e00020007300650020007100750061006c0069006600690065007200200070006f007500720020006c006500730020007100750061007200740073002000640065002000660069006e0061006c00650020006400750020004d006f006e006400690061006c0020006d006500780069006300610069006e002e0020","indice":"","rowNumber":7},{"description":"","question":"Quel joueur du Mondial figure sur la liste noire du Trésor des 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le commentateur Omar da Fonseca a-t-il qualifié la déroute de l'Argentine face à la Croatie ?","choices":["Hontitude ","Tristitude","Douleuritude","Dégoûtitude"],"bonnereponse":"Tristitude","incorrect":"0041006e006300690065006e00200061007400740061007100750061006e007400200064007500200054006f007500720073002000460043002c0020006c00270041007200670065006e00740069006e0020006f00660066006900630069006500200064006500700075006900730020003200300031003200200073007500720020006c0061002000630068006100ee006e00650020006200650049004e002000530070006f007200740073002e0020","correct":"0041006e006300690065006e00200061007400740061007100750061006e007400200064007500200054006f007500720073002000460043002c0020006c00270041007200670065006e00740069006e0020006f00660066006900630069006500200064006500700075006900730020003200300031003200200073007500720020006c0061002000630068006100ee006e00650020006200650049004e002000530070006f007200740073002e0020","indice":"","rowNumber":9},{"description":"","question":"Quel joueur a refusé le trophée de \"meilleur joueur du match\" ?","choices":["Mohamed El Shenawy (Egypte)","Denis Cheryshev (Russie)","Amine Harit (Maroc)","Aleksandar Kolarov (Serbie)"],"bonnereponse":"Mohamed El Shenawy (Egypte)","incorrect":"004c00650020006700610072006400690065006e0020006e00270061002000700061007300200073006f0075006800610069007400e90020007200e900630075007000e90072006500720020006c00610020007200e90063006f006d00700065006e00730065002000610075007800200063006f0075006c00650075007200730020006400270075006e00650020006d0061007200710075006500200064006500200062006900e800720065002e","correct":"004c00650020006700610072006400690065006e0020006e00270061002000700061007300200073006f0075006800610069007400e90020007200e900630075007000e90072006500720020006c00610020007200e90063006f006d00700065006e00730065002000610075007800200063006f0075006c00650075007200730020006400270075006e00650020006d0061007200710075006500200064006500200062006900e800720065002e","indice":"","rowNumber":10},{"description":"","question":"Avant Cristiano Ronaldo, face à l'Espagne, qui avait inscrit le dernier triplé en Mondial ?","choices":["Miroslav Klose (Allemagne)","Gonzalo Higuain (Argentine)","Xherdan Shaqiri (Suisse)","Thomas Muller (Allemagne)"],"bonnereponse":"Xherdan Shaqiri (Suisse)","incorrect":"004c0065002000530075006900730073006500200061007600610069007400200069006e007300630072006900740020006c00650073002000740072006f00690073002000620075007400730020006400650020006c006100200076006900630074006f006900720065002000680065006c007600e8007400650020006600610063006500200061007500200048006f006e00640075007200610073002c0020006c00650020003200350020006a00750069006e00200032003000310034002c00200061007500200042007200e900730069006c002e","correct":"004c0065002000530075006900730073006500200061007600610069007400200069006e007300630072006900740020006c00650073002000740072006f00690073002000620075007400730020006400650020006c006100200076006900630074006f006900720065002000680065006c007600e8007400650020006600610063006500200061007500200048006f006e00640075007200610073002c0020006c00650020003200350020006a00750069006e00200032003000310034002c00200061007500200042007200e900730069006c002e","indice":"","rowNumber":11},{"description":"","question":"Quel pays a vu son équipementier lui refuser sa livraison de chaussures ?","choices":["Iran","Arabie saoudite","Tunisie","Corée du Sud"],"bonnereponse":"Iran","incorrect":"00430072006100690067006e0061006e007400200075006e0065002000730061006e006300740069006f006e00200064006500730020006100750074006f00720069007400e9007300200061006d00e900720069006300610069006e00650073002c0020004e0069006b00650020006e00270061002000700061007300200066006f00750072006e00690020006c00610020007300e9006c0065006300740069006f006e00200064006900720069006700e9006500200070006100720020004300610072006c006f0073002000510075006500690072006f007a002e0020","correct":"00430072006100690067006e0061006e007400200075006e0065002000730061006e006300740069006f006e00200064006500730020006100750074006f00720069007400e9007300200061006d00e900720069006300610069006e00650073002c0020004e0069006b00650020006e00270061002000700061007300200066006f00750072006e00690020006c00610020007300e9006c0065006300740069006f006e00200064006900720069006700e9006500200070006100720020004300610072006c006f0073002000510075006500690072006f007a002e0020","indice":"","rowNumber":12},{"description":"","question":"Avant l'ouverture du score de Griezmann face à l'Australie, qui était le dernier buteur tricolore en Coupe du monde ?","choices":["Karim Benzema","Olivier Giroud","Blaise Matuidi","Paul Pogba"],"bonnereponse":"Paul Pogba","incorrect":"004c00650020006d0069006c0069006500750020006100760061006900740020006f007500760065007200740020006c0065002000730063006f00720065002000660061006300650020006100750020004e006900670065007200690061002c00200065006e00200068007500690074006900e8006d00650073002000640065002000660069006e0061006c00650020006400750020004d006f006e006400690061006c00200032003000310034002e","correct":"004c00650020006d0069006c0069006500750020006100760061006900740020006f007500760065007200740020006c0065002000730063006f00720065002000660061006300650020006100750020004e006900670065007200690061002c00200065006e00200068007500690074006900e8006d00650073002000640065002000660069006e0061006c00650020006400750020004d006f006e006400690061006c00200032003000310034002e","indice":"","rowNumber":13},{"description":"","question":"Quel pays a reçu le premier carton rouge du Mondial ?","choices":["Egypte","Angleterre","Islande","Colombie"],"bonnereponse":"Colombie","incorrect":"004c0061002000220054007200690063006f006c006f0072002200200061002000e90063006f007000e90020006400270075006e00200063006100720074006f006e00200072006f007500670065002000730075007200200073006100200074006f0075007400650020007000720065006d006900e800720065002000660061007500740065002c0020006c006f0072007300200064006500200073006f006e00200065006e0074007200e9006500200065006e0020006c006900630065002000660061006300650020006100750020004a00610070006f006e002000280031002d00320029002e00200055006e00650020007000720065006d006900e800720065002000640061006e00730020006c00270068006900730074006f0069007200650020006400650020006c006100200043006f0075007000650020006400750020006d006f006e00640065002e0020","correct":"004c0061002000220054007200690063006f006c006f0072002200200061002000e90063006f007000e90020006400270075006e00200063006100720074006f006e00200072006f007500670065002000730075007200200073006100200074006f0075007400650020007000720065006d006900e800720065002000660061007500740065002c0020006c006f0072007300200064006500200073006f006e00200065006e0074007200e9006500200065006e0020006c006900630065002000660061006300650020006100750020004a00610070006f006e002000280031002d00320029002e00200055006e00650020007000720065006d006900e800720065002000640061006e00730020006c00270068006900730074006f0069007200650020006400650020006c006100200043006f0075007000650020006400750020006d006f006e00640065002e0020","indice":"","rowNumber":14},{"description":"","question":"Aucune des vingt premières rencontres du tournoi s'est soldée sur un 0-0. A quand remonte une telle pénurie de score vierge ?","choices":["1954","1962","1970","1978"],"bonnereponse":"1954","incorrect":"0045006e0020005200750073007300690065002c0020006e006500750066002000720065006e0063006f006e00740072006500730020007300750072002000760069006e0067007400200073006500200073006f006e007400200063006f006e0063006c007500650073002000730075007200200075006e002000730063006f0072006500200064006500200031002d0030002e","correct":"0045006e0020005200750073007300690065002c0020006e006500750066002000720065006e0063006f006e00740072006500730020007300750072002000760069006e0067007400200073006500200073006f006e007400200063006f006e0063006c007500650073002000730075007200200075006e002000730063006f0072006500200064006500200031002d0030002e","indice":"","rowNumber":15},{"description":"","question":"En ouvrant la marque face au Maroc, Cristiano Ronaldo est devenu le meilleur buteur européen en sélection. Qui précède-t-il désormais au palmarès ?","choices":["Ferenc Puskás (Hongrie)","Miroslav Klose\t(Allemagne)","Sándor Kocsis\t(Hongrie)","Gerd Müller (Allemagne)"],"bonnereponse":"Ferenc Puskás (Hongrie)","incorrect":"004c006500200048006f006e00670072006f0069007300200061007600610069007400200069006e0073006300720069007400200038003400200062007500740073002c00200065006e0020003800350020007300e9006c0065006300740069006f006e0073002e00200052006f006e0061006c0064006f002000610020006500750020006200650073006f0069006e002000640065002000310035003200200063006100700065007300200070006f007500720020006c00650020006200610074007400720065002e0020","correct":"004c006500200048006f006e00670072006f0069007300200061007600610069007400200069006e0073006300720069007400200038003400200062007500740073002c00200065006e0020003800350020007300e9006c0065006300740069006f006e0073002e00200052006f006e0061006c0064006f002000610020006500750020006200650073006f0069006e002000640065002000310035003200200063006100700065007300200070006f007500720020006c00650020006200610074007400720065002e0020","indice":"","rowNumber":16},{"description":"","question":"Antoine Griezmann a annoncé pendant le tournoi sa prolongation à l'Atletico Madrid, dans un documentaire. A qui appartient la société ayant produit ce morceau de cinéma ?","choices":["Sergio Ramos (Espagne)","Gerard Piqué (Espagne)","Cristiano Ronaldo (Portugal)","Ricardo Quaresma (Portugal)"],"bonnereponse":"Gerard Piqué (Espagne)","incorrect":"004c0065007300200064006900720069006700650061006e00740073002000640075002000420061007200e700610020006f006e007400200072006500700072006f0063006800e9002000e00020006c0065007500720020006400e900660065006e007300650075007200200073006f006e00200069006d006d0069007800740069006f006e002000640061006e00730020006c00270061006e006e006f006e006300650020006400750020004600720061006e00e7006100690073002c00200063006f006e0076006f0069007400e900200070006100720020006c006500200063006c0075006200200063006100740061006c0061006e002e","correct":"004c0065007300200064006900720069006700650061006e00740073002000640075002000420061007200e700610020006f006e007400200072006500700072006f0063006800e9002000e00020006c0065007500720020006400e900660065006e007300650075007200200073006f006e00200069006d006d0069007800740069006f006e002000640061006e00730020006c00270061006e006e006f006e006300650020006400750020004600720061006e00e7006100690073002c00200063006f006e0076006f0069007400e900200070006100720020006c006500200063006c0075006200200063006100740061006c0061006e002e","indice":"","rowNumber":17},{"description":"","question":"Fernando Hierro a remplacé Julen Lopetegui à la tête de la Roja, à deux jours de son premier match. Avant ce remplacement express, quelle était la seule équipe à avoir été coachée par l'ancien défenseur 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Coupe du monde 2018 : le Mondial parallèle de Zlatan

Non convoqué en sélection, l’attaquant suédois occupe le terrain en Russie, entre opérations promotionnelles et sorties médiatiques.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 10h29
    |

            Adrien Pécout (Sotchi (Russie), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Laissons-le se présenter, il adore ça. Parfois, Zlatan Ibrahimovic se prend pour « un roi ». Parfois, pour « une légende ». Depuis une semaine, un voyage en Russie a ouvert de nouvelles frontières à sa mégalomanie : en ne plaisantant sans doute qu’à moitié, le footballeur se considère maintenant comme la « propre version » suédoise du président Vladimir Poutine.
A 36 ans, l’attaquant réussit un exploit comme seule la grande foire publicitaire du Mondial le permet : représenter la Suède (et soi-même) pendant la compétition sans même figurer dans l’équipe nationale, qu’il a quittée depuis deux ans déjà. Sur des bus, à la télévision, dans les journaux, la vedette pousse encore plus loin le paradoxe...
Jusqu’à faire oublier que ses anciens coéquipiers, eux, ont des matchs à jouer. Pour leur deuxième rencontre de Coupe du monde, samedi 23 juin (20 heures), les Suédois s’attendent à souffrir contre l’Allemagne. Au stade olympique de Sotchi, l’opposition face aux champions du monde sortants s’annonce plus éprouvante que celle contre la Corée du Sud, dominée (1-0) cinq jours plus tôt. Tout cela, Zlatan Ibrahimovic l’observe à bonne distance. « Zlatan n’a pas rendu visite à notre équipe et ne le fera pas », précise au Monde la Fédération suédoise de football.
Agacement de ses compatriotes
L’ancienne vedette du Paris-Saint-Germain se trouvait pourtant en Russie dès le 14 juin, pour l’ouverture du Mondial. Mais ce jour-là, son coéquipier s’appelait « Visa » : le Suédois vend son image à la compagnie bancaire américaine, également l’un des sponsors attitrés de la compétition. Et tant pis s’il n’est pas sur les terrains ! La firme l’a surtout choisi comme ambassadeur pour ses outrances verbales et, précisément, son sens très personnel de la diplomatie.
L’avant-centre prête également son 1,95 mètre à un géant de la téléphonie mobile et à un nouveau site de paris sportifs en ligne....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ A de très rares exception près, les clubs ne font pas de bénéfices, affirme Luc Arrondel, économiste du sport. Mais l’arrivée de nouveaux investisseurs dans le secteur pourrait être la marque d’un changement d’ère.
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« Le football est une petite affaire économique »

A de très rares exception près, les clubs ne font pas de bénéfices, affirme Luc Arrondel, économiste du sport. Mais l’arrivée de nouveaux investisseurs dans le secteur pourrait être la marque d’un changement d’ère.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 09h15
    |

            Luc Vinogradoff








                        



                                


                            
Luc Arrondel, directeur de recherche au CNRS, est l’auteur, avec Richard Duhautois, de L’Argent du football (Cepremap, 228 p., 12 €).
Dans votre livre, vous décrivez un football « post­moderne » où l’argent prend de plus en plus de place. Pourquoi ce sport concentre-t-il autant de critiques aujourd’hui ?
L’idée d’écrire ce livre nous est venue à l’été 2017, après les transferts très coûteux de Neymar et Kylian Mbappé au PSG. Nous avons voulu prendre du recul par rapport au discours alarmiste sur cette bulle spéculative et examiner sereinement le rôle et la place de l’argent dans ce sport. Le football a l’image d’un sport qui brasse beaucoup d’argent et qui distribue des ­rémunérations obscènes. De notre point de vue, le football, en tant que sport et secteur économique, n’est pourtant qu’un ­reflet de la société, elle-même inégalitaire.
On peut trouver qu’il y a des mauvais côtés dans la mondialisation et la financiarisation de ce sport, comme les salaires de certains joueurs, mais il existe des rémunérations similaires, voire plus importantes, dans d’autres secteurs économiques, comme la finance. Dans le cas des footballeurs les mieux payés, les salaires proviennent de la rente des droits de retransmission à la télévision et des poches des propriétaires de leur club, qui sont le plus souvent des milliardaires.
Le vrai problème n’est pas la rémunération des joueurs, mais la répartition des salaires entre les joueurs. On a tendance à croire que le football se résume à une petite minorité de joueurs très bien payés qui ont une carrière longue. Or, en Ligue 1, le salaire mensuel moyen d’un joueur est de 50 000 euros, mais sa carrière ne dure qu’entre cinq et six ans.
Vous montrez, chiffres à l’appui, que malgré l’afflux ­d’argent le football n’est pas une activité économique ­rentable pour les propriétaires des clubs. Pourquoi ?
Le football, malgré ce que l’on veut faire croire, est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Le Brésil s’est rassuré mais l’Allemagne tremble. Le Mondial, c’est aussi des fans parfois malpolis et des colis suspects qui attirent le regard.
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Article sélectionné dans La Matinale du 22/06/2018
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La gazette de la Coupe du monde : confiance, insulte et cocaïne

Le Brésil s’est rassuré mais l’Allemagne tremble. Le Mondial, c’est aussi des fans parfois malpolis et des colis suspects qui attirent le regard.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 10h42
    |

                            Youmni Kezzouf et 
Luc Vinogradoff








                        


LE TSAR DU JOUR

   


En quarante-cinq minutes, Ahmed Musa est entré dans l’histoire du football nigérian. L’attaquant, qui joue depuis cinq saisons au CSKA Moscou (entrecoupées d’un passage peu concluant en Angleterre à Leicester) fait un peu figure de local de l’étape de la sélection du Nigeria dans cette Coupe du monde. Véritable amoureux du pays, il possède deux stations-essence au Nigeria qui portent son nom écrit en cyrillique.
A Volgograd, face à l’Islande, l’attaquant âgé de 26 ans est resté, comme son équipe, muet pendant toute la première période avant de sortir de sa boîte. Il a d’abord ouvert le score d’une frappe sous la barre après un magnifique contrôle, avant de doubler la mise en contre-attaque après avoir dribblé le gardien islandais.

[⚽️ VIDÉO BUT] #NGAISL 🏆
💥 Musa régale contre l’Islande 
— beinsports_FR (@beIN SPORTS)


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Auteur de quatre buts dans un Mondial (deux au Brésil il y a quatre ans et deux contre l’Islande vendredi), Ahmed Musa est devenu le meilleur buteur en Coupe du monde de l’histoire du Nigeria. Il est aussi le troisième scoreur africain dans un Mondial, après Roger Milla et Asamoah Gyan. Le 26 juin, il aura l’occasion d’améliorer son total et de qualifier son équipe pour les huitièmes de finale, comme il y a quatre ans. Il faudra pour cela résister à l’Argentine, dernière du groupe mais pas encore éliminée. En 2014, face à ces mêmes Argentins, Musa avait inscrit un doublé.
LA MÈRE PARTIE
A 20 heures, samedi 23 juin, l’Allemagne sera dans une situation inédite en Coupe du monde depuis 1982. Elle jouera un deuxième match de poules, contre la Suède à Sotchi, sans avoir le moindre point. La défaite contre le Mexique a plus que déstabilisé les champions du monde en titre. Elle a réussi à les faire douter. Lors d’une de ces conférences de presse post-défaite historique que tout sélectionneur déteste, Joachim Löw a maintenu que non, ce n’était pas le cas, l’Allemagne allait très bien, merci.
« Au Mondial, le passé et les titres ne compteront pas, seules la forme et la performance seront prises en compte (…). Il n’y a aucune raison de s’effondrer, notre équipe a suffisamment d’expérience pour surmonter cette défaite. »
Des mots rassurants destinés à ses joueurs, qui quitteront la compétition en cas de nouvelle défaite, et aux supporteurs restés aux pays. Au pays, une partie des 82 millions de sélectionneurs allemands, et pas mal d’anciennes gloires footballistiques, critiquent les choix des joueurs, en particulier les titularisations de Mesut Özil, de Sami Khedira ou de Jérôme Boateng. Löw les a défendus publiquement et promet qu’ils seront encore titulaires.
« Pourquoi douterais-je de mes joueurs ? (…) S’agissant de joueurs qui sont au plus haut niveau depuis trois ou quatre ans, la confiance ne devrait pas être détruite après un simple match. »
Le manager général, Oliver Bierhoff, a pourtant promis une « impulsion » lors du deuxième match, ce que beaucoup ont interprété comme la présence dès le coup d’envoi du véloce ailier Marco Reus. On imagine mal que ladite impulsion soit liée à Niklas Süle, solide mais peu agile défenseur de 1 m 95 qui devrait débuter à la place de Mats Hummels, blessé de dernière minute. Voici une stat’ à avoir en tête avant de regarder ce match : la Mannschaft a toujours atteint au moins les quarts de finale en Coupe du monde depuis 1954. En voici une autre, qui met moins la pression à Löw et à ses joueurs : quand les Allemands ont perdu leur premier match en 1982, ils ont ensuite déroulé jusqu’en finale.

   


AU PAYS DE VLAD
« A tous les supporteurs mexicains dans le stade, ne criez pas puto. » C’est le message qu’ont voulu faire passer la Fédération mexicaine et deux joueurs stars, Javier « Chicharito » Hernandez et Andrès Guardado, avant le match du 23 juin contre la Corée du Sud.
A chaque dégagement du gardien adverse, les Mexicains ont une tradition : crier très fort « puto » quand il frappe la balle. Le mot désigne un prostitué, et est considéré par la FIFA comme une insulte homophobe. Le Mexique a écopé d’une amende de 8 600 euros après le premier match contre l’Allemagne, et risque pire si le cri résonne encore samedi.
L’ŒIL DE MOSCOU
« C’est avec tristesse que nous avons découvert que le maillot qui a donné tant de bonheur à notre pays était saturé de chlorhydrate de cocaïne ».
La police colombienne a découvert que quatorze maillots de la sélection imprégnés de 5 kg chacun de cocaïne sous sa forme liquide étaient prêts à être envoyés vers Groningue, aux Pays-Bas. Après réception, la drogue devait être extraite par un chimiste.
« A première vue, un passionné de football ne remarque rien de nocif dans ces maillots, mais un doute apparaît lorsque l’on voit la destination de ce colis », a précisé la police. Elle a dénoncé les narcotrafiquants qui « profitent de la passion des supporteurs pour notre sélection ».
Avec 146 000 hectares consacrés à la culture de la feuille de coca, ingrédient de base de la cocaïne, la Colombie était, en 2016, le principal producteur et exportateur de cocaïne dans le monde, selon les Nations unies.
KOMINTERN
La Coupe du monde est aussi l’occasion de recevoir une flopée de communiqués sans intérêt. Mais ce serait bête que ces derniers meurent oubliés dans nos spams.
Cette entreprise, autoproclamée « leader sur le marché du yaourt glacé », veut aussi surfer sur cette vague footballistique dont tout le monde parle. Saviez-vous que « le yaourt glacé 0 % » est une « alternative idoine à la crème glacée traditionnelle ». Et saviez-vous que pour célébrer les victoires des Bleus, vous avez droit à un « un yaourt glacé tricolore » ? Maintenant, vous savez.
POUCHKINE BALL
La Gazette est toujours poète. Aujourd’hui, Alexandre Pouchkine trouve les mots justes pour décrire le traumatisme national en Argentine, et en particulier cette incroyable minute de silence « pour le football argentin » sur le plateau de la chaîne TyC Sports.

Argentinian TV held a moment of silence after Thursday's 3-0 defeat to Croatia. #WorldCup https://t.co/38FnlsXcan— IndyFootball (@Indy Football)


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« Comme la lampe qui pâlit devant l’aurore éblouissante Ainsi le faux savoir palpite et se consume devant le soleil de l’esprit. Que vive le soleil ! Que meurt la nuit ! »
Alexandre Pouchkine - Rouslan et Ludmila 
RUSSIA TODAY

Coupe du monde : le programme du jour sur LeMonde.fr
Les matchs à suivre en direct sur LeMonde.fr :
Belgique - Tunisie (14h)
Allemagne - Suède (20h)
L’autre match du jour, à regarder sur BeIn Sports :
Corée du Sud - Mexique (17h)
A retrouver sur le web
La gazette du Mondial : confiance, insulte et cocaïne
Neymar dans tous ses états
Les supporteurs belges et la menace de la taxe drapeau
Quiz : êtes-vous incollable sur les dix premiers jours de compétition ?
La roulette russe : pourquoi l’Antarctique est le grand absent du tournoi
Notre grand format: dix matchs épiques de la Coupe du monde
A retrouver dans le journal et pour les abonnés
La chronique d’Olivier Guez : pendant ce temps-là, en Italie...
Le Mondial parallèle de Zlatan
Rue Nikolvskaïa, cœur battant du Mondial
L’Angleterre, toujours malade de ses gardiens




Notre sélection d’articles pour suivre la Coupe du monde 2018
Retrouvez les contenus de référence du Monde.fr sur la Coupe du monde de football en Russie (du 14 juin au 15 juillet) :
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Les Helvètes, déjà auteurs d’un match solide face aux Brésiliens, qu’ils avaient accrochés, ont battu la Serbie 2 à 1 grâce à deux buts de ses joueurs d’origine kosovard, et rejoignent le Brésil en tête de leur groupe.
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Coupe du monde 2018 : la Suisse renverse la Serbie dans les arrêts de jeu

Les Helvètes, déjà auteurs d’un match solide face aux Brésiliens, qu’ils avaient accrochés, ont battu la Serbie 2 à 1 grâce à deux buts de ses joueurs d’origine kosovard, et rejoignent le Brésil en tête de leur groupe.



Le Monde
 |    22.06.2018 à 22h20
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 10h08
   





                        



   


La Suisse a battu la Serbie (2-1), vendredi à Kaliningrad, dans les dernières minutes d’un match intense, grâce à un but de son attaquant vedette Xherdan Shaqiri à la 90e minute, faisant un grand pas vers les huitièmes de finale.
La Suisse était pourtant menée dès la cinquième minute de jeu après une réalisation rapide d’Aleksandar Mitrovic. Mais après avoir été menée au score pendant près d’une heure de jeu par la talentueuse équipe de Serbie, qui aurait pu d’ores et déjà valider son billet pour les huitièmes de finale en cas de succès, la « Nati » a réussi à renverser la situation grâce à ses milieux Granit Xhaka (52e), né en Suisse de famille kosovare, et Xherdan Shaqiri (90e), né au Kosovo.
Avec ce résultat, la Suisse (2e, 4 points) passe devant la Serbie (3e, 3 points), alors que le Brésil, vainqueur plus tôt contre du Costa Rica (2-0), s’est emparé de la tête du groupe E grâce à une meilleure différence de buts. Le duel Brésil-Serbie mercredi prochain à Moscou aura tout d’une « finale », tandis que la Suisse devra s’imposer face à des « Ticos » déjà éliminés pour espérer arracher la première place.
Un derby des Balkans
Si les deux sélectionneurs natifs de Bosnie-Herzégovine, Vladimir Petkovic pour la Suisse et Mladen Krstajic pour la Serbie, se sont refusés à accréditer l’idée d’un « derby » entre les deux pays, en raison des nombreux joueurs d’origine balkanique dans les rangs helvètes, sur le terrain en tout cas, cela en avait tout l’air.
Il suffisait de voir Mitrovic narguer le « Kosovar » Shaqiri après une « virgule » manquée, ou les puissants sifflets d’un stade acquis à la Serbie sur chacune de ses prises de balle, pour s’en rendre compte.
Et après à peine cinq minutes de jeu, les dizaines de milliers de fans serbes présents dans le stade de Kaliningrad ont pu chambrer et exulter. Après avoir vu sa première tentative repoussée par Sommer (4e), Mitrovic, parfaitement servi par Tadic dans la surface, n’a pas manqué sa deuxième chance pour ouvrir le score (5e).
Shaqiri délivre la « Nati »
Toute proche d’inscrire le but du 2-0 sur corner, avec un Tosic à un rien de catapulter le ballon dans le but (44e), ou sur une demi-volée incroyable de Tadic (45e), la jeune équipe serbe a vu finalement son inexpérience être sanctionnée par la redoutable formation suisse.
Car malgré les « Serbija, Rossiya », les banderoles en sa défaveur comme ce « Serbia welcome home », et les nombreux ratés du « Macédonien » Blerim Dzemaili en première période (11e, 19e, 34e), la Nati a réussi à revenir dans la partie… grâce à deux de ses trois joueurs originaires du Kosovo.
Après une tentative contrée de Shaqiri par Kolarov, Xhaka a bien suivi pour loger le ballon dans le petit filet de Stojkovic d’une lumineuse frappe du gauche (52e). Chaud bouillant, Shaqiri a failli marquer l’un des plus beaux buts de la compétition, comme lors de l’Euro 2016, avec une frappe en pivot dans un angle impossible qui est venue heurter la barre transversale du portier serbe (58e). Dans une fin de match à sens unique, la Suisse a poussé jusqu’au bout pour faire la décision mais l’arrière-garde serbe a bien tenu. Jusqu’à l’échappée fantastique de Shaqiri.
Au bout d’une course de trente mètres, le feu follet suisse n’a pas tremblé pour inscrire le but de la victoire à la dernière minute du temps réglementaire (90e). Et faire briller son pays d’origine dans un Mondial qu’il ne dispute pas… face à son meilleur ennemi sportif.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ L’attaquant star du Brésil a inscrit le deuxième but de sa sélection face au Costa Rica et fondu en larmes au coup de sifflet final, à l’issue d’une rencontre dont le déroulement l’a rendu très nerveux
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Coupe du monde 2018 : Neymar dans tous ses états

L’attaquant star du Brésil a inscrit le deuxième but de sa sélection face au Costa Rica et fondu en larmes au coup de sifflet final, à l’issue d’une rencontre dont le déroulement l’a rendu très nerveux



Le Monde
 |    22.06.2018 à 18h36
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 10h29
    |

            Benoît Vitkine (Saint-Pétersbourg, envoyé spécial)








                        



   


Ça aurait dû être une promenade de santé, ce fut un long chemin de croix. Pour son deuxième match de poule dans le Mondial 2018, vendredi 22 juin face au Costa Rica, le Brésil a souffert, jouant avec ses propres nerfs avant la délivrance, venue de deux buts inscrits dans les derniers instants (91e et 97e minutes) par Philippe Coutinho et Neymar. Après un simple match de poule, le sélectionneur brésilien Tite, cheveux gris et costume cravate, s’est roulé dans l’herbe dans un accès de joie fébrile ; Neymar a pleuré à genoux au milieu du terrain, de longues minutes.

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Après sa contre-performance contre la Suisse lors de son entrée dans la compétition (1-1), l’enjeu était immense pour la Seleçao. Elle a été capable de fulgurances ravageuses comme de phases de fébrilité extrême. De toute évidence, le traumatisme de 2014 – la défaite 7-1 face à l’Allemagne en demi-finale de son Mondial –, n’a pas encore complètement disparu. La moindre difficulté semble mettre les nerfs de la sélection brésilienne à vif, et les mésaventures vécues par les autres favoris du tournoi, le voisin argentin en tête, ont fait disparaître toutes les certitudes.
Plus qu’aucun autre, Neymar a incarné vendredi à Saint-Pétersbourg l’inconstance et la nervosité de son équipe, autant que son génie. Superstar de son effectif, l’attaquant du Paris-Saint-Germain se sait l’objet de toutes les attentions. Sa blessure au pied, en février avec son club a plongé le Brésil en apoplexie. Et sa légère rechute à l’entraînement, il y a trois jours, lui a fait frôler l’infarctus. Autant dire que le joueur aux cheveux peroxydés avait à cœur de se montrer. Il a été omniprésent. Pour le meilleur et pour le pire.

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Ligne Maginot
Le meilleur, ce fut une fin de match débridée, des débordements incessants dans son couloir gauche, des gestes techniques – coup du sombrero, roulette… – plein de gourmandise, un déchet inférieur au match contre la Suisse (44 passes réussies sur 49,3 dribbles réussis sur 6 tentés), une complémentarité parfaite avec son arrière Marcelo… Et pour finir, un but malin sur un service parfait de Douglas Costa.

   


Le pire, ce fut sa maladresse face au but en deuxième période, au plus fort de la domination brésilienne, butant toutefois sur une défense aux allures de ligne Maginot. Les rares fois où les attaquants brésiliens ont réussi à percer le rideau défensif des Costaricains, ce fut pour buter sur un Keylor Navas impérial. Les minutes passant, le calme du gardien et capitaine des Ticos contrastait de plus en plus avec l’impatience et la nervosité de Neymar.
Car c’est aussi par sa fébrilité que l’attaquant s’est illustré. Déjà guère connu pour son flegme, celui-ci a multiplié les coups de sang. Meneur d’hommes et de jeu capable de motiver son équipe ou gamin capricieux ? Le Brésilien a plus souvent ressemblé au second.

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Simulation et carton jaune
On l’a vu, à la mi-temps, attendre le trio arbitral dans les travées du stade, l’œil mauvais ; on l’a vu, grossière simulation à l’appui, réclamer un penalty inexistant à la 79e minute ; accordé dans un premier temps, le penalty a finalement été refusé après un arbitrage vidéo, et on l’a alors vu s’exaspérer et envoyer valser le ballon, récoltant ainsi un carton jaune. On l’a aussi vu copieusement insulter (« fils de p… ») un adversaire. Et on l’a vu, donc, finir en larmes un match qui aurait pu ne pas devenir si angoissant.
L’attitude de la star brésilienne n’a pas été du goût de la presse de son pays : « Ce n’est pas normal de pleurer pour un deuxième match de la Coupe du monde, s’est immédiatement alarmé le plus grand quotidien du Brésil, O Globo, sur son site. Une équipe doit afficher sa force mentale, pas sa fragilité. Sincères ou pas, les larmes de Neymar sont inquiétantes. » L’ampleur prise par ces images a obligé le joueur à se justifier après la rencontre et « Ney » a tenté de désamorcer les critiques sur Twitter : « Tout le monde sait par où je suis passé pour arriver jusque-là. C’étaient des larmes de joie, de dépassement, de force. »
« Il y a une chose que je peux dire, c’est que la joie, la responsabilité et la pression de jouer pour le Brésil, c’est fort, et il a le courage de le montrer, l’a défendu Tite, avec qui Neymar s’entend parfaitement. Il est humain et il a besoin de temps pour revenir à son meilleur niveau. Bien sûr qu’il va retrouver son meilleur niveau, sans aucun doute. »
Si cette rencontre face au Costa Rica laisse le Brésil avec de nombreuses interrogations, la Seleçao n’aura besoin que d’un match nul face à la Serbie lors du troisième match de poules pour se qualifier pour les huitièmes de finale de la compétition. La pression que se met en grande partie elle-même la Seleçao peut être un précieux stimulant – à l’instar de la Russie, auteure de débuts en fanfare –, comme elle peut paralyser les meilleurs joueurs et les meilleures intentions. La hargne montrée par son attaquant peut donner un supplément d’âme aux Auriverde comme finir par les déstabiliser.

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La réponse est sans doute une question d’équilibre : vendredi, l’équipe brésilienne a eu l’intelligence de ne pas s’en remettre à Neymar, de jouer avec lui plutôt que pour lui. Il doit désormais montrer plus de sérénité et de confiance. Le jeune homme – il n’a que 26 ans – peut se rassurer en se disant qu’il est déjà entré dans l’histoire de la Coupe du monde, en inscrivant, en Russie, le but le plus tardif jamais inscrit dans le tournoi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ En dix ans d’absence de France, vingt-huit dans le Var, la F1 a évolué. Pour ceux qui auraient un peu décroché, récapitulatif à la veille des premiers essais au Castellet.
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Grand Prix de France : la formule 1 n’est plus ce qu’elle était

En dix ans d’absence de France, vingt-huit dans le Var, la F1 a évolué. Pour ceux qui auraient un peu décroché, récapitulatif à la veille des premiers essais au Castellet.



Le Monde
 |    22.06.2018 à 16h25
    |

            Catherine Pacary








                        



   


Le dernier Grand Prix de France s’est couru sur le circuit de Magny-Cours, dans la Nièvre, en 2008. Il revient le 24 juin au Castellet, dans le Var, sur le Paul-Ricard, qui lui n’avait plus accueilli de formule 1 depuis 1990. Cette année-là, Alain Prost offrait sa 100e victoire à Ferrari après un dépassement dans les derniers tours sur le surprenant Ivan Capelli. Pour ceux qui n’auraient pas tout suivi, et pour les autres, petit mémorandum non exhaustif des principales évolutions enregistrées depuis une décennie.

   


1/ Un look futuriste… Au premier coup d’œil, le halo, sorte de « Y » arqué placé au-dessus du baquet, surprend. Obligatoire depuis janvier, il protège la tête des pilotes, puisque, en F1, il n’y a pas de pare-brise. A l’avant, des ailerons s’étirent au ras du bitume à l’avant des pneus pour maximiser la prise au sol ; à l’arrière, en hauteur, ils changent de forme au fil des réglementations. Performant, cet aérodynamisme serait en revanche à l’origine de la baisse du nombre de dépassements en course, en générant dans le sillage des monoplaces de trop fortes turbulences. Et ce même si, depuis 2011, le DRS (Drag Reduction System), sorte de trappe qui s’ouvre ou se ferme sur commande, permet, en détournant le flux d’air, de booster la voiture d’environ 10 km/h sur certaines portions du tracé. Sur le plateau du Castellet, dans le Var, les pilotes risquent de découvrir un autre perturbateur de masse d’air : le mistral.

   


2/ Hybrides, moins bruyantes. L’évolution de la motorisation reflète les enjeux de la mobilité de demain. Adieu le moteur 10 cylindres en V de la McLaren-Honda d’Ayrton Senna de 1990 — de 3 493 cm3 pour 690 chevaux — ou les V6 Turbo. Depuis 2014 sont imposés des groupes propulseurs hybrides (V6 turbo) dotés de deux systèmes de récupération d’énergie, au niveau du freinage et de l’échappement, pour une puissance proche de 1 000 chevaux. Conséquence, la voiture fait moins de bruit, ce qui n’a pas plu aux fans de la première heure ni au promoteur de la F1 d’alors, Bernie Ecclestone.
3/ Bernie » justement n’est plus « le grand argentier de la Formule 1 ». Après quarante ans de règne sans partage, il a été évincé en janvier 2017 par les nouveaux propriétaires de la F1 mondiale, l’américain Liberty Media, et remplacé par Chase Carey aux bacchantes déjà célèbres.
4/ La consommation a été divisée par deux en un quart de siècle et limitée à 105 kg par course (environ 130 litres, selon les mélanges). Les ravitaillements en essence ont donc été supprimés en 2010. Un plein couvre un Grand Prix, dont la distance varie de 300 km à 310 km — à l’exception des 260 km de Monaco. Le nombre de tours est donc calculé en fonction de la longueur du circuit. Question : sachant que le Paul-Ricard fait 5,842 km, combien de tours effectueront les monoplaces dimanche ? Réponse 53, soit une distance totale de 309,626 km.

   


5/ Hyperconnecté. Le développement de l’électronique permet aux ingénieurs de recevoir les données de la monoplace en continu sur l’usure des pièces, les niveaux d’huile, de carburant, les températures… Autre révolution, les jeunes pilotes comme le Français de Force India, Esteban Ocon, ou le pilote Red Bull Max Verstappen ont appris à piloter uniquement sur simulateur. C’est pourquoi le « volant » s’apparente désormais à une console de jeu. De même pour le nouveau tracé du Paul-Ricard, qu’aucun pilote n’a pu tester, puisque les travaux se sont achevés il y a quelques semaines, le simulateur a été la seule option pour se préparer. Gare toutefois à ne pas déshumaniser la course. La FIA refuse toujours de valider les Robot Race, courses de voitures autonomes.
6/ Toujours plus vite ? La vitesse moyenne n’a pas tant augmenté que ça : de 40 km/h en un quart de siècle. Globalement, la Fédération internationale de l’automobile (FIA) a plutôt tout fait pour ralentir les monoplaces : ailerons diminués en 1991, pneus moins larges en 1993, baisse de la cylindrée en 1995 et en 2006… afin d’améliorer la sécurité. Jusqu’à ce que le spectacle en pâtisse. Aussi, depuis deux saisons, les vitesses de pointe ont-elles été revues à la hausse.

   


7/ La sécurité, une priorité. Le Paul-Ricard s’est voulu exemplaire dès sa conception. Son créateur, inventeur de la boisson anisée à 40 degrés qui porte son nom, voulait en effet par ce circuit démontrer que ce n’étaient ni la vitesse ni l’alcool mais le mauvais état des routes qui était la cause principale de nombreux accidents enregistrés dans les années 1960-1970 (avec un pic de 18 034 morts en 1972 contre 3 500 en 2017). D’où la configuration novatrice du tracé, avec une piste très large, de grands dégagements, des bacs à graviers, qui seront remplacés par les bandes de « grip » à adhérence progressive. Aujourd’hui, le Paul-Ricard est un des circuits les plus avancés techniquement au monde, et le premier désigné « Centre d’excellence » par la FIA.
8/ Ecuries. Derrière l’apparente stabilité — Honda motorise les McLaren en 1990 comme en 2017 — se cache un incessant va-et-vient. Parmi les grandes « disparues », Virgin Racing, rebaptisée Marussia puis Manor (2010–2016), et Lotus (2010-2015) rachetée en décembre 2015 par Renault pour effectuer son grand retour comme « écurie à part entière » et non plus comme simple motoriste. Autre grand come-back, celui des Etats-Unis avec l’écurie Haas en 2016 également. Dernière annonce en date, le 19 juin, Red Bull qui rompt son contrat avec Renault motoriste pour passer à un moteur Honda dès 2019. Toro Rosso, la pépinière de Red Bull, se trouvant très satisfaite des engins nippons.

Get ready for the grand revival of the #FrenchGP! 
— pirellisport (@Pirelli Motorsport)


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9/ Stratégiques pneumatiques. L’équipementier français Michelin se retire de la F1 à la fin de 2006, alors qu’il se partage l’élite du sport automobile avec Bridgestone. Depuis 2011, Pirelli a pris le relais en tant que fournisseur exclusif. Au-delà de la marque, la technologie a beaucoup évolué. La gamme de pneus mise à disposition est passée de trois à neuf en vingt ans : hypertendre rose, ultratendre violet, extratendre rouge…, l’arc-en-ciel se décline jusqu’au pneu pluie bleu.

French GP special 🤙🇫🇷👌
— RGrosjean (@Romain Grosjean)


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10/ Cocoricos. Bien avant la création du championnat du monde FIA de F1, en 1950, le premier Grand Prix de l’histoire s’est couru en 1906 en France, sur 103 km de route ouverte entre Le Mans, Saint-Calais et La Ferté-Bernard.
— Sur les quinze nationalités présentes dimanche 24 juin sur la grille, la France est la plus représentée, avec trois pilotes — contre 0 en 2011 ! : Romain Grosjean (32 ans, pilote Haas, qui s’est fait customiser son casque pour l’occasion) ; Esteban Ocon (arrivé chez Force India à la mi-saison en 2016) ; et Pierre Gasly, promu chez Toro Rosso un an après.
— Sur les dix écuries en lice, trois sont dirigées par un Français : McLaren, drivée par Eric Boulier ; Renault F1, par Cyril Abiteboul ; et Sauber, par Frédéric (Fred) Vasseur depuis juillet 2017, six mois après avoir claqué la porte de Renault.
— Le Français Jean Todt, patron de la Scuderia Ferrari pendant quatorze ans (1993-2007), est réélu président de la FIA le 7 décembre 2017 pour un troisième mandat de quatre ans, qui doit le mener jusqu’en 2021, le temps de renégocier avec les écuries la nouvelle répartition des budgets.
Reste à trouver un successeur à Alain Prost. En dehors du « Professeur », dernier vainqueur au Castellet, en 1990, avant de décrocher son quatrième titre mondial en 1993 pour Williams, il y a eu l’unique victoire en Grand Prix de Jean Alesi (Canada, 1995) et celle d’Olivier Panis (Monaco, 1996). Depuis, plus rien.

This day in 1996 in the Ligier JS43, Olivier Panis crossed to victory at the Monaco Grand Prix. Amazing scenes. #F1 https://t.co/Wbp97ryH0S— F1PaddockPass (@F1 Paddock Pass)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Grâce à un doublé de Musa, les Nigérians se sont replacés dans le groupe D. L’incertitude est totale sur l’identité de l’adversaire de l’équipe de France en huitièmes de finale.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Le businessman laïque et républicain Ali Koç a été élu président du club de Fenerbahçe, le 3 juin, après vingt ans de règne d’Aziz Yildirim. L’opposition y voit une métaphore des élections anticipées du 24 juin.
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Football : en Turquie, les anti-Erdogan gagnent un président


                      Le businessman laïque et républicain Ali Koç a été élu président du club de Fenerbahçe, le 3 juin, après vingt ans de règne d’Aziz Yildirim. L’opposition y voit une métaphore des élections anticipées du 24 juin.



Le Monde
 |    22.06.2018 à 14h27
 • Mis à jour le
22.06.2018 à 18h05
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








   


Aux manettes de la Turquie depuis 2003, Recep Tayyip Erdogan peut-il perdre les élections, législatives et présidentielle, anticipées par lui au dimanche 24 juin ? C’est ce que semble croire l’opposition, les kémalistes du Parti républicain du peuple (CHP), les nationalistes du Bon Parti et les islamistes du Parti de la félicité, unis contre lui – c’est une première – en vue du scrutin. Les anti-Erdogan misent d’autant plus sur la victoire qu’ils ont cru en déceler les prémices lorsque le club de Fenerbahçe, l’un des trois « géants » du football stambouliote avec Galatasaray et Besiktas, a changé de président de façon inattendue, à l’issue d’un vote, dimanche 3 juin.
Ancien d’Harvard et entrepreneur
Ce jour-là, l’homme d’affaires Ali Koç, 51 ans, ancien d’Harvard, issu d’une prestigieuse dynastie turque d’entrepreneurs, a été élu président du club en remplacement d’Aziz Yildirim, 65 ans, qui régnait sur Fenerbahçe depuis vingt ans. En cause, la mauvaise gestion du club et l’organisation de matchs truqués, onze pendant la saison 2010-2011, ce qui lui a valu une condamnation à six ans et trois mois de prison en 2011. Comme Aziz Yildirim est une personnalité connue, il n’a passé qu’un an à la prison de Metris, à Istanbul, avant d’en être libéré en juillet 2012. Il a alors retrouvé son poste de président du club, comme si de rien n’était, jusqu’au scrutin du 3 juin. « Sa gestion très personnifiée, sa volonté de tout contrôler lui auront finalement coûté son poste », a estimé la journaliste Barçin Yinanç dans les colonnes du quotidien Hurriyet (édition du 5 juin).

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Tout s’est joué sur l’image. Face à un Aziz Yildirim au discours éculé, cherchant encore et toujours à « laver son nom et celui du club », Ali Koç n’a pas eu de mal à briller. L’assistance, 20 000 membres du club qui avaient fait le déplacement au stade pour attribuer leurs votes ce jour-là, a été conquise lorsqu’il a présenté son équipe, composée pour beaucoup de jeunes femmes. Car ce fils de famille, représentant de la Turquie laïque et républicaine en col blanc, veut voir davantage de femmes aux postes de gestion, y compris dans le football. Elles seraient, dit-on, meilleures gestionnaires que leurs homologues masculins.
Les matchs truqués sont loin d’être la seule épine dans le pied des clubs de foot, lourdement endettés auprès des banques. Dès lors, les électeurs ont sans doute été sensibles aux attraits de la fortune des Koç, l’une des familles les plus riches du pays. Finalement, Aziz Yildirim, « l’indéboulonnable », dont la silhouette dominait les terrains de jeu depuis 1998, a été battu à plate couture, avec 4 644 voix seulement, contre 16 092 à Ali Koç. Il n’en fallait pas plus pour que l’opposition interprète ce vote comme une métaphore de celui du 24 juin.
Erdogan une vocation de footballeur
En Turquie, football et politique marchent main dans la main. Chaque club a sa coloration : Besiktas est à gauche, Galatasaray et Fenerbahçe sont plus conservateurs, plus à droite. Fenerbahçe jouit des faveurs du gouvernement islamo-conservateur. Le club ne compte-t-il pas le président Erdogan parmi ses fans ? Passionné de football dans sa jeunesse, le numéro un turc, surnommé « l’imam Becken-bauer » par ses camarades de jeu, a été approché à la fin des années 1970 par un entraîneur de Fenerbahçe. Il a toutefois dû renoncer à sa vocation, son père y étant opposé. Pieuse et conservatrice, la famille souhaitait faire de lui un « hafiz », capable d’apprendre et de réciter le Coran par cœur. Le chef de l’Etat turc en a gardé une solide passion pour les sermons et pour le ballon rond.

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Dans ses meetings, Recep Erdogan a beau tacler tant qu’il le peut Muharrem Ince, le candidat du Parti républicain du peuple (CHP, centre gauche) à la présidentielle, son principal rival sur le terrain, sa popularité est en déclin. D’après les sondages, il arriverait en tête du scrutin pour la présidentielle, sans parvenir pour autant à recueillir les 51 % nécessaires pour l’emporter dès le premier tour.



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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Les deux attaquants brésiliens ont marqué dans les arrêts de jeu de la deuxième période, offrant la victoire à la Seleçao 2-0 alors qu’un match nul se profilait.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ L’ancien chef d’Etat, qui purge une peine de douze ans de prison pour corruption, envoie des textos de sa cellule, qui sont ensuite lus à la télévision lors des matchs du Brésil.
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Coupe du monde 2018 : dans sa prison, Lula se mue en commentateur sportif

L’ancien chef d’Etat, qui purge une peine de douze ans de prison pour corruption, envoie des textos de sa cellule, qui sont ensuite lus à la télévision lors des matchs du Brésil.



Le Monde
 |    22.06.2018 à 11h47
 • Mis à jour le
22.06.2018 à 12h21
    |

            Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)








                        



   


Les uns voient dans l’effronterie la démonstration de l’ego surdimensionné d’un ancien chef d’Etat cherchant désespérément à ne pas finir dans les oubliettes de l’actualité. Les autres ont la preuve que leur héros est un homme du peuple. Un de ces Brésiliens qui aiment le futebol et la cachaça. Comme ses compatriotes, de fait, l’ancien président Luiz Inacio Lula da Silva, dit Lula, 72 ans, peste contre ce football devenu « une machine à cash ». S’agace de l’indolence de la Seleçao, l’équipe officielle du Brésil. S’emporte quand Neymar, attaquant à l’inventivité capillaire débridée et à l’individualisme assumé, se jette à terre comme une petite chose. Et implore le retour du jogo bonito (le « beau jeu »).

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Lors des matchs du Brésil, favori d’une Coupe du monde qui peine à passionner, Lula râle donc, comme tous les Brésiliens devant son poste de télévision. Mais contrairement à ses compatriotes, le septuagénaire, « prisonnier politique » pour ses amis, « politicien prisonnier » pour ses ennemis, assiste aux jeux dans sa cellule de quinze mètres carrés, où il purge une peine de douze ans de prison pour corruption, tout en jouant les commentateurs sportifs à la télévision. Une prouesse simple comme un texto : lors des matchs, la figure centrale du Parti des travailleurs (PT, gauche), qui prétend participer à l’élection présidentielle d’octobre, envoie ses états d’âme footballistiques par Whatsapp au journaliste José Trajano, dit « Zé Trajano », qui les retransmet par écrit avec une lecture en voix off à la TVT, la chaîne de télévision du syndicat des métallos.
Ça n’arrive qu’au Brésil
L’expression « so no Brasil » (« ça n’arrive qu’au Brésil ») trouve ici tout son sens. Mais à en croire les experts interrogés par les médias brésiliens, il n’y a dans le procédé aucune illégalité. « Communiquer avec l’extérieur par courrier n’est pas interdit », explique au site Veja l’avocat Francisco Monteiro Rocha Júnior. « Tout prisonnier a le droit de travailler, notamment pour obtenir une remise de peine », abonde le criminologue João Paulo Martinelli.
Zé Trajano, lui, se frotte les mains. C’est lui qui a eu cette idée pour le moins saugrenue. « J’ai osé !», se félicite-t-il. La participation de Lula à son émission, jusqu’ici confidentielle, a fait doubler les audiences et a eu des répercussions mondiales. Der Spiegel, en Allemagne, El Pais, en Espagne, The Sun, au Royaume-Uni, ont, parmi d’autres, noté la conversion —temporaire ? — de l’homme politique. De plus, souligne le journaliste, « Lula fait des commentaires pertinents. Je n’aurais pas pu demander ça à FHC ». FHC étant le sigle de Fernando Henrique Cardoso, président de 1995 à 2003, surnommé « pé frio » (« pied froid ») et suspecté de porter la poisse à la Seleçao.
La passion de Lula pour le foot est sincère. Né dans la misère, l’ex-syndicaliste est un supporteur enflammé des Corinthians, l’une des équipes de Sao Paulo. Il fut l’ami du joueur mythique Socrates, et assiste toujours à l’intégralité des matchs de la « Copa », qu’il s’agisse de l’Arabie saoudite ou du Portugal. Son amour pour le jeu l’empêche même de haïr le prodige Neymar, qui a pourtant appelé à voter Aecio Neves, candidat de l’opposition au PT lors de la présidentielle de 2014.
Après avoir maudit la Seleçao lors du match (1-1) contre la Suisse, dimanche 17 juin, Lula reprendra du service vendredi 22, lors de la rencontre contre le Costa Rica, priant pour une victoire de son pays. A quatre jours de l’examen d’un recours visant à le faire sortir de prison, l’ancien chef d’Etat priera sans doute aussi un peu pour lui et pour une victoire de la gauche à la présidentielle.



                            


                        

                        

