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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Dans sa chronique, Annie Kahn, journaliste au « Monde », montre qu’il est préférable de s’intéresser aux qualités intrinsèques des individus, plutôt que de se focaliser sur leur âge aux dépens des plus expérimentés.
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« Plutôt que de célébrer les millennials, mieux vaut déceler les perennials »

Dans sa chronique, Annie Kahn, journaliste au « Monde », montre qu’il est préférable de s’intéresser aux qualités intrinsèques des individus, plutôt que de se focaliser sur leur âge aux dépens des plus expérimentés.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 15h04
    |

            Annie Kahn








                        



                                


                            
Ma vie en boîte. Cette manie de découper la population en rondelles, en fonction des dates de naissance, aurait-elle du plomb dans l’aile ? Le fait de nommer les générations baby-boomeurs, X, Y/millennials ou Z, et de leur attribuer des caractéristiques spécifiques, est une pratique récente, qui a commencé avec le boom des naissances de l’immédiat après-guerre. Certes, le contexte géopolitique, technologique et économique qui prévaut durant l’enfance, l’adolescence, puis l’âge adulte influe sur les comportements. Ce qui peut expliquer une certaine similitude de goûts, de rapport à l’autorité, de type de consommation au sein d’une classe d’âge.
Mais que pèsent ces prétendues constantes générationnelles vis-à-vis des qualités propres à un individu, indépendamment de sa date de naissance ? Pas grand-chose, estime Gina Pell, cofondatrice et rédactrice en chef du site The What, dans un article publié en octobre 2016, mais chaque année un peu plus d’actualité.
Quel que soit son âge, on peut être curieux de tout, rester au fait des dernières évolutions technologiques, avoir des amis de son âge, mais aussi beaucoup plus jeunes ou beaucoup plus vieux. Etre créatif et entreprenant. En bref, se renouveler chaque année, sans perdre ses qualités, à l’instar des plantes vivaces (perennial, en anglais). Plutôt que de célébrer les millennials, mieux vaut donc déceler les Perennials, estime Gina Pell.
Dans un article à paraître dans la Harvard Business Review, Avivah Wittenberg-Cox, PDG de la société de conseil 20-first, enfonce le clou. « On a longtemps considéré que les sexagénaires et septuagénaires étaient forcément des retraités […], vivant entre eux, adeptes de croisières pour le troisième âge. Alors qu’actuellement ils souhaitent au contraire s’engager pleinement dans cette troisième phase de leur vie. » Tant au plan personnel que professionnel.
Les « dé-retraités » arrivent
Les retraités sont...




                        

                        


<article-nb="2018/06/23/16-2">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Le Rijksmuseum d’Amsterdam, le Centre Getty de Los Angeles ou le MET de New York diffusent leurs collections en libre accès sur Internet. Les institutions françaises se montrent réticentes. Certains appellent à un débat national.
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Open access : les musées français à la traîne

Le Rijksmuseum d’Amsterdam, le Centre Getty de Los Angeles ou le MET de New York diffusent leurs collections en libre accès sur Internet. Les institutions françaises se montrent réticentes. Certains appellent à un débat national.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 13h51
    |

            Laurent Carpentier








                        



                                


                            
Un tabou serait-il en train de tomber ? Mardi 13 mars, Emmanuel Macron reçoit pour déjeuner à l’Elysée les directeurs des grands musées français. Ils sont vingt-six, à qui il demande les points qu’il leur semble essentiel de faire évoluer. Restitution, circulation des œuvres, gratuité…
Quand vient le tour de Jean-Luc Martinez, directeur du ­Louvre, celui-ci soulève une question qui semblait inconcevable il y a peu encore : l’accès aux collections en open data – c’est-à-dire de manière gratuite et immédiate pour tous –, avec la possibilité d’imprimer les images des œuvres, de les reproduire, de les diffuser.
400 000 œuvres en haute définition
C’est ce qu’ont fait le Rijksmuseum à Amsterdam, pionnier en la matière depuis 2010, le Centre Getty à Los Angeles, la National Gallery of Art à Washington ou encore le Metropolitan Museum de New York qui a mis en ligne, en 2017, 400 000 œuvres en haute définition, téléchargeables gratuitement pour peu qu’il n’en soit pas fait d’usage commercial.
« Les travaux de recherche sont impactés par la question des images. Et il y a des domaines qui sont dans un trou noir faute de pouvoir accéder aux œuvres », affirme Martine Denoyelle, conservatrice en chef du patrimoine
Or, dans le monde d’Internet, où le libre accès est devenu l’usage, la France est à la traîne, plaident les partisans de l’open data. « Partout en Europe, il ne se passe pas une semaine sans qu’un musée, une bibliothèque ne s’y mette », affirme Martine Denoyelle, conservatrice en chef du patrimoine, qui, à l’Institut national d’histoire de l’art (INHA), a été chargée par la Fondation de France de préparer pour cet automne un livre blanc sur la question. Voire.
Ne serait-ce que l’Italie ou l’Allemagne ne sont guère plus avancées. Reste que, ici comme là-bas, « les travaux de recherche sont impactés par la question des images. Et il y a des domaines qui sont dans un trou noir faute de pouvoir accéder aux œuvres », affirme-t-elle....




                        

                        


<article-nb="2018/06/23/16-3">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Ce que les économistes sont capables de « voir » ne dépend pas seulement de leurs théories, mais aussi du contexte politique et des données qu’ils ont à leur disposition, explique dans sa chronique l’économiste Beatrice Cherrier.
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Les économistes redécouvrent « les inégalités de revenus et de richesse au sein des pays développés »

Ce que les économistes sont capables de « voir » ne dépend pas seulement de leurs théories, mais aussi du contexte politique et des données qu’ils ont à leur disposition, explique dans sa chronique l’économiste Beatrice Cherrier.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 11h43
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 11h47
    |

Beatrice Cherrier (Economiste à l’université de Cergy-Pontoise et à l’Institute for New Economic Thinking)







                        



                                


                            

Recherches. Un procès souvent fait aux économistes est que ceux-ci seraient, jusqu’à ces dernières années, restés aveugles face la montée des inégalités. La faute, dit-on, à leur étroit intérêt pour l’efficacité des politiques économiques plutôt que pour leur équité, et à leurs modèles théoriques dans lesquels tous les agents sont peu ou prou semblables.
Un article du sociologue américain Dan Hirschman (« Rediscovering the 1 % : Economic Expertise and Inequality Knowledge », SocArXiv, 2016) montre pourtant que ce que les économistes sont capables de « voir » ne dépend pas seulement de leurs théories, mais aussi du contexte politique et des données qu’ils ont à leur disposition.
Les chercheurs des années 1940 à 1980 étaient préoccupés par les inégalités, mais pas par les hauts revenus, que les deux guerres mondiales et leurs conséquences avaient sérieusement rabotés. La croissance était élevée – ce sont les « trente glorieuses » – et l’on croit, avec optimisme, que l’enrichissement qui en résulte rendra inutiles pour un temps les politiques de redistribution.
De nouvelles théories
Celles-ci sont, qui plus est, actives à l’époque : des années 1950 aux années 1980, les taux d’imposition sur les tranches les plus élevées avoisinent les 80 % puis les 70 % aux Etats-Unis. Du coup, l’attention des économistes se concentre plutôt sur l’inégalité entre capital et travail.
Qui, des capitalistes ou des travailleurs, récupère la plus grosse partie des fruits de la croissance, se demandent-ils ? Les inégalités entre pays font également l’objet de nombreuses études. La période est à la décolonisation et, en pleine guerre froide, le risque de voir basculer plusieurs pays en développement dans le giron communiste inquiète.
Les chiffres concernant les familles les plus aisées, faciles à identifier, sont supprimés avant toute mise à disposition
Plus encore que les inégalités, c’est la pauvreté absolue...




                        

                        


<article-nb="2018/06/23/16-4">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Pour obtenir l’adhésion des Français, le gouvernement doit se fixer un calendrier précis et organiser un dialogue approfondi, rappelle l’économiste Xavier Chojnicki
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
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Retraites : « Une réforme ambitieuse sur un terrain miné »

Pour obtenir l’adhésion des Français, le gouvernement doit se fixer un calendrier précis et organiser un dialogue approfondi, rappelle l’économiste Xavier Chojnicki



Le Monde
 |    23.06.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 11h51
    |

Xavier Chojnicki (Economiste)







                        



                                


                            

[Alors que le gouvernement vient de lancer sa consultation sur la réforme des retraites, quatre économistes, dont Xavier Chojnicki, analysent la situation.]
Tribune. Avec le lancement de la consultation citoyenne sur la réforme des retraites, le 31 mai, le temps est à présent venu de transformer une belle promesse de campagne électorale – un euro cotisé doit donner les mêmes droits à tous – en une réforme ambitieuse du système de retraite français. Mais que nous promet-on au final ?
L’objectif est clair : il faut rendre plus lisible un système actuellement jugé comme étant très complexe, caractérisé par la coexistence d’une multitude de régimes aux règles de calcul différentes, source dans l’esprit de beaucoup de Français d’un soupçon d’iniquité (pourtant relativement peu fondé), voire même pour les plus jeunes générations d’une perte de confiance dans la capacité du système actuel de leur offrir un jour une retraite décente. Le tout en garantissant de ne toucher ni à l’âge de départ à la retraite, ni au niveau des pensions.
Un beau chantier en perspective. Surtout quand on se remémore les remous qu’ont pu provoquer certaines des précédentes réformes.
En effet, cette réforme est loin d’être la première, mais l’objectif a ici clairement changé. Depuis 1993, plusieurs réformes d’importance variable se sont succédé, venant modifier quelques paramètres clés du système : durée de cotisation, calcul du salaire de référence, indexation des pensions, conditions d’âge sur le départ à la retraite. La finalité était globalement toujours la même : assurer la solvabilité des différents régimes de retraite à long terme.
Harmoniser les règles
Bien que ce problème de solvabilité ne soit pas encore totalement réglé – si l’on en croit les exercices de projection réalisés par le Conseil d’orientation des retraites (COR) – ou tout du moins reste très dépendant de la croissance économique...




                        

                        


<article-nb="2018/06/23/16-5">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Obsédé par son défi de « start-up nation », Emmanuel Macron poursuit comme unique objectif de faire baisser la part des retraites dans le PIB, estime l’économiste Jean-Marie Harribey
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Réforme des retraites : « La volonté cachée du gouvernement est d’éviter un débat sur la répartition des fruits du travail »

Obsédé par son défi de « start-up nation », Emmanuel Macron poursuit comme unique objectif de faire baisser la part des retraites dans le PIB, estime l’économiste Jean-Marie Harribey



Le Monde
 |    23.06.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 11h09
   





                        



                                


                            

[Alors que le gouvernement vient de lancer sa consultation sur la réforme des retraites, quatre économistes, dont Jean-Marie Harribey, analysent la situation.]
Par Jean-Marie Harribey
Tribune. Le gouvernement s’apprête à réformer les retraites. Les réformes précédentes n’ont-elles pas atteint leur objectif ? Le cumul des mesures (allongement continu de la durée de cotisation, report à 62 ans de l’âge de départ, calcul des pensions sur la base des 25 meilleures années de salaire, indexation sur les prix et non plus sur les salaires…) a limité le déficit global des caisses de retraites au prix d’une baisse inexorable, à l’avenir, du niveau des pensions.
Le haut-commissaire chargé par le gouvernement de préparer la réforme, Jean-Paul Delevoye, vient d’adresser aux syndicats un document de travail qui montre qu’en croisant les deux critères que sont le niveau relatif des pensions par rapport aux salaires des actifs et la part de solidarité du système, la France est à la meilleure place de tous les pays de l’OCDE. Alors pourquoi cette réforme ?
La réponse est contenue dans les rapports du conseil d’orientation des retraites (COR) de 2017. Le système de retraite représente 14 % du produit intérieur brut annuel. Ce qui est jugé trop élevé. Il faut diminuer cette part au nom de la baisse des dépenses publiques et sociales. Comme les réformes paramétriques précédentes ne sont pas parvenues à réduire cette part, le stratagème consiste à ouvrir une réforme « structurelle ». C’est là que le cynisme confine avec l’absurdité.
Il s’agit de mettre à bas le système actuel de retraite
Puisque les pensions sont désindexées de l’évolution des salaires, plus la croissance économique est forte (et donc, normalement, plus les salaires augmentent), plus les pensions seront déconnectées et représenteront une part plus faible dans le produit intérieur brut (PIB). Ainsi, d’après le COR, si la croissance économique...




                        

                        


<article-nb="2018/06/23/16-6">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ A l’occasion du lancement de la « consultation citoyenne », dans une tribune au « Monde », treize acteurs de la finance solidaire s’adressent au gouvernement pour que celle-ci ne soit pas la grande oubliée de la réforme à venir des retraites.
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Réforme des retraites : « Pour une généralisation de l’épargne-retraite solidaire »

A l’occasion du lancement de la « consultation citoyenne », dans une tribune au « Monde », treize acteurs de la finance solidaire s’adressent au gouvernement pour que celle-ci ne soit pas la grande oubliée de la réforme à venir des retraites.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 11h52
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Le gouvernement a décidé de procéder à une réforme majeure de l’épargne-retraite et d’harmoniser les produits souscrits par les particuliers comme par les entreprises, proposés par un assureur ou par un gestionnaire d’actifs. Si cette réforme tend à mieux protéger l’épargnant, elle ne peut faire l’impasse sur la solidarité, tant dans les régimes de base par répartition, qu’il faut préserver, que dans l’épargne retraite individuelle ou collective.
Il est d’autant plus essentiel d’introduire cette dimension dans la réforme que l’épargne retraite finance à long terme notre économie. Elle doit donc s’appuyer sur un projet de société et sur un projet de développement durable et solidaire.
Les produits d’épargne solidaire offrent aujourd’hui l’occasion de financer des entreprises et associations à forte utilité sociale, qui privilégient la recherche d’un impact social et environnemental positif pour la société à la seule rentabilité financière.

Ces dernières ont adopté des modèles économiques pérennes qui favorisent l’insertion des demandeurs d’emploi souhaitant créer leur activité grâce au microcrédit (ADIE), soutiennent la création d’emplois par les entrepreneurs sociaux (France active), luttent contre le mal-logement des sans-abri ou des plus fragiles (Habitat et Humanisme et Fondation Abbé Pierre), favorisent la transition écologique et énergétique citoyenne (Enercoop) ou le développement économique dans les pays du Sud (SIDI, Oikocredit).
Les pouvoirs publics doivent mieux encourager tous ces acteurs qui jouent un rôle bénéfique mais trop méconnu dans la cohésion sociale et territoriale de notre société et son orientation vers un développement soutenable.
Besoin d’un financement fléché
Les bénéficiaires d’épargne solidaire, qu’il s’agisse de très jeunes entreprises ou de projets matures en phase de changement d’échelle, ont besoin de ce surcroît d’épargne. Sans que ce soit l’intention du gouvernement,...




                        

                        


<article-nb="2018/06/23/16-7">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Ouverture à la capitalisation, départ à 63 ans et allongement de la durée de cotisation restent des pistes nécessaires pour sauver le système, estime Victor Poirier de l’Institut Montaigne.
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Réforme des retraites : « Pour ne pas sacrifier l’avenir, la transformation doit répondre à une logique d’objectifs et non de moyens »

Ouverture à la capitalisation, départ à 63 ans et allongement de la durée de cotisation restent des pistes nécessaires pour sauver le système, estime Victor Poirier de l’Institut Montaigne.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 11h06
   





                        



                                


                            

[Alors que le gouvernement vient de lancer sa consultation sur la réforme des retraites, quatre économistes, dont Victor Poirier, analysent la situation.]
Par Victor Poirier
Tribune. Dans ce quinquennat, 2019 sera une année clé. A défaut du rapport CAP 2022, le projet de loi de finances, discuté dès cet automne, devra contenir des éléments substantiels de transformation, si la France veut respecter ses engagements budgétaires. 2019 est aussi l’année choisie par l’exécutif pour la réforme des retraites, qui s’annonce des plus délicates. Dans le programme du candidat Macron, ce chantier, majeur pour les finances publiques du pays, était pourtant très peu documenté.
Seule l’annonce choc de la fin des réformes paramétriques y figurait, au bénéfice d’une réforme systémique. Le tout est prévu en un an, là où les Suédois, souvent cités comme exemple, ont mené des négociations pendant près d’une décennie avant d’aboutir à leur réforme de 1998. A cet égard, la méthode retenue par l’exécutif, celle d’une concertation conduite par un haut-commissaire compétent et rassurant, envoie un signal encourageant.
Coûteux, inéquitable et insoutenable
Sur le fond, les enjeux sont connus. Ils peuvent être résumés en trois volets qui devront guider les décisions à venir. Notre modèle est aujourd’hui généreux et coûteux. En 2015, le niveau de vie médian des retraités est plus élevé que celui de l’ensemble de la population, tandis que 316 milliards d’euros de pensions de retraite ont été versés en 2017, soit 13,8 % du PIB… contre 10 % en moyenne dans l’Union européenne.
Il est aussi difficilement lisible et inéquitable. On compte aujourd’hui près d’une quarantaine de régimes de retraite. Les différences de traitement existantes – âge d’ouverture des droits, méthode de calcul des prestations – entraînent complexité et injustice, certains pouvant être favorisés selon qu’ils auraient effectué leur carrière dans...




                        

                        


<article-nb="2018/06/23/16-8">
<filnamedate="20180623"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180623"><AAMMJJHH="2018062316">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Pour l’économiste Audrey Rain, le gouvernement, en faisant le choix d’une réforme en profondeur, pose les bonnes questions. Reste à apporter les bonnes réponses
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Réforme des retraites : « Le choix du temps long donne l’opportunité de réfléchir aux grandes questions »

Pour l’économiste Audrey Rain, le gouvernement, en faisant le choix d’une réforme en profondeur, pose les bonnes questions. Reste à apporter les bonnes réponses



Le Monde
 |    23.06.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 11h07
   





                        



                                


                            

[Alors que le gouvernement vient de lancer sa consultation sur la réforme des retraites, quatre économistes, dont Audrey Rain, analysent la situation.]
Par Audrey Rain
Tribune. La réforme annoncée qui vise à modifier en profondeur le système de retraite peut, de façon légitime, susciter des interrogations, mais ces inquiétudes pourraient être aisément levées. En effet, cette réforme constitue aussi une opportunité pour corriger les actuelles imperfections du système. D’un côté, elle pourrait permettre d’améliorer les dispositifs de solidarité existants et leur articulation avec les mécanismes contributifs. De l’autre, elle devrait assurer l’équilibre financier du système à long terme, ce qui n’implique en aucun cas une restriction de la gouvernance politique.
L’engagement selon lequel « chaque euro cotisé donne les mêmes droits » semble interprété par certains comme la perte des mécanismes de solidarité existants. Or, cette observation s’appuie sur un constat inexact : si le système actuel de retraite réduit les inégalités salariales observées au cours des carrières individuelles, c’est au moyen de dispositifs dits « non contributifs ». Ces mécanismes assurent les individus en cas d’accidents de carrière ou par des minima de pension.
En revanche, le cœur du système – la formule de calcul des pensions – est antiredistributif, comme l’a montré une étude de l’Insee. La règle des vingt-cinq meilleures années constitue un exemple pertinent. En conservant la dynamique actuelle de revalorisation des retraites, une étude montre que ce mécanisme permet aux individus dont les carrières sont les plus ascendantes de percevoir une meilleure pension par rapport à leur cotisation, et pénalise les salariés dont les fins de carrière sont plus difficiles. La réforme envisagée du système offre la possibilité de corriger de telles imperfections en permettant, par la suite, une meilleure...




                        

                        


<article-nb="2018/06/23/16-9">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Le gouvernement vient d’autoriser de nouveau les importations de cerises turques, en assurant qu’elles ne sont plus traitées au diméthoate, dangereux pour la santé.
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Le retour de la cerise turque inquiète les agriculteurs français

Le gouvernement vient d’autoriser de nouveau les importations de cerises turques, en assurant qu’elles ne sont plus traitées au diméthoate, dangereux pour la santé.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 10h49
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 10h56
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            
Chronique. Sus à la cerise turque ! Lors des blocages de raffineries orchestrés par le syndicat FNSEA jusqu’au 13 juin, le fruit rouge voyageur en a pris pour son grade. Et pour cause. Cette année, la cerise de la Sublime Porte a vu se rouvrir celles du marché français. Elle a décroché le visa sanitaire perdu en 2016. Les agriculteurs français s’interrogent, eux, comme pour l’huile de palme ou la viande bovine, sur les conditions de production et d’éventuelles distorsions de concurrence.
Pour l’heure, pas de déferlante turque dans les étals de primeurs. Mais la vigilance est de mise. Il est vrai que la Turquie s’est refait la cerise avec ce fruit. « Avec 630 000 tonnes en 2017, c’est le premier producteur mondial, devant l’Italie (118 000 tonnes) et l’Espagne (100 000 tonnes) », affirme Alexandra Lacoste, de l’AOP Cerises. Et le pays exporte à tour de bras vers l’Allemagne ou la Russie.
En France, la production était de 35 000 tonnes en 2017. Et cette année ? Il est encore trop tôt pour tirer un bilan. Mais beaucoup d’espoirs ont été douchés par le pluvieux mois de mai. Du jamais-vu, disent en chœur les arboriculteurs. Des monts du Lyonnais, au mont Ventoux en passant par Céret dans les Pyrénées-Orientales, tous ont bu la tasse. Plus ou moins remplie.
La drosophile suzukii reste discrète
« J’ai perdu 40 % de mes volumes. Avec la pluie mais aussi l’absence de mistral qui habituellement assainit les arbres », raconte Jean-Christophe Neyron, président de l’AOP Cerises, en fin de récolte, près du mont Ventoux. Dépité d’avoir vu les fruits pourrir sur les branches, même pas dignes de finir en confiture. Et d’avoir travaillé pour des queues de cerise.
Le retour du soleil redonne le sourire dans les monts du Lyonnais. Première région productrice française, elle est plus tardive et son potentiel a donc été moins affecté. « Nous avons eu tout de même un gros travail de tri en mai », reconnaît...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Aux Etats-Unis, achats en ligne et achats en boutique pourront être taxés de la même façon.
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La Cour suprême autorise les Etats américains à taxer l’e-commerce

Aux Etats-Unis, achats en ligne et achats en boutique pourront être taxés de la même façon.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 10h32
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



                                


                            

Aux Etats-Unis, les achats en ligne pourront désormais êtres taxés comme les autres. Jeudi 21 juin, la Cour suprême des Etats-Unis a donné raison à plus de 40 Etats américains, qui lui demandaient de revenir sur un précédent jugement datant de 1992. La plus haute juridiction du pays justifie sa décision par la nécessité de ne pas créer « des avantages compétitifs artificiels » au détriment des distributeurs traditionnels. Le secteur du e-commerce redoute un impact dévastateur.
Actuellement, les sites Internet peuvent proposer des achats hors taxes dans les Etats où ils ne possèdent pas une présence physique, comme un magasin ou un entrepôt. C’est aux contribuables américains de régler ces taxes, dont le montant varie selon les Etats, au moment de leur déclaration d’impôt. Mais seulement 1 % à 2 % des ménages le font, selon des estimations officielles. Les autres économisent ainsi jusqu’à 10 % lorsqu’ils commandent un produit en ligne.
Avec l’essor du commerce en ligne, qui représente désormais près de 10 % de l’ensemble des achats, cette situation est devenue intenable pour les Etats américains, qui collectent les taxes sur les ventes. Leur manque à gagner s’élèverait à 13 milliards de dollars par an (11,2 milliards d’euros), selon un rapport fédéral cité par l’AFP. Ces derniers dénonçaient ainsi une réglementation « dépassée », établie à l’époque des catalogues de vente par correspondance, qui les obligent à des coupes budgétaires drastiques.
« Une concurrence équitable »
L’offensive avait été lancée en 2016, par le Dakota du Sud, qui avait engagé une action judiciaire contre Wayfair, une boutique de mobilier en ligne, et avait voté une loi imposant la collecte des taxes locales pour les sites réalisant plus de 100 000 dollars de chiffre d’affaires ou 200 ventes, même sans présence physique dans l’Etat. Après plusieurs revers judiciaires, il avait porté l’affaire devant la Cour suprême. La décision des neufs juges de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Le pays a reçu la première tranche du programme d’aide du FMI et appris qu’il réintégrerait, mi-2019, l’indice MSCI des marchés émergents.
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L’Argentine espère se réconcilier avec les investisseurs

Le pays a reçu la première tranche du programme d’aide du FMI et appris qu’il réintégrerait, mi-2019, l’indice MSCI des marchés émergents.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 10h25
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

Humiliée au football, ressuscitée sur les marchés. En déroute face à la Croatie, jeudi 21 juin, pour son deuxième match du Mondial, l’Argentine a vu sa cote remonter le même jour sur un autre terrain – financier celui-ci. La Bourse de Buenos Aires a bondi de 8 % pour saluer l’officialisation d’un prêt de 50 milliards de dollars (43 milliards d’euros) du Fonds monétaire international (FMI).
Cette ligne de crédit, d’un montant inédit dans les annales de l’institution, est destinée à stabiliser la situation du pays, très secoué ces dernières semaines sur les marchés – le peso argentin s’est déprécié de plus de 30 % depuis le début de l’année. Une première tranche de 15 milliards de dollars a été versée vendredi, censée prévenir une nouvelle chute de la devise et soutenir le budget argentin. Le reste sera versé si les autorités en font la demande, en échange de revues trimestrielles de l’économie.
Une deuxième annonce simultanée a accru l’enthousiasme des investisseurs : celle du retour de l’Argentine dans le prestigieux indice boursier MSCI des marchés émergents, à partir de mi-2019. Le pays avait été déclassé dix ans plus tôt, en 2009, après la mise en place de contrôles des capitaux et des changes. Avec cette promotion, la société de services financiers, installée à New York, a pris acte des réformes lancées sous la houlette du président libéral Mauricio Macri. Issu d’une des familles les plus riches du pays, le successeur de Cristina Kirchner a fait la promesse de réconcilier son pays avec la finance mondiale.
Restaurer la crédibilité du pays
Cette réintégration était loin d’être acquise, au vu des récentes turbulences. Mais l’accord avec le FMI a fini de convaincre MSCI que les mesures d’ouverture prises par M. Macri, depuis son arrivée au pouvoir en 2015, ne seraient pas annulées de sitôt. Pour le président, il s’agit de la meilleure nouvelle depuis plusieurs mois, compte tenu du poids et de l’influence de cet indice auprès des grands...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Editorial. La Mairie de Paris n’a pas tenu compte des alertes sur la rentabilité du projet d’autopartage ; le groupe Bolloré n’a été assez attentif à sa dimension de service public.
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Autolib’ : un fiasco aux responsabilités partagées

Editorial. La Mairie de Paris n’a pas tenu compte des alertes sur la rentabilité du projet d’autopartage ; le groupe Bolloré n’a été assez attentif à sa dimension de service public.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 10h25
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 12h12
   





                        



   


Editorial du « Monde ». La liberté a un prix. Les partenaires d’Autolib’, le service d’autopartage électrique qui devait « libérer » les déplacements des Franciliens, viennent d’en faire l’amère expérience. L’exploitant, le groupe Bolloré, et l’un des principaux concédants, la Mairie de Paris, se sont rendu compte qu’ils n’étaient pas prêts à assumer les 293,7 millions de pertes que le parc de petites voitures grises aurait générées d’ici à 2023. Alors que les deux parties se rejettent la responsabilité de ce fiasco, le Syndicat mixte Autolib’ Velib’ Metropole (SAVM) a décidé, jeudi 21 juin, de résilier le contrat qui les liait.

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                Autolib’ va s’arrêter, mais à une date encore inconnue



L’accord présenté en 2011 comme « gagnant-gagnant » s’est transformé sept ans plus tard en « perdant-perdant ». Pour Bolloré, Autolib’ devait constituer une vitrine mondiale pour sa technologie de batteries, qu’il essaye d’imposer face aux autres constructeurs de véhicules électriques. Pour la Mairie de Paris, il s’agissait de se doter d’un service de transport alternatif à la fois innovant et peu polluant, au moment où la voiture n’est plus en odeur de sainteté en milieu urbain.
Au mauvais moment
L’échec du projet, qui met à mal ces deux stratégies, arrive au plus mauvais moment pour les deux partenaires. Vincent Bolloré est en difficulté sur tous les fronts. Mis en examen pour les conditions d’attribution de concessions portuaires en Afrique, l’industriel breton vient de subir un revers dans la prise de contrôle de Telecom Italia, tandis que Canal+ se vide de ses abonnés.

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                Démêlés judiciaires, gouvernance contestée, concurrence accrue : l’empire de Vincent Bolloré accumule les déconvenues



Quant à Anne Hidalgo, la maire de Paris, elle accumule les déboires avec ses différents prestataires. La gestion des PV, devenus des « forfaits post-stationnement », confiée aux sociétés privées Streeteo et Moovia, a connu une série de bugs. Surtout, le changement de prestataires de Vélib’, les vélos en libre-service, a tourné à l’accident industriel. Un peu plus d’un an après l’attribution du contrat à Smovengo, il est toujours impossible d’utiliser normalement le service, alors que son déploiement se heurte à des obstacles techniques et sociaux.
Tandis que Mme Hidalgo a tout fait pour décourager les Parisiens de posséder leur propre voiture, l’échec de ces solutions de transport individuel partagé est une mauvaise nouvelle, à moins de deux ans des élections municipales. Si son combat pour réduire la pollution urbaine va dans le bon sens, celui-ci ne pourra surmonter les réticences qu’en proposant des modes de déplacement alternatifs efficaces et abordables.

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                Comment Hidalgo veut sortir de l’impasse Autolib’



Avec un contrat qui s’est révélé mal ficelé, avec une gouvernance et un contrôle de l’exploitation déficients, le modèle économique retenu pour Autolib’ a conduit à une impasse, dont les responsabilités sont largement partagées. Pourtant, à maintes reprises, des alertes ont été lancées sur le manque de rentabilité du projet. Des solutions avaient été proposées, comme le fait de réduire le service en banlieue, où le taux d’utilisation des véhicules n’était pas assez élevé, ou comme la possibilité d’emprunter à Paris les voies de bus et de taxi. En vain.
De son côté, Bolloré, focalisé sur l’aspect industriel du projet, n’a pas été suffisamment attentif à sa dimension de service public. Chacun a préféré faire l’autruche jusqu’au clash final. Celui-ci jette dans l’incertitude les 267 salariés de la société, qui risquent de se retrouver au chômage. Il frustre également les 150 000 clients qui avaient adopté le service et irrite les contribuables franciliens, qui s’interrogent sur le montant final des pertes qu’ils devront éponger. Bref, un beau gâchis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Le président du Conseil économique, social et environnemental explique dans un entretien au « Monde » la réforme portée par Emmanuel Macron.
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Patrick Bernasconi : « Le CESE est à l’aube d’un énorme changement »

Le président du Conseil économique, social et environnemental explique dans un entretien au « Monde » la réforme portée par Emmanuel Macron.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 09h53
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 11h03
    |

            Michel Noblecourt








                        



   


Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) va se transformer en Chambre de la société civile, selon le vœu émis par Emmanuel Macron. Son président actuel, Patrick Bernasconi, explique les nouveaux rôles que l’institution va être appelée à jouer.

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                Pourquoi réformer le CESE, Conseil économique, social et environnemental ?



Quel jugement portez-vous sur la réforme ?
Patrick Bernasconi : Ce qui nous a guidé pour accompagner cette réforme proposée par le président de la République, c’est de renforcer l’institutionnalisation de l’assemblée de la société civile organisée, et de la rendre encore plus en proximité avec les citoyens engagés. Plus que jamais, la Chambre de la société civile doit être un trait d’union beaucoup plus fort entre les corps intermédiaires et la République.
Au-delà du texte constitutionnel, il y aura bien entendu un travail de fond à réaliser dans le cadre de la loi organique puis dans les décrets afin de faire en sorte que nous puissions mieux et plus servir aux assemblées législatives. Cette transformation ouvre le champ des possibles. Elle nous permettra d’intervenir davantage dans l’éclairage préalable à la fabrique de la loi dans une relation de coopération avec les deux autres assemblées.
Emmanuel Macron a la réputation de ne pas faire grand cas des corps intermédiaires. Cette réforme va-t-elle conforter l’image qui vous colle souvent à la peau d’une société civile enfermée dans un palais de la Belle au bois dormant ou va-t-elle marquer son réveil ?
Nous sommes à l’aube d’un énorme changement et même d’une véritable révolution. Demain cette assemblée de la société civile sera organisée d’une façon assez pure car elle ne sera composée que de conseillers désignés par les organisations, syndicats, associations dont ils seront membres ; il n’y aura plus, dans cette enceinte, des conseillers qualifiés directement par les pouvoirs publics et que l’on a longtemps dénoncés, souvent à tort d’ailleurs, comme étant le produit du fait du prince.
Pour autant, cette chambre devra se nourrir de cercles extérieurs – experts, scientifiques, organisations de terrain – qui enrichiront nos rapports sur la vision des citoyens mais aussi sur les conséquences sur le long terme des décisions à prendre, d’où la relation au monde scientifique.
L’autre évolution majeure devrait être que nous serons consultés de façon systématique avant chaque projet de loi économique, social et environnemental, en dehors des sujets de négociation qui continueront à concerner essentiellement les partenaires sociaux. Il y aura donc une montée en puissance, et une visibilité beaucoup plus forte, de la Chambre de la société civile. Les parlementaires auront une meilleure connaissance de nos avis qui sur les projets de loi seront rendus au même moment que ceux du Conseil d’État.
Comment allez-vous répondre à votre autre mission, celle d’organiser le débat public, notamment à travers des pétitions citoyennes?
Clarifions le débat. Il est proposé que la chambre ait trois responsabilités. La première, il l’a déjà, c’est d’être saisie par 500 000 signataires d’une pétition. Nous demandons à ce que cette possibilité soit désormais numérique et que les conclusions apportées aient une ouverture institutionnelle auprès de l’Assemblée ou du Sénat.
La seconde, c’est que la chambre aura la responsabilité, sur saisine gouvernementale, d’organiser des débats publics sur de grands projets de réforme, en amont de celles-ci. La troisième, mais d’une façon non exclusive, c’est la possibilité qu’elle aura de recevoir sur une plate-forme des pétitions numériques qui n’atteignent pas ce chiffre constitutionnel de 500 000 signataires mais qui n’en méritent pas moins d’être écoutées. Nous avons sur ce sujet un véritable savoir-faire. Nous venons ainsi, à la suite d’une auto-saisine sur la fin de vie qui faisait l’objet de plusieurs pétitions citoyennes, d’adopter un avis sur un sujet aussi difficile, tout en faisant apparaître des dissensus, des différences, dans nos préconisations.
Le projet diminue vos moyens, en ramenant de 233 à 155 le nombre de membres, et accroît vos compétences, en augmentant fortement les cas de consultation obligatoire. Comment comptez-vous faire face à ce « en même temps » ?
Cette réduction du nombre de membres est un sujet de préoccupation. Car la grande valeur de ce conseil est sa colonne vertébrale qui lui donne sa cohérence ; elle n’est pas et ne doit pas être une addition d’individualités. Cette cohérence, c’est la représentation et le nombre d’organisations et d’associations, la qualité de leurs membres qui pour la plupart d’entre eux, en dehors de leurs responsabilités associatives ou autres, et de leur mandat de conseiller, exercent aussi une profession.
Ces deux caractéristiques sont à préserver le plus possible car elles donnent leur valeur à nos travaux, qui ne doivent pas devenir des produits technocratiques. On ne pourra donc pas fonctionner avec le même budget qu’aujourd’hui.
Des craintes se font jour parmi les organisations syndicales. Risquent-elles de faire les frais de la réforme ?
La réforme doit permettre à une assemblée qui rassemble les corps intermédiaires de pouvoir mieux fonctionner et d’être davantage entendue. Il faudra clarifier son rôle et celui de ses représentants. Les organisations syndicales et professionnelles ont un rôle important à jouer sur des sujets qui leur sont propres. Ce serait une erreur de ne pas reconnaître leur place. Pour ma part, j’y veillerai toujours.
Au final, la démocratie sociale, plutôt mal en point, va-t-elle y gagner ?
Je l’espère. Il faut bâtir un meilleur équilibre entre la société civile organisée et les pouvoirs publics. Mon rêve est que nous allions vers une démocratie plus participative, plus moderne, plus mature et plus efficace.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Seules les entreprises des pays membres de l’UE peuvent participer aux appels d’offres pour le système concurrent du GPS américain. Les Européens risquent aussi d’y perdre.
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Brexit : le satellite européen Galileo s’éloigne de l’orbite britannique

Seules les entreprises des pays membres de l’UE peuvent participer aux appels d’offres pour le système concurrent du GPS américain. Les Européens risquent aussi d’y perdre.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 08h49
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 15h18
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Et soudain, le Brexit devint réalité. Il y a exactement deux ans, le 23 juin 2016, les Britanniques votaient en faveur d’une sortie de l’Union européenne (UE). Jusqu’à présent, malgré la dramaturgie politique qui entoure les négociations, rien n’a vraiment changé. L’une des toutes premières conséquences concrètes vient… de l’espace. Appliquant à la lettre les règles que le Royaume-Uni avait lui-même approuvées, Bruxelles a décidé d’exclure les entreprises britanniques des appels d’offres de la partie cryptée de Galileo, le système satellite européen, concurrent du GPS américain. Seules les entreprises présentes dans les pays membres de l’UE peuvent se porter candidates.
C’est peu dire que Londres est furieux. Galileo, qui fonctionnera pleinement dans un peu plus de deux ans, est bien plus qu’un système de géolocalisation plus précis que le GPS. Comme son concurrent américain, il comporte un signal crypté, qui sert notamment de système de guidage aux missiles. Son contrôle est militairement stratégique. Sans compter qu’une bonne partie de l’industrie britannique a obtenu de juteux contrats sur ce projet.
Depuis trois mois, le gouvernement britannique fait monter la pression. Les ministres de la défense, de l’industrie, du Brexit et la première ministre, Theresa May, sont tous montés au créneau. S’il est exclu de Galileo, le Royaume-Uni menace de construire son propre système concurrent, une idée qui semble cependant guère crédible au regard de son coût.
« Les Européens se tirent une balle dans le pied »
« Les Européens se tirent une balle dans le pied pour voir si leur pistolet fonctionne », accuse David Davis, le ministre du Brexit. Selon lui, se priver des entreprises britanniques et de certaines de leurs techniques de pointe va retarder la construction de Galileo de trois ans et coûter 1 milliard d’euros supplémentaire. « Le problème est que le pied en question est le Royaume-Uni », réplique Bleddyn Bowen, spécialiste...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Disponibilité permanente, gestion du planning, dégradations... « Cette location à la nuitée s’est avérée un cauchemar au quotidien », témoigne un propriétaire.
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Lassés d’Airbnb, certains bailleurs préfèrent désormais opter pour la location longue durée

Disponibilité permanente, gestion du planning, dégradations... « Cette location à la nuitée s’est avérée un cauchemar au quotidien », témoigne un propriétaire.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 07h15
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 10h11
    |

                            Laurence Boccara








                        



                                


                            

L’étau continue de se resserrer autour des locations saisonnières de courtes durées. Adopté le 12 juin par l’Assemblée nationale, la loi ELAN sur le logement prévoit des sanctions financières en cas de locations de sa résidence principale au-delà de la durée légale de 120 jours par an, à savoir une amende comprise entre 5 000 et 10 000 euros pour les propriétaires et jusqu’à 50 000 euros pour les plates-formes qui jouent les intermédiaires.
Ces dernières mesures viennent s’ajouter au durcissement des règles de ce type de location au niveau national ; aux dispositions locales prises par de plusieurs municipalités des grandes villes (Paris, Lyon, Bordeaux…) et aux obligations de déclarations fiscales de ces revenus locatifs, désormais bien établies.
Difficile aujourd’hui pour un bailleur de passer à travers les mailles de tous ces filets « anti-abus ». Résultat, le filon des locations de type Airbnb est moins lucratif qu’il y a encore quelques années. De nombreux propriétaires ont décidé de jeter l’éponge pour ces raisons, mais aussi pour d’autres motifs « moins visibles et pesants ».
« Au début, cette formule était sympa et facile. Mais au fil du temps, cette activité a révélé ses côtés sombres. »
Avec du recul, beaucoup se plaignent des contraintes d’une gestion au quotidien, trop lourde à supporter sur la durée. Comme en témoigne cette propriétaire d’un duplex situé sur la butte Montmartre, à Paris. « Au début, cette formule était sympa et facile. Ayant quitté mon appartement pour emménager avec mon compagnon, ces locations à répétition m’aidaient à rembourser mon crédit. Mais au fil du temps, cette activité a révélé ses côtés sombres. J’ai calculé qu’en deux ans, près de 350 personnes ont défilé chez moi, raconte Isabelle B. Occupé par des vacanciers souvent peu respectueux, mon appartement s’est vite dégradé. Et pour le garder en bon état j’ai dû, en 24 mois, refaire trois fois la peinture, remplacer un lavabo...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ A de très rares exception près, les clubs ne font pas de bénéfices, affirme Luc Arrondel, économiste du sport. Mais l’arrivée de nouveaux investisseurs dans le secteur pourrait être la marque d’un changement d’ère.
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« Le football est une petite affaire économique »

A de très rares exception près, les clubs ne font pas de bénéfices, affirme Luc Arrondel, économiste du sport. Mais l’arrivée de nouveaux investisseurs dans le secteur pourrait être la marque d’un changement d’ère.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 09h15
    |

            Luc Vinogradoff








                        



                                


                            
Luc Arrondel, directeur de recherche au CNRS, est l’auteur, avec Richard Duhautois, de L’Argent du football (Cepremap, 228 p., 12 €).
Dans votre livre, vous décrivez un football « post­moderne » où l’argent prend de plus en plus de place. Pourquoi ce sport concentre-t-il autant de critiques aujourd’hui ?
L’idée d’écrire ce livre nous est venue à l’été 2017, après les transferts très coûteux de Neymar et Kylian Mbappé au PSG. Nous avons voulu prendre du recul par rapport au discours alarmiste sur cette bulle spéculative et examiner sereinement le rôle et la place de l’argent dans ce sport. Le football a l’image d’un sport qui brasse beaucoup d’argent et qui distribue des ­rémunérations obscènes. De notre point de vue, le football, en tant que sport et secteur économique, n’est pourtant qu’un ­reflet de la société, elle-même inégalitaire.
On peut trouver qu’il y a des mauvais côtés dans la mondialisation et la financiarisation de ce sport, comme les salaires de certains joueurs, mais il existe des rémunérations similaires, voire plus importantes, dans d’autres secteurs économiques, comme la finance. Dans le cas des footballeurs les mieux payés, les salaires proviennent de la rente des droits de retransmission à la télévision et des poches des propriétaires de leur club, qui sont le plus souvent des milliardaires.
Le vrai problème n’est pas la rémunération des joueurs, mais la répartition des salaires entre les joueurs. On a tendance à croire que le football se résume à une petite minorité de joueurs très bien payés qui ont une carrière longue. Or, en Ligue 1, le salaire mensuel moyen d’un joueur est de 50 000 euros, mais sa carrière ne dure qu’entre cinq et six ans.
Vous montrez, chiffres à l’appui, que malgré l’afflux ­d’argent le football n’est pas une activité économique ­rentable pour les propriétaires des clubs. Pourquoi ?
Le football, malgré ce que l’on veut faire croire, est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ La nouvelle formule du magazine devrait retrouver les kiosques chaque mercredi à partir du 3 octobre, sans gadget mais avec l’ambition de reconquérir un lectorat de 8 à 12 ans.
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Article sélectionné dans La Matinale du 22/06/2018
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« Pif » prépare son retour, sans gadget

La nouvelle formule du magazine devrait retrouver les kiosques chaque mercredi à partir du 3 octobre, sans gadget mais avec l’ambition de reconquérir un lectorat de 8 à 12 ans.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 09h19
    |

            François Bougon








                        


Comment jouer sur la nostalgie sans en être totalement prisonnier ? C’est le dilemme des promoteurs de la relance de l’hebdomadaire Pif. Né en 1969 dans le giron de la presse communiste, le magazine avait connu son heure de gloire sous le nom de Pif Gadget avant de sombrer au début des années 1990. Tout comme l’Union soviétique. Une première relance sous format mensuel, entre 2004 et 2008, s’était achevée par une liquidation judiciaire.
Depuis 2015, le journal L’Humanité, qui en détient la marque, a sorti neuf hors-séries, qui se sont vendus en moyenne à 25 000 exemplaires. Le numéro zéro de la nouvelle formule destinée à paraître chaque mercredi sera présenté mi-septembre à la Fête de L’Humanité. Le tout premier numéro devrait arriver dans les kiosques le 3 octobre.
Mais, insiste Frédéric Gargaud, responsable du projet, il n’est pas question de s’adresser uniquement aux anciens lecteurs, aujourd’hui quinquagénaires, pour lesquels Pif occupe une place particulière dans l’armoire de madeleines de Proust. L’objectif est de conquérir un lectorat âgé de 8 à 12 ans.

« Parti pris radical »
« Nous avons un parti pris radical », souligne M. Gargaud. Dans la forme, tout d’abord : le magazine se présente comme un accordéon qu’on déplie, avec une face magazine et une face bande dessinée. Quant au gadget, qui avait fait le succès de l’hebdomadaire, il ne reviendra pas. Adieu pois sauteurs du Mexique, machines à œufs carrés, « pifises » et colliers de Rahan… « Le gadget, c’est le magazine lui-même », réplique l’équipe.
La révolution concerne aussi le fond : le personnage de Pif, repris par le dessinateur Thomas Labourot et le scénariste Jean-Michel Darlot, a été profondément repensé. Si, à la grande époque, le chien vedette passait son temps à se castagner avec son compère, le chat Hercule, en 2018, les deux personnages assument un engagement digne du Docteur Justice et de Rahan en faveur de la justice, du respect de la différence et de la protection de l’environnement. Autre différence, il n’est plus nu, mais habillé…
Et, comme la cible est plutôt les jeunes générations, le Pif nouvelle formule veut miser sur la réalité augmentée : avec son smartphone ou sa tablette, le lecteur pourra faire naître tout un univers des pages imprimées.
« La bataille de l’attention ne se joue pas avec Okapi ou Le Journal de Mickey, mais avec YouTube », explique Frédéric Gargaud. Une campagne de financement a été lancée sur la plate-forme KissKissBankBank pour recruter des abonnés. Avec l’objectif de séduire suffisamment de monde pour proposer un numéro à moins de 2 euros.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Anthropologue d’origine colombienne, il montre, par une critique radicale, à quel point le récit de la modernité est centré sur l’Occident.
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Arturo Escobar, pourfendeur du développement

Anthropologue d’origine colombienne, il montre, par une critique radicale, à quel point le récit de la modernité est centré sur l’Occident.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 07h33
    |

            Nicolas Bourcier








                        



                                


                            

Un prophète aux cheveux longs. Une voix étonnamment douce, un regard fixe, une pensée complexe et contagieuse. Au milieu des années 1970, dans une chambrée quelque part du côté du campus de l’université Cornell, dans l’Etat de New York, un jeune homme originaire de Colombie s’interroge. Ses études en biochimie ne l’intéressent plus. L’époque est à la contre-culture. On parle de Nord et de Sud, de démocratie et d’impérialisme, d’activisme aussi. Et puis il y a cette famine au Sahel qui revient dans toutes les discussions.
Arturo Escobar écrit trente pages, son premier texte en anglais. Un jet nourri contre la « révolution verte », cette politique de transformation des agricultures des pays dits en développement, fondée sur l’intensification et l’utilisation de céréales à haut rendement. « Il n’y avait pas encore cette radicalité de la critique », dira-t-il plus tard. Elle viendra avec le temps et les lectures. Mais déjà l’étudiant dénonce, par une étourdissante mise en abyme du système, les politiques de lutte contre la faim et les aides au développement : « Ces politiques ne résolvent pas le problème, elles le perpétuent. »
Des indigènes du sud aux ZAD
Sa plume sera son viatique et sa boussole. Grâce à elle, il construit une grammaire de luttes, un corpus de combat. Une structure, diront les spécialistes, à la fois théorique et pratique. Lui s’engage, change de cursus et de curseur, de focale aussi, en nous rappelant d’où il vient et d’où nous venons. Il interroge la modernité, observe les relations entre les peuples, entre les anciennes colonies et les anciens colons, questionne et décompose les rapports entre dominants et dominés.
« Il est un passeur de sens », dit l’ethnologue Irène Bellier, directrice de recherches au CNRS
Aujourd’hui, à 66 ans, Arturo Escobar a solidement planté son élégante et fine silhouette dans le milieu de la pensée critique globale. Il a écrit une dizaine de livres, collaboré...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Le géant de la vente à ligne s’attaque à l’un des derniers avantages des magasins physiques : la possibilité d’essayer un article avant de l’acheter.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Le trafic SNCF sera un peu plus perturbé lors de la 34e journée du mouvement de grève unitaire, avec neuf TGV sur dix, un TER sur deux et trois Transilien sur cinq, selon la direction.
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Grève SNCF : les prévisions de trafic pour samedi

Le trafic SNCF sera un peu plus perturbé lors de la 34e journée du mouvement de grève unitaire, avec neuf TGV sur dix, un TER sur deux et trois Transilien sur cinq, selon la direction.



Le Monde
 |    22.06.2018 à 18h16
   





                        



   


Samedi 23 juin se déroulera la 34e journée de grève du mouvement unitaire contre la réforme ferroviaire qui prendra fin le 28 juin. Voici les prévisions de trafic fournies par la direction de la SNCF :

        Lire aussi :
         

                Grève SNCF : la CGT « appellera régulièrement à la grève en juillet et août »



TGV : 9 trains sur 10 en moyenne
axe Atlantique, est, nord et sud-est : 9 trains sur 10 ;OuiGo : 4 trains sur 5.
TER et Intercités : 1 train sur 2 en moyenne
Transilien : 3 trains sur 5
RER A et B (branche sud) : trafic normal ;RER B (branche nord) : deux trains sur trois ;RER C, D, E : un train sur deux.
Trafic international
Eurostar : trafic normal ;Thalys : trafic quasi normal ;Lyria : quatre trains sur cinq ;France-Italie : deux trains sur trois ;France-Allemagne : neuf trains sur dix ;France-Espagne : deux trains sur trois.

Notre sélection d’articles pour comprendre la réforme de la SNCF
Retrouvez les contenus de référence du Monde.fr concernant le « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire » présenté par le gouvernement, et ses conséquences :
la synthèse pour tout comprendre à la réforme en 9 pointsles explications : que signifie l’ouverture de la SNCF à la concurrence ?en données : effectif, statut, rémunération, trois questions sur les cheminotsle point sur le supposé service minimumle panorama : comment l’ouverture du rail à la concurrence s’est faite en Europeles explications en cinq points sur la dette de la SNCFl’état des lieux sur la retraite des cheminots, un régime spécial déficitaireles cinq pistes pour une sortie de criseles détails du calendrier des perturbationsle moteur de recherche pour savoir si votre ligne s’est dégradée au fil du temps





                            


                        

                        

