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En Turquie, des élections aux enjeux inédits pour Erdogan, face à une opposition ragaillardie

Après quinze ans d’un règne sans partage, le président parviendra-t-il, dès dimanche, à convaincre l’électorat de lui confier un nouveau mandat ?



Le Monde
 |    23.06.2018 à 15h52
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 16h20
   





                        


Dimanche 24 juin, 59 millions d’électeurs (56 millions en Turquie, 3 millions à l’étranger) sont appelés aux urnes en Turquie pour élire leur président et leurs députés au Parlement, un double scrutin inédit dans l’histoire de la République fondée par Mustafa Kemal, dit Atatürk, en 1923.
Après quinze ans d’un règne sans partage, le président Recep Tayyip Erdogan parviendra-t-il à convaincre l’électorat de lui confier un nouveau mandat ? Ces élections anticipées, organisées sur demande du président au pouvoir pour le 24 juin, soit dix-neuf mois avant la date prévue, se présentaient comme une partie facile pour le parti au pouvoir. Or, elles s’avèrent plus difficiles qu’escomptées pour le candidat Erdogan, rattrapé par une opposition ragaillardie et par les piètres résultats de son économie.
L’étoile pâlit
A 64 ans, celui que ses partisans appellent familièrement « Tayyip » a beau demeurer l’homme politique le plus adulé depuis Atatürk, il est aussi le dirigeant le plus clivant que le pays ait jamais connu. Selon les instituts de sondage, M. Erdogan ne sera pas élu dès le premier tour. Un second tour aurait alors lieu le 8 juillet. Son parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur), l’AKP, pourrait perdre sa majorité parlementaire lors des législatives du 24 juin, qui se déroulent, elles, en un seul tour.
Des sondages qui interviennent malgré de sérieux avantages de campagne pour le parti et le candidat au pouvoir : les médias, contrôlés à 90 % par le gouvernement, retransmettent en intégralité ses meetings. Mais le « raïs » (chef) Erdogan voit son étoile pâlir malgré les ressources de l’Etat, dont il use et abuse. Ses meetings ne sont plus aussi vibrants et fréquentés qu’autrefois. Lui-même apparaît à cours d’idées, répétitif, fatigué. Face à ses partisans à Van (est de la Turquie), il a donné une date erronée pour le scrutin, évoquant « le 26 juin », au lieu du 24.
Ses promesses de créer « des maisons de thé-librairies » avec « cakes gratuits » au moment où les Turcs sont touchés au porte-monnaie par l’inflation, ont suscité tollé et moqueries sur les réseaux sociaux. Tout comme toutes ses déclarations sur les frigos et les téléviseurs acquis par les ménages turcs depuis l’avènement de l’AKP au pouvoir. Loin d’être un chemin facile, la campagne a été, de loin, la plus ardue que M. Erdogan, inlassablement vainqueur des urnes depuis 2002, ait jamais connue.
Alliance de l’opposition
Ceci pour deux raisons. En premier lieu, l’opposition a réussi à s’unir autour d’un dénominateur commun : le refus du système présidentiel taillé spécialement pour lui et censé entrer pleinement en vigueur après le 24 juin.
Ce système, dont les modalités ont été adoptées de justesse par référendum l’an dernier, dote le chef de l’Etat de pouvoirs exorbitants. Le Parlement, réduit au rôle de chambre d’enregistrement, n’aura plus son mot à dire sur la composition du gouvernement, le poste de premier ministre sera supprimé, le président aura la main sur la nomination des hauts magistrats.
Plus que tout, M. Erdogan veut refonder l’identité culturelle de la Turquie. Son rêve est de mettre en place un modèle plus conservateur, plus religieux. Son horizon préféré est 2023, la date du centenaire de la fondation de la République, qu’il cite fréquemment comme l’étape ultime venant parachever son régime absolutiste.
Hostiles à ce projet, les kémalistes du Parti républicain du peuple (CHP, centre gauche, le parti d’Atatürk), les conservateurs du Bon Parti (Iyi partisi), les islamistes du Parti de la félicité (Saadet partisi) ont formé une alliance pour les législatives. Chacun des trois partis présente son candidat au premier tour de la présidentielle, mais un accord de désistement aura lieu au second tour dans l’espoir de mettre fin au règne du « raïs ».
En tout, cinq candidats vont affronter M. Erdogan à la présidentielle du 24 juin. D’après les sondages, Muharrem Ince, le candidat du CHP, est le mieux placé pour affronter le président sortant au second tour de la présidentielle, prévu pour dimanche 8 juillet.
M. Erdogan a beau parler de lui comme d’un « apprenti » tandis qu’il se qualifie de « maître » (usta), son inquiétude est palpable. Dans une vidéo diffusée en boucle sur les réseaux sociaux, il reconnaît que la campagne « n’est pas facile » et n’exclut pas que l’AKP, sa formation, soit contrainte de former un gouvernement de coalition si elle venait à perdre sa majorité parlementaire.
Bon orateur, énergique, Muharrem Ince, 54 ans, un ancien professeur de physique-chimie a mené une campagne dynamique à travers toute la Turquie, suscitant l’enthousiasme des foules comme à Izmir, un bastion du CHP, où deux millions de personnes sont venues l’applaudir, le 21 juin. En cas de victoire, il promet d’être « le président de 81 millions de Turcs, qu’ils soient de droite, de gauche, alévis, sunnites, turcs, kurdes », de « rétablir la justice » et de se montrer « impartial ».

Son alliée, l’opposante Meral Aksener, une ancienne ministre de l’intérieur devenue la nouvelle égérie du centre droit, fait, elle aussi, de l’ombre au « raïs » en chassant sur les terres du Parti de l’action nationaliste (MHP) qui est allié avec l’AKP pour ces élections.
Le parti prokurde de la Démocratie des peuples (HDP) n’a pas rejoint formellement l’opposition. Mais il partage certaines de ses vues, notamment le rejet de l’« hyperprésidence » voulue par Erdogan. Selahattin Demirtas, le leadeur kurde emprisonné depuis novembre 2016, fait campagne, pour sa part, depuis sa cellule de douze mètres carrés de la prison de haute sécurité d’Edirne, en Thrace orientale.

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519 000 observateurs
L’économie est la deuxième raison du désenchantement actuel pour M. Erdogan. Malgré une forte croissance (7,4 % en 2017), l’économie nationale turque va mal. La devise locale, la livre turque, s’effondre un peu plus chaque jour (– 18 % depuis janvier 2018), l’inflation (12 % annuels) flambe, les investisseurs fuient.
Les islamo-conservateurs sont ainsi privés de leur atout majeur. Jusqu’ici, ils étaient crédités d’avoir réussi à tripler le PIB depuis 2002 et d’avoir offert aux Turcs une décennie de forte croissance économique et de stabilité politique.
Il faut dire que la gouvernance souple et pragmatique des débuts a été remplacée par l’autoritarisme et le culte de la personnalité. L’état d’urgence imposé depuis le coup d’Etat raté du 15 juillet 2016 permet au président de gouverner par décrets, avec, pour résultat, l’arrestation de dizaine de milliers de personnes.
Dans ce contexte, l’opposition redoute tout particulièrement des fraudes électorales lors de ce double scrutin anticipé. 519 000 observateurs, en majorité des Turcs, vont être répartis dans les plus de 180 000 bureaux de vote à travers le pays.
L’inquiétude des opposants au pouvoir est justifiée par les modifications récentes survenues à la loi électorale qui assurent à l’AKP un contrôle accru sur le déroulement du scrutin. Dorénavant, le conseil électoral suprême peut redécouper les circonscriptions et de déplacer les urnes pour des raisons de sécurité, ce qui est le cas dans le Sud est à majorité kurde du pays, où 150 000 électeurs doivent faire des kilomètres pour aller voter.
L’inquiétude s’est renforcée un peu plus, mardi 19 juin, quand l’agence Anatolie a transmis à la chaîne de télévision Tvnet des résultats préliminaires du vote de dimanche extrêmement favorables au président sortant. Selon ce tableau diffusé, par inadvertance, au cours d’un débat sur Tvnet, M. Erdogan apparaissait réélu président avec 53 % des suffrages. L’opinion publique s’en étant indignée, la chaîne a expliqué qu’il s’agissait d’« un test ».

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ 569 migrants ont été secourus samedi au cours de quatre opérations menées au large des côtes espagnoles et italiennes.
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Des centaines de migrants sauvés au large de l’Espagne, à la veille du mini-sommet de crise à Bruxelles

569 migrants ont été secourus samedi au cours de quatre opérations menées au large des côtes espagnoles et italiennes.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 14h15
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 15h25
   





                        



   


418 migrants ont été secourus samedi 23 juin au cours de trois opérations menées au large des côtes espagnoles par les services de sauvetage en mer de l’Espagne, a annoncé l’organisme public Salvamento maritimo. Entassées à bord de quinze embarcations, 262 personnes ont été prises en charge dans le détroit de Gibraltar et débarquées dans les ports de Tarifa et de Barbate, en Andalousie. Vingt-sept autres ont été secourues en Méditerranée entre le sud de l’Espagne et le nord du Maroc et 129 au large de l’île de Grande Canarie, dans l’océan Atlantique.
Sauvetage au large de l’Italie
L’armateur danois Maersk Line a annoncé de son côté samedi que l’Alexander Maersk, un de ses porte-conteneurs, avait secouru 113 migrants au large des côtes du sud de l’Italie et se trouvait au large de la Sicile. Le navire a changé de cap après avoir reçu un signal de détresse vendredi matin, a précisé Mikkel Elbek Linnet, porte-parole de Maersk Line. Il n’a pas spécifié où exactement les migrants avaient été secourus, ni quand le signal d’alerte avait été reçu. Le navire se trouve au large de la ville de Pozzallo en Sicile et attend des instructions du centre italien de coordination des sauvetages en mer MRCC Rome.
Par ailleurs, le Lifeline, navire menacé de mise sous séquestre par l’Italie, attend dans les eaux internationales une solution diplomatique et un approvisionnement pour les quelque 230 migrants à bord, a déclaré samedi l’ONG allemande Lifeline qui l’affrète. Rome a exclu de laisser le navire entrer dans un port italien et a dit vouloir vérifier la correspondance entre le pavillon néerlandais du bateau et sa nationalité.
Sauvetages au large de la Libye
La marine libyenne a signalé, samedi, que cinq migrants africains sont morts et près de 200 secourus au large de la Libye alors qu’ils tentaient de traverser la Méditerranée pour atteindre l’Europe. Lors d’une première opération vendredi, 94 migrants dont trois enfants et neuf femmes, ont été secourus à douze milles marins au large de Garabulli, à l’est de la capitale libyenne Tripoli, après le naufrage de leur canot pneumatique.
A bord d’une autre embarcation, 91 migrants ont été secourus dans la même zone lors d’une opération distincte, a ajouté le porte-parole en soulignant que les migrants étaient de différentes nationalités africaines. Au total depuis mercredi, 900 migrants ont été interceptés ou secourus par la marine libyenne.

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Mini-sommet à Bruxelles
Ces derniers bilans ont été diffusés six jours après l’arrivée à Valence de l’Aquarius, qui avait secouru 629 migrants au large des côtes libyennes. La question de l’accueil des migrants, qui divise profondément les Européens, sera au centre d’un mini-sommet de crise dimanche à Bruxelles. Destiné à préparer le sommet de Bruxelles des 28 et 29 juin qui sera largement consacré à l’immigration, il sera boycotté par les pays du groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, République tchèque et Slovaquie), partisans d’une ligne dure sur l’immigration.
La France veut proposer à ses partenaires européens dimanche, en accord avec l’Allemagne et l’Espagne, d’« européaniser » la gestion des migrants, pour l’accueil, l’examen des dossiers ou leur « reconduite » dans leur pays d’origine, a expliqué l’Elysée.
Tentée par un boycott de ce mini-sommet, l’Italie a, finalement, confirmé sa participation mais entend y faire « entendre sa musique », selon le ministre de l’intérieur, Matteo Salvini. Selon Rome, le texte préparé par Paris et Berlin aborde insuffisamment la question de la protection des frontières européennes pour se concentrer sur le redéploiement des migrants dès lors qu’ils sont déjà arrivés en Europe.

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L’ONG SOS Méditerranée « exhorte » les dirigeants « à garantir des ports de débarquement sûrs pour les personnes secourues en mer ». « L’Union européenne devra placer l’impératif de préservation et de protection de la vie des personnes en détresse avant tout autre considération politique », prévient, samedi, l’ONG européenne dans un communiqué.
L’Espagne, dont le nouveau premier ministre, Pedro Sanchez, a pris l’initiative d’accueillir l’Aquarius, participera elle aussi au sommet. Elle est la troisième porte d’entrée des migrants en Europe après l’Italie et la Grèce.
Si le nombre de migrants tentant de franchir la Méditerranée a été divisé par deux depuis le début de l’année par rapport à la même période l’an passé, il a triplé pour ce qui concerne l’Espagne, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Quelque 12 155 migrants sont ainsi arrivés en Espagne entre le 1er janvier et le 20 juin. Sur cette période, 292 migrants sont morts en tentant d’atteindre les côtes espagnoles. Au total, 960 migrants sont morts en Méditerranée sur cette période, selon l’OIM.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ La FIFA a sanctionné le Mexique, après des chants homophobes, venus de ses supporters lors du premier match face à l’Allemagne.
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Coupe du monde 2018 : le Mexique et le chant homophobe de ses supporteurs

La FIFA a sanctionné le Mexique, après des chants homophobes, venus de ses supporters lors du premier match face à l’Allemagne.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 12h27
    |

            Luc Vinogradoff








                        


« A tous les supporteurs mexicains présents au stade, ne criez pas : “puto”. » Tel est le message qu’a voulu faire passer la Fédération mexicaine de football avant le match de son équipe contre la Corée du Sud, samedi 23 juin à Rostov. Il concerne une tradition footballistique mexicaine qui existe depuis des années, mais qui pourrait finir par attirer des ennuis non seulement à sa fédération, mais aussi à son équipe.
Quand un gardien de but adverse s’apprête à dégager la balle au pied, certains Mexicains entonnent un « Ehhhhhhh » en faisant bouger leurs doigts et, dès que la balle est frappée, ils crient « puto ». En espagnol, le mot se traduit littéralement par « prostitué masculin », et il est largement utilisé comme une insulte homophobe.

Les instances du football mexicain ont diffusé des messages sur les réseaux sociaux pour sensibiliser ses ressortissants et leur demander d’arrêter ce cri pendant les matchs. « Nous avons été reçus les bras ouverts, il est temps de montrer que nous sommes d’excellents visiteurs », a écrit la Fédération, ajoutant : “rappelez-vous, ce cri n’est pas un soutien.” »

Incondicionales en Rusia, eviten que los saquen del estadio o les retiren su Fan ID. 🙏🏼 🇲🇽
— miseleccionmx (@Selección Nacional)


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L’attaquant Javier Hernández, une des légendes de l’équipe, et le capitaine Andres Guardado se sont joints à la campagne de sensibilisation, via leurs comptes Twitter personnels. « A tous les fans mexicains, ne criez pas “puto” dans le stade. Ne risquons pas de nouvelles sanctions », a, par exemple, écrit « Chicharito » Hernandez.
Ces multiples appels à la retenue font, en effet, face à des sanctions contre la Fédération mexicaine après la victoire contre l’Allemagne. L’instance disciplinaire de la FIFA lui a imposé une amende de 8 600 euros pour des chants « discriminatoires et insultants », assortissant l’amende d’un avertissement qui « peut faire face à des sanctions supplémentaires en cas de nouvelles infractions de ce type ». Une décision qui s’inscrit dans le cadre de politique de « zéro tolérance envers la discrimination » que l’instance du football mondial a instauré pour la Coupe du monde.
Rappels à l’ordre, amendes et bien pire encore
Ce n’est pas la première fois que le Mexique prend une amende pour des cris discriminants. Pendant les matchs de qualification pour cette Coupe du monde, la Fédération mexicaine a été rappelée à l’ordre une douzaine de fois, à chaque fois à cause de ce chant homophobe. Elle a reçu des avertissements pour les deux premiers et des amendes pour les autres, selon le New York Times.
L’approche plus ferme de la FIFA envers les chants homophobes dans les stades date d’après la Coupe du monde 2014 au Brésil. Dans cette compétition, les putos ont été entendus à plusieurs reprises, sans que personne ne s’en émeuve. Depuis, tout le monde, de la FIFA jusqu’aux instances locales en passant par les joueurs, fait campagne pour éradiquer le chant, y compris au niveau local. Des messages comme « Crier “puto” ne te rend pas plus mexicain » ou « le problème n’est pas que tu chantes, c’est le mot que t’utilises » sont apparus dans des matchs du championnat mexicain. Autant de mesures sans effet puisque le chant a bien résonné pour l’entrée en lice du « Tri » en Russie.
Les sanctions, financières jusqu’ici, pourraient devenir plus graves s’il continuait à résonner. Les « sanctions supplémentaires » auxquelles a fait allusion la FIFA pourraient être une perte de points et, si l’instance internationale veut vraiment être implacable, l’exclusion du tournoi, rapporte El Universal. Quant aux individus reconnus coupables de crier le mot interdit, ils seront expulsés du stade et verront leur « Fan ID », qui permet d’assister au Mondial, révoqué.
La campagne de sensibilisation est également diffusée par les médias mexicains, et leurs journalistes présents en Russie. Le spectre d’une sanction plus lourde qu’une simple amende semble en avoir fait réfléchir certains, comme ces Mexicains qui promettent de ne pénaliser leur sélection. Ils vont continuer à crier lors du dégagement du gardien adverse, mais ce sera désormais : « Ehhhhhh… Mexico ! »

#Video 📹 #Rusia2018 #ElUniversalEnRusia 📰

Se acabó el "Ehh Pu... y comienza "Ehh México" 👏🏻🇲🇽

— UnivDeportes (@Universal Deportes)


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ L’ancienne numéro un mondiale a été nommée pour succéder à Yannick Noah l’an prochain, a annoncé la Fédération française de tennis.
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Tennis : Amélie Mauresmo devient la première femme capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis

L’ancienne numéro un mondiale a été nommée pour succéder à Yannick Noah l’an prochain, a annoncé la Fédération française de tennis.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 12h38
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 15h32
   





                        



   


L’équipe de France de tennis pour la Coupe Davis sera dirigée pour la première fois de son histoire par une capitaine. L’ancienne numéro un mondiale, Amélie Mauresmo, a été nommée pour succéder à Yannick Noah l’an prochain, a annoncé samedi 23 juin la Fédération française de tennis.
Julien Benneteau, qui mettra un terme à sa carrière à l’issue de l’US Open en septembre, a été quant à lui nommé à la tête de l’équipe de France de Fed Cup. À bientôt 39 ans, l’icône du tennis français reprend du service en équipe de France après avoir dirigé l’équipe féminine (2012-2016) qu’elle avait conduite de la deuxième division à la finale de la Fed Cup, perdue en 2016 à Strasbourg face à la République tchèque.
Le président de la FFT Bernard Giudicelli a salué un « choix complètement novateur » de placer « une femme au gouvernail du tennis français masculin » lors d’une conférence de presse en présence des deux nouveaux capitaines.

Les capitaines des #TeamFranceTennis 2019 et 2020 seront @AmeMauresmo pour la #CoupeDavis et @julienbenneteau pour… https://t.co/26wH8i9Up9— FFTennis (@FFT)


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Plus beau palmarès français
Mauresmo présente le plus beau palmarès du tennis français dans l’ère moderne. Elle est la première, et seule française jusqu’ici, à avoir été numéro un mondiale, durant 39 semaines entre 2004 et 2006. L’ancienne joueuse, qui a remporté vingt-cinq tournois, a conquis deux titres du Grand Chelem - Open d’Australie et Wimbledon 2006 - le Masters (2005) et la Fed Cup (2003).
Outre sa belle carrière, Mauresmo peut s’appuyer sur une solide expérience du coaching et pas uniquement en sélection. Elle a entraîné pendant près de deux ans un membre du « Big Four », le Britannique Andy Murray (2014-2016), conseillé Marion Bartoli lors de son sacre à Wimbledon en 2013 et avant cela Michaël Llodra, qui était en concurrence avec elle pour le poste de capitaine.
Son charisme, son expérience ont fait la différence ainsi, sans doute, que son réseau. Proche de Noah, Mauresmo a eu par ailleurs pour coach l’actuel entraîneur de l’équipe de France de Coupe Davis, Loïc Courteau. Son préparateur physique, Xavier Moreau, est lui aussi présent dans l’encadrement des Bleus.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Seules les entreprises des pays membres de l’UE peuvent participer aux appels d’offres pour le système concurrent du GPS américain. Les Européens risquent aussi d’y perdre.
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édition abonné


Brexit : le satellite européen Galileo s’éloigne de l’orbite britannique

Seules les entreprises des pays membres de l’UE peuvent participer aux appels d’offres pour le système concurrent du GPS américain. Les Européens risquent aussi d’y perdre.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 08h49
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 15h18
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Et soudain, le Brexit devint réalité. Il y a exactement deux ans, le 23 juin 2016, les Britanniques votaient en faveur d’une sortie de l’Union européenne (UE). Jusqu’à présent, malgré la dramaturgie politique qui entoure les négociations, rien n’a vraiment changé. L’une des toutes premières conséquences concrètes vient… de l’espace. Appliquant à la lettre les règles que le Royaume-Uni avait lui-même approuvées, Bruxelles a décidé d’exclure les entreprises britanniques des appels d’offres de la partie cryptée de Galileo, le système satellite européen, concurrent du GPS américain. Seules les entreprises présentes dans les pays membres de l’UE peuvent se porter candidates.
C’est peu dire que Londres est furieux. Galileo, qui fonctionnera pleinement dans un peu plus de deux ans, est bien plus qu’un système de géolocalisation plus précis que le GPS. Comme son concurrent américain, il comporte un signal crypté, qui sert notamment de système de guidage aux missiles. Son contrôle est militairement stratégique. Sans compter qu’une bonne partie de l’industrie britannique a obtenu de juteux contrats sur ce projet.
Depuis trois mois, le gouvernement britannique fait monter la pression. Les ministres de la défense, de l’industrie, du Brexit et la première ministre, Theresa May, sont tous montés au créneau. S’il est exclu de Galileo, le Royaume-Uni menace de construire son propre système concurrent, une idée qui semble cependant guère crédible au regard de son coût.
« Les Européens se tirent une balle dans le pied »
« Les Européens se tirent une balle dans le pied pour voir si leur pistolet fonctionne », accuse David Davis, le ministre du Brexit. Selon lui, se priver des entreprises britanniques et de certaines de leurs techniques de pointe va retarder la construction de Galileo de trois ans et coûter 1 milliard d’euros supplémentaire. « Le problème est que le pied en question est le Royaume-Uni », réplique Bleddyn Bowen, spécialiste...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Editorial. La Mairie de Paris n’a pas tenu compte des alertes sur la rentabilité du projet d’autopartage ; le groupe Bolloré n’a été assez attentif à sa dimension de service public.
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Autolib’ : un fiasco aux responsabilités partagées

Editorial. La Mairie de Paris n’a pas tenu compte des alertes sur la rentabilité du projet d’autopartage ; le groupe Bolloré n’a été assez attentif à sa dimension de service public.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 10h25
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 12h12
   





                        



   


Editorial du « Monde ». La liberté a un prix. Les partenaires d’Autolib’, le service d’autopartage électrique qui devait « libérer » les déplacements des Franciliens, viennent d’en faire l’amère expérience. L’exploitant, le groupe Bolloré, et l’un des principaux concédants, la Mairie de Paris, se sont rendu compte qu’ils n’étaient pas prêts à assumer les 293,7 millions de pertes que le parc de petites voitures grises aurait générées d’ici à 2023. Alors que les deux parties se rejettent la responsabilité de ce fiasco, le Syndicat mixte Autolib’ Velib’ Metropole (SAVM) a décidé, jeudi 21 juin, de résilier le contrat qui les liait.

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                Autolib’ va s’arrêter, mais à une date encore inconnue



L’accord présenté en 2011 comme « gagnant-gagnant » s’est transformé sept ans plus tard en « perdant-perdant ». Pour Bolloré, Autolib’ devait constituer une vitrine mondiale pour sa technologie de batteries, qu’il essaye d’imposer face aux autres constructeurs de véhicules électriques. Pour la Mairie de Paris, il s’agissait de se doter d’un service de transport alternatif à la fois innovant et peu polluant, au moment où la voiture n’est plus en odeur de sainteté en milieu urbain.
Au mauvais moment
L’échec du projet, qui met à mal ces deux stratégies, arrive au plus mauvais moment pour les deux partenaires. Vincent Bolloré est en difficulté sur tous les fronts. Mis en examen pour les conditions d’attribution de concessions portuaires en Afrique, l’industriel breton vient de subir un revers dans la prise de contrôle de Telecom Italia, tandis que Canal+ se vide de ses abonnés.

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Quant à Anne Hidalgo, la maire de Paris, elle accumule les déboires avec ses différents prestataires. La gestion des PV, devenus des « forfaits post-stationnement », confiée aux sociétés privées Streeteo et Moovia, a connu une série de bugs. Surtout, le changement de prestataires de Vélib’, les vélos en libre-service, a tourné à l’accident industriel. Un peu plus d’un an après l’attribution du contrat à Smovengo, il est toujours impossible d’utiliser normalement le service, alors que son déploiement se heurte à des obstacles techniques et sociaux.
Tandis que Mme Hidalgo a tout fait pour décourager les Parisiens de posséder leur propre voiture, l’échec de ces solutions de transport individuel partagé est une mauvaise nouvelle, à moins de deux ans des élections municipales. Si son combat pour réduire la pollution urbaine va dans le bon sens, celui-ci ne pourra surmonter les réticences qu’en proposant des modes de déplacement alternatifs efficaces et abordables.

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                Comment Hidalgo veut sortir de l’impasse Autolib’



Avec un contrat qui s’est révélé mal ficelé, avec une gouvernance et un contrôle de l’exploitation déficients, le modèle économique retenu pour Autolib’ a conduit à une impasse, dont les responsabilités sont largement partagées. Pourtant, à maintes reprises, des alertes ont été lancées sur le manque de rentabilité du projet. Des solutions avaient été proposées, comme le fait de réduire le service en banlieue, où le taux d’utilisation des véhicules n’était pas assez élevé, ou comme la possibilité d’emprunter à Paris les voies de bus et de taxi. En vain.
De son côté, Bolloré, focalisé sur l’aspect industriel du projet, n’a pas été suffisamment attentif à sa dimension de service public. Chacun a préféré faire l’autruche jusqu’au clash final. Celui-ci jette dans l’incertitude les 267 salariés de la société, qui risquent de se retrouver au chômage. Il frustre également les 150 000 clients qui avaient adopté le service et irrite les contribuables franciliens, qui s’interrogent sur le montant final des pertes qu’ils devront éponger. Bref, un beau gâchis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Le compositeur de la bande originale du film « 120 battements par minute » se produit samedi au festival parisien organisé par Solidarité sida.
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Article sélectionné dans La Matinale du 21/06/2018
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Solidays : Arnaud Rebotini, l’électron libre

Le compositeur de la bande originale du film « 120 battements par minute » se produit samedi au festival parisien organisé par Solidarité sida.



Le Monde
 |    22.06.2018 à 06h31
 • Mis à jour le
22.06.2018 à 17h48
    |

            Bruno Lesprit








                        



                                


                            

Les téléspectateurs ont découvert Arnaud Rebotini le 2 mars, lors de la 43e cérémonie des ­ Césars, quand il a reçu la ­compression dorée récompensant la meilleure musique de film pour 120 battements par ­minute. Une première pour un compositeur issu de l’électronique. Sur l’écran est ­apparu un ­colosse de près de 2 mètres à face de boxeur, portant banane et moustache. Un physique de ­videur plutôt que d’as des platines.
Le géant n’a pu retenir ses larmes en remerciant son épouse, avant d’évoquer « la voix de ceux qui sont morts, de ceux qui ont perdu des proches, qui se sont battus, qu’on n’a pas voulu entendre », et de ­dédier « ce prix à ces héros oubliés d’hier et d’aujourd’hui : Act Up existe toujours et le sida n’est pas qu’un film ». Un message conforme à celui du festival Solidays, organisé par Solidarité sida, qui ­célèbre ses 20 ans du 22 au 24 juin à l’hippodrome de Paris-Longchamp. Rebotini y est ­attendu avec ses claviers et ses ­machines le samedi, jour d’une « cérémonie contre l’oubli » des victimes d’une pandémie qui a fait 35 millions de morts, selon les ­estimations d’Onusida.

Pour Act Up, le succès (plus de 600 000 entrées en France) du film de Robin Campillo s’est traduit par un afflux de nouveaux militants, qui a provoqué une crise de gouvernance. A Rebotini, il a apporté « de la notoriété et de l’intérêt pour [s] a musique ». Du prestige aussi, puisque la Philharmonie de Paris l’a convié à jouer la bande originale, en avril 2019, avec une formation acoustique. De la house dans la salle Pierre-Boulez ? « Il aurait détesté, j’en suis sûr », glisse en souriant le laborantin, qui reçoit sur son lieu de labeur, où il s’astreint à des horaires réguliers.
Solide culture musicale
Niché dans un immeuble de Montmartre, l’appartement, aux murs couverts de vinyles, comporte une cave transformée en studio, encombré d’instruments analogiques et de séquenceurs....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Pour leur deuxième match du Mondial, Belges et Tunisiens ont livré une partie endiablée. Lukaku et Hazard ont chacun marqué un doublé pour les Diables rouges, presque qualifiés.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Né à Dallas, au Texas en mars 1964, il avait fondé Pantera avec son frère, le guitariste « Dimebag » Darrell Abbott, le bassiste Rex Brown, Terry Glaze (guitare) et le chanteur Donnie Hart.
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Mort de Vinnie Paul, batteur et cofondateur de Pantera

Né à Dallas, au Texas en mars 1964, il avait fondé Pantera avec son frère, le guitariste « Dimebag » Darrell Abbott, le bassiste Rex Brown, Terry Glaze (guitare) et le chanteur Donnie Hart.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 15h05
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 15h24
   





                        



Vincent Paul Abbott, plus connu sous le nom de Vinnie Paul, le cofondateur et batteur du groupe de heavy metal Pantera, est mort, à Las Vegas, annonce le groupe, sur Facebook et Twitter, samedi 23 juin. La cause de sa mort est inconnue.

Vincent Paul Abbott aka Vinnie Paul has passed away.
Paul is best known for his work as the drummer in the bands
— Pantera (@Pantera)


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Né à Dallas, au Texas en mars 1964, il avait fondé Pantera avec son frère, le guitariste « Dimebag » Darrell Abbott, le bassiste Rex Brown, Terry Glaze (guitare) et le chanteur Donnie Hart. La carrière du groupe décolle réellement en 1990, avec l’album Cowboys from Hell et se poursuit jusqu’en 2003 et la dissolution du groupe.
En 2004, les frères Abbott montent un nouveau groupe, Damageplan, dont la carrière est interrompue lorsqu’un homme monte sur la scène sur laquelle se produit le groupe et abat Darrell Abbott ainsi que trois autres personnes.
En 2006, Vinnie Paul forme Hellyeah, un nouveau groupe, qui comprend Chad Gray, Greg Tribbett de Mudvayne, Tom Maxwell de Nothingface, Jerry Montano de Danzig et Nothingface.
Vinnie Paul mettait en avant ses racines texanes pour expliquer son style de jeu : « le Texas en fait partie, j’ai grandi avec une bonne dose de ZZ Top et de Stevie Ray Vaughan, mais j’ai aussi été versé dans le metal dès le premier jour. Led Zeppelin, Black Sabbath, Kiss, Van Halen, tous mes groupes préférés avaient de superbes grooves sur leur musique », expliquait-il au site Onlinedrummer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Le garçon, né avec de graves malformations, a déjà subi à l’âge de 11 ans cinquante-trois opérations.
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Glyphosate : la famille de Théo, 11 ans, exposé in utero, poursuit Monsanto

Le garçon, né avec de graves malformations, a déjà subi à l’âge de 11 ans cinquante-trois opérations.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 11h05
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 11h06
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

Théo Grataloup est ce petit garçon de 11 ans né avec de graves malformations des appareils digestif et respiratoire et qui a, depuis sa naissance, le 2 mai 2007, été opéré à cinquante-trois reprises. Son histoire a été racontée par Marie-Monique Robin, dans son documentaire Le Roundup face à ses juges, diffusé sur Arte en octobre 2017. En dépit de ces nombreuses interventions chirurgicales, il ne parle et ne respire que grâce à une trachéotomie. Début juin, ses parents ont assigné la société Monsanto devant le tribunal de grande instance de Vienne (Isère).
Sabine Grataloup, la mère de Théo, avait désherbé une carrière d’équitation au Glyper – un désherbant à base de glyphosate – alors qu’elle ignorait encore être enceinte. Elle attribue les handicaps graves de son fils à son exposition in utero au produit. En passe d’être absorbée par l’allemand Bayer, la firme de Saint-Louis (Missouri) est actuellement poursuivie aux Etats-Unis par des personnes atteintes de cancers du sang qu’elles attribuent à leur exposition passée au glyphosate, mais c’est la première fois que la société américaine est poursuivie pour de tels effets allégués, dits « tératogènes » (capable d’induire des malformations), de son produit phare.

Commission d’enquête
« Les éléments déclencheurs de la plainte, explique William Bourdon, l’avocat de la famille, ont été le Tribunal Monsanto ainsi que les révélations des “Monsanto Papers” [des milliers de documents internes de la firme rendus publics par la justice fédérale américaine], qui montrent que la société s’inquiétait de certains effets du glyphosate à une époque bien antérieure à la grossesse de Mme Grataloup. » Le Tribunal Monsanto, une initiative citoyenne, a rassemblé, en octobre 2016, à La Haye (Pays-Bas), des organisations non gouvernementales, des juristes, des médecins et des victimes venus de nombreux pays témoigner des dégâts environnementaux et sanitaires qu’ils...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Des rassemblements se sont tenus en Espagne, vendredi, après la libération provisoire de cinq hommes condamnés pour « agression sexuelle ».
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Le gouvernement féministe de Pedro Sanchez à l’épreuve de la « Meute »

Des rassemblements se sont tenus en Espagne, vendredi, après la libération provisoire de cinq hommes condamnés pour « agression sexuelle ».



Le Monde
 |    23.06.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 12h05
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



   


Des milliers d’Espagnoles ont manifesté massivement dans une trentaine de villes, vendredi 22 juin au soir, comme elles l’avaient déjà fait jeudi, pour exprimer leur colère. La veille, un tribunal de Pampelune, en Navarre, a accordé la liberté provisoire (sous caution de 6 000 euros) à cinq jeunes hommes condamnés en avril à neuf ans de prison pour « agression sexuelle » aggravée d’abus de faiblesse, contre une jeune fille de 18 ans, lors des fêtes de la San Fermin de l’été 2016. Les juges ont justifié leur décision en écartant tout risque de fuite et de récidive avant la tenue du procès en appel. Le parquet a annoncé qu’il déposerait un recours. Les membres de la « Meute » font en outre l’objet d’une autre enquête à Cordoue pour une agression sexuelle présumée sur une jeune fille droguée, dont les images ont été retrouvées sur leurs téléphones.
En avril, déjà, de grandes manifestations féministes avaient accueilli la décision des juges de ne pas retenir la qualification d’agression sexuelle, c’est-à-dire de viol, contre ces cinq Sévillans âgés de 27 à 29 ans, dont un militaire et un garde civil, qui se surnommaient la « Meute » et qui avaient filmé leurs actes.
L’affaire est devenue le #metoo espagnol, symbole de la « justice patriarcale » que dénoncent les manifestants, le code pénal exigeant qu’il y ait violence ou menace pour qualifier un crime de viol, bien que les actes sexuels aient été imposés sans le consentement de la victime.
Le féminisme, étendard du nouveau gouvernement
« Pour lutter contre les atteintes à la liberté et l’intégrité sexuelles, le gouvernement s’est engagé à étudier la possibilité que le service juridique de l’Etat se porte partie civile en défense des victimes », a annoncé, vendredi, la porte-parole du gouvernement, Isabel Celaa, qui a reconnu que la libération provisoire a provoqué la « surprise » de l’exécutif. « Le gouvernement se fait écho de l’état d’alarme sociale de l’Espagne dans son ensemble et des femmes en particulier, que nous allons protéger », a-t-elle ajouté.
La veille, la ministre de la justice, la procureure Dolores Delgado, a estimé que « ce qu’il faut, ce sont des changements de mentalités, des réformes de la formation », pour mieux appréhender les « perspectives de genre et les victimes ». Estimant que « les faits prouvés sont très graves », elle a apporté son soutien à « la victime dans sa douleur », tout en insistant sur l’obligation pour le gouvernement de « respecter » toutes les décisions judiciaires. Un « respect » qui a été critiqué par de nombreuses manifestantes qui ont demandé la suspension des juges chargés de l’affaire de la « Meute ».
Le gouvernement socialiste de Pedro Sanchez, formé de onze femmes et de seulement huit hommes, un record dans l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) depuis sa création, a fait du féminisme l’un de ses principaux étendards. En confiant le portefeuille de l’égalité hommes-femmes, pour la première fois, à la numéro deux de l’exécutif, la vice-présidente Carmen Calvo, il entend imprégner toute sa politique d’une perspective de genre, transversale.

   


« Travailler à émettre des verdicts justes »
Autre symbole, la première proposition de loi que les socialistes ont présentée au Parlement depuis qu’ils sont au pouvoir, le 12 juin, porte justement sur la formation spécifique des juges espagnols sur la violence de genre et l’égalité, et l’augmentation des tribunaux pénaux spécialisés dans les crimes machistes.
« L’objectif est que l’administration de la justice travaille avec des critères d’interprétation corrects des genres pour interpréter la violence, pouvoir la traiter juridiquement et émettre des verdicts justes », avait expliqué, lors de l’élaboration de la proposition de loi, Carmen Calvo, alors chargée de l’égalité au sein du Parti socialiste ouvrier espagnol.
Déjà, le précédent gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, confronté au verdict polémique de la « Meute », mais aussi aux immenses manifestations qui ont marqué la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, avait dû répondre à l’indignation sociale en convoquant la Commission générale de qualification des crimes et délits pour qu’elle actualise les paragraphes du code pénal, qui date de 1995, en matière d’agression sexuelle.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Une dizaine de poissonniers ont été sanctionnés le 14 juin à l’occasion d’une opération de contrôle mobilisant une vingtaine d’agents des services de l’Etat.
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Les poissonniers du Vieux-Port verbalisés pour ne pas avoir apposé le nom latin sur leurs étals

Une dizaine de poissonniers ont été sanctionnés le 14 juin à l’occasion d’une opération de contrôle mobilisant une vingtaine d’agents des services de l’Etat.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 14h13
   





                        



   


« C’est une galéjade ! » Les poissonniers du Vieux-Port de Marseille ne décolèrent pas samedi 23 juin après la verbalisation de plusieurs d’entre eux il y a une semaine pour ne pas avoir inscrit le nom latin des poissons sur leurs étals.
« Les clients ne font même pas la différence entre la rascasse et le rouget, qu’est-ce qu’on vient nous demander de mettre le nom en latin ! », s’agace Marie qui a été verbalisée pour la première fois en vingt-cinq ans de métier.
Comme elle, une dizaine de poissonniers vendant chaque matin leur marchandise sur le célèbre Vieux-Port ont été sanctionnés le 14 juin à l’occasion d’une opération de contrôle, mobilisant une vingtaine d’agents des services de l’Etat (direction départementale des territoires et de la mer, de la protection des populations et de la Direccte). Il leur est notamment reproché de ne pas avoir affiché le nom scientifique des poissons comme le veut la réglementation européenne et, pour d’autres, ne pas avoir affiché les prix.
Marchandise détruite
« Ce sont des bureaucrates qui ne connaissent pas le terrain. Aucun client me demande le nom en latin », poursuit Marie. « Les contrôles, c’est bien, mais de cette façon et pour ce motif, c’est exagéré », peste aussi Abdel alors que les touristes affluent samedi matin sur le marché.
Patrick, revendeur de poisson, a, lui, vu toute sa marchandise saisie pour être détruite par les contrôleurs, car il ne pouvait pas justifier la zone dans laquelle son poisson avait été pêché. « J’ai voulu appeler le pêcheur, mais ils ne m’ont pas laissé faire. C’est une honte, ils auraient au moins pu donner tout ça aux pauvres », s’emporte le commerçant qui risque entre 400 et 1 500 euros d’amende et attendait sa convocation au tribunal. Les services de contrôle n’étaient pas joignables samedi.
« Emmanuel Macron m’a garanti, après avoir éclaté de rire quand je le lui ai appris, que les poissonnières du Vieux-Port n’auraient désormais plus à écrire, en latin, le nom des poissons qu’elles vendent… », a fait savoir, pour sa part, dans un communiqué le maire, Jean-Claude Gaudin, qui a déjeuné vendredi avec le président de la République.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Les Bleus, déjà dominés à Auckland (11-52) et Wellington (13-26), ont rivalisé un peu plus d’une mi-temps, encaissant au total sept essais.
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Le XV de France achève sa tournée en Nouvelle-Zélande par une troisième défaite (14-49)

Les Bleus, déjà dominés à Auckland (11-52) et Wellington (13-26), ont rivalisé un peu plus d’une mi-temps, encaissant au total sept essais.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 12h31
   





                        



   


Un zéro pointé et deux lourdes défaites. Comme en ouverture à Auckland (11-52), le XV de France a sombré en deuxième période face à la Nouvelle-Zélande, samedi 23 juin, à Dunedin. Après un score final de 14-49, l’équipe de France de rugby repart donc bredouille de sa tournée de juin.
Cent vingt-sept points et 19 essais encaissés : le bilan comptable de ce voyage chez les All Blacks est lourd pour les Bleus et souligne l’écart de niveau réel avec les doubles champions du monde en titre à quinze mois de la Coupe du monde 2019 au Japon.

        Lire aussi :
         

                Le XV de France courageux mais encore dominé par les All Blacks



Ils sont ainsi renvoyés à leurs chères études, après un Tournoi des six nations porteur de promesses, par le maître néo-zélandais, contre qui ils n’auront finalement rivalisé que lors du deuxième test, samedi dernier à Wellington (13-26). Où ils ont été réduits à quatorze dès la 12e minute (carton rouge pour Benjamin Fall), ce qui a attisé leurs regrets et nourri leurs espoirs pour ce dernier rendez-vous, bien que traditionnellement le plus compliqué à appréhender en raison de l’usure de la saison.
Carences récurrentes
A quinze contre quinze, face à des All Blacks qui avaient effectué six changements dans leur quinze de départ et étaient privés de leur ouvreur Beauden Barrett, le XV de France a tenu la distance et la comparaison pendant quarante-sept minutes. Soit cinq bonnes de moins qu’en ouverture à l’Eden Park. Mais, cette fois, ils n’ont récolté aucun carton jaune pour faciliter la tâche des All Blacks, simplement pris de vitesse.
Ils étaient alors menés seulement 21 à 14, avant d’encaisser 28 points et quatre essais, dont un triplé de Rieko Ioane, sans en rendre un seul, coupables de grosses carences défensives, individuelles et collectives.
Le parallèle avec le premier test est évident, mais les Bleus ont bien plus montré offensivement samedi qu’à Auckland, où ils n’avaient marqué qu’un essai, qui plus est opportuniste (Rémy Grosso). Ils en ont, cette fois, inscrit deux, à l’issue de mouvements léchés à plusieurs temps de jeu avec des passes dans le bon tempo.



                            


                        

                        


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« Kazakhgate » : Airbus placé sous le statut de témoin assisté

Un représentant du groupe aéronautique a été entendu par les juges d’instruction. L’affaire porte sur des contrats commerciaux conclus avec le Kazakhstan sous Nicolas Sarkozy.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 00h59
   





                        



   


Le groupe aéronautique européen Airbus a été placé vendredi 22 juin sous le statut de témoin assisté à l’issue d’une audition par les juges d’instruction enquêtant sur l’affaire de corruption présumée du « Kazakhgate ».
« Airbus a été placé sous le statut de témoin assisté dans le cadre d’une procédure en pleine coopération avec la justice française à la suite d’une audition d’un de ses représentants », a indiqué à l’agence France-Presse un porte-parole du groupe sans mentionner l’enquête.
Selon une source proche du dossier, Airbus était convoqué en vue de son placement sous ce statut, intermédiaire entre témoin et mis en examen, dans le cadre de l’enquête du « Kazakhgate », qui porte sur des soupçons de corruption en marge de contrats commerciaux conclus entre la France et le Kazakhstan sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

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Airbus est sous le coup de plusieurs enquêtes anti-corruption en Europe et notamment d’une procédure franco-britannique portant sur des ventes d’avions civils. Face aux turbulences judiciaires, le groupe a engagé une opération mains propres en interne et manifesté sa volonté de coopérer.
Une vente à deux milliards d’euros
Dans l’enquête du Kazakhgate, ouverte en mars 2013, notamment pour « corruption d’agents publics étrangers », les juges cherchent à établir si la signature des contrats a donné lieu à des versements de commissions illégales à des intermédiaires.
En octobre 2010, Paris et Astana avaient annoncé un accord pour la fourniture de 45 hélicoptères EC 145 fabriqués par Eurocopter, devenu Airbus Helicopters, un centre de satellites d’Astrium (ex-EADS devenu Airbus group) et 295 locomotives Alstom. Montant total des contrats ensuite finalisés : environ deux milliards d’euros, selon des médias.
Selon Mediapart, lors d’une perquisition en février 2016 dans les locaux d’Airbus à Suresnes (Hauts-de-Seine), les enquêteurs avaient retrouvé la trace d’un versement suspect de 8,8 millions d’euros à une société liée à un partenaire d’affaires d’Airbus, dans le cadre d’une vente de satellites au Kazakhstan.
L’audition du groupe intervient après celles de son patron Tom Enders et de deux autres hauts responsables, entendus en octobre comme simple témoins par les policiers anticorruption (Oclciff). En parallèle, l’affaire comporte un volet politique, le plus avancé à ce stade.
Le rôle de l’Elysée en question
Les enquêteurs soupçonnent une équipe proche de l’Élysée de s’être activée pendant le mandat de M. Sarkozy pour influencer des responsables politiques en Belgique afin de faire passer une loi en faveur de Patokh Chodiev, un oligarque kazakh alors mêlé à une affaire de corruption en Belgique et proche du président du Kazakhstan Noursoultan Nazarbaïev, et de deux associés. A cette même époque, Paris voulait soigner ses relations avec Astana pour conclure des contrats commerciaux.
L’Elysée, comme l’avait admis Claude Guéant en 2017 devant une commission d’enquête parlementaire belge, était intervenu pour aider ce trio à constituer sa défense. Mais l’ex-ministre, récemment placé en garde à vue dans ce dossier, a assuré que Paris n’avait pas tenté d’« infléchir la loi belge ».

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                Qu’est-ce que le « Kazakhgate » et pourquoi Claude Guéant a-t-il été auditionné en Belgique ?



Cinq protagonistes ont été mis en examen, notamment pour corruption active d’agent public étranger, dont l’avocate française de Patokh Chodiev, Catherine Degoul, un ancien conseiller à l’Elysée, Jean-François Etienne des Rosaies, et l’ex-sénateur Aymeri de Montesquiou. L’ex-ministre belge Armand De Decker qui avait rejoint le pool d’avocats des Kazakhs a lui été inculpé pour « trafic d’influence » en Belgique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Après un an d’exercice du pouvoir, le parti du président va chercher à donner un cadre idéologique aux militants et à des députés parfois en mal de repères.
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Article sélectionné dans La Matinale du 22/06/2018
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Les stratèges de LRM veulent mieux définir le macronisme

Après un an d’exercice du pouvoir, le parti du président va chercher à donner un cadre idéologique aux militants et à des députés parfois en mal de repères.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 10h16
    |

            Cédric Pietralunga et 
Alexandre Lemarié








                        



                                


                            
Comment éviter des prises de position divergentes et se prémunir contre le risque d’une éventuelle fronde au sein de la majorité ? Après un an d’exercice du pouvoir, les stratèges de La République en marche (LRM) jugent nécessaire de mieux définir le macronisme, afin de donner un cadre idéologique aux militants du mouvement et à des députés parfois en mal de repères pour se positionner sur des sujets précis.

Dans cette optique, le patron du parti, Christophe Castaner, et le député de Paris, Pierre Person, ont engagé un travail de fond – en accord avec l’Elysée – pour tenter de préciser la philosophie guidant l’action du chef de l’Etat et de ses soutiens. La réflexion doit durer plusieurs mois, avec pour objectif d’établir une « charte » du macronisme.
« Il y a une pensée à structurer car nous sommes partis d’un projet politique qui est devenu un programme d’action mais n’est pas toujours une doctrine globale, explique M. Castaner au Monde. Nous ne partons pas de rien car nous avons une vision claire sur de nombreux sujets. Sur certains, il nous faut affiner mais le plus souvent, il nous reste à mettre en mots cette doctrine. » Début avril, ce dernier avait expliqué « préparer l’après-Macron » pour que le parti puisse « survivre » à son fondateur et dépasser « le projet présidentiel ».
Cette réflexion, qui doit faire émerger une ligne politique, vise à faire coexister les différentes sensibilités présentes au sein du groupe LRM, composé de 312 députés venus de la droite, de la gauche ou de la société civile. « Il existe un besoin de structurer idéologiquement le macronisme, en couchant sur papier qui on est, ce que l’on porte et où on veut aller », explique M. Person.
« Le pragmatisme ne suffira pas »
Une initiative jugée d’autant plus nécessaire que ces dernières semaines, la majorité a été traversée par des fractures idéologiques. En particulier sur la question...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Trois ans après la loi Macron, retour sur les derniers épisodes de ce rendez-vous manqué avec la transparence financière.
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Comment Infogreffe a gardé la main sur les données légales des entreprises

Trois ans après la loi Macron, retour sur les derniers épisodes de ce rendez-vous manqué avec la transparence financière.



Le Monde
 |    22.06.2018 à 10h05
    |

            Mathilde Damgé et 
                                Mathilde Roux








                        


Présentée comme une loi pour lutter contre les monopoles des professions réglementées, la loi Macron de 2015 devait notamment casser celui d’Infogreffe des informations légales des entreprises.L’Institut national de la propriété industrielle (INPI), chargé de prendre le relais, rencontre en pratique de nombreuses difficultés pour réceptionner et mettre en ligne cette masse de données.De plus, le choix de conserver en diffusion payante les actes les plus importants limite très fortement la portée de l’open data annoncé, ce qui conforte Infogreffe dans son monopole de la donnée commerciale.
2015. Les greffiers de tribunal de commerce mènent un intense lobbying contre la loi Macron. Ils vont même jusqu’à saisir le Conseil d’Etat et essaient de s’abriter derrière le droit européen et la directive du 11 mars 1996 sur la protection juridique des bases de données.
Car, depuis presque quinze ans, cette profession libérale un peu à part (elle est titulaire d’une charge publique, comme les notaires) bénéficiait, à travers Infogreffe (un groupement d’intérêt économique, GIE), d’un monopole des données issues des tribunaux de commerce : création ou liquidation de société, changement de statuts, etc.

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          La France, élève médiocre sur la transparence financière



Un monopole unique — la justice, rendue au nom du peuple, ne commercialise pas l’essentiel de ses actes — qui faisait de greffier de tribunal de commerce la profession réglementée la mieux payée du pays. Mais le Conseil d’Etat a tranché en juillet 2017 en confirmant le rôle central de l’INPI, l’Institut national de la propriété industrielle, et l’obligation des tribunaux de commerce de lui transmettre gratuitement leurs données.
Mais, dans les faits, la libéralisation économique du secteur par la libération de ces données tarde à s’installer dans le paysage français, alors que même dans les paradis fiscaux que sont le Luxembourg et le Panama, l’accès au registre du commerce est libre et gratuit. Retour sur les derniers épisodes de ce rendez-vous manqué avec la transparence financière.
Infogreffe, porte d’entrée principale des professionnels
La décision du Conseil d’Etat de juillet 2017 donne en théorie à l’INPI la capacité de tenir le registre national du commerce et des sociétés (RNCS). La structure publique doit centraliser et archiver électroniquement des formalités déposées dans l’un des cent trente-quatre greffes de France par les entreprises, à savoir :
toutes les inscriptions (immatriculations, modifications et radiations) ;les dépôts d’actes et les comptes annuels pour les personnes morales.
Seul pré carré conservé par Infogreffe, il demeure l’unique voie officielle pour obtenir l’extrait Kbis, la carte d’identité de l’entreprise comprenant son nom, son adresse, sa forme juridique, sans avoir à se rendre physiquement dans un greffe.
Surtout, la grande force d’Infogreffe reste sa réputation acquise en quelques décennies de principale porte d’entrée pour les professionnels, à la fois en matière de production d’actes (entreprises) que de consultation (avocats, banques, administrations).
Espace laissé libre par l’organisme public
Il est vrai que la loi Macron de 2015 et les débats qui l’ont entourée ont mis en lumière les caractéristiques peu connues du métier de greffier de tribunal de commerce (à ne pas confondre avec le greffier des services judiciaires) : une rémunération record de près de 30 000 euros net mensuels (revenu médian), une concentration du métier au sein d’une centaine de familles…
Pourtant, cette rente des données des entreprises, Infogreffe ne l’a pas volée. Le groupement des greffiers, créé en 1986, a en effet obtenu l’accès à ces données… de l’INPI lui-même ! A l’origine, c’est l’organisme public qui devait s’en occuper — l’archivage dématérialisé visant notamment à disposer d’un double dans un greffe en cas d’incendie. Mais, dès 1993, elle confie ces missions (saisie, numérisation, stockage et diffusion) à une société détenue par la banque Natixis, OR-Télématique, opérant sur le Minitel, dans le cadre d’une concession de service public.
Et, en 2009, l’INPI conclut un accord avec les greffiers de tribunal de commerce, accord qui le met hors jeu et fait d’Infogreffe l’acteur principal de l’accès aux données légales des entreprises. La raison de ce renoncement : d’une part, le manque de capacité technique de l’INPI dans les années 1990 ; d’autre part le rapport plus distendu avec les greffes — alors qu’Infogreffe est une émanation directe de la profession.
Données inexploitables et tableurs confus
Un atout dont ne dispose pas l’INPI, qui ne peut pas non plus, on l’a vu, délivrer le fameux Kbis sur son site comme le fait Infogreffe car, dématérialisée ou pas, la délivrance de cet acte ne peut être réalisée que par les officiers ministériels que sont les greffiers des tribunaux de commerce.
Pour l’instant, l’organe public reste le dernier maillon d’une chaîne qui a longtemps fonctionné sans lui. Ce qui se traduit dans le peu de lisibilité des informations fournies en « open data ».
Il suffit d’aller sur le site de l’INPI pour constater que les échantillons présentés (une licence gratuite permet de consulter l’intégralité des données) sont incompréhensibles pour un citoyen non averti, et relativement inexploitables sans un important retraitement pour une entreprise qui déciderait de les proposer à la consultation —, là où Infogreffe offre une vision beaucoup plus claire et lisible des documents d’une entreprise.

   



   


« Comme le prévoit la loi, les destinataires des données ouvertes sont les réutilisateurs de données, qui eux ont vocation à les mettre en forme pour le grand public. L’objectif de la loi Macron était de faire émerger des usages nouveaux des données, en supprimant la barrière à l’entrée que constituait le coût de la licence », explique un connaisseur du dossier au ministère des finances.
Ambiguïté de l’« open data »
Contacté, l’organisme public assure que le nombre de détenteurs de la licence permettant d’exploiter les données est passé en quelques mois de douze à sept cents, mais les informations sensibles (état des comptes, identité des actionnaires…) sont facturées par l’INPI, qui va jusqu’à demander 15 euros pour une certification de données. Un coût que ne manquent pas de relever les détracteurs de l’INPI, dont fait partie le sénateur Olivier Cadic, dans un rapport d’information qui suggère la création d’un guichet unique pour les entreprises, confié à Infogreffe.
Car c’est toute l’ambiguïté du terme « open data » ; « données ouvertes » ne veut pas forcément dire « données gratuites » — y compris pour l’administration, qui doit parfois choisir entre débourser de l’argent public pour obtenir ces données… ou y renoncer. La loi est d’ailleurs claire sur ce point : seuls « les résultats des retraitements des informations contenus dans les inscriptions, actes et pièces » sont transmis au jour le jour dans un format informatique ouvert et gratuit, mais pas les documents originaux des inscriptions. En clair, la loi n’interdit pas à l’Etat, en l’occurrence à l’INPI, placé sous la tutelle de Bercy, de gagner de l’argent avec certaines des obligations légales imposées aux entreprises.
14 millions d’euros collectés par l’INPI avant la loi Macron
Ce choix n’est pas récent : l’INPI était déjà rémunéré pour la conservation de chaque acte enregistré. Ce qui faisait dire en 2015 à l’Autorité de la concurrence qu’il était plus pertinent de transférer complètement la charge de la conservation des données à Infogreffe, soulignant une économie possible d’une quinzaine de millions d’euros (montant collecté par l’INPI en 2013 pour les formalités d’archivage).
Phase de rodage
Depuis, la loi Macron visant à ôter leurs privilèges aux professions réglementées est passée, et le décret d’application en a entériné les modalités. Mais toutes les données n’ont pas encore été importées : seules les informations postérieures à 2017 sont actuellement disponibles en open data.
Une reprise des stocks est imminente, assure l’INPI, et une équipe de dix personnes est affectée à cette mise à disposition des données, mais son poids risque de dépasser plusieurs téraoctets, un nombre colossal de données (pour comparaison, les 11 millions de documents des Panama Papers représentaient 2,6 téraoctets de données, soit plusieurs décennies de lecture jour et nuit).
Actuellement, Infogreffe transmet quotidiennement à l’INPI les fichiers des cent trente-quatre greffes, continuant de faire la courroie de transmission entre les tribunaux de commerce et l’organisme public — alors que l’arrêt du Conseil d’Etat l’en exonère. « Cela représente une transmission quotidienne de deux mille fichiers », précise Bernard Bailet, président du GIE Infogreffe.
La plate-forme des greffiers a beau jeu de proposer en outre une alternative gratuite d’open data sur son site, concurrente de celle de l’INPI : l’essentiel des informations sensibles reste payant, et elle garde un monopole de fait des données commerciales. Un monopole dont le fruit reste juteux. Malgré une baisse observée de 5 % sur l’ensemble des actes, Infogreffe confirme que son chiffre d’affaires enregistré pour 2017 est de 60,9 millions d’euros.

Greffes, greffiers, actes et obligations légales... le lexique des tribunaux de commerce
Actes : chaque étape importante de la vie d’une entreprise est marquée par un acte spécifique (choix des statuts, nomination des bénéficiaires, évolution du capital social, nom des associés...).
Greffe : c’est l’ensemble des services administratifs des tribunaux. Il existe un service de greffe par type de procédure (greffe du juge aux affaires familiales, greffe du tribunal pour enfant, etc).
Greffiers des tribunaux de commerce : ce sont des officiers publics et ministériels, titulaires d’un office (ou charge) attribué par l’Etat. Ils assurent, en situation de monopole, la tenue du Registre du commerce et des sociétés, mission pour laquelle ils sont rémunérés à l’acte selon un tarif réglementé par décret. Il ne faut pas les confondre avec les greffiers des services judiciaires (service public) qui assistent au quotidien les magistrats, enregistrent les affaires, convoquent les parties à l’audience, rédigent les procès-verbaux.
Obligations légales des entreprises : lors de la création d’une entreprise commerciale plusieurs formalités administratives sont nécessaires dont l’inscription au registre du commerce et des sociétés, qui permet d’obtenir le fameux Kbis.
RCS : le registre du commerce et des sociétés est un répertoire relatif aux personnes physiques ou morales dont l’activité ou la structure est commerciale.
RNCS : le registre national du commerce et des sociétés correspond à la centralisation des données des RCS réalisée par l’INPI.





                            


                        

                        


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Compte rendu

Ethiopie : plusieurs blessés après une explosion dans un meeting du premier ministre

Plusieurs personnes ont été blessées dans cette explosion, a déclaré le premier ministre. Pour lui, cette explosion était « une tentative manquée des forces qui ne veulent pas d’une Ethiopie unie ».


Le Monde.fr avec AFP, AP et Reuters
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        Le 23.06.2018 à 11h09

     •
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          datetime="2018-06-23T12:40:58+02:00"

        Mis à jour le 23.06.2018 à 12h40






    
Le premier ministre, qui a quitté les lieux précipitamment après l’explosion, a estimé que l’incident avait été planifié par des groupes cherchant à discréditer cette réunion et son programme de réformes.
Crédits : MAHEDER HAILESELASSIE / REUTERS


Une explosion a semé la panique, samedi 23 juin, lors d’un rassemblement public en présence du premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, dans le centre d’Addis-Abeba. Devant des dizaines de milliers de personnes réunies sur la place Meskel, M. Abiy Ahmed venait de finir son discours et saluait la foule quand une explosion d’origine indéterminée s’est produite, provoquant un mouvement de foule vers la scène.
Le premier ministre a quitté précipitamment les lieux. Dans un premier temps, il avait annoncé que plusieurs personnes avaeint été tuées dans cette explosion. Pour lui, cette explosion était « une tentative manquée des forces qui ne veulent pas d’une Ethiopie unie ».

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                Addis-Abeba annonce des réformes radicales pour éviter l’implosion



Pas de responsable identifié
Un responsable du comité organisateur du meeting a déclaré qu’une grenade avait été lancée en direction de la tribune où Abiy Ahmed venait de s’exprimer. « C’était une grenade. Quelqu’un a tenté de la lancer sur la tribune où se trouvait le premier ministre », a expliqué Seyoum Teshome.
Abiy Ahmed n’a pas désigné de responsable pour cette explosion. Le premier ministre a ajouté : « L’amour gagne toujours. Tuer les autres est une défaite. A ceux qui ont essayé de nous diviser, je veux vous dire que vous n’avez pas réussi. »
« Des personnes au cœur plein de haine ont voulu commettre un attentat à la grenade. Le premier ministre Abiy est sain et sauf. (…) Les auteurs de l’attaque seront traduits devant la justice », a dit le secrétaire général du gouvernement, Fitsum Arega, sur son compte Twitter, sans dire qui pouvait être soupçonné.
Après l’explosion, des dizaines de personnes ont envahi la scène et commencé à lancer des objets divers vers la police. Le nouveau premier ministre a prêté serment début avril. C’est la première fois dans l’histoire de l’Ethiopie qu’un membre de l’ethnie Oromo est chargé de diriger le gouvernement. Abiy Ahmed, ancien général âgé de 41 ans, a succédé à Hailemariam Desalegn, qui a démissionné pour ouvrir la voie à des réformes.

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                L’Ethiopie libère plus de 500 prisonniers, dont un dissident célèbre





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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Ex-cadre de la presse officielle, Li Datong a dit son opposition à la levée de la limite des mandats présidentiels.
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Li Datong, une voix discordante dans la Chine de Xi Jinping

Ex-cadre de la presse officielle, Li Datong a dit son opposition à la levée de la limite des mandats présidentiels.



Le Monde
 |    22.06.2018 à 11h55
    |

            Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)








                        



                                


                            

Rares sont ceux qui, en Chine, ont ouvertement protesté contre la suppression de la limite des mandats pour le président chinois, Xi Jinping, en mars. Li Datong, 66 ans, ex-cadre communiste de la presse officielle, en fait partie. Dans le café de la banlieue de Pékin où il a donné rendez-vous, ce retraité malgré lui depuis 2006 n’en démord pas. Xi Jinping a, selon lui, « liquidé le legs le plus important de Deng Xiaoping [père des réformes à la fin des années 1970]. Et cela risque de plonger de nouveau la Chine dans le chaos. C’est pourtant un sujet qui est débattu depuis des siècles dans tous les systèmes, sans limite de mandat, on se retrouve avec un empereur », explique-t-il dans un torrent de paroles.
La nouvelle est tombée le 25 février, sous forme d’une annonce discrète de la presse officielle chinoise. C’est un ami qui a prévenu Li Datong par messagerie. Il faisait ses courses au supermarché. « J’ai lâché un juron. Incroyable, je n’avais pas vu ça venir du tout ! », se souvient le sanguin sexagénaire, estimant que la manœuvre politique fut « sournoise ».
A ses yeux, la Chine « entre dans une ère très imprévisible. Dans le passé, on savait que nos dirigeants changeaient tous les dix ans. Cela créait une attente politique. Désormais, c’est fini, et cela sape le moral aussi bien des gens ordinaires que de l’élite : les personnalités politiques qui ont de l’ambition vont rester dans l’incertitude quant au moment de la relève. C’est une véritable régression politique », dénonce-t-il.
Acte de bravoure
Ce jour-là, Li Datong n’a pas hésité : il fallait faire entendre sa voix. « C’est la seule chose que l’on peut faire, critiquer. » Il le fait toutefois de manière assez subtile : en rédigeant une lettre ouverte aux représentants de Pékin au Parlement, les appelant à mettre leur veto à la proposition d’amendement. Sans, bien sûr, se faire aucune illusion. Ainsi, Li Datong a gagné l’estime...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Le principal accusé, Pierre Paoli, est acquitté. Trois nationalistes sont incarcérés pour des attentats commis il y a six ans contre des résidences secondaires en Corse.
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Six nationalistes condamnés et deux acquittés pour des attentats en Corse en 2012

Le principal accusé, Pierre Paoli, est acquitté. Trois nationalistes sont incarcérés pour des attentats commis il y a six ans contre des résidences secondaires en Corse.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 02h02
   





                        



   


La cour d’assises de Paris a acquitté vendredi 22 juin deux nationalistes corses, dont le principal accusé Pierre Paoli, mais condamné six autres dont trois avec mandat de dépôt pour des attentats contre des résidences secondaires sur l’île en 2012.
Après dix heures de délibéré, le président de la cour d’assises spéciale, composée uniquement de magistrats, comme c’est le cas dans les affaires de terrorisme, a annoncé le verdict dans une salle comble.
Quelques minutes après, les trois accusés les plus lourdement condamnés quittaient la salle pour la prison, dans l’agitation, en criant « Liberta! » sous les applaudissements du public. La mère de l’un d’eux s’est évanouie, alors qu’un père a pris à partie un gendarme qui ne le laissait pas embrasser son fils qui partait en détention.
Les huit nationalistes corses étaient jugés depuis le 11 juin pour des faits remontant à mai et décembre 2012: plusieurs dizaines d’attentats avaient alors visé des résidences secondaires aux quatre coins de l’île, sans faire de victimes. Des attaques revendiquées par le FLNC (Front de libération nationale corse), au nom de son « combat contre la spéculation immobilière ».
Mais tous ont nié avoir pris part à ces attentats. Ces nationalistes réfutent avoir été membres du FLNC, sans toutefois condamner la lutte armée à laquelle ce groupe clandestin a fini par renoncer il y a quatre ans. Il s’agissait donc a priori du dernier procès pour des « nuits bleues » en Corse (séries d’attentats).
Pierre Paoli acquitté
Pierre Paoli, qui était soupçonné d’avoir été le chef du FLNC, a été acquitté. De même que Fernand Agostini, le patron du restaurant le Relais de Mezzavia à Ajaccio, qui est passé pendant longtemps pour un point de rencontre de membres du FLNC. « Les charges sont insuffisantes pour retenir la culpabilité », a déclaré le président Régis de Jorna.
Le parquet avait déjà requis jeudi l’acquittement de Pierre Paoli. « J’ai toujours pensé qu’il serait acquitté compte tenu de l’absence de charges », a réagi son avocat Emmanuel Mercinier-Pantalacci. Pierre Paoli a été incarcéré dans cette affaire de février 2015 à septembre 2016. Certains de ses co-accusés ont fait jusqu’à trois ans de détention provisoire.
Tout au long du procès, M. Paoli, boxeur de 65 ans à la carrure imposante, a été présenté par ses proches comme « un homme de paix ». Il dit avoir prôné la fin de la lutte armée dès 2010, sans toutefois la condamner.
Deux de ses co-accusés ont été condamnés à 6 ans de prison, un troisième à 5 ans. Les autres ne retourneront pas en prison, les peines étant couvertes par la détention provisoire. Les éléments recueillis lors de l’enquête (sonorisation avec micros placés dans des voitures et dans le bar de Fernand Agostini, géolocalisation, exploitation du matériel informatique) ont permis à la cour de conclure à leur culpabilité.
Droit au silence
La plupart de ces accusés ont fait valoir leur droit au silence pendant les deux semaines de procès, suscitant souvent l’énervement du président contraint à de longs monologues. « Si vous voulez tous aller à l’abattoir, allez à l’abattoir! », a-t-il même lâché en début de semaine aux accusés, des trentenaires en majorité.
L’avocate générale Maryvonne Caillibotte a expliqué jeudi qu’elle gardait « une incertitude inquiétante » car, si le FLNC a abandonné la lutte armée, « il n’a jamais déposé les armes ».
Mais tout au long du procès, la défense n’a cessé de répéter que la page de la violence était « tournée ». Ce procès est « anachronique », a même dit Jean-Guy Talamoni, président de l’Assemblée de Corse, venu témoigner la semaine dernière. « Nous sommes aux antipodes » de la situation de 2012, a affirmé le chef de file du parti indépendantiste Corsica Libera. « Il faudra que votre décision renforce la démarche de paix qui s’installe aujourd’hui », avait-il plaidé.
Le nationalisme corse a tourné la page des attentats et a triomphé dans les urnes, en obtenant une majorité absolue aux élections territoriales en décembre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ « Everything Is Love », premier album commun du couple, frappe par son inertie. « On n’imaginait pas qu’un disque de Beyoncé puisse nous faire pioncer. »
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L’album de Beyoncé et Jay-Z, un pétard mouillé

« Everything Is Love », premier album commun du couple, frappe par son inertie. « On n’imaginait pas qu’un disque de Beyoncé puisse nous faire pioncer. »



Le Monde
 |    23.06.2018 à 10h19
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 12h47
    |

            Aureliano Tonet








                        



   


Critique musicale. Il faudrait être héroïquement dur de la feuille pour ne pas avoir eu vent de la parution inopinée de Everything Is Love. Le premier album commun de Beyoncé et Jay-Z, signé sous pseudonyme marital – The Carters –, a été lâché, entre le 16 et le 18 juin, sur les plates-formes d’écoute en ligne, comme on déverserait une pluie de projectiles. Sitôt l’artillerie sortie – les premières rafales ont résonné à Londres, par où passait la tournée européenne du couple –, tout ne fut plus que raffut : gazettes et gazouilleurs glosèrent à foison, amplifiant de plus belle le boucan. Mais qui a vraiment prêté l’oreille ? « Entendre un coup de tonnerre ne prouve pas qu’on a l’ouïe fine », théorisait Sun Tzu dans son Art de la guerre (1078).
De fait, l’examen des réactions laisse coi. Les commentaires suscités par le clip du morceau Apeshit, tourné au Louvre, pourraient remplir plusieurs traités de gnoséologie. La solidité retrouvée des amants, mise en scène avec la même impudeur que leurs errements l’avaient été sur des disques précédents, a soulagé les suiveurs d’histoires, les leveurs de pouces et les posteurs de cœurs. Quant aux piques envoyées aux West-Kardashian – un vieux couple d’amis des Carters –, elles ont fait tiquer quelques-uns, et cliquer tout le monde. L’anecdotique, en somme, a mis au pas la musique. Allez savoir, c’était peut-être la stratégie visée ; car, anecdotique, la musique jouée sur Everything Is Love l’est de pied en cap.

Sun Tzu, encore : « A la guerre, tout est affaire de rapidité. On profite de ce que l’autre n’est pas prêt, on surgit à l’improviste. » En plus de deux décennies de carrière, c’est d’abord par leur vélocité que Shawn Carter (alias Jay-Z), 48 ans, et Beyoncé Knowles, 36 ans, ont fait céder les résistances – on doit hélas en vaincre un sacré bataillon, quand on est afro-américain et que l’on vit de musique. Visez les alter ego qu’ils se sont choisis : un milliardaire à l’ascension éclair (Rockefeller) pour le rappeur-businessman, divers objets volants (abeilles, fusées) pour la diva. De concert, ils se fantasment en fugitifs, façon Bonnie and Clyde, de qui leur tournée commune tire son nom (« On the run »).
Une mélasse tiédasse
Les voici en état d’arrestation. Quoi, ceux-là même qui, d’albums surprises en chorés records, ont fait bouger tant de lignes esthétiques, politiques et commerciales ? Comment, parle-t-on bien du duo dont les obus rap-r’n’b ont dominé la B.O. des années Obama ? Oui, mon général : pétard mouillé. On n’imaginait pas qu’un disque de Beyoncé puisse un jour nous faire pioncer ; Everything Is Love y parvient sans forcer. Figées par les filtres vocaux – pommade cosmétique dont elle n’avait guère abusé jusqu’ici –, les mélodies de dame Knowles pataugent dans une mélasse tiédasse, dont ne réussit jamais à la sortir sieur Z, débit envasé, verve enlisée. Recrutée au galon, la légion d’arrangeurs qui se relaie sur les neuf morceaux n’arrange rien, au contraire : il est rare que des producteurs aussi chevronnés que Pharrell Williams, Mike Dean ou David Sitek ratent à ce point leur cible.

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Le Louvre, qui sert aussi de décor à la pochette, était pourtant une réserve idéale d’allégories : le vieux temple de l’art blanc viriliste, pris d’assaut par un éminent « power-couple » noir, oh le beau symbole ! On y lira, pour notre part, l’aveu d’un ménage en voie de muséification, comme pétrifié par sa propre légende : « Je n’arrive pas à croire qu’on ait réussi », ressasse Beyoncé sur Apeshit, devant un marbre. « Trente millions de vues en cinq jours : pas si mal pour deux momies ! », me direz-vous. Quitte à mater un clip, regardez plutôt celui de This is America de Childish Gambino, qui compte dix fois plus de vues, en moins de deux mois : ici, les convulsions racistes de l’Amérique sont diligemment et intelligemment dansées, pulsées, pensées.
Sun Tzu, toujours : « Toute campagne guerrière doit être réglée sur le semblant ; feignez le désordre, ne manquez jamais d’offrir un appât à l’ennemi pour le leurrer. » Et si le couple stratège se jouait de nous ? Et si son ennuyeuse thérapie conjugale dissimulait quelque offensive cachée ? Prêtons l’oreille à la seule chanson digne de ce nom, Heard About Us, où princesse Beyoncé retrouve ce qu’il lui reste de prestesse : « Pas besoin de demander si vous avez entendu parler de nous/Nous savons déjà ce que vous savez de nous. » En nous faisant douter de l’amour que nous portons à ses auteurs endormis, Everything Is Love attise paradoxalement notre attention. Assoupir, aguerrir, même combat.
Everything Is Love, de The Carters (Roc Nation / Sony).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Conseils pour aborder sereinement et réussir pas à pas l’épreuve de sciences de la vie et de la Terre (SVT) du bac S, prévue lundi 25 juin.
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Bac 2018, SVT : conseils méthodologiques pour réussir l’épreuve

Conseils pour aborder sereinement et réussir pas à pas l’épreuve de sciences de la vie et de la Terre (SVT) du bac S, prévue lundi 25 juin.



Le Monde
 |    22.06.2018 à 18h13
   





                        



   


Comme chaque année, la plupart des candidats au bac S 2018 termineront leurs épreuves par l’écrit de SVT, prévu cette année lundi 25 juin. Le hors-série 2018 « Réviser son bac avec Le Monde - SVT » donne des clés pour maîtriser le cadre de raisonnement scientifique et mener pas à pas les deux parties de l’épreuve écrite.

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L’ÉPREUVE EN DÉTAIL
Coefficient : 6, ou 8 pour les candidats ayant choisi la SVT comme enseignement de spécialité.
Epreuve pratique (évaluation des compétences expérimentales) : sur 4 points ; durée : 1 heure.
Epreuve écrite : 2 parties, sur 16 points ; durée : 3 h 30.
Lire aussi : Bac 2017: testez vos connaissances en SVT
L’ÉPREUVE ÉCRITE
Partie 1 : maîtriser ses connaissances
Cette partie, notée sur 8 points et portant sur une ou plusieurs parties du programme spécifique, a pour objectif d’évaluer les connaissances du candidat selon l’une des modalités variables :
– une question de synthèse portant sur une ou plusieurs parties du programme spécifique ;
– un QCM portant sur une ou plusieurs parties du programme spécifique, voire tout le programme. Ce QCM peut prendre appui sur des documents ;
– l’association d’un QCM (avec ou sans documents) et d’une question de synthèse.
Dans la question de synthèse sont évaluées la maîtrise des connaissances du candidat et sa capacité à les mobiliser et à les présenter de manière cohérente pour répondre à la question posée. La qualité de la rédaction est un critère important de l’évaluation. Il est donc essentiel d’identifier précisément la problématique à partir de l’énoncé pour délimiter le sujet et ainsi éviter tout hors sujet ou tout oubli d’une partie du sujet.
La réponse attendue doit contenir une introduction (qui définit les termes du sujet, pose clairement la problématique et annonce le plan), un développement cohérent et une conclusion (qui propose un bilan répondant à la problématique puis une ouverture vers un thème voisin du sujet étudié). Le développement est structuré en différents paragraphes dont chacun développe un aspect du sujet de manière cohérente et argumentée. Des titres numérotés mis en valeur peuvent être présents mais ne sont pas exigibles.
Le travail au brouillon est impératif pour construire le plan de la synthèse : lisez bien l’énoncé, qui peut indiquer le plan à suivre, et mobilisez les notions vues en cours se rapportant au sujet. Prévoyez alors les schémas nécessaires pour les illustrer. Dans tous les cas, suivez bien les consignes de l’énoncé (par exemple un schéma-bilan est souvent exigé). Les schémas doivent être assez grands, clairs, en couleurs et accompagnés de légendes et d’un titre. Dans le cas d’un QCM, pour chaque question, quatre propositions sont faites. Une seule proposition est exacte, les autres sont fausses. Il ne faut jamais cocher deux propositions car cela invalide automatiquement la réponse. En général, seules les bonnes réponses rapportent des points et l’absence de réponse ou une réponse erronée n’enlève pas de point. Les candidats ont donc toujours intérêt à cocher une proposition, même s’ils ne sont pas sûrs de leur réponse.
Partie 2 – exercice 1 : raisonner dans le cadre d’un problème scientifique
Cet exercice de la partie 2 est noté sur 3 points. Il porte sur le programme spécifique et vise à évaluer la capacité du candidat à raisonner dans le cadre d’un problème scientifique proposé par le sujet, en s’appuyant sur l’exploitation d’un nombre réduit de documents. La réponse peut se présenter sous forme d’un QCM ou d’une réponse rédigée.
Dans le cas d’une réponse rédigée, il s’agit de construire un raisonnement répondant au problème posé en exploitant les informations contenues dans les documents. Il peut s’agir par exemple de comparer des éléments, d’argumenter, d’extraire et d’organiser des informations, de relier des informations entre elles à partir des documents fournis, etc.
La qualité et la rigueur du raisonnement sont les principaux critères de l’évaluation de cet exercice. Les connaissances sont utilisées pour analyser les documents. La réponse attendue comporte, en général, une courte introduction posant la problématique et un développement structuré en différents paragraphes (sans titres apparents) qui présentent le raisonnement.
Dans le cas d’un QCM, il faut choisir à partir de l’observation des documents la bonne réponse parmi les quatre propositions présentées pour chaque question. Comme pour la partie 1, aucune justification écrite n’est attendue, mais la lecture attentive des documents et leur compréhension sont indispensables pour sélectionner les bonnes réponses du QCM.
Partie 2 – exercice 2 : pratiquer une démarche scientifique
Cet exercice noté sur 5 points porte soit sur le programme spécifique pour les candidats n’ayant pas choisi la spécialité SVT, soit sur un des thèmes de spécialité pour les candidats ayant choisi la spécialité SVT.
L’objectif est d’évaluer la capacité du candidat à pratiquer une démarche scientifiquedans le cadre de la résolution d’un problème scientifique en utilisant différents documents mis en relation et en mobilisant ses connaissances. Le candidat doit exposer sa démarche personnelle en élaborant une véritable argumentation qui conduit à une résolution possible du problème et en proposant une conclusion répondant à ce problème. L’énoncé précise souvent qu’aucune étude exhaustive des documents n’est attendue : il ne s’agit pas d’analyser les documents dans leur intégralité mais d’en extraire les informations utiles à la résolution du problème posé, de les relier entre elles et aux connaissances du candidat.
Dans cet exercice sont principalement évaluées la cohérence de la démarcheproposée par le candidat, sa capacité à justifier ses choix dans la résolution du problème et à faire preuve d’esprit critique. Plusieurs démarches de résolution du problème peuvent être possibles : le candidat choisit celle qui lui paraît la plus appropriée en la justifiant rigoureusement à l’aide des informations extraites des documents.
La réponse attendue comporte, en général, une introduction énonçant la problématique, un développement structuré en différents paragraphes (sans titres apparents) présentant la démarche de résolution, puis une conclusion résumant la résolution du problème. Le candidat doit veiller à bien respecter la forme de la réponse exigée par l’énoncé : compte rendu d’une sortie sur le terrain, analyse d’un projet technique, etc. Les documents ne sont pas à analyser dans l’ordre donné par l’énoncé mais selon l’ordre logique pour résoudre le problème. Un travail au brouillon est nécessaire pour analyser les documents, sélectionner les informations issues des documents permettant de traiter la problématique, puis construire le plan de la réponse à l’aide de ces éléments, mis en relation entre eux et avec les éléments de connaissances nécessaires.
Préparer l’épreuve du bac
Au cours de l’année, au fur et à mesure des chapitres, réalisez des fiches où figurent le plan du cours, les notions essentielles, les définitions des mots-clés ainsi que les schémas importants à connaître. Ce travail permet de sélectionner les notions essentielles, de les mémoriser et les revoir rapidement lors des révisions avant les épreuves. Retravaillez bien les corrections des évaluations faites en classe et entraînez-vous sur des sujets de type bac.
Développer votre culture générale
Les sujets font de plus en plus appel à votre culture générale. Celle-ci vous sera également utile pour la suite de vos études, pour des concours ou des entretiens. Suivez les grandes lignes de l’actualité régulièrement (radio, télévision, presse écrite papier ou numérique) et approfondissez, par des lectures, les sujets qui peuvent se référer au programme. Les articles du Monde proposés dans ce hors-série visent à vous faciliter cette ouverture sur l’actualité et la mise relation entre avec les recherches scientifiques et le cours enseigné.
Gérer son temps
Consacrez dix minutes en début d’épreuve à la lecture de l’ensemble du sujet et au choix de l’ordre dans lequel vous allez traiter les exercices. Fixez alors une durée de travail pour chaque exercice et veillez à la respecter au mieux en contrôlant régulièrement l’heure. Traitez l’ensemble du sujet même si vous maîtrisez moins bien une partie du programme. Avant la fin de l’épreuve, prévoyez cinq à dix minutes pour relire votre copie et corriger les fautes de sens et d’orthographe.
 Gérer son stress
La veille de l’épreuve, éviter les révisions intensives tardives et essayez d’arriver en forme, détendu mais motivé, le jour des épreuves. Préparez votre matériel pour composer (y compris une boisson et un petit en-cas). Avant le début de l’épreuve, prenez quelques minutes pour vous détendre en respirant calmement. Essayez de faire de votre mieux quelles que soient les difficultés rencontrées et profitez du temps imparti à l’épreuve pour améliorer votre copie.
LE RATTRAPAGE DE SVT : une épreuve orale
Préparation : 20 minutes.
Présentation : 20 minutes.
Le candidat tire au sort un sujet de deux questions. Pour les candidats qui n’ont pas choisi la spécialité SVT, elles portent sur deux parties différentes du programme spécifique de SVT. Pour les candidats ayant choisi la spécialité SVT, une question porte sur le programme spécifique et l’autre sur l’un des thèmes de spécialité. Les sujets comportent des documents semblables à ceux étudiés en cours durant l’année. Comme l’épreuve a lieu dans une salle contenant du matériel de SVT, le candidat peut être interrogé sur le matériel expérimental et son utilisation, sans être amené à le manipuler.
Les hors-séries « Réviser son bac avec Le Monde » sont proposés dans huit matières (français, philosophie, histoire, géographie, anglais, mathématiques, SVT, science éco). La version 2018 propose des rappels de cours, des sujets de bac commentés, des articles extraits du Monde pour enrichir sa copie d’exemples tirés de l’actualité, ainsi qu’un cahier de questions à choix multiples (QCM) afin de se tester avant l’examen. Les hors-séries bac du Monde sont disponibles chez votre marchand de journaux, en librairie et sur notre boutique en ligne.

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Bac 2018 : retrouvez les sujets, corrigés et l’actualité de l’examen sur « Le Monde Campus »
Le Monde Campus accompagne les élèves de 1re et de terminale candidats au bac S, bac ES, bac L et bac STMG, jusqu’aux résultats, le 6 juillet, en publiant les sujets et les corrigés des épreuves, des conseils pour celles à venir, l’actualité de l’examen et des directs (voici celui sur l’épreuve de sciences économiques et sociales, avant celui sur les résultats de l’examen, le 6 juillet). Retrouvez tous nos articles sur www.lemonde.fr/bac, la page Facebook Le Monde Campus et le compte Twitter @lemonde_campus , et une sélection ci-dessous :

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