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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Ce grand primate femelle, élevé par l’éthologue Penny Patterson et devenu l’ambassadeur de son espèce, était connu dans le monde entier pour sa capacité de communication et d’empathie.
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Koko, le gorille qui parlait la langue des signes, est morte

Ce grand primate femelle, élevé par l’éthologue Penny Patterson et devenu l’ambassadeur de son espèce, était connu dans le monde entier pour sa capacité de communication et d’empathie.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 16h37
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 16h47
   





                        



   


Gorille femelle à l’intelligence exceptionnelle, capable de communiquer avec les humains par la langue des signes, Koko est morte mercredi 20 juin 2018, à l’âge de 46 ans.
Ce grand primate né le 4 juillet 1971 au zoo de San Francisco a été éduqué par l’éthologue Penny Patterson à partir de 1972. Celle-ci commença très tôt à lui apprendre la langue des signes avant de créer The Gorilla Foundation à l’université Stanford. Koko maîtrisait environ 1 000 mots et était connue pour son intelligence et sa grande capacité d’empathie.

   


Elle fut l’objet de nombreux reportages, notamment dans le National Geographic, dont elle fit en octobre 1978 la couverture en train de se prendre en photo face à un miroir. Sept ans plus tard, elle fit à nouveau la couverture du magazine avec son chaton, surnommé All Ball, pour lequel elle nourrissait une affection remarquable. A tel point qu’à la mort du félin, renversé par une voiture, Koko avait affiché son chagrin pendant plusieurs mois.

Cette relation entre les deux animaux avait fait l’objet d’un livre pour enfants devenu un classique, Koko’s Kitten, « encore utilisé aujourd’hui dans des écoles du monde entier », selon The Gorilla Foundation.
« Koko a touché des millions de personnes en tant qu’ambassadrice des gorilles et symbole de la communication entre les espèces. Elle était aimée et nous manquera beaucoup », a déclaré la fondation dans un communiqué.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Le président français a évoqué lors de son discours les annonces de la Commission européenne, considérant que « ce ne sera pas accepté ».
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Pour Emmanuel Macron, la réduction du budget de la PAC est « inacceptable »

Le président français a évoqué lors de son discours les annonces de la Commission européenne, considérant que « ce ne sera pas accepté ».



Le Monde
 |    21.06.2018 à 13h55
   





                        



   


« Inacceptables ». Emmanuel Macron a martelé, jeudi 21 juin, l’adjectif utilisé par son ministre de l’agriculture au sujet de la réduction annoncée du budget de la Politique agricole commune (PAC). Depuis Quimper (Finistère), où il s’est rendu pour détailler son « pacte girondin », le président français est revenu sur les annonces de la Commission européenne, qui aboutiraient, selon lui, à faire payer le coût du Brexit uniquement par les agriculteurs.
« Ce qui a été proposé par la Commission européenne aujourd’hui est inacceptable et ne sera pas accepté. C’est inacceptable parce que c’est, en quelque sorte, vouloir dire à tous les paysans d’Europe, le coût du Brexit sera payé uniquement par vous. »
« Qu’on diminue à due proportion de la part de nos amis britanniques la part des engagements budgétaires pour les différentes politiques existantes, c’est tout à fait normal. Qu’on les diminue beaucoup plus sans aucune raison c’est inacceptable », a-t-il répété.
« Instrument de transition »
Il s’est dit favorable à une politique agricole commune conçue comme « un instrument de la transition », se disant « prêt à ce que le gouvernement confie aux régions les aides aux investissements pour la prochaine PAC. Ce sera plus clair et plus efficace ».
La Commission a proposé au début de mai une baisse de 5 % du budget dédié à la PAC pour la période 2021-2027, avec une enveloppe totale de 365 milliards d’euros, mais certains craignent déjà des coupes encore plus sévères en termes réels. Juste après l’annonce le 2 mai, le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, avait estimé qu’il s’agissait de « propositions inacceptables ». « Une telle baisse, drastique, massive et aveugle est simplement inenvisageable », avait-il dit.

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                La France agricole s’insurge contre les coupes dans le budget de la PAC






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Partout dans le monde, des villes et des régions explorent la question des « communs ». Entre contrôle de l’Etat et mécanismes du marché, cette troisième voie, qui propose de repenser  la propriété des biens universels, implique une autre approche économique et politique.
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Biens communs : jouir sans posséder

Partout dans le monde, des villes et des régions explorent la question des « communs ». Entre contrôle de l’Etat et mécanismes du marché, cette troisième voie, qui propose de repenser  la propriété des biens universels, implique une autre approche économique et politique.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 12h22
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 16h23
    |

            Catherine Vincent








                        



                                


                            
La vie reprendrait-elle son cours normal à Notre-Dame-des-Landes ? Fermée depuis six ans, la D 281, ou « route des chicanes », a été officiellement rouverte à la circulation le 14 juin. Dix jours plus tôt, quinze conventions d’occupation précaire avaient été signées en préfecture des Pays de la Loire, qui permettront à diverses exploitations (élevage, maraîchage, culture céréalière, pépinière, apiculture) de faire leurs preuves.
Mais les habitants de la ZAD, ex- « zone à défendre », espèrent plus qu’une simple acceptation de leurs projets personnels. Ils souhaitent créer des synergies, un écosystème. Et ils ne sont pas les seuls. Depuis l’abandon par le gouvernement du projet d’aéroport, en janvier, de nombreuses voix, et non des moindres, se sont élevées pour défendre les revendications des zadistes. Car leur projet collectif a relancé avec force la question des utopies concrètes, et avec elle la notion des communs.
Débats citoyens
« Dans les interactions entre habitants “historiques”, paysans, squatteurs, voisins (…) s’est construit un territoire commun, au-delà de la propriété, des habitudes et des appartenances », constate ainsi un collectif d’intellectuels, parmi lesquels la philosophe Isabelle Stengers et l’anthropologue au Collège de France Philippe Descola (Mediapart, 6 avril). Une démarche « collective, construite comme un “commun”, au sein de laquelle les individualités trouvent leur propre énergie », appuient l’ingénieur des Ponts et Chaussées Olivier Frérot et le géographe Luc Gwiazdzinski (Libération, 20 avril).
« Pourquoi ne pas reconnaître aux ­zadistes un droit à l’expérimentation ? Ils pourraient ainsi promouvoir une autre approche de la propriété qui est celle des “commons”, c’est-à-dire un dispositif fondé sur un collectif identifié et porteur d’un territoire », insiste l’économiste Bernard Paranque (Le Monde, 18 mai).

La...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ L’accusation du chef du renseignement allemand survient après plusieurs alertes.
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L’Allemagne accuse la Russie de cyberattaques visant le secteur de l’énergie

L’accusation du chef du renseignement allemand survient après plusieurs alertes.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 12h04
    |

            Martin Untersinger








                        


La Russie est derrière une campagne d’infiltration informatique visant le secteur de l’énergie allemand. L’accusation a été lancée mercredi 20 mai par Hans-Georg Maassen, le directeur de l’Office fédéral de protection de la Constitution (BfV), le service de renseignement intérieur allemand, interrogé par le groupe de médias allemands RND. « Le mode opératoire est l’une des multiples indications qui pointent vers une implication russe », a déclaré M. Maassen.
Il y a une dizaine de jours, l’autorité allemande chargée de la sécurité informatique du pays alertait sur une « vaste et globale cyberattaque » visant le secteur de l’énergie. « Dans plusieurs cas, des préparatifs pour une attaque future ont été détectés » écrivait l’Office fédéral pour la sécurité informatique (BSI), tout en reconnaissant qu’il n’existait à ce jour « aucune indication d’un accès réussi aux réseaux de contrôle et de production ».
« Nous ne savons pas de quoi il parle », a rétorqué le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, interrogé par Reuters. Ni le directeur du BfV ni le BSI n’ont précisé le nombre ou l’identité des entreprises visées. L’été dernier, le BSI avait déjà alerté sur une offensive visant le secteur allemand de l’énergie.
Une menace réelle
La menace de pirates parvenant à perturber le fonctionnement de réseaux de distribution d’énergie est réelle. Par deux fois et en plein hiver, des pirates vraisemblablement téléguidés par le Kremlin s’en sont pris au réseau électrique ukrainien, parvenant à en interrompre partiellement le fonctionnement.
En France, même si les autorités restent très discrètes sur le sujet, la menace est prise très au sérieux. Si le versant production, plus spécifiquement les centrales nucléaires, n’inspire pas d’inquiétudes majeures en matière de sécurité informatique, il en va différemment pour le secteur de la distribution.
Ce dernier fait partie de ceux qui donnent des sueurs froides en raison de ses vulnérabilités et des dégâts qu’une attaque réussie pourrait occasionner. « C’est un secteur très sensible, qui est ciblé », reconnaissait Guillaume Poupard, le directeur de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (Anssi), interrogé par Le Monde en marge d’une conférence cet automne.

        Lire notre enquête :
         

          Le réseau électrique français peut-il être piraté ?



Quelques semaines auparavant, l’entreprise spécialisée Symantec avait détecté la résurgence de ce type d’attaques. En avril, Kaspersky, autre spécialiste du secteur, a révélé avoir découvert des serveurs utilisés comme base arrière par un groupe particulièrement intéressé par le secteur de l’énergie dans plusieurs pays occidentaux. Ce groupe, qui a été baptisé « Energetic Bear » ou « Dragonfly », est, selon le gouvernement états-unien, piloté par le Kremlin.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Dans un entretien sur Franceinfo, le ministre de la transition écologique et solidaire a estimé que le groupe français était dans « une dérive » à cause de son trop grand attachement au nucléaire.
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Nucléaire : Hulot met la pression sur EDF

Dans un entretien sur Franceinfo, le ministre de la transition écologique et solidaire a estimé que le groupe français était dans « une dérive » à cause de son trop grand attachement au nucléaire.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 12h02
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 12h19
    |

                            Nabil Wakim








                        


Alors que la France est en pleine discussion sur sa feuille de route énergétique, Nicolas Hulot n’a pas mâché ses mots, jeudi sur Franceinfo. « Une des raisons pour laquelle EDF se retrouve en difficulté, c’est que, notamment, la filière nucléaire, pardon de le dire, nous emmène dans une dérive », a déclaré le ministre de la transition écologique et solidaire.

M. Hulot s’est livré à une critique en règle du nucléaire. « On voit bien que le coût de l’énergie fabriquée avec du nucléaire ne cesse de monter parce que nous n’avons pas nécessairement provisionné un certain nombre de choses, en même temps que le coût des énergies renouvelables est en train de dégringoler », a souligné le ministre.
« On voit bien qu’économiquement, il y a une espèce de règle d’or qui est en train de s’imposer dans cette filière, c’est qu’en réalité, on ne tient jamais nos promesses », a-t-il encore estimé.
« Il faut sortir des dogmatismes (…). Je pense que l’avenir d’EDF, et l’avenir notamment économique, il est d’abord et principalement dans l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables », a ajouté le ministre. « Qu’EDF – et je pense que maintenant c’est son souhait – ne manque pas l’opportunité de la transition énergétique », a-t-il encore appelé.
Ces critiques n’ont rien d’anodin : d’abord, Nicolas Hulot est le ministre de tutelle d’EDF, entreprise très majoritairement publique. Surtout, M. Hulot a défendu publiquement, en novembre 2017, le recul du gouvernement sur la loi de transition énergétique : l’objectif de réduire la part du nucléaire à 50 % de la production électrique en 2025 a été repoussé à une date ultérieure, autour de 2030 ou 2035.
Les objectifs pour les cinq prochaines années
Cette sortie de M. Hulot intervient alors que la France débat en ce moment de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), sa feuille de route énergétique, qui doit fixer des objectifs pour les cinq prochaines années. Parmi les sujets clé, figure la trajectoire de réduction du parc nucléaire.
EDF souhaiterait ne fermer aucune centrale avant 2029, et a récemment demandé, dans le cadre de la PPE, que l’Etat s’engage sur la construction d’un deuxième EPR, en plus de celui de Flamanville. Or l’EPR de Flamanville, déjà plombé par des années de retard et un budget qui est passé de 3 à 10,5 milliards d’euros, va certainement connaître de nouveaux délais et ne pourra pas démarrer en janvier 2019, comme l’espérait EDF.

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                Nouveau retard à l’allumage pour le réacteur de Flamanville



Ce n’est pas la première fois que le ministre tance l’électricien. En novembre, dans un entretien au Financial Times, il avait demandé à EDF de prendre ses responsabilités dans la transition énergétique. Depuis, le groupe a annoncé deux plans, l’un pour développer le solaire, l’autre le stockage de l’électricité.

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                Pour diminuer la part du nucléaire, EDF mise sur le solaire



La situation d’EDF reste difficile sur le plan financier : le groupe souffre de la faiblesse des prix de l’électricité sur le marché, perd plusieurs dizaines de milliers de clients par mois et a souffert des arrêts de nombreuses tranches nucléaires ces dernières années. Contacté, le groupe EDF n’a pas souhaité réagir aux déclarations du ministre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Pékin a menacé d’imposer des tarifs douaniers de 25 % sur les importations d’or noir, de gaz et de charbon américains à partir du 6 juillet. Une mesure dont les producteurs texans de pétrole de schiste pourraient être les premières victimes.
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La guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis inquiète les pétroliers texans

Pékin a menacé d’imposer des tarifs douaniers de 25 % sur les importations d’or noir, de gaz et de charbon américains à partir du 6 juillet. Une mesure dont les producteurs texans de pétrole de schiste pourraient être les premières victimes.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 11h47
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

Les compagnies pétrolières américaines comptent parmi les plus fervents soutiens de l’administration Trump. Toutefois, la guerre commerciale lancée par le président américain contre la Chine inquiète les patrons du secteur. Car, après les mesures protectionnistes annoncées par le locataire de la Maison Blanche sur l’acier ou les panneaux solaires, Pékin a menacé, mardi 19 juin, d’imposer des tarifs douaniers de 25 % sur les importations de pétrole, de gaz et de charbon américains à partir du 6 juillet.
La déclaration chinoise n’a rien d’anodin. En effet, la Chine est le premier consommateur de pétrole américain, et le pays où la demande d’or noir continue de croître de manière importante. Sur les six derniers mois, elle a ainsi importé plus de 360 000 barils américains par jour, et pourrait, selon les prévisions, aller jusqu’à 450 000 barils par jour d’ici peu.
Les premiers concernés par une telle mesure seraient les producteurs texans de pétrole de schiste, dont la production est en hausse constante. « Ce sera très difficile pour tout le monde à court terme », a expliqué à l’agence Reuters Ron Gasser, le vice-président du pétrolier Mammoth Exploration. Surtout, les parts de marché acquises difficilement en Chine par les producteurs américains risqueraient de tomber dans l’escarcelle des Russes, actuellement premiers fournisseurs de pétrole à Pékin. Pire, les Chinois pourraient être tentés d’acheter du brut iranien.

Répercussions globales
L’industrie pétrolière était déjà réticente à l’idée de voir Donald Trump se lancer dans une bataille sur l’acier. Alors que le secteur est en plein essor, les patrons du pétrole importent massivement de l’acier de l’étranger – et notamment chinois – pour développer des oléoducs nécessaires à l’exportation d’or noir.
L’impact pourrait se faire sentir au-delà des producteurs américains. Dès le mois de mars, l’Agence internationale de l’énergie prévenait qu’une guerre commerciale...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ La Mairie de Paris a caché les propositions faites par Bolloré aux élus, déplore la directrice du pôle mobilité électrique du groupe.
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Autolib’: Marie Bolloré accable Anne Hidalgo

La Mairie de Paris a caché les propositions faites par Bolloré aux élus, déplore la directrice du pôle mobilité électrique du groupe.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 11h35
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 11h39
    |

            Béatrice Jérôme








                        



   


Alors que la résiliation du service de voitures partagées doit être votée jeudi 21 juin, Marie Bolloré, directrice du pôle mobilité électrique du groupe Bolloré, dévoile les coulisses des négociations menées sans succès avec la Mairie de Paris pour éviter l’arrêt d’Autolib’.

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                Le syndicat gestionnaire d’Autolib’ va proposer la résiliation du contrat avec Bolloré



En posant un ultimatum financier « abracabrantesque », selon Anne Hidalgo – vous avez demandé le paiement 233 millions d’euros pour combler le déficit du service – n’avez-vous pas déclenché la mort d’Autolib’ ?
La Mairie de Paris et le Syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole (SAVM) essayent de nous faire porter le chapeau de la résiliation. Or, les élus peuvent refuser de payer 233 millions sans voter l’arrêt d’Autolib’. En adressant un courrier le 25 mai pour réclamer cette somme considérable, nous savions que nous n’aurions aucune chance de l’obtenir. Notre objectif était d’obliger le Syndicat et la Mairie de Paris à se mettre autour de la table.
Plutôt qu’une décision brutale, nous avons défendu une transition en douceur. Nous avons proposé l’arrêt d’Autolib’ en 2019 [Le contrat initial court jusqu’en 2023]. Le 13 juin, nous avions rendez-vous à l’Hôtel de ville pour une discussion à laquelle participaient le directeur de cabinet d’Anne Hidalgo, la présidente du SAVM, Catherine Baratti-Elbaz. Ce jour-là, nous avons proposé que le SVAM nous verse 150 millions d’euros au titre du déficit réel constaté en 2017. Nous étions aussi prêts à prendre à notre charge le passif futur jusqu’à l’arrêt en 2019.
Nous pensions que cette proposition serait présentée aux élus du syndicat réunis en comité le 21 juin pour qu’ils arbitrent entre plusieurs solutions. Mais nous n’avons eu aucune nouvelle de la Mairie. Nous avons tenté de les joindre. On nous a dit qu’on nous rappellerait. C’est alors que nous découvrons dans Le Parisien du 15 juin que Mme Baratti-Elbaz comptait proposer la résiliation immédiate du service. Il nous est alors apparu évident que la Mairie de Paris avait choisi de ne pas dire aux élus que nous faisions des propositions.
Je sais que la commune de Paris est majoritaire au sein du comité qui vote jeudi. Ce que je déplore par-dessus tout c’est qu’en dehors des élus parisiens, aucun membre du comité syndical du SAVM ne soit au courant des négociations avec la Mairie. Tous les élus du syndicat doivent être éclairés sur les choix qui sont faits.
En avril, un tête-à-tête entre Anne Hidalgo et Vincent Bolloré avait permis de déboucher sur un accord financier. Pourquoi ce compromis a-t-il fait long feu ?
En avril, Mme Hidalgo avait donné son accord à M. Bolloré pour que le syndicat verse 88 millions d’euros échelonnés sur cinq ans et supporte 40 % du déficit éventuel constaté au terme de la délégation en 2023. Des mails prouvent que ce compromis avait été accepté par les deux parties. Quelques semaines plus tard, le cabinet de la Maire de Paris est revenu en arrière. Il nous a dit que finalement cela ne serait pas possible juridiquement. Chez Bolloré, quand le président dit quelque chose, on fait en sorte de le suivre. Peut-être que ce n’est pas la même chose à la Mairie de Paris… N’ayant plus de nouvelles de la Mairie, nous n’avions pas d’autre choix que d’envoyer notre courrier du 25 mai.
A combien estimez-vous le coût de la résiliation pour le SAVM ?
La seule chose que le syndicat et Paris gagnent en résiliant, c’est du temps. Et la possibilité de dire que c’est le tribunal qui prendra la décision du montant et non la Mairie de Paris. Mais la résiliation demandée par le syndicat n’a aucun sens ! Elle va coûter plus cher aux communes que ce que nous proposions.
La facture sera supérieure à 233 millions. C’est mathématique. Le syndicat devrait payer au bas mot 150 millions d’euros, soit le montant du déficit en 2017. A cette somme s’ajoute le manque à gagner du fait de la rupture du contrat : il pourrait être de 60 millions d’euros minimum. Il faut aussi additionner 16 millions au titre de l’amortissement que nous n’allons pas pouvoir réaliser sur les bornes et quelques dizaines de millions pour dédommager nos filiales. Au total, il en coûtera entre 250 et 300 millions d’euros aux communes.
Le syndicat affirme que le reclassement de vos salariés sera à votre charge…
Autolib’ emploie 267 salariés. Selon nous, le contrat prévoit que le syndicat est tenu de les prendre en charge dès lors que les bornes continuent d’être utilisées par d’autres opérateurs d’autopartage que nous. Il nous paraîtrait normal que le SAVM encourage le réemploi de nos mécaniciens et de nos personnels d’encadrement par les futurs opérateurs d’autopartage qui sont censés se déployer à Paris. Il y a par ailleurs une centaine de personnes affectées au service Autolib’ dans notre centre d’appels ainsi qu’environ 70 carrossiers, dépanneurs, ouvriers de sociétés de nettoyage qui risquent de se retrouver sans travail.
De nouvelles négociations sont-elles possibles ?
Je suis prête à proposer au syndicat que l’on se donne quinze jours de plus pour négocier. Quand sont concernés, des usagers, des salariés, des contribuables, chacun peut faire un effort. Nous restons toujours ouverts à la négociation même une fois la délibération votée jeudi par le syndicat. Si moi je perds espoir, alors qui va y croire ?

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Les pays de l’OPEP se réunissent vendredi à Vienne. Riyad souhaite accroître la production pour stabiliser les prix, ce qui provoque la colère de Téhéran.
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Pétrole : l’Arabie saoudite et la Russie font front commun face à l’Iran

Les pays de l’OPEP se réunissent vendredi à Vienne. Riyad souhaite accroître la production pour stabiliser les prix, ce qui provoque la colère de Téhéran.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 11h34
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

Les défaites cinglantes au football n’empêchent pas les affaires pétrolières. Alors que les joueurs russes fêtent leur écrasante victoire (5-0) contre l’Arabie saoudite, en match d’ouverture de la Coupe du monde, jeudi 14 juin, le président russe, Vladimir Poutine, et le prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salman, se félicitent en coulisses. Leurs deux pays viennent une nouvelle fois de s’entendre sur la prochaine étape de leur stratégie pétrolière.
Le marché a anticipé cette probable augmentation de production : le cours du baril s’est tassé vers les 75 dollars
Après s’être beaucoup investis, ces derniers mois, pour faire remonter les cours de l’or noir, Moscou et Riyad se sont cette fois accordés sur leur volonté de voir repartir la production à la hausse, afin de stabiliser les prix. En quelques jours, le marché a anticipé cette probable augmentation. Ainsi, le cours du baril s’est tassé, autour de 75 dollars. La prochaine étape, vendredi 22 juin, consiste à faire accepter aux pays membres de l’OPEP cette hausse de production. C’est là que le bât blesse.
Dans les couloirs feutrés du cartel pétrolier, à Vienne, les difficiles tractations entre délégations ont déjà commencé. Les tensions entre l’Arabie saoudite et l’Iran peuvent-elles faire imploser l’OPEP ? La réunion en Autriche promet d’offrir un nouveau théâtre d’affrontement entre les deux puissances régionales, avec la Russie en position d’arbitre.

« Les Russes et les Saoudiens ont des intérêts communs. En recommençant à produire comme avant les réductions de production, ils peuvent conserver leurs parts de marché et augmenter leurs revenus issus du pétrole », explique Jean-François Seznec, consultant au Global Energy Center du think tank américain Atlantic Council.
Trump « ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre »
Les Saoudiens ont également en tête une autre préoccupation. Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a fait comprendre au royaume...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Numéro deux des spécialistes du bio, derrière Biocoop, Naturalia ouvre à Paris un nouveau magasin consacré aux soins alternatifs.
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Naturalia profite du nouvel amour des Français pour le bio

Numéro deux des spécialistes du bio, derrière Biocoop, Naturalia ouvre à Paris un nouveau magasin consacré aux soins alternatifs.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 11h00
    |

                            Juliette Garnier








                        



                                


                            

Naturalia fait feu de tout bois. Un an après avoir inauguré une enseigne vegane, entièrement consacrée à l’alimentation végétalienne, la filiale de Monoprix devait ouvrir jeudi 20 juin les portes de Naturalia Origines, magasin dévolu aux compléments alimentaires, tisanes et produits de beauté bio, à Paris dans le 15e arrondissement. « Les Français sont de plus en plus nombreux à vouloir réduire leur consommation de médicaments et se soigner autrement », explique Franck Poncet, président de cette enseigne fondée à Paris voilà 45 ans.

Avec ses tubes d’aloe vera, ses huiles de chia et ses granulés de spiruline, présentés sous un plafond où poussent orchidées et fougères, Naturalia Origines s’apparente au rayon d’apothicaire de Whole Foods, l’enseigne américaine de produits bio rachetée pour 13,8 milliards d’euros par Amazon en 2017. Le président de Naturalia se défend pourtant de s’être inspiré d’un concurrent pour lancer ce nouveau concept dédié à 1 300 références.
En France, ce marché n’est encore qu’une « niche », convient le dirigeant. Mais celle-ci fait partie des rayons abordés par l’enseigne Naturalia dès ses débuts, en 1973. Aujourd’hui, le non-alimentaire bio représente 20 % de ses 240 millions d’euros de chiffre d’affaires.
Marché très prometteur
La belle santé de ces produits destinés au bien-être n’a échappé à aucun distributeur. Evalué à 825 millions d’euros en France, le marché des compléments alimentaires a progressé de 12,1 % en 2017, selon l’Afipa (Association française de l’industrie pharmaceutique pour une automédication responsable). Celui des produits d’hygiène-beauté bio et assimilés est lui aussi en plein boom, à contre-courant du recul enregistré dans les rayons des Carrefour, Auchan et autres grandes surfaces alimentaires (− 1,2 % en 2017).

« L’an dernier, la vente de ces produits bio a gagné 26 % », note Emily Mayer, directrice des études chez Iri, experte...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Commissaire indépendante auprès de l’OMS sur les maladies non transmissibles, Katie Dain estime que l’objectif de réduire d’un tiers la mortalité d’ici 2030 ne sera pas atteint avec les moyens alloués actuellement.
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Article sélectionné dans La Matinale du 20/06/2018
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Cancer, diabète... « les grands groupes alimentaires et de tabac alimentent l’épidémie »

Commissaire indépendante auprès de l’OMS sur les maladies non transmissibles, Katie Dain estime que l’objectif de réduire d’un tiers la mortalité d’ici 2030 ne sera pas atteint avec les moyens alloués actuellement.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 11h24
    |

            Marie Bourreau (New York, Nations unies, correspondante)








                        



                                


                            

Katie Dain est directrice générale de l’Alliance contre les maladies non transmissibles ou chroniques (cancer, diabète, maladies cardiovasculaires et respiratoires…) et membre de la Commission indépendante de haut niveau sur les maladies non transmissibles (MNT) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Alors que l’ONU doit tenir une conférence en septembre sur ce sujet, elle dénonce l’apathie des gouvernements.
Trois ans après l’adoption des objectifs de développement durable sur les maladies non transmissibles, quel premier bilan tirez-vous ?
Ce n’est pas très positif. L’objectif était de réduire d’un tiers la mortalité d’ici à 2030. Mais selon l’OMS, la tendance actuelle nous amène à une réduction d’uniquement 17 %. Si nous continuons ainsi, nous n’atteindrons pas notre objectif. Et il en va de même pour beaucoup d’objectifs spécifiques liés aux MNT, comme la prévalence des maladies causées par le tabagisme ou par l’alcool. Les progrès ont été beaucoup trop lents. Les engagements ambitieux qui ont été pris en 2015 ne se sont pas traduits en action au niveau national. C’est particulièrement vrai pour les pays en voie de développement.

Comment expliquez-vous ce manque de volonté politique ?
D’abord par le fait que les MNT ne sont pas seulement un problème de santé publique. Il touche tous les secteurs du gouvernement : l’agriculture, l’environnement, les transports… Il faut une vraie volonté de l’exécutif pour faire bouger les lignes. Par ailleurs, les pays en développement ne savent pas par où commencer car le champ des MNT est si vaste qu’un sentiment de paralysie domine. Donc l’OMS encourage les pays à prioriser leurs actions.
Enfin, les financements et ressources manquent. Au niveau international, moins de 3 % de l’aide au développement pour la santé [22 milliards de dollars, soit 19 milliards d’euros] vont aux maladies non transmissibles,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Aux Etats-Unis, des scientifiques cherchent à développer des foies et des pancréas humains dans des animaux, dans l’espoir de pouvoir les transplanter aux demandeurs de greffes.
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En Californie, un élevage de moutons et de cochons avec des organes humains

Aux Etats-Unis, des scientifiques cherchent à développer des foies et des pancréas humains dans des animaux, dans l’espoir de pouvoir les transplanter aux demandeurs de greffes.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 05h07
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 16h30
    |

            Chloé Hecketsweiler (Davis et Palo Alto, Californie, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Rien ne distingue cette ferme des propriétés voisines. Un bâtiment ocre posé au milieu des pâturages, une série d’enclos ombragés par de grands arbres et sous un auvent en bois, une vingtaine de moutons grisâtres broutant nonchalamment leur fourrage. Ce paisible coin de Californie est cependant l’un des terrains d’expérimentations les plus intrigants des Etats-Unis.
Dans cette exploitation, propriété de l’université de Californie à Davis (UC Davis), près de Sacramento, des scientifiques ambitionnent de créer des « chimères ». Dans la mythologie grecque, ce mot désigne des monstres mi-lion, mi-chèvre, mi-serpent. Les créatures fantastiques qui sont inventées ici sont des moutons et des cochons dotés d’organes humains. Grâce à de nouveaux « outils » comme Crispr, le célèbre « ciseau » à ADN, et aux progrès de la recherche sur les cellules souches, cultiver des foies et des pancréas humains semble une piste prometteuse pour faire face à la pénurie d’organes dans le monde.
Rien qu’aux Etats-Unis, 118 000 patients sont sur liste d’attente, et 8 000 ne vivront pas assez longtemps pour bénéficier d’une greffe. En France, la liste compte près de 24 000 personnes, pour environ 6 000 greffes annuelles, comme le rappelle l’Agence de la biomédecine à l’occasion du lancement vendredi 22 juin d’une campagne de sensibilisation au don.
Arpentant la ferme en tenue décontractée, pantalon de toile et chemise à carreaux, le docteur Pablo Ross se fond dans le paysage agricole. Vétérinaire d’origine argentine, il a piloté les premières expériences de chimères « homme-animal », en collaboration avec deux équipes californiennes, celle de l’Espagnol Juan Carlos Izpisua Belmonte au Salk Institute, près de San Diego, et celle du Japonais Hiromitsu Nakauchi, à l’université Stanford, près de San Francisco. « Les moutons que vous voyez ici ne sont pas des chimères », tient-il à préciser en souriant.
Créer des animaux « humanisés » apparaît simple sur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Agriculteurs et producteurs dans le monde gagnent toujours moins depuis vingt ans, alors que la grande distribution accumule les bénéfices, alerte l’ONG.
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Alimentation : derrière les codes-barres, Oxfam dénonce « des inégalités à la chaîne »

Agriculteurs et producteurs dans le monde gagnent toujours moins depuis vingt ans, alors que la grande distribution accumule les bénéfices, alerte l’ONG.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 04h27
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 07h46
   





                        



Le système alimentaire mondial revêt des disparités de plus en plus criantes. Agriculteurs et producteurs, en France et dans le reste du monde, gagnent toujours moins depuis vingt ans, alors que la grande distribution accumule les bénéfices, dénonce l’ONG Oxfam dans une étude internationale publiée jeudi 21 juin.
« La grande distribution est devenue la gardienne du commerce alimentaire mondial », juge l’association, qui alerte sur les « pressions continues » subies par les producteurs pour « qu’ils réduisent leurs coûts » tout en répondant « à des exigences de qualité des plus rigoureuses ».
Selon un calcul de l’ONG, les huit premières grandes surfaces du monde cotées en bourse ont réalisé quelque 1 000 milliards de dollars de vente en 2016 et près de 22 milliards de bénéfices. « Au lieu de réinvestir dans leurs fournisseurs, elles ont reversé la même année plus de 15 milliards de dollars de dividendes à leurs actionnaires », insiste cette étude intitulée : « Derrière le code-barres, des inégalités à la chaîne ».
Paradoxe « cruel »
La puissance d’achat de la distribution, qui fait baisser continuellement les prix, exacerbe le risque de violations des droits de l’homme et des droits du travail – précarisation sans limite, enfants au travail, harcèlement, sont légion dans le secteur agricole et alimentaire. Entre le milieu des années 1990 et celui des années 2010, le prix des haricots verts du Kenya a ainsi baissé de 74 % et celui du jus d’orange brésilien, de 70 %.

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                La grande distribution fait son beurre sur le dos des agriculteurs



« Cette tendance a contribué au recul des prix payés aux paysans et producteurs qui désormais recouvrent à peine le coût de production », de plus en plus d’entre eux se voyant contraints d’abandonner leurs terres ou d’accepter des travaux précaires dans de grandes plantations, explique Oxfam. Jusqu’au paradoxe le plus « cruel » : la faim chez les paysans et les travailleurs du secteur. Ceux-là même qui produisent la nourriture.

   


En France, où le marché des produits alimentaires dépasse 240 milliards d’euros par an, soit le plus gros marché de l’Union européenne (UE) derrière l’Allemagne, cette évolution, accompagnée de suicides d’agriculteur, a conduit le gouvernement à proposer une loi en cours de discussion au Parlement pour tenter de desserrer l’étau.
L’objectif est de rééquilibrer le partage de la valeur entre ceux qui produisent et ceux qui vendent dans un pays où cinq centrales « ont une influence sur 90 % des achats de produits alimentaires dans les enseignes de la grande distribution », selon Oxfam.
Etude d’un panier-type
Au niveau mondial, l’étude illustre les disparités croissantes sur la répartition de la valeur en étudiant un panier-type contenant douze produits allant des avocats du Pérou aux tomates du Maroc, en passant par des bananes d’Equateur, du thon en conserve de Thaïlande, du cacao de Côte d’Ivoire, café de Colombie, raisin d’Afrique du Sud, haricots verts du Kenya, jus d’orange du Brésil, riz de Thaïlande, crevettes du Vietnam, ou thé d’Inde.
Entre 1996 et 1998, les producteurs, qui touchaient en moyenne 8,8 % du prix final du panier, ne recevaient plus que 6,5 % vingt ans plus tard, en 2015. Dans le même temps, la grande distribution voyait sa part gonfler à 48,3 % du prix final contre 43,5 % vingt ans avant.
Avec la croissance des discounteurs comme Aldi Nord, Aldi Sud et Lidl, et le rachat de Whole Foods en 2017 par Amazon, Oxfam craint une « ère nouvelle de réduction des coûts encore plus impitoyable » et une « accélération du nivellement par le bas des normes sociales et environnementales de la chaîne d’approvisionnement ».
Pourtant, l’ONG estime qu’il est « tout à fait possible » que les « paysans et travailleurs gagnent un revenu minimum vital ». « Il suffirait d’investissements minimes » pour favoriser un partage plus équitable de la valeur, selon l’étude qui préconise notamment la fixation d’un prix minimum par les pouvoirs publics pour les produits agricoles de base. Dans les pays de vente au détail, Oxfam prône l’utilisation du droit de la concurrence « pour démanteler la concentration de la puissance d’achat ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Les professionnels néerlandais en appellent aux biologistes marins pour imposer la généralisation du chalut équipé d’électrodes.
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La science convoquée dans le conflit sur la pêche électrique

Les professionnels néerlandais en appellent aux biologistes marins pour imposer la généralisation du chalut équipé d’électrodes.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 00h34
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 10h05
    |

            Martine Valo








                        



                                


                            

Branle-bas de combat chez les pêcheurs de la mer du Nord. Lundi 18 juin, ils bloquaient les ports de IJmuiden aux Pays-Bas, Nieuwpoort en Belgique, Lowestoft au Royaume-Uni, Boulogne-sur-Mer en France, tandis que d’autres actions avaient lieu des côtes landaises à la Méditerranée et jusqu’à la mer Baltique. Tous dénoncent le chalut à impulsions électriques, dont les Pays-Bas se sont fait les champions en Europe.
Vue de France, l’opposition à la pêche électrique semble unanime et pourrait laisser croire que ses jours seraient comptés. Professionnels, élus et ONG y dénoncent de concert cette technique interdite dans plusieurs régions du monde, comme elle l’avait été en Europe en 1998, avant d’être à nouveau autorisée à titre expérimental en 2006. N’est-elle pas accusée d’endommager les fonds marins et surtout de les vider de leurs derniers poissons plats : soles, plies, limandes, œufs et juvéniles y compris ? A Paris, en mars, l’Assemblée nationale a demandé, à l’unanimité, au gouvernement d’Edouard Philippe d’obtenir l’interdiction totale de ces filets dotés d’électrodes.
A l’échelon européen pourtant, l’affaire ne se présente pas aussi simplement, car les Pays-Bas n’ont nullement l’intention d’abandonner un engin de pêche plus performant que les autres pour capturer les poissons sur le plancher marin et nettement moins consommateur en carburant.
Lundi 18 juin toujours, les représentants néerlandais ont donc à nouveau soulevé la question lors d’un conseil des ministres de la pêche à Luxembourg, où la France a, elle, réitéré son refus de la pêche électrique. La première manche s’était jouée au Parlement européen le 16 janvier, lorsque les députés avaient voté le bannissement de cette technique. Le mot de la fin reviendra au trilogue qui va se jouer ces jours-ci – il était initialement prévu le 19 juin –, entre le Parlement, la Commission et la présidence du conseil des ministres européens.

« Autant comparer la peste et le choléra ! »
Mais...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Suspendus à l’issue de négociations entre l’exécutif et les opérateurs, ces projets seront bien réalisés, avec 15 milliards d’euros de financements publics en moins.
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La mise en chantier de six parcs éoliens en mer confirmée par Emmanuel Macron

Suspendus à l’issue de négociations entre l’exécutif et les opérateurs, ces projets seront bien réalisés, avec 15 milliards d’euros de financements publics en moins.



Le Monde
 |    20.06.2018 à 16h19
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 11h52
    |

                            Nabil Wakim et 
Cédric Pietralunga








                        



   


C’est un « ouf ! » de soulagement un peu amer pour la filière éolienne française. Après des mois d’incertitude et de négociations, Emmanuel Macron a finalement confirmé, mercredi 20 juin, que les six projets de parcs d’éoliennes en mer au large des côtes françaises, lancés entre 2012 et 2014, seront bien réalisés.

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                Eoliennes offshore : le gouvernement maintient la pression sur la filière



En déplacement près de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), où l’un de ces parcs doit être construit – 62 mâts de 216 mètres de haut à 16 kilomètres au large du cap Fréhel –, le président de la République a pris le micro devant des industriels et des élus locaux pour leur annoncer la bonne nouvelle. « On peut avancer, et même accélérer », leur a lancé M. Macron, affirmant que les opérateurs des parcs (EDF, Engie et l’espagnol Iberdrola) avaient accepté une diminution de « 15 milliards d’euros » sur vingt ans du montant de leurs subventions publiques.
Les professionnels de la filière se sont réjouis de cette annonce. « C’est une très bonne nouvelle pour les territoires qui accueilleront les parcs, qui ont investi en vue de ces activités et qui s’étaient fortement mobilisés. Grâce à cette décision, la France va pouvoir jouer son rôle dans la dynamique mondiale des énergies marines renouvelables », s’est félicité Jean-Louis Bal, le président du Syndicat des énergies renouvelables (SER), qui souligne les « efforts consentis » dans les négociations.
Une manière polie de noter que cette annonce couronne des discussions difficiles, et surtout des années d’échec pour la filière. Alors que l’Europe compte plus de 4 000 éoliennes offshore en activité, la France n’en compte toujours aucune. Les premiers appels d’offres ont pourtant été lancés en 2012, les seconds en 2014, mais ils ont souffert de nombreux recours et de lenteurs administratives.
« Coûteux pour l’Etat »
Alors que les derniers recours étaient en train d’être purgés, le gouvernement a décidé à l’hiver 2017 de remettre en cause les appels d’offres. La raison : le montant des subventions publiques, jugé trop élevé par l’exécutif. Ce dernier estimait que les tarifs d’achat de l’électricité négociés à l’époque, compris entre 180 et 230 euros par mégawattheure durant vingt ans, étaient devenus excessifs compte tenu de la baisse du coût de l’éolien en mer ces dernières années.
« Les conditions économiques dans lesquelles ces appels d’offres avaient été faits faisaient que ces projets étaient excessivement coûteux pour l’Etat, a reconnu le ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, qui accompagnait le chef de l’Etat lors de ce déplacement. On avait un dilemme : soit les reporter et on perdait dix ans. (…) Soit on essayait avec les différents opérateurs de renégocier. »

@EmmanuelMacron confirme le lancement des 6 parcs éoliens en mer, grâce à la renégociation des tarifs
— N_Hulot (@Nicolas Hulot)


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A plusieurs reprises, l’Etat a menacé d’annuler les résultats de ces appels d’offres si les opérateurs des parcs n’acceptaient pas de diminuer ces tarifs. Un amendement en ce sens est d’ailleurs toujours en discussion au Parlement.
15 000 emplois directs
Ces incertitudes ont fait souffler un vent de panique sur la filière et les élus locaux de Bretagne, Normandie et Loire-Atlantique, les trois régions d’implantation des futures éoliennes. Les élus craignaient une remise en cause de plusieurs projets d’usine de fabrication d’éoliennes et leurs centaines d’emplois à la clé, par exemple à Cherbourg ou au Havre. Selon le Syndicat des énergies renouvelables (SER), ces six parcs vont générer plus de 15 000 emplois directs.
Malgré cette annonce, le premier parc éolien français, celui de Saint-Nazaire, opéré par EDF, ne devrait pas voir le jour avant 2021, au mieux.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Cette introduction était soutenue par les écologistes, les ONG et de nombreux juristes.
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Le gouvernement veut inscrire la protection de l’environnement dans la Constitution

Cette introduction était soutenue par les écologistes, les ONG et de nombreux juristes.



Le Monde
 |    20.06.2018 à 16h01
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 10h14
    |

            Simon Roger








                        


Cette victoire arrive à point nommé pour Nicolas Hulot, après plusieurs arbitrages perdus. Dans le vaste chantier de la réforme des institutions voulue par Emmanuel Macron, le ministre de la transition écologique et solidaire a obtenu de l’exécutif qu’« environnement, climat et biodiversité » figurent dans l’article premier de la Constitution, et non dans l’article 34, comme l’avait pourtant annoncé le premier ministre en avril. 
« Ça sera dans l’article 1, maintenant, la formulation, il faut regarder (…) notamment la portée juridique », s’est félicité Nicolas Hulot en marge d’un déplacement avec Emmanuel Macron, mercredi 20 juin, en Bretagne. Invité de Franceinfo jeudi 21 au matin, il a précisé ses arguments, expliquant qu’il fallait « adapter notre droit, notre démocratie, nos institutions, aux vrais enjeux du XXIe siècle ».
« C’est une très bonne nouvelle », a salué Pascal Canfin, le directeur général de WWF France, l’une des principales ONG mobilisées sur le sujet avec la Fondation pour la nature et l’homme (FNH). « C’est le vœu gouvernemental », a justifié le ministre d’Etat, sans s’appesantir sur ce changement de pied de Matignon, qui, par la voix d’Edouard Philippe, soutenait le 4 avril que « le projet de loi constitutionnel inscrira l’impératif de lutte contre le changement climatique à l’article 34 ».
D’une place à l’autre dans le texte constitutionnel en cours de révision, l’enjeu environnemental acquiert une portée très différente. Alors que l’article 34 se borne à définir le champ d’action du législateur, l’inscription à l’article 1 consacre « le fait que le peuple affirme le caractère fondamental de cette règle, et que chacun, notamment le législateur, l’administration et les juges, a le devoir de l’appliquer directement », analyse la constitutionnaliste Marie-Anne Cohendet.
Résultat d’une réflexion mûrie
L’article 1 est celui qui « énonce plusieurs des règles portant des valeurs fondatrices de la République française, comme l’indivisibilité, la laïcité ou encore l’égalité, explique aussi la professeure de droit public à l’université Paris-I. Cette inscription devrait générer un renforcement des lois et des actes administratifs de protection de l’environnement ».
« C’est la commission du développement durable qui a inscrit l’environnement, le climat et la biodiversité dans l’article 1, le gouvernement ne s’y opposera pas », confirme Matignon
Pour le député LRM Matthieu Orphelin, proche de Nicolas Hulot, ce choix ne marque pas un revirement de dernière minute mais, au contraire, le résultat d’une réflexion longuement mûrie. « On a vu les limites de la Constitution actuelle lors des débats sur la loi mettant fin à la recherche et à l’exploitation des hydrocarbures, constate le député du Maine-et-Loire, Nous aurions pu aller plus loin si l’on avait disposé d’arguments à mettre en face de la liberté d’entreprendre et du droit de suite défendu par le code minier. » « Il y a eu discussion au sein du gouvernement, y compris avec [la garde des sceaux] Nicole Belloubet », admet par ailleurs M. Hulot.

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S’il reconnaît que « toutes les options sont encore sur la table », le député estime que les réunions du groupe LRM et le travail réalisé en commission du développement durable de l’Assemblée nationale ont fait évoluer les esprits. « C’est la commission du développement durable qui a inscrit l’environnement, le climat et la biodiversité dans l’article 1, le gouvernement ne s’y opposera pas », confirme-t-on à Matignon.
Débat sur le glyphosate
Un autre épisode parlementaire a sans doute interféré dans l’arbitrage gouvernemental : le débat sur le glyphosate, cette substance classée cancérogène probable par l’Organisation mondiale de la santé. En refusant, fin mai, d’inscrire dans la loi sur l’alimentation l’interdiction de l’herbicide d’ici à 2021, les députés ont déclenché un malaise parmi les ONG de défense de l’environnement, mais également au sein de l’opinion publique. La victoire obtenue par Nicolas Hulot, qui a reçu le 18 juin le soutien du président de l’Assemblée François de Rugy dans ce dossier constitutionnel, devrait redonner un peu de crédit au gouvernement et à son ministre de la transition écologique.

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Mais tout n’est pas encore gagné. Une autre bataille est en cours, cette fois sur le contenu de l’amendement prévu à l’article 1 de la Constitution. « Pour que la démarche soit utile, il faut également que le verbe figurant dans le texte soit ambitieux : la république « garantit » ou « assure » a plus de force que « soutient » ou « favorise » », pointe Samuel Leré, de la FNH.
« Nous ne sommes qu’au début d’un long processus », prévient le député. Présenté en commission des lois le 26 juin, le texte devrait être discuté à l’Assemblée à partir du 10 juillet, avant d’entamer la navette entre les deux chambres, en vue d’une adoption définitive en 2019.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Des perquisitions ont eu lieu mercredi dans cinq lieux de vie d’opposants au projet d’enfouissement de déchets nucléaires.
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Bure : sept opposants au projet Cigéo interpellés

Des perquisitions ont eu lieu mercredi dans cinq lieux de vie d’opposants au projet d’enfouissement de déchets nucléaires.



Le Monde
 |    20.06.2018 à 10h40
 • Mis à jour le
20.06.2018 à 17h14
   





                        



   


Des perquisitions étaient en cours mercredi 20 juin au matin dans cinq lieux de vie d’opposants au projet de centre industriel de stockage géologique (Cigéo) de déchets nucléaires, dont la Maison de résistance à Bure, dans la Meuse. Sept opposants, dont un avocat parisien, ont été interpellés.
Les perquisitions ont débuté à 7 heures « dans le cadre d’une commission rogatoire d’un juge d’instruction » portant sur trois faits commis en 2017, a fait savoir le procureur de la République de Bar-le-Duc, Olivier Glady.
Sont concernés un départ d’incendie volontaire commis par des militants en juin dans l’hôtel-restaurant du laboratoire de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), des dégradations commises à l’écothèque, bâtiment appartenant également à l’Andra, et une manifestation illégale, le 15 août, au cours de laquelle des violences avaient éclaté entre opposants et forces de l’ordre.
Les sept personnes interpellées, âgées de 20 à 60 ans, ont été placées en garde à vue pour une durée pouvant aller jusqu’à quarante-huit ou quatre-vingt-seize heures, a précisé M. Glady, selon qui « plus de deux cents gendarmes, enquêteurs et militaires destinés au maintien de l’ordre » ont été mobilisés pour perquisitionner les cinq lieux de vie. Le domicile de l’avocat parisien, principal conseil des anti-Cigéo, a également été perquisitionné.
« Réponse politique » pour les opposants
C’est une « nouvelle preuve de la dérive sécuritaire du gouvernement, qui traite des militant·e·s et des habitant·e·s comme des terroristes pour essayer de détourner l’attention des problèmes colossaux posés par Cigéo », a réagi le Réseau sortir du nucléaire dans un communiqué.
Il s’agit de la série de perquisitions la plus lourde jamais subie par le mouvement. « Ce n’est pas un hasard si c’est après [la manifestation antinucléaire de samedi], même si ça concerne des actions antérieures : c’est une manière de répondre politiquement à une mobilisation de trois mille personnes », a dénoncé Juliette Geoffroy, du Comité contre l’enfouissement des déchets nucléaires (Cedra), regrettant « un rapport de force constant ».

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Le projet Cigéo vise à enfouir à 500 mètres sous terre les déchets les plus radioactifs ou à vie longue du parc nucléaire français. Samedi, 1 000 à plus de 3 000 personnes, selon la préfecture et les organisateurs, ont défilé dans les rues de Bar-le-Duc pour exprimer leur opposition au projet, dont la phase pilote doit démarrer en 2025.
La manifestation a été émaillée de dégradations et de heurts avec les forces de l’ordre. Six personnes ont été interpellées, dont deux hommes incarcérés lundi après avoir été condamnés en comparution immédiate.
Quelque 150 gendarmes avaient déjà perquisitionné en septembre 2017 dans le cadre de cette même affaire la Maison de résistance à Bure, où séjournent en permanence des opposants, les domiciles de plusieurs militants anti-Cigéo et un lieu de rassemblement.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Le constructeur automobile a confirmé mardi le remplacement provisoire de son patron, incarcéré dans le cadre de l’enquête sur les moteurs diesel truqués.
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« Dieselgate » : Abraham Schot remplace Rupert Stadler à la tête d’Audi

Le constructeur automobile a confirmé mardi le remplacement provisoire de son patron, incarcéré dans le cadre de l’enquête sur les moteurs diesel truqués.



Le Monde
 |    19.06.2018 à 14h19
 • Mis à jour le
19.06.2018 à 15h03
   





                        



   


Le constructeur automobile Audi, filiale du groupe Volkswagen (VW), a confirmé mardi 19 juin le remplacement provisoire de son patron, Rupert Stadler, incarcéré dans le cadre de l’enquête sur les moteurs diesel truqués, par Abraham Schot, ancien responsable des ventes.
M. Stadler, mis en cause à la fin de mai pour « fraude » et complicité d’« émission de faux certificats », a été suspendu de ses fonctions « jusqu’à élucidation des faits qui ont mené à son arrestation », a annoncé le constructeur dans un communiqué.
Le Néerlandais Abraham, dit « Bram », Schot, transfuge de Daimler arrivé chez VW en 2011, est depuis 2017 responsable des ventes chez Audi. Le conseil de surveillance de Volkswagen avait choisi dès lundi de confier cet intérim à M. Schot, selon plusieurs médias allemands. Mais il fallait attendre la même décision chez Audi pour officialiser le remplacement.
Enquêtes en cours
Le placement lundi de M. Stadler en détention provisoire, soupçonné d’« avoir voulu influencer des témoins ou d’autres suspects », selon le parquet de Munich, marque la première incarcération d’un très haut responsable dans l’enquête tentaculaire sur les moteurs diesel truqués.

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Ce scandale à tiroirs avait éclaté en septembre 2015 quand l’agence américaine de l’environnement (EPA) a accusé Volkswagen d’avoir équipé 11 millions de ses voitures diesel d’un logiciel capable de fausser le résultat des tests antipollution et dissimulant des émissions dépassant parfois jusqu’à 40 fois les normes autorisées.
Tardivement rattrapée par ce dossier, la filiale Audi a dû rappeler au début de juin quelque 60 000 A6 et A7 après la découverte d’un « logiciel illicite » capable de fausser les niveaux d’émissions de gaz polluants. VW a récemment payé une amende de 1 milliard d’euros en Allemagne, mais cela n’a pas mis fin à toutes les procédures en cours.
Plusieurs hauts dirigeants de VW, dont l’ancien patron Martin Winterkorn, font l’objet de différentes enquêtes pour fraude, manipulation de cours de Bourse ou publicité mensongère.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ S’étonner rétrospectivement des conséquences sanitaires d’une molécule bloquant les influx nerveux et issue de la recherche militaire paraît quelque peu hypocrite, explique dans sa chronique l’historien Jean-Baptiste Fressoz.
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Chlordécone : « Les Antilles françaises comme l’Ukraine et la Biélorussie d’après Tchernobyl »

S’étonner rétrospectivement des conséquences sanitaires d’une molécule bloquant les influx nerveux et issue de la recherche militaire paraît quelque peu hypocrite, explique dans sa chronique l’historien Jean-Baptiste Fressoz.



Le Monde
 |    19.06.2018 à 13h30
 • Mis à jour le
19.06.2018 à 14h35
    |

Jean-Baptiste Fressoz (Chercheur au CNRS et au Centre Alexandre-Koyré, de l'EHESS)







                        



                                


                            

Transformations. La contamination des Antilles françaises pour sept cents ans par le chlordécone n’est pas une « crise » sanitaire de plus après le sang contaminé, la vache folle ou même l’amiante. C’est la conséquence presque logique de l’économie de plantation.
La banane est le produit agro-industriel parfait : les plantations sont composées de clones à l’infini. Les bananes que l’on mange sont toutes génétiquement identiques, et c’est d’ailleurs pour cela qu’elles ont toujours le même goût. S’il existe près d’un millier d’espèces de bananes, une espèce particulière, la cavendish, parce qu’elle se conserve bien au transport, a été choisie dans les années 1950 par les grandes firmes comme United Fruit.
Elle représente actuellement 97 % des exportations de bananes. L’homogénéité génétique des plantations fournit un terrain d’expérimentation extraordinaire pour l’évolution… et un festin formidable pour les maladies des plantes et leurs vecteurs, les pathogènes.
L’historien américain John Soluri (Banana Cultures, University of Texas Press, 2005) décrit très bien la course sans fin, et perdue d’avance, entre les traitements chimiques et les pathogènes qu’ils sont censés éliminer (charançon du bananier, nématodes et autres champignons). Avant les années 1940, les planteurs utilisaient la bouillie bordelaise – coûteuse car intensive en main-d’œuvre – ou abandonnaient les terres infectées. Le passage dans les années 1950 de l’espèce gros michel à la cavendish ne règle aucun problème.
Guerre et agriculture
Ce qui change vraiment la donne, ce sont les gaz de combat. La première guerre mondiale met en évidence les propriétés insecticides et fongicides des composés organochlorés. Dès 1916, le chimiste Fritz Haber (1868-1934), l’inventeur des gaz de combat allemands, collabore avec les agronomes pour tester différentes molécules dans les champs. Symbole de l’alliance entre guerre et agriculture, dès les années 1920,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Face à l’explosion des coûts, assureurs et réassureurs font leurs calculs et posent désormais leurs conditions.
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Face à la multiplication des catastrophes naturelles, avis de tempête sur les assureurs

Face à l’explosion des coûts, assureurs et réassureurs font leurs calculs et posent désormais leurs conditions.



Le Monde
 |    19.06.2018 à 11h19
 • Mis à jour le
20.06.2018 à 07h23
    |

                            Véronique Chocron








                        



                                


                            

Sommières, petite commune du Gard, est régulièrement soumise aux crues du Vidourle. Ses habitants ont pris l’habitude de vivre avec le risque d’inondation. La ville est équipée de sirènes et haut-parleurs pour prévenir la population, prompte alors à évacuer les rez-de-chaussée, et la municipalité a même mis au point des horodateurs amovibles, rapidement démontables à partir d’une certaine cote d’alerte.
Mais Sommières fait figure d’exception en France. Alors que la plupart des experts anticipent une hausse de la fréquence et de l’intensité des catastrophes naturelles d’ici à la fin du siècle en raison du changement climatique, la société peine à s’organiser pour y faire face. En matière d’aménagement des cours d’eau, de construction de digues ou de fermeté dans l’attribution des permis de construire, tout ou presque reste à faire. Et face à la hausse attendue du coût des sinistres, assureurs et réassureurs, aux premières loges pour financer les reconstructions, font leurs calculs et commencent à poser leurs conditions.

En 2017, année dantesque, les grands éléments destructeurs se sont succédé à un rythme inhabituel : les ouragans Harvey, Irma, et Maria, dans l’Atlantique Nord, ont semé la destruction dans les îles des Caraïbes, à Porto Rico, au Texas et dans l’ouest de la Floride ; les feux de forêt à répétition ont ravagé une partie de la Californie et des pluies torrentielles se sont abattues dans différentes régions de la planète.
Nouvelle sélectivité
Selon l’étude de référence du réassureur Swiss Re, à l’échelle mondiale, les dommages économiques globaux ont été estimés l’an dernier à 330 milliards de dollars (soit 284 milliards d’euros), dont 138 milliards ont été couverts par l’assurance. Le niveau le plus élevé jamais enregistré. Outre le réchauffement climatique, les auteurs de l’étude mettent en avant « l’urbanisation galopante » et « le développement humain dans les zones côtières exposées », alors qu’environ...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Le manque à gagner pour le secteur pourrait atteindre jusqu’à 1 milliard d’euros chaque année, soit quasiment 10 % du montant global.
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Un pied de vigne sur dix malade, le vignoble français menacé de dépérir

Le manque à gagner pour le secteur pourrait atteindre jusqu’à 1 milliard d’euros chaque année, soit quasiment 10 % du montant global.



Le Monde
 |    19.06.2018 à 11h12
 • Mis à jour le
19.06.2018 à 16h08
    |

            Rémi Barroux (Tours, Saumur, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Le geste est précis, sûr et rapide. Conseiller à la chambre d’agriculture du Maine-et-Loire, Thomas Chassaing fait une entaille nette dans le porte-greffe et y introduit des greffons, taillés en biseaux afin qu’ils s’insèrent au mieux dans la fente ouverte. Cette technique qui s’appelle le regreffage, est délicate et demande une bonne préparation et de l’entraînement.
Ici, dans cette parcelle du domaine de Lavigne, à Varrains, dans le Maine-et-Loire, à quelques kilomètres de Saumur, plusieurs vignerons sont venus assister à la démonstration. Tous sont à la recherche de solutions contre le mal qui attaque leurs vignes : le dépérissement touche 15 % à 20 % du vignoble français et n’épargne pas non plus les ceps à l’étranger.
Il est dû aux maladies du bois dont les principales, en France, sont l’esca, « la maladie la plus préoccupante du vignoble attribuée à un complexe de champignons », explique l’Institut na­tional de la recherche agrono­mique, l’eutypiose, due au ­champignon Eutypa lata, et le « dépérissement à Botryosphaeria », encore des champignons, très cosmopolites, signalés dans la plupart des territoires viticoles, Amérique du Nord et du Sud, Europe, Australie, Liban, Afrique du Sud… Leur apparition remonterait à une douzaine d’années, en Touraine et dans le Jura, avant de toucher l’ensemble des régions viticoles.
Ces différentes maladies, dont certaines sont connues depuis plusieurs siècles, se manifestent par des nécroses du bois et la présence, en son sein, d’amadou ou « pourriture blanche ». On note aussi sur les feuilles des anomalies de coloration, des dessèchements et des désordres vasculaires.
Le dépérissement d’un cep peut prendre une forme lente ou « apoplectique », c’est-à-dire que celui-ci peut mourir en quelques jours. Dans certains vignobles, il n’est pas rare de voir 50 % d’une parcelle touchée par l’esca. « Le dépéris­sement, c’est violent, c’est un peu comme la crise...




                        

                        

