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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole a approuvé la résiliation du contrat de délégation avec Bolloré.
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3 952 véhicules, 154 000 abonnés, 5,7 millions de trajets… Autolib’ en chiffres

Le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole a approuvé la résiliation du contrat de délégation avec Bolloré.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 19h05
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 19h19
    |

            Pierre Bouvier








                        



   


Bientôt la fin d’Autolib’ ? Jeudi 21 juin, le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole (SAVM) a voté la résiliation du contrat avec Bolloré, une décision qui devrait entraîner la fin de ce service de libre partage, lancé en fanfare en 2011 sous Bertrand Delanoë et qui devait courir jusqu’en 2023.

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          Déficit d’Autolib’ : les « prévisions trop optimistes » du groupe Bolloré



Pourtant, sur le papier, Autolib’ a tout pour séduire : Nicolas Hulot, le ministre de l’environnement, estimait, jeudi matin sur Franceinfo, que la fin de ce service était « dommage parce que ça ne va pas dans le sens de l’histoire », qui est de « mettre des véhicules à disposition pour tout le monde ». Il y a quatre jours, une pétition a été lancée sur Change.org pour demander le « maintien du service public Autolib’ », signée par plus de 21 000 personnes jeudi soir.
154 000 abonnés et 5,76 millions de trajets
En 2016, avec 5,76 millions de trajets effectués selon le bilan annuel 2016 d’Autolib’ Métropole (le plus récent disponible), le service s’est développé essentiellement en banlieue : cette année-là, sur les 52 stations créées, 40 l’ont été en proche couronne. Le département des Hauts-de-Seine est celui qui compte le plus de communes adhérentes (36) devant la Seine-Saint-Denis (22), le Val-de-Marne (20), les Yvelines (11), l’Essonne (4), le Val-d’Oise (4) et Paris (1).
Le périmètre d’Autolib’ couvre ainsi 665 km² (soit l’équivalent de la surface de Paris et de ses départements limitrophes) ce qui représente un bassin de 3,7 millions d’emplois. En 2016, près de 5 % des Parisiens en âge de conduire étaient abonnés à Autolib’, mais c’est dans les Yvelines que le nombre d’utilisateurs a le plus augmenté (+ 115 %), suivi du Val-d’Oise (+ 74 %).
Fin mai 2018, le service compte 154 819 abonnés, dont 101 708 abonnés « longue durée » (avec un abonnement payant, mais une utilisation à la minute moins onéreuse) et 53 111 abonnés « prêts à rouler » (abonnement gratuit mais location à la minute plus élevée).
Le service séduit principalement des utilisateurs jeunes, l’âge moyen des abonnés étant de 38 ans et concernant de plus en plus de femmes ; elles sont passées de 36 % des utilisateurs en 2014 à 37 % en 2015 puis 38 % en 2016.
Quatre pics d’utilisation dans la journée
Le service connaît quatre pics d’utilisation par jour. Le premier, entre 7 et 10 heures, s’observe principalement en semaine pour des trajets vers la proche couronne (et dans l’autre sens le samedi). Le second, entre midi et 13 heures, est accentué durant le week-end, et tout particulièrement le dimanche.
Le pic le plus important se situe entre 17 heures et 20 heures avant un regain d’activité aux alentours de minuit. Cela est d’autant plus vrai les vendredis et samedis soir, en particulier pour les trajets de Paris vers la proche couronne.
Le service cesse graduellement d’être « parisien » : les trajets Paris-Paris ne représentaient plus que 49,3 % du total, les trajets Paris-banlieue et banlieue-Paris représentaient 36,2 % et les trajets de banlieue à banlieue 14,4 %.
2 h 43 min de location par jour par véhicule
Dans son rapport d’activité consacré à l’année 2016, Autolib’ Métropole expliquait que 3 952 Autolib’ étaient en service (+ 254 unités). Chaque Autolib’ totalise en moyenne 37 abonnés, 4,5 locations par jour pour une durée totale de 2 h 43 min, et passe quarante et un jours de l’année en maintenance. La flotte de véhicules s’est accrue de 254 unités en 2016 contre 853 unités en 2015.
Le taux d’indisponibilité des véhicules, supérieur à 10 % dans la première moitié de l’année 2016, s’est réduit pour atteindre 8,7 % en décembre 2016.
Une station Autolib’ : 350 jours de service par an
En 2016, il y avait au total 1 086 stations d’Autolib’, espacées en moyenne de 371 mètres ; chacune contient de 4 à 7 places et voit 14 voitures partir en location chaque semaine, contre 17 le week-end. Si le nombre de places par véhicule a baissé au fil de l’année 2016 (passant de de 1,78 en janvier à 1,69 en décembre), le nombre de véhicules par station a lui logiquement augmenté, et est passé de 3,15 en janvier à 3,32 en décembre 2016.

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          La dette abyssale d’Autolib’ menace la Mairie de Paris






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Cette décision doit entraîner l’arrêt du service de voitures électriques en libre-service à Paris dans les prochains jours.
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Autolib’ : le syndicat mixte vote la résiliation du contrat avec le groupe Bolloré

Cette décision doit entraîner l’arrêt du service de voitures électriques en libre-service à Paris dans les prochains jours.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 18h38
   





                        



   


Le Syndicat Autolib’ Vélib’ métropole (SAVM) a voté, jeudi 21 juin, la résiliation du contrat avec le groupe Bolloré, une décision qui doit entraîner l’arrêt du service de voitures électriques en libre-service à Paris dans les prochains jours.
Lors d’un vote très tranché entre la gauche, favorable à la résiliation, et la droite, plutôt réfractaire, les élus de la centaine de communes adhérentes du syndicat ont donc entériné la proposition de sa présidente, Catherine Baratti-Elbaz, de « refuser de procéder au versement de la compensation financière demandée par le délégataire », actant ainsi la résiliation du contrat. Le service Autolib’ ne sera « ni repris en régie par le syndicat, ni confié par convention de délégation de service public à un autre délégataire », précise la délibération du SAVM.
Dans un communiqué de presse, le syndicat précise qu’il va, « dans les jours à venir, négocier avec le groupe Bolloré un protocole de sortie de contrat afin de régler l’ensemble des modalités opérationnelles », notamment pour « accompagner les abonnés » et effectuer des « remboursements éventuels », ainsi que pour « confirmer que [le groupe Bolloré] veillera à reclasser les salariés ». Il ne devrait pas y avoir d’arrêt du service avant la notification de la décision au groupe Bolloré, le 25 juin.

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A l’issue du conseil syndical, Gilles Alix, président d’Autolib’ SAS, a averti que le groupe Bolloré allait contester la décision du syndicat. « On va continuer à se battre, n’écoutez surtout pas les balivernes du syndicat, sachez que nous irons au tribunal administratif et que nous obtiendrons beaucoup d’argent, je pense que c’est comme ça que ça va se terminer. »
Pendant la réunion, une centaine des 254 salariés du service ont manifesté devant la mairie du XIIe pour demander « la préservation de leur emploi » et la « poursuite d’Autolib’ ».
Débat sur le coût de la résiliation
Pour éponger le déficit prévisionnel accumulé par le service, le groupe Bolloré demande à Paris et aux communes de banlieue 233 millions d’euros, une somme que conteste le syndicat.
Lancé en 2011, le service Autolib’, qui compte près de 150 000 abonnés actifs, a vu sa trajectoire financière dérailler au fil de problèmes dans la gestion du parc de voitures et d’un nombre de locations insuffisant. La présidente du syndicat a estimé à « moins de 100 millions d’euros » le coût de la résiliation, qui comprendra notamment le rachat des bornes sans logiciel au groupe Bolloré à hauteur de 15 millions d’euros.

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Un coût contesté par Marie Bolloré, directrice du pôle mobilité électrique du Bolloré et fille de l’industriel, qui estime que la résiliation coûtera entre 250 et 300 millions d’euros aux communes et que le reclassement des salariés pourrait également leur revenir « dès lors que les bornes continuent d’être utilisées par d’autres opérateurs d’autopartage que nous ».
Elle avait également précisé, mercredi sur Franceinfo, que le service pourrait s’arrêter « dans les tout prochains jours » mais pourrait fonctionner encore quelque temps « en régie », à la demande du syndicat et contre rémunération.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Le trafic SNCF, touché par la grève vendredi, sera moins perturbé que lors des journées de mobilisation précédentes avec neuf TGV sur dix, trois TER sur cinq et deux Transilien sur trois, a annoncé jeudi la direction.
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Grève à la SNCF : un trafic moins perturbé vendredi

Le trafic SNCF, touché par la grève vendredi, sera moins perturbé que lors des journées de mobilisation précédentes avec neuf TGV sur dix, trois TER sur cinq et deux Transilien sur trois, a annoncé jeudi la direction.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 17h02
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 18h02
   





                        



   


Le trafic ferroviaire sera moins perturbé vendredi 22 juin par rapport aux journées de grève précédentes. La direction de la SNCF a annoncé jeudi qu’elle prévoyait neuf TGV sur dix, trois TER sur cinq et deux Transilien sur trois. Il est aussi prévu trois trains Intercités sur cinq et quatre trains internationaux sur cinq pour cette 33e journée de grève contre la réforme ferroviaire depuis le lancement début avril du mouvement.
En Ile-de-France, la SNCF prévoit pour vendredi un « trafic normal » sur la très fréquentée ligne du RER A. Sur la portion nord du RER B, il y aura un train sur deux aux heures de pointe. Sur sa portion sud, deux trains sur trois circuleront en heures de pointe et le trafic sera « normal » pendant les heures creuses. Pour le RER C, il y aura un train sur deux. Sur la ligne du RER D, il est prévu un train sur deux pour la portion nord, tandis que sur la portion sud, il y aura un train sur deux pour la branche Melun et trois sur cinq pour la branche Corbeil. Le RER E comptera trois trains sur quatre. Concernant les lignes internationales, le trafic Eurostar sera « normal », celui des Thalys « quasi normal ».
Un dispositif spécial pour les bacheliers
Pour cette journée d’épreuves écrites du bac, le syndicat CFDT-Cheminots a levé partiellement son appel à la grève en demandant aux agents de faire rouler les TER et Transilien (RER), afin de ne pas pénaliser les candidats dans leurs déplacements vers les lieux des examens.
La SNCF maintient pour vendredi son dispositif « “Spécial Exams” afin de prendre en charge et d’acheminer dans les meilleures conditions les candidats au baccalauréat », souligne la direction dans un communiqué. Ce dispositif vise à garantir les trains stratégiques le matin et à aiguiller les élèves, grâce notamment à des agents en « gilets rouges » déployés dans les gares. En collaboration avec l’éducation nationale ont été identifiés un certain nombre de trains particulièrement susceptibles d’être empruntés par les candidats. Des bus de substitution sont aussi prévus dans certaines zones.
Ce 17e et avant-dernier épisode de grève du calendrier lancé début avril commence jeudi soir à 20 heures et s’achèvera dimanche matin à 7 h 55. La CGT-Cheminots et SUD-Rail ont déjà annoncé qu’ils allaient continuer la grève en juillet et août. L’UNSA-Ferroviaire s’arrêtera le dernier jour du calendrier par épisode en cours. La CFDT-Cheminots doit annoncer la semaine prochaine sa décision sur une poursuite ou non de la grève.

Notre sélection d’articles pour comprendre la réforme de la SNCF
Retrouvez les contenus de référence du Monde.fr concernant le « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire » présenté par le gouvernement, et ses conséquences :
la synthèse pour tout comprendre à la réforme en 9 pointsles explications : que signifie l’ouverture de la SNCF à la concurrence ?en données : effectif, statut, rémunération, trois questions sur les cheminotsle point sur le supposé service minimumle panorama : comment l’ouverture du rail à la concurrence s’est faite en Europeles explications en cinq points sur la dette de la SNCFl’état des lieux sur la retraite des cheminots, un régime spécial déficitaireles cinq pistes pour une sortie de criseles détails du calendrier des perturbationsle moteur de recherche pour savoir si votre ligne s’est dégradée au fil du temps





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Une étude conjointe à l’Association pour l’emploi des cadres et à l’Association nationale des directeurs des ressources humaines révèle que 64 % d’entre eux ont été recrutés en 2017 dans des entreprises de moins de 100 salariés. En 2018, l’horizon pourrait s’assombrir.
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La hausse des embauches de cadres RH est tirée par les PME

Une étude conjointe à l’Association pour l’emploi des cadres et à l’Association nationale des directeurs des ressources humaines révèle que 64 % d’entre eux ont été recrutés en 2017 dans des entreprises de moins de 100 salariés. En 2018, l’horizon pourrait s’assombrir.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 15h54
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 16h31
    |

                            Gaëlle Picut








                        



                                


                            

Sous l’effet d’une conjoncture économique bien orientée et de l’émergence de nouveaux métiers liés à la transformation numérique, les recrutements de cadres ont progressé de 10 % en 2017, portant le nombre d’embauches à 240 100, dont 7 600 cadres chargés des ressources humaines, indique la dernière enquête APEC-ANDRH (Association nationale des directeurs des ressources humaines) sur les perspectives de recrutement des cadres publiée à la mi-juin.
« Comme d’autres fonctions cadres, la fonction RH bénéficie de la très bonne dynamique du marché de l’emploi cadre et des transformations en œuvre dans les entreprises dans lesquelles elle est très impliquée pour accompagner les collaborateurs dans une relation de proximité avec les managers », souligne Pierre Lamblin, directeur des études à l’Association pour l’emploi des cadres (APEC).
74 % des recrutements dans les services
Les recrutements de cadres RH se sont polarisés sur les petites et moyennes entreprises : 64 % dans les établissements de moins de 100 salariés, et plus particulièrement ceux ayant entre 1 à 19 salariés. A contrario, les établissements de 500 salariés et plus n’ont recruté que 10 % de cadres RH en 2017.
Sans surprise, ils sont concentrés en Ile-de-France à hauteur de 37 %, devançant largement la région Auvergne-Rhône-Alpes, avec 12 %, et l’Occitanie, avec 9 %. En termes de secteurs économiques, 74 % de ces recrutements ont eu lieu dans les services, plus particulièrement dans les services divers aux entreprises.
La part importante des petites structures dans le tissu économique français pourrait expliquer cette concentration de recrutement RH. Sauf que les cadres en ressources humaines sont davantage recherchés que les autres. Les PME n’attirent « que » 51 % de l’ensemble des recrutements de cadres toutes fonctions confondues.
51 candidatures en moyenne
L’APEC émet donc plusieurs hypothèses. Tout d’abord, ces établissements ont besoin de structurer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Le Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises, dont le financement n’est pas assuré, suffira-t-il à doper la machine économique tricolore, alors que le ciel semble s’assombrir pour 2018, s’interroge dans sa chronique la journaliste du « Monde » Audrey Tonnelier.
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Un « Pacte » pour la croissance ?

Le Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises, dont le financement n’est pas assuré, suffira-t-il à doper la machine économique tricolore, alors que le ciel semble s’assombrir pour 2018, s’interroge dans sa chronique la journaliste du « Monde » Audrey Tonnelier.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 15h30
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 15h32
    |

            Audrey Tonnelier








                        



                                


                            

Tendances France. On lui a reproché ses multiples reports, son côté fourre-tout, peu lisible. Alors, pour présenter son projet de loi « relatif à la croissance et la transformation des entreprises » (dit « Pacte »), dévoilé lundi 18 juin en conseil des ministres, le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, n’a pas lésiné sur les moyens. Discours-fleuve, présence de députés LRM – Stanislas Guerini, qui fut à la manœuvre dans la première partie de l’élaboration du texte, lors de la consultation de chefs d’entreprise à l’automne 2017, et Olivia Grégoire, qui devrait présider la commission spéciale chargée de l’examiner en septembre.
Et surtout, une flopée de chiffres. Sur les emplois générés par les PME-ETI (entreprises de taille intermédiaire), première cible du projet de loi (près de 400 000 postes entre 2009 et 2015), sur les difficultés de croissance des Petit Poucet de l’économie tricolore (ils ne sont que 5 800 en France, contre 12 500 en Allemagne), sur leurs faibles performances à l’export, sur le peu d’épargne des Français allouée à leur financement, etc.

Une litanie en forme de plaidoyer pour un texte qui doit « lever les verrous et activer les leviers de la croissance », a vanté le locataire de Bercy. A l’appui de ses propos, il a cité une étude du Trésor. Selon cette dernière, la loi « Pacte peut représenter 1 point de produit intérieur brut [PIB] supplémentaire à long terme », dont 0,3 point en 2025. Soit quelque 22 milliards d’euros de richesse potentielle supplémentaire pour le pays. Sans qu’il soit pour l’heure possible de déterminer précisément sur quels critères s’appuie cette estimation, ni quel est son degré de fiabilité à cet horizon éloigné, l’étude n’ayant pas encore été rendue publique.
A en croire Bercy, la suppression du forfait social sur les accords d’intéressement dans les entreprises de moins de 250 salariés, et sur la participation pour celles de moins de 50 salariés...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ La Chine bâtit un écosystème de l’automobile électrique, connectée et autonome. Les constructeurs occidentaux doivent adapter leur offre et leur stratégie à cette mutation.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
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De Shenzen à Pékin, la Chine est un laboratoire de la voiture du futur

La Chine bâtit un écosystème de l’automobile électrique, connectée et autonome. Les constructeurs occidentaux doivent adapter leur offre et leur stratégie à cette mutation.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 15h00
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

Une pluie de mousson arrose les pelouses impeccables et les allées arborées du campus de Huawei, le géant chinois des télécommunications. Protégée de la chaleur moite du mois de juin par la climatisation du minibus, une délégation européenne du constructeur automobile allemand Audi parcourt les lieux : 2 kilomètres carrés de verdure peuplés de 50 000 ingénieurs et chercheurs. Les visiteurs viennent découvrir ce fleuron de la technologie chinoise avec lequel la filiale du groupe Volkswagen a noué un partenariat stratégique.
Nous sommes à Shenzhen, en République populaire de Chine, à quelques encablures de Hongkong. La toute jeune mégalopole de 13 millions d’habitants, plus peuplée que l’Ile-de-France (elle n’était, il y a encore quarante ans, qu’un village de pêcheurs !), symbolise plus que toute autre l’explosion économique et technologique de la Chine. Et cette visite est comme un hommage rendu par la vieille industrie européenne automobile au nouveau monde high-tech en train de devenir dominant.
Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Audi a choisi Shenzhen pour orchestrer, le 5 juin, le lancement mondial de son nouveau SUV coupé, le Q8 ; une voiture ultra-luxueuse et ultra-sophistiquée, dévoilée à grand renfort d’écrans, d’effets lumineux et de starlettes chinoises et américaines. Car la Chine est incontournable pour tout constructeur. Non contente d’être le premier marché automobile mondial, elle est en train de bâtir un écosystème de la voiture de demain – électrique, autonome, numérique – à l’échelle de ce pays-continent.
Le premier ministre français, Edouard Philippe, en prendra la mesure, lors d’un voyage officiel en Chine, du vendredi 22 au lundi 25 juin, très axé sur la mobilité et l’innovation. La visite commencera précisément par Shenzhen, la cité high-tech, où l’on trouve le siège social de Huawei, mais aussi ceux du mastodonte du Net chinois Tencent et du géant de la batterie BYD, et où M. Philippe découvrira l’usine d’assemblage...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ François Yvon, chercheur en informatique, dans une tribune au « Monde », souligne l’importance des technologies de traduction, nécessaires au développement international des entreprises et à l’affirmation de la souveraineté nationale.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
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La traduction automatique, « enjeu technologique, économique et culturel »

François Yvon, chercheur en informatique, dans une tribune au « Monde », souligne l’importance des technologies de traduction, nécessaires au développement international des entreprises et à l’affirmation de la souveraineté nationale.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 15h00
    |

François Yvon (Professeur au département d’Informatique de l’université Paris-Sud)







                        



                                


                            

Tribune. Le président Macron a récemment prononcé deux grands discours, en apparence sans lien l’un avec l’autre : le premier, le 20 mars pour affirmer devant l’Académie française sa volonté de rétablir la place du français parmi les grandes langues mondiales du XXIe siècle ; le second, le 29 mars, devant la fine fleur de la recherche en sciences du numérique, pour annoncer un plan d’action pour développer l’intelligence artificielle (IA) en France et en Europe.
Le premier, truffé de citations littéraires, prône comme mesure phare le renforcement de l’apprentissage du français pour tous (les écoliers français, les migrants, les étrangers dans les instituts français). Le second, mâtiné de franglais, promet le développement d’une nouvelle filière industrielle : soutien aux « talents » et à l’innovation, libération des « datas », etc.
Les motifs pour lier les deux sujets – langue et IA – ne manquent pourtant pas. L’enjeu de la traduction automatique (TA) permet de le démontrer.
Le discours sur l’IA insiste sur les opportunités de développement économique qu’offrent ces technologies. Or, grâce à la TA, il devient possible aux entreprises françaises de bénéficier pleinement du grand marché européen unifié, en traduisant dans les 23 autres langues officielles de l’Union européenne (UE) leurs manuels techniques, contrats, catalogues et sites Internet.
Citoyens de seconde zone
Car se limiter à traduire vers l’anglais n’est pas suffisant : moins d’un Européen sur deux parle anglais, et plus de 70 % des Européens font plus confiance aux sites rédigés dans leur langue pour commercer en ligne. L’utilisation d’une TA de haute qualité pour traduire depuis le français vers les langues de l’UE – mais aussi vers le mandarin, l’hindi, l’arabe… – est la seule solution économiquement viable.
Dans le sens inverse, les consommateurs et les citoyens français doivent pouvoir accéder à des contenus (bien)...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Les aéroports ne sont plus aujourd’hui des monopoles. Tous les aéroports, quelle que soit leur taille, y compris le hub de Roissy, sont désormais mis en concurrence par les compagnies aériennes, explique Thomas Juin, président de l’Union des aéroports français, dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
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« La privatisation d’ADP doit conduire à clarifier le rôle de l’Etat dans le transport aérien »

Les aéroports ne sont plus aujourd’hui des monopoles. Tous les aéroports, quelle que soit leur taille, y compris le hub de Roissy, sont désormais mis en concurrence par les compagnies aériennes, explique Thomas Juin, président de l’Union des aéroports français, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    21.06.2018 à 14h15
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Thomas Juin (Président de l’Union des aéroports français/UAF)







                        



                                


                            

Tribune. La privatisation d’Aéroports de Paris, présentée lundi 18 juin en conseil des ministres, ne manquera pas de susciter de nombreux débats qu’il convient de mettre en perspective.
Celle-ci s’inscrit dans le prolongement de la révolution aéroportuaire des années 2004-2005, qui a notamment vu la naissance de la société Aéroports de Paris, dont le capital a été ouvert en 2006 aux investisseurs privés (l’Etat restant néanmoins par la loi majoritaire, à hauteur de 50,6 % du capital) ; la création, pour les grands aéroports régionaux, de sociétés de droit commercial à capitaux publics (contrôlées à 60 % par l’Etat, à 25 % par les chambres de commerce et d’industrie et à 15 % par les collectivités locales), avec possibilité pour l’Etat de vendre à terme tout ou partie de ses parts ; et, enfin, le transfert des aéroports de proximité aux collectivités locales.
En dépit des alternances politiques, jamais l’esprit de la loi aéroportuaire de 2005 n’a été remis en cause. Les premières sociétés aéroportuaires régionales ont vu le jour en 2007 et le processus de vente des parts de l’Etat a été lancé en 2014, avec Toulouse, puis poursuivi en 2016, avec Lyon et Nice.
Pas une exception française
Le processus de privatisation des aéroports n’est pas une exception française. Il s’intègre dans une tendance générale et un « modèle européen » d’exploitation aéroportuaire avec mixité de capitaux publics et privés. Ainsi, dans l’Union européenne en 2016, selon le Conseil international des aéroports (ACI Europe), 46,8 % des sociétés d’exploitation aéroportuaire, représentant plus des trois quarts du trafic commercial, comptaient de l’actionnariat privé contre seulement 23 % en 2010.
Si la privatisation de l’exploitation aéroportuaire est une décision d’ordre politique, les constats sont clairs du côté des exploitants. Publics ou privés, les grands aéroports français enregistrent ces temps-ci des courbes de croissance...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Le président français a évoqué lors de son discours les annonces de la Commission européenne, considérant que « ce ne sera pas accepté ».
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Pour Emmanuel Macron, la réduction du budget de la PAC est « inacceptable »

Le président français a évoqué lors de son discours les annonces de la Commission européenne, considérant que « ce ne sera pas accepté ».



Le Monde
 |    21.06.2018 à 13h55
   





                        



   


« Inacceptables ». Emmanuel Macron a martelé, jeudi 21 juin, l’adjectif utilisé par son ministre de l’agriculture au sujet de la réduction annoncée du budget de la Politique agricole commune (PAC). Depuis Quimper (Finistère), où il s’est rendu pour détailler son « pacte girondin », le président français est revenu sur les annonces de la Commission européenne, qui aboutiraient, selon lui, à faire payer le coût du Brexit uniquement par les agriculteurs.
« Ce qui a été proposé par la Commission européenne aujourd’hui est inacceptable et ne sera pas accepté. C’est inacceptable parce que c’est, en quelque sorte, vouloir dire à tous les paysans d’Europe, le coût du Brexit sera payé uniquement par vous. »
« Qu’on diminue à due proportion de la part de nos amis britanniques la part des engagements budgétaires pour les différentes politiques existantes, c’est tout à fait normal. Qu’on les diminue beaucoup plus sans aucune raison c’est inacceptable », a-t-il répété.
« Instrument de transition »
Il s’est dit favorable à une politique agricole commune conçue comme « un instrument de la transition », se disant « prêt à ce que le gouvernement confie aux régions les aides aux investissements pour la prochaine PAC. Ce sera plus clair et plus efficace ».
La Commission a proposé au début de mai une baisse de 5 % du budget dédié à la PAC pour la période 2021-2027, avec une enveloppe totale de 365 milliards d’euros, mais certains craignent déjà des coupes encore plus sévères en termes réels. Juste après l’annonce le 2 mai, le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, avait estimé qu’il s’agissait de « propositions inacceptables ». « Une telle baisse, drastique, massive et aveugle est simplement inenvisageable », avait-il dit.

        Lire aussi :
         

                La France agricole s’insurge contre les coupes dans le budget de la PAC






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Analyse. La publication du baromètre du dialogue social par le Cevipof ne peut que conforter Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, qui juge que le « syndicalisme est mortel ». Il souligne l’urgence qui est la sienne à se réinventer, explique le journaliste du « Monde » Michel Noblecourt.
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Les syndicats face à la défiance des salariés

Analyse. La publication du baromètre du dialogue social par le Cevipof ne peut que conforter Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, qui juge que le « syndicalisme est mortel ». Il souligne l’urgence qui est la sienne à se réinventer, explique le journaliste du « Monde » Michel Noblecourt.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 13h10
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 13h30
    |

            Michel Noblecourt








                        



                                


                            

Analyse. En treize mois, Emmanuel Macron a posé les jalons de ses principales réformes sociales. La réforme du code du travail, la loi « avenir professionnel » – qui englobe l’assurance-chômage, l’apprentissage et la formation continue et a repris, en partie, des accords interprofessionnels – et la réforme ferroviaire ont été adoptées.
En attendant la réforme des retraites, ce grand chamboule-tout laisse perplexes les salariés. C’est ce que révèle le baromètre du dialogue social que vient de publier le Cevipof, à l’intention du master dialogue social de Sciences Po et de l’association Dialogues, qui, réunissant des directeurs de ressources humaines et des syndicalistes, a fêté, mardi 19 juin, ses quinze ans. Réalisée du 21 au 25 mai auprès de 1 650 salariés du privé et du public hors fonctionnaires (605 cadres et 1 045 non-cadres), cette enquête est riche d’enseignements.
Pour 61 % des salariés, la réforme du code du travail, opérée par ordonnances à la suite d’une concertation avec les syndicats, ne va pas « dans le bon sens ». Les salariés syndiqués sont 78 % à émettre un jugement négatif, alors que 56 % des cadres sont d’un avis contraire. Pour 57 % des personnes interrogées par le Cevipof, « la flexibilité est une menace pour la protection sociale des salariés ». Et 67 % réfutent l’idée selon laquelle « les droits acquis sont une menace pour la compétitivité ».
65 % des salariés ne font pas confiance aux syndicats, juste devant les médias (72 %) et les partis politiques (90 %), qui emportent la palme du rejet
Petit bémol qui entre dans le cadre des relations sociales rêvé par M. Macron : 52 % des salariés pensent qu’il faut privilégier la négociation dans l’entreprise – 53 % de ceux qui travaillent dans des PME et 43 % parmi les syndiqués –, contre seulement 16 % qui donnent la préférence à l’Etat et au code du travail. Mais dans un « en même temps » très macronien, les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole (SAVM) soumet, jeudi après-midi, aux 103 communes partenaires, une délibération actant la résiliation de ce service de libre partage.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

La fin d’Autolib’ à l’ordre du jour, sur fond de déficit

Le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole (SAVM) soumet, jeudi après-midi, aux 103 communes partenaires, une délibération actant la résiliation de ce service de libre partage.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 13h02
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 16h52
   





                        


Les petites voitures électriques grises d’Autolib’ pourraient cesser de rouler dès ce jeudi soir dans Paris et sa banlieue : la résiliation anticipée du contrat avec le groupe Bolloré sera probablement officialisée dans la journée, sur fond de déficit, querelles de chiffres et contentieux à venir assurés.
Le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole (SAVM) soumettra jeudi après-midi aux voix des 103 communes partenaires une délibération entérinant la résiliation de ce service de libre partage, lancé en fanfare en 2011 sous Bertrand Delanoë et qui devait courir jusqu’à 2023.
Le syndicat mixte, où la Ville de Paris est majoritaire, et le groupe Bolloré se renvoient depuis des jours, par presse interposée, la responsabilité d’un déficit dont souffre le service, estimé par Bolloré à un total de 293,6 millions.

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                Déficit d’Autolib’: les « prévisions trop optimistes » du groupe Bolloré



Le conflit a été porté sur la place publique après la publication d’un courrier du groupe, en date du 25 mai, réclamant le versement de 46 millions d’euros par an pour éponger cette dette. « Abracadabrantesque », avait alors réagi la maire PS de Paris, Anne Hidalgo.
Depuis, groupe et syndicat mixte ne sont toujours d’accord sur rien. Chacun se renvoie la responsabilité de la résiliation du contrat et au-delà, celle de l’avenir des 254 salariés que chacun veut voir pris en charge par l’autre.

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                Autolib’: Marie Bolloré accable Anne Hidalgo



Quant au coût d’une résiliation anticipée,il est chiffré côté Bolloré à 300 millions d’euros mais pour la présidente du syndicat, Catherine Baratti-Elbaz, à « plusieurs dizaines de millions d’euros », un désaccord laissant augurer là aussi d’une belle bataille judiciaire à venir. Sauf surprise, la résiliation devrait donc être actée, entraînant la fin du service à un délai encore flou.
« Première mondiale »
Marie Bolloré a précisé, mercredi sur Franceinfo, que le service pourrait s’arrêter « dans les tout prochains jours » mais pourrait fonctionner encore quelque temps « en régie », à la demande du syndicat et contre rémunération, a précisé la directrice générale de Blue Solutions (batteries électriques), fille de l’industriel Vincent Bolloré.

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                Arrêt d’Autolib’ : une « décision aberrante » pour sa dirigeante



« Première mondiale » alors symbole de modernité, le dispositif a dû faire face à un changement des façons de se déplacer, avec le vélo électrique, le VTC, la location de véhicules privés. Sans compter son image dégradée et ses voitures souvent sales.
Il devait pourtant au départ dégager un bénéfice d’au moins 56 millions d’euros par an mais Bolloré avait rapidement annoncé un léger, puis un lourd déficit, déclenchant un audit et une procédure de conciliation rompue fin mai.

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                Autolib’ : chronique d’une déconfiture



Sans attendre la rupture effective, Mme Hidalgo a reçu à la mi-juin des constructeurs désireux de reprendre le marché parisien, sous d’autres formes, qui pourraient démarrer avant la fin de l’année.
Le ministre de l’environnement, Nicolas Hulot, a estimé jeudi sur Franceinfo que la fin d’Autolib’ était « dommage parce que ça ne va pas dans le sens de l’histoire », qui est de « mettre des véhicules à disposition pour tout le monde ».
Il y a quatre jours, une pétition a été lancée sur change.org pour demander le « maintien du service public Autolib’ », signée par plus de 19 000 personnes jeudi matin.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Le principe d’un « droit voisin » pour les éditeurs de presse a été validé de justesse. Un feu vert définitif est encore nécessaire, au Parlement européen et du côté des Etats membres.
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Droit d’auteur : la directive révisée sur le copyright adoptée

Le principe d’un « droit voisin » pour les éditeurs de presse a été validé de justesse. Un feu vert définitif est encore nécessaire, au Parlement européen et du côté des Etats membres.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 12h22
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Martin Untersinger








                        



                                


                            

C’est passé de justesse, et dans un climat électrique. Mercredi 20 juin, la commission des affaires juridiques du Parlement européen a adopté la directive révisée sur le copyright, destinée à renforcer les prérogatives des auteurs face aux plates-formes numériques diffusant des contenus postés par leurs utilisateurs. YouTube, le mastodonte de la vidéo en ligne, est le premier acteur visé par ce texte.
Particulièrement discuté, l’article 11 créant un « droit voisin » pour les éditeurs de presse a été voté sur le fil, par 13 voix contre 11. Il devrait permettre aux éditeurs de journaux et magazines d’être rémunérés pour la reprise, même partielle, de leurs contenus par des services tels que Google News, alors qu’ils estiment que ces acteurs exploitent leurs informations en ligne sans suffisamment de contreparties.

Autre point très délicat, l’article 13 a aussi été validé. Il réclame que les plates-formes passent des accords de licence avec les ayants droit, pour que ces derniers soient mieux rémunérés. De tels accords existent déjà, mais le texte voudrait les systématiser. A défaut, les plates-formes devront mettre en place des systèmes de filtrage pour détecter automatiquement les contenus soumis au droit d’auteur et en empêcher la mise en ligne.
Cette responsabilité accrue des plates-formes est une revendication de longue date des industries culturelles. « Nous avons gagné ! Les créateurs ont enfin le droit d’être protégés dans la jungle numérique. L’Europe prend conscience que, leader dans la protection des données personnelles, elle doit le devenir dans la protection des données culturelles », s’est réjoui l’eurodéputé libéral français Jean-Marie Cavada, sur Twitter.
A l’inverse, Julia Reda, l’unique députée du Parti Pirate (affilié aux Verts européens) et pourfendeuse du texte, a dramatisé le vote en dénonçant des mesures qui « vont casser Internet ». Tout en reconnaissant le caractère « légitime »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Partout dans le monde, des villes et des régions explorent la question des « communs ». Entre contrôle de l’Etat et mécanismes du marché, cette troisième voie, qui propose de repenser  la propriété des biens universels, implique une autre approche économique et politique.
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Biens communs : jouir sans posséder

Partout dans le monde, des villes et des régions explorent la question des « communs ». Entre contrôle de l’Etat et mécanismes du marché, cette troisième voie, qui propose de repenser  la propriété des biens universels, implique une autre approche économique et politique.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 12h22
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 16h23
    |

            Catherine Vincent








                        



                                


                            
La vie reprendrait-elle son cours normal à Notre-Dame-des-Landes ? Fermée depuis six ans, la D 281, ou « route des chicanes », a été officiellement rouverte à la circulation le 14 juin. Dix jours plus tôt, quinze conventions d’occupation précaire avaient été signées en préfecture des Pays de la Loire, qui permettront à diverses exploitations (élevage, maraîchage, culture céréalière, pépinière, apiculture) de faire leurs preuves.
Mais les habitants de la ZAD, ex- « zone à défendre », espèrent plus qu’une simple acceptation de leurs projets personnels. Ils souhaitent créer des synergies, un écosystème. Et ils ne sont pas les seuls. Depuis l’abandon par le gouvernement du projet d’aéroport, en janvier, de nombreuses voix, et non des moindres, se sont élevées pour défendre les revendications des zadistes. Car leur projet collectif a relancé avec force la question des utopies concrètes, et avec elle la notion des communs.
Débats citoyens
« Dans les interactions entre habitants “historiques”, paysans, squatteurs, voisins (…) s’est construit un territoire commun, au-delà de la propriété, des habitudes et des appartenances », constate ainsi un collectif d’intellectuels, parmi lesquels la philosophe Isabelle Stengers et l’anthropologue au Collège de France Philippe Descola (Mediapart, 6 avril). Une démarche « collective, construite comme un “commun”, au sein de laquelle les individualités trouvent leur propre énergie », appuient l’ingénieur des Ponts et Chaussées Olivier Frérot et le géographe Luc Gwiazdzinski (Libération, 20 avril).
« Pourquoi ne pas reconnaître aux ­zadistes un droit à l’expérimentation ? Ils pourraient ainsi promouvoir une autre approche de la propriété qui est celle des “commons”, c’est-à-dire un dispositif fondé sur un collectif identifié et porteur d’un territoire », insiste l’économiste Bernard Paranque (Le Monde, 18 mai).

La...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Dans un entretien sur Franceinfo, le ministre de la transition écologique et solidaire a estimé que le groupe français était dans « une dérive » à cause de son trop grand attachement au nucléaire.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Nucléaire : Hulot met la pression sur EDF

Dans un entretien sur Franceinfo, le ministre de la transition écologique et solidaire a estimé que le groupe français était dans « une dérive » à cause de son trop grand attachement au nucléaire.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 12h02
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 12h19
    |

                            Nabil Wakim








                        


Alors que la France est en pleine discussion sur sa feuille de route énergétique, Nicolas Hulot n’a pas mâché ses mots, jeudi sur Franceinfo. « Une des raisons pour laquelle EDF se retrouve en difficulté, c’est que, notamment, la filière nucléaire, pardon de le dire, nous emmène dans une dérive », a déclaré le ministre de la transition écologique et solidaire.

M. Hulot s’est livré à une critique en règle du nucléaire. « On voit bien que le coût de l’énergie fabriquée avec du nucléaire ne cesse de monter parce que nous n’avons pas nécessairement provisionné un certain nombre de choses, en même temps que le coût des énergies renouvelables est en train de dégringoler », a souligné le ministre.
« On voit bien qu’économiquement, il y a une espèce de règle d’or qui est en train de s’imposer dans cette filière, c’est qu’en réalité, on ne tient jamais nos promesses », a-t-il encore estimé.
« Il faut sortir des dogmatismes (…). Je pense que l’avenir d’EDF, et l’avenir notamment économique, il est d’abord et principalement dans l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables », a ajouté le ministre. « Qu’EDF – et je pense que maintenant c’est son souhait – ne manque pas l’opportunité de la transition énergétique », a-t-il encore appelé.
Ces critiques n’ont rien d’anodin : d’abord, Nicolas Hulot est le ministre de tutelle d’EDF, entreprise très majoritairement publique. Surtout, M. Hulot a défendu publiquement, en novembre 2017, le recul du gouvernement sur la loi de transition énergétique : l’objectif de réduire la part du nucléaire à 50 % de la production électrique en 2025 a été repoussé à une date ultérieure, autour de 2030 ou 2035.
Les objectifs pour les cinq prochaines années
Cette sortie de M. Hulot intervient alors que la France débat en ce moment de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), sa feuille de route énergétique, qui doit fixer des objectifs pour les cinq prochaines années. Parmi les sujets clé, figure la trajectoire de réduction du parc nucléaire.
EDF souhaiterait ne fermer aucune centrale avant 2029, et a récemment demandé, dans le cadre de la PPE, que l’Etat s’engage sur la construction d’un deuxième EPR, en plus de celui de Flamanville. Or l’EPR de Flamanville, déjà plombé par des années de retard et un budget qui est passé de 3 à 10,5 milliards d’euros, va certainement connaître de nouveaux délais et ne pourra pas démarrer en janvier 2019, comme l’espérait EDF.

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Ce n’est pas la première fois que le ministre tance l’électricien. En novembre, dans un entretien au Financial Times, il avait demandé à EDF de prendre ses responsabilités dans la transition énergétique. Depuis, le groupe a annoncé deux plans, l’un pour développer le solaire, l’autre le stockage de l’électricité.

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La situation d’EDF reste difficile sur le plan financier : le groupe souffre de la faiblesse des prix de l’électricité sur le marché, perd plusieurs dizaines de milliers de clients par mois et a souffert des arrêts de nombreuses tranches nucléaires ces dernières années. Contacté, le groupe EDF n’a pas souhaité réagir aux déclarations du ministre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Le pays doit entrer en campagne à l’automne pour le scrutin législatif de 2019.
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Le gouvernement Modi renonce à privatiser Air India avant les élections

Le pays doit entrer en campagne à l’automne pour le scrutin législatif de 2019.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 12h00
    |

                            Guillaume Delacroix








                        



                                


                            

Le prix du pétrole est apparu comme un alibi tout trouvé pour le gouvernement Modi, qui a renoncé, lundi 18 juin, à la privatisation d’Air India. L’information n’a filtré que le lendemain, lorsque le ministre de l’aviation civile, Suresh Prabhu, a déclaré, à la sortie d’une réunion à Delhi, que ce projet était reporté sine die, « le moment n’étant pas le bon » du fait de l’envolée récente des cours de l’or noir.
L’Etat souhaitait conserver une participation de 24 % au capital, afin de pouvoir continuer à peser sur le devenir du groupe
L’argument a fait sourire les analystes financiers du quartier de la Bourse, à Bombay. Le 31 mai, date limite fixée pour le dépôt des candidatures au rachat de la compagnie aérienne, aucun investisseur ne s’était manifesté. Non que le coût de l’opération ait été considéré comme trop élevé, mais l’Etat souhaitait conserver une participation de 24 % au capital, afin de pouvoir continuer à peser sur le devenir du groupe et de ses 16 800 salariés.
Un schéma jugé rédhibitoire par des compagnies comme IndiGo, numéro un en Inde avec 40 % de parts de marché, Jet Airways, numéro deux, ou la compagnie à bas coûts SpiceJet. Celles-ci auraient été intéressées par Air India si elles avaient pu, par la suite, découper l’entreprise publique et n’en conserver que les actifs les plus rentables, à savoir les lignes internationales et la filiale low cost Air India Express.

« Air India est un cas classique où la somme des parties vaut plus cher que l’entité prise dans son entier. Il y a des candidats pour certaines activités bien précises. L’Etat aurait intérêt à la démanteler », estime un patron du transport aérien dans les colonnes du quotidien économique Mint, sous couvert d’anonymat. La place financière souligne que trois des six filiales d’Air India sont déficitaires et que le groupe possède un nombre impressionnant d’actifs non stratégiques, dont un patrimoine immobilier estimé à plus...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ A Bologne, à Chieri ou à Orvieto, des pactes de collaboration entre les citoyens et la municipalité régissent la gestion de biens publics, matériels ou culturels.
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Daniela Festa : « En Italie, un mouvement social a émergé autour des communs urbains »

A Bologne, à Chieri ou à Orvieto, des pactes de collaboration entre les citoyens et la municipalité régissent la gestion de biens publics, matériels ou culturels.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 16h29
    |

            Catherine Vincent








                        



                                


                            
Daniela Festa est juriste et géographe. Ses travaux de recherche, actuellement menés à l’Ecole du droit de Sciences Po dans le cadre du programme European Research Council, portent sur la relation entre action collective et espace urbain. Elle a coordonné, en 2016, avec le philosophe Pierre Charbonnier, un hors-série sur « L’Italie des biens communs » pour la revue de sciences humaines Tracés.

Depuis une dizaine d’années, il s’est créé en Italie une véritable dynamique autour des communs urbains. Pour quelle raison ?
Depuis les années 1990, l’Italie connaît une vague de privatisations des biens et des services publics, à l’échelle nationale et locale. A quoi se sont ajoutées les politiques d’austérité liées à la crise de 2007-2008, et enfin le décret Ronchi : approuvé fin 2009 par le gouvernement Berlusconi, celui-ci obligeait toutes les sociétés gestionnaires des services publics – eau, transports, déchets, etc. – à organiser des appels d’offres pour privatiser au moins 40 % de leur capital.
La précarisation du travail aidant, on a vu alors l’émergence d’un mouvement social autour des communs urbains, et les citoyens poser la question de la codécision sur les ressources les touchant directement. Par exemple les routes, les jardins, les plans d’eau, les théâtres ou les cinémas de quartier.
Quel a été le rôle de la commission Rodota dans l’émergence de cette question ?
Elle a été centrale. Stefano Rodota [1933-2017] était un grand personnage de la culture juridique et politique italienne. En 2007, le gouvernement Prodi décida de lui confier la présidence d’une commission ministérielle chargée de rédiger un projet de loi pour la réforme des régimes des biens. Pour les juristes de cette commission, la question était la suivante : comment faire en sorte que les biens voués à satisfaire les besoins de la collectivité ne soient pas captés par le patrimoine privé, sans aucun retour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ La future entrée en Bourse du fabricant de smartphones Xiaomi l’illustre : la finance est le chaînon manquant de la puissance chinoise, note dans sa chronique l’éditorialiste économique du « Monde » Philippe Escande.
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« La Chine est un géant économique, mais un nain financier »

La future entrée en Bourse du fabricant de smartphones Xiaomi l’illustre : la finance est le chaînon manquant de la puissance chinoise, note dans sa chronique l’éditorialiste économique du « Monde » Philippe Escande.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 11h55
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 11h58
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Pertes & Profits. Comme un petit grain de riz dans la botte d’un géant. La Chine a tous les attributs d’une grande puissance économique. De quoi largement profiter de l’incohérence de la politique étrangère américaine pour installer une forme de nouveau leadership mondial. Tous les attributs, sauf un : la finance.
C’est un petit grain de riz, Xiaomi en chinois, qui met à nouveau en lumière cette faiblesse et ses conséquences pour l’avenir du pays. Le constructeur de smartphones le plus célèbre de Chine, dont le succès phénoménal s’est construit en moins de dix ans, veut s’introduire en Bourse pour trouver de nouveaux capitaux nécessaires à sa croissance, notamment à l’international. Et pas qu’un peu : le groupe vise près de 10 milliards de dollars (8,6 milliards d’euros), la plus grosse opération boursière au monde depuis 2016. Mais la vie n’est jamais simple pour une grande société chinoise et, comme au jeu de go, la ligne droite est rarement le chemin le plus court.

Premier obstacle, la loi chinoise interdit, ou restreint, la détention directe par un étranger d’une part du capital d’une société chinoise. Qu’à cela ne tienne, les entrepreneurs ambitieux, comme Lei Jun, le fondateur de Xiaomi, ont très vite pris la route des paradis fiscaux. Comme ses camarades de l’Internet Alibaba et Tencent, il a donc enregistré son entreprise aux îles Caïmans. Reste ensuite à mettre le cap sur la Bourse. Se voulant patriote, Xiaomi a échafaudé le scénario d’une double cotation, à Hongkong pour les actions ordinaires et à Shanghaï avec des certificats de dépôt, supposés répliquer le comportement des actions. Un pied dehors, en terre chinoise tout de même, et un pied à la maison. Les autorités chinoises poussent cette solution, qui permet aux citoyens du pays de participer à l’essor de leurs champions.
Bricolages exotiques
Mais la solution a fait long feu. Devant le faible appétit des investisseurs pour cette solution, la firme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Les nouveaux documents issus du cabinet Mossack Fonseca révèlent la panique qui s’est emparée de la banque après le scandale. La Société générale a fait fermer une soixantaine de sociétés-écrans dans des conditions laborieuses.
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Comment les « Panama Papers » ont contraint la Société générale à faire le grand ménage

Les nouveaux documents issus du cabinet Mossack Fonseca révèlent la panique qui s’est emparée de la banque après le scandale. La Société générale a fait fermer une soixantaine de sociétés-écrans dans des conditions laborieuses.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 11h53
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 11h55
    |

            Jérémie Baruch, 
Jean-Baptiste Chastand, 
Anne Michel et 
Maxime Vaudano








                        



   


La Société générale a-t-elle quelque chose à se reprocher dans l’affaire des « Panama Papers » ? Lorsque Le Monde, Cash investigation et le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) ont révélé, en avril 2016, qu’elle avait enregistré un millier de sociétés offshore par l’entremise de la firme panaméenne Mossack Fonseca (MF), la banque française a affirmé avoir toujours agi « dans le respect des lois ».
Son directeur général, Frédéric Oudéa, a alors qualifié de « scandaleux » les « amalgames » et « inexactitudes » de l’enquête. La nouvelle fuite de documents de MF révèle pourtant la fébrilité qui s’est emparée de la banque au moment du scandale et son empressement à liquider la soixantaine de sociétés offshore encore actives alors, dont certaines ont pu dissimuler des fraudeurs fiscaux.
« Après les “Panama Papers”, la Société générale a procédé à une revue méthodique des relations de Mossack Fonseca avec ses clients », explique aujourd’hui la banque. Une mission d’inspection au long cours, qui a nécessité… 13 000 heures de travail. « Tous les mandats pour le compte de nos clients ont fait l’objet d’une procédure de résiliation », précise-t-elle.
« A haut risque »
Loin de la sérénité affichée, c’est la panique qui transpire dans les échanges confidentiels entre la banque et le cabinet. Au lendemain de la révélation des « Panama Papers », l’heure est au comptage des entités mises sur pied pour le compte de riches clients désirant cacher leur argent. Entités qu’il faut fermer d’urgence.
La Société générale assure aujourd’hui avoir fermé toutes les sociétés offshore chez Mossack et les comptes ouverts à leur nom. En réalité, certains bénéficiaires ont décidé de conserver leurs sociétés, en les transférant à un nouvel intermédiaire financier. Sans compter les structures toujours en cours de dissolution. Selon les nouveaux documents issus des « Panama Papers », seules 36 des 64 sociétés encore actives au moment du scandale étaient donc véritablement fermées fin 2017. « La dénonciation d’une relation est un processus administratif long, d’autant plus dans ce contexte exceptionnel », fait valoir la banque.
Si long que la Société générale sera obligée de payer Mossack Fonseca, jusqu’à fin 2017, sur le compte bancaire discrètement ouvert par le cabinet à Dubaï, après avoir été chassé de ses banques habituelles.
Fait troublant, c’est parfois à l’initiative de MF, et non de la banque, que certaines sociétés offshore douteuses sont rayées des livres. Ainsi, le 14 avril 2016, au lendemain des « Panama Papers », Mossack démissionne de son contrat d’agent pour la société offshore Blairmore Holdings, administrée par la filiale de la Société générale aux Bahamas, SG Hambros, pour le compte du père du premier ministre britannique de l’époque, David Cameron. Le même scénario se reproduit pour une société appartenant à Valentin Kazakov, un homme politique ukrainien « à haut risque » lâché par MF fin 2017.
Couper les ponts
Les nouvelles données de Mossack Fonseca révèlent, en outre, que le cabinet panaméen a été épinglé en septembre 2016 par les autorités antiblanchiment du Panama, faute d’avoir obtenu de la branche suisse de la Société générale l’identité de quatre clients français titulaires de sociétés-écrans et visés par une réquisition du fisc hexagonal. Parmi eux, un prestigieux domaine viticole bordelais, un producteur de cinéma ou encore les propriétaires d’une grosse entreprise textile dans le Rhône.
Selon un décompte du Monde, Mossack Fonseca ignorait l’identité des véritables propriétaires des 64 sociétés ouvertes pour le compte des clients de la banque française dans un tiers des cas, en dépit de ses demandes répétées. Au Monde, la banque affirme qu’il était alors hors de question de répondre à un cabinet avec qui elle avait décidé de couper les ponts. Mais assure que ces renseignements ont été transmis aux autorités de régulation qui les ont demandés.
Parmi les clients connus de MF, notre enquête a permis d’identifier une douzaine de Français. Elle suggère surtout que certains ont utilisé les services de la banque pour échapper au fisc. Parmi eux, Guillaume Bochet, spécialiste de l’immobilier à Reims, explique au Monde « être aujourd’hui en règle », après avoir engagé en 2017 la dissolution de la société Weldon Company, qu’il détenait avec son associé Christian Bochet. Il avait auparavant transmis plusieurs millions d’euros d’actifs vers de nouveaux comptes sans prête-nom à la Société générale Luxembourg.
Sans se prononcer sur ces cas, au nom du secret bancaire, la banque assure mener des vérifications fiscales sur l’ensemble de ses clients depuis 2012-2013 ainsi qu’une vigilance permanente depuis. Elle est pourtant dans le radar de la justice française, qui enquête depuis avril 2016 sur les « Panama Papers » et des faits potentiels de « blanchiment de fraudes fiscales aggravées ». Selon L’Express, « une longue perquisition a été menée en octobre 2017 par la justice luxembourgeoise, sous la houlette du juge Stéphane Pisani, à la demande de la France », dans les locaux de la branche luxembourgeoise de la Société générale. Elle s’inscrit dans le cadre d’une enquête préliminaire pour fraude fiscale sur le patrimoine de Pierre Papillaud, patron des eaux minérales Cristalline, mort en juin 2017.
Cette filiale luxembourgeoise était déjà sous le feu des critiques quelques mois plus tôt, lors de l’audition de son président, Patrick Suet, par la commission d’enquête du Parlement européen sur les « Panama Papers », le 6 mars 2017.
Trois jours plus tard, la « Générale » décide de couper tout contact avec MF. « Nous ne sommes plus impliqués de quelque manière que ce soit dans la vie de cette société et ne pourrons plus répondre à aucune question la concernant », fait savoir au cabinet un haut responsable de la banque à propos de dix sociétés encore actives.
Gage de transparence
La Société générale veut limiter les contacts avec le cabinet panaméen, sans pour autant laisser ses ex-clients dans la nature. C’est alors qu’entre en scène un certain Samuel Fernandez, qui reprend la gestion des sociétés offshore abandonnées par la banque. « En raison d’un changement dans leur politique, votre intermédiaire précédent a interdiction de communiquer avec Mossack Fonseca », se justifie-t-il dans un e-mail au cabinet panaméen, le 13 mars.
M. Fernandez est un ex-employé de Mossack au Luxembourg. A peine les « Panama Papers » ont-ils contraint MF à fermer son bureau dans le Grand-Duché, en février 2017, qu’il se lance à son compte. C’est lui qui finalisera la dissolution de certaines structures encore actives des clients de la « Générale ».
La banque française assure n’avoir conclu aucun contrat avec M. Fernandez pour assurer ce nettoyage. L’avocat panaméen a pourtant liquidé un instrument-clé de sa stratégie offshore : Ference Services. Cette société-écran seychelloise était utilisée depuis des années par la banque pour masquer l’identité des bénéficiaires de ses montages financiers. Jusqu’à sa fermeture, le 22 décembre 2017.
Les documents montrent par ailleurs que la Société générale a engagé, fin 2016, la dissolution de Valvert et Rousseau, des fondations panaméennes utilisées comme prête-noms dans les sociétés de ses clients. « Petit à petit, toutes les actions ont été dûment restituées. (…) Les fondations n’ont plus de raison d’être », écrit MF à la banque le 7 mars 2017… apportant la preuve que la « Générale » était bien le pilote de ces fondations, en dépit de ses démentis.
Au-delà du cas Mossack Fonseca, les « Panama Papers » ont fait réfléchir la Société générale sur ses pratiques offshore. Au Monde, la banque indique avoir renoncé à la gestion fiduciaire de sociétés offshore pour le compte de ses clients – hormis au Royaume-Uni et dans les îles Anglo-Normandes, où le trust reste le mode de gestion patrimonial privilégié. En gage de transparence, elle affirme ne plus accepter dans ses livres que les structures immatriculées dans des pays pratiquant l’échange automatique de renseignements en matière fiscale.

« Panama Papers » : l’épilogue
Le Monde et ses partenaires du consortium d’investigation ICIJ ont enquêté sur une nouvelle fuite de documents confidentiels de Mossack Fonseca.La divulgation des archives de ce cabinet offshore panaméen, en 2016, avait donné lieu au scandale des « Panama papers ». Elles avaient permis de révéler l’argent caché de chefs d’Etat, de criminels et de fraudeurs fiscaux.Les 1,2 million de nouveaux documents éclairent le chaos qui s’est emparé de Mossack Fonseca après le scandale, et la réponse des autorités.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Pékin a menacé d’imposer des tarifs douaniers de 25 % sur les importations d’or noir, de gaz et de charbon américains à partir du 6 juillet. Une mesure dont les producteurs texans de pétrole de schiste pourraient être les premières victimes.
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La guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis inquiète les pétroliers texans

Pékin a menacé d’imposer des tarifs douaniers de 25 % sur les importations d’or noir, de gaz et de charbon américains à partir du 6 juillet. Une mesure dont les producteurs texans de pétrole de schiste pourraient être les premières victimes.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 11h47
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

Les compagnies pétrolières américaines comptent parmi les plus fervents soutiens de l’administration Trump. Toutefois, la guerre commerciale lancée par le président américain contre la Chine inquiète les patrons du secteur. Car, après les mesures protectionnistes annoncées par le locataire de la Maison Blanche sur l’acier ou les panneaux solaires, Pékin a menacé, mardi 19 juin, d’imposer des tarifs douaniers de 25 % sur les importations de pétrole, de gaz et de charbon américains à partir du 6 juillet.
La déclaration chinoise n’a rien d’anodin. En effet, la Chine est le premier consommateur de pétrole américain, et le pays où la demande d’or noir continue de croître de manière importante. Sur les six derniers mois, elle a ainsi importé plus de 360 000 barils américains par jour, et pourrait, selon les prévisions, aller jusqu’à 450 000 barils par jour d’ici peu.
Les premiers concernés par une telle mesure seraient les producteurs texans de pétrole de schiste, dont la production est en hausse constante. « Ce sera très difficile pour tout le monde à court terme », a expliqué à l’agence Reuters Ron Gasser, le vice-président du pétrolier Mammoth Exploration. Surtout, les parts de marché acquises difficilement en Chine par les producteurs américains risqueraient de tomber dans l’escarcelle des Russes, actuellement premiers fournisseurs de pétrole à Pékin. Pire, les Chinois pourraient être tentés d’acheter du brut iranien.

Répercussions globales
L’industrie pétrolière était déjà réticente à l’idée de voir Donald Trump se lancer dans une bataille sur l’acier. Alors que le secteur est en plein essor, les patrons du pétrole importent massivement de l’acier de l’étranger – et notamment chinois – pour développer des oléoducs nécessaires à l’exportation d’or noir.
L’impact pourrait se faire sentir au-delà des producteurs américains. Dès le mois de mars, l’Agence internationale de l’énergie prévenait qu’une guerre commerciale...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ La Mairie de Paris a caché les propositions faites par Bolloré aux élus, déplore la directrice du pôle mobilité électrique du groupe.
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Autolib’: Marie Bolloré accable Anne Hidalgo

La Mairie de Paris a caché les propositions faites par Bolloré aux élus, déplore la directrice du pôle mobilité électrique du groupe.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 11h35
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 11h39
    |

            Béatrice Jérôme








                        



   


Alors que la résiliation du service de voitures partagées doit être votée jeudi 21 juin, Marie Bolloré, directrice du pôle mobilité électrique du groupe Bolloré, dévoile les coulisses des négociations menées sans succès avec la Mairie de Paris pour éviter l’arrêt d’Autolib’.

        Lire aussi :
         

                Le syndicat gestionnaire d’Autolib’ va proposer la résiliation du contrat avec Bolloré



En posant un ultimatum financier « abracabrantesque », selon Anne Hidalgo – vous avez demandé le paiement 233 millions d’euros pour combler le déficit du service – n’avez-vous pas déclenché la mort d’Autolib’ ?
La Mairie de Paris et le Syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole (SAVM) essayent de nous faire porter le chapeau de la résiliation. Or, les élus peuvent refuser de payer 233 millions sans voter l’arrêt d’Autolib’. En adressant un courrier le 25 mai pour réclamer cette somme considérable, nous savions que nous n’aurions aucune chance de l’obtenir. Notre objectif était d’obliger le Syndicat et la Mairie de Paris à se mettre autour de la table.
Plutôt qu’une décision brutale, nous avons défendu une transition en douceur. Nous avons proposé l’arrêt d’Autolib’ en 2019 [Le contrat initial court jusqu’en 2023]. Le 13 juin, nous avions rendez-vous à l’Hôtel de ville pour une discussion à laquelle participaient le directeur de cabinet d’Anne Hidalgo, la présidente du SAVM, Catherine Baratti-Elbaz. Ce jour-là, nous avons proposé que le SVAM nous verse 150 millions d’euros au titre du déficit réel constaté en 2017. Nous étions aussi prêts à prendre à notre charge le passif futur jusqu’à l’arrêt en 2019.
Nous pensions que cette proposition serait présentée aux élus du syndicat réunis en comité le 21 juin pour qu’ils arbitrent entre plusieurs solutions. Mais nous n’avons eu aucune nouvelle de la Mairie. Nous avons tenté de les joindre. On nous a dit qu’on nous rappellerait. C’est alors que nous découvrons dans Le Parisien du 15 juin que Mme Baratti-Elbaz comptait proposer la résiliation immédiate du service. Il nous est alors apparu évident que la Mairie de Paris avait choisi de ne pas dire aux élus que nous faisions des propositions.
Je sais que la commune de Paris est majoritaire au sein du comité qui vote jeudi. Ce que je déplore par-dessus tout c’est qu’en dehors des élus parisiens, aucun membre du comité syndical du SAVM ne soit au courant des négociations avec la Mairie. Tous les élus du syndicat doivent être éclairés sur les choix qui sont faits.
En avril, un tête-à-tête entre Anne Hidalgo et Vincent Bolloré avait permis de déboucher sur un accord financier. Pourquoi ce compromis a-t-il fait long feu ?
En avril, Mme Hidalgo avait donné son accord à M. Bolloré pour que le syndicat verse 88 millions d’euros échelonnés sur cinq ans et supporte 40 % du déficit éventuel constaté au terme de la délégation en 2023. Des mails prouvent que ce compromis avait été accepté par les deux parties. Quelques semaines plus tard, le cabinet de la Maire de Paris est revenu en arrière. Il nous a dit que finalement cela ne serait pas possible juridiquement. Chez Bolloré, quand le président dit quelque chose, on fait en sorte de le suivre. Peut-être que ce n’est pas la même chose à la Mairie de Paris… N’ayant plus de nouvelles de la Mairie, nous n’avions pas d’autre choix que d’envoyer notre courrier du 25 mai.
A combien estimez-vous le coût de la résiliation pour le SAVM ?
La seule chose que le syndicat et Paris gagnent en résiliant, c’est du temps. Et la possibilité de dire que c’est le tribunal qui prendra la décision du montant et non la Mairie de Paris. Mais la résiliation demandée par le syndicat n’a aucun sens ! Elle va coûter plus cher aux communes que ce que nous proposions.
La facture sera supérieure à 233 millions. C’est mathématique. Le syndicat devrait payer au bas mot 150 millions d’euros, soit le montant du déficit en 2017. A cette somme s’ajoute le manque à gagner du fait de la rupture du contrat : il pourrait être de 60 millions d’euros minimum. Il faut aussi additionner 16 millions au titre de l’amortissement que nous n’allons pas pouvoir réaliser sur les bornes et quelques dizaines de millions pour dédommager nos filiales. Au total, il en coûtera entre 250 et 300 millions d’euros aux communes.
Le syndicat affirme que le reclassement de vos salariés sera à votre charge…
Autolib’ emploie 267 salariés. Selon nous, le contrat prévoit que le syndicat est tenu de les prendre en charge dès lors que les bornes continuent d’être utilisées par d’autres opérateurs d’autopartage que nous. Il nous paraîtrait normal que le SAVM encourage le réemploi de nos mécaniciens et de nos personnels d’encadrement par les futurs opérateurs d’autopartage qui sont censés se déployer à Paris. Il y a par ailleurs une centaine de personnes affectées au service Autolib’ dans notre centre d’appels ainsi qu’environ 70 carrossiers, dépanneurs, ouvriers de sociétés de nettoyage qui risquent de se retrouver sans travail.
De nouvelles négociations sont-elles possibles ?
Je suis prête à proposer au syndicat que l’on se donne quinze jours de plus pour négocier. Quand sont concernés, des usagers, des salariés, des contribuables, chacun peut faire un effort. Nous restons toujours ouverts à la négociation même une fois la délibération votée jeudi par le syndicat. Si moi je perds espoir, alors qui va y croire ?

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