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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Les frères jumeaux avaient été placés en garde à vue mardi dans le cadre d’une information judiciaire pour escroquerie sur personne vulnérable et tentative d’escroquerie.
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Igor et Grichka Bogdanov mis en examen et placés sous contrôle judiciaire

Les frères jumeaux avaient été placés en garde à vue mardi dans le cadre d’une information judiciaire pour escroquerie sur personne vulnérable et tentative d’escroquerie.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 22h17
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 22h39
   





                        



   


Deux jours après leur garde à vue dans un commissariat du 16e arrondissement de Paris, Igor et Grichka Bogdanov ont été mis en examen jeudi 21 juin et placés sous contrôle judiciaire par le juge d’instruction saisi d’une information judiciaire ouverte du chef d’escroquerie sur personne vulnérable et tentative d’escroquerie, selon une source judiciaire.
Après quarante-huit heures de garde à vue, les deux frères, ainsi que la troisième personne qui se trouvait également en garde à vue dans le cadre de cette procédure, ont été déférés mercredi soir au tribunal en vue de leur présentation au juge d’instruction.
L’escroquerie porterait sur plusieurs centaines de milliers d’euros, selon une source proche du dossier. Selon Le Parisien, les deux frères sont soupçonnés d’avoir dérobé 800 000 euros à un homme de 49 ans se présentant comme un producteur de cinéma en lui faisant miroiter de « juteux placements, dans des projets artistiques, cinématographiques et scientifiques, mais aussi dans l’achat de véhicules de luxe ». Toujours selon le quotidien, les jumeaux avaient tissé des liens avec cet homme, qui ferait l’objet « d’une mesure de protection de type mise sous tutelle ou curatelle ». Dans un communiqué, leur avocat, Me Edouard de Lamaze, fait savoir que ses clients « contestent fermement » les faits qui leur sont reprochés.
Ce n’est pas la première fois qu’Igor et Grichka Bogdanov, 68 ans, ont des ennuis judiciaires. Le 22 novembre 2017, Igor Bogdanov avait été placé en garde à vue pour avoir forcé le domicile de son ex-petite amie et avoir proféré des menaces à son encontre. Il avait été mis sous contrôle judiciaire le lendemain pour « violation de domicile et dégradations légères de biens privés ».
Des travaux scientifiques vivement contestés
Grichka et Igor Bogdanov sont devenus célèbres par leur émission de vulgarisation scientifique « Temps X », diffusée sur TF1 entre 1979 et 1987, ainsi que par leurs nombreux ouvrages.
Leurs thèses universitaires sont en revanche très contestées par de nombreux chercheurs. Un rapport du Comité national de la recherche scientifique (CoNRS) a conclu que les thèses en mathématiques et en physique soutenues à l’université de Bourgogne en 1999 et en 2002, respectivement par Grichka et Igor Bogdanov, étaient scientifiquement ineptes.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Une étude montre que les étudiants qui échouent en licence à l’université sont souvent d’anciens élèves aux acquis fragiles en 6e.
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Réussite en licence : « Le passé scolaire joue plus que l’origine sociale »

Une étude montre que les étudiants qui échouent en licence à l’université sont souvent d’anciens élèves aux acquis fragiles en 6e.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 18h32
    |

            Séverin Graveleau








                        



   


Alors que le gouvernement a défendu sa réforme de l’accès à l’université par la volonté d’endiguer les « 60 % d’échec » en licence, une étude parue dans la revue Economie et statistique de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) montre que cette réussite dépend en partie du niveau acquis à la fin de l’école primaire. Réalisée par les chercheurs Yaël Brinbaum (CNAM), Cédric Hugrée (Cresppa) et Tristan Poullaouec (CENS), celle-ci analyse le devenir, dix ans après, d’une cohorte de 18 000 élèves entrés en classe de 6e en 1995, et dont 8 000 ont débuté des études supérieures.

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La réussite en licence est-elle corrélée au passé scolaire de l’étudiant ou à ses origines sociales ?
Cédric Hugrée : Dans notre cohorte de bacheliers, 71 % des enfants de cadres ou de professions intermédiaires obtiennent une licence, contre 52 % d’enfants d’ouvriers. Et à milieu comparable, les enfants d’immigrés l’obtiennent aussi moins. Il y a donc bien un impact des origines sociales et migratoires.
Mais ce qui est intéressant, c’est de remonter le passé scolaire de ces étudiants. On sait que les bacheliers généraux obtiennent majoritairement la licence, contrairement aux bacheliers professionnels ou technologiques. Mais la réussite en licence diffère aussi au sein des bacheliers généraux, selon leurs parcours au collège et au lycée, et leur mention, etc. Le fait d’avoir redoublé au collège ou au lycée a clairement un impact.
De fil en aiguille, on remonte jusqu’aux évaluations des élèves à l’entrée en 6e en mathématiques et français. Et là, on s’aperçoit que les étudiants dont les résultats étaient faibles en fin de primaire sont certes peu nombreux à être parvenus jusqu’à l’université, mais quand c’est le cas, ils ont beaucoup moins souvent obtenu la licence.
Autrement dit : les étudiants qui échouent à décrocher une licence sont beaucoup plus souvent des élèves aux acquis scolaires les plus fragiles… qui se trouvent rarement appartenir aux classes moyennes et supérieures.
Tout est donc joué à 11 ans ? Est-ce à dire que l’origine sociale ne joue plus dans l’enseignement supérieur ?
Tristan Poullaouec : L’obtention de la licence dépend à la fois du passé social et du passé scolaire. Mais lorsqu’on essaie de mesurer les effets en isolant un seul paramètre, on voit que c’est le passé scolaire qui joue le plus. Comme le montre le graphique ci-dessous, ce n’est pas le fait de venir d’un milieu plus populaire qui fait que l’on obtient ou non sa licence, mais plutôt le type de bac, le fait de l’avoir décroché « à l’heure », d’avoir eu une mention ou non, etc.

   


Les origines sociales jouent d’abord en amont, avant la sixième, surtout pour les enfants des familles populaires. L’école française échoue donc à transmettre équitablement les savoirs scolaires, mais pire, elle aggrave ces inégalités au fil du temps, comme d’autres enquêtes l’ont déjà montré. Nous en avons une confirmation quand on observe les titulaires d’une licence.
Notre étude permet ainsi d’éclairer le système scolaire français : du haut de la pyramide scolaire, depuis la licence, niveau auquel la France voudrait diplômer 50 % d’une génération, nous montrons sous un nouveau jour l’importance des apprentissages à l’école primaire et leurs conséquences sur le temps long pour les élèves. La démocratisation de l’enseignement supérieur passe donc par la lutte contre les inégalités scolaires à l’école primaire.

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Votre étude identifie cinq parcours types des licenciés de l’université. Quels sont-ils ?
C. H. : Parmi les étudiants ayant obtenu la licence, les parcours « honorables » sont les plus fréquents, avec un tiers de licenciés concernés. Ce sont souvent des bacheliers généraux « à l’heure » au moment du bac, et avec de bons résultats aux évaluations de sixième, majoritairement des filles.
Viennent ensuite les étudiants « de l’entre-deux universitaire » (31 % des licenciés). Ni excellents, ni faibles, ce sont aussi des bacs généraux, mais avec des petits ratés scolaires (redoublement par exemple), avec notamment des étudiants issus des fractions supérieures des classes populaires.
On trouve ensuite les « rescapés » de l’enseignement technologique et professionnel (21 % des licenciés). En majorité titulaires d’une licence professionnelle, ils ont un bac technologique et dans une moindre mesure un bac professionnel. Ils ont eu un parcours scolaire moyen et travaillent souvent en parallèle de leurs études et sont plutôt issus des classes populaires.
Viennent ensuite les « héritiers » (8 % des licenciés), avec un excellent parcours scolaire, puis enfin ceux avec un parcours fragile et heurté dans le secondaire (6 %).

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La ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a défendu sa réforme de l’accès à l’université par, entre autres, la nécessité de lutter contre les « 60 % d’échec » en première année de licence. Qu’en dit votre étude ?
T. P. : Parmi les étudiants de notre cohorte, on s’aperçoit que la moitié de ceux qui n’ont pas obtenu leur licence (L1) ne décrochera aucun diplôme de l’enseignement supérieur. On peut donc dire que 50 % des autres se sont réorientés avec succès.
Mais ces réorientations efficaces sont une fois encore différenciées selon le type de bac. Alors que les trois quarts de ces décrocheurs titulaires d’un bac général ont finalement obtenu un diplôme du supérieur, ce n’est le cas que pour 40 % des bacheliers généraux sans mention et seulement 31 % des bacheliers professionnels et technologiques.
Là encore, ces inégalités scolaires étaient en partie déjà présentes à l’entrée de la sixième. Il n’est donc plus possible de se poser la question de la réussite en licence du seul point de vue de l’accès ou non à l’université. Et on en revient à l’école française qui doit régler ses problèmes autour de l’apprentissage des savoirs élémentaires de la culture écrite…
Quels leviers pour améliorer cet apprentissage des savoirs fondamentaux alors ?
T. P. : Quand on voit que les acquis de fin de primaire pèsent encore jusqu’à la licence pour certains jeunes, la question à se poser est : « Qu’est-ce que l’école fait pour ces élèves qui ne bénéficient pas d’une transmission familiale de la culture écrite ? »
Dans le contenu des enseignements, comme dans la formation des enseignants, on suppose trop souvent que les élèves des classes populaires n’ont pas les ressources pour manier l’abstraction, le raisonnement logique et la réflexivité. Or, seule une pédagogie de l’exigence intellectuelle « s’obligeant à tout en faveur de tous » (Bourdieu) peut démocratiser la réussite…
C. H. : De ce point de vue, on a toujours du mal à comprendre pourquoi nos étudiants de licence à l’université reçoivent moins d’heures de cours que ceux de la moindre classe préparatoire aux grandes écoles ! Plus largement, depuis de longues années maintenant, le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et les études récurrentes du ministère de l’éducation nationale montrent les difficultés de la France à transmettre également les savoirs scolaires, et finalement à faire « école commune » pour toutes et tous. Mais, contrairement à d’autres pays de l’OCDE, on a l’étrange sentiment que le « choc PISA » n’a pas encore vraiment eu lieu en France. L’expérience montre pourtant qu’une bonne entrée dans les savoirs élémentaires annule quasiment le désavantage des étudiants issus des classes populaires.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Deux policiers ayant tiré avec un Flash-Ball sur des manifestants en 2009 à Montreuil ont été condamnés. Une victime avait perdu un œil.
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Violences policières : sursis pour deux policiers

Deux policiers ayant tiré avec un Flash-Ball sur des manifestants en 2009 à Montreuil ont été condamnés. Une victime avait perdu un œil.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 16h24
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 19h51
   





                        


La cour d’appel de Paris a condamné, jeudi 21 juin, deux policiers à des peines de sept à dix-huit mois de prison avec sursis pour avoir blessé au Flash-Ball deux manifestants à Montreuil, dont l’un a perdu un œil.
Cette affaire, devenue emblématique des violences policières, remonte au 8 juillet 2009. Les policiers étaient intervenus pour repousser des manifestants rassemblés devant un squat à Montreuil, dans la Seine-Saint-Denis.
Trois policiers avaient tiré chacun à deux reprises avec leur Flash-Ball, une arme aujourd’hui très critiquée pour son imprécision. Six personnes furent blessées, dont l’une, Joachim Gatti, a été éborgnée. Mais la cour d’appel, estimant que les blessures de quatre des six manifestants ne pouvaient être imputées avec certitude à un tir de Flash-Ball, a relaxé les policiers pour ces quatre blessés.
Une circonstance atténuante
Le policier reconnu coupable du tir ayant touché Joachim Gatti a par contre vu sa peine alourdie : il a été condamné à dix-huit mois de prison avec sursis et à vingt-quatre mois d’interdiction de port d’arme. En première instance, en décembre 2016, à Bobigny, il avait été condamné à quinze mois de prison avec sursis et à dix-huit mois d’interdiction de port d’arme.

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Un deuxième policier a été condamné à sept mois de prison avec sursis et à douze mois d’interdiction de port d’arme pour avoir blessé un autre manifestant. Le troisième fonctionnaire a été relaxé. La cour a reconnu aux policiers une circonstance atténuante : la défaillance de la hiérarchie et son « absence d’instructions claires et précises » ce soir-là.
Dans ce dossier, « tout repose sur des hypothèses. La relaxe s’imposait », a estimé Laurent-Franck Liénard, avocat du policier condamné pour le tir ayant touché Joachim Gatti. « Le principe judiciaire est que dans le doute on ne condamne pas, a-t-il ajouté. Mais, quand il s’agit de fonctionnaires de police, on accepte de les condamner dans le doute. » Il a précisé que son client n’envisageait pas de pourvoi en cassation : « Il n’en peut plus. »
De son côté, l’avocate des parties civiles, Emilie Bonvarlet, a critiqué une « justice pour les policiers ». « A partir du moment où ils tirent ensemble et qu’on n’est pas sûr de qui fait quoi », ils peuvent être relaxés, a-t-elle regretté, assurant que si c’était l’inverse, avec des « black blocks » qui avaient « heurté des CRS avec un pavé », « personne n’accepterait » une relaxe.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Une étude conjointe à l’Association pour l’emploi des cadres et à l’Association nationale des directeurs des ressources humaines révèle que 64 % d’entre eux ont été recrutés en 2017 dans des entreprises de moins de 100 salariés. En 2018, l’horizon pourrait s’assombrir.
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La hausse des embauches de cadres RH est tirée par les PME

Une étude conjointe à l’Association pour l’emploi des cadres et à l’Association nationale des directeurs des ressources humaines révèle que 64 % d’entre eux ont été recrutés en 2017 dans des entreprises de moins de 100 salariés. En 2018, l’horizon pourrait s’assombrir.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 15h54
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 16h31
    |

                            Gaëlle Picut








                        



                                


                            

Sous l’effet d’une conjoncture économique bien orientée et de l’émergence de nouveaux métiers liés à la transformation numérique, les recrutements de cadres ont progressé de 10 % en 2017, portant le nombre d’embauches à 240 100, dont 7 600 cadres chargés des ressources humaines, indique la dernière enquête APEC-ANDRH (Association nationale des directeurs des ressources humaines) sur les perspectives de recrutement des cadres publiée à la mi-juin.
« Comme d’autres fonctions cadres, la fonction RH bénéficie de la très bonne dynamique du marché de l’emploi cadre et des transformations en œuvre dans les entreprises dans lesquelles elle est très impliquée pour accompagner les collaborateurs dans une relation de proximité avec les managers », souligne Pierre Lamblin, directeur des études à l’Association pour l’emploi des cadres (APEC).
74 % des recrutements dans les services
Les recrutements de cadres RH se sont polarisés sur les petites et moyennes entreprises : 64 % dans les établissements de moins de 100 salariés, et plus particulièrement ceux ayant entre 1 à 19 salariés. A contrario, les établissements de 500 salariés et plus n’ont recruté que 10 % de cadres RH en 2017.
Sans surprise, ils sont concentrés en Ile-de-France à hauteur de 37 %, devançant largement la région Auvergne-Rhône-Alpes, avec 12 %, et l’Occitanie, avec 9 %. En termes de secteurs économiques, 74 % de ces recrutements ont eu lieu dans les services, plus particulièrement dans les services divers aux entreprises.
La part importante des petites structures dans le tissu économique français pourrait expliquer cette concentration de recrutement RH. Sauf que les cadres en ressources humaines sont davantage recherchés que les autres. Les PME n’attirent « que » 51 % de l’ensemble des recrutements de cadres toutes fonctions confondues.
51 candidatures en moyenne
L’APEC émet donc plusieurs hypothèses. Tout d’abord, ces établissements ont besoin de structurer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Les candidats au bac technologique 2018 ont planché jeudi 21 juin sur leur épreuve de spécialité. Nous publions les sujets soumis aux candidats de la série sciences et technologies du management et de la gestion (STMG) ainsi que ST2S, STI2D, STD2A et STL.
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Bac STMG 2018 : découvrez les sujets de spécialité

Les candidats au bac technologique 2018 ont planché jeudi 21 juin sur leur épreuve de spécialité. Nous publions les sujets soumis aux candidats de la série sciences et technologies du management et de la gestion (STMG) ainsi que ST2S, STI2D, STD2A et STL.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 15h44
   





                        



   


Retrouvez les sujets de spécialité des bacs STMG 2018, au format PDF, publiés par le ministère. C’est en classe de terminale que les élèves de STMG doivent choisir entre quatre spécialités possibles. Cette épreuve est, de loin, celle qui est dotée du plus fort coefficient : 12.
Puis retrouvez plus bas les sujets des bacs ST2S, STI2D, STD2A et STL tombés ce jeudi 21 juin 2018.
STMG

Bac STMG 2018 : les sujets de la spécialité gestion et finance publié par LeMonde.frCampus


Bac STMG 2018 : les sujets de la spécialité mercatique publié par LeMonde.frCampus


Bac STMG 2018 : les sujets de la spécialité ressources humaines et communication publié par LeMonde.frCampus


Bac STMG 2018 : les sujets de la spécialité systèmes d'information de gestion publié par LeMonde.frCampus


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Bac 2018 : retrouvez les sujets, corrigés et l’actualité de l’examen sur « Le Monde Campus »
Le Monde Campus accompagne les élèves de 1re et de terminale candidats au bac S, bac ES, bac L et bac STMG, jusqu’aux résultats, le 6 juillet, en publiant les sujets et les corrigés des épreuves, des conseils pour celles à venir, l’actualité de l’examen et des directs (voici celui sur l’épreuve de sciences économiques et sociales, avant celui sur les résultats de l’examen, le 6 juillet). Retrouvez tous nos articles sur www.lemonde.fr/bac, la page Facebook Le Monde Campus et le compte Twitter @lemonde_campus , et une sélection ci-dessous :

Sujets probables et kit de survie pour l’épreuve de maths S, ES et L
Corrigés vidéo de SES - Corrigés vidéo de physique-chimie 
Conseils pour l’oral du bac de français


STD2A

STD2A publié par LeMondefr

STI2D

sti2d ETT publié par LeMondefr

ST2S

ST2S STS publié par LeMondefr

STL 

STL CBSC publié par LeMondefr


STL CBSV BIO publié par LeMondefr




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ La France va devoir verser « 30 000 euros pour dommage moral et 7 500 euros pour frais et dépens » à la fille d’Ali Ziri, mort en 2009 après une interpellation policière.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

La CEDH condamne la France pour négligence dans la mort d’Ali Ziri en 2009

La France va devoir verser « 30 000 euros pour dommage moral et 7 500 euros pour frais et dépens » à la fille d’Ali Ziri, mort en 2009 après une interpellation policière.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 12h10
   





                        



   


La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a condamné jeudi 21 juin la France pour « négligence » dans la mort d’Ali Ziri, un Algérien retraité de 69 ans, mort en 2009 à la suite d’une interpellation policière.
La France va devoir verser « 30 000 euros pour dommage moral et 7 500 euros pour frais et dépens » à Annissa Semache, fille d’Ali Ziri, qui avait saisi en juin 2016 la CEDH, institution créée par le Conseil de l’Europe et siégeant à Strasbourg.
Ali Ziri avait été interpellé le soir du 9 juin 2009 avec un ami à bord d’un véhicule conduit par ce dernier. Fortement alcoolisés, les deux hommes avaient été transportés au commissariat d’Argenteuil (Val-d’Oise) et placés en garde à vue.
Tombé dans le coma, Ali Ziri mourut deux jours plus tard à l’hôpital d’Argenteuil. Alors qu’une première autopsie avait imputé sa morts à des problèmes cardiaques et à l’alcoolémie, une contre-expertise avait révélé la présence de plus de vingt hématomes, dont certains larges de 17 cm.
Ali Ziri était arrivé en 1959 à Argenteuil où il travailla pendant quarante ans comme manutentionnaire, sa famille restant en Algérie.
« Négligence »
La CEDH a jugé que « l’immobilisation forcée de M. Ziri par la technique dite du ’pliage’ [technique d’interpellation policière consistant à maintenir une personne la tête appuyée sur les genoux], alors qu’il se trouvait dans un véhicule de police à destination du commissariat, était justifiée et strictement proportionnée au but poursuivi. Elle considère en revanche que la situation de M. Ziri au commissariat d’Argenteuil a été traitée avec négligence par les autorités et retient que les autorités n’ont pas fait ce que l’on pouvait raisonnablement attendre d’elles pour prévenir le risque de décès auquel il était exposé ».
Après trois ans d’enquête, le juge chargé de faire la lumière sur sa mort avait décidé de ne pas poursuivre les policiers impliqués dans l’interpellation, expliquant n’avoir établi « aucun acte de violence volontaire qui aurait été la cause directe ou indirecte du décès ». Et la cour d’appel de Rennes avait considéré en 2014 que les policiers n’avaient « fait usage que de la force strictement nécessaire » pour maîtriser les retraités.

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                La justice referme le dossier Ali Ziri, un retraité mort en 2009 à la suite d’une garde à vue



S’ils relèvent « quelques lacunes ponctuelles », les sept juges de la CEDH ont considéré que « il n’est pas possible de remettre en cause l’effectivité de l’enquête réalisée par les autorités ».
C’est la troisième fois en quelques semaines que la CEDH condamne la France dans des cas de violences policières remontant à une dizaine d’années.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Dans cet Institut unique en France, les apprentis du CFA apprennent notamment à réparer, rénover et concevoir des instruments.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Le parquet de Rouen a annoncé, jeudi, l’ouverture d’une enquête suite à une plainte déposée par l’Association des familles homoparentales. Cette plainte vise une responsable du service de l’adoption, qui a tenu des propos jugés discriminatoires.
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Homosexuels candidats à l’adoption : ouverture d’une enquête préliminaire pour discrimination

Le parquet de Rouen a annoncé, jeudi, l’ouverture d’une enquête suite à une plainte déposée par l’Association des familles homoparentales. Cette plainte vise une responsable du service de l’adoption, qui a tenu des propos jugés discriminatoires.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 11h31
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 12h05
    |

            Gaëlle Dupont








                        


Est-ce seulement « la partie visible de l’iceberg », comme le pensent les associations de défense des parents homosexuels ? La responsable du service de l’adoption de Seine-Maritime a été suspendue de ses fonctions à titre conservatoire, mercredi 20 juin, après ses propos concernant les couples homosexuels candidats à l’adoption.

        Lire aussi :
         

                Seine-Maritime : le service adoption accusé de discriminations envers les couples homosexuels



Le parquet de Rouen a annoncé jeudi l’ouverture d’une enquête préliminaire pour discrimination « à la suite de la plainte déposée », mardi, par l’Association des familles homoparentales (ADFH), a précisé le procureur de la République de Rouen, Pascal Prache. Selon l’ADFH, la plainte vise la responsable.
Dans un entretien accordé à France Bleu Normandie, diffusé lundi, Pascale Lemare déclarait que ces couples « eux-mêmes (…) un peu atypiques par rapport à la norme sociale mais aussi la norme biologique » devaient accepter « des profils d’enfants atypiques », c’est-à-dire « ceux dont personne ne veut, parce qu’ils sont trop cassés, trop perturbés psychologiquement, trop grands, handicapés ».
Ces déclarations ont suscité un tollé . « J’ai à plusieurs reprises condamné très fermement et sans aucune réserve ces propos discriminatoires qui ne reflètent en rien la politique départementale que je conduis », a affirmé le président du conseil départemental de Seine-Maritime, Pascal Martin, dans un communiqué, le 20 juin.
La secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a fait de même, en rappelant que la loi sur le mariage entre couples de même sexe de mai 2013 garantit une égalité de traitement et que toute discrimination fondée sur l’orientation sexuelle était passible de trois ans de prison et 45 000 euros d’amende. Le défenseur des droits, Jacques Toubon, s’est saisi d’office de l’affaire afin d’enquêter sur les pratiques de ce service.
« Tout se passe dans l’ombre »
« Les termes sont choquants à la fois pour les couples homosexuels et les enfants dont elle parle », commente Marie-Claude Picardat, présidente de l’Association des parents gay et lesbiens. L’Association des familles homoparentales réclame des mesures de lutte contre le traitement différencié, comme l’anonymisation des dossiers des candidats. Ces militants associatifs ne sont cependant pas surpris. « Ce n’est pas la première fois que nous avons connaissance de situations de ce type, poursuit Mme Picardat. Mais ce n’est en général pas dit ouvertement. »
« La loi a changé, mais elle n’a pas été accompagnée, relève Alexandre Urwicz, le président de l’Association des familles homoparentales. Les dossiers des couples homosexuels sont mis en bas de la pile, mais tout se passe dans l’ombre. » Selon ces associations, seules une dizaine de pupilles de la nation (enfants nés en France et abandonnés) et une dizaine d’enfants nés à l’étranger auraient été adoptés par des couples homosexuels depuis 2013. A l’international, seuls le Brésil, la Colombie et l’Afrique du Sud acceptent d’examiner leurs candidatures.
Il est très difficile de savoir sur quels critères sont évalués les dossiers des candidats à l’adoption de pupilles : tout se déroule à huis clos. Dans chaque département, les conseils de famille, composés de huit membres (deux élus du conseil départemental, deux personnalités qualifiées, un responsable de l’Union départementale des associations familiales, un représentant des familles adoptives, un représentant de l’Association nationale des pupilles de la nation, un responsable des familles d’accueil), réunis sous l’autorité du préfet, examinent les dossiers et tranchent à la majorité.
« Une réflexion plus poussée »
Les demandeurs sont beaucoup plus nombreux que les enfants adoptables. Environ 1 500 enfants le sont chaque année alors que 16 000 familles sont en attente. Mais la moitié des pupilles aujourd’hui placés à l’Aide sociale à l’enfance ne trouvent pas de familles, en raison de leur état de santé, de leur âge élevé, ou d’un handicap.
« Il n’y a pas de droit à l’enfant, mais des enfants qui ont besoin de parents, affirme Nathalie Parent, présidente d’Enfance et familles d’adoption, principale association de parents adoptifs. On ne peut traiter toutes les demandes à égalité. Par exemple, un couple sera privilégié par rapport à un célibataire, des jeunes par rapport à des candidats plus âgés. Mais certains enfants ont besoin de profils spécifiques. » 
Mme Parent affirme n’avoir jamais rencontré d’homophobie parmi les membres des conseils de famille. « On m’a dit au contraire que les dossiers de parents homosexuels présentaient souvent une réflexion plus poussée que la moyenne sur la parentalité adoptive », affirme-t-elle. L’affaire de Seine-Maritime pourrait en tout cas faire office de rappel à la loi pour les services chargés d’évaluer les dossiers.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ En travaillant à partir de la base de données du cabinet Mossack Fonseca rendue publique, les autorités françaises auraient récupéré des centaines de millions d’euros depuis 2016.
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Comment le fisc français a utilisé les « Panama Papers » pour redresser des dizaines de contribuables

En travaillant à partir de la base de données du cabinet Mossack Fonseca rendue publique, les autorités françaises auraient récupéré des centaines de millions d’euros depuis 2016.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 11h01
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 15h27
    |

            Maxime Vaudano, 
Jérémie Baruch, 
Anne Michel et 
Jean-Baptiste Chastand








                        



                                


                            

Mossack Fonseca (MF) se débat encore dans la tourmente médiatique, quand le 8 avril 2016, le premier courrier des autorités antiblanchiment du Panama arrive par la Poste, cinq jours après les « Panama Papers ». Sommé de divulguer le véritable propriétaire d’une société dénommée Financiera del Exterior del Comercio, le cabinet livre le nom de Juan Pedro Damiani, un dirigeant de la FIFA qui vient de démissionner après les informations parues sur ses sociétés offshore.

La nouvelle fuite de données auxquelles Le Monde a eu accès recèle des centaines de lettres de ce genre, adressées à MF par les autorités fiscales et judiciaires de divers pays, dans les mois qui ont suivi les révélations du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ). Plus de 200 nationalités étant représentées parmi les clients du cabinet, les demandes affluent du monde entier.
Submergés, les employés de la firme panaméenne se retrouvent contraints d’aider comme ils le peuvent les autorités dans un gigantesque jeu de piste à la recherche de milliards d’euros d’argent, de villas, de yachts et d’œuvres d’art engloutis dans l’océan de l’offshore.
L’abondance des demandes d’informations venues de France montre que Mossack Fonseca était déjà dans ses radars, avant les « Panama Papers ». Dès octobre 2015, six mois avant la révélation du « leak », une dizaine de demandes d’informations atterrissent sur le bureau de la firme au Panama. Les réponses transmises un mois plus tard contiennent notamment les noms de Jean-Pierre Aubry, bras droit et prête-nom supposé de Patrick Balkany, mais aussi d’une fabrique de caoutchouc, d’un domaine viticole dans le Var ou d’un producteur de cinéma.
Le scandale ne fait que renforcer la pression sur Mossack Fonseca. Le fisc français s’est lancé dans la chasse aux fraudeurs, et assure avoir adressé, en deux ans, un total de 306 demandes de renseignements à ses homologues étrangers,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Les patients et patientes cancéreux bénéficieront d’un meilleur remboursement, une demande formulée en particulier par des associations de malades.
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Cancer : Agnès Buzyn assure que les perruques seront mieux remboursées

Les patients et patientes cancéreux bénéficieront d’un meilleur remboursement, une demande formulée en particulier par des associations de malades.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 10h05
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 10h08
   





                        


La ministre de la santé, Agnès Buzyn, a annoncé jeudi 21 juin sur Cnews que les perruques seront mieux remboursées pour les patientes et patients cancéreux.
« Bien sûr, c’est une mesure que j’ai rédigée moi-même quand j’ai écrit le plan cancer pour le gouvernement précédent », a-t-elle dit, faisant référence au fait qu’elle présidait l’Institut national du cancer. Mme Buzyn était interrogée sur la demande de meilleur remboursement formulée en particulier par des associations de malades.
« On s’était aperçu qu’on avait un problème de reste à charge et que les femmes étaient obligées de dépenser beaucoup pour leur perruque malgré un forfait de prise en charge », a ainsi expliqué la ministre. La Haute Autorité de santé a été saisie et elle détermine les caractéristiques d’une perruque pour qu’elle soit remboursée. « Ce sera fait », a-t-elle insisté.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ L’avocate Muriel Assuline souligne, dans une tribune au « Monde », l’importance d’un arrêt de la Cour de justice européenne concernant la protection des données personnelles.
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« Un administrateur d’une page fan sur Facebook est aussi responsable du traitement des données »

L’avocate Muriel Assuline souligne, dans une tribune au « Monde », l’importance d’un arrêt de la Cour de justice européenne concernant la protection des données personnelles.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 06h45
    |

Muriel Assuline (Avocate spécialisée en droit des nouvelles technologies au sein d’Assuline & Partners Avocats)







                        



                                


                            

Tribune. Selon un arrêt Wirtschaftsakademie Schleswig-Holstein GmbH du 5 juin 2018 de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), l’administrateur d’une page fan sur Facebook est conjointement responsable avec Facebook du traitement des données à caractère personnel des visiteurs de sa page.
En l’espèce, il s’agissait d’une société spécialisée dans le domaine de l’éducation (Wirtschaftsakademie Schleswig-Holstein GmbH), qui utilisait une page fan Facebook pour proposer ses services de formation. Elle utilisait la fonctionnalité « Insight » mise à sa disposition par Facebook à des fins d’analyse des statistiques sur les visiteurs de la page à l’aide des cookies sauvegardés par Facebook sur le disque dur de l’ordinateur.
Une question préjudicielle
Par une décision du 3 novembre 2011, l’autorité régionale indépendante de protection des données du Schleswig-Holstein a ordonné à la société de désactiver sa page fan Facebook pour motif que ni cette société ni Facebook n’ont informé les visiteurs de la page fan que Facebook collectait et traitait leurs données personnelles. La société a introduit un recours contre cette décision devant les tribunaux allemands en argumentant qu’elle ne peut être qualifiée de responsable du traitement. C’est dans ce contexte que la Cour administrative fédérale allemande a posé une question préjudicielle à la CJUE.

L’arrêt de la Cour de justice confirme sa jurisprudence Google Spain du 13 mai 2014 (aff. C‑131/12), car la Cour a considéré que, tant la société américaine Facebook que sa filiale Facebook Irelande doivent être qualifiées de responsables de traitement. En ce qui concerne la société allemande, selon la Cour, un administrateur de page fan Facebook tel que cette société doit être considéré comme étant conjointement responsable avec Facebook.
Ainsi, un tel administrateur peut choisir, dans les paramètres proposés par Facebook, de cibler une certaine...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Les comptes publiés jeudi par la Drees classent la France parmi les pays les plus actifs dans la lutte contre la pauvreté.
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Article sélectionné dans La Matinale du 20/06/2018
Découvrir l’application


                        

Le « pognon de dingue » investi dans la protection sociale est efficace et apprécié par les Français

Les comptes publiés jeudi par la Drees classent la France parmi les pays les plus actifs dans la lutte contre la pauvreté.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 17h23
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



   


La publication, jeudi 21 juin, des comptes de la protection sociale en France et en Europe tombe à pic dans le débat sur son coût et son efficacité, marqué par la sortie du président Macron sur le « pognon de dingue » mis « dans les minima sociaux » à la veille d’un grand discours sur le sujet, le 13 juin. Et alors que le gouvernement doit annoncer début juillet sa « stratégie de lutte contre la pauvreté des jeunes et des enfants ». La direction de la recherche des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), organisme officiel du ministère de la solidarité et de la santé, répond que l’efficacité de ces aides est incontestable.
L’effort collectif de la France, en 2016, pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion atteignait 40,5 milliards d’euros, soit 1,8 % du produit intérieur brut (PIB), dont 26,6 milliards d’euros de minima sociaux (revenu de solidarité active, allocation handicapé, minimum vieillesse), 11,9 milliards d’euros de prestations ciblées sur les ménages pauvres (prime pour l’emploi, aides des collectivités locales) et 2 milliards d’euros d’exonération de taxes d’habitation et foncière. En ajoutant la part des allocations logement et des prestations familiales distribuées aux ménages pauvres, respectivement 10 milliards et 6,4 milliards d’euros, le coût atteint 57 milliards d’euros, soit 2,6 % du PIB.
« Ces dépenses pour la lutte contre la pauvreté sont dynamiques, commente Jean-Marc Aubert, directeur de la Drees. Elles ont, entre 2006 et 2016, progressé de 3 % par an, soit une hausse de 0,3 point de PIB. La France est, certes, le pays le plus dépensier d’Europe, et sans doute du monde, avec un système de protection sociale parmi les plus généreux [englobant tous les risques, santé, vieillesse…], mais qui fait reculer la pauvreté monétaire de la population de dix points, puisqu’elle passe de 24 %, avant redistribution, à 13,4 %. »
Le seuil de pauvreté monétaire concerne les personnes vivant avec moins de 60 % du niveau de vie médian, soit, en France, un peu moins de 1 000 euros par mois et par personne, 1 500 euros pour un couple. En comparaison, la part des personnes pauvres est de 15,9 % au Royaume-Uni, de 16,2 % en Suède, 16,5 % en Allemagne et 22,3 % en Espagne où elle a bondi après la crise de 2008. La France se distingue d’ailleurs en n’ayant, dans cette période, jamais réduit son soutien aux plus modestes. Elle l’a même plutôt accentué.

   


La France, bon élève
Selon un autre critère, celui de « la privation matérielle sévère » de ménages qui, par exemple, n’arrivent pas à payer le loyer, doivent se passer de chauffage, de nourriture, de vacances et de téléphone pour boucler les fins de mois, la France est, là encore, dans les bons élèves européens, avec 4,4 % de familles concernées, contre 7,5 % dans l’Europe entière, 5,8 % en Espagne, 5,2 % au Royaume-Uni, mais derrière l’Allemagne (3,7 %) et l’imbattable Suède (0,8 %).
En considérant un troisième critère, « les personnes vivant dans des ménages à très faible intensité de travail », c’est-à-dire moins d’un jour par semaine, la France en compte 8,4 %, contre 8,5 % en Suède, 9,6 % en Allemagne, 11,3 % au Royaume-Uni et 14,9 % en Espagne.
L’Union européenne s’était, en 2008, engagée à éradiquer ces trois types de pauvreté à l’horizon 2020, avec l’objectif ambitieux d’en sortir 20 millions de personnes en dix ans, d’ici 2018. Les pays de l’Est, notamment Pologne et Roumanie, ont bénéficié de leur entrée dans l’Europe en réduisant de 6 millions le nombre de personnes pauvres. Mais ailleurs, la crise et les restrictions budgétaires ont fait des ravages, excluant socialement 6,8 millions de personnes, dont 90 % dans trois pays : Italie, Espagne et Grèce dont le taux de pauvreté a grimpé de 7,8 points entre 2008 et 2016. Dans le même temps, la France limitait les dégâts, n’ayant à déplorer « que » 300 000 pauvres en plus.
Et les Français sont attachés à leur généreux système de protection sociale, comme l’illustre le baromètre annuel d’opinion de la Drees (réalisé par BVA auprès de 3 000 personnes en face-à-face) : après la crise de 2008, une part croissante des Français s’étaient montrés critiques envers ce système, jusqu’à 25 % en 2011, mais, en 2017, seulement 18 % des personnes interrogées considèrent que la part du revenu national consacré à la protection sociale est excessive et 14 % que le système de Sécurité sociale coûte trop cher à la société.
A la question « faut-il maintenir le niveau des prestations plutôt que le diminuer en échange d’une baisse d’impôts et de prestations ? », le maintien est plébiscité par 81 % des personnes interrogées, alors qu’ils n’étaient que 63 % en 2012. Les aides aux personnes handicapés dépendantes et les allocations logements sont, de même, approuvées par plus de 70 % des sondés. Le diagnostic d’Emmanuel Macron est donc largement contredit par l’avis des Français ainsi interrogés.

Allocation personnalisée au logement : un coup de rabot de plus
La Fondation Abbé-Pierre a remis un coup de projecteur sur une mesure passée inaperçue dans la loi de finances pour 2018 : le gel du barème des APL. Alors que l’inflation des prix à la consommation repart à la hausse (+ 1,8 %), la baisse de pouvoir d’achat sur un montant moyen de 231 euros d’APL mensuelle représente 4,2 euros par mois. Ils s’ajoutent à la coupe de 5 euros effective depuis de 1er octobre 2017 et reconduite cette année. « Le gouvernement avait admis que la coupe de 5 euros était une mesure stupide et injuste, rappelle Manuel Domergue, mais ce gel est pire, car il pénalisera d’abord les familles qui perçoivent beaucoup d’APL c’est-à-dire les plus pauvres. » Les organisations étudiantes, UNEF en tête, protestent à l’unisson : « C’est une attaque supplémentaire des étudiants les plus précaires et jeunes, qui verront se dégrader leurs conditions de vie. »





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ La philosophe Sylviane Agacinski plaide, dans « Le Tiers-Corps », pour un « don positif et solidaire ».
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Don d’organes : « La notion de consentement présumé est un paradoxe »

La philosophe Sylviane Agacinski plaide, dans « Le Tiers-Corps », pour un « don positif et solidaire ».



Le Monde
 |    21.06.2018 à 05h00
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 14h51
    |

            François Béguin








                        



                                


                            

Livre. Cœur, poumons, intestin, foie, pancréas, cornée… A notre mort, et sous réserve qu’ils s’y prêtent, plusieurs de nos organes peuvent encore « dépanner » et réparer un autre corps. Si cette « transmission de quelque chose de soi après la mort, par solidarité avec les autres », ne pose, sur le principe, « guère problème » à Sylviane Agacinski, la philosophe conteste en revanche la façon dont la loi a organisé le consentement à ce don. « L’impératif d’efficacité est redoutable si, au nom de la noblesse des fins, il conduit à se dispenser de juger des moyens », écrit-elle dans Le Tiers-Corps, un ouvrage qui explore les nombreuses questions éthiques et morales soulevées par ce « don de soi » si particulier.
La loi Cavaillet, qui encadre depuis quarante ans le don d’organes en France, prévoit en effet que toute personne qui ne s’est pas explicitement opposée de son vivant à faire don de ses organes y consent. Le donneur est donc un « non-refusant », explicite la philosophe, pour qui ce « régime de prélèvement d’office » est assimilable à un « service civil post mortem ».
En gommant la dimension volontaire du don, la loi en perd le sens, estime-t-elle. Développant à l’extrême la logique de la législation, elle demande : « Pourquoi, demain, ne pourrait-on pas, par exemple, décréter qu’il est possible d’utiliser le corps de tous les morts pour la recherche ? »
« Logique “productiviste” »
« La notion de consentement présumé est donc un paradoxe, voire un stratagème destiné à laisser entendre que, pour le don post mortem, s’applique une forme spéciale de consentement, alors qu’il s’agit de renoncer au consentement du défunt », souligne-t-elle.
A l’origine de sa réflexion, le débat, né en 2015, de la tentative du député Jean-Louis Touraine (LRM, ex-PS) de durcir la loi Cavaillet. Pour diminuer les refus des familles (de l’ordre de 30 % en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Le cardinal Timothy Dolan, de l’archidiocèse de New York, a expliqué que son diocèse avait reçu des allégations sur des violences remontant à « plus de 45 ans ».
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Soupçonné d’abus sexuels, le cardinal américain Theodore McCarrick suspendu

Le cardinal Timothy Dolan, de l’archidiocèse de New York, a expliqué que son diocèse avait reçu des allégations sur des violences remontant à « plus de 45 ans ».



Le Monde
 |    21.06.2018 à 00h18
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21.06.2018 à 00h26
   





                        



   


Nouveau scandale à ébranler la hiérarchie de l’église catholique américaine : le cardinal Theodore McCarrick, 87 ans, a été accusé d’abus sexuels et interdit mercredi 20 juin d’exercer son ministère.
Prêtre depuis 60 ans, l’homme qui fut promu évêque et archevêque dans l’archidiocèse de New York avant de partir pour Washington en 2001, est un des religieux américains les plus en vue à l’international. Bien qu’officiellement retraité, il continuait à voyager, notamment pour défendre des questions de droits de l’homme.

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Les accusations d’abus sur un adolescent remontent à des décennies, mais ont été signalées au cardinal McCarrick il y a « quelques mois » seulement. Elles ont été rendues publiques pour la première fois mercredi, en même temps que sa suspension par le Vatican.
Accusations « crédibles et étayées »
Le cardinal Timothy Dolan, de l’archidiocèse de New York, a expliqué que son diocèse avait reçu des allégations sur des violences remontant à « plus de 45 ans », et qu’il avait appliqué « soigneusement » la Charte sur la protection des enfants et des jeunes, adoptée en 2002 par les évêques américains après le scandale de pédophilie qui a secoué le diocèse de Boston.
C’est ainsi qu’« une agence indépendante » a été chargée de mener « une enquête exhaustive », dont les résultats ont été transmis à une commission qui a jugé les accusations « crédibles et étayées », a souligné Mgr Dolan. Le Vatican, alerté, a demandé au cardinal McCarrick de « ne plus exercer publiquement son ministère », a-t-il ajouté. Theodore McCarrick, « tout en maintenant son innocence, accepte cette décision ».
L’archidiocèse de Washington a lui aussi publié un communiqué confirmant ces informations. Il a néanmoins précisé que McCarrick était interdit d’exercer son ministère dans l’attente d’« une décision définitive », sans dire quand elle pourrait intervenir. Aucun des deux archidiocèses n’a donné de détail sur la plainte à l’origine de cette suspension.
« Je crois en mon innocence »
Theodore McCarrick a simplement précisé que son accusateur était un adolescent à l’époque, tout en se disant « choqué » par ces accusations. « Ma tristesse a augmenté quand j’ai été informé que les allégations avaient été jugées crédibles et étayées. »
« Même si je n’ai aucun souvenir d’abus, et que je crois en mon innocence, je suis désolé pour la souffrance endurée par la personne qui a émis ces accusations comme pour le scandale qu’elles causent. »
Les archidiocèses de New York et Washington n’ont pas évoqué d’autres plaintes. Mais un autre cardinal, Joseph Tobin de l’archidiocèse de Newark, dans le New Jersey voisin de New York, a évoqué trois autres cas d’abus sexuels, sur des adultes. Deux de ces plaintes ont débouché sur des règlements à l’amiable, a-t-il affirmé, sans autre détail.
« La crise des abus dans notre Eglise est dévastatrice. Nous ne pouvons pas défaire ce qui a été fait, mais nous devons continuer à agir avec vigilance », a ajouté le cardinal Tobin.
Protéger la hiérarchie de l’Eglise
Preuve que plusieurs scandales de pédophilie sont passés par là, les cardinaux de New York et Newark ont tenu, dans leur communiqué respectif, à saluer le courage des victimes qui sont sorties du silence.
Une association de défense des victimes des prêtres, « Survivors Network of those Abused by Priests », a, elle, néanmoins souligné que Theodore McCarrick était « bien connu des victimes comme quelqu’un qui protégeait la hiérarchie de l’Eglise au détriment des enfants et des mineurs », et avait combattu les efforts pour réformer les lois sur la prescription des délits d’abus sexuels.

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L’association a aussi dénoncé les responsables du New Jersey, « qui savaient mais n’ont rien dit sur les plaintes d’abus sexuels sur des adultes, et sur les paiements effectués » dans le cadre des règlements à l’amiable.
Plusieurs personnes se sont dites choquées par les révélations de ce mercredi, soulignant l’implication de l’ecclésiastique sur les questions de justice sociale, bien avant l’arrivée au Vatican du pape François. « Cela souligne vraiment le cancer que constituent les abus du clergé », a notamment déclaré au Washington Post l’auteur catholique John Gehring.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ En 2020, les bistrots et terrasses de Paris pourraient entrer dans la liste du Patrimoine culturel immatériel de l’humanité dressée par l’Unesco.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Alain Fontaine, propriétaire du bistrot Le Mesturet, à Paris, est à la tête de l’association créée afin d’obtenir l’inscription des bistrots et des terrasses de Paris au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco.
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« Les bistrots à Paris commencent à disparaître »

Alain Fontaine, propriétaire du bistrot Le Mesturet, à Paris, est à la tête de l’association créée afin d’obtenir l’inscription des bistrots et des terrasses de Paris au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco.



Le Monde
 |    20.06.2018 à 17h57
    |

                            Romain Gaspar








                        



   


A la tête de l’association qui s’est créée le 11 juin 2018 pour obtenir l’inscription des bistrots et des terrasses de Paris au Patrimoine culturel immatériel de l’Unesco pour leur art de vivre, le chef Alain Fontaine se démène pour donner toutes les chances à cette candidature. Le propriétaire du bistrot Le Mesturet, à Paris, a jusqu’au mois de septembre pour déposer son dossier au ministère de la culture. Celui-ci devra ensuite dire s’il sélectionne le dossier en mars 2019 pour le présenter à l’Unesco. Le travail de lobbying a commencé et les bistrotiers ont reçu un soutien de poids : celui de la maire PS de Paris, Anne Hidalgo. 
Pourquoi cette candidature des bistrots parisiens au Patrimoine immatériel de l’Unesco ?
L’âme d’un bistrot, je l’ai toujours connue. Je transpire le bistrot, et beaucoup de mes camarades également. Mais on a été obligé de faire un constat. Ces lieux du vivre-ensemble considérables, très attachés à Paris, commencent à disparaître. En trente ans, le nombre d’établissements de restauration n’a pas baissé, alors que le nombre de bistrots, si. Ils représentaient 50 % de la restauration parisienne contre 14 % aujourd’hui. Il fallait agir. Si on disparaît, c’est un pan de la civilisation qui se perd.
Comment expliquer cette baisse du nombre de bistrots ?
La première menace, ce sont les nouvelles technologies, avec ce que l’on a appelé « le rentrisme ». Les jeunes de 30-35 ans rentrent chez eux beaucoup plus souvent qu’auparavant pour se faire livrer leurs repas. Ce phénomène a été amplifié par les attentats de 2015 et de 2016.

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La seconde menace, ce sont les sociétés de logement pour touristes qui louent des appartements avec des cuisines personnelles. Le troisième facteur est l’envahissement des bureaux et des domiciles par de célèbres machines à café en dosettes qui ont fait disparaître le petit café du matin au bistrot.
Il y a aussi notre incapacité à transmettre nos bistrots à cause de l’augmentation des baux commerciaux. Nos affaires familiales n’intéressent pas les investisseurs, qui exigent une rentabilité bien supérieure à la nôtre. Personnellement, je sors de deux ans de pertes. Ce sont les sandwicheries, les fast-foods et les restaurants, qui n’ont pas notre amplitude horaire, qui nous remplacent.
Enfin, l’émergence de la bistronomie est aussi un élément d’explication. C’est l’art culinaire de faire de la cuisine de bistrot dans un restaurant, avec de grands chefs. Mais un restaurant qui fait de la bistronomie n’est pas ouvert en continu dans la plupart des cas.
Quelles conséquences espérez-vous pour les bistrotiers en cas de succès de votre candidature ?
On veut protéger un art de vivre qui est un brassage culturel populaire, un effaceur social, ethnique et confessionnel. On veut le partager et le faire connaître dans le monde entier. On a lancé une adhésion à notre association d’un montant de 3 euros sur notre site, ouverte au monde entier.
L’objectif est de créer un fonds pour financer des activités culturelles dans les bistrots (expositions, théâtre, peinture, signature de livres, concerts, réunions, conférences…). Si nous récoltons beaucoup d’argent, nous étendrons ce fonds à des projets d’ouverture de bistrots dans de petits villages où l’administration a disparu.
Un label « Art de vivre bistrots et terrasses de Paris » sera également créé. Pour s’en prévaloir, les membres devront respecter une charte établie par l’association.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Ils sont aujourd’hui moins de mille bistrots dans la capitale. Pour éviter qu’ils ne disparaissent, un groupe de restaurateurs veut les inscrire au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco.
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Les bistrots parisiens, un patrimoine à défendre

Ils sont aujourd’hui moins de mille bistrots dans la capitale. Pour éviter qu’ils ne disparaissent, un groupe de restaurateurs veut les inscrire au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco.



Le Monde
 |    20.06.2018 à 17h57
 • Mis à jour le
20.06.2018 à 18h26
    |

                            Romain Gaspar








                        



                                


                            

Au Café des deux moulins en plein Montmartre, Sadek Hajji est un habitué. Accoudé au zinc, ce client de 56 ans, lunettes fixées sur le nez, boit chaque semaine son petit noir en lisant son journal. « Je connais l’endroit depuis plus de vingt ans. J’aime sa lumière », décrit-il fièrement. A un euro le café, c’est le moins cher du quartier. Les commerçants ne s’y trompent pas. « On s’y retrouve entre amis chaque matin pour remplir les mots croisés tous ensemble avant d’aller travailler », raconte Fanny, une hôtelière du quartier.
Ce lieu fait la synthèse entre le Paris authentique et le Paris touristique, l’archétype du bistrot parisien. Les habitués au comptoir cohabitent avec les touristes, majoritairement japonais, dans la salle. Même le stéréotype du garçon de café direct et bougon est respecté. Lieu de tournage du film de Jean-Pierre Jeunet, Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain il y a dix-sept ans, son succès ne se dément pas. Les touristes se photographient toujours devant l’affiche du film trônant bien en évidence au fond de la salle ou devant la porte des toilettes, inchangée depuis la scène d’amour mythique entre Isabelle Nanty et Dominique Pinon.
« Le bistrot, c’est à la fois l’ouvrier et le chef d’entreprise, le Parisien comme le non-Parisien qui vont prendre leur café côte à côte », décrit Jean-Pierre Chedal, président délégué du GNI-Synhorcat, syndicat de cafetiers et restaurateurs. Mais le bistrot comme lieu de vie disparaît. Sur 14 000 points de restauration dans la capitale, moins de 1 000 sont encore des bistrots, selon la Chambre de commerce et d’industrie de Paris.
Art de vivre et gastronomie
Car un « bistrot » doit répondre à des critères précis que ne respectent pas la plupart des cafés et/ou restaurants selon l’Association pour l’inscription au patrimoine immatériel de l’Unesco des bistrots et terrasses de Paris. « C’est un établissement indépendant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ L’IGAS note de nombreux dysfonctionnements dans son rapport remis mercredi 20 juin et appelle à « l’élaboration sans délai d’un plan d’action ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 20/06/2018
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Mort de Naomi Musenga : démission du responsable du SAMU de Strasbourg

L’IGAS note de nombreux dysfonctionnements dans son rapport remis mercredi 20 juin et appelle à « l’élaboration sans délai d’un plan d’action ».



Le Monde
 |    20.06.2018 à 17h27
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 10h26
   





                        



   


Après l’annonce du départ, mercredi, du responsable du Samu de Strasbourg, la ministre de la santé, Agnès Buzyn, a déclaré, jeudi 21 juin, qu’il n’y aurait pas d’autres sanctions. « Pour l’instant, sur Strasbourg les sanctions ont été prises », a-t-elle dit, interrogée sur Cnews sur d’éventuelles autres sanctions.
La démission du responsable du SAMU de Strasbourg avait été acceptée, mercredi, à la suite de la publication d’un rapport de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) sur les circonstances ayant conduit à la mort de Naomi Musenga, faute de prise en charge par le SAMU, en décembre 2017.
« Cette demande de démission a été déposée spontanément au début de l’enquête, début mai, et a été acceptée, puisque c’est une des préconisations du rapport de l’inspection générale » des affaires sociales, a indiqué Christophe Gautier, directeur des Hôpitaux universitaires de Strasbourg.
Mme Buzyn a rappelé qu’elle avait demandé aux urgentistes une « feuille de route » pour le 1er juillet pour améliorer les service d’urgences et notamment les procédures internes avec la mise en place d’ une « démarche qualité ».
Interrogée sur la nature de la faute commise, Mme Buzyn a répondu que, « comme tous les Français, il suffit d’avoir écouté cette bande pour savoir qu’il y a eu un dysfonctionnement grave avec un manque d’humanité qui est intolérable quand on parle de quelqu’un de malade », a-t-elle dit.
« Une procédure disciplinaire » va être engagée à l’encontre de « l’assistante de régulation médicale ayant réceptionné l’appel » qui fait déjà l’objet d’une suspension à titre conservatoire depuis le 9 mai, a précisé Christophe Gautier. « Toutes les préconisations de l’IGAS seront déclinées dans les jours et les semaines qui viennent », a-t-il enfin assuré.
Réponses « non adaptées »
Commandée au début de mai par la ministre de la santé, Agnès Buzyn, l’enquête de l’IGAS établit que « la procédure de régulation » générale établie par le SAMU de Strasbourg n’était « pas conforme aux recommandations de bonnes pratiques et source de risque pour les patients ». 
Les réponses « non adaptées de l’assistante de régulation médicale (ARM) », qui n’avait pas pris l’appel de la jeune femme au sérieux, sont mises en cause par l’IGAS, car elles ont « conduit à un retard global de prise en charge de près de deux heures vingt ».
Mais au-delà de la réaction de l’opératrice, c’est le mode de fonctionnement du SAMU lui-même qui est critiqué dans le rapport. « Alors que tout appel à caractère médical devrait être régulé par un médecin, la procédure en vigueur au SAMU de Strasbourg permettait aux assistants de régulation médicale, dans certains cas, de traiter seuls ce type d’appels », notamment dans les cas où l’ARM jugeait qu’il n’y avait pas d’urgence vitale « avérée ou potentielle ou de besoin de réponse médicale immédiate », observent notamment les inspecteurs de l’IGAS dans ce rapport.
« Ainsi, il pouvait être proposé à l’appelant de composer lui-même le numéro d’un médecin pendant la journée » dans certains cas, ce qui n’est ni « conforme aux recommandations de bonnes pratiques de la Haute autorité de Santé », ni « au référentiel de la Société française de médecine d’urgence », relève la mission.

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Le rapport relève également un mauvais accompagnement de la famille à la suite de la transmission de l’enregistrement et des suites données par le responsable du SAMU qui n’étaient « pas à la hauteur de la gravité de la situation ».
L’IGAS appelle donc à « l’élaboration sans délai d’un plan d’action » et d’« une véritable conduite du changement au sein du SAMU 67, afin de garantir la qualité et la sécurité de la régulation ».

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Le dernier ministre de la justice (2016-2017) de François Hollande a transmis en 2017 des informations au député Thierry Solère sur une enquête le concernant.
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L’ex-garde des sceaux Jean-Jacques Urvoas mis en examen par la Cour de justice

Le dernier ministre de la justice (2016-2017) de François Hollande a transmis en 2017 des informations au député Thierry Solère sur une enquête le concernant.



Le Monde
 |    20.06.2018 à 17h25
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 11h08
    |

            Jean-Baptiste Jacquin et 
Simon Piel








                        



   


L’ancien garde des sceaux Jean-Jacques Urvoas a été mis en examen, mardi 19 juin, par la commission d’instruction de la Cour de justice de la République (CJR) pour « violation du secret professionnel » pour avoir transmis entre les deux tours de la présidentielle de 2017 des informations confidentielles au député des Hauts-de-Seine Thierry Solère (alors Les Républicains, aujourd’hui rallié à La République en marche) concernant une enquête pénale visant ce dernier. Un délit passible d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende.
Cette affaire, révélée par Le Canard enchaîné en décembre 2017, avait très rapidement débouché sur une saisine officielle de cette juridiction spéciale à qui il revient de juger les ministres ou anciens ministres pour les crimes ou délits commis dans l’exercice de leurs fonctions. La CJR avait ouvert une enquête le 16 janvier.

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C’est une violation présumée du secret professionnel qui est reprochée au dernier ministre de la justice du quinquennat de François Hollande. M. Urvoas aurait profité des pouvoirs liés à sa fonction entre les deux tours de la présidentielle pour demander à la direction des affaires criminelles et des grâces (DACG) une « fiche d’action pénale » de l’enquête préliminaire ouverte pour « fraude fiscale », « blanchiment », « corruption », « trafic d’influence » et « recel d’abus de biens sociaux » à l’encontre de M. Solère. M. Urvoas a ensuite transmis ces informations confidentielles à l’intéressé qui faisait partie des noms alors cités pour un poste important dans le premier gouvernement de l’ère Emmanuel Macron.
« Ce reproche est une blessure »
La transmission s’est effectuée en deux temps. Une première fiche d’action pénale a été envoyée le 4 mai 2017 par M. Urvoas. Mais M. Solère, s’inquiétant auprès du ministre de la justice de la relative ancienneté des éléments de cette synthèse, une mise à jour est demandée en urgence par le garde des sceaux à la DACG. Le lendemain, le ministre a fait parvenir une actualisation de cette fiche avec de nouvelles précisions sur l’affaire visant le député. Des faits que l’ancien ministre ne conteste pas.
Les deux hommes avaient pris des précautions en communiquant par l’application de messagerie cryptée Telegram. Mais les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales sont tombés sur ces messages lors d’une perquisition au domicile de M. Solère, en juin 2017.
Le Monde a tenté de joindre Jean-Jacques Urvoas à plusieurs reprises, en vain. Dans un communiqué diffusé mercredi soir, il « conteste avec détermination une quelconque violation, dans l’exercice de [ses] fonctions ministérielles, d’un secret protégé par l’article 226-13 du code pénal ». « Ce reproche est une blessure alors que j’ai agi, comme je l’ai toujours fait en ma qualité de garde des sceaux, pour la défense de l’autorité judiciaire et son indépendance », a-t-il ajouté.
Argumentation juridique
Contacté, son avocat Emmanuel Marsigny a fait valoir deux points de droit qu’il avait soumis à la CJR. « D’abord, explique-t-il, les fiches d’action pénales sont des documents administratifs et non judiciaires. Elles sont filtrées par la DACG et sont destinées au cabinet du ministre pour que celui-ci exerce ses attributions et notamment pour communiquer. Ensuite, le ministre lui-même n’est pas tenu au secret professionnel. »
Une argumentation davantage juridique que médiatique. « C’est comme si on considérait que le ministre des armées n’était pas tenu par le secret-défense puisqu’il n’est pas lui-même un militaire », objecte un magistrat. Dans les rangs de la DACG en tout cas, on s’étranglait à l’époque que telle fiche pénale ait pu être transmise par le ministre de tutelle à une personne directement visée par une enquête, y voyant un dévoiement absolu du principe de la remontée d’information.
Surtout, les raisons pour lesquelles celui qui était alors ministre de la justice a transmis ces informations demeurent troublantes. M. Urvoas espérait-il un retour d’ascenseur politique en rendant service à M. Solère alors cité comme possible futur ministre, comme certains l’analysent ? Selon Me Marsigny, la note a été transmise « pour faire cesser les attaques médiatiques de M. Solère contre l’institution judiciaire et lui faire comprendre qu’il faisait fausse route en affirmant ici ou là que la justice était instrumentalisée contre lui ».

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                Jean-Jacques Urvoas a informé Thierry Solère d’une enquête le concernant



« Ce n’est pas Thierry Solère qui a sollicité ce document », assure de son côté Pierre-Olivier Sur, l’avocat du député. Il précise même que son client a d’abord pensé avoir reçu une nouvelle coupure de presse sur son affaire. Si M. Solère risque d’être mis en cause pour le recel de la violation du secret professionnel, il n’a pas encore été convoqué, indique son conseil. Ce ne sera de toute façon pas devant la CJR qui n’est compétente que pour les ministres mais qui l’a tout de même entendu. M. Solère n’a pas non plus été entendu, pour l’instant, dans le cadre de l’enquête préliminaire principale conduite à Nanterre.
Soupçons de connivence
La procédure devant la Cour de justice de la République passe nécessairement par l’instruction dès lors que la commission des requêtes a jugé cet hiver que la saisine de la CJR était justifiée. « Vu la relative simplicité du dossier, une procédure plus rapide du type avec un renvoi devant la formation de jugement sans information judiciaire préalable aurait été privilégiée en droit commun », explique un proche du dossier. La commission de l’instruction de la CJR, exclusivement composée de magistrats de la Cour de cassation, pourrait boucler en quelques mois ce dossier qui serait alors jugé avant que la révision constitutionnelle prévoyant la suppression de la CJR ne soit votée par le Parlement réuni en Congrès.
L’affaire Urvoas, avec l’affaire autrement plus complexe du financement de la campagne d’Edoudard Balladur de 1995 en lien avec l’affaire Karachi, sont les deux seuls dossiers aujourd’hui présentés devant cette juridiction d’exception qu’Emmanuel Macron s’était engagé, lors de sa campagne présidentielle, à supprimer.
Derrière l’affaire Urvoas, c’est toute l’institution judiciaire qui est déstabilisée, renforçant les soupçons de connivence entre la justice et le pouvoir politique. Le débat sur la remontée des informations sur les enquêtes sensibles à la chancellerie devrait rebondir.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Mohammad Ali Amir-Moezzi revient aux sources religieuses pour éclairer les débats spirituels et idéologiques qui travaillent l’Iran contemporain, et au-delà.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
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Islam : le chiisme entre mystique et politique

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Le Monde
 |    20.06.2018 à 16h00
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21.06.2018 à 09h00
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                            Christian Jambet (Philosophe, islamologue)








                        



                                


                            
La Preuve de Dieu. La mystique shi’ite à travers l’œuvre de Kulayni, IXe-Xe siècle, de Mohammad Ali Amir-Moezzi, Cerf, « Islam, nouvelle approche », 348 p., 29 €.

L’histoire de la communauté musulmane est celle d’une série indéfinie de conflits théologiques et politiques. Aujourd’hui, rien ne semble avoir changé. Depuis la révolution islamique de 1979 en Iran, et avec l’émergence des projets planétaires de ceux qui prennent le sentier de la guerre en croyant être « sur le chemin de Dieu », le monde musulman est plus que jamais divisé par la guerre civile qui a débuté au lendemain de la mort du prophète Mahomet.
Se séparèrent alors, d’un côté, les « partisans » (shî’a) du gendre du Prophète, Ali, et des douze imams issus de sa lignée (qui est aussi, par sa fille Fatima, la lignée du Prophète) ; de l’autre, ceux qui acceptaient l’autorité des quatre premiers califes et, à travers eux, celle de la tradition (sunna).

Mais entre les premiers, chiites, et les seconds, sunnites, la querelle n’est pas seulement dynastique, et il ne suffit pas, pour comprendre ce conflit, de recourir aux sciences politiques. En islam, toute politique est théologique ou spirituelle, et il faut revenir aux sources religieuses.
Or, voici que Mohammad Ali Amir-Moezzi, spécialiste de renommée mondiale, traduit et explique pour la première fois l’un des monuments de la littérature religieuse chiite, le « Livre de la preuve », compilation de traditions des imams rassemblée au Xe siècle de notre ère par Abu Jafar Al-Kulayni. Il l’entoure d’une magistrale étude historique et doctrinale. Je ne crains pas de dire que son travail, érudit mais accessible et lumineux, a les vertus qu’eut naguère l’œuvre du grand orientaliste Henry Corbin (1903-1978).
Une religion paradoxale
Au cœur de la foi chiite est la figure de l’imam, du guide divinement inspiré....




                        

                        

