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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Les autorités italiennes veulent vérifier les pavillons de deux bateaux de l’ONG allemande Lifeline, dont l’un transporte 200 personnes secourues en mer.
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L’Italie va placer sous séquestre deux navires d’une ONG de secours aux migrants

Les autorités italiennes veulent vérifier les pavillons de deux bateaux de l’ONG allemande Lifeline, dont l’un transporte 200 personnes secourues en mer.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 21h14
   





                        



   


Deux navires de l’ONG allemande Lifeline, dont l’un navigue en Méditerranée avec deux cents migrants à son bord, vont être mis sous séquestre par l’Italie, afin de « vérifier leur pavillon d’appartenance », a annoncé jeudi 21 juin le ministre des transports italien, Danilo Toninelli. « Les vies humaines seront sauvegardées » avant que les navires soient mis sous séquestre, a-t-il précisé.
Selon Danilo Toninelli, les autorités néerlandaises, interrogées par Rome, ont dit que le Lifeline et le Seefuchs battaient « illégitimement, illégalement pavillon néerlandais ». De son côté, la représentation des Pays-Bas auprès de l’Union européenne a écrit jeudi dans un tweet que ces deux navires ne naviguaient pas sous pavillon néerlandais : « Ces navires appartiennent à une ONG allemande et n’apparaissent pas dans les registres navals des Pays-Bas. »
Lifeline dit dans un communiqué avoir sauvé 226 personnes jeudi matin, « dans le respect du droit international », au large de la Libye, « dans les eaux internationales », et avec « un port sûr » pour débarquer les migrants secourus. Une version contestée par le ministre des transports, qui affirme que le Lifeline a agi en contravention du droit international en prenant à son bord les migrants alors que les gardes-côtes libyens étaient en train d’intervenir.
L’organisation dit craindre « qu’une situation semblable à celle de l’Aquarius il y a une semaine puisse se profiler à l’horizon ».

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Le ministre de l’intérieur allemand et président de la CSU conteste l’autorité de la chancelière en matière de politique migratoire, afin de mieux contrer la concurrence de l’extrême droite en Bavière.
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Horst Seehofer, ennemi de l’intérieur pour Angela Merkel

Le ministre de l’intérieur allemand et président de la CSU conteste l’autorité de la chancelière en matière de politique migratoire, afin de mieux contrer la concurrence de l’extrême droite en Bavière.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 18h28
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 20h01
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



   


Décidément, Horst Seehofer n’est jamais content. Cette fois, c’est l’accord donné par Angela Merkel à Emmanuel Macron à la création d’un budget de la zone euro, encore embryonnaire, qui met hors de lui le ministre de l’intérieur allemand. « Ce n’est pas correct de prendre des décisions aussi importantes sans y associer la CSU. Ça ne va pas », s’est emporté le par ailleurs président de l’Union chrétienne-sociale (CSU), mercredi 20 juin, au lendemain du sommet-franco allemand de Meseberg.

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Trois mois après avoir été nommé ministre de l’intérieur, Horst Seehofer est devenu pour Mme Merkel un véritable ennemi de l’intérieur. En Allemagne, le feuilleton de leur discorde écrase tout le reste de l’actualité politique. Personne, à vrai dire, ne sait où tout cela peut conduire. Pour l’instant, le ministre menace, et la chancelière encaisse. Mais leur duel est devenu si violent qu’il est difficile d’imaginer un tel duo cohabiter durablement dans le même gouvernement.

        Lire l’entretien :
         

          « Une fronde très à droite contre Angela Merkel »



Pour comprendre ce qui se joue aujourd’hui entre ces deux animaux politiques — qui se pratiquent depuis une vingtaine d’années avec des hauts et des bas, mais surtout des bas ces derniers temps —, il faut remonter aux élections législatives du 24 septembre 2017. Ce jour-là, les conservateurs sont sous le choc. A l’échelle nationale, la CDU-CSU arrive certes en tête, mais avec 32,9 % des voix, son plus mauvais résultat depuis le début des années 1950. A l’échelle de la Bavière, où la CDU, le parti de Mme Merkel, n’existe pas, son alliée historique, la CSU, plafonne à 38,8 %. Une douche froide, 10,5 points de moins qu’en 2013 quand, à l’échelle nationale, le recul de la CDU-CSU n’est « que » de 7,5 %.
Pour Horst Seehofer, ce mauvais score n’a qu’une explication : la politique d’accueil décidée par Angela Merkel lors de la crise des réfugiés de 2015. Aux yeux du président de la CSU, son parti paie le fait de ne pas avoir suffisamment pesé sur la politique de Mme Merkel. En colère contre une chancelière trop centriste, une partie de l’électorat traditionnel de la CSU a donc préféré, cette fois, voter pour le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD). Ce 24 septembre 2017, c’est d’ailleurs en Bavière que l’AfD a obtenu son meilleur résultat de toute l’ex-Allemagne de l’Ouest : 12,6 % des voix.
Sursis
Depuis ce traumatisme électoral, Horst Seehofer se sait en sursis. A Munich, il a été poussé vers la sortie du gouvernement de Bavière, qu’il dirigeait depuis 2008, au profit de son rival Markus Söder, de dix-huit ans son cadet et qui, au ministère régional des finances, qu’il occupait depuis 2013, piaffait de lui succéder. Mais après ce revers électoral, Horst Seehofer a tout de même réussi à conserver la présidence de la CSU. Jusqu’à quand ?
C’est en réalité toute la question. Et c’est ce qui explique, pour beaucoup, la nervosité actuelle de ce fils de conducteur de camion né en 1949 à Ingolstadt (entre Munich et Nuremberg), qui a consacré toute sa vie à la politique et qui craint de voir la fin de sa carrière approcher plus vite qu’il ne le souhaite. S’il veut rester président de la CSU, dont il est membre depuis 1971, Horst Seehofer sait en effet que celle-ci doit absolument remonter la pente aux élections régionales bavaroises du 14 octobre, par rapport au camouflet qu’elle a essuyé aux législatives de l’automne 2017. Car il le sait : si la CSU subit un nouveau revers, Markus Söder et ses amis, après l’avoir chassé du gouvernement régional, risquent de le détrôner cette fois de la tête du parti. Et dans ce cas, c’est aussi le ministère de l’intérieur fédéral qu’il devrait sans doute abandonner.

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          En Allemagne, la CSU bavaroise muscle son discours pour contrer l’AfD



Il sait qu’il ne lui sera pas pardonné de n’exercer que le ministère de la parole
Conscient de la précarité de sa situation, Horst Seehofer est donc parti en croisade contre Mme Merkel, bien décidé à ne pas répéter son erreur du passé. De 2015 à 2017, à Munich, il était déjà un contempteur acharné de la politique migratoire de la chancelière. Mais il n’avait pas pesé suffisamment sur sa politique, et c’est ce que les électeurs lui ont fait payer. Cette fois, au cœur du pouvoir à Berlin, il sait qu’il ne lui sera pas pardonné de n’exercer que le ministère de la parole. Alors il veut montrer qu’il agit. Et qu’il ne se contente pas de critiquer.
« Révolution conservatrice »
Cela a commencé dès sa nomination. A la fin des interminables tractations qui ont précédé la formation du nouveau gouvernement, Horst Seehofer a obtenu que la CSU hérite du ministère de l’intérieur, détenu par la CDU dans la précédente législature. Mieux, il a élargi le périmètre du ministère, qui intègre désormais le secteur de la construction, et auquel est maintenant accolé le mot « Heimat », un terme intraduisible en français mais qui désigne le « chez soi », le « pays », au sens affectif du terme. En découvrant l’intitulé du nouveau ministère, les réseaux sociaux se sont échauffés, et les journalistes se sont interrogés sur les intentions du nouveau ministre, d’autant plus que l’un de ses fidèles, Alexander Dobrindt, chef de file des députés CSU au Bundestag, venait un peu plus tôt de prôner l’avènement d’une « révolution conservatrice », vieille marotte de l’extrême droite allemande depuis l’entre-deux-guerres.
Un véritable empire, avec pas moins de huit secrétaires d’Etat à ses côtés
Mais Horst Seehofer ne s’est pas contenté de son superministère. Contrairement à ce qui était le cas quand il était ministre de la santé de Helmut Kohl (1992-1998) ou ministre de la santé et de l’alimentation d’Angela Merkel (2005-2008), il s’est, cette fois, taillé un véritable empire, avec pas moins de huit secrétaires d’Etat à ses côtés (tous des hommes). Un record dans ce gouvernement. Soucieux d’imprimer sa marque sans tarder, il n’a par ailleurs pas attendu longtemps avant de se faire remarquer.
Deux jours après sa nomination, il donnait sa première interview au quotidien Bild, et y déclarait :
« L’islam ne fait pas partie de l’Allemagne. L’Allemagne est marquée par le christianisme. Le dimanche chômé, les jours fériés chrétiens et les rituels comme Pâques, la Pentecôte ou Noël, eux, en font partie. »
Quelques heures plus tard, Angela Merkel lui donnait la réplique lors d’un point presse organisé à la chancellerie à l’occasion de la venue du premier ministre suédois à Berlin :
« Quatre millions de musulmans vivent en Allemagne. Ils font partie de l’Allemagne, et leur religion, l’islam, fait partie de l’Allemagne tout autant qu’eux. »
A vrai dire, leur désaccord était connu. Dans le passé, ils avaient déjà tenu — au mot près — les mêmes propos sur l’islam. Seulement, l’une était chancelière, et l’autre ministre-président de la Bavière, ce qui ne faisait pas de la première la « patronne » du second. Avec cette interview, Horst Seehofer entendait montrer qu’en devenant ministre de Mme Merkel, il n’entendait en rien renoncer à sa liberté de parole.
Insubordination
Depuis, l’encombrant ministre n’a cessé de pousser un peu plus loin les frontières de l’insubordination. Le 13 juin, plutôt que de se rendre au sommet annuel sur l’intégration présidé par Mme Merkel et auquel ses prédécesseurs ont toujours participé, il a ainsi préféré s’afficher aux côtés de Sebastian Kurz, le jeune chancelier conservateur autrichien, à la tête d’une coalition avec l’extrême droite, qui était de passage à Berlin.
Cinq jours plus tard, nouvel affront : au moment même où la chancelière, à Berlin, organisait une conférence de presse pour expliquer son intention de trouver une « solution européenne » à la crise migratoire, lui-même expliquait, à Munich, que si aucun résultat n’était trouvé d’ici au début de juillet, il appliquerait de lui-même une mesure que Mme Merkel ne souhaite pas que l’Allemagne prenne sans concertation avec ses partenaires : l’expulsion de tous les demandeurs d’asile déjà enregistrés dans un autre pays européen.

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          Migrants : Merkel sous la pression des durs de sa majorité



Que cherche en réalité M. Seehofer ? Ira-t-il jusqu’à la rupture avec Mme Merkel ? A vrai dire, nul ne le sait, et même si les observateurs avisés de la vie politique allemande rappellent volontiers que le chef de la CSU a toujours procédé ainsi avec la présidente de la CDU, faisant monter les enchères afin d’obtenir d’elle de petites concessions pour finir par rentrer dans le rang, tous admettent que le bras de fer auquel ils se livrent aujourd’hui, sans précédent, ne permet pas d’affirmer à coup sûr que l’histoire se répétera.
D’ailleurs, Horst Seehofer sait-il lui-même ce qu’il veut ? Dimanche 17 juin, le quotidien Die Welt rapportait des propos qu’il aurait tenus, trois jours plus tôt, en présence de quelques dirigeants de la CSU : « Je ne peux plus travailler avec cette femme », leur aurait-il dit. Le jour où paraissait l’article, l’intéressé assurait pourtant tout le contraire dans une interview à Bild : « Personne, à la CSU, n’a intérêt à renverser la chancelière, à rompre l’alliance historique qui existe entre la CDU et la CSU [qui constituent un seul groupe au Bundestag], ni à faire éclater la coalition. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Le publicitaire Noureddine Ayouch, président du Collectif démocratie et libertés, organisateur de l’événement, regrette la décision subite des autorités.
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Entretien

Au Maroc, un colloque sur les libertés individuelles interdit par « manque de courage politique »

Le publicitaire Noureddine Ayouch, président du Collectif démocratie et libertés, organisateur de l’événement, regrette la décision subite des autorités.

Charlotte Bozonnet
    



LE MONDE
              datetime="2018-06-21T17:53:43+02:00"

        Le 21.06.2018 à 17h53






    
Une manifestation pour la défense des libertés individuelles à Rabat, au Maroc, le 6 juillet 2015.
Crédits : Fadel Senna/ AFP


Il devait se tenir vendredi 22 et samedi 23 juin à Casablanca, mais n’aura finalement pas lieu. Le colloque international intitulé « Libertés individuelles à l’ère de l’Etat de droit » a été « interdit par les autorités marocaines », a fait savoir, mercredi, le Collectif démocratie et libertés (CDL), à l’origine de la manifestation.
Le colloque devait réunir des intervenants de plusieurs pays, notamment du Maroc, d’Algérie, de Tunisie, d’Irak et de France, sur des questions aussi diverses que la liberté de conscience, l’égalité hommes-femmes dans l’héritage ou l’homosexualité. Autant de thématiques liées à la question des libertés individuelles, à l’origine de vifs débats au Maroc entre réformistes et conservateurs, alors que le Code pénal marocain continue de punir les relations sexuelles hors mariage, l’homosexualité, le prosélytisme religieux.

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Au lendemain de l’interdiction, le publicitaire marocain Noureddine Ayouch, président du CDL, dénonce un « manque de courage politique ».
Le colloque que devait organiser le Collectif démocratie et libertés que vous présidez a été interdit au dernier moment. Comment cela vous a-t-il été notifié ?
Noureddine Ayouch L’interdiction nous a été officiellement notifiée mercredi 20 juin à 17 heures : un courrier a été apporté à mon bureau. A 16 heures déjà, j’avais reçu un coup de téléphone pour me l’annoncer. Nous pensions pourtant que tout allait bien puisque nous avions respecté les procédures d’autorisation pour ce type de manifestations. Lundi à 9 h 15, nous avions déposé notre demande. Théoriquement, les autorités ont quarante-huit heures pour manifester leur refus. Sans réaction mercredi à 9 h 15, nous pensions donc qu’il n’y avait pas de problème.
Quel était le programme du colloque ?
Il était très riche. Le premier jour, nous devions aborder le thème de la liberté de conscience avec l’expérience de plusieurs pays arabes comme la Tunisie, l’Algérie ou l’Irak, celui des minorités religieuses. L’après-midi, le débat aurait dû porter sur « Quelle sécularisation pour les pays arabes ? ». Le deuxième jour devait être consacré à la question de l’égalité entre hommes et femmes dans l’héritage, à la procréation médicalement assistée (PMA) et à la problématique des mères célibataires. Enfin, nous devions débattre de la liberté du corps au travers de l’homosexualité, des relations hors mariage notamment. Tout ceci avec de nombreux invités, spécialistes, personnalités politiques et associatives.

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Depuis plusieurs jours, des pressions s’étaient déjà fait sentir…
Des salafistes s’étaient manifestés sur les réseaux sociaux ces derniers jours. Beaucoup plus grave : des ministres, qui avaient donné leur accord, ont commencé à changer d’avis. Ils l’ont fait après que la Fondation Al-Saoud [habituée à abriter ce type de manifestations], présidée par le ministre marocain des affaires islamiques, Ahmed Toufiq, est revenue sur sa décision d’accueillir le colloque. Mais, après tout, c’est une institution privée qui émane d’un pays étranger, elle est donc indépendante. Nous avions alors trouvé un grand hôtel à Casablanca qui acceptait de nous ouvrir ses portes. Mais les responsables ont reçu des appels pour leur signifier qu’ils devaient refuser.
Selon vous, pourquoi le colloque a-t-il été interdit ?
Je ne crois pas trop à la pression sur les réseaux sociaux. Certes, il y avait des gens contre, mais aussi des gens pour. Donc un débat avait lieu. Je ne crois pas non plus à la pression de l’Arabie saoudite, qui a d’autres sujets de préoccupation. Ce sont les thèmes qui ont dérangé les autorités et les mouvements religieux. Ils disent que le peuple n’est pas prêt, mais c’est faux, c’est un argument fallacieux. La raison de cette interdiction, c’est un terrible manque de courage politique. Nous avions invité tous les partis – y compris pour qu’ils expriment leurs désaccords – mais ils se sont tous désistés les uns après les autres, à l’exception du PSU [Parti socialiste unifié].

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Il y a quelques semaines, la théologienne marocaine Asma Lamrabet, contrainte à la démission à cause de ses positions en faveur de l’égalité hommes-femmes dans l’héritage, dénonçait « une régression », un signal envoyé au « patriarcat religieux ». Partagez-vous cette opinion ?
Oui, je la partage. Bien sûr qu’il y a des choses positives, par exemple des progrès relatifs aux droits des femmes qui sont désormais autorisées à être adoul [notaire de droit musulman] ou à prêcher. Mais la Constitution de 2011 prévoyait de nombreuses avancées sur le plan des libertés individuelles, et elles ne sont pas appliquées. On dit une chose et on en fait une autre. Pourquoi ? Parce que la situation économique et sociale est tendue et que les responsables politiques ne veulent pas avoir de problèmes supplémentaires. Mais plus on attend et plus les conservateurs gagnent du terrain. Le Maroc est un pays moderne, il y a tout une génération qui veut que ça change. Mais nous n’avancerons pas sans courage politique.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ La Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie, favorables à une ligne dure sur l’immigration, ont annoncé jeudi qu’elles excluaient de participer à la rencontre organisée par la Commission européenne.
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Immigration : les pays de Visegrad boycotteront le minisommet européen de dimanche

La Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie, favorables à une ligne dure sur l’immigration, ont annoncé jeudi qu’elles excluaient de participer à la rencontre organisée par la Commission européenne.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 17h43
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 18h04
   





                        



   


Les pays du groupe de Visegrad, un groupe informel composé de la Hongrie, de la Pologne, de la République tchèque et de la Slovaquie, ont annoncé jeudi 21 juin qu’ils ne participeraient pas au minisommet européen sur l’immigration organisé par la Commission européenne à Bruxelles dimanche, et interprété comme une manifestation de soutien à la chancelière allemande, Angela Merkel.
Les premiers ministres de ces pays, réunis à Budapest, ont contesté la légitimité de ce minisommet et ont précisé qu’ils réserveraient leur présence au sommet régulier des Vingt-Huit les 28 et 29 juin, également à Bruxelles.
C’est le président du Conseil européen « [Donald] Tusk qui est responsable de l’organisation des sommets et non pas la Commission européenne. Nous comprenons qu’il y aura un minisommet mais nous n’y participerons pas car cela est contraire aux habitudes de l’UE », a déclaré le dirigeant hongrois, Viktor Orban. « Le minisommet de dimanche est inacceptable, nous n’y participerons pas. Ils veulent réchauffer une ancienne proposition que nous avions déjà refusée », a renchéri son homologue polonais, Mateusz Morawiecki.

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Merkel sous pression pour durcir sa politique migratoire
Convoqué alors que Mme Merkel est pressée par ses alliés bavarois de la CSU d’obtenir un durcissement des règles et des pratiques européennes en matière migratoire, le minisommet de dimanche doit réunir au moins une dizaine de dirigeants européens, dont le président français, Emmanuel Macron. Cette liste, qui inclut les dirigeants italien, grec, maltais, espagnol, autrichien, bulgare, belge et néerlandais, est ouverte aux autres pays européens désireux de s’y joindre, avait précisé la Commission mercredi.
Selon un document de travail provisoire obtenu par l’Agence France-Presse, les participants à la réunion doivent notamment s’engager à accélérer les renvois de demandeurs d’asile d’un pays de l’UE vers un autre selon le règlement de Dublin. Le texte prévoit aussi la mise en place d’un « mécanisme de solidarité efficace » avec une répartition obligatoire des migrants parmi les différents pays membres, une proposition que les pays de Visegrad rejettent catégoriquement depuis plus de deux ans.
Rome a également brièvement fait planer jeudi la menace de boycotter ce minisommet, estimant que les conclusions de cette rencontre sont déjà écrites et ne répondent pas à ses exigences, avant de finalement confirmer sa présence.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ En réponse aux propos de l’écrivain condamnant sa politique migratoire, le ministre dit vouloir évaluer « s’il court un risque quelconque ».
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Matteo Salvini menace de lever la protection policière de Roberto Saviano

En réponse aux propos de l’écrivain condamnant sa politique migratoire, le ministre dit vouloir évaluer « s’il court un risque quelconque ».



Le Monde
 |    21.06.2018 à 17h38
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 19h34
   





                        



   


Pour répondre à la critique, Matteo Salvini choisit la menace. A la suite d’attaques régulières de Roberto Saviano dans divers médias, dont une tribune au vitriol publiée jeudi 21 juin dans Le Monde, le ministre de l’intérieur italien a laissé entendre, le même jour, sur la chaîne italienne RAI 3, qu’il pourrait lever la protection policière dont bénéficie l’écrivain.

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                Roberto Saviano : « Le nouveau gouvernement italien a déjà causé trop de mal »



Ce dernier vit en effet sous protection permanente depuis la publication, en 2006, de Gomorra, son enquête sur la mafia napolitaine, la Camorra. Matteo Salvini, qui avait déjà évoqué plusieurs fois l’idée de lever ce dispositif, a dit lors de son interview télévisée dans l’émission « Agorà » qu’il reviendrait « aux institutions compétentes d’évaluer s’il court un risque quelconque », « parce qu’il [lui] semble qu’il passe beaucoup de temps à l’étranger, donc il est juste d’évaluer la manière dont l’argent des Italiens est dépensé. »
« Roberto Saviano est le dernier de mes problèmes, je lui envoie un bisou s’il nous regarde. C’est quelqu’un qui m’évoque beaucoup de tendresse et d’affection », a-t-il ajouté, ironique.

"Togliere la scorta a #Saviano? Saranno le istituzioni competenti a valutare se corre qualche rischio, anche perché… https://t.co/9HlxFBgaDq— agorarai (@Agorà)


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« Menace inacceptable »
Cette menace du ministre de l’intérieur a suscité de nombreux commentaires, surtout à gauche. L’ancien ministre de l’intérieur Marco Minniti a notamment déclaré dans La Repubblica que « les escortes policières ne se décident ni ne se lèvent à la télévision », mais qu’elles sont décidées par un bureau spécial, sous la tutelle du département de la sécurité publique.
Ettore Rosato, président du groupe du Parti démocrate à la Chambre des députés, a dit dans le même journal que les propos de M. Salvini représentaient une « menace inacceptable » envers un homme qui a fait la lumière sur un dangereux réseau criminel.
Dans sa tribune, l’écrivain s’insurge contre la politique migratoire du ministre de l’intérieur. « Ce que je sais avec certitude, c’est que nous ne pouvons accorder de répit à ce gouvernement, qui procède à coups de déclarations, et que nous devons lui faire regretter le jour où, par égoïsme, intérêt et méchanceté, il a décidé — car, oui, il l’a décidé — que pour exister, il fallait devenir raciste. Voilà pourquoi, en ces heures comme jamais, il m’est impossible de me taire », écrit-il notamment.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Le 17 juin, le gouvernement israélien a donné son accord à une loi censée protéger l’image des soldats israéliens. Plusieurs ONG, telle B’Tselem, utilisent des caméras pour documenter les actions de Tsahal dans les territoires palestiniens occupés.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ A un mois du scrutin, l’absence de représentants de l’Etat dans le nord et le centre du pays complique la distribution des cartes d’électeurs et nourrit la crainte de fraudes.
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Décryptage

Le Mali se prépare à une élection présidentielle « pas parfaite à 100 % »

A un mois du scrutin, l’absence de représentants de l’Etat dans le nord et le centre du pays complique la distribution des cartes d’électeurs et nourrit la crainte de fraudes.

Par                                            Morgane Le Cam (Bamako, correspondance)




LE MONDE
              datetime="2018-06-21T16:48:56+02:00"

        Le 21.06.2018 à 16h48

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        Mis à jour le 21.06.2018 à 18h05






    
Distribution de cartes d’électeurs à Bamako, le 20 juin 2018.
Crédits : MICHELE CATTANI / AFP


Vendredi 8 juin 2018. Le sourire aux lèvres, un homme marche, parmi des milliers d’autres, dans les rues de Bamako. Contrairement à la semaine précédente, les manifestants, qui réclament une élection présidentielle libre et transparente, ont été autorisés à défiler. Drapeau du Mali soigneusement déployé sur les épaules, il tend un panneau comme on en voit des dizaines s’agiter en l’air : « Non à la fraude électorale ! ».
Cette crainte est largement partagée alors qu’a débuté, mercredi 20 juin, la distribution des 8 millions de nouvelles cartes d’électeurs en vue du scrutin du 29 juillet. Le document, biométrique, remplace la carte NINA, adossée au numéro d’identification national mais que peu de Maliens possèdent. Lors de la présidentielle de 2013, l’utilisation de la carte NINA avaient donné lieu à de fortes suspicions de fraudes.

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Un quinquennat plus tard, le tir semblait rectifié, mais la révision de la loi électorale adoptée par l’Assemblée nationale le 23 avril a semé le doute. Un nouvel article dispose qu’« en cas de non-disponibilité des cartes d’électeur biométriques pour cause de force majeure, la carte NINA tiendra lieu de carte d’électeur », la décision d’invoquer le cas de force majeure étant laissée à la discrétion du ministre de l’administration territoriale.
L’opposition monte au créneau. Pour elle, c’est la porte ouverte à la fraude, comme l’expliquait l’un des leaders de la manifestation du 8 juin : « Le camp d’Ibrahim Boubacar Keïta [le président malien, candidat à sa réélection] pourra invoquer le cas de force majeure dans des zones qui lui sont réputées défavorables pour que la carte NINA soit utilisée. Et comme peu de Maliens la possèdent, cela va l’avantager. »
« Ni préfet, ni sous-préfet, ni maire »
Finalement, après que le ton est monté, lundi 18 avril, au sein du cadre de concertation sur de l’organisation du processus électoral, qui réunit le ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité (MATDS) et les représentants des partis politiques, un arrêté ministériel a été pris pour réglementer l’usage du « cas de force majeure ». « Un comité, présidé par un administrateur civil et composé notamment des représentants des partis politiques, décidera. Nous voulons un processus inclusif et participatif », souligne Allaye Oumar Guindo, chargé de mission au MATDS.
Pour Tiébilé Dramé, le directeur de campagne de Soumaïla Cissé, principal candidat de l’opposition, le processus est sur la bonne voie. « Si nos manifestations les ont amenés à oublier leurs plans pour une élection gagnée au premier tour, c’est tant mieux », sourit-il. Mais selon lui, la route est encore longue : « Comment faire parvenir les cartes d’électeur dans les localités en proie à l’insécurité et aux affrontements intercommunautaires, là où il n’y a ni préfet, ni sous-préfet, ni maire ? » De fait, dans le nord et le centre du pays, l’insécurité a fait fuir les agents de l’Etat, persécutés par les groupes armés. « Au 30 mai, dans les régions septentrionales et dans la région de Mopti, seuls 33 % d’entre eux étaient à leur poste », note le secrétaire général des Nations unies dans son dernier rapport sur la situation au Mali.

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« Aujourd’hui, nous avons la certitude que toutes les cartes sont arrivées à bon port », assure M. Guindo, du MATDS. Du moins au niveau des gouvernorats, chefs-lieux des régions du Mali. Or, sur un territoire grand comme le quart de l’Union européenne, le défi de l’acheminement des cartes au plus près des électeurs est crucial. Sans ça, rares seront ceux qui parcourront des dizaines de kilomètres pour les retirer au gouvernorat.
Au niveau des communes, des arrondissements, des cercles et des régions, une commission de distribution, présidée par les maires, sous-préfets, préfets et gouverneurs, contrôle la délivrance des cartes biométriques. Là où il n’y a plus de préfets et de sous-préfets – soit 78 localités au 13 juin, selon l’opposition –, le redéploiement des agents est donc nécessaire pour que les électeurs puissent récupérer leur carte facilement. « Ce n’est pas une élection parfaite à 100 %, reconnaît M. Guindo. Mais avant la date du scrutin, le ministère fera l’effort d’envoyer l’administration partout où elle n’est pas. » Au conseil des ministres du 20 juin, 72 administrateurs avaient été nommés.
« Nous n’allons pas nous laisser massacrer »
Mais la peur a envahi les préfets et sous-préfets. « Un agent nommé est tenu d’être présent, mais en raison de l’insécurité dans le nord et dans le centre certains n’y vont pas. Nous n’allons pas nous laisser massacrer comme ça ! », s’offusque Ousmane Christian Diarra. Le secrétaire général par intérim du Syndicat autonome des administrateurs civils (Synac) a été l’un des leaders d’un mouvement de protestation inédit chez les représentants de l’Etat. Le 18 juin, préfets et sous-préfets ont investi la cour du MATDS pour protester contre les mauvaises conditions sécuritaires de leurs postes.
Assassinat du sous-préfet de Ouinerden le 29 avril, enlèvements de celui de Hombori, le 25 avril, et du préfet de Ténenkou le 8 mai… Pour M. Diarra, c’en est trop. Le Synac et le Syndicat libre des travailleurs de l’administration territoriale (Syltmat) ont donc remis une lettre commune au gouvernement, le 18 juin. « Nous réclamons une garde pour les préfets et sous-préfets. Aujourd’hui, ils sont obligés de se cacher pour voyager. Ils ne peuvent circuler ni en tenue, ni en véhicule officiel. L’Etat est à terre partout. Sa présence n’est pas acceptée, surtout dans le centre du pays », s’alarme M. Diarra. Selon lui, une grève pourrait être déclenchée si ces revendications ne sont pas satisfaites.

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Avec ce dossier, le gouvernement sait qu’il marche sur des œufs. « Le ministre a promis d’examiner minutieusement leurs doléances dans les plus brefs délais », assure M. Guindo, sans parvenir à masquer son inquiétude : « Les préfets et sous-préfets sont l’épine dorsale du processus électoral. S’il y a protestation, cela pourrait paralyser le processus. »
« Dans les zones où l’Etat est absent, il risque d’y avoir un huis clos de la fraude ! », craint Tiébilé Dramé. M. Diarra se montre plus terre à terre : « Je sais que l’administration n’a que l’élection présidentielle en tête, mais, pour l’organiser au niveau local, encore faut-il que ses administrateurs restent en vie. »


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ L’ONU, l’UE et la Commission interaméricaine des droits de l’homme veulent mener des investigations sur la répression, qui a fait plus de 180 morts en deux mois.
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Des enquêteurs internationaux vont pouvoir se rendre au Nicaragua

L’ONU, l’UE et la Commission interaméricaine des droits de l’homme veulent mener des investigations sur la répression, qui a fait plus de 180 morts en deux mois.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 16h43
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 17h19
    |

                            Julia Leschi








                        



   


Après plusieurs jours d’incertitudes, les représentants de l’Union européenne, du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme et de la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) ont confirmé, mercredi 20 juin, qu’ils avaient été conviés à enquêter sur la situation nicaraguayenne. Cette annonce prélude à une nouvelle relance des négociations entre le gouvernement de Daniel Ortega et l’opposition, seule issue apparente à la crise qui frappe le pays depuis la mi-avril.
Le 18 juin, le dialogue avec l’opposition avait été interrompu en l’absence de garantie que Daniel Ortega avait bien invité les organisations des droits de l’homme à se rendre sur le terrain, comme l’avait conclu l’Eglise catholique. Très influente dans ce petit pays d’Amérique latine, la Conférence épiscopale tente depuis un mois de superviser une médiation entre le président et ses opposants.

Canciller de #Nicaragua remitió a la @CIDH los comunicados con los acuerdos de la Mesa de Diálogo de los últimos dí… https://t.co/ay760IxqoI— PauloAbrao (@Paulo Abrāo)


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Le pays le plus pauvre d’Amérique centrale est plongé dans une profonde crise politique depuis la répression brutale des autorités à l’encontre de manifestants opposés à un projet de réforme des retraites. Près de 25 morts ont été dénombrés en cinq jours de manifestations à la mi-avril. Le mouvement de contestation s’est propagé, malgré l’abandon rapide de la mesure. Les mots d’ordre se sont même élargis, exigeant la démission du président. Héros de la révolution sandiniste qui avait renversé la dictature de Somoza en 1979, puis dirigé le pays jusqu’en 1990, Daniel Ortega est aujourd’hui accusé d’avoir confisqué le pouvoir qu’il a récupéré en 2007.
Depuis des semaines, la CIDH dénonce un usage excessif de la force, ainsi qu’un recours à la torture. Le 7 mai, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a officiellement demandé l’autorisation de venir enquêter sur place. L’armée, elle, a pris ses distances avec le président en annonçant le 13 mai qu’elle refuserait à l’avenir de réprimer de nouvelles manifestations.
Offensive sur Masaya
Pressé de toutes parts, M. Ortega a finalement entamé le 16 mai un dialogue avec l’opposition. Les négociations se sont engagées sous la direction de la Conférence épiscopale du Nicaragua, mais ont depuis été maintes fois suspendues, faute d’accord sur la démocratisation du régime. L’Eglise avait établi comme condition préalable à la reprise des négociations que M. Ortega fasse cesser immédiatement la répression.

   


Dans la rue, les violences se sont poursuivies. A Managua, malgré la trêve, un incendie criminel, provoqué par des hommes du régime, a tué six membres d’une même famille, le 16 juin. Au moins trois personnes ont trouvé la mort dans une offensive lancée, trois jours plus tard, par les forces progouvernementales pour reprendre le contrôle de la ville de Masaya, symbole de la résistance, officiellement en rébellion depuis le 18 juin.
« Les Nicaraguayens sont totalement impuissants et nous lançons au monde un SOS pour le Nicaragua. Nous ne voulons plus de bains de sang », a déclaré le président de la Commission permanente des droits de l’homme du Nicaragua, Marcos Carmona. Edgar Taleno, qui vit à Masaya, appuie son témoignage auprès de l’Agence France-Presse : « Nous demandons à la communauté internationale de nous soutenir. Ici on ne peut plus vivre, ils sont en train de massacrer un peuple sans armes. » Le bilan s’élève à plus de 180 morts, après deux mois de contestation.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Depuis cinq ans, des rebelles centrafricains enlèvent de riches éleveurs et agriculteurs dans le nord du pays, avec la complicité de Camerounais.
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Reportage

Au Cameroun, des preneurs d’otages sèment la terreur dans l’Adamaoua

Depuis cinq ans, des rebelles centrafricains enlèvent de riches éleveurs et agriculteurs dans le nord du pays, avec la complicité de Camerounais.

Par                                            Josiane Kouagheu (Likok et Martap, Cameroun, envoyée spéciale)




LE MONDE
              datetime="2018-06-21T15:36:25+02:00"

        Le 21.06.2018 à 15h36






    
Un village abandonné dans la région de l’Adamaoua, dans le nord du Cameroun, en juin 2018.
Crédits : Josiane Kouagheu


Nana Hamidou marche d’un pas lent, en jetant des regards apeurés autour de lui. Deux ans après son rapt, le jeune trentenaire a du mal à oublier la semaine passée en captivité et les menaces de mort de ses ravisseurs. Réfugié à Likok, à une quarantaine de kilomètres de Ngaoundéré, la capitale de l’Adamaoua, l’une des trois régions du nord du Cameroun, le jeune homme tient une petite épicerie.
« Mon esprit est torturé, lâche-t-il, l’air perdu. Avant, j’étais un grand éleveur de bétail. Maintenant, je suis un simple boutiquier. » Une nuit de 2016, des hommes armés l’ont enlevé à Marral-Louga, son village, à quelques kilomètres de Likok, puis contraint à marcher des heures jusqu’à leur campement en forêt. « Dans la journée, ils m’attachaient les mains pour me permettre de marcher avec eux dans la brousse lorsqu’ils se déplaçaient, se souvient le jeune homme, en tripotant nerveusement sa chemise à rayures. A la nuit tombée, ils me mettaient les chaînes aux pieds et aux mains et me ligotaient autour d’un arbre. »
Plus d’un milliard de francs CFA de rançons
Pour obtenir sa libération, les proches de Nana Hamidou ont fini par vendre des bœufs. Montant de la rançon exigée : 8 millions de francs CFA (12 196 euros), une fortune dans une région où près de 50 % de la population vit avec moins de 2 dollars par jour. Puis l’éleveur et sa famille sont partis se réfugier à Likok.
Comme eux, des milliers d’habitants de l’Adamaoua, en majorité peuls, ont déserté leurs villages pour échapper aux preneurs d’otages qui y sèment la terreur depuis près de cinq ans. Selon divers témoignages, le phénomène est apparu en 2013, au plus fort de la crise en République centrafricaine qui partage près de 800 kilomètres de frontière avec le Cameroun.

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D’après Alhadji Djafarou Sadiou, secrétaire général de la branche locale de l’Association pour la promotion de l’élevage au Sahel et en savane (Apess), des rebelles et des militaires centrafricains en perdition arpentent la frontière. En quête d’opportunités, ces nouveaux criminels se sont mis à cibler les grands éleveurs avec la complicité de bergers camerounais, le plus souvent mal payés par les propriétaires de bétail.
« Ils avaient besoin de liquidités et vendre le bétail devenait très pénible et risqué, raconte Alhadji Djafarou. Beaucoup ont commencé à enlever des riches éleveurs, agriculteurs, hommes d’affaires ou leurs proches pour exiger des rançons. Au fil du temps, des Camerounais, attirés par l’argent facile, sont entrés dans le jeu. Aujourd’hui, c’est un mélange de Centrafricains et de nationaux. »
Dans l’Adamaoua, première région d’élevage bovin du pays, quatre des cinq départements sont affectés par le fléau des enlèvements. S’il est difficile d’obtenir des statistiques exactes, une source du ministère de l’élevage, des pêches et des industries animales estime que plus d’un milliard de francs CFA (1,5 million d’euros) de rançons a déjà été versé.
Des villages entiers abandonnés
En 2017, le gouverneur de la région confiait aux journaux locaux que soixante-seize personnes avaient été kidnappées durant l’année. Un chiffre sûrement sous-estimé, car beaucoup de familles refusent de porter plainte ou de signaler les enlèvements par peur de représailles. Des enfants ont été égorgés, des adultes pendus ou tués à l’arme à feu par les kidnappeurs.
Dans un rapport de mars 2018, le bureau Apess de l’Adamaoua souligne que, dans le département de la Vina (le plus peuplé et au plus grand cheptel de la région), au moins dix-sept otages dont neuf chefs de familles ont été tués durant la période 2016-2017, laissant derrière eux « des orphelins sans protection ni capital, réfugiés involontairement dans la ville de Ngaoundéré ». Plus de 4 000 habitants du département se sont déplacés et plusieurs écoles ont fermé leurs portes à cause de cette insécurité.

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A Mabangal, dans l’arrondissement de Martap, l’un des épicentres de cette crise invisible au regard de celle qui traverse les zones anglophones et celle marquée par les attaques des djihadistes de Boko Haram, les rues sont désertes. Au siège de la chefferie traditionnelle, les hautes herbes ont envahi la cour. Les cases sont vides et le village désolé. Dans leur fuite, les habitants ont oublié de fermer leurs portes. Des ustensiles de cuisine jonchent le sol. Les murs sont rongés par la moisissure.

    
Nana Hamidou, qui a été enlevé et maintenu en otage pendant une semaine en 2016, est encore « torturé » par les mauvais traitements qu’il a subi durant sa captivité.
Crédits : Josiane Kouagheu


Sur la route, la même désolation règne dans d’autres petits villages nichés dans la forêt où sont « cachés », selon d’anciens otages, les ravisseurs. Des maisons abandonnées, sans toit, et d’immenses champs délaissés. « Il y a quatre ans, il y avait du monde ici. Les hommes élevaient paisiblement leurs bœufs, moutons et chèvres et les femmes allaient au champ. Regardez maintenant : il n’y a personne », se lamente un habitant, le regard tourné vers le ciel comme pour implorer une intervention divine.
Des gangs démantelés
L’élevage traverse ici une profonde crise. Sur les marchés, les bœufs autrefois vendus au moins 400 000 francs CFA se négocient désormais à 250 000 francs CFA. Parfois moins. Certains vendent leurs bêtes pour payer les rançons et d’autres pour ne pas les laisser errer dans la nature. Dans son rapport, l’Apess d’Adamaoua précise que, dans le département de la Vina, plus de 7 000 bœufs sont morts, parfois de faim, ce qui représente une perte de près de 2 milliards de francs CFA pour les éleveurs.
Au ministère de l’élevage, « la situation affole ». Selon un responsable qui note la « baisse de la production bovine » sans donner de chiffre exact, « trop d’éleveurs ont pris la fuite, rejoint la ville, abandonné leur bétail ». « La psychose est générale. Dans ces villages, dès que tu vends des bœufs ou en possèdes, tu es visé. Ces preneurs d’otages savent tout de toi, le nombre d’enfants, le nom de tes parents, jusqu’à ton numéro de téléphone. Du coup, même certains de nos agents du ministère ont peur de se rendre sur le terrain », soupire le responsable.

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Marié à deux femmes et père de seize enfants, Bobbo Daouda était l’un des plus grands éleveurs du village de Louggéré. Mais, à la veille du ramadan de 2016, il a été contraint d’abandonner ses bêtes et ses deux hectares de terre, pour prendre la fuite avec sa famille. Il craignait d’être pris en otage comme certains de ses voisins. « J’étais un grand éleveur et un agriculteur. Aujourd’hui, tout est à refaire », précise-t-il.
Pour mettre fin à ce fléau, les autorités administratives et traditionnelles, les forces de défense et de sécurité multiplient les opérations. Elles travaillent en étroite collaboration avec les comités de vigilance, des groupes de volontaires mis sur pied dans les villages attaqués. Des gangs ont été démantelés, des sommes d’argent, armes et munitions saisies. Mais les rapts n’ont pas cessé. « Il y a beaucoup de complicités au sein de la population camerounaise. Il faut qu’elle collabore et les dénonce pour nous permettre de mieux travailler », considère une source sécuritaire.
« Malfrats sanguinaires »
Le travail des forces de défense est d’autant plus difficile que plus de 27 000 armes à feu pour moins de 3 800 autorisations circulent sur le territoire camerounais. En avril, le ministre de l’administration territoriale, Paul Atanga Nji, avait interdit la vente d’armes et de munitions dans six régions, dont l’Adamaoua. « Beaucoup d’armes continuent de circuler entre les rebelles centrafricains et les Tchadiens. Avec l’argent des rançons, de nombreux Camerounais les achètent, à moindre coût », déplore Alhadji Djafarou Sadiou.

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Que faire alors ? Au Manyo-Banyo, seul département épargné par les prises d’otages dans l’Adamaoua, le lamido (chef traditionnel) de Banyo, Mohaman Gabdo Yaya, a misé sur « le dialogue franc et hautement sincère » avec ses sujets pour les tenir « loin de ces malfrats sanguinaires ». Il organise régulièrement des réunions avec des habitants, les membres des comités de vigilance, des chefs de villages et de quartiers. « Tout le monde est impliqué dans la vie de la communauté. Car, si les prises d’otages commencent, nous seront tous perdants, moi le lamido, le riche éleveur, l’agriculteur moyen, la jeune fille ou la mère. La paix est plus importante », soutient-il.
Selon un maire du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir) de la région requérant l’anonymat, tant que les villages reculés seront oubliés dans les projets gouvernementaux, le chômage des jeunes « pas pris en compte », les hôpitaux et écoles inexistants dans ces bourgs, le recours à la prise d’otages ne pourra être « vaincu ». « Les jeunes savent aujourd’hui que pour gagner 500 000, 5 millions et parfois 15 millions de francs CFA, il suffit de kidnapper un riche. Pour leur ôter ces idées de la tête, il faut leur offrir de bonnes opportunités », dit-il, comme une évidence. Face à cette nouvelle criminalité, l’Etat, les autorités traditionnelles et les hommes d’affaires n’ont pour l’instant pas d’alternatives à offrir à cette jeunesse si longtemps délaissée.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ La Chine bâtit un écosystème de l’automobile électrique, connectée et autonome. Les constructeurs occidentaux doivent adapter leur offre et leur stratégie à cette mutation.
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édition abonné


De Shenzen à Pékin, la Chine est un laboratoire de la voiture du futur

La Chine bâtit un écosystème de l’automobile électrique, connectée et autonome. Les constructeurs occidentaux doivent adapter leur offre et leur stratégie à cette mutation.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 15h00
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

Une pluie de mousson arrose les pelouses impeccables et les allées arborées du campus de Huawei, le géant chinois des télécommunications. Protégée de la chaleur moite du mois de juin par la climatisation du minibus, une délégation européenne du constructeur automobile allemand Audi parcourt les lieux : 2 kilomètres carrés de verdure peuplés de 50 000 ingénieurs et chercheurs. Les visiteurs viennent découvrir ce fleuron de la technologie chinoise avec lequel la filiale du groupe Volkswagen a noué un partenariat stratégique.
Nous sommes à Shenzhen, en République populaire de Chine, à quelques encablures de Hongkong. La toute jeune mégalopole de 13 millions d’habitants, plus peuplée que l’Ile-de-France (elle n’était, il y a encore quarante ans, qu’un village de pêcheurs !), symbolise plus que toute autre l’explosion économique et technologique de la Chine. Et cette visite est comme un hommage rendu par la vieille industrie européenne automobile au nouveau monde high-tech en train de devenir dominant.
Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Audi a choisi Shenzhen pour orchestrer, le 5 juin, le lancement mondial de son nouveau SUV coupé, le Q8 ; une voiture ultra-luxueuse et ultra-sophistiquée, dévoilée à grand renfort d’écrans, d’effets lumineux et de starlettes chinoises et américaines. Car la Chine est incontournable pour tout constructeur. Non contente d’être le premier marché automobile mondial, elle est en train de bâtir un écosystème de la voiture de demain – électrique, autonome, numérique – à l’échelle de ce pays-continent.
Le premier ministre français, Edouard Philippe, en prendra la mesure, lors d’un voyage officiel en Chine, du vendredi 22 au lundi 25 juin, très axé sur la mobilité et l’innovation. La visite commencera précisément par Shenzhen, la cité high-tech, où l’on trouve le siège social de Huawei, mais aussi ceux du mastodonte du Net chinois Tencent et du géant de la batterie BYD, et où M. Philippe découvrira l’usine d’assemblage...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Le premier ministre indien Narendra Modi a inauguré, jeudi 21 juin, la quatrième journée internationale du yoga. Il en fait un instrument de diplomatie culturelle, relayé sur les réseaux sociaux.
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La Journée internationale du yoga s’exporte à travers le monde

Le premier ministre indien Narendra Modi a inauguré, jeudi 21 juin, la quatrième journée internationale du yoga. Il en fait un instrument de diplomatie culturelle, relayé sur les réseaux sociaux.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 15h00
   





                        



   


Posture du lotus, de l’arbre, du guerrier ou encore du cobra… la planète était appelée à s’étirer, jeudi 21 juin, pour marquer la quatrième Journée internationale du yoga. Plus de 5 000 sessions collectives se sont tenues au petit jour en Inde. Dans la capitale, New Delhi, plus de 10 000 personnes se sont inscrites pour braver les niveaux nocifs de pollution et une chaleur lourde, se retrouvant au célèbre rond-point Connaught Place ou dans les espaces verts des Lodhi Gardens.
Même le premier ministre indien, Narendra Modi, à l’origine de la résolution de l’Organisation des Nations instituant le 21 juin comme Journée internationale du yoga, s’est prêté à l’exercice. Le nationaliste hindou a effectué ses asanas (postures) avec 50 000 pratiquants dans la ville de Dehradun (nord de l’Inde), dans une clairière où les autorités locales s’étaient employées à éloigner serpents et singes.
Les photographies de l’événement ont été diffusées sur son compte Twitter. « J’exhorte les gens du monde entier à embrasser le yoga. Je demande aussi aux gens de partager les joies du yoga avec les autres en l’enseignant, en particulier aux jeunes d’aujourd’hui. De cette façon, nous pouvons créer une planète plus saine », a déclaré Narendra Modi sur son compte.

I urge people around to world to embrace Yoga. 

— narendramodi (@Narendra Modi)


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Depuis son arrivée au pouvoir, en 2014, le premier ministre a fait de la promotion du yoga un axe majeur de sa politique culturelle. L’Inde, qui compte 1,25 milliard d’habitants, possède désormais un ministère de ce loisir relaxant et des médecines traditionnelles, comme l’ayurvédique.
Cette discipline indienne traditionnelle, à la fois spirituelle et corporelle, est inscrite depuis 2016 au Patrimoine immatériel de l’humanité.
Une manifestation mondiale
« Le yoga vient d’Inde et maintenant il est célébré à travers la planète. Donc, maintenant, le monde est conscient du pouvoir du yoga », a dit, réjoui, Sidharth Singh, un employé de 23 ans venu participer à une session en plein air à New Delhi.
De Paris à Tokyo, cette journée a été célébrée, dans une moindre mesure, par les passionnés du monde entier.

Heartening to see the beautiful  picture of practicing Yoga near one of the world wonders, Eiffel Tower in Paris. T… https://t.co/PoaXRLDtNO— VPSecretariat_ (@VicepresidentOfIndia)


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En Birmanie, où la classe moyenne émergente se met au goût du jour après des décennies d’isolement sous la junte militaire, quelque 300 personnes ont pris la pose sur des tapis colorés sur fond d’emblématique pagode Shwedagon de Rangoun.

People participate in an outdoor yoga session at a park in Yangon. 📷 by @ye_aung_thu https://t.co/nBh4RFrXWa— AFP (@AFP news agency)


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A Tokyo, environ 80 personnes, principalement des sexagénaires et des septuagénaires, ont participé à une session de yoga dans le temple Zojoji, bâtiment rouge à un étage sis à l’ombre de la tour de Tokyo.

Yoga practitioners attend a special session at Tokyo's Zojoji Temple. 📷 by AFP's Kazuhiro Nogi https://t.co/ILzuGlDngr— AFP (@AFP news agency)


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Et parfois, les étirements se sont déroulés dans des lieux insolites, comme à Disneyland en Ile-de-France, ou sur le pont de l’ex-porte-avions INS Viraat dans le port de Bombay en Inde.

Pour la journée internationale du yoga, Disneyland Paris a installé de nombreux tapis de yoga le long de Main Stree… https://t.co/71cMKJ504n— Captain31170 (@Captain Jack Sparrow)


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Indian Armed Forces personnel take part in a yoga sesssion on the Navy aircraft carrier INS Viraat, anchored at Mum… https://t.co/X6VSRVnewR— AFP (@AFP news agency)


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Alors que depuis la révolution de 1979, elles étaient interdites d’entrée dans les enceintes sportives lors des compétitions masculines, les Iraniennes ont pu, mercredi, aller au stade Azadi de Téhéran où elles ont profité en famille de la retransmission en direct du match Iran - Espagne.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ L’ébauche d’une communication finale du mini-sommet, dont des extraits circulent depuis mercredi dans la presse, avait suscité « l’irritation » de l’exécutif italien.
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Rome participera finalement à la rencontre organisée à Bruxelles sur les migrations dimanche

L’ébauche d’une communication finale du mini-sommet, dont des extraits circulent depuis mercredi dans la presse, avait suscité « l’irritation » de l’exécutif italien.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 14h25
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 15h39
   





                        



   


Le nouveau chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, a assuré jeudi 21 juin qu’il serait bien présent au mini-sommet européen sur les migrations prévu dimanche à Bruxelles, après que son ministre de l’intérieur eut laissé entendre que ce n’était pas certain.
M. Conte, après s’être entretenu avec Angela Merkel, « inquiète » de la possible absence de l’Italie, a « confirmé que cela aurait été inacceptable (…) de participer à ce sommet avec un texte déjà élaboré », écrit-il sur Facebook.

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L’ébauche d’une communication finale du mini-sommet de Bruxelles, dont des extraits circulent depuis mercredi dans la presse, avait suscité « l’irritation » de l’exécutif italien qui ne souhaitait pas participer à cette rencontre pour « ratifier une ébauche déjà rédigée », selon le quotidien La Repubblica, citant des sources gouvernementales.
Mais, selon M. Conte, « la chancelière a éclairci les choses en disant qu’il y avait eu un “malentendu” : l’ébauche du texte diffusée hier [mercredi] sera écartée ». « La rencontre ne se conclura pas par un texte écrit, mais seulement avec un résumé des sujets abordés et sur lesquels nous continuerons à discuter au sommet européen de la semaine prochaine » (28-29 juin), dont la migration constitue l’un des principaux thèmes, poursuit-il.
Le ministre de l’intérieur italien, Matteo Salvini, qui est aussi le chef de file de la Ligue (extrême droite), avait un peu plus tôt déclaré : « Si nous y allons pour recevoir un petit devoir déjà préparé par les Français et les Allemands, mieux vaut économiser l’argent du voyage (…) Ou bien il y a une proposition utile sur la défense des frontières, la sécurité et, j’ajoute, sur les droits des vrais réfugiés ou bien osons dire non. »

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Tensions entre Européens
Selon les médias italiens, l’agacement de Rome venait du fait que le texte aborderait insuffisamment la question de la protection des frontières européennes pour se concentrer sur le redéploiement des migrants dès lors qu’ils sont déjà arrivés en Europe.
Sur ce point, le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, a expliqué mercredi en recevant le président du Conseil européen, Donald Tusk, que l’Italie « n’était pas disponible » pour discuter des « mouvements secondaires » (la répartition des migrants dans les pays de l’UE) sans avoir au préalable affronté la question des arrivées sur son territoire, « que l’Italie se retrouve à affronter seule ». L’Italie reproche à ses partenaires européens de ne pas l’avoir suffisamment soutenue alors que 700 000 migrants sont arrivés sur ses côtes depuis 2013.
Ce sujet reste au cœur des tensions entre Européens et leurs divergences se sont illustrées récemment par l’errance en Méditerranée de l’Aquarius, ce navire avec 630 migrants secourus à son bord auquel l’Italie a refusé d’ouvrir ses ports en dénonçant le manque de solidarité de ses voisins européens face à la pression migratoire.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ La femme du premier ministre israélien est accusée d’avoir fait passer des dizaines de milliers de dollars de repas fins aux frais du contribuable pendant plusieurs années.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Israël : Sara Nétanyahou, l’épouse du premier ministre, inculpée de « fraude » dans l’affaire des frais de bouche

La femme du premier ministre israélien est accusée d’avoir fait passer des dizaines de milliers de dollars de repas fins aux frais du contribuable pendant plusieurs années.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 14h05
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 21h41
    |

            Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)








                        



   


Il y a des jours où les mauvaises nouvelles s’enchaînent. Le jeudi 21 juin appartient à cette catégorie pour Benyamin Nétanyahou. Le premier ministre israélien a d’abord appris que son épouse, Sara Nétanyahou, était inculpée dans l’affaire des frais de bouche indus du couple. La psychologue de formation et ex-hôtesse de l’air est mise en cause pour fraude et abus de confiance. Elle aurait consacré 359 000 shekels — soit 85 000 euros — d’argent public, entre 2010 et 2013, à des commandes de repas chez les meilleurs restaurateurs israéliens, livrés à domicile, et ce alors que la résidence officielle disposait d’un chef cuisinier.
Les enquêteurs estiment qu’elle aurait sciemment demandé à ce que ces plaisirs culinaires soient blanchis dans la comptabilité, en masquant l’existence du chef. Les avocats du couple, pour leur part, mettent en cause le rôle de Meni Naftali, ancien intendant de la résidence, qui a déjà gagné aux prud’hommes contre les Nétanyahou. L’accusation visant Sara Nétanyahou est « absurde et délirante », ont réagi ses avocats dans un communiqué, estimant que « pour la première fois en Israël et dans le monde, l’épouse du dirigeant en place est poursuivie pour des plateaux-repas ». Depuis quinze ans, la presse israélienne se régale de détails sur les goûts de luxe du couple, de ses dépenses hors norme et du traitement abusif des employés par Sara Nétanyahou.
Le couple Néthanyahou au centre de trois affaires judiciaires
Dans cette affaire des frais de bouche, le procureur général, Avichaï Mandelblit, a décidé de suivre l’avis du parquet du district de Jérusalem. Il avait lui-même annoncé cette future inculpation en septembre 2017. Mais elle n’en provoque pas moins un choc, resserrant la menace judiciaire autour du couple, avec la perspective d’un procès qui mettrait les nerfs de Sara Nétanyahou, connue pour son tempérament éruptif, à rude épreuve. Selon la presse israélienne, l’épouse du chef du gouvernement aurait refusé de plaider coupable et de rembourser cette somme, lors de négociations tendues avec les avocats du couple. L’autre personne mise en cause est l’ancien chef adjoint du bureau du premier ministre Ezra Saidoff. Les charges retenues contre lui sont encore plus sévères, puisqu’elles comprennent aussi la falsification de documents comptables.
En revanche, le premier ministre lui-même, Benyamin Nétanyahou, n’est pas inquiété, comme s’il existait une étanchéité entre les organisateurs de ces délits présumés et lui, personnage central de la résidence. Mais ses ennuis judiciaires restent intenses. Ils planent sur son avenir politique, le conditionnent même. Le 13 février, la police a déjà recommandé au procureur général l’inculpation du chef du gouvernement dans deux enquêtes pour corruption. La première est le « dossier 1 000 ». Le couple Nétanyahou et leur fils Yaïr sont suspectés d’avoir bénéficié de largesses d’un producteur de Hollywood, Arnon Milchan, et du milliardaire australien James Packer, pour un montant total de un million de shekels (229 000 euros). Le premier leur aurait fourni régulièrement du champagne et des cigares, ainsi que des bijoux pour Sara Nétanyahou.
Dans la deuxième affaire, le « dossier 2 000 », Benyamin Nétanyahou est mis en cause pour ses échanges téléphoniques, enregistrés, avec le propriétaire du quotidien Yediot Aharonot, Arnon Mozes. Les deux hommes ont envisagé un pacte aux dépens de Sheldon Adelson. Ce dernier est un milliardaire américain, magnat des casinos, qui a créé en 2007 Israel Hayom, un quotidien gratuit à grand tirage. Dans ses conversations avec Arnon Mozes, M. Nétanyahou propose de soutenir un projet de loi pour réduire la distribution d’Israel Hayom, grand rival du Yediot. En échange, M. Mozes organiserait une couverture plus favorable de son propre journal.
Nétanyahou perd une manche sur la direction de l’Agence juive
La deuxième mauvaise nouvelle pour Benyamin Nétanyahou, jeudi, a concerné la succession de Nathan Sharansky à la tête de l’Agence juive, que cet ancien dissident soviétique occupait depuis neuf ans. Le premier ministre espérait promouvoir en dernière minute la candidature de Youval Steinitz, son ministre de l’énergie. Il n’en a rien été. Dans un geste spectaculaire de défiance à l’égard de M. Nétanyahou, le comité chargé au sein de l’Agence juive de désigner le nouveau directeur, qui prendra ses fonctions le 1er août, a décidé de recommander pour ce poste une figure de l’opposition, Isaac Herzog.
Fils de l’ancien président israélien Chaïm Herzog, Isaac Herzog, que l’on surnomme « Bouji » est député travailliste depuis 2003. Elu à la tête du principal parti de centre gauche en 2013, il n’est pas parvenu à incarner une alternative crédible à Benyamin Nétanyahou. Confronté à l’effondrement des travaillistes dans les sondages, il a perdu la primaire au sein de sa formation, remportée par un nouveau venu, Avi Gabbay, en juillet 2017.
Isaac Herzog représente un profil connu et légitime pour une telle fonction, où il aura la charge notamment de superviser l’organisation de l’alya (« montée », l’émigration de juifs en Israël). Mais sa désignation est d’abord analysée comme une réponse cinglante des communautés juives américaines au mépris dont ils accusent le premier ministre, Benyamin Nétanyahou. La rupture date d’il y a un an. A la fin de juin 2017, le gouvernement israélien avait annoncé qu’il gelait le compromis historique scellé en janvier 2016, après des années de négociations, sur un accès pluraliste des croyants au mur des Lamentations, dans la vieille ville de Jérusalem. Ce reniement de M. Nétanyahou, pour ménager les susceptibilités de ses alliés politiques et du grand rabbinat, a été ressenti comme une trahison par les juifs américains.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Les médias américains se montrent sceptiques quant aux solutions apportées par le décret signé, mercredi, par le président des Etats-Unis pour éteindre la polémique sur la séparation des familles.
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Décret immigration de Trump : symbole politique et réponse temporaire, pour la presse américaine

Les médias américains se montrent sceptiques quant aux solutions apportées par le décret signé, mercredi, par le président des Etats-Unis pour éteindre la polémique sur la séparation des familles.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 13h57
 • Mis à jour le
21.06.2018 à 14h49
    |

                            Simon Auffret








                        



   


Volte-face, recul, reddition, revirement… la presse américaine multiplie les qualificatifs pour analyser la décision surprise, mercredi 20 juin, du président des Etats-Unis, Donald Trump, de signer un décret interdisant la séparation des familles entrées illégalement par la frontière mexicaine. Parents et enfants seront désormais détenus ensemble, comme cela était le cas auparavant, durant une période maximale de vingt jours pour les mineurs.
En changeant d’avis après plusieurs jours de fermeté politique sur le sujet, le président semble avoir cédé aux nombreuses critiques provenant des élus démocrates, de la société civile et même de son propre camp.
« Politiquement, cela revient à agiter le drapeau blanc », affirme le Washington Post. « Légalement, c’est avouer avoir fait de fausses déclarations », continue le journal – le président et sa secrétaire à la sécurité intérieure, Kristjen Nielsen, ont affirmé à plusieurs reprises que seul le Parlement pourrait arrêter la séparation des familles.

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Mais le quotidien inclut aussi le débat sur le sort des enfants dans une stratégie plus large de Donald Trump, qui veut obtenir des avancées législatives sur l’immigration en général. Face à des sénateurs peu disposés à voter un texte sur l’immigration cette année, le président aurait voulu imposer son agenda en plaçant l’immigration au centre du débat politique.
« Son objectif n’était pas de séparer les familles, mais de contraindre le Congrès à avancer sur la réforme de l’immigration, commente un soutien de Donald Trump dans le Time. Et maintenant, tout le monde en parle et je pense que le président Trump a exactement ce qu’il attend. »
La jurisprudence Flores et la limite de vingt jours de détention
La signature du décret, symbole politique, n’apporte qu’une réponse temporaire à la gestion de l’immigration, de l’avis de plusieurs médias américains. « Le texte du président ne fait rien pour résoudre la situation critique des 2 300 enfants déjà séparés de leurs parents », note le New York Times.
En autorisant les familles à rester ensemble pendant toute la durée de la procédure légale à la frontière, le décret entre par ailleurs en contradiction avec une « décision de justice de 1997, la jurisprudence Flores, par laquelle le gouvernement fédéral s’attache à ne pas garder les migrants mineurs plus de vingt jours. Les procès pour immigration durent beaucoup plus longtemps que ça », explique le Los Angeles Times.
Garder une famille en détention pendant une plus longue période ouvrirait la porte à des recours judiciaires de la part de juges fédéraux, nombreux au moment du décret anti-immigration de Donald Trump en 2017.
La jurisprudence Flores est critiquée par l’administration Trump depuis plusieurs mois : les attaques répétées du président contre les parlementaires démocrates, selon lui « responsables » de la séparation des familles à la frontière, visaient à débloquer le vote d’une nouvelle loi sur l’immigration, seule manière de contourner entièrement la limite de vingt jours de détention, d’après le site Vox, qui consacre quatre articles, mardi, à cette controverse légale.
« La tactique n’a pas fonctionné », avance de son côté le Washington Post. Les deux propositions de loi sur l’immigration qui seront examinées, jeudi, à la Chambre des représentants – comprenant toute une batterie de réformes destinées à limiter l’immigration légale et illégale – pourraient ne pas obtenir une majorité des suffrages faute du soutien des Républicains modérés.
Le sentiment de culpabilité des démocrates
Dans un article intitulé « Les démocrates étaient absents du débat sur l’immigration pendant les années Obama. Aujourd’hui, ils s’engagent – et peuvent être désolés », le magazine The Week relève la position difficile des libéraux américains en rappelant les mesures très restrictives prises pendant le premier mandat de l’administration Obama.
Le président démocrate fait partie des chefs d’Etat américains qui ont renvoyé le plus d’immigrants dans leur pays d’origine, soulignait dès 2015 The Nation. « Hillary Clinton est allée jusqu’à dire que les enfants migrants arrivant d’Amérique centrale devraient être renvoyés chez eux pour “passer un message” à leur famille », rappelle The Week.
« On peut comprendre que les principaux concernés sont plus que sceptiques sur la soudaine ferveur pro-immigration des libéraux. C’est comme s’ils exploitaient ce sujet pour tacler Trump, et oublieraient tout ça au moment où il quitte la Maison Blanche », conclut pour le magazine l’éditorialiste Ryan Cooper.
« Capitulation », selon certains médias conservateurs
Du côté de la presse conservatrice, The Federalist tente d’opposer aux critiques contre Donald Trump « quatre informations que les médias ne vous raconteront pas sur la crise migratoire ». Le média évoque un risque de criminalité lié à l’immigration illégale et estime que « les familles qui traversaient la frontière étaient souvent libérées avant la politique de “tolérance zéro” ». Il ajoute que « les migrants clandestins libérés ne se présentent pas souvent aux audiences du tribunal », rendant difficile leur reconduite à la frontière – ce qui justifierait leur interpellation immédiate, selon le journaliste John Daniel Davidson.
Dans une chronique, la National Review se montre en désaccord avec le décret de Donald Trump, jugé trop laxiste pour l’éditorialiste David French : « Le décret représente une immense capitulation de la part de l’administration. On ne peut qu’espérer qu’il ne s’agisse pas d’une reculade si grande qu’elle incite encore davantage les démocrates à torpiller toute réforme de l’immigration. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Le président français a évoqué lors de son discours les annonces de la Commission européenne, considérant que « ce ne sera pas accepté ».
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Pour Emmanuel Macron, la réduction du budget de la PAC est « inacceptable »

Le président français a évoqué lors de son discours les annonces de la Commission européenne, considérant que « ce ne sera pas accepté ».



Le Monde
 |    21.06.2018 à 13h55
   





                        



   


« Inacceptables ». Emmanuel Macron a martelé, jeudi 21 juin, l’adjectif utilisé par son ministre de l’agriculture au sujet de la réduction annoncée du budget de la Politique agricole commune (PAC). Depuis Quimper (Finistère), où il s’est rendu pour détailler son « pacte girondin », le président français est revenu sur les annonces de la Commission européenne, qui aboutiraient, selon lui, à faire payer le coût du Brexit uniquement par les agriculteurs.
« Ce qui a été proposé par la Commission européenne aujourd’hui est inacceptable et ne sera pas accepté. C’est inacceptable parce que c’est, en quelque sorte, vouloir dire à tous les paysans d’Europe, le coût du Brexit sera payé uniquement par vous. »
« Qu’on diminue à due proportion de la part de nos amis britanniques la part des engagements budgétaires pour les différentes politiques existantes, c’est tout à fait normal. Qu’on les diminue beaucoup plus sans aucune raison c’est inacceptable », a-t-il répété.
« Instrument de transition »
Il s’est dit favorable à une politique agricole commune conçue comme « un instrument de la transition », se disant « prêt à ce que le gouvernement confie aux régions les aides aux investissements pour la prochaine PAC. Ce sera plus clair et plus efficace ».
La Commission a proposé au début de mai une baisse de 5 % du budget dédié à la PAC pour la période 2021-2027, avec une enveloppe totale de 365 milliards d’euros, mais certains craignent déjà des coupes encore plus sévères en termes réels. Juste après l’annonce le 2 mai, le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, avait estimé qu’il s’agissait de « propositions inacceptables ». « Une telle baisse, drastique, massive et aveugle est simplement inenvisageable », avait-il dit.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Le principe d’un « droit voisin » pour les éditeurs de presse a été validé de justesse. Un feu vert définitif est encore nécessaire, au Parlement européen et du côté des Etats membres.
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Droit d’auteur : la directive révisée sur le copyright adoptée

Le principe d’un « droit voisin » pour les éditeurs de presse a été validé de justesse. Un feu vert définitif est encore nécessaire, au Parlement européen et du côté des Etats membres.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 12h22
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            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Martin Untersinger








                        



                                


                            

C’est passé de justesse, et dans un climat électrique. Mercredi 20 juin, la commission des affaires juridiques du Parlement européen a adopté la directive révisée sur le copyright, destinée à renforcer les prérogatives des auteurs face aux plates-formes numériques diffusant des contenus postés par leurs utilisateurs. YouTube, le mastodonte de la vidéo en ligne, est le premier acteur visé par ce texte.
Particulièrement discuté, l’article 11 créant un « droit voisin » pour les éditeurs de presse a été voté sur le fil, par 13 voix contre 11. Il devrait permettre aux éditeurs de journaux et magazines d’être rémunérés pour la reprise, même partielle, de leurs contenus par des services tels que Google News, alors qu’ils estiment que ces acteurs exploitent leurs informations en ligne sans suffisamment de contreparties.

Autre point très délicat, l’article 13 a aussi été validé. Il réclame que les plates-formes passent des accords de licence avec les ayants droit, pour que ces derniers soient mieux rémunérés. De tels accords existent déjà, mais le texte voudrait les systématiser. A défaut, les plates-formes devront mettre en place des systèmes de filtrage pour détecter automatiquement les contenus soumis au droit d’auteur et en empêcher la mise en ligne.
Cette responsabilité accrue des plates-formes est une revendication de longue date des industries culturelles. « Nous avons gagné ! Les créateurs ont enfin le droit d’être protégés dans la jungle numérique. L’Europe prend conscience que, leader dans la protection des données personnelles, elle doit le devenir dans la protection des données culturelles », s’est réjoui l’eurodéputé libéral français Jean-Marie Cavada, sur Twitter.
A l’inverse, Julia Reda, l’unique députée du Parti Pirate (affilié aux Verts européens) et pourfendeuse du texte, a dramatisé le vote en dénonçant des mesures qui « vont casser Internet ». Tout en reconnaissant le caractère « légitime »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Le président des Etats-Unis a signé le 20 juin à Washington, un décret présidentiel afin de ne plus séparer les familles de migrants à la frontière.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ L’accusation du chef du renseignement allemand survient après plusieurs alertes.
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L’Allemagne accuse la Russie de cyberattaques visant le secteur de l’énergie

L’accusation du chef du renseignement allemand survient après plusieurs alertes.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 12h04
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            Martin Untersinger








                        


La Russie est derrière une campagne d’infiltration informatique visant le secteur de l’énergie allemand. L’accusation a été lancée mercredi 20 mai par Hans-Georg Maassen, le directeur de l’Office fédéral de protection de la Constitution (BfV), le service de renseignement intérieur allemand, interrogé par le groupe de médias allemands RND. « Le mode opératoire est l’une des multiples indications qui pointent vers une implication russe », a déclaré M. Maassen.
Il y a une dizaine de jours, l’autorité allemande chargée de la sécurité informatique du pays alertait sur une « vaste et globale cyberattaque » visant le secteur de l’énergie. « Dans plusieurs cas, des préparatifs pour une attaque future ont été détectés » écrivait l’Office fédéral pour la sécurité informatique (BSI), tout en reconnaissant qu’il n’existait à ce jour « aucune indication d’un accès réussi aux réseaux de contrôle et de production ».
« Nous ne savons pas de quoi il parle », a rétorqué le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, interrogé par Reuters. Ni le directeur du BfV ni le BSI n’ont précisé le nombre ou l’identité des entreprises visées. L’été dernier, le BSI avait déjà alerté sur une offensive visant le secteur allemand de l’énergie.
Une menace réelle
La menace de pirates parvenant à perturber le fonctionnement de réseaux de distribution d’énergie est réelle. Par deux fois et en plein hiver, des pirates vraisemblablement téléguidés par le Kremlin s’en sont pris au réseau électrique ukrainien, parvenant à en interrompre partiellement le fonctionnement.
En France, même si les autorités restent très discrètes sur le sujet, la menace est prise très au sérieux. Si le versant production, plus spécifiquement les centrales nucléaires, n’inspire pas d’inquiétudes majeures en matière de sécurité informatique, il en va différemment pour le secteur de la distribution.
Ce dernier fait partie de ceux qui donnent des sueurs froides en raison de ses vulnérabilités et des dégâts qu’une attaque réussie pourrait occasionner. « C’est un secteur très sensible, qui est ciblé », reconnaissait Guillaume Poupard, le directeur de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (Anssi), interrogé par Le Monde en marge d’une conférence cet automne.

        Lire notre enquête :
         

          Le réseau électrique français peut-il être piraté ?



Quelques semaines auparavant, l’entreprise spécialisée Symantec avait détecté la résurgence de ce type d’attaques. En avril, Kaspersky, autre spécialiste du secteur, a révélé avoir découvert des serveurs utilisés comme base arrière par un groupe particulièrement intéressé par le secteur de l’énergie dans plusieurs pays occidentaux. Ce groupe, qui a été baptisé « Energetic Bear » ou « Dragonfly », est, selon le gouvernement états-unien, piloté par le Kremlin.



                            


                        

                        


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Le gouvernement Modi renonce à privatiser Air India avant les élections

Le pays doit entrer en campagne à l’automne pour le scrutin législatif de 2019.



Le Monde
 |    21.06.2018 à 12h00
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                            Guillaume Delacroix








                        



                                


                            

Le prix du pétrole est apparu comme un alibi tout trouvé pour le gouvernement Modi, qui a renoncé, lundi 18 juin, à la privatisation d’Air India. L’information n’a filtré que le lendemain, lorsque le ministre de l’aviation civile, Suresh Prabhu, a déclaré, à la sortie d’une réunion à Delhi, que ce projet était reporté sine die, « le moment n’étant pas le bon » du fait de l’envolée récente des cours de l’or noir.
L’Etat souhaitait conserver une participation de 24 % au capital, afin de pouvoir continuer à peser sur le devenir du groupe
L’argument a fait sourire les analystes financiers du quartier de la Bourse, à Bombay. Le 31 mai, date limite fixée pour le dépôt des candidatures au rachat de la compagnie aérienne, aucun investisseur ne s’était manifesté. Non que le coût de l’opération ait été considéré comme trop élevé, mais l’Etat souhaitait conserver une participation de 24 % au capital, afin de pouvoir continuer à peser sur le devenir du groupe et de ses 16 800 salariés.
Un schéma jugé rédhibitoire par des compagnies comme IndiGo, numéro un en Inde avec 40 % de parts de marché, Jet Airways, numéro deux, ou la compagnie à bas coûts SpiceJet. Celles-ci auraient été intéressées par Air India si elles avaient pu, par la suite, découper l’entreprise publique et n’en conserver que les actifs les plus rentables, à savoir les lignes internationales et la filiale low cost Air India Express.

« Air India est un cas classique où la somme des parties vaut plus cher que l’entité prise dans son entier. Il y a des candidats pour certaines activités bien précises. L’Etat aurait intérêt à la démanteler », estime un patron du transport aérien dans les colonnes du quotidien économique Mint, sous couvert d’anonymat. La place financière souligne que trois des six filiales d’Air India sont déficitaires et que le groupe possède un nombre impressionnant d’actifs non stratégiques, dont un patrimoine immobilier estimé à plus...




                        

                        

