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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Après la présentation du « scénario de l’anticipation » par la ministre de la culture, Françoise Nyssen, les syndicats de journalistes craignent un affaiblissement de France Bleu et un manque de moyens.
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Réforme de l’audiovisuel : les syndicats inquiets

Après la présentation du « scénario de l’anticipation » par la ministre de la culture, Françoise Nyssen, les syndicats de journalistes craignent un affaiblissement de France Bleu et un manque de moyens.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 16h17
   





                        



   


La ministre de la culture, Françoise Nyssen, a présenté lundi 4 mai son projet de réforme de l’audiovisuel public, baptisé « scénario de l’anticipation ». Celui-ci prévoit notamment la fin de la diffusion de France 4 sur la TNT, le développement du numérique et le rapprochement de France Bleu et de France 3 afin de renforcer les programmes régionaux. « Une coopération ambitieuse entre France 3 et France Bleu doit déboucher sur ce média quotidien régional qui sera la voix des territoires », a-t-elle notamment expliqué au Monde et lors d’une conférence de presse.
France Bleu craint d’être absorbé
C’est ce dernier point qui suscite la forte inquiétude du Syndicat national des journalistes (SNJ) de Radio France. Celui-ci estime que le rapprochement sur le numérique entre une rédaction de radio et une autre de télévision pour créer un site, expérimenté avec Franceinfo:, est loin d’avoir montré son efficacité. Il craint surtout que les rédactions de France Bleu soient absorbées par les locales de France 3.

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« S’il y a bien un enseignement à tirer de la création de Franceinfo:, c’est que la rédaction de la radio n’a en réalité aucun contrôle sur le site. France Télévisions prend toutes les décisions », regrette le SNJ Radio France dans un communiqué. « Les journalistes de France Bleu n’accepteront pas de s’épuiser à fournir “un nouveau média de la vie quotidienne” qui effacerait la présence numérique de leur radio », ajoute le syndicat.
Effort sur le numérique « insuffisant »
Du côté de France TV, c’est le flou concernant le financement de la réforme, guère abordé par la ministre, et les économies demandées au service public de l’audiovisuel qui inquiètent la CGT. Le syndicat s’alarme de « la dimension nationale de France 3 que l’on sent de plus en plus menacée ». Si la CGT se félicite de l’existence d’un effort d’investissement dans le numérique, à hauteur de 150 millions d’euros supplémentaires par an, elle l’estime « insuffisant ». « Faire beaucoup plus avec beaucoup moins n’est pas une perspective raisonnable », estime le syndicat.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ La chercheuse Speranta Dumitru analyse l’apport considérable des milliers d’expatriés qui parviennent à faire vivre, malgré la précarité, des familles entières. Sans avoir la destinée de Mamoudou Gassama.
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Décryptage

« Pourquoi les migrants économiques sont des héros »

La chercheuse Speranta Dumitru analyse l’apport considérable des milliers d’expatriés qui parviennent à faire vivre, malgré la précarité, des familles entières. Sans avoir la destinée de Mamoudou Gassama.

Par                Speranta Dumitru



LE MONDE
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        Le 04.06.2018 à 15h39

     •
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        Mis à jour le 04.06.2018 à 16h10






    
Mamoudou Gassama reçu par le président Macron, le 22 mai 2018, au palais de l’Elysée.
Crédits : Thibault Camus/AFP


Emmanuel Macron aime les héros. Mamoudou Gassama a sauvé la vie d’un enfant en escaladant quatre étages à mains nues. En guise de reconnaissance, le président lui a annoncé sa régularisation, l’invitant aussi à faire une demande de naturalisation.
Cette décision suscite des réactions inattendues. L’extrême droite la salue, car comme la nationalité française doit se mériter, on tient à dire que Mamoudou Gassama est méritant « contrairement à d’autres ». A gauche, certains philosophes craignent que la régularisation ne soit désormais conditionnée à l’héroïsme.
Une très haute valeur morale
Motivées par des convictions différentes, ces deux réactions s’accordent sur le fait que la plupart des migrants ne seraient pas des héros. Mais qu’est-ce qu’un héros ? Si Emmanuel Macron aimait vraiment les héros, ne devrait-il pas revoir sa conception de ce qu’il appelle les « migrants économiques » ?
En éthique, un acte héroïque est défini comme un acte de très haute valeur morale, mais qui va au-delà de ce qui est obligatoire. Ce type d’actes est aussi appelé « surérogatoire », du latin médiéval super-erogatio, qui signifie « donner en sus », plus que ce qui est dû.

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Le geste de Mamoudou Gassama correspond bien à ces deux critères. Son acte – sauver une vie – a une très haute valeur morale sans être moralement obligatoire. S’il existe bien une obligation d’assistance à personne en danger, elle ne s’applique pas aux passants sans moyen d’atteindre le quatrième étage, où l’enfant était suspendu.
La question des moyens est essentielle. Une fois que Mamoudou Gassama intégrera la brigade de sapeurs-pompiers de Paris, ses actes auront une valeur morale tout aussi haute, sans être héroïques. Non seulement le sauvetage des vies fera partie de ses obligations, mais il disposera d’échelles pivotantes et d’autres technologies pour les accomplir. Le fait qu’aujourd’hui, il ait pu sauver un enfant « à mains nues » est important dans la qualification éthique de son action.



On comprend pourquoi Emmanuel Macron aime les héros. Faire beaucoup de bien avec peu de moyens ne saurait être une obligation, mais reste un acte hautement louable. Si Mamoudou Gassama est un héros, y aurait-il d’autres migrants qui sauvent des vies « à mains nues » ?
Mamoudou Gassama fait partie de ces migrants des pays pauvres qu’Emmanuel Macron appelle des « migrants économiques », mais qui font preuve d’une forme d’héroïsme collectif. Avec très peu de ressources de départ et de nombreuses barrières en chemin, ces migrants contribuent « à mains nues » au développement et à la réduction de la pauvreté. Selon les données de la Banque mondiale, les transferts d’argent des migrants vers les pays à faible et moyen revenu ont atteint à 466 milliards de dollars (397 milliards d’euros) en 2017 et ne cessent d’augmenter.
Un puissant levier de développement
La valeur de ces 466 milliards de dollars est importante. C’est comme si les migrants collectaient, en un an, plus d’argent que les cinq plus riches entrepreneurs du monde (Jeff Bezos, Bill Gates, Warren Buffet, Bernard Arnault et Mark Zuckerberg, selon Forbes) ont amassé toute leur vie. Seulement, les migrants renouvelleraient l’opération chaque année et enverraient ces cinq grandes fortunes aux pays à faible et moyen revenu.
La valeur morale de ces transferts d’argent a été longtemps discréditée par les théories néomarxistes, sous prétexte que l’argent servirait simplement à la consommation. Mais, aujourd’hui, on sait que la migration et les transferts d’argent sont un puissant levier de développement et de réduction de la pauvreté. Par exemple, les économistes Richard Adams et John Page ont montré qu’une augmentation de 10 % de la migration diminuait de 2 % la pauvreté, c’est-à-dire la proportion des personnes vivant avec moins de 1 dollar par jour.

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En matière d’héroïsme, il vaut mieux retenir deux chiffres simples : moins de 3 % de la population mondiale fait trois fois mieux que tous les gouvernements puissants du Nord rassemblés.
En effet, les migrants sont à l’origine du flux monétaire le plus important que reçoivent les pays à faible et moyen revenu, à l’exception des investissements directs étrangers. Les transferts d’argent des migrants ont dépassé depuis 1996 l’aide publique au développement. Les efforts financiers des migrants sont trois fois plus importants que les efforts consentis par les gouvernements.
L’effort financier des migrants est-il fait « à mains nues » ? Peut-être pas, mais l’argent est gagné dans des conditions où la discrimination, l’exploitation et le taux de surqualification dans l’emploi sont plus élevés que chez les non-migrants. De plus, les migrants nés dans les pays du Sud ont migré, pour plus de la moitié d’entre eux, dans d’autres pays du Sud où les salaires sont plus réduits que dans les pays du Nord.
« Toute la misère du monde »
Quand leurs exploits ne sont pas filmés, Emmanuel Macron appelle les migrants pauvres comme Mamoudou Gassama « migrants économiques » et affirme ne pas pouvoir les « accueillir ».
Cette position fait écho à la phrase prononcée, il y a trente ans, par Michel Rocard selon laquelle « on ne peut pas accueillir toute la misère du monde ». Depuis lors, le mot « misère » est répété par les responsables politiques sans frémir. Publiquement. Dans tous les médias. Comme si les migrants originaires des pays pauvres ne pouvaient pas entendre ou étaient trop rustres pour se sentir offensés. Comme s’il y avait, d’un côté, ceux qui sont nés pour « accueillir » et, de l’autre, ceux qui sont nés rustres.



L’expression « migrants économiques » est moins brutale, mais elle est impropre. Généralement, quand on parle de « migration pour motif économique », on fait référence à la nature des titres de séjour (liée elle-même au travail), et non à la motivation de leurs titulaires. Que leurs titulaires soient venus travailler en France pour être proches de la tour Eiffel ou pour nourrir leurs enfants, c’est un fait que les statistiques migratoires ignorent. Ce que l’on sait, c’est qu’en France, l’accès à l’autorisation de travail est difficile à obtenir. Seuls 10 % des titres de séjour sont délivrés pour motif économique.

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Emmanuel Macron ne semble pas intéressé par les données statistiques et les études migratoires. Il aurait pourtant appris que la migration n’est pas un risque pour la sécurité mondiale, mais une chance de doubler le PIB mondial. A l’inverse, freiner la migration économique, c’est laisser des trillions de dollars sur le carreau, comme l’a montré Michael Clemens. Les gains de l’ouverture des frontières seraient équivalents aux gains d’un « miracle de croissance », selon l’expression de John Kennan. Même les estimations les plus pessimistes confirment que, en cas d’ouverture des frontières, le revenu moyen mondial par travailleur augmenterait de 12 % sur le court terme et de 52 % sur le long terme.
L’exploit de Mamoudou Gassama illustre bien les gains de la mobilité. Sans obstacle, il a réussi à grimper à mains nues pour sauver un enfant. Avec les politiques migratoires, on choisit de créer des obstacles à chaque étage. Ceux qui, contre tous ces obstacles, arrivent encore à sauver des enfants sont, tout compte fait, des héros.
Speranta Dumitru est maîtresse de conférence en sciences politiques à l’Université Paris-Descartes.
Cet article a d’abord été publié sur le site The Conversation.





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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Face à la dette abyssale du service de location de voitures en libre-service, Anne Hidalgo annonce être en discussion avec des constructeurs pour un nouveau modèle.
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Autolib’ : Paris réfléchit à d’autres modes de déplacement

Face à la dette abyssale du service de location de voitures en libre-service, Anne Hidalgo annonce être en discussion avec des constructeurs pour un nouveau modèle.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 14h35
   





                        



   


Dans une interview aux Echos, lundi 4 juin, Anne Hidalgo dit « poser la question du modèle » du système de location de voitures en libre-service Autolib’.
« Autolib’ a été inventé il y a dix ans pour imaginer de nouvelles formes de mobilité. Ce dispositif devait être rentable. Force est de constater qu’il ne l’est pas. »
Selon la maire de Paris, l’explication de ces difficultés pourrait être l’émergence « d’autres évolutions technologiques et de la mobilité », comme « les VTC, les scooters en libre-service, les vélos à assistance électrique… »
« Des propositions opérationnelles »
Anne Hidalgo, qui est en « discussion avec différents constructeurs », évoque la nouvelle piste de systèmes d’automobiles en « free-floating » (« sans station »), pour une mise en œuvre avant même 2023, date de la fin du contrat avec le groupe Bolloré : « Des constructeurs ont des propositions opérationnelles, il n’y a aucune raison d’attendre. » Ce nouveau modèle devra en tout cas être « performant sur le plan économique » et les industriels en assurer « la gestion et la rentabilité ». 
Ces déclarations font suite aux exigences exprimées par le groupe Bolloré le 25 mai, qui réclame aux quatre-vingt-dix-huit communes desservies par le service une somme de quelque 40 millions d’euros par an jusqu’au terme de la délégation de service public, en 2023, pour combler une dette considérable.

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Cette demande correspond au contrat signé entre les collectivités et le groupe Bolloré, puisque l’industriel n’est tenu de prendre en charge les pertes que jusqu’à 60 millions d’euros. Au-delà, c’est aux communes de les assumer.
Le groupe Bolloré « stupéfait »
Un accord que n’a pas manqué de faire valoir le groupe Bolloré, qui, dans un communiqué, s’est dit « stupéfait » par les propos de la maire de Paris. Il ajoute « qu’il n’a cessé d’alerter le syndicat (mixte d’Autolib’) de la dérive financière du service sans qu’aucune mesure ne soit prise et regrette cette polémique ».
« Comme pour Vélib’, qui a été récemment reconcédé à un tiers, le syndicat peut parfaitement reconcéder s’il le souhaite le service Autolib’ à un nouvel opérateur », rappelle le groupe, évoquant le fiasco du changement de prestataire des vélos en libre-service.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Le coup de projecteur sur le jeune Malien n’est-il pas destiné à nous éblouir pour mieux laisser dans l’ombre les ratés de la méritocratie et la frilosité dont la France fait preuve à l’égard des migrants ?, s’interroge sur son blog le professeur Claude Garcia.
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<article-nb="2018/06/04/17-5">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Affichant une volonté d’apaisement après sa réélection contestée, le président vénézuélien a libéré en fin de semaine plusieurs dizaines de prisonniers politiques, qui ne peuvent ni quitter le territoire ni s’exprimer dans la presse.
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Venezuela : 80 opposants libérés par Nicolas Maduro

Affichant une volonté d’apaisement après sa réélection contestée, le président vénézuélien a libéré en fin de semaine plusieurs dizaines de prisonniers politiques, qui ne peuvent ni quitter le territoire ni s’exprimer dans la presse.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 12h42
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 12h54
   





                        



   


Après avoir libéré 40 prisonniers politiques vendredi 1er juin, le président socialiste du Venezuela, Nicolas Maduro, en a relâché 40 autres samedi. « Aujourd’hui, ils sont quarante (…) à avoir bénéficié d’importants aménagements de peine », a annoncé le ministre de la communication, Jorge Rodriguez, dans une allocution à la télévision nationale.
Pression internationale
Ce geste d’apaisement survient alors que le président subit une forte pression internationale, après sa réélection contestée le 20 mai. Un scrutin notamment qualifié de « farce » par les Etats-Unis, le pouvoir ayant interdit aux deux principaux opposants au chavisme et à la principale coalition d’opposition d’y participer.

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Parmi les détenus accusés de délits politiques libérés dans la première vague se trouvaient des figures importantes de l’opposition, tel l’ancien maire de San Cristobal, Daniel Ceballos, et le général à la retraite Angel Vivas.
Parmi ceux libérés samedi se trouvent le député suppléant Gilber Caro, 44 ans, emprisonné depuis janvier 2017 sous l’accusation de trahison de la patrie et de vol d’armes des forces armées, ainsi que Raul Emilio Baduel, fils du général emprisonné Raul Isaias Baduel − un ex-allié du défunt président Hugo Chavez –, dégradé en mars par le président Maduro pour « conspiration ».
« Chercher les voies démocratiques »
L’ex-député de Barinas (ouest), Wilmer Azuaje, arrêté en mai 2017 pour complot, figure également parmi les libérés. En juillet 2017, une photo de lui, enchaîné à une échelle dans un cachot des services de renseignement (Sebin) à Caracas, était parue.

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Avant d’être libérés, les prisonniers doivent assister à une cérémonie devant la présidente de l’Assemblée constituante, Delcy Rodriguez, chargée des libérations par une Commission de la vérité. « Il faut s’éloigner de la haine et de l’intolérance, il faut chercher les voies démocratiques et pacifiques », a-t-elle déclaré aux détenus samedi, ajoutant que ces libérations se faisaient « au nom de la paix » et de la « réconciliation ». Ils resteront soumis à des mesures de contrôle, ne pourront pas quitter le territoire et n’ont pas, pour la plupart, l’autorisation de s’adresser à la presse.
Selon l’ONG Foro penal, le Venezuela compte quelque 350 « prisonniers politiques », ce que le gouvernement socialiste dément.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Cette enquête fait suite à la plainte déposée par Anticor pour « prise illégale d’intérêts » et « trafic d’influence ». En cause : les liens étroits entre Kohler et l’armateur MSC.
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Enquête du Parquet national financier visant le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler

Cette enquête fait suite à la plainte déposée par Anticor pour « prise illégale d’intérêts » et « trafic d’influence ». En cause : les liens étroits entre Kohler et l’armateur MSC.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 11h12
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 15h20
   





                        



   


Le Parquet national financier (PNF) a annoncé, lundi 4 juin, avoir ouvert une enquête visant le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler. Cela fait suite à la plainte déposée au PNF le 1er juin par Anticor pour « prise illégale d’intérêts » et « trafic d’influence ». Dans la foulée, l’Elysée a annoncé qu’il rejetait « des soupçons totalement infondés ».
Au cœur du dossier : les liens étroits entre M. Kohler et l’armateur MSC, un groupe privé italo-suisse avec lequel l’Etat a mené une série de négociations ces dernières années, alors que le haut fonctionnaire occupait des postes-clés au ministère de l’économie.

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Dans son communiqué, le PNF précise avoir ouvert une enquête « afin de vérifier si les règles relatives à la mise en disponibilité des agents publics [avaie]nt bien été respectées ».
« C’est bien volontiers qu’Alexis Kohler communiquera au parquet l’ensemble des documents prouvant sa conduite respectueuse du droit dans toutes les circonstances de son parcours professionnel », précise de son côté la présidence.
« Alexis Kohler a toujours tenu sa hiérarchie informée de ses liens personnels avec l’entreprise MSC. Il s’est systématiquement déporté de toutes les décisions ayant trait à cette entreprise et sa hiérarchie informée a naturellement veillé au conflit d’intérêt potentiel. Dans toutes les fonctions qu’il a occupées à l’Agence des participations de l’Etat, à Bercy et à l’Elysée. »
Alexis Kohler a-t-il favorisé l’entreprise de ses cousins ?
Selon des informations de Mediapart, le secrétaire général de l’Elysée est lié aux Aponte, la famille italienne fondatrice et toujours propriétaire de la Mediterranean Shipping Company (MSC). La mère d’Alexis Kohler est la cousine germaine de Rafaela Aponte, qui a cofondé MSC avec son mari, Gianluigi, en 1970. M. Kohler a rejoint pendant quelques mois, en août 2016, le siège de MSC à Genève en tant que directeur financier.
Or la compagnie maritime est devenue la principale cliente des derniers grands chantiers navals français, situés à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Des chantiers historiques dont l’Etat a tout fait, depuis des années, pour éviter d’abord la disparition, puis le passage sous un complet contrôle italien. A chaque fois, MSC était une actrice-clé des discussions, ses commandes de paquebots pouvant d’un coup transformer l’avenir de Saint-Nazaire.

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Alexis Kohler est-il intervenu dans ces tractations ? A-t-il, de Bercy, favorisé l’entreprise de ses cousins ? Ces deux interrogations se trouvent au centre de la plainte d’Anticor.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Les ponctions financières imposées au monde HLM, qui le fragilisent, ne seront qu’à moitié compensées.
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édition abonné


Le modèle français du logement social en danger

Les ponctions financières imposées au monde HLM, qui le fragilisent, ne seront qu’à moitié compensées.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 15h44
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

L’avalanche de ponctions financières du gouvernement dans les finances du monde HLM est à son comble. A l’horizon 2020, 2 milliards d’euros seront prélevés chaque année : 1,5 milliard d’euros proviendront de la baisse imposée des loyers pour réduire d’autant le budget des aides personnalisées au logement (APL), 305 millions iront obligatoirement alimenter différents fonds d’aide à la pierre. A quoi s’ajouteront 180 millions de manque à gagner dû au gel des loyers. Tout cela n’est qu’à moitié compensé par les facilités bancaires que la Caisse des dépôts consentira, à la demande de l’Etat, sous forme d’allongement de crédits et de prêts exceptionnels.

Le compte n’y est pas : c’est ce qu’ont découvert, avec stupeur, les dirigeants des Entreprises sociales de l’habitat (ESH) réunis, le 18 mai, lors d’une journée professionnelle de leur fédération, dans une étude d’EY (ex-Ernst & Young), dont Le Monde s’est procuré des éléments. EY établit que, si rien n’est entrepris, 43 ESH seront en déficit dès 2020 et qu’aucune d’entre elles ne conservera la moindre capacité d’investissement d’ici à 2024.
Les 230 ESH détiennent, aujourd’hui, 2,3 millions de logements, soit plus de la moitié du parc, et elles forment l’une des deux grandes familles de HLM, sa branche privée, avec, pour actionnaires principaux, les Caisses d’epargne et Action logement (ex-1 % logement). L’autre famille est la Fédération des offices publics présidés par les élus locaux. Ces deux branches sont réunies au sein de l’Union sociale pour l’habitat (USH).
« Coécrites par Bercy »
La branche privée des ESH a très vite cédé – dès la fin 2017 – à la pression du gouvernement, capitulé sur les montants exigés et signé, le 13 décembre 2017, sans les offices publics, un protocole d’accord avec le ministre, ce qui a divisé et affaibli comme jamais le mouvement HLM.

Pourquoi le gouvernement est-il en train de mettre à genoux le secteur HLM ?...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Editorial. Le 3 juin, dans un entretien accordé au « Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung », la chancelière a enfin dit ce qu’elle pensait des propositions pour l’Europe du chef de l’Etat français.
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Europe : les réponses prudentes de Merkel à Macron

Editorial. Le 3 juin, dans un entretien accordé au « Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung », la chancelière a enfin dit ce qu’elle pensait des propositions pour l’Europe du chef de l’Etat français.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 10h24
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 11h51
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Enfin ! Après des mois d’espoirs déçus, d’atermoiements incompris et d’imprécations inutiles, Angela Merkel a fini par livrer, dimanche 3 juin, sa réponse aux propositions d’Emmanuel Macron pour refonder l’Europe, formulées notamment dans son discours de la Sorbonne en septembre 2017. Ceux qui pensaient que, si la chancelière allemande tardait autant, c’était pour mieux placer ses ambitions pour l’Europe à la hauteur de celles de son partenaire français en sont pour leurs frais. Il n’y aura pas de grand soir allemand. Fidèle à sa réputation, Merkel fait du Merkel : elle avance, mais à petits pas.
On l’attendait à Aix-la-Chapelle, où elle avait accepté d’intervenir pour la remise du prix Charlemagne décerné cette année à M. Macron, en mai : elle aurait pu y prononcer un discours historique, il fut d’une désolante platitude, face au président français pressant l’Allemagne d’abandonner son « fétichisme » budgétaire. Le président français aime l’oral, de préférence dans un cadre théâtral ; la chancelière allemande préfère le confort de l’écrit. C’est donc dans un long entretien au Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung qu’elle a finalement choisi de préciser la position de l’Allemagne sur plusieurs dossiers essentiels, à trois semaines d’un conseil européen très attendu.
Pas d’« union de la dette »
C’est évidemment sur la réforme de la zone euro que sa réponse sera jugée la plus décevante à Paris. Les avancées de Mme Merkel sont minimales, dans un contexte, il est vrai, assombri par la situation italienne : elle est en faveur de la transformation du Mécanisme européen de stabilité (MES) en Fonds monétaire européen (FME), susceptible de venir en aide aux pays en difficulté économique, mais susceptible aussi d’étudier la restructuration de la dette de ces pays – une recette à laquelle la France est opposée. Mme Merkel se prononce également en faveur d’un budget d’investissement de la zone euro, mais d’un montant bien inférieur à celui souhaité par M. Macron. Soucieuse de ne pas heurter ses partenaires politiques, elle réitère son refus de créer une « union de la dette ».
Avant ce quatrième mandat, la chancelière n’a fait que deux embardées audacieuses.
La chancelière avance sur la question migratoire : elle soutient l’idée d’une agence européenne des migrations et plaide pour l’harmonisation du droit d’asile. Elle reconnaît que le système des quotas obligatoires de réfugiés pour les Etats membres a été un échec et propose un « système flexible » de partage des responsabilités.
C’est sur la défense et la sécurité qu’Angela Merkel évolue le plus dans le sens souhaité par Emmanuel Macron. Elle soutient l’initiative d’intervention européenne lancée par la France et souscrit à la nécessité de créer une « culture stratégique » commune. Cela prendra du temps, mais c’est un signal politique bienvenu, de même que la proposition d’un Conseil européen de sécurité à l’ONU, compte tenu des traditionnelles réticences allemandes dans ce domaine.

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                Allemagne : Merkel encourageante sur les réformes de l’UE



Le contexte international et les défis posés par la présidence Trump plaident pour des avancées plus décisives, mais Angela Merkel, liée par son contrat de coalition, est d’une nature prudente. Avant ce quatrième mandat qui se révèle plus ardu que les précédents, la chancelière n’a fait jusqu’ici que deux embardées audacieuses : celui de la transition énergétique et celui de l’accueil massif des réfugiés, en 2015. Les deux virages ont été fortement controversés. Visiblement, la chancelière préfère désormais emprunter des routes plus sûres. Mais, cette prudence n’est plus à la hauteur de l’enjeu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ La présidente de la région Ile-de-France s’organise au sein du parti Les Républicains pour concurrencer son président décrié.
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A droite, Valérie Pécresse se rêve en alternative à Laurent Wauquiez

La présidente de la région Ile-de-France s’organise au sein du parti Les Républicains pour concurrencer son président décrié.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 10h05
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            

Il parle, elle le mouche. Il propose, elle contre-attaque. Il chute, elle le regarde tomber… Depuis six mois, Valérie Pécresse ne lâche pas Laurent Wauquiez d’une semelle, consciente que la bataille pour le leadership de la droite ne fait que commencer. Le nouveau président du parti Les Républicains propose un référendum sur l’immigration ? La présidente de la région Ile-de-France répond : « Droite de l’incantation, c’est du Le Pen, du Dupont-Aignan. » Elle se permet, au passage, de présenter ses propres mesures sur le sujet vingt-quatre heures avant celles de son adversaire, agaçant au plus haut point la direction du parti. Il souhaite le rétablissement de l’état d’urgence après l’attentat terroriste de Trèbes (Aude), le 23 mars ? Elle dénonce une « chimère » éloignée des solutions « crédibles et efficaces » qu’il faudrait appliquer. « Du théâtre, s’agace-t-on chez M. Wauquiez. Sur un sujet d’une telle gravité, elle aurait eu le droit de sortir de la posture politique. » Il est bien trop tentant, dans tous les cas, de se poser en alternative, alors que des doutes pointent sur la capacité du président de LR à redresser la droite.

Pour sa rentrée politique, à la fin de l’été, l’ancienne conseillère de Jacques Chirac envisage d’inviter ses soutiens pour un rassemblement en Corrèze – l’hypothèse n’est pas encore confirmée. L’échappée aurait valeur de symbole dans ce département qui reste identifié à la figure de l’ancien président de la République. Une manière de se poser en chef de file d’une droite apaisée, comme M. Chirac à la fin de sa carrière, quand Laurent Wauquiez incarne, lui, une forme de raideur. « La politique, c’est de l’empathie et de la rondeur. Je mets beaucoup d’énergie dans ce que je fais, mais ça ne m’empêche pas de respecter l’autre », défend Mme Pécresse auprès du Monde. « Il faut incarner un pôle de rassemblement de la droite de gouvernement. Dire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ La ministre de la culture demande l’augmentation des programmes régionaux de France 3 et la suppression de France 4 de la télévision hertzienne.
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Françoise Nyssen : « L’audiovisuel public doit anticiper et oser »

La ministre de la culture demande l’augmentation des programmes régionaux de France 3 et la suppression de France 4 de la télévision hertzienne.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 10h01
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 12h30
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            

Après un rendez-vous à Matignon, Françoise Nyssen, la ministre de la culture, a présenté ce lundi 4 juin les orientations de la réforme de l’audiovisuel public, en présence des dirigeants de France Télévisions, Radio France, France Médias Monde, l’Institut national de l’audiovisuel, TV5 Monde et Arte. La ministre demande l’augmentation « significative » des programmes régionaux de France 3 et la suppression de la chaîne pour enfants France 4 de la télévision hertzienne. L’audiovisuel public devra investir dans le numérique 150 millions d’euros de plus par an, à l’horizon 2022, et « sanctuariser » ses investissements dans les séries, les documentaires… Le modèle social de France Télévisions devra être « réformé ».

Quelle est la philosophie de cette réforme ?
Reconquérir la jeunesse, retrouver les territoires. Nous portons l’ambition d’un média global à vocation universelle, capable de résister à une concurrence nouvelle et de répondre aux attentes nouvelles du public. Un média audacieux ; un média engagé dans la vie citoyenne ; un média engagé pour la création ; un média engagé vers la rupture technologique.
Nous nous sommes enfin émancipés des schémas ringards qui ont présidé aux précédentes tentatives de réforme et qui sacrifiaient, systématiquement, le public au profit d’atermoiements sur les questions de gouvernance, de personnes ou de fourchettes budgétaires. Le premier acte de notre scénario de l’anticipation se concentre sur les contenus.
Faut-il davantage régionaliser France 3 ?
Oui. Nous avons demandé à France Télévisions d’augmenter significativement le temps des programmes régionaux [actuellement de deux heures par jour]. Une coopération ambitieuse entre France 3 et France Bleu doit déboucher sur ce média quotidien régional qui sera la voix des territoires. Une proximité que les médias privés délaissent alors que les Français la réclament.
Ce...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Dans une lettre ouverte diffusée jeudi, la présidente du Rassemblement national avait appelé le chef de file de Debout la France à s’allier à l’occasion des européennes de 2019.
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Elections européennes : Dupont-Aignan refuse la proposition de Marine Le Pen de faire liste commune

Dans une lettre ouverte diffusée jeudi, la présidente du Rassemblement national avait appelé le chef de file de Debout la France à s’allier à l’occasion des européennes de 2019.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 08h12
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 13h52
   





                        



   


Premier revers pour le nouveau Rassemblement national de Marine Le Pen. Le chef de file de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, a rejeté dimanche 3 juin, la main tendue par la présidente du parti d’extrême droite (ex-Front national), qui lui proposait dans une lettre ouverte de faire liste commune aux élections européennes.
« Je prends mes responsabilités et je ne vais pas me dérober. Je dis à Marine Le Pen très clairement que sa proposition, même si ça part peut-être d’une bonne intention, n’est pas du tout à la hauteur de l’enjeu historique qui est devant nous, a-t-il déclaré dimanche sur France 3. C’est une question de cuisine politicienne qui ne m’intéresse pas. »
« Elle m’a écrit une lettre que j’ai lue dans la presse. (…) Une lettre, alors que son bureau est quasiment juste en face du mien à l’Assemblée nationale. J’aurais aimé qu’elle vienne m’en parler, mais qu’importe la forme. »
Sur Radio Classique, lundi matin, il est revenu sur les raisons de son refus. Selon lui, la députée du Pas-de-Calais « met la charrue avant les bœufs » : 
« Moi, je ne monte jamais dans un autocar tant que je ne connais pas le chauffeur, tant que je ne connais pas la destination, et l’itinéraire pour l’atteindre. Je dis à Marine Le Pen : qu’elle travaille, et puis on se reverra. »
« Nous rassemblerons quand même »
C’est un premier échec pour Marine Le Pen, qui a annoncé vendredi le changement de nom du parti, de Front national en Rassemblement national, pour faciliter des alliances à l’occasion des prochaines élections. Après le refus de M. Dupont-Aignan, elle a toutefois considéré que les propos du député de l’Essonne n’étaient pas « définitifs ».
« Je ressens de sa part une crainte, en quelque sorte, d’être absorbé dans le mouvement Rassemblement national, a-t-elle jugé. Ça n’est pas mon objectif. »
Dans sa lettre ouverte au député de l’Essonne diffusée jeudi, la présidente du parti d’extrême droite annonçait son souhait de rencontrer M. Dupont-Aignan « dans les plus brefs délais afin de travailler à une charte commune qui établira les priorités et les mesures essentielles pour transformer l’Union européenne en une Europe des nations, des coopérations et des libertés ». Dans cette lettre, la présidente du FN propose également au député de l’Essonne « notre présence symbolique aux dernières places de cette liste » commune.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ L’association de lutte anticorruption a déposé plainte contre le secrétaire général de l’Elysée pour « prise illégale d’intérêts » et « trafic d’influence », en raison de ses liens avec l’armateur italo-suisse MSC.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 03/06/2018
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Alexis Kohler, le bras droit d’Emmanuel Macron, visé par une plainte d’Anticor

L’association de lutte anticorruption a déposé plainte contre le secrétaire général de l’Elysée pour « prise illégale d’intérêts » et « trafic d’influence », en raison de ses liens avec l’armateur italo-suisse MSC.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 11h45
    |

            Yann Bouchez, 
Denis Cosnard, 
Philippe Jacqué et 
Cédric Pietralunga








                        



                                


                            

Alexis Kohler, le plus puissant haut fonctionnaire de France, va-t-il devoir rendre des comptes à la justice ? Bras droit d’Emmanuel Macron, l’actuel secrétaire général de l’Elysée est la cible d’une plainte pour « prise illégale d’intérêts » et « trafic d’influence » que l’association de lutte contre la corruption Anticor a envoyée, vendredi 1er juin, au Parquet national financier. Au cœur du dossier : les liens étroits entre M. Kohler et l’armateur MSC, un groupe privé italo-suisse avec lequel l’Etat a mené une série de négociations ces dernières années, alors que le haut fonctionnaire occupait des postes-clés au ministère de l’économie.

L’association s’appuie sur les révélations de Mediapart. Début mai, le site a dévoilé une information tenue soigneusement secrète jusqu’alors : Alexis Kohler est lié aux Aponte, la famille italienne fondatrice et toujours propriétaire de la société Mediterranean Shipping Company (MSC). La mère d’Alexis Kohler est la cousine germaine de Rafaela Aponte, qui a cofondé MSC avec son mari, Gianluigi, en 1970. Ce n’est donc pas un hasard si Alexis Kohler, lorsqu’il a provisoirement quitté le service de l’Etat en août 2016, a rejoint pendant quelques mois le siège de MSC à Genève plutôt qu’une autre entreprise. Nommé directeur financier de ce groupe italien de droit suisse, au chiffre d’affaires dépassant les 20 milliards d’euros, il travaillait en famille.
« Conflit d’intérêts »
Pour l’Etat, MSC n’est pas tout à fait un groupe comme un autre. Numéro deux mondial du transport de marchandises par bateaux porte-conteneurs, la compagnie de la famille Aponte s’est diversifiée dans les croisières. A ce titre, elle est devenue le client principal – et certaines années, unique – des derniers grands chantiers navals français, situés à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Des chantiers historiques dont l’Etat a tout fait, depuis des années, pour éviter d’abord la disparition, puis le passage sous un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Le 10 avril 2015 à Fosses (Val-d’Oise), Aymen, Tunisien arrivé en France en 2013, a sauvé deux enfants enfermés dans la chambre d’un appartement en proie aux flammes.
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Un sans-papiers de 25 ans menacé d’expulsion questionne « la hiérarchie des actes de bravoure »

Le 10 avril 2015 à Fosses (Val-d’Oise), Aymen, Tunisien arrivé en France en 2013, a sauvé deux enfants enfermés dans la chambre d’un appartement en proie aux flammes.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 18h46
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 06h41
   





                        



Parfois – souvent, même – l’actualité semble bégayer. Il y a comme de l’écho, mais la petite musique est un peu différente. Et le décalage souligne plus âprement encore le cynisme d’une société.
D’un côté, il y a la lumière. La machine médiatique qui s’emballe à l’idée d’avoir trouvé un héros. Parce que c’était un jour de morne actualité, parce que des témoins étaient là pour filmer, Mamoudou Gassama, en sauvant spectaculairement un enfant de 4 ans suspendu dans le vide, s’est fait remarquer jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. Reçu par Emmanuel Macron à l’Elysée, lundi 28 mai, le jeune migrant malien de 22 ans va accéder à la naturalisation française et intégrer le service civique des sapeurs-pompiers de Paris.

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                Derrière l’héroïsation de Mamoudou Gassama, la presse souligne la « bonne conscience » de l’Etat



De l’autre, il y a celui resté dans l’ombre. L’histoire d’Aymen, sans-papiers de 25 ans arrivé en France en 2013, racontée dimanche 3 juin par Le Parisien. Le 10 avril 2015 à Fosses (Val-d’Oise), ce Tunisien a sauvé, en compagnie de deux amis, deux enfants enfermés dans la chambre d’un appartement en proie aux flammes. C’est la mère des deux garçons, âgés de 19 mois et 5 ans, qui avait appelé à l’aide.
« Quelle malchance de ne pas avoir été filmé »
« Nous sommes montés tout de suite pour chercher les enfants. Nous les avons trouvés tout de suite, dans la chambre. Ils étaient restés ensemble », témoigne Aymen au quotidien. Les trois sauveurs repartent aussitôt, et ne referont surface qu’après un appel à témoins lancé par la mère pour les retrouver. Trois semaines après leur acte, le maire de Fosses leur remet une médaille de la ville pour « acte de bravoure ».

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Mais deux ans plus tard, le jeune homme, diplômé d’informatique, est sous le coup d’un refus de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Une décision prise et confirmée par le préfet du Val-d’Oise, malgré la demande du maire de Fosses d’obtenir une dérogation auprès des services de l’Etat, rappelant le geste héroïque d’Aymen.
Comment ne pas établir de liens entre ces deux destins ? Ne pas voir l’ironie d’une société qui choisit une poignée de héros pour mieux rejeter la masse des autres ? L’avocate d’Aymen, Philippine Parastatis, demande l’annulation de la décision du préfet. « Je lance un appel au président de la République afin d’être reçue et pour qu’il m’explique comment hiérarchiser les actes de bravoure », ajoute-t-elle dans les colonnes du Parisien.
« Faut-il considérer que sauver un bébé en escaladant un immeuble est plus héroïque que braver les flammes pour sauver deux enfants ? Quelle malchance de ne pas avoir été filmé. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ L’émission « Questions politiques » sur France Inter, en partenariat avec France Télévisions et « Le Monde », reçoit le commissaire européen aux affaires économiques et financières.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤                     
                                                

En direct : suivez « Questions politiques », avec Pierre Moscovici

L’émission « Questions politiques » sur France Inter, en partenariat avec France Télévisions et « Le Monde », reçoit le commissaire européen aux affaires économiques et financières.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 12h03
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 12h06
   





                        


Chaque dimanche, de 12 heures à 13 heures, Le Monde s’associe à France Inter pour animer et diffuser l’émission « Questions politiques », présentée ce dimanche 3 juin par Ali Baddou, en collaboration avec Virginie Malingre (Le Monde), Carine Bécard (France Inter) et Nathalie Saint Cricq (France Télévisions). L’invitée de ce dimanche est le commissaire européen aux affaires économiques et financières, Pierre Moscovici.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Le Comité consultatif national d’éthique remet au Parlement, lundi 4 juin, un rapport sur la bioéthique. Les catholiques ont été très présents dans les débats, note la sociologue des religions, avec des positions plus ouvertes que celles de La Manif pour tous.
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Article sélectionné dans La Matinale du 02/06/2018
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Bioéthique : « Pour l’Eglise, la question du corps est centrale », affirme Céline Béraud

Le Comité consultatif national d’éthique remet au Parlement, lundi 4 juin, un rapport sur la bioéthique. Les catholiques ont été très présents dans les débats, note la sociologue des religions, avec des positions plus ouvertes que celles de La Manif pour tous.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 10h01
    |

            Cécile Chambraud








                        



                                


                            
Céline Béraud est sociologue des religions et directrice d’études à l’EHESS. Avec Philippe Portier, elle a publié Métamorphoses catholiques (Maison des sciences de l’homme, 2015), une étude fouillée des grandes mobilisations de 2012-2013 contre le mariage pour tous.
En 2012-2013, les catholiques ont manifesté en masse contre le mariage pour tous. Cinq ans plus tard, la révision des lois de bioéthique met en débat l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules. Cette perspective les inquiète-t-elle autant ?
Comme le montrait en janvier un sondage IFOP publié par La Croix, les catholiques ont fait du chemin sur ces sujets très clivants. Plus ils sont pratiquants, moins ils y sont favorables, mais il y a une évolution vers une plus grande acceptation de la PMA ouverte à toutes les femmes, ainsi que de la gestation pour autrui (GPA) pour cause de stérilité.
Ces thématiques liées à la famille restent cependant, depuis les années 1970, l’un des axes de mobilisation des catholiques et d’inquiétude du magistère. Ils sont très présents sur ces questions, tout comme sur la fin de vie, car, pour eux, elles font système : il y a un ordre naturel des corps auquel on ne saurait porter atteinte parce qu’il reflète le projet de Dieu.
Dans cette perspective, toute une série de questions sont pensées ensemble par le magistère : diagnostic préimplantatoire, recherche sur l’embryon, assistance médicale à la procréation, euthanasie ou suicide assisté. La question du corps est centrale. Dans les fiches élaborées par les évêques en préparation des Etats généraux de la bioéthique transparaît l’idée qu’il faut poser des limites à l’action qu’on peut avoir sur les corps, qu’elle soit technique ou législative.
Comment articuler la mobilisation de 2012-2013 et cette évolution postérieure ?
Comme on l’a vu lors du pacs puis du mariage pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Cette mobilisation intervient avant le vote, mardi au Sénat, de la réforme ferroviaire. Le texte a été remanié avec des amendements de tous les groupes politiques.
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A la SNCF, 2 TGV sur 3 et 1 TER sur 2 au vingt-sixième jour de grève

Cette mobilisation intervient avant le vote, mardi au Sénat, de la réforme ferroviaire. Le texte a été remanié avec des amendements de tous les groupes politiques.



Le Monde
 |    02.06.2018 à 18h16
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 06h36
   





                        



   


La SNCF s’apprête à connaître son vingt-sixième jour de grève depuis début avril. Le trafic sera de nouveau perturbé dimanche 3 juin, avec deux TGV sur trois, deux Intercités sur cinq et un TER sur deux en moyenne.
Ce treizième épisode d’une grève au fonctionnement inédit – par épisodes de deux jours sur cinq –, se tient en contestation de la réforme ferroviaire du gouvernement. Il prendra fin lundi à 7 h 55.

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                SNCF : sur la durée, la grève des cheminots est l’une des plus suivies depuis vingt ans



En Ile-de-France : 
deux Transiliens sur trois devraient circuler en moyennetrafic normal sur le RER A et le RER B sud.Un train sur deux sur la portion nord du RER B, ainsi que sur le RER CD’autres lignes franciliennes seront davantage perturbées (lignes H, R, notamment), également en raison de travaux, précise la SNCF.

        Lire aussi :
         

                Au 31 mai, la grève aurait déjà coûté 400 millions d’euros à la SNCF



Trafic sur l’ensemble du territoire :
Côté TGV, la moyenne sera de deux trains sur trois en circulation : sept sur dix sur les axes Atlantique et sud Est, trois sur quatre sur l’axe Est et un peu moins, trois sur cinq, sur l’axe Nord.Concernant les TGV Ouigo, sept sur dix sont annoncés.La situation des Intercités varie d’une région à l’autre.
Trafic international :
Le trafic de l’Eurostar et du Thalys sera « quasi normal et les liaisons avec l’Allemagne et l’Espagne normales », selon les prévisions de trafic.Deux trains sur trois sont prévus entre la France et l’Italie ainsi que sur le trafic des Lyria.

        Lire aussi :
         

                SNCF : pourquoi la grève continue



Ces nouvelles journées de grève interviennent avant le vote, mardi au Sénat, de la réforme ferroviaire. Le texte a été remanié avec des amendements de tous les groupes politiques, dont certains donnent des gages aux syndicats réformistes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Depuis l’entrée en vigueur, fin 2016, de la loi de modernisation de la justice du XXIe siècle, les consommateurs qui ont un litige dont le montant ne dépasse pas 4 000 euros doivent passer par un tiers « conciliateur », rappelle la journaliste du « Monde » Rafaële Rivais dans sa chronique SOS Conso.
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« Quand la médiation s’achève avant d’avoir commencé »

Depuis l’entrée en vigueur, fin 2016, de la loi de modernisation de la justice du XXIe siècle, les consommateurs qui ont un litige dont le montant ne dépasse pas 4 000 euros doivent passer par un tiers « conciliateur », rappelle la journaliste du « Monde » Rafaële Rivais dans sa chronique SOS Conso.



Le Monde
 |    02.06.2018 à 12h00
    |

            Rafaële Rivais








                        



                                


                            
SOS Conso. Les consommateurs sont de plus en plus souvent priés de tenter de régler leurs conflits à l’amiable, avant de saisir les tribunaux. Depuis l’entrée en vigueur, le 20 décembre 2016, de la loi de modernisation de la justice du XXIe siècle, ceux qui ont un litige dont le montant ne dépasse pas 4 000 euros doivent passer par un tiers « conciliateur ». Sinon, les juges peuvent considérer leur demande comme « irrecevable ». Le projet de programmation 2018-2022 pour la justice, que la garde des sceaux, Nicole Belloubet, a présenté au conseil des ministres du 20 avril, étend cette obligation à certaines demandes supérieures à 4 000 euros.
Ces obligations légales ne sont-elles pas abusives, du fait qu’elles repoussent dans le temps le droit d’accès à un tribunal, pourtant garanti par la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme ? La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a répondu à cette question par la négative, le 14 juin 2017 : « Ce qui importe, c’est non pas le caractère obligatoire ou facultatif du système de médiation, mais le fait que le droit d’accès à la justice des parties soit préservé. » La médiation, à la différence de l’arbitrage, ne doit pas empêcher le recours ultérieur aux magistrats.
Pour ce faire, précise la CJUE, il faut notamment que les délais de prescription soient suspendus pendant la médiation. Cette condition est-elle remplie ? L’article 2238 du code civil dit que « la prescription est suspendue à compter du jour où (…) les parties conviennent de recourir à la médiation ». En outre, depuis le 1er janvier 2016, en vertu d’une directive européenne sur le règlement extrajudiciaire des litiges, les professionnels ont tous l’obligation de « désigner un médiateur », et de le faire agréer par la commission d’évaluation et de contrôle de la médiation de la consommation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Analyse. Si le voyage à Saint-Pétersbourg du chef de l’Etat marque un incontestable réchauffement des relations franco-russes, le journaliste du « Monde » Marc Semo rappelle que les prédécesseurs de M. Macron avaient tous pensé, au début, pouvoir faire bouger les choses avec M. Poutine. Sans résultat.
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Le pari russe d’Emmanuel Macron

Analyse. Si le voyage à Saint-Pétersbourg du chef de l’Etat marque un incontestable réchauffement des relations franco-russes, le journaliste du « Monde » Marc Semo rappelle que les prédécesseurs de M. Macron avaient tous pensé, au début, pouvoir faire bouger les choses avec M. Poutine. Sans résultat.



Le Monde
 |    02.06.2018 à 10h48
 • Mis à jour le
02.06.2018 à 15h39
    |

            Marc Semo








                        



                                


                            

Analyse. Le contraste était saisissant. Devant un parterre d’hommes d’affaire du forum économique de Saint-Pétersbourg, une sorte de « Davos russe », le 25 mai, Emmanuel Macron jouait la séduction, tutoyant le président russe et l’appelant « cher Vladimir ». Il citait Dostoïevski, Soljenitsyne et insistait sur son souhait d’ancrer la Russie et son destin dans l’Europe.
Face à lui, l’homme fort du Kremlin, courtois mais impassible, le vouvoyait et ne s’engageait guère au-delà de propos très convenus sur « la France partenaire ancien, traditionnel et fiable ». Pas une seule fois, surtout face à son interlocuteur, il n’a évoqué la vocation européenne de son pays. « Le décalage était évident entre le souffle, la perspective historique de Macron et les réponses d’ordre mécanique de Poutine », relève Thomas Gomart, le directeur de l’IFRI (Institut français des relations internationales).
Le voyage à Saint-Pétersbourg du chef de l’Etat marque un incontestable réchauffement des relations franco-russes. Ce n’était pas très difficile vu leur dégradation depuis 2014 après l’annexion de la Crimée, la déstabilisation de l’est de l’Ukraine, les tensions des derniers mois avec l’affaire Skripal – la tentative d’empoisonnement d’un ex-agent double russe près de Londres – et les frappes contre les armes chimiques du régime syrien, soutenu envers et contre tout par Moscou.
Sauver ce qui peut l’être
Un jalon a été posé, mais il reste à en mesurer la portée. « Est-ce qu’il s’agit d’un tournant ? En tout cas, c’est un échange et une relation qui cherchent à élaborer quelque chose de solide et des axes stratégiques », expliquait M. Macron en dressant le bilan de son voyage. L’attitude réservée du maître du Kremlin montre que ce dernier se sent en position de force. « C’est un pragmatique et il sait qu’il n’a pas besoin de trop en faire, étant dans une situation idéale pour profiter des tensions...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Traversées par différents courants de pensée, les organisations patronales ont toujours fait passer au premier plan la défense de leurs intérêts immédiats, analyse dans une tribune au « Monde » l’historienne Danièle Fraboulet.
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« Les relations du patronat avec l’Etat et la société varient selon la conjoncture politique et les rapports de force »

Traversées par différents courants de pensée, les organisations patronales ont toujours fait passer au premier plan la défense de leurs intérêts immédiats, analyse dans une tribune au « Monde » l’historienne Danièle Fraboulet.



Le Monde
 |    02.06.2018 à 10h42
 • Mis à jour le
02.06.2018 à 11h17
    |

Danièle Fraboulet (Professeure émérite d’histoire contemporaine de l’université Sorbonne Paris-Cité de Paris-XIII)







                        



                                


                            

Tribune. La multiplicité des candidatures à la présidence du Medef, avant l’élection qui doit se tenir le 3 juillet, est symbolique de la diversité historique du monde patronal en France. Loin de l’image d’un groupe social embrassant unanimement la position libérale d’une défense tous azimuts de la liberté d’entreprendre en luttant contre tous les empiétements, qu’ils viennent de l’Etat, des syndicats ou d’autres acteurs de la société, celui-ci a été souvent divisé.
De fait, les organisations patronales ont le plus souvent adapté de manière pragmatique leur action et leur positionnement idéologique en fonction de leur perception des multiples visages de l’Etat : concurrent, oppresseur (sur le plan fiscal), producteur de normes et d’informations, mais aussi client, formateur de main-d’œuvre qualifiée, garant de la souveraineté nationale…
Dans la métallurgie, les premières chambres syndicales apparaissent dans la première partie du XIXe siècle. Les premières unions professionnelles voient le jour dans les métiers du bâtiment et de l’alimentation. Des comités de maîtres de forges apparaissent dès 1828 pour défendre les intérêts généraux de leur branche, notamment à propos des questions douanières.
A partir du Second Empire, les chambres syndicales se multiplient, mais les premières tentatives d’association sont souvent vouées à l’échec, car les regroupements sont hétérogènes, et les patrons restent très individualistes. Les lois de 1884 et de 1901 sur les associations donnent corps aux chambres syndicales nationales ou régionales, qui intègrent les entreprises, et qui sont rassemblées dans des unions ou fédérations. Sans position idéologique particulière, ces dernières tentent de résoudre des problèmes économiques et sociaux précis et conjoncturels.
Des courants de pensées divers et successifs
En 1901, la création d’une organisation plus combative, l’Union des industries métallurgiques et minières (UIMM),...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Le sociologue Michel Offerlé décrypte dans une tribune au « Monde » l’audience et le poids des différentes organisations de chefs d’entreprise en 2018.
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« On pourrait se demander si le Medef dans sa composition actuelle représente bien le tissu économique français »

Le sociologue Michel Offerlé décrypte dans une tribune au « Monde » l’audience et le poids des différentes organisations de chefs d’entreprise en 2018.



Le Monde
 |    02.06.2018 à 10h40
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 17h41
    |

                            Michel Offerlé (Professeur à l’Ecole normale supérieure)








                        



                                


                            

Tribune. En 2017, pour la première fois, l’audience des organisations patronales a été mesurée conformément à la loi du 5 mars 2014. Que disent ces chiffres de leur représentativité ? D’abord, ils rompent avec les proclamations de nombreuses confédérations ; ensuite, ils laissent perplexes tant leur fabrique a été compliquée et cadrée politiquement. Car cette opération n’était certes pas une mesure scientifique, elle visait à légitimer la représentation patronale des partenaires sociaux, sans bouleverser les équilibres.
Depuis sa création en 1998, le Mouvement des entreprises de France (Medef) affichait entre 750 000 et 800 000 adhérents. Or, l’enquête ne le crédite plus que de 123 387 cotisants. La Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME, ex-CGPME) en annonçait 550 000, il ne lui en reste plus que 144 939. Quant à l’U2P (l’Union des entreprises de proximité, UPA + UNAPL), qui en revendiquait 350 000 (250 000 pour la première organisation et 100 000 pour la deuxième), elle compte 150 605 adhérents…

On peut reproduire le même constat pour les deux fédérations patronales les plus importantes en effectifs : les adhérents de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) ont fondu de 80 000 membres déclarés à 30 000 constatés, et le Conseil national des professions de l’automobile (CNPA, concessionnaires et garagistes) a « perdu » la moitié de ses affiliés, de 30 000 à 15 000. Quant aux deux fédérations rivales du bâtiment, leurs chiffres sont en revanche plus proches des déclarations antérieures : 42 144 pour la Fédération française du bâtiment au lieu de 57 000, et 56 551 pour la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb) contre 80 000.
En ajoutant aux effectifs des trois grandes confédérations ceux de l’économie sociale et ceux des fédérations dites « autonomes », le taux d’adhésion des (environ) 3 millions d’entreprises françaises à un syndicat patronal...




                        

                        

