<FILE-date="2018/06/04/17">

<article-nb="2018/06/04/17-1">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ L’éruption du volcan, situé au sud-ouest de la capitale, a entraîné l’évacuation de 3 000 personnes. Le porte-parole des secours fait également état d’un nombre indéterminé de personnes disparues.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ 
<article-nb="2018/06/04/17-2">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Cette jeune institution s’installe progressivement et contribue à financer 76 projets destinés à luter contre le réchauffement ou à s’y adapter.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le Fonds vert pour le climat a déjà débloqué 3 milliards d’euros d’aide aux pays du Sud

Cette jeune institution s’installe progressivement et contribue à financer 76 projets destinés à luter contre le réchauffement ou à s’y adapter.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 12h53
    |

                            Marion Douet (Nairobi, correspondance) et 
Simon Roger








                        



                                


                            

Le 1er juin 2017, Donald Trump en avait fait a cible privilégiée de son discours annonçant le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris : le Fonds vert pour le climat (Green Climate Fund, ou GCF, en anglais) obligerait, selon lui, Washington à payer « des milliards, des milliards et des milliards alors que [sa] contribution est déjà bien supérieure à celle de n’importe quel autre pays », et détournerait « la richesse américaine ». 
En dénonçant l’accord conclu fin 2015 à la COP21, le président républicain espérait donc briser aussi la dynamique du fonds enclenché au moment de la conférence onusienne. Peine perdue. La jeune institution s’installe peu à peu dans le paysage de la finance climat. Elle intervient actuellement dans 76 projets, soit un budget total de 3,7 milliards de dollars (3,2 milliards d’euros) débloqués essentiellement par les pays du Nord pour aider ceux du Sud à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre ou à s’adapter aux effets du réchauffement.

Parmi les dossiers validés lors de la session de travail de printemps figurait par exemple l’installation de panneaux solaires sur les toits des bâtiments industriels et résidentiels en Inde (100 millions de dollars). La nouvelle vague d’approbation de projets, prévue lors de la réunion du 1er au 4 juillet, devrait rapprocher encore un peu plus le GCF des 60 % du budget alloué, seuil qui doit ouvrir la voie à un nouveau tour de table entre les Etats bailleurs.
L’installation en Corée du Sud n’a pas fait que des heureux
« Globalement, le Fonds vert fonctionne aujourd’hui, reconnaît Lutz Weischer, spécialiste des questions climatiques internationales à German Watch, mais cela a pris du temps. C’est compliqué de créer une institution qui ne soit pas une banque de développement et dont le quartier général se situe en Corée du Sud, ce qui nécessite de mettre sur pied toute une organisation. » L’ONG...




                        

                        


<article-nb="2018/06/04/17-3">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Après une accalmie temporaire avec des pluies résiduelles sur le Nord-Ouest, le Sud-Ouest et le Sud-Est, les orages vont de nouveau revenir, prévient Météo-France.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Météo : 16 départements en alerte orange pour risques d’orages

Après une accalmie temporaire avec des pluies résiduelles sur le Nord-Ouest, le Sud-Ouest et le Sud-Est, les orages vont de nouveau revenir, prévient Météo-France.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 11h45
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 12h58
   





                        



   


Seize départements du nord-ouest et du nord-est de la France ont été placés en alerte orange pour risques d’orages, a annoncé Météo-France dans son bulletin du lundi 4 juin au matin : l’Aube, le Calvados, la Côte-d’Or, le Doubs, l’Eure-et-Loir, la Haute-Marne, la Haut-Rhin, la Haute-Saône, les Vosges et le Territoire-de-Belfort ont été ajoutés aux six départements de l’ouest précédemment inclus dans l’alerte (Côtes-d’Armor, Ille-et-Vilaine, Mayenne, Morbihan, Orne et Sarthe).
Côté inondations, le Finistère repasse en vigilance jaune. Après une accalmie temporaire avec des pluies résiduelles sur le Nord-Ouest, le Sud-Ouest et le Sud-Est, les orages vont de nouveau revenir, prévient Météo-France.

        Lire :
         

          « En une demi-heure, un mois de pluie » à Morlaix



« Forte activité électrique » et grêle
Une « première vague intense » va d’abord concerner quelques départements du Nord-Ouest, puis la zone de vigilance orange à partir de la mi-journée et jusqu’en première partie de nuit. Quelque 80 mm d’eau en moins de trois heures sont attendus, avec « une forte activité électrique » et de la grêle.
Enfin, une deuxième vague orageuse intense est prévue en soirée et une partie de la nuit sur plusieurs départements du Nord-Est.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/04/17-4">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Le groupe allemand a fait cette annonce lundi matin après avoir reçu toutes les autorisations nécessaire pour le rachat de la société américaine.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Après leur fusion, Bayer annonce la suppression de la marque Monsanto

Le groupe allemand a fait cette annonce lundi matin après avoir reçu toutes les autorisations nécessaire pour le rachat de la société américaine.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 09h44
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 15h47
   





                        



   


Très controversée, la marque Monsanto va disparaître. Le groupe d’agrochimie allemand Bayer en fait l’annonce lundi 4 juin après l’acquisition du géant américain des OGM et des pesticides. Les marques des produits vendus par Monsanto comme le Roundup vont en revanche subsister.

        Lire aussi :
         

                Bruxelles donne son feu vert au controversé mariage Bayer-Monsanto



« Bayer demeurera le nom de l’entreprise. Monsanto en tant que nom d’entreprise ne sera pas maintenu », fait savoir un communiqué de Bayer publié lundi. Le groupe de Leverkusen a par ailleurs fait savoir qu’il comptait boucler le 7 juin son rachat valorisé à près de 63 milliards de dollars (54 milliards d’euros), précisant que toutes les autorisations nécessaires des régulateurs ont été obtenues.
Cessions d’activités à BASF
Aucune justification n’est donnée par Bayer pour la suppression du nom Monsanto, alors que depuis l’annonce du projet de mariage avec l’américain à la mi-2016, les défenseurs de l’environnement ont fait pression sur les autorités en organisant des protestations et manifestations à travers le monde.

        Lire aussi :
         

                Les gens de Monsanto, la multinationale de l’agrochimie



« Nous allons écouter ceux qui nous critiquent et travailler ensemble », mais « le progrès ne doit pas être stoppé en raison d’un renforcement des fronts idéologiques », a déclaré Werner Baumann, PDG de Bayer, dans un communiqué.
Les autorités de la concurrence aux Etats-Unis et en Europe ont déjà donné leur feu vert à l’opération tout en imposant d’importantes cessions d’activités au rival allemand BASF, pour une valeur de près de 9 milliards de dollars (7,7 milliards d’euros)



                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/04/17-5">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Plus de 2 000 personnes ont été évacuées. L’aéroport international de Guatemala a été temporairement fermé en raison des cendres volcaniques.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Au moins 25 morts dans l’éruption du Volcan de Fuego, au Guatemala

Plus de 2 000 personnes ont été évacuées. L’aéroport international de Guatemala a été temporairement fermé en raison des cendres volcaniques.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 03h31
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 08h01
   





                        



   


Au moins 25 personnes ont été tuées et 20 blessées par l’éruption d’un volcan très actif du Guatemala, le Volcan de Fuego, qui a déclenché l’évacuation de milliers de personnes, a annoncé la protection civile.
« Le bilan à 21 heures ce dimanche [5 heures lundi à Paris] est de 25 morts », a déclaré le porte-parole de la Coordination nationale pour la gestion des catastrophes, David de Leon, sur un groupe WhatsApp dont font partie des journalistes. Des milliers de personnes ont été évacuées et un total de 1,7 million de personnes sont affectées à divers degrés par la catastrophe, a précisé ce responsable.
Vingt autres personnes ont été blessées en raison de l’éruption, qui a affecté notamment des communes rurales proches du volcan et la cité coloniale d’Antigua, le plus important site touristique du Guatemala.
Plus de 2 200 mètres au-dessus du cratère
La pluie de cendres émises par le volcan, haut de 3 763 mètres et situé à 35 kilomètres de la capitale Guatemala, a aussi entraîné la fermeture temporaire de l’aéroport international. Des équipes de l’aéroport et de l’armée ont entrepris de déblayer les pistes pour permettre la reprise du trafic, a annoncé la direction générale de l’aviation civile.
Les colonnes de cendres provenant de l’explosion du volcan, la deuxième depuis le début de l’année, ont dépassé les 2 200 mètres au-dessus du cratère, selon M. De Leon.
Des images diffusées par la presse locale et la police montrent des personnes couvertes de cendres que des secouristes essaient de mettre à l’abri.
En septembre 2012, une importante éruption du Volcan de Fuego (le Volcan de feu en espagnol), avait entraîné l’évacuation de quelque 10 000 habitants. De nombreux autres volcans sont actifs au Guatemala, notamment le Santiaguito, dans l’ouest, et le Pacaya, à 20 kilomètres au sud de la capitale.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/04/17-6">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Le cœur de la petite ville du Finistère a été submergé, dimanche soir, par des eaux qui sont montées jusqu’à un mètre.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 03/06/2018
Découvrir l’application


                        

Inondations : « En une demi-heure, un mois de pluie » à Morlaix

Le cœur de la petite ville du Finistère a été submergé, dimanche soir, par des eaux qui sont montées jusqu’à un mètre.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 02h57
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 10h27
   





                        



   


« En une demi-heure, on a eu un mois de pluie. » Agnès Le Brun, maire de Morlaix, constate avec impuissance les dégâts causés par l’orage qui s’est abattu dimanche 3 juin au soir sur la ville du Finistère, située dans une cuvette et, de fait, habituée des crues. Mais « là, constate-t-elle, il n’y avait vraiment pas grand-chose à faire ».
Le cœur de la petite commune a été submergé en une demi-heure par des eaux qui sont montées de plusieurs dizaines de centimètres et jusqu’à un mètre sur ses quais, à la suite d’un violent orage.
Vers 23 heures, plusieurs rues étaient encore partiellement inondées. Mais l’eau était en train de se retirer, laissant voir plusieurs centimètres de boue sur la chaussée et jusqu’aux façades des immeubles. Plusieurs voitures ont été emportées par les flots, au plus fort de l’inondation, l’une d’entre elles s’est retrouvée dans une des rivières qui traversent la ville, coincée au niveau d’un pont.
« J’ai reçu l’alerte météo à 16 h 35 mais c’était déjà trop tard », raconte l’élue Les Républicains (LR). Maintenant, si « le danger s’estompe, on n’est pas à l’abri de nouvelles inondations », avance-t-elle. « Il n’y a pas eu de dégâts humains, c’était notre priorité », se félicite-t-elle, tout en se montrant prudente : « Il faut qu’on aille encore investiguer les parkings souterrains. »
Des habitants relogés
Marie Simon-Gallouedec, adjointe de Mme Le Brun, a géré les habitants en difficulté : « On a ouvert un centre de loisirs et une salle à la mairie pour rassembler les gens qui devaient être relogés. » « Cinq personnes ont été mises à l’abri à l’hôtel. On a de la chance malgré tout, parce qu’on a très peu de logements en rez-de-chaussée, c’est surtout des commerces », explique-t-elle, décrivant les « flots d’eau qui se sont soudainement déversés dans les rues ». « C’est dangereux car il y a des bouches d’égout qui se soulèvent. »
Plusieurs commerçants évacuaient l’eau et la boue avec des raclettes, parfois accompagnés de leurs enfants. Claude Rideller, marchand de chaussures, rappelle que son magasin « a été inondé cinq fois : en 1974, 1995, 2000, 2013 et 2018 » : « Ce n’est pas l’eau qui est pénible, le pire c’est la boue. Je vais voir ce que je peux récupérer. »

        Lire notre reportage de 2014 :
         

          A Morlaix, l’eau revient et la colère monte



L’inondation, a expliqué la maire, a été provoquée par l’orage, alors qu’habituellement elle résulte de la conjonction de forts vents, de précipitations et des coefficients de marée importants. « Demain, on aura des pompes. On a demandé l’aide des services de l’Etat pour cela », promet-elle.
Les sapeurs-pompiers, venus aussi du reste du département et des Côtes-d’Armor, ont réalisé plus de deux cents interventions. La crue devait atteindre des niveaux qui pourraient être supérieurs à ceux enregistrés en 2013.
Nouvel épisode pluvio-orageux
Quarante-huit départements de l’ouest, du centre et de l’est du pays avaient été placés dimanche en vigilance orange en raison de risques d’orages. L’alerte a été levée progressivement pendant la nuit. Lundi matin, six départements de l’Ouest (Côtes-d’Armor, l’Ille-et-Vilaine, la Mayenne, le Morbihan, l’Orne et la Sarthe) demeurent en vigilance orange orages.
« Une accalmie temporaire s’établit ce lundi matin, avant une nouvelle reprise de l’activité orageuse sur une grande partie du pays. Un nouvel épisode pluvio-orageux intense devrait se mettre en place dans l’après-midi et surtout la soirée sur un axe se situant de la Bretagne au nord-est du pays », annonce lundi matin Météo-France dans son dernier bulletin.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/04/17-7">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ L’installation systématique de compteurs électriques connectés suscite des craintes et des interrogations, auxquelles nous allons tenter de répondre.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Posez vos questions aux Décodeurs sur le compteur Linky

L’installation systématique de compteurs électriques connectés suscite des craintes et des interrogations, auxquelles nous allons tenter de répondre.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 18h10
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 10h50
    |

                            Les Décodeurs








                        


Plus de 8 millions de compteurs Linky ont déjà été installés en France, et le réseau de distribution d’électricité Enedis poursuit leur déploiement sur tout le territoire. Ces compteurs connectés suscitent toutes sortes d’interrogations : effets sur la santé, recueil des données, coût final… et font l’objet de nombreuses rumeurs.

        Lire aussi :
         

                Les 5 questions que pose le compteur Linky



Que vous soyez déjà usager du nouveau compteur, farouche opposant ou simplement en recherche d’information, Les Décodeurs du Monde vous proposent de formuler vos questions ou de nous envoyer des liens d’informations qui vous semblent douteuses sur le compteur Linky. L’objectif est de publier plusieurs articles démêlant le vrai du faux, comme nous l’avons fait pour les vaccins.
N’hésitez-pas à laisser vos coordonnées si vous voulez que l’on vous contacte. Nous nous engageons à ne jamais communiquer à des tiers les adresses ou les témoignages recueillis.
Vous pouvez remplir le questionnaire dans la fenêtre ci-dessous ou en cliquant sur ce lien. 

Chargement en cours...




                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/04/17-8">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Ce temps orageux durera probablement une partie de la semaine prochaine, après un mois de mai déjà particulièrement orageux.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Orages et inondations : 29 départements en vigilance orange

Ce temps orageux durera probablement une partie de la semaine prochaine, après un mois de mai déjà particulièrement orageux.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 12h15
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 23h35
   





                        


Météo-France a placé, dimanche 3 juin à 22 h 22, 29 départements de l’ouest, du centre et de l’est du pays en « vigilance orange », prévenant du risque d’orages violents, de fortes pluies et d’inondations dans une large bande traversant l’ensemble du pays d’ouest en est, au sud de la région parisienne. « Les orages vont s’atténuer en seconde partie de nuit de dimanche à lundi », a fait savoir l’institut météorologique.

   


Dans le détail, étaient concernés les départements suivants : Charente (16), Charente-Maritime (17), Cher (18), Côte-d’Or (21), Côtes-d’Armor (22), Dordogne (24), Doubs (25), Eure-et-Loir (28), Finistère (29), Ille-et-Vilaine (35), Indre (36), Indre-et-Loire (37), Jura (39), Loir-et-Cher (41), Loire-Atlantique (44), Loiret (45), Lot-et-Garonne (47), Maine-et-Loire (49), Manche (50), Mayenne (53), Morbihan (56), Nièvre (58), Orne (61), Haute-Saône (70), Saône-et-Loire (71), Sarthe (72), Vendée (85), Yonne (89) et Territoire-de-Belfort (90). Pour 18 autres départements précédemment concernés, la vigilance orange a été levée.
« Les orages les plus intenses concernent actuellement d’une part une large bande allant de la Bretagne vers les Pays-de-la-Loire, le Centre, la Bourgogne et la Franche-Comté et d’autre part du Lot et Garonne vers les Charentes », fait savoir l’institut de prévisions. « Le niveau de densité d’orages est typiquement celui généralement observé au cours de l’été quand l’énergie thermique est à son maximum », précise Etienne Kapikian, ingénieur à Météo-France.
Pour Etienne Kapikian, ce qui est le plus remarquable, ce n’est pas tant la violence de ces orages que leur nombre, leur répétition et leur étendue. Quelque 180 000 impacts de foudre ont été enregistrés en métropole, soit 50 % de plus qu’en mai 2009. En outre, dans une atmosphère plus chaude, le potentiel de pluies intenses est plus important, souligne le prévisionniste. Toutefois, la situation n’est pas « complètement inédite » et les orages vont se poursuivre jusqu’au week-end prochain. « Il y a eu des mois de mai ou juin très orageux dans le passé », selon lui, même si on manque de profondeur de données enregistrées depuis 2000 seulement.

        Lire aussi :
         

                Chaleur, lumière, solstice… quatre idées reçues sur les saisons




   


Risque d’inondations-éclairs
Le centre-ville de Morlaix (Finistère) était inondé dimanche soir à la suite des violentes pluies d’orage. « Les quais sont inondés par plusieurs dizaines de centimètres d’eau et beaucoup de commerçants sont concernés », a expliqué à l’Agence-France presse (AFP) Martin Lesage, directeur de cabinet du préfet. « La cote de la rivière, qui est normalement de 70 cm, atteint actuellement 1,90 m. »
« On estime la hauteur de l’eau [sur les quais] actuellement à un mètre », a déclaré Agnès Le Brun, maire de Morlaix (LR) à l’AFP, qui a invité les habitants à « rester chez eux ». « Un autre pic est annoncé entre minuit et 4 heures du matin », a-t-elle précisé.
Selon la préfecture, plusieurs personnes en difficulté ont été secourues, et une personne âgée est recherchée. Des dégâts matériels importants ont été recensés et la voirie a été endommagée par endroits.
Les sapeurs-pompiers, venus en renfort du reste du département et des Côtes-d’Armor, ont réalisé plus de deux cents interventions. Le trafic SNCF a été également impacté sur les lignes Brest-Paris et Morlaix-Roscoff.
Des précautions d’usage
Plus tôt dimanche, Météo-France a prévenu du risque de voir « localement des inondations-éclairs », phénomène du à des précipitations qui pourraient atteindre « jusqu’à 30 à 50 mm localement voire, très ponctuellement, 80 mm en pointe ».
« Des vies et des biens peuvent être, localement, mis en danger », soulignait l’institut de prévisions, qui rappelle les précautions d’usage : être prudent dans ses déplacements et ses loisirs, s’abriter à l’intérieur, éviter d’utiliser le téléphone et les appareils électriques quand tombe la foudre.
D’après l’Observatoire français des orages et tornades Keraunos, près de 590 000 éclairs ont été détectés en mai. La Moselle, le Doubs et la Somme ont été les départements les plus touchés. Lors d’un orage, l’éclair est le résultat visible de l’échauffement de l’air, tandis que le tonnerre est le bruit émis lors de la propagation de la vibration de l’air le long de cette décharge électrique, expliquent les météorologues. Un éclair est désigné sous le nom de foudre lorsqu’il atteint la surface terrestre.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/04/17-9">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ La date du 3 juin était encore libre. L’ONU y a instauré une « journée mondiale pour le vélo », par consensus entre les 193 pays membres. En France, de nombreux événements sont organisés ce dimanche.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ 
<article-nb="2018/06/04/17-10">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Benjamin Dessus, ancien ingénieur chez EDF, et Bernard Laponche, ancien syndicaliste au CEA, déplorent dans une tribune au « Monde » l’absence de l’hypothèse d’un accident grave dans les scénarios officiels débattus dans le cadre de la « programmation pluriannuelle de l’énergie ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« La question du risque nucléaire est exclue du débat public sur l’énergie »

Benjamin Dessus, ancien ingénieur chez EDF, et Bernard Laponche, ancien syndicaliste au CEA, déplorent dans une tribune au « Monde » l’absence de l’hypothèse d’un accident grave dans les scénarios officiels débattus dans le cadre de la « programmation pluriannuelle de l’énergie ».



Le Monde
 |    02.06.2018 à 06h30
    |

Benjamin Dessus et Bernard Laponche (Membres de l’association Global Chance)







                        



                                


                            

Tribune. La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) doit fixer les politiques et mesures à mettre en œuvre dans les années qui viennent afin de placer la France sur une trajectoire de consommation et d’approvisionnement qui respecte les grands objectifs de la loi sur la transition énergétique pour une croissance verte de 2015.
Ces objectifs portent sur plusieurs composantes du système énergétique à des horizons différents : 2025, 2030, 2050. L’élaboration de la PPE doit donc se faire sur la base de scénarios d’évolution du système énergétique à ces différents horizons, dans lesquels s’insèrent des scénarios particuliers, notamment sur l’électricité, comme ceux publiés par le Réseau de transport d’électricité (RTE, filiale d’EDF).
Les questions relatives à l’évolution du parc électronucléaire sont évidemment cruciales, du fait de l’importance de la part du nucléaire dans la production d’électricité (de l’ordre de 75 % aujourd’hui), du rôle central et presque hégémonique que cette filière occupe depuis un demi-siècle dans la politique énergétique de la France, mais aussi du fait des risques qu’elle présente, tant au niveau des centrales nucléaires qu’à celui des activités et des installations touchant aux combustibles et aux déchets radioactifs.
Question primordiale
Or, les questions de sûreté et de sécurité des centrales et des usines nucléaires sont les grandes absentes du dossier présenté par le ministère de la transition écologique et solidaire pour cadrer le débat public en cours sur la PPE. Tout en rappelant à chaque occasion qu’ils sont soumis aux décisions de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), les décideurs politiques et industriels ignorent, ou feignent d’ignorer, les déclarations de son président, Pierre-Franck Chevet : « Un accident majeur, comme ceux de Tchernobyl ou de Fukushima, ne peut être exclu nulle part dans le monde, y compris en Europe » (Le Monde du 22 avril 2016). Tout se passe comme...




                        

                        


<article-nb="2018/06/04/17-11">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Laurent Bordereaux, professeur d’aménagement de l’espace, estime que la loi évolution du logement, de l’aménagement et du numérique en cours d’examen à l’Assemblée nationale rend plus difficile la préservation des côtes françaises.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Loi ELAN : « L’amendement déposé par des députés LRM relatif à la loi Littoral suscite la controverse »

Dans une tribune au « Monde », Laurent Bordereaux, professeur d’aménagement de l’espace, estime que la loi évolution du logement, de l’aménagement et du numérique en cours d’examen à l’Assemblée nationale rend plus difficile la préservation des côtes françaises.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 19h00
    |

Laurent Bordereaux (Professeur à l’université de La Rochelle)







                        



                                


                            

Tribune. A l’heure de l’examen parlementaire du projet de loi évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (ELAN), l’amendement déposé par un groupe de députés LRM relatif à la loi Littoral suscite pour le moins la controverse.
Rappelons qu’il fait suite à toute une série de tentatives récentes d’assouplissement de ce texte majeur de protection des zones côtières adopté en 1986, dans le cadre de propositions de loi visant par exemple à mieux appréhender les risques naturels. Le présent amendement est ainsi très comparable à certaines dispositions d’un projet sénatorial du 30 janvier 2018 relatif au développement des territoires littoraux.
Sur le fond, il remet frontalement en cause l’un des piliers de la loi Littoral qui, au-delà des célèbres principes d’interdiction de construire dans la bande des cent mètres et dans les espaces remarquables, limite l’urbanisation sur l’ensemble du territoire des communes littorales en exigeant une continuité entre les projets d’aménagement et les zones déjà urbanisées.
Garde-fous flous
Cette dernière règle est au cœur du dispositif de protection voulu par le législateur en interdisant les constructions isolées qui mitent trop souvent l’espace littoral français, de la Normandie à la Méditerranée. Elle a suscité un contentieux abondant, le juge administratif ayant précisé en la matière qu’une extension de l’urbanisation ne pouvait légalement se concevoir qu’à partir d’une zone urbaine caractérisée par une densité significative de constructions, et non à partir d’une zone d’urbanisation diffuse.

En s’attaquant à ce dispositif anti-mitage du littoral, qui fait d’ailleurs écho aux préoccupations modernes de densification des zones (véritablement) urbanisées et de lutte contre l’artificialisation des sols, l’amendement litigieux a de quoi provoquer l’ire des associations de protection de l’environnement. Car, s’il était définitivement adopté, il permettrait, par une...




                        

                        


<article-nb="2018/06/04/17-12">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Dans la revue « Science », plus de 200 spécialistes appellent à interdire sans délai ces insecticides impliqués dans l’effondrement de la biodiversité terrestre et aquatique.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Haro scientifique mondial sur les néonicotinoïdes

Dans la revue « Science », plus de 200 spécialistes appellent à interdire sans délai ces insecticides impliqués dans l’effondrement de la biodiversité terrestre et aquatique.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 17h46
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 15h58
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

Il faut restreindre considérablement, et d’urgence, l’usage des insecticides néonicotinoïdes – « néonics » pour les intimes. C’est, en substance, le message d’un bref texte publié, vendredi 1er juin, par la revue Science et endossé par 233 scientifiques internationaux. Hasard du calendrier, l’appel coïncide avec la publication, par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), d’un rapport très attendu sur les alternatives possibles des usages agricoles de ces substances. Selon l’Anses, des alternatives non chimiques existent dans près de 80 % des situations étudiées.
« Parce que [les néonicotinoïdes] sont des neurotoxiques, ils sont hautement toxiques pour les insectes, une classe d’organismes qui représentent la majorité des formes de vie terrestres décrites, et qui inclut de nombreuses espèces d’une importance vitale pour les humains, comme les pollinisateurs et les prédateurs des ravageurs des cultures, écrivent dans Science le biologiste Dave Goulson (université du Sussex, Royaume-Uni) et ses 232 cosignataires. Il a été démontré qu’ils sont hautement persistants dans l’environnement, si bien que des résidus significatifs sont communément retrouvés dans les sols, les fleurs sauvages, les cours d’eau et les lacs. Par exemple, une étude récente publiée par Science a montré la présence de néonicotinoïde dans 75 % d’échantillons de miel collectés partout sur Terre. »
Pour ces scientifiques, les faits disponibles « suggèrent fortement que ces produits nuisent aux insectes auxiliaires et contribuent à l’actuelle perte massive de biodiversité ». « Il y a nécessité immédiate d’accords nationaux et internationaux pour restreindre fortement leur usage, et d’empêcher l’homologation d’agrotoxiques similaires dans l’avenir », ajoutent-ils.
La France pionnière
Cette mise en garde du monde scientifique contre les néonicotinoïdes...




                        

                        


<article-nb="2018/06/04/17-13">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Les agriculteurs s’apprêtent à bloquer des raffineries le 10 juin pour dénoncer la concurrence de cet oléagineux importé qui concurrence les cultures françaises.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


La FNSEA se mobilise contre l’huile de palme

Les agriculteurs s’apprêtent à bloquer des raffineries le 10 juin pour dénoncer la concurrence de cet oléagineux importé qui concurrence les cultures françaises.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 17h02
    |

            Martine Valo








                        



                                


                            

Sus à l’huile de palme ! La FNSEA annonce qu’elle va envoyer ses adhérents bloquer « sites stratégiques » et raffineries « dans l’ensemble de nos régions » à partir du 10 juin pour protester contre les importations de cet oléagineux exotique, concurrent redoutable des colza et tournesol nationaux. Le syndicat agricole majoritaire réagit ainsi au démarrage prochain de la raffinerie de la Mède, dans les Bouches-du-Rhône, où Total prévoit de produire 500 000 tonnes de biodiesel par an, à partir de 450 000 tonnes d’huiles végétales, dont 300 000 tonnes issues des palmiers. Pour le gouvernement, voilà un nouveau sujet de frictions pour cette bioraffinerie dont l’autorisation préfectorale d’exploiter a été délivrée le 16 mai.

La FNSEA en arrive à rejoindre les arguments des défenseurs de la nature, très remontés contre cet emblème de la « déforestation importée », tant les plantations gigantesques de palmiers à huile ont conduit à défricher des contrées entières en Asie et se développent en Afrique. « On nous demande de garantir une alimentation saine, sûre, durable et accessible à tous, et dans le même temps le gouvernement [laisse] négocier des accords commerciaux avec des pays qui ne partagent pas nos exigences sociales, environnementales et sanitaires » et il permet l’importation de « matières premières pour le moins peu durables, » protestent les représentants du secteur agricole. Avant de préciser que ce mouvement de mauvaise humeur vise les distorsions de concurrence en général, pas seulement l’huile de palme.
Représailles économiques
Moins chère, cette dernière domine les marchés mondiaux avec une production annuelle estimée à 71 millions de tonnes, provenant à 80 % d’Indonésie et de Malaisie, loin devant l’huile de soja (49 millions de tonnes), de colza (26 millions de tonnes) ou de tournesol (16 millions de tonnes). Ces jours-ci, le conseil malaisien représentant les intérêts du secteur...




                        

                        


<article-nb="2018/06/04/17-14">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Une journée de mobilisation est programmée samedi 2 juin dans des enseignes de grande distribution de plusieurs pays.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Contre l’utilisation abusive de plastique, les « Plastic attacks » arrivent en France

Une journée de mobilisation est programmée samedi 2 juin dans des enseignes de grande distribution de plusieurs pays.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 16h42
 • Mis à jour le
02.06.2018 à 06h43
    |

            Patricia Jolly








                        



   


Des animations d’un genre un peu particulier promettent d’égayer la corvée hebdomadaire du ravitaillement au supermarché dans les mois à venir. Samedi 2 juin, plusieurs enseignes de grande distribution de Paris, Hyères, Le Mans, Lille, Nouméa, Montaigu, Quimper, Strasbourg ou Toulouse seront le théâtre d’une série de « Plastic attacks », des actions qui promeuvent une réduction substantielle de l’utilisation des plastiques à usage unique et le suremballage. Des opérations similaires sont également programmées, le même jour, dans plus de 50 villes du monde, et se déclineront à d’autres dates tout au long de l’été.

        Lire aussi :
         

                Bruxelles veut bannir les plastiques jetables



Mouvement citoyen, Plastic attack gagne tranquillement du terrain. Il a vu le jour le 27 mars, à Keynsham (Royaume-Uni), une ville de 16 000 habitants proche de Bristol. Vingt-cinq clients s’étaient donné rendez-vous dans leur supermarché habituel pour faire leurs emplettes. Une fois passés à la caisse, ils ont dégainé ciseaux et cutters afin de libérer leurs achats des emballages inutiles, qu’ils ont ensuite déposés dans des chariots vides devant le magasin. Trois ont ainsi été remplis. Diffusée sur les réseaux sociaux, la vidéo de leur action est devenue virale, avec près de 17 millions de vues.
Visant à responsabiliser le secteur de la grande distribution sur sa surconsommation de plastiques, souvent superflus, et à affirmer la volonté des consommateurs de voir se développer des alternatives au plastique à usage unique, des « Plastic attacks » ont été rééditées en avril à Amsterdam, Bratislava, Bruxelles ou Oslo avant d’arriver en France.
Pétition en ligne
Le collectif citoyen français est animé par un groupe d’étudiants en master « responsabilité sociale et environnementale » de l’International Terra Institute de Paris, qui dispense des formations spécialisées en développement durable. Pour son porte-parole, Arnaud Ramos :
« Au-delà du recyclage, la grande distribution doit changer de politique en matière d’emballages. Ces actions menées par des consommateurs et clients sont un moyen efficace de les interpeller de manière totalement pacifique et apolitique. Pour y participer, il suffit de s’inscrire sur la page Facebook dédiée et de se présenter sur le site choisi et à l’heure convenue pour faire ses courses. »
Soutenue par les ONG Zéro Waste France et Les Amis de la Terre, Plastic Attack France a également lancé, le 28 mai – jour du dévoilement par la Commission européenne d’un projet de directive visant à réduire « drastiquement » l’utilisation des produits en plastique à usage unique quotidien comme les couverts, assiettes ou gobelets, les pailles ou les Coton-Tige – une pétition en ligne sur la plate-forme Change.org. Intitulée « Pour en finir avec les emballages plastique à usage unique », elle s’adresse aux groupes Auchan, Carrefour, Casino, Intermarché, Leclerc ou Système U. Elle leur enjoint de débarrasser leurs rayons des emballages plastiques destinés à la promotion de produits ou à la protection des fruits et légumes issus de l’agriculture biologique, des emballages jetables « dont l’innocuité demeure incertaine pour le consommateur », ou encore des bouteilles en plastique.

        Lire aussi :
         

                Le gouvernement présente son plan pour sortir de l’ère du « tout-jetable »



Le groupe Carrefour, dont un magasin parisien du 12e arrondissement doit faire l’objet d’une action, samedi, a rebondi sur l’annonce des « Plastic attacks » imminentes pour se positionner en élève modèle. Dans un communiqué, jeudi 31 mai, l’enseigne a annoncé un objectif de « 100 % d’emballages recyclables, réutilisables ou compostables » pour les produits à la marque de l’enseigne d’ici à 2025, afin de passer du « jetable à une économie circulaire ». 
Carrefour appelle à un pacte national
Elle promet également de supprimer les emballages plastique non recyclables des fruits et légumes bio, de cesser la commercialisation des pailles en plastique « dès la fin de l’année » et de substituer progressivement celles des briquettes de jus. Elle annonce encore la fin des barquettes en polystyrène aux rayons boucherie, poissonnerie et fromage. Elle assure enfin que l’ensemble des emballages de ses produits sera recyclable, en commençant par les produits Carrefour bio « dès 2020 », et qu’elle intégrera « dès 2022 », 50 % de plastique recyclé dans ses bouteilles de jus et de soda, et dans ses bouteilles d’eau.
Saluant la « réactivité » du groupe Carrefour, Zéro Waste France, par la voix de sa chargée de campagne, Laura Châtel, reste néanmoins sur ses gardes.
« Nous nous assurerons qu’il ne s’agit pas d’un coup de com et d’une expérimentation ponctuelle réduite à quelques magasins, comme c’est souvent la stratégie de ces grandes enseignes. Pour être crédibles, elles doivent prendre des engagements clairs et détaillés, et fixer et respecter des échéances précises. »

        Lire aussi :
         

                Déchets, recyclage, réutilisation : qu’est-ce que l’économie circulaire ?



Pour « changer les habitudes », Carrefour appelle à un « pacte national » sur les plastiques pour une économie 100 % circulaire des emballages en France, piloté par le gouvernement. « Afin de développer des matériaux de substitution non carbonés alors que le prix du baril de pétrole reste compétitif, il faut créer de la masse, a expliqué au Monde Laurent Vallée, un énarque secrétaire général du groupe Carrefour. Cela nécessite donc une réponse collective, un mouvement associant les industriels, les pouvoirs publics, les éco-organismes, les distributeurs, les grandes marques. »




                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/04/17-15">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Plus de huit cents secousses on été comptabilisées en trois semaines. Le département demande la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’île de Mayotte touchée par un « essaim de séismes »

Plus de huit cents secousses on été comptabilisées en trois semaines. Le département demande la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 14h58
    |

            Patrick Roger








                        



                                


                            

Depuis le 10 mai, Mayotte est de nouveau ébranlée. Non par les mouvements sociaux qui, pendant six semaines, ont paralysé l’activité de l’île, mais par des tremblements de terre quotidiens et répétés, qui, compte tenu de la précarité de certaines constructions, pourraient avoir des conséquences dramatiques.
Les spécialistes qualifient ce phénomène d’« essaim de séismes ». En trois semaines, plus de huit cents secousses ont été enregistrées, dont la plus importante a atteint une magnitude de 5,8 sur l’échelle de Richter. Selon le relevé du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) effectué mercredi 30 mai entre 3 heures et 15 heures, vingt-trois secousses avaient été comptabilisées, dont huit supérieures à 4 sur l’échelle de Richter. L’épicentre de ces séismes se situe à une cinquantaine de kilomètres au large de Mamoudzou, la préfecture de Mayotte.

Interrogée mardi 29 mai au Sénat par le sénateur de Mayotte Thani Mohamed Soilihi (LRM), la ministre auprès du ministre de l’intérieur, Jacqueline Gourault, a annoncé l’envoi d’une mission d’expertise qui devait arriver sur place vendredi 1er juin. Composée de spécialistes de la sécurité civile et de scientifiques, elle devra tenter de déterminer l’origine de ce phénomène, qui se caractérise par une activité continue de faible intensité, à l’inverse de la sismicité classique marquée par un choc majeur suivi de répliques décroissantes.
Phénomènes de panique
Le président du conseil départemental, Soibahadine Ibrahim Ramadani (LR), a quant à lui adressé un courrier au premier ministre pour demander la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle ainsi que la mise en place d’une cellule psychologique pour venir en aide à une population qui vit « une situation de panique et de psychose généralisée », selon le président de l’Union départementale des associations familiales, Ali Nizary.
Malgré les consignes et les informations diffusées par les autorités...




                        

                        


<article-nb="2018/06/04/17-16">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Greenpeace réclame l’interdiction des forages au large du Brésil et de la Guyane, où se trouve un récif corallien.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Total : l’assemblée générale des actionnaires envahie par Greenpeace

Greenpeace réclame l’interdiction des forages au large du Brésil et de la Guyane, où se trouve un récif corallien.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 12h25
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 18h13
    |

            Rémi Barroux








                        


La réussite de l’opération est totale. Quelque 250 militants de Greenpeace, d’Action non violente (ANV)-COP21 et d’Alternatiba ont perturbé l’assemblée générale des actionnaires du pétrolier français Total qui se tenait au Palais des congrès, porte Maillot à Paris, vendredi 1er juin dès 10 heures.
Aux cris de « Total insist, we resist », les militants, dont une dizaine de grimpeurs qui sont parvenus à s’accrocher au plafond de la salle de réunion et à l’extérieur du bâtiment, ont dénoncé les projets de forage du groupe dans les eaux brésiliennes, au large de l’embouchure de l’Amazone.

Tweets de @remibx
!function(d,s,id){var js,fjs=d.getElementsByTagName(s)[0],p=/^http:/.test(d.location)?'http':'https';if(!d.getElementById(id)){js=d.createElement(s);js.id=id;js.src=p+"://platform.twitter.com/widgets.js";fjs.parentNode.insertBefore(js,fjs);}}(document,"script","twitter-wjs");
          




« Cela fait la quatrième fois qu’Ibama [l’Institut brésilien de l’environnement et des ressources naturelles renouvelables] rejette la demande de Total au motif qu’ils sont incapables de répondre à ses demandes sur la préservation de la biodiversité et sur le risque de marée noire que feraient courir leurs forages, mais le pétrolier insiste, indique Thiago Almeida, de Greenpeace Brésil. C’est d’autant plus stupide qu’exploiter ces fonds est dangereux, difficile et cher. Vingt-sept forages autorisés au large des côtes brésiliennes ont déjà été abandonnés par des sociétés pétrolières sur des problèmes mécaniques. »
L’organisation écologiste mène une campagne internationale pour préserver le récif corallien, découvert deux ans plus tôt dans les eaux brésiliennes, et veut empêcher le projet de prospection que Total a déposé auprès des autorités locales. Le 29 mai, l’Ibama répondait négativement à la demande du pétrolier français, arguant que ses études d’impact environnemental étaient « insuffisantes ».
« Ce projet est une bombe »
« Alors que plus de deux millions de personnes ont signé une pétition pour demander à Total d’arrêter, la compagnie continue. Ce projet est une bombe, cela n’a aucun sens de rechercher de nouvelles ressources en énergie fossile alors que si l’on utilise toutes celles déjà disponibles, connues, on crame la planète », avance Pauline Boyer, responsable à ANV-COP21.
Pour le directeur de Greenpeace France, Jean-François Julliard, présent sur place, le projet de Total illustre l’hypocrisie de la France. « On a le sentiment que malgré de nombreux discours et promesses sur la lutte contre le réchauffement climatique, les actes manquent, aussi bien de la part du gouvernement que de compagnies comme Total, estime-t-il. Cela vaut sur le pétrole comme sur l’huile de palme, avec l’autorisation par Nicolas Hulot de la bioraffinerie de la Mède exploitée par Total, ou encore l’interdiction du glyphosate : même le minimum du minimum n’est pas fait. »

        Lire aussi :
         

                La France donne son feu vert à une raffinerie de Total qui va accentuer la déforestation



Le pétrolier français rencontre d’autres soucis avec son projet offshore dans les eaux guyanaises, au nord du projet brésilien. Le récif découvert par les chercheurs brésiliens et médiatisé par Greenpeace s’étendrait jusque dans les eaux françaises, or l’autorité environnementale saisie pour avis par Nicolas Hulot, le ministre de la transition écologique et solidaire, se montre elle aussi circonspecte.
Alors que la société Total reconnaît la présence de « bioconstruction » dans la zone maritime qu’elle doit explorer, la modélisation des risques d’une marée noire ne serait pas à la hauteur selon l’autorité environnementale, dans un avis rendu public mercredi 30 mai. Le dossier présenté par le pétrolier serait « bien construit », mais présente une « faiblesse (…) particulièrement préoccupante » sur les impacts d’un futur forage « en cas d’accident majeur ».
L’assemblée annuelle de Total était donc une cible évidente pour les militants écologistes, au point qu’ils doutaient fort de pouvoir réaliser leur action préparée depuis un mois. Mais tout s’est déroulé selon leurs plans : une partie des activistes étaient dans la salle, dont les grimpeurs accrochés au-dessus de la tribune, tandis que le reste de l’équipe, accompagnée de batucadas rythmées, protestait dans les couloirs du Palais des expositions.
« Pas dupe »
Certains s’étaient enchaînés aux rampes pour ralentir leur évacuation, d’autres se laissaient traîner par terre, souvent enduits de mélasse pour symboliser une marée noire. D’aucuns ont été rudement secoués, voire frappés par des vigiles énervés et peu habitués à des interventions de ce type. L’usage de gaz lacrymogène dans ces espaces réduits a rendu l’air irrespirable, certaines personnes ont dû se rendre à l’hôpital.
A l’intérieur, outre la rumeur de l’action agitée aux portes de la salle et la présence des activistes accrochés, l’assemblée a pu se tenir au terme d’une suspension assez longue. Le président-directeur-général de Total, Patrick Pouyanné, a laissé une responsable de Greenpeace prendre la parole.
« Je ne suis pas dupe, précise Edina Ifiticène, chargée de campagne océans pour l’ONG. La direction m’a donné la parole dans le but d’interrompre l’action, mais nous avons quand même continué. J’ai juste dit aux actionnaires que cela faisait un an et demi que nous menions une campagne internationale contre ce projet, que les populations autochtones s’étaient prononcé contre, que l’on avait fait deux expéditions en mer pour documenter le récif corallien et que, à chaque fois, Total nous disait que le processus suivra son cours, en se réfugiant dans le déni. »
« Les avis de tout le monde »
Patrick Pouyanné a expliqué, de son côté, que le projet se ferait « dans le respect de l’environnement ou ne se ferait pas ». « Je respecte tout à fait les avis de tout le monde, a assuré le dirigeant au Monde. D’ailleurs, vous l’avez vu, nous avons passé la parole à Greenpeace. Donc nous sommes pour le dialogue, mais en même temps, notre interlocuteur, c’est l’Agence environnementale brésilienne. Nous allons répondre et poursuivre les échanges. Soit nous aurons l’autorisation, soit nous ne l’aurons pas. Nous ne passerons pas outre. »
A l’issue de l’action, qui s’est conclue à 13 heures, neuf gardes à vue étaient enregistrées, pour « mise en danger de la vie d’autrui », selon un avocat de l’organisation. Le reste de la troupe, composée de nombreux militants de Greenpeace venus d’autres pays européens, est reparti sans problème, non sans avoir fait une haie d’honneur aux actionnaires de Total SA lors de leur sortie. Dans l’ambiance protégée du Palais des congrès, ils venaient de voter le renouvellement pour trois ans des mandats d’administrateurs d’Anne-Marie Idrac, Patrick Pouyanné et Patrick Artus, les critères des éléments de rémunération du PDG… ainsi que la distribution d’un dividende de 2,48 euros par action, en hausse par rapport à l’année précédente.

        Lire aussi :
         

                A la découverte d’une mystérieuse barrière de corail au large de l’Amazone






                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/04/17-17">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ La part de l’alimentation issue de l’agriculture biologique produite hors de France est passée de 29 % à 31 %.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Hausse des importations de produits bio en 2017

La part de l’alimentation issue de l’agriculture biologique produite hors de France est passée de 29 % à 31 %.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 12h01
 • Mis à jour le
02.06.2018 à 06h43
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

C’était une promesse d’Emmanuel Macron. Elle est désormais inscrite dans la loi alimentation et agriculture votée en première lecture par les députés, mercredi 30 mai. A l’horizon 2022, 50 % des produits proposés dans les cantines devront tenir compte de l’environnement, dont 20 % au moins devront être issus de l’agriculture biologique. En corollaire de cet objectif, les élus en ont fixé un autre : faire passer la surface agricole française cultivée en bio de 6,5 % à 15 % en cinq ans, soit d’ici à 2022. C’est le cap du plan Ambition bio, fixé par le premier ministre, Edouard Philippe, à l’issue des Etats généraux de l’alimentation. Et désormais inscrit dans le texte du projet de loi.
Le chef de l’Etat avait évoqué, devant les jeunes agriculteurs réunis à l’Elysée, « le milliard d’euros de déficit de la balance commerciale » sur le marché du bio pour justifier la volonté de soutenir la dynamique de cette agriculture « verte ». Des fermes qui ont jeté aux orties non seulement le glyphosate, mais plus généralement tout engrais de synthèse et produits phytosanitaires chimiques. Or, les importations ont continué à progresser en 2017. Selon les chiffres publiés par l’Agence Bio, vendredi 1er juin, la part de l’alimentation estampillée de la petite feuille verte produite hors de nos frontières est passée de 29 % à 31 % en un an.

Sans surprise, ce sont les fruits qui voyagent le plus. Il suffit d’aller dans un magasin bio ou une grande surface pour en faire le constat. D’abord parce que les fruits exotiques, ananas, mangue, banane, se taillent la part du lion. Mais aussi parce qu’agrumes, pastèques, melons viennent d’Espagne. Sans oublier des poires du Pérou ou des kiwis d’Italie. Souvent, avant l’été, un seul fruit dans tout l’étal arbore sa cocarde, fraise ou abricot. Selon l’Agence Bio, dans ce rayon, la part des importations est proche des 60 %, dont près de la moitié en provenance de pays hors Union européenne.
Appétit...



                        

                        


<article-nb="2018/06/04/17-18">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Les achats de produits bio ont doublé en cinq ans, entre 2012 et 2017, passant de 4,189 milliards d’euros à 8,373 milliards d’euros, selon les chiffres publiés par l’Agence Bio, vendredi.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

L’essor du bio en France en dix graphiques

Les achats de produits bio ont doublé en cinq ans, entre 2012 et 2017, passant de 4,189 milliards d’euros à 8,373 milliards d’euros, selon les chiffres publiés par l’Agence Bio, vendredi.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 19h56
    |

                            Service infographie








                        


Les consommateurs français sont, chaque année, plus nombreux à se tourner vers les produits bio. Selon les chiffres publiés par l’Agence Bio, vendredi 1er juin, les surfaces cultivées sont en augmentation, tout comme le nombre d’élevages. Près d’un tiers des produits bio vendus en France ne proviennent pas de l’Hexagone. La grande distribution accapare quasiment la moitié des ventes.

        Lire aussi :
         

                Hausse des importations de produits bio en 2017




   





                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/04/17-19">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Le ministre de la transition écologique et solidaire devait détailler un plan à 100 millions d’euros.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Nicolas Hulot veut faire de la France un leader mondial de l’hydrogène

Le ministre de la transition écologique et solidaire devait détailler un plan à 100 millions d’euros.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 11h30
    |

                            Nabil Wakim et 
Philippe Jacqué








                        



                                


                            

Nicolas Hulot est un homme pressé. Il n’a pas pu attendre vendredi 1er juin pour présenter son plan pour le développement de l’hydrogène. Dès mercredi 30 mai, le ministre de la transition écologique a dévoilé, à l’Assemblée nationale, les principales lignes de son plan pour promouvoir cette molécule hautement énergétique. Celui qui y croit dur comme fer depuis de nombreuses années entend « faire de la France un leader mondial de cette technologie ». Il va y consacrer 100 millions d’euros.
Le ministre défend l’essor de l’hydrogène, car c’est l’un des rares vecteurs énergétiques possibles aujourd’hui pour assurer la transition vers une économie décarbonée. En effet, l’hydrogène ne dégage pas de gaz carbonique à sa combustion. Cela permet notamment à des véhicules de tout type (voitures, véhicules utilitaires, bus, poids lourds, bateaux, trains et fusées) de se mouvoir sans dégager ni CO2 ni polluants, grâce à l’utilisation d’une pile à combustible, qui transforme l’hydrogène en électricité et en eau.
Utilisé par les raffineries, les usines chimiques ou les verreries

L’hydrogène peut également être utilisé pour produire de la chaleur, décarboner le gaz naturel ou stocker à long terme de l’énergie électrique. « Contrairement aux batteries, [la technologie] peut stocker l’électricité à long terme. Avec l’augmentation à venir de la production d’énergie solaire et éolienne, cette fonction sera importante », résume Philippe Boucly, membre de l’Association française pour l’hydrogène et les piles à combustible.
Pour l’instant, l’essentiel de l’hydrogène est utilisé par les raffineries, les usines chimiques ou les verreries. Or il est produit à partir d’énergies polluantes. « Pour 1 million de tonnes d’hydrogène produit, nous envoyons aujourd’hui dans l’atmosphère 13 millions de tonnes de CO2. En France, c’est près de 3 % de nos émissions de CO2 annuelles », constate-t-on au ministère de la transition...




                        

                        


<article-nb="2018/06/04/17-20">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Editorial. Glyphosate, publicité alimentaire, poules en batteries… le projet de loi, voté par l’Assemblée le 30 mai, est resté sourd aux attentes de la société civile et loin des promesses du président Macron.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Loi agriculture et alimentation : une défaite environnementale

Editorial. Glyphosate, publicité alimentaire, poules en batteries… le projet de loi, voté par l’Assemblée le 30 mai, est resté sourd aux attentes de la société civile et loin des promesses du président Macron.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 11h19
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 14h15
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Deux poids et deux mesures : ainsi peut se résumer le projet de loi agriculture et alimentation adopté en première lecture par l’Assemblée nationale mercredi 30 mai. D’un côté, un volet économique destiné à rééquilibrer le rapport des forces entre les agriculteurs et la grande distribution, afin d’assurer au monde agricole des revenus décents. D’un autre côté, un volet sanitaire et environnemental, visant notamment à promouvoir une alimentation plus saine et des modes de production plus respectueux des attentes et des inquiétudes des consommateurs.
Or, si le texte adopté par les députés a, peu ou prou, répondu aux revendications des agriculteurs (et notamment de leur principal syndicat, la FNSEA), il est manifeste qu’il est d’une extrême frilosité sur le volet environnemental. En effet, les parlementaires ont fait preuve d’une complaisance inédite pour les intérêts économiques de l’agroalimentaire et d’une surdité tout aussi remarquable aux revendications de la société civile.

        Lire aussi :
         

                Moisson de critiques contre Stéphane Travert sur le projet de loi agriculture et alimentation



Une forêt de renoncements
Le rejet de plusieurs amendements gravant dans la loi l’engagement présidentiel d’interdire l’usage du glyphosate, cet herbicide soupçonné d’avoir des effets cancérigènes, d’ici à 2021 est le signe le plus spectaculaire de cette pusillanimité. Mais il n’est que l’arbre qui cache une forêt de renoncements.
L’interdiction de diffuser des publicités pour l’alimentation transformée, facteur d’obésité chez les enfants ? Rejetée. L’interdiction des élevages hors sol de poules pondeuses en cage, autre promesse de campagne d’Emmanuel Macron ? Rejetée. L’interdiction des pratiques brutales dans la production animale, la castration à vif, le broyage de poussins vivants ? Rejetée. La vidéosurveillance obligatoire dans les abattoirs, qui permettrait de protéger autant les personnels, soumis à des cadences intenables, que les animaux ? Renvoyée à des expérimentations. Même l’interdiction des épandages de pesticides à proximité des lieux de vie a été écartée. Tout comme le projet d’établir, sur un autre dossier, un Fonds d’indemnisation des victimes des produits phytosanitaires. Même l’interdiction de l’épandage aérien des pesticides est remise en cause – au mépris du droit européen.
Les artisans du projet de loi peuvent mettre en avant quelques avancées, comme la séparation des activités de vente de pesticides et de conseil technique sur leurs usages, ou la libre commercialisation des semences paysannes. Mais celles-ci pèsent bien peu face au manque d’ambition général du texte.
Pourtant, les alertes des scientifiques se multiplient, qui dénoncent le modèle agricole dominant comme un facteur majeur d’érosion de la biodiversité, de dégradation de l’environnement et de l’émergence de sérieux problèmes sanitaires. Le gouvernement et le Parlement n’en ont cure, à l’évidence. Or c’est, précisément, ce modèle qui a contribué à décourager les agriculteurs, à vider les campagnes et à dévitaliser les territoires.
Les lobbys de l’agro-industrie ont donc, jusqu’à présent, très efficacement défendu leurs intérêts. Leur succès entérine, en quelque sorte, la défaite de Nicolas Hulot, ministre d’une transition écologique et solidaire de plus en plus évanescente. Mais il témoigne aussi du grand écart entre les déclarations du président de la République (du tonitruant « Make Our Planet Great Again » au cri d’alarme lancé, le 24 mars, sur l’érosion catastrophique de la biodiversité) et la politique effective du gouvernement.

Join the fight for nature, switch all your lights off. #EarthHour https://t.co/V7F2s9DkVR— EmmanuelMacron (@Emmanuel Macron)


require(["twitter/widgets"]);




                            


                        

                        

