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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ L’exploitation du service ferroviaire Wales and Borders et du métro de Galles du Sud représente un chiffre d’affaires de six milliards d’euros sur 15 ans. C’est le plus gros contrat remporté par le groupe.
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Keolis, filiale de la SNCF, remporte un contrat ferroviaire historique au Pays de Galles

L’exploitation du service ferroviaire Wales and Borders et du métro de Galles du Sud représente un chiffre d’affaires de six milliards d’euros sur 15 ans. C’est le plus gros contrat remporté par le groupe.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 17h04
   





                        


C’est le plus gros contrat de Keolis, évalué à 6 milliards d’euros de chiffres d’affaires sur 15 ans. La filiale de la SNCF, en coentreprise avec Amey, une filiale de l’espagnole Ferrovial, a remporté, lundi 4 juin, un contrat d’exploitation ferroviaire de 15 ans au Pays de Galles, dans l’ouest du Royaume-Uni.
Déjà présent à Manchester et Londres, KeolisAmey va exploiter à partir du 14 octobre le service ferroviaire Wales and Borders et le métro de Galles du Sud en remplacement d’Arriva, la filiale de Deutsche Bahn. Long de 1 623 km, ce réseau ferré compte 247 gares, 2 000 salariés et accueille 32,3 millions de passagers chaque année.

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« Dans le cadre du nouveau contrat, KeolisAmey envisage la création de 600 emplois », précise Keolis dans un communiqué. Dès octobre 2018, l’attributaire du contrat promet d’investir 2,1 milliards d’euros pour rénover les infrastructures ferroviaires et le matériel roulant. « Tant en montant qu’en durée, ce contrat est le plus important gagné par le groupe », assure-t-on chez Keolis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Les développeurs informatiques du monde entier utilisent ce service, devenu en une décennie seulement l’un des sites les plus populaires.
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Qu’est-ce que GitHub, la plate-forme que Microsoft vient de racheter ?

Les développeurs informatiques du monde entier utilisent ce service, devenu en une décennie seulement l’un des sites les plus populaires.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 16h21
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 16h36
    |

            Morgane Tual








                        



   


C’est un achat considérable : après plusieurs jours de rumeurs, Microsoft a annoncé lundi 4 juin l’acquisition pour 7,5 milliards de dollars de la plate-forme GitHub, dont le siège social est à San Francisco. Si ce nom est encore inconnu pour beaucoup d’internautes, il désigne pourtant l’un des sites les plus visités au monde. En une décennie d’existence, il est devenu un outil incontournable pour les développeurs informatiques, qu’ils soient indépendants ou employés des grandes entreprises de la Silicon Valley.
A quoi sert GitHub ?
GitHub permet aux développeurs de stocker et de partager, publiquement ou non, le code qu’ils créent. La plate-forme accueille ainsi, dit-elle, plus de 80 millions de projets, qu’il s’agisse de logiciels, de sites Web, d’applications pour mobile ou tous autres types de programme informatique — et ce quel que soit le langage de programmation utilisé.
Le site est aussi un espace collaboratif. Chaque utilisateur peut contribuer aux projets mis en ligne publiquement sur GitHub, en proposant des modifications. Le succès de GitHub repose notamment sur la façon dont le site a facilité ce processus. Pour que les utilisateurs ne se dérangent pas mutuellement en modifiant un programme en même temps, ils téléchargent chacun de son côté le code sur son ordinateur, effectuent les modifications, qui sont ensuite publiées sur GitHub après validation. Le site se base pour cela sur Git, un outil développé en 2005 par Linus Torvalds, le célèbre créateur de Linux — GitHub aura eu pour talent de rendre ce système plus simple d’utilisation et compréhensible par le plus grand nombre.
Chaque modification du code est ainsi stockée sur GitHub, et il est possible de suivre pas à pas chaque étape de développement d’un programme. Des espaces de discussion permettent à tous les développeurs d’échanger sur chaque programme et contribution.
Pourquoi GitHub est-il devenu si important ?
La plate-forme revendique pas moins de 27 millions d’utilisateurs —, ce qui représente une bonne partie des développeurs informatiques dans le monde. GitHub est aussi bien utilisé par des développeurs indépendants que par de grandes entreprises comme Google, Apple, Facebook ou encore Amazon, qui s’en servent pour bâtir leurs propres produits. Sa facilité d’utilisation a aussi conquis des développeurs amateurs, qui y publient leurs projets. Pour un développeur, exister sur GitHub est devenu incontournable : les recruteurs y scrutent leurs profils et leurs contributions davantage que leur CV. GitHub ferait partie des sites les plus populaires du monde, selon le classement Alexa.
Surtout, GitHub est devenu la plus grande bibliothèque de codes « open source » au monde — c’est-à-dire de codes rendus publics, accessibles à tous. Au point que le magazine de référence Wired, spécialisé dans les technologies, l’avait comparé en 2015 à la bibliothèque d’Alexandrie :
« GitHub est plus qu’un endroit pratique où stocker des fichiers en ligne. C’est la pierre angulaire du développement informatique — un entrepôt incontournable de code open source et un espace de connaissance essentiel. »
Cette centralisation provoque aussi des inquiétudes : que se passerait-il si GitHub était compromis ? En janvier, la plate-forme a d’ailleurs été la cible d’une des plus puissantes attaques par déni de service (DDoS) jamais enregistrées — une action visant à saturer un site Web de requêtes pour le rendre inaccessible. GitHub a relativement bien résisté : il a subi des perturbations pendant une dizaine de minutes avant un retour à la normale. Toutefois, le code de la plupart des projets étant téléchargé par les utilisateurs, et donc stocké sur leurs ordinateurs, la disparition de GitHub ne signerait pas automatiquement celle de ces projets — mais tout de même de leurs archives, de leurs évolutions et des innombrables discussions les entourant.
Quel est son modèle économique ?
Si les développeurs peuvent utiliser gratuitement GitHub pour leurs projets en open source, ils doivent en revanche payer pour leurs projets privés, dont le code n’est pas rendu public. Les abonnements basiques vont de 6 à 18 euros par mois et par utilisateur. Par ailleurs, GitHub vend aussi la possibilité, pour des entreprises, d’utiliser son système sur leurs propres serveurs. En revanche, la plate-forme n’affiche pas de publicité.
Quel est l’intérêt pour Microsoft d’acheter GitHub ?
Que Microsoft — après avoir longtemps été la figure de proue des logiciels propriétaires et s’être mis à dos les innombrables développeurs défenseurs de l’open source — achète cette plate-forme pourrait sembler contre-nature. Microsoft est pourtant extrêmement présent sur GitHub, et l’un de ses projets open source, l’éditeur de code Visual Studio Code, est celui qui rassemble le plus de contributeurs sur la plate-forme.
Depuis l’arrivée de Satya Nadella à la tête de Microsoft, en 2014, l’entreprise s’est davantage tournée vers les outils destinés aux développeurs et, de concert, vers l’open source. Quand elle a « ouvert » le code de sa famille d’outils .NET, la même année, Microsoft l’a publié sur GitHub plutôt que sur Codeplex, son propre site de partage de codes en open source — qu’elle a depuis fermé.
En achetant GitHub, Microsoft parfait cette stratégie en direction des développeurs, et dispose désormais d’un vaste écosystème d’outils leur étant destinés. L’entreprise devient donc incontournable pour les développeurs du monde entier. Reste à voir ce qu’elle compte faire précisément de GitHub, et comment elle compte l’inclure dans cet écosystème. Cette acquisition pourrait ouvrir la voie à de nouveaux liens entre la plate-forme et d’autres services de Microsoft, comme par exemple son offre de « cloud » Azur, qui livre une guerre sans merci à son rival Amazon Web Services.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Après la présentation du « scénario de l’anticipation » par la ministre de la culture, Françoise Nyssen, les syndicats de journalistes craignent un affaiblissement de France Bleu et un manque de moyens.
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Réforme de l’audiovisuel : les syndicats inquiets

Après la présentation du « scénario de l’anticipation » par la ministre de la culture, Françoise Nyssen, les syndicats de journalistes craignent un affaiblissement de France Bleu et un manque de moyens.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 16h17
   





                        



   


La ministre de la culture, Françoise Nyssen, a présenté lundi 4 mai son projet de réforme de l’audiovisuel public, baptisé « scénario de l’anticipation ». Celui-ci prévoit notamment la fin de la diffusion de France 4 sur la TNT, le développement du numérique et le rapprochement de France Bleu et de France 3 afin de renforcer les programmes régionaux. « Une coopération ambitieuse entre France 3 et France Bleu doit déboucher sur ce média quotidien régional qui sera la voix des territoires », a-t-elle notamment expliqué au Monde et lors d’une conférence de presse.
France Bleu craint d’être absorbé
C’est ce dernier point qui suscite la forte inquiétude du Syndicat national des journalistes (SNJ) de Radio France. Celui-ci estime que le rapprochement sur le numérique entre une rédaction de radio et une autre de télévision pour créer un site, expérimenté avec Franceinfo:, est loin d’avoir montré son efficacité. Il craint surtout que les rédactions de France Bleu soient absorbées par les locales de France 3.

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« S’il y a bien un enseignement à tirer de la création de Franceinfo:, c’est que la rédaction de la radio n’a en réalité aucun contrôle sur le site. France Télévisions prend toutes les décisions », regrette le SNJ Radio France dans un communiqué. « Les journalistes de France Bleu n’accepteront pas de s’épuiser à fournir “un nouveau média de la vie quotidienne” qui effacerait la présence numérique de leur radio », ajoute le syndicat.
Effort sur le numérique « insuffisant »
Du côté de France TV, c’est le flou concernant le financement de la réforme, guère abordé par la ministre, et les économies demandées au service public de l’audiovisuel qui inquiètent la CGT. Le syndicat s’alarme de « la dimension nationale de France 3 que l’on sent de plus en plus menacée ». Si la CGT se félicite de l’existence d’un effort d’investissement dans le numérique, à hauteur de 150 millions d’euros supplémentaires par an, elle l’estime « insuffisant ». « Faire beaucoup plus avec beaucoup moins n’est pas une perspective raisonnable », estime le syndicat.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Pour éviter un procès ou une procédure de plaider coupable, la banque, accusée par le fonds souverain libyen de corruption sous l’ère Kadhafi, a négocié une amende.
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Corruption en Libye : la Société générale va payer 500 millions d’euros pour éviter des procès en France et aux Etats-Unis

Pour éviter un procès ou une procédure de plaider coupable, la banque, accusée par le fonds souverain libyen de corruption sous l’ère Kadhafi, a négocié une amende.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 16h52
   





                        


La Société générale s’est engagée à payer 250 millions d’euros pour échapper en France à un procès dans l’affaire de ses transactions avec le fonds souverain libyen, a annoncé, lundi 4 juin, la procureure du parquet national financier.
Lors d’une audience de validation de cette convention judiciaire d’intérêt public, qui permet à une entreprise de négocier une amende, sans aller en procès ni passer par une procédure de plaider coupable, Eliane Houlette a également relevé que les faits reprochés à la banque étaient susceptibles d’être qualifiés de « corruption d’agent public étranger ».
La banque versera également 250 millions d’euros aux Etats-Unis, afin de mettre un terme aux poursuites qui l’y visent.
Plus tôt dans la journée, le groupe français avait annoncé être « parvenu à des accords de principe » avec les autorités concernées aux Etats-Unis et en France pour mettre fin à des enquêtes sur deux dossiers : les manipulations du taux interbancaire Libor et des soupçons de corruption avec le fonds souverain libyen (LIA).
« Pas d’impact sur les résultats »
La Société générale a par ailleurs assuré que les versements qu’elle devra effectuer dans ces deux litiges n’auront « pas d’impact sur les résultats » du groupe, car ils ont été « entièrement » couverts par une provision de 1 milliard d’euros, inscrite dans ses comptes à cet effet.
Le LIA, qui accusait la banque de cas de corruption sous l’ère Kadhafi, avait déjà obtenu près de 1 milliard d’euros l’an dernier. Mais un autre volet, instruit au pénal par les autorités américaines, restait à régler.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Créé il y a dix ans, GitHub est devenu un outil incontournable pour les développeurs informatiques du monde entier.
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Microsoft acquiert pour 7,5 milliards de dollars la plate-forme de développement de logiciels GitHub

Créé il y a dix ans, GitHub est devenu un outil incontournable pour les développeurs informatiques du monde entier.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 15h24
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 16h12
   





                        


Microsoft a acheté, lundi  4 juin, l’un des sites les plus visités au monde. La firme américaine a annoncé avoir acquis pour 7,5 milliards de dollars (6,4 milliards d’euros) la plate-forme de développement de logiciels GitHub.
Créé en 2008, GitHub est devenu un outil incontournable pour les développeurs informatiques du monde entier. La plate-forme permet aux développeurs de stocker et de partager, publiquement ou non, le code qu’ils créent.
Le site revendique 28 millions d’utilisateurs et l’hébergement de plus de 80 millions de projets, qu’il s’agisse de logiciels, de sites Web, d’applications pour mobile ou de tout autres types de programmes informatiques — et quel que soit le langage de programmation utilisé.
Microsoft affirme que, via cette acquisition, les deux entreprises vont permettre aux développeurs de disposer de nouveaux outils à chaque étape de développement d’un logiciel.
« Nous ferons de notre mieux pour donner les moyens à chaque développeur de concevoir, fabriquer, innover et résoudre les défis les plus pressants du monde », a souligné Satya Nadella, le PDG de Microsoft.
Crainte des développeurs de logiciels libres
Le dirigeant a également tenté de répondre à l’inquiétude partagée dans la communauté des développeurs où on redoute que le géant des logiciels ne dénature le concept de GitHub, notamment son approche collaborative et de logiciel libre et en verrouille la souplesse d’utilisation ou cherche à en tirer profit.
« Microsoft est une entreprise de développeurs avant tout et en joignant nos forces avec GitHub nous renforçons notre engagement pour la liberté des développeurs, l’ouverture et l’innovation », a déclaré Satya Nadella.
A l’opposé de la philosophie défendue par GitHub, les codes sources des logiciels Microsoft ne sont pas librement accessibles, modifiables, distribuables et exécutables. Le groupe a toutefois amorcé des changements vers la culture du logiciel libre et propose, par exemple, Linux sur son service de cloud Windows Azure.
La transaction doit s’effectuer par des actions Microsoft et devrait être finalisée en fin d’année après le feu vert des autorités réglementaires. Cette opération devrait avoir un impact négatif sur les résultats de Microsoft en 2019 mais positif à partir de 2020, précise le géant des logiciels.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Clélie de Lesquen-Jonas est accusée de retenir des indemnités qui leur reviennent. Cette dernière dénonce une « fake news ».
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Vingt-deux chibanis retraités de la SNCF portent plainte contre leur avocate

Clélie de Lesquen-Jonas est accusée de retenir des indemnités qui leur reviennent. Cette dernière dénonce une « fake news ».



Le Monde
 |    04.06.2018 à 15h07
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 15h45
   





                        



   


Vingt-deux chibanis, des retraités d’origine nord-africaine, qui ont fait condamner la SNCF pour discrimination, ont porté plainte contre leur ancienne avocate, lui reprochant de retenir les indemnités qui leur reviennent, a révélé le site d’information Mediapart samedi 2 juin.
L’histoire de huit cent quarante-huit ex-salariés de la SNCF, principalement marocains, avait connu un dénouement heureux le 31 janvier, la cour d’appel de Paris leur ayant donné gain de cause en condamnant l’entreprise publique à leur verser plus de 170 millions d’euros de dommages et intérêts. Après la décision, qui mettait un terme à plus de douze ans de procédure, certains chibanis (« cheveux blancs » en arabe) avaient porté en triomphe leur avocate, Clélie de Lesquen-Jonas. Cette dernière est aujourd’hui accusée d’« abus de confiance ».

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Selon les vingt-deux plaignants, leurs indemnités ont été versées sur le compte professionnel de Me de Lesquen-Jonas, qui aurait refusé « d’adresser à ses clients les fonds leur revenant », conditionnant leur versement « à la signature d’une convention comportant un honoraire de résultat de 5 % », peut-on lire dans la plainte, qui a été enregistrée par le parquet de Paris le 7 mai.
Or, toujours selon la plainte, l’avocate avait déjà « facturé forfaitairement son intervention », à hauteur de 6 000 euros, devant le conseil de prud’hommes et de 30 000 euros devant la cour d’appel. Ces sommes auraient été acquittées, selon le document.
« Fake news »
Contactée par l’AFP, l’avocate a dénoncé une « fake news » et a prévenu qu’elle lancerait « probablement une action en diffamation ».
« Je n’ai jamais conditionné la remise des fonds à la signature d’une convention », s’est défendue l’avocate, qui a fait valoir que le « processus de règlement est forcément long quand vous avez huit cent cinquante clients ». Elle a ajouté que les sommes dues aux plaignants avaient été réglées vendredi, en en retranchant néanmoins « la note d’honoraires qui fait l’objet aujourd’hui d’un contentieux », dont est saisi le bâtonnier.

Une information confirmée par son confrère Me Maxime Cessieux, qui représente les vingt-deux chibanis. Mais, a-t-il assuré à l’AFP, cela « ne change rien au fait qu’elle retient illégalement des sommes qui ne lui appartiennent pas ».
Selon la plainte, les plaignants doivent toucher chacun des sommes allant de 17 000 à 287 000 euros.
Me Cessieux a par ailleurs fait savoir qu’une « plainte complémentaire [allait] être déposée la semaine prochaine » par de nouveaux plaignants.
« Minorité agissante »
L’avocate mise en cause, qui se prévaut du soutien de « plus de huit cents clients », attribue la plainte à son endroit à une « minorité agissante manipulée par une société basée au Maroc créée en mars ». Selon elle, cette société, nommée « BBA », a été créée par Abdelkader Bendali, un consultant marocain qui était aux côtés des chibanis au début de leur procédure contre la SNCF, et qui leur a récemment « envoyé plus de huit cents factures ».
« L’escroquerie, elle est là », assure Me de Lesquen-Jonas, qui dit vouloir seulement « protéger [ses] clients ».

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M. Bendali, contacté par l’AFP, a formulé les mêmes accusations « d’escroquerie » à l’encontre de l’avocate, ajoutant être « en train de préparer une assignation contre cette dame ». « La justice tranchera », a-t-il dit.
Abdelkader Bendali a assuré avoir, « pendant dix ans, organisé le dossier » des chibanis contre la SNCF, « reconstitué la carrière de chacun ».
Selon lui, « tout au début » de la procédure, « chaque cheminot s’était engagé à verser 15 % d’honoraires de résultats », qu’il était chargé de « répartir au prorata entre les différents intervenants — avocats, professeurs, actuaires ». Quand Me de Lesquen-Jonas a commencé à intervenir dans le dossier, il lui avait « promis qu’elle aurait 2 % » d’honoraires, a-t-il dit.
Il a affirmé, en outre, que « Mme de Lesquen n’est pas l’auteur d’une seule phrase » des écritures présentées à la cour d’appel. « Cette dame a fait de la figuration et elle s’empare d’un chèque de neuf millions d’euros », a-t-il asséné.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Face à la dette abyssale du service de location de voitures en libre-service, Anne Hidalgo annonce être en discussion avec des constructeurs pour un nouveau modèle.
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Autolib’ : Paris réfléchit à d’autres modes de déplacement

Face à la dette abyssale du service de location de voitures en libre-service, Anne Hidalgo annonce être en discussion avec des constructeurs pour un nouveau modèle.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 14h35
   





                        



   


Dans une interview aux Echos, lundi 4 juin, Anne Hidalgo dit « poser la question du modèle » du système de location de voitures en libre-service Autolib’.
« Autolib’ a été inventé il y a dix ans pour imaginer de nouvelles formes de mobilité. Ce dispositif devait être rentable. Force est de constater qu’il ne l’est pas. »
Selon la maire de Paris, l’explication de ces difficultés pourrait être l’émergence « d’autres évolutions technologiques et de la mobilité », comme « les VTC, les scooters en libre-service, les vélos à assistance électrique… »
« Des propositions opérationnelles »
Anne Hidalgo, qui est en « discussion avec différents constructeurs », évoque la nouvelle piste de systèmes d’automobiles en « free-floating » (« sans station »), pour une mise en œuvre avant même 2023, date de la fin du contrat avec le groupe Bolloré : « Des constructeurs ont des propositions opérationnelles, il n’y a aucune raison d’attendre. » Ce nouveau modèle devra en tout cas être « performant sur le plan économique » et les industriels en assurer « la gestion et la rentabilité ». 
Ces déclarations font suite aux exigences exprimées par le groupe Bolloré le 25 mai, qui réclame aux quatre-vingt-dix-huit communes desservies par le service une somme de quelque 40 millions d’euros par an jusqu’au terme de la délégation de service public, en 2023, pour combler une dette considérable.

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Cette demande correspond au contrat signé entre les collectivités et le groupe Bolloré, puisque l’industriel n’est tenu de prendre en charge les pertes que jusqu’à 60 millions d’euros. Au-delà, c’est aux communes de les assumer.
Le groupe Bolloré « stupéfait »
Un accord que n’a pas manqué de faire valoir le groupe Bolloré, qui, dans un communiqué, s’est dit « stupéfait » par les propos de la maire de Paris. Il ajoute « qu’il n’a cessé d’alerter le syndicat (mixte d’Autolib’) de la dérive financière du service sans qu’aucune mesure ne soit prise et regrette cette polémique ».
« Comme pour Vélib’, qui a été récemment reconcédé à un tiers, le syndicat peut parfaitement reconcéder s’il le souhaite le service Autolib’ à un nouvel opérateur », rappelle le groupe, évoquant le fiasco du changement de prestataire des vélos en libre-service.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Les règles comptables inscrivent dans les pratiques économiques d’authentiques choix de société, et opèrent parfois de véritables coups d’Etat de fait. Faire apparaître cela explicitement dans les articles d’une « Constitution mondiale » de l’économie nous permettrait d’ouvrir le débat sur la légitimité de telles règles, explique l’économiste Paul Jorion dans sa chronique.
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« Pourquoi le salaire et les dividendes ne sont-ils pas inscrits dans notre Constitution ? »

Les règles comptables inscrivent dans les pratiques économiques d’authentiques choix de société, et opèrent parfois de véritables coups d’Etat de fait. Faire apparaître cela explicitement dans les articles d’une « Constitution mondiale » de l’économie nous permettrait d’ouvrir le débat sur la légitimité de telles règles, explique l’économiste Paul Jorion dans sa chronique.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 13h15
    |

                            Paul Jorion (Economiste et anthropologue, Université catholique de Lille)








                        



                                


                            

Marchés. Les salaires constituent pour l’entreprise un coût, alors que les dividendes versés aux actionnaires et les bonus aux montants quelquefois faramineux versés à la direction sont des parts de bénéfice. Or les coûts doivent être réduits et les bénéfices, accrus. Ce sont là, n’est-ce pas, des vérités admises, dont certains diront qu’il s’agit de simple bon sens.
Pourtant, au XVIIIe siècle, le travail était considéré, au même titre que le capital investi et les tâches de supervision effectuées par la direction, comme autant d’avances faites à l’entreprise. Comment pourrait-il en être autrement, puisque chacun de ces ingrédients est indispensable ? Si le salarié ne constituait véritablement qu’un coût pour l’entreprise, pourquoi aurait-on jamais cherché à l’embaucher ?
Une convention
Les implications de ces vérités admises sont multiples, au cœur même de nos sociétés. La définition, reprise sur la fiche de paie, du salaire comme un coût pour l’entreprise explique pourquoi le patron qui débauche, ayant réduit ses coûts et accru ses bénéfices, mérite un bonus au prorata des économies qu’il aura permises.
Et, de manière globale, le même principe décourage les entreprises de créer des emplois : pourquoi recruter une main-d’œuvre stigmatisée sur le plan comptable comme un coût ? Le salaire comme coût n’est rien d’autre qu’une convention, mais une convention loin d’être innocente, puisqu’elle détermine notre vie économique de manière bien plus forte et contraignante que certains articles du texte fondateur de nos institutions : la Constitution.
Une question se pose alors : puisque le salaire comme coût et les dividendes comme part de bénéfice sont des principes fondateurs et inamovibles qui règlent notre vie quotidienne, pourquoi ne sont-ils pas inscrits dans notre Constitution ? Le faire serait tout particulièrement impératif, puisqu’il ne s’agit nullement de bon sens, mais d’une notion apparue historiquement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Les institutions européennes ont de plus en plus recours à des agents non titulaires. Un bon moyen d’entrer par la petite porte.
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Fonction publique européenne : le recours aux contractuels ne cesse d’augmenter

Les institutions européennes ont de plus en plus recours à des agents non titulaires. Un bon moyen d’entrer par la petite porte.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 13h13
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 13h28
    |

                            Catherine Quignon








                        



                                


                            

Comme la France voudrait le faire, l’Union européenne (UE) ne cesse d’augmenter le recrutement d’agents non titulaires : sur les 32 000 personnes employées par la Commission européenne (le plus gros employeur des institutions de l’UE), 8 000 sont des contractuelles, selon le Collectif des contractuels. D’après d’autres données communiquées par le syndicat du personnel de l’UE Renouveau et Démocratie, ce chiffre a doublé depuis 2004.
Calqué sur le modèle français, le statut de fonctionnaire reste la norme pour le personnel travaillant au sein des institutions européennes. Avec tous les avantages associés : sécurité de l’emploi, avancement automatique de carrière… « La tendance est clairement à l’augmentation du nombre de contractuels, confirme néanmoins Michel Mangenot, professeur à l’Institut d’études européennes de l’université Paris-VIII. Les institutions préfèrent utiliser ce type d’emploi pour avoir plus de souplesse. »

Cette possibilité reste toutefois encadrée : « Les institutions européennes doivent justifier le non-recours à un fonctionnaire permanent », ajoute Michel Mangenot.
« Passerelle »
Un emploi de contractuel peut néanmoins apporter une expérience professionnelle décisive pour décrocher un poste permanent au sein de l’Union : « C’est une bonne passerelle pour intégrer la fonction publique européenne, confirme François-Gilles Le Theule, professeur affilié à l’ESCP-Europe (Ecole supérieur de commerce de Paris) et coauteur de La Fonction publique européenne (éd. La Documentation française, 2012). De plus, les agents contractuels bénéficient des mêmes niveaux de salaires et des mêmes grilles indiciaires que les fonctionnaires permanents. »
Encore faut-il réussir le concours. Le mode de recrutement des contractuels est le même que pour les agents titulaires : les candidats doivent réussir un examen organisé par l’EPSO (European Personnel Selection Office...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Les tests de recrutement désormais axés sur les compétences managériales, et non plus sur les connaissances de la gouvernance européenne, peuvent dérouter les habitués des concours « à la française ». Conséquence : 95% de candidats échouent à la première étape de « raisonnement verbal et numérique ».
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Comment intégrer la fonction publique européenne

Les tests de recrutement désormais axés sur les compétences managériales, et non plus sur les connaissances de la gouvernance européenne, peuvent dérouter les habitués des concours « à la française ». Conséquence : 95% de candidats échouent à la première étape de « raisonnement verbal et numérique ».



Le Monde
 |    04.06.2018 à 12h52
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 13h14
    |

                            Catherine Quignon








                        



                                


                            

Chaque année, plus de 50 000 candidats tentent leur chance auprès de l’Office européen de sélection du personnel (Epso), l’organisme qui choisit les postulants pour travailler au sein des institutions européennes. La perspective de décrocher un poste prestigieux à Bruxelles, au Luxembourg ou à Strasbourg séduit les candidats qui aspirent à mettre leurs compétences au service de l’Union européenne (UE).
Sans compter le niveau de rémunération, nettement plus attractif que celui d’un fonctionnaire français « lambda » : le traitement mensuel de base d’un fonctionnaire européen varie entre 2 300 euros pour un assistant-secrétaire nouvellement recruté et 16 000 euros pour un administrateur ayant plus de quatre années d’ancienneté au grade le plus élevé, indique le site de l’Epso.
Juristes, traducteurs, responsables des ressources humaines…. La palette des compétences recherchées est vaste. Mais les places sont chères. Seuls quelques centaines de postes sont à pourvoir, pour un taux de réussite aux tests de sélection avoisinant les 1%. « Le départ à la retraite d’une génération de fonctionnaires européens d’ici à 2020 offre néanmoins de vraies opportunités », affime Michel Mangenot, professeur à l’Institut d’études européennes de l’université Paris-VIII. Les postulants français seraient d’ailleurs sous-représentés aux tests : « au dernier concours organisé par l’Epso pour le recrutement d’aministrateurs en 2017, il y a eu trois fois plus d’Italiens», souligne Michel Mangenot.
Tests psychométriques
Les Français se montreraient-ils réfractaires aux nouveaux critères de sélection mis en place depuis 2010? L’arrivée du Britannique David Bearfield à la tête de l’Epso, en 2007, marque la fin d’une époque : celle du recrutement sur concours « à la française », avec QCM sur les institutions européennes et grand entretien pour évaluer la vocation à servir l’Europe.
A la place a été instauré un mode de sélection calqué sur celui...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Lutte anticorruption, austérité budgétaire, hausse de la TVA, création d’un salaire minimum : intronisé le 15 février, le président imprime sa marque.
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En Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa augmente la TVA mais crée un salaire minimum

Lutte anticorruption, austérité budgétaire, hausse de la TVA, création d’un salaire minimum : intronisé le 15 février, le président imprime sa marque.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 12h35
    |

                            Adrien Barbier (Johannesburg, correspondance)








                        



                                


                            

« Monsieur le Président, à chaque fois qu’il y a une crise en Afrique du Sud, on se tourne vers la Chine, la Russie, la France… Faites en sorte que les jeunes scientifiques noirs puissent contribuer au développement du pays, nous sommes prêts. » L’apostrophe vient d’une ingénieure dans le nucléaire, copieusement applaudie à l’énoncé de sa profession. La jeune femme a pris le micro pour s’adresser à Cyril Ramaphosa, le président sud-africain, venu ce jeudi 31 mai à la rencontre d’un parterre d’universitaires et d’hommes d’affaires, à Sandton, le centre financier de Johannesburg.
L’événement, concocté par le parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), avait pour objectif de sonder l’intelligentsia noire et de faire remonter initiatives et solutions. Et les idées ont fusé : dans la salle, pleine à craquer, les participants ont joué des coudes pour pouvoir monter sur l’estrade et s’exprimer. Une preuve de l’effervescence et de l’euphorie qui ont accompagné les cent premiers jours de Cyril Ramaphosa au pouvoir.

Après avoir conquis le parti d’une courte tête en décembre 2017, puis manœuvré pour pousser le très décrié Jacob Zuma à la démission, M. Ramaphosa a été intronisé le 15 février pour terminer le mandat de ce dernier. Sa tache est monumentale : redresser un Etat rongé par la corruption, une économie minée par un chômage record et un parti profondément divisé. Le tout à moins d’un an des prochaines échéances électorales, auxquelles le parti de Nelson Mandela se présente en mauvaise posture, décrédibilisé par les scandales.
Budget d’austérité
Affable et à l’écoute, M. Ramaphosa impose d’abord un changement radical de style. Tablette électronique à la main, l’ancien syndicaliste de 65 ans devenu un riche entrepreneur est en terrain conquis au milieu des chefs d’entreprise. Son élection a rassuré les marchés et permis à l’Afrique du Sud d’éviter une nouvelle dégradation de sa note souveraine.
Les observateurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Le groupe hôtelier a confirmé son intérêt pour les 14,3 % détenus par l’Etat dans la compagnie aérienne franco-néerlandaise.
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AccorHotels candidat au rachat de la part de l’Etat dans Air France-KLM

Le groupe hôtelier a confirmé son intérêt pour les 14,3 % détenus par l’Etat dans la compagnie aérienne franco-néerlandaise.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 11h31
    |

            Guy Dutheil








                        



   


C’est un vieux serpent de mer qui vient de ressurgir opportunément ! L’Etat pourrait céder sa participation dans le capital d’Air France-KLM. AccorHotels, numéro un en Europe de l’hôtellerie, a confirmé dimanche 3 juin son intérêt à racheter les 14,3 % détenus par l’Etat dans le capital de la compagnie aérienne franco-néerlandaise. Le groupe dirigé par Sébastien Bazin a indiqué dans un communiqué qu’il mène des « réflexions » avec comme finalité « l’éventualité d’une prise de participation minoritaire au capital d’Air France-KLM ». Toutefois, selon Accor, les discussions avec l’Etat ne seraient pour l’heure qu’à un « stade préliminaire ». Sollicité de son côté, le ministère des finances s’est refusé à tout commentaire sur cette opération.
En pratique, la démarche d’AccorHotels n’est pas nouvelle. Depuis 1999 et l’entrée en Bourse d’Air France, puis en 2004 avec le rachat de KLM, l’hypothèse d’un désengagement de l’Etat est régulièrement évoquée. Pour Accor, le rachat de tout ou partie de la participation de l’Etat fait sens. Le groupe hôtelier aurait en tête un « véritable projet industriel », dont les origines remonteraient à près de vingt ans. Depuis 1999 en effet, le groupe a discuté régulièrement avec Air France d’abord, puis avec Air France-KLM, pour « développer notamment des projets digitaux communs et une plate-forme commune de fidélisation et de services qui permettraient aux clients des deux groupes, leaders mondiaux du voyage, de bénéficier d’une offre enrichie de services autour de la mobilité à travers le monde », précise un communiqué du groupe hôtelier.
L’objectif du groupe de Sébastien Bazin est de faire « travailler ensemble ces deux acteurs européens du voyage » que sont Air France-KLM et Accor. Une fois associés, les deux partenaires pourraient offrir « une offre complète, vol plus hôtel » à leurs clients, à la manière des tour-opérateurs. A cette occasion, Air France-KLM et Accor pourraient même rapprocher leurs programmes de fidélité. Ces fichiers gigantesques de clients sont aujourd’hui le nerf de la course à la taille qui redessine les contours du secteur mondial de l’hôtellerie.
La proposition de rachat tombe à pic pour l’Etat
En outre, le rapprochement d’AccorHotels avec la compagnie franco-néerlandaise ne coûterait pas très cher. Les 14,3 % contrôlés par l’Etat dans Air France-KLM sont estimés à 450 millions d’euros. Enfin, l’entrée d’Accor au capital d’Air France permettrait, dit-on, au groupe de Sébastien Bazin de refréner les ardeurs de certains de ses actionnaires, notamment chinois, auxquels la rumeur prête des velléités d’OPA sur le groupe hôtelier.

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                Sébastien Bazin : « AccorHotels doit absolument se diversifier »



La proposition de rachat tombe à pic pour l’Etat. Après trois mois de conflit qui lui ont coûté près de 300 millions d’euros, la compagnie aérienne est désormais un canard sans tête. Son PDG, Jean-Marc Janaillac, a dû démissionner après avoir perdu la consultation qu’il avait lui-même lancée pour légitimer son projet d’augmentations des salaires. A plus de 55 %, les salariés d’Air France ont rejeté sa proposition, redonnant par la même occasion une très forte légitimité aux revendications portées par l’intersyndicale. Un score que la direction de la compagnie comme ses actionnaires ne peuvent désormais ignorer. En se retirant du capital, l’Etat pourrait vouloir en finir avec le rôle de recours. Depuis des mois, l’intersyndicale d’Air France lui demande d’alléger les charges qui pèsent sur Air France et l’empêche de jouer à armes égales avec ses concurrentes.

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                Air France : le départ de Janaillac laisse le groupe sans plan de vol



En interne, cette proposition fait sourire. « C’est grotesque », s’exclame Philippe Evain, président du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL). Selon lui, elle s’apparente « à une manœuvre dilatoire. Nous ne sommes pas dupes ». Surtout, insiste le patron du syndicat des pilotes, la vente de la part de l’Etat « ne règle strictement rien » aux problèmes de la compagnie. De fait, Anne-Marie Couderc, présidente par intérim, n’a toujours pas trouvé un successeur à M. Janaillac. Un second cabinet de chasseurs de têtes vient d’être désigné pour trouver l’oiseau rare. Après Egon Zehnder, le conseil d’administration d’Air France-KLM a fait appel aux services à Heidrick & Struggles.
Le nouveau PDG devrait être nommé en septembre. Comme M. Janaillac, il y a deux ans, il pourrait demander un délai de quelques mois aux syndicats. Le temps de se familiariser avec la compagnie. Un calendrier que le SNPL refuse par avance. « Cela ne va pas se passer comme ça », prévient M. Evain. Après avoir rencontré Mme Couderc, le SNPL attend « qu’elle prenne une décision ces jours-ci » concernant les revendications salariales portées par l’intersyndicale. Faute d’obtenir satisfaction et forts des plus de 55 % obtenus à l’issue de la consultation auprès des salariés, les syndicats pourraient relancer un conflit aujourd’hui seulement suspendu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ La jeune pousse, qui a levé plus de 1 milliard de dollars en deux mois, s’impose comme une championne de l’intelligence artificielle.
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SenseTime, la start-up chinoise en pointe dans la reconnaissance faciale

La jeune pousse, qui a levé plus de 1 milliard de dollars en deux mois, s’impose comme une championne de l’intelligence artificielle.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 11h20
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            

Vous n’avez sans doute pas encore entendu parler de SenseTime, mais l’entreprise chinoise, elle, vous connaît peut-être déjà. Du moins, de vue. Si vous avez voyagé en Chine, ou si vous utilisez un smartphone chinois, de la marque Huawei par exemple, il est probable que votre visage soit enregistré dans la base de données du leader chinois de la reconnaissance faciale.
SenseTime travaille aussi bien avec des firmes privées de haute technologie qu’avec les services de police pour surveiller la population. Fondée en 2014 par un ancien du Massachusetts Institute of Technology (MIT), elle n’en finit pas de croître. Preuve en est, elle a annoncé, jeudi 31 mai, la levée de 620 millions de dollars (environ 531 millions d’euros), après presque autant mi-avril (600 millions de dollars). Grâce à ce nouvel apport, elle conforte sa place de start-up de l’intelligence artificielle (IA) la plus cotée du monde, avec une valorisation de 4,5 milliards de dollars.
La société prévoit de se renforcer dans son secteur d’origine, la reconnaissance faciale, et de se diversifier parallèlement dans d’autres activités. Ainsi, elle a signé un partenariat avec Honda pour développer des capacités d’identification d’objets pour des voitures autonomes. La start-up propose aussi ses services à des entreprises de robots industriels, qui doivent eux aussi « lire » leur environnement pour se déplacer de manière autonome dans des usines. L’entreprise collabore également avec les forces de police d’une quarantaine de localités chinoises afin d’identifier des personnes recherchées, y compris au Xinjiang (nord-ouest), région autonome instable, où un contrôle très strict de la population a été mis en place.
Le dernier tour de table de SenseTime a rassemblé des fonds d’investissements chinois et étrangers, tels que Fidelity International, Hopu Capital, Silver Lake et Tiger Global Management. Ils rejoignent des grands noms de la technologie qui soutenaient déjà la firme, comme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Si les appels à la création d’acteurs bancaires puissants se multiplient en Europe, ils risquent de se heurter aux réalités nationales, note l’éditorialiste économique du « Monde » Philippe Escande face aux rumeurs sur un éventuel rapprochement entre la Société générale et Unicredit.
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Si les appels à la création d’acteurs bancaires puissants se multiplient en Europe, ils risquent de se heurter aux réalités nationales, note l’éditorialiste économique du « Monde » Philippe Escande face aux rumeurs sur un éventuel rapprochement entre la Société générale et Unicredit.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 11h20
    |

            Philippe Escande








                        


                                                                                                                



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Les deux sociétés – le groupe ferroviaire et son sous-traitant – avaient été condamnées en 2017 pour sous-traitance illégale.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
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Ces « gilets rouges » d’Itiremia qui veulent être des agents SNCF

Les deux sociétés – le groupe ferroviaire et son sous-traitant – avaient été condamnées en 2017 pour sous-traitance illégale.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 11h15
    |

            Francine Aizicovici








                        



                                


                            

La SNCF traverse une mauvaise passe, pas seulement en raison de la grève des cheminots. La fièvre gagne aussi, dans certaines gares, une main-d’œuvre très discrète, souvent confondue avec les agents du groupe public mais qui n’en fait pas partie, malgré le port de l’inscription SNCF sur ses tenues. Ce sont les salariés d’Itiremia, l’un des sous-traitants du groupe ferroviaire. A Marseille, Bordeaux, dans certaines gares parisiennes ou ailleurs, ils sont les « gilets rouges », portent des bagages des groupes, assistent les personnes à mobilité réduite (PMR), s’occupent des consignes et des objets trouvés… Particularité d’Itiremia : c’est une filiale à 100 % du groupe ferroviaire et 90 % de son chiffre d’affaires provient des marchés SNCF.
Et si, en réalité, cette société était un service de la SNCF, déguisé en sous-traitant ? Plus d’une centaine de salariés devaient lancer, lundi 4 juin, une procédure devant le conseil de prud’hommes de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Objectif : obtenir la requalification de leur contrat avec Itiremia en contrat avec la SNCF ainsi que des indemnités de préjudice pour les délits de prêt de main-d’œuvre illicite et marchandage.
Cette demande bénéficie, selon leur avocat Fiodor Rilov, « d’un point d’appui considérable » : les condamnations de la SNCF et d’Itiremia (ex-Effia services) pour ces délits par la cour d’appel de Paris le 24 janvier 2017. Le tribunal avait retenu que les activités d’Itiremia étaient aussi réalisées par des agents SNCF, avec du matériel SNCF, que les tâches étaient attribuées par du personnel encadrant de la SNCF, etc. Ces condamnations concernent la période 2007 à 2009. Cent cinquante-huit salariés avaient saisi le tribunal correctionnel en 2014, sur le fondement de procès-verbaux (PV) de l’inspection du travail, avec le soutien de SUD-Rail et de la CFDT.
Un autre PV a été dressé à Toulouse en 2016 pour les mêmes faits, conduisant la CGT à déposer à son tour...




                        

                        


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édition abonné


Le modèle français du logement social en danger

Les ponctions financières imposées au monde HLM, qui le fragilisent, ne seront qu’à moitié compensées.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 15h44
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

L’avalanche de ponctions financières du gouvernement dans les finances du monde HLM est à son comble. A l’horizon 2020, 2 milliards d’euros seront prélevés chaque année : 1,5 milliard d’euros proviendront de la baisse imposée des loyers pour réduire d’autant le budget des aides personnalisées au logement (APL), 305 millions iront obligatoirement alimenter différents fonds d’aide à la pierre. A quoi s’ajouteront 180 millions de manque à gagner dû au gel des loyers. Tout cela n’est qu’à moitié compensé par les facilités bancaires que la Caisse des dépôts consentira, à la demande de l’Etat, sous forme d’allongement de crédits et de prêts exceptionnels.

Le compte n’y est pas : c’est ce qu’ont découvert, avec stupeur, les dirigeants des Entreprises sociales de l’habitat (ESH) réunis, le 18 mai, lors d’une journée professionnelle de leur fédération, dans une étude d’EY (ex-Ernst & Young), dont Le Monde s’est procuré des éléments. EY établit que, si rien n’est entrepris, 43 ESH seront en déficit dès 2020 et qu’aucune d’entre elles ne conservera la moindre capacité d’investissement d’ici à 2024.
Les 230 ESH détiennent, aujourd’hui, 2,3 millions de logements, soit plus de la moitié du parc, et elles forment l’une des deux grandes familles de HLM, sa branche privée, avec, pour actionnaires principaux, les Caisses d’epargne et Action logement (ex-1 % logement). L’autre famille est la Fédération des offices publics présidés par les élus locaux. Ces deux branches sont réunies au sein de l’Union sociale pour l’habitat (USH).
« Coécrites par Bercy »
La branche privée des ESH a très vite cédé – dès la fin 2017 – à la pression du gouvernement, capitulé sur les montants exigés et signé, le 13 décembre 2017, sans les offices publics, un protocole d’accord avec le ministre, ce qui a divisé et affaibli comme jamais le mouvement HLM.

Pourquoi le gouvernement est-il en train de mettre à genoux le secteur HLM ?...




                        

                        


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Quatre questions sur les aides sociales en France

Combien existe-t-il d’aides sociales ? Qui en bénéficie ? Pour quel montant ? Eléments de réponse pour mieux comprendre les enjeux du débat.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 10h14
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 11h01
    |

            Adrien Sénécat








                        


Que prépare le gouvernement pour réformer les aides sociales ? Difficile de s’y retrouver dans les déclarations parfois contradictoires des membres du gouvernement ces derniers jours. Une certitude tout de même : une partie des économies budgétaires au programme du quinquennat, sujet qui doit être bientôt abordé dans le rapport du comité d’experts CAP 22, devrait bien concerner la protection sociale. Eléments de contexte pour comprendre les enjeux du débat.
1. Combien y a-t-il d’aides sociales en France ?
« Il y en a beaucoup, le nombre exact je ne sais pas », a répondu à cette question Gérald Darmanin, pourtant ministre de l’action et des comptes publics, mardi 29 mai sur RTL. La question est en fait complexe.
DISTINGUER MINIMA SOCIAUX ET PROTECTION SOCIALE
Il est vrai qu’il existe des dizaines de prestations dans des sphères différentes : les aides à la santé, à la famille, à l’achat d’énergies, à l’emploi, aux agriculteurs, aux personnes en situation de handicap, aux demandeurs d’asile, les bourses étudiantes… Certaines prestations consistent en des sommes versées chaque mois aux bénéficiaires ou ponctuellement, d’autres prennent d’autres formes (par exemple, la prime pour l’emploi est un crédit d’impôt). Il faut également préciser que ces aides sont versées par une multitude d’organismes, et qu’il existe aussi bien des aides nationales que locales.
Il est donc presque impossible de faire un décompte exhaustif des dispositifs existants, qui n’aurait de toute façon guère de sens. On peut néanmoins distinguer deux périmètres dans ce débat :
Les dix minima sociaux (revenu de solidarité active (RSA), allocation aux adultes handicapés (AAH), allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA)…), c’est-à-dire le plancher de ressources garanties à chacun ;La protection sociale dans son ensemble, qui a une visée beaucoup plus large.

        Lire aussi :
         

                Quels sont les 10 minima sociaux qui pourraient être fusionnés en une allocation unique ?



2. Qui bénéficie des aides sociales en France ?
A la fin de 2015, les huit principaux minima sociaux (hors allocation temporaire d’attente et allocation pour demandeur d’asile) représentaient 4,1 millions d’allocations versées, selon une étude publiée en 2017 par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees). En comptant les conjoints et enfants des bénéficiaires, cela représentait 7 millions de personnes couvertes, soit 11 % de la population.
Le RSA est le minimum social le plus distribué, concernant environ 2,5 millions de personnes chaque année. Derrière, on trouve l’allocation aux adultes handicapés, qui compte environ un million de bénéficiaires, puis l’allocation de solidarité aux personnes âgées et l’allocation de solidarité spécifique (ASS) pour les chômeurs en fin de droits, qui ont chacune 500 000 bénéficiaires environ.


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Le RSA, minimum social avec le plus de bénéficiaires
Nombre d'allocataires aux dix minima sociaux.

Source : Rapport parlementaire de Christophe Sirugue



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Si l’on élargit à l’ensemble de la protection sociale en France, l’ensemble de la population française est concerné, bénéficiant notamment au moins de la protection maladie. Parmi les autres prestations les plus courantes, on peut citer :
Les allocations familiales : 5 millions de bénéficiaires en 2015 ;L’allocation de rentrée scolaire : 3,1 millions en 2015 ;L’aide personnalisée au logement (APL) : 2,8 millions en 2015 ;La prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE) : 2,2 millions en 2015 ;L’allocation personnalisée d’autonomie (APA) : 1,3 million en 2015.
3.Quelle part du budget de l’Etat ces aides représentent-elles ?
LES MINIMA SOCIAUX REPRÉSENTENT 1,2 % DU PIB
Au sens large, les dépenses de protection sociale représentaient un total de 746,6 milliards d’euros en 2015, dont 701,2 milliards sont des prestations sociales, selon la Drees. Cela représente 32 % du produit intérieur brut français. A elles seules, les prestations versées pour la santé, la vieillesse ou la survie représentent 80 % du total.


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Les prestations aux personnes âgées sont la première dépense de protection sociale en France
Montant des prestations sociales versées en France par grands types de secteurs en 2015 (en milliards d'euros).

Source : DREES



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Les huit principaux minima sociaux (hors allocation temporaire d’attente et allocation pour demandeur d’asile) représentaient quant à eux 25,4 milliards d’euros, soit 3,6 % des prestations sociales et autour de 1,2 point de PIB.
4. Que sait-on de leur efficacité ?
Tout dépend là encore de l’angle par lequel on prend le débat. Selon la Drees, 65 % de la masse totale des minima sociaux « est distribuée aux 10 % des personnes les plus pauvres avant redistribution ».
Plus largement, la même étude montre que l’écart de niveau de vie entre les 20 % de ménages les plus pauvres et les 20 % les moins riches était presque divisé par deux grâce aux prestations sociales. Alors que les plus riches gagnent 8,3 fois plus avant redistribution, la proportion passe à 4,4 fois par l’effet des prestations sociales. Une étude de l’Insee publiée en novembre 2017 arrivait aux mêmes conclusions.

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                Comment les impôts et aides sociales atténuent les inégalités en France



Derrière cette image d’ensemble, certains dispositifs font l’objet de critiques. Plusieurs membres du gouvernement ont ainsi récemment déploré l’empilement des dispositifs. Gérald Darmanin regrettait par exemple l’existence d’« une multiplicité d’allocations qui sont parfois contradictoires dans leur objectif » sur RTL à la fin de mai. Le ministre a notamment estimé que le système de protection sociale actuel pouvait ainsi mal encourager la formation et ne pas assez favoriser le retour à l’emploi, évoquant des « trappes à inactivité ».
Il faut néanmoins souligner que le débat sur l’efficacité des aides sociales ne peut se résumer à la « charge » qu’elles représentent pour les finances publiques. D’autres critiques récurrentes portent à l’inverse sur le taux de non-recours de certaines aides, c’est-à-dire la part de personnes qui ont droit à une aide mais ne la perçoivent pas. Plusieurs études ont montré ces dernières années qu’autour de 30 % à 50 % des bénéficiaires potentiels du RSA ne le reçoivent pas, faute de le demander.
Par ailleurs, le fait de travailler à temps plein, même au smic, représente un gain de pouvoir d’achat important par rapport à l’absence d’activité dans la majorité des cas, selon une simulation de l’association ATD Quart Monde réalisée en 2016.

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                « Assistés », « profiteurs », « paresseux »… Les clichés sur les pauvres à l’épreuve des faits




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Françoise Nyssen : « L’audiovisuel public doit anticiper et oser »

La ministre de la culture demande l’augmentation des programmes régionaux de France 3 et la suppression de France 4 de la télévision hertzienne.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 10h01
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 12h30
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            

Après un rendez-vous à Matignon, Françoise Nyssen, la ministre de la culture, a présenté ce lundi 4 juin les orientations de la réforme de l’audiovisuel public, en présence des dirigeants de France Télévisions, Radio France, France Médias Monde, l’Institut national de l’audiovisuel, TV5 Monde et Arte. La ministre demande l’augmentation « significative » des programmes régionaux de France 3 et la suppression de la chaîne pour enfants France 4 de la télévision hertzienne. L’audiovisuel public devra investir dans le numérique 150 millions d’euros de plus par an, à l’horizon 2022, et « sanctuariser » ses investissements dans les séries, les documentaires… Le modèle social de France Télévisions devra être « réformé ».

Quelle est la philosophie de cette réforme ?
Reconquérir la jeunesse, retrouver les territoires. Nous portons l’ambition d’un média global à vocation universelle, capable de résister à une concurrence nouvelle et de répondre aux attentes nouvelles du public. Un média audacieux ; un média engagé dans la vie citoyenne ; un média engagé pour la création ; un média engagé vers la rupture technologique.
Nous nous sommes enfin émancipés des schémas ringards qui ont présidé aux précédentes tentatives de réforme et qui sacrifiaient, systématiquement, le public au profit d’atermoiements sur les questions de gouvernance, de personnes ou de fourchettes budgétaires. Le premier acte de notre scénario de l’anticipation se concentre sur les contenus.
Faut-il davantage régionaliser France 3 ?
Oui. Nous avons demandé à France Télévisions d’augmenter significativement le temps des programmes régionaux [actuellement de deux heures par jour]. Une coopération ambitieuse entre France 3 et France Bleu doit déboucher sur ce média quotidien régional qui sera la voix des territoires. Une proximité que les médias privés délaissent alors que les Français la réclament.
Ce...




                        

                        


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Après leur fusion, Bayer annonce la suppression de la marque Monsanto

Le groupe allemand a fait cette annonce lundi matin après avoir reçu toutes les autorisations nécessaire pour le rachat de la société américaine.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 09h44
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 15h47
   





                        



   


Très controversée, la marque Monsanto va disparaître. Le groupe d’agrochimie allemand Bayer en fait l’annonce lundi 4 juin après l’acquisition du géant américain des OGM et des pesticides. Les marques des produits vendus par Monsanto comme le Roundup vont en revanche subsister.

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                Bruxelles donne son feu vert au controversé mariage Bayer-Monsanto



« Bayer demeurera le nom de l’entreprise. Monsanto en tant que nom d’entreprise ne sera pas maintenu », fait savoir un communiqué de Bayer publié lundi. Le groupe de Leverkusen a par ailleurs fait savoir qu’il comptait boucler le 7 juin son rachat valorisé à près de 63 milliards de dollars (54 milliards d’euros), précisant que toutes les autorisations nécessaires des régulateurs ont été obtenues.
Cessions d’activités à BASF
Aucune justification n’est donnée par Bayer pour la suppression du nom Monsanto, alors que depuis l’annonce du projet de mariage avec l’américain à la mi-2016, les défenseurs de l’environnement ont fait pression sur les autorités en organisant des protestations et manifestations à travers le monde.

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                Les gens de Monsanto, la multinationale de l’agrochimie



« Nous allons écouter ceux qui nous critiquent et travailler ensemble », mais « le progrès ne doit pas être stoppé en raison d’un renforcement des fronts idéologiques », a déclaré Werner Baumann, PDG de Bayer, dans un communiqué.
Les autorités de la concurrence aux Etats-Unis et en Europe ont déjà donné leur feu vert à l’opération tout en imposant d’importantes cessions d’activités au rival allemand BASF, pour une valeur de près de 9 milliards de dollars (7,7 milliards d’euros)



                            


                        

                        


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Une déferlante de timbres et des raretés

C’est le moment pour les collectionneurs de réaliser de bonnes affaires… et de faire le point sur un hobby en perte de vitesse, plombé par la baisse du trafic du courrier.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 06h45
    |

            Pierre Jullien








                        



   


Une « déferlante d’émissions » – comme le titre L’Echo de la timbrologie de juin –, un gigantesque marché aux timbres permettant aux visiteurs de se lancer dans une course au trésor, des séances de dédicaces de dessinateurs et graveurs, une exposition, des conférences, des démonstrations de gravure en taille-douce, des initiations au « mail art » (pour les plus jeunes)… Paris accueille le salon du timbre Paris-Philex du 7 au 10 juin, hall 2.2 à la Porte de Versailles, sur plus de 8 500 mètres carrés.
Les précédentes éditions de ce rendez-vous dédié à la pratique du loisir philatélique, traditionnellement organisé tous les deux ans, s’étaient déroulées au Parc Floral. Un changement de décor plus accessible qui devrait permettre aux organisateurs de franchir la barre des vingt mille visiteurs attendus, collectionneurs chevronnés ou néophytes, qui ne pourront qu’être séduits par un riche programme d’animations, Gilles Livichitz, le directeur de Phil@poste, direction chargée à La Poste de la fabrication, de la vente et de la promotion des timbres, espérant que la grève des cheminots ne découragera pas le public.

   


Paris-Philex servira de cadre à une Bourse aux timbres qui réunira une cinquantaine de négociants spécialisés et d’experts français et étrangers, la presse et les éditeurs spécialisés (Timbres magazine, Yvert et Tellier) ainsi que des postes internationales qui vendront leurs dernières créations – Monaco, Saint-Marin, Roumanie, Luxembourg, Tunisie, Terres australes et antarctiques françaises ou Corée du Nord… – au premier rang desquelles La Poste française.
Durant les quatre jours de la manifestation, La Poste mettra ainsi en vente, en avant-première, de nombreux timbres, à commencer par un bloc à 10 euros (tirage 100 000 exemplaires) dont le fond fait écho au timbre « Paris. Ville candidate. Jeux olympiques de 2024 » paru en 2017, composé de quatre vignettes consacrées à des sites où se dérouleront des compétitions lors des Jeux olympiques de 2024 : esplanade des Invalides (tir à l’arc), pont Alexandre-III et Grand palais (escrime et taekwondo), tour Eiffel (beach-volley) et Versailles (équitation et pentathlon moderne). Ces vignettes s’inspirent de timbres émis entre 1939 et 1956. Ou comment faire du neuf avec de l’ancien.

   


Commémoration de la guerre de 1914-1918, un autre bloc, à 30 euros, de huit timbres, reprend la série dédiée aux orphelins de guerre émise en 1917. A ce prix, le tirage n’est que de 40 000 exemplaires imprimés en typographie, comme il y a cent ans. Un carnet de huit timbres « Mémoire de héros », vendu 15 euros, dessiné par Paul Flickinger (présent sur place le 7 juin pour dédicacer son œuvre), rend hommage à des personnages emblématiques parmi lesquels Roland Garros, Maurice Genevoix, Marie Curie, Albert Séverin Roche (« le soldat le plus décoré de la première guerre mondiale ») ou Emilienne Moreau-Evrard, résistante en 1914-1918, puis compagnon de la Libération en 1945 (tirage 30 000 ex.).

   


Autres célébrations timbrées prévues : le Palais de l’Elysée, à 0,95 euro, pour le tricentenaire de la pose de sa première pierre ; Edouard Vuillard (1868-1940) – un autoportrait conservé au Musée d’Orsay –, un feuillet à 11,70 euros composé de timbres octogonaux, une première en France ; un bloc de deux timbres sur les grandes heures de l’histoire de France consacré à Marie-Thérèse d’Autriche (1638-1683) et au traité des Pyrénées (1659), à 5,20 euros ; un bloc de quatre timbres sur « Les oiseaux des jardins » (rouge-gorge, moineau, pie, mésange bleue) à 3,20 euros ; et trois carnets sur les voitures de sport, à 5 euros chacun.

   


Mais la mise en vente uniquement sur place dès le 8 juin, dans la limite des stocks, de deux feuilles de 100 timbres Marianne d’usage courant, à 0,10 euro (soit 10 euros la feuille) et « Lettre verte » (80 euros la feuille) surchargés de la mention « 2013-2018 » dans le coin gauche de chaque timbre et dans les marges, constitue le clou de Paris-Philex par leurs faibles tirages qui retiendront toute l’attention des spéculateurs : 12 500 planches pour le 0,10 euro et 2 500 pour la Marianne « Lettre verte ».
Ces chiffres sont à comparer avec les 65 000 abonnés aux nouveautés auprès de Phil@poste pour un panier moyen annuel de 150 à 200 euros, estime Gilles Livchitz, auxquels il faut ajouter les collectionneurs acheteurs réguliers dans les bureaux de poste.

   


Ces deux feuilles constituent une façon de stimuler le marché et de fêter la fin de cette Marianne créée par Olivier Ciappa et David Kawena, lancée sous le quinquennat de François Hollande, qui sera remplacée « aux alentours du 14 juillet », selon M. Livchitz, qui précise que le futur timbre d’usage courant – « le choix final a été arrêté par le président Macron » – est « en phase d’impression ».
Un collector « Paris-Philex 2018 », tiré à 1 500 exemplaires numérotés seulement, sur le timbre et ses savoir-faire, vendu 9 euros, tentera de les concurrencer.

   


A Paris-Philex, le championnat de France de philatélie organisé par la Fédération française des associations philatéliques (FFAP) opposera les collections les plus rares de cent cinquante participants qui concourront pour décrocher une médaille d’or. Cette dernière, qui fédère 538 associations, pour un total d’environ 25 000 adhérents, organisera son 91e congrès le samedi 9 juin à la Maison des océans, à Paris. L’occasion de faire le point sur un hobby en perte de vitesse, plombé par la baisse du courrier, comme en témoignent les tirages des timbres de collection « standards » désormais inférieurs au million d’exemplaires quand ils dépassaient les deux millions il y a quelques années encore.

   


Pour fêter son 90e anniversaire, l’Académie de philatélie présentera quatre-vingt-dix raretés – lettres, timbres, documents de prix, comme cette étonnante lettre adressée par le comte de Mercy-Argenteau à la citoyenne Marie-Antoinette d’Autriche, à la Conciergerie, à Paris – où la reine fut emprisonnée du 2 août au 16 octobre 1793 avant d’être guillotinée – affranchie à 15 sols. Les membres de l’Académie donneront, par ailleurs, des conférences sur des sujets aussi divers que la « grosse tête d’Hermès » de Grèce, les « poches » de l’Atlantique (août 1944-mai 1945), ou encore les expéditions de Jean-Baptiste Charcot dans les glaces de l’Arctique… Un brin de fraîcheur probablement bienvenu…
Paris-Philex, du jeudi 7 au dimanche 10 juin, de 10 h à 18 h. Entrée gratuite. Hall 2.2 de Paris Expo, Porte de Versailles. Sur Internet : https ://fr-fr.facebook.com/toutsurletimbre/



                            


                        

                        

