<FILE-date="2018/06/04/17">

<article-nb="2018/06/04/17-1">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Face au mécontentement d’organisations étudiantes, qui soutiennent le projet mais qui dénoncent les modalités pratiques des stages, le ministère de l’enseignement supérieur a rouvert des négociations.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Le service sanitaire ne convainc plus les étudiants en médecine

Face au mécontentement d’organisations étudiantes, qui soutiennent le projet mais qui dénoncent les modalités pratiques des stages, le ministère de l’enseignement supérieur a rouvert des négociations.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 16h22
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 16h39
    |

            Soazig Le Nevé








                        



   


Prévu à la rentrée 2018, le nouveau « service sanitaire » des étudiants en santé est encore loin d’être ficelé. Les modalités techniques pour exécuter trente demi-journées (soit six semaines) de stage autour de la notion de prévention auprès de publics d’enfants, d’adolescents ou de personnes âgées font débat. Son premier projet d’arrêté ayant été refusé lors de son passage en Conseil national de l’enseignement et de la recherche (Cneser), le 15 mai, le ministère de l’enseignement supérieur a accepté de rouvrir des négociations.
En cause : le montant de l’aide forfaitaire destinée à indemniser les étudiants de leurs frais de déplacement pour accomplir leur service sanitaire. Etablie à 89 euros brut pour toute la durée de la réalisation de l’action de prévention, la somme apparaît insuffisante aux yeux des fédérations d’étudiants, notamment la FAGE.
« La volonté affichée du gouvernement de répartir les actions du service sanitaire sur l’ensemble du territoire, pour lutter contre les inégalités de santé, constitue une porte ouverte à des frais de déplacement très élevés », affirme dans un communiqué l’Association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf), alliée de la FAGE.
« On n’échangera pas nos conditions de vie contre le service sanitaire, prévient Yanis Merad, président de l’association. La prévention, oui, mais la précarisation, non. » A ses yeux, le cadre proposé par le gouvernement n’est « absolument pas sécurisant pour les étudiants », notamment ceux de premier cycle (entre la 1re et la 3e année). La somme de 89 euros qui leur sera versée est « ridiculement basse et ne permet même pas de financer deux tickets de bus urbain par jour », avance Yanis Merad.

        Lire aussi :
         

                Les étudiants de santé devront faire un service sanitaire dans les écoles



A Lille, l’UFR (unité de formation et de recherche) de médecine projette un service sanitaire étalé sur quinze semaines, à raison d’une demi-journée par semaine (le vendredi), illustre le représentant des étudiants en médecine, « la région Hauts-de-France est suffisamment grande pour imaginer que 89 euros ne suffiront pas à couvrir quinze allers-retours d’un point à l’autre ».
L’Anemf réclame une indemnité forfaitaire de 135 euros pour les étudiants de premier cycle, qui se calquerait sur celle en vigueur dans le deuxième cycle (4e, 5e et 6e année) – sachant que d’ores et déjà, cette indemnité n’est « pas assez conséquente pour un certain nombre de ces étudiants qui demandent souvent des aides supplémentaires ».
Yanis Merad souhaite également obtenir des collectivités locales une indemnité de 200 euros dans le cas d’un besoin d’hébergement des étudiants en zone éloignée du lieu d’études. Une aide financière déjà acquise en faveur des seuls internes fin 2017, dans le cadre du plan d’accès territorial aux soins. Faute de garanties en ce sens, il invite les directeurs d’UFR à refuser d’affecter des étudiants sur des terrains de stage les forçant à engager des frais de déplacement ou d’hébergement supérieurs à leur indemnité.
Des stages rémunérés mais pas pour tous
Dernière iniquité, pour l’association étudiante : seuls seront rémunérés les étudiants de 2e cycle, le projet d’arrêté ne prévoyant aucune évolution des règles actuellement en vigueur selon lesquelles il n’existe pas de statut protecteur pour les stages effectués en premier cycle.
« Nous serons intransigeants sur ces points, tranche Yanis Merad qui sera reçu au ministère mercredi 6 juin. Nous avons soutenu l’instauration d’un service sanitaire, mais ce soutien ne sera pas inconditionnel. »
Promesse de campagne d’Emmanuel Macron, le service sanitaire en santé sera obligatoire et concernera, dès la rentrée 2018-2019, quelque 47 000 jeunes inscrits dans les filières de médecine, pharmacie, odontologie, maïeutique, ainsi qu’en études de soins infirmiers et de masseur-kinésithérapeute. Quatre thématiques de prévention sont privilégiées : l’alimentation, l’activité physique, les addictions et la santé sexuelle et affective.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/04/17-2">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Ces infections, qui touchent 5 % des patients hospitalisés, restent stables depuis cinq ans. Elles tuent 4000 personnes par an en France.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Les maladies nosocomiales  ne régressent plus

Ces infections, qui touchent 5 % des patients hospitalisés, restent stables depuis cinq ans. Elles tuent 4000 personnes par an en France.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 16h14
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
Alors que le nombre de patients touchés par des infections nosocomiales avait diminué de 10 % entre 2006 et 2012, il ne baisse plus, mais est resté stable entre 2012 et 2017. Environ 5 % des personnes hospitalisées le jour de l’enquête présentaient au moins une infection contractée sur place. C’est le résultat de l’enquête nationale de prévalence conduite par Santé publique France et rendue publique lundi 4 juin. C’est une photographie à un jour donné, à partir des informations sur 80 988 patients hospitalisés dans 403 établissements.
Ces infections, indicateurs de la qualité des soins, sont la cause ­directe de quelque 4 000 décès chaque année en France, note l’agence sanitaire. Selon les estimations du Centre européen de prévention et de contrôle des ­maladies, environ 324 000 personnes en France sont touchées par les infections nosocomiales.
Sans grande surprise, les services de réanimation sont les plus affectés, avec une prévalence de 24 %. « Les patients qui arrivent en réanimation sont les plus vulnérables, constate Anne Berger-Carbonne, de Santé publique France. Ils sont souvent plus âgés, ont plus de ­maladies chroniques… et sont ­exposés à de multiples dispositifs invasifs (cathéter, sonde urinaire, assistance respiratoire…). »
Forte disparité
Bref, ces services sont une porte d’entrée importante aux infections nosocomiales. Il existe une forte disparité, avec 1 % de patients touchés par ces infections en psychiatrie ou 0,7 % en obstétrique.
Autre constat, la part des infections après une chirurgie a progressé de 13,5 % à 16 % de 2012 à 2017, passant au deuxième rang, devant les pneumonies (15,5 %), les infections urinaires (28 %) restant en tête – ces dernières sont très fréquentes, mais le plus souvent anodines.
Les infections à staphylocoque doré, très présentes dans les ­années 2000, ont baissé de 16 % à 14 % de 2012 à 2017, notamment celles où la bactérie est résistante à la méticilline (SARM). Les...




                        

                        


<article-nb="2018/06/04/17-3">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Pour éviter un procès ou une procédure de plaider coupable, la banque, accusée par le fonds souverain libyen de corruption sous l’ère Kadhafi, a négocié une amende.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Corruption en Libye : la Société générale va payer 500 millions d’euros pour éviter des procès en France et aux Etats-Unis

Pour éviter un procès ou une procédure de plaider coupable, la banque, accusée par le fonds souverain libyen de corruption sous l’ère Kadhafi, a négocié une amende.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 16h52
   





                        


La Société générale s’est engagée à payer 250 millions d’euros pour échapper en France à un procès dans l’affaire de ses transactions avec le fonds souverain libyen, a annoncé, lundi 4 juin, la procureure du parquet national financier.
Lors d’une audience de validation de cette convention judiciaire d’intérêt public, qui permet à une entreprise de négocier une amende, sans aller en procès ni passer par une procédure de plaider coupable, Eliane Houlette a également relevé que les faits reprochés à la banque étaient susceptibles d’être qualifiés de « corruption d’agent public étranger ».
La banque versera également 250 millions d’euros aux Etats-Unis, afin de mettre un terme aux poursuites qui l’y visent.
Plus tôt dans la journée, le groupe français avait annoncé être « parvenu à des accords de principe » avec les autorités concernées aux Etats-Unis et en France pour mettre fin à des enquêtes sur deux dossiers : les manipulations du taux interbancaire Libor et des soupçons de corruption avec le fonds souverain libyen (LIA).
« Pas d’impact sur les résultats »
La Société générale a par ailleurs assuré que les versements qu’elle devra effectuer dans ces deux litiges n’auront « pas d’impact sur les résultats » du groupe, car ils ont été « entièrement » couverts par une provision de 1 milliard d’euros, inscrite dans ses comptes à cet effet.
Le LIA, qui accusait la banque de cas de corruption sous l’ère Kadhafi, avait déjà obtenu près de 1 milliard d’euros l’an dernier. Mais un autre volet, instruit au pénal par les autorités américaines, restait à régler.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/04/17-4">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ La chercheuse Speranta Dumitru analyse l’apport considérable des milliers d’expatriés qui parviennent à faire vivre, malgré la précarité, des familles entières. Sans avoir la destinée de Mamoudou Gassama.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤         

Décryptage

« Pourquoi les migrants économiques sont des héros »

La chercheuse Speranta Dumitru analyse l’apport considérable des milliers d’expatriés qui parviennent à faire vivre, malgré la précarité, des familles entières. Sans avoir la destinée de Mamoudou Gassama.

Par                Speranta Dumitru



LE MONDE
              datetime="2018-06-04T15:39:57+02:00"

        Le 04.06.2018 à 15h39

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-06-04T16:10:22+02:00"

        Mis à jour le 04.06.2018 à 16h10






    
Mamoudou Gassama reçu par le président Macron, le 22 mai 2018, au palais de l’Elysée.
Crédits : Thibault Camus/AFP


Emmanuel Macron aime les héros. Mamoudou Gassama a sauvé la vie d’un enfant en escaladant quatre étages à mains nues. En guise de reconnaissance, le président lui a annoncé sa régularisation, l’invitant aussi à faire une demande de naturalisation.
Cette décision suscite des réactions inattendues. L’extrême droite la salue, car comme la nationalité française doit se mériter, on tient à dire que Mamoudou Gassama est méritant « contrairement à d’autres ». A gauche, certains philosophes craignent que la régularisation ne soit désormais conditionnée à l’héroïsme.
Une très haute valeur morale
Motivées par des convictions différentes, ces deux réactions s’accordent sur le fait que la plupart des migrants ne seraient pas des héros. Mais qu’est-ce qu’un héros ? Si Emmanuel Macron aimait vraiment les héros, ne devrait-il pas revoir sa conception de ce qu’il appelle les « migrants économiques » ?
En éthique, un acte héroïque est défini comme un acte de très haute valeur morale, mais qui va au-delà de ce qui est obligatoire. Ce type d’actes est aussi appelé « surérogatoire », du latin médiéval super-erogatio, qui signifie « donner en sus », plus que ce qui est dû.

        Lire aussi :
         

                Mamoudou Gassama, le Malien sans papiers qui a sauvé un enfant, va être régularisé



Le geste de Mamoudou Gassama correspond bien à ces deux critères. Son acte – sauver une vie – a une très haute valeur morale sans être moralement obligatoire. S’il existe bien une obligation d’assistance à personne en danger, elle ne s’applique pas aux passants sans moyen d’atteindre le quatrième étage, où l’enfant était suspendu.
La question des moyens est essentielle. Une fois que Mamoudou Gassama intégrera la brigade de sapeurs-pompiers de Paris, ses actes auront une valeur morale tout aussi haute, sans être héroïques. Non seulement le sauvetage des vies fera partie de ses obligations, mais il disposera d’échelles pivotantes et d’autres technologies pour les accomplir. Le fait qu’aujourd’hui, il ait pu sauver un enfant « à mains nues » est important dans la qualification éthique de son action.



On comprend pourquoi Emmanuel Macron aime les héros. Faire beaucoup de bien avec peu de moyens ne saurait être une obligation, mais reste un acte hautement louable. Si Mamoudou Gassama est un héros, y aurait-il d’autres migrants qui sauvent des vies « à mains nues » ?
Mamoudou Gassama fait partie de ces migrants des pays pauvres qu’Emmanuel Macron appelle des « migrants économiques », mais qui font preuve d’une forme d’héroïsme collectif. Avec très peu de ressources de départ et de nombreuses barrières en chemin, ces migrants contribuent « à mains nues » au développement et à la réduction de la pauvreté. Selon les données de la Banque mondiale, les transferts d’argent des migrants vers les pays à faible et moyen revenu ont atteint à 466 milliards de dollars (397 milliards d’euros) en 2017 et ne cessent d’augmenter.
Un puissant levier de développement
La valeur de ces 466 milliards de dollars est importante. C’est comme si les migrants collectaient, en un an, plus d’argent que les cinq plus riches entrepreneurs du monde (Jeff Bezos, Bill Gates, Warren Buffet, Bernard Arnault et Mark Zuckerberg, selon Forbes) ont amassé toute leur vie. Seulement, les migrants renouvelleraient l’opération chaque année et enverraient ces cinq grandes fortunes aux pays à faible et moyen revenu.
La valeur morale de ces transferts d’argent a été longtemps discréditée par les théories néomarxistes, sous prétexte que l’argent servirait simplement à la consommation. Mais, aujourd’hui, on sait que la migration et les transferts d’argent sont un puissant levier de développement et de réduction de la pauvreté. Par exemple, les économistes Richard Adams et John Page ont montré qu’une augmentation de 10 % de la migration diminuait de 2 % la pauvreté, c’est-à-dire la proportion des personnes vivant avec moins de 1 dollar par jour.

        Lire aussi :
         

                Derrière l’héroïsation de Mamoudou Gassama, la presse souligne la « bonne conscience » de l’Etat



En matière d’héroïsme, il vaut mieux retenir deux chiffres simples : moins de 3 % de la population mondiale fait trois fois mieux que tous les gouvernements puissants du Nord rassemblés.
En effet, les migrants sont à l’origine du flux monétaire le plus important que reçoivent les pays à faible et moyen revenu, à l’exception des investissements directs étrangers. Les transferts d’argent des migrants ont dépassé depuis 1996 l’aide publique au développement. Les efforts financiers des migrants sont trois fois plus importants que les efforts consentis par les gouvernements.
L’effort financier des migrants est-il fait « à mains nues » ? Peut-être pas, mais l’argent est gagné dans des conditions où la discrimination, l’exploitation et le taux de surqualification dans l’emploi sont plus élevés que chez les non-migrants. De plus, les migrants nés dans les pays du Sud ont migré, pour plus de la moitié d’entre eux, dans d’autres pays du Sud où les salaires sont plus réduits que dans les pays du Nord.
« Toute la misère du monde »
Quand leurs exploits ne sont pas filmés, Emmanuel Macron appelle les migrants pauvres comme Mamoudou Gassama « migrants économiques » et affirme ne pas pouvoir les « accueillir ».
Cette position fait écho à la phrase prononcée, il y a trente ans, par Michel Rocard selon laquelle « on ne peut pas accueillir toute la misère du monde ». Depuis lors, le mot « misère » est répété par les responsables politiques sans frémir. Publiquement. Dans tous les médias. Comme si les migrants originaires des pays pauvres ne pouvaient pas entendre ou étaient trop rustres pour se sentir offensés. Comme s’il y avait, d’un côté, ceux qui sont nés pour « accueillir » et, de l’autre, ceux qui sont nés rustres.



L’expression « migrants économiques » est moins brutale, mais elle est impropre. Généralement, quand on parle de « migration pour motif économique », on fait référence à la nature des titres de séjour (liée elle-même au travail), et non à la motivation de leurs titulaires. Que leurs titulaires soient venus travailler en France pour être proches de la tour Eiffel ou pour nourrir leurs enfants, c’est un fait que les statistiques migratoires ignorent. Ce que l’on sait, c’est qu’en France, l’accès à l’autorisation de travail est difficile à obtenir. Seuls 10 % des titres de séjour sont délivrés pour motif économique.

        Lire aussi :
         

                « Le conte de fées de Mamoudou Gassama cache mal la répression des migrants en France »



Emmanuel Macron ne semble pas intéressé par les données statistiques et les études migratoires. Il aurait pourtant appris que la migration n’est pas un risque pour la sécurité mondiale, mais une chance de doubler le PIB mondial. A l’inverse, freiner la migration économique, c’est laisser des trillions de dollars sur le carreau, comme l’a montré Michael Clemens. Les gains de l’ouverture des frontières seraient équivalents aux gains d’un « miracle de croissance », selon l’expression de John Kennan. Même les estimations les plus pessimistes confirment que, en cas d’ouverture des frontières, le revenu moyen mondial par travailleur augmenterait de 12 % sur le court terme et de 52 % sur le long terme.
L’exploit de Mamoudou Gassama illustre bien les gains de la mobilité. Sans obstacle, il a réussi à grimper à mains nues pour sauver un enfant. Avec les politiques migratoires, on choisit de créer des obstacles à chaque étage. Ceux qui, contre tous ces obstacles, arrivent encore à sauver des enfants sont, tout compte fait, des héros.
Speranta Dumitru est maîtresse de conférence en sciences politiques à l’Université Paris-Descartes.
Cet article a d’abord été publié sur le site The Conversation.





<article-nb="2018/06/04/17-5">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Créé il y a dix ans, GitHub est devenu un outil incontournable pour les développeurs informatiques du monde entier.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Microsoft acquiert pour 7,5 milliards de dollars la plate-forme de développement de logiciels GitHub

Créé il y a dix ans, GitHub est devenu un outil incontournable pour les développeurs informatiques du monde entier.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 15h24
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 16h12
   





                        


Microsoft a acheté, lundi  4 juin, l’un des sites les plus visités au monde. La firme américaine a annoncé avoir acquis pour 7,5 milliards de dollars (6,4 milliards d’euros) la plate-forme de développement de logiciels GitHub.
Créé en 2008, GitHub est devenu un outil incontournable pour les développeurs informatiques du monde entier. La plate-forme permet aux développeurs de stocker et de partager, publiquement ou non, le code qu’ils créent.
Le site revendique 28 millions d’utilisateurs et l’hébergement de plus de 80 millions de projets, qu’il s’agisse de logiciels, de sites Web, d’applications pour mobile ou de tout autres types de programmes informatiques — et quel que soit le langage de programmation utilisé.
Microsoft affirme que, via cette acquisition, les deux entreprises vont permettre aux développeurs de disposer de nouveaux outils à chaque étape de développement d’un logiciel.
« Nous ferons de notre mieux pour donner les moyens à chaque développeur de concevoir, fabriquer, innover et résoudre les défis les plus pressants du monde », a souligné Satya Nadella, le PDG de Microsoft.
Crainte des développeurs de logiciels libres
Le dirigeant a également tenté de répondre à l’inquiétude partagée dans la communauté des développeurs où on redoute que le géant des logiciels ne dénature le concept de GitHub, notamment son approche collaborative et de logiciel libre et en verrouille la souplesse d’utilisation ou cherche à en tirer profit.
« Microsoft est une entreprise de développeurs avant tout et en joignant nos forces avec GitHub nous renforçons notre engagement pour la liberté des développeurs, l’ouverture et l’innovation », a déclaré Satya Nadella.
A l’opposé de la philosophie défendue par GitHub, les codes sources des logiciels Microsoft ne sont pas librement accessibles, modifiables, distribuables et exécutables. Le groupe a toutefois amorcé des changements vers la culture du logiciel libre et propose, par exemple, Linux sur son service de cloud Windows Azure.
La transaction doit s’effectuer par des actions Microsoft et devrait être finalisée en fin d’année après le feu vert des autorités réglementaires. Cette opération devrait avoir un impact négatif sur les résultats de Microsoft en 2019 mais positif à partir de 2020, précise le géant des logiciels.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/04/17-6">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Clélie de Lesquen-Jonas est accusée de retenir des indemnités qui leur reviennent. Cette dernière dénonce une « fake news ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Vingt-deux chibanis retraités de la SNCF portent plainte contre leur avocate

Clélie de Lesquen-Jonas est accusée de retenir des indemnités qui leur reviennent. Cette dernière dénonce une « fake news ».



Le Monde
 |    04.06.2018 à 15h07
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 15h45
   





                        



   


Vingt-deux chibanis, des retraités d’origine nord-africaine, qui ont fait condamner la SNCF pour discrimination, ont porté plainte contre leur ancienne avocate, lui reprochant de retenir les indemnités qui leur reviennent, a révélé le site d’information Mediapart samedi 2 juin.
L’histoire de huit cent quarante-huit ex-salariés de la SNCF, principalement marocains, avait connu un dénouement heureux le 31 janvier, la cour d’appel de Paris leur ayant donné gain de cause en condamnant l’entreprise publique à leur verser plus de 170 millions d’euros de dommages et intérêts. Après la décision, qui mettait un terme à plus de douze ans de procédure, certains chibanis (« cheveux blancs » en arabe) avaient porté en triomphe leur avocate, Clélie de Lesquen-Jonas. Cette dernière est aujourd’hui accusée d’« abus de confiance ».

        Lire aussi :
         

                Les chibanis discriminés l’emportent définitivement face à la SNCF



Selon les vingt-deux plaignants, leurs indemnités ont été versées sur le compte professionnel de Me de Lesquen-Jonas, qui aurait refusé « d’adresser à ses clients les fonds leur revenant », conditionnant leur versement « à la signature d’une convention comportant un honoraire de résultat de 5 % », peut-on lire dans la plainte, qui a été enregistrée par le parquet de Paris le 7 mai.
Or, toujours selon la plainte, l’avocate avait déjà « facturé forfaitairement son intervention », à hauteur de 6 000 euros, devant le conseil de prud’hommes et de 30 000 euros devant la cour d’appel. Ces sommes auraient été acquittées, selon le document.
« Fake news »
Contactée par l’AFP, l’avocate a dénoncé une « fake news » et a prévenu qu’elle lancerait « probablement une action en diffamation ».
« Je n’ai jamais conditionné la remise des fonds à la signature d’une convention », s’est défendue l’avocate, qui a fait valoir que le « processus de règlement est forcément long quand vous avez huit cent cinquante clients ». Elle a ajouté que les sommes dues aux plaignants avaient été réglées vendredi, en en retranchant néanmoins « la note d’honoraires qui fait l’objet aujourd’hui d’un contentieux », dont est saisi le bâtonnier.

Une information confirmée par son confrère Me Maxime Cessieux, qui représente les vingt-deux chibanis. Mais, a-t-il assuré à l’AFP, cela « ne change rien au fait qu’elle retient illégalement des sommes qui ne lui appartiennent pas ».
Selon la plainte, les plaignants doivent toucher chacun des sommes allant de 17 000 à 287 000 euros.
Me Cessieux a par ailleurs fait savoir qu’une « plainte complémentaire [allait] être déposée la semaine prochaine » par de nouveaux plaignants.
« Minorité agissante »
L’avocate mise en cause, qui se prévaut du soutien de « plus de huit cents clients », attribue la plainte à son endroit à une « minorité agissante manipulée par une société basée au Maroc créée en mars ». Selon elle, cette société, nommée « BBA », a été créée par Abdelkader Bendali, un consultant marocain qui était aux côtés des chibanis au début de leur procédure contre la SNCF, et qui leur a récemment « envoyé plus de huit cents factures ».
« L’escroquerie, elle est là », assure Me de Lesquen-Jonas, qui dit vouloir seulement « protéger [ses] clients ».

        Lire aussi :
         

                Les chibanis ou comment « faire entendre la voix de nos vieux invisibles »



M. Bendali, contacté par l’AFP, a formulé les mêmes accusations « d’escroquerie » à l’encontre de l’avocate, ajoutant être « en train de préparer une assignation contre cette dame ». « La justice tranchera », a-t-il dit.
Abdelkader Bendali a assuré avoir, « pendant dix ans, organisé le dossier » des chibanis contre la SNCF, « reconstitué la carrière de chacun ».
Selon lui, « tout au début » de la procédure, « chaque cheminot s’était engagé à verser 15 % d’honoraires de résultats », qu’il était chargé de « répartir au prorata entre les différents intervenants — avocats, professeurs, actuaires ». Quand Me de Lesquen-Jonas a commencé à intervenir dans le dossier, il lui avait « promis qu’elle aurait 2 % » d’honoraires, a-t-il dit.
Il a affirmé, en outre, que « Mme de Lesquen n’est pas l’auteur d’une seule phrase » des écritures présentées à la cour d’appel. « Cette dame a fait de la figuration et elle s’empare d’un chèque de neuf millions d’euros », a-t-il asséné.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/04/17-7">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Les K. installent deux caméras sur leur propriété, dans le but, disent-ils, d’assurer leur sécurité. Leurs voisins, les S., affirment que c’est pour les espionner. Ils demandent leur suppression, en invoquant le droit au respect de la vie privée.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ 
<article-nb="2018/06/04/17-8">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Un peu moins de mille personnes ont été évacuées, lundi, de deux campements parisiens, lors de la 36e opération d’évacuation depuis la constitution des premiers campements dans la capitale, en juin 2015.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ 
<article-nb="2018/06/04/17-9">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Le 5 décembre en fin de matinée, Jean-Luc Codaccioni et Antoine Quilichini, bien connus des services de police et de justice, avaient été la cible d’un guet-apens.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Guet-apens mortel à l’aéroport de Bastia : douze interpellations en Haute-Corse et à Marseille

Le 5 décembre en fin de matinée, Jean-Luc Codaccioni et Antoine Quilichini, bien connus des services de police et de justice, avaient été la cible d’un guet-apens.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 13h20
   





                        


Dans le cadre de l’enquête sur le double assassinat de deux figures du grand banditisme devant l’aéroport de Bastia en décembre, douze personnes ont été interpellées lundi 4 juin en Haute-Corse et dans la région marseillaise, a fait savoir une source proche de l’enquête.
Ces personnes ont été interpellées sur commission rogatoire d’un magistrat de la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille, compétente en matière de grande criminalité organisée. Elles ont été placées en garde à vue à Bastia et Marseille et peuvent être entendues pendant quatre-vingt-seize heures, l’enquête ayant été ouverte pour « assassinat en bande organisée et tentative d’assassinat en bande organisée ». Des personnes déjà incarcérées pourraient également être extraites de leur cellule pour être entendues dans cette affaire, a précisé cette source.
Bien connus des services de police et de justice
Mardi 5 décembre en fin de matinée, Jean-Luc Codaccioni et Antoine Quilichini, bien connus des services de police et de justice, avaient été la cible d’un guet-apens. M. Quilichini avait été tué par balles sur le coup. Il était venu chercher à l’aéroport M. Coddacioni, qui était détenu à la maison d’arrêt de Borgo (Haute-Corse) mais revenait d’une permission de sortie qu’il devait effectuer hors de Corse. M. Codaccioni avait été grièvement blessé de plusieurs balles et avait été transporté par hélicoptère à l’hôpital de Bastia où il est mort.
Jean-Luc Codaccioni, né le 3 avril 1963 à Ajaccio, ancien responsable de la sécurité du PMU au Gabon, avait été condamné en février 2016 à quatre ans de prison pour association de malfaiteurs en vue de la préparation du meurtre en bande organisée de Jean-Claude Colonna, cousin de l’ancien parrain de l’île de Beauté « Jean-Jé » Colonna.
Né le 16 août 1968 à Bastia, Antoine Quilichini, dit « Tony le Boucher », avait été condamné dans la même affaire à quatre ans de prison dont dix-huit mois avec sursis. Au carrefour du monde politique, des affaires et du grand banditisme, ils avaient, chacun, déjà échappé à plusieurs tentatives d’assassinats.

        Lire aussi :
         

                Un nouveau repenti témoigne sur la mafia corse






                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/04/17-10">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Le coup de projecteur sur le jeune Malien n’est-il pas destiné à nous éblouir pour mieux laisser dans l’ombre les ratés de la méritocratie et la frilosité dont la France fait preuve à l’égard des migrants ?, s’interroge sur son blog le professeur Claude Garcia.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ 
<article-nb="2018/06/04/17-11">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Dans une tribune au « Monde », les représentants de l’éducation nationale, des parents d’élèves et de la jeunesse dénoncent Parcoursup dont les ratés démontrent que le véritable problème est le manque de place à l’université.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Parcoursup : un système opaque, injuste et discriminant »

Dans une tribune au « Monde », les représentants de l’éducation nationale, des parents d’élèves et de la jeunesse dénoncent Parcoursup dont les ratés démontrent que le véritable problème est le manque de place à l’université.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 12h24
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Depuis le mois d’octobre 2017, nos organisations dénoncent la loi orientation et réussite des étudiants (ORE) [promulguée en mars] de Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, ses effets négatifs sur l’accès de toutes et tous aux formations du supérieur et les conditions de sa mise en place dans la précipitation.
En janvier 2018 nous écrivions : « Parcoursup reproduira les injustices d’APB en les aggravant. Le gouvernement propose aux élèves de terminale de faire seulement dix vœux, sans les hiérarchiser. À partir de mai, en pleines révisions du bac, les lycéens et lycéennes qui auront reçu plusieurs réponses positives auront quelques jours pour faire leur choix et laisser les places restantes aux candidat·es moins bien classé.es qu’elles.eux par les établissements d’enseignement supérieur – réattribution des places qu’APB effectuait automatiquement. Ce sont d’interminables listes d’attente qui seront ainsi engendrées, génératrices d’anxiété pour les lycéen·nes et leurs familles. »
Précipitation
Il apparaît évident aujourd’hui, alors que Parcoursup a rendu ses premiers arbitrages, que nos craintes étaient fondées… Malheureusement, nos ministres de tutelle Mme Vidal et M. Blanquer, n’en ont absolument pas tenu compte.
Selon les sources ministérielles, près de la moitié des lycéens et des étudiants en attente de réorientation n’avaient aucune réponse positive le mardi 22 mai à l’ouverture de la plate-forme. 29 000 n’avaient que des réponses négatives, les autres étaient « en attente » sur au moins un vœu.

Pour rappel, avec l’ancien système d’affectation (APB), plus de 60 % des candidats avaient au moins un vœu satisfait au premier tour d’affectation. Utilisant la dénonciation du recours au tirage au sort, la ministre a mené dans la précipitation une réforme de tout le système en septembre 2017. Cette procédure était inacceptable et injuste pour les jeunes qui en ont été victimes....




                        

                        


<article-nb="2018/06/04/17-12">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Refusée dans deux formations sélectives et « en attente » pour accéder à la fac, Audrey passe ses journées à regarder l’application Parcoursup dans l’espoir « d’un miracle, une simple notification, juste UN oui ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Parcoursup : « “L’attente”, c’est devenu une insulte dans mon lycée, une blague »

Refusée dans deux formations sélectives et « en attente » pour accéder à la fac, Audrey passe ses journées à regarder l’application Parcoursup dans l’espoir « d’un miracle, une simple notification, juste UN oui ».



Le Monde
 |    04.06.2018 à 11h51
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 15h02
   





                        



   


Voix d’orientation. Le Monde Campus et La ZEP, média jeune et participatif, s’associent pour faire témoigner lycéens et étudiants sur leurs parcours d’orientation. Cette semaine, Audrey, 17 ans, lycéenne à Marseille. 
Je suis en terminale scientifique et, cette année, j’ai été la première, avec d’autres milliers d’élèves, à être sur Parcoursup. En février, nous avons tous fait nos choix, postulé dans telles prépas ou telles universités ou écoles.
Pour ma part, je n’ai postulé que dans deux écoles (en radiologie), qui préparent à un DE [diplôme d’Etat], donc des filières sélectives, et aussi dans plusieurs universités de biologie et de médecine, à Marseille et Paris, qui, elles, ne le sont pas.
J’ai toujours adoré la biologie, en particulier la microbiologie. Je trouve ça fascinant de voir comment des choses invisibles à l’œil nu peuvent avoir autant d’impact sur le corps humain. La fac de biologie me permet d’étudier ce domaine si particulier.
Paces, c’est le vœu qui vend du rêve mais auquel je ne crois pas trop. Etre psychiatre, c’est un rêve depuis toujours mais je sais très bien que c’est extrêmement compliqué. Surtout la première année de médecine et j’ai peur de ne pas y arriver.
Puis il y a l’école de radiologie. C’est un peu mon choix de secours, j’ai envie de travailler dans les hôpitaux, étudier le corps humain d’un point de vue organique, ça pourrait aussi être sympa, le contact humain, aider les gens. Ça me plairait aussi beaucoup.
Et tout ça, j’aimerais le faire à Paris. Tout simplement parce que je ne peux plus continuer une année de plus à Marseille. Mon père arrivant à être absent même lorsqu’il est à la maison et ma mère étant analphabète ne peuvent pas s’occuper correctement de moi, de mes études. Alors je souhaiterais rejoindre ma sœur qui s’est toujours occupée de moi et qui vit à Paris.
« Je pense plus à Parcoursup qu’à mon bac »
Au début, j’étais assez confiante. Mes profs m’avaient assuré que je serais obligatoirement prise dans une université, que c’était certain ! Et puis, je ne fais pas partie des élèves perturbateurs, bien au contraire. Je participe en classe, je suis sérieuse, je bosse beaucoup et ça se reflète dans mes notes. Par exemple, en SVT [sciences de la vie et de la Terre], matière essentielle pour entrer en fac de bio, j’ai 16 de moyenne. Alors j’étais stressée, mais confiante.
Mais le 22 mai, voilà que les réponses tombent… Deux refus pour les écoles et tous mes vœux pour les universités en attente ! « L’attente », c’est devenu une insulte dans mon lycée, une blague : « L’attente »… L’attente qui est synonyme de refus en suspens. Quand la sanction est tombée, c’était la panique ! Pour certains vœux, je suis classée 3 000e. En médecine, je suis même 8 000e sur 12 000, pour un peu plus de 1 500 places. Alors à mon stress de devoir gérer les révisions du bac qui se rapproche, s’ajoute l’angoisse de me dire que, peut-être, je ne serai prise nulle part. Et puis, il y a ma famille…
Ils sont tous entre la colère et la tristesse, moi qui leur avais assuré que ce n’était pas sélectif et que j’allais être prise ! Nos profs nous disent de rester calmes et que des places vont se libérer, mais les jours passent et je ne monte que de dix places… ce qui n’est quasiment rien !
Je passe mes journées à regarder l’application dans l’attente d’un miracle, une simple notification, juste UN oui… Mais les jours passent et toujours rien. En voyant que le moral n’était pas là, le directeur du lycée a décidé d’organiser des séances de soutien psychologique avec les conseillères d’orientation. Je compte bien aller voir comment ça se passe. Peut-être me seront-elles d’une grande aide ?…
Je pense plus à Parcoursup qu’à mon bac ou même à ma famille et mes amis. Certains de mes amis sont dans le même cas que moi, alors on essaie de se réconforter, de se donner un peu d’espoir, mais au fond de nous, on sait qu’on est foutus.

   



La zone d’expression prioritaire (ZEP) accompagne la prise de parole des 15-25 ans
La zone d’expression prioritaire (ZEP) est un dispositif d’accompagnement à l’expression des jeunes de 15 à 25 ans par des journalistes professionnels. Par l’intermédiaire d’ateliers d’écriture dans des lycées, universités, associations étudiantes ou encore dans des structures d’insertion, ils témoignent de leur quotidien et de l’actualité qui les concernent.
Tous leurs récits sont à retrouver sur la-zep.fr, et, pour la plupart, ci-dessous :















« Le Monde » aide les jeunes à s’orienter vers les études supérieures
Alors que les lycéens ont commencé, le 22 mai, à recevoir des réponses concernant leurs vœux d’orientation formulés sur la nouvelle plate-forme d’admission post-bac, Parcoursup 2018, Le Monde Campus propose reportages, décryptages, conseils et tchats, à retrouver dans ses sous-rubriques Parcoursup et Etudes supérieures.

Retrouvez également des vidéos, témoignages et enquêtes réalisés dans le cadre de nos conférences « O21/S’orienter au 21e siècle », qui se sont tenues entre novembre et mars à Nancy, Lille, Nantes, Bordeaux et Paris, dans notre rubrique O21.





                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/04/17-13">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Cette enquête fait suite à la plainte déposée par Anticor pour « prise illégale d’intérêts » et « trafic d’influence ». En cause : les liens étroits entre Kohler et l’armateur MSC.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Enquête du Parquet national financier visant le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler

Cette enquête fait suite à la plainte déposée par Anticor pour « prise illégale d’intérêts » et « trafic d’influence ». En cause : les liens étroits entre Kohler et l’armateur MSC.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 11h12
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 15h20
   





                        



   


Le Parquet national financier (PNF) a annoncé, lundi 4 juin, avoir ouvert une enquête visant le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler. Cela fait suite à la plainte déposée au PNF le 1er juin par Anticor pour « prise illégale d’intérêts » et « trafic d’influence ». Dans la foulée, l’Elysée a annoncé qu’il rejetait « des soupçons totalement infondés ».
Au cœur du dossier : les liens étroits entre M. Kohler et l’armateur MSC, un groupe privé italo-suisse avec lequel l’Etat a mené une série de négociations ces dernières années, alors que le haut fonctionnaire occupait des postes-clés au ministère de l’économie.

        Lire :
         

          Alexis Kohler, le bras droit d’Emmanuel Macron, visé par une plainte d’Anticor



Dans son communiqué, le PNF précise avoir ouvert une enquête « afin de vérifier si les règles relatives à la mise en disponibilité des agents publics [avaie]nt bien été respectées ».
« C’est bien volontiers qu’Alexis Kohler communiquera au parquet l’ensemble des documents prouvant sa conduite respectueuse du droit dans toutes les circonstances de son parcours professionnel », précise de son côté la présidence.
« Alexis Kohler a toujours tenu sa hiérarchie informée de ses liens personnels avec l’entreprise MSC. Il s’est systématiquement déporté de toutes les décisions ayant trait à cette entreprise et sa hiérarchie informée a naturellement veillé au conflit d’intérêt potentiel. Dans toutes les fonctions qu’il a occupées à l’Agence des participations de l’Etat, à Bercy et à l’Elysée. »
Alexis Kohler a-t-il favorisé l’entreprise de ses cousins ?
Selon des informations de Mediapart, le secrétaire général de l’Elysée est lié aux Aponte, la famille italienne fondatrice et toujours propriétaire de la Mediterranean Shipping Company (MSC). La mère d’Alexis Kohler est la cousine germaine de Rafaela Aponte, qui a cofondé MSC avec son mari, Gianluigi, en 1970. M. Kohler a rejoint pendant quelques mois, en août 2016, le siège de MSC à Genève en tant que directeur financier.
Or la compagnie maritime est devenue la principale cliente des derniers grands chantiers navals français, situés à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Des chantiers historiques dont l’Etat a tout fait, depuis des années, pour éviter d’abord la disparition, puis le passage sous un complet contrôle italien. A chaque fois, MSC était une actrice-clé des discussions, ses commandes de paquebots pouvant d’un coup transformer l’avenir de Saint-Nazaire.

        Lire aussi :
         

                La commande du siècle pour les chantiers de Saint-Nazaire



Alexis Kohler est-il intervenu dans ces tractations ? A-t-il, de Bercy, favorisé l’entreprise de ses cousins ? Ces deux interrogations se trouvent au centre de la plainte d’Anticor.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/04/17-14">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Les ponctions financières imposées au monde HLM, qui le fragilisent, ne seront qu’à moitié compensées.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le modèle français du logement social en danger

Les ponctions financières imposées au monde HLM, qui le fragilisent, ne seront qu’à moitié compensées.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 15h44
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

L’avalanche de ponctions financières du gouvernement dans les finances du monde HLM est à son comble. A l’horizon 2020, 2 milliards d’euros seront prélevés chaque année : 1,5 milliard d’euros proviendront de la baisse imposée des loyers pour réduire d’autant le budget des aides personnalisées au logement (APL), 305 millions iront obligatoirement alimenter différents fonds d’aide à la pierre. A quoi s’ajouteront 180 millions de manque à gagner dû au gel des loyers. Tout cela n’est qu’à moitié compensé par les facilités bancaires que la Caisse des dépôts consentira, à la demande de l’Etat, sous forme d’allongement de crédits et de prêts exceptionnels.

Le compte n’y est pas : c’est ce qu’ont découvert, avec stupeur, les dirigeants des Entreprises sociales de l’habitat (ESH) réunis, le 18 mai, lors d’une journée professionnelle de leur fédération, dans une étude d’EY (ex-Ernst & Young), dont Le Monde s’est procuré des éléments. EY établit que, si rien n’est entrepris, 43 ESH seront en déficit dès 2020 et qu’aucune d’entre elles ne conservera la moindre capacité d’investissement d’ici à 2024.
Les 230 ESH détiennent, aujourd’hui, 2,3 millions de logements, soit plus de la moitié du parc, et elles forment l’une des deux grandes familles de HLM, sa branche privée, avec, pour actionnaires principaux, les Caisses d’epargne et Action logement (ex-1 % logement). L’autre famille est la Fédération des offices publics présidés par les élus locaux. Ces deux branches sont réunies au sein de l’Union sociale pour l’habitat (USH).
« Coécrites par Bercy »
La branche privée des ESH a très vite cédé – dès la fin 2017 – à la pression du gouvernement, capitulé sur les montants exigés et signé, le 13 décembre 2017, sans les offices publics, un protocole d’accord avec le ministre, ce qui a divisé et affaibli comme jamais le mouvement HLM.

Pourquoi le gouvernement est-il en train de mettre à genoux le secteur HLM ?...




                        

                        


<article-nb="2018/06/04/17-15">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Les dentistes et l’Assurance-maladie ont signé un accord sur le « reste à charge zéro ». Une promesse du candidat Emmanuel Macron.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Des prothèses dentaires remboursées à 100 %

Les dentistes et l’Assurance-maladie ont signé un accord sur le « reste à charge zéro ». Une promesse du candidat Emmanuel Macron.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 10h40
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 15h49
    |

            François Béguin








                        



                                


                            
C’est théoriquement la fin programmée des renoncements à des soins dentaires pour raisons financières. Le texte prévoyant la mise en application de la promesse de campagne d’Emmanuel Macron d’un « reste à charge zéro » pour les soins prothétiques a été adopté, vendredi 1er juin, à plus de 90 % par les dentistes de la Confédération nationale des syndicats dentaires (CNSD), après l’avoir été à 76 % la veille par ceux de l’Union dentaire (UD), permettant ainsi son entrée en vigueur en plusieurs étapes, entre 2020 et 2021, pour la partie « RAC zéro ».
L’accord, qui prévoit une revalorisation des tarifs des soins courants (caries, détartrage…) en échange d’un plafonnement des tarifs des prothèses, est jugé « historique » par Nicolas Revel, le directeur général de la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM), qui devait en présenter le détail lundi 4 juin. « Cela permet de sortir d’un cercle vicieux où depuis vingt-cinq ou trente ans les actes prothétiques devenaient de plus en plus chers pour compenser la faiblesse des tarifs des soins conservateurs à tarifs opposables [pris en charge par la Sécu et les complémentaires] », explique-t-il au Monde. Coût de l’opération : 1,2 milliard d’euros sur cinq ans, dont 717 millions à la charge de la Sécu et 505 millions pour les complémentaires santé.

En janvier 2017, après l’échec d’une première négociation avec les dentistes, la ministre de la santé Marisol Touraine avait choisi de plafonner unilatéralement les tarifs des prothèses, provoquant la colère des syndicats de dentistes. Après l’élection d’Emmanuel Macron, le nouveau gouvernement avait rouvert les discussions, en y ajoutant le « reste à charge zéro ».
Les fortes revalorisations d’une partie des actes de soins conservateurs (comme la dévitalisation d’une molaire dont le tarif va passer de 81,94 euros à 110 euros) seront indolores pour les patients. Sauf dépassement d’honoraires, ce type d’actes...




                        

                        


<article-nb="2018/06/04/17-16">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Quatre décisions imposent à la collectivité de prendre en charge un Guinéen de 17 ans. En vain. Un cas qui en cache quelques dizaines d’autres à Marseille.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Mineurs isolés : le conseil départemental des Bouches-du-Rhône sourd à la justice

Quatre décisions imposent à la collectivité de prendre en charge un Guinéen de 17 ans. En vain. Un cas qui en cache quelques dizaines d’autres à Marseille.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 10h16
    |

                            Gilles Rof (Marseille, correspondant)








                        



                                


                            
Karamba Noba ne « comprend pas [s] a situation ». Et pour ceux qui tentent d’aider ce jeune Guinéen de 17 ans arrivé seul à Marseille il y a quatorze mois, il est bien difficile de la lui expliquer. « Comment dire à un adolescent qui a traversé une partie de l’Afrique et la Méditerranée qu’en France une collectivité peut refuser d’obtempérer aux injonctions de la justice et ne pas lui accorder ce à quoi il a droit ? », s’interroge Me Laurie Quinson, son avocate.
En septembre 2017, le tribunal pour enfants de Marseille a ordonné la prise en charge de Karamba Noba par le conseil départemental des Bouches-du-Rhône au titre de l’aide aux mineurs non accompagnés. Depuis, trois décisions de justice sont venues condamner la collectivité et lui intimer à nouveau d’assumer son rôle. Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, est intervenu dans le dossier. De même que le député de la circonscription, leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, dans un courrier daté du 5 mars. En vain.
Le 13 avril, le tribunal administratif de Marseille a astreint le département à payer 11 800 euros (soit 200 euros par jour de non-prise en charge depuis sa précédente condamnation, le 5 février) à Karamba Noba. Sept semaines plus tard, le montant n’a pas été réglé, l’astreinte quotidienne court toujours et si le jeune migrant ne dort pas dans la rue, c’est grâce à une famille marseillaise, bouleversée par sa situation, qui l’a accueilli.
Problème de « capacité financière »
« Le cas de Karamba est exceptionnel par le nombre de décisions de justice le concernant. Mais il n’est pas isolé et témoigne d’une mécanique plus globale dans le département », assure Me Quinson. La condamnation, le 12 avril, du même conseil départemental à verser une astreinte de plus de 8 000 euros à Mohamed Diallo, autre Guinéen de 17 ans, n’a pas non plus été suivie d’effet.

A Marseille, le sujet de l’accueil des mineurs...




                        

                        


<article-nb="2018/06/04/17-17">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Neuf personnes, dont les anciens présidents des clubs de Caen et de Nîmes, comparaissent à partir de lundi devant le tribunal correctionnel de Paris.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Football : des soupçons de matchs arrangés en Ligue 2 au tribunal

Neuf personnes, dont les anciens présidents des clubs de Caen et de Nîmes, comparaissent à partir de lundi devant le tribunal correctionnel de Paris.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 09h12
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 09h21
   





                        



   


Le maintien en Ligue 2 du club de Nîmes en 2014 est-il dû à des matchs arrangés ? C’est la question à laquelle va devoir répondre, à partir de lundi 4 juin, le tribunal correctionnel de Paris où neuf personnes sont jugées dans cette affaire.

        Lire aussi :
         

                Soupçons de matchs arrangés en Ligue 2 : neuf personnes renvoyées devant le tribunal correctionnel



L’affaire concerne sept rencontres de L2 disputées en fin de saison 2013-2014 par Nîmes, alors menacé de relégation : contre Bastia (1-1), Dijon (défaite 5-1), Brest (1-1), Laval (victoire 2-1), Caen (1-1) et Créteil (1-1). Mais également le match contre Istres (victoire 1-0), que le parquet national financier avait pourtant écarté dans son réquisitoire.
Au cœur de l’affaire se trouve un match en particulier : la rencontre entre Caen et Nîmes du 13 mai 2014, qui s’est soldée par un nul, permettant au club normand d’accéder à la Ligue 1 et aux Nîmois d’éviter une relégation en National. Les présidents des deux clubs à l’époque, Jean-François Fortin pour Caen et Jean-Marc Conrad pour Nîmes, sont jugés à partir de lundi pour corruption, respectivement passive et active.

        Lire aussi :
         

                Ce que dit le rapport sur les matchs présumés truqués en Ligue 2



Le scénario d’un partage de points était apparu dans des conversations entre les deux patrons, interceptées par les enquêteurs. Alors que chacun convenait qu’il lui fallait un point, Jean-François Fortin concluait en ces termes : « Ben si on est pas trop cons, hein ! » D’après l’enquête, les dirigeants nîmois avaient, en outre, déposé des cartons de vin devant le vestiaire des Caennais.
Intention « manifeste » d’arranger les matchs
Si les footballeurs avaient clairement levé le pied, « aucun élément » ne permet d’affirmer que Jean-François Fortin a « effectivement demandé à (…) ses joueurs de jouer le match nul », selon l’ordonnance du juge Serge Tournaire. Mais pour le magistrat, le simple fait que M. Fortin ait « agréé à une proposition d’arrangement aux fins d’obtention d’un match nul » suffit à constituer le délit de corruption passive.
M. Conrad sera aussi jugé pour association de malfaiteurs en vue de la préparation du délit de corruption sportive pour cinq autres matchs. Serge Kasparian, qui venait de reprendre avec lui le club nîmois et en était l’actionnaire principal, sera jugé pour le même délit concernant six matchs.
Selon le juge Tournaire, « l’intention » de MM. Conrad et Kasparian d’arranger les derniers matchs de la saison « apparaît manifeste ». Et « ce n’est le plus souvent qu’en raison soit de l’absence de contacts réels, soit du manque de réceptivité de leurs interlocuteurs (…), soit d’intermédiaires peu fiables que leur entreprise corruptive a échoué », selon le magistrat. Le juge d’instruction a, de même, pointé « l’implication » de Franck Toutoundjian, ancien président d’un club amateur, soupçonné d’avoir joué un rôle d’intermédiaire concernant six matchs. Lui aussi comparaîtra pour association de malfaiteurs.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/04/17-18">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Annoncé par le ministère de la santé le 1er juin, le déremboursement des médicament contre Alzheimer relance les débats sur une maladie encore très mal connue des chercheurs, dont certains questionnent même l’existence.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ 
<article-nb="2018/06/04/17-19">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Le Comité consultatif national d’éthique remet mardi au Parlement un rapport sur la bioéthique. Philosophes, sociologues, chercheurs se penchent sur le droit du vivant, de la naissance à la mort.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Bioéthique : comment réécrire les lois de la vie ?

Le Comité consultatif national d’éthique remet mardi au Parlement un rapport sur la bioéthique. Philosophes, sociologues, chercheurs se penchent sur le droit du vivant, de la naissance à la mort.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 08h12
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 13h05
    |

            Catherine Vincent








                        



   


Quel monde voulons-nous pour demain ? Sur cette question se sont ouverts, en janvier, les Etats généraux de la bioéthique, première séquence de la révision de la loi bioéthique. A l’issue de ces débats citoyens, menés un peu partout en France et accompagnés d’une centaine d’auditions d’experts, le Comité consultatif national d’éthique doit rendre, mardi 5 juin, une synthèse de cette vaste consultation à l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, étape préalable à l’élaboration du projet de loi qui sera débattu à l’automne.
Quel monde voulons-nous pour demain ? Sans surprise, les thèmes les plus abordés lors de ces états généraux ont concerné la procréation médicalement assistée et la fin de vie. Mais ces sujets sociétaux ne doivent pas occulter d’autres perspectives ouvertes par les progrès de la science et de la technologie, qui alimentent eux aussi la réflexion sur l’éthique du vivant. Les chemins que défrichent les manipulations génétiques, la médecine prédictive ou l’intelligence artificielle auront des impacts insoupçonnés sur l’avenir de nos sociétés, voire de l’humanité. Il importe donc d’y réfléchir dès aujourd’hui.
Vertiges
La sociologue Irène Théry, la juriste Laurence Brunet, le généticien Axel Kahn, le chercheur en informatique Claude Kirchner, la philosophe Corine Pelluchon, la sociologue des religions Céline Béraud, tous insistent sur la nécessité de mener les débats de la manière la plus profonde et la plus sereine possible, au-delà des clivages autour de ces questions qui, trop souvent, déchirent le tissu social.

        Lire aussi :
         

                PMA, GPA, fin de vie, « Crispr-Cas9 »… un lexique pour comprendre le débat sur la bioéthique



Les nouvelles possibilités de la science et de la technique donnent le vertige : vertige des origines (de qui suis-je l’enfant ?), vertige de la différence (homoparentalité), vertige de la prédiction (tests génétiques), vertige de l’évolution de notre propre espèce (homme augmenté). Face à ces bouleversements, la réflexion éthique pose la question des droits : celui de la femme à disposer de son corps, celui de l’enfant à connaître ses origines, celui de chacun à choisir le moment de sa mort ou à contrôler l’usage de ses données personnelles. Elle force sans cesse le questionnement sur des conflits de valeurs, nous obligeant à penser en termes de tension permanente – entre intérêts individuels et intérêt général, entre ce qui constitue le plus intime de nos vies et les choix collectifs qui s’y mêlent. L’éthique du vivant est un observatoire de perplexité. Nous vous proposons de l’explorer ensemble.
Irène Théry : « Il faut reconnaître les familles issues d’un don »
Notre droit nous a figés dans une vision fausse du don de gamètes, souligne la sociologue. Elle pense qu’il faut inciter les parents à sortir du secret pour donner à l’enfant l’accès à ses origines.
Laurence Brunet : « Inventer de nouvelles figures de parentalité »
Pour la juriste, les réticences françaises envers la gestation pour autrui viennent de la façon dont notre législation, s’inspirant du droit romain, définit le père et la mère.
Axel Kahn : « Impossible de savoir quels seront les bons gènes dans deux siècles »
Manipulations du génome humain, transhumanisme : pour le généticien, l’usage inconsidéré de ces technologies, forcément inégalitaires, serait philosophiquement critiquable.
Claude Kirchner : « La géolocalisation peut devenir une donnée médicale »
Nous laissons sur Internet, parfois sans le savoir, beaucoup d’informations sur notre état de santé, relève le chercheur. Il importe d’informer chacun sur ce risque d’atteinte à notre vie privée.
Corine Pelluchon : « Aucune loi ne peut définir une bonne mort »
Faut-il dépénaliser l’euthanasie ? Le suicide assisté ? La philosophe examine les risques et les écueils d’une législation sur la fin de vie.
Céline Béraud : « La question du corps est centrale pour l’Eglise »
Le mouvement de La Manif pour tous ne représente pas l’opinion de tous les catholiques, qui semblent désormais mieux accepter l’ouverture de la procréation médicalement assistée à toutes les femmes, note la sociologue des religions.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/04/17-20">
<filnamedate="20180604"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180604"><AAMMJJHH="2018060417">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ C’est le moment pour les collectionneurs de réaliser de bonnes affaires… et de faire le point sur un hobby en perte de vitesse, plombé par la baisse du trafic du courrier.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Une déferlante de timbres et des raretés

C’est le moment pour les collectionneurs de réaliser de bonnes affaires… et de faire le point sur un hobby en perte de vitesse, plombé par la baisse du trafic du courrier.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 06h45
    |

            Pierre Jullien








                        



   


Une « déferlante d’émissions » – comme le titre L’Echo de la timbrologie de juin –, un gigantesque marché aux timbres permettant aux visiteurs de se lancer dans une course au trésor, des séances de dédicaces de dessinateurs et graveurs, une exposition, des conférences, des démonstrations de gravure en taille-douce, des initiations au « mail art » (pour les plus jeunes)… Paris accueille le salon du timbre Paris-Philex du 7 au 10 juin, hall 2.2 à la Porte de Versailles, sur plus de 8 500 mètres carrés.
Les précédentes éditions de ce rendez-vous dédié à la pratique du loisir philatélique, traditionnellement organisé tous les deux ans, s’étaient déroulées au Parc Floral. Un changement de décor plus accessible qui devrait permettre aux organisateurs de franchir la barre des vingt mille visiteurs attendus, collectionneurs chevronnés ou néophytes, qui ne pourront qu’être séduits par un riche programme d’animations, Gilles Livichitz, le directeur de Phil@poste, direction chargée à La Poste de la fabrication, de la vente et de la promotion des timbres, espérant que la grève des cheminots ne découragera pas le public.

   


Paris-Philex servira de cadre à une Bourse aux timbres qui réunira une cinquantaine de négociants spécialisés et d’experts français et étrangers, la presse et les éditeurs spécialisés (Timbres magazine, Yvert et Tellier) ainsi que des postes internationales qui vendront leurs dernières créations – Monaco, Saint-Marin, Roumanie, Luxembourg, Tunisie, Terres australes et antarctiques françaises ou Corée du Nord… – au premier rang desquelles La Poste française.
Durant les quatre jours de la manifestation, La Poste mettra ainsi en vente, en avant-première, de nombreux timbres, à commencer par un bloc à 10 euros (tirage 100 000 exemplaires) dont le fond fait écho au timbre « Paris. Ville candidate. Jeux olympiques de 2024 » paru en 2017, composé de quatre vignettes consacrées à des sites où se dérouleront des compétitions lors des Jeux olympiques de 2024 : esplanade des Invalides (tir à l’arc), pont Alexandre-III et Grand palais (escrime et taekwondo), tour Eiffel (beach-volley) et Versailles (équitation et pentathlon moderne). Ces vignettes s’inspirent de timbres émis entre 1939 et 1956. Ou comment faire du neuf avec de l’ancien.

   


Commémoration de la guerre de 1914-1918, un autre bloc, à 30 euros, de huit timbres, reprend la série dédiée aux orphelins de guerre émise en 1917. A ce prix, le tirage n’est que de 40 000 exemplaires imprimés en typographie, comme il y a cent ans. Un carnet de huit timbres « Mémoire de héros », vendu 15 euros, dessiné par Paul Flickinger (présent sur place le 7 juin pour dédicacer son œuvre), rend hommage à des personnages emblématiques parmi lesquels Roland Garros, Maurice Genevoix, Marie Curie, Albert Séverin Roche (« le soldat le plus décoré de la première guerre mondiale ») ou Emilienne Moreau-Evrard, résistante en 1914-1918, puis compagnon de la Libération en 1945 (tirage 30 000 ex.).

   


Autres célébrations timbrées prévues : le Palais de l’Elysée, à 0,95 euro, pour le tricentenaire de la pose de sa première pierre ; Edouard Vuillard (1868-1940) – un autoportrait conservé au Musée d’Orsay –, un feuillet à 11,70 euros composé de timbres octogonaux, une première en France ; un bloc de deux timbres sur les grandes heures de l’histoire de France consacré à Marie-Thérèse d’Autriche (1638-1683) et au traité des Pyrénées (1659), à 5,20 euros ; un bloc de quatre timbres sur « Les oiseaux des jardins » (rouge-gorge, moineau, pie, mésange bleue) à 3,20 euros ; et trois carnets sur les voitures de sport, à 5 euros chacun.

   


Mais la mise en vente uniquement sur place dès le 8 juin, dans la limite des stocks, de deux feuilles de 100 timbres Marianne d’usage courant, à 0,10 euro (soit 10 euros la feuille) et « Lettre verte » (80 euros la feuille) surchargés de la mention « 2013-2018 » dans le coin gauche de chaque timbre et dans les marges, constitue le clou de Paris-Philex par leurs faibles tirages qui retiendront toute l’attention des spéculateurs : 12 500 planches pour le 0,10 euro et 2 500 pour la Marianne « Lettre verte ».
Ces chiffres sont à comparer avec les 65 000 abonnés aux nouveautés auprès de Phil@poste pour un panier moyen annuel de 150 à 200 euros, estime Gilles Livchitz, auxquels il faut ajouter les collectionneurs acheteurs réguliers dans les bureaux de poste.

   


Ces deux feuilles constituent une façon de stimuler le marché et de fêter la fin de cette Marianne créée par Olivier Ciappa et David Kawena, lancée sous le quinquennat de François Hollande, qui sera remplacée « aux alentours du 14 juillet », selon M. Livchitz, qui précise que le futur timbre d’usage courant – « le choix final a été arrêté par le président Macron » – est « en phase d’impression ».
Un collector « Paris-Philex 2018 », tiré à 1 500 exemplaires numérotés seulement, sur le timbre et ses savoir-faire, vendu 9 euros, tentera de les concurrencer.

   


A Paris-Philex, le championnat de France de philatélie organisé par la Fédération française des associations philatéliques (FFAP) opposera les collections les plus rares de cent cinquante participants qui concourront pour décrocher une médaille d’or. Cette dernière, qui fédère 538 associations, pour un total d’environ 25 000 adhérents, organisera son 91e congrès le samedi 9 juin à la Maison des océans, à Paris. L’occasion de faire le point sur un hobby en perte de vitesse, plombé par la baisse du courrier, comme en témoignent les tirages des timbres de collection « standards » désormais inférieurs au million d’exemplaires quand ils dépassaient les deux millions il y a quelques années encore.

   


Pour fêter son 90e anniversaire, l’Académie de philatélie présentera quatre-vingt-dix raretés – lettres, timbres, documents de prix, comme cette étonnante lettre adressée par le comte de Mercy-Argenteau à la citoyenne Marie-Antoinette d’Autriche, à la Conciergerie, à Paris – où la reine fut emprisonnée du 2 août au 16 octobre 1793 avant d’être guillotinée – affranchie à 15 sols. Les membres de l’Académie donneront, par ailleurs, des conférences sur des sujets aussi divers que la « grosse tête d’Hermès » de Grèce, les « poches » de l’Atlantique (août 1944-mai 1945), ou encore les expéditions de Jean-Baptiste Charcot dans les glaces de l’Arctique… Un brin de fraîcheur probablement bienvenu…
Paris-Philex, du jeudi 7 au dimanche 10 juin, de 10 h à 18 h. Entrée gratuite. Hall 2.2 de Paris Expo, Porte de Versailles. Sur Internet : https ://fr-fr.facebook.com/toutsurletimbre/



                            


                        

                        

