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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ L’ancien correspondant à Paris de l’agence de presse ukrainienne UkrInform, qui avait été arrêté en septembre 2016 à l’aéroport de Moscou en provenance de Paris, est accusé d’espionnage.
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Le journaliste Roman Souchtchenko condamné à douze ans de prison en Russie

L’ancien correspondant à Paris de l’agence de presse ukrainienne UkrInform, qui avait été arrêté en septembre 2016 à l’aéroport de Moscou en provenance de Paris, est accusé d’espionnage.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 16h44
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 16h55
    |

            Benoît Vitkine








                        



   


La justice russe a condamné à douze ans de prison « à régime sévère », lundi 4 juin, le journaliste ukrainien Roman Souchtchenko, ancien correspondant à Paris de l’agence de presse UkrInform. Le journaliste a été reconnu coupable d’espionnage au terme d’une procédure instruite par les services de sécurité russes (FSB) sous le sceau du secret. « Je ferai bien entendu appel. Cette décision n’est pas juste », a déclaré après l’annonce de sa peine M. Souchtchenko, qui nie toute culpabilité.
« Tout a été réglé en quelques minutes, puisque les motivations du jugement sont elles aussi tenues secrètes, indique au “Monde” son avocat, Mark Feïguine. Le juge a simplement répété les trois phrases que répètent les services depuis deux ans. » M. Feïguine assistait au jugement en tant qu’observateur extérieur : l’avocat, qui a dans le passé défendu les Pussy Riot ou la pilote ukrainienne Nadejda Savtchenko, a été radié du barreau de Moscou le 24 avril, officiellement pour la publication de trois Tweet « à caractère obscène ». Une décision que l’avocat estime directement liée à l’affaire Souchtchenko : « Le pouvoir russe voudrait que toute cette affaire soit réglée le plus discrètement possible. Le verdict rendu aujourd’hui est d’ailleurs prudent, puisque la peine pouvait aller jusqu’à vingt ans. »
« Colonel » ukrainien
Roman Souchtchenko avait été interpellé le 30 septembre 2016 à son arrivée à l’aéroport de Moscou, en provenance de Paris. Son arrestation avait été découverte quasiment par hasard, lorsqu’une délégation de défenseurs des droits de l’homme avait remarqué, dans une cellule de Lefortovo, la prison utilisée par le FSB, un nouveau venu placé à l’isolement. L’homme avait alors expliqué être un journaliste ukrainien, membre de l’agence de presse publique UkrInform depuis 2002, et son correspondant à Paris depuis 2010. Il se rendait à Moscou pour rendre visite à son cousin malade.
Depuis lors, Roman Souchtchenko était donc détenu à Lefortovo, avec comme visites régulières, uniquement celles du consul ukrainien. Les autorités russes n’ont dévoilé que des éléments très parcellaires de l’instruction : le FSB décrit Roman Souchtchenko comme « un employé du service de renseignement du ministère de la défense ukrainien », allant même jusqu’à lui décerner le grade de « colonel ». « Le citoyen ukrainien collectait délibérément des informations secrètes sur l’activité des forces armées et de la garde nationale de la Fédération de Russie », avaient seulement indiqué les services de sécurité russes après son arrestation.
Dépêches rarement signées
En l’absence de détails, ce sont les médias russes qui se sont mués depuis 2016 en procureurs, évoquant son passé dans l’armée ukrainienne – un engagement de cinq ans, au début des années 1990, terminé avec le grade de lieutenant – ou notant que l’on trouve sur Internet bien peu d’articles du journaliste. Rien de surprenant à cela : comme celles, par exemple, de l’Agence France-Presse, les dépêches d’UkrInform sont rarement signées. Nombre de ses collègues français et ukrainiens l’ont déjà croisé sur le terrain, en France, et sa femme, Angela, a constitué un dossier bien fourni recensant ses publications. « Il écrivait presque tous les jours, assurait-elle au “Monde” en novembre 2017, et pas seulement sur les attentats ou la politique. Il couvrait aussi les expositions ou le sport. »

   


La détention de Roman Souchtchenko a suscité une émotion importante en Ukraine, de même que celle des autres « otages » ukrainiens, comme les qualifie Kiev. Une trentaine d’Ukrainiens détenus en Russie – résidant dans ce pays, arrêtés lors de leur passage, ou habitants de Crimée refusant l’annexion – sont considérés par Kiev comme des prisonniers politiques. Parmi eux, le cinéaste originaire de Crimée Oleg Sentsov, condamné à vingt ans de prison pour « préparation d’actes terroristes » et qui est en grève de la faim depuis le 14 mai. Quelques libérations, obtenues par des grâces présidentielles ou après des échanges de prisonniers, ont lieu épisodiquement.

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                Emprisonné en Russie, le journaliste ukrainien Roman Souchtchenko espère le soutien de la France



Les soutiens de Roman Souchtchenko espèrent désormais, eux aussi, un échange de prisonniers. « Cette affaire ne peut se conclure que par un échange, estime aussi l’avocat Mark Feïguine. Il y a des dizaines de prisonniers russes en Ukraine, des combattants capturés dans le Donbass, mais Moscou n’est pas intéressé par le fait de les récupérer. » Peut-être faut-il, dès lors, voir dans l’arrestation à Kiev, mi-mai, du chef du bureau ukrainien de l’agence de presse russe RIA Novosti, un lien avec l’affaire Souchtchenko. Kirill Vyshinsky a, depuis, été placé en détention et accusé de « haute trahison ».
Les amis de M. Souchtchenko espèrent aussi une implication plus poussée dans ce dossier de la France, où résidait M. Souchtchenko, et qui participe, aux côtés de l’Allemagne, de la Russie et de l’Ukraine, aux négociations de paix sur le conflit ukrainien.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ L’affaire révèle un durcissement à l’égard de ceux qui entendent venir en aide aux migrants.
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En Belgique, deux journalistes accusées d’activités criminelles pour avoir aidé des sans-papiers

L’affaire révèle un durcissement à l’égard de ceux qui entendent venir en aide aux migrants.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 14h52
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, correspondant)








                        



                                


                            

C’est le délit de solidarité version belge. Douze personnes seront jugées prochainement dans le royaume pour participation présumée à une organisation criminelle de traite des êtres humains. Parmi elles, deux journalistes : Anouk Van Gestel, rédactrice en chef de Marie Claire Belgique, et Myriam Berghe, membre de la rédaction du magazine Femmes d’aujourd’hui. Placées sur écoute, les deux journalistes ont été perquisitionnées et renvoyées devant la justice. Le parquet entend requérir de cinq à dix années de prison contre tous ceux qu’il considère comme des membres d’une filière de passeurs vers la Grande-Bretagne.
Cette affaire étonne dans un pays où l’exception humanitaire est plus large qu’en France, affirme l’avocat Alexis Deswaef, qui occupait jusqu’à il y a peu la présidence de la Ligue des droits de l’homme et défend Mme Van Gestel. Quand l’aide à un étranger est apportée pour des raisons principalement humanitaires, il n’y avait, jusqu’ici, pas de poursuites. Héberger un sans-papiers n’était pas un délit et la loi belge, contrairement à la française, permet de venir en aide à une personne en situation irrégulière même si elle ne se trouve pas en situation de danger.
Les deux journalistes, amies et anciennes collègues, ont été sensibilisées à la cause des migrants après la découverte de la jungle de Calais. Elles ont décidé ensuite de répondre aux appels de la Plate-forme citoyenne, un groupement issu de la société civile qui a notamment organisé, durant l’hiver, l’accueil, par des particuliers, de migrants regroupés dans le Parc Maximilien, à Bruxelles. Majoritairement originaires d’Afrique, ces « transmigrants » espéraient, pour la plupart, passer en Grande-Bretagne et n’entendaient donc pas déposer une demande d’asile en Belgique.

La mobilisation s’est accrue quand, à l’automne 2017, la police a interpellé des occupants du parc et emporté les affaires de beaucoup d’entre eux. « Une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Dans une tribune au « Monde », un collectif de personnalités françaises, dont Beate et Serge Klarsfeld, Pascal Bruckner et Marek Halter, appelle le gouvernement israélien à surmonter l’obstacle des relations avec la Turquie et à accomplir un geste qui relève d’une éthique des relations internationales.
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« Nous demandons à l’Etat d’Israël de reconnaître le génocide des Arméniens »

Dans une tribune au « Monde », un collectif de personnalités françaises, dont Beate et Serge Klarsfeld, Pascal Bruckner et Marek Halter, appelle le gouvernement israélien à surmonter l’obstacle des relations avec la Turquie et à accomplir un geste qui relève d’une éthique des relations internationales.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 14h44
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 15h04
    |

                            Collectif








                        



   


Tribune. En 1915-1916, un génocide majeur fut perpétré en Anatolie par le gouvernement Jeune-Turc sur la population arménienne de l’Empire ottoman. Un million et demi d’hommes, de femmes et d’enfants furent exterminés par épuisement lors de marches de la mort dans le désert, par assassinats multiples, viols systématiques ou inanition, des milliers d’enfants étant capturés et convertis de force.

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                Cent ans de solitude pour les Arméniens



Rescapés, diplomates étrangers, soldats allemands et même — on l’oublie trop souvent — juges turcs au début des années 1920, d’innombrables personnes ont livré témoignage de ce crime de masse que les historiens authentifièrent rapidement et dont s’inspirèrent les juristes internationaux dans leurs travaux sur les crimes contre l’humanité.
Soutien ancien de l’opinion publique israélienne
Nous, militants de la mémoire et du combat antinégationniste, observons avec intérêt la forte progression du nombre de députés au Parlement israélien favorables à la reconnaissance du génocide des Arméniens ; trois (sur cent vingt) en 2000, trente en 2010, une majorité sans doute à présent, y compris le président de la Knesset, l’ancien refuznik [dissident soviétique] Yuli Edelstein.
Cette évolution positive, qui traduit un soutien populaire déjà ancien de l’opinion publique israélienne, doit pousser l’exécutif israélien à cesser de tergiverser et à en prendre acte par-delà les considérations économiques ou diplomatiques ; dans les relations internationales, un impératif moral au moins doit prévaloir : le rejet catégorique des génocides et de leur négation.

        Lire aussi :
         

                24 avril 1915, premier jour d’un génocide



Parce qu’il est le pays qui recueillit la majorité des rescapés de la Shoah, parce qu’il a bâti et abrite le plus considérable musée-mémorial dédié à un génocide, parce qu’il a reconnu le génocide des Tutsis rwandais de 1994, nous demandons à l’Etat d’Israël de reconnaître officiellement — aux côtés de nombreux autres Etats, eux aussi démocratiques — le génocide des Arméniens.
Les signataires : Benjamin Abtan, président de l’association antiraciste EGAM ; Séverine Benayoun, avocate ; Pascal Bruckner, philosophe ; Alain David, philosophe ; Frédéric Encel, fondateur et animateur des Assises antinégationnistes ; Marek Halter, écrivain ; Pierre Fraidenraich, journaliste ; Valérie Hoffenberg, consultante ; Emmanuelle Hoffman, avocate ; Valérie Igounet, historienne ; Marcel Kabanda, président d’Ibuka-France ; Arno Klarsfeld, avocat ; Beate et Serge Klarsfeld, dirigeants de l’Association des fils et filles de déportés juifs de France ; Benjamin Orenstein, rescapé de la Shoah, président de l’Amicale des déportés d’Auschwitz-Birkenau ; Richard Prasquier, ancien président du CRIF ; Gérard Rabinovitch, directeur de l’Institut européen Emmanuel-Levinas ; Rudy Reichstadt, fondateur et directeur de Conspiracy Watch ; Anne-Marie Revcolevschi, fondatrice du Projet Aladin et ancienne directrice générale de la Fondation pour la mémoire de la Shoah ; Dominique Sopo, président de SOS-Racisme ; Mario-Pierre Stasi, président de la Licra ; Antoine Spire, journaliste ; Yves Ternon, historien ; Meïr Waintrater, ancien directeur de L’Arche ; Régine Waintrater, psychanalyste ; François Zimeray, ambassadeur de France.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Les institutions européennes ont de plus en plus recours à des agents non titulaires. Un bon moyen d’entrer par la petite porte.
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Fonction publique européenne : le recours aux contractuels ne cesse d’augmenter

Les institutions européennes ont de plus en plus recours à des agents non titulaires. Un bon moyen d’entrer par la petite porte.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 13h13
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 13h28
    |

                            Catherine Quignon








                        



                                


                            

Comme la France voudrait le faire, l’Union européenne (UE) ne cesse d’augmenter le recrutement d’agents non titulaires : sur les 32 000 personnes employées par la Commission européenne (le plus gros employeur des institutions de l’UE), 8 000 sont des contractuelles, selon le Collectif des contractuels. D’après d’autres données communiquées par le syndicat du personnel de l’UE Renouveau et Démocratie, ce chiffre a doublé depuis 2004.
Calqué sur le modèle français, le statut de fonctionnaire reste la norme pour le personnel travaillant au sein des institutions européennes. Avec tous les avantages associés : sécurité de l’emploi, avancement automatique de carrière… « La tendance est clairement à l’augmentation du nombre de contractuels, confirme néanmoins Michel Mangenot, professeur à l’Institut d’études européennes de l’université Paris-VIII. Les institutions préfèrent utiliser ce type d’emploi pour avoir plus de souplesse. »

Cette possibilité reste toutefois encadrée : « Les institutions européennes doivent justifier le non-recours à un fonctionnaire permanent », ajoute Michel Mangenot.
« Passerelle »
Un emploi de contractuel peut néanmoins apporter une expérience professionnelle décisive pour décrocher un poste permanent au sein de l’Union : « C’est une bonne passerelle pour intégrer la fonction publique européenne, confirme François-Gilles Le Theule, professeur affilié à l’ESCP-Europe (Ecole supérieur de commerce de Paris) et coauteur de La Fonction publique européenne (éd. La Documentation française, 2012). De plus, les agents contractuels bénéficient des mêmes niveaux de salaires et des mêmes grilles indiciaires que les fonctionnaires permanents. »
Encore faut-il réussir le concours. Le mode de recrutement des contractuels est le même que pour les agents titulaires : les candidats doivent réussir un examen organisé par l’EPSO (European Personnel Selection Office...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Les tests de recrutement désormais axés sur les compétences managériales, et non plus sur les connaissances de la gouvernance européenne, peuvent dérouter les habitués des concours « à la française ». Conséquence : 95% de candidats échouent à la première étape de « raisonnement verbal et numérique ».
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Comment intégrer la fonction publique européenne

Les tests de recrutement désormais axés sur les compétences managériales, et non plus sur les connaissances de la gouvernance européenne, peuvent dérouter les habitués des concours « à la française ». Conséquence : 95% de candidats échouent à la première étape de « raisonnement verbal et numérique ».



Le Monde
 |    04.06.2018 à 12h52
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 13h14
    |

                            Catherine Quignon








                        



                                


                            

Chaque année, plus de 50 000 candidats tentent leur chance auprès de l’Office européen de sélection du personnel (Epso), l’organisme qui choisit les postulants pour travailler au sein des institutions européennes. La perspective de décrocher un poste prestigieux à Bruxelles, au Luxembourg ou à Strasbourg séduit les candidats qui aspirent à mettre leurs compétences au service de l’Union européenne (UE).
Sans compter le niveau de rémunération, nettement plus attractif que celui d’un fonctionnaire français « lambda » : le traitement mensuel de base d’un fonctionnaire européen varie entre 2 300 euros pour un assistant-secrétaire nouvellement recruté et 16 000 euros pour un administrateur ayant plus de quatre années d’ancienneté au grade le plus élevé, indique le site de l’Epso.
Juristes, traducteurs, responsables des ressources humaines…. La palette des compétences recherchées est vaste. Mais les places sont chères. Seuls quelques centaines de postes sont à pourvoir, pour un taux de réussite aux tests de sélection avoisinant les 1%. « Le départ à la retraite d’une génération de fonctionnaires européens d’ici à 2020 offre néanmoins de vraies opportunités », affime Michel Mangenot, professeur à l’Institut d’études européennes de l’université Paris-VIII. Les postulants français seraient d’ailleurs sous-représentés aux tests : « au dernier concours organisé par l’Epso pour le recrutement d’aministrateurs en 2017, il y a eu trois fois plus d’Italiens», souligne Michel Mangenot.
Tests psychométriques
Les Français se montreraient-ils réfractaires aux nouveaux critères de sélection mis en place depuis 2010? L’arrivée du Britannique David Bearfield à la tête de l’Epso, en 2007, marque la fin d’une époque : celle du recrutement sur concours « à la française », avec QCM sur les institutions européennes et grand entretien pour évaluer la vocation à servir l’Europe.
A la place a été instauré un mode de sélection calqué sur celui...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Avec les déclarations polémique de Lorenzo Fontana, les premières fissures dans l’alliance des deux partis populistes au pouvoir dans la péninsule se font jour.
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Italie : le nouveau ministre de la famille affiche son opposition aux unions homosexuelles

Avec les déclarations polémique de Lorenzo Fontana, les premières fissures dans l’alliance des deux partis populistes au pouvoir dans la péninsule se font jour.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 12h46
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 13h30
   





                        


Le soir même de l’investiture du gouvernement italien, une première polémique a éclaté dans ses rangs, première fissure dans l’alliance des deux partis populistes au pouvoir dans la péninsule, la Ligue et le Mouvement 5 étoiles (M5S).
Le nouveau ministre de la famille, Lorenzo Fontana, membre de la Ligue, proche du catholicisme intégriste et ardent adversaire du mariage homosexuel et de l’avortement, a déclaré au Corriere della Sera : « Les familles arc-en-ciel [symbole des mouvements homosexuels] n’existent pas dans la loi italienne. »
Arrivant vendredi soir au palais du Quirinal, portant sa fille dans les bras et accompagné de sa femme, le ministre de la famille, 38 ans, a déclaré que « les familles sont celles qui sont naturelles, où un enfant doit avoir un père et une mère ». Et d’insister : « La famille naturelle est attaquée. [Les homosexuels] veulent nous dominer et effacer notre peuple. »
Le ministre a ajouté qu’en tant que catholique il renforcerait également tous les organismes qui « tentent de dissuader les femmes d’avorter », arguant que « l’avortement est la première cause de féminicide au monde ».
Déclarations « inopportunes »
Le M5S a pris ses distances dimanche avec les déclarations de Lorenzo Fontana, déclarant que le sujet des unions civiles entre personnes de même sexe avait été écarté de leur agenda politique commun.
L’avocate issue de ses rangs, Maria Edera Spadoni, a qualifié d’« inopportunes » les déclarations de Lorenzo Fontana. « Ce n’est pas un mystère que différentes sensibilités sur les problèmes éthiques existent » entre son mouvement et la Ligue, a-t-elle dit dans un entretien au Corriere della Serra. Elle a rappelé que les sujets clivants ont été délibérément écartés du contrat de gouvernement, citant notamment l’avortement et l’union civile homosexuelle.

        Lire la discussion avec notre correspondant à Rome :
         

          « La question migratoire est un des rares sujets sur lesquels le M5S et la Ligue s’accordent »



Les propos du ministre de la famille ont obligé Matteo Salvini à préciser qu’une telle déclaration ne figurait pas dans le contrat de gouvernement. « En tant que père, je suis soucieux qu’en enfant grandisse entre un père et une mère, mais la question n’est pas à l’agenda du gouvernement », a-t-il tenu à préciser après les déclarations de son allié.
L’Italie a adopté l’union civile homosexuelle en 2016. Après des mois de batailles parlementaires houleuses, c’est en force que Matteo Renzi avait fait adopter la loi, attendue depuis près de deux décennies par les associations homosexuelles.

        Lire aussi :
         

                L’Italie résout sa crise politique avec un gouvernement populiste






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Les deux vice-présidents du conseil défendent en parallèle les projets du M5S et de la Ligue, en contradiction notamment sur les questions fiscales.
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Italie : Luigi Di Maio et Matteo Salvini, un exécutif à deux visages

Les deux vice-présidents du conseil défendent en parallèle les projets du M5S et de la Ligue, en contradiction notamment sur les questions fiscales.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 11h33
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 16h32
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

« Fratelli d’Italia… » Les premières notes de l’hymne national sont parties spontanément et une mer de drapeaux tricolores s’est levée, lorsque le chef politique du Mouvement 5 étoiles (M5S), Luigi Di Maio, a prononcé les premiers mots de son discours, depuis la tribune installée sur la place de la Bocca della Verita, au pied du Capitole, où une dizaine de milliers de personnes s’étaient rassemblées en ce soir de fête nationale, samedi 2 juin.
Au départ, les sympathisants du mouvement devaient se retrouver au cri de « mon vote compte ! » ; l’idée avait été lancée le 28 mai, pour « défendre la démocratie en danger », alors que le président de la République, Sergio Mattarella, en exposant des réserves sur le choix du futur ministre de l’économie, semblait avoir porté un coup d’arrêt à la coalition mise sur pied par la Ligue de Matteo Salvini et le M5S, empêchant la formation du futur exécutif.
Finalement, les accusations de coup de force institutionnel ont fait long feu : après un ultime tour de négociations, et en tenant compte des demandes de Sergio Mattarella, le gouvernement Conte a vu le jour, vendredi 1er juin, et ce rassemblement censé témoigner de la colère populaire a changé de nature pour se muer en grande fête de la victoire.
Nanti du titre de vice-premier ministre et porté à la tête d’un grand ministère du travail et du développement économique, Luigi Di Maio aura toute latitude pour mettre en œuvre les mesures promises depuis des années par le M5S : abolition de la « loi Fornero » (une réforme des retraites votée à la va-vite, fin 2011, sous la pression des marchés financiers), aides aux petites entreprises, et surtout mise en place d’un « revenu de citoyenneté » de 780 euros par mois qui a beaucoup fait pour le succès du mouvement auprès d’une jeunesse fragilisée par dix années de crise et de marasme économique.
Insoluble contradiction
Avant de présenter son équipe gouvernementale,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Si les appels à la création d’acteurs bancaires puissants se multiplient en Europe, ils risquent de se heurter aux réalités nationales, note l’éditorialiste économique du « Monde » Philippe Escande face aux rumeurs sur un éventuel rapprochement entre la Société générale et Unicredit.
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Si les appels à la création d’acteurs bancaires puissants se multiplient en Europe, ils risquent de se heurter aux réalités nationales, note l’éditorialiste économique du « Monde » Philippe Escande face aux rumeurs sur un éventuel rapprochement entre la Société générale et Unicredit.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 11h20
    |

            Philippe Escande








                        


                                                                                                                



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Le procès des responsables du tir contre l’avion de la Malaysia Airlines, abattu le 17 juillet 2014 au-dessus de l’Ukraine, se tiendra aux Pays-Bas.
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Le Parlement néerlandais va adopter une loi pour juger les auteurs du crash du MH17

Le procès des responsables du tir contre l’avion de la Malaysia Airlines, abattu le 17 juillet 2014 au-dessus de l’Ukraine, se tiendra aux Pays-Bas.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 11h16
    |

            Stéphanie Maupas (La Haye, correspondance)








                        



                                


                            

Le Parlement néerlandais devait adopter, mardi 5 juin, une loi sur les modalités du futur procès des auteurs du crash du MH17, abattu le 17 juillet 2014 au-dessus des territoires séparatistes du Donbass, dans l’est de l’Ukraine. Le texte prévoit que le procès des auteurs du tir, de leurs coauteurs et complices, sera conduit par un tribunal néerlandais, au nom des 298 victimes issues de dix « nations en deuil ».
En juillet 2015, la Russie avait opposé son veto à un projet de tribunal international déposé devant l’ONU, et l’idée d’une juridiction multilatérale avait finalement été écartée au profit d’un procès organisé par les Pays-Bas, pays le plus touché par la tragédie avec 193 de ses ressortissants tués. Selon l’enquête conjointe internationale (ECI), réunissant juges, procureurs et enquêteurs des Pays-Bas, d’Australie, d’Ukraine, de Belgique et de Malaisie, mise sur pied sous la tutelle d’Eurojust en août 2014, le vol Amsterdam-Kuala Lumpur a été abattu par un missile antiaérien de type Buk, tiré depuis un champ de Pervomaïski, dans la région de Donetsk, tenue par les séparatistes prorusses.
Après avoir longtemps désigné comme responsable du crash un jet de l’aviation ukrainienne, la Russie ne conteste plus l’utilisation d’un tel missile, de fabrication soviétique, mais accuse l’armée ukrainienne, assurant que le missile a été tiré d’une zone sous son contrôle.
L’enquête a conclu que le missile et son lanceur provenaient de la 53e brigade antiaérienne de Koursk, en Russie
Mais le 24 mai, l’ECI concluait que le missile et son lanceur provenaient de la 53e brigade antiaérienne de Koursk, en Russie, et avaient été amenés spécialement un jour plus tôt. Quelques heures après l’annonce, La Haye et Canberra, soutenues par l’Union européenne, l’OTAN et les Etats-Unis, accusaient officiellement l’Etat russe.
Ils demandaient à Moscou de reconnaître sa responsabilité et d’accepter de porter l’affaire devant une instance internationale...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ La chancelière réaffirme les engagements du contrat de coalition et se rapproche des positions françaises.
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Allemagne : Merkel encourageante sur les réformes de l’UE

La chancelière réaffirme les engagements du contrat de coalition et se rapproche des positions françaises.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 12h29
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

Angela Merkel a souvent reconnu qu’elle avait « besoin de temps pour prendre des décisions ». Elle n’a pas changé : il lui aura fallu 250 jours pour répondre aux propositions d’Emmanuel Macron sur l’avenir de l’Europe. Huit mois après le discours du président français à la Sorbonne, la chancelière s’est enfin décidée à exposer ses idées en la matière dans un dense entretien de deux pages publié, dimanche 3 juin, dans le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung.
Pour l’essentiel, ces idées ne sont pas des surprises. Elles correspondent à ce qui a été acté dans le contrat de coalition, scellé le 7 février, entre les conservateurs (CDU-CSU) et les sociaux-démocrates (SPD). Il n’empêche : le fait que Mme Merkel les reprenne à son compte n’est pas anodin. Le chapitre du contrat de coalition consacré à l’Europe avait en effet été largement inspiré par Martin Schulz.

Or, depuis son départ de la présidence du SPD, le 13 février, un doute s’était installé : sans ce fervent européen, le nouveau gouvernement allemand tiendrait-il ses promesses ? Le silence observé par Mme Merkel lors de ses dernières rencontres avec M. Macron nourrissait les craintes des plus pessimistes.
Angela Merkel en a profité pour rappeler que l’Union européenne ne devait pas se transformer en « union des dettes »
Dans ce contexte, le simple fait que la chancelière rappelle son attachement aux principaux points du « contrat de coalition », notamment sur la création d’un « budget d’investissement de la zone euro », est un signe politique rassurant pour la France. « C’est un mouvement positif qui témoigne de l’engagement européen de la chancelière et de son gouvernement », a réagi l’Elysée, dimanche, estimant qu’Angela Merkel « se rapproch[ait] des vues françaises ».
Quelle est l’ampleur de ce rapprochement ? S’agissant de la zone euro, il est limité. Pour Mme Merkel, son budget...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Pavel Dourov, fondateur de Telegram, accusait la firme de Cupertino de bloquer les mises à jour de son application pour satisfaire Moscou.
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Telegram finalement mis à jour sur les appareils Apple

Pavel Dourov, fondateur de Telegram, accusait la firme de Cupertino de bloquer les mises à jour de son application pour satisfaire Moscou.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 10h40
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 10h44
   





                        



   


La version iOS de l’application de messagerie Telegram sera finalement bien mise à jour. C’est ce qu’a annoncé son fondateur et dirigeant, Pavel Dourov, dans un message posté sur sa chaîne le 1er juin.
Dans ce message, où il remercie Apple, M. Dourov précise que les prochains correctifs et améliorations de son application avaient bien été validés. 
D’après l’historique des mises à jour du magasin d’applications d’Apple, Telegram a effectivement été mis à jour le 1er juin, notamment pour se mettre en conformité avec le règlement général sur la protection des données, entré en vigueur le 25 mai dans l’Union européenne.
Dans un message posté sur sa chaîne le 31 mai, Pavel Dourov avait accusé Apple d’avoir, à la suite d’une demande de Moscou, bloqué les dernières mises à jour de son application. Parce que M. Dourov refusait de livrer ses clés de chiffrement aux services de sécurité du pays, la justice russe a en effet ordonné le blocage de Telegram sur tout le territoire en avril.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Editorial. Le 3 juin, dans un entretien accordé au « Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung », la chancelière a enfin dit ce qu’elle pensait des propositions pour l’Europe du chef de l’Etat français.
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Europe : les réponses prudentes de Merkel à Macron

Editorial. Le 3 juin, dans un entretien accordé au « Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung », la chancelière a enfin dit ce qu’elle pensait des propositions pour l’Europe du chef de l’Etat français.



Le Monde
 |    04.06.2018 à 10h24
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 11h51
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Enfin ! Après des mois d’espoirs déçus, d’atermoiements incompris et d’imprécations inutiles, Angela Merkel a fini par livrer, dimanche 3 juin, sa réponse aux propositions d’Emmanuel Macron pour refonder l’Europe, formulées notamment dans son discours de la Sorbonne en septembre 2017. Ceux qui pensaient que, si la chancelière allemande tardait autant, c’était pour mieux placer ses ambitions pour l’Europe à la hauteur de celles de son partenaire français en sont pour leurs frais. Il n’y aura pas de grand soir allemand. Fidèle à sa réputation, Merkel fait du Merkel : elle avance, mais à petits pas.
On l’attendait à Aix-la-Chapelle, où elle avait accepté d’intervenir pour la remise du prix Charlemagne décerné cette année à M. Macron, en mai : elle aurait pu y prononcer un discours historique, il fut d’une désolante platitude, face au président français pressant l’Allemagne d’abandonner son « fétichisme » budgétaire. Le président français aime l’oral, de préférence dans un cadre théâtral ; la chancelière allemande préfère le confort de l’écrit. C’est donc dans un long entretien au Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung qu’elle a finalement choisi de préciser la position de l’Allemagne sur plusieurs dossiers essentiels, à trois semaines d’un conseil européen très attendu.
Pas d’« union de la dette »
C’est évidemment sur la réforme de la zone euro que sa réponse sera jugée la plus décevante à Paris. Les avancées de Mme Merkel sont minimales, dans un contexte, il est vrai, assombri par la situation italienne : elle est en faveur de la transformation du Mécanisme européen de stabilité (MES) en Fonds monétaire européen (FME), susceptible de venir en aide aux pays en difficulté économique, mais susceptible aussi d’étudier la restructuration de la dette de ces pays – une recette à laquelle la France est opposée. Mme Merkel se prononce également en faveur d’un budget d’investissement de la zone euro, mais d’un montant bien inférieur à celui souhaité par M. Macron. Soucieuse de ne pas heurter ses partenaires politiques, elle réitère son refus de créer une « union de la dette ».
Avant ce quatrième mandat, la chancelière n’a fait que deux embardées audacieuses.
La chancelière avance sur la question migratoire : elle soutient l’idée d’une agence européenne des migrations et plaide pour l’harmonisation du droit d’asile. Elle reconnaît que le système des quotas obligatoires de réfugiés pour les Etats membres a été un échec et propose un « système flexible » de partage des responsabilités.
C’est sur la défense et la sécurité qu’Angela Merkel évolue le plus dans le sens souhaité par Emmanuel Macron. Elle soutient l’initiative d’intervention européenne lancée par la France et souscrit à la nécessité de créer une « culture stratégique » commune. Cela prendra du temps, mais c’est un signal politique bienvenu, de même que la proposition d’un Conseil européen de sécurité à l’ONU, compte tenu des traditionnelles réticences allemandes dans ce domaine.

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Le contexte international et les défis posés par la présidence Trump plaident pour des avancées plus décisives, mais Angela Merkel, liée par son contrat de coalition, est d’une nature prudente. Avant ce quatrième mandat qui se révèle plus ardu que les précédents, la chancelière n’a fait jusqu’ici que deux embardées audacieuses : celui de la transition énergétique et celui de l’accueil massif des réfugiés, en 2015. Les deux virages ont été fortement controversés. Visiblement, la chancelière préfère désormais emprunter des routes plus sûres. Mais, cette prudence n’est plus à la hauteur de l’enjeu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Comment le nouveau gouvernement italien peut-il parvenir à mettre en place son programme, vu les antagonismes entre les partenaires en matière de politique économique, s’interroge dans sa chronique Stéphane Lauer, éditorialiste au « Monde ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 03/06/2018
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« L’économie transalpine ne s’est-elle pas transformée en vaste partie de bridge ? »

Comment le nouveau gouvernement italien peut-il parvenir à mettre en place son programme, vu les antagonismes entre les partenaires en matière de politique économique, s’interroge dans sa chronique Stéphane Lauer, éditorialiste au « Monde ».



Le Monde
 |    04.06.2018 à 06h44
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 07h15
    |

            Stéphane Lauer








                        



                                


                            
Chronique. Faut-il rire ou bien pleurer ? Le soulagement doit-il l’emporter sur l’accablement ? Le défaitisme et l’acrimonie doivent-ils céder la place à l’espoir ? Comme à la fin d’une comédie à l’italienne, on ne sait sur quel pied danser à l’issue de la crise politique et institutionnelle que vient de connaître la Péninsule. Le pire a peut-être été évité, mais qu’est-ce qui garantit que le futur sera meilleur ?
En Italie, même les partis antisystème savent se faire pragmatiques. Après avoir poussé des cris d’orfraie, menacé de destituer le chef de l’Etat, hurlé au déni de démocratie, la Ligue (droite souverainiste) et le Mouvement 5 étoiles (M5S) ont fini par mettre de l’eau dans leur vin en acceptant de constituer un gouvernement eurocompatible. Le très anti-allemand Paolo Savona a finalement laissé sa place comme ministre de l’économie au plus présentable Giovanni Tria. Cet universitaire sait que la sortie de l’euro ne réglera pas tous les problèmes de l’Italie. C’est un bon début. En attendant, sa nomination a au moins le mérite d’éviter des élections qui auraient plongé le pays dans des mois d’incertitudes.

Pour autant, les slogans de cette étrange coalition n’ont pas disparu. Le peuple contre les élites ; la nation contre les forces cosmopolites ; le pays réel contre la technostructure ; les pauvres contre les riches. Les Italiens ont-ils fait le bon choix ? Tout dépend de quel côté l’on se place, me direz-vous. L’Europe retient son souffle.
Fable politique
Cette Italie vacillante à force d’être tiraillée entre des forces antagonistes fait penser à celle dépeinte en 1972 par Luigi Comencini dans Lo Scopone scientifico, traduit en Français par L’Argent de la vieille, qui repassait les 4 et 5 juin dans un cinéma du Quartier latin. La « vieille », c’est Bette Davis, qui incarne une riche milliardaire américaine, qui n’a d’autre passe-temps que de plumer un couple de pauvres Romains, Peppino (Alberto...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Crédité de 25 % des voix, le Parti du centre moderne (SMC) pourrait cependant être en peine pour rassembler une majorité de gouvernement.
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Slovénie : le conservateur Jansa en tête des législatives

Crédité de 25 % des voix, le Parti du centre moderne (SMC) pourrait cependant être en peine pour rassembler une majorité de gouvernement.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 19h20
 • Mis à jour le
04.06.2018 à 07h03
   





                        



   


L’ancien chef de gouvernement conservateur, Janez Jansa, arrivait en tête dimanche 3 juin des législatives en Slovénie. Il pourrait cependant être en peine pour rassembler une majorité de gouvernement.

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                En Slovénie, la droite populiste favorite des législatives



« Nous avons fait un premier pas pour un Slovénie forte et responsable en Europe », s’est félicité M Jansa, 59 ans, dans un tweet à l’issue du scrutin. Omniprésent sur la scène politique slovène depuis l’indépendance en 1991 de cette ex-république yougoslave, cet ancien dissident voit son Parti démocratique slovène (SDS) crédité de 25 % des voix – après décompte de plus de 99 % suffrages – après avoir agité durant sa campagne le spectre d’une « invasion » migratoire, empruntant des accents xénophobes au premier ministre national-conservateur hongrois Viktor Orban.
Coalition difficile à trouver
En net recul, le Parti du centre moderne (SMC, centre-gauche) du Premier ministre sortant Miro Cerar ne recueille que 9,7 %. La coalition sortante fait toutefois jeu égal avec le SDS si l’on prend en compte les scores des sociaux-démocrates (10 %) et du parti des retraités Desus (4,9 %).
Dans ce contexte, l’indépendant Marjan Sarec, donné deuxième à 12,6 %, apparaît appelé à jouer un rôle crucial, selon les analystes. « Dans la mesure où nous sommes un parti non-représenté au Parlement, c’est un succès très important », s’est félicité à l’annonce des estimations cet ancien comédien devenu maire d’une petite ville de province, sur le plateau de la télévision privée POP TV.
M. Sarec, 40 ans, qui cite volontiers le président français Emmanuel Macron en exemple, a réaffirmé qu’il n’entendait pas nouer d’alliance avec M. Jansa, 59 ans. « Nous l’avons dit si souvent que nous ne serions pas crédibles si nous le faisions », a-t-il déclaré. Il a en revanche estimé que c’est sa formation qui in fine pourrait « avoir l’opportunité de former un gouvernement », si M. Jansa, une personnalité volontiers clivante, échouait à rassembler une majorité.
Condamnation pour corruption
Quelque 1,7 million d’électeurs étaient appelés aux urnes pour ce scrutin à la proportionnelle destiné à pourvoir les 90 sièges au Parlement, dans ce pays entré dans l’Union européenne en 2004 et membre de la zone euro depuis 2007.
Premier ministre de 2004 à 2008 et de 2012 à 2013, M. Jansa avait été obligé d’écourter son deuxième mandat en raison d’une condamnation pour corruption qui lui avait valu plusieurs mois d’emprisonnement en 2014. Le dirigeant conservateur, qui avait obtenu l’annulation du jugement la même année, a construit son retour au premier plan en agitant le spectre migratoire dans ce petit pays situé sur l’ancienne « route des Balkans ».
Une rhétorique qui rend aujourd’hui encore plus délicat un rapprochement avec les partis du centre sans lesquels M. Jansa ne semble pas pouvoir être en mesure de rassembler une majorité.
Campagne sur l’émigration
Pour la première fois depuis dix ans, les élections slovènes se sont déroulées dans un contexte de croissance économique soutenue et de chômage bas, dans ce pays frappé de plein fouet par la crise économique de 2008, et qui avait échappé de peu à une mise sous tutelle internationale en 2013. La campagne s’est néanmoins déroulée dans un contexte de grogne sociale et de revendications de hausses des salaires et des retraites après dix années d’austérité.

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Une réforme du système de santé, jugé inefficace et coûteux, et l’amélioration du climat des affaires ont également été réclamées. Mais M. Jansa a réussi durant sa campagne à faire de l’immigration un thème central, avec l’appui de médias financés par des fonds hongrois, a relevé le quotidien Dnevik.
Près de 500 000 migrants ont transité par la Slovénie en 2015 et 2016 avant de poursuivre leur route vers l’ouest de l’Europe, une vague qui avait alors poussé le gouvernement de M. Cerar à ériger une clôture de 200 kilomètres à la frontière croate. Seul un millier de réfugiés et de demandeurs d’asile vivent dans le pays aujourd’hui, selon les chiffres officiels.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ L’antenne de Brême est accusée d’avoir validé au moins 1 200 demandes d’asile par des migrants, en échange de divers avantages.
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Allemagne : Merkel accusée de négligence dans un scandale à l’Office national des migrants et des réfugiés

L’antenne de Brême est accusée d’avoir validé au moins 1 200 demandes d’asile par des migrants, en échange de divers avantages.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 16h49
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 16h59
   





                        



   


Depuis plusieurs semaines, le gouvernement de la chancelière Angela Merkel est sous pression, à la suite de la découverte d’une affaire de corruption présumée dans une des antennes de l’Office national des migrants et réfugiés (BAMF), un organisme dépendant du ministère de l’intérieur.
L’antenne de Brême est accusée d’avoir validé au moins 1 200 demandes d’asile par des migrants, en échange de divers avantages. La responsable du centre conteste les accusations, et affirme que ces irrégularités sont dues à une surcharge de travail impossible à prendre en charge par le personnel. Mais elle – ainsi que des avocats et des interprètes du centre – a été mise en examen pour corruption notamment.
« La crise aurait pu être évitée »
Le scandale éclabousse déjà jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. Angela Merkel et son gouvernement ont été mis en cause dimanche, notamment par l’ancien président de l’Office national des migrants et réfugiés, Frank-Jürgen Weise, qui s’est confié à l’hebdomadaire Der Spiegel. « La crise aurait pu être évitée », affirme ainsi l’ancien responsable, qui explique avoir personnellement informé Angela Merkel à deux reprises des problèmes en 2017, sans que des mesures soient prises.
« L’échec se situe dans l’inaction [du gouvernement] dès lors que les défis auxquels l’Allemagne allait être confrontée avec l’arrivée des réfugiés étaient clairs. »
Un rapport confidentiel établi par ses soins, dans lequel il s’en prend durement au gouvernement, a également fuité dans les médias. Depuis, le gouvernement doit se défendre d’accusations d’avoir au mieux ignoré des mises en garde en interne sur les malversations et problèmes qui étaient en cours, voire de les avoir étouffés.

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« Un échec de la chancelière »
Le partenaire social-démocrate de la coalition gouvernementale d’Angela Merkel demande désormais des « explications » à la chancelière. « C’est tout simplement un échec de la chancelière », a dénoncé dimanche un des dirigeants sociaux-démocrates, Ralf Stegner, au quotidien Tagesspiegel.
« On ne peut pas dire aux gens “On va y arriver” [le slogan de Merkel lors de l’arrivée des migrants en 2015] et ensuite rester les bras croisés quand l’organisme chargé du dossier échoue faute de moyens. »
Le gouvernement vérifie par ailleurs plusieurs milliers d’autres dossiers, pour voir si le scandale n’est pas plus étendu.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Ils se sont noyés samedi alors que leur embarcation faisait route vers l’île italienne de Lampedusa. Selon un officier tunisien, le bilan pourrait s’alourdir.
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Compte rendu

En Tunisie, au moins 48 migrants sont morts dans un naufrage au large de Sfax

Ils se sont noyés samedi alors que leur embarcation faisait route vers l’île italienne de Lampedusa. Selon un officier tunisien, le bilan pourrait s’alourdir.

Frédéric Bobin (Tunis, correspondant)
    



LE MONDE
              datetime="2018-06-03T16:29:43+02:00"

        Le 03.06.2018 à 16h29

     •
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        Mis à jour le 04.06.2018 à 09h59





Un nouveau drame en Tunisie met en lumière le coût humain d’une émigration clandestine en plein essor vers l’Italie. Au moins 48 migrants se sont noyés dans la soirée du samedi 2 juin au large de Sfax, métropole portuaire du littoral tunisien, à la suite du naufrage d’un chalutier.
A Sfax, le colonel major Mohamed Salah Sagaama, chargé de coordonner les secours, a précisé dimanche au Monde que les unités de la marine et de la garde maritime déployées sur place avaient repêché 48 corps et ramené à terre 68 rescapés (60 Tunisiens et 8 étrangers) d’un bateau qui sombrait en mer à 7 milles nautiques au large de Kerkennah. Cette île, située à une vingtaine de kilomètres de Sfax, est la principale plate-forme tunisienne de départs de migrants vers l’île italienne de Lampedusa, distante d’à peine 160 kilomètres au nord-est.
« Le bilan devrait malheureusement s’alourdir »
« Nous avons entendu ce matin des hélicoptères de secours survoler l’île en direction du lieu du naufrage », témoignait dimanche un habitant de Kerkennah, joint par téléphone. Les autorités tunisiennes ont mobilisé deux patrouilleurs, deux vedettes d’intervention rapide et deux équipes de plongeurs pour tenter de retrouver les disparus. Selon le colonel major Sagaama, « le bilan devrait malheureusement s’alourdir à plus de cent morts » car « le nombre total d’occupants du bateau était d’environ 200 personnes, selon les témoignages des rescapés ».

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Le 8 octobre 2017, un autre drame s’était produit dans la même zone. Un chalutier, avec environ 90 jeunes Tunisiens à son bord, était entré en collision avec le patrouilleur de la marine tunisienne qui l’avait pris en chasse. Une cinquantaine de migrants avaient perdu la vie dans cet accident qui avait soulevé la colère des familles des victimes, la plupart originaires des régions économiquement marginalisées de la Tunisie intérieure.
« Le courant va s’accélérer »
Depuis lors, les autorités tunisiennes semblaient avoir renforcé la surveillance des côtes. Les interceptions de bateaux chargés de candidats au départ vers l’Italie s’étaient multipliées. Et les contrôles sur le ferry qui fait la jonction entre Sfax et Kerkennah s’étaient apparemment resserrés. Toutefois, en dépit de ce durcissement, le flux n’a pas chuté. Certains habitants de Kerkennah ont même noté un regain d’activité migratoire ces dernières semaines.
« Les migrants en transit ici vers Lampedusa se cachaient d’ordinaire pour ne pas être repérés par la police, relève un habitant. C’étaient les passeurs qui sortaient faire les achats à leur place dans les épiceries. Maintenant, ces migrants ne se cachent même plus. Ils se promènent ouvertement dans les rues des villages. On ne peut exclure des pratiques de corruption qui permettent d’acheter la complicité de certaines autorités locales. » « Avec l’approche de l’été, le courant va s’accélérer », anticipe un autre habitant.

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Selon les chiffres officiels italiens, le nombre de Tunisiens arrivés illégalement en 2017 sur la Péninsule a atteint 6 150 personnes, soit 7,5 fois plus qu’en 2016. Si les routes maritimes peuvent varier – certains Tunisiens partent de Libye –, ces migrants sont arrivés pour l’essentiel de Tunisie même, d’où ont embarqué 5 900 illégaux ayant accosté en Italie. Parmi eux s’est glissée une petite minorité (moins de 10 %) d’Africains subsahariens.
Si l’on y ajoute les 3 178 migrants interceptés en mer par les gardes-côtes tunisiens, cela fait 9 078 tentatives, réussies ou échouées, de départs de Tunisie sur l’ensemble de l’année 2017. Le courant est sans précédent depuis la vague de départs (autour de 30 000) du printemps 2011. L’exode d’alors, exceptionnel, avait été permis par le vide sécuritaire qui avait suivi la chute du régime de Zine El-Abidine Ben Ali.

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La courbe avait ensuite chuté, mais elle s’envole à nouveau alors que la « transition démocratique » en Tunisie peine à résorber les difficultés économiques et sociales. Depuis le début de 2018, les Tunisiens sont même la deuxième nationalité, après les Erythréens, à débarquer en Italie, alors qu’ils étaient au huitième rang en 2017.


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Après sa prestation de serment, samedi, Pedro Sanchez travaille à la constitution d’un cabinet minoritaire dans lequel ne devrait pas figurer de ministre appartenant au parti de gauche.
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En Espagne, Pedro Sanchez entend gouverner sans Podemos

Après sa prestation de serment, samedi, Pedro Sanchez travaille à la constitution d’un cabinet minoritaire dans lequel ne devrait pas figurer de ministre appartenant au parti de gauche.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 15h50
   





                        


Investi cette semaine après la chute du conservateur Mariano Rajoy, le nouveau chef du gouvernement espagnol, le socialiste Pedro Sanchez, devrait lui aussi constituer un gouvernement minoritaire, a-t-on appris dimanche 3 juin.

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Interrogée pour savoir si Pedro Sanchez, porté au pouvoir par une alliance hétéroclite, envisageait d’inclure des personnalités du parti de gauche Podemos dans son cabinet, la porte-parole du dirigeant Margarita Robles a répondu : « Non, non, la position de Pedro Sanchez est claire. Ce sera un gouvernement du Parti socialiste, un gouvernement de minorité », fait savoir l’agence Reuters.
Jose Luis Abalos, autre proche conseiller de Pedro Sanchez, a déclaré à la chaîne de télévision La Sexta que le gouvernement devrait être connu en milieu de semaine prochaine et qu’il pourrait comporter des personnalités indépendantes.
Avec seulement 84 députés sur 350, le Parti socialiste espagnol (PSOE) se trouve en position minoritaire et des incertitudes planent sur la capacité de Pedro Sanchez à conserver son poste jusqu’à la mi-2020, date des prochaines élections législatives.
Podemos, qui a soutenu la motion de défiance déposée par le PSOE contre Mariano Rajoy, souhaite participer au gouvernement afin de faire entendre sa voix en faveur d’une politique sociale plus généreuse et d’un renforcement de la réglementation et de la fiscalité des banques.
Avec ses 84 élus, un gouvernement minoritaire socialiste sera « plus instable qu’un gouvernement incluant d’autres forces politiques », a commenté Pablo Echenique, membre du parti anti-austérité, devant des journalistes.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Le Royaume-Uni commémore dimanche l’attentat perpétré sur pont de Londres, qui avait fait huit morts et plus d’une cinquantaine de blessés il y a un an.
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Hommage aux victimes de l’attentat de London Bridge, un an après

Le Royaume-Uni commémore dimanche l’attentat perpétré sur pont de Londres, qui avait fait huit morts et plus d’une cinquantaine de blessés il y a un an.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 11h52
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 12h04
   





                        



   


Le Royaume-Uni commémore, dimanche 3 juin, l’attentat du London Bridge (« pont de Londres »), qui avait fait huit morts et plus d’une cinquantaine de blessés il y a un an.
Le soir du 3 juin 2017, Khuram Butt, 27 ans, Rachid Redouane, 30 ans, et Youssef Zaghba, 22 ans, avaient lancé leur camionnette sur les piétons du London Bridge, en plein centre de la capitale britannique, avant de s’attaquer aux passants avec des couteaux dans le quartier de Borough Market. Ils avaient finalement été abattus par la police.
La première ministre, Theresa May, est attendue, aux côtés du maire de Londres, Sadiq Khan, à une cérémonie donnée à la cathédrale de Southwark à partir de 15 heures, dirigée par le révérend Andrew Nunn. Une procession se rendra ensuite au London Bridge, où une minute de silence se tiendra.
« Rassembler les communautés »
« L’attaque du London Bridge et de Borough Market était une tentative lâche de frapper au cœur de nos libertés », a déclaré dans un communiqué la chef du gouvernement. « Parmi les huit personnes qui ont perdu la vie cette nuit-là se trouvaient sept citoyens étrangers venant de quatre pays différents, a-t-elle souligné. C’est un rappel tragique que la menace terroriste transcende les frontières. »
Au cours de l’office, des bougies seront allumées par des proches de chacune des personnes décédées après l’attaque – trois Français, deux Australiennes, une Canadienne, un Espagnol et un Britannique. A l’issue de la cérémonie, un olivier, baptisé « arbre de l’apaisement », sera planté sur le terrain de la cathédrale. Cet arbre constituera « un rappel constant de l’importance de rassembler nos communautés contre la violence », a souligné Andrew Nunn.
« Un an après, ce n’est pas moins difficile, pas moins douloureux, a estimé Sadiq Khan. En plus de nous souvenir de ceux que nous avons perdus cette nuit-là, nous rendons hommage aux efforts héroïques de nos services d’urgence. »

Today marks the anniversary of the horrific terrorist attack at London Bridge. The innocent victims of this cowardl… https://t.co/DqizXDjafo— MayorofLondon (@Mayor of London)


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Vague d’attaques
Wayne Marques, l’un des premiers officiers de police à être intervenu lors de l’attentat, poursuit également sa convalescence après avoir été sévèrement blessé à la tête, à la jambe et à la main. « J’ai fait des progrès importants, je suis beaucoup plus indépendant, je me tiens debout, je peux marcher, voir des gens, ma famille, mes amis », a-t-il exposé dans une vidéo mise en ligne par la British Transport Police, la police spéciale qui surveille les chemins de fer et les métros en Grande-Bretagne.
Il avait perdu temporairement l’usage d’un œil après s’être opposé aux terroristes, armé de son seul bâton de défense. Malgré les craintes de sa famille, il espère pouvoir reprendre son activité « le mois prochain » : « C’est un métier que j’aime. Pour être honnête, c’est une partie de moi-même. »
Son portrait, sculpté dans la pierre, qui doit être installé sur la façade de la cathédrale de Southwark, sera béni dimanche au cours de la cérémonie d’hommage. L’attentat du London Bridge s’inscrivait dans une vague d’attaques qui avait fait 35 morts en l’espace de six mois au Royaume-Uni en 2017.
Il a eu lieu quelques semaines après celui perpétré près du Parlement de Londres (cinq morts le 22 mars 2017), et l’attentat-suicide de Manchester (22 morts le 22 mai 2017). Les trois attaques avaient été revendiquées par l’organisation djihadiste Etat islamique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Matteo Salvini, le dirigeant de la Ligue et nouveau ministre de l’intérieur italien, se rend dimanche en Sicile pour réaffirmer le discours qui l’a porté au pouvoir.
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Matteo Salvini en Sicile pour affirmer sa politique anti-immigration

Matteo Salvini, le dirigeant de la Ligue et nouveau ministre de l’intérieur italien, se rend dimanche en Sicile pour réaffirmer le discours qui l’a porté au pouvoir.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 11h47
   





                        



   


Le chef de la Ligue (extrême droite) se rend en Sicile, dimanche 3 juin, pour soutenir des candidats de son parti à une série d’élections municipales partielles prévues le 10 juin, après s’être rendu jeudi en Toscane et en Ligurie, et samedi soir en Vénétie.
Le nouveau ministre de l’intérieur et vice-premier ministre a prévu de jouer de sa popularité grandissante pour faire progresser la Ligue dans le Sud, alors que cet ancien parti sécessionniste du Nord n’a pendant longtemps pas été avare en slogans hostiles aux régions défavorisées du Sud, dont il qualifiait régulièrement les habitants de « fainéants ».
Lors de sa tournée en Sicile, Salvini devrait notamment passer par le centre d’identification de Pozzallo. C’est principalement dans ce port du sud, ainsi que ceux de l’est de l’île (Augusta, Catane, Messine), que les navires militaires ou humanitaires accueillent les réfugiés secourus des eaux méditerranéennes.
Les autorités italiennes ont enregistré environ 13 500 arrivées depuis le début de l’année, un chiffre en baisse de 75 % depuis l’été 2017 et la conclusion d’arrangements controversés entre l’ancien gouvernement de centre gauche et, en Libye, les autorités et des milices. La dernière arrivée remonte à vendredi soir, quelques heures après la prestation de serment de M. Salvini. Cent cinquante-huit personnes, dont neuf enfants, sont arrivées à Pozzallo après avoir été secourues au large de la Libye par un navire humanitaire, dans une opération coordonnée par les gardes-côtes italiens.

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Salvini veut couper dans le budget d’accueil des réfugiés
Lors d’un meeting à Vincenza, samedi soir, Salvini a prévenu que « le bon temps pour les clandestins [était] fini ». « Préparez-vous à faire les valises », a-t-il assené. « Les Etats doivent recommencer à faire leur travail et plus aucun “vice-passeur” ne doit accoster dans les ports italiens », a-t-il ajouté, dans une attaque claire contre les ONG de secours en mer, qu’il accuse régulièrement de complicité avec les réseaux de passeurs.
Luigi Di Maio, le chef de file du M5S et deuxième homme fort du nouveau gouvernement, a lui aussi traité ces ONG de « taxis de la mer », même si le discours de son mouvement reste plus tempéré que celui de la Ligue sur l’immigration.
Pour accélérer les expulsions – il y en a eu environ 6 500 en 2017 –, M. Salvini devra multiplier les centres de rétention et les accords avec les pays d’origine. Une politique qu’il a annoncé financer avec « un bon coup de ciseaux dans les 5 milliards d’euros » consacrés chaque année à l’accueil des demandeurs d’asile.
En 2017, l’ancien gouvernement avait annoncé un budget de 4,2 milliards d’euros pour les migrants, dont 18 % pour les secours en mer, 13 % pour l’assistance sanitaire et 65 % pour les centres d’accueil pour demandeurs d’asile, qui hébergent encore actuellement près de 170 000 personnes.
Ce sont surtout ces centres que dénonce M. Salvini. Chacun d’eux reçoivent en moyenne 35 euros par jour et par personne pour fournir gîte, couvert, cours d’italien, soutien juridique et psychologique… Ceux qui s’y emploient et génèrent ainsi une floraison d’activités qui ont redonné vie à des communes rurales en déshérence. D’autres rognent sur tous les frais pour augmenter leurs bénéfices.
Attendu à une réunion des ministres de l’intérieur de l’Union européenne mardi, au Luxembourg, le nouveau ministre prévoit ainsi de demander la révision de l’accord de Dublin, qui oblige les réfugiés à déposer leur demande d’asile dans le premier pays européen qu’ils atteignent. Cet accord pénalise fortement l’Italie, qui a vu arriver plus de 700 000 migrants depuis 2013. D’autant que, si la majorité poursuivait quand même leur périple vers le nord les premières années, l’UE a imposé une procédure d’identification à l’arrivée en Italie et les pays frontaliers ont mis en place des contrôles systématiques.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Quelque 1,7 million de Slovènes sont appelés à voter dimanche pour renouveler les 90 députés de l’Assemblée nationale. L’ancien premier ministre conservateur Janez Jansa est donné favori du scrutin et pourrait revenir au pouvoir.
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En Slovénie, la droite populiste favorite des législatives

Quelque 1,7 million de Slovènes sont appelés à voter dimanche pour renouveler les 90 députés de l’Assemblée nationale. L’ancien premier ministre conservateur Janez Jansa est donné favori du scrutin et pourrait revenir au pouvoir.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 09h38
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 10h14
   





                        



   


Les Slovènes ont commencé à voter, dimanche 3 juin, pour un scrutin à la proportionnelle qui se tient après quatre ans de gouvernement de centre gauche, et où l’ancien premier ministre conservateur Janez Jansa espère signer son retour au pouvoir après avoir fait campagne sur l’« invasion migratoire » que subirait ce petit pays situé sur l’ancienne « route des Balkans ». Les bureaux de vote, qui sont ouverts depuis 7 heures, fermeront à 19 heures.
Battu en 2014, après avoir fait campagne depuis la prison où il purgeait une peine pour corruption, M. Jansa, 59 ans, est cette fois-ci crédité d’une nette avance par les sondages, avec 25,1 % d’intentions de vote, selon l’institut Ninamedia. Il distance très largement le premier ministre sortant de centre gauche, Miro Cerar, usé par quatre années de pouvoir malgré une croissance économique record, dont le parti du centre moderne (SMC) plafonne à 9,3 %.
Premier ministre de 2004 à 2008, M. Jansa avait obtenu un second mandat en 2012 avec son Parti démocratique slovène (SDS), mais avait dû démissionner au bout d’un an, miné par l’affaire qui a mené à sa condamnation en 2014.
Le dirigeant conservateur, qui a obtenu l’annulation du jugement la même année, a construit son retour au premier plan en empruntant des accents xénophobes à son allié Viktor Orban. Le premier ministre national-conservateur hongrois lui a d’ailleurs apporté un soutien appuyé durant sa campagne, allant jusqu’à le qualifier de « garant de la survie du peuple slovène ».
Omniprésent sur la scène politique nationale depuis l’indépendance en 1991 de cette ex-république yougoslave, entrée dans l’Union européenne en 2004, M. Jansa, un ancien dissident à la personnalité jugée clivante, s’expose à devoir mener de délicates négociations pour rassembler une majorité de gouvernement.

   


Dans ce contexte, l’indépendant Marjan Sarec, un ancien comédien devenu maire d’une petite ville de province, apparaît en position de possible faiseur de roi, avec 11,9 % d’intentions de vote. Malgré le recul de M. Cerar, le bloc constitué par l’actuelle majorité de centre gauche continue de peser près de 29 %, les sociaux-démocrates étant crédités de 12,4 % et le parti des retraités de 7,1 %.
Les entreprises de sondages ont souligné que le grand nombre d’électeurs indécis ouvrait la voie à de possibles surprises le soir du scrutin.
Une campagne dominée par le thème de l’immigration
Pour la première fois depuis dix ans, les élections slovènes se déroulent dans un contexte de croissance économique soutenue et de chômage bas, dans ce pays frappé de plein fouet par la crise économique de 2008, et qui avait échappé de peu à une mise sous tutelle internationale en 2013.
La campagne s’est néanmoins déroulée dans un contexte de contestation sociale et de revendications de hausses des salaires et des retraites au terme de dix années d’austérité. Une réforme du système de santé, jugé inefficace et coûteux, et l’amélioration du climat des affaires ont également été réclamées, un mécontentement qui a pesé dans la décision de M. Cerar en mars d’écourter légèrement son mandat.

   


Mais M. Jansa a réussi durant sa campagne à faire de l’immigration un thème central, avec l’appui de médias financés par des fonds hongrois, a relevé le quotidien Dnevik. Près de 500 000 migrants ont transité par la Slovénie en 2015 et 2016 avant de poursuivre leur route vers l’ouest de l’Europe, une vague qui avait alors poussé le gouvernement de M. Cerar à ériger une clôture de 200 kilomètres à la frontière croate. Seul un millier de réfugiés et de demandeurs d’asile vivent dans le pays aujourd’hui, selon les chiffres officiels.

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