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La Poste et l’aubaine de l’e-commerce

Le groupe français surfe sur la vague des achats sur Internet que pratiquent 37,4 millions de personnes en France – où l’e-commerce a généré 81,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2017.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 17h00
    |

                            Charles de Laubier








                        



                                


                            

Les 70 000 facteurs affectés au courrier livrent de plus en plus de colis, épaulés aussi par plus de 1 500 livreurs. Cette activité – avec l’offre phare Colissimo (ex-ColiPoste), réintégrée en 2014 dans l’activité courrier pour créer des synergies entre courrier et colis – croît depuis deux ans, mais elle ne pèse encore que 318 millions de colis en 2017 (+ 8,1 %) pour un chiffre d’affaires de 1,7 milliard d’euros (hors GeoPost), soit 15,3 % des revenus de la branche « services-courrier-colis » (contre 57,9 % pour le courrier relationnel).
Faut-il être pessimiste, alors que les paquets sont loin de compenser la chute des lettres ? « Pas totalement, nuance l’économiste Joëlle Toledano. D’abord, parce que le nombre de colis augmente fortement avec l’e-commerce. Ensuite, parce que visiblement les Français ne sont pas fâchés avec le papier, comme en témoigne la stabilité des prospectus locaux. »
400 millions de colis livrés en 2020
La Poste, qui pense atteindre 400 millions de colis livrés en 2020, surfe ainsi sur la vague des achats sur Internet que pratiquent, selon Médiamétrie, 37,4 millions de personnes en France – où l’e-commerce a généré 81,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2017 (+ 14,3 % en un an), d’après la Fédération de l’e-commerce et de la vente à distance. En moyenne, La Poste distribue 1 million de colis par jour et les facteurs en ont de plus en plus dans leurs tournées.
Mais la bataille du dernier kilomètre du colis express bat son plein (Amazon, eBay, Colis Privé, Neopress Direct…), et la filiale GeoPost – dont fait partie Chronopost – va jusqu’à livrer le dimanche, tout en diminuant le retour à la sous-traitance. Reste que les colis de l’e-commerce échappent encore en France à la régulation de l’Arcep, hormis les boîtes pré-affranchies et les colis vendus à l’unité au guichet de La Poste. En dehors du champ du service universel, c’est la loi du plus fort.
A l’international, avec...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-2"> ¤ Changer sa télévision apporterait-il plus de plaisir ? Selon l’âge de votre téléviseur, un tel achat peut se montrer salutaire ou, à l’inverse, franchement déconseillé.
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Coupe du monde : faut-il s’offrir une nouvelle télé ?

Changer sa télévision apporterait-il plus de plaisir ? Selon l’âge de votre téléviseur, un tel achat peut se montrer salutaire ou, à l’inverse, franchement déconseillé.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 07h30
 • Mis à jour le
31.05.2018 à 06h32
    |

                            Nicolas Six








                        



   


Chaque Coupe du monde de football est l’occasion, pour nombre de téléspectateurs, de changer leur téléviseur afin de mieux profiter de l’événement. Cette année encore, les fabricants entretiennent le désir à grand renfort de publicités. Mais la dépense est tout sauf indolore. Une question se pose donc : la qualité d’image a-t-elle beaucoup progressé ces dernières années, au point d’investir dans un nouvel équipement ? La réponse dépend de l’âge de votre téléviseur :
Votre télé a environ trois ans
Votre télé a environ six ans
Votre télé a environ neuf ans
Votre télé a environ douze ans
Votre télé a environ quinze ans



Votre télé a environ trois ans
Le changement est déconseillé car la qualité d’image a très peu progressé ces trois dernières années, que ce soit au niveau du contraste, du naturel des couleurs, de la fluidité des mouvements, etc.
Vous possédez probablement un modèle à la résolution Full HD – les téléviseurs 4K ne représentaient qu’un dixième du marché en 2015. Votre téléviseur Full HD demeure un bon choix : dans la plupart des salons, la résolution 4K n’apporte aucun gain de finesse.
L’œil ne distingue clairement le surcroît de pixels que lorsqu’on regarde l’écran de très près : à moins d’un mètre cinquante pour un téléviseur 55 pouces. Lorsqu’on est assis à deux mètres cinquante de l’écran, il faut se procurer une immense télé – au moins 80 pouces – pour percevoir la différence entre la 4K et le Full HD. La 4K offre pourtant quatre fois plus de pixels, mais pour en profiter, la meilleure solution consiste à s’offrir un projecteur 4K.

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Outre la 4K, les fabricants promeuvent la technologie High Dynamic Range (HDR). Attention : les images publicitaires exagèrent l’apport de cette technologie. Le HDR, qui permet aux téléviseurs d’afficher des pics lumineux plus intenses, est loin d’être mûr. Les réalisateurs de cinéma sont encore en train de chercher les meilleures façons d’exploiter cette nouvelle possibilité artistique. Les programmes en HDR demeurent rares, et surtout, la compatibilité entre les appareils est catastrophique. Pas moins de cinq normes HDR se disputent le marché. Tout pousse à attendre encore quelques années avant d’investir.
Pour se faire plaisir, la seule solution est d’investir plus d’argent qu’il y a trois ans. Une télé plus grande, par exemple, offre une meilleure immersion. Une télé dotée d’un écran OLED offre une meilleure qualité d’image. Sur ce type d’écran, les mouvements paraissent plus nets : la trajectoire des balles est un peu plus lisible. L’image est aussi plus claire lorsqu’on regarde la télé depuis le côté. Enfin, les images OLED sont extrêmement contrastées, ce qui n’apporte pas grand-chose à un match de football, mais donne beaucoup de punch aux films de science-fiction, entre autres.
Les télévisions OLED ont toutefois un défaut : leur écran devient moins lisible dans les pièces très éclairées, faute de luminosité. Et même si à 1 100 euros, le tarif d’un modèle 55 pouces a été divisé par trois depuis 2015, il reste deux fois plus élevé que celui d’une simple télé LED.



Votre télé a environ six ans
Le changement est loin d’être indispensable. A cette époque, les écrans plats arrivaient à maturité. On trouvait beaucoup de modèles sans défaut majeur, offrant un contraste profond, des couleurs riches et relativement fidèles. Si vous avez choisi votre téléviseur en vous informant dans la presse spécialisée, vous n’avez vraisemblablement pas besoin d’en changer, l’écart ne sera pas spectaculaire.
Si vous avez choisi votre télé plus spontanément, il y a peu de chances que sa qualité d’image soit franchement mauvaise, à moins qu’il ne s’agisse d’un modèle d’entrée de gamme fabriqué par un constructeur peu connu.
En 2012 toutefois, beaucoup de téléviseurs souffraient encore d’un défaut bien visible. Pour la Coupe du monde, le problème le plus gênant est celui des angles de vision. Si vous prévoyez d’inviter des proches pour regarder un match, ceux qui s’assiéront sur les côtés verront probablement mal les joueurs. Les télés modernes ont bien progressé sur ce plan : le contraste et la luminosité se maintiennent lorsqu’on les regarde de côté. Les modèles les plus recommandables sont dotés d’écrans OLED.
Les autres défauts courants des télés de 2012 sont moins gênants, la plupart d’entre nous s’y sont habitués. Si vous n’avez pas l’œil d’un professionnel ou d’un passionné, vous ne percevez ces différences subtiles que si l’on place votre télé à côté d’un modèle récent. Certains téléviseurs de 2012 restituent les mouvements des sportifs de façon perfectible. Les joueurs et les balles paraissent légèrement flous, ou saccadés. Les télés modernes de grandes marques sont plus fiables sur ce point, surtout les modèles OLED.
Autre limite courante : certains écrans commercialisés en 2012 souffrent d’un contraste passable. Cela ne pose aucun problème sur un programme sportif, mais pour certains films et séries, les images conçues pour être percutantes paraissent un peu fades. Enfin, certaines télévisions restituent des couleurs qui manquent de naturel. Un défaut qu’on peut généralement rattraper en améliorant les réglages de l’écran. Avant d’investir dans un nouveau téléviseur, il est d’ailleurs recommandé de passer quelques minutes à régler le menu « image », cela peut faire une grande différence.
Quid de la 4K, dont on entend tant parler ? Cette technologie n’offre un gain de netteté que lorsqu’on regarde la télévision de très près : moins d’un mètre cinquante pour une télé 55 pouces. Elle n’est indispensable que sur les très grandes télés. Quant à la technologie HDR, elle semble avoir du potentiel, mais elle est loin d’être arrivée à maturité. Plusieurs normes concurrentes s’affrontent, mieux vaut attendre qu’un vainqueur se dessine.

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Votre télé a environ neuf ans
Un renouvellement commence à devenir intéressant. Quelques fort bonnes télévisions commencent à apparaître en 2009. Si vous avez opté pour un modèle haut de gamme après avoir décortiqué les tests de plusieurs médias spécialisés, il est possible qu’il n’ait aucun défaut majeur. Le renouvellement est alors superflu.
Mais en 2009, un téléviseur sans défaut est un oiseau rare. La plupart de ces télés souffrent de problèmes sensibles. A commencer par leurs angles de vue : quand on s’assoit sur les côtés de l’écran, l’image s’assombrit, les couleurs ternissent, le contraste chute. C’est gênant quand on est nombreux à s’asseoir devant la télé. Les téléviseurs modernes font beaucoup mieux.
Beaucoup de téléviseurs de cette époque affichent des contrastes passables. Les images des films d’action et surtout de science-fiction manquent de punch. Lorsqu’on regarde un match de foot, toutefois, la différence est beaucoup moins visible.
Certains téléviseurs affichent des couleurs qui manquent de naturel. Quant à la fluidité des images, elle est souvent passable. Les sports et les films d’action sont souvent moins nets et moins fluides que sur une télé moderne, et, dans certains cas, rares heureusement, les actions de jeu rapides sont difficiles à lire. Enfin, l’éclairage de l’écran est parfois très inconstant : certaines zones de l’image sont beaucoup plus lumineuses que d’autres.
Si vous posez votre ancienne télé à côté d’un modèle récent, il est probable que vous perceviez une nette différence. Certains la jugeront spectaculaire, d’autres pas : tout dépend de votre niveau d’exigence, de votre culture de l’image, du type de programmes que vous consultez. Mais sachez que, pour 1 000 euros, on peut aujourd’hui acquérir une grande télé de 65 pouces, contre 42 pouces il y a neuf ans. Sachez également que beaucoup de téléviseurs commercialisés en 2009 consomment énormément d’électricité. Les télés modernes en consomment deux à quatre fois moins.
En revanche, ne changez pas de télé pour profiter de la 4K : on ne voit aucune différence sur un écran 55 pouces à moins d’être installé à un mètre cinquante, ce qui est rarement le cas. A deux mètres, la différence n’est notable qu’à partir d’un écran 65 pouces ; elle devient vraiment spectaculaire à partir d’une diagonale de 75 pouces. Quant à la technologie HDR, elle a besoin de mûrir pour montrer tout son potentiel. Pour le moment, c’est un achat dangereux : la norme est loin d’être stabilisée.



Votre télé a environ douze ans
Le changement n’est pas indispensable, mais il est très tentant. La différence avec une télé moderne est presque toujours très nette. Si vous avez acheté votre télé en 2006, vous possédez probablement un écran plat. Si vous êtes équipé d’un écran cathodique, reportez-vous au point suivant.
A cette époque, les écrans plats sont loin d’être mûrs. La plupart des téléviseurs ont plusieurs défauts sensibles : luminosité trop faible de jour, contraste mauvais, image illisible lorsqu’on s’assoit sur les côtés du téléviseur, couleurs peu naturelles, voire criardes.
En outre, à moins d’être équipé d’un modèle très haut de gamme, les images de votre télé manquent de finesse. Ses images HD Ready contiennent trois fois moins de pixels que ceux d’une simple télé Full HD. La différence est invisible si votre télé est petite et très éloignée de vous. Avec un modèle 42 pouces par exemple, une diagonale confortable à l’époque, il faut regarder la télé à deux mètres cinquante minimum. Plus près, les images paraissent un peu floues.
Qui plus est, sur le plan esthétique, les écrans plats de 2006 ont mal vieilli : avec leurs gros montants en plastique, leur dessin frustre et leur épaisseur considérable, ce ne sont plus de beaux objets.



Votre télé a environ quinze ans
Le changement est salutaire. Vous êtes certainement équipé d’une télé à tube cathodique. Ses images basse définition manquent cruellement de finesse. Au bout de quelques heures, certains utilisateurs ressentent une fatigue oculaire. Les téléviseurs cathodiques occupent un espace considérable, leurs lignes et leurs matériaux ont mal vieilli. Les télés ont énormément progressé depuis quinze ans : il est temps de changer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-3"> ¤ L’enseigne, filiale du groupe Casino, a relooké son site de e-commerce pour mieux vendre ses collections.
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Monoprix relance sa vente en ligne de mode

L’enseigne, filiale du groupe Casino, a relooké son site de e-commerce pour mieux vendre ses collections.



Le Monde
 |    29.05.2018 à 12h28
 • Mis à jour le
29.05.2018 à 12h47
    |

                            Juliette Garnier (avec Cécile Prudhomme)








                        



                                


                            

Monoprix veut rattraper son retard sur la Toile. Un mois après avoir bouclé le rachat de Sarenza, spécialiste de la vente en ligne de chaussures, la filiale de Groupe Casino va lancer début juin son nouveau site pour ses collections de mode. « Monoprix réalise 2,5 % de ses ventes textiles sur Internet. L’objectif est d’atteindre 10 % d’ici à trois ans », précise Lilian Rosas directrice de l’offre textile, maison et loisirs de Monoprix. Il faut dire que les Français sont de plus en plus nombreux à acheter leurs vêtements sur le Net, qui capte environ 13 % des ventes d’habillement en France.
Les rayons mode, beauté et décoration procurent actuellement à l’enseigne 14 % des 5 milliards d’euros de son chiffre d’affaires. La chaîne ayant quasiment bouclé le développement de son parc de magasins dans l’Hexagone (fondée en 1932, elle est présente dans 250 villes et gère déjà 800 magasins environ, dont 315 points de vente de grande surface), la Toile constitue un relais de croissance.
L’offensive du département mode de Monoprix sur le Net s’inscrit dans une stratégie plus vaste d’expansion sur le Web. L’e-commerce (10 % de son activité en 2017) constitue la priorité du président de Monoprix Régis Schultz, nommé en 2016. Le chiffre d’affaires que la chaîne réalise en ligne pourrait être multiplié par « cinq en trois ans », a jugé le patron lors de l’assemblée générale de Casino, le 15 mai à Paris.
En février, l’enseigne a signé un partenariat avec le redouté Amazon pour livrer ses produits alimentaires aux abonnés Prime Now du géant de la vente en ligne à Paris et dans sa proche banlieue dès cette année. Côté mode, le distributeur s’est allié à des « pure players » du Net. Les équipes Monoprix commencent à travailler avec celles de MSR, site de vente en ligne anciennement baptisé Monshowroom.com, que contrôle Monoprix depuis 2015, et celles de Sarenza.

Le groupe prépare ainsi la fusion de MSR (12...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-4"> ¤ Tous produits confondus, les consommateurs ont dépensé 22,3 milliards d’euros sur Internet au premier trimestre, soit 13 % de plus qu’au cours des trois mois précédents, selon la Fédération du e-commerce et de la vente à distance.
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Les ventes de produits alimentaires décollent sur Internet

Tous produits confondus, les consommateurs ont dépensé 22,3 milliards d’euros sur Internet au premier trimestre, soit 13 % de plus qu’au cours des trois mois précédents, selon la Fédération du e-commerce et de la vente à distance.



Le Monde
 |    24.05.2018 à 10h00
    |

            Cécile Prudhomme








                        



   


Signe de l’évolution des habitudes des consommateurs français sur Internet, l’e-commerce alimentaire commence à décoller. Près d’un internaute sur deux (47 %) a déjà acheté des produits alimentaires en ligne, selon une enquête Médiamétrie-NetRatings pour la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad), publiée jeudi 24 mai. La majorité d’entre eux (54 %) y font leurs courses au moins une fois par mois et plus d’un quart (28 %), deux fois par mois. L’épicerie arrive en tête des produits achetés (36 % des commandes) et le budget moyen consacré à l’e-commerce alimentaire atteint 80 euros.

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Tous produits confondus, les consommateurs ont dépensé 22,3 milliards d’euros sur Internet au premier trimestre, soit 13 % de plus qu’au cours des trois mois précédents, d’après les données de la Fevad. Et 6,6 % des achats de produits de grande consommation sont réalisés par le biais d’Internet, selon l’étude de Nielsen pour la Fevad. Davantage qu’aux Etats-Unis (4,7 % de part de marché) ou en Allemagne (0,7 %), mais bien loin des pays asiatiques. En Corée du Sud, par exemple, la part de marché de l’e-commerce dans les produits de grande consommation atteint 20 %. L’étude estime que 70 % des consommateurs achèteront des produits alimentaires et boissons en ligne en 2025.
Une offre qui se structure

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En France, l’achat alimentaire sur le Web se fait essentiellement à travers le drive. Ce système, qui permet aux consommateurs de venir récupérer en voiture leurs courses commandées sur Internet, représente huit achats en ligne sur dix. Nielsen a recensé 4 421 sites de drive en mai. En 2017, ce canal a représenté 4,9 % des ventes de grande consommation, avec un chiffre d’affaires en hausse de 9 %. Un foyer sur quatre s’y est rendu au moins une fois en 2017, avec une dépense moyenne de 68 euros en produits alimentaires – contre 43 euros, en moyenne, en hypermarché. Un panier élevé, qui s’explique par le profil de la clientèle drive, très familial.

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L’ascension du commerce en ligne dans l’alimentaire est encouragée par une offre qui se structure. Après avoir développé le drive, les distributeurs historiques ont massivement investi dans la livraison des courses commandées par Internet à domicile ou en point relais et dans leur offre numérique. Carrefour a prévu, dans son plan de transformation, de consacrer 2,8 milliards d’euros d’ici à 2022 au numérique. Les enseignes se développent sur deux créneaux : la livraison immédiate de produits pour les petits achats de dépannage et la livraison programmée, à partir du lendemain, pour les pleins de courses. Tout en développant les infrastructures logistiques, avec des entrepôts automatisés leur permettant de gagner en efficacité et de réduire les coûts.

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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-5"> ¤ Qi Lu, chargé de piloter le recentrage du moteur de recherche chinois sur l’intelligence artificielle, a annoncé qu’il quittait ses fonctions.
<filname="PROF-0,2-651865,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
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Baidu souffre en Bourse après le départ de l’un de ses dirigeants

Qi Lu, chargé de piloter le recentrage du moteur de recherche chinois sur l’intelligence artificielle, a annoncé qu’il quittait ses fonctions.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h36
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            

Coup dur pour Baidu : le directeur exécutif a annoncé qu’il quittait ses fonctions, citant des « raisons familiales ». Le titre du principal moteur de recherche chinois a perdu 9,5 % au Nasdaq, vendredi 18 mai, à la suite de l’annonce du départ de Qi Lu. Le brillant ingénieur, artisan du programme d’intelligence artificielle de Microsoft, avait rejoint Baidu il y a dix-huit mois pour diriger les opérations et assurer le recentrage de Baidu sur l’intelligence artificielle (IA). Qi Lu ne quitte pas le groupe pour autant, mais occupera une fonction moins active, au poste de vice-président de Baidu. Il a annoncé dans un communiqué vouloir passer plus de temps avec sa famille aux Etats-Unis.

Le recul brutal du cours de Baidu en Bourse reflète l’importance de Qi Lu dans la direction du groupe, dont il dirigeait la plupart des activités. Robin Li, le fondateur de l’entreprise, lui avait laissé la gestion opérationnelle du groupe, souhaitant prendre lui aussi du recul. Depuis son arrivée à la tête de Baidu, Qi Lu avait redressé la barre en supervisant les efforts du groupe pour devenir le leader chinois de l’intelligence artificielle. En mars 2017, le départ soudain d’Andrew Ng, ponte de l’intelligence artificielle, avait déjà suscité l’inquiétude des investisseurs au sujet du management.
Qi Lu avait rejoint Baidu dans une période difficile pour le groupe. Fin 2015, les investisseurs avaient commencé à bouder la valeur, s’interrogeant sur sa stratégie. Baidu avait raté le tournant du mobile, incapable de créer le genre d’écosystème qui réussissait à ses deux principaux concurrents en Chine : Alibaba et Tencent. L’année suivante, Baidu était puni pour ses pratiques publicitaires par le régulateur du Web chinois et perdait une importante source de revenus. De fait, le qualificatif de « BAT » pour décrire les géants du Web chinois (Baidu, Alibaba, Tencent) était de moins en moins pertinent. Alors qu’Alibaba, géant de l’e-commerce, et Tencent,...




                        

                        


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<filnamedate="20180603"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180603"><AAMMJJHH="2018060319">
<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-6"> ¤ A Shanghaï, Carrefour inaugure un concept de supermarchés connectés, grâce à son nouveau partenaire local, Tencent.
<filname="PROF-0,2-651865,1-0,0-6"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 19/05/2018
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En Chine, Carrefour lance son premier magasin connecté

A Shanghaï, Carrefour inaugure un concept de supermarchés connectés, grâce à son nouveau partenaire local, Tencent.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
20.05.2018 à 06h38
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            

C’est le premier Carrefour du monde où les clients peuvent payer avec leur visage. Chez « Carrefour, le Marché » (en français dans le texte), Tencent, géant chinois du Web et partenaire du distributeur en Chine depuis février, expérimente son système de paiement par reconnaissance faciale, qui pourrait à terme remplacer le paiement mobile.

Avec un design rajeuni, une sélection de produits haut de gamme et une intégration des outils digitaux maximale, « Le Marché » de Carrefour, qui ouvre officiellement à Shanghaï dimanche 20 mai, marque l’entrée de l’enseigne française dans l’ère de la distribution connectée. C’est aussi le premier exemple de la collaboration avec Tencent, le créateur de WeChat, réseau social au milliard d’utilisateurs, partenaire de Carrefour depuis février.
L’« expérience », davantage que les produits
Il y avait urgence : depuis plus de deux ans, les multiples innovations dans le secteur de la distribution en Chine avaient donné un sacré coup de vieux aux magasins du distributeur français. Les choix du « Marché » rappellent d’ailleurs certains partis pris du leader du genre : Hema, le magasin ultra-connecté d’Alibaba.
Le leader du commerce en ligne, à la lutte avec Tencent pour dominer le Web chinois, a lancé ces supermarchés d’un nouveau genre il y a trois ans, pour en faire un exemple de l’intégration du physique et du digital. Comme chez Hema, « Le Marché » offre à la fois un supermarché, un service de livraison de proximité et un espace de restauration, où l’on peut se faire cuisiner des produits frais provenant des rayons.
Une manière de mettre en valeur les produits mais surtout de développer l’expérience, vue de plus en plus comme la clé pour attirer la clientèle dans les magasins. « Le commerce de la rue Tianshan est issu d’une réflexion entamée il y a deux ans environ. Dans un pays où on peut tout faire avec son smartphone, quel est le rôle du magasin ? Il doit devenir un lieu de vie, où l’on...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-7"> ¤ La filiale de Casino lance, jeudi, sa boutique en ligne spécialisée dans le voyage en s’appuyant sur MisterFly, la plate-forme de réservation de vols et d’hébergement à bas coût.
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Cdiscount embarque à son tour dans le secteur du voyage

La filiale de Casino lance, jeudi, sa boutique en ligne spécialisée dans le voyage en s’appuyant sur MisterFly, la plate-forme de réservation de vols et d’hébergement à bas coût.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 11h21
 • Mis à jour le
16.05.2018 à 17h45
    |

            Cécile Prudhomme








                        



   


Deuxième acteur du commerce en ligne en France derrière le géant américain Amazon, Cdiscount continue de diversifier son offre de services. Après l’énergie, la téléphonie mobile et le streaming vidéo et musical en ligne, l’e-commerçant du groupe Casino lance, jeudi 17 mai, sa boutique en ligne Cdiscount Voyages. Celle-ci s’appuiera sur la plate-forme de réservation de vols et d’hébergement à bas coût, MisterFly, créée en 2015 par deux anciens fondateurs de Go Voyages.
Sous la pression des consommateurs, le marché du voyage s’est fortement digitalisé ces dernières années, avec 20,1 milliards d’euros de volume d’affaires réalisé sur Internet en 2016, selon la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad). L’e-commerce captait alors 44 % du marché du tourisme, soit le taux de pénétration le plus important, devant les produits culturels (43 % du marché) et l’habillement (16 %).

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                Dix chiffres sur le tourisme en France et dans le monde



Les dépenses touristiques arrivent même en troisième position (47 % des répondants) des intentions des acheteurs en ligne en 2018, selon l’enquête FEVAD/CSA de février, après l’habillement (60 %, + 3 points), et les produits culturels (52 %, + 4 points).
« Nous serons les moins chers du marché »
Comme d’autres voyagistes, Cdiscount proposera de manière permanente des vols secs et des hébergements, tous issus du moteur de recherche de MisterFly. Mais le géant du commerce en ligne espère se différencier par des ventes flash de séjours combinés (avion + hôtel), que les internautes pourront acheter pendant quelques jours. « 70 offres de séjours packagés, renouvelées chaque semaine sur 40 destinations. Le but est de surprendre les clients », détaille Emmanuel Grenier, PDG de Cdiscount.
Et de les séduire par le prix aussi. « Nous serons les moins chers du marché. Entre 10 % et 20 % moins cher », assure M. Grenier. Pour cela, Cdiscount compte sur sa puissance de négociation auprès des hôteliers grâce à ses 8,4 millions de clients et ses 20 millions de visiteurs uniques chaque mois. Mais aussi par une sélection d’hébergements « sur le segment des 3 ou 4 étoiles alors que tous nos concurrents sont sur du 5 étoiles », poursuit-il.
En matière de séjours touristiques comme dans le secteur des assurances, les tarifs des offres sont toutefois difficilement comparables entre elles (dates, prestations…). Mais MisterFly précise qu’il s’assurera d’être le moins cher en temps réel « avec des outils internes qui nous permettent de comparer avec les autres acteurs comme booking.com, indique Nicolas Brumelot, président et cofondateur de MisterFly. Si nous ne sommes pas les moins chers, nous renégocierons avec l’hôtelier ou l’offre sera retirée ».
Changement de génération
Ces dernières années, avec l’émergence de l’économie numérique, le marché du voyage a attiré de nombreux acteurs. Essentiellement concentrée entre les mains des voyagistes, sa distribution s’est progressivement étendue aux grandes surfaces (Leclerc, Carrefour, Auchan…), puis au commerce en ligne à la fin des années 1990, avec des acteurs comme Lastminute.com ou Promovacances.com. Lidl s’est lancé en septembre 2017 dans le secteur, avec une plate-forme de réservation de voyages sur Internet. Six mois plus tard, un premier bilan faisait état de plus de 15 000 voyageurs français ayant utilisé Lidl Voyages, dont 80 % sont déjà des clients de l’enseigne de grande distribution. 70 % des ventes étaient faites par le biais du site Internet, et 30 % à partir d’un centre d’appel.

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                Le tourisme professionnel bouleversé par l’économie collaborative



Les acteurs du Net spécialisés dans la vente événementielle, comme Vente-privee ou Showroomprive, ont également investi le créneau avec des offres promotionnelles à durée limitée. Après avoir lancé son offre de voyage en 2010, Vente-privee.com est devenu actionnaire minoritaire en 2015 de MisterFly qui lui fournit ses offres exclusives.
« Le changement de génération fait basculer le marché du voyage vers l’Internet. Les jeunes sont davantage sur les outils mobiles que sur l’ordinateur, et sont habitués aux ventes flash, ce qui est moins le cas des clients plus âgés », constate M. Grenier. Dans le Top 15 Médiamétrie//NetRatings des sites du « e-commerce » les plus fréquentés en France au 3e trimestre 2017, deux sites sont spécialisés dans le tourisme : Voyages-Sncf.com en 3e position, avec 12 266 000 visiteurs uniques moyens par mois, et Booking.com, en sixième position (11 403 000).
La distribution historique continue de souffrir. Onze agences de voyages ont été placées en redressement ou liquidation judiciaire au cours du 1er trimestre 2018, selon le palmarès Altares sur les défaillances d’entreprises.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-8"> ¤ La nouvelle superproduction de Sony, unanimement saluée par la critique, a battu les records de ventes pour une exclusivité PlayStation 4.
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Jeu vidéo : succès fracassant pour « God of War »

La nouvelle superproduction de Sony, unanimement saluée par la critique, a battu les records de ventes pour une exclusivité PlayStation 4.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 12h25
    |

            William Audureau








                        



   


A aventure coup de poing, succès fracassant. Le dernier blockbuster en date de Sony, le jeu d’action et de combat God of War, s’est écoulé à plus de 3,1 millions d’exemplaires lors de son lancement, le 20 avril, et ce en seulement trois jours, a révélé le constructeur japonais jeudi 3 mars. Le jeu raconte l’épopée musclée du demi-dieu Kratos et de son fils Atreus dans les terres glaciales d’Asgaard.
La superproduction développée par Sony Santa Monica (Californie) bat le record du meilleur lancement pour un jeu édité par le constructeur japonais. A titre de comparaison, le jeu de survie en monde ouvert Horizon : Zero Dawn (2017) avait trouvé 2,6 millions d’acquéreurs en deux semaines, et le jeu d’aventure cinématographique Uncharted 4 : A Thief’s End (2016), 2,7 millions en sept jours. Elle profite également de l’accroissement du parc de PlayStation 4, passé de 35 millions de consoles au début de 2016 à 76 millions au 31 mars 2018.
Nouveau standard visuel
Les performances commerciales de God of War étaient d’autant plus guettées que cette série inaugurée en 2005 n’a jamais été la plus populaire de Sony, au contraire des Gran Turismo et des Uncharted. Mais ce quatrième épisode a bénéficié d’une attente particulière, huit années s’étant écoulées depuis l’opus précédent.
Il s’est également accompagné d’une réception critique digne de The Legend of Zelda : Breath of the Wild en 2017, avec de nombreuses notes maximales dans la presse spécialisée. Il émarge à 94/100 de note moyenne sur l’agrégateur Metacritic, à quelques points du monument de Nintendo (97/100).
S’il ne réinvente pas le genre du beat them all – type de jeux de combats dont l’histoire remonte aux années 1980 – God of War en perfectionne la recette, en offrant une qualité visuelle rarement atteinte, une mise en scène spectaculaire et une narration omniprésente.

        Lire notre test :
         

          « God of War », jeu d’action divin



« Je suis confiant quant au fait que God of War connaîtra le meilleur lancement d’une exclusivité sur PlayStation 4, avait pronostiqué l’analyste américain Mat Piscatella dès le 18 avril. Ma seule question est : jusqu’où peut aller un jeu qui soit narratif, et qui ne repose pas sur le modèle du jeu en tant que service ». Conçus pour divertir le joueur de manière quotidienne pendant des mois, ces derniers titres constituent désormais la principale recette à succès, au détriment des expériences solitaires avec un début et une fin, qui connaissent un déclin commercial. « Cela fait des années que je n’avais plus vu de jeu aussi bien noté, donc il deviendra un point de référence », ajoute Mat Piscatella.

        Lire nos explications :
         

          « Free to play », « games as a service »… Comprendre les modèles économiques du jeu vidéo



Déjà un mème sur Internet
Du côté des joueurs, God of War est déjà rentré dans la culture Internet grâce au mème « Boy » (« garçon ») – référence à la manière dont Kratos, héros musculeux et père rugueux, appelle systématiquement son fils Atreus dans la version originale. Un petit nom répété ad nauseam de sa voix caverneuse, et qui a donné lieu à de nombreux détournements amusés.

   


La personnalité bas du front du demi-dieu a également inspiré de nombreuses plaisanteries sur les réseaux sociaux, lesquelles évoquent les difficultés rencontrées par Atreus lorsqu’il tente de communiquer avec son père, bête de guerre, empêtré dans un premier degré littéral :
Atreus : Père, je suis gelé. Kratos : Bonjour, Gelé. Je suis Père.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-9"> ¤ L’entreprise de Jeff Bezos suspend ses projets d’extension à Seattle pour s’opposer à une nouvelle taxe et dicte ses conditions pour le choix de son second siège social.
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Article sélectionné dans La Matinale du 03/05/2018
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Urbanisme, transports, fiscalité : les villes américaines doivent-elles en passer par la volonté d’Amazon ?

L’entreprise de Jeff Bezos suspend ses projets d’extension à Seattle pour s’opposer à une nouvelle taxe et dicte ses conditions pour le choix de son second siège social.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 17h31
 • Mis à jour le
04.05.2018 à 06h40
    |

            Grégoire Allix








                        



                                


                            

Entre menaces, exigences et conseils d’ami, le géant du commerce électronique Amazon tient les villes américaines en haleine… et en respect.
L’entreprise a annoncé, mercredi 2 mai, qu’elle suspendait ses projets d’extension à Seattle (Etat de Washington, nord-ouest des Etats-Unis), sa ville mère, en attendant que la municipalité renonce à son projet de créer une nouvelle taxe visant les grosses sociétés et destinée à financer le logement social et l’aide aux sans-abri.
Le bras de fer, sans précédent entre la métropole et la compagnie, est observé de près au moment où Amazon s’agrandit dans d’autres villes et s’apprête à choisir la cité qui accueillera son second siège social, au terme d’une compétition qui a vu les grandes villes des Etats-Unis et du Canada rivaliser de cadeaux fiscaux et de souplesse dans leur politique d’urbanisme pour tenter d’attirer les 50 000 salariés et les 5 milliards de dollars (4,2 milliards d’euros) d’investissements promis.

Les partisans de la taxe, majoritaires au sein du conseil municipal, estiment que les entreprises qui ont permis le boom économique de Seattle – Amazon au premier chef – sont aussi responsables d’une flambée record des prix de l’immobilier, qui confronte la ville à une grave crise de mal-logement. « Nous avons besoin que les sociétés qui gagnent des milliards de dollars chaque année aident les gens qui sont expulsés de leur logement et se retrouvent à la rue », défend le conseiller municipal Mike O’Brien dans les colonnes du Seattle Times. 
Ce nouvel impôt, rapidement surnommé « Amazon Tax », dont la ville attend 62,5 millions d’euros de revenus annuels, serait basé sur le nombre de salariés, et non sur les résultats financiers de l’entreprise. Principal employeur de Seattle avec plus de 45 000 salariés, Amazon se verrait ainsi imposer d’au moins 15 millions d’euros supplémentaires.
Inquiétude dans les milieux économiques
La compagnie,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-10"> ¤ La rédaction de « Pixels » s’est essayée au nouveau concept loufoque de la Switch. Résultat : un après-midi Ikea, des moments de magie, et un aspirateur à passer.
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Une journée avec « Nintendo Labo », le jeu vidéo de construction de jouets en cartons

La rédaction de « Pixels » s’est essayée au nouveau concept loufoque de la Switch. Résultat : un après-midi Ikea, des moments de magie, et un aspirateur à passer.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 15h59
    |

            William Audureau








                        



   


Le 27 avril, Nintendo lance Nintendo Labo, un nouveau concept de jeu vidéo pour sa console Switch : l’utilisateur doit construire des jouets en carton pour les utiliser comme contrôleurs dans des minijeux sommaires. Pixels a essayé la version commerciale en avant-première. 
11 h 10. Sur YouTube, « l’unboxing », l’ouverture et le déballage d’un produit neuf, est un genre à part entière. Celui de Nintendo Labo risque d’en plonger certains dans des abîmes de perplexité : il s’agit d’une boîte en carton contenant des cartons (et une cartouche de jeu).
11 h 13. Après une mise à jour de la console et surtout de ses deux contrôleurs indépendants – ils joueront un rôle essentiel –, l’heure est à la découverte de ces étonnantes planches de carton aux figures planes prédécoupées. De prime abord, elles ressemblent aux géoglyphes de Nazca : des figures abstraites au sens sibyllin tracées par une entité intelligente obscure. Au Mexique, certains y vont vu la trace de l’existence d’extraterrestres. Dans notre cas, tout désigne l’existence d’ingénieurs kyotoïtes.

   


11 h 25. La toute première figure à assembler est un simple porteur de manette, sommaire et rectangulaire. La difficulté est faible, l’expérience relativement proche de l’assemblage d’un cornet de frites au McDonald, l’odeur de graisse en moins.
11 h 36. Après un round d’échauffement pas bien intéressant, nous voici à l’attaque de la voiture télécommandée, comme Nintendo Labo baptise la seconde construction. Les explications à l’écran rappellent au choix un plan Lego ou Ikea, mais avec une animation en 3D dont l’utilisateur contrôle aussi bien la vitesse que l’angle de vue, et des explications très claires et pratiques en français. Pédagogie : 10/10, on n’a jamais construit de voiture télécommandée en carton aussi facilement.

   


11 h 48. Le corps de la voiture est fini, Nintendo Labo nous demande désormais de construire une antenne à attacher sur la console. Elle ne sert strictement à rien, sinon à donner l’air d’une grosse télécommande coiffée d’un émetteur en carton. Puissance de la nouvelle technologie.

   


12 h 02. Sorcellerie, l’objet avance. Regards mi-interloqués mi-admiratifs de collègues. La voiture ressemble davantage à une sorte de curieux morpion de Bristol qui aurait deux manettes Switch pour poumons. Sur l’écran de la console-télécommande-antenne en carton, deux jauges permettent d’activer à distance la fonction « vibration » de chacun des deux contrôleurs. Juste de quoi renvoyer dans leurs papattes en papier mouillé suffisamment de force pour que la « voiture » avance dans un curieux ronronnement – de type vitre d’appartement d’angle quand passe un camion dans la rue du dessous.
12 h 10. L’objet fait fureur, interrompant toutes les conversations. On traverse victorieusement une table (elle ne fonctionne pas sur la moquette). Puis la créature chute un niveau plus bas. On se penche, on la ramasse, on la remet droit avec amour. Elle repart. Cinq minutes toutefois suffisent pour se lasser.

   


13 h 40. Avec la construction de la canne à pêche, les choses sérieuses commencent. On ne le sait pas encore, mais il faudra plusieurs planches entières, une vingtaine de morceaux de cartons différents et deux bonnes heures pour en venir à bout.
14 h 21. Nintendo ne choisit pas la facilité, la canne à pêche est divisée en plusieurs sections, qui s’emboîtent entre elles. Un petit rituel obsédant se met en place : à chaque nouvelle pièce, plier de manière obsessionnelle en suivant chaque ligne, puis laisser la magie opérer, en voyant ces géoglyphes se transformer en quelques manipulations en un manche ou un moulinet.
14 h 59. Enième nouveau bout de carton. Enième série de plis à marquer. L’écran de la Switch nous trolle : « Aime les plis, et les plis t’aimeront. » On finit la calinette, l’une des trois portions de tige de l’objet. Joie.

   


15 h 55. Entendu à la rédaction :
« — Tu viens prendre un café ?
— Je peux pas, je dois finir ma canne à pêche en carton. »
16 h 12. Le poste de test est désormais constellé de micro-bouts de carton, comme des paillettes d’amusement jetées au sol. Version moins poétique : il va falloir passer l’aspirateur.
16 h 35. Nintendo Labo nous propose désormais de construire un océan en carton. Relisez cette phrase trois fois sans cligner des yeux.
16 h 40. L’océan en carton est en réalité une sorte de mini-boîte à chaussure bleue un peu pyramidale, dans laquelle viennent s’insérer un fil en laine (celui de la canne à pêche), et une Switch à la verticale. Sur l’écran, sorcellerie à nouveau, l’hameçon se promène en suivant avec une précision époustouflante les mouvements du moulinet.

   


16 h 47. Tous les écrans de la rédaction sont désertés, la production du service Pixels est momentanément suspendue, il y a concours de pêche à la ligne. « C’est incroyablement brillant », s’enthousiasme l’un. « Amusant mais un peu chiant », proteste une autre.
16 h 50. Un estimé collègue se fait prendre en photo, canne à pêche en carton dans une main, doigts en V de l’autre, devant la daurade japonaise qu’il vient victorieusement de sortir de l’eau de l’écran de la Switch.
17 h 15. Le jeu Nintendo Labo propose trois onglets, construire, jouer et découvrir. Dans ce dernier, on apprend quelques astuces pour draguer l’omble blanche, mais aussi pour créer son propre poisson. Pour cela, il faut découper un patron de poisson en papier et le scanner dans un piano en carton. L’alcoolémie des créateurs du jeu suscite l’interrogation.
17 h 32. Bon, on fait quoi maintenant ? Nintendo Labo propose de passer à la construction d’une maison, d’une moto ou encore d’un piano. Temps nécessaire : 60 à 90 minutes minimum, et jusqu’au triple au maximum. « Y a une moto ? Nooon ? », s’exclame derrière nous un collègue dont la voix a soudainement dé-mué. Ok, va pour la moto.
18 h 21. Chaque morceau de carton est d’une ingéniosité bluffante. En attaquant le klaxon – car oui, il y a un klaxon – on se fait la remarque : Nintendo Labo est à Pif Gadget ce que les Lego Technics sont aux Duplo. Le bidouillage enfantin fait art, l’ingéniosité du bricolage à l’état pur, un côté Ponts et chaussées en carton brillant.
19 h 12. Ok, on a fini nos deux poignées de moto. Demain, on finira la bécane, et on s’attaquera au piano. Pas de problème, il nous reste du carton.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-11"> ¤ Facile à agripper, ce petit Sony appartient à une espèce en voie de disparition : celle des mobiles qu’on manipule d’une seule main. Que vaut ce petit smartphone aux prétentions haut de gamme à 600 euros ?
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On a testé… le Sony XZ2 compact, un petit smartphone particulièrement confortable

Facile à agripper, ce petit Sony appartient à une espèce en voie de disparition : celle des mobiles qu’on manipule d’une seule main. Que vaut ce petit smartphone aux prétentions haut de gamme à 600 euros ?





Le Monde
 |    18.04.2018 à 14h39
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 15h10
    |

                            Nicolas Six





Avant 2010, à la préhistoire des smartphones, les mobiles étaient lents, ternes, disgracieux. Mais leur confort était remarquable : il suffit d’exhumer un modèle endormi dans un tiroir pour en être frappé. Ces smartphones « antédiluviens » étaient conçus pour tenir en main naturellement. Sans effort, le pouce touchait toutes les zones de l’écran avec virtuosité.

   


Mais ce temps est révolu. Les écrans ont énormément grandi, sacrifiant le confort manuel sur l’autel du plaisir des yeux. Et les marques qui résistent encore à cette tendance sont rares : depuis quinze mois, un seul smartphone compact prometteur a vu le jour.
Le Sony XZ2 Compact, sorti le 5 avril, intéressera donc beaucoup les nombreux utilisateurs qui n’ont souvent qu’une main à consacrer à leur mobile : les cadres qui vivent à cent à l’heure, les parents d’un bébé, les Argonautes des transports en commun bondés… Mais ce petit smartphone à 600 euros tient-il ses promesses ?
Agréable à manipuler
Les mensurations du petit Sony sont très proches de celles d’un smartphone canonique, l’iPhone des générations 6, 7 et 8. Presque aussi grand et large, le XZ2 Compact est toutefois beaucoup plus épais. Son dos bombé épouse la paume, ce qui lui permet de mieux tenir en main. Cela lui confère une exceptionnelle adhérence qui, combinée à sa largeur menue, le rend particulièrement facile à faire glisser en main.

   


Car cette manœuvre se révèle indispensable : l’écran du Sony est plus allongé que celui de l’iPhone, de deux tiers de centimètre. A moins d’avoir un pouce immense, pour atteindre les notifications logées en haut de l’écran, les utilisateurs sont forcés de le faire glisser vers le bas. La plupart du temps, heureusement, le pouce parvient à toucher les boutons qu’il cherche. La navigation dans ses menus est particulièrement rapide et agréable. Bien plus que celle de n’importe quel autre mobile Android moyen ou haut de gamme.
Au chapitre des reproches, comme sur beaucoup de smartphones récents, le lecteur d’empreintes digitales du Sony est relégué à l’arrière du mobile, ce qui n’est pas très pratique. Le XZ2 Compact fait aussi l’impasse sur la prise audio : pour brancher un casque, il faudra utiliser l’adaptateur mini-jack, qui est fourni.
Un confort visuel logiquement en retrait
La petite taille du XZ2 Compact n’est rédhibitoire que lorsqu’on tente d’afficher un document bureautique conçu sur ordinateur. Bien évidemment, les films procurent moins d’émotion sur son petit écran que sur un mobile XL, et lorsqu’on lance un jeu, on se surprend à être moins adroit. En outre, les textes s’affichent parfois en tout petits caractères, ce qui gênera les presbytes.

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L’écran du petit Sony est lumineux et contrasté, mais ses couleurs sont ternes et froides. Il est vivement conseillé de réchauffer ces teintes dans les réglages pour obtenir une image plus agréable.
Des rondeurs
La ligne de ce smartphone inaugure la nouvelle signature esthétique de Sony, toute en rondeur. Comme c’est un smartphone compact et épais, son allure n’est guère élancée. En revanche, son dos présente une courbure prononcée qui n’est pas désagréable à l’œil.

   


Toutes les surfaces du XZ2 Compact sont intégralement recouvertes de la même couleur — devant, derrière, sur la tranche —, ce qui lui confère une identité visuelle forte. En plus du noir, trois couleurs originales sont proposées : un gris très clair, un rose poudre et un vert gris.
De très bonnes photographies
En pleine journée, le XZ2 Compact capture des photos très agréables. Les images franchement ratées sont exceptionnelles. Le petit défaut qui revient le plus souvent est un problème de couleurs, qui sont parfois un peu froides, rien de très gênant. A l’intérieur d’un bâtiment, le Sony tire des photos légèrement moins propres que celles de la référence, le Samsung S9. Un petit grain disgracieux apparaît par exemple souvent sur les visages. Mais en extérieur, et en plein soleil, ses images sont parfois un peu meilleures que celles du Samsung : plus claires.

   


Lorsqu’on affiche ces images sur le grand écran d’un ordinateur, et qu’on les scrute avec un œil de passionné, le bilan est moins convaincant. Les images sont si claires que les textures sont souvent délavées. Et comme la netteté des images est très accentuée, les matériaux manquent alors de naturel. Les briques ne paraissent pas tout à fait des briques, l’herbe ne ressemble pas parfaitement à de l’herbe.

   


On n’a pas l’impression troublante de revenir sur les lieux où l’on a photographié l’image, comme avec le Galaxy S9. Mais ce défaut ne gênera que les passionnés qui cherchent le naturel à tout prix.
De nuit, les photos du Samsung S9 sont plus claires que celles du Sony. En regardant bien, on constate qu’elles sont très légèrement plus nettes et plus propres. Mais celles du Sony demeurent très agréables à l’œil.

   


Le XZ2 Compact est donc un petit appareil photo très convaincant, très recommandable, sauf aux passionnés de photographie. A signaler que, comme le Samsung, le petit Sony filme des ralentis vidéos extrêmes qui approchent les mille images secondes. Un gadget qui plaira aux sportifs et aux grands curieux.
Un peu fragile
Son cœur excessivement rapide ne devrait pas faiblir de sitôt : dans trois ans, le petit Sony devrait rester aussi véloce qu’un Samsung Galaxy S9. Mais parviendra-t-il à survivre aussi longtemps ?
Le XZ2 Compact est certes étanche, et ceinturé d’un solide pourtour en aluminium, mais son dos bombé est recouvert de plastique : en cas de chute à plat, ses composants sont très exposés. Mais le petit Sony tient heureusement tellement bien en main que le risque de le laisser échapper est faible. En outre, Sony a choisi des matériaux qui résistent mal aux griffures : le dos en plastique et le revêtement coloré de l’aluminium devraient s’user facilement.
A noter, on peut lui rajouter une carte mémoire. En revanche, sa batterie n’est pas amovible ; pour la remplacer, il faudra faire intervenir un technicien.
Relativement endurant
Sa batterie lâche rarement avant la fin de la journée, à condition de ne pas la passer dans une voiture ou un train, ou à jouer et regarder des vidéos. Le XZ2 Compact n’est pas compatible avec la recharge sans fil.
Pour conclure :
Son confort en main n’a pas d’équivalent parmi les mobiles Android récents — si l’on exclut les modèles bas de gamme. Seul sur ce créneau, le XZ2 Compact pourrait se contenter d’être un mobile correct, il fait pourtant bien mieux que cela : il s’impose comme un fort bon smartphone.
Ses photographies s’approchent de celles des mobiles Apple et Samsung commercialisés 850 euros, mais son prix est plus raisonnable (600 euros). Tout pousse donc à l’adopter. A condition d’être capable d’en prendre soin, car le XZ2 Compact n’est pas un smartphone des plus robustes.
Le XZ2 Compact est plutôt pour vous si :
vous faites souvent plusieurs choses à la fois ;vous êtes souvent debout ;vous voyagez beaucoup ;vos doigts sont plutôt menus et agiles.
Il n’est plutôt pas pour vous si :
votre vision de près n’est pas parfaite ;vous regardez des films et vous jouez énormément ;vous consultez souvent des documents bureautiques ;l’adresse n’est pas votre qualité première.




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Le président chinois, Xi Jinping, annonce « une nouvelle phase d’ouverture » pour la Chine

Menacé d’une guerre commerciale par Donald Trump, le numéro un chinois promet une baisse des taxes sur les importations automobiles.



Le Monde
 |    10.04.2018 à 10h36
    |

            Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)








                        



                                


                            

Des ports francs, un accès facilité dans les services bancaires et financiers pour les entreprises étrangères et des tarifs douaniers « significativement abaissés » pour des produits d’importation comme l’automobile dès cette année… Le président Xi Jinping a déroulé, mardi 10 avril, au Forum de Boao pour l’Asie, où était présente Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international, une longue liste de mesures destinées à montrer que « les portes de la Chine sont grandes ouvertes ». Quarante ans après le lancement par Deng Xiaoping des réformes qui ont transformé l’ex-empire du Milieu, il a promis une « nouvelle phase » d’ouverture de l’économie de son pays, lors de cette conférence surnommée le « Davos chinois », qui se tient sur l’île-province de Hainan (sud).
Comme à Davos, en 2017, Xi Jinping a revêtu l’habit d’un défenseur de la globalisation, dans un monde où s’élèvent de nouvelles barrières aux échanges – et où la Chine est sous le coup des rétorsions américaines annoncées par Donald Trump. En mars, le président américain a d’abord menacé d’infliger des surtaxes sur l’acier et l’aluminium chinois. Puis, début avril, sur 50 milliards de dollars (40,6 milliards d’euros) de produits chinois de secteurs tels que l’aéronautique, les technologies de l’information et la robotique, contenant des procédés que les entreprises américaines auraient été obligées de transférer en Chine ou se seraient fait piller.

De nouvelles taxes ont été évoquées par M. Trump, jeudi 5 avril, sur 100 milliards de dollars de produits chinois supplémentaires. Pékin a riposté par des taxes sur autant de produits américains. Dans une allusion aux critiques américaines en matière de protection de la propriété privée, M. Xi a appelé « les pays développés à cesser d’imposer des restrictions sur le commerce normal et raisonnable de produits de haute technologie ».
Impatience des Etats-Unis...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-13"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’entrepreneur Benjamin Zenou estime que la création de valeur ne repose plus sur les produits et services. Pour exister au-delà de leurs produits, les entreprises doivent entrer dans « l’industrialisation du récit ».
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« Nous assistons à un changement de modèle, avec l’entrée dans l’économie de l’expérience »

Dans une tribune au « Monde », l’entrepreneur Benjamin Zenou estime que la création de valeur ne repose plus sur les produits et services. Pour exister au-delà de leurs produits, les entreprises doivent entrer dans « l’industrialisation du récit ».



Le Monde
 |    07.04.2018 à 14h00
    |

Benjamin Zenou (Président de SimpliField, entreprise spécialisée dans la numérisation des espaces commerciaux)







                        



                                


                            

Tribune. Le 22 février, Brian Chesky, PDG d’Airbnb, conviait la presse au lancement en grande pompe d’Airbnb Plus et de Beyond Airbnb, deux offres de « nouvelles expériences haut de gamme », avec des prestations proches de celles d’un hôtel de luxe : serviettes et produits de beauté dans la salle de bains, deux oreillers par personne dans les lits, conciergerie… On pourrait y voir de simples services additionnels, en fait il s’agit d’un changement de modèle, un virage vers l’économie de l’expérience.
Selon ce concept théorisé en 1998 par Joseph Pine et James Gilmore, deux économistes américains, la création de valeur ne repose plus sur les produits et les services – qui se sont banalisés –, mais sur la création d’expériences singulières, mémorables et économiquement mises en valeur. D’Apple à Amazon en passant par Uber, ce modèle a été adopté par les poids lourds de l’économie mondiale.
Lors d’un entretien sur LinkedIn, Angela Ahrendts, vice-présidente marketing d’Apple, faisait le constat suivant : « Il fut un temps où il y avait la règle des 80/20 : 80 % de shopping et 20 % d’expérience. Cette règle doit s’inverser aujourd’hui. »
Depuis, l’ancienne firme de Steve Jobs a agi sur le fond – en lançant le programme « Today at Apple », qui transforme les Apple Store en lieux de vie et de formation – et sur la forme – en remplaçant le terme « store » par les vocables « avenue », « forum ». Ce nouveau tropisme pour l’expérience est presque une question de survie.
Culture du narcissisme
Les normes de consommation héritées des années 1960-1970 – fondées sur le prix et la mise à disposition de produits – ont perdu leur autorité avec la mise en minorité des baby-boomeurs. Selon les chiffres du bureau du recensement des Etats-Unis, les millennials, les 18-35 ans, sont devenus le groupe d’âge le plus nombreux dans ce pays. Une nouvelle majorité démographique qui invite à repenser les modes de consommation.
Comme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-14"> ¤ FO et CFDT se déclarent satisfaits des avancées obtenues dans les discussions avec la direction du distributeur après le mouvement de grève du 31 mars
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Vers une sortie de conflit chez Carrefour

FO et CFDT se déclarent satisfaits des avancées obtenues dans les discussions avec la direction du distributeur après le mouvement de grève du 31 mars



Le Monde
 |    06.04.2018 à 13h22
 • Mis à jour le
06.04.2018 à 17h39
    |

            Cécile Prudhomme








                        



   


« Le pragmatisme a triomphé. Je suis satisfait que l’on puisse sortir d’une situation bloquée qui n’était bonne ni pour les uns ni pour les autres », a indiqué au Monde, vendredi 6 avril, Michel Enguelz, délégué national de FO chez Carrefour, à la suite de concessions de la part de l’entreprise, augmentant les chances d’aboutir dans les prochaines semaines à la signature d’un accord avec les organisations syndicales. Après avoir conduit des mouvements de grèves chacune de leur côté depuis fin 2017, les organisations syndicales FO, CFDT et CGT avaient organisé une grande journée de mobilisation historique le 31 mars, qui avait conduit au blocage de certains magasins avec, selon la direction, 18 % de salariés en grève.
Ces gestes concernent, notamment, la participation, sujet particulièrement sensible auprès des salariés : après avoir été augmentée de 350 euros, contre 57 euros initialement, cette dernière sera complétée d’un bon d’achat de 150 euros à dépenser au sein de l’enseigne. Un système qui permettra de réinjecter du chiffre d’affaires dans le groupe. « On arrive à 557 euros par salarié. C’est quand même 55 millions d’euros qui ont été obtenus pour les 110 000 salariés en France », reconnaît M. Enguelz.
Un délai pour la mise en location-gérance de 5 magasins
D’autres demandes ont également été satisfaites permetteant d’envisager une sortie de crise. C’est le cas des droits des salariés des cinq hypermarchés qui passeront en location-gérance. « Carrefour a accepté de prendre du temps en reportant le passage en location-gérance des cinq hypermarchés au mois de septembre, et non plus au 30 juin », indique M. Enguelz, ce qui laissera un délai aux deux parties pour mettre sur le papier les dernières avancées.
Les syndicats réclamaient ainsi le maintien des droits des salariés sortant du périmètre direct de l’entreprise en matière de régimes de garanties (remboursements maladies, couvertures décès et invalidités…). « La direction a accepté le principe de créer un régime de santé voisin de celui des salariés de Carrefour, indique M. Enguelz. Elle a également accepté de maintenir le système de remise sur achats dont bénéficient les salariés de Carrefour, ainsi que le maintien des Tickets Restaurant. Et elle est d’accord sur le principe de prolonger certains avantages de l’épargne salariale actuelle. Bien sûr, les salariés auront des changements dans leur façon de travailler, dans leurs horaires, leur contrat de travail… On ne peut pas agir sur le reste puisqu’ils changent d’employeur, mais au moins ils conserveront des garanties importantes sur leur vie de tous les jours. »

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Le plan de transformation du groupe, annoncé en janvier, prévoit la cession de 273 magasins issus de l’ancien réseau de hard-discount Dia (qui seront fermés s’ils ne trouvent pas de repreneurs), menaçant directement 2 100 employés de ces magasins. Carrefour s’était engagé à en reclasser la moitié. Selon nos informations, le groupe Casino est intéressé par la reprise de certains magasins, mais aucun chiffre sur le nombre total de magasins cédés par Carrefour n’a encore été annoncé. Un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) est en cours. « La direction a accepté de permettre à des salariés de partir en pré-retraite par accord d’entreprise sur les hypermarchés, les supermarchés et dans la logistique, ce qui permettra de libérer 1 500 à 1 800 postes, de manière à faciliter le reclassement des salariés des ex-Dia concernés par la fermeture de leurs magasins », indique M. Enguelz.
Création d’un « observatoire du changement »
Concernant le plan de départs volontaires de 2 400 personnes au siège du groupe, prévu également dans le plan de transformation, Carrefour a accepté de prendre en compte certaines demandes, sur des points précis, comme le fait de ne plus avoir à demander l’accord de son supérieur hiérarchique pour être libéré si le salarié trouvait un emploi ailleurs, ou encore la création d’un « observatoire du changement » avec la nomination d’un expert indépendant pour accompagner les salariés et faire l’interface avec la DRH et la direction.

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Après toutes ces discussions et ces avancées, les syndicats FO et CFDT relâchent la pression, tout en affirmant leur volonté de rester vigilants sur la mise en œuvre concrète des concessions de la direction. Ils n’ont pas prévu de poursuivre le mouvement de grève. Au contraire de la CGT, qui campe sur son opposition, appelant les salariés à manifester « le 13 avril et les week-ends des 1er et 8 mai 2018 ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-15"> ¤ Le géant des réseaux sociaux et des médias prépare l’entrée en Bourse de sa section musicale en 2018.
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En Chine, Tencent domine le streaming musical

Le géant des réseaux sociaux et des médias prépare l’entrée en Bourse de sa section musicale en 2018.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 11h00
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            

Tencent Music, le partenaire de Spotify, en Chine, depuis décembre 2017, devrait lui aussi entrer en Bourse en 2018. Les investisseurs se pressent pour prendre une part du gâteau en amont. D’après le Wall Street Journal, la branche musicale du géant chinois du Net, 5e entreprise mondiale en valeur, serait évaluée à 25 milliards de dollars, soit 20 milliards d’euros (deux fois sa valeur déclarée lors de l’accord avec Spotify, il y a quatre mois), à la suite de l’arrivée de nouveaux investisseurs en prévision d’une cotation.
Si le marché du streaming musical rassemble les mêmes acteurs que la plupart des secteurs de l’Internet, à savoir Tencent, Alibaba, Baidu, et NetEase, le premier s’est taillé la part du lion. Grâce à trois plates-formes différentes, Tencent Music contrôle environ 70 % du marché du streaming musical en Chine, selon la Fédération internationale de l’industrie phonographique. Son propre service, QQ Music, est une plate-forme classique permettant l’écoute de chansons et le visionnage de vidéos musicales.
Mais Tencent a assis sa domination en rachetant, en juillet 2016, China Music Corp, le leadeur du marché à l’époque grâce à deux plates-formes, KuGou et KuWo. KuGou (« chien cool »), qui reste la première plate-forme en termes de trafic, doit son succès à la Chine des petites villes et des campagnes, avec des chansons populaires qui font chanter dans les karaokés et danser sur les places publiques. KuWo (« moi cool ») connaît aussi un succès dans les karaokés, mais se démarque sur le streaming en direct de vidéos musicales. Grâce à son réseau social ultradominant, WeChat, qui a passé le cap du milliard d’utilisateurs le 5 mars, Tencent peut assurer du trafic vers ses différentes plates-formes.
Contrôle des droits

Autre atout de Tencent, le contrôle des droits de la plupart des titres occidentaux. Tencent a signé des accords avec plus de 200 labels chinois et étrangers ces dernières années, dont...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-16"> ¤ Facturé 1 300 euros, le Viewsonic PX727, le moins cher de tous, produit-il vraiment les images nettes, profondes et naturelles qui rendraient vraiment justice à la 4K ?
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On a testé… un projecteur 4K à prix mesuré pour cinéphiles

Facturé 1 300 euros, le Viewsonic PX727, le moins cher de tous, produit-il vraiment les images nettes, profondes et naturelles qui rendraient vraiment justice à la 4K ?





Le Monde
 |    03.04.2018 à 07h30
 • Mis à jour le
04.04.2018 à 11h40
    |

                            Nicolas Six





Cela fait maintenant six ans que les publicitaires nous vendent la résolution 4K UHD comme un saut qualitatif vers plus de finesse et de naturel. Mais les vidéos 4K ont beau être objectivement truffées de pixels – quatre fois plus que les vidéos classiques – la différence n’est perceptible que sur des téléviseurs énormes aux tarifs effrayants… ou sur d’immenses écrans de projection. Les vidéoprojecteurs 4K les moins chers coûtaient encore 5 000 euros en 2015, mais récemment, dix modèles sont passés sous la barre des 2 000 euros. Une aubaine pour les cinéphiles.
Nous avons choisi de tester le nouveau Viewsonic PX727-4k parce qu’à 1 300 euros, il s’agit du moins cher de tous.
Un réalisme troublant

   


Lorsqu’on est habitué aux images des vidéoprojecteurs, le Viewsonic frappe d’emblée par sa finesse. Les décors soignés du film Blade Runner 2049 sont restitués avec une précision étonnante. Branché à côté d’un projecteur Full HD de bonne qualité, les images du Viewsonic sont frappantes de profondeur. Les deux vidéoprojecteurs sont pourtant branchés sur le même lecteur.

   


Les images du Viewsonic paraissent plus naturelles. L’avalanche de pixels donne vie aux habits, les textiles et les cuirs deviennent palpables. Les visages paraissent plus marqués, la texture de la peau est reproduite de façon impitoyable, soulignant la moindre petite cerne, la moindre ridule autour des yeux. La finesse des images est telle que parfois, au détour d’une image, l’envers du décor apparaît crûment. Un panneau en bois peint cherchant à passer pour du métal fait illusion en Full HD, pas toujours en 4K.

   


Les matières sont-elles plus palpables qu’au cinéma ? Difficile de le vérifier, mais seuls 10 % des cinémas français sont dotés d’un projecteur 4K. Les autres se contentent d’un simple projecteur 2K dont la résolution avoisine celle des modèles grand public Full HD.
C’est avec brio que le vidéoprojecteur 4K de Viewsonic passe notre test visuel. Mais pour en tirer le meilleur, les cinéphiles devront être déterminés et persévérants.
Les vidéos 4K digne de ce nom sont rares
Nos tests ont été menés avec les meilleures images 4K possibles, celles d’un lecteur Blu-ray de nouvelle génération estampillé « 4K UHD », une platine disque de bonne qualité fabriquée par Panasonic et vendue 400 euros. Les platines Blu-ray 4K UHD premier prix démarrent à 180 euros. Le ticket d’entrée de projection 4K monte donc à 1 500 euros, câble HDMI 2.0 compris.

   


Encore faut-il dénicher quelques Blu-ray 4K UHD d’excellente qualité. Avouons-le, les films qui rendent justice à la 4K sont suffisamment rares pour refroidir l’enthousiasme des cinéphiles. Certains n’ont tout simplement pas vocation à être réalistes et naturels : leur réalisateur s’est bien gardé de soigner leur netteté. D’autres souffrent de leur budget trop modeste qui nuit à la qualité des images. Beaucoup sont tout simplement décevants : même tournés en 4K, ils sont ensuite convertis en résolution inférieure pour être embellis, et le cas échéant, enrichis d’effets spéciaux. Une fois reconvertis en 4K, leur finesse a beaucoup souffert.
Dénicher les meilleurs films 4K UHD est un véritable travail d’enquêteur qui impose la visite de sites spécialisés comme hdnumerique.com ou ultrahd.highdefdigest.com. Il existe heureusement quelques titres hautement recommandables comme Blade Runner 2049 ou The Revenant. Mais dans les prochaines années, les sorties de titres 4K recommandables devraient se banaliser.
On trouve également des films et séries 4K sur divers services de VOD : Orange, Apple, Google, Netflix notamment, à condition de disposer d’un lecteur 4K compatible, ce qui est rare. Notre lecteur Blu-ray Panasonic UB700 étant certifié Netflix, nous avons pu vérifier la qualité des images 4K du service de VOD américain. Elles sont clairement plus nettes.

   


Leur qualité n’équivaut cependant pas celle d’un Blu-ray 4K UHD. Pour passer à travers les tuyaux d’Internet, ces vidéos sont rapetissées, et cela nuit à leur qualité.
Vraie ou fausse 4K ?
Le projecteur PX727 mérite-t-il l’étiquette 4K ? Celui-ci triche notoirement pour fabriquer ses images en 4K. Comme tous les projecteurs à moins de 4 000 euros, il emploie une mystérieuse technique de « wobulation » pour inventer des pixels qui n’existent pas.
Dans ses entrailles se cache en effet une puce de projection « DLP » ressemblant énormément à un banal modèle Full HD. Cette puce n’est équipée que de deux millions de miroirs, dont le rôle est de masquer la lumière, ou de la réfléchir, en changeant de position plusieurs dizaines de fois par seconde.
Les micro-miroirs du PX727 ont cependant une faculté étonnante. Lorsqu’ils laissent passer la lumière, ils sont capables de modifier leur orientation très légèrement, et à très haute vitesse, pour afficher sur l’écran quatre images distinctes, très légèrement décalées d’une fraction de millimètre. C’est là le secret de la mystérieuse « wobulation ». Grâce à ce tour de passe-passe, ces projecteurs sont capables d’afficher 8 millions de pixels, exactement comme un modèle doté d’une vraie puce 4K. Le compte y est, mais la séparation entre ces pixels n’est pas parfaitement claire. Les projecteurs dotés de huit millions de micro-miroirs font mieux mais coûtent quatre fois plus cher.
Quelle taille d’image viser ?
A partir de quelle largeur la 4K révèle-t-elle son plein potentiel ? Tout dépend de la distance à laquelle on s’assoit. Installé à trois mètres de l’écran, l’image doit mesurer deux mètres de large au minimum pour que la 4K fasse une vraie différence. C’est justement la taille d’image qu’on obtient lorsqu’on place le projecteur au plafond, juste au-dessus du canapé placé à cette distance.
L’installation est beaucoup plus compliquée lorsqu’on souhaite projeter une image de trois mètres de large. Il faut placer le projecteur deux mètres derrière le canapé. Quand le canapé est collé au mur, ça n’est pas possible, et c’est particulièrement dommage, car c’est cette largeur d’image qui révèle le plein potentiel de la 4K.
Plusieurs projecteurs 4K à moins de 2 000 euros offrent une image un peu plus large que le Viewsonic. Mais aucun ne produit une image de trois mètres de large quand on le place à trois mètres du mur. Il faudra attendre l’émergence de projecteurs 4K courte distance, ou « short throw », pour diffuser des images immenses dans les pièces où le canapé est collé au mur. A noter, le calculateur sophistiqué du site Projectorcentral permet de prévoir le positionnement du projecteur sans se tromper, pour des centaines de références de projecteurs.



En conclusion
Avec sa remarquable qualité d’image et son tarif mesuré, ce projecteur Viewsonic fera date dans l’histoire du cinéma à domicile. Son image relègue aux oubliettes celles des projecteurs Full HD, floues, plates, empêchant de rentrer complètement dans le film. Avec un projecteur 4K, on a enfin l’impression d’ouvrir une immense fenêtre sur une autre réalité, au beau milieu du salon.
Un vidéoprojecteur est hélas beaucoup moins pratique qu’une TV. La première installation est complexe : il faut fixer l’appareil au plafond en l’alignant parfaitement face au mur. A chaque lancement de film, il faut plonger la pièce dans le noir complet. La 4K ajoute une nouvelle contrariété : il faut dénicher les films et séries pas si courants qui font honneur à ses huit millions de pixels. Pour un cinéphile exigeant, ces contraintes s’effacent devant la récompense d’une image totalement immersive.
C’est plutôt pour vous si…
Vous rêvez de plonger au cœur des filmsVous avez de bons yeux ou de bonnes lunettesVous avez deux mètres de dégagement derrière votre canapé
Ce n’est plutôt pas pour vous si…
Vous fuyez les grosses productions aux images léchéesLe tournevis vous fait des cales aux mains et vos volets sont cassésVous ne voulez pas vous endetter pour un vidéoprojecteur

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                     require(["lmd/core/ux/longform"], function (advertLongform) {
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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-17"> ¤ En 2014, Serge Loubet crée Avis73, un site sur lequel il invite les consommateurs à donner une appréciation des enseignes qu’ils ont fréquentées. Plusieurs personnes postent des avis négatifs sur la société CarréSol qui vend du parquet. Elle assigne les auteurs des avis et l’hébergeur.
<filname="PROF-0,2-651865,1-0,0-17"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-18"> ¤ Face à la concurrence d’Amazon, les enseignes élargissent leur offre de services.
<filname="PROF-0,2-651865,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

La livraison en zone urbaine, nouveau terrain de jeu des distributeurs

Face à la concurrence d’Amazon, les enseignes élargissent leur offre de services.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 11h10
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 19h25
    |

            Cécile Prudhomme








                        



   


Après la guerre des prix, la livraison à domicile alimentaire en zone urbaine est devenue le nouveau terrain de jeu des enseignes de la grande distribution alimentaire. Leclerc entre dans la danse à Paris, le 26 mars, après avoir effectué une phase de test pendant quinze jours auprès de ses salariés.
Son nouveau service à domicile, « Leclerc chez moi », sera d’abord lancé dans le nord de Paris, puis dans le sud de la capitale, à partir du 15 mai. Il promet des tarifs inférieurs de 15 % à 20 % à la concurrence, pour des courses alimentaires livrées en vingt-quatre heures, et compte générer le chiffre d’affaires d’un grand hypermarché dès la première année. 

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Les commandes seront livrées depuis un nouveau site logistique de 6 000 m2, situé à Pantin (Seine-Saint-Denis). Mais Leclerc a aussi l’ambition d’ouvrir des magasins dans la capitale. Après un premier point de vente ouvert en 2016 dans le 19e arrondissement, un deuxième sera inauguré en avril 2020 dans le centre commercial du quartier de la Gaîté-Montparnasse, à deux pas de la gare.
Montant des frais de livraison, critère le plus important
Après avoir adopté le système du drive, où les consommateurs viennent récupérer eux-mêmes les courses commandées par Internet, les enseignes cherchent à compléter l’éventail de leurs services, avant que le géant américain Amazon ne se développe massivement. Pour le moment, ce dernier propose, depuis juin 2016, un service de livraison express de courses alimentaires sur Paris, baptisé Prime Now, qui repose sur un entrepôt situé dans le nord de Paris.
« Leclerc chez moi », sera lancé dans le nord de Paris, puis dans le sud de la capitale, à partir du 15 mai. Il promet des tarifs inférieurs de 15 % à 20 % à la concurrence
Mais, en plus de construire une nouvelle offre, les distributeurs doivent rivaliser avec l’image d’Amazon. Dans une étude pour Generix parue mi-février, 52 % des Français interrogés par OpinionWay estiment que le champion de l’e-commerce tient mieux ses engagements que les distributeurs français dans la ponctualité des délais de livraison. Et 48 % d’entre eux jugent le montant des frais de livraison comme étant le critère le plus important. D’ailleurs, 64 % des Français ont déjà abandonné un achat sur Internet en raison du coût de la livraison, d’après un baromètre de GS1 France et Sprint project, paru mi-mars.

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Le créneau attire les enseignes
Habitués à la gratuité par le géant américain, les consommateurs veulent de moins en moins payer la livraison, ce qui rend le service difficile à rentabiliser pour les distributeurs traditionnels. Ils évoquent un coût compris entre 15 et 18 euros pour livrer dans Paris à partir d’un entrepôt situé en périphérie. L’un des prestataires d’Amazon facturerait ainsi 15 euros le service. Une course qu’Amazon fait payer 5,90 euros à ses clients abonnés à son programme de fidélisation Amazon Premium, s’ils veulent être livrés en une heure, et qui est gratuite pour une livraison en deux heures.
Pourtant, le créneau attire les enseignes. Franprix livre, depuis novembre 2017, à Paris et en région parisienne, en trente minutes, avec les coursiers de Stuart, les commandes faites à partir d’une application sur téléphone mobile, et prélevées dans les magasins. Le service, gratuit au-delà de 30 euros d’achats, est aujourd’hui rentable, assure-t-on chez Franprix, dont l’application a été téléchargée 600 000 fois.
Occuper le terrain de la communication
Carrefour a, de son côté, lancé, il y a un an et demi, Carrefour Express dans 15 villes de France, également avec Stuart. Monoprix (groupe Casino) s’est rapproché, en décembre 2017, de la start-up Epicery, qui livre dans l’heure des produits issus de commerces de bouche de proximité. D’ici dix-huit à vingt-quatre mois, le groupe livrera ses commandes à partir d’un nouvel entrepôt automatisé, avec la technologie du distributeur alimentaire sur Internet Ocado. En attendant ce nouveau site logistique, Monoprix serait, selon le magasine LSA, sur le point de s’allier avec Amazon pour utiliser son service Prime Now de livraison express.
Chez Casino, on relativise l’arrivée de Leclerc, estimant que si celui-ci parvenait à récupérer 10 % du marché parisien, cela ne toucherait pas plus que 1 % du chiffre d’affaires de Monoprix et de Franprix. S’ils se disent sereins, les distributeurs cherchent néanmoins à occuper le terrain de la communication, à l’image de Carrefour et sa vaste campagne de publicité rappelant sa présence auprès des habitants de la capitale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-19"> ¤ Pour sauver son indépendance, Ubisoft a mis le doigt dans la gueule d’un dragon bien plus puissant que Vivendi, observe l’éditorialiste économique du « Monde » Philippe Escande.
<filname="PROF-0,2-651865,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
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« Tencent, un ami chinois qui vous veut du bien »

Pour sauver son indépendance, Ubisoft a mis le doigt dans la gueule d’un dragon bien plus puissant que Vivendi, observe l’éditorialiste économique du « Monde » Philippe Escande.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 12h24
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 12h25
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. Il est parfois plus confortable de mettre un peu de distance entre soi et ses amis. Surtout s’ils sont un peu trop envahissants. Il faut moins de deux heures en voiture pour parcourir les 170 kilomètres qui séparent Carentoir, le berceau de la famille Guillemot dans le Morbihan, à Ergué-Gabéric, le fief de Vincent Bolloré dans le Finistère. Trop près. Pour les frères fondateurs d’Ubisoft, les 9 935 kilomètres qui séparent leur demeure morbihannaise du siège de Tencent à Shenzhen, dans le sud de la Chine, sont une distance bien plus confortable. A Carentoir, on se félicite donc d’avoir troqué un rival breton contre un ami chinois. Le groupe Vivendi a en effet annoncé, ce mardi 20 mars, la vente de la totalité de sa participation à un groupe d’investisseurs, dont l’incontournable Tencent.

Avec juste 5 % du capital et des intentions pacifiques, ce dernier est, pour l’instant, le partenaire rêvé. Il va ouvrir au groupe français l’immense marché chinois et ses 800 millions d’internautes avides de nouveaux jeux. Mais les obstinés bretons savent que pour sauver leur indépendance, ils ont mis le petit doigt dans la gueule d’un dragon bien plus puissant que Vivendi. Sa capitalisation boursière dépasse désormais celle de Facebook, avec plus de 560 milliards de dollars (456 milliards d’euros).
Investisseur frénétique
Comme son homologue américain, propriétaire de WhatsApp, il a construit sa puissance sur un réseau social, une messagerie appelée WeChat. Cette dernière revendique aujourd’hui plus d’un milliard de comptes ouverts. Mais à la différence de la société de Mark Zuckerberg, il a déployé son activité, et donc ses sources de revenus, bien au-delà. Dans la musique, le cinéma, la vidéo, mais aussi dans le commerce, la finance, les transports et même l’informatique. On dit en Chine que Tencent est devenu un vrai service public… privé.
Il est aussi un investisseur frénétique, semant ses milliards dans le monde...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-20"> ¤ Grâce à la nouvelle fonctionnalité Shopping, les aficionados du réseau social peuvent désormais, en un clic, acheter les produits qu’ils ont repérés.
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Instagram cède à la mode du e-commerce

Grâce à la nouvelle fonctionnalité Shopping, les aficionados du réseau social peuvent désormais, en un clic, acheter les produits qu’ils ont repérés.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 07h15
    |

                            Juliette Garnier








                        



   


Instagram franchit le Rubicon. Le réseau de partage de photos né en 2010 et racheté par Facebook deux ans plus tard, lance en France, mardi 20 mars, Shopping, une nouvelle fonctionnalité destinée à la vente en ligne de produits de mode et de cosmétiques.
« Les Américains sont déjà familiers de cette fonction, qui leur permet d’acheter en un clic les produits qu’ils ont repérés sur le réseau social », explique Julie Pellet, responsable du développement de la marque Instagram en France et dans le sud de l’Europe.
La filiale du groupe Facebook avait déjà installé cette fonctionnalité outre-Atlantique en novembre. Elle participe d’une offensive lancée en 2016 pour mieux séduire les entreprises. A en croire les équipes d’Instagram, le bilan de ce test serait concluant. Les sociétés qui ont fait appel à cette fonction auraient largement renforcé l’audience de leur site de ventes en ligne et augmenté leurs ventes.
Le réseau que fréquentent 800 millions de personnes par mois ouvre désormais cette fonction à huit autres pays : le Canada, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, le Brésil et l’Australie. Le reste du monde devrait en bénéficier au cours de l’année.
Toucher jeunes adultes et adolescents
Instagram aurait aussi comme projet de lancer une fonctionnalité analogue pour les entreprises de services. Les restaurants et bars pourraient ainsi offrir à leurs abonnés la possibilité de réserver une table. Le développement du bouton Shopping semble infini.
Les tour-opérateurs, compagnies aériennes et autres professionnels du tourisme pourraient aussi devenir accros, tant Instagram joue un rôle de premier plan pour inspirer les candidats aux voyages, que ce soit en matière de destinations, d’adresses et de modes de transport.

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Désormais, 72 % des utilisateurs d’Instagram se décident à acheter un produit après l’avoir vu sur le réseau social, d’après une étude menée par L2 Inc, en octobre 2017. Et 80 % des membres de la communauté Instagram suivent au moins une marque.
Dès lors, toutes les marques cèdent à ce social marketing, notamment pour toucher les jeunes adultes et les adolescents qui délaissent les magazines féminins, boudent la télévision et bousculent l’économie des médias traditionnels.
Générer des revenus pour les marques
La nouvelle fonction Shopping pourrait inciter les adolescents à acheter un produit avec leur téléphone, sans attendre ni avoir à saisir l’URL de la boutique en ligne concernée – au grand désarroi de leurs parents.
Dans l’Hexagone, cinq entreprises – Sephora, Clarins, Birchbox, La Redoute et Le Slip français, ont d’ores et déjà entrepris d’installer la fonctionnalité Shopping sur leurs comptes. Pourquoi ? « Sur une story Instagram vue par 20 000 personnes, un lien direct pourrait nous apporter 400 à 500 clics sur notre boutique en ligne. Si vous ramenez ce chiffre à la fréquentation d’un point de vente physique, vous imaginez l’intérêt !», s’enthousiasme Guillaume Gibault, fondateur et président du Slip français. La marque de sous-vêtements est très présente sur les réseaux sociaux depuis ses débuts. Son compte est suivi par 93 000 personnes.
Instagram tente ainsi de tirer davantage de recettes de son audience record. « Avec 25 millions de comptes entreprises actifs, Instagram poursuit son ambition d’être une plate-forme qui génère des revenus pour les marques et qui leur permet de se développer », explique le réseau dans un communiqué.

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Le lancement de cette nouvelle fonctionnalité s’accompagne de celui d’un service de publicité qui permet aux entreprises de vanter les mérites de leurs produits. En mars, Instagram a franchi la barre des deux millions d’annonceurs.



                            


                        

                        

