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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Arrivé troisième, dimanche, du Grand Prix d’Italie à Mugello, derrière Jorge Lorenzo et Andrea Dovizioso, le pilote de 39 ans passe le cap des 5 000 points inscrits en catégorie reine.
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Moto GP : Valentino Rossi, pilote de tous les records

Arrivé troisième, dimanche, du Grand Prix d’Italie à Mugello, derrière Jorge Lorenzo et Andrea Dovizioso, le pilote de 39 ans passe le cap des 5 000 points inscrits en catégorie reine.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 18h09
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 18h31
    |

            Catherine Pacary








                        



   


« L’important c’est demain », avait prévenu Valentino Rossi, nonuple champion du monde de Moto GP, alors qu’il refusait de s’enthousiasmer après avoir décroché la pole position sur le circuit de Mugello, le 2 juin – une pole position agrémentée d’un record absolu du tour. Le lendemain, il finit 3e du Grand Prix d’Italie au guidon de sa Yamaha et monte sur le podium derrière les Ducati de Jorge Lorenzo et Andrea Dovizioso.
Une troisième place synonyme de 15 points qui lui permettent non seulement de revenir à 23 encablures de son rival (Honda) Marc Marquez – parti 6e, il termine 16e après avoir chuté au 5e tour. Mais surtout 15 points qui, ajoutés aux 4 989 acquis depuis le début de sa carrière, lui font dépasser la barre des 5 000 points inscrits en Moto GP et confortent sa longue avance sur son dauphin, Dani Pedrosa (Repsol Honda Team), à 2 882 points, et Jorge Lorenzo, 3e à 2 753 points.

   


Un tour de la Terre
Le pilote italien poursuit ainsi sur sa lancée. Depuis le 18 mars, Valentino Rossi est en effet entré dans une autre dimension, celle des légendes. Ce jour-là, en courant le Grand Prix du Qatar, le « Docteur », comme son public le surnomme, a décroché le record du nombre de saisons consécutives courues en inscrivant des points au championnat du monde, soit 23.
En bouclant le 15e tour de la course du Grand Prix d’Espagne, le 6 mai à Jerez, Valentino Rossi avait battu un autre record, celui du premier pilote à avoir parcouru l’équivalent d’un tour du monde, soit 40 075 kilomètres.
Un enchaînement de records qui s’explique par sa longévité. Il a en effet inscrit ses premiers points lors du Grand Prix de Malaisie de 1996. A titre de comparaison, Alex Rins, actuel plus jeune engagé du championnat Moto GP, était alors âgé de trois mois. Depuis vingt-trois ans donc, Valentino Rossi enchaîne les championnats, égalant le record de l’Espagnol Angel Nieto, treize fois champion du monde, avant de mourir le 13 août 2017 après avoir été percuté alors qu’il conduisait son quad, à 70 ans. Il détenait le plus grand nombre de victoires (90 en 50, 80 et 125 cm3) derrière Giacomo Agostini (15 fois champion du monde, 122 victoires en GP) et… Valentino Rossi (115).
Casque tricolore
Mais à la différence de ses illustres prédécesseurs, Valentino Rossi ne conjugue pas records et fin de carrière. Contrairement aux pilotes « d’avant », lui a su s’adapter à la révolution de l’électronique, qui a de plus en plus d’importance sur la conduite des motos. Il court par ailleurs sur des cylindrées bien supérieures. Aux 125 cm3 de 1996 et 1997 ont succédé deux saisons en 250 cm3, autant en 500 cm3 puis depuis 2002 les Moto GP.
D’où son large sourire, samedi, alors qu’il terminait les qualifications par une pole position. Cette première place sur la grille, il ne l’avait plus obtenue depuis le Grand Prix du Japon 2016 ; une 55e pôle, décrochée le jour de la fête nationale italienne… D’où la présentation de son nouveau casque aux trois couleurs de l’Italie, alors que son pays traverse un épisode politique délicat.

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Le vétéran du circuit marque son retour sur le devant de la scène. Après une année 2015 épique, marquée par son duel avec Marc Marquez, et perdu lors de la dernière course, Valentino Rossi était relégué à une deuxième place mondiale qu’il a mis longtemps à digérer. Deuxième encore en 2016, 5e l’an dernier, beaucoup de commentateurs le voyaient sur la pente descendante. Parallèlement, dans les ateliers Yamaha, la moto apparaissait moins performante. « En 2015-2016, j’avais un sentiment de sécurité sur la M1 que je ne retrouve plus, confirmait Valentino Rossi à L’Equipe le 3 juin. Désormais, l’électronique est très importante et en ce domaine nous sommes largués par nos concurrents. »
Contrat prolongé jusqu’en 2020
Ce qui ne l’a pas empêché de terminer sur le podium du Grand Prix de France au Mans le 20 mai, derrière Marc Marquez et Danilo Petricci. Et de prôner la révolution, comme en 2003 lorsqu’un certain Maszao Furusawa, nouveau patron de Yamaha, a remonté la team et débauché le déjà pas très jeune Valentino Rossi de chez Honda.
Il ne cachait pas sa joie, enfantine, dimanche 3 juin debout sur sa monture, de fêter sa troisième place devant son public. « A ce moment-là, à mon âge, je veux savourer ces bons moments. Je ne sais pas combien d’autres pôles je vais pouvoir réaliser dans ma carrière, surtout à Mugello. (…) Mais c’est une super émotion. »

   


Au premier trimestre, Valentino Rossi a prolongé son contrat avec Yamaha jusqu’en 2020, ce qui devrait lui permettre de passer le cap du quart de siècle en championnat moto GP. Même s’il réfute toute volonté de décrocher un 10e titre mondial, il pointe 4e au général, mieux qu’en 2017. Prochain rendez-vous, le 17 juin sur le Catalunya près de Barcelone pour le Grand Prix d’Espagne.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Le spécialiste des simulations sportives de niche vient de lancer « Tennis World Tour ». Malgré un démarrage « chaotique », il veut désormais concilier prudence et qualité.
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Bigben, l’éditeur de jeu vidéo qui aimerait enfin monter en gamme

Le spécialiste des simulations sportives de niche vient de lancer « Tennis World Tour ». Malgré un démarrage « chaotique », il veut désormais concilier prudence et qualité.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 15h50
    |

            William Audureau








                        



   


« La qualité du jeu, on en parlera sûrement », glisse d’un ton un peu gêné Alain Falc. La question portait sur les chiffres de ventes de Tennis World Tour, sorti mardi 26 mai sur consoles. Mais le président fondateur de l’éditeur Bigben Interactive le sait bien : entre un 3/10 sur Gamekult, un 9/20 sur JeuxVidéo.com et un « double faute/10 » dans nos colonnes, sa dernière production s’est pris un revers smashé de la critique à son lancement.
Et c’est loin d’être la première fois : si sa simulation de tennis émarge à 49/100 sur l’agrégateur de notes Metacritic, Rugby 18 est à 41, Handball 17 à 43, et son plus grand succès critique, le jeu de rallye WRC 6, à 66. « On aimerait arriver à 80 sur 100 à l’horizon de quelques années », veut néanmoins croire M. Falc.
L’entreprise, quatrième éditeur français avec 245 millions d’euros de chiffre d’affaires, espère même s’imposer à terme comme un acteur mondial sur le marché des jeux vidéo à budget intermédiaire.
Tennis World Tour assuré d’être bénéficiaire
Déjà, le succès commercial commence à venir. Quand Cyberbike, un jeu de vélo livré avec un faux vélo en plastique pour Wii, s’écoulait à 50 000 pièces en 2009, la simulation automobile WRC 6 a franchi le million et demi de ventes dans le monde en 2016. Quant à Tennis World Tour, deuxième meilleure vente sur PlayStation 4 la semaine de sa sortie, il devrait faire encore mieux.

   


Reste désormais à convaincre les joueurs que l’éditeur sait faire autre chose que des productions de qualité médiocre. « Le départ a été chaotique », reconnaît-il à propos de Tennis World Tour, un projet qui n’était terminé qu’à 20 % à quelques semaines de sa sortie. Il a néanmoins refusé de repousser cette dernière pour ne pas perdre le bénéfice des campagnes marketing déjà engagées, et joue désormais au pompier.
Les amateurs de tennis s’y amusent, jure M. Falc, et grâce au dématérialisé, le jeu sera constamment amélioré dans les mois à venir, avant une réédition peaufinée l’an prochain. Le PDG de Bigben n’est pas acculé. « On a mis 500 000 pièces sur le marché mais avec beaucoup de distributeurs qui n’ont pas de droit de retour, donc on sait qu’on sera bénéficiaire. »
« Quand on fait une connerie, on la paie »
Le manque d’ambition de l’éditeur lillois peut agacer. Mais Alain Falc ne veut plus céder une seconde fois à la mégalomanie. Depuis sa création en 1981, il a vendu des montres, puis des cadeaux d’entreprises, avant de se spécialiser dans les accessoires pour consoles puis pour smartphones. Ces derniers représentent aujourd’hui la moitié de son chiffre d’affaires. Pourtant, une décision a failli être fatale à son entreprise.

   


En 2001, Bigben Interactive devient le distributeur européen exclusif de la Dreamcast, la dernière console de l’ancien géant japonais SEGA. Or la machine est déjà en fin de vie, et l’ancien vendeur de montres n’est pas structuré pour un marché aussi coûteux. Trois ans plus tard, Bigben Interactive frôle le dépôt de bilan. Avec le recul, il admet avoir fait preuve d’excès de confiance :
« Pendant vingt ans, j’ai fait 200 millions de francs de chiffre d’affaires, on finit par avoir l’impression que tout ce qu’on tente marche, et quand on fait une connerie on la paie. Il faut apprendre à mesurer les risques. »
La loi des chiffres
Depuis, celui qui a « davantage appris en trois ans dos au mur qu’en vingt ans de succès » prône la prudence dans les affaires. Celle-ci se retrouve dans l’enveloppe globale allouée au financement de ses simulations, comprise entre 3 et 6 millions d’euros par épisode. Des sommes très éloignées des ténors. « Dans le sport, le gros problème, c’est qu’on comparera toujours nos jeux à FIFA, or un FIFA, c’est des centaines de millions de budget », rappelle-t-il. C’est pourtant là que se joue la différence en termes de qualité.
A ceux qui désespèrent de voir un jeu de rugby du niveau d’ambition et de réalisme d’un FIFA 18, il oppose la loi des chiffres :
« Pour faire un bon jeu de rugby, il faudrait à peu près 15 millions. Impossible à rentabiliser juste avec l’Angleterre, la France, l’Italie, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud, la dizaine seulement de pays qui achètent des jeux de rugby. »

   


Pour autant, pas question de se contenter éternellement de productions au rabais. « Sur Rugby, on a travaillé avec un studio canadien, on a sorti deux jeux de très basse qualité, on était très mécontents », jure-t-il. Le budget, Alain Falc veut le mettre, mais étalé sur plusieurs années et plusieurs épisodes, en capitalisant sur les opus précédents.
« On espère que le prochain Rugby atteindra 60-65 »
Un nouveau Tennis World Tour est d’ores et déjà envisagé pour 2020-2021. Un nouvel épisode de sa simulation de rugby est prévu, après avoir confié la licence à un autre studio, le parisien Eko Software. WRC 5 a débuté à 50 sur 100 de note moyenne sur les agrégateurs de critiques, sa suite est passée au-dessus de 60, et WRC 7 a atteint 70. Une vraie méthode industrielle, explique-t-il :
« On essaie de monter en qualité sur plusieurs jeux. On espère que le prochain “Rugby” sera bon, qu’il atteindra 60-65 sur Metacritic. Si c’est le cas, ce sera gagné, et on pourra encore gagner 5 à 10 points sur le suivant. Sinon, malheureusement on arrêtera le rugby, on ne peut pas perdre sur tous les jeux. »
A la mi-mai, Bigben Interactive a même créé la surprise en rachetant Cyanide, un studio parisien historique. Spécialisé dans les simulations cyclistes depuis 2000, il a déjà opéré cette lente montée en gamme. Pro Cycling Manager 2008 émargeait à 48/100 sur Metacritic il y a dix ans, le dernier opus en date a franchi les 70 sur 100.

   


Promesses
Avec Cyanide, Bigben a également acquis un studio capable de créer des jeux épisodiques narratifs appréciés, comme The Council. « On va avoir un catalogue beaucoup plus vaste et beaucoup plus équilibré. On sera toujours sur des niches double AA qui intéressent des passionnés, comme des sportifs, mais qui peuvent être aussi des jeux d’action, d’aventure par épisode, de management… », énumère-t-il.
En mars 2019, Bigben Interactive commercialisera par ailleurs Sinking City, un jeu ukrainien en monde ouvert qu’il a financé à hauteur de 10 millions d’euros – son record. « Et cette fois, s’il n’est pas tout à fait fini, on le décalera, car on veut qu’il soit parfait quand il sortira. » 

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Vainqueur en 2016, le Serbe n’a pas été tendre avec l’Espagnol Fernando Veerdasco (6-3, 6-4, 6-2). Plus tôt dans la journée, Dominic Thiem et Alexander Zverev se sont qualifiés.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Tout ce qu’il ne fallait pas manquer samedi, sur terre battue ou en tribunes, et tout ce qu’il faut voir lors de la journée de dimanche Porte d’Auteuil.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Djokovic-Verdasco, Kasatkina-Wozniacki et les immanquables du jour à Roland-Garros

Tout ce qu’il ne fallait pas manquer samedi, sur terre battue ou en tribunes, et tout ce qu’il faut voir lors de la journée de dimanche Porte d’Auteuil.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 06h02
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 13h28
    |

            Clément Martel








                        



   


LE MATCH À NE PAS RATER. On aurait pu choisir la rencontre entre Dominic Thiem et Kei Nishikori, et l’estampiller « match des jeunes loups, vol. 3 ». Mais l’actualité (et un brin de souvenirs émus) nous a fait sélectionner un autre match. Après avoir fait son traditionnel jogging avec les ramasseurs de balle parisiens, Novak Djokovic a pris le dessus, vendredi, sur Roberto Bautista Agut au terme d’un rude combat. De quoi aguerrir un « Joker » redevenu humain avant la rencontre qui l’attend dimanche 3 juin. Le Serbe, rétrogradé à la 21e place mondiale, affronte un nouvel Espagnol, en la personne de Fernando Verdasco.

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Le tombeur de Dimitrov au tour précédent aspire à passer les huitièmes de finale au tournoi parisien, et entend prendre le meilleur sur Djokovic. « Novak n’évolue pas encore au niveau qu’il avait il y a deux ans mais à Rome et lors de certains autres matchs, il a montré qu’il jouait de mieux en mieux », estime-t-il. En quatorze confrontations, le gaucher madrilène n’a battu le Serbe que quatre fois, mais trois de ces victoires ont eu lieu sur terre battue. De quoi constituer un intéressant test quant à l’état de forme de « Djoko ».
Dans l’après-midi, à suivre en direct sur Le Monde. fr
À VOIR AUSSI. A ma droite, une Danoise au sommet de sa forme, n’ayant laissé que cinq jeux en route au cours de ses cinq derniers sets (la Troisième balle vous laisse calculer la moyenne). A ma gauche, une jeune Russe sacrée chez les juniors Porte d’Auteuil en 2014 et se sentant comme un poisson dans l’eau sur la terre battue parisienne. L’affrontement entre Caroline Wozniacki et Daria Kasatkina promet de faire des étincelles.
Si la numéro 2 mondiale, titrée en Australie, semble favorite, la numéro 1 russe (et 14e mondiale) mène dans leurs affrontements (deux victoires à une) et dispose d’une panoplie capable de faire se lever le public du court Suzanne-Lenglen.
GARDER ÉGALEMENT UN ŒIL SUR. Le match des deux plus jeunes joueurs à avoir atteint un huitième de finale à Roland-Garros depuis 2009. On ne vous présente plus Alexander Zverev, l’Allemand qui jure en russe et a la fâcheuse tendance de fracasser des raquettes lorsque ses coups le trahissent. Eh bien le numéro 3 mondial affronte Karen Khachanov, le tombeur russe de Lucas Pouille, déjà huitième de finaliste l’an passé, et qui entend bien poursuivre son aventure sur la terre battue parisienne. Ne serait-ce que pour que sa sèche répartie, « qui ne me connaît pas ? », à un journaliste lui demandant de se présenter un peu, s’avère prémonitoire.
LA CITATION DU JOUR
S’il n’y avait qu’un levier à actionner pour qu’ensuite, je gagne tous les tournois et qu’il n’y ait plus de défaite, il faut vraiment que j’y réfléchisse.
Parfois, on a les réponses que l’on mérite. Interrogé une heure après la perte de son match au troisième tour du tournoi, Lucas Pouille a gentiment esquivé la question sur les raisons profondes de ses échecs répétés porte d’Auteuil. Mais on admet que le principe d’un joueur de tennis robot pouvant activer à l’envie des leviers pour progresser serait vendeur.
L’IMAGE DU JOUR

   


Après l’effort, le réconfort. Rafael Nadal sera un père aimant, capable de savoir rassurer sa progéniture, même après l’avoir vertement corrigée. En témoignent ses mots doux à son « grand ami Richard » après que celui-ci n’a grappillé que des miettes de leur seizième affrontement (6-3, 6-2, 6-2). On espère juste que Gasquet n’a pas vu le match livré ensuite par « Rafa » avec un ramasseur de balles, histoire de mettre à profit son échauffement.

- Tu as fait quoi cette après-midi ?
— Eurosport_FR (@Eurosport.fr)


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LE CHIFFRE DU JOUR
0. Pour la deuxième fois depuis 1997, il n’y aura aucun joueur (masculin, donc) français en seconde semaine de Roland-Garros.

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                « Il n’y a plus de Français », le retour de la chanson de Roland



LE VIP DU JOUR
Si certains observateurs ont parfois pu estimer que Serena Williams avait tout d’une cogneuse sur le terrain – et la restreignaient à cette case –, l’identité du visiteur venu assister à son troisième tour, samedi, pourrait les conforter dans cette idée. Casquette du PSG vissée sur la tête, Mike Tyson n’a pas manqué la rencontre de sa compatriote. L’ancien champion du monde de boxe, catégorie poids lourds, s’est invité dans la loge de Nasser Al-Khelaïfi, le patron du club parisien.

👀

@miketyson is in the house.

— FSAsiaLive (@FOX Sports LIVE!)


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L’ANCIEN HONNÊTE DU JOUR
On est loin de ces anciennes gloires tenant du « c’était mieux avant » et expliquant que la génération actuelle n’aurait pas tenu deux sets face à eux/avec leur matériel (rayer la mention inutile). Andre Agassi a la franchise de reconnaître qu’il ne goûterait guère de croiser la route de Nadal sur un court. Sans doute a-t-il appris des seize travaux de Richard Gasquet.

I asked Andre Agassi what he would do if he had to walk on Centre Court court & play @Rafa_Nadal. "Call Air France… https://t.co/1eIk2vNRb2— Ringham7 (@Richard Ingham Evans)


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LE RETOUR VERS LE FUTUR DU JOUR

Monfils, il va faire une Monfils, il va emballer le match, gagner deux sets, nous laisser croire qu'il a une chance... et perdre #RG14— clerebillat (@Clémentine Rebillat)


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Ce tweet aurait pu être écrit samedi, alors que Gaël Monfils bataillait avec David Goffin (avec la fin que l’on sait). Pourtant, il date de 2014, quand le Français affrontait Andy Murray en quarts de finale du tournoi parisien. Une rencontre conclue en cinq sets, avec son lot de rebondissements, et « la Monf’» qui s’effondre dans l’ultime set. Il est des choses qui ne changent pas.

Le programme de dimanche 3 juin à Roland-Garros
A suivre, notamment, les rencontres Thiem-Nishikori, Djokovic-Verdasco et Kazatkina-Wozniacki.
Premier match sur chaque court à 11 heures. Les Français sont en gras. Les chiffres entre crochets correspondent au classement mondial.
Court Philippe-Chatrier
Madison Keys (Etats-Unis) [13] - Mihaela Buzarnescu (Roumanie) [31] Dominic Thiem (Autriche) [7] - Kei Nishikori (Japon) [19] Anett Kontaveit (Estonie) [25] - Sloane Stephens (Etats-Unis) [10] Novak Djokovic (Serbie) [20] - Fernando Verdasco (Espagne) [30]
Court Suzanne-Lenglen
Karen Khachanov (Russie) - Alexander Zverev (Allemagne) [2] Barbora Strycova (République tchèque) [26] - Yulia Putintseva (Kazakhstan) David Goffin (Belgique) [8] - Marco Cecchinato (Italie) Daria Kasatkina (Russie) [14] - Caroline Wozniacki (Danemark) [2]
Court 1
Sorana Cirstea (Roumanie)-Sara Sorribes Tormo (Espagne) - Hao-Ching Chan (Taïwan)-Zhaoxuan Yang (Chine) [8] Maximo Gonzalez (Argentine)-Nicolas Jarry (Chili) - Calvin Hemery-Stéphane Robert Robin Haase (Pays-Bas)-Matwe Middelkoop (Pays-Bas) - Pierre-Hugues Herbert-Nicolas Mahut [6] (fin de partie 5/4) Venus Williams (Etats-Unis)-Serena Williams (Etats-Unis) - A. Klepac (Slovénie)-M. J. Martinez Sanchez (Espagne) [3]
Court 7
Vania King (Etats-Unis)-Franko Skugor (Croatie) - Latisha Chan (Taïwan)-Ivan Dodig (Croatie) [2] Marcelo Arevalo (Salvador)-Jamie Cerretani (Etats-Unis) - Oliver Marach (Autriche)-Mate Pavic (Croatie) [2] Dalila Jakupovic (Slovénie)-Irina Khromacheva (Russie) - Lara Arruabarrena (Espagne)-Katarina Srebotnik (Slovénie) Gabriela Dabrowski (Canada)-Mate Pavic (Croatie) [1] - Andrea Sestini Hlavackova (République tchèque) / Edouard Roger-Vasselin
Court 18 
Shuai Zhang (Chine)-John Peers (Australie) - Nicole Melichar (Etats-Unis)-Alexander Peya (Autriche) Juan Sebastian Cabal (Colombie)-Robert Farah (Colombie) [5] - Wesley Koolhof (Pays-Bas)-Artem Sitak (Nouvelle-Zélande) Barbora Krejcikova (République tchèque)-Katerina Siniakova (République tchèque) [6] - Kiki Bertens (Pays-Bas)-Johanna Larsson (Suède) [9] Kristina Mladenovic-Alexis Musialek - Demi Schuurs (Pays-Bas)-Matwe Middelkoop (Pays-Bas)





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Battus (29-13) samedi soir, les favoris héraultais n’ont pas réussi à remporter leur premier titre de champion de France. Le Castres olympique obtient, lui, son cinquième bouclier de Brennus.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Rugby : face à Castres, le Montpellier de Mohed Altrad échoue encore en finale de Top 14

Battus (29-13) samedi soir, les favoris héraultais n’ont pas réussi à remporter leur premier titre de champion de France. Le Castres olympique obtient, lui, son cinquième bouclier de Brennus.



Le Monde
 |    02.06.2018 à 23h00
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 17h27
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Un titre de deuxième division et un challenge de l’espérance : voilà donc encore aujourd’hui, au niveau national, le mince palmarès du Montpellier Hérault Rugby (MHR). Car, oui, les Montpelliérains ont de nouveau perdu en finale du championnat de France. À force de dire qu’il fallait respecter leur adversaire, les favoris ont fini par pousser un peu trop loin la déférence : le Castres olympique l’a emporté contre eux (29-13) sans se faire prier, samedi 2 juin, à Saint-Denis.
À croire que le président Mohed Altrad devra encore investir. En sept ans, l’homme d’affaires a déjà transformé le jeune club ; recruté des joueurs sud-africains en quantité industrielle ; donné son nom au stade du MHR ; viré un ancien entraîneur pour cause de résultats insuffisants ; puis remporté le Challenge européen, la Coupe d’Europe bis (2016). Mais donc toujours pas gagné ce championnat de France qui persiste à lui tenir tête.
En 2011, à peine après son arrivée, il perdait déjà en finale face au Stade toulousain. En 2018, ce sont donc les Castrais qui le privent à leur tour du bouclier de Brennus, confirmant la fable éculée du David contre Goliath. De fait, Mathieu Babillot, Rory Kockott, l’homme du match Benjamin Urdapiletta et tous leurs coéquipiers tarnais se présentaient en Ile-de-France avec le onzième budget du Top 14 cette saison (21 millions d’euros), là où Montpellier revendiquait le 5e (26 millions d’euros).

Bravo @CastresRugby https://t.co/iUukAmfbZ6— MHR_officiel (@Montpellier Rugby)


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Une sous-préfecture cinq fois championne
Au-delà, les deux clubs renvoient surtout deux images contraires. Castres dépend des puissants labos Pierre-Fabre (2,3 milliards d’euros de chiffres d’affaires annuels), mais communique plutôt sur son rugby dit « raisonnable » et « de sous-préfecture » (peu de recrues onéreuses, des joueurs à la relance pour certains).
Montpellier, à l’inverse, et au risque de la caricature, figure le nouveau rugby : celui des métropoles, de l’inflation des salaires et des gros investisseurs, toujours plus nombreux à mesure que ce sport se professionnalise. Avec 2,7 milliards d’euros, Mohed Altrad détient la 36e fortune de France selon le classement, qui n’a rien de sportif, de l’hebdomadaire Challenges.
Le patron du groupe Altrad, spécialisé dans le matériel de construction, reprochait vendredi sur « RMC » « la tonalité globale » des journalistes avant le match, qu’il estimait pro-castraise.
« Lorsque vous parlez de Castres, Castres est “le petit village gaulois”, c’est la “sous-préfecture”, c’est “le petit peuple qui se bat”… Alors que Montpellier, c’est “l’ogre”. Vous ne dites rien de faux car tout cela est vrai. »
« Mais la tonalité globale, une fois que vous avez fait votre émission ou votre article, on s’aperçoit que vous avez vraiment envie que ce soit Castres qui gagne, vous, la presse. Accordez-nous un peu de crédit de temps en temps. »
De façon la plus impartiale possible, Le Monde se contentera de rappeler que le Castres olympique remporte là ce samedi le cinquième championnat de France de sa longue histoire, après ceux de 1949, 1950, 1993 et 2013. Les supporteurs tarnais ont de quoi jouer du klaxon : leur club revient de loin, après avoir fini cette saison 6e de la saison régulière, puis éliminé Toulouse en barrages et le Racing en demies.
Visite surprise des enquêteurs
Côté héraultais, après avoir parcouru la majeure partie du championnat en tête, la défaite de ce soir marque l’épilogue d’une saison particulière pour le MHR et pour son président Altrad. Depuis août 2017, le dirigeant est soupçonné de conflits d’intérêts avec la Fédération française de rugby (FFR) et le président de celle-ci, Bernard Laporte. Au point d’avoir reçu à son domicile la visite surprise des enquêteurs de la brigade de répression de la délinquance économique, le 23 janvier, sous le contrôle du Parquet national financier. Quelques jours plus tôt, le 8 janvier, Mohed Altrad devenait pourtant le nouveau sponsor maillot du XV de France pour une période allant de 2018 à 2023.

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Dans un entretien donné mercredi à l’Agence France-Presse, Mohed Altrad est revenu sur sa place particulière dans le rugby français :
« Peut-être que je suis le petit – ou gros – dernier qui arrive et qui n’est pas encore intégré à l’establishment. Peut-être qu’une victoire changerait la donne. J’aime faire le parallèle avec le business : j’ai créé mon entreprise il y a 32 ans, je considère que je ne fais partie de l’establishment que depuis quelques années. »
« Il a fallu que je prouve, peut-être deux fois plus qu’un autre, que j’avais ma place. Et le rugby est, d’une certaine manière, un business, même si c’est un business particulier. Il perd de l’argent et perdra de l’argent pendant longtemps car aujourd’hui son modèle économique n’est pas viable. »
Un problème n’arrivant jamais seul, dans un autre registre le MHR est suspecté depuis mars d’avoir dépassé le « salary cap » (plafond salarial autorisé) à hauteur de 350 000 à 400 000 euros lors de la saison 2016-2017. La Direction nationale d’aide et de contrôle de gestion (DNACG) doit bientôt auditionner le MHR, qui risque une amende pouvant aller jusqu’à dix fois la somme dépassée.
Finaliste malheureux du Top 14, Mohed Altrad se dit « extrêmement serein et tranquille, persuadé qu’on a les arguments pour démontrer la réalité des choses. Après, on ne peut pas empêcher des gens qui ne connaissent pas la gestion du club et le projet que l’on porte de se dire : “Altrad a beaucoup d’argent, il dépasse le salary cap” ». Ses adversaires castrais, eux, ont d’autres soucis immédiats : ramener le Brennus en bon état dans le Tarn pour lui réserver le meilleur accueil.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Après les éliminations de Gasquet, Pouille, Monfils et Herbert samedi, le tableau masculin ne compte plus de tricolores. Caroline Garcia reste la dernière représentante.
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« Il n’y a plus de Français », le retour de la chanson de Roland

Après les éliminations de Gasquet, Pouille, Monfils et Herbert samedi, le tableau masculin ne compte plus de tricolores. Caroline Garcia reste la dernière représentante.



Le Monde
 |    02.06.2018 à 21h46
 • Mis à jour le
02.06.2018 à 23h19
   





                        


C’est la chanson de Roland, le refrain qu’on entonne début juin, quand la première semaine du tournoi arrive à sa fin. « Il n’y a plus de Français à Roland-Garros. » Il n’y a plus de représentants de la gent masculine, s’entend. C’est même la première fois depuis 2007 qu’aucun ne figure en deuxième semaine. Côté femmes, gloire à Caroline Garcia, qualifiée pour les huitièmes de finale après sa victoire en trombe contre la Roumaine Irina Begu. C’est sur ses solides épaules que reposent désormais les espoirs de toute une nation.

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Gasquet, la diagonale du vide

   


On crut d’abord que Rafael Nadal allait renvoyer Richard Gasquet au vestiaire en moins de temps qu’il faudrait à la tribune présidentielle pour se remplir, après la pause-déjeuner. Mené 5-0 après un quart d’heure, le Français décida d’en mettre un peu plus dans la raquette au moment où Nadal reprenait soudain forme humaine, balbutiant au service. L’image en était presque cruelle : le premier point marqué par Gasquet fut récompensé par une ovation d’un Philippe-Chatrier qui aurait été à peine plus sonore s’il était venu à s’imposer. Il refit un break de retard, mais pas deux.
Le cauchemar du Biterrois s’aggrava dans les deux sets suivants. Son revers à une main, qui prend de vitesse habituellement l’adversaire, ne fait pas mal à Nadal. Le coup droit lifté du gaucher, dont la balle gicle à l’impact, met en revanche Gasquet au supplice. « La terre va trembler », titrait sans grande clairvoyance Le Quotidien du tournoi le matin même du derby Manacor-Béziers. Au lieu de quoi Gasquet fut enterré une seizième fois par l’Espagnol en autant de matchs sur le grand circuit (6-3, 6-1, 6-2).
« L’intensité est monstrueuse, tu le sais, mais il faut réussir à tenir toutes les balles et tous les coups. J’ai du mal contre ce coup droit qui m’arrive à hauteur d’épaules à chaque fois. Ce n’est pas évident pour mon jeu. C’est ça qui me fait mal contre lui. Sur 90 % des joueurs j’arrive à maîtriser ces diagonales, contre lui, c’est compliqué. »
Pouille, « la pression », toujours la pression

   


Comme l’an passé, trois petits tours et puis s’en vont pour Lucas Pouille, dont le match avait été interrompu vendredi par la pluie alors que Karen Khachanov menait 6-3, 7-5, 1-1. Certes, le jeune Russe de 22 ans (38e) est loin d’être pachydermique sur terre mais pour dire les choses succinctement, le numéro un français n’a pas su tenir son rang (16e). Il a mené 5-3 dans le deuxième set pour égaliser à une manche partout, et puis les jambes se sont mises à flageoler.
De retour sur le court Philippe-Chatrier ce samedi, Pouille a perdu son service au bout de quelques minutes. Une demi-heure plus tard, l’affaire était pliée. Lui qui préfère dicter le jeu, quitte à laisser du déchet, n’a rien proposé ni osé. Zéro prise de risques, en termes de stratégie, ça frise aussi le néant.
Il a peut-être perdu son tennis, mais il a retrouvé ses bonnes manières. Devant les journalistes, qu’il avait pris l’habitude de défier ces derniers temps, encore plus après une défaite, il est redevenu le joueur affable et posé.
« Il est très agressif et m’a empêché de mettre mon jeu en place, mais je n’ai pas eu de problèmes physiques. Il y a eu des moments cette saison où je n’ai pas eu forcément l’attitude que j’avais l’habitude d’avoir, où j’étais un peu plus agacé. Je faisais les mauvais choix, et je jouais un peu à l’inverse de ce que je fais d’habitude. Après, la raison exacte, je ne la connais pas. C’est probablement le fait que je me mets beaucoup de pression, j’attends beaucoup de ces tournois. Je n’ai pas forcément d’explication rationnelle à cela. »
Monfils, l’histoire de sa vie

   


« Le plus grand gâchis du tennis français », s’accordent à dire les observateurs du circuit quand ils évoquent le Parisien. Son match contre David Goffin est à l’image de sa carrière : comme souvent, il a frôlé l’exploit sans le concrétiser. Oui, il a « failli créer la sensation ». Oui, le Français « peut nourrir des regrets ». Oui, « il y a cru ». Mais au bout du compte : non, il ne s’est pas qualifié.
Vendredi soir, quand le match a été interrompu par la pluie, Monfils était chancelant, pris de nausées. Samedi, il est rentré sur le court ragaillardi, rattrapant d’entrée son retard sur le Belge, puis réussissant un break blanc pour mener deux sets à un. Plus appliqué et bien plus en jambes que la veille, il a souvent sollicité le public au court du quatrième set. Un samedi soir sur la terre du Lenglen baigné de lumière : une atmosphère somme toute très « gaélienne » tant ses plus beaux combats à Roland, Monfils les a livrés avec ces ingrédients.
Il s’offrit même quatre balles de match. Mais Goffin serra le jeu, les sauva et à partir de ce moment-là, on ne revit plus jamais Monfils (6-7, 6-3, 4-6, 7-5, 6-3).
«  Aujourd’hui, j’ai réussi à bien imposer mon jeu et ma tactique. Derrière, David a très bien joué, a su bien me contrer aux moments décisifs. Il été fort mentalement. Chapeau à lui, c’est la marque d’un champion. C’est fini, c’est la fin. Je passe à autre chose. Vraiment, j’essaie de me poser le moins de questions possibles. »

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Herbert renversé par le géant

   


« Le tennis maintenant, c’est boum, boum, boum. Quelle stratégie tu veux élaborer contre un gros serveur comme John Isner ? », disait récemment Toni Nadal. Réponse de Pierre-Hugues Herbert, samedi soir : aucune. Avec une seule balle de break procurée (et perdue) en plus de deux heures de jeu, le Français a été spectateur de son propre match, victime de la machine à aces du géant américain (7-6, 6-4, 7-6).
Il n’y a plus de Français à Roland-Garros. « C’est le sport, réagit Rafael Nadal, à qui l’on demanda son avis sur la question. La France est probablement le pays qui a le plus de joueurs dans le Top 100, la méthode fonctionne. » Réponse d’abord langue de bois. Et en langage nadalien ça donne quoi ? « Vous savez, c’est très difficile de fabriquer de grands champions, parce qu’il faut disons être né avec cet état d’esprit, ajouta l’Espagnol, résumant là tout le mal franco-français. Mais j’ai vu que Caroline Garcia gagnait, elle joue bien alors regardons plutôt ce qui se passe du côté des femmes, non ? » Le tennis français aujourd’hui s’en remet à elle, oui. Et à entendre l’intéressée, « cela ne [lui] met pas plus de pression que ça ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Face à des Montpelliérains donnés grands favoris, les Castrais, 6e au classement du championnat, ont déjoué les pronostics sur la pelouse du Stade de France.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Seule Française encore en lice, Caroline Garcia s’impose (6-1, 6-3) face à Irina Begu, et se qualifie pour les huitièmes de finale, comme Rafael Nadal et David Goffin avant elle.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Vous en avez raté des choses à Roland Garros ! On vous récapitule ce qui s’est passé sur la terre rouge parisienne aujourd’hui.
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Roland Garros 2018 : Pouille, Gasquet, Monfils, Herbert éliminés, Garcia épargnée…

Vous en avez raté des choses à Roland Garros ! On vous récapitule ce qui s’est passé sur la terre rouge parisienne aujourd’hui.



Le Monde
 |    02.06.2018 à 13h52
 • Mis à jour le
02.06.2018 à 21h51
   





                        



   


Isner sort un Herbert accrocheur
L’écart au classement mondial laissait entrevoir un match déséquilibré entre Pierre-Hugues Herbert (87e) et le 10e mondial, John Isner. Il n’en fut rien, même si le Français s’incline (7-6, 6-4, 7-6). Il s’est battu sur chaque échange, laissant échapper une balle de deuxième set à 5-5, toujours soutenu par le public du court n° 18, sur lequel le match avait été reporté. La combativité d’Herbert n’a pas suffi face à la puissance d’Isner, percutant au service – en témoignent les 16 aces passés en deux heures trente de jeu.
Le dernier Français quitte la terre battue de la Porte d’Auteuil. L’Américain doit lui défier l’Argentin Juan Martin Del Potro, tête de série numéro 5, pour une place en quarts de finale.
Caroline Garcia soulage les Bleus
C’est passé pour Caroline Garcia. La Française a remporté son affrontement contre Irina-Camelia Begu (6-1, 6-3 ). La Roumaine a tout de même réussi à sauver quatre balles de match sur sa mise en jeu, avant de craquer.
Très concentrée, Garcia a proposé un match très solide et totalisé dix-huit coups gagnants pour treize fautes directes. Jusqu’au moment de servir pour le match, elle n’a dû faire face à aucune balle de break. Puis les choses se sont un peu compliquées pour la septième joueuse mondiale.
Mais débreakée à 5-2, Garcia s’est rapidement reprise et a fini par conclure sur le jeu de service de son adversaire. Elle rencontrera au prochain tour l’Allemande Angélique Kerber (12e), victorieuse de la Néerlandaise Kiki Bertens, 18e mondiale, en deux sets (7-6, 7-6).
Occasion manquée de peu pour Monfils
Il peut s’en vouloir. Après avoir raté quatre balles de match, Gaël Monfils s’est finalement incliné en cinq sets face à David Goffin (7-6, 3-6, 6-4, 5-7, 3-6). Le Belge, neuvième joueur mondial, a réussi à inverser la vapeur après avoir été mené au score dans le quatrième set.
La partie avait été suspendue en raison de la pluie, vendredi soir, alors que Goffin menait 3-2, 30-0 sur son service dans le troisième set. Le Parisien de 31 ans (37e mondial) a renversé la situation à son retour sur le court Suzanne-Lenglen, mais n’a pas su conclure à 5-4 en sa faveur sur le service de Goffin dans la quatrième manche.
Gasquet balayé par Nadal

   


Le miracle n’a pas eu lieu. Le numéro un mondial, Rafael Nadal, a noyé Richard Gasquet en trois sets (6-3, 6-2, 6-2) en moins de deux heures au troisième tour de Roland-Garros samedi. Cinq jeux encaissés en une quinzaine de minutes pour commencer, cinq encore à cheval sur le premier et le deuxième sets, puis entre le deuxième et le troisième : jamais Gasquet (32e) n’a pu tenir le rythme imposé par le décuple vainqueur du tournoi.
Rafael Nadal n’a toujours pas perdu un set depuis le début de ce Grand Chelem. Au passage, il a battu son record de sets gagnés consécutivement à Roland-Garros : le Majorquin en est désormais à 34, mieux que sa précédente série de 32 manches remportées entre 2007 et 2009. Seul le Suédois Björn Borg a fait mieux, avec 41 sets à la suite entre 1979 et 1981.
L’Espagnol affrontera Maximilian Marterer en huitièmes de finale.
Pas de miracle pour Pouille

KHACHANOV ÉLIMINE LUCAS POUILLE !! Complètement absent dans ce match le Français ne verra pas les huitièmes à Rolan… https://t.co/OkUG2BrR8n— francetvsport (@France tv sport)


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Il avait été sauvé par le gong humide de la météo. Dos au mur après l’interruption par la pluie de son troisième tour vendredi, à deux manches à zéro, le numéro 1 français Lucas Pouille a été éliminé par le Russe Karen Khachanov (38e joueur mondial) en trois sets (6-3, 7-5, 6-3).
Remonter deux sets, le Nordiste y était parvenu lors de son aventure à l’US Open, en 2016, où il s’était hissé en quart de finale. Mais face au jeune Russe au jeu consistant et déjà qualifié pour les huitièmes de finale l’an passé, Pouille n’est pas parvenu à inverser la tendance. Khachanov affrontera Alexander Zverev au prochain tour, dans un duel qui promet.
A 24 ans, le numéro 1 français (et 16e joueur mondial) échoue une fois de plus au troisième tour du tournoi du Grand Chelem parisien. Il s’était déjà arrêté à ce stade en 2017.
Muguruza expéditive
Attention, favorite en approche. Numéro trois mondiale, l’Espagnole Garbine Muguruza a sèchement battu l’Australienne Samantha Stosur (6-0, 6-2), ralliant les huitièmes de finale en à peine une heure de jeu. Lauréate à Paris en 2016, la Basco-Vénézuelienne affrontait une Australienne présente à quatre reprises dans le dernier carré, Porte d’Auteuil.
N’ayant pas perdu le moindre set lors de sa première semaine parisienne, Muguruza retrouvera en huitièmes de finale l’Ukrainienne Lesia Tsurenko.
Premier huitième de finale pour Tsurenko
A 29 ans, l’Ukrainienne poursuit sa route à Roland-Garros. Elle qui n’avait pas remporté le moindre match sur terre battue cette saison avant d’arriver Porte d’Auteuil est venue à bout d’une nouvelle tête de série du tournoi parisien, la Slovaque Magdalena Rybarikova (18e), en deux manches (6-2, 6-4).
Sharapova prête pour Serena
Double lauréate du tournoi (2012, 2014), Maria Sharapova a surclassé la 6e mondiale, la Tchèque Karolina Pliskova, en deux sets (6-2, 6-1) et seulement 59 minutes, pour accéder aux huitièmes de finale, où l’attend un choc avec l’Américaine Serena Williams, qui s’est rapidement débarassée de l’Allemande Julia Goerges (6-3, 6-4). Lors de la préparation, la grande Tchèque (1,86 m) s’était pourtant illustrée avec un titre à Stuttgart et une demi-finale à Madrid.
Les autres résultats
Simple messieurs (3e tour) :
Maximilian Marterer (ALL) bat Jürgen Zopp (EST) 6-2, 6-1, 6-4
Fabio Fognini (ITA/N.18) bat Kyle Edmund (GB/N.16) 6-3, 4-6, 3-6, 6-4, 6-4
Simple dames (3e tour) :
Anett Kontaveit (EST/N.25) bat Petra Kvitova (RTC/N.8) 7-6 (8/6), 7-6 (7/4)
Sloane Stephens (USA/N.10) bat Camila Giorgi (ITA) 4-6, 6-1, 8-6
Elise Mertens (BEL/N.16) bat Daria Gavrilova (AUS/N.24) 6-3, 6-1



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ La FIFA a validé le dossier de candidature marocain pour l’organisation de la Coupe du monde de football, après plusieurs semaines de grande incertitude. Le pays devra affronter la candidature du trio Etats-Unis - Mexique - Canada, le 13 juin.
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Compte rendu

Le Maroc affrontera le trio Etats-Unis - Mexique - Canada pour l’organisation du Mondial 2026

La FIFA a validé le dossier de candidature marocain pour l’organisation de la Coupe du monde de football, après plusieurs semaines de grande incertitude. Le pays devra affronter la candidature du trio Etats-Unis - Mexique - Canada, le 13 juin.


LE MONDE
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        Le 02.06.2018 à 13h19

     •
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        Mis à jour le 02.06.2018 à 14h16





« Le Maroc se positionne au niveau des grandes nations », s’est, d’emblée, félicité le président du comité de candidature marocain, Moulay Hafid Elalamy, dans une déclaration envoyée à des rédactions. « Le Maroc fait maintenant partie des rares nations pouvant postuler et se conformer aux exigences du nouveau cahier des charges de la FIFA », s’est-il enorgueilli.
Le dossier marocain a recueilli la note globale de 2,7/5, soit un peu plus que la note minimale (2 / 5), en dessous de laquelle le dossier n’aurait pu être validé (voir la méthodologie de la FIFA). La candidature du pays sera soumise au vote le 13 juin, à la veille du début de la Coupe du monde 2018 à Moscou, face au trio Etats-Unis - Canada - Mexique, qui a obtenu une meilleure note (4 / 5).
Le scénario d’une élimination avant de livrer bataille était évoqué avec insistance dans la presse locale, qui s’inquiétait des larges pouvoirs de la « task force », ce groupe de travail créé par la FIFA pour évaluer la recevabilité des deux candidatures pour le Mondial 2026.
Des soutiens « bien au-delà de ce que l’on espérait »
« Toute notre équipe va se mobiliser pour continuer le travail et remporter une victoire le 13 juin à Moscou », a réagi Moncef Belkhayat, membre du comité de candidature marocain et ancien ministre des sports. La validation de la candidature marocaine a été largement saluée dans la presse locale. « C’est un grand jour pour le Maroc », qui « passe avec succès l’étape de la “task force” », ont réagi des médias marocains. « Quelle joie et quelle fierté ! », « l’espoir continue », « le meilleur est à venir », ont commenté des internautes sur Twitter.
Quatre fois candidat malheureux à l’organisation du Mondial (1994, 1998, 2006 et 2010), le Maroc espère être le second pays du continent africain, après l’Afrique du Sud en 2010, à accueillir l’événement. L’édition 2026 de cette Coupe du monde sera d’ailleurs la première à mettre en jeu 48 équipes (au lieu de 32 dans son format actuel).
Pour renforcer ses chances, le royaume présente sa candidature au nom de « tout le continent africain », arguant également de sa stabilité, de sa situation géographique – l’Europe est à deux pas – et de son fuseau horaire, par rapport au continent américain.

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Favorite, la candidature du trio Etats-Unis - Canada - Mexique a reçu le soutien appuyé du président américain, Donald Trump, qui a menacé les pays qui ne la soutiendraient pas de sanctions politiques. Ce à quoi la FIFA a répondu, rappelant à Donald Trump que ses déclarations sont contraires au règlement et peuvent « affecter l’intégrité de la procédure de candidature ».
Sur un total de 211 fédérations membres de la FIFA, les quatre en lice ne peuvent prendre part au vote. Le Maroc a également demandé à deux reprises que les Etats liés aux Etats-Unis, tels que Guam ou les îles Vierges américaines, ne puissent pas voter.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Tous trentenaires, les Gasquet, Monfils, Simon et Tsonga sont sur le point de passer la main. Bilan – en demi-teinte – d’une génération qui devait viser plus haut.
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Roland-Garros : splendeur et crépuscule des nouveaux Mousquetaires du tennis français

Tous trentenaires, les Gasquet, Monfils, Simon et Tsonga sont sur le point de passer la main. Bilan – en demi-teinte – d’une génération qui devait viser plus haut.



Le Monde
 |    02.06.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
02.06.2018 à 12h35
    |

                            Alexandre Pedro et 
Elisabeth Pineau








                        



                                


                            

Automne 2008, la France pense avoir un incroyable talent. Elle rêve de victoires à Roland-Garros et dans les autres tournois du Grand Chelem, d’en finir avec la nostalgie du printemps 1983. Chanteur encore lucratif, Yannick Noah va enfin trouver un successeur, et l’image de sa balle de match contre Mats Wilander rejoindre les sous-sols de l’INA. D’ailleurs, le choix ne manque pas. Ils s’appellent Richard Gasquet, Gaël Monfils, Gilles Simon et Jo-Wilfried Tsonga. Ils ont entre 22 et 23 ans, sont classés entre la 10e et 17e place du classement ATP.
Aucun autre pays ne peut en dire autant. Ils sont quatre, un chiffre totem pour le tennis français. Quatre comme les Lacoste, Borotra, Cochet et Brugnon, ces premiers Mousquetaires à la jointure des années 1920-1930 du siècle précédent, ceux pour qui on décida de construire un stade, en 1928, et de lui donner le nom d’un aviateur afin qu’ils y défendent cette Coupe Davis rapportée des Etats-Unis.
Le raccourci est trop tentant. Avant le tournoi de Bercy, le 27 octobre 2008, L’Equipe vend en double page une filiation : « Et s’ils étaient les nouveaux Mousquetaires ? » « En sport, c’est comme avec les religions, il existe des mythes fondateurs, théorise aujourd’hui Philippe Bouin, alors chef du service tennis du quotidien sportif. Et dans le tennis français, tout part des Mousquetaires. Le sport marche comme ça, vous avez toujours le nouveau Coppi, le nouveau Pelé. »
Les intéressés posent de bonne grâce dans la tenue de leurs glorieux aînés, gilet tricoté pour Simon et casquette gavroche pour Monfils. Tsonga avoue, lui, « ne pas connaître grand-chose » d’eux et sèche sur le nom de Jacques Brugnon, le spécialiste du double de la bande. Neuf mois plus tôt, le Manceau a perdu en finale de l’Open d’Australie face à Novak Djokovic. En demi-finale, il a éparpillé façon puzzle Rafael Nadal dans la Rod Laver Arena. Il est permis de rêver.
Monfils,...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Ils ont le même âge, mais pas vraiment le même palmarès à Roland-Garros. Samedi, Richard Gasquet retrouve Rafael Nadal au troisième tour. Et si la 16e était la bonne ?
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Roland-Garros : Richard, la France est avec toi

Ils ont le même âge, mais pas vraiment le même palmarès à Roland-Garros. Samedi, Richard Gasquet retrouve Rafael Nadal au troisième tour. Et si la 16e était la bonne ?



Le Monde
 |    02.06.2018 à 08h14
 • Mis à jour le
02.06.2018 à 14h12
    |

                            Alexandre Pedro








                        


« Je l’ai battu, Rafa. J’avais treize ans, c’était aux Petits As, à Tarbes. La vidéo est sur YouTube. » On te croit, Richard, mais on a quand même préféré vérifier. Eh oui, tu as bien battu Rafael Nadal avec sa coupe au bol d’enfant sage et son revers qui passait deux mètres au-dessus du filet. Tu es d’ailleurs invaincu contre lui dans les Hautes-Pyrénées. Le genre de statistiques qui échappe au site de l’ATP. Celle qui ne lui échappe pas, en revanche, c’est le bilan de vos confrontations : 15-0 pour lui. Un score de rugby qui doit te parler, à toi, le Biterrois.
En 2013, tu disais après un énième match perdu que tu n’osais plus calculer ton nombre de défaites. Pour information, tu étais à dix. Dernier set gagné ? Attends, on vérifie. Ah oui, quand même… Eté 2008, lors de l’Open du Canada.

On te taquine et tu aurais le droit de mal le prendre, de mal vivre la domination d’un bon copain né quinze jours avant toi. Au début, c’était toi qui devais être le cador du circuit. Et puis, Rafa a pris du muscle, son revers de la consistance, son coup droit — on va éviter d’en parler —, et tu as compris que les planètes n’allaient plus jamais s’aligner en ta faveur.
On se souvient de cette demi-finale à Monte-Carlo, en 2005. La veille, tu avais terrassé Federer après une balle de match sur laquelle tu avais tiré un passing de revers depuis les bâches. Jamais, tu n’as été aussi près de le battre. On se souvient d’un ciel menaçant, de crampes qui menaçaient au troisième set et d’une victoire au physique de l’Espagnol. Un mois plus tard, tu perdais en trois sets bien secs face à Rafa (parce que, oui, tu aimes bien l’appeler « Rafa ») au troisième tour de Roland-Garros. Tu avais alors dit à ton père qu’il risquait d’en gagner quelques-uns des Roland. Bien vu.

   


Treize ans après, vous vous retrouvez une nouvelle fois au troisième tour à Paris. Vous avez quelques cheveux en moins (surtout lui) et quelques titres en plus (surtout lui, même s’il n’a jamais gagné l’Open Sud Montpellier, comme toi). Interrogé sur la comparaison avec ton contemporain après ton deuxième tour, tu nous as encore bien fait rire. « Plus les années ont passé, moins elle a été crédible. Au moins, on m’aura comparé à lui. Au moins, il me restera cela. » Ce n’était pas à proprement dit le discours d’un mec prêt à pénétrer sur le central avec un banderillero entre les dents pour saigner le taureau de Manacor, mais on sait qu’au fond de toi tu te dis que c’est encore possible. « Je ne vais pas me répéter à longueur de journée qu’il est extraordinaire », disais-tu en conférence de presse. C’est mieux déjà.
Et parce qu’on a envie d’y croire, parce que toute série approche forcément de sa fin, on a envie de citer Vitas Gerulaitis, un joueur américain des années 1970-1980 qui aimait beaucoup les femmes, les stupéfiants, la vie et le service-volée. Son Rafa s’appelait Jimmy Connors. Un jour, Vitas a fini par dominer Jimmy après seize défaites. « Et que ce soit une leçon pour vous tous. Personne ne bat Vitas Gerulaitis dix-sept fois de suite », avait-il lâché. Alors montre-nous demain que personne ne bat Richard Gasquet de Sérignan seize fois de suite. Pas même Rafael Nadal.



                            


                        

                        


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Rugby : Castres olympique, formule brevetée

Malgré son statut de « petit budget », le club de la sous-préfecture du Tarn dépend toujours des puissants laboratoires Pierre-Fabre. Il tentera ce soir d’obtenir un cinquième titre de champion de France.



Le Monde
 |    02.06.2018 à 07h01
 • Mis à jour le
02.06.2018 à 19h21
    |

            Adrien Pécout








                        



   


On ignore si le tribun socialiste avait une équipe de rugby favorite. Le Centre national et musée Jean-Jaurès veut en tout cas célébrer le club de sa ville natale, le Castres olympique (CO). Prévue de longue date, son exposition sur « plus d’un siècle de rugby » ouvrira le 8 juin. Soit une semaine après la finale du championnat de France que les Castrais s’apprêtent à disputer à Saint-Denis, samedi 2 juin (à partir de 20 h 45), contre Montpellier.
Déjà doté de quatre titres nationaux (1949, 1950, 1993, 2013), le club du Tarn se présente aujourd’hui comme le porte-voix d’une espèce menacée au plus haut niveau : le « rugby des sous-préfectures », selon l’expression volontiers attendrissante de son président, Pierre-Yves Revol. Presque une incongruité dans ce championnat professionnel désormais peuplé de métropoles.

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                La finale du Top 14 opposera Castres à Montpellier



Toujours dans l’attente d’une autoroute qui la relierait à Toulouse, Castres compte près de 42 000 habitants : l’une des plus petites populations municipales du championnat de France avec Brive, Oyonnax (tous deux relégués) et Agen. L’un des plus petits budgets, aussi : le onzième du Top 14 cette saison avec 21 millions d’euros… devant exactement les mêmes, Brive, Oyonnax et Agen.
Le Castres olympique a pourtant un atout pérenne, un puissant remontant dont bien des clubs rêveraient. Les laboratoires Pierre-Fabre lui apportent leur soutien depuis la saison 1988-1989. Or, si elle a conservé la majeure partie de sa production en France, l’entreprise dépasse largement le cadre de la sous-préfecture : troisième labo pharmaceutique du pays et deuxième groupe dermocosmétique dans le monde, d’après son site Internet.
Le « para » Gérard Cholley
Ce soutien financier perdure malgré la disparition de Pierre Fabre, le pharmacien mécène. Le Castrais est mort en juillet 2013, un mois après le quatrième sacre en championnat, à l’âge de 87 ans. « Pierre Fabre nous a demandé d’essayer de préserver l’indépendance de l’entreprise et son implantation régionale, d’investir dans la recherche et de rester une entreprise aussi citoyenne que possible », énumère Pierre-Yves Revol, désormais président du groupe et du club.
Deux ans plus tard, en 2015, des syndicats ont défilé dans les rues de Castres pour protester contre des licenciements : l’entreprise d’environ 13 000 employés a supprimé 551 postes dans le domaine pharmaceutique, jugé moins rentable que celui de la cosmétologie. Sans que cela affecte les investissements dans le club de rugby, fierté du département. Ces derniers restent « stables depuis cinq ans », souligne M. Revol, qui refuse cependant d’en préciser le montant.

   


Le dirigeant évoque, comme gains complémentaires, l’arrivée d’autres sponsors moins locaux (Bigard et Matmut) et la construction de loges dans le stade Pierre-Fabre. Rebaptisée ainsi en 2017, l’enceinte portait jusqu’alors le nom de Jean Pierre-Antoine, héros des premiers titres de 1949 et 1950. En théorie, ses tribunes peuvent accueillir un peu plus du quart des habitants : 12 500 places.
« Le club est étroitement lié à l’activité de la ville, rappelle Jean-Baptiste Alba, directeur du Centre national et musée Jean-Jaurès. Au début du XXe siècle, la ville vivait de son industrie textile et les maillots sortaient des usines locales. Ensuite, les laboratoires Pierre-Fabre ont capté toute la main-d’œuvre laissée de côté. » A partir de la décennie 1960, le 8e régiment de parachutistes d’infanterie s’établit aussi dans les parages. L’ancien pilier Gérard Cholley (1965-1980), venu d’abord comme « para », en incarne l’un des exemples les plus massifs.
Un entraîneur passé par les usines Fabre
Un autre costaud, Christophe Urios, souligne également cet « enracinement dans le territoire ». Avant d’être l’actuel entraîneur de Castres, l’homme en a été le talonneur dès 1990. En ce temps-là, le CO avait un solide argument pour attirer les joueurs encore amateurs : la garantie d’un emploi dans les labos pharmaceutiques de Pierre Fabre en parallèle du rugby.
Quoique titulaire d’un BTS de viticulture et d’œnologie, Christophe Urios a d’abord travaillé dans « la comptabilité, puis la gestion » du groupe. Sans trop de succès. Puis il s’est « régalé » comme responsable de « la coordination des nouveaux produits cosmétiques », dans l’usine tarnaise de Soual. « Moi, je venais de Carcassonne. J’avais plusieurs options, des possibilités pour aller à Béziers, Narbonne, Perpignan. Mais j’ai choisi Castres, le club qui me proposait un double projet. »
De cette période, l’ancien joueur garde le souvenir de semaines intenses où s’empilaient les heures aux labos et sur le terrain d’entraînement. « Suivre un plan de fabrication avec des objectifs m’a beaucoup inspiré dans mon métier d’entraîneur, dans mon suivi des joueurs. » Prochaine étape samedi soir, dans la gigantesque usine du Stade de France, sur la pelouse de Saint-Denis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Tout ce qu’il ne fallait pas manquer vendredi, sur terre battue ou en tribunes, avant le 3e match de Serena Williams et celui de la dernière Française en lice, Caroline Garcia.
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Roland-Garros : Nadal-Gasquet et autres immanquables

Tout ce qu’il ne fallait pas manquer vendredi, sur terre battue ou en tribunes, avant le 3e match de Serena Williams et celui de la dernière Française en lice, Caroline Garcia.



Le Monde
 |    02.06.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 06h21
    |

            Elisabeth Pineau et 
Clément Martel








                        



   


LE MATCH À NE PAS RATER. Et si le 16 était le chiffre porte-bonheur ? Treize ans après s’être affrontés pour la première fois à Roland-Garros, Richard Gasquet et Rafael Nadal s’affrontent une nouvelle fois sur le court parisien. A la clé de ce 16e affrontement entre les deux anciens enfants prodiges du tennis mondial ? Une place en huitièmes de finale.
Sauf que si, en 2005, le rapport de force semblait – relativement – équilibré, la donne a changé en 2018. Car « Rafa » n’a pas perdu le moindre match sur le circuit professionnel contre le Biterrois. Et qu’alors que la trajectoire de Nadal grimpait tout droit vers les cimes de son sport, celle de Gasquet tressautait un peu plus. Mais sur le court Philippe-Chatrier, samedi 2 juin, les deux joueurs entameront la partie à égalité. A Richard Gasquet de prouver que la seizième sera la bonne.
Dans l’après-midi, à suivre en direct sur Le Monde. fr
À VOIR AUSSI. C’est (déjà) la dernière Française en lice. Caroline Garcia affronte la Roumaine Begu pour une place en huitièmes de finale. Une joueuse qui l’avait battue, en 2016, lors du tournoi de Charleston, ce qui avait provoqué une polémique dans certains médias roumains. Ces derniers accusaient la Française d’avoir proféré des insultes racistes à l’égard de la jeune Roumaine. Une affaire suffisamment prise au sérieux pour que la WTA se penche dessus, et innocente Garcia (ce qu’avait également fait Begu).
GARDER ÉGALEMENT UN ŒIL SUR. La fin de match de Gaël Monfils, mal embarqué face à Goffin – le numéro 1 français Lucas Pouille a été éliminé samedi matin au 3e tour par le Russe Karen Khachanov (38e) en trois sets (6-3, 7-5, 6-3) ; le troisième match de Serena Williams, face à Julia Görges : un intrigant Halep-Petkovic, et la suite du discret parcours de Marin Cilic à Roland-Garros.
LA PHRASE DU JOUR
« Ma vie, c’est le tennis, je suis habitué à tout oublier quand j’entre sur le court et à me concentrer uniquement sur mon jeu. C’est ce que je fais depuis toutes ces années. Et certes, je dois avouer que ce n’était pas facile pour moi d’aller sur le terrain ces derniers jours, et à vrai dire, je ne sais même pas comment j’en ai été capable. »
L’Espagnol Roberto Bautista-Agut, après sa défaite contre Novak Djokovic vendredi au troisième tour, a choisi de venir à Roland-Garros malgré le décès inattendu de sa mère, la semaine dernière.

   


LE CHOC DU JOUR
Mieux vaut regarder devant soi quand on marche. Ce proverbe, qui fonctionne d’autant plus lorsque l’on court, s’est une nouvelle fois vérifié vendredi. Lors du combat de titans que se sont livré Alexander Zverev et Damir Dzumhur, un ramasseur de balles du court Philippe-Chatrier a fait partie des victimes collatérales. Tentant, les yeux levés, de récupérer une chandelle du Bosnien tel un arrière du quinze de France, le gamin s’est pris Dzumhur de plein fouet, un mur qui n’avait rien de doux.

Finale du Top 14 avant l'heure !! Grosse collision entre Dzumhur et un ramasseur de balles !! Ça fait mal ça !! 💪💪👊… https://t.co/KVn5sxymYZ— francetvsport (@France tv sport)


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Mais n’ayez crainte, l’enfant va bien, et le joueur s’en est assuré.
L’IMAGE DU JOUR

   


Depuis le début de la quinzaine, les fans de Kei Nishikori se sont joyeusement fait remarquer à chacun de ses matchs. Ici, lors de sa victoire contre Gilles Simon, vendredi (6-3, 6-1, 6-3). En huitièmes, le Japonais affrontera Dominik Thiem, tombeur de l’Italien Matteo Berrettini.
LA RAQUETTE CASSÉE DU JOUR
Il y avait pléthore de candidats ce vendredi, même si, étrangement, Zverev a épargné les siennes en dépit d’un match ne tournant pas toujours en sa faveur. Si lors de la rencontre entre Thiem et Berrettini, les deux joueurs se sont illustrés, Novak Djokovic l’emporte pour le soin qu’il met à achever sa raquette. Pro jusqu’au bout.

Quand #Djokovic perd le 2ème set face à Bautista-Agut ça donne ça (6-4 6-7) #RG18 (Vidéo @francetvsport) https://t.co/BlRAgmauSs— WeAreTennisFR (@We Are Tennis France)


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L’INFO DU JOUR
Pour la première fois depuis l’apparition du gamin de Manacor sur la terre battue de la porte d’Auteuil, Rafael Nadal a fait le voyage sans son oncle, Toni. Désormais consacré à l’académie qu’a ouverte le champion dans son fief des Baléares, l’ancien entraîneur, qui a mené son neveu aux sommets du tennis mondial et à seize titres du Grand Chelem, ne coache plus Rafa. Sauf que devinez qui a pointé son nez à l’entraînement du décuple vainqueur de Roland-Garros vendredi ? Un dénommé Toni, celui qui déplore que « les joueurs ne réfléchissent plus ».

😍 ¡Reunidos de nuevo en @rolandgarros! Toni Nadal, presente (¡Y muy activo!) en el entrenamiento de @RafaelNadal en… https://t.co/YoUkIy3b6Y— Eurosport_ES (@Eurosport.es)


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LE JOUEUR À SUIVRE (SUR TWITTER)
Il a beau avoir été éliminé (sans démériter) par Dominic Thiem lors du combat que Troisième balle anticipait, Stefanos Tsitsipas a l’avenir devant lui. Pour améliorer sa maîtrise de Google Translate, déjà (mais l’effort mérite d’être souligné), mais aussi pour voir s’il investira vraiment tout l’argent récolté à Roland-Garros dans des… glaces.

This year’s Roland Garros prize money is all gone to that one ice-cream I ate today at Champs-Elysées.— StefTsitsipas (@Stefanos Tsitsipas)


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Le programme de samedi 2 juin à Roland-Garros
A suivre, notamment, la rencontre Nadal-Gasquet, le troisième tour de Caroline Garcia et la fin des matchs de Lucas Pouille et Gaël Monfils.
Premier match sur chaque court à 11 heures. Les Français sont en gras.
Court Philippe-Chatrier
Garbiñe MUGURUZA (ESP) [3] - Samantha STOSUR (AUS) Lucas POUILLE (FRA) [15] - Karen KHACHANOV (RUS) (à finir 3/6 5/7 1/1) Maria SHARAPOVA (RUS) [28] - Karolina PLISKOVA (CZE) [6] Rafael NADAL (ESP) [1] - Richard GASQUET (FRA) [27] Albert RAMOS-VINOLAS (ESP) [31] - Juan Martin DEL POTRO (ARG) [5]
Court Suzanne-Lenglen
Fabio FOGNINI (ITA) [18] - Kyle EDMUND (GBR) [16] David GOFFIN (BEL) [8] - Gaël MONFILS (FRA) [32] (à finir 6/7(6) 6/3 3/2) Irina-Camelia BEGU (ROU) - Caroline GARCIA (FRA) [7] Julia GOERGES (GER) [11] - Serena WILLIAMS (USA) John ISNER (USA) [9] - Pierre-Hugues HERBERT (FRA)
Court 1
Petra KVITOVA (CZE) [8] - Anett KONTAVEIT (EST) [24] Mischa ZVEREV (GER) - Kevin ANDERSON (RSA) [6] Marin CILIC (CRO) [3] - Steve JOHNSON (USA) Angelique KERBER (GER) [12] - Kiki BERTENS (NED) [18]
Court 3 
Raven KLAASEN (RSA) / Michael VENUS (NZL) [10] - Nikola MEKTIC (CRO) / Alexander PEYA (AUT) [8] Jamie MURRAY (GBR) / Bruno SOARES (BRA) [4] - Maximo GONZALEZ (ARG) / Nicolas JARRY (CHI) (à finir 2/3) Timea BABOS (HUN) / Kristina MLADENOVIC (FRA) [1] - Nao HIBINO (JPN) / Oksana KALASHNIKOVA (GEO) Anna-Lena GROENEFELD (GER) / Robert FARAH (COL) [8] - Alla KUDRYAVTSEVA (RUS) / Nikola MEKTIC (CRO)
Court 6
Raquel ATAWO (USA) / Anna-Lena GROENEFELD (GER) [11] - Eri HOZUMI (JPN) / Makoto NINOMIYA (JPN) Kaitlyn CHRISTIAN (USA) / Carina WITTHOEFT (GER) - Gabriela DABROWSKI (CAN) / Yifan XU (CHN) [5] Lucasz KUBOT (POL) / Marcelo MELO (BRA) [1] - Rohan BOPANNA (IND) / Edouart ROGER-VASSELIN (FRA) [13] Gabriela DABROWSKI (CAN) / Mate PAVIC (CRO) [1] - Pauline PARMENTIER (FRA) / Grégroire BARRERE (FRA) (à finir 4/6 4/1)
Court 7
Magdalena RYBARIKOVA (SVK) [19] - Lesia TSURENKO (UKR) Maximilian MARTERER (GER) - Jurgen ZOPP (EST) Daria GAVRILOVA (AUS) [24] - Elise MERTENS (BEL) [16]
Court 9
Jennifer BRADY (USA) / Vania KING (USA) - Kateryna BONDARENKO (UKR) / Aleksandra KRUNIC (SRB) Daniele BRACCIALI (ITA) / Andreas SEPPI (ITA) - Henri KONTINEN (FIN) / John PEERS (AUS) [3] Anastasia PAVLYUCHENKOVA (RUS) / Samantha STOSUR (AUS) - Andrea SESTINI HLAVACKOVA (CZE) / Barbora STRYCOVA (CZE) [2] Irina-Camelia BEGU (ROU) / Qiang WANG (CHN) - Andreja KLEPAC (SLO) / María José MARTINEZ SANCHEZ (ESP) [3]
Court 14 
Leonardo MAYER (ARG) / Joao SOUSA (POR) - Feliciano LOPEZ (ESP) / Marc LOPEZ (ESP) [12] Latisha CHAN (TPE) / Bethanie MATTEK-SANDS (USA) [4] - Irina BARA (ROU) / Mihaela BUZARNESCU (ROU) Barbora KREJCIKOVA (CZE) / Katerina SINIAKOVA (CZE) [6] - Tatjana MARIA (GER) / Heather WATSON (GBR) Abigail SPEARS (USA) / Juan Sebastian CABAL (COL) - Yi Fan XU (CHN ) / Oliver MARACH (AUT) [3]
Court 18 
Camila GIORGI (ITA) - Sloan STEPHENS (USA) [10] Diego SCHWARTZMAN (ARG) [11] - Borna CORIC (CRO) Simona HALEP (ROU) [1] - Andrea PETKOVIC (GER)





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Attendu au tournant, le milieu des Bleus a déçu une nouvelle fois, vendredi, lors de la victoire (3-1) contre l’Italie, en match préparatoire au Mondial 2018.
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Coupe du Monde 2018 : l’anomalie Paul Pogba en équipe de France

Attendu au tournant, le milieu des Bleus a déçu une nouvelle fois, vendredi, lors de la victoire (3-1) contre l’Italie, en match préparatoire au Mondial 2018.



Le Monde
 |    02.06.2018 à 02h45
 • Mis à jour le
02.06.2018 à 06h44
    |

            Rémi Dupré (Nice, envoyé spécial)








                        



   


Les saisons se suivent et les performances en demi-teinte de Paul Pogba en équipe de France constituent une anomalie. A force de manquer de régularité avec sa sélection, le milieu de 25 ans déçoit de plus en plus les supporteurs des Bleus. Et ce n’est pas sa sortie sous les sifflets, au terme de la rencontre amicale remportée (3-1) face à l’Italie, vendredi 1er juin à Nice, qui va dissiper le malaise. Branché sur courant alternatif, le numéro 6 des tricolores est une nouvelle fois passé à côté lors de cet avant-dernier match préparatoire à la Coupe du monde 2018 organisée en Russie du 14 juin au 15 juillet.

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                Coupe du monde 2018 : les buts de la victoire des Bleus face à l’Italie



Auteur d’une prestation contrastée face à une Squadra Azzura privée du prochain Mondial et en quête d’un nouveau souffle, le colosse (1 m 91) s’est évaporé au fil des minutes. Nonchalant, peu tranchant, il est parfois sorti de sa torpeur pour gratifier le public de l’Allianz Riviera de quelques gestes classieux. Ses transversales millimétrées, son toucher de balle soyeux et ses relances hygiéniques n’ont toutefois pas suffi à redorer son blason.
Agacé par la bronca qui a accompagné la sortie de son protégé, Didier Deschamps a tenu à prendre sa défense en conférence de presse. « Paul n’a pas tout réussi et il a été moins actif dans la phase offensive mais il a travaillé pour l’équipe, a estimé le sélectionneur, pourtant très exigeant avec son prodige depuis ses débuts en équipe de France, en 2013. Il n’a pas tout bien fait mais il a permis à l’équipe d’être efficace sur le plan défensif. » 
Comme d’habitude, le milieu aux « cannes » interminables n’a pas daigné répondre aux journalistes en zone mixte, l’espace dévolu aux échanges entre les médias et les joueurs après les matchs. L’ex-footballeur le plus cher du monde, transféré à l’été 2016 de la Juventus Turin à Manchester United contre 105 millions d’euros, a laissé ses coéquipiers se muer en paratonnerre. « On doit admirer son talent, a plaidé l’attaquant Kylian Mbappé, qui, contrairement à son partenaire, a brillé face à l’Italie. Pogba quoi qu’il fasse, vous direz toujours qu’il doit en faire plus. On doit surtout se dire qu’on a de la chance qu’il soit français. »
Des ambitions… bloquées au point mort
Malgré ces louanges, Pogba est en fâcheuse posture à quelques jours de l’entrée en lice des Bleus dans le tournoi planétaire, le 16 juin, contre l’Australie. Au sortir d’une saison éprouvante avec Manchester United, au cours de laquelle son entraîneur José Mourinho l’a souvent envoyé sur le banc des remplaçants pour le piquer au vif, le natif de Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne) est clairement fragilisé en sélection. D’autant que la montée en puissance du milieu Corentin Tolisso, bluffant face à la « Squadra », pourrait remettre en cause son statut d’indéboulonnable titulaire.
Surveillé comme le lait sur le feu par Deschamps, tenu à l’écart des obligations médiatiques depuis la polémique autour de son fameux « bras d’honneur » lors de l’Euro 2016, Pogba (53 apparitions sous le maillot tricolore) n’a guère justifié les attentes placées en lui en sélection. Elu meilleur jeune joueur du Mondial 2014, au Brésil, il ambitionnait pourtant de devenir l’un des cadres des Bleus et de décrocher le Ballon d’or. En mars, dans sa « Pogsérie » diffusée sur Canal +, le fantasque milieu assurait vouloir « prendre les rênes de l’équipe de France » et « être patron, sur le terrain et en dehors du terrain ».

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Malgré quelques prestations de haut vol lors des qualifications à la Coupe du monde 2018, et un joli coup franc inscrit en amical (3-1) contre la Russie, en mars, force est de constater que le joueur de Manchester United peine à s’affirmer dans un secteur du jeu où l’impressionnant N’Golo Kanté lui fait de l’ombre. Relèvera-t-il la tête lors du dernier match de préparation contre les Etats-Unis, programmé samedi 9 juin à Lyon ? Le temps presse pour l’inconstant Pogba.



                            


                        

                        


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Coupe du monde 2018 : les buts de la victoire des Bleus face à l’Italie

Grâce à des buts d’Umtiti, Griezmann et Dembelé, les Bleus ont écarté une équipe d’Italie en reconstruction (3-1) à deux semaines de leur premier match en Coupe du monde.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 23h33
 • Mis à jour le
02.06.2018 à 02h20
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


Certes, cette équipe d’Italie était abattue, par son élimination de la Coupe du monde, et inexpérimentée, par le rajeunissement de son effectif. Mais la victoire de l’équipe de France (3-1), vendredi 1er juin, est de très bon augure, à un peu plus de deux semaines de leur premier match de la compétition.

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Emmenés par le trio offensif Ousmane Dembélé-Antoine Griezmann-Kylian Mbappé, rapide, percutant et parfois brouillon, les Bleus ont rapidement pris le contrôle de ce match amical disputé dans un stade plein à Nice. Le schéma 4-3-3 de Didier Deschamps, le même utilisé lors de la victoire contre l’Irlande (2-0) mais avec sept nouveaux joueurs, se révèle toujours aussi efficace. La différence majeure était le rôle de Griezmann comme créateur au centre du terrain, revenant systématiquement chercher des ballons pour lancer deux ailiers qui battaient systématiquement les défenseurs italiens à la vitesse.

#FRAITA 8è 1-0
— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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Le premier but vient d’ailleurs d’un coup franc excentré de Griezmann, repris par un Mbappé oublié au marquage, et finalement frappé au fond des filets par Samuel Umtiti.

#FRAITA 29è 2-0
— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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L’apport du jeune latéral gauche, Lucas Hernandez, s’est vu lors du deuxième but. Parti provoquer sur son côté, le défenseur de l’Atletico Madrid n’a pas hésité à pousser l’action au bout quand ses coéquipiers réclamaient une passe en arrière. Sa percée dans la surface aboutira à un penalty, transformé par Griezmann. Avec Benjamin Pavard à droite, Hernandez aura prouvé à Deschamps que les remplaçants à ces deux postes seront au niveau s’il faisait appel à eux.

#FRAITA 36è 2-1
— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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La réduction du score viendra d’une double erreur : de main d’Hugo Lloris, qui repousse un coup franc surpuissant de Mario Balotelli vers ses 6 mètres pour qu’il soit repris par Leonardo Bonucci. De la défense française aussi, car personne n’avait suivi ce coup franc. Si ça n’avait pas été le capitaine italien, un de ses coéquipiers aurait tout aussi facilement marqué.
En deuxième mi-temps, les phases d’attaques euphoriques, d’un côté comme de l’autre, succédèrent à des moments de platitude footballistique totale. La quasi-totalité des occasions ne se concrétisèrent pas, le plus souvent par maladresse à la finition. Le seul but viendra d’une illumination d’Ousmane Dembélé, qui enroulait délicieusement un ballon reçu dans les pieds au-dessus de Salvatore Sirigu.

#FRAITA 63è 3-1
— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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Comme match amical, la victoire contre l’Italie aura été utile dans la mesure où il a permis à des remplaçants de se montrer et à Didier Deschamps de conforter quelques certitudes : l’efficacité du 4-3-3, le positionnement de Griezmann au centre, la vitesse pure comme carburant de l’attaque française.
Mais il n’a pas répondu à toutes les questions, comme le rôle à donner à Paul Pogba. Pas assez rapide pour participer à ce type de création, pas toujours assez décisif dans les phases défensives, le joueur de Manchester United a encore eu du mal à trouver un espace où il pouvait être indispensable. Des sifflets ont accompagné sa sortie. Deschamps lui a immédiatement renouvelé sa confiance dans son interview post-match. Il lui restera un match, le 9 juin contre les Etats-Unis, pour prouver qu’il la mérite.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Redescendu au 22e rang mondial, le Serbe a retrouvé le goût du tennis, après des mois passés à panser son coude autant que son blues.
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Article sélectionné dans La Matinale du 02/06/2018
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Roland-Garros : Djokovic, outsider devenu humain

Redescendu au 22e rang mondial, le Serbe a retrouvé le goût du tennis, après des mois passés à panser son coude autant que son blues.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 21h15
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 07h07
    |

            Elisabeth Pineau








                        



   


On avait perdu le Djoker. Il y a un an, le tenant du titre mordait la poussière du Lenglen dès les quarts de finale, pliant sous les coups de boutoir de Dominic Thiem (7-6, 6-3, 6-0). Un score comme une parfaite métaphore de son état d’esprit d’alors, un lent effritement frisant l’écroulement : « Je manque de consistance, j’enchaîne les hauts et les bas. J’essaie d’aller mieux. J’ai atteint le sommet de ce sport, ma raison me dit que je peux le faire encore. » 
Un mois plus tard, à Wimbledon, il battait en retraite en quart de finale contre Tomas Berdych, enquiquiné par une blessure au coude droit. « Nous allons voir comment nous pouvons résoudre ça. La seule chose qui me vient à l’esprit, c’est du repos. Peut-être qu’une longue pause est nécessaire, pas forcément uniquement pour ma blessure. Peut-être aussi pour l’esprit… »
« Personne ne m’oblige à jouer au tennis »
Et puis à la fin de juillet, le Serbe capitulait. Fin de saison, retour à la maison. Pendant des années, il avait développé un jeu tutoyant la perfection, s’était forgé une cuirasse rendue imperméable à toute émotion. Federer avait un jour déclaré qu’il avait engendré « un monstre » en évoquant sa propre domination. Djokovic, lui, s’était mué en robot. Après une saison 2015 de tous les records, son règne se prolongea encore six mois. Jusqu’à ce titre à Roland-Garros, le seul parmi les quatre Grands Chelems qui se refusait encore à lui. Ce 5 juin 2016, Djokovic atteint son acmé tennistique.
Deux ans ont passé, et cette semaine, on dirait bien qu’on a retrouvé le Djokovic déterminé. Le blues l’a définitivement quitté. Après son premier tour, il s’est longuement épanché :
« Ce sport m’a beaucoup apporté, et je ne pense pas lui devoir quoi que ce soit ; je n’ai pas non plus le sentiment que le sport me doive quoi que ce soit. C’est une relation qui est fondée sur une véritable passion, sur l’amour. Tant que j’aurai envie de jouer, je continuerai de jouer. Personne ne m’oblige à être sur un court de tennis. »

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Pourtant, ce sport, il en était venu à le haïr. A le vomir. Entre août et décembre, il soigna son coude et sa déprime. Quatre mois à cogiter, mais l’envie fut plus forte que le dégoût. Pour son retour, en Australie, il rassura, dit combien le tennis lui avait manqué. Las, le coude refit des siennes. Ne restait plus que l’opération, qui au lieu de le soulager, ne fit d’abord que le détraquer. Battu d’entrée à Indian Wells (par un qualifié) et à Miami (par Benoît Paire) en mars, le Serbe n’y arrivait plus. Il n’était que l’ombre de lui-même. « C’était comme si c’était mon tout premier match sur le circuit, dira-t-il. J’ai vraiment eu l’impression que je n’étais pas du tout moi (…) C’était à la fois physique et mental. » Il reconnut, surtout, avoir péché par impatience.
Après cette tournée ratée, l’heure fut au grand ménage de printemps. Exeunt Andre Agassi et Radek Stepanek. Et c’est avec le coach de toujours, Marian Vajda, son mentor, celui qui lui avait permis de soulever ses douze titres du Grand Chelem et ses trente Masters 1000, qu’il renoua. « Quand j’ai compris que j’avais besoin de quelqu’un qui puisse m’aider à simplifier les choses, d’être clair sur les priorités, Marian était le meilleur choix possible. Il est bien plus qu’un coach », disait-il dans L’Equipe le 30 mai.
Avec seulement dix succès depuis le début de la saison, dont quatre à Rome, où son niveau de jeu s’est considérablement haussé, Novak Djokovic, redescendu au 22e rang mondial, est arrivé à Paris dans la peau de l’outsider. Mais de l’outsider pris très au sérieux, tant il est l’un des rares à pouvoir contrarier le roi. En demi-finale à Rome, il fut encore un peu juste physiquement pour espérer renverser Nadal, mais mentalement, les voyants ne sont plus au rouge.
Un test face à Verdasco
Lundi pour son premier tour à Roland-Garros, le Serbe a lancé sereinement son tournoi face au Brésilien Rogerio Dutra Silva (6-3, 6-4, 6-4). Pour son deuxième tour face au jeune Jaume Munar, il perdit parfois un peu le fil, mais assura l’essentiel (7-6, 6-4, 6-4) : « Je ne suis pas très satisfait de ma performance mais j’ai serré le jeu dans les moments importants et c’est ce qui m’a permis de gagner, dit le Serbe, qui a appris à se montrer patient. En ce moment, je ne joue pas au niveau auquel je souhaiterais jouer mais je comprends que c’est un processus, que les choses prennent du temps. » 
Son premier test, il l’a passé vendredi contre un pur terrien, l’Espagnol Roberto Bautista Agut (tête de série n°13). Djokovic a souffert par moments (6-4, 6-7, 7-6, 6-2), le revers en dents de scie, la première balle parfois en panne. Dans le deuxième set, il a ainsi mené 4-1, s’est procuré trois balles de set sur le service de Bautista Agut à 6-5, avant de dégoupiller. « J’ai peut-être perdu un certain niveau de confort sur le court, un certain niveau de confiance, et je dois reconstruire cette confiance progressivement, c’est quelque chose de nouveau pour moi. Plus je joue de matchs, mieux je me sens. Et surtout plus j’en gagne et mieux ça va. »

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Dimanche, il retrouvera en huitièmes de finale Fernando Verdasco, tombeur du Bulgare Grigor Dimitrov. Un test un cran au-dessus. L’issue dira si le tournoi a bel et bien retrouvé son métronome d’ambassadeur.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ A l’occasion de la Coupe du monde 2018 de football, l’équipe vidéo du « Monde » vous explique le football par la science et les chiffres.
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