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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤ Le député européen, ancien président de France 5, RFO et Radio France, juge, dans une tribune au « Monde », qu’il faut d’abord résoudre trois instabilités : réformer le CSA, adopter une loi-cadre et moderniser l’offre.
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Jean-Marie Cavada : « Une réforme de l’audiovisuel public est indispensable »

Le député européen, ancien président de France 5, RFO et Radio France, juge, dans une tribune au « Monde », qu’il faut d’abord résoudre trois instabilités : réformer le CSA, adopter une loi-cadre et moderniser l’offre.



Le Monde
 |    02.06.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
02.06.2018 à 10h05
    |

Jean-Marie Cavada (Député européen, ancien président de France 5, RFO, Radio France)







                        



                                


                            

Tribune. Une réforme de l’audiovisuel public est annoncée. Elle est indispensable pour au moins trois raisons. D’abord, ses missions sont devenues floues, et ses programmes se rapprochent parfois avec facilité de l’offre des télévisions privées. Ensuite, son organisation d’entreprise est obsolète, datant de trois décennies, malgré des tentatives de modernisation méritoires mais insuffisantes. Enfin, parce que les habitudes de consommation des médias sont en train de changer si profondément qu’il faut progressivement construire un système nouveau de mise à disposition de l’offre publique. Car ce qui compte avant tout, c’est la qualité du programme.
Prenons garde ! Réformer n’est pas un but en soi et n’a de sens que si les missions qu’impose la perception d’une redevance conduisent à une offre différente, complète, diversifiée et moderne. A quoi bon payer une redevance si l’effort d’originalité n’est pas soutenu : les télés privées y suffisent ! Contrairement à Radio France, qui a toujours su se distinguer de ses concurrentes privées, France 2 et parfois même France 3 y arrivent beaucoup moins bien.
L’exécutif et le législateur doivent définir clairement les missions de l’audiovisuel public. Une fois l’exigence des missions posée, il convient d’en tirer les conséquences afin d’en obtenir une bonne application. Pour cela, il faut résoudre trois instabilités qui, depuis toujours, caractérisent le système français. Et il faut avoir le courage de trancher ces questions, car cette réforme conditionnera le fonctionnement de l’audiovisuel public sans doute pour une bonne vingtaine d’années.
Logique simple des entreprises
La première instabilité est institutionnelle. On a proposé au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) de nommer les présidents des télévisions et radios publiques, mais on lui demande aussi de contrôler le fonctionnement de ces entreprises, comme d’ailleurs de régir le secteur privé. Qui nomme ne peut plus être...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤ La sixième édition du prix, décernée mardi 29 mai, est revenue à David Loriot, de « L’Equipe », pour un portrait du joueur de tennis américain.
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Le prix Denis-Lalanne décerné à un article sur Andre Agassi

La sixième édition du prix, décernée mardi 29 mai, est revenue à David Loriot, de « L’Equipe », pour un portrait du joueur de tennis américain.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 17h58
    |

            Alain Frachon








                        


Il en va de Roland Garros comme de toutes les grandes institutions : le tournoi aime les rites. Ainsi s’installe, année après année, le prix Denis-Lalanne qui, en quelque sorte, fait partie de la première semaine des Internationaux de France.
Il honore le travail d’un grand confrère du quotidien sportif L’Equipe, toujours bon pied bon œil et membre du jury : Denis Lalanne, près d’un demi-siècle durant, a fait « swinguer » les mots au service du reportage sportif. Le prix salue l’irremplaçable cocktail du sport et de la presse écrite – et, sur les délibérations du jury, plane toujours le souvenir de celui qui sut concocter ce mélange mieux que personne, l’écrivain Antoine Blondin (1922-1991).
La sixième édition du prix, décernée mardi 29 mai, est revenue à David Loriot, de L’Equipe lui aussi, pour un portrait du joueur américain Andre Agassi. C’est l’histoire d’un gamin de Las Vegas qui avait envie de jouer au foot, mais que son père enferma tôt sur le court de tennis, pour en faire un grand joueur. C’est l’histoire d’un champion malgré lui, aux victoires douces-amères, aujourd’hui âgé de 45 ans mais dont on n’oubliera pas de sitôt la fulgurance des coups.
Lithographie originale
Placé sous la présidence du patron de la Fédération française de tennis, Bernard Giudicelli, le prix avait cette année deux invités d’honneur, l’écrivain Eric Fottorino, patron de l’hebdomadaire Le 1, ancien directeur du Monde, et la journaliste indépendante Anne Nivat, prix Albert-Londres.
David Loriot a reçu une lithographie originale du grand peintre, dessinateur, graveur Vladimir Velikovic – tirage unique sur japon nacré, pour les spécialistes. L’organisateur et l’inventeur du prix, l’infatigable Christophe Penot, commande chaque année une œuvre à un graphiste de renom. Thème : illustrer ces deux semaines de tennis sur brique pilée qui, depuis 1928, viennent animer les printemps de la Porte d’Auteuil.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ Si les salariés de Rollin Publications avaient une préférence pour la proposition portée par Le Seuil et par « La Revue dessinée », la décision du tribunal de commerce de Paris, jeudi, les a surpris.
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Le Seuil et « La Revue Dessinée » s’offrent l’éditeur de « XXI » et de « 6Mois »

Si les salariés de Rollin Publications avaient une préférence pour la proposition portée par Le Seuil et par « La Revue dessinée », la décision du tribunal de commerce de Paris, jeudi, les a surpris.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 17h11
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 17h31
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



   


Laurent Beccaria essuie un nouveau revers. Après l’échec de l’hebdomadaire Ebdo et la mise en liquidation judiciaire de Rollin Publications, la société qui éditait également XXI et 6Mois, l’offre de reprise portée par Le Seuil, associé à l’éditeur de La Revue Dessinée, a finalement convaincu le tribunal de commerce de Paris.
La proposition a été préférée, jeudi 31 mai, à l’offre de reprise de Thierry Mandon, proche de Laurent Beccaria et ex-directeur général d’Ebdo, accompagné de huit autres investisseurs. Les repreneurs auraient dépensé 350 000 euros (hors dette), selon une source proche du dossier. « Nous, représentants des salariés, appelons à la responsabilité des repreneurs et leur demandons de tout faire pour sécuriser les revues et les emplois », ont écrit les délégués du personnel de Rollin Publications dans un communiqué qui a suivi l’annonce de la décision du tribunal.
L’association avec La Revue Dessinée est le fruit de liens étroits qui unissent sa direction et Hugues Jallon, PDG du Seuil. Lorsqu’il était à la tête des éditions de La Découverte, c’est avec lui que La Revue Dessinée avait signé un partenariat pour une série de vingt albums de bande dessinée, Histoire dessinée de la France.
« C’est un peu le petit qui rachète un plus gros »
« Nous souhaitons faire en sorte que les revues puissent vivre comme elles le font depuis plus de dix ans sans modifier leur ligne éditoriale. C’est dans cet objectif que nous avons gardé un contact permanent avec les équipes éditoriales, afin que les personnes concernées restent aux manettes », a déclaré Sylvain Ricard, rédacteur en chef de La Revue Dessinée, et auteur d’une trentaine d’albums de bande dessinée. Il a notamment souligné les nombreux « points communs » qui unissent les titres édités par Rollin et la revue qu’il dirige. « Nous partageons, avec XXI et 6Mois, un attachement au journalisme du temps long, avec beaucoup de recul et de l’analyse, ce qui nécessite un temps de fabrication important. »
La nouvelle de la reprise de Rollin Publications par Le Seuil et La Revue Dessinée a surpris les salariés de la société éditrice des revues 6Mois et XXI, qui ont publiquement exprimé leur préférence pour cette offre. « On ne s’y attendait pas. C’est un peu le petit qui rachète un plus gros. Nous pensions vraiment que ce serait Thierry Mandon », dit un salarié des éditions Rollin. Pendant l’audience, les juges ont également donné l’impression de s’attarder sur la viabilité du projet de La Revue Dessinée et du Seuil, qui proposaient de conserver quinze des soixante postes que compte Rollin Publications.

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Mise en place du volontariat
C’est d’ailleurs l’offre portée par l’ex-secrétaire d’Etat chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche qui proposait de garder le plus de salariés. « Très clairement, les membres de l’équipe étaient animés par une hostilité envers Thierry Mandon. La majorité d’entre eux va perdre son emploi, ils se tournent naturellement vers celui qu’ils considèrent comme responsable de cette situation », témoigne un des membres de la rédaction d’Ebdo, sous couvert de l’anonymat. Thierry Mandon quittera ses fonctions et le groupe, tout comme Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry, ex-directeur de XXI, qui dirigeait la rédaction d’Ebdo, ont précisé les repreneurs.
Selon la législation en vigueur, les salariés qui devraient rester au sein de l’entreprise sont choisis selon des critères d’ancienneté, d’expérience au sein de la profession, mais également selon leur statut familial. Mardi 29 mai, les équipes d’Ebdo, de XXI et de 6Mois ont décidé de mettre en place un système de volontariat pour les licenciements, afin d’éviter que des salariés qui ne souhaitent pas continuer à y travailler soient conservés. « Pour l’instant, il y en a beaucoup », dit une source qui suit le dossier de près. Ce système de volontariat a également été saluée par les repreneurs. « C’est une décision intelligente qui va faciliter le travail de reprise des titres », a déclaré Sylvain Ricard.

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Dans un premier temps, trois autres candidats à la reprise de Rollin Publications s’étaient manifestés, avant de se retirer de la course : le Groupe Le Monde ; la société d’édition Editis ; le groupe Hildegarde, qui détient les magazines Le Film français, Première, Studio et Causette.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ L’émission culte de la chaîne cryptée depuis son lancement, en août 1988, disparaîtra de la grille des programmes à la rentrée.
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Canal+ arrête définitivement « Les Guignols »

L’émission culte de la chaîne cryptée depuis son lancement, en août 1988, disparaîtra de la grille des programmes à la rentrée.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 13h20
 • Mis à jour le
02.06.2018 à 06h43
    |

            Alexandre Piquard








                        



   


« Les Guignols, c’est fini… » Depuis la prise de pouvoir de Vincent Bolloré à Canal+, à l’été 2015, ce refrain a quelque chose de familier. Cela a d’abord été une rumeur, puis une appréciation sur la qualité des sketches de la nouvelle émission des célèbres marionnettes, revenues à l’antenne fin 2015. Mais, cette fois, c’est vraiment fini : le mythique « JT » satirique créé en 1988 ne réapparaîtra plus sur Canal+, a annoncé la chaîne en comité d’entreprise, vendredi 1er juin. Exit « PPD », « Ah que coucou », « Supermenteur », « M. Sylvestre »…
Derrière cette mort annoncée, il y a deux symboles : le premier, évident, est la mise au pas de l’impertinence de Canal+. A l’été 2015, la menace sur le show des virtuoses de la moquerie politique avait sonné comme le signal d’une reprise en main par l’industriel breton. M. Bolloré était soupçonné de vouloir faire plaisir à son ami Nicolas Sarkozy, cible de choix dans l’émission. L’intéressé et M. Bolloré ont eu beau démentir souhaiter la mort de l’émission, la suite a confirmé que le mordant des débuts avait bien été perdu dans la nouvelle version, plus proche de la culture pop ou du divertissement que de la politique.
« Bon débarras ! »
M. Bolloré n’avait-il pas livré un jugement prémonitoire sur « l’esprit Canal » ? « Je trouve que se moquer de soi-même, c’est bien. Se moquer des autres, c’est moins bien », avait-il dit, dès février 2015, regrettant un contenu parfois « un peu blessant ou désagréable ». Alors que la « première mort » des Guignols avait déclenché des réactions politiques indignées et opportunes – d’Alain Juppé à Cécile Duflot –, leur mise au rancart définitive a réjoui Nadine Morano : « Quelle joie ! Bien fait ! Pas d’enterrement, crémation directe ! Ni couronne ni fleur, mais une plaque : “bêtes et méchants.” Bon débarras ! », s’est exclamée sur Twitter la députée européenne Les Républicains.

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                Canal+ : le producteur des « Guignols » écarté



Mais il y a aussi un second symbole : celui de l’incapacité de Vincent Bolloré à bâtir et créer dans le domaine de la télévision et des contenus, avec Canal+. L’industriel s’était personnellement impliqué dans la nouvelle formule des « Guignols » et avait promis aux salariés de créer une « multinationale du rire », qui fasse circuler dans le monde entier, en plusieurs langues, sur les réseaux sociaux, des sketches à l’humour global, croquant Kim Kardashian ou Donald Trump… Comme la relance du « Grand Journal » ou le lancement d’un concurrent à Netflix en Europe du Sud, ce grand dessein est resté une simple promesse.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ Mediapro et le groupe Prisa se sont livrés à une sévère bataille pour les droits d’exploitation de la Liga espagnole, entre 2007 et 2015.
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Le président de Mediapro, Jaume Roures, trublion assumé des droits de diffusion du football en Espagne

Mediapro et le groupe Prisa se sont livrés à une sévère bataille pour les droits d’exploitation de la Liga espagnole, entre 2007 et 2015.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 11h48
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



                                


                            

Le groupe espagnol qui a remporté mercredi 30 mai les droits de la Ligue française est un géant espagnol de l’audiovisuel aux casquettes multiples. Il produit des films, des séries et des programmes de télévision. Il se charge de la retransmission des principaux grands événements comme des séances parlementaires, et détient l’essentiel des droits de diffusion du football en Espagne. Son nom est surtout associé à la « guerre du football » qui l’a opposé au groupe Prisa, le géant de la communication (actionnaire minoritaire du Monde), autour des droits d’exploitation de la Liga, entre 2007 et 2015, et sur laquelle les tribunaux continuent régulièrement de se prononcer.

En 2006, Prisa avait signé un accord avec Mediapro pour se partager les droits de diffusion du football. Mais un an plus tard, le groupe – éditeur du quotidien El Pais et alors propriétaire de Digital Plus, aussi appelé « Canal+ Espagne » –, par le biais de la société Sogecable, accuse Mediapro et son président, Jaume Roures, d’avoir rompu le contrat qui les unit en allant négocier, avec plusieurs clubs individuellement, l’achat des droits de retransmission de leurs matchs au prix fort. Sogecable demande 300 millions d’euros de dédommagement à Mediapro pour la retransmission des matchs et obtient de la justice que soient temporairement suspendus ses droits de diffusion.
Condamné en première instance à payer 100 millions d’euros, Mediapro est placé sous redressement judiciaire entre 2010 et 2011. Le groupe sort de cette procédure grâce à la variété de ses activités et obtient en février, au terme d’un marathon judiciaire, une division par dix des dédommagements à payer à Prisa.
« Jaume Roures est un intermédiaire qui se consacre à acheter les droits avec pour objectif de les revendre à prix d’or aux télévisions : c’est un spéculateur, résume avec sévérité une source du groupe Prisa qui préfère rester anonyme. Son entrée dans la Liga a...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ Le groupe espagnol espère lancer une chaîne et conquérir 3,5 millions d’abonnés à 25 euros par mois.
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Mediapro veut faire « grandir » le foot en France

Le groupe espagnol espère lancer une chaîne et conquérir 3,5 millions d’abonnés à 25 euros par mois.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 11h01
    |

                            Yassine El Azzaz et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            

« Nous sommes là pour faire grandir le foot en France, a d’emblée lancé, jeudi 31 mai, Jaume Roures, l’emblématique président catalan de Mediapro, le groupe inconnu qui vient de rafler les droits de la Ligue 1. Il n’y a aucune raison que le football français soit le dernier en Europe et n’atteigne pas les niveaux de l’Espagne ou l’Italie, en fréquentation ou en poids économique. »

Devant un parterre de journalistes très curieux – voire sceptiques – le groupe audiovisuel venu d’Espagne a déroulé une stratégie claire : alors que tous anticipaient que Mediapro souhaite revendre certains des lots de matches de championnat qu’il a acquis, M. Roures a assuré que ce n’était pas son intention, sans pour autant l’exclure totalement. « Notre but, comme en Espagne, c’est de créer nous-mêmes une chaîne 100 % foot et de la faire distribuer par tous les opérateurs possibles », a expliqué le patron, citant Orange, Altice ou le rival Canal+. Et, pourquoi pas les grandes plateformes numériques comme Google, Facebook ou Amazon, qui s’intéressent de plus en plus au sport.
Le point le plus délicat de la démonstration est la rentabilité du modèle : M. Roures a présenté son calcul. « Si on divise 800 millions d’euros, le prix que nous avons payé, par 3 à 3,5 millions, le nombre de fans de football en France, on obtient un prix de 25 euros par mois, environ. » Mediapro a ensuite projeté de pouvoir faire grandir la base de fans à 5 millions, par exemple, ce qui ferait mécaniquement baisser le prix de l’abonnement (à 16 euros/mois). Mais il a insisté : « 25 euros par mois, ce n’est pas cher. »
Diplomate vis-à-vis des acteurs français
Cette hypothèse d’un abonnement à 25 euros suscite une part d’incrédulité car elle est décalée par rapport au marché français actuel : BeinSports coûte 15 euros par mois, pour une bonne part de la Ligue 1, plus la Ligue des champions, les championnats espagnol, allemand et italien,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ Au cours d’une conférence à Paris, le fondateur du groupe espagnol, Jaume Roures, a affirmé espérer 3,5 millions d’abonnés au lancement de la chaîne.
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Ligue 1 : la future chaîne de Mediapro sera disponible autour de 25 euros par mois

Au cours d’une conférence à Paris, le fondateur du groupe espagnol, Jaume Roures, a affirmé espérer 3,5 millions d’abonnés au lancement de la chaîne.



Le Monde
 |    31.05.2018 à 20h07
 • Mis à jour le
31.05.2018 à 21h19
   





                        



   


Après avoir raflé une bonne partie des droits de la Ligue 1, au détriment notamment de Canal+, Mediapro a fait savoir jeudi 31 mai qu’il comptait créer une nouvelle chaîne qui serait proposée aux alentours de 25 euros par mois. L’annonce a été faite par le fondateur du groupe espagnol, Jaume Roures, au cours d’une conférence de presse à Paris.

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« On ne va pas faire une chaîne à 50 ou 100 euros : on n’aurait pas d’abonnés », a-t-il expliqué, estimant le nombre d’abonnés au lancement à 3,5 millions. Cette chaîne ne vise pas une distribution exclusive et devrait donc être disponible par l’intermédiaire des opérateurs télécoms, si des accords sont trouvés d’ici à 2020, a expliqué M. Roures.
Ce dernier a également tenu à rassurer Canal+, diffuseur historique de la Ligue 1 et qui n’aura plus les droits, a priori, du championnat de football français à partir de 2020.
Jusqu’à cinq millions d’abonnés ?
« Les abonnés ne doivent pas s’enfuir de Canal+. J’espère que la chaîne qu’on va faire va être disponible chez Canal+, a lancé l’homme d’affaires catalan. On n’est pas ici pour lutter contre les opérateurs, on a deux ans pour s’asseoir avec tout le monde et chercher la meilleure solution. » 

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Le patron de Mediapro estime qu’en rendant la Ligue 1 plus attractive, il pourrait attirer jusqu’à cinq millions d’abonnés en « trois ou quatre ans ».
« On va tenter de faire grossir la chaîne avec plus de foot français et plus de foot étranger. Notre expérience, c’est que les gens qui s’abonnent à une chaîne de foot ne veulent pas d’autres événements. » 
Dans un entretien à l’Agence France-Presse (AFP), M. Roures a par ailleurs assuré que l’arrivée de Mediapro en Ligue 1 « n’a rien à voir avec Neymar », la star du Paris-Saint-Germain.
« Nous croyons qu’il n’y a pas de raisons objectives pour que la Ligue française soit la dernière des ligues européennes, au vu des moyens, de l’historique des joueurs, des équipes. »
Le groupe pourrait se positionner pour acheter les droits de la Ligue 2 et de championnats étrangers, mais pas d’autres sports. « Notre expérience, c’est que les gens qui s’abonnent à une chaîne de foot ne veulent pas d’autres évènements », a expliqué M. Roures. Au total, le contrat des droits de la Ligue 1 pour la saison 2020-2024 s’élève à 1,153 milliard d’euros par an, en hausse de plus de 60 % par rapport à la période précédente.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤ La société Rollin Publications, qui éditait les deux magazines, avait été placée en liquidation judiciaire à la suite de l’échec de l’hebdomadaire « Ebdo ».
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Les revues « XXI » et « 6 Mois » rachetées par Le Seuil et « La Revue Dessinée »

La société Rollin Publications, qui éditait les deux magazines, avait été placée en liquidation judiciaire à la suite de l’échec de l’hebdomadaire « Ebdo ».



Le Monde
 |    31.05.2018 à 17h17
   





                        



   


La Revue Dessinée (F & S) associée à l’éditeur Le Seuil va reprendre Rollin Publications, qui publie les revues XXI et 6 Mois, annoncent des représentants des salariés de Rollin Publications par un communiqué, jeudi 31 mai. Cette offre, retenue par le tribunal de commerce de Paris, « avait la préférence des salariés qui sont très attachés à la poursuite de ces revues », précise le communiqué.
Cinq candidats à la reprise de Rollin Publications s’étaient manifestés : le groupe Le Monde ; la société d’édition Editis ; l’éditeur Le Seuil associé à La Revue Dessinée ; le groupe Hildegarde (qui détient les magazines Le Film français, Première, Studio, Causette…) ; et Thierry Mandon (qui était le directeur général d’Ebdo) associé à huit autres investisseurs. « Nous, représentants des salariés, appelons donc à la responsabilité des repreneurs et leur demandons de tout faire pour sécuriser les revues et les emplois », dit le communiqué.
L’échec d’« Ebdo », un poids sur les finances de Rollin publications
Rollin Publications compte soixante-trois salariés, dont une quarantaine d’entre eux avaient été embauchés pour le lancement d’Ebdo. Après l’échec retentissant de ce nouvel hebdomadaire, trois mois à peine après son lancement, l’éditeur s’était déclaré en cessation de paiement.
« Cette décision signifie également le licenciement de quarante-huit personnes. L’échec d’Ebdo devient très concret pour tous ces salariés. Certains travaillaient pour XXI ou 6 Mois et subissent les conséquences d’un projet qui ne les concernait pas, d’autres ont cru dans le projet Ebdo jusqu’à quitter des postes stables pour le rejoindre et se retrouvent aujourd’hui sans emploi », regrettent les représentants de salariés.
« Nous déplorons à ce titre que les actionnaires de Rollin Publications, tout comme les repreneurs, aient refusé d’abonder au plan de sauvegarde pour l’emploi », poursuivent-ils.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤ Pour l’économiste Bastien Drut, dans une tribune au « Monde », s’il ne faut pas craindre de bulle spéculative dans le football, on peut légitimement se poser la question de la pérennité des compétitions et de leur intérêt sportif dans leur forme actuelle.
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« Pour le football européen, l’heure des choix – rupture ou redistribution – approche »

Pour l’économiste Bastien Drut, dans une tribune au « Monde », s’il ne faut pas craindre de bulle spéculative dans le football, on peut légitimement se poser la question de la pérennité des compétitions et de leur intérêt sportif dans leur forme actuelle.



Le Monde
 |    31.05.2018 à 14h00
    |

Bastien Drut (stratégiste senior chez CPR Asset Management)







                        



                                


                            
Tribune. L’explosion récente des salaires et des indemnités de transfert dans le football professionnel a conduit de nombreux observateurs à parler d’une « bulle » spéculative susceptible d’exploser prochainement. Ces interrogations se sont accentuées après les méga-transferts de 2017 et 2018. Ceux de­ ­Neymar et Mbappé au PSG et ceux de Dembélé et Coutinho au FC Barcelone ont en effet coûté nettement plus de 100 millions d’euros chacun et ont largement dépassé le record établi la saison précédente lors de l’achat de Pogba par Manchester United pour 105 millions.
l’émergence des hyper-rémunérations et des méga-transferts n’a fait que suivre la très forte augmentation des recettes des clubs
Il est indéniable que les salaires des joueurs professionnels de football et les indemnités de transfert ont augmenté de façon extrêmement rapide ces vingt dernières années. Mais il faut bien voir que les recettes des clubs ont progressé tout aussi vite sur la même période !
Les ratios salaires sur recettes et amortissements des indemnités de transfert sur recettes restent contenus et sont très loin des dérapages observés au début des années 2000. En réalité, l’émergence des hyper-rémunérations et des méga-transferts n’a fait que suivre la très forte augmentation des recettes des clubs.
Les droits de retransmission des championnats européens et de la Ligue des champions sont devenus au fil du temps un produit d’appel pour la télévision payante, les fournisseurs d’accès Internet et peut-être bientôt pour les géants du numérique comme Amazon ou Facebook. Avec toujours plus d’acheteurs potentiels, ces derniers droits n’ont cessé de grimper depuis vingt ans. Ceux du championnat français de Ligue 1 viennent même de dépasser le milliard d’euros pour les saisons 2020-2024.
Stratégies de « soft power »
Les grands clubs européens ont enfin réussi à monnayer leur notoriété globale et en particulier leur poids sur les réseaux sociaux, en nouant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ Editorial. La fausse annonce, par la police ukrainienne, de la mort du journaliste russe Arkadi Babtchenko est dangereuse à plus d’un titre et donne du grain à moudre aux fanatiques des théories du complot.
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Ukraine : une manipulation toxique

Editorial. La fausse annonce, par la police ukrainienne, de la mort du journaliste russe Arkadi Babtchenko est dangereuse à plus d’un titre et donne du grain à moudre aux fanatiques des théories du complot.



Le Monde
 |    31.05.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
31.05.2018 à 11h37
   





                        


Editorial du « Monde ». Un journaliste assassiné en Ukraine : l’information, annoncée mardi 29 mai par sa famille, puis confirmée par la police à Kiev, était si tragiquement familière qu’elle nous a paru justifier la « une » de nos éditions imprimées. De plus en plus, jusque dans les pays de l’Union européenne – à Malte, en Slovaquie –, les journalistes paient de leur vie la recherche de la vérité. Ils sont emprisonnés par dizaines en Turquie.
En Russie et en Ukraine, ils sont particulièrement exposés dans la guerre de propagande, et dans la guerre tout court, que se livrent Moscou et Kiev depuis l’annexion de la Crimée et l’invasion du Donbass en 2014. La mort, à son domicile à Kiev, d’Arkadi Babtchenko, dont la photo du corps touché de trois balles dans le dos a été diffusée, s’inscrivait dans ce contexte.

Ce journaliste russe, réfugié en Ukraine, était connu pour son opposition féroce au Kremlin. Depuis l’été 2016, des attaques par balles ou à la voiture piégée ont visé et tué des agents des services de sécurité ukrainiens et d’anciens combattants de la guerre du Donbass, notamment tchétchènes. En mars 2017, Denis Voronenkov, ancien député russe réfugié à Kiev, a été tué par balles dans le centre de la capitale ukrainienne. En juillet 2016, c’est le directeur du site d’information Oukraïnska Pravda, Pavel Cheremet, lui aussi de nationalité russe, qui est mort dans l’explosion de la voiture qu’il conduisait. Compte tenu de ces précédents, le meurtre d’Arkadi Babtchenko n’avait, malheureusement, rien de surprenant.
Des questions importantes
« Fake news » ! Arkadi Babtchenko n’est pas mort. Passé la joie de le revoir vivant, cette spectaculaire résurrection pose des questions importantes.
Selon la version livrée mercredi par le responsable des services secrets ukrainiens et le procureur général, Iouri Loutsenko, en compagnie desquels le journaliste a refait surface mercredi, un attentat visant à tuer M. Babtchenko était bien en préparation. Ils en avaient eu connaissance lorsqu’un ressortissant ukrainien, auquel il avait été proposé de commettre cet assassinat, était venu les en informer. Les responsables ukrainiens ont alors décidé de tendre un piège aux commanditaires, en simulant l’assassinat pour les faire « tomber ». Cette opération a permis d’arrêter le donneur d’ordre intermédiaire, un Ukrainien agissant pour le compte des services russes.

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Faut-il croire aujourd’hui cette version ? Nous ne sommes pas en mesure de l’accréditer, et c’est là la conséquence la plus grave de cette rocambolesque affaire : la crédibilité des autorités policières et judiciaires ukrainiennes est à présent sérieusement entamée. La décision de tendre un piège aux commanditaires de l’attentat peut se comprendre ; celle d’orchestrer une telle mise en scène, dans laquelle ont été enrôlés le journaliste, sa famille et, malgré eux, l’ensemble des médias, est nettement moins défendable.

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D’abord, parce qu’elle donne du grain à moudre aux fanatiques des théories du complot et autres pourfendeurs des médias et des journalistes, nombreux à triompher sur les réseaux sociaux mercredi. Rien ne comble plus d’aise les adeptes des « fake news » que de voir les médias classiques pris au piège de ces fausses informations, que nous mettons tant d’énergie à combattre.
Stratégie du mensonge
Ensuite, parce qu’elle conforte le Kremlin dans sa stratégie du mensonge. L’arme du mensonge et l’art de multiplier les fausses versions sont au cœur des ripostes de Moscou aux différents épisodes qui l’ont opposé aux démocraties libérales ces dernières années, qu’il s’agisse des forces russes envoyées dans le Donbass, du vol MH17 abattu au-dessus de l’Ukraine (298 morts), de l’affaire Skripal ou des ingérences dans les élections à l’étranger.
Les services secrets ukrainiens ont été formés à la même école que les services secrets russes : celle du KGB. Dans la bataille politique qui se livre à Kiev, à un an de l’élection présidentielle, entre démocrates réformateurs et partisans de l’ordre ancien, il est particulièrement regrettable que la manipulation de l’information dans l’affaire Babtchenko aboutisse, finalement, à faire le jeu de Vladimir Poutine.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤ La nouvelle offre, avec cinq chaînes, remplacera, début juillet, SFR Sport et diffusera les deux compétitions européennes phares, la Ligue des champions et la Ligue Europa.
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Altice lance son bouquet télévisuel RMC Sport

La nouvelle offre, avec cinq chaînes, remplacera, début juillet, SFR Sport et diffusera les deux compétitions européennes phares, la Ligue des champions et la Ligue Europa.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 16h53
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 17h02
    |

            François Bougon et 
Mustapha Kessous








                        



   


Mercredi 30 mai, RMC a vu grand pour son dernier-né : c’est dans le mythique studio Gabriel, situé à deux pas des Champs-Elysées, à Paris, qu’Alain Weill, PDG d’Altice France, a présenté RMC Sport, qui sera lancé le 3 juillet à la place de SFR Sport, en présence d’une partie de l’état-major du groupe et de – pratiquement – toutes ses vedettes.
Cette annonce devant la presse est intervenue opportunément au lendemain d’un « séisme incroyable », selon M. Weill : la décision de la Ligue de football professionnel (LFP) d’attribuer, à partir de 2020, les droits de la retransmission de la Ligue 1 au groupe espagnol Mediapro et d’évincer Canal +, son partenaire historique. « C’est une information incroyable, inimaginable il y a quelques semaines », a-t-il dit, jugeant que RMC s’intégrait parfaitement dans ce paysage amené à être bouleversé.
Le nouveau bouquet – composé de cinq chaînes, dont la première sera consacrée au football – peut être résumé en trois mots : « direct », « images » et « talk-shows ». RMC Sport va diffuser en intégralité et en exclusivité la Ligue des champions et la Ligue Europa, soit 343 rencontres au total par saison jusqu’en 2021. Et va continuer à proposer la Premier League, le prestigieux championnat anglais.

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« Nous mettons les moyens dans la production »
Altice a préféré s’appuyer sur « le savoir-faire » de RMC, qui, grâce à sa radio et à son agence, est une marque plus facilement identifiable pour le grand public. Les responsables de RMC, dont François Pesenti, directeur général de RMC Sport, ont d’ailleurs repris les émissions phares de la radio. Pas de révolution, donc, mais des adaptations : dès la rentrée, les futurs abonnés pourront voir le « Super Moscato Show » ou la « Team Duga », présentée par l’ancien footballeur Christophe Dugarry.

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Le groupe fait également le pari du hard news, tous les jours, en fin d’après-midi, avec une émission (« Breaking Sport ») qui a pour ambition de sortir un maximum d’informations exclusives. La cinquième antenne du bouquet (RMC Sport News) sera consacrée à l’actualité sportive. Le lundi et le vendredi, en prime time, « Footissime » se voudra le talk-show phare du bouquet avec des personnalités de renoms. « Nous mettons les moyens dans la production », précise François Pesenti.
Le futur bouquet proposera aussi une téléréalité (« Reality Sport ») dans laquelle on pourra suivre des consultants maison (anciens footballeurs de renom) qui iront à la rescousse d’un club du « 9-3 » en difficulté.
« Trois ou quatre ans pour être rentable »
Sur les antennes, il n’y aura pas seulement du foot, puisque Altice détient d’autres droits comme ceux de la Premiership, la première division anglaise de rugby, de la compétition d’athlétisme Diamond League ou des World Series of Boxing (WSB) – compétition de boxe en équipe – et les combats de la franchise française, les Fighting Roosters, une équipe montée par Brahim Asloum (consultant RMC) et composée de boxeurs médaillés aux Jeux de Rio.
En marge de la conférence de presse, Hervé Béroud, directeur général de BFM-TV, s’est réjoui de pouvoir « utiliser les images des compétitions européennes ». Cette synergie de groupe va, également, selon lui, « donner une exposition supplémentaire à [leurs] consultants et journalistes ». « Cela nous permettra de les garder, plutôt qu’ils aillent à la concurrence. »

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Peu de détails ont néanmoins été donnés sur les chiffres. Quels sont les objectifs en termes d’abonnés ? Un million dès la fin d’année, trois millions d’ici trois ans, sachant que beIN Sports en a 3,5 millions et Canal+ près de cinq en France. « On se donne trois ou quatre ans pour être rentable », a souligné M. Weill. RMC Sport sera également proposé aux autres opérateurs télécoms et aux autres distributeurs. « On a l’ambition de distribuer RMC Sport à tous les Français », a déclaré Grégory Rabuel, directeur exécutif grand public SFR.
Il faudra payer plus cher
Pas d’informations précises non plus sur la tarification. Seule certitude, il faudra payer plus cher pour avoir accès à RMC Sport : un abonné SFR doit actuellement débourser cinq euros supplémentaires par mois pour bénéficier de SFR Sport et quinze euros pour les non-abonnés. Pas assez élevé, juge-t-on chez Altice Media.
Enfin, mercredi, Alain Weill n’a pas exclu de discuter avec Mediapro pour éventuellement diffuser des matchs de la Ligue 1. « Didier Quillot [directeur général de la Ligue de football professionnel] m’a proposé hier soir de rencontrer le président de Mediapro », a-t-il témoigné. Pour l’heure, en droite ligne avec le redressement à confirmer de SFR, l’objectif est d’abord de lancer RMC Sport. « Pour le championnat de France de football, on verra plus tard », a-t-il expliqué, ajoutant : « On ne s’interdira pas de le faire, à la fin de l’année, pourquoi pas ? » « On a un intérêt mutuel à travailler ensemble. Ils ont payé des droits assez cher, il faut maintenant des abonnés. Ils ont intérêt à travailler avec tous les opérateurs », a ajouté Alain Weill.
SFR, qui dépense 600 millions d’euros par an pour les droits sportifs – 350 millions uniquement pour la Ligue des champions –, n’a pas participé à l’appel d’offres de la LFP. L’opérateur avait fait part à cette dernière de cette décision depuis décembre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤ Les professionnels craignent que l’échec de Canal+ lors des enchères de la Ligue 1 ne pèse sur le financement du septième art hexagonal, dont le groupe est le principal soutien.
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Droits du foot : le cinéma français redoute des dommages collatéraux

Les professionnels craignent que l’échec de Canal+ lors des enchères de la Ligue 1 ne pèse sur le financement du septième art hexagonal, dont le groupe est le principal soutien.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 11h16
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 20h10
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            
La redistribution des droits télévisuels de la Ligue 1 de football pour 2020-2024 pourrait se traduire, dans un effet de coup de billard à trois bandes, par une mise au régime plus sec du cinéma français. Entre sidération et inquiétude, les professionnels redoutent que Canal+, reparti bredouille dans ces enchères de football, ne perde encore des abonnés et que son soutien au cinéma hexagonal, corrélé au chiffre d’affaires de la chaîne, ne s’étiole encore.

« Les accords signés en 2015 entre le septième art et Canal+ s’appliquent quoi qu’il arrive jusqu’à la fin 2019 », explique Marie Masmonteil, qui dirige le collège cinéma du Syndicat des producteurs indépendants (SPI). La chaîne cryptée doit consacrer 12,5 % de son chiffre d’affaires à l’acquisition de droits de films européens ou bien investir un minimum garanti de 3,62 euros par mois et par abonné dans des longs-métrages d’expression française. La solution la plus favorable au cinéma s’applique.
« Un séisme »
« Au Festival de Cannes, les dirigeants de Canal+ nous ont dit qu’ils feraient évoluer le modèle s’ils perdaient les droits du football, en nous prévenant qu’ils risquaient de perdre 1 à 2 millions d’abonnés », ajoute Mme Masmonteil. Autant dire, reconnaît-elle, que la perte de la Ligue 1, « ce n’est pas une bonne nouvelle pour le cinéma ». « C’est un séisme », renchérit Pascal Rogard, directeur général de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD).
Bousculé par une concurrence forte dont il n’a tenu compte que très tardivement, le groupe audiovisuel, dont les programmes s’articulent autour de deux piliers, le sport et le cinéma, ne compte plus que 4,8 millions d’abonnés. « L’an dernier, dans un contexte tendu pour la production cinématographique, la réduction du chiffre d’affaires de Canal+ s’est déjà soldée par un financement inférieur de 40 millions dans le cinéma par rapport à 2016 », rappelle M. Rogard.
« Renforcer...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ La chaîne payante ressort bredouille de l’appel d’offres du championnat de Ligue 1 pour les saisons 2020-2024.
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Droits du foot  : Canal+ risque le hors-jeu

La chaîne payante ressort bredouille de l’appel d’offres du championnat de Ligue 1 pour les saisons 2020-2024.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 14h03
    |

            Sandrine Cassini et 
Alexandre Piquard








                        



   


Cataclysme chez Canal+. La chaîne payante, partenaire historique du football français, est revenue les mains vides de l’appel d’offres du championnat de Ligue 1 pour les saisons 2020-2024. De ses écrans, pourraient donc disparaître les matchs du PSG, de l’OM ou de Monaco. L’agence de gestion des droits espagnols, Mediapro, rafle la mise et diffusera à partir de 2020, 8 matchs sur 10 par journée de championnat. BeInSport a obtenu deux matchs par journée, et Free (dont le fondateur Xavier Niel est actionnaire du Monde) le lot numérique, qui propose les meilleurs moments en quasi direct.

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SFR, encore en convalescence, a préféré passer son tour. Au final, le football français empoche 1,15 milliard d’euros par saison, soit une inflation des droits de 60 %. « Cet appel d’offres va nous permettre de rattraper notre retard et confirme la dimension internationale du championnat », s’est félicité le directeur général exécutif de la Ligue de football professionnel (LFP), Didier Quillot.
Le PDG de Canal+, Maxime Saada, a tenté de minimiser cet échec. « Nous le vivons sereinement. Nous avons misé le prix que cela vaut pour nos abonnés », a justifié le PDG de Canal+, rappelant l’échec de certains rivaux dans le passé, comme TPS ou Orange Sport. Le patron du groupe de télévision payante espère maintenant racheter une partie des matchs auprès de Mediapro, comme le lui permet la procédure. « Nous avons deux ans pour voir ce qu’il peut se passer », a lancé le patron de Canal+. Pourtant, Mediapro a indiqué à la LFP que son projet n’était pas de revendre les matchs mais de lancer sa propre chaîne payante en France.
Ni Canal+ ni beINSport n’ont vu arriver Mediapro
Comment Canal+, grand spécialiste du sport, a-t-il pu à ce point passer à côté de ce rendez-vous ? « Cet appel d’offres était sophistiqué et inflationniste. Nous avons aussi démarché dans une discrétion absolue des partenaires étrangers », explique M. Quillot. Lors de la journée d’enchères de mardi, les candidats ont misé à l’aveugle, depuis leur bureau, sans savoir qui étaient leurs concurrents. Selon nos informations, ni Canal+ ni beINSport n’ont vu arriver Mediapro, même si M. Saada explique avoir « envisagé tous les scénarios ». Si Canal+ envisage un recours, beINSport s’est dit « étonné des résultats de l’appel d’offres » et se dit « attentif à l’évolution du marché ».
Dès le premier lot, qui rassemblait les 10 plus belles affiches, Canal+ a perdu la partie face à Mediapro, misant, selon nos informations, 260 millions d’euros contre 330 millions d’euros pour l’Espagnol.
Après cette première défaite, la chaîne cryptée a ensuite tenté de faire échouer l’appel d’offres en faisant en sorte que les trois premiers lots, qui comprenaient les plus belles cases et les plus beaux matchs, n’atteignent pas le prix de réserve, ce qui aurait déclenché une remise en jeu des droits. Le groupe a misé seulement 10 millions d’euros sur les deux lots suivants, laissant sans le savoir un boulevard à Mediapro, qui a emporté le lot 2 et à beINSport, qui, a obtenu le lot 3 et ses deux matchs du samedi 21 heures et du dimanche 17 heures.
Nouveau revers
Pour se rattraper, Canal+ a ensuite tenté d’acquérir les cinq moins belles affiches du championnat, là aussi raflées par Mediapro, et le lot numérique, emporté par Free. Au final, de bonne source, Mediapro a déboursé environ 800 millions d’euros, beINSport 320 millions et Free un peu moins de 50 millions d’euros.
Reste, pour Canal+ à mesurer les conséquences d’une grille de programme qui serait privée de Ligue 1. « On estime à 2 millions le nombre de “fans de football” parmi les 4,8 millions d’abonnés à Canal+, soit environ 40 % du total », explique un analyste financier. Preuve de l’attachement au foot de ce noyau dur, nombreux sont ceux qui sont également abonnés à beINSports. « A 35 euros de revenu par abonné par mois, leur départ représenterait un manque à gagner de 800 à 850 millions d’euros par an, c’est énorme », complète cet analyste, selon lequel Canal+ pourrait également subir un « effet de halo » lié à la dégradation d’image et à la moindre médiatisation entraînée par l’absence de la Ligue 1.
Pour empêcher une fuite massive de ses clients, Canal+ étudie deux options. Outre un rachat de droits, il envisage de nouer un accord de distribution avec Mediapro, afin de continuer à diffuser la Ligue 1. Maxime Saada n’envisage donc pas de se passer du football, même si l’offre de Canal+ se tarit progressivement ces dernières années, avec la perte récente de la Ligue des champions, rachetée par SFR. Pourtant, le groupe évoque parfois « un plan B », qui consisterait à concentrer la chaîne sur les séries, le cinéma et le divertissement. « Il n’est pas encore temps d’enclencher ce virage stratégique », a précisé M. Saada. Une telle stratégie placerait Canal+ en concurrence frontale avec des acteurs puissants et mondialisés, comme HBO, Netflix ou Amazon.

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Ce nouveau revers fait encore pâlir l’étoile de Vincent Bolloré, premier actionnaire de Vivendi, en difficulté sur de nombreux dossiers, en Italie avec Mediaset et Telecom Italia, ou dans ses affaires africaines.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤ Inconnu en France, le groupe a remporté l’essentiel de l’appel d’offres pour les saisons 2020-2024 de la Ligue 1, au détriment de Canal+.
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Droits du foot de la Ligue 1 : Mediapro, un grand d’Espagne à l’accent chinois

Inconnu en France, le groupe a remporté l’essentiel de l’appel d’offres pour les saisons 2020-2024 de la Ligue 1, au détriment de Canal+.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 10h54
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 18h05
    |

            Alexandre Piquard








                        



   


Qui est Mediapro, qui vient de ravir à la barbe de tous les autres postulants le droit de diffuser huit des dix matchs de chaque journée de Ligue 1 entre 2020 et 2024 ? En France, le groupe est inconnu. Est-ce un revendeur de droits à la stratégie mouvante, de surcroît contrôlé par un fonds chinois, comme le sous-entend Canal+ ? Ou un nouvel entrant très sérieux, déjà rompu à la diffusion du championnat de football le plus puissant du monde, la Liga espagnole ? Les deux visions ne sont pas fausses mais la seconde est plus proche de la vérité.

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Mediapro a été créé en 1994 à Barcelone par le Catalan Jaume Roures, une figure du cinéma et de l’audiovisuel, notamment producteur de films de Woody Allen. Souvent décrit comme trotskiste et nationaliste catalan, cet ancien journaliste a construit un groupe audiovisuel important, Imagina, en fusionnant avec un autre acteur en 2006.
L’acteur fort du fooball hispanique
La partie Mediapro est aujourd’hui l’acteur fort du football espagnol, avec sa propre chaîne consacrée au championnat distribuée par tous types d’opérateurs. ll est aussi producteur exécutif de Real Madrid TV ou de Barça TV, les chaînes des deux clubs les plus prestigieux du monde. Mediapro est aussi le partenaire avec lequel le qatari BeIN Sports s’est lancé en Espagne en 2015. Le groupe revendique 6 000 salariés dans le monde.
En France, Mediapro souhaite éditer une chaîne spécialisée dans le championnat, comme en Espagne, et non revendre ses droits, précise la Ligue de football professionnel. Cela n’empêche pas Canal+ d’espérer nouer un accord de distribution de cette chaîne ou racheter une partie des droits. Sous-entendant que Mediapro avait surpayé la Ligue 1, le groupe français a mis en doute sa solidité. Le rival espagnol est effectivement détenu par le fonds privé chinois Orient Hontai Capital (53,5 %) et le groupe publicitaire britannique WPP (22,5 %). Et, mardi, il a connu un revers avec l’annulation du contrat par lequel il avait remporté les droits du championnat italien. En effet, Mediapro a refusé de verser des garanties après que son projet de revente des droits a été retoqué par un tribunal saisi par le concurrent Sky. En France, Canal+ n’exclut pas non plus un recours. Et espère que le bras de fer aura un « deuxième round ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤ Dès 2020, la Ligue 1 devrait être diffusée pour 1,153 milliard d’euros par an par MediaPro, un groupe espagnol qui vient d’être chassé du championnat italien.
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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ La Ligue de football professionnel a attribué les droits de retransmission du championnat français pour un montant record de 1,153 milliard d’euros par an pour la période 2020-2024.
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Football : Canal+ évincé des droits de retransmission de la Ligue 1

La Ligue de football professionnel a attribué les droits de retransmission du championnat français pour un montant record de 1,153 milliard d’euros par an pour la période 2020-2024.



Le Monde
 |    29.05.2018 à 19h10
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 06h38
   





                        



   


Les droits télévisuels domestiques de la période 2020-2024 de la Ligue 1, ont été attribués contre un montant record de 1,153 milliard d’euros par an, a annoncé, mardi 29 mai, la Ligue de football professionnel (LFP).
« C’est un appel d’offres fructueux, avec une augmentation significative de nos droits télé », s’est félicitée la présidente de la LFP, Nathalie Boy de la Tour. Les droits pour la période 2016-2020 s’élevaient à 762 millions d’euros. L’appel d’offres consacre l’arrivée d’un nouvel acteur, le groupe de médias espagnol Mediapro, qui obtient les principaux « lots » mis aux enchères.
En revanche, le diffuseur historique de la Ligue 1, Canal+, « n’est plus attributaire d’aucun lot » bien qu’il ait fait des offres « sur chacun des sept lots » mis en vente, a précisé le directeur général de la LFP, Didier Quillot, rappelant qu’il est « partenaire du football français depuis 1984 et le restera jusqu’en 2020 ».

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De nombreuses interrogations ont, toutefois, été soulevées en conférence de presse, concernant Mediapro et les garanties que le groupe espagnol avait présentées. Début mai, la justice italienne a, en effet, suspendu l’offre que le groupe avait formulée sur les droits télé de la Serie A, le championnat italien, estimant que la proposition du groupe espagnol avait été faite en violation des lois italiennes.
Le directeur général de la LFP, Didier Quillot, s’est montré rassurant, affirmant que le cahier des charges de l’appel d’offres n’était « pas complètement clair » en Italie, contrairement à celui concocté par l’instance française.
Des accords de sous-licence envisagés
De source proche du dossier, certains diffuseurs traditionnels envisagent des accords de sous-licence avec les détenteurs majoritaires des droits pour récupérer au moins en partie certains lots.
Didier Quillot a d’ailleurs précisé mardi que « Mediapro peut sous-licencier ou pas, c’est à sa discrétion, car c’était prévu dans l’appel d’offres ». « Ce qui nous a été remis de la part de Mediapro, c’est le projet d’une chaîne éditoriale avec de nombreux matchs et c’est pourquoi ils ont fait des offres sur de nombreux lots. » 
Dans un communiqué, le groupe Canal+ affirme ainsi qu’il « examinera les possibilités de sous-licence qui sont prévues et autorisées par le règlement de l’appel d’offres ». Et il précise qu’il « explorera les partenariats éventuels avec les détenteurs de droits sportifs premium ».
De leur côté, les présidents de club se sont félicités de cette nouvelle manne financière pour les années à venir. « C’est une façon pour le foot français de rattraper une partie de son retard, s’est réjoui le président de l’Olympique de Marseille, Jacques-Henri Eyraud. Les efforts qui sont faits par les nouveaux propriétaires et les investisseurs sont récompensés. »
« On va pouvoir se renforcer, se doter d’infrastructures pour ceux qui ne l’ont pas fait, prendre peut-être un peu plus de risques sur la partie joueurs et sur la partie centre de formation », a, de son côté, expliqué Jean-Michel Aulas, patron de l’Olympique lyonnais.
BeIN Sports n’obtient qu’un seul lot
Dans le détail, le lot nº 1, qui comprend notamment les dix plus belles affiches de la saison et l’affiche du dimanche à 21 heures, et le lot nº 2, qui comprend les matchs du vendredi à 21 heures et du samedi à 17 heures, ont été attribués à Mediapro. Les chaînes qataries beIN Sports, qui diffusent déjà le championnat français de football, ont obtenu un seul lot, tandis qu’un autre pack a été attribué à l’opérateur Free (Iliad). Comme Canal+, SFR, l’opérateur contrôlé par Altice, n’a obtenu aucun lot.
Deux lots de moindre importance n’ont pas été attribués, car « le prix de réserve » fixé par la LFP n’a pas été atteint, et seront remis en vente « avant la fin de l’année 2018 », a encore précisé la LFP.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤ Le jeune Malien a sauvé un enfant en escaladant les quatre étages de l’immeuble où il était accroché. Le président l’a reçu à l’Elysée et permis la régularisation de sa situation.
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Derrière l’héroïsation de Mamoudou Gassama, la presse souligne la « bonne conscience » de l’Etat

Le jeune Malien a sauvé un enfant en escaladant les quatre étages de l’immeuble où il était accroché. Le président l’a reçu à l’Elysée et permis la régularisation de sa situation.



Le Monde
 |    29.05.2018 à 16h43
 • Mis à jour le
29.05.2018 à 17h12
   





                        



   


Une pluie d’hommages officiels, de sourires et de compliments. Depuis qu’il a sauvé la vie d’un enfant de 4 ans, samedi 26 mai, en escaladant à toute vitesse quatre étages d’un immeuble parisien, Mamoudou Gassama a changé de statut. Le jeune homme sans papiers de 22 ans, arrivé en France en septembre, a été propulsé héros national, et sa situation régularisée dans la foulée. « Bravo ! Vous êtes devenu un exemple, l’a félicité Emmanuel Macron, en le recevant à l’Elysée. Il est normal que la nation soit reconnaissante. »
La presse se fait largement l’écho, mardi 29 mai, de l’histoire de ce Malien, dont l’exploit filmé par des passants a été vu plusieurs millions de fois.

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Le Figaro rappelle qu’il « revient de loin ». Originaire de Kayes, dans le sud-ouest du Mali, Mamoudou Gassama a quitté son pays en 2013 pour tenter de rejoindre l’Europe. Il a traversé le Burkina Faso, le Niger, puis la Libye, où il a « beaucoup souffert » : « On nous a attrapés, frappés, mais je ne me suis pas découragé », a-t-il raconté.
Depuis son arrivée en France, il avait un « travail au noir dans le bâtiment », selon son frère, et logeait dans une chambre de quinze mètres carrés dans un foyer, à Montreuil-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).
« C’est désormais le poids du symbole qui pèse sur les épaules de Mamoudou Gassama, pas le plus simple à porter », note le quotidien conservateur, pour qui Emmanuel Macron « a décidé de faire de cet acte [le sauvetage] un outil de communication politique », axée sur « la reconstruction d’un héroïsme politique (…) pour atteindre ce qui est décrit comme impossible », selon les propres mots du président.
Son cas s’invite dans le débat tendu sur les migrants
L’histoire extraordinaire du jeune Malien a dépassé les frontières. Le Guardian s’est aussi fait l’écho du sauvetage hors norme de « Spiderman ». De son côté, le New York Times a constaté que « soudain, un acte de courage individuel et de débrouillardise s’est invité dans le débat tendu et polarisé de l’Europe sur les étrangers, les immigrants et les réfugiés ».
« Aux migrants extraordinaires, la patrie reconnaissante. Et les autres ? », s’interroge pour sa part Libération. « Derrière la dictature de l’émotion choisie, derrière la belle histoire déculpabilisante, derrière la leçon d’humanisme, que reste-t-il ? Que dalle. Cachez cette lèpre sans visage que la France ne saurait voir », s’indigne le quotidien de gauche dans son éditorial. « Seuls les plus forts obtiennent le sésame [la régularisation]. Pour les autres, vous serez confinés sur un bout de trottoir, rongés par le désespoir, l’ennui et la tristesse », conclut-il.
Dans la même veine, Slate titre sur « La régularisation de Mamoudou Gassama, bonne conscience d’un Etat qui durcit sa politique anti-migrants ». « Il semble qu’il faille se conduire en héros pour être digne de devenir français », observe le magazine en ligne. Les autres migrants, « qui quittent leur terre pour risquer les passeurs, la torture, l’escroquerie et la mort, qui se lèvent de leurs villages en dépit de mille peurs, pour venir chez nous en dépit de nous, valent-ils moins que Mamoudou Gassama ? », feint de s’interroger le site.

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Le quotidien régional L’Union fustige une « récupération politique » et une « mise en scène que le jeune homme n’a pas demandée et qu’il n’aurait pas imaginée ». « Encenser le sauveteur pour revenir au plus vite au choc des idées et des postures est déplaisant, ajoute-t-il. N’oublions pas aussi, ces gestes méritants d’un bout à l’autre du pays qui passent souvent inaperçus mais procèdent de la même humanité et du même désintéressement. »
La Charente libre explique qu’avec Mamoudou Gassama, « la République tient là un nouveau héros, au même titre que le gendarme Arnaud Beltrame, égorgé il y a deux mois en sauvant une femme des griffes d’un terroriste à Trèbes ».
« Il y a des millions de Mamoudou », rappelle, quant à lui, Le Courrier picard. « Macron goûte assez, comme le faisait Sarkozy, d’explorer les solutions aux problèmes du monde avec les grands de la planète. Qu’il se saisisse enfin du dossier des migrants grâce à Mamoudou », suggère le quotidien régional.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ A 80 ans, Charles Edelstenne prend les commandes de la holding familiale. Il aura pour mission d’éviter toute secousse au sein d’un groupe stratégique pour l’industrie française et la défense nationale.
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Mort de Serge Dassault  : une succession sous surveillance

A 80 ans, Charles Edelstenne prend les commandes de la holding familiale. Il aura pour mission d’éviter toute secousse au sein d’un groupe stratégique pour l’industrie française et la défense nationale.



Le Monde
 |    29.05.2018 à 11h13
 • Mis à jour le
29.05.2018 à 13h23
    |

            Isabelle Chaperon et 
Dominique Gallois








                        



                                


                            

Du premier au dernier jour, la vie de Serge Dassault aura été placée sous le signe des aéronefs. L’industriel français de 93 ans, fils du fondateur du groupe Dassault, est décédé lundi 28 mai alors que s’ouvrait le salon Ebace de Genève consacré à l’aviation d’affaires. C’est là que Charles Edelstenne, son bras droit, a appris sa disparition.
A 80 ans, ce dernier se retrouve de facto aux commandes d’un empire familial présent dans l’aéronautique à travers Dassault Aviation (Rafale, Falcon), l’édition de logiciels (Dassault Systèmes), les médias (Le Figaro), en passant par les vignobles (Château Dassault) et les ventes aux enchères (Artcurial). Sa mission : éviter toute secousse au sein d’un groupe stratégique pour l’industrie française et la défense nationale.
Jusqu’au bout, l’ancien sénateur a tenu à travailler. Il a été victime d’une défaillance cardiaque dans son bureau du rond-point des Champs-Elysées. Le 8 mars, il assistait encore à la présentation des résultats annuels de l’avionneur sur la péniche ancrée face au siège de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine). L’âge avançant, il avait toutefois organisé, voilà quatre ans, en juillet 2014, le processus de sa succession.
Le plus Dassault de tous les Dassault
Il avait alors désigné Charles Edelstenne pour le remplacer « automatiquement », et ce « en cas de vacance de la présidence de GIMD [Groupe industriel Marcel Dassault, la holding du groupe] pour quelque motif que ce soit ». Serge Dassault ne s’en cachait pas. Il ne se voyait pas passer la main à l’un de ses quatre enfants. Pas même à Olivier, même si le député de l’Oise en rêvait, d’autant plus que son grand-père Marcel l’aurait bien propulsé à la tête du groupe plutôt que d’y introniser son fils Serge. Exclus aussi Laurent, Thierry ou Marie-Hélène.

Après Marcel et Serge, la succession familiale s’annonce délicate alors que ce groupe a fêté en 2017 son premier siècle d’existence. Et l’homme-clé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤ L’industriel s’intéressait de près à la ligne éditoriale du quotidien et n’hésitait pas à afficher ses convictions, ce qui provoquait parfois des tensions avec la rédaction.
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Avec la mort de Serge Dassault, « Le Figaro » tourne la page d’un patron très présent

L’industriel s’intéressait de près à la ligne éditoriale du quotidien et n’hésitait pas à afficher ses convictions, ce qui provoquait parfois des tensions avec la rédaction.



Le Monde
 |    29.05.2018 à 10h55
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



   


Sans Serge Dassault, que va devenir Le Figaro ? Lundi 28 mai, la mort de l’industriel, qui avait racheté le journal au groupe Robert Hersant en 2004, ne semble pas inquiéter en interne. Le maintien de la branche médias, Groupe Figaro, au sein de la holding familiale Groupe Industriel Marcel Dassault, ne fait pas de doute. La relative sérénité est aussi due à la bonne santé du journal : 34 millions d’euros de résultat en 2017, pour 550 millions de chiffre d’affaires.
« Serge Dassault aimait “Le Figaro”. Il avait la conviction que le journal devait être fort économiquement pour pouvoir être influent et porter ses valeurs. Car c’était un entrepreneur avant tout, témoigne Marc Feuillée, le directeur général du groupe. Une grande partie de la réussite actuelle du “Figaro” est la sienne : il a décidé d’investir dans le journal, de le moderniser et de construire un groupe autour. Cela protège le titre. »

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Aujourd’hui, le quotidien ne représente que 20 % de l’activité du groupe : Le Figaro a revendu le Groupe L’Express en 2006, mais a beaucoup développé le numérique puis racheté le groupe CCM Benchmark en 2015. Il possède aujourd’hui plusieurs titres et services thématiques : L’Internaute, JDN, Le Particulier, Jours de France…
Toutefois, Le Figaro tourne la page d’un patron très présent, qui ne cachait pas qu’il s’intéressait à l’éditorial et avait des convictions. Les « journaux doivent diffuser des idées saines », « pas de la désinformation », avait-il dit dans une intervention sur France Inter, en décembre 2004, ajoutant : « Les idées de gauche ne sont pas des idées saines. Nous sommes en train de crever à cause des idées de gauche qui continuent. »
Rituel des vœux
Les débuts sont marqués par une série de tensions avec la rédaction, notamment à la suite d’un article sur la visite en France du président algérien Abdelaziz Bouteflika dans lequel un passage mentionnant un contrat de vente d’avions Rafale avait été censuré.
Recevant la société des rédacteurs (SDR), il avait jugé « qu’il y a quelquefois des informations qui nécessitent beaucoup de précautions », citant les « contrats en cours de négociation ». « Il y a des informations qui font plus de mal que de bien. »

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Quand Etienne Mougeotte était directeur du Figaro, la SDR s’était plainte de la proximité du journal avec Nicolas Sarkozy, qui a salué lundi la mort d’un « ami ». En février 2012, les journalistes avaient voté une motion rappelant que leur « journal d’opinion n’est pas le bulletin d’un parti, d’un gouvernement ou d’un président de la République ». Pour traiter des affaires judiciaires dans lesquelles était impliqué le propriétaire du Figaro, un modus vivendi avait été trouvé : des comptes rendus factuels étaient publiés.
Une fois par an, Serge Dassault s’invitait même dans les pages, pour ses vœux devenus un rituel. Il y fustigeait la dette, les 35 heures, le nombre de fonctionnaires… Ceux de cette année saluaient l’élection d’Emmanuel Macron, alors que la direction de son journal avait soutenu le candidat de la droite, François Fillon, pendant la présidentielle de 2017. « Dans l’intérêt de la France, qui doit rester notre seule boussole, on ne peut que souhaiter sa réussite », écrivait-il. Un souhait mêlant conviction et pragmatisme.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤ Le média vidéo français, dont l’audience provient essentiellement de Facebook, s’est lancé avec succès aux Etats-Unis et en Inde.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 28/05/2018
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Brut, entre le succès à l’étranger et la dépendance à Facebook

Le média vidéo français, dont l’audience provient essentiellement de Facebook, s’est lancé avec succès aux Etats-Unis et en Inde.



Le Monde
 |    29.05.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
29.05.2018 à 12h05
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                            Yassine El Azzaz








                        



                                


                            
Ecologie, féminisme, lutte contre l’homophobie ou accueil des migrants, la ligne éditoriale de Brut se veut progressiste. Et les audiences suivent. Qu’elles mettent en scène l’intervention d’un politique, le témoignage d’un simple citoyen ou le parcours atypique d’une célébrité people, les vidéos réalisées par sa cinquantaine de journalistes, qui sont exclusivement publiées sur les réseaux sociaux, dépassent très souvent le million de vues.
Parmi tous les médias français, ses vidéos sont celles qui génèrent le plus de « like », de commentaires et de partages sur Facebook. Brut revendique ainsi 400 millions de visionnages par mois. Une audience qui permet à la jeune société d’engranger des recettes publicitaires, de viser l’équilibre financier « à la fin de l’exercice 2018 », selon les prévisions de son PDG, Guillaume Lacroix, l’un de ses cofondateurs, et de lever des fonds. Brut finalise actuellement un premier tour de table de 10 millions d’euros, un autre sera organisé dans les prochains mois.
Le choix de publier uniquement sur les réseaux sociaux structure de fait le format des vidéos réalisées. « Nous faisons une attention particulière aux usages de consommation de nos vidéos en nous adaptant en permanence », explique Laurent Lucas, directeur des rédactions.
Modèle économique hybride
Les vidéos, brèves, poignantes, souvent filmées en gros plan, captent l’attention avec une efficacité certaine. Au risque de céder aux facilités du pathos et de l’indignation permanente ? « Dans cette critique qui nous est faite, il y a une erreur dans l’analyse. A la télévision, il y a de l’information de qualité et de la télé-réalité. Sur les réseaux sociaux, c’est la même chose, on peut trouver de tout. Quand on regarde le fil d’actualité de Brut, il y a aussi du sens, au-delà de l’émotion », rétorque M. Lucas.
Brut diffusant ses contenus gratuitement, son modèle économique est hybride. Un premier tiers de...




                        

                        

