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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Le 10 avril 2015 à Fosses (Val-d’Oise), Aymen, Tunisien arrivé en France en 2013, a sauvé deux enfants enfermés dans la chambre d’un appartement en proie aux flammes.
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Après l’histoire de Mamoudou Gassama, un sans-papiers de 25 ans menacé d’expulsion questionne « la hiérarchie des actes de bravoure »

Le 10 avril 2015 à Fosses (Val-d’Oise), Aymen, Tunisien arrivé en France en 2013, a sauvé deux enfants enfermés dans la chambre d’un appartement en proie aux flammes.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 18h46
   





                        



Parfois – souvent, même – l’actualité semble bégayer. Il y a comme de l’écho, mais la petite musique est un peu différente. Et le décalage souligne plus âprement encore le cynisme d’une société.
D’un côté, il y a la lumière. La machine médiatique qui s’emballe à l’idée d’avoir trouvé un héros. Parce que c’était un jour de morne actualité, parce que des témoins étaient là pour filmer, Mamoudou Gassama, en sauvant spectaculairement un enfant de 4 ans suspendu dans le vide, s’est fait remarquer jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. Reçu par Emmanuel Macron à l’Elysée, lundi 28 mai, le jeune migrant malien de 22 ans, va accéder à la naturalisation française et intégrer le service civique des sapeurs-pompiers de Paris.

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De l’autre, il y a celui resté dans l’ombre. L’histoire d’Aymen, sans-papiers de 25 ans arrivé en France en 2013, racontée dimanche 3 juin par Le Parisien. Le 10 avril 2015 à Fosses (Val-d’Oise), ce Tunisien a sauvé, en compagnie de deux amis, deux enfants enfermés dans la chambre d’un appartement en proie aux flammes. C’est la mère des deux garçons, âgés de dix-neuf mois et cinq ans, qui avaient appelé à l’aide.
« Quelle malchance de ne pas avoir été filmé »
« Nous sommes montés tout de suite pour chercher les enfants. Nous les avons trouvés tout de suite, dans la chambre. Ils étaient restés ensemble », témoigne Aymen au quotidien. Les trois sauveurs repartent aussitôt, et ne referont surface qu’après un appel à témoins lancé par la mère pour les retrouver. Trois semaines après leur acte, le maire de Fosses leur remet une médaille de la ville pour « acte de bravoure ».

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Mais deux ans plus tard, le jeune homme, diplômé d’informatique, est sous le coup d’un refus de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Une décision prise et confirmée par le préfet du Val-d’Oise, malgré la demande du maire de Fosses d’obtenir une dérogation auprès des services de l’Etat, rappelant le geste héroïque d’Aymen.
Comment ne pas établir de liens entre ces destins ? Ne pas voir l’ironie d’une société qui choisit une poignée de héros pour mieux rejeter la masse des autres ? L’avocate d’Aymen, Philippine Parastatis, demande l’annulation de la décision du préfet. « Je lance un appel au président de la République afin d’être reçue et pour qu’il m’explique comment hiérarchiser les actes de bravoure », ajoute-t-elle dans les colonnes du Parisien.
« Faut-il considérer que sauver un bébé en escaladant un immeuble est plus héroïque que braver les flammes pour sauver deux enfants ? Quelle malchance de ne pas avoir été filmé. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Au retour des vacances de la Toussaint, les élèves des six écoles élémentaires de cette ville de Seine-et-Marne pourront porter un uniforme, après un vote favorable d’une majorité des parents d’élèves de la commune.
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A Provins, les parents d’élèves votent pour l’uniforme à l’école élémentaire, mais sans obligation

Au retour des vacances de la Toussaint, les élèves des six écoles élémentaires de cette ville de Seine-et-Marne pourront porter un uniforme, après un vote favorable d’une majorité des parents d’élèves de la commune.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 17h04
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 17h50
   





                        


Les quatre polos seront bleus avec une « devise républicaine », les deux pulls bleu ciel, la veste sweat-shirt bleu marine, tout comme les deux pantalons, le bermuda et la jupe. Au retour des vacances de la Toussaint, les élèves des six écoles élémentaires de la ville de Provins (Seine-et-Marne) pourront porter un uniforme, après un vote en ce sens d’une majorité des parents d’élèves de la commune.
Organisée à l’initiative de la mairie (Les Républicains), la consultation, qui s’est achevée samedi 2 juin, a été approuvée par plus de 62 % des parents – soit 376 votants sur 609 familles concernées. Au total, 759 élèves du CP au CM2 sont potentiellement concernés par le port, non obligatoire, de l’uniforme.
145 euros les dix pièces
La mairie va lancer un appel d’offres pour la fabrication du trousseau de dix pièces qui coûtera « au maximum » 145 euros aux familles. Le coût sera divisé par deux à partir du deuxième enfant et la Caisse centrale d’activités sociales (CCAS) pourra subvenir aux familles qui en ont besoin, a précisé l’édile.
Le maire avait lancé cette idée en janvier après que le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, s’est prononcé en faveur du port de l’uniforme dans les écoles qui le souhaitent, suscitant alors les critiques de certains syndicats. Le ministre « entretient le fantasme d’un âge d’or de l’école qui n’a jamais existé », avait ainsi déclaré Francette Popineau, du SNUIpp, premier syndicat dans le primaire.

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« C’est un enjeu d’égalité »
Face notamment à l’importance de la mode et vêtements de marques que tous les jeunes ne peuvent pas se payer, l’uniforme « peut être une réponse mais je n’en fais pas l’alpha et l’oméga d’une politique éducative », a répété Jean-Michel Blanquer dimanche 3 juin sur BFM-TV, excluant une telle mesure au niveau national.
« Dans certains cas, ça peut être utile mais ça ne peut marcher que s’il y a un certain consensus, ou une forte majorité, au niveau local. (...) C’est un enjeu d’égalité. »
Déplorant l’opposition à cette mesure « de personnes dont le métier est de créer du clivage », le ministre a estimé que « c’est un sujet qu’il faut dépassionner, regarder de manière concrète et qui peut être très positif ».

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Pour le maire Olivier Lavenka, le port de l’uniforme est « propice au climat scolaire », « donne une belle image de la communauté éducative et des élèves eux-mêmes » et est « un très beau vecteur d’intégration républicaine ». Pour lui, « tout ce qui va dans le sens de mettre en lumière ce qui rassemble les écoliers, plutôt que ce qui les différencie, est une bonne chose ».
Reste que, même localement, la mesure n’a pas fait l’unanimité. Parmi les parents, mais aussi parmi les enfants. « C’est nul, c’est comme si on remontait en arrière. On est en 2018, on n’est pas en 1900 je sais pas combien », a ainsi réagi une petite fille au micro de Franceinfo, samedi soir.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ L’avocat de l’ancien président, Thierry Herzog, a saisi la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris pour demander l’annulation de la mise en examen de son client.
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Financement libyen : la stratégie de défense de Nicolas Sarkozy

L’avocat de l’ancien président, Thierry Herzog, a saisi la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris pour demander l’annulation de la mise en examen de son client.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 15h24
   





                        



   


Le camp Sarkozy mise sur de possibles vices de procédure pour contester la mise en examen de l’ancien président, prononcée le 21 mars pour « corruption passive », « financement illégal de campagne électorale » et « recel de détournement de fonds publics libyens ». Dans une note de 48 pages dont fait état, dimanche 3 juin, Le Journal du dimanche (JDD), l’avocat de l’ancien président demande l’invalidation de cette mise en examen.
Selon l’hebdomadaire, Me Thierry Herzog a saisi mercredi la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris pour réclamer la nullité de cette mise en examen. Dans son recours, l’avocat recense des manquements d’une « particulière gravité » qui justifient, selon lui, la suspension de l’enquête jusqu’à l’arrêt de la cour d’appel.

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Plusieurs motifs d’annulation, selon Thierry Herzog
La mise en examen pour corruption portant sur la période 2005-2011, Me Herzog estime que les juges n’avaient pas le droit de se saisir de ces faits compte tenu des fonctions exécutives de M. Sarkozy, ministre de l’intérieur jusqu’en 2007 puis président jusqu’en 2012. Il attire l’attention sur le fait que c’est la Cour de justice de la République qui est compétente pour la période 2005-2007 lors de laquelle M. Sarkozy était au gouvernement.
Concernant le détournement de fonds publics, l’avocat affirme que de telles poursuites ne sont pas permises en France pour des fonds étrangers. Enfin, Me Herzog assure que les juges n’ont pas été valablement saisis des faits de financement illégal de campagne, relevés par les policiers dans un rapport en 2017 qui réclamait au parquet national financier d’élargir le périmètre de l’enquête.
Ce dernier volet du dossier a valu au député LR Eric Woerth d’être mis en examen mardi pour la circulation d’espèces non déclarées lors de la campagne de 2007, dont il était le trésorier. Les juges font un lien entre ces sommes et celles qui auraient été versées au camp Sarkozy par le régime de Mouammar Kadhafi, comme l’affirment d’anciens dignitaires libyens et le porteur de valises Ziad Takieddine, lui-même mis en examen dans le cadre de cette information judiciaire ouverte en avril 2013.
Nicolas Sarkozy a toujours vigoureusement contesté avoir reçu des fonds de Kadhafi, chassé du pouvoir et tué en 2011. Au lendemain de sa mise en examen, l’ancien président a tenu à se défendre au journal télévisé de TF1, non sans s’arranger avec certains faits. Son ancien bras droit, Claude Guéant, est également mis en examen dans ce dossier tentaculaire.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Aux Etats-Unis, la gestation pour autrui est depuis longtemps un thème récurrent dans les séries, les sitcoms ou les soap operas. Pourquoi n’est-ce pas le cas en France ?
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La bioéthique, c’est aussi cathodique

Aux Etats-Unis, la gestation pour autrui est depuis longtemps un thème récurrent dans les séries, les sitcoms ou les soap operas. Pourquoi n’est-ce pas le cas en France ?



Le Monde
 |    03.06.2018 à 12h30
    |

                            Marion Dupont








                        



                                


                            

Le 8 octobre 1998, pour le centième épisode de la sitcom Friends, le personnage de Phoebe Buffay – l’une des six amis autour de qui tourne la ­série – donnait naissance à des triplés. L’événement n’aurait rien de bien sensationnel si la jeune femme n’avait mis ces triplés au monde en tant que mère porteuse pour son demi-frère… Il y a vingt ans déjà, les spectateurs américains suivirent ainsi pendant près de six mois, tantôt hilares, tantôt émus, la trame narrative de la grossesse de Phoebe, depuis son insémination (quasiment dépeinte à l’écran) jusqu’à la célèbre scène des adieux aux trois bébés, traitée sur le ton humoristique qui a fait le succès international de la série.
Cas limites
La gestation pour autrui (GPA) présente dès les années 1990, dans une série grand public diffusée sur NBC, l’une des plus grandes chaînes nationales ? En France, où le sujet reste controversé, cela a de quoi étonner. A bien y regarder, la thématique est pourtant très répandue outre-Atlantique : si les séries médicales et judiciaires américaines ont largement utilisé la GPA comme motif permettant d’explorer les cas limites que présente la société, cette thématique est également récurrente dans les sitcoms et les soap operas.
D’où vient cette décontraction ? L’historienne Marjolaine Boutet, spécialiste de la culture populaire américaine, ­insiste en premier lieu sur des différences culturelles. « L’approche du corps et du vivant est beaucoup plus libérale aux Etats-Unis qu’en France. La déconnexion entre la grossesse et la parentalité, basée sur une culture du contrat, s’est ainsi faite de façon assez simple, y compris dans les milieux chrétiens. »
Autre raison de la forte présence de la GPA dans les séries : la relative banalité de son usage de l’autre côté du petit écran. « La sphère people, qui a de l’argent, a régulièrement recours aux mères porteuses. De Kim Kardashian à ­Sarah Jessica Parker, la pratique s’est répandue,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Selon « Le Journal du dimanche », le parquet de Bordeaux a ouvert une enquête préliminaire à la suite d’une plainte déposée par l’ancienne avocate Yael Mellul.
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Bertrand Cantat visé par une plainte concernant la mort de sa femme Krisztina Rady

Selon « Le Journal du dimanche », le parquet de Bordeaux a ouvert une enquête préliminaire à la suite d’une plainte déposée par l’ancienne avocate Yael Mellul.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 12h29
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 16h56
   





                        



   


Le parquet de Bordeaux a ouvert une enquête préliminaire à la suite d’une plainte pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner » déposée à la fin de mai par Yael Mellul, présidente de l’association féministe Femme et libre, fait savoir Le Journal du dimanche (JDD), dimanche 3 juin. Au début de janvier, Yael Mellul avait dénoncé au parquet le rôle qu’aurait, selon elle, joué le comportement violent du chanteur dans le suicide de Krisztina Rady, retrouvée pendue en janvier 2010 à son domicile de Bordeaux.
A la suite de ce signalement, Mme Mellul a été entendue le 23 mai par la police. « Durant quatre heures et demie, les enquêteurs m’ont interrogée sur les éléments dont j’avais connaissance. (…) On m’a notamment demandé au nom de quoi, si les ex-membres de Noir Désir avaient menti lors de l’ouverture de l’enquête, diraient-ils aujourd’hui la vérité ? J’ai expliqué que, dans un contexte de libération de la parole, le moment était aussi venu pour eux de libérer leur conscience. A l’issue de l’audition, les enquêteurs m’ont proposé de déposer plainte, ce que j’ai fait », a-t-elle déclaré au JDD.
Interrogé dimanche par l’Agence France-Presse, l’avocat de Bertrand Cantat, Me Antonin Lévy, a assuré ne pas pouvoir confirmer une telle réouverture de l’enquête. « Bertrand Cantat demande depuis des semaines à être enfin entendu, a-t-il ajouté. Cette énième plainte est fondée sur des mensonges et sera classée sans suite, comme toutes les précédentes. »
La responsabilité de Bertrand Cantat, auditionné par la police judiciaire après la mort de Krisztina Rady, avait été écartée, l’autopsie ayant confirmé le suicide par pendaison. Ce suicide a déjà fait l’objet de deux enquêtes et les parents de Krisztina Rady notamment sont hostiles à la démarche de Mme Mellul.
Cantat a été condamné à huit ans d’emprisonnement par la justice lituanienne pour avoir tué sa compagne, la comédienne Marie Trintignant, en 2003 à Vilnius, en lui portant de multiples coups. Transféré à la prison de Toulouse, il a été libéré en octobre 2007 pour bonne conduite, obtenant une liberté conditionnelle.
Le chanteur est programmé le 7 juin au Zénith de Paris après avoir dû faire face à l’annulation de ses concerts à l’Olympia en raison de « risques de trouble à l’ordre public ».

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Retour en chiffres sur les difficultés de la Seine-Saint-Denis, après la présentation à l’Assemblée nationale, jeudi 31 mai, du rapport parlementaire d’évaluation de l’action de la puissance publique dans ce département.
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La faillite de l’Etat en Seine-Saint-Denis

Retour en chiffres sur les difficultés de la Seine-Saint-Denis, après la présentation à l’Assemblée nationale, jeudi 31 mai, du rapport parlementaire d’évaluation de l’action de la puissance publique dans ce département.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 10h35
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 10h50
    |

                            Mathilde Costil et 
Sylvie Gittus








                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ La date du 3 juin était encore libre. L’ONU y a instauré une « journée mondiale pour le vélo », par consensus entre les 193 pays membres. En France, de nombreux événements sont organisés ce dimanche.
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<article-nb="2018/06/03/19-8">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ A Calais, des hommes et des femmes témoignent des traces profondes dans leur propre existence que laisse leur présence auprès d’exilés. Elles nécessitent parfois qu’ils soient aidés à leur tour.
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Bénévole auprès de migrants : une expérience « intense » mais qui peut devenir « dévorante »

A Calais, des hommes et des femmes témoignent des traces profondes dans leur propre existence que laisse leur présence auprès d’exilés. Elles nécessitent parfois qu’ils soient aidés à leur tour.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 08h32
    |

            Anne Guillard








                        



                                


                            

Transformés. Mais aussi, souvent, « affectés ». Qu’ils soient jeunes ou moins jeunes, actifs ou retraités, habitants de la région ou non, les bénévoles qui viennent en aide aux migrants toujours présents dans le Calaisis témoignent d’une expérience « intense », comme le dit Julia, 25 ans, étudiante italienne en coopération internationale, venue prêter main-forte à l’association historique Salam. Cette prise en charge de la douleur des autres n’est pas cependant sans impact sur ces bénévoles. Face à l’urgence du terrain, elle peut s’avérer dévorante et engendrer, dans certains cas, une souffrance personnelle. Dont il peut être difficile de se défaire, car celle-ci est souvent tue.
« On n’est pas habitués à être confrontés à autant de violences », raconte Mathilde, 26 ans, arrivée de Paris pour trois mois, en novembre 2017, à l’Auberge des migrants, à l’issue de ses études pour être avocate, et qui est « toujours là sept mois après ». Venue « avec son bon cœur », la jeune femme, qui accompagne les migrants dans les services de soins, dit avoir « du mal à parler » de son expérience avec ses proches, qui pourtant soutiennent son action — ce qui est loin d’être toujours le cas.
« J’étais le week-end dernier en Italie, mais j’avais la tête ici ! », témoigne Julia avec une émotion palpable, expliquant qu’elle a eu du mal à se retrouver seule, repensant sans cesse à « ces jeunes Afghans de 12-13 ans sans leurs parents » ou « aux démantèlements quotidiens des campements » informels par les forces de l’ordre.
« Troubles du sommeil, stress, tension »
Pour le Collectif d’accompagnement et de soutien aux bénévoles et associations (Casba), qui réunit une dizaine de psychologues, psychiatres et internes en psychiatrie :
« De vrais signes de souffrance, comme des troubles du sommeil, un stress latent et important, une tension permanente...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Comment ça, « les hommes se tapent tout le boulot » ? Position, lubrification, caresses… La palette des compétences féminines en la matière est infinie, nous rappelle Maïa Mazaurette, chroniqueuse pour « La Matinale » du « Monde ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 02/06/2018
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Pénétration vaginale : mesdames, prenez votre plaisir en main

Comment ça, « les hommes se tapent tout le boulot » ? Position, lubrification, caresses… La palette des compétences féminines en la matière est infinie, nous rappelle Maïa Mazaurette, chroniqueuse pour « La Matinale » du « Monde ».



Le Monde
 |    03.06.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 12h17
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                            Maïa Mazaurette








                        



   


Marie, couche-toi là. Passive. Etoile de mer. Bonne à regarder le plafond. Ah, ça, les femmes ont le beau rôle ! Il leur suffit d’écarter les jambes. Aucune initiative, aucune pression. Ne déchargeant pas, elles ne sont pas en charge – le rapport sexuel est une chose qui leur arrive, point barre, fin de l’histoire. Ah bon ? De l’autre côté du saint pénis, le son de cloche diffère.
Parmi les compétences sexuelles féminines spécifiquement liées à la pénétration vaginale, commençons par mentionner la plus évidente : celle qui consiste à se donner un orgasme. Car sans vouloir blesser le narcissisme des tenants de la théorie des « hommes qui se tapent tout le boulot », rappelons que le coulissement du pénis dans un vagin n’est pas la méthode idéale pour propulser la femelle humaine au septième ciel. Si votre étoile de mer personnelle se caresse pendant la pénétration, ou contracte ses muscles, ou utilise l’hyperventilation, ou choisit une position permettant la stimulation du gland du clitoris… c’est qu’elle se tape déjà sa part du boulot.
Cette première mise au point opérée, passons aux autres compétences féminines passées sous silence. Et commençons avec une pente glissante, puisque même le missionnaire le plus basique requiert un minimum de lubrification – du moins si on aime son petit confort (ceux qui n’aiment pas le confort sont priés de retourner manger des clous rouillés). Cette lubrification vaginale peut s’opérer de manière pulsionnelle, parce que le partenaire porte une jupette de gladiateur, parce que ce dernier donne sa langue au chat, ou parce qu’il est 13 h 44. Le reste du temps, notamment quand la routine de couple est installée, c’est sur la femme que repose la responsabilité de cette lubrification, volontiers mise à mal par des galipettes trop rapides, des changements hormonaux post-grossesse, ou des situations stressantes.

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Le sujet est d’autant plus crucial qu’un cercle vicieux peut s’installer : des rapports douloureux, créant une anxiété, diminuant les sécrétions, entraînant d’autres rapports douloureux. Après la ménopause, ça se complique : la sécheresse vaginale est un problème pour la moitié des femmes (Université de San Francisco, 2011). Rappelons donc les basiques : on garde sa plaquette de beurre pour préparer le kouign-amann et on demande au pharmacien un gel adapté (à base d’eau pour une utilisation avec des préservatifs ou des jouets, à base de silicone pour des plaisirs peau contre peau).
Responsabilité de limiter la casse
La compétence féminine va également jouer un rôle crucial dans le choix des positions, d’autant que dans le cadre d’une culture persistant à valoriser les à-coups bourrins (« Je vais lui casser les pattes arrière, elle ne pourra plus s’asseoir »), c’est aux femmes qu’incombe la responsabilité de limiter la casse. Ce souci les place automatiquement en charge de la profondeur des pénétrations… sachant qu’on peut être gourmande ou douillette. Ainsi, pour compenser un petit pénis, l’amante expérimentée choisira des positions à pénétration profonde (Andromaque, levrette) ou proposera une sodomie.
Le cas des gros formats offre des variétés intéressantes de compensation : on peut opter pour des positions où les cuisses ou les fesses bloquent partiellement l’accès au vagin, comme le missionnaire ou les petites cuillers, ou se concentrer sur les pages du Kamasutra permettant de garder le contrôle (comme l’Andromaque, une fois encore). Une autre stratégie consiste à poser sa main sur le pubis du partenaire, ou carrément autour de la base du pénis, pour interdire une introduction complète.
Les paresseuses préféreront impressionner leur partenaire sans transpirer, avec leurs mains
Une fois la pénétration enclenchée, peut-on se reposer sur ses lauriers ? Pas nécessairement. L’amante participative peut changer complètement la donne en utilisant sa musculation vaginale ou ses mains. Dans le premier cas, pas de miracle, il faut un périnée en béton, donc de l’entraînement, donc des efforts, du sang et de la sueur (bon, d’accord, le sang n’est pas absolument nécessaire). Des tonnes d’objets et de techniques spécialisées sont disponibles en ligne. Trop de boulot ? On ne vous le fait pas dire. Mais, outre la satisfaction du mâle, les orgasmes sont plus intenses… ça peut se tenter !

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Les paresseuses préféreront cependant impressionner leur partenaire sans transpirer, avec leurs mains. Comment faire ? Même si toutes les positions permettent un accès manuel aux parties génitales, c’est clairement quand la femme est au-dessus que les contorsions sont les plus aisées. La fière Andromaque peut ainsi masturber la base du pénis pendant la pénétration. Elle peut masser les testicules, les tirer légèrement, les enserrer. Elle peut titiller la prostate, utiliser un godemichet ou un vibrateur sur la zone anale de son partenaire (sauf souplesse vertébrale extrême, ce sera plus facile en se retournant en position du cheval renversé, celle que les Anglo-Saxons appellent reverse cowgirl). Elle peut imposer son rythme, stimuler les tétons de son mâle, lui agripper les poignets, le tenir à la gorge, sortir son martinet favori, ou lui chanter une berceuse. Parce qu’elle a deux mains, elle peut même se livrer à des combinaisons des éléments ci-dessus.
Les femmes déboulonnent nos paresses intellectuelles
Enfin, rappelons que les compétences théâtrales des femmes (expression plus adéquate que les très consensuelles et rassurantes « compétences émotionnelles ») forment la clef de voûte d’une sexualité active. Face à des idéaux virils interdisant l’expression du plaisir et des sentiments des hommes, la féminité traditionnelle autorise qu’on s’amuse, qu’on jouisse et qu’on le dise. On placera dans cette catégorie les mensonges et simulations : ces techniques permettent de valider la confiance de son partenaire autant que de l’emmener vers la jouissance – autant de super-pouvoirs à mauvaise réputation, mais qui mériteraient d’être mieux considérés. Sans ces permissions-là, la pénétration vaginale ressemblerait à l’imbrication de deux corps dans un silence de mort, avec peut-être un râle maîtrisé comme seul point d’orgue. Soupirer, rougir, gémir, trembler : du rire aux larmes, citoyens !
Revenons pour conclure à notre dictionnaire. Selon le Larousse, la passivité consiste à « subir les événements sans réagir, suivre docilement les ordres, ne jouer aucun rôle actif ». Est-ce réellement la vision que nous avons de la sexualité féminine ? La fameuse « réceptivité » ne vaut guère mieux : il s’agit de « se montrer particulièrement disposé à écouter les autres ou à subir l’influence de quelqu’un, quelque chose ». Ces mots, d’une violence symbolique inouïe, sont indignes de nos réalités quotidiennes. Et pourtant. Les compétences sexuelles des femmes, leur amplitude d’action, leur pouvoir de décision sont niés. Leur expression se trouve sous nos yeux, mais reste entourée d’un aveuglement culturel stupéfiant. Ainsi les techniques féminines d’accès au plaisir rejoignent-elles la masse du travail invisible des femmes et de la charge mentale.

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Seulement, nous sommes en 2018. Les femmes cessent de se taire, et déboulonnent nos paresses intellectuelles. A l’heure de raconter notre côté de l’histoire, il n’est pas absurde de réclamer de nouveaux mots, plus équilibrés, loin des facilités binaires qu’on voudrait nous imposer. Passivité féminine « congénitale », domination « spontanée » des hommes, réceptivité sexuelle « naturelle » des femmes : nos concepts en disent long sur une certaine arrogance masculine, désireuse de s’arroger toute la responsabilité du rapport. Cette condescendance ne correspond pas à la réalité. Les femmes sont des partenaires sexuelles comme les autres, aussi actives, techniques et compétentes que les autres : est-ce si compliqué de l’admettre ?



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Le Comité consultatif national d’éthique remet au Parlement, lundi 4 juin, un rapport sur la bioéthique. Les catholiques ont été très présents dans les débats, note la sociologue des religions, avec des positions plus ouvertes que celles de La Manif pour tous.
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Bioéthique : « Pour l’Eglise, la question du corps est centrale », affirme Céline Béraud

Le Comité consultatif national d’éthique remet au Parlement, lundi 4 juin, un rapport sur la bioéthique. Les catholiques ont été très présents dans les débats, note la sociologue des religions, avec des positions plus ouvertes que celles de La Manif pour tous.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 12h28
    |

            Cécile Chambraud








                        



                                


                            
Céline Béraud est sociologue des religions et directrice d’études à l’EHESS. Avec Philippe Portier, elle a publié Métamorphoses catholiques (Maison des sciences de l’homme, 2015), une étude fouillée des grandes mobilisations de 2012-2013 contre le mariage pour tous.
En 2012-2013, les catholiques ont manifesté en masse contre le mariage pour tous. Cinq ans plus tard, la révision des lois de bioéthique met en débat l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules. Cette perspective les inquiète-t-elle autant ?
Comme le montrait en janvier un sondage IFOP publié par La Croix, les catholiques ont fait du chemin sur ces sujets très clivants. Plus ils sont pratiquants, moins ils y sont favorables, mais il y a une évolution vers une plus grande acceptation de la PMA ouverte à toutes les femmes, ainsi que de la gestation pour autrui (GPA) pour cause de stérilité.
Ces thématiques liées à la famille restent cependant, depuis les années 1970, l’un des axes de mobilisation des catholiques et d’inquiétude du magistère. Ils sont très présents sur ces questions, tout comme sur la fin de vie, car, pour eux, elles font système : il y a un ordre naturel des corps auquel on ne saurait porter atteinte parce qu’il reflète le projet de Dieu. Dans cette perspective, toute une série de questions sont pensées ensemble par le magistère : diagnostic préimplantatoire, recherche sur l’embryon, assistance médicale à la procréation, euthanasie ou suicide assisté. La question du corps est centrale. Dans les fiches élaborées par les évêques en préparation des Etats généraux de la bioéthique transparaît l’idée qu’il faut poser des limites à l’action qu’on peut avoir sur les corps, qu’elle soit technique ou législative.
Comment articuler la mobilisation de 2012-2013 et cette évolution postérieure ?
Comme on l’a vu lors du pacs puis du mariage pour tous,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Ce collectif, où figurent notamment la FAGE et l’UNEF, dénonce dans une tribune au « JDD » le caractère « contraignant » du projet de service « obligatoire ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 02/06/2018
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Service national universel : des organisations de jeunesse fustigent un projet « démagogique »

Ce collectif, où figurent notamment la FAGE et l’UNEF, dénonce dans une tribune au « JDD » le caractère « contraignant » du projet de service « obligatoire ».



Le Monde
 |    03.06.2018 à 03h28
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 06h35
   





                        



   


Les principales organisations lycéennes, étudiantes et de jeunesse fustigent les « incohérences » et le caractère « contraignant » du projet de service national universel (SNU) du gouvernement, ainsi que sa logique « démagogique », dans une tribune parue dimanche 2 juin dans le Journal du dimanche (JDD).
« La jeunesse ne peut plus être tenue à l’écart des projets qui la concernent par des politiques paternalistes, soupçonneuses et systématiquement pensées dans la défiance », écrit ce collectif où figurent notamment les deux premiers syndicats étudiants (FAGE et UNEF), des syndicats lycéens (UNL, SGL…) et des organisations de jeunesse (Jeunesse ouvrière chrétienne…).

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Un groupe de travail mandaté par l’Elysée a récemment remis ses propositions sur ce nouveau service national universel (SNU), promesse de campagne d’Emmanuel Macron, qui pourrait prendre la forme d’un mois obligatoire, entre 15 et 18 ans, suivi d’une phase d’engagement citoyen de « trois à six mois avant 25 ans ».
Les ultimes arbitrages sont attendus dans les prochaines semaines, mais les signataires de la tribune dénoncent d’ores et déjà l’idée d’un service « obligatoire ».
« La mixité sociale ne se décrète pas »
« Ce projet souffre d’un premier décalage majeur entre d’un côté la volonté des jeunes qui (…) font le choix de s’engager de façon souple et diverse dans une recherche de sens comme d’épanouissement et, de l’autre, le cadre obligatoire, rigide et contraignant que le projet semble faire émerger, écrivent ces organisations. Le SNU, tel qu’il semble se dessiner, souffre d’un second décalage entre l’objectif affiché de mixité sociale et ses effets présagés. »
« Il est à craindre (…) que le dispositif réponde davantage à une logique démagogique qu’à celle de la coconstruction fondée sur l’expertise des acteurs », déplorent-elles, en rappelant également le coût élevé annoncé de cette mesure.
« La mixité sociale ne se décrète pas, elle se construit en même temps que le citoyen en devenir, à l’école de la République » et « c’est au sein de celle-ci que tout peut être fait pour offrir à tous la possibilité de s’engager », estiment-elles.

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Pour les principales organisations de jeunesse, « de nombreuses initiatives portées par l’Education nationale et les associations offrent des solutions adaptées aux réalités ». Elles suggèrent donc au gouvernement de consacrer son investissement « à l’accompagnement des jeunes en difficulté, à la prévention des risques, au passage du code de la route, sur des formations sur l’égalité femmes-hommes, sur les enjeux climatiques, sur la découverte d’autres cultures, etc. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Aux termes de l’article 1733 du code civil, le preneur du logement loué « répond de l’incendie, à moins qu’il ne prouve que l’incendie est arrivé par cas fortuit ou force majeure, ou par vice de construction ou que le feu a été communiqué par une maison voisine ». Il doit continuer à payer son loyer, même quand il n’occupe pas le logement.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Cette mobilisation intervient avant le vote, mardi au Sénat, de la réforme ferroviaire. Le texte a été remanié avec des amendements de tous les groupes politiques.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

A la SNCF, 2 TGV sur 3 et 1 TER sur 2 au vingt-sixième jour de grève

Cette mobilisation intervient avant le vote, mardi au Sénat, de la réforme ferroviaire. Le texte a été remanié avec des amendements de tous les groupes politiques.



Le Monde
 |    02.06.2018 à 18h16
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 06h36
   





                        



   


La SNCF s’apprête à connaître son vingt-sixième jour de grève depuis début avril. Le trafic sera de nouveau perturbé dimanche 3 juin, avec deux TGV sur trois, deux Intercités sur cinq et un TER sur deux en moyenne.
Ce treizième épisode d’une grève au fonctionnement inédit – par épisodes de deux jours sur cinq –, se tient en contestation de la réforme ferroviaire du gouvernement. Il prendra fin lundi à 7 h 55.

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En Ile-de-France : 
deux Transiliens sur trois devraient circuler en moyennetrafic normal sur le RER A et le RER B sud.Un train sur deux sur la portion nord du RER B, ainsi que sur le RER CD’autres lignes franciliennes seront davantage perturbées (lignes H, R, notamment), également en raison de travaux, précise la SNCF.

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Trafic sur l’ensemble du territoire :
Côté TGV, la moyenne sera de deux trains sur trois en circulation : sept sur dix sur les axes Atlantique et sud Est, trois sur quatre sur l’axe Est et un peu moins, trois sur cinq, sur l’axe Nord.Concernant les TGV Ouigo, sept sur dix sont annoncés.La situation des Intercités varie d’une région à l’autre.
Trafic international :
Le trafic de l’Eurostar et du Thalys sera « quasi normal et les liaisons avec l’Allemagne et l’Espagne normales », selon les prévisions de trafic.Deux trains sur trois sont prévus entre la France et l’Italie ainsi que sur le trafic des Lyria.

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Ces nouvelles journées de grève interviennent avant le vote, mardi au Sénat, de la réforme ferroviaire. Le texte a été remanié avec des amendements de tous les groupes politiques, dont certains donnent des gages aux syndicats réformistes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Les députés ont voté, vendredi 1er juin, en faveur du passage de 100 % à 10 % de logements accessibles aux personnes handicapées dans la construction neuve.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

L’Assemblée vote une baisse drastique des logements accessibles aux personnes handicapées

Les députés ont voté, vendredi 1er juin, en faveur du passage de 100 % à 10 % de logements accessibles aux personnes handicapées dans la construction neuve.



Le Monde
 |    02.06.2018 à 16h07
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 06h34
   





                        



   


Les handicapés, grands perdants de la loi ELAN ? C’est ce que dénoncent depuis plusieurs jours des associations de défense des handicapés, pointant une « grave régression sociale ».
Malgré des critiques de la droite et de la gauche, l’Assemblée nationale a voté, vendredi 1er juin, le passage de 100 % à 10 % de logements accessibles aux personnes handicapées dans la construction neuve, les 90 % restants devant être « évolutifs », selon le projet de loi Evolution du logement, de l’aménagement et du numérique (ELAN).
« Le gouvernement est pleinement mobilisé » pour « la société d’inclusion » et la plupart des logements pourront évoluer tout au long de la vie via des travaux simples, en cas d’accident ou avec le vieillissement notamment, a justifié le secrétaire d’Etat Julien Denormandie, à propos de cette mesure qui avait été annoncée lors du premier comité interministériel du handicap du quinquennat, en septembre 2017.
Les objectifs du logement évolutif ont été précisés, via un amendement gouvernemental « suite au travail avec les associations », a déclaré M. Denormandie. Mais ces dernières ont davantage communiqué ces derniers jours sur « l’absurdité sociale » que représenterait une telle mesure, qualifiée de « discriminatoire ».
L’accessibilité universelle remise en cause
Plusieurs élus de droite et de gauche ont relayé ces inquiétudes dans l’hémicycle et cherché en vain à faire supprimer la mesure. Mathilde Panot (LFI) a ainsi regretté une « rupture » et un recul pour les personnes âgées, mais aussi les parents avec poussette. Constance Le Grip (LR) a, de son côté, pointé « une marche arrière sur le principe d’accessibilité universelle » issue d’une loi de 2005.

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                Handicap : la loi ELAN rompt avec « le principe d’universalité de l’accessibilité au logement »



A l’inverse, Jean-Christophe Lagarde, coprésident des députés UDI-Agir-Indépendants, s’est félicité du rétablissement d’un « équilibre », car le 100 % accessible était un « excès » selon lui. « La loi de 2005 constitue un progrès », mais « elle est source de bien des difficultés d’application », a abondé le ministre de la cohésion des territoires, Jacques Mézard.
Un argument déjà contesté en avril dernier par le défenseur des droits, Jacques Toubon, qui estimait, lors d’une conférence de presse, à propos de cette disposition « remet [tant] en cause l’accessibilité universelle » : « Il va falloir en débattre, car elle est totalement contraire au droit. »
« L’introduction de ce quota de logements est discriminatoire et en contradiction avec le droit des personnes à choisir librement leur lieu de vie, selon l’article 19 de la Convention de l’ONU relative au droit des personnes handicapées, pourtant ratifiée par la France en 2010 », affirme, de son côté, le Comité pour le droit au travail des handicapés et l’égalité des droits (CDTHED). « Qui peut croire sérieusement qu’un bailleur n’écartera pas d’office le candidat locataire qui a besoin de travaux, même simples, pour rendre accessible son logement ? », ajoute son président, Henri Galy.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Malgré des centaines de millions d’euros dépensés, la vidéosurveillance, selon les chercheurs, ne parvient même pas à combattre le sentiment d’insécurité qu’elle promettait de résoudre.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Nous laissons sur Internet, parfois sans le savoir, beaucoup d’informations sur notre état de santé, relève le chercheur en informatique. Il importe d’informer chacun sur ce risque d’atteinte à notre vie privée.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
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Claude Kirchner : « La géolocalisation peut devenir une donnée médicale »

Nous laissons sur Internet, parfois sans le savoir, beaucoup d’informations sur notre état de santé, relève le chercheur en informatique. Il importe d’informer chacun sur ce risque d’atteinte à notre vie privée.



Le Monde
 |    02.06.2018 à 14h26
    |

            Catherine Vincent








                        



                                


                            
Parmi les données relatives à notre vie privée, celles qui concernent notre santé sont considérées, au regard du droit français, comme « sensibles », car touchant au plus intime de l’individu. A ce titre, elles sont régies par le droit commun des données personnelles, assorti d’un surplus de protections spécifiques. Mais que vaut cette protection à l’heure des objets connectés et du big data ? Au-delà des données médicales proprement dites, de plus en plus numérisées (paramètres biologiques et physiologiques, radiographies, etc.), nous laissons en effet sur Internet de nombreuses informations sur notre état de santé, parfois même sans le savoir.

Lorsqu’une personne se rend chaque semaine dans un hôpital spécialisé en oncologie ou en dermatologie, sa géolocalisation ­devient une donnée médicale. Lorsque nous interagissons avec nos assistants numériques personnels, audio ou vidéo, le son de notre voix ou la pâleur de notre peau peuvent indiquer des états physio­logiques. Or, ces données peuvent aisément être utilisées, à notre insu, par des entités externes au secteur médical, à des fins autres que l’intérêt général ou que l’intérêt propre de celui dont elles sont issues. Par exemple pour du ciblage publicitaire, tel que le pratiquent déjà les géants d’Internet à partir des profils psychologiques que nous laissons sur leurs plates-formes numériques.
Maîtriser les flux
Si la mise à disposition de ces données dans le système de santé présente un bénéfice indéniable, pour les soins de celui dont elles sont issues comme pour les progrès de la connaissance et de la médecine, leur utilisation crée donc un risque majeur d’atteinte à la vie privée. Comment privilégier l’intérêt général en partageant ces ­informations au mieux, tout en respectant la volonté de ceux qui refusent de les communiquer ? Car les citoyens n’ont pas tous le même avis sur ce sujet. Pour un certain nombre d’entre eux, l’accès le plus rapide possible à leurs données médicales sera...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Le procès en appel de cette Française, qui risque la peine de mort, doit se tenir dimanche à Bagdad. Le ministre des affaires étrangères avait qualifié Mme Boughedir de « combattante ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 02/06/2018
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Procès en Irak de Mélina Boughedir : ses avocats accusent Jean-Yves Le Drian d’« ingérence »

Le procès en appel de cette Française, qui risque la peine de mort, doit se tenir dimanche à Bagdad. Le ministre des affaires étrangères avait qualifié Mme Boughedir de « combattante ».



Le Monde
 |    02.06.2018 à 13h47
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 12h14
    |

            Hélène Sallon et 
Elise Vincent








                        


Le procès en appel de Mélina Boughedir, cette Française capturée par les forces irakiennes à Mossoul le 8 juillet 2017, s’ouvre à nouveau ce dimanche 3 juin à Bagdad, sur fond de polémique. Dans une lettre adressée, samedi, depuis la capitale irakienne, au ministre des affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, et diffusée par e-mail à la presse, les avocats de la Française, présents en Irak pour assurer sa défense devant la cour pénale de Bagdad, accusent le ministre d’« ingérence inacceptable » dans le cours du procès et de « faute morale et politique ».
« Madame Boughedir est une combattante. Quand on va à Mossoul en 2016, c’est pour combattre et donc elle est jugée sur les lieux de ses exactions. C’est la logique normale. Elle a combattu contre les unités irakiennes, elle est jugée en Irak », a déclaré, jeudi, M. Le Drian sur la chaîne d’information en continu LCI. « Nous n’avons pas vocation à nous mêler des jugements », mais « nous condamnons totalement la peine de mort » et « nous souhaitons qu’elle ne soit pas appliquée en Irak », a-t-il ajouté, rappelant la ligne française habituelle lorsqu’un ressortissant français est mêlé à des affaires judiciaires à l’étranger.

        Lire aussi :
         

                A Bagdad, la Française Mélina Boughedir rejugée pour terrorisme



Alors que le dossier de Mélina Boughedir est, depuis son arrestation à l’été 2017, symptomatique du casse-tête diplomatique, sécuritaire et juridique que représente le sort des ex-djihadistes français et leur famille dans la zone irako-syrienne, les avocats de la défense, Mes William Bourdon, Martin Pradel et Vincent Brengarth, ont décidé de contester publiquement cette qualification de « combattante » faite par M. Le Drian de leur cliente. A leurs yeux, aucun élément ne permet de confirmer cette affirmation, dans un dossier qu’ils jugent « totalement vide ». 
Atteinte aux principes
Les déclarations du ministre contreviennent même, selon eux, aux principes fondamentaux que sont la présomption d’innocence, la séparation des pouvoirs, les droits de la défense et le principe de non-ingérence dans les affaires d’un Etat étranger. « Ces déclarations sont d’autant plus graves que notre cliente risque la peine de mort, et que son avocat irakien n’a pas pu prendre connaissance de son dossier, ni la rencontrer en prison avant son procès. Vos déclarations sont aussi dommageables, car il reste probable que son procès soit expéditif », ajoutent-ils dans cette lettre.
Capturée le 8 juillet 2017 à Mossoul lors de bataille contre l’organisation Etat islamique (EI) par les forces irakiennes, avec ses quatre enfants mineurs, Mélina Boughedir avait été condamnée à sept mois de prison pour entrée illégale sur le territoire irakien par la cour pénale de Bagdad, le 19 février. Aucune accusation pour terrorisme n’avait été retenue par le juge d’instruction. Ayant purgé sa peine en détention préventive, Mme Boughedir devait initialement être expulsée vers la France. Mais lors de l’examen de l’appel – automatique en Irak – à la fin mars, le Conseil suprême des juges a ordonné un nouveau procès et a décidé de requalifier les charges pesant sur la Française pour y ajouter l’accusation d’appartenance à l’Etat islamique. La jeune femme de 27 ans, dont trois des quatre enfants ont été rapatriés en France, doit donc être rejugée le 3 juin pour « terrorisme » et risque la peine capitale.
Mélina Boughedir fait l’objet d’un mandat d’arrêt international, diffusé récemment par Interpol
Alertés par l’écho donné aux propos du ministre français dans la presse irakienne samedi, Mes Bourdon, Pradel et Brengarth estiment dans leur lettre que la position de M. Le Drian « ne peut être qu’interprétée (…) comme une pression inacceptable sur la justice irakienne et comme l’illustration si besoin était de [sa] volonté à tout prix, et au sacrifice des principes fondamentaux, que [leur] cliente ne revienne pas en France ». Les autorités françaises ont, à plusieurs reprises, estimé que les djihadistes français capturés en Syrie et en Irak devaient être jugés par les autorités locales et purger leur peine sur place.
Mandat d’arrêt international
Mélina Boughedir fait toutefois l’objet d’un mandat d’arrêt international, diffusé récemment par Interpol. « Ce mandat d’arrêt international fait suite à un mandat de recherche », confirme-t-on de source judiciaire. Une procédure classique qui permet à la France d’avoir un levier juridique pour extrader la jeune femme, quelle que soit l’issue du procès. Les autorités françaises peuvent, en effet, avoir des éléments à charge contre Mélina Boughedir que n’ont pas les autorités irakiennes.
Dans la guerre de communication qui entoure désormais le dossier de Mélina Boughedir, les avocats de la défense entendent mettre en avant ce mandat, lors de la nouvelle audience dimanche, pour obtenir le retour de leur cliente en France. En effet, en l’absence de convention d’extradition, l’Irak n’est pas obligée de se conformer à ce mandat d’arrêt international. La situation de Mélina Boughedir dépend donc beaucoup de tractations bilatérales entre Paris et Bagdad. Or, « on peut imaginer que la France ne va pas mettre beaucoup d’empressement à obtenir le transfèrement de Mélina Boughedir », déplore Me William Bourdon au Monde.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Dans une tribune au « Monde », la philosophe examine les risques d’une législation sur la fin de vie, alors que le Comité consultatif national d’éthique remet, lundi 4 juin, un rapport sur la bioéthique.
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Bioéthique : « Aucune loi ne peut définir une bonne mort », soutient Corine Pelluchon

Dans une tribune au « Monde », la philosophe examine les risques d’une législation sur la fin de vie, alors que le Comité consultatif national d’éthique remet, lundi 4 juin, un rapport sur la bioéthique.



Le Monde
 |    02.06.2018 à 12h30
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 17h38
   





                        



                                


                            
Par Corine Pelluchon
Tribune. Les personnes s’exprimant sur le suicide assisté adoptent souvent des positions clivantes en disant que cet acte est l’ultime liberté ou en déclarant que Dieu seul doit choisir le jour et l’heure de leur trépas. Vivant dans une société où ils ne contrôlent plus grand-chose, les individus ont besoin de certitudes sur ce que doit être une bonne mort et pensent pouvoir les imposer aux autres. Ils diminuent aussi par là le scandale de la mort, le fait qu’elle est une question sans réponse et une limite indépassable, que l’on ne peut qu’endurer, mais non maîtriser ni vraiment anticiper.
Pression sournoise
Nul ne peut savoir comment il réagira à l’approche de sa mort. L’accompagnement des patients en fin de vie enseigne qu’il y a souvent un écart entre ce qu’ils disaient quand ils étaient en bonne santé et leur comportement lorsqu’ils sont atteints d’une maladie incurable. Il n’est pas rare que des personnes favorables au suicide assisté demandent une chimiothérapie supplémentaire, alors que leur cancer est en phase terminale. D’autres, qui se disaient hostiles à l’aide active à mourir, peuvent exprimer, dans les mêmes circonstances, leur volonté d’y avoir recours.
Si l’on tient compte du contexte actuel, marqué par l’augmentation des dépenses de santé et le vieillissement de la population, on peut craindre que le suicide médicalement assisté n’apparaisse comme la réponse la plus économique au problème de la prise en charge des personnes en fin de vie, et même des plus âgées. En raison de l’inégale répartition des soins palliatifs sur le territoire, d’aucuns, dont la peur de mal mourir est légitime, peuvent être contraints de réclamer le suicide faute d’alternative leur garantissant qu’ils ne subiront pas d’acharnement thérapeutique, que leur douleur sera soulagée et qu’ils bénéficieront d’un accompagnement de qualité. En outre, s’il était possible d’avoir recours à une aide active à mourir...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Depuis l’entrée en vigueur, fin 2016, de la loi de modernisation de la justice du XXIe siècle, les consommateurs qui ont un litige dont le montant ne dépasse pas 4 000 euros doivent passer par un tiers « conciliateur », rappelle la journaliste du « Monde » Rafaële Rivais dans sa chronique SOS Conso.
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« Quand la médiation s’achève avant d’avoir commencé »

Depuis l’entrée en vigueur, fin 2016, de la loi de modernisation de la justice du XXIe siècle, les consommateurs qui ont un litige dont le montant ne dépasse pas 4 000 euros doivent passer par un tiers « conciliateur », rappelle la journaliste du « Monde » Rafaële Rivais dans sa chronique SOS Conso.



Le Monde
 |    02.06.2018 à 12h00
    |

            Rafaële Rivais








                        



                                


                            
SOS Conso. Les consommateurs sont de plus en plus souvent priés de tenter de régler leurs conflits à l’amiable, avant de saisir les tribunaux. Depuis l’entrée en vigueur, le 20 décembre 2016, de la loi de modernisation de la justice du XXIe siècle, ceux qui ont un litige dont le montant ne dépasse pas 4 000 euros doivent passer par un tiers « conciliateur ». Sinon, les juges peuvent considérer leur demande comme « irrecevable ». Le projet de programmation 2018-2022 pour la justice, que la garde des sceaux, Nicole Belloubet, a présenté au conseil des ministres du 20 avril, étend cette obligation à certaines demandes supérieures à 4 000 euros.
Ces obligations légales ne sont-elles pas abusives, du fait qu’elles repoussent dans le temps le droit d’accès à un tribunal, pourtant garanti par la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme ? La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a répondu à cette question par la négative, le 14 juin 2017 : « Ce qui importe, c’est non pas le caractère obligatoire ou facultatif du système de médiation, mais le fait que le droit d’accès à la justice des parties soit préservé. » La médiation, à la différence de l’arbitrage, ne doit pas empêcher le recours ultérieur aux magistrats.
Pour ce faire, précise la CJUE, il faut notamment que les délais de prescription soient suspendus pendant la médiation. Cette condition est-elle remplie ? L’article 2238 du code civil dit que « la prescription est suspendue à compter du jour où (…) les parties conviennent de recourir à la médiation ». En outre, depuis le 1er janvier 2016, en vertu d’une directive européenne sur le règlement extrajudiciaire des litiges, les professionnels ont tous l’obligation de « désigner un médiateur », et de le faire agréer par la commission d’évaluation et de contrôle de la médiation de la consommation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Le sociologue Michel Offerlé décrypte dans une tribune au « Monde » l’audience et le poids des différentes organisations de chefs d’entreprise en 2018.
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« On pourrait se demander si le Medef dans sa composition actuelle représente bien le tissu économique français »

Le sociologue Michel Offerlé décrypte dans une tribune au « Monde » l’audience et le poids des différentes organisations de chefs d’entreprise en 2018.



Le Monde
 |    02.06.2018 à 10h40
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 17h41
    |

                            Michel Offerlé (Professeur à l’Ecole normale supérieure)








                        



                                


                            

Tribune. En 2017, pour la première fois, l’audience des organisations patronales a été mesurée conformément à la loi du 5 mars 2014. Que disent ces chiffres de leur représentativité ? D’abord, ils rompent avec les proclamations de nombreuses confédérations ; ensuite, ils laissent perplexes tant leur fabrique a été compliquée et cadrée politiquement. Car cette opération n’était certes pas une mesure scientifique, elle visait à légitimer la représentation patronale des partenaires sociaux, sans bouleverser les équilibres.
Depuis sa création en 1998, le Mouvement des entreprises de France (Medef) affichait entre 750 000 et 800 000 adhérents. Or, l’enquête ne le crédite plus que de 123 387 cotisants. La Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME, ex-CGPME) en annonçait 550 000, il ne lui en reste plus que 144 939. Quant à l’U2P (l’Union des entreprises de proximité, UPA + UNAPL), qui en revendiquait 350 000 (250 000 pour la première organisation et 100 000 pour la deuxième), elle compte 150 605 adhérents…

On peut reproduire le même constat pour les deux fédérations patronales les plus importantes en effectifs : les adhérents de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) ont fondu de 80 000 membres déclarés à 30 000 constatés, et le Conseil national des professions de l’automobile (CNPA, concessionnaires et garagistes) a « perdu » la moitié de ses affiliés, de 30 000 à 15 000. Quant aux deux fédérations rivales du bâtiment, leurs chiffres sont en revanche plus proches des déclarations antérieures : 42 144 pour la Fédération française du bâtiment au lieu de 57 000, et 56 551 pour la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb) contre 80 000.
En ajoutant aux effectifs des trois grandes confédérations ceux de l’économie sociale et ceux des fédérations dites « autonomes », le taux d’adhésion des (environ) 3 millions d’entreprises françaises à un syndicat patronal...




                        

                        

