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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Les produits Danone, l’eau Sidi Ali et les stations-service Afriquia : en boudant ces marques, des consommateurs expriment le ras-le-bol social qui gagne le royaume.
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Enquête

Au Maroc, le boycott qui dérange les autorités

Les produits Danone, l’eau Sidi Ali et les stations-service Afriquia : en boudant ces marques, des consommateurs expriment le ras-le-bol social qui gagne le royaume.

Charlotte Bozonnet (Casablanca, envoyée spéciale)
    



LE MONDE
              datetime="2018-06-03T18:00:28+02:00"

        Le 03.06.2018 à 18h00






                        

Crédits : ABDELHAK SENNA / AFP


                    

C’est le premier aveu public de l’impact d’un mouvement inédit qui secoue le Maroc depuis plus d’un mois. Mardi 29 mai, la filiale locale de Danone a annoncé réduire de 30 % ses achats de lait auprès de ses fournisseurs locaux. Dans une lettre adressée à ses « partenaires » et publiée sur le site de l’hebdomadaire marocain TelQuel, la société explique sa décision par une baisse de ses ventes, « tous produits confondus ». La raison ? Un mystérieux boycott dont les promoteurs ne sont pas connus mais qui s’est répandu dans le royaume comme une traînée de poudre.

Danone n’est pas la seule entreprise visée. L’eau minérale Sidi Ali et les stations-service Afriquia, premier réseau du pays, sont aussi concernées. Le mot d’ordre est apparu le 20 avril sur les réseaux sociaux, principalement Facebook. Plusieurs hypothèses ont été avancées quant à son origine : l’initiative de membres du Parti de la justice et du développement (PJD, islamiste), déçus de voir leur leader, l’ex-chef de gouvernement Abdelilah Benkirane, marginalisé ? Des règlements de comptes internes au sérail politico-économique ?
« En réalité, peu importe qui est à l’origine du mouvement, souligne le journaliste Abdellah Tourabi. D’ailleurs, même les produits visés auraient pu être interchangeables. L’important, c’est pourquoi cette dynamique, “nous les petites gens et les classes moyennes contre eux les puissants”, a pris une telle ampleur. »
« Traîtres à la nation »
Les trois marques, leader sur trois produits de base – eau, lait et carburant –, sont accusées de pratiquer des prix très élevés dans un pays toujours en développement. Mais le boycott peut aussi s’expliquer par le fait que deux de ces sociétés sont détenues par des personnalités influentes, au croisement de la politique et de l’économie.
D’abord, Aziz Akhannouch, 57 ans, propriétaire d’Afriquia, ministre de l’agriculture, pressenti comme nouveau chef...



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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ L’antenne de Brême est accusée d’avoir validé au moins 1 200 demandes d’asile par des migrants, en échange de divers avantages.
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Allemagne : Merkel accusée de négligence dans un scandale à l’Office national des migrants et des réfugiés

L’antenne de Brême est accusée d’avoir validé au moins 1 200 demandes d’asile par des migrants, en échange de divers avantages.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 16h49
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 16h59
   





                        



   


Depuis plusieurs semaines, le gouvernement de la chancelière Angela Merkel est sous pression, à la suite de la découverte d’une affaire de corruption présumée dans une des antennes de l’Office national des migrants et réfugiés (BAMF), un organisme dépendant du ministère de l’intérieur.
L’antenne de Brême est accusée d’avoir validé au moins 1 200 demandes d’asile par des migrants, en échange de divers avantages. La responsable du centre conteste les accusations, et affirme que ces irrégularités sont dues à une surcharge de travail impossible à prendre en charge par le personnel. Mais elle – ainsi que des avocats et des interprètes du centre – a été mise en examen pour corruption notamment.
« La crise aurait pu être évitée »
Le scandale éclabousse déjà jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. Angela Merkel et son gouvernement ont été mis en cause dimanche, notamment par l’ancien président de l’Office national des migrants et réfugiés, Frank-Jürgen Weise, qui s’est confié à l’hebdomadaire Der Spiegel. « La crise aurait pu être évitée », affirme ainsi l’ancien responsable, qui explique avoir personnellement informé Angela Merkel à deux reprises des problèmes en 2017, sans que des mesures soient prises.
« L’échec se situe dans l’inaction [du gouvernement] dès lors que les défis auxquels l’Allemagne allait être confrontée avec l’arrivée des réfugiés étaient clairs. »
Un rapport confidentiel établi par ses soins, dans lequel il s’en prend durement au gouvernement, a également fuité dans les médias. Depuis, le gouvernement doit se défendre d’accusations d’avoir au mieux ignoré des mises en garde en interne sur les malversations et problèmes qui étaient en cours, voire de les avoir étouffés.

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« Un échec de la chancelière »
Le partenaire social-démocrate de la coalition gouvernementale d’Angela Merkel demande désormais des « explications » à la chancelière. « C’est tout simplement un échec de la chancelière », a dénoncé dimanche un des dirigeants sociaux-démocrates, Ralf Stegner, au quotidien Tagesspiegel.
« On ne peut pas dire aux gens “On va y arriver” [le slogan de Merkel lors de l’arrivée des migrants en 2015] et ensuite rester les bras croisés quand l’organisme chargé du dossier échoue faute de moyens. »
Le gouvernement vérifie par ailleurs plusieurs milliers d’autres dossiers, pour voir si le scandale n’est pas plus étendu.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Au moins 47 candidats à l’exil se sont noyés samedi lors du naufrage de leur embarcation, en route pour l’île italienne de Lampedusa. Selon un officier tunisien, le bilan pourrait s’alourdir.
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Compte rendu

En Tunisie, au moins 47 migrants sont morts dans un naufrage au large de Sfax

Au moins 47 candidats à l’exil se sont noyés samedi lors du naufrage de leur embarcation, en route pour l’île italienne de Lampedusa. Selon un officier tunisien, le bilan pourrait s’alourdir.

Frédéric Bobin (Tunis, correspondant)
    



LE MONDE
              datetime="2018-06-03T16:29:43+02:00"

        Le 03.06.2018 à 16h29

     •
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        Mis à jour le 03.06.2018 à 18h37





Un nouveau drame en Tunisie met en lumière le coût humain d’une émigration clandestine en plein essor de jeunes Tunisiens vers l’Italie. Au moins 47 migrants se sont noyés dans la soirée du samedi 2 juin au large de Sfax, métropole portuaire du littoral tunisien, à la suite du naufrage d’un chalutier.
A Sfax, le colonel major Mohamed Salah Sagaama, chargé de coordonner les secours, a précisé dimanche au Monde que les secours déployés sur place avaient repêché 47 corps et secouru 68 occupants – 60 Tunisiens et 8 étrangers – du bateau en détresse à 7 miles nautiques au large de Kerkennah. Cette île, située à une vingtaine de kilomètres de Sfax, est la principale plate-forme tunisienne de départs de migrants vers l’île italienne Lampedusa, distante d’à peine 160 kilomètres au nord-est.
« Nous avons entendu ce matin des hélicoptères de secours survoler l’île en direction du lieu du naufrage », témoignait dimanche un habitant de Kerkennah joint au téléphone. Les autorités tunisiennes ont mobilisé deux patrouilleurs, deux vedettes d’intervention rapide et deux équipes de plongeurs pour tenter de retrouver les disparus. Selon le colonel major Sagaama, « le bilan devrait malheureusement s’alourdir à plus de cent morts » car « le nombre total d’occupant du bateau était d’environ 200 personnes, selon les témoignages des rescapés ».
Le 8 octobre 2017, un autre drame s’était produit dans la même zone. Un chalutier, avec environ 90 jeunes Tunisiens à son bord, était entré en collision avec le patrouilleur de la marine tunisienne qui l’avait pris en chasse. Une cinquantaine de migrants avait perdu la vie dans cet accident qui avait soulevé la colère des familles des victimes, la plupart originaires des régions économiquement marginalisées de la Tunisie intérieure.

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Depuis lors, les autorités tunisiennes semblaient avoir renforcé la surveillance des côtes. Les interceptions de bateaux chargés de candidats au départ vers l’Italie s’étaient multipliées. Et les contrôles sur le ferry qui fait la jonction entre Sfax et Kerkennah s’étaient apparemment resserrés. Toutefois, en dépit de cette reprise en main, le flux n’a pas véritablement chuté. Certains habitants de Kerkennah ont même noté un regain d’activité migratoire ces dernières semaines. « Les migrants en transit ici vers Lampedusa se cachaient d’ordinaire pour ne pas être repérés par la police, relève un habitant. C’étaient les passeurs qui sortaient faire les achats à leur place dans les épiceries. Maintenant, ces migrants ne se cachent même plus. Ils se promènent ouvertement dans les rues des villages. » « Avec l’approche de l’été, le courant va s’accélérer », anticipe un autre habitant.

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Le dernier drame au large de Kerkennah s’inscrit dans un contexte de reprise spectaculaire des courbes de départs vers l’Italie. Selon les chiffres officiels de cette dernière, le nombre de Tunisiens arrivés illégalement en 2017 sur la péninsule a atteint 6 150 personnes, soit 7,5 fois plus qu’en 2016. Si les routes maritimes peuvent varier – certains Tunisiens partent de Libye –, ces migrants sont arrivés pour l’essentiel de Tunisie même, d’où ont embarqué 5 900 illégaux ayant accosté en Italie. Parmi eux se sont glissés une petite minorité (moins de 10 %) d’Africains subsahariens.
Si l’on y ajoute les 3 178 migrants interceptés en mer par les garde-côtes tunisiens, cela fait 9 078 tentatives – réussies ou échouées – de départs de Tunisie sur l’ensemble de l’année 2017. Le courant est sans précédent depuis la vague de départs (autour de 30 000) du printemps 2011. L’exode d’alors, exceptionnel, avait été permis par le vide sécuritaire qui avait suivi la chute du régime de Zine El-Abidine Ben Ali.
La courbe avait ensuite chuté, mais elle s’envole à nouveau depuis plus d’un an dans un contexte d’aggravation des difficultés économiques et sociales en Tunisie. Depuis le début de 2018, les Tunisiens sont même la deuxième nationalité, après les Érythréens, à débarquer en Italie, alors qu’ils se situaient au huitième rang en 2017.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Après sa prestation de serment, samedi, Pedro Sanchez travaille à la constitution d’un cabinet minoritaire dans lequel ne devrait pas figurer de ministre appartenant au parti de gauche.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

En Espagne, Pedro Sanchez entend gouverner sans Podemos

Après sa prestation de serment, samedi, Pedro Sanchez travaille à la constitution d’un cabinet minoritaire dans lequel ne devrait pas figurer de ministre appartenant au parti de gauche.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 15h50
   





                        


Investi cette semaine après la chute du conservateur Mariano Rajoy, le nouveau chef du gouvernement espagnol, le socialiste Pedro Sanchez, devrait lui aussi constituer un gouvernement minoritaire, a-t-on appris dimanche 3 juin.

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Interrogée pour savoir si Pedro Sanchez, porté au pouvoir par une alliance hétéroclite, envisageait d’inclure des personnalités du parti de gauche Podemos dans son cabinet, la porte-parole du dirigeant Margarita Robles a répondu : « Non, non, la position de Pedro Sanchez est claire. Ce sera un gouvernement du Parti socialiste, un gouvernement de minorité », fait savoir l’agence Reuters.
Jose Luis Abalos, autre proche conseiller de Pedro Sanchez, a déclaré à la chaîne de télévision La Sexta que le gouvernement devrait être connu en milieu de semaine prochaine et qu’il pourrait comporter des personnalités indépendantes.
Avec seulement 84 députés sur 350, le Parti socialiste espagnol (PSOE) se trouve en position minoritaire et des incertitudes planent sur la capacité de Pedro Sanchez à conserver son poste jusqu’à la mi-2020, date des prochaines élections législatives.
Podemos, qui a soutenu la motion de défiance déposée par le PSOE contre Mariano Rajoy, souhaite participer au gouvernement afin de faire entendre sa voix en faveur d’une politique sociale plus généreuse et d’un renforcement de la réglementation et de la fiscalité des banques.
Avec ses 84 élus, un gouvernement minoritaire socialiste sera « plus instable qu’un gouvernement incluant d’autres forces politiques », a commenté Pablo Echenique, membre du parti anti-austérité, devant des journalistes.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Les funérailles de Razan Al-Najjar ont attiré plusieurs milliers de personnes, samedi 2 juin.
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Emotion à Gaza à la suite de la mort d’une infirmière, tuée par l’armée israélienne

Les funérailles de Razan Al-Najjar ont attiré plusieurs milliers de personnes, samedi 2 juin.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 13h26
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 13h30
    |

            Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)








                        



                                


                            

Razan Al-Najjar était infirmière. Agée de 21 ans, elle faisait partie des volontaires qui, au péril de leur vie, interviennent dans la bordure frontalière, soit quelques centaines de mètres près de la clôture séparant la bande de Gaza d’Israël. C’est là qu’elle a été tuée, le 1er juin, par un sniper israélien, à l’est de Khan Younès. Une centaine d’autres personnes ont été blessées, lors de ce nouveau rassemblement de la « marche du grand retour », entamée le 30 mars, dont le bilan, en termes de victimes, s’élève à ce jour à près de 120 morts et plus de 3 500 blessés par balle.
Les funérailles de Razan Al-Najjar ont attiré plusieurs milliers de personnes, samedi 2 juin, dont de très nombreux collègues de la défunte. Sa veste de sauveteuse, imbibée de sang séché, a été mise en évidence. Des dessins, des montages photo, des extraits d’interviews avec elle ont été massivement diffusés sur les réseaux sociaux. L’armée israélienne a assuré une nouvelle fois qu’elle ferait la lumière sur les circonstances de sa mort. « Dans les cas où il existe des allégations qu’un civil a été tué par les tirs des forces armées, nous enquêtons de façon approfondie et c’est ce que nous ferons », a-t-il été précisé.

Depuis le début de la marche, à en croire les sources locales, 245 membres du personnel médical ont été blessés, dont une partie par balle. Les circonstances de la mort de Razan Al-Najjar ne sont pas encore élucidées, mais il ne fait guère de doute que par son statut même, elle ne pouvait représenter une menace ou une cible justifiée. Sur les réseaux sociaux, une vidéo qui aurait été tournée le même jour montre une scène habituelle depuis huit semaines : des infirmiers avancent dans la zone tampon, les bras levés, pour venir en aide à des blessés. « Les personnels médicaux ne sont pas une cible ! », a rappelé sur Twitter Nikolaï Mladenov, coordinateur spécial de l’ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient.
Incidents...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Le Royaume-Uni commémore dimanche l’attentat perpétré sur pont de Londres, qui avait fait huit morts et plus d’une cinquantaine de blessés il y a un an.
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Hommage aux victimes de l’attentat de London Bridge, un an après

Le Royaume-Uni commémore dimanche l’attentat perpétré sur pont de Londres, qui avait fait huit morts et plus d’une cinquantaine de blessés il y a un an.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 11h52
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 12h04
   





                        



   


Le Royaume-Uni commémore, dimanche 3 juin, l’attentat du London Bridge (« pont de Londres »), qui avait fait huit morts et plus d’une cinquantaine de blessés il y a un an.
Le soir du 3 juin 2017, Khuram Butt, 27 ans, Rachid Redouane, 30 ans, et Youssef Zaghba, 22 ans, avaient lancé leur camionnette sur les piétons du London Bridge, en plein centre de la capitale britannique, avant de s’attaquer aux passants avec des couteaux dans le quartier de Borough Market. Ils avaient finalement été abattus par la police.
La première ministre, Theresa May, est attendue, aux côtés du maire de Londres, Sadiq Khan, à une cérémonie donnée à la cathédrale de Southwark à partir de 15 heures, dirigée par le révérend Andrew Nunn. Une procession se rendra ensuite au London Bridge, où une minute de silence se tiendra.
« Rassembler les communautés »
« L’attaque du London Bridge et de Borough Market était une tentative lâche de frapper au cœur de nos libertés », a déclaré dans un communiqué la chef du gouvernement. « Parmi les huit personnes qui ont perdu la vie cette nuit-là se trouvaient sept citoyens étrangers venant de quatre pays différents, a-t-elle souligné. C’est un rappel tragique que la menace terroriste transcende les frontières. »
Au cours de l’office, des bougies seront allumées par des proches de chacune des personnes décédées après l’attaque – trois Français, deux Australiennes, une Canadienne, un Espagnol et un Britannique. A l’issue de la cérémonie, un olivier, baptisé « arbre de l’apaisement », sera planté sur le terrain de la cathédrale. Cet arbre constituera « un rappel constant de l’importance de rassembler nos communautés contre la violence », a souligné Andrew Nunn.
« Un an après, ce n’est pas moins difficile, pas moins douloureux, a estimé Sadiq Khan. En plus de nous souvenir de ceux que nous avons perdus cette nuit-là, nous rendons hommage aux efforts héroïques de nos services d’urgence. »

Today marks the anniversary of the horrific terrorist attack at London Bridge. The innocent victims of this cowardl… https://t.co/DqizXDjafo— MayorofLondon (@Mayor of London)


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Vague d’attaques
Wayne Marques, l’un des premiers officiers de police à être intervenu lors de l’attentat, poursuit également sa convalescence après avoir été sévèrement blessé à la tête, à la jambe et à la main. « J’ai fait des progrès importants, je suis beaucoup plus indépendant, je me tiens debout, je peux marcher, voir des gens, ma famille, mes amis », a-t-il exposé dans une vidéo mise en ligne par la British Transport Police, la police spéciale qui surveille les chemins de fer et les métros en Grande-Bretagne.
Il avait perdu temporairement l’usage d’un œil après s’être opposé aux terroristes, armé de son seul bâton de défense. Malgré les craintes de sa famille, il espère pouvoir reprendre son activité « le mois prochain » : « C’est un métier que j’aime. Pour être honnête, c’est une partie de moi-même. »
Son portrait, sculpté dans la pierre, qui doit être installé sur la façade de la cathédrale de Southwark, sera béni dimanche au cours de la cérémonie d’hommage. L’attentat du London Bridge s’inscrivait dans une vague d’attaques qui avait fait 35 morts en l’espace de six mois au Royaume-Uni en 2017.
Il a eu lieu quelques semaines après celui perpétré près du Parlement de Londres (cinq morts le 22 mars 2017), et l’attentat-suicide de Manchester (22 morts le 22 mai 2017). Les trois attaques avaient été revendiquées par l’organisation djihadiste Etat islamique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Matteo Salvini, le dirigeant de la Ligue et nouveau ministre de l’intérieur italien, se rend dimanche en Sicile pour réaffirmer le discours qui l’a porté au pouvoir.
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Matteo Salvini en Sicile pour affirmer sa politique anti-immigration

Matteo Salvini, le dirigeant de la Ligue et nouveau ministre de l’intérieur italien, se rend dimanche en Sicile pour réaffirmer le discours qui l’a porté au pouvoir.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 11h47
   





                        



   


Le chef de la Ligue (extrême droite) se rend en Sicile, dimanche 3 juin, pour soutenir des candidats de son parti à une série d’élections municipales partielles prévues le 10 juin, après s’être rendu jeudi en Toscane et en Ligurie, et samedi soir en Vénétie.
Le nouveau ministre de l’intérieur et vice-premier ministre a prévu de jouer de sa popularité grandissante pour faire progresser la Ligue dans le Sud, alors que cet ancien parti sécessionniste du Nord n’a pendant longtemps pas été avare en slogans hostiles aux régions défavorisées du Sud, dont il qualifiait régulièrement les habitants de « fainéants ».
Lors de sa tournée en Sicile, Salvini devrait notamment passer par le centre d’identification de Pozzallo. C’est principalement dans ce port du sud, ainsi que ceux de l’est de l’île (Augusta, Catane, Messine), que les navires militaires ou humanitaires accueillent les réfugiés secourus des eaux méditerranéennes.
Les autorités italiennes ont enregistré environ 13 500 arrivées depuis le début de l’année, un chiffre en baisse de 75 % depuis l’été 2017 et la conclusion d’arrangements controversés entre l’ancien gouvernement de centre gauche et, en Libye, les autorités et des milices. La dernière arrivée remonte à vendredi soir, quelques heures après la prestation de serment de M. Salvini. Cent cinquante-huit personnes, dont neuf enfants, sont arrivées à Pozzallo après avoir été secourues au large de la Libye par un navire humanitaire, dans une opération coordonnée par les gardes-côtes italiens.

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                En Italie, la campagne permanente de Matteo Salvini



Salvini veut couper dans le budget d’accueil des réfugiés
Lors d’un meeting à Vincenza, samedi soir, Salvini a prévenu que « le bon temps pour les clandestins [était] fini ». « Préparez-vous à faire les valises », a-t-il assené. « Les Etats doivent recommencer à faire leur travail et plus aucun “vice-passeur” ne doit accoster dans les ports italiens », a-t-il ajouté, dans une attaque claire contre les ONG de secours en mer, qu’il accuse régulièrement de complicité avec les réseaux de passeurs.
Luigi Di Maio, le chef de file du M5S et deuxième homme fort du nouveau gouvernement, a lui aussi traité ces ONG de « taxis de la mer », même si le discours de son mouvement reste plus tempéré que celui de la Ligue sur l’immigration.
Pour accélérer les expulsions – il y en a eu environ 6 500 en 2017 –, M. Salvini devra multiplier les centres de rétention et les accords avec les pays d’origine. Une politique qu’il a annoncé financer avec « un bon coup de ciseaux dans les 5 milliards d’euros » consacrés chaque année à l’accueil des demandeurs d’asile.
En 2017, l’ancien gouvernement avait annoncé un budget de 4,2 milliards d’euros pour les migrants, dont 18 % pour les secours en mer, 13 % pour l’assistance sanitaire et 65 % pour les centres d’accueil pour demandeurs d’asile, qui hébergent encore actuellement près de 170 000 personnes.
Ce sont surtout ces centres que dénonce M. Salvini. Chacun d’eux reçoivent en moyenne 35 euros par jour et par personne pour fournir gîte, couvert, cours d’italien, soutien juridique et psychologique… Ceux qui s’y emploient et génèrent ainsi une floraison d’activités qui ont redonné vie à des communes rurales en déshérence. D’autres rognent sur tous les frais pour augmenter leurs bénéfices.
Attendu à une réunion des ministres de l’intérieur de l’Union européenne mardi, au Luxembourg, le nouveau ministre prévoit ainsi de demander la révision de l’accord de Dublin, qui oblige les réfugiés à déposer leur demande d’asile dans le premier pays européen qu’ils atteignent. Cet accord pénalise fortement l’Italie, qui a vu arriver plus de 700 000 migrants depuis 2013. D’autant que, si la majorité poursuivait quand même leur périple vers le nord les premières années, l’UE a imposé une procédure d’identification à l’arrivée en Italie et les pays frontaliers ont mis en place des contrôles systématiques.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ L’avocat de la jeune femme de 27 ans capturée en juillet 2017 lors de la bataille de Mossoul dénonce une « décision politique » de la part de la justice irakienne.
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La Française Mélina Boughedir condamnée à la perpétuité pour appartenance à l’EI

L’avocat de la jeune femme de 27 ans capturée en juillet 2017 lors de la bataille de Mossoul dénonce une « décision politique » de la part de la justice irakienne.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 10h47
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 13h23
    |

            Hélène Sallon








                        


Mélina Boughedir a été condamnée à la prison à perpétuité pour appartenance à l’organisation djihadiste Etat islamique (EI), dimanche 3 juin à Bagdad, capitale de l’Irak. Capturée le 8 juillet 2017 à Mossoul par les forces irakiennes avec ses quatre enfants mineurs, cette Française avait été condamnée à sept mois de prison pour entrée illégale sur le territoire irakien par la cour pénale de Bagdad, le 19 février. Aucune accusation pour terrorisme n’avait été retenue par le juge d’instruction.
Mais lors de l’examen de l’appel – automatique en Irak – à la fin mars, le Conseil suprême des juges a ordonné un nouveau procès et a décidé de requalifier les charges pesant contre la Française pour y ajouter l’accusation d’appartenance à l’Etat islamique. La jeune femme de 27 ans, dont trois des quatre enfants ont été rapatriés en France, risquait la peine capitale.
« Je suis innocente », a-t-elle lancé au juge en français tandis qu’un traducteur l’assistait. « Mon mari m’a dupée et ensuite il a menacé de partir avec les enfants », a-t-elle plaidé. En avril déjà, la même cour centrale pénale de Bagdad avait condamné à la perpétuité une autre Française, Djamila Boutoutaou, 29 ans, qui avait affirmé avoir été, elle aussi, dupée par son mari.
Une peine influencée par Paris, selon son avocat
« Elle est effondrée, elle va faire appel de la décision », a indiqué au Monde son avocat William Bourdon. Depuis Bagdad, celui-ci explique que le procès a duré cinquante minutes, dont cinq minutes de délibéré. « Personne ne peut se réjouir d’une peine aussi inéquitable », ajoute-t-il.
Le sort de Mélina Boughedir, emblématique de la situation des djihadistes français capturés en Syrie et en Irak, est un motif d’embarras pour Paris. Samedi 2 juin, les avocats de la Française avaient dénoncé dans une lettre de récents propos de Jean-Yves Le Drian, le ministre des affaires étrangères français, la qualifiant de « combattante ».

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Pour Me Bourdon, ces propos ont influencé la décision de la justice irakienne, au détriment de sa cliente. « Personne ne peut douter du caractère politique de cette décision, dénonce-t-il. Pour une raison technique d’abord : avec le même dossier, il y a quelques mois, elle a été acquittée des charges de terrorisme. Or, aujourd’hui, il n’y a pas d’éléments nouveaux et elle est condamnée à la perpétuité. »
Un revirement qu’il attribue à l’intervention du ministre : « On peut dire que le message de Jean-Yves Le Drian a été reçu cinq sur cinq à Bagdad. D’autre part, il y a un sous-jacent politique, qui est l’intensité des relations bilatérales entre la France et l’Irak, sur le plan militaire et politique. Les déclarations du ministre Le Drian ont été perçues comme un encouragement puissant à la fermeté et personne ne peut douter que cette peine précipitée ne soit en lien avec la volonté de la France qu’elle ne rentre pas. » 
Mandat d’arrêt international
La défense de Mme Boughedir plaide pour qu’elle rentre en France, où « un juge d’instruction a signifié par un mandat d’arrêt qu’il souhaitait la voir dans son bureau », selon Me Bourdon. En France, la jeune femme est visée par un mandat de recherche délivré dans le cadre d’une information judiciaire ouverte à Paris le 2 août 2016, pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle », selon une source judiciaire. Mais en l’absence de convention d’extradition, l’Irak n’est pas obligé de se conformer à ce mandat d’arrêt international.
Une demande d’extradition étant du ressort du juge d’instruction, les avocats vont se rapprocher de lui pour savoir ce qu’il entend faire à ce sujet. « L’Irak peut par une décision politique considérer à un moment donné de répondre à une demande française d’extradition pour qu’elle exécute sa peine en France », expose Me Bourdon.
« La justice irakienne est légitime à juger, elle a pris sa décision », a réagi de son côté Christophe Castaner, le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement et délégué général de La République en marche, lors du « Grand Rendez-vous » sur Europe 1 et CNews.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Quelque 1,7 million de Slovènes sont appelés à voter dimanche pour renouveler les 90 députés de l’Assemblée nationale. L’ancien premier ministre conservateur Janez Jansa est donné favori du scrutin et pourrait revenir au pouvoir.
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En Slovénie, la droite populiste favorite des législatives

Quelque 1,7 million de Slovènes sont appelés à voter dimanche pour renouveler les 90 députés de l’Assemblée nationale. L’ancien premier ministre conservateur Janez Jansa est donné favori du scrutin et pourrait revenir au pouvoir.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 09h38
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 10h14
   





                        



   


Les Slovènes ont commencé à voter, dimanche 3 juin, pour un scrutin à la proportionnelle qui se tient après quatre ans de gouvernement de centre gauche, et où l’ancien premier ministre conservateur Janez Jansa espère signer son retour au pouvoir après avoir fait campagne sur l’« invasion migratoire » que subirait ce petit pays situé sur l’ancienne « route des Balkans ». Les bureaux de vote, qui sont ouverts depuis 7 heures, fermeront à 19 heures.
Battu en 2014, après avoir fait campagne depuis la prison où il purgeait une peine pour corruption, M. Jansa, 59 ans, est cette fois-ci crédité d’une nette avance par les sondages, avec 25,1 % d’intentions de vote, selon l’institut Ninamedia. Il distance très largement le premier ministre sortant de centre gauche, Miro Cerar, usé par quatre années de pouvoir malgré une croissance économique record, dont le parti du centre moderne (SMC) plafonne à 9,3 %.
Premier ministre de 2004 à 2008, M. Jansa avait obtenu un second mandat en 2012 avec son Parti démocratique slovène (SDS), mais avait dû démissionner au bout d’un an, miné par l’affaire qui a mené à sa condamnation en 2014.
Le dirigeant conservateur, qui a obtenu l’annulation du jugement la même année, a construit son retour au premier plan en empruntant des accents xénophobes à son allié Viktor Orban. Le premier ministre national-conservateur hongrois lui a d’ailleurs apporté un soutien appuyé durant sa campagne, allant jusqu’à le qualifier de « garant de la survie du peuple slovène ».
Omniprésent sur la scène politique nationale depuis l’indépendance en 1991 de cette ex-république yougoslave, entrée dans l’Union européenne en 2004, M. Jansa, un ancien dissident à la personnalité jugée clivante, s’expose à devoir mener de délicates négociations pour rassembler une majorité de gouvernement.

   


Dans ce contexte, l’indépendant Marjan Sarec, un ancien comédien devenu maire d’une petite ville de province, apparaît en position de possible faiseur de roi, avec 11,9 % d’intentions de vote. Malgré le recul de M. Cerar, le bloc constitué par l’actuelle majorité de centre gauche continue de peser près de 29 %, les sociaux-démocrates étant crédités de 12,4 % et le parti des retraités de 7,1 %.
Les entreprises de sondages ont souligné que le grand nombre d’électeurs indécis ouvrait la voie à de possibles surprises le soir du scrutin.
Une campagne dominée par le thème de l’immigration
Pour la première fois depuis dix ans, les élections slovènes se déroulent dans un contexte de croissance économique soutenue et de chômage bas, dans ce pays frappé de plein fouet par la crise économique de 2008, et qui avait échappé de peu à une mise sous tutelle internationale en 2013.
La campagne s’est néanmoins déroulée dans un contexte de contestation sociale et de revendications de hausses des salaires et des retraites au terme de dix années d’austérité. Une réforme du système de santé, jugé inefficace et coûteux, et l’amélioration du climat des affaires ont également été réclamées, un mécontentement qui a pesé dans la décision de M. Cerar en mars d’écourter légèrement son mandat.

   


Mais M. Jansa a réussi durant sa campagne à faire de l’immigration un thème central, avec l’appui de médias financés par des fonds hongrois, a relevé le quotidien Dnevik. Près de 500 000 migrants ont transité par la Slovénie en 2015 et 2016 avant de poursuivre leur route vers l’ouest de l’Europe, une vague qui avait alors poussé le gouvernement de M. Cerar à ériger une clôture de 200 kilomètres à la frontière croate. Seul un millier de réfugiés et de demandeurs d’asile vivent dans le pays aujourd’hui, selon les chiffres officiels.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ George Nader, condamné et incarcéré à Prague en 2003 pour pédophilie, joue un rôle trouble dans les relations entre la Maison blanche et les Émirats arabes unis, ainsi que l’Arabie saoudite.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ La date du 3 juin était encore libre. L’ONU y a instauré une « journée mondiale pour le vélo », par consensus entre les 193 pays membres. En France, de nombreux événements sont organisés ce dimanche.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ L’aviation israélienne a annoncé avoir procédé à des raids aériens visant des sites appartenant au Hamas, parmi lesquels « deux sites de fabrication et de stockage de munitions du Hamas et un complexe militaire ».
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Bande de Gaza : bombardements de l’armée israélienne en riposte à des tirs de roquettes

L’aviation israélienne a annoncé avoir procédé à des raids aériens visant des sites appartenant au Hamas, parmi lesquels « deux sites de fabrication et de stockage de munitions du Hamas et un complexe militaire ».



Le Monde
 |    03.06.2018 à 08h15
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 14h31
   





                        



   


Lors d’une première vague de raids aériens, « des avions de combat ont frappé dix sites terroristes dans trois complexes militaires appartenant au mouvement terroriste Hamas dans la bande de Gaza », a déclaré l’armée israélienne dans un communiqué, samedi 2 juin. « Parmi ces objectifs figuraient deux sites de fabrication et de stockage de munitions du Hamas et un complexe militaire », a-t-elle ajouté.
Ces frappes aériennes constituaient une réplique à des tirs de roquettes contre Israël. L’armée israélienne a également fait état d’une série de tentatives d’attaques à la frontière contre des soldats, mais aussi de « dégâts sur des infrastructures liées à la sécurité » et des incendies allumés, sur son territoire, avec des cerfs-volants et des ballons.
Quelques heures après la première vague de raids, un avion « a tiré sur cinq objectifs d’un complexe militaire appartenant à la force navale du Hamas dans le nord de la bande de Gaza », a indiqué l’armée dans un second communiqué, dimanche. Les sources palestiniennes n’ont pas fait état immédiatement de victimes après ces raids aériens.
Six roquettes tirées depuis Gaza entre samedi et dimanche
Samedi soir, deux roquettes avaient été tirées depuis la bande de Gaza vers le sud d’Israël, où les sirènes d’alerte ont retenti pour appeler les habitants à se rendre dans les abris. Le Dôme de fer, le système israélien de défense antimissiles, a intercepté l’une des roquettes, et l’autre n’aurait pas atteint sa cible et serait tombée à l’intérieur de la bande de Gaza, selon l’armée.
Quatre autres roquettes ont été tirées vers Israël un peu plus tard, dans les premières heures de dimanche, et trois d’entre elles ont été interceptées, a fait savoir l’armée. Aucun des groupes armés présents à Gaza n’a revendiqué immédiatement la responsabilité de ces tirs.
Les derniers échanges de tirs ont eu lieu après les obsèques célébrées samedi d’une secouriste volontaire palestinienne tuée par balle la veille par des soldats israéliens près de la frontière entre la bande de Gaza et le territoire israélien. Des milliers de personnes ont assisté aux funérailles de cette secouriste, Razan Al-Najjar, 21 ans, touchée vendredi à l’est de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza.

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Ces funérailles ont été suivies d’accrochages près de la barrière frontalière lorsque des Palestiniens ont lancé des pierres contre des soldats israéliens. Plusieurs Palestiniens ont été blessés, selon les autorités de Gaza.

   


Un Palestinien de 35 ans a par ailleurs été tué samedi après avoir tenté de renverser des soldats israéliens avec un petit tracteur, à Hébron, en Cisjordanie occupée. Aucun soldat n’a été blessé dans la tentative d’attaque, a précisé l’armée israélienne dans un communiqué.
Une source de sécurité palestinienne à Gaza a enfin déclaré qu’un char israélien avait visé un poste d’observation du Hamas dans l’est de la ville, sans faire de victimes. L’armée israélienne a affirmé auparavant qu’une « cellule terroriste » s’était infiltrée depuis le sud de la bande de Gaza, mais que les soldats avaient contraint les Palestiniens à rebrousser chemin.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Les grâces présidentielles se succèdent outre-Atlantique avec une constante : la volonté de contrer la justice pour le bénéfice d’alliés politiques.
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Président Trump, an II : le pouvoir du pardon

Les grâces présidentielles se succèdent outre-Atlantique avec une constante : la volonté de contrer la justice pour le bénéfice d’alliés politiques.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 06h47
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 09h44
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

Donald Trump était si content des excellents chiffres de l’emploi pour le mois d’avril qu’il a allègrement bousculé vendredi 1er juin une règle établie de longue date : attendre la publication officielle des résultats qui lui avaient été communiqués la veille pour les commenter. Le président des Etats-Unis a fait comprendre d’une manière pas vraiment subliminale à 7 h 21 du matin, sur son compte Twitter, que les chiffres dévoilés à 8 h 30 seraient bons. Une entorse qui illustre comme d’autres la volonté de Donald Trump d’user sans entraves de toutes les formes de pouvoir que recèle le bureau Ovale de la Maison Blanche.
Dans le domaine de l’énergie, cette avidité pourrait se traduire prochainement selon Bloomberg par l’obligation de maintenir en activité des centrales thermiques au charbon qui fonctionnent à perte en abusant de dispositions prévues pour les catastrophes naturelles. Le Parti républicain défendait naguère la main invisible du marché et stigmatisait Barack Obama lorsqu’il favorisait les énergies du futur. Donald Trump entend peser de tout son poids pour défendre celle du passé pendant que le Grand Old Party toussote. Au mieux.
Cette boulimie a trouvé un autre gisement avec le pouvoir de pardon qui est aux Etats-Unis à la discrétion du président. Là encore, Donald Trump ne fait rien comme les autres, dédaignant les dossiers préparés par un bureau spécial du département de la justice au profit de choix personnels. Il a surtout battu un record de précocité en stoppant après seulement sept mois à la Maison Blanche la procédure qui pesait sur un shérif de l’Arizona qui avait violé la loi de manière régulière pour traquer les sans-papiers.
Subtilité d’un « éléphant »
D’autres avant lui avaient certes fait des choix controversés, du pardon du financier Marc Rich par Bill Clinton à celui de Chelsea Manning, la « taupe » de WikiLeaks, par Barack Obama. Mais ces mesures de clémence avaient été adoptées à la veille de leur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Dans un entretien au « Parisien », l’ex-président des Etats-Unis s’en prend à l’homme fort du Kremlin, dont le pays est accusé d’ingérence dans la présidentielle de 2016.
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Article sélectionné dans La Matinale du 02/06/2018
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Pour Bill Clinton, Vladimir Poutine sème « la discorde dans les endroits qu’il veut affaiblir »

Dans un entretien au « Parisien », l’ex-président des Etats-Unis s’en prend à l’homme fort du Kremlin, dont le pays est accusé d’ingérence dans la présidentielle de 2016.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 03h44
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 06h35
   





                        



   


Un roman policier et une occasion de taper sur la Russie. A l’occasion de la sortie prochaine de son livre, coécrit avec James Patterson (Le Président a disparu, éditions JC Lattès, 400 pages, 23 euros) l’ancien locataire de la Maison Blanche (1993-2001), Bill Clinton, a accordé un entretien au Parisien, dimanche 3 juin.
« Aujourd’hui, les enjeux de la cybersécurité sont devenus majeurs dans le monde », insiste le 42e président des Etats-Unis, qui ne mâche pas ses mots contre Moscou, accusé d’ingérence dans les élections de 2016 outre-Atlantique. « Les Russes ont tenté de perturber les scrutins français, allemand, hollandais et ainsi de suite… », argue ainsi M. Clinton.

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Et ce dernier de s’en prendre directement à l’homme fort du Kremlin :
« [Vladimir Poutine] est persuadé que même si sa population décroît et que son économie n’est pas si forte que ça, parce qu’il exerce un pouvoir quasi dictatorial et consacre beaucoup d’argent à la modernisation de son appareil militaire, il peut semer la discorde dans les endroits qu’il veut affaiblir. Là où il veut influencer la tournure des événements avec des cyberattaques. Et peu importe si quelqu’un lui fait la même chose : il ne vit pas dans une démocratie, il s’en fiche. »

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Ennemis à l’intérieur des frontières
Mais, M. Poutine n’est pas le seul dirigeant à s’attirer les foudres de l’ex-président. « Les démocraties ont beaucoup d’ennemis à l’intérieur comme à l’extérieur de leurs frontières », avance-t-il, en une pique à peine voilée à l’encontre de l’actuel locataire de la Maison Blanche, Donald Trump.

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« L’implosion des médias, la dispersion de l’information, les fake news… (…) cela devient un challenge de diffuser une information en laquelle une majorité de gens va croire », explique M. Clinton. « Il est presque impossible de préserver une démocratie quand vous avez des gens qui ne savent plus si ce qu’ils entendent est vrai ou faux. »
« Beaucoup de choses changent en ce moment aux Etats-Unis (…) Il y a une vraie différence entre ce qu’on lit à la “une” des journaux et ce qui se passe vraiment. Les hommes politiques font les gros titres, c’est une chose terrible et c’est ce qui se passe aujourd’hui dans l’univers de Donald Trump. »
Au cours de cet entretien, l’ancien président démocrate, qui jouit toujours d’une forte popularité dans son pays, témoigne aussi de son admiration pour la chancelière allemande, Angela Merkel, au sujet de la crise migratoire, et des espoirs que le chef de l’Etat français lui donnent, dans sa gestion de la communication avec les Etats-Unis. Il n’a, en revanche, pas souhaité revenir sur l’échec de son épouse, Hillary Clinton, à la présidentielle de 2016.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ La chancelière allemande explique que la solidarité entre les membres de la zone euro ne doit pas conduire « à une union de la dette ».
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Pas de partage de la dette au sein de la zone euro, prévient Merkel

La chancelière allemande explique que la solidarité entre les membres de la zone euro ne doit pas conduire « à une union de la dette ».



Le Monde
 |    03.06.2018 à 03h02
   





                        



   


Angela Merkel a semblé exclure samedi 1er juin la possibilité d’un allégement de la dette italienne, affirmant dans un entretien à un journal allemand que le principe de solidarité entre les membres de la zone euro ne signifiait pas une union de partage de la dette.
« Je vais aborder le nouveau gouvernement italien de manière ouverte et travailler avec lui sans spéculer sur ses intentions », a déclaré la cheffe du gouvernement allemand au Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung, à paraître dimanche.
La chancelière allemande faisait ces remarques après la publication d’informations selon lesquelles la coalition au pouvoir en Italie, formée par le Mouvement 5 Etoiles (M5S, populiste) et la Ligue (extrême droite) entendait demander à la Banque centrale européenne (BCE) l’effacement de 250 milliards d’euros de la dette italienne.

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Merkel a expliqué que si la solidarité entre les membres de la zone euro était importante, ce principe ne devait pas conduire « à une union de la dette ».
Transformer le MES en FME
La chancelière a félicité Giuseppe Conte, le nouveau président du Conseil italien, lors d’un entretien téléphonique samedi et l’a invité pour des discussions à Berlin, a indiqué la chancellerie. Angela Merkel souhaite notamment discuter avec le nouveau gouvernement de la Péninsule des moyens d’améliorer l’emploi des jeunes.

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La chancelière a également été interrogée sur les projets du président français, Emmanuel Macron, qui prône la création d’un budget spécifique pour la zone euro, avec la désignation d’un ministre des finances, et la transformation du Mécanisme européen de stabilité (MES) en un fonds monétaire européen (FME).
Pour Angela Merkel, le MES est insuffisant et il faut le transformer en un FME doté de prérogatives lui permettant d’accorder des lignes de crédit aux pays susceptibles d’être confrontés à une crise de la dette souveraine.
« Si l’ensemble de la zone euro est en danger, le FME doit être capable d’accorder des crédits à long terme afin d’aider les pays, a-t-elle dit. De tels crédits pourraient être étalés sur 30 ans et accordés à la condition que les bénéficiaires engagent des réformes structurelles. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Après des mois de crise politique, le chef du gouvernement, Giuseppe Conte, et les ministres issus de la coalition populiste, ont participé au défilé militaire du 2 juin.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Initialement interdit par les autorités, le rassemblement a été dispersé par des tirs de gaz lacrymogène. Le bilan provisoire fait état de seize blessés.
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Reportage

A Bamako, une manifestation de l’opposition dispersée par les forces de l’ordre

Initialement interdit par les autorités, le rassemblement a été dispersé par des tirs de gaz lacrymogène. Le bilan provisoire fait état de seize blessés.

Par                                            Morgane Le Cam (Bamako, correspondance)




LE MONDE
              datetime="2018-06-02T15:55:32+02:00"

        Le 02.06.2018 à 15h55

     •
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        Mis à jour le 02.06.2018 à 17h04






    
Un manifestant portant un tee-shirt à l’effigie d’Etienne Fakara Sissoko, une figure de l’opposition malienne, le 2 juin à Bamako.
Crédits : MICHELE CATTANI / AFP


Un épais nuage de fumée troublait le siège du parti politique d’opposition ADP-Maliba (Alliance pour la démocratie et le progrès), ce samedi 2 juin à Bamako, la capitale malienne. La manifestation organisée par l’opposition au régime du président, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), avait pour objectif de réclamer une élection présidentielle transparente, mais elle n’a pas pu se tenir. Un dispositif sécuritaire conséquent – 1 000 hommes selon une source policière –, avait été déployé pour « sécuriser la capitale et d’empêcher la manifestation compte tenu de l’état d’urgence », selon le mot d’ordre.

    
Les forces antiémeutes maliennes se déploient face à la manifestation de l’opposition, samedi 2 juin à Bamako.
Crédits : MICHELE CATTANI / AFP


Les tirs de gaz lacrymogène envers les manifestants et les leadeurs de l’opposition qui s’apprêtaient à sortir du siège ce matin pour commencer à manifester auront été dissuasifs. Quelques jours plus tôt, la manifestation avait été interdite par les autorités, invoquant l’état d’urgence, en place depuis près de deux ans et demi à Bamako.
« Manifester est un droit constitutionnel », a rétorqué l’opposition, depuis le siège de l’ADP-Maliba. Ce samedi, à l’intérieur, ses principaux leadeurs, dont Soumaïla Cissé, Mohamed Aly Bathily, Aliou Boubacar Diallo et Habib Dembélé, tous candidats à l’élection présidentielle du 29 juillet, attendent que la situation se calme. Dehors, le quartier est bouclé par les forces de l’ordre, quelques jets de pierre surgissent de la fumée issue des grenades de gaz lacrymogène qui continuent d’être tirées, tandis qu’entre la police et les manifestants, quelques heurts éclatent.
« Je voulais juste manifester pour une élection pacifique, crédible et transparente »
Sory Diakité, un jeune Malien de 24 ans, a pu s’échapper en escaladant le mur du siège du parti. « J’ai dû sauter les barbelés, regardez ma jambe, je me suis blessé. Je voulais juste manifester pour une élection pacifique, crédible et transparente », explique-t-il, caché dans une bâtisse en construction, en montrant son pantalon, déchiré, sur lequel il a noué un tee-shirt blanc.

    
Scènes d’émeute en marge de la manifestation de l’opposition à Bamako, samedi 2 juin.
Crédits : MICHELE CATTANI / AFP


En face de lui, Haoua Maïga crie. Cette militante de la plate-forme « Antè A Bana : touche pas à ma Constitution » est excédée : « Ça, c’est le régime IBK ! La population ne peut pas manifester pour exprimer ses mécontentements ! La population est sortie pour une cause, et vous osez la gazer ? Mais ce n’est ni l’opposition ni la société civile que vous avez gazées, c’est la nation malienne ! » Haoua Maïga était en première ligne lors de la dernière grosse manifestation qui s’était déroulée plutôt pacifiquement, il y a près d’un an. Le 17 juin 2017, des milliers de manifestants avaient marché pour réclamer un abandon du projet de révision de la Constitution qui devait être soumis à référendum le 9 juillet. Un rassemblement autorisé, malgré l’état d’urgence.
Au moins seize blessés 
A moins de deux mois de l’élection présidentielle, ce début de campagne électorale tendu est selon Etienne Fakaba Sissoko, un des organisateurs de la manifestation, un signal clair envoyé par le gouvernement : « Cela montre qu’il ne veut pas aller aux élections. Nous qui voulons des élections transparentes, on nous tabasse ? », s’indigne-t-il, à voix basse, allongé sur un brancard posé à même le sol, aux urgences de l’hôpital Gabriel-Touré. L’économiste multicasquette (ex-conseiller à la présidence et ancien collaborateur de la mission des Nations unies au Mali) est affaibli. « J’étais à la bourse du travail ce matin en train d’installer le podium qui devait servir pour le discours officiel quand une vingtaine de policiers ont commencé à me tabasser à coups de matraque », assure-t-il. Il perdra connaissance et se réveillera sur son brancard, aux urgences. Autour de lui, au moins une dizaine de blessés sont allongés à même le sol. Selon un bilan provisoire dressé par la protection civile en fin de matinée, seize personnes ont été blessées, dont un policier.

    
Un blessé est secouru lors de la manifestation de l’opposition à Bamako, samedi 2 juin.
Crédits : MICHELE CATTANI / AFP


Selon un communiqué publié par le ministère de la sécurité ce samedi 2 juin, « les forces de l’ordre ont investi les lieux en vue d’empêcher tout attroupement de nature à troubler l’ordre public ». « Certains responsables de mouvement s’en sont même pris aux forces de sécurité en les insultant », poursuit le communiqué.
Du côté de l’opposition, dont les leadeurs ont pu sortir du siège du parti vers midi, l’heure est à la réflexion. Faut-il continuer les appels à manifester dans un contexte préélectoral qui s’annonce de plus en plus tendu ? « Ça n’est pas exclu, glisse Racine Thiam, le vice-président de l’Union pour la République et la démocratie (URD). La décision n’est pas prise. Mais ce qui s’est passé est inadmissible et ne restera pas sans réponse. »


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Le procès en appel de cette Française, qui risque la peine de mort, doit se tenir dimanche à Bagdad. Le ministre des affaires étrangères avait qualifié Mme Boughedir de « combattante ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 02/06/2018
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Procès en Irak de Mélina Boughedir : ses avocats accusent Jean-Yves Le Drian d’« ingérence »

Le procès en appel de cette Française, qui risque la peine de mort, doit se tenir dimanche à Bagdad. Le ministre des affaires étrangères avait qualifié Mme Boughedir de « combattante ».



Le Monde
 |    02.06.2018 à 13h47
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 12h14
    |

            Hélène Sallon et 
Elise Vincent








                        


Le procès en appel de Mélina Boughedir, cette Française capturée par les forces irakiennes à Mossoul le 8 juillet 2017, s’ouvre à nouveau ce dimanche 3 juin à Bagdad, sur fond de polémique. Dans une lettre adressée, samedi, depuis la capitale irakienne, au ministre des affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, et diffusée par e-mail à la presse, les avocats de la Française, présents en Irak pour assurer sa défense devant la cour pénale de Bagdad, accusent le ministre d’« ingérence inacceptable » dans le cours du procès et de « faute morale et politique ».
« Madame Boughedir est une combattante. Quand on va à Mossoul en 2016, c’est pour combattre et donc elle est jugée sur les lieux de ses exactions. C’est la logique normale. Elle a combattu contre les unités irakiennes, elle est jugée en Irak », a déclaré, jeudi, M. Le Drian sur la chaîne d’information en continu LCI. « Nous n’avons pas vocation à nous mêler des jugements », mais « nous condamnons totalement la peine de mort » et « nous souhaitons qu’elle ne soit pas appliquée en Irak », a-t-il ajouté, rappelant la ligne française habituelle lorsqu’un ressortissant français est mêlé à des affaires judiciaires à l’étranger.

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Alors que le dossier de Mélina Boughedir est, depuis son arrestation à l’été 2017, symptomatique du casse-tête diplomatique, sécuritaire et juridique que représente le sort des ex-djihadistes français et leur famille dans la zone irako-syrienne, les avocats de la défense, Mes William Bourdon, Martin Pradel et Vincent Brengarth, ont décidé de contester publiquement cette qualification de « combattante » faite par M. Le Drian de leur cliente. A leurs yeux, aucun élément ne permet de confirmer cette affirmation, dans un dossier qu’ils jugent « totalement vide ». 
Atteinte aux principes
Les déclarations du ministre contreviennent même, selon eux, aux principes fondamentaux que sont la présomption d’innocence, la séparation des pouvoirs, les droits de la défense et le principe de non-ingérence dans les affaires d’un Etat étranger. « Ces déclarations sont d’autant plus graves que notre cliente risque la peine de mort, et que son avocat irakien n’a pas pu prendre connaissance de son dossier, ni la rencontrer en prison avant son procès. Vos déclarations sont aussi dommageables, car il reste probable que son procès soit expéditif », ajoutent-ils dans cette lettre.
Capturée le 8 juillet 2017 à Mossoul lors de bataille contre l’organisation Etat islamique (EI) par les forces irakiennes, avec ses quatre enfants mineurs, Mélina Boughedir avait été condamnée à sept mois de prison pour entrée illégale sur le territoire irakien par la cour pénale de Bagdad, le 19 février. Aucune accusation pour terrorisme n’avait été retenue par le juge d’instruction. Ayant purgé sa peine en détention préventive, Mme Boughedir devait initialement être expulsée vers la France. Mais lors de l’examen de l’appel – automatique en Irak – à la fin mars, le Conseil suprême des juges a ordonné un nouveau procès et a décidé de requalifier les charges pesant sur la Française pour y ajouter l’accusation d’appartenance à l’Etat islamique. La jeune femme de 27 ans, dont trois des quatre enfants ont été rapatriés en France, doit donc être rejugée le 3 juin pour « terrorisme » et risque la peine capitale.
Mélina Boughedir fait l’objet d’un mandat d’arrêt international, diffusé récemment par Interpol
Alertés par l’écho donné aux propos du ministre français dans la presse irakienne samedi, Mes Bourdon, Pradel et Brengarth estiment dans leur lettre que la position de M. Le Drian « ne peut être qu’interprétée (…) comme une pression inacceptable sur la justice irakienne et comme l’illustration si besoin était de [sa] volonté à tout prix, et au sacrifice des principes fondamentaux, que [leur] cliente ne revienne pas en France ». Les autorités françaises ont, à plusieurs reprises, estimé que les djihadistes français capturés en Syrie et en Irak devaient être jugés par les autorités locales et purger leur peine sur place.
Mandat d’arrêt international
Mélina Boughedir fait toutefois l’objet d’un mandat d’arrêt international, diffusé récemment par Interpol. « Ce mandat d’arrêt international fait suite à un mandat de recherche », confirme-t-on de source judiciaire. Une procédure classique qui permet à la France d’avoir un levier juridique pour extrader la jeune femme, quelle que soit l’issue du procès. Les autorités françaises peuvent, en effet, avoir des éléments à charge contre Mélina Boughedir que n’ont pas les autorités irakiennes.
Dans la guerre de communication qui entoure désormais le dossier de Mélina Boughedir, les avocats de la défense entendent mettre en avant ce mandat, lors de la nouvelle audience dimanche, pour obtenir le retour de leur cliente en France. En effet, en l’absence de convention d’extradition, l’Irak n’est pas obligée de se conformer à ce mandat d’arrêt international. La situation de Mélina Boughedir dépend donc beaucoup de tractations bilatérales entre Paris et Bagdad. Or, « on peut imaginer que la France ne va pas mettre beaucoup d’empressement à obtenir le transfèrement de Mélina Boughedir », déplore Me William Bourdon au Monde.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ La coupure entre le Sud et les îles (Sardaigne et Sicile), d’un côté, le centre et le Nord, de l’autre, n’a fait que se renforcer depuis quarante ans explique, dans sa chronique, l’économiste Pierre-Cyrille Hautcœur. Une situation qui n’est pas sans analogie avec celle de l’ensemble de la zone euro.
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« Aujourd’hui se pose la question de la réalité de l’unité italienne au sein de l’Europe »

La coupure entre le Sud et les îles (Sardaigne et Sicile), d’un côté, le centre et le Nord, de l’autre, n’a fait que se renforcer depuis quarante ans explique, dans sa chronique, l’économiste Pierre-Cyrille Hautcœur. Une situation qui n’est pas sans analogie avec celle de l’ensemble de la zone euro.



Le Monde
 |    02.06.2018 à 12h26
 • Mis à jour le
02.06.2018 à 12h28
    |

                            Pierre-Cyrille Hautcoeur (Directeur d'études à l'EHESS)








                        



                                


                            

Recherches. Les difficiles tractations pour la formation d’un gouvernement en Italie résultent-elles de l’échec de l’unification économique du pays, un échec ancré dans une longue opposition historique entre le Nord et le Sud ?
La coupure entre le Sud et les îles (Sardaigne et Sicile), d’un côté, le centre et le Nord, de l’autre, est bien connue dans l’histoire du pays, mais elle n’a fait que se renforcer depuis quarante ans. Au nord, une société riche, où le chômage est marginal, l’industrie et le tourisme ancrés dans des savoir-faire artisanaux et artistiques renommés mondialement ; au sud, une société beaucoup plus pauvre, mal formée et rongée par le chômage.
Lors des dernières élections législatives, le Mouvement 5 étoiles (M5S) a dominé sans partage au sud, tandis qu’au nord c’est l’alliance des droites qui l’a emporté, le centre gauche s’étant réfugié dans quelques grandes villes et en Toscane. Le M5S souhaite la sortie de l’Union européenne, arguant de l’inefficacité des politiques d’ajustement structurel menées depuis des années, qui ne font qu’accroître la pauvreté du Sud. Inversement, hormis sa violente réaction anti-immigrés, le Nord est bien ancré dans l’Union, son économie étant compétitive et intégrée avec celles de ses partenaires européens.
Des mondes économiques séparés
Cette coupure existe depuis l’unification du pays dans la deuxième moitié du XIXe siècle. L’unification fut conçue et menée avec l’aide de la France par le royaume du Piémont, qui rassemblait les Etats du Nord et du centre, et annexa en 1860 le vaste royaume agricole des Deux-Siciles grâce au talent chevaleresque et révolutionnaire de Garibaldi plus qu’à des arguments économiques.

L’unification tarifaire eut néanmoins lieu dès 1861, l’unification monétaire en 1863, et l’Italie participa en 1865 à la création de l’Union latine, pilotée par la France. Comme le montre Roger Vicquery, doctorant à la London School of...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Editorial. L’agressivité commerciale américaine se révèle un test crucial pour mesurer la solidité de la solidarité européenne.
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Commerce mondial : le moment de vérité pour l’Europe

Editorial. L’agressivité commerciale américaine se révèle un test crucial pour mesurer la solidité de la solidarité européenne.



Le Monde
 |    02.06.2018 à 10h58
 • Mis à jour le
02.06.2018 à 15h16
   





                        


Editorial du « Monde ». Rester ferme, tout en évitant la surenchère. La voie est étroite pour l’Union européenne (UE), après la décision de Donald Trump de taxer les importations américaines d’acier et d’aluminium. Le président des Etats-Unis a fini par mettre à exécution, jeudi 31 mai, les menaces agitées depuis deux mois, faute d’avoir obtenu des concessions de la part des Européens pour tenter de réduire le déficit commercial américain.
Face au refus de ces derniers de « négocier avec un pistolet sur la tempe », les Etats-Unis ont donc passé outre aux avertissements sur les risques d’une guerre commerciale qui pourrait ralentir la croissance mondiale. Cette menace n’a jamais été aussi imminente, alors que le Canada et le Mexique, deux des principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis, ont droit au même traitement que l’UE.

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Cette décision est aussi irresponsable qu’inefficace. Irresponsable, parce qu’elle se fait au mépris des règles du commerce international, dont les Etats-Unis avaient été l’un des principaux architectes. Fustigeant l’inefficacité de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), M. Trump a décidé de saper le fonctionnement de ce système. Par ailleurs, ces sanctions fragilisent un peu plus la relation transatlantique, déjà mise à mal par le retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien et le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem.
Les Européens placés face à leurs responsabilités
Inefficace, cette décision l’est à double titre. D’abord, parce que le déficit américain est pour l’essentiel la contrepartie d’un déséquilibre, qui n’a rien à voir avec des barrières douanières. Les Etats-Unis vivent au-dessus de leurs moyens en consommant trop et en n’épargnant pas assez. Dès lors, viser un solde positif de la balance commerciale est illusoire. Concernant l’acier, les sanctions passent complètement à côté du sujet, puisque la Chine est épargnée, alors que c’est Pékin qui est responsable de la surproduction mondiale, qui tire les prix vers le bas et détruit des emplois dans les pays occidentaux. Enfin, l’argument selon lequel les importations d’acier et d’aluminium européens représentent une menace pour la sécurité des Etats-Unis est une plaisanterie.

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L’agressivité commerciale américaine a au moins une vertu : elle place les Européens face à leurs responsabilités. Il s’agit d’un test crucial pour mesurer la solidité de la solidarité européenne. Or les intérêts à court terme des Etats membres ne sont pas nécessairement convergents. Face à la fermeté française, l’Allemagne pourrait être tentée par une attitude beaucoup plus pragmatique en essayant de sauvegarder ses énormes excédents commerciaux.

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Donald Trump sait très bien que la cuirasse européenne est fragile et n’hésitera pas à profiter de la moindre faille. Les menaces de taxer les importations américaines de voitures allemandes seront, de ce point de vue, un moment de vérité.
L’Europe doit dépasser ces intérêts de court terme pour apprendre à exister non plus aux côtés des Etats-Unis, mais indépendamment d’eux. Washington n’est plus un partenaire fiable ; un autre rapport de force s’impose. En tant que première zone commerciale du monde, l’UE en a les moyens, en continuant à promouvoir un libre-échange responsable et équilibré avec le reste de la planète, tout en montrant aux Etats-Unis que l’Europe unie sait se défendre.

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Les mesures de rétorsion qui sont en préparation constituent à cet égard un signal positif. Le défi reste de trouver un bon équilibre entre la riposte et le respect de la légalité internationale pour éviter le piège mortel de la guerre commerciale.

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