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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Vainqueur en 2016, le Serbe n’a pas été tendre avec l’Espagnol Fernando Veerdasco (6-3, 6-4, 6-2). Plus tôt dans la journée, Dominic Thiem et Alexander Zverev se sont qualifiés.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Au moins 47 candidats à l’exil se sont noyés samedi lors du naufrage de leur embarcation, en route pour l’île italienne de Lampedusa. Selon un officier tunisien, le bilan pourrait s’alourdir.
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Compte rendu

En Tunisie, au moins 47 migrants sont morts dans un naufrage au large de Sfax

Au moins 47 candidats à l’exil se sont noyés samedi lors du naufrage de leur embarcation, en route pour l’île italienne de Lampedusa. Selon un officier tunisien, le bilan pourrait s’alourdir.

Frédéric Bobin (Tunis, correspondant)
    



LE MONDE
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        Le 03.06.2018 à 16h29

     •
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        Mis à jour le 03.06.2018 à 18h37





Un nouveau drame en Tunisie met en lumière le coût humain d’une émigration clandestine en plein essor de jeunes Tunisiens vers l’Italie. Au moins 47 migrants se sont noyés dans la soirée du samedi 2 juin au large de Sfax, métropole portuaire du littoral tunisien, à la suite du naufrage d’un chalutier.
A Sfax, le colonel major Mohamed Salah Sagaama, chargé de coordonner les secours, a précisé dimanche au Monde que les secours déployés sur place avaient repêché 47 corps et secouru 68 occupants – 60 Tunisiens et 8 étrangers – du bateau en détresse à 7 miles nautiques au large de Kerkennah. Cette île, située à une vingtaine de kilomètres de Sfax, est la principale plate-forme tunisienne de départs de migrants vers l’île italienne Lampedusa, distante d’à peine 160 kilomètres au nord-est.
« Nous avons entendu ce matin des hélicoptères de secours survoler l’île en direction du lieu du naufrage », témoignait dimanche un habitant de Kerkennah joint au téléphone. Les autorités tunisiennes ont mobilisé deux patrouilleurs, deux vedettes d’intervention rapide et deux équipes de plongeurs pour tenter de retrouver les disparus. Selon le colonel major Sagaama, « le bilan devrait malheureusement s’alourdir à plus de cent morts » car « le nombre total d’occupant du bateau était d’environ 200 personnes, selon les témoignages des rescapés ».
Le 8 octobre 2017, un autre drame s’était produit dans la même zone. Un chalutier, avec environ 90 jeunes Tunisiens à son bord, était entré en collision avec le patrouilleur de la marine tunisienne qui l’avait pris en chasse. Une cinquantaine de migrants avait perdu la vie dans cet accident qui avait soulevé la colère des familles des victimes, la plupart originaires des régions économiquement marginalisées de la Tunisie intérieure.

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Depuis lors, les autorités tunisiennes semblaient avoir renforcé la surveillance des côtes. Les interceptions de bateaux chargés de candidats au départ vers l’Italie s’étaient multipliées. Et les contrôles sur le ferry qui fait la jonction entre Sfax et Kerkennah s’étaient apparemment resserrés. Toutefois, en dépit de cette reprise en main, le flux n’a pas véritablement chuté. Certains habitants de Kerkennah ont même noté un regain d’activité migratoire ces dernières semaines. « Les migrants en transit ici vers Lampedusa se cachaient d’ordinaire pour ne pas être repérés par la police, relève un habitant. C’étaient les passeurs qui sortaient faire les achats à leur place dans les épiceries. Maintenant, ces migrants ne se cachent même plus. Ils se promènent ouvertement dans les rues des villages. » « Avec l’approche de l’été, le courant va s’accélérer », anticipe un autre habitant.

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                Tunisie : les Kerkennah, base de départs des migrants



Le dernier drame au large de Kerkennah s’inscrit dans un contexte de reprise spectaculaire des courbes de départs vers l’Italie. Selon les chiffres officiels de cette dernière, le nombre de Tunisiens arrivés illégalement en 2017 sur la péninsule a atteint 6 150 personnes, soit 7,5 fois plus qu’en 2016. Si les routes maritimes peuvent varier – certains Tunisiens partent de Libye –, ces migrants sont arrivés pour l’essentiel de Tunisie même, d’où ont embarqué 5 900 illégaux ayant accosté en Italie. Parmi eux se sont glissés une petite minorité (moins de 10 %) d’Africains subsahariens.
Si l’on y ajoute les 3 178 migrants interceptés en mer par les garde-côtes tunisiens, cela fait 9 078 tentatives – réussies ou échouées – de départs de Tunisie sur l’ensemble de l’année 2017. Le courant est sans précédent depuis la vague de départs (autour de 30 000) du printemps 2011. L’exode d’alors, exceptionnel, avait été permis par le vide sécuritaire qui avait suivi la chute du régime de Zine El-Abidine Ben Ali.
La courbe avait ensuite chuté, mais elle s’envole à nouveau depuis plus d’un an dans un contexte d’aggravation des difficultés économiques et sociales en Tunisie. Depuis le début de 2018, les Tunisiens sont même la deuxième nationalité, après les Érythréens, à débarquer en Italie, alors qu’ils se situaient au huitième rang en 2017.

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                La détresse sociale en Tunisie à l’origine d’une nouvelle vague d’émigration





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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ La journaliste et réalisatrice Stefania Rousselle a sillonné les routes de France pour entendre des histoires de cœur. Elle a rencontré Chantal, 60 ans.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤                
                                    

L’été de l’amour : « J’avais 58 ans, lui 56. On n’avait plus de temps à perdre »


                      La journaliste et réalisatrice Stefania Rousselle a sillonné les routes de France pour entendre des histoires de cœur. Elle a rencontré Chantal, 60 ans.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 14h40
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 15h54
    |

                            Stefania Rousselle








   


Chantal Lambert, 60 ans, a rencontré Thierry par le biais de Meetic.
« Après dix ans de vie commune avec mon ex, j’ai posté sur Facebook : “On se fait un cadeau : on se sépare.” Et je me suis mise sur Meetic. En un an de célibat, j’ai dû rencontrer quarante prétendants. J’étais toute seule chez moi. Tu te pomponnes, tu t’apprêtes, tu sors. Tu as envie de plaire. Tu te sens encore vivante et tu as toujours un peu d’espoir.
La main est venue tout de suite. Elle était chaude, sèche, bien. C’était la bonne hauteur.
A 16 h 30, un mardi, je reçois un message de Thierry sur Meetic. On s’appelle tout de suite. Il me dit : “On peut se voir ?” A 17 h 35, on s’est retrouvés sur le parking, place de la République, à Vesoul. J’avais cinq minutes de retard. On descend des voitures. Et puis, en marchant en direction du bistrot, il me demande : “Je peux te prendre la main ?” Parce que, pour lui, ce qui compte, c’est ça : la hauteur de la main. Elles ne se sont pas cherchées. La main est venue tout de suite. Elle était chaude, sèche, bien. C’était la bonne hauteur.
On est allés boire un café au bar Chez Christiane. J’avais un autre rendez-vous le soir, à Courtepaille. Quelqu’un que j’avais vu plusieurs fois. Mais cet homme – il devait être malade ou je ne sais quoi –, il ne voulait pas faire grand-chose, juste finir sa vie. J’avais pas du tout envie de finir la mienne, plutôt de la recommencer. Alors je l’ai largué.
Le lendemain, avec Thierry, c’était prévu qu’on se revoie à 11 heures. A 9 h 30, il était devant la porte. J’étais encore en pyjama. Et il est resté. C’était pas la peine qu’il reparte. Moi, j’avais 58 ans, lui 56. On n’avait plus de temps à perdre.

   


Ça va faire deux ans. Il m’appelle “Bébé”. On ne peut pas se passer l’un de l’autre. Dans son profil, il disait qu’il faisait le ménage et la cuisine. Il ne cuisine pas, c’est faux. Mais il fait le ménage. Il repasse aussi ses affaires. Moi, je mets dix minutes, lui, deux heures, mais il le fait.
Je fais tout pour lui. Tous ses petits soucis, il faut que je les résolve. C’est plus fort que moi. Il est gentil, prévenant. Il me dit tout le temps : “Je t’aime.” Je crois que la dernière fois qu’il me l’a dit, c’était hier, à midi.
Il me dit tout le temps : “Je t’aime.” Je crois que la dernière fois qu’il me l’a dit, c’était hier, à midi.
Le matin, il me regarde, m’embrasse dix fois et me dit : “Ah, tu es belle.” Ça me fait rire. Je vais passer trois fois à côté de lui, et je l’embrasse au moins une fois. Je vais chercher un objet dans le buffet, par exemple. Je vais sentir son regard me suivre. Je vais me retourner et lui faire un bisou.
Thierry me donne de l’amour. J’avais jamais rencontré un homme qui m’aime comme lui. Et je n’ai jamais aimé comme je l’aime.
Tous les deux, on est pareils. On aime les gens. On aime rendre service. On est francs et honnêtes. On voyage tout le temps. Mon dernier compagnon ne faisait aucune place pour moi dans sa vie. Et Thierry, c’est aussi tout le contraire de mon ex-mari. J’ai été mariée pendant vingt-quatre ans avec un grand dépressif. Lui, les gens, il les haïssait, il en avait horreur. Il en avait peur. Et sa peur se transformait en haine. Lui, c’était la nuit, et moi, j’étais le jour. Mais j’y croyais. Je voulais le sauver. Je restais pour lui parce que je ne pouvais pas lui faire de mal. Mais il était malade. J’en dormais plus. J’ai fait une tentative de suicide.

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Mon fils voyait que ça n’allait pas du tout. Quand je rentrais du boulot, à 20 heures, j’allais le rejoindre dans sa chambre et on regardait la télé. Mon gamin me disait tout le temps : “Maman, c’est quand qu’on part ?” Alors là, ben il fallait que j’assume. On est partis. Mon ex-mari s’est suicidé il y a cinq ans, le jour anniversaire de notre divorce.
Avec Thierry, même si on ne passe que dix ans ensemble et que ça se termine, je ne lui en voudrai pas. Parce que ça aura été intense et tellement beau. Et que le temps, de toute façon, ça n’a pas d’importance. »
Retrouvez la série sur Instagram : @stefaniarousselle



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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Il y a un an, les élections balayaient tout un pan des élus. Si certains ex-députés et ministres ont vite rebondi, d’autres éprouvent des difficultés à trouver leur place dans le nouveau monde.
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édition abonné


Après le séisme Macron, la nouvelle vie des déchus de la politique


                      Il y a un an, les élections balayaient tout un pan des élus. Si certains ex-députés et ministres ont vite rebondi, d’autres éprouvent des difficultés à trouver leur place dans le nouveau monde.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 05h38
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 06h35
    |

            Vanessa Schneider








                              

                        

C’était il y a seulement un an. Un an, pour certains, qui ressemble à un siècle. Ils étaient alors des dirigeants politiques de premier plan, des ministres avec Légion d’honneur à la boutonnière, les espoirs de leur camp, ceux auxquels on promettait de fabuleux destins. Ils ont été balayés par la vague Macron, le plus grand séisme que la Ve République ait jamais enregistré. Ils ont tout perdu ou presque en quelques jours, leurs positions, un mandat, mais aussi leur futur. C’était il y a un an et ils ont dû se rendre à l’évidence : la politique ne voulait plus d’eux, il fallait aller ailleurs, se réinventer.
Les élus de la région Ile-de-France s’en souviennent comme si c’était hier. Quelques jours après les législatives de juin 2017, ils se sont retrouvés à l’occasion d’une réunion au conseil régional. « On s’est regardés les uns et les autres. Autour de la table, on avait tous été battus pour la députation, tous : socialistes, écologistes, républicains, centristes. Pas un rescapé. On s’est réconfortés mutuellement, on en plaisantait même, il y avait quelque chose d’irréel », raconte Emmanuelle Cosse (Europe Ecologie-Les Verts), 43 ans, ancienne ministre du logement, éliminée à Paris dès le premier tour.
Pour parler de ce qu’il leur est arrivé, ils rivalisent de terribles métaphores : « tsunami », « raz-de-marée », « claque intersidérale »… Alors qu’approche le premier anniversaire de leur déroute, ils ne peuvent désormais que le constater : ils ont vécu en accéléré la fin d’une époque. Celle où l’on pouvait s’imaginer consacrer une vie entière à la politique, où, les soirs de défaite, il était possible de s’endormir en pensant à des lendemains plus doux. Un temps où un solide carnet d’adresses constituait un sésame suffisant pour envisager sereinement l’avenir. Un passé, si loin, si proche, où un politique d’envergure nationale ne concevait pas de discuter avec un conseiller...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Vous n’avez pas suivi l’actualité pendant le week-end ? Voici les principaux titres à retenir des samedi 2 et dimanche 3 juin.
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Double prestation de serment en Espagne, victoire surprise de Castres... les 5 actus à retenir du week-end

Vous n’avez pas suivi l’actualité pendant le week-end ? Voici les principaux titres à retenir des samedi 2 et dimanche 3 juin.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 17h09
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 17h58
   





                        


Double prestation de serment en Espagne

   


La chute du premier ministre conservateur Mariano Rajoy a coïncidé avec la fin de la mise sous tutelle de la Catalogne, en vigueur depuis la déclaration unilatérale d’indépendance du 27 octobre 2017. Le jour même où le nouveau gouvernement catalan prenait ses fonctions et son chef Quim Torra prêtait serment à Barcelone, le socialiste espagnol Pedro Sanchez prêtait, lui, serment à Madrid pour gouverner l’Espagne.
Le chef du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) a déposé le 25 mai une motion de censure contre M. Rajoy au lendemain de la condamnation de son parti dans un nouveau scandale de corruption. La motion a été adoptée, vendredi, à une majorité de 180 députés sur 350, après le verdict accablant du procès Gürtel, selon lequel il a existé « un authentique et efficace système de corruption institutionnel » autour du Parti populaire (PP).

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Salvini en Sicile pour affirmer sa politique anti-immigration
Matteo Salvini, le chef de la Ligue (extrême droite) s’est rendu en Sicile, dimanche, pour soutenir des candidats de son parti à une série d’élections municipales partielles prévues le 10 juin. Le nouveau ministre de l’intérieur et vice-premier ministre joue de sa popularité grandissante pour faire progresser la Ligue dans le sud du pays, alors que cet ancien parti sécessionniste du nord qualifiait encore il y a peu ses habitants de « fainéants ».
M. Salvini a toutefois séduit une partie de l’électorat du Sud en s’en prenant à l’Union européenne, à l’espace Schengen et aux immigrés, dénonçant une « invasion programmée ». Attendu à une réunion des ministres de l’intérieur de l’Union européenne mardi, au Luxembourg, le nouveau ministre prévoit de demander la révision de l’accord de Dublin, qui oblige les réfugiés à déposer leur demande d’asile dans le premier pays européen qu’ils atteignent.

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Une Française condamnée à la perpétuité en Irak
Mélina Boughedir a été condamnée à la prison à perpétuité pour appartenance à l’organisation djihadiste Etat islamique (EI), dimanche à Bagdad. Capturée le 8 juillet 2017 à Mossoul par les forces irakiennes avec ses quatre enfants mineurs, cette Française avait été condamnée à sept mois de prison pour entrée illégale sur le territoire irakien par la cour pénale de Bagdad, le 19 février. Aucune accusation pour terrorisme n’avait été retenue par le juge d’instruction.
Mais lors de l’examen de l’appel – automatique en Irak – à la fin mars, le Conseil suprême des juges a ordonné un nouveau procès et a décidé de requalifier les charges pesant contre la Française pour y ajouter l’accusation d’appartenance à l’Etat islamique. La jeune femme de 27 ans, dont trois des quatre enfants ont été rapatriés en France, risquait la peine capitale. Son avocat dénonce une « décision politique » de la part de la justice irakienne.
Rugby : victoire surprise de Castres en Top 14

   


En finale du championnat de France, le Castres olympique l’a emporté samedi, à Saint-Denis, et à la surprise générale. Une victoire inattendue (29-13) contre les favoris du Montpellier Hérault Rugby (MHR) qui a recruté des joueurs sud-africains en quantité industrielle et remporté le Challenge européen.
Castres, qui dépend des puissants laboratoires Pierre-Fabre (2,3 milliards d’euros de chiffre annuels), mais communique plutôt sur son rugby dit « raisonnable » et « de sous-préfecture » (peu de recrues onéreuses, des joueurs à la relance pour certains), remporte donc le bouclier de Brennus pour la cinquième fois de son histoire.
Plus qu’une Française à Roland-Garros

   


Pour la deuxième fois depuis 1997, il n’y aura aucun joueur (masculin, donc) français en seconde semaine de Roland-Garros. Après les éliminations de Gasquet, Pouille, Monfils et Herbert samedi, le tableau masculin ne compte plus de Tricolores. Caroline Garcia reste la dernière représentante.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Le 10 avril 2015 à Fosses (Val-d’Oise), Aymen, Tunisien arrivé en France en 2013, a sauvé deux enfants enfermés dans la chambre d’un appartement en proie aux flammes.
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Après l’histoire de Mamoudou Gassama, un sans-papiers de 25 ans menacé d’expulsion questionne « la hiérarchie des actes de bravoure »

Le 10 avril 2015 à Fosses (Val-d’Oise), Aymen, Tunisien arrivé en France en 2013, a sauvé deux enfants enfermés dans la chambre d’un appartement en proie aux flammes.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 18h46
   





                        



Parfois – souvent, même – l’actualité semble bégayer. Il y a comme de l’écho, mais la petite musique est un peu différente. Et le décalage souligne plus âprement encore le cynisme d’une société.
D’un côté, il y a la lumière. La machine médiatique qui s’emballe à l’idée d’avoir trouvé un héros. Parce que c’était un jour de morne actualité, parce que des témoins étaient là pour filmer, Mamoudou Gassama, en sauvant spectaculairement un enfant de 4 ans suspendu dans le vide, s’est fait remarquer jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. Reçu par Emmanuel Macron à l’Elysée, lundi 28 mai, le jeune migrant malien de 22 ans, va accéder à la naturalisation française et intégrer le service civique des sapeurs-pompiers de Paris.

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De l’autre, il y a celui resté dans l’ombre. L’histoire d’Aymen, sans-papiers de 25 ans arrivé en France en 2013, racontée dimanche 3 juin par Le Parisien. Le 10 avril 2015 à Fosses (Val-d’Oise), ce Tunisien a sauvé, en compagnie de deux amis, deux enfants enfermés dans la chambre d’un appartement en proie aux flammes. C’est la mère des deux garçons, âgés de dix-neuf mois et cinq ans, qui avaient appelé à l’aide.
« Quelle malchance de ne pas avoir été filmé »
« Nous sommes montés tout de suite pour chercher les enfants. Nous les avons trouvés tout de suite, dans la chambre. Ils étaient restés ensemble », témoigne Aymen au quotidien. Les trois sauveurs repartent aussitôt, et ne referont surface qu’après un appel à témoins lancé par la mère pour les retrouver. Trois semaines après leur acte, le maire de Fosses leur remet une médaille de la ville pour « acte de bravoure ».

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Mais deux ans plus tard, le jeune homme, diplômé d’informatique, est sous le coup d’un refus de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Une décision prise et confirmée par le préfet du Val-d’Oise, malgré la demande du maire de Fosses d’obtenir une dérogation auprès des services de l’Etat, rappelant le geste héroïque d’Aymen.
Comment ne pas établir de liens entre ces destins ? Ne pas voir l’ironie d’une société qui choisit une poignée de héros pour mieux rejeter la masse des autres ? L’avocate d’Aymen, Philippine Parastatis, demande l’annulation de la décision du préfet. « Je lance un appel au président de la République afin d’être reçue et pour qu’il m’explique comment hiérarchiser les actes de bravoure », ajoute-t-elle dans les colonnes du Parisien.
« Faut-il considérer que sauver un bébé en escaladant un immeuble est plus héroïque que braver les flammes pour sauver deux enfants ? Quelle malchance de ne pas avoir été filmé. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Dans une tribune au « Monde », la philosophe examine les risques d’une législation sur la fin de vie, alors que le Comité consultatif national d’éthique remet, lundi 4 juin, un rapport sur la bioéthique.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Bioéthique : « Aucune loi ne peut définir une bonne mort », soutient Corine Pelluchon

Dans une tribune au « Monde », la philosophe examine les risques d’une législation sur la fin de vie, alors que le Comité consultatif national d’éthique remet, lundi 4 juin, un rapport sur la bioéthique.



Le Monde
 |    02.06.2018 à 12h30
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 17h38
   





                        



                                


                            
Par Corine Pelluchon
Tribune. Les personnes s’exprimant sur le suicide assisté adoptent souvent des positions clivantes en disant que cet acte est l’ultime liberté ou en déclarant que Dieu seul doit choisir le jour et l’heure de leur trépas. Vivant dans une société où ils ne contrôlent plus grand-chose, les individus ont besoin de certitudes sur ce que doit être une bonne mort et pensent pouvoir les imposer aux autres. Ils diminuent aussi par là le scandale de la mort, le fait qu’elle est une question sans réponse et une limite indépassable, que l’on ne peut qu’endurer, mais non maîtriser ni vraiment anticiper.
Pression sournoise
Nul ne peut savoir comment il réagira à l’approche de sa mort. L’accompagnement des patients en fin de vie enseigne qu’il y a souvent un écart entre ce qu’ils disaient quand ils étaient en bonne santé et leur comportement lorsqu’ils sont atteints d’une maladie incurable. Il n’est pas rare que des personnes favorables au suicide assisté demandent une chimiothérapie supplémentaire, alors que leur cancer est en phase terminale. D’autres, qui se disaient hostiles à l’aide active à mourir, peuvent exprimer, dans les mêmes circonstances, leur volonté d’y avoir recours.
Si l’on tient compte du contexte actuel, marqué par l’augmentation des dépenses de santé et le vieillissement de la population, on peut craindre que le suicide médicalement assisté n’apparaisse comme la réponse la plus économique au problème de la prise en charge des personnes en fin de vie, et même des plus âgées. En raison de l’inégale répartition des soins palliatifs sur le territoire, d’aucuns, dont la peur de mal mourir est légitime, peuvent être contraints de réclamer le suicide faute d’alternative leur garantissant qu’ils ne subiront pas d’acharnement thérapeutique, que leur douleur sera soulagée et qu’ils bénéficieront d’un accompagnement de qualité. En outre, s’il était possible d’avoir recours à une aide active à mourir...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ L’avocat de la jeune femme de 27 ans capturée en juillet 2017 lors de la bataille de Mossoul dénonce une « décision politique » de la part de la justice irakienne.
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La Française Mélina Boughedir condamnée à la perpétuité pour appartenance à l’EI

L’avocat de la jeune femme de 27 ans capturée en juillet 2017 lors de la bataille de Mossoul dénonce une « décision politique » de la part de la justice irakienne.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 10h47
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 13h23
    |

            Hélène Sallon








                        


Mélina Boughedir a été condamnée à la prison à perpétuité pour appartenance à l’organisation djihadiste Etat islamique (EI), dimanche 3 juin à Bagdad, capitale de l’Irak. Capturée le 8 juillet 2017 à Mossoul par les forces irakiennes avec ses quatre enfants mineurs, cette Française avait été condamnée à sept mois de prison pour entrée illégale sur le territoire irakien par la cour pénale de Bagdad, le 19 février. Aucune accusation pour terrorisme n’avait été retenue par le juge d’instruction.
Mais lors de l’examen de l’appel – automatique en Irak – à la fin mars, le Conseil suprême des juges a ordonné un nouveau procès et a décidé de requalifier les charges pesant contre la Française pour y ajouter l’accusation d’appartenance à l’Etat islamique. La jeune femme de 27 ans, dont trois des quatre enfants ont été rapatriés en France, risquait la peine capitale.
« Je suis innocente », a-t-elle lancé au juge en français tandis qu’un traducteur l’assistait. « Mon mari m’a dupée et ensuite il a menacé de partir avec les enfants », a-t-elle plaidé. En avril déjà, la même cour centrale pénale de Bagdad avait condamné à la perpétuité une autre Française, Djamila Boutoutaou, 29 ans, qui avait affirmé avoir été, elle aussi, dupée par son mari.
Une peine influencée par Paris, selon son avocat
« Elle est effondrée, elle va faire appel de la décision », a indiqué au Monde son avocat William Bourdon. Depuis Bagdad, celui-ci explique que le procès a duré cinquante minutes, dont cinq minutes de délibéré. « Personne ne peut se réjouir d’une peine aussi inéquitable », ajoute-t-il.
Le sort de Mélina Boughedir, emblématique de la situation des djihadistes français capturés en Syrie et en Irak, est un motif d’embarras pour Paris. Samedi 2 juin, les avocats de la Française avaient dénoncé dans une lettre de récents propos de Jean-Yves Le Drian, le ministre des affaires étrangères français, la qualifiant de « combattante ».

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                Procès en Irak de Mélina Boughedir : ses avocats accusent Jean-Yves Le Drian d’« ingérence »



Pour Me Bourdon, ces propos ont influencé la décision de la justice irakienne, au détriment de sa cliente. « Personne ne peut douter du caractère politique de cette décision, dénonce-t-il. Pour une raison technique d’abord : avec le même dossier, il y a quelques mois, elle a été acquittée des charges de terrorisme. Or, aujourd’hui, il n’y a pas d’éléments nouveaux et elle est condamnée à la perpétuité. »
Un revirement qu’il attribue à l’intervention du ministre : « On peut dire que le message de Jean-Yves Le Drian a été reçu cinq sur cinq à Bagdad. D’autre part, il y a un sous-jacent politique, qui est l’intensité des relations bilatérales entre la France et l’Irak, sur le plan militaire et politique. Les déclarations du ministre Le Drian ont été perçues comme un encouragement puissant à la fermeté et personne ne peut douter que cette peine précipitée ne soit en lien avec la volonté de la France qu’elle ne rentre pas. » 
Mandat d’arrêt international
La défense de Mme Boughedir plaide pour qu’elle rentre en France, où « un juge d’instruction a signifié par un mandat d’arrêt qu’il souhaitait la voir dans son bureau », selon Me Bourdon. En France, la jeune femme est visée par un mandat de recherche délivré dans le cadre d’une information judiciaire ouverte à Paris le 2 août 2016, pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle », selon une source judiciaire. Mais en l’absence de convention d’extradition, l’Irak n’est pas obligé de se conformer à ce mandat d’arrêt international.
Une demande d’extradition étant du ressort du juge d’instruction, les avocats vont se rapprocher de lui pour savoir ce qu’il entend faire à ce sujet. « L’Irak peut par une décision politique considérer à un moment donné de répondre à une demande française d’extradition pour qu’elle exécute sa peine en France », expose Me Bourdon.
« La justice irakienne est légitime à juger, elle a pris sa décision », a réagi de son côté Christophe Castaner, le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement et délégué général de La République en marche, lors du « Grand Rendez-vous » sur Europe 1 et CNews.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Selon « Le Journal du dimanche », le parquet de Bordeaux a ouvert une enquête préliminaire à la suite d’une plainte déposée par l’ancienne avocate Yael Mellul.
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Bertrand Cantat visé par une plainte concernant la mort de sa femme Krisztina Rady

Selon « Le Journal du dimanche », le parquet de Bordeaux a ouvert une enquête préliminaire à la suite d’une plainte déposée par l’ancienne avocate Yael Mellul.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 12h29
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 16h56
   





                        



   


Le parquet de Bordeaux a ouvert une enquête préliminaire à la suite d’une plainte pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner » déposée à la fin de mai par Yael Mellul, présidente de l’association féministe Femme et libre, fait savoir Le Journal du dimanche (JDD), dimanche 3 juin. Au début de janvier, Yael Mellul avait dénoncé au parquet le rôle qu’aurait, selon elle, joué le comportement violent du chanteur dans le suicide de Krisztina Rady, retrouvée pendue en janvier 2010 à son domicile de Bordeaux.
A la suite de ce signalement, Mme Mellul a été entendue le 23 mai par la police. « Durant quatre heures et demie, les enquêteurs m’ont interrogée sur les éléments dont j’avais connaissance. (…) On m’a notamment demandé au nom de quoi, si les ex-membres de Noir Désir avaient menti lors de l’ouverture de l’enquête, diraient-ils aujourd’hui la vérité ? J’ai expliqué que, dans un contexte de libération de la parole, le moment était aussi venu pour eux de libérer leur conscience. A l’issue de l’audition, les enquêteurs m’ont proposé de déposer plainte, ce que j’ai fait », a-t-elle déclaré au JDD.
Interrogé dimanche par l’Agence France-Presse, l’avocat de Bertrand Cantat, Me Antonin Lévy, a assuré ne pas pouvoir confirmer une telle réouverture de l’enquête. « Bertrand Cantat demande depuis des semaines à être enfin entendu, a-t-il ajouté. Cette énième plainte est fondée sur des mensonges et sera classée sans suite, comme toutes les précédentes. »
La responsabilité de Bertrand Cantat, auditionné par la police judiciaire après la mort de Krisztina Rady, avait été écartée, l’autopsie ayant confirmé le suicide par pendaison. Ce suicide a déjà fait l’objet de deux enquêtes et les parents de Krisztina Rady notamment sont hostiles à la démarche de Mme Mellul.
Cantat a été condamné à huit ans d’emprisonnement par la justice lituanienne pour avoir tué sa compagne, la comédienne Marie Trintignant, en 2003 à Vilnius, en lui portant de multiples coups. Transféré à la prison de Toulouse, il a été libéré en octobre 2007 pour bonne conduite, obtenant une liberté conditionnelle.
Le chanteur est programmé le 7 juin au Zénith de Paris après avoir dû faire face à l’annulation de ses concerts à l’Olympia en raison de « risques de trouble à l’ordre public ».

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ L’avocat de l’ancien président, Thierry Herzog, a saisi la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris pour demander l’annulation de la mise en examen de son client.
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Financement libyen : la stratégie de défense de Nicolas Sarkozy

L’avocat de l’ancien président, Thierry Herzog, a saisi la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris pour demander l’annulation de la mise en examen de son client.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 15h24
   





                        



   


Le camp Sarkozy mise sur de possibles vices de procédure pour contester la mise en examen de l’ancien président, prononcée le 21 mars pour « corruption passive », « financement illégal de campagne électorale » et « recel de détournement de fonds publics libyens ». Dans une note de 48 pages dont fait état, dimanche 3 juin, Le Journal du dimanche (JDD), l’avocat de l’ancien président demande l’invalidation de cette mise en examen.
Selon l’hebdomadaire, Me Thierry Herzog a saisi mercredi la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris pour réclamer la nullité de cette mise en examen. Dans son recours, l’avocat recense des manquements d’une « particulière gravité » qui justifient, selon lui, la suspension de l’enquête jusqu’à l’arrêt de la cour d’appel.

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Plusieurs motifs d’annulation, selon Thierry Herzog
La mise en examen pour corruption portant sur la période 2005-2011, Me Herzog estime que les juges n’avaient pas le droit de se saisir de ces faits compte tenu des fonctions exécutives de M. Sarkozy, ministre de l’intérieur jusqu’en 2007 puis président jusqu’en 2012. Il attire l’attention sur le fait que c’est la Cour de justice de la République qui est compétente pour la période 2005-2007 lors de laquelle M. Sarkozy était au gouvernement.
Concernant le détournement de fonds publics, l’avocat affirme que de telles poursuites ne sont pas permises en France pour des fonds étrangers. Enfin, Me Herzog assure que les juges n’ont pas été valablement saisis des faits de financement illégal de campagne, relevés par les policiers dans un rapport en 2017 qui réclamait au parquet national financier d’élargir le périmètre de l’enquête.
Ce dernier volet du dossier a valu au député LR Eric Woerth d’être mis en examen mardi pour la circulation d’espèces non déclarées lors de la campagne de 2007, dont il était le trésorier. Les juges font un lien entre ces sommes et celles qui auraient été versées au camp Sarkozy par le régime de Mouammar Kadhafi, comme l’affirment d’anciens dignitaires libyens et le porteur de valises Ziad Takieddine, lui-même mis en examen dans le cadre de cette information judiciaire ouverte en avril 2013.
Nicolas Sarkozy a toujours vigoureusement contesté avoir reçu des fonds de Kadhafi, chassé du pouvoir et tué en 2011. Au lendemain de sa mise en examen, l’ancien président a tenu à se défendre au journal télévisé de TF1, non sans s’arranger avec certains faits. Son ancien bras droit, Claude Guéant, est également mis en examen dans ce dossier tentaculaire.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ L’antenne de Brême est accusée d’avoir validé au moins 1 200 demandes d’asile par des migrants, en échange de divers avantages.
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Allemagne : Merkel accusée de négligence dans un scandale à l’Office national des migrants et des réfugiés

L’antenne de Brême est accusée d’avoir validé au moins 1 200 demandes d’asile par des migrants, en échange de divers avantages.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 16h49
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 16h59
   





                        



   


Depuis plusieurs semaines, le gouvernement de la chancelière Angela Merkel est sous pression, à la suite de la découverte d’une affaire de corruption présumée dans une des antennes de l’Office national des migrants et réfugiés (BAMF), un organisme dépendant du ministère de l’intérieur.
L’antenne de Brême est accusée d’avoir validé au moins 1 200 demandes d’asile par des migrants, en échange de divers avantages. La responsable du centre conteste les accusations, et affirme que ces irrégularités sont dues à une surcharge de travail impossible à prendre en charge par le personnel. Mais elle – ainsi que des avocats et des interprètes du centre – a été mise en examen pour corruption notamment.
« La crise aurait pu être évitée »
Le scandale éclabousse déjà jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. Angela Merkel et son gouvernement ont été mis en cause dimanche, notamment par l’ancien président de l’Office national des migrants et réfugiés, Frank-Jürgen Weise, qui s’est confié à l’hebdomadaire Der Spiegel. « La crise aurait pu être évitée », affirme ainsi l’ancien responsable, qui explique avoir personnellement informé Angela Merkel à deux reprises des problèmes en 2017, sans que des mesures soient prises.
« L’échec se situe dans l’inaction [du gouvernement] dès lors que les défis auxquels l’Allemagne allait être confrontée avec l’arrivée des réfugiés étaient clairs. »
Un rapport confidentiel établi par ses soins, dans lequel il s’en prend durement au gouvernement, a également fuité dans les médias. Depuis, le gouvernement doit se défendre d’accusations d’avoir au mieux ignoré des mises en garde en interne sur les malversations et problèmes qui étaient en cours, voire de les avoir étouffés.

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« Un échec de la chancelière »
Le partenaire social-démocrate de la coalition gouvernementale d’Angela Merkel demande désormais des « explications » à la chancelière. « C’est tout simplement un échec de la chancelière », a dénoncé dimanche un des dirigeants sociaux-démocrates, Ralf Stegner, au quotidien Tagesspiegel.
« On ne peut pas dire aux gens “On va y arriver” [le slogan de Merkel lors de l’arrivée des migrants en 2015] et ensuite rester les bras croisés quand l’organisme chargé du dossier échoue faute de moyens. »
Le gouvernement vérifie par ailleurs plusieurs milliers d’autres dossiers, pour voir si le scandale n’est pas plus étendu.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ L’installation systématique de compteurs électriques connectés suscite des craintes et des interrogations, auxquelles nous allons tenter de répondre.
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Posez vos questions aux Décodeurs sur le compteur Linky

L’installation systématique de compteurs électriques connectés suscite des craintes et des interrogations, auxquelles nous allons tenter de répondre.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 18h10
    |

                            Les Décodeurs








                        


Plus de 8 millions de compteurs Linky ont déjà été installés en France, et le réseau de distribution d’électricité Enedis poursuit leur déploiement sur tout le territoire. Ces compteurs connectés suscitent toutes sortes d’interrogations : effets sur la santé, recueil des données, coût final… et font l’objet de nombreuses rumeurs.

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                Les 5 questions que pose le compteur Linky



Que vous soyez déjà usager du nouveau compteur, farouche opposant ou simplement en recherche d’information, Les Décodeurs du Monde vous proposent de formuler vos questions ou de nous envoyer des liens d’informations qui vous semblent douteuses sur le compteur Linky. L’objectif est de publier plusieurs articles démêlant le vrai du faux, comme nous l’avons fait pour les vaccins.
N’hésitez-pas à laisser vos coordonnées si vous voulez que l’on vous contacte. Nous nous engageons à ne jamais communiquer à des tiers les adresses ou les témoignages recueillis.

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Pour accéder à notre questionnaire, vous pouvez aussi cliquer sur ce lien. 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Après sa prestation de serment, samedi, Pedro Sanchez travaille à la constitution d’un cabinet minoritaire dans lequel ne devrait pas figurer de ministre appartenant au parti de gauche.
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En Espagne, Pedro Sanchez entend gouverner sans Podemos

Après sa prestation de serment, samedi, Pedro Sanchez travaille à la constitution d’un cabinet minoritaire dans lequel ne devrait pas figurer de ministre appartenant au parti de gauche.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 15h50
   





                        


Investi cette semaine après la chute du conservateur Mariano Rajoy, le nouveau chef du gouvernement espagnol, le socialiste Pedro Sanchez, devrait lui aussi constituer un gouvernement minoritaire, a-t-on appris dimanche 3 juin.

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Interrogée pour savoir si Pedro Sanchez, porté au pouvoir par une alliance hétéroclite, envisageait d’inclure des personnalités du parti de gauche Podemos dans son cabinet, la porte-parole du dirigeant Margarita Robles a répondu : « Non, non, la position de Pedro Sanchez est claire. Ce sera un gouvernement du Parti socialiste, un gouvernement de minorité », fait savoir l’agence Reuters.
Jose Luis Abalos, autre proche conseiller de Pedro Sanchez, a déclaré à la chaîne de télévision La Sexta que le gouvernement devrait être connu en milieu de semaine prochaine et qu’il pourrait comporter des personnalités indépendantes.
Avec seulement 84 députés sur 350, le Parti socialiste espagnol (PSOE) se trouve en position minoritaire et des incertitudes planent sur la capacité de Pedro Sanchez à conserver son poste jusqu’à la mi-2020, date des prochaines élections législatives.
Podemos, qui a soutenu la motion de défiance déposée par le PSOE contre Mariano Rajoy, souhaite participer au gouvernement afin de faire entendre sa voix en faveur d’une politique sociale plus généreuse et d’un renforcement de la réglementation et de la fiscalité des banques.
Avec ses 84 élus, un gouvernement minoritaire socialiste sera « plus instable qu’un gouvernement incluant d’autres forces politiques », a commenté Pablo Echenique, membre du parti anti-austérité, devant des journalistes.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ La nouvelle édition de ce livre mythique ressurgi des années 1930, conçu par l’égérie des surréalistes Nancy Cunard, rappelle la force des préjugés, et l’urgence d’en sortir.
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Article sélectionné dans La Matinale du 30/05/2018
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La « Negro Anthology » : ce qu’être noir de peau veut dire

La nouvelle édition de ce livre mythique ressurgi des années 1930, conçu par l’égérie des surréalistes Nancy Cunard, rappelle la force des préjugés, et l’urgence d’en sortir.



Le Monde
 |    31.05.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
31.05.2018 à 10h33
    |

                            Philippe Dagen








                        



                                


                            
Negro Anthology, édité par Nancy Cunard, préface de Mamadou Diouf, introduction de Sarah Frioux-Salgas, Nouvelles Editions Place, 912 p., 119 €.

Ce livre n’est ni une encyclopédie ni un dictionnaire, mais il en possède quelques-unes des caractéristiques, le format et l’épaisseur, le nombre et la variété des sujets comme des auteurs. Ce n’est pas un pamphlet, et c’est néanmoins un ouvrage de combat des plus résolus. Ce n’est ni une somme historique, ni un traité de science politique ou de sociologie, ni une chronique artistique, bien que ces disciplines y soient toutes largement présentes. Et, bien qu’il ait été peu diffusé au moment de sa publication, il est devenu légendaire. Ce monument de l’édition, c’est la Negro Anthology, en abrégé la Negro.
Elle paraît le 15 février 1934 chez l’éditeur londonien Wishart & Co. Le projet a été engagé en 1931 par Nancy Cunard (1896-1965), qui est elle aussi une figure légendaire. Héritière par son père de l’entreprise maritime Cunard, elle rallie le milieu le plus novateur d’une Grande-Bretagne encore victorienne, le Bloomsbury Group, qui se réunit autour de Virginia Woolf (1882-1941) et de son mari Leonard (1880-1969). Ce sont eux qui publient, en 1925, Parallax, recueil poétique dont Nancy est l’auteure.
Aussi souvent parisienne que londonienne dans l’entre-deux-guerres, elle apparaît dans les histoires du surréalisme pour sa liaison, entre 1926 et 1928, avec Aragon (1897-1982), sa participation à la diffusion de L’Age d’or (1930), de Luis Buñuel (1900-1983), et surtout pour les portraits photographiques que fait d’elle Man Ray (1890-1976). On l’y voit en extravagante, regard magnétique, bras chargés des poignets aux coudes de bracelets d’ivoire africains. A cette date, ce goût n’a rien de surprenant ; l’égérie d’Aragon pouvait n’être que l’une de ces nombreuses mondaines fortunées participant à la « mode nègre »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Le rappeur de Chicago met sa bipolarité en scène dans son nouvel album, premier disque de plusieurs productions à sortir ce mois-ci.
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Kanye West et son album bipolaire

Le rappeur de Chicago met sa bipolarité en scène dans son nouvel album, premier disque de plusieurs productions à sortir ce mois-ci.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 18h20
    |

                            Stéphanie Binet








                        



   


Un artiste dérangé enregistre-t-il une meilleure musique que s’il était sain d’esprit ? C’est la question que semble nous poser le rappeur et producteur Kanye West dans son nouveau disque Ye, publié vendredi 1er juin. Un album qui a d’ailleurs le format d’un EP - « extended play » -, seulement sept chansons pour trente minutes de musique.
Un effort restreint compensé par une surproduction ce mois-ci. Ye est en effet le premier d’une série de quatre disques qui vont sortir en ce mois de juin. Le vendredi 8, il rendra publique sa collaboration avec son collègue de Cleveland Kid Cudi, puis celle avec le New-Yorkais Nas, une des meilleures plumes du hip-hop, avant Teyana Taylor, une des signatures de son label GOOD music.
Sur la pochette de Ye, une photo des montagnes du Wyoming où il a enregistré son disque, il écrit : « Je déteste être bipolaire, c’est génial. » Le rappeur de Chicago entretient sa folie jusqu’à la lie, quitte à s’en écœurer lui-même, et surtout tous ceux qui se retrouvent spectateurs de ses déclarations insensées sur l’esclavage ou sur la politique américaine.
C’est cette bipolarité que ce compositeur de la culture hip-hop, qui a d’ailleurs, par le passé, signé des classiques comme The Late Registration ou l’avant-gardiste 808s & Heartbreak, a choisi de mettre en scène, tout d’abord en donnant son surnom Ye au titre du disque. Ses changements d’humeur brutaux, son hystérie violente et sa dépression profonde sont illustrés jusque dans le tempo de ses chansons, puis dans l’ensemble de l’album, qui démarre sur un titre anxiogène, I thought about killing you, un monologue sinistre où Kanye West promet de tuer son personnage public, Ye, sa femme, Kim Kardashian ou ses fans… Le « you » général de langue anglaise entretenant l’incertitude.
Nombreux invités
Suivent trois morceaux virulents dont Yikes, sur sa consommation vertigineuse d’opioïdes, et All mine, sur son infidélité misogyne (« J’adore tes seins car ils prouvent que je peux me concentrer sur deux choses à la fois »). L’album se termine par quatre titres plus apaisés et plus soul : Wouldn’t Leave, une chanson à sa femme qu’il incite à le quitter si son esprit « libre » la dérange ; No Mistakes avec le chanteur de The Gap Band, Charlie Wilson ; Ghost Town, un dialogue entre lui et l’enfant qu’il a été et Violent Crimes, dédié à ses deux filles.
Le génie de Kanye West se révèle d’ailleurs dans ces quatre derniers morceaux dans le choix de ses samples, de ses invités (Ty Dolla $ign, PartyNextDoor, Jeremih, Kid Cudi, John Legend, Dej Loaf, Nicki Minaj, Willow Smith, Charlie Wilson, Valee) qu’il met en valeur comme le bon producteur de studio qu’il a toujours été. Ainsi dans Ghost Town, il échantillonne la voix d’une chanteuse de gospel des années 1960, Shirley Ann Lee, qu’il additionne à celle éraillée de son ami John Legend, qui avait pourtant été tellement déçu après son ralliement à Donald Trump.
Orgue et cymbales typiques des orchestres d’église qui accompagnent les transes des fidèles, mêlés au vrombissement d’une guitare électrique, donnent une profondeur définitivement spirituelle à cette chanson, toute en introspection. C’est la rappeuse et chanteuse du New Jersey, 070 Shake, qui signe le dernier couplet sublime de cette chanson ainsi que l’introduction de Violent Crimes. Pour ces deux derniers morceaux, nous serions presque prêts à absoudre Kanye West de ses péchés, mais un Ye dérangé, c’est quand même mieux apaisé, bien entouré et inspiré.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Notre choix du soir. Michel Hidalgo, Gérard Houllier, Raymond Domenech ou encore Michel Platini reviennent sur leur aventure à la tête des Bleus. Sur Canal+, à 20 h 55.
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Article sélectionné dans La Matinale du 02/06/2018
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« Sélectionneurs », en confidence

Notre choix du soir. Michel Hidalgo, Gérard Houllier, Raymond Domenech ou encore Michel Platini reviennent sur leur aventure à la tête des Bleus. Sur Canal+, à 20 h 55.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 18h46
    |

                            Philippe-Jean Catinchi








                        



   


Selon Emmanuel Macron, interrogé sur BFM-TV, le 25 mai, il y aurait deux postes dans lesquels les Français se jugeraient plus aptes à réussir que leur titulaire : ­président de la République et ­sélection­neur de l’équipe de France de football.
A quelques jours de l’ouverture du Mondial 2018, Renaud Saint-Cricq propose, en compagnie de ceux qui ont sélectionné les Bleus ces quarante dernières années, de percer les enjeux d’une fonction aussi ingrate qu’exaltante. Tenus pour responsables, parfois avec une violence inouïe, des échecs de l’équipe nationale, ces ­hommes sont rarement crédités de leurs succès tant qu’ils n’offrent pas un sacre international.

   


De Michel Hidalgo (1976-1984) à Raymond Domenech (2004-2010), la plupart des prédécesseurs de Didier Deschamps, en poste depuis juillet 2012, ont ­répondu présent. Ne manquent que Roger Lemerre (1998-2002), Jacques Santini (2002-2004), ­Laurent Blanc (2010-2012) et ­surtout Aimé Jacquet (1993-1998). Sans doute parce que celui qui a rapporté la seule étoile mondiale à la France n’entend plus revenir sur l’épisode, devenu mythique, de juillet 1998.
Doute et solitude
Comme tout repose sur les ­souvenirs et les confidences des sélectionneurs, rien n’est dit sur leur profil avant leur nomination. Certains doivent la fonction à leur prestige personnel. Michel Platini (1988-1992) ­raconte avec une franchise désarmante la façon dont tout se joue en cinq minutes quand il s’agit de remplacer Henri Michel, destitué au lendemain d’un match calamiteux face à Chypre, qui compromettait la qualification des Bleus pour le Mondial 1990. Raymond Domenech (2004-2010) est, lui, chargé de la sélection des espoirs depuis plus de dix ans quand on lui propose le poste national.

   


Découpé en chapitres inégaux, le documentaire joue beaucoup sur l’émotion. Il évoque, certes, le rôle capital et souvent éprouvant de la communication, mais il fait surtout la part belle à l’intime : la méthode de chacun qui, comme la causerie d’avant-match, échap­pe à tout modèle ; l’entière responsabilité du choix solitaire de la liste des sélectionnés ; la ­dramaturgie suffocante des traumatismes collectifs de la défaite, plus profonde que les transports d’allégresse des victoires. Entre épisodes fantastiques et cauchemardesques, le magistère du ­sélectionneur est une épreuve mais aussi, à écouter le récit de ceux qui y ont mesuré la violence du doute et de la solitude, un moment de vérité sans égal.
Introspection sensible qui ne cède pas plus à l’autocritique ­masochiste qu’au ressentiment aigre, cette enquête vaut par la justesse presque apaisée des confidences de ces faiseurs d’idoles, qui ne se leurrent pas sur la mémoire médiatique qu’ils laisseront. Gérard Houllier (1988-1992 puis 1992-1993) se sait ­condamné à être à vie le responsable des deux défaites à domicile qui, à l’automne 1993 (Israël et Bulgarie), ont privé la France du Mondial 1994. Et les hommages rendus à Henri Michel, mort le 24 avril – le documentaire lui est dédié – lui donnent raison, tant la défaite face à Chypre, qui lui coûta son poste, occulta l’or olympique remporté à Los Angeles, en 1984, et le podium au Mondial mexicain de 1986, qui rééditait l’aventure de 1958 en Suède.

   


Malgré les cicatrices parfois ­encore sensibles, tous rappellent la force de la passion et la jubilation du jeu. Comme si, célébrés ou non, ils ne pouvaient se défendre d’avoir connu là une aventure unique.
Sélectionneurs, de Renaud Saint-Cricq et Renaud Dely (Fr., 2018, 85 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Les orages reviennent en force dimanche par l’ouest du pays. Ce temps durera probablement une partie de la semaine prochaine, après un mois de mai déjà particulièrement orageux.
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Orages et inondations : 48 départements en vigilance orange

Les orages reviennent en force dimanche par l’ouest du pays. Ce temps durera probablement une partie de la semaine prochaine, après un mois de mai déjà particulièrement orageux.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 12h15
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 12h22
   





                        


Météo-France a placé, dimanche 3 juin, 48 départements de l’ouest, du centre et de l’est du pays en « vigilance orange », prévenant du risque d’orages violents, de fortes pluies et d’inondations. « Les orages vont s’atténuer en seconde partie de nuit de dimanche à lundi », a fait savoir l’institut météorologique.

   


La foudre doit d’abord frapper toute la façade atlantique, à commencer par la Bretagne vers midi, et traverser le pays en direction de l’est. « Cette situation orageuse devrait encore se poursuivre dans les prochains jours », détaille Frédéric Nathan, ingénieur prévisionniste à Météo-France.
Une forte activité électrique est encore attendue en début de semaine prochaine, après un mois de mai déjà particulièrement marqué par la fréquence exceptionnelle des orages en France, qui n’avait jamais subi autant d’impacts de foudre ce mois-là depuis 2000.
« Le mois de mai marque généralement le début de la saison orageuse. En effet, les basses couches de l’atmosphère commencent à se réchauffer fortement sous l’action d’un meilleur ensoleillement, alors que de l’air froid peut résister encore en altitude », explique l’institut de prévision. Ce contraste favorise l’apparition de cumulonimbus, des nuages orageux très puissants.

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Risque d’inondations-éclairs
Météo-France prévient du risque de voir « localement des inondations-éclairs », phénomène du à des précipitations qui pourraient atteindre « jusqu’à 30 à 50 mm localement voire, très ponctuellement, 80 mm en pointe ».
« Des vies et des biens peuvent être, localement, mis en danger », souligne l’institut de prévisions, qui rappelle les précautions d’usage : être prudent dans ses déplacements et ses loisirs, s’abriter à l’intérieur, éviter d’utiliser le téléphone et les appareils électriques quand tombe la foudre.
Sept départements sont par ailleurs en vigilance jaune pour risques d’inondations, principalement dans le Sud-Ouest (Landes, Gers, Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées, Haute-Garonne et Lot-et-Garonne) ainsi que l’Isère.
D’après l’Observatoire français des orages et tornades Keraunos, près de 590 000 éclairs ont été détectés en mai. La Moselle, le Doubs et la Somme ont été les départements les plus touchés. Lors d’un orage, l’éclair est le résultat visible de l’échauffement de l’air, tandis que le tonnerre est le bruit émis lors de la propagation de la vibration de l’air le long de cette décharge électrique, expliquent les météorologues. Un éclair est désigné sous le nom de foudre lorsqu’il atteint la surface terrestre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Arrivé troisième, dimanche, du Grand Prix d’Italie à Mugello, derrière Jorge Lorenzo et Andrea Dovizioso, le pilote de 39 ans passe le cap des 5 000 points inscrits en catégorie reine.
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Moto GP : Valentino Rossi, pilote de tous les records

Arrivé troisième, dimanche, du Grand Prix d’Italie à Mugello, derrière Jorge Lorenzo et Andrea Dovizioso, le pilote de 39 ans passe le cap des 5 000 points inscrits en catégorie reine.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 18h09
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 18h31
    |

            Catherine Pacary








                        



   


« L’important c’est demain », avait prévenu Valentino Rossi, nonuple champion du monde de Moto GP, alors qu’il refusait de s’enthousiasmer après avoir décroché la pole position sur le circuit de Mugello, le 2 juin – une pole position agrémentée d’un record absolu du tour. Le lendemain, il finit 3e du Grand Prix d’Italie au guidon de sa Yamaha et monte sur le podium derrière les Ducati de Jorge Lorenzo et Andrea Dovizioso.
Une troisième place synonyme de 15 points qui lui permettent non seulement de revenir à 23 encablures de son rival (Honda) Marc Marquez – parti 6e, il termine 16e après avoir chuté au 5e tour. Mais surtout 15 points qui, ajoutés aux 4 989 acquis depuis le début de sa carrière, lui font dépasser la barre des 5 000 points inscrits en Moto GP et confortent sa longue avance sur son dauphin, Dani Pedrosa (Repsol Honda Team), à 2 882 points, et Jorge Lorenzo, 3e à 2 753 points.

   


Un tour de la Terre
Le pilote italien poursuit ainsi sur sa lancée. Depuis le 18 mars, Valentino Rossi est en effet entré dans une autre dimension, celle des légendes. Ce jour-là, en courant le Grand Prix du Qatar, le « Docteur », comme son public le surnomme, a décroché le record du nombre de saisons consécutives courues en inscrivant des points au championnat du monde, soit 23.
En bouclant le 15e tour de la course du Grand Prix d’Espagne, le 6 mai à Jerez, Valentino Rossi avait battu un autre record, celui du premier pilote à avoir parcouru l’équivalent d’un tour du monde, soit 40 075 kilomètres.
Un enchaînement de records qui s’explique par sa longévité. Il a en effet inscrit ses premiers points lors du Grand Prix de Malaisie de 1996. A titre de comparaison, Alex Rins, actuel plus jeune engagé du championnat Moto GP, était alors âgé de trois mois. Depuis vingt-trois ans donc, Valentino Rossi enchaîne les championnats, égalant le record de l’Espagnol Angel Nieto, treize fois champion du monde, avant de mourir le 13 août 2017 après avoir été percuté alors qu’il conduisait son quad, à 70 ans. Il détenait le plus grand nombre de victoires (90 en 50, 80 et 125 cm3) derrière Giacomo Agostini (15 fois champion du monde, 122 victoires en GP) et… Valentino Rossi (115).
Casque tricolore
Mais à la différence de ses illustres prédécesseurs, Valentino Rossi ne conjugue pas records et fin de carrière. Contrairement aux pilotes « d’avant », lui a su s’adapter à la révolution de l’électronique, qui a de plus en plus d’importance sur la conduite des motos. Il court par ailleurs sur des cylindrées bien supérieures. Aux 125 cm3 de 1996 et 1997 ont succédé deux saisons en 250 cm3, autant en 500 cm3 puis depuis 2002 les Moto GP.
D’où son large sourire, samedi, alors qu’il terminait les qualifications par une pole position. Cette première place sur la grille, il ne l’avait plus obtenue depuis le Grand Prix du Japon 2016 ; une 55e pôle, décrochée le jour de la fête nationale italienne… D’où la présentation de son nouveau casque aux trois couleurs de l’Italie, alors que son pays traverse un épisode politique délicat.

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Le vétéran du circuit marque son retour sur le devant de la scène. Après une année 2015 épique, marquée par son duel avec Marc Marquez, et perdu lors de la dernière course, Valentino Rossi était relégué à une deuxième place mondiale qu’il a mis longtemps à digérer. Deuxième encore en 2016, 5e l’an dernier, beaucoup de commentateurs le voyaient sur la pente descendante. Parallèlement, dans les ateliers Yamaha, la moto apparaissait moins performante. « En 2015-2016, j’avais un sentiment de sécurité sur la M1 que je ne retrouve plus, confirmait Valentino Rossi à L’Equipe le 3 juin. Désormais, l’électronique est très importante et en ce domaine nous sommes largués par nos concurrents. »
Contrat prolongé jusqu’en 2020
Ce qui ne l’a pas empêché de terminer sur le podium du Grand Prix de France au Mans le 20 mai, derrière Marc Marquez et Danilo Petricci. Et de prôner la révolution, comme en 2003 lorsqu’un certain Maszao Furusawa, nouveau patron de Yamaha, a remonté la team et débauché le déjà pas très jeune Valentino Rossi de chez Honda.
Il ne cachait pas sa joie, enfantine, dimanche 3 juin debout sur sa monture, de fêter sa troisième place devant son public. « A ce moment-là, à mon âge, je veux savourer ces bons moments. Je ne sais pas combien d’autres pôles je vais pouvoir réaliser dans ma carrière, surtout à Mugello. (…) Mais c’est une super émotion. »

   


Au premier trimestre, Valentino Rossi a prolongé son contrat avec Yamaha jusqu’en 2020, ce qui devrait lui permettre de passer le cap du quart de siècle en championnat moto GP. Même s’il réfute toute volonté de décrocher un 10e titre mondial, il pointe 4e au général, mieux qu’en 2017. Prochain rendez-vous, le 17 juin sur le Catalunya près de Barcelone pour le Grand Prix d’Espagne.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Avec la Maison rouge, ouverte en 2004 à Paris, le collectionneur Antoine de Galbert est parvenu à imposer un lieu singulier en marge des canons du marché de l’art. Au faîte de la gloire, cet héritier de la grande distribution a décidé de plier boutique, après une ultime exposition.
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L’envol d’Antoine de Galbert, fondateur de la Maison rouge


                      Avec la Maison rouge, ouverte en 2004 à Paris, le collectionneur Antoine de Galbert est parvenu à imposer un lieu singulier en marge des canons du marché de l’art. Au faîte de la gloire, cet héritier de la grande distribution a décidé de plier boutique, après une ultime exposition.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 14h47
    |

                            Pascale Nivelle








                              

                        

Chaque matin, Antoine de Galbert descend au sous-sol de son immeuble. Une cave blindée et réfrigérée aussi vaste que la réserve d’un musée, où un gardien veille tout le jour. Il n’y a rien à voir, juste un entrepôt avec des centaines de cartons et de paquets étiquetés. Lui n’a pas besoin des codes-barres, il sait ce que cache chaque emballage. Dans le cadre noir, c’est un Dubuffet à côté de celui, plus petit, d’une photographie de Lucien Pelen, celle d’un homme et d’une chaise qui volent. Là, une œuvre de Gilbert et George cohabite avec le dessin au crayon fait par un enfant autiste, et Christian Boltanski avec une biche empaillée qui parle, signée Nicolas Darrot.
S’il a oublié beaucoup de noms, il connaît « par cœur » toutes les œuvres. Ce sont celles de sa vie de collectionneur passionné, tourmenté, toujours en manque. « Chacune a une raison affective, politique et historique d’être là », confie-t-il. À 62 ans, tous les matins, Antoine de Galbert va à leur contact.
« Je vais m’alléger »
À trois cents mètres de là, des néons rouges éclairent le boulevard de la Bastille. Une petite foule (environ 35 000 visiteurs par exposition) se presse à la Maison rouge, fondation d’art qui semble avoir toujours été là. À l’entrée, le livre d’or déborde de félicitations et, depuis peu, de prières. « N’arrêtez pas ! » en lettres capitales, et cette supplique laissée en suspension : « Antoine, vous allez nous manquer… » L’exposition inaugurée le 16 juin sera la dernière. Elle parle d’apesanteur, de l’éternel défi de voler, de s’évader dans les rêves et dans les airs. Symbolisée par une cage rouge ouverte, elle s’intitule « L’Envol ou le rêve de voler ».

C’est justement ce que s’apprête à faire Antoine de Galbert, le fondateur de la Maison rouge. « Je vais m’alléger », annonce-t-il. Le compte à rebours a commencé en janvier 2017. Dans cinq mois, les néons rouges s’éteindront, laissant la place à des...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Cet étonnant film d’action raconte la défense de leur propriété par deux jeunes femmes du Sindh, assiégées par une bande armée.
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« My Pure Land » : un Alamo pakistanais

Cet étonnant film d’action raconte la défense de leur propriété par deux jeunes femmes du Sindh, assiégées par une bande armée.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 07h29
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 17h16
    |

                            Thomas Sotinel








                        



   


L’avis du « Monde » – à voir
Victimes des lois patriarcales et de la corruption judiciaire et policière, deux jeunes filles de la province pakistanaise du Sindh sont en passe d’être spoliées de leur héritage. Si l’on fréquente régulièrement les salles d’art et d’essai, on s’attendra, après avoir pris connaissance de cet énoncé, à un film austère, scandé par les travaux des champs. Il se trouve que le réalisateur Sarmad Masud, qui vit au Royaume-Uni et a tourné dans son pays d’origine, le Pakistan, a préféré lorgner du côté de John Carpenter (Assaut) que vers les grands classiques du cinéma rural de sa région.
Inspiré de l’histoire de Nazo Dharejo, héroïne féministe pakistanaise, My Pure Land est avant tout le récit d’un siège, celui de la propriété familiale de Nazo (Suhaee Abro) et Saeda (Eman Malik), par une bande armée emmenée par un oncle félon. Dans cette campagne, les AK47 font partie de l’outillage de l’exploitation modèle et le père de Nazo n’a pas manqué d’en enseigner le maniement à sa fille.
Séquences d’action tendues
Le scénario entrelace les séquences d’action – laconiques, tendues – et les retours en arrière qui esquissent une image de l’insécurité juridique que fait peser sur les femmes le mélange du droit coutumier, de la corruption et du cycle de la vengeance. Nazo et Saeda comptent et recomptent les balles de 7,62 pour tenir le plus longtemps possible, mais aussi pour laver les affronts faits à leur clan. Les paysages bucoliques dissimulent des périls mortels et les figures de la comédie campagnarde (le policier fanfaron, le fonctionnaire timoré) se muent en créatures menaçantes.
L’interprétation, pas toujours irréprochable, les ficelles mélodramatiques un peu voyantes n’empêchent pas My Pure Land de se distinguer par son énergie et son originalité.



Film britannique et pakistanais de Sarmad Masud. Avec Suhaee Abro, Eman Malik, Razia Malik, Syed Tanveer Husain (1 h 32). Sur le Web : www.septiemefactory.com/my-pure-land



                            


                        

                        


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Le festival We Love Green aime les rappeurs américains de Migos

La première journée du festival We Love Green, qui se tient jusqu’à dimanche soir avec Bjork, Tyler the Creator ou Oumou Sangaré, a été un succès.



Le Monde
 |    03.06.2018 à 14h16
 • Mis à jour le
03.06.2018 à 14h42
    |

                            Stéphanie Binet








                        


Soleil, rappeurs américains présents et en forme, débats sur l’écologie de qualité, têtes d’affiche à la hauteur : samedi, la première journée du festival We Love Green, qui a rouvert ses portes dimanche à 13 heures à Vincennes, a tenu toutes ses promesses. Avec plus de 38 000 personnes présentes sur le site le 2 juin, les organisateurs ont tout mis en œuvre pour assurer l’accueil du public. Les entrées étaient plus fluides que lors des six éditions précédentes, le site avait vu presque tous ses nids-de-poule bouchés et l’aménagement des scènes permettait une meilleure répartition du son. Reste pour l’équipe de production à résoudre la longue file d’attente pour le « cashless » (moyen de paiement).

En milieu d’après midi samedi, ce sont les artistes féminines qui ont donné le la du festival avec Angèle, petit bout de femme à la voix puissante arrivée de Bruxelles, qui fait applaudir ses musiciens, deux claviers et un batteur, avec un taquin : « Ils sont beaux, ils sont gentils, ils sont belges. » Les deux sœurs d’Ibeyi, qui prennent le relais sur la scène de La Clairière, renchérissent dans le ton enjoué en présentant leur chanson Ash : « Si vous avez besoin le matin d’une chanson pour vous sentir fort, celle-là est pour vous. » Puis elles sont rejointes sur scène par le rappeur Orelsan le temps de leur duo Notes pour trop tard. Quelques heures après, il entamera d’ailleurs avec brio sur la scène de la Prairie le premier concert de sa longue série de tous les festivals d’été. Il est, en effet, en juillet et août, le recordman de programmation en tête d’affiche de festivals avec Juliette Armanet, également présente à ce We Love Green. Bien qu’aidée d’une boule à facettes et d’un costume à paillettes, cette dernière n’a pas réussi à faire décoller son show sur cette même scène, de très loin supplantée par le rappeur parisien Lomepal ou le groupe de l’américain Beck.

   


20 heures, c’est l’heure a laquelle les festivaliers commencent a s’inquiéter de la présence sur le site du groupe d’Atlanta, Migos. Depuis 2013, date la sortie de leur premier tube Versace, les rappeurs ont imposé leur rythme ternaire aux musiques actuelles, de l’electro au hip-hop. Spécialistes des embrouilles en tous genres (arrestation pour possession de marijuana ou d’armes à feu, exclusion d’hôtel pour bagarre avec un voiturier, refus d’assurer leurs interviews…), les trois rappeurs, Quavo, Offset et Takeoff, ont raté leur avion la veille pour le festival Primevera Sound à Barcelone. Dès 21 heures, Alex Jaillon, co-organisateur, rassurait : « Ils sont bien là, ils n’ont juste pas assuré leur concert en Espagne. Mais nous, pour être sûrs de ne pas les voir disparaître dans la nature, nous avons installé leurs loges derrière la scène pour qu’ils montent sur le plateau à l’heure. » La technique a fonctionné.

Après de nombreux appels du public, leur DJ envoie sur la marée humaine de la Clairière tous les disques des artistes du rap actuel qui ont été influencés par son groupe, de Rae Srummerd à Kendrick Lamar. Devant des images de combat de boxe, les trois Migos vont alors enchaîner dans une frénésie rarement constatée sur We Love Green leurs hits, Walk it like Talk it, Stir Fry, Get Right Witcha, Bad and Boujee… sans play-back, quasi un exploit pour ce genre d’artistes américains plus fumistes que perfectionnistes. Reste ce dimanche aux Californiens Tyler the Creator, The Internet et au Français Moha La Squale à faire aussi bien. Après la Britannique Jorja Smith, ce sera également à la grande dame islandaise, Björk, de défendre le raffinement féminin.

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