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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Rafael Nadal et David Goffin se qualifient pour les huitièmes de finale du tournoi parisien. Seule Française encore en lice, Caroline Garcia est opposée à la Roumaine Irina Begu.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Les résultats les plus marquants, samedi 2 juin, des qualificatifs pour les huitièmes de finale de Roland-Garros.
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Roland Garros 2018 : Pouille, Gasquet et Monfils éliminés… les principaux résultats du jour

Les résultats les plus marquants, samedi 2 juin, des qualificatifs pour les huitièmes de finale de Roland-Garros.



Le Monde
 |    02.06.2018 à 13h52
 • Mis à jour le
02.06.2018 à 17h22
   





                        


Occasion manquée de peu pour Monfils
Il peut s’en vouloir. Après avoir raté quatre balles de match, Gaël Monfils s’est finalement incliné en cinq sets face à David Goffin (7-6, 3-6, 6-4, 5-7, 3-6). Le Belge, neuvième joueur mondial, a réussi à inverser la vapeur après avoir été mené au score dans le quatrième set.
La partie avait été suspendue en raison de la pluie, vendredi soir, alors que Goffin menait 3-2, 30-0 sur son service dans le troisième set. Le Parisien de 31 ans (37e mondial) a renversé la situation à son retour sur le court Suzanne-Lenglen, mais n’a pas su conclure à 5-4 en sa faveur sur le service de Goffin dans la quatrième manche.
Gasquet balayé par Nadal

   


Le miracle n’a pas eu lieu. Le numéro un mondial, Rafael Nadal, a noyé Richard Gasquet en trois sets (6-3, 6-2, 6-2) en moins de deux heures au troisième tour de Roland-Garros samedi. Cinq jeux encaissés en une quinzaine de minutes pour commencer, cinq encore à cheval sur le premier et le deuxième sets, puis entre le deuxième et le troisième : jamais Gasquet (32e) n’a pu tenir le rythme imposé par le décuple vainqueur du tournoi.
Rafael Nadal n’a toujours pas perdu un set depuis le début de ce Grand Chelem. Au passage, il a battu son record de sets gagnés consécutivement à Roland-Garros : le Majorquin en est désormais à 34, mieux que sa précédente série de 32 manches remportées entre 2007 et 2009. Seul le Suédois Björn Borg a fait mieux, avec 41 sets à la suite entre 1979 et 1981.
L’Espagnol affrontera Maximilian Marterer en huitièmes de finale.
Pas de miracle pour Pouille

KHACHANOV ÉLIMINE LUCAS POUILLE !! Complètement absent dans ce match le Français ne verra pas les huitièmes à Rolan… https://t.co/OkUG2BrR8n— francetvsport (@France tv sport)


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Il avait été sauvé par le gong humide de la météo. Dos au mur après l’interruption par la pluie de son troisième tour vendredi, à deux manches à zéro, le numéro 1 français Lucas Pouille a été éliminé par le Russe Karen Khachanov (38e joueur mondial) en trois sets (6-3, 7-5, 6-3).
Remonter deux sets, le Nordiste y était parvenu lors de son aventure à l’US Open, en 2016, où il s’était hissé en quart de finale. Mais face au jeune Russe au jeu consistant et déjà qualifié pour les huitièmes de finale l’an passé, Pouille n’est pas parvenu à inverser la tendance. Khachanov affrontera Alexander Zverev au prochain tour, dans un duel qui promet.
A 24 ans, le numéro 1 français (et 16e joueur mondial) échoue une fois de plus au troisième tour du tournoi du Grand Chelem parisien. Il s’était déjà arrêté à ce stade en 2017.
Muguruza expéditive
Attention, favorite en approche. Numéro trois mondiale, l’Espagnole Garbine Muguruza a sèchement battu l’Australienne Samantha Stosur (6-0, 6-2), ralliant les huitièmes de finale en à peine une heure de jeu. Lauréate à Paris en 2016, la Basco-Vénézuelienne affrontait une Australienne présente à quatre reprises dans le dernier carré, Porte d’Auteuil.
N’ayant pas perdu le moindre set lors de sa première semaine parisienne, Muguruza retrouvera en huitièmes de finale l’Ukrainienne Lesia Tsurenko.
Premier huitième de finale pour Tsurenko
A 29 ans, l’Ukrainienne poursuit sa route à Roland-Garros. Elle qui n’avait pas remporté le moindre match sur terre battue cette saison avant d’arriver Porte d’Auteuil est venue à bout d’une nouvelle tête de série du tournoi parisien, la Slovaque Magdalena Rybarikova (18e), en deux manches (6-2, 6-4).
Sharapova prête pour Serena
Double lauréate du tournoi (2012, 2014), Maria Sharapova a surclassé la 6e mondiale, la Tchèque Karolina Pliskova, en deux sets (6-2, 6-1) et seulement 59 minutes, pour accéder aux huitièmes de finale, où l’attend un éventuel choc avec Serena Williams. Lors de la préparation, la grande Tchèque (1,86 m) s’était pourtant illustrée avec un titre à Stuttgart et une demi-finale à Madrid.
Les autres résultats
Simple messieurs (3e tour) :
Maximilian Marterer (ALL) bat Jürgen Zopp (EST) 6-2, 6-1, 6-4
Fabio Fognini (ITA/N.18) bat Kyle Edmund (GB/N.16) 6-3, 4-6, 3-6, 6-4, 6-4
Simple dames (3e tour) :
Anett Kontaveit (EST/N.25) bat Petra Kvitova (RTC/N.8) 7-6 (8/6), 7-6 (7/4)
Sloane Stephens (USA/N.10) bat Camila Giorgi (ITA) 4-6, 6-1, 8-6
Elise Mertens (BEL/N.16) bat Daria Gavrilova (AUS/N.24) 6-3, 6-1



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ La FIFA a validé le dossier de candidature marocain pour l’organisation de la Coupe du monde de football, après plusieurs semaines de grande incertitude. Le pays devra affronter la candidature du trio Etats-Unis - Mexique - Canada, le 13 juin.
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Compte rendu

Le Maroc affrontera le trio Etats-Unis - Mexique - Canada pour l’organisation du Mondial 2026

La FIFA a validé le dossier de candidature marocain pour l’organisation de la Coupe du monde de football, après plusieurs semaines de grande incertitude. Le pays devra affronter la candidature du trio Etats-Unis - Mexique - Canada, le 13 juin.


LE MONDE
              datetime="2018-06-02T13:19:41+02:00"

        Le 02.06.2018 à 13h19

     •
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        Mis à jour le 02.06.2018 à 14h16





« Le Maroc se positionne au niveau des grandes nations », s’est, d’emblée, félicité le président du comité de candidature marocain, Moulay Hafid Elalamy, dans une déclaration envoyée à des rédactions. « Le Maroc fait maintenant partie des rares nations pouvant postuler et se conformer aux exigences du nouveau cahier des charges de la FIFA », s’est-il enorgueilli.
Le dossier marocain a recueilli la note globale de 2,7/5, soit un peu plus que la note minimale (2 / 5), en dessous de laquelle le dossier n’aurait pu être validé (voir la méthodologie de la FIFA). La candidature du pays sera soumise au vote le 13 juin, à la veille du début de la Coupe du monde 2018 à Moscou, face au trio Etats-Unis - Canada - Mexique, qui a obtenu une meilleure note (4 / 5).
Le scénario d’une élimination avant de livrer bataille était évoqué avec insistance dans la presse locale, qui s’inquiétait des larges pouvoirs de la « task force », ce groupe de travail créé par la FIFA pour évaluer la recevabilité des deux candidatures pour le Mondial 2026.
Des soutiens « bien au-delà de ce que l’on espérait »
« Toute notre équipe va se mobiliser pour continuer le travail et remporter une victoire le 13 juin à Moscou », a réagi Moncef Belkhayat, membre du comité de candidature marocain et ancien ministre des sports. La validation de la candidature marocaine a été largement saluée dans la presse locale. « C’est un grand jour pour le Maroc », qui « passe avec succès l’étape de la “task force” », ont réagi des médias marocains. « Quelle joie et quelle fierté ! », « l’espoir continue », « le meilleur est à venir », ont commenté des internautes sur Twitter.
Quatre fois candidat malheureux à l’organisation du Mondial (1994, 1998, 2006 et 2010), le Maroc espère être le second pays du continent africain, après l’Afrique du Sud en 2010, à accueillir l’événement. L’édition 2026 de cette Coupe du monde sera d’ailleurs la première à mettre en jeu 48 équipes (au lieu de 32 dans son format actuel).
Pour renforcer ses chances, le royaume présente sa candidature au nom de « tout le continent africain », arguant également de sa stabilité, de sa situation géographique – l’Europe est à deux pas – et de son fuseau horaire, par rapport au continent américain.

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Favorite, la candidature du trio Etats-Unis - Canada - Mexique a reçu le soutien appuyé du président américain, Donald Trump, qui a menacé les pays qui ne la soutiendraient pas de sanctions politiques. Ce à quoi la FIFA a répondu, rappelant à Donald Trump que ses déclarations sont contraires au règlement et peuvent « affecter l’intégrité de la procédure de candidature ».
Sur un total de 211 fédérations membres de la FIFA, les quatre en lice ne peuvent prendre part au vote. Le Maroc a également demandé à deux reprises que les Etats liés aux Etats-Unis, tels que Guam ou les îles Vierges américaines, ne puissent pas voter.

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                Coupe du monde 2026 : le Maroc charge la FIFA





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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Tous trentenaires, les Gasquet, Monfils, Simon et Tsonga sont sur le point de passer la main. Bilan – en demi-teinte – d’une génération qui devait viser plus haut.
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édition abonné


Roland-Garros : splendeur et crépuscule des nouveaux Mousquetaires du tennis français

Tous trentenaires, les Gasquet, Monfils, Simon et Tsonga sont sur le point de passer la main. Bilan – en demi-teinte – d’une génération qui devait viser plus haut.



Le Monde
 |    02.06.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
02.06.2018 à 12h35
    |

                            Alexandre Pedro et 
Elisabeth Pineau








                        



                                


                            

Automne 2008, la France pense avoir un incroyable talent. Elle rêve de victoires à Roland-Garros et dans les autres tournois du Grand Chelem, d’en finir avec la nostalgie du printemps 1983. Chanteur encore lucratif, Yannick Noah va enfin trouver un successeur, et l’image de sa balle de match contre Mats Wilander rejoindre les sous-sols de l’INA. D’ailleurs, le choix ne manque pas. Ils s’appellent Richard Gasquet, Gaël Monfils, Gilles Simon et Jo-Wilfried Tsonga. Ils ont entre 22 et 23 ans, sont classés entre la 10e et 17e place du classement ATP.
Aucun autre pays ne peut en dire autant. Ils sont quatre, un chiffre totem pour le tennis français. Quatre comme les Lacoste, Borotra, Cochet et Brugnon, ces premiers Mousquetaires à la jointure des années 1920-1930 du siècle précédent, ceux pour qui on décida de construire un stade, en 1928, et de lui donner le nom d’un aviateur afin qu’ils y défendent cette Coupe Davis rapportée des Etats-Unis.
Le raccourci est trop tentant. Avant le tournoi de Bercy, le 27 octobre 2008, L’Equipe vend en double page une filiation : « Et s’ils étaient les nouveaux Mousquetaires ? » « En sport, c’est comme avec les religions, il existe des mythes fondateurs, théorise aujourd’hui Philippe Bouin, alors chef du service tennis du quotidien sportif. Et dans le tennis français, tout part des Mousquetaires. Le sport marche comme ça, vous avez toujours le nouveau Coppi, le nouveau Pelé. »
Les intéressés posent de bonne grâce dans la tenue de leurs glorieux aînés, gilet tricoté pour Simon et casquette gavroche pour Monfils. Tsonga avoue, lui, « ne pas connaître grand-chose » d’eux et sèche sur le nom de Jacques Brugnon, le spécialiste du double de la bande. Neuf mois plus tôt, le Manceau a perdu en finale de l’Open d’Australie face à Novak Djokovic. En demi-finale, il a éparpillé façon puzzle Rafael Nadal dans la Rod Laver Arena. Il est permis de rêver.
Monfils,...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Ils ont le même âge, mais pas vraiment le même palmarès à Roland-Garros. Samedi, Richard Gasquet retrouve Rafael Nadal au troisième tour. Et si la 16e était la bonne ?
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Roland-Garros : Richard, la France est avec toi

Ils ont le même âge, mais pas vraiment le même palmarès à Roland-Garros. Samedi, Richard Gasquet retrouve Rafael Nadal au troisième tour. Et si la 16e était la bonne ?



Le Monde
 |    02.06.2018 à 08h14
 • Mis à jour le
02.06.2018 à 14h12
    |

                            Alexandre Pedro








                        


« Je l’ai battu, Rafa. J’avais treize ans, c’était aux Petits As, à Tarbes. La vidéo est sur YouTube. » On te croit, Richard, mais on a quand même préféré vérifier. Eh oui, tu as bien battu Rafael Nadal avec sa coupe au bol d’enfant sage et son revers qui passait deux mètres au-dessus du filet. Tu es d’ailleurs invaincu contre lui dans les Hautes-Pyrénées. Le genre de statistiques qui échappe au site de l’ATP. Celle qui ne lui échappe pas, en revanche, c’est le bilan de vos confrontations : 15-0 pour lui. Un score de rugby qui doit te parler, à toi, le Biterrois.
En 2013, tu disais après un énième match perdu que tu n’osais plus calculer ton nombre de défaites. Pour information, tu étais à dix. Dernier set gagné ? Attends, on vérifie. Ah oui, quand même… Eté 2008, lors de l’Open du Canada.

On te taquine et tu aurais le droit de mal le prendre, de mal vivre la domination d’un bon copain né quinze jours avant toi. Au début, c’était toi qui devais être le cador du circuit. Et puis, Rafa a pris du muscle, son revers de la consistance, son coup droit — on va éviter d’en parler —, et tu as compris que les planètes n’allaient plus jamais s’aligner en ta faveur.
On se souvient de cette demi-finale à Monte-Carlo, en 2005. La veille, tu avais terrassé Federer après une balle de match sur laquelle tu avais tiré un passing de revers depuis les bâches. Jamais, tu n’as été aussi près de le battre. On se souvient d’un ciel menaçant, de crampes qui menaçaient au troisième set et d’une victoire au physique de l’Espagnol. Un mois plus tard, tu perdais en trois sets bien secs face à Rafa (parce que, oui, tu aimes bien l’appeler « Rafa ») au troisième tour de Roland-Garros. Tu avais alors dit à ton père qu’il risquait d’en gagner quelques-uns des Roland. Bien vu.

   


Treize ans après, vous vous retrouvez une nouvelle fois au troisième tour à Paris. Vous avez quelques cheveux en moins (surtout lui) et quelques titres en plus (surtout lui, même s’il n’a jamais gagné l’Open Sud Montpellier, comme toi). Interrogé sur la comparaison avec ton contemporain après ton deuxième tour, tu nous as encore bien fait rire. « Plus les années ont passé, moins elle a été crédible. Au moins, on m’aura comparé à lui. Au moins, il me restera cela. » Ce n’était pas à proprement dit le discours d’un mec prêt à pénétrer sur le central avec un banderillero entre les dents pour saigner le taureau de Manacor, mais on sait qu’au fond de toi tu te dis que c’est encore possible. « Je ne vais pas me répéter à longueur de journée qu’il est extraordinaire », disais-tu en conférence de presse. C’est mieux déjà.
Et parce qu’on a envie d’y croire, parce que toute série approche forcément de sa fin, on a envie de citer Vitas Gerulaitis, un joueur américain des années 1970-1980 qui aimait beaucoup les femmes, les stupéfiants, la vie et le service-volée. Son Rafa s’appelait Jimmy Connors. Un jour, Vitas a fini par dominer Jimmy après seize défaites. « Et que ce soit une leçon pour vous tous. Personne ne bat Vitas Gerulaitis dix-sept fois de suite », avait-il lâché. Alors montre-nous demain que personne ne bat Richard Gasquet de Sérignan seize fois de suite. Pas même Rafael Nadal.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Malgré son statut de « petit budget », le club de la sous-préfecture du Tarn dépend toujours des puissants laboratoires Pierre-Fabre. Il tentera samedi soir d’obtenir un cinquième titre de champion de France.
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Rugby : Castres olympique, formule brevetée

Malgré son statut de « petit budget », le club de la sous-préfecture du Tarn dépend toujours des puissants laboratoires Pierre-Fabre. Il tentera samedi soir d’obtenir un cinquième titre de champion de France.



Le Monde
 |    02.06.2018 à 07h01
 • Mis à jour le
02.06.2018 à 16h40
    |

            Adrien Pécout








                        



   


On ignore si le tribun socialiste avait une équipe de rugby favorite. Le Centre national et musée Jean-Jaurès veut en tout cas célébrer le club de sa ville natale, le Castres olympique (CO). Prévue de longue date, son exposition sur « plus d’un siècle de rugby » ouvrira le 8 juin. Soit une semaine après la finale du championnat de France que les Castrais s’apprêtent à disputer à Saint-Denis, samedi 2 juin (à partir de 20 h 45), contre Montpellier.
Déjà doté de quatre titres nationaux (1949, 1950, 1993, 2013), le club du Tarn se présente aujourd’hui comme le porte-voix d’une espèce menacée au plus haut niveau : le « rugby des sous-préfectures », selon l’expression volontiers attendrissante de son président, Pierre-Yves Revol. Presque une incongruité dans ce championnat professionnel désormais peuplé de métropoles.

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                La finale du Top 14 opposera Castres à Montpellier



Toujours dans l’attente d’une autoroute qui la relierait à Toulouse, Castres compte près de 42 000 habitants : l’une des plus petites populations municipales du championnat de France avec Brive, Oyonnax (tous deux relégués) et Agen. L’un des plus petits budgets, aussi : le onzième du Top 14 cette saison avec 21 millions d’euros… devant exactement les mêmes, Brive, Oyonnax et Agen.
Le Castres olympique a pourtant un atout pérenne, un puissant remontant dont bien des clubs rêveraient. Les laboratoires Pierre-Fabre lui apportent leur soutien depuis la saison 1988-1989. Or, si elle a conservé la majeure partie de sa production en France, l’entreprise dépasse largement le cadre de la sous-préfecture : troisième labo pharmaceutique du pays et deuxième groupe dermocosmétique dans le monde, d’après son site Internet.
Le « para » Gérard Cholley
Ce soutien financier perdure malgré la disparition de Pierre Fabre, le pharmacien mécène. Le Castrais est mort en juillet 2013, un mois après le quatrième sacre en championnat, à l’âge de 87 ans. « Pierre Fabre nous a demandé d’essayer de préserver l’indépendance de l’entreprise et son implantation régionale, d’investir dans la recherche et de rester une entreprise aussi citoyenne que possible », énumère Pierre-Yves Revol, désormais président du groupe et du club.
Deux ans plus tard, en 2015, des syndicats ont défilé dans les rues de Castres pour protester contre des licenciements : l’entreprise d’environ 13 000 employés a supprimé 551 postes dans le domaine pharmaceutique, jugé moins rentable que celui de la cosmétologie. Sans que cela affecte les investissements dans le club de rugby, fierté du département. Ces derniers restent « stables depuis cinq ans », souligne M. Revol, qui refuse cependant d’en préciser le montant.

   


Le dirigeant évoque, comme gains complémentaires, l’arrivée d’autres sponsors moins locaux (Bigard et Matmut) et la construction de loges dans le stade Pierre-Fabre. Rebaptisée ainsi en 2017, l’enceinte portait jusqu’alors le nom de Jean Pierre-Antoine, héros des premiers titres de 1949 et 1950. En théorie, ses tribunes peuvent accueillir un peu plus du quart des habitants : 12 500 places.
« Le club est étroitement lié à l’activité de la ville, rappelle Jean-Baptiste Alba, directeur du Centre national et musée Jean-Jaurès. Au début du XXe siècle, la ville vivait de son industrie textile et les maillots sortaient des usines locales. Ensuite, les laboratoires Pierre-Fabre ont capté toute la main-d’œuvre laissée de côté. » A partir de la décennie 1960, le 8e régiment de parachutistes d’infanterie s’établit aussi dans les parages. L’ancien pilier Gérard Cholley (1965-1980), venu d’abord comme « para », en incarne l’un des exemples les plus massifs.
Un entraîneur passé par les usines Fabre
Un autre costaud, Christophe Urios, souligne également cet « enracinement dans le territoire ». Avant d’être l’actuel entraîneur de Castres, l’homme en a été le talonneur dès 1990. En ce temps-là, le CO avait un solide argument pour attirer les joueurs encore amateurs : la garantie d’un emploi dans les labos pharmaceutiques de Pierre Fabre en parallèle du rugby.
Quoique titulaire d’un BTS de viticulture et d’œnologie, Christophe Urios a d’abord travaillé dans « la comptabilité, puis la gestion » du groupe. Sans trop de succès. Puis il s’est « régalé » comme responsable de « la coordination des nouveaux produits cosmétiques », dans l’usine tarnaise de Soual. « Moi, je venais de Carcassonne. J’avais plusieurs options, des possibilités pour aller à Béziers, Narbonne, Perpignan. Mais j’ai choisi Castres, le club qui me proposait un double projet. »
De cette période, l’ancien joueur garde le souvenir de semaines intenses où s’empilaient les heures aux labos et sur le terrain d’entraînement. « Suivre un plan de fabrication avec des objectifs m’a beaucoup inspiré dans mon métier d’entraîneur, dans mon suivi des joueurs. » Prochaine étape samedi soir, dans la gigantesque usine du Stade de France, sur la pelouse de Saint-Denis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Tout ce qu’il ne fallait pas manquer vendredi, sur terre battue ou en tribunes, avant le 3e match de Serena Williams et celui de la dernière Française en lice, Caroline Garcia.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Roland-Garros : Nadal-Gasquet et autres immanquables

Tout ce qu’il ne fallait pas manquer vendredi, sur terre battue ou en tribunes, avant le 3e match de Serena Williams et celui de la dernière Française en lice, Caroline Garcia.



Le Monde
 |    02.06.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
02.06.2018 à 14h18
    |

            Elisabeth Pineau et 
Clément Martel








                        



   


LE MATCH À NE PAS RATER. Et si le 16 était le chiffre porte-bonheur ? Treize ans après s’être affrontés pour la première fois à Roland-Garros, Richard Gasquet et Rafael Nadal s’affrontent une nouvelle fois sur le court parisien. A la clé de ce 16e affrontement entre les deux anciens enfants prodiges du tennis mondial ? Une place en huitièmes de finale.
Sauf que si, en 2005, le rapport de force semblait – relativement – équilibré, la donne a changé en 2018. Car « Rafa » n’a pas perdu le moindre match sur le circuit professionnel contre le Biterrois. Et qu’alors que la trajectoire de Nadal grimpait tout droit vers les cimes de son sport, celle de Gasquet tressautait un peu plus. Mais sur le court Philippe-Chatrier, samedi 2 juin, les deux joueurs entameront la partie à égalité. A Richard Gasquet de prouver que la seizième sera la bonne.
Dans l’après-midi, à suivre en direct sur Le Monde. fr
À VOIR AUSSI. C’est (déjà) la dernière Française en lice. Caroline Garcia affronte la Roumaine Begu pour une place en huitièmes de finale. Une joueuse qui l’avait battue, en 2016, lors du tournoi de Charleston, ce qui avait provoqué une polémique dans certains médias roumains. Ces derniers accusaient la Française d’avoir proféré des insultes racistes à l’égard de la jeune Roumaine. Une affaire suffisamment prise au sérieux pour que la WTA se penche dessus, et innocente Garcia (ce qu’avait également fait Begu).
GARDER ÉGALEMENT UN ŒIL SUR. La fin de match de Gaël Monfils, mal embarqué face à Goffin – le numéro 1 français Lucas Pouille a été éliminé samedi matin au 3e tour par le Russe Karen Khachanov (38e) en trois sets (6-3, 7-5, 6-3) ; le troisième match de Serena Williams, face à Julia Görges : un intrigant Halep-Petkovic, et la suite du discret parcours de Marin Cilic à Roland-Garros.
LA PHRASE DU JOUR
« Ma vie, c’est le tennis, je suis habitué à tout oublier quand j’entre sur le court et à me concentrer uniquement sur mon jeu. C’est ce que je fais depuis toutes ces années. Et certes, je dois avouer que ce n’était pas facile pour moi d’aller sur le terrain ces derniers jours, et à vrai dire, je ne sais même pas comment j’en ai été capable. »
L’Espagnol Roberto Bautista-Agut, après sa défaite contre Novak Djokovic vendredi au troisième tour, a choisi de venir à Roland-Garros malgré le décès inattendu de sa mère, la semaine dernière.

   


LE CHOC DU JOUR
Mieux vaut regarder devant soi quand on marche. Ce proverbe, qui fonctionne d’autant plus lorsque l’on court, s’est une nouvelle fois vérifié vendredi. Lors du combat de titans que se sont livré Alexander Zverev et Damir Dzumhur, un ramasseur de balles du court Philippe-Chatrier a fait partie des victimes collatérales. Tentant, les yeux levés, de récupérer une chandelle du Bosnien tel un arrière du quinze de France, le gamin s’est pris Dzumhur de plein fouet, un mur qui n’avait rien de doux.

Finale du Top 14 avant l'heure !! Grosse collision entre Dzumhur et un ramasseur de balles !! Ça fait mal ça !! 💪💪👊… https://t.co/KVn5sxymYZ— francetvsport (@France tv sport)


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Mais n’ayez crainte, l’enfant va bien, et le joueur s’en est assuré.
L’IMAGE DU JOUR

   


Depuis le début de la quinzaine, les fans de Kei Nishikori se sont joyeusement fait remarquer à chacun de ses matchs. Ici, lors de sa victoire contre Gilles Simon, vendredi (6-3, 6-1, 6-3). En huitièmes, le Japonais affrontera Dominik Thiem, tombeur de l’Italien Matteo Berrettini.
LA RAQUETTE CASSÉE DU JOUR
Il y avait pléthore de candidats ce vendredi, même si, étrangement, Zverev a épargné les siennes en dépit d’un match ne tournant pas toujours en sa faveur. Si lors de la rencontre entre Thiem et Berrettini, les deux joueurs se sont illustrés, Novak Djokovic l’emporte pour le soin qu’il met à achever sa raquette. Pro jusqu’au bout.

Quand #Djokovic perd le 2ème set face à Bautista-Agut ça donne ça (6-4 6-7) #RG18 (Vidéo @francetvsport) https://t.co/BlRAgmauSs— WeAreTennisFR (@We Are Tennis France)


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L’INFO DU JOUR
Pour la première fois depuis l’apparition du gamin de Manacor sur la terre battue de la porte d’Auteuil, Rafael Nadal a fait le voyage sans son oncle, Toni. Désormais consacré à l’académie qu’a ouverte le champion dans son fief des Baléares, l’ancien entraîneur, qui a mené son neveu aux sommets du tennis mondial et à seize titres du Grand Chelem, ne coache plus Rafa. Sauf que devinez qui a pointé son nez à l’entraînement du décuple vainqueur de Roland-Garros vendredi ? Un dénommé Toni, celui qui déplore que « les joueurs ne réfléchissent plus ».

😍 ¡Reunidos de nuevo en @rolandgarros! Toni Nadal, presente (¡Y muy activo!) en el entrenamiento de @RafaelNadal en… https://t.co/YoUkIy3b6Y— Eurosport_ES (@Eurosport.es)


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LE JOUEUR À SUIVRE (SUR TWITTER)
Il a beau avoir été éliminé (sans démériter) par Dominic Thiem lors du combat que Troisième balle anticipait, Stefanos Tsitsipas a l’avenir devant lui. Pour améliorer sa maîtrise de Google Translate, déjà (mais l’effort mérite d’être souligné), mais aussi pour voir s’il investira vraiment tout l’argent récolté à Roland-Garros dans des… glaces.

This year’s Roland Garros prize money is all gone to that one ice-cream I ate today at Champs-Elysées.— StefTsitsipas (@Stefanos Tsitsipas)


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Le programme de samedi 2 juin à Roland-Garros
A suivre, notamment, la rencontre Nadal-Gasquet, le troisième tour de Caroline Garcia et la fin des matchs de Lucas Pouille et Gaël Monfils.
Premier match sur chaque court à 11 heures. Les Français sont en gras.
Court Philippe-Chatrier
Garbiñe MUGURUZA (ESP) [3] - Samantha STOSUR (AUS) Lucas POUILLE (FRA) [15] - Karen KHACHANOV (RUS) (à finir 3/6 5/7 1/1) Maria SHARAPOVA (RUS) [28] - Karolina PLISKOVA (CZE) [6] Rafael NADAL (ESP) [1] - Richard GASQUET (FRA) [27] Albert RAMOS-VINOLAS (ESP) [31] - Juan Martin DEL POTRO (ARG) [5]
Court Suzanne-Lenglen
Fabio FOGNINI (ITA) [18] - Kyle EDMUND (GBR) [16] David GOFFIN (BEL) [8] - Gaël MONFILS (FRA) [32] (à finir 6/7(6) 6/3 3/2) Irina-Camelia BEGU (ROU) - Caroline GARCIA (FRA) [7] Julia GOERGES (GER) [11] - Serena WILLIAMS (USA) John ISNER (USA) [9] - Pierre-Hugues HERBERT (FRA)
Court 1
Petra KVITOVA (CZE) [8] - Anett KONTAVEIT (EST) [24] Mischa ZVEREV (GER) - Kevin ANDERSON (RSA) [6] Marin CILIC (CRO) [3] - Steve JOHNSON (USA) Angelique KERBER (GER) [12] - Kiki BERTENS (NED) [18]
Court 3 
Raven KLAASEN (RSA) / Michael VENUS (NZL) [10] - Nikola MEKTIC (CRO) / Alexander PEYA (AUT) [8] Jamie MURRAY (GBR) / Bruno SOARES (BRA) [4] - Maximo GONZALEZ (ARG) / Nicolas JARRY (CHI) (à finir 2/3) Timea BABOS (HUN) / Kristina MLADENOVIC (FRA) [1] - Nao HIBINO (JPN) / Oksana KALASHNIKOVA (GEO) Anna-Lena GROENEFELD (GER) / Robert FARAH (COL) [8] - Alla KUDRYAVTSEVA (RUS) / Nikola MEKTIC (CRO)
Court 6
Raquel ATAWO (USA) / Anna-Lena GROENEFELD (GER) [11] - Eri HOZUMI (JPN) / Makoto NINOMIYA (JPN) Kaitlyn CHRISTIAN (USA) / Carina WITTHOEFT (GER) - Gabriela DABROWSKI (CAN) / Yifan XU (CHN) [5] Lucasz KUBOT (POL) / Marcelo MELO (BRA) [1] - Rohan BOPANNA (IND) / Edouart ROGER-VASSELIN (FRA) [13] Gabriela DABROWSKI (CAN) / Mate PAVIC (CRO) [1] - Pauline PARMENTIER (FRA) / Grégroire BARRERE (FRA) (à finir 4/6 4/1)
Court 7
Magdalena RYBARIKOVA (SVK) [19] - Lesia TSURENKO (UKR) Maximilian MARTERER (GER) - Jurgen ZOPP (EST) Daria GAVRILOVA (AUS) [24] - Elise MERTENS (BEL) [16]
Court 9
Jennifer BRADY (USA) / Vania KING (USA) - Kateryna BONDARENKO (UKR) / Aleksandra KRUNIC (SRB) Daniele BRACCIALI (ITA) / Andreas SEPPI (ITA) - Henri KONTINEN (FIN) / John PEERS (AUS) [3] Anastasia PAVLYUCHENKOVA (RUS) / Samantha STOSUR (AUS) - Andrea SESTINI HLAVACKOVA (CZE) / Barbora STRYCOVA (CZE) [2] Irina-Camelia BEGU (ROU) / Qiang WANG (CHN) - Andreja KLEPAC (SLO) / María José MARTINEZ SANCHEZ (ESP) [3]
Court 14 
Leonardo MAYER (ARG) / Joao SOUSA (POR) - Feliciano LOPEZ (ESP) / Marc LOPEZ (ESP) [12] Latisha CHAN (TPE) / Bethanie MATTEK-SANDS (USA) [4] - Irina BARA (ROU) / Mihaela BUZARNESCU (ROU) Barbora KREJCIKOVA (CZE) / Katerina SINIAKOVA (CZE) [6] - Tatjana MARIA (GER) / Heather WATSON (GBR) Abigail SPEARS (USA) / Juan Sebastian CABAL (COL) - Yi Fan XU (CHN ) / Oliver MARACH (AUT) [3]
Court 18 
Camila GIORGI (ITA) - Sloan STEPHENS (USA) [10] Diego SCHWARTZMAN (ARG) [11] - Borna CORIC (CRO) Simona HALEP (ROU) [1] - Andrea PETKOVIC (GER)





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Attendu au tournant, le milieu des Bleus a déçu une nouvelle fois, vendredi, lors de la victoire (3-1) contre l’Italie, en match préparatoire au Mondial 2018.
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Coupe du Monde 2018 : l’anomalie Paul Pogba en équipe de France

Attendu au tournant, le milieu des Bleus a déçu une nouvelle fois, vendredi, lors de la victoire (3-1) contre l’Italie, en match préparatoire au Mondial 2018.



Le Monde
 |    02.06.2018 à 02h45
 • Mis à jour le
02.06.2018 à 06h44
    |

            Rémi Dupré (Nice, envoyé spécial)








                        



   


Les saisons se suivent et les performances en demi-teinte de Paul Pogba en équipe de France constituent une anomalie. A force de manquer de régularité avec sa sélection, le milieu de 25 ans déçoit de plus en plus les supporteurs des Bleus. Et ce n’est pas sa sortie sous les sifflets, au terme de la rencontre amicale remportée (3-1) face à l’Italie, vendredi 1er juin à Nice, qui va dissiper le malaise. Branché sur courant alternatif, le numéro 6 des tricolores est une nouvelle fois passé à côté lors de cet avant-dernier match préparatoire à la Coupe du monde 2018 organisée en Russie du 14 juin au 15 juillet.

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                Coupe du monde 2018 : les buts de la victoire des Bleus face à l’Italie



Auteur d’une prestation contrastée face à une Squadra Azzura privée du prochain Mondial et en quête d’un nouveau souffle, le colosse (1 m 91) s’est évaporé au fil des minutes. Nonchalant, peu tranchant, il est parfois sorti de sa torpeur pour gratifier le public de l’Allianz Riviera de quelques gestes classieux. Ses transversales millimétrées, son toucher de balle soyeux et ses relances hygiéniques n’ont toutefois pas suffi à redorer son blason.
Agacé par la bronca qui a accompagné la sortie de son protégé, Didier Deschamps a tenu à prendre sa défense en conférence de presse. « Paul n’a pas tout réussi et il a été moins actif dans la phase offensive mais il a travaillé pour l’équipe, a estimé le sélectionneur, pourtant très exigeant avec son prodige depuis ses débuts en équipe de France, en 2013. Il n’a pas tout bien fait mais il a permis à l’équipe d’être efficace sur le plan défensif. » 
Comme d’habitude, le milieu aux « cannes » interminables n’a pas daigné répondre aux journalistes en zone mixte, l’espace dévolu aux échanges entre les médias et les joueurs après les matchs. L’ex-footballeur le plus cher du monde, transféré à l’été 2016 de la Juventus Turin à Manchester United contre 105 millions d’euros, a laissé ses coéquipiers se muer en paratonnerre. « On doit admirer son talent, a plaidé l’attaquant Kylian Mbappé, qui, contrairement à son partenaire, a brillé face à l’Italie. Pogba quoi qu’il fasse, vous direz toujours qu’il doit en faire plus. On doit surtout se dire qu’on a de la chance qu’il soit français. »
Des ambitions… bloquées au point mort
Malgré ces louanges, Pogba est en fâcheuse posture à quelques jours de l’entrée en lice des Bleus dans le tournoi planétaire, le 16 juin, contre l’Australie. Au sortir d’une saison éprouvante avec Manchester United, au cours de laquelle son entraîneur José Mourinho l’a souvent envoyé sur le banc des remplaçants pour le piquer au vif, le natif de Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne) est clairement fragilisé en sélection. D’autant que la montée en puissance du milieu Corentin Tolisso, bluffant face à la « Squadra », pourrait remettre en cause son statut d’indéboulonnable titulaire.
Surveillé comme le lait sur le feu par Deschamps, tenu à l’écart des obligations médiatiques depuis la polémique autour de son fameux « bras d’honneur » lors de l’Euro 2016, Pogba (53 apparitions sous le maillot tricolore) n’a guère justifié les attentes placées en lui en sélection. Elu meilleur jeune joueur du Mondial 2014, au Brésil, il ambitionnait pourtant de devenir l’un des cadres des Bleus et de décrocher le Ballon d’or. En mars, dans sa « Pogsérie » diffusée sur Canal +, le fantasque milieu assurait vouloir « prendre les rênes de l’équipe de France » et « être patron, sur le terrain et en dehors du terrain ».

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                Football : Paul Pogba, à prendre ou à laisser



Malgré quelques prestations de haut vol lors des qualifications à la Coupe du monde 2018, et un joli coup franc inscrit en amical (3-1) contre la Russie, en mars, force est de constater que le joueur de Manchester United peine à s’affirmer dans un secteur du jeu où l’impressionnant N’Golo Kanté lui fait de l’ombre. Relèvera-t-il la tête lors du dernier match de préparation contre les Etats-Unis, programmé samedi 9 juin à Lyon ? Le temps presse pour l’inconstant Pogba.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Grâce à des buts d’Umtiti, Griezmann et Dembelé, les Bleus ont écarté une équipe d’Italie en reconstruction (3-1) à deux semaines de leur premier match en Coupe du monde.
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Coupe du monde 2018 : les buts de la victoire des Bleus face à l’Italie

Grâce à des buts d’Umtiti, Griezmann et Dembelé, les Bleus ont écarté une équipe d’Italie en reconstruction (3-1) à deux semaines de leur premier match en Coupe du monde.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 23h33
 • Mis à jour le
02.06.2018 à 02h20
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


Certes, cette équipe d’Italie était abattue, par son élimination de la Coupe du monde, et inexpérimentée, par le rajeunissement de son effectif. Mais la victoire de l’équipe de France (3-1), vendredi 1er juin, est de très bon augure, à un peu plus de deux semaines de leur premier match de la compétition.

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          revivez la victoire de la France face à l’Italie (3-1)



Emmenés par le trio offensif Ousmane Dembélé-Antoine Griezmann-Kylian Mbappé, rapide, percutant et parfois brouillon, les Bleus ont rapidement pris le contrôle de ce match amical disputé dans un stade plein à Nice. Le schéma 4-3-3 de Didier Deschamps, le même utilisé lors de la victoire contre l’Irlande (2-0) mais avec sept nouveaux joueurs, se révèle toujours aussi efficace. La différence majeure était le rôle de Griezmann comme créateur au centre du terrain, revenant systématiquement chercher des ballons pour lancer deux ailiers qui battaient systématiquement les défenseurs italiens à la vitesse.

#FRAITA 8è 1-0
— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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Le premier but vient d’ailleurs d’un coup franc excentré de Griezmann, repris par un Mbappé oublié au marquage, et finalement frappé au fond des filets par Samuel Umtiti.

#FRAITA 29è 2-0
— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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L’apport du jeune latéral gauche, Lucas Hernandez, s’est vu lors du deuxième but. Parti provoquer sur son côté, le défenseur de l’Atletico Madrid n’a pas hésité à pousser l’action au bout quand ses coéquipiers réclamaient une passe en arrière. Sa percée dans la surface aboutira à un penalty, transformé par Griezmann. Avec Benjamin Pavard à droite, Hernandez aura prouvé à Deschamps que les remplaçants à ces deux postes seront au niveau s’il faisait appel à eux.

#FRAITA 36è 2-1
— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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La réduction du score viendra d’une double erreur : de main d’Hugo Lloris, qui repousse un coup franc surpuissant de Mario Balotelli vers ses 6 mètres pour qu’il soit repris par Leonardo Bonucci. De la défense française aussi, car personne n’avait suivi ce coup franc. Si ça n’avait pas été le capitaine italien, un de ses coéquipiers aurait tout aussi facilement marqué.
En deuxième mi-temps, les phases d’attaques euphoriques, d’un côté comme de l’autre, succédèrent à des moments de platitude footballistique totale. La quasi-totalité des occasions ne se concrétisèrent pas, le plus souvent par maladresse à la finition. Le seul but viendra d’une illumination d’Ousmane Dembélé, qui enroulait délicieusement un ballon reçu dans les pieds au-dessus de Salvatore Sirigu.

#FRAITA 63è 3-1
— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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Comme match amical, la victoire contre l’Italie aura été utile dans la mesure où il a permis à des remplaçants de se montrer et à Didier Deschamps de conforter quelques certitudes : l’efficacité du 4-3-3, le positionnement de Griezmann au centre, la vitesse pure comme carburant de l’attaque française.
Mais il n’a pas répondu à toutes les questions, comme le rôle à donner à Paul Pogba. Pas assez rapide pour participer à ce type de création, pas toujours assez décisif dans les phases défensives, le joueur de Manchester United a encore eu du mal à trouver un espace où il pouvait être indispensable. Des sifflets ont accompagné sa sortie. Deschamps lui a immédiatement renouvelé sa confiance dans son interview post-match. Il lui restera un match, le 9 juin contre les Etats-Unis, pour prouver qu’il la mérite.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Redescendu au 22e rang mondial, le Serbe a retrouvé le goût du tennis, après des mois passés à panser son coude autant que son blues.
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Roland-Garros : Djokovic, outsider devenu humain

Redescendu au 22e rang mondial, le Serbe a retrouvé le goût du tennis, après des mois passés à panser son coude autant que son blues.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 21h15
    |

            Elisabeth Pineau








                        



   


On avait perdu le Djoker. Il y a un an, le tenant du titre mordait la poussière du Lenglen dès les quarts de finale, pliant sous les coups de boutoir de Dominic Thiem (7-6, 6-3, 6-0). Un score comme une parfaite métaphore de son état d’esprit d’alors, un lent effritement frisant l’écroulement : « Je manque de consistance, j’enchaîne les hauts et les bas. J’essaie d’aller mieux. J’ai atteint le sommet de ce sport, ma raison me dit que je peux le faire encore. » 
Un mois plus tard, à Wimbledon, il battait en retraite en quart de finale contre Tomas Berdych, enquiquiné par une blessure au coude droit. « Nous allons voir comment nous pouvons résoudre ça. La seule chose qui me vient à l’esprit, c’est du repos. Peut-être qu’une longue pause est nécessaire, pas forcément uniquement pour ma blessure. Peut-être aussi pour l’esprit… »
« Personne ne m’oblige à jouer au tennis »
Et puis à la fin de juillet, le Serbe capitulait. Fin de saison, retour à la maison. Pendant des années, il avait développé un jeu tutoyant la perfection, s’était forgé une cuirasse rendue imperméable à toute émotion. Federer avait un jour déclaré qu’il avait engendré « un monstre » en évoquant sa propre domination. Djokovic, lui, s’était mué en robot. Après une saison 2015 de tous les records, son règne se prolongea encore six mois. Jusqu’à ce titre à Roland-Garros, le seul parmi les quatre Grands Chelems qui se refusait encore à lui. Ce 5 juin 2016, Djokovic atteint son acmé tennistique.
Deux ans ont passé, et cette semaine, on dirait bien qu’on a retrouvé le Djokovic déterminé. Le blues l’a définitivement quitté. Après son premier tour, il s’est longuement épanché :
« Ce sport m’a beaucoup apporté, et je ne pense pas lui devoir quoi que ce soit ; je n’ai pas non plus le sentiment que le sport me doive quoi que ce soit. C’est une relation qui est fondée sur une véritable passion, sur l’amour. Tant que j’aurai envie de jouer, je continuerai de jouer. Personne ne m’oblige à être sur un court de tennis. »
Pourtant, ce sport, il en était venu à le haïr. A le vomir. Entre août et décembre, il soigna son coude et sa déprime. Quatre mois à cogiter, mais l’envie fut plus forte que le dégoût. Pour son retour, en Australie, il rassura, dit combien le tennis lui avait manqué. Las, le coude refit des siennes. Ne restait plus que l’opération, qui au lieu de le soulager, ne fit d’abord que le détraquer. Battu d’entrée à Indian Wells (par un qualifié) et à Miami (par Benoît Paire) en mars, le Serbe n’y arrivait plus. Il n’était que l’ombre de lui-même. « C’était comme si c’était mon tout premier match sur le circuit, dira-t-il. J’ai vraiment eu l’impression que je n’étais pas du tout moi (...) C’était à la fois physique et mental. » Il reconnut, surtout, avoir péché par impatience.
Après cette tournée ratée, l’heure fut au grand ménage de printemps. Exeunt Andre Agassi et Radek Stepanek. Et c’est avec le coach de toujours, Marian Vajda, son mentor, celui qui lui avait permis de soulever ses douze titres du Grand Chelem et ses trente Masters 1000, qu’il renoua. « Quand j’ai compris que j’avais besoin de quelqu’un qui puisse m’aider à simplifier les choses, d’être clair sur les priorités, Marian était le meilleur choix possible. Il est bien plus qu’un coach », disait-il dans L’Equipe le 30 mai.
Avec seulement dix succès depuis le début de la saison, dont quatre à Rome, où son niveau de jeu s’est considérablement haussé, Novak Djokovic, redescendu au 22e rang mondial, est arrivé à Paris dans la peau de l’outsider. Mais de l’outsider pris très au sérieux, tant il est l’un des rares à pouvoir contrarier le roi. En demi-finale à Rome, il fut encore un peu juste physiquement pour espérer renverser Nadal, mais mentalement, les voyants ne sont plus au rouge.
Un test face à Verdasco
Lundi pour son premier tour à Roland-Garros, le Serbe a lancé sereinement son tournoi face au Brésilien Rogerio Dutra Silva (6-3, 6-4, 6-4). Pour son deuxième tour face au jeune Jaume Munar, il perdit parfois un peu le fil, mais assura l’essentiel (7-6, 6-4, 6-4) : « Je ne suis pas très satisfait de ma performance mais j’ai serré le jeu dans les moments importants et c’est ce qui m’a permis de gagner, dit le Serbe, qui a appris à se montrer patient. En ce moment, je ne joue pas au niveau auquel je souhaiterais jouer mais je comprends que c’est un processus, que les choses prennent du temps. » 
Son premier test, il l’a passé vendredi contre un pur terrien, l’Espagnol Roberto Bautista Agut (tête de série n°13). Djokovic a souffert par moments (6-4, 6-7, 7-6, 6-2), le revers en dents de scie, la première balle parfois en panne. Dans le deuxième set, il a ainsi mené 4-1, s’est procuré trois balles de set sur le service de Bautista Agut à 6-5, avant de dégoupiller. « J’ai peut-être perdu un certain niveau de confort sur le court, un certain niveau de confiance, et je dois reconstruire cette confiance progressivement, c’est quelque chose de nouveau pour moi. Plus je joue de matchs, mieux je me sens. Et surtout plus j’en gagne et mieux ça va. »
Dimanche, il retrouvera en huitièmes de finale Fernando Verdasco, tombeur du Bulgare Grigor Dimitrov. Un test un cran au-dessus. L’issue dira si le tournoi a bel et bien retrouvé son métronome d’ambassadeur.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ A l’occasion de la Coupe du monde 2018 de football, l’équipe vidéo du « Monde » vous explique le football par la science et les chiffres.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Après une victoire probante contre l’Irlande, l’équipe de France s’est de nouveau imposée grâce à des buts de Griezmann, Umtiti et Dembélé.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ En s’inspirant de méthodes qui ont fait leurs preuves dans la Silicon Valley et avec une bonne dose de chance, un groupe d’investisseurs a transformé une franchise sur le déclin en machine à gagner.
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Basket : les Golden State Warriors, « Google dans la NBA »

En s’inspirant de méthodes qui ont fait leurs preuves dans la Silicon Valley et avec une bonne dose de chance, un groupe d’investisseurs a transformé une franchise sur le déclin en machine à gagner.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 18h32
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 18h55
    |

                            Grégor Brandy








                        



   


Cleveland a LeBron James. Mais Golden State a la Silicon Valley. Si la franchise d’Oakland, en Californie, est la grande favorite des finales NBA, dont Cavaliers et Warriors disputent dimanche 2 juin le deuxième match (Golden State mène 1-0), elle ne le doit pas qu’à ses joueurs : elle le doit aussi à ses nouveaux dirigeants, notamment au propriétaire Joe Lacob, arrivé tout droit de la Silicon Valley pour sortir les Warriors d’une disette qui durait depuis 1975.
Pour comprendre ce changement, il faut remonter à 2010, quand Joe Lacob, Peter Guber et un groupe d’investisseurs reprennent une franchise du coin (Oakland n’est qu’à quelques kilomètres de San Francisco) et perpétuellement sur le déclin pour 450 millions de dollars. Joe Lacob n’est pas un inconnu dans le monde de la Silicon Valley, rappelle Wired.

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« Depuis longtemps associé dans le cabinet d’études Kleiner Perkins Caufield & Byers, Joe Lacob avait derrière lui la réputation d’un homme prêt à prendre beaucoup de risques pour des start-up qui allaient lui rapporter gros. »
Quand il prend le contrôle des Warriors, il sait qu’il doit mettre fin à une spirale négative (une seule participation aux playoffs en dix-huit ans). Mais il ne peut compter que sur quelques rares bons joueurs, et une potentielle star, si Stephen Curry parvient à échapper aux blessures et trouver son rythme dans la ligue. Avec patience, Joe Lacob et les nouveaux responsables des Warriors y installent petit à petit la culture de la Silicon Valley, raconte Erik Malinowski dans son livre Betaball : How Silicon Valley and science built one of the greatest basketball teams in history (Betaball : Comment la Silicon Valley et la science ont créé l’une des plus grandes équipes de basket de l’histoire, Atria Books, non traduit).
« Ils ont évalué la place de chaque employé dans l’entreprise, mais ont attendu six mois avant de mettre en œuvre des changements radicaux. Tous les employés insatisfaits de leur rôle ont été sommairement expédiés à d’autres concurrents. L’espace de travail a été rénové pour améliorer le workflow, la communication et la confiance. Une plus grande importance a été accordée à la recherche de solutions technologiques aux problèmes en suspens et à l’utilisation d’analyses de données exclusives pour découvrir les avantages latents que leurs employés possédaient déjà. »
Une équipe en « version bêta »
Et comme l’expliquait le New York Times Magazine, après le titre NBA de 2015, les Warriors ont été les premiers à s’immerger dans cette culture : « Une gestion souple, une communication ouverte, l’intégration de la connaissance accumulée des conseillers externes et une réévaluation continue de ce que les entreprises font et comment elles le font. »
Dans son livre, Erik Malinowski détaille également comment l’environnement de l’équipe s’est mis à changer, pour ressembler à celui d’une start-up classique aussi sur la forme : immense open space, changement d’éclairage, souvenirs de temps glorieux au mur. Un ancien entraîneur de l’université de Hawaï le décrivait ainsi au New York Times : « C’est Google dans la NBA. »

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La comparaison peut sembler drôle et osée, mais elle n’est pas si fausse. En 2016 à Stanford, Peter Guber, l’autre propriétaire des Warriors expliquait que la franchise était dans « une version bêta permanente », un produit jamais vraiment fini en somme, prêt à évoluer et s’adapter, en quête d’une perpétuelle amélioration. L’un des meilleurs produits de Google, Gmail, est resté cinq ans en version bêta. Et comme Google n’est pas qu’un moteur de recherche, les Warriors ne se voient pas uniquement comme une équipe NBA.
« En vérité, nous ne sommes pas vraiment une équipe de basket, expliquait Joe Lacob au début de la saison 2016-2017. Aujourd’hui, nous sommes bien plus que ça. Nous sommes une entité sportive, médiatique et technologique. » Mais c’est aussi Google, parce que la culture y est similaire. Alors que la fonction de propriétaire de franchise exige une gestion pyramidale, Joe Lacob, lui, a accepté d’être à l’écoute.
Innovations technologiques
La franchise s’appuie aussi fortement sur les évolutions technologiques. Les Warriors sont ainsi l’un des premières équipes à avoir équipé leur terrain de SportVU, un système de motion-capture qui, couplé à MOCAP Analytics, permettait de transformer les données brutes en simulations de jeu, cartes thermiques, et rendre toutes ces informations digestes.
« Comme les start-up obsédées par le big data, les Warriors ont commencé à tout quantifier : du rythme de sommeil des joueurs à leur réussite au tir », résume Wired.
Parfois, ces rapprochements technologiques ne marchent pas, comme à l’été 2016 lorsque le casque de réalité virtuelle de Kevin Durant – amené par les Warriors pour lui montrer à quoi ressemblerait sa présence dans l’équipe californienne – ne fonctionne pas, et qu’ils doivent se résoudre à le convaincre de les rejoindre avec leurs mots.

   


Reste que Golden State tente beaucoup de nouvelles choses et, très vite, les dirigeants sont persuadés de voir des résultats. Joe Lacob estime que ces outils ont permis aux Warriors d’améliorer leur défense sur les tirs à trois points adverse. En 2015, lors de leur premier titre, les Warriors mettent parfois leurs deux stars Stephen Curry et Klay Thompson sur le banc parce que leurs outils assurent qu’ils s’approchent de blessures ou de baisses de performances potentielles. Quand est arrivée l’heure des playoffs, tout le monde était prêt.
Cela passe aussi par l’arrivée d’un nouvel entraîneur. Steve Kerr – qui remplace Mark Jackson en 2014 – est bien plus ouvert aux chiffres et à une approche analytique du basket. Pourtant, Mark Jackson sortait d’une bonne saison, mais Joe Lacob ne voulait pas seulement d’une équipe capable d’aller en playoffs.
« Ce genre de tâtonnement avec le succès – remplacer un leader avec une vision limitée par un autre, plus à l’aise à l’idée d’aller plus loin – se produit rarement en sport. Mais dans le monde de l’investissement, ça se produit tout le temps. »
Un entraîneur ouvert
Comme Joe Lacob avant lui, Steve Kerr s’entoure d’« assistants ouverts, capables de s’adapter et avec qui il est agréable de travailler ». « Peu importe d’où vient l’idée. Tant qu’elle est bonne, on l’utilisera », résumait Steve Kerr, après le succès lors du quatrième match de la finale 2014, attribué à son coordinateur vidéo. Même certains joueurs aguerris, comme Shaun Livingstone n’en revenaient pas.
« J’ai joué dans neuf franchises différentes, et je n’ai jamais vu un truc pareil. Ce n’est même pas un assistant, c’est le coordinateur vidéo. Et Steve Kerr l’a écouté et a suivi ses conseils. Tous les ponts sont ouverts. C’est un forum d’idées. Une bonne idée peut sortir de n’importe où. Et cette façon de réfléchir doit venir d’en haut. »

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La chance a eu aussi son rôle : celle d’avoir eu un Stephen Curry qui a évité les blessures et atteint tout le potentiel qu’on lui prêtait, celle d’avoir pu drafter un complément parfait à Curry en la personne de Thompson, en onzième position de la draft 2011, celle d’avoir assez d’argent disponible pour attirer Kevin Durant, en 2016, grâce à un Curry alors sous-payé et un afflux d’argent soudain grâce à la revalorisation des droits télévisés.
« Nous sommes à des années-lumière des autres équipes. Les autres équipes vont devoir faire avec nous pendant un long moment », affirmait Joe Lacob en 2015. Vision confirmée aujourd’hui : les Warriors n’ont plus quitté les finales depuis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ La sixième édition du prix, décernée mardi 29 mai, est revenue à David Loriot, de « L’Equipe », pour un portrait du joueur de tennis américain.
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Le prix Denis-Lalanne décerné à un article sur Andre Agassi

La sixième édition du prix, décernée mardi 29 mai, est revenue à David Loriot, de « L’Equipe », pour un portrait du joueur de tennis américain.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 17h58
    |

            Alain Frachon








                        


Il en va de Roland Garros comme de toutes les grandes institutions : le tournoi aime les rites. Ainsi s’installe, année après année, le prix Denis-Lalanne qui, en quelque sorte, fait partie de la première semaine des Internationaux de France.
Il honore le travail d’un grand confrère du quotidien sportif L’Equipe, toujours bon pied bon œil et membre du jury : Denis Lalanne, près d’un demi-siècle durant, a fait « swinguer » les mots au service du reportage sportif. Le prix salue l’irremplaçable cocktail du sport et de la presse écrite – et, sur les délibérations du jury, plane toujours le souvenir de celui qui sut concocter ce mélange mieux que personne, l’écrivain Antoine Blondin (1922-1991).
La sixième édition du prix, décernée mardi 29 mai, est revenue à David Loriot, de L’Equipe lui aussi, pour un portrait du joueur américain Andre Agassi. C’est l’histoire d’un gamin de Las Vegas qui avait envie de jouer au foot, mais que son père enferma tôt sur le court de tennis, pour en faire un grand joueur. C’est l’histoire d’un champion malgré lui, aux victoires douces-amères, aujourd’hui âgé de 45 ans mais dont on n’oubliera pas de sitôt la fulgurance des coups.
Lithographie originale
Placé sous la présidence du patron de la Fédération française de tennis, Bernard Giudicelli, le prix avait cette année deux invités d’honneur, l’écrivain Eric Fottorino, patron de l’hebdomadaire Le 1, ancien directeur du Monde, et la journaliste indépendante Anne Nivat, prix Albert-Londres.
David Loriot a reçu une lithographie originale du grand peintre, dessinateur, graveur Vladimir Velikovic – tirage unique sur japon nacré, pour les spécialistes. L’organisateur et l’inventeur du prix, l’infatigable Christophe Penot, commande chaque année une œuvre à un graphiste de renom. Thème : illustrer ces deux semaines de tennis sur brique pilée qui, depuis 1928, viennent animer les printemps de la Porte d’Auteuil.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ La fédération avait commandé la literie aux dimensions des joueurs retenus pour la Coupe du monde. Un quotidien flamand a remonté cette piste pour dévoiler l’identité de ces derniers.
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Pour une histoire de lits, les 23 joueurs de la Belgique à la Coupe du monde dévoilés par mégarde

La fédération avait commandé la literie aux dimensions des joueurs retenus pour la Coupe du monde. Un quotidien flamand a remonté cette piste pour dévoiler l’identité de ces derniers.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 17h06
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



   


Le chemin vers la Russie de Roberto Martinez, le sélectionneur de l’équipe nationale belge est décidément semé d’embûches. Après avoir dû affronter une tempête de critiques pour ne pas avoir retenu, dans sa présélection, le talentueux milieu de l’AS Rome Radja Nainggolan, le sélectionneur disait attendre quelques jours encore pour dévoiler la liste des 23 joueurs qu’il allait emmener à la Coupe du monde en Russie. Patatras ! Ce sont les déclarations d’un… fabricant de matelas qui ont permis à des journalistes de la chaîne publique flamande VRT de dévoiler la composition des Diables rouges.

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Cette histoire plus belge que belge démarre à Maldegem, en Flandre-Orientale, siège de la société LS Bedding. Son directeur révélait récemment que l’Union belge de football lui avait commandé 23 lits à fabriquer sur mesure pour les joueurs. « Nous attachons beaucoup d’importance à la qualité de leur sommeil », insistait Lieven Maesschalck, le physiothérapeute de l’équipe. Impossible, donc, de faire dormir le gardien Thibaut Courtois (Chelsea), 1,99 m, dans une couche semblable à celle du milieu Dries Mertens (Naples), 1,69 m.

   


Les fins limiers de la VRT et du quotidien Het Laatste Nieuws se sont donc rendus à l’usine de LS Bedding, où on les a laissés filmer les 23 lits en partance pour la Russie, marqués chacun du nom d’un joueur. Et c’est ainsi que cinq présélectionnés – le gardien Matz Sels, les défenseurs Jordan Lukaku et Leander Dendoncker, ainsi que les milieux Adnan Januzaj et Christian Kabasele – ont appris qu’ils dormiraient chez eux…
Les « raisons tactiques » du sélectionneur
Après avoir tenté d’éteindre la polémique sur Nainggolan, les autorités du foot belge sont donc une nouvelle fois sous le feu de la critique, et Martinez, qui apparaît à certains comme un gros menteur, voit se détériorer le climat au sein de son groupe. Dendoncker (Anderlecht) et Januzaj (Real Sociedad), en tout cas, n’avaient pas caché leur désir d’être retenus et comptaient sur les rencontres de préparation pour convaincre le sélectionneur espagnol. Leur mise à l’écart devrait, en tout cas, rassurer certains joueurs qui ne font pas l’unanimité ou semblaient hors forme, comme Christian Benteke (Crystal Palace) ou Yannick Carrasco (Dalian Yifang, en Chine).

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Au premier tour, les Belges ont hérité d’un groupe regroupant l’Angleterre, Panama et la Tunisie. Martinez voulait attendre la confrontation amicale avec le Portugal, samedi, pour dévoiler ses choix. « Raisons tactiques », affirmait-il, une fois encore, comme celles qui auraient présidé à la mise à l’écart de Nainggolan – difficilement compréhensibles, d’ailleurs, puisque le profil, porté vers l’avant du joueur de l’AS Roma, n’aurait pas cadré avec le projet… offensif de l’entraîneur.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Le Français Gaël Monfils et David Goffin ont chacun gagné une manche (7-6, 3-6) avant que la pluie ne fasse son apparition. Aucune rencontre ne reprendra vendredi.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Les résultats les plus marquants, vendredi 1er juin, qualificatifs pour les huitièmes de finale du tournoi parisien.
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Zverev vacille mais passe, Simon est éliminé…, les principaux résultats à Roland-Garros

Les résultats les plus marquants, vendredi 1er juin, qualificatifs pour les huitièmes de finale du tournoi parisien.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 14h41
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 16h25
   





                        


Les résultats les plus marquants, vendredi 1er juin, qualificatifs pour les huitièmes de finale de Roland-Garros.
Zverev s’en sort in extremis

Zverev a vacillé mais Zverev s'en est sorti face à Dzumhur (6/2 3/6 4/6 7/6 [3] 7/5) !! Après avoir sauvé une balle… https://t.co/X7Xt6hQtOd— francetvsport (@France tv sport)


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On a beau être la future star annoncée du tennis mondial, il faut mériter ce titre sur le court. Deux jours après avoir triomphé de Lajovic au terme d’un combat de cinq sets où il avait été malmené par le Serbe, Alexander « Sasha » Zverev a récidivé vendredi 1er juin. Après avoir sauvé une balle de match sur son service, l’Allemand s’impose au forceps face au jeune Bosnien Damir Dzumhur (6-2, 3-6, 4-6, 7-6 [7-3], 7-5).
Simon n’a pas eu les armes

Kei Nishikori élimine Gilles Simon et file en huitièmes ! Le Français, trop juste physiquement, n'a rien pu faire f… https://t.co/shacqY6MbG— francetvsport (@France tv sport)


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Sur le papier, le combat s’annonçait déséquilibré entre Gilles Simon, 65e joueur mondial, et Kei Nishikori (21e). Et le Français s’est montré incapable de prendre le meilleur sur le Japonais, outsider du tournoi. « Il joue bien, il contrôle le jeu et il fait beaucoup courir, je n’ai pas eu beaucoup d’occasions, a regretté Simon. Et en plus, quand j’en ai eu, je n’ai pas réussi à les concrétiser. » Nishikori s’impose en trois sets (6-3, 6-1, 6-3) et pourrait retrouver Dominic Thiem en huitièmes de finale.
Verdasco efface Dimitrov

Sensation au troisième tour de Roland-Garros ! Verdasco, tête de série numéro 30, élimine Grigor Dimitrov en trois… https://t.co/DRFd8LgoyI— francetvsport (@France tv sport)


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Tête de série no 4, Grigor Dimitrov n’a pas pesé lourd face au spécialiste espagnol de la terre battue, Fernando Verdasco. Après un premier set accroché, le numéro 5 mondial a baissé le pied, handicapé par de nombreuses fautes directes. Le Bulgare n’est toujours pas parvenu à passer le troisième tour du tournoi parisien (en sept participations), et s’incline en trois sets (7-6 [7-4], 6-2, 6-4).
La numéro 4 mondiale, Elina Svitolina, éliminée
L’Ukrainienne Elina Svitoline, numéro 4 mondiale, a chuté vendredi dès le 3e tour devant la Roumaine Mihaela Buzarnescu, 33e mondiale, (6-3, 7-5). Après sa victoire à Rome, elle figurait pourtant parmi les prétendantes au titre à Paris.
Madison Keys trouve la clé contre Osaka
Dans ce duel de deux grands espoirs du tennis féminin mondial, l’Américaine Madison Keys a pris le dessus en deux sets contre la Japonaise Naomi Osaka (6-1, 7-6 [9-7]). Elle affrontera au prochain tour la joueuse victorieuse du match Buzarnescu-Svitolina.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Pour se faciliter l’existence, les stars du foot ont remis les clés de leur vie privée à des concierges de luxe. Leur rôle : être disponibles en permanence afin de répondre à toutes sortes de demandes.
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Concierges de luxe : footballeurs assistés


                      Pour se faciliter l’existence, les stars du foot ont remis les clés de leur vie privée à des concierges de luxe. Leur rôle : être disponibles en permanence afin de répondre à toutes sortes de demandes.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 14h40
 • Mis à jour le
02.06.2018 à 06h44
    |

                            Michel Dalloni








                              

                        

Autrefois, le concierge était dans l’escalier, à traquer les locataires indélicats, ou figé au garde-à-vous dans un hôtel multi­étoilé, prêt à satisfaire touristes en goguette et hommes d’affaires à mallette. Aujourd’hui, il est dans les tribunes, où il veille sur ses clients gambadant en short et crampons. Et s’il vit toujours en loge, celle-ci est désormais présidentielle. C’est que le métier a changé. La bignole à bigoudis et l’homme aux clés d’or ont viré ange gardien en costume cintré. Le luxe est passé par là. Le football et ses champions aux salaires mirobolants aussi.
Maintenant que les dieux du stade sont (presque) aussi riches que les capitaines d’industrie, les magnats ou les fonds souverains qui les achètent, les emploient et les revendent à loisir, ils ont adopté leur mode de vie. Et recourent à un concierge particulier, histoire de ne pas se compliquer l’existence. Une mode venue des Etats-Unis, importée en France dès 2003 par Zakary Chanou, 44 ans. Avec Ultimate Luxury, Lifestyle and Concierge for You and Only You, abrégée en UUU (prononcer « you you you »), il entendait « apporter l’art de vivre et l’excellence à la française » à une clientèle VIP où se mêlent banquiers d’affaires, patrons du CAC 40, jet-setteurs, starlettes et, depuis 2010, quantité de footballeurs (n’insistez pas, on ne donnera pas de noms). Il a fait école.
Un secteur rentable
Ces services d’élite, personnalisés, sont disponibles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, sur terre, sur mer et dans les airs. Parfois, nos champions se les offrent, mais souvent ils leur sont offerts. Les clubs sont prêts à tout pour les contenter. Rien ne doit les exaspérer. Pas plus les vicissitudes du quotidien que le souci du lendemain. Or, expliquait ­Zakary Chanou lors du lancement de sa division sport, baptisée Ultimate Player, « une étude a révélé que 74 % des sportifs de haut niveau se reposaient sur leur entourage professionnel ou privé pour l’organisation de prestations...




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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Avec l’expérimenté Jose Pekerman, la Colombie de Radamel Falcao et James Rodriguez espère rééditer son beau Mondial 2014. Le groupe H, avec le Japon, la Pologne et le Sénégal, est à sa portée.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Tout savoir sur la Colombie à la Coupe du monde 2018 de football

Avec l’expérimenté Jose Pekerman, la Colombie de Radamel Falcao et James Rodriguez espère rééditer son beau Mondial 2014. Le groupe H, avec le Japon, la Pologne et le Sénégal, est à sa portée.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 14h00
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


Calendrier :
19 juin : Colombie-Japon (14 heures, à Saransk)
24 juin : Pologne-Colombie (20 heures à Kazan)
28 juin : Sénégal-Colombie (16 heures, à Samara)
Heure française.
Historique en Coupe du monde :
Sixième participation, meilleur résultat quart de finaliste en 2014.
Leur petit nom : 
« Los Cafeteros », les Cafetiers.
L’équipe qui devrait jouer
David Ospina – Santiago Arias, Davinson Sanchez, Yerry Mina, Frank Fabra – James Rodriguez, Carlos Sanchez, Abel Aguilar, Juan Guillermo Cuadrado – Radamel Falcao, Carlos Bacca.
Le sélectionneur
Jose Pekerman, 68 ans. Cet Argentin a longtemps dirigé les sélections de jeunes dans son pays. En 2006, il dirige l’Albiceleste lors de la Coupe du monde (élimination contre l’Allemagne en quarts de finale). Il est en poste en Colombie depuis 2012.
Bilan de compétences
Pourquoi postulez-vous à cette Coupe du monde ? « Comme à chaque fois depuis quatre ans en compétition internationale, j’arrive au meilleur de ma forme. En toute logique, je devrais faire encore mieux que les quarts de finale en 2014 et, enfin, prouver qu’une autre équipe sud-américaine peut devenir grand patron du football mondial. »
De quelle expérience pouvez-vous vous prévaloir ? « Donc, j’ai été quart de finaliste de la Coupe du monde en 2014 [c’est surligné sur le CV], troisième de la Copa America en 2016 et, malgré une campagne de qualifications limite, j’ai gardé la tête hors de l’eau dans une zone géographique à la compétition acharnée. »
Si vous deviez nous donner trois qualités ? « Mes deux stars n’ont jamais autant brillé : Falcao est revenu de sa grave blessure pour redevenir l’attaquant qu’il était, et James Rodriguez est le meilleur buteur du dernier Mondial [aussi surligné]. J’ai une foule d’attaquants aussi complémentaires et interchangeables qu’efficaces [Zapata, Muriel, Bacca] et une défense fortifiée par l’émergence de jeunes joueurs évoluant au plus haut niveau en Europe [Sanchez à Tottenham et Mina au FC Barcelone]. »
Et trois défauts ? « Un jeu parfois un peu stéréotypé et prévisible, mon coach et sa tactique étant les mêmes depuis 2012 ; une certaine fébrilité au poste de gardien, mon titulaire, David Ospina, étant remplaçant en club [Arsenal]. On n’a pas la chance de toujours sortir un René Higuita de sa manche. Et je n’arrive pas en pleine confiance, n’ayant gagné qu’un seul de mes six derniers matches avant les rencontres préparatoires. Sauf que c’était face à la France. »
Radamel Falcao en cinq dates

   


1510 : les conquistadores fondent Santa María La Antigua del Darien, une des premières villes coloniales en Amérique, dans l’ouest actuel de la Colombie. Elle servira de base pour l’évangélisation du pays, dont 92 % de la population se dit catholique cinq siècles plus tard. Parmi eux, Radamel Falcao, auteur de la phrase mythique : « Mon plus beau but a été de connaître Jésus-Christ. »
1978 : le Brésilien Falcao, considéré comme un des meilleurs milieux du monde, n’est pas convoqué pour la Coupe du monde. Une embrouille avec son sélectionneur. Effondré de voir son idole sur la touche, Radamel García lui rend hommage en donnant son nom à son fils, né huit ans plus tard.
1999 : Falcao devient le plus jeune joueur à débuter un match professionnel colombien avec l’équipe des Lanceros Boyacá. Il a treize ans et 112 jours.
22 janvier 2014 : l’AS Monaco se mesure à l’équipe de CFA de Chasselay. Des amateurs contre des milliardaires, la beauté de la Coupe de France. Sauf pour le Colombien. Falcao est taclé par-derrière par un certain Soner Ertek dans la surface de réparation. L’arbitre dit de continuer à jouer, mais le Colombien ne se relèvera pas. Bilan : rupture des ligaments croisés, six mois de convalescence et pas de Coupe du monde. Puis, un long trou d’air footballistique sur les pelouses anglaises.
10 décembre 2016 : on ne confirme jamais mieux une résurrection qu’en infligeant une humiliation. A Bordeaux, Falcao marque son premier triplé en quatre ans. En route vers le titre de champion avec Monaco, Falcao plante trente buts pour la première fois depuis 2012.
Figurez-vous Arsène…
… que le fantasque gardien René Higuita n’est pas vraiment l’inventeur du « coup du scorpion », ce geste fabuleux sorti en amical contre l’Angleterre en 1995. En réalité, les premières traces remontent à 1934, avec l’attaquant paraguayen Arsenio Erico. Le compatriote d’Higuita, Victor-Hugo Aristizábal, l’avait aussi fait avant lui, en 1993, là aussi pour marquer, comme Ibrahimovic et notre Olivier Giroud national le feront après. Mais de mémoire, Higuita est le seul gardien à l’avoir fait, et surtout le seul à l’avoir fait avec autant de classe et de folie. D’où le surnom, « El Loco ».

Le jour où…
Un Colombien, par dépit, s’est assis sur le ballon en plein match.
Mars 1977. La Colombie, qui n’a, à l’époque, qu’un Mondial dans les jambes, affronte le fantastique Brésil de Zico, Rivelino, Sócrates en qualifications. Dans les gradins du Maracana, plus de 132 000 personnes assistent à une mise à mort : 6-0 pour le Brésil. Au bout du quatrième but, un missile de presque la moitié du terrain envoyé par le défenseur Marinho, c’en est trop pour l’attaquant colombien Eduardo Vilarete. Pendant que les Brésiliens célèbrent longuement, il s’assied tout aussi longuement sur le ballon dans le rond central.
Un geste de dépit, une reconnaissance de l’infériorité sportive alors que le match n’est pas fini. Il sera sifflé de longues années, par les publics colombien et brésilien, pour ce qui a été considéré comme un immense manque de respect. Lui plaide un acte irréfléchi mais assume. Vilarete aura le bonheur de marquer un but contre le Brésil quatre ans plus tard, et de se venger définitivement le 15 mai 1985 : pour un de ses derniers matchs internationaux, la Colombie bat pour la première fois de son histoire les Brésiliens.

Big data
6. En devenant le meilleur buteur de la Coupe du monde 2014, James Rodriguez est aussi devenu le meilleur buteur colombien de tous les temps dans la compétition, multipliant par trois les scores des anciens leadeurs, Bernardo Redin et l’immortel Adolfo « El Tren » Valencia (2 buts chacun).
Le Wiki de qui ?

   


Figure de la Colombie période narcofutbol, j’ai disputé trois Coupes du monde et laissé un bon souvenir à Naples, époque Cannavaro et Boghossian, aux Corinthians, époque Vampeta et Gamarra, et à l’America Cali, époque où mon président était le trafiquant qui avait repris le business de Pablo Escobar après sa mort.
Plateau télé
On va oublier la bandeja paisa, parce qu’on ne veut pas tomber dans un sommeil digestif dès la 23e minute. Pour rester vif, « l’apéro-arepa », à base de pain de maïs et de sauce piquante, est recommandé. Avec quelques Aguilas achetées dans la tiendita d’en bas à la mi-temps.



                            


                        

                        

