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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Le procès en appel de cette Française, qui risque la peine de mort, doit se tenir dimanche à Bagdad. Le ministre des affaires étrangères avait qualifié Mme Boughedir de « combattante ».
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Procès en Irak de Mélina Boughedir : ses avocats accusent Jean-Yves Le Drian d’« ingérence »

Le procès en appel de cette Française, qui risque la peine de mort, doit se tenir dimanche à Bagdad. Le ministre des affaires étrangères avait qualifié Mme Boughedir de « combattante ».



Le Monde
 |    02.06.2018 à 13h47
 • Mis à jour le
02.06.2018 à 14h32
    |

            Hélène Sallon et 
Elise Vincent








                        


Le procès en appel de Mélina Boughedir, cette Française capturée par les forces irakiennes à Mossoul le 8 juillet 2017, s’ouvre à nouveau ce dimanche 3 juin à Bagdad, sur fond de polémique. Dans une lettre adressée, samedi, depuis la capitale irakienne, au ministre des affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, et diffusée par e-mail à la presse, les avocats de la Française, présents en Irak pour assurer sa défense devant la cour pénale de Bagdad, accusent le ministre d’« ingérence inacceptable » dans le cours du procès et de « faute morale et politique ».

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« Madame Boughedir est une combattante. Quand on va à Mossoul en 2016, c’est pour combattre et donc elle est jugée sur les lieux de ses exactions. C’est la logique normale. Elle a combattu contre les unités irakiennes, elle est jugée en Irak », a déclaré, jeudi, M. Le Drian sur la chaîne d’information en continu LCI. « Nous n’avons pas vocation à nous mêler des jugements », mais « nous condamnons totalement la peine de mort » et « nous souhaitons qu’elle ne soit pas appliquée en Irak », a-t-il ajouté, rappelant la ligne française habituelle lorsqu’un ressortissant français est mêlé à des affaires judiciaires à l’étranger.
Alors que le dossier de Mélina Boughedir est, depuis son arrestation à l’été 2017, symptomatique du casse-tête diplomatique, sécuritaire et juridique que représente le sort des ex-djihadistes français et leur famille dans la zone irako-syrienne, les avocats de la défense, Mes William Bourdon, Martin Pradel et Vincent Brengarth ont décidé de contester publiquement cette qualification de « combattante » faite par M. Le Drian de leur cliente. A leurs yeux, aucun élément ne permet de confirmer cette affirmation dans un dossier qu’ils jugent « totalement vide ». 
Atteinte aux principes
Les déclarations du ministre contreviennent même, selon eux, aux principes fondamentaux que sont la présomption d’innocence, la séparation des pouvoirs, les droits de la défense et le principe de non-ingérence dans les affaires d’un Etat étranger. « Ces déclarations sont d’autant plus graves que notre cliente risque la peine de mort, et que son avocat irakien n’a pas pu prendre connaissance de son dossier, ni la rencontrer en prison avant son procès. Vos déclarations sont aussi dommageables, car il reste probable que son procès soit expéditif », ajoutent-ils dans cette lettre.
Capturée le 8 juillet 2017 à Mossoul lors de bataille contre l’organisation Etat islamique (EI) par les forces irakiennes, avec ses quatre enfants mineurs, Mélina Boughedir avait été condamnée à sept mois de prison pour entrée illégale sur le territoire irakien par la cour pénale de Bagdad, le 19 février. Aucune accusation pour terrorisme n’avait été retenue par le juge d’instruction. Ayant purgé sa peine en détention préventive, Mme Boughedir devait initialement être expulsée vers la France. Mais lors de l’examen de l’appel – automatique en Irak – à la fin mars, le Conseil suprême des juges a ordonné un nouveau procès et a décidé de requalifier les charges pesant sur la Française pour y ajouter l’accusation d’appartenance à l’Etat islamique. La jeune femme de 27 ans, dont trois des quatre enfants ont été rapatriés en France, doit donc être rejugée le 3 juin pour « terrorisme » et risque la peine capitale.
Alertés par l’écho donné aux propos du ministre français dans la presse irakienne samedi, Mes Bourdon, Pradel et Brengarth estiment dans leur lettre que la position de M. Le Drian « ne peut être qu’interprétée (…) comme une pression inacceptable sur la justice irakienne et comme l’illustration si besoin était de [sa] volonté à tout prix, et au sacrifice des principes fondamentaux, que [leur] cliente ne revienne pas en France ». Les autorités françaises ont, à plusieurs reprises, estimé que les djihadistes français capturés en Syrie et en Irak devaient être jugés par les autorités locales et purger leur peine sur place.
Mandat d’arrêt international
Mélina Boughedir fait toutefois l’objet d’un mandat d’arrêt international, qui a été diffusé récemment par Interpol. « Ce mandat d’arrêt international fait suite à un mandat de recherche », confirme-t-on de source judiciaire. Une procédure classique qui permet à la France d’avoir un levier juridique pour extrader la jeune femme, quelle que soit l’issue du procès. Les autorités françaises peuvent, en effet, avoir des éléments à charge contre Mélina Boughedir que n’ont pas les autorités irakiennes.
Dans la guerre de communication qui entoure désormais le dossier de Mélina Boughedir, les avocats de la défense entendent mettre en avant ce mandat, lors de la nouvelle audience dimanche, pour obtenir le retour de leur cliente en France. En effet, en l’absence de convention d’extradition, l’Irak n’est pas obligée de se conformer à ce mandat d’arrêt international. La situation de Mélina Boughedir dépend donc beaucoup de tractations bilatérales entre Paris et Bagdad. Or, « on peut imaginer que la France ne va pas mettre beaucoup d’empressement à obtenir le transfèrement de Mélina Boughedir », déplore Me William Bourdon au Monde.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Rafael Nadal et David Goffin se qualifient pour les huitièmes de finale du Grand Chelem parisien. Caroline Garcia est opposée à la joueuse roumaine Irina Begu, Pierre-Hugues Herbert à l’Américain John Isner.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Se voulant un « modèle alternatif », le Ménilmontant Football Club participe ce week-end à l’hommage à Clément Méric, mort il y a cinq ans, avant de disputer un match de Coupe de France.
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Le MFC 1871, un club parisien « antifasciste » contre « le football moderne »

Se voulant un « modèle alternatif », le Ménilmontant Football Club participe ce week-end à l’hommage à Clément Méric, mort il y a cinq ans, avant de disputer un match de Coupe de France.



Le Monde
 |    31.05.2018 à 13h08
 • Mis à jour le
02.06.2018 à 16h32
    |

            Abel Mestre








                        



   


Petit à petit, la pression monte. Le Ménilmontant Football Club (MFC 1871) a un programme chargé ce week-end : pendant trois jours, à partir de vendredi, un hommage politique va être rendu à Clément Méric, militant antifasciste mort il y a cinq ans à la suite d’une bagarre avec des membres de groupuscules néonazis. Le MFC 1871 en sera. Rencontres internationales, concert, manifestation contre la loi asile et immigration… et surtout un match de deuxième tour de la Coupe de France contre Argenteuil, dimanche 3 juin. « C’est la première fois que l’on passe un tour [après la victoire le 22 mai contre le CS Ternes]», rappelle Greg, 29 ans, l’un des joueurs, qui promet que l’équipe « va tout donner ».
Le MFC 1871 est un club un peu spécial, une sorte d’ovni dans le monde du football amateur : il revendique haut et fort sa nature antifasciste. Le logo arbore un bateau pirate avec une voile rouge et une voile noire − les couleurs « antifas » − et le 1871 est une référence à la Commune de Paris. Et pour raconter l’histoire de ce jeune club (né en 2014), qui évolue en 3e division de district (soit la 13e division), rendez-vous est donné au Saint-Sauveur, bar du 20e arrondissement de Paris, point de ralliement d’une bonne partie de la gauche extraparlementaire. 
« Ménilmontant, le Saint-Sauveur, ce sont des lieux où depuis plus de dix ans le milieu antifa se retrouve, avance Flavien, 31 ans, un des piliers du club. On a une identité populaire, antifasciste, contre le football moderne. » Lui, est arrivé au MFC 1871 par le supportérisme. « J’étais un ultra d’Auteuil. Après la répression [le plan de sécurisation du Parc des Princes, dit « plan Leproux », en 2010], j’ai suivi ma démarche politique et sociale et je me suis retrouvé dans le projet du MFC », continue-t-il, attablé sous une bannière de la Brigada Flores Magon, groupe de punk rock fondé par Julien Terzics, ancien leader des redskins parisiens et gérant du Saint-Sauveur.
« Love football, hate fascism »
Le club est né il y a quatre ans, un peu par hasard. « C’était une idée collective. On était une bonne bande de footeux et on sentait qu’il y avait un potentiel car un tel club n’existait pas, se souvient Hadrien, 23 ans, à l’époque membre de l’Action antifasciste Paris-banlieue (AFA). On en avait marre du militantisme classique, c’était toujours la même chose, toujours les mêmes personnes. On voulait agréger des gens qui n’étaient pas militants. » Greg abonde : « On veut faire venir à la politique des gens qui sont que dans le foot. » 
Dans son « acte de naissance », un texte publié sur Internet, on peut lire : « Le MFC se place en opposition aux réalités actuelles du football moderne telles que l’omniprésence de l’argent, l’hypersécurisation des stades ou la répression des supporters. Au-delà de notre amour pour ce sport, nous sommes des femmes et des hommes, uniEs par le rejet de toutes les discriminations basées sur le genre, l’origine sociale, la religion ou encore l’orientation sexuelle ». Avec un slogan : « Love football, hate fascism ».
Récemment, ils ont organisé un match amical contre une équipe de migrants et sont allés distribuer des vêtements pour des réfugiés. Ils sont aussi allés dans des ZAD (zones à défendre), ont fait des caisses de grève pour les postiers et les cheminots… « On essaye de dépasser le football », résume Hadrien.
« Modèle alternatif »
Plus qu’un club, donc, le MFC se veut une sorte de vitrine d’un « modèle alternatif » et des principes libertaires que ses fondateurs défendent. Il fait partie d’une « contre-culture » antifa qui a pour cœur Ménilmontant, avec ses points de ralliements, sa musique, ses codes vestimentaires, et, donc, son équipe de foot. Une organisation qui rappelle le FC Sankt Pauli, qui agrège tout ce que la ville de Hambourg compte de militants antifascistes et évolue en deuxième division allemande. Mais les militants de Ménilmontant se reconnaissent davantage dans d’autres expériences en Europe, notamment en Italie. « Il y a par exemple une équipe de Florence, le Centro storico Lebowski, qui nous inspire beaucoup, souligne Mirko, un Italien de 32 ans. On veut montrer qu’une autre voie est possible. » 
Le MFC 1871 − « 32 licenciés et 100 adhérents » − est « autogéré » et « autofinancé ». Toutes les décisions sont votées, et le budget annuel d’environ 4 000 euros provient des cotisations, des adhésions et de la vente de matériel (autocollants, tee-shirts) ou encore l’organisation d’événements, le club refusant les subventions. Pendant les deux premières années, l’autogestion allait jusqu’à l’absence d’entraîneur, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Problème pour eux : ils n’ont pas de stade parisien et jouent à Bobigny.
En manque de moyens, le MFC axe l’essentiel de sa communication sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, où leur page est très active. « On essaie de publier au moins deux posts par jour », confirme Flavien. Un peu moins de 6 000 personnes « aiment » cette page ce qui a fait entrer le MFC dans « le top 10 des clubs franciliens », selon Flavien, derrière, entre autres, le PSG, l’US Créteil Lusitanos ou le Red Star.
Difficile, d’ailleurs, de sortir de l’ombre de cet encombrant voisin. Le club de Seine-Saint-Denis, de retour en Ligue 2 la saison prochaine, capte toute la lumière avec son image d’équipe politique : il est du dernier chic de se dire supporteur du Red Star quand on est Parisien, personnalité politique ou les deux. Si le MFC n’est pas proche − loin s’en faut − des dirigeants du Red Star, les ultras du club de Saint-Ouen se réclament également de la lutte antifasciste et entretiennent des liens avec le MFC.
Pour l’instant, arriver en Ligue 2 comme le Red Star est un rêve inaccessible pour le MFC. Leurs objectifs restent modestes : avoir un stade où jouer aux portes de Paris, qui pourrait être un lieu « propice aux rencontres ». Et surtout, atteindre le 3e tour de la Coupe de France.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ L’aumônier militaire en chef du culte musulman veut faire de l’armée « un laboratoire ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/06/2018
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Abdelkader Arbi : « Je veux banaliser le fait religieux musulman dans les armées »

L’aumônier militaire en chef du culte musulman veut faire de l’armée « un laboratoire ».



Le Monde
 |    02.06.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
02.06.2018 à 10h54
    |

            Cécile Chambraud et 
Nathalie Guibert








                        



                                


                            

« Le temps est venu de faire confiance. » Dans son grand bureau clair du fort de Vincennes, l’aumônier en chef du culte musulman dans les armées, Abdelkader Arbi, s’agace des éternels débats piégés sur l’islam en France autant que du temps perdu à « ne pas régler les problèmes » liés à l’organisation du culte.
S’exprimant, comme le veut la règle militaire, après le feu vert de sa hiérarchie, il résume ainsi son ambition et celle de ses collègues – ils sont 43 aumôniers militaires musulmans, dont 6 femmes, sur un total de 312 : « Banaliser le fait religieux musulman dans les armées. » L’aumônerie musulmane n’est en place que depuis 2005. L’organisation confessionnelle catholique, protestante et israélite datant, elle, de 1874. Mais désormais, « les armées sont en avance dans la gestion du fait religieux », affirme-t-il.
Banaliser ? « Je veux débarrasser les jeunes qui souhaitent s’engager dans l’armée du poids des questions religieuses. Je leur dis : “Travaillez, passez vos examens, progressez dans la hiérarchie. Vous avez choisi l’armée, on va vous débarrasser de vos questions religieuses, existentielles, pour que vous puissiez vous consacrer totalement au choix que vous avez fait.” C’est ça, mon rôle principal. » 
Faire confiance ? A la tête de l’Etat, la réflexion sur l’organisation du culte musulman est relancée, non sans crispations. Abdelkader Arbi, 58 ans, porte un projet. Sans sortir du cadre de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat, il veut créer un séminaire pour former les prochains aumôniers militaires : « On œuvre pour la République. Le temps est venu d’avancer, de mettre à mal tous les a priori. Après treize ans d’activité, je sais ce dont on a besoin. » A l’avenir, n’intégreraient l’aumônerie que les diplômés de ce séminaire. L’entrée se ferait au niveau licence. La formation, sous statut étudiant, durerait trois ans, à temps plein,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ S’il est adopté, le texte ferait du royaume scandinave le premier pays au monde à interdire l’ablation rituelle du prépuce des garçons de moins de 18 ans. Une initiative loin de faire l’unanimité.
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Une initiative populaire danoise veut interdire la circoncision

S’il est adopté, le texte ferait du royaume scandinave le premier pays au monde à interdire l’ablation rituelle du prépuce des garçons de moins de 18 ans. Une initiative loin de faire l’unanimité.



Le Monde
 |    02.06.2018 à 10h07
 • Mis à jour le
02.06.2018 à 16h17
    |

                            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



   


Rarement un sujet aura autant divisé les députés danois. Et pourtant, ils n’auront d’autre choix que d’en débattre au Parlement, car une initiative populaire proposant l’interdiction de la circoncision non médicale des mineurs a recueilli, vendredi 1er juin, plus de 50 000 signatures, le minimum requis par une procédure introduite au début de l’année.
La pétition a été présentée le 1er février par Intact Denmark, « un peu dans la précipitation », reconnaît Lena Nyhus, la présidente de l’ONG créée en 2013. « Nous craignions que quelqu’un de moins bien préparé nous devance », explique-t-elle. La proposition n’aurait alors eu aucune chance d’aboutir.
« La société a une obligation particulière de protéger les droits fondamentaux de l’enfant, jusqu’à ce qu’il ait atteint l’âge et la maturité d’assumer lui-même cette responsabilité », soutient le texte. Invoquant la Convention des Nations unies sur les droits de l’enfant, il propose jusqu’à six ans d’emprisonnement, soit la même peine que pour l’excision des filles, interdite au Danemark en 2003. Depuis, l’ablation rituelle du prépuce des garçons mineurs ne cesse de faire débat.
En 2014, plusieurs associations de protection de l’enfance s’étaient prononcées pour son interdiction, se référant à une résolution du Conseil de l’Europe, adoptée en 2013, qui demandait aux Etats membres d’en réguler la pratique. En décembre 2016, l’Association des médecins danois avait à son tour pris position, estimant que la circoncision non médicale des mineurs était « éthiquement inacceptable ».
« Clandestinité »
« En tant que citoyens du Danemark, nous estimons que l’intégrité corporelle des enfants et leur autonomie doivent être respectées », poursuit Lena Nyhus. Elle rappelle que les châtiments corporels ont été interdits au Danemark en 1997 : « Si les parents n’ont pas le droit de fesser ou gifler leurs enfants, pourquoi peuvent-ils approcher un couteau de leur pénis ? »
Selon l’Agence nationale de la santé danoise, entre 1 000 et 2 000 enfants par an, majoritairement juifs et musulmans, seraient concernés. « Pourtant, à peine quelques centaines d’opérations sont enregistrées, ce qui signifie que beaucoup sont réalisées dans la clandestinité », remarque Mikael Aktor, professeur en sciences des religions.
Lui-même est d’origine juive, circoncis et favorable à l’interdiction. Il évoque les séquelles, souvent tues : « Une baisse de la sensibilité du pénis, par exemple. » Le sujet, dit-il, est « tabou ». Quant à l’obligation religieuse, il la conteste : « En tant que spécialiste des religions, je suis bien placé pour savoir que les rituels changent et que tous les enseignements ne sont pas respectés. »
Mais les leaders religieux mettent en garde. « Les juifs ayant la volonté de continuer à vivre religieusement n’auront pas d’avenir dans un pays qui veut leur interdire une tradition qui a été l’expression de l’identité juive pour des centaines de générations », constatait en février le grand rabbin Bent Melchior.
« Nous sommes seuls »
L’initiative populaire embarrasse le gouvernement danois. Le 20 avril, les ministres de la santé, de l’éducation, des cultes, de la défense et des affaires étrangères ont été interrogés par une commission parlementaire sur les implications d’une interdiction.
A la sortie, le ministre de la défense, Claus Hjort Frederiksen, a assuré que « le risque politique serait énorme », mentionnant le précédent de la crise internationale provoquée par la publication des caricatures du prophète en 2005. « Ce n’est pas une affaire portant sur la liberté d’expression, qui concerne toutes les démocraties libérales du monde, a-t-il précisé. Dans le cas présent, nous sommes seuls et cela augmente le risque. »
Mikael Aktor reconnaît que les conséquences diplomatiques pourraient être sérieuses. Cependant, ajoute-t-il, « si nous n’avons pas cédé sur la liberté d’expression, pourquoi le ferions-nous pour les droits des enfants ? » D’autant que, selon un sondage publié le 23 mai, 83 % des Danois soutiennent l’interdiction. Une proposition de loi pourrait être présentée à la rentrée, en octobre. Plusieurs partis ont annoncé qu’ils ne donneraient pas de consignes de vote, mais une majorité des députés devraient voter contre. En Islande, un projet similaire est en cours de discussion au Parlement.

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                L’Islande se prépare à interdire la circoncision






                            


                        

                        


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Reportage

A Bamako, une manifestation de l’opposition dispersée par les forces de l’ordre

Initialement interdit par les autorités, le rassemblement a été dispersé par des tirs de gaz lacrymogène. Le bilan provisoire fait état de seize blessés.

Par                                            Morgane Le Cam (Bamako, correspondance)




LE MONDE
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        Le 02.06.2018 à 15h55

     •
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        Mis à jour le 02.06.2018 à 17h04






    
Un manifestant portant un tee-shirt à l’effigie d’Etienne Fakara Sissoko, une figure de l’opposition malienne, le 2 juin à Bamako.
Crédits : MICHELE CATTANI / AFP


Un épais nuage de fumée troublait le siège du parti politique d’opposition ADP-Maliba (Alliance pour la démocratie et le progrès), ce samedi 2 juin à Bamako, la capitale malienne. La manifestation organisée par l’opposition au régime du président, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), avait pour objectif de réclamer une élection présidentielle transparente, mais elle n’a pas pu se tenir. Un dispositif sécuritaire conséquent – 1 000 hommes selon une source policière –, avait été déployé pour « sécuriser la capitale et d’empêcher la manifestation compte tenu de l’état d’urgence », selon le mot d’ordre.

    
Les forces antiémeutes maliennes se déploient face à la manifestation de l’opposition, samedi 2 juin à Bamako.
Crédits : MICHELE CATTANI / AFP


Les tirs de gaz lacrymogène envers les manifestants et les leadeurs de l’opposition qui s’apprêtaient à sortir du siège ce matin pour commencer à manifester auront été dissuasifs. Quelques jours plus tôt, la manifestation avait été interdite par les autorités, invoquant l’état d’urgence, en place depuis près de deux ans et demi à Bamako.
« Manifester est un droit constitutionnel », a rétorqué l’opposition, depuis le siège de l’ADP-Maliba. Ce samedi, à l’intérieur, ses principaux leadeurs, dont Soumaïla Cissé, Mohamed Aly Bathily, Aliou Boubacar Diallo et Habib Dembélé, tous candidats à l’élection présidentielle du 29 juillet, attendent que la situation se calme. Dehors, le quartier est bouclé par les forces de l’ordre, quelques jets de pierre surgissent de la fumée issue des grenades de gaz lacrymogène qui continuent d’être tirées, tandis qu’entre la police et les manifestants, quelques heurts éclatent.
« Je voulais juste manifester pour une élection pacifique, crédible et transparente »
Sory Diakité, un jeune Malien de 24 ans, a pu s’échapper en escaladant le mur du siège du parti. « J’ai dû sauter les barbelés, regardez ma jambe, je me suis blessé. Je voulais juste manifester pour une élection pacifique, crédible et transparente », explique-t-il, caché dans une bâtisse en construction, en montrant son pantalon, déchiré, sur lequel il a noué un tee-shirt blanc.

    
Scènes d’émeute en marge de la manifestation de l’opposition à Bamako, samedi 2 juin.
Crédits : MICHELE CATTANI / AFP


En face de lui, Haoua Maïga crie. Cette militante de la plate-forme « Antè A Bana : touche pas à ma Constitution » est excédée : « Ça, c’est le régime IBK ! La population ne peut pas manifester pour exprimer ses mécontentements ! La population est sortie pour une cause, et vous osez la gazer ? Mais ce n’est ni l’opposition ni la société civile que vous avez gazées, c’est la nation malienne ! » Haoua Maïga était en première ligne lors de la dernière grosse manifestation qui s’était déroulée plutôt pacifiquement, il y a près d’un an. Le 17 juin 2017, des milliers de manifestants avaient marché pour réclamer un abandon du projet de révision de la Constitution qui devait être soumis à référendum le 9 juillet. Un rassemblement autorisé, malgré l’état d’urgence.
Au moins seize blessés 
A moins de deux mois de l’élection présidentielle, ce début de campagne électorale tendu est selon Etienne Fakaba Sissoko, un des organisateurs de la manifestation, un signal clair envoyé par le gouvernement : « Cela montre qu’il ne veut pas aller aux élections. Nous qui voulons des élections transparentes, on nous tabasse ? », s’indigne-t-il, à voix basse, allongé sur un brancard posé à même le sol, aux urgences de l’hôpital Gabriel-Touré. L’économiste multicasquette (ex-conseiller à la présidence et ancien collaborateur de la mission des Nations unies au Mali) est affaibli. « J’étais à la bourse du travail ce matin en train d’installer le podium qui devait servir pour le discours officiel quand une vingtaine de policiers ont commencé à me tabasser à coups de matraque », assure-t-il. Il perdra connaissance et se réveillera sur son brancard, aux urgences. Autour de lui, au moins une dizaine de blessés sont allongés à même le sol. Selon un bilan provisoire dressé par la protection civile en fin de matinée, seize personnes ont été blessées, dont un policier.

    
Un blessé est secouru lors de la manifestation de l’opposition à Bamako, samedi 2 juin.
Crédits : MICHELE CATTANI / AFP


Selon un communiqué publié par le ministère de la sécurité ce samedi 2 juin, « les forces de l’ordre ont investi les lieux en vue d’empêcher tout attroupement de nature à troubler l’ordre public ». « Certains responsables de mouvement s’en sont même pris aux forces de sécurité en les insultant », poursuit le communiqué.
Du côté de l’opposition, dont les leadeurs ont pu sortir du siège du parti vers midi, l’heure est à la réflexion. Faut-il continuer les appels à manifester dans un contexte préélectoral qui s’annonce de plus en plus tendu ? « Ça n’est pas exclu, glisse Racine Thiam, le vice-président de l’Union pour la République et la démocratie (URD). La décision n’est pas prise. Mais ce qui s’est passé est inadmissible et ne restera pas sans réponse. »


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Le Comité consultatif national d’éthique remet au Parlement, lundi 4 juin, un rapport sur la bioéthique. Pour le généticien, l’usage inconsidéré du génome humain est philosophiquement critiquable.
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/06/2018
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Bioéthique : « Impossible de savoir quels seront les bons gènes dans deux siècles » selon Axel Kahn

Le Comité consultatif national d’éthique remet au Parlement, lundi 4 juin, un rapport sur la bioéthique. Pour le généticien, l’usage inconsidéré du génome humain est philosophiquement critiquable.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 12h30
 • Mis à jour le
02.06.2018 à 14h35
    |

            Catherine Vincent








                        



                                


                            
Axel Kahn est généticien, président du comité commun d’éthique INRA-Cirad-Ifremer. L’un de ses derniers ouvrages, Etre humain, pleinement (Stock, 2016), est une fiction traitant du rôle de l’inné et de l’acquis dans l’édification de l’être.
La modification génétique d’embryons humains est actuellement interdite en France et dans de nombreux pays. En août 2017, des chercheurs américains n’en sont pas moins parvenus à corriger ainsi une mutation porteuse d’une maladie héréditaire. Quelles questions éthiques la perspective de cette amélioration de l’espèce humaine soulève-t-elle ?
Effectuer une modification dans le génome d’un embryon humain avant sa réimplantation a pour effet de transmettre cette modification à sa descendance – autrement dit de transformer le patrimoine héréditaire de la lignée humaine. Deux objectifs peuvent être recherchés. Le premier serait de créer des lignages dotés d’une force musculaire remarquable pour obtenir des haltérophiles de talent, ou de très grande taille pour renforcer l’équipe nationale de basket-ball. Il ne s’agit donc pas d’améliorer l’humanité en l’homme, mais de le considérer comme un moyen. Or, la pensée éthique est étroitement articulée autour de l’impératif de Kant : « Agis de telle sorte que tu traites l’humanité comme une fin, et jamais simplement comme un moyen. » Cette visée est donc critiquable.
Deuxième objectif : améliorer de façon héréditaire le génome de l’homme afin qu’il résiste mieux aux multiples maux qui le menacent : virus, bactéries, pollution de l’air… Cette démesure est absurde en regard des mécanismes de l’évolution darwinienne, puisque les espèces doivent pour survivre s’adapter à un environnement futur inconnu. Savoir aujourd’hui quelles seront les bonnes caractéristiques génétiques dans un ou deux siècles est tout bonnement impossible !
Pour prendre un exemple avéré : dans plusieurs régions du monde, les « bons » gènes d’hier, qui permettaient...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Selon leurs enseignants, les élèves des quartiers subissent une double peine. Le ministère réfute toute discrimination.
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édition abonné


Les lycéens de banlieue et les embûches de Parcoursup

Selon leurs enseignants, les élèves des quartiers subissent une double peine. Le ministère réfute toute discrimination.



Le Monde
 |    02.06.2018 à 10h32
    |

            Violaine Morin, 
Camille Stromboni et 
                                Mattea Battaglia








                        



                                


                            
« Discriminés. » Le mot s’est imposé dans la bouche de nombreux lycéens qui attendent, dix jours après la divulgation des premiers résultats de la plate-forme Parcoursup, une place dans l’enseignement supérieur. Un adjectif qu’une partie de la communauté éducative associe déjà aux lycéens des quartiers, ajoutant à l’angoisse le sentiment d’injustice, alors que la nouvelle procédure d’admission a laissé la moitié des candidats « en attente » à son ouverture, le 22 mai. Et encore près d’un tiers au 1er juin.
A écouter certains enseignants, leurs élèves subissent une double peine. « Quand vous avez une élève qui a quatorze vœux refusés, et un en attente, vous avez beau lui dire, “Faut s’accrocher il y a le bac”, on manque un peu de crédibilité », témoigne Kai Terada, enseignant de mathématiques à Nanterre (Hauts-de-Seine) dans un lycée où, assure-t-il, seulement 42 % des 330 élèves de terminale avaient reçu une réponse favorable au 31 mai. « Et encore, parmi eux, je ne compte pas ceux qui ont reçu seulement un “vœu de secours”, qu’ils auraient mis à la 20e place du temps d’APB [Admission post bac, procédure réformée cette année] ».
Membre du collectif « Touche pas à ma ZEP », syndiqué à SUD – syndicat opposé à la réforme –, Kai Terada observe des taux de réponses dans les établissements de ce réseau « loin de ceux énoncés, au niveau national, par Mme[Frédérique] Vidal », la ministre de l’enseignement supérieur.
Dans son lycée des quartiers nord de Marseille, Hélène Ohresser, du même syndicat, ne cache pas son inquiétude pour les élèves de la voie technologique. « Nos chiffres ne sont pas si mauvais : 30 % de nos 500 élèves de terminale sont aujourd’hui en attente, mais cela concerne la moitié de nos lycéens technologiques. » Sans compter ceux qui ont eu une réponse, mais se retrouvent à la 1 000e place sur les listes d’attente.
Dialogue...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Les députés indépendantistes ont voté pour la motion de défiance qui a provoqué la chute de l’ancien chef de gouvernement conservateur.
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En Espagne, la revanche des indépendantistes catalans sur Mariano Rajoy

Les députés indépendantistes ont voté pour la motion de défiance qui a provoqué la chute de l’ancien chef de gouvernement conservateur.



Le Monde
 |    02.06.2018 à 10h02
 • Mis à jour le
02.06.2018 à 14h23
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



   


En Espagne, la chute de Mariano Rajoy a coïncidé avec la fin de la mise sous tutelle de la Catalogne, en vigueur depuis la déclaration unilatérale d’indépendance du 27 octobre 2017. La levée de l’article 155 de la Constitution espagnole est intervenue, samedi 2 juin, à l’issue de la prise de fonction du nouveau gouvernement catalan.
Son chef, Quim Torra, qui a prêté serment samedi à Barcelone, a appelé à des pourparlers avec le nouveau premier ministre socialiste espagnol, Pedro Sanchez, qui a lui prêté serment à Madrid pour gouverner l’Espagne. « Premier ministre Pedro Sanchez, parlons, occupons-nous du problème, prenons des risques, vous et moi », a déclaré M. Torra.
Le président catalan de la région autonome avait revu, mardi, la composition de son gouvernement pour en exclure les « ministres » en exil ou en détention préventive, malgré la colère de la puissante association indépendantiste ANC, qui l’a accusé de plier devant Madrid. En conséquence, l’une des dernières mesures du gouvernement de Mariano Rajoy a été d’autoriser la publication du décret de nomination au bulletin officiel catalan, permettant la levée automatique de l’article 155.

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Pour faire tomber Mariano Rajoy, les voix des indépendantistes catalans étaient indispensables. Pedro Sanchez a assuré qu’il n’a rien négocié avec eux pour les obtenir. Mais les indépendantistes, qui avaient fait de Mariano Rajoy leur bête noire, n’ont pas hésité longtemps. « Ce n’est pas une motion pour le Parti socialiste [PSOE], mais contre le Parti populaire [PP] », a insisté la Gauche républicaine catalane (ERC).
« Dialogue urgent »

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          Pedro Sanchez, le miraculé socialiste à la tête de l’Espagne



Quim Torra, s’est félicité de la chute du « gouvernement qui, il y a huit mois, envoyait la police charger des citoyens sans défense qui votaient ». Cependant, il a tenu à rappeler que « le PSOE a été complice de la répression. (…) Nous serons très exigeants avec Pedro Sanchez », a-t-il ajouté, appelant à un « dialogue urgent ».
Le député d’ERC, Joan Tarda, a avancé que la première requête de l’exécutif catalan sera le « rapprochement des prisonniers en Catalogne ». Le dirigeant socialiste catalan, Miquel Iceta, proche de Pedro Sanchez, a répondu que la décision « devra être prise par les juges et la direction des institutions pénitentiaires ».
Bien qu’il se soit affiché comme un fervent défenseur de l’unité de l’Espagne et un fidèle allié de Mariano Rajoy lors de la mise sous tutelle des institutions catalanes, et qu’il ait qualifié récemment le président catalan Quim Torra de « raciste » et de « Le Pen de la politique espagnole », la sensibilité politique de Pedro Sanchez le rapproche des défenseurs d’un nouvel ancrage de la Catalogne en Espagne.
« Je pense que l’Espagne est une nation dans laquelle il y a des territoires qui se sentent aussi nation », a-t-il expliqué, lors de la motion de défiance contre Mariano Rajoy. Il a promis de travailler à « normaliser » les relations entre Madrid et le nouveau gouvernement catalan et à renouer le dialogue.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Editorial. L’agressivité commerciale américaine se révèle un test crucial pour mesurer la solidité de la solidarité européenne.
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Commerce mondial : le moment de vérité pour l’Europe

Editorial. L’agressivité commerciale américaine se révèle un test crucial pour mesurer la solidité de la solidarité européenne.



Le Monde
 |    02.06.2018 à 10h58
 • Mis à jour le
02.06.2018 à 15h16
   





                        


Editorial du « Monde ». Rester ferme, tout en évitant la surenchère. La voie est étroite pour l’Union européenne (UE), après la décision de Donald Trump de taxer les importations américaines d’acier et d’aluminium. Le président des Etats-Unis a fini par mettre à exécution, jeudi 31 mai, les menaces agitées depuis deux mois, faute d’avoir obtenu des concessions de la part des Européens pour tenter de réduire le déficit commercial américain.
Face au refus de ces derniers de « négocier avec un pistolet sur la tempe », les Etats-Unis ont donc passé outre aux avertissements sur les risques d’une guerre commerciale qui pourrait ralentir la croissance mondiale. Cette menace n’a jamais été aussi imminente, alors que le Canada et le Mexique, deux des principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis, ont droit au même traitement que l’UE.

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Cette décision est aussi irresponsable qu’inefficace. Irresponsable, parce qu’elle se fait au mépris des règles du commerce international, dont les Etats-Unis avaient été l’un des principaux architectes. Fustigeant l’inefficacité de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), M. Trump a décidé de saper le fonctionnement de ce système. Par ailleurs, ces sanctions fragilisent un peu plus la relation transatlantique, déjà mise à mal par le retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien et le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem.
Les Européens placés face à leurs responsabilités
Inefficace, cette décision l’est à double titre. D’abord, parce que le déficit américain est pour l’essentiel la contrepartie d’un déséquilibre, qui n’a rien à voir avec des barrières douanières. Les Etats-Unis vivent au-dessus de leurs moyens en consommant trop et en n’épargnant pas assez. Dès lors, viser un solde positif de la balance commerciale est illusoire. Concernant l’acier, les sanctions passent complètement à côté du sujet, puisque la Chine est épargnée, alors que c’est Pékin qui est responsable de la surproduction mondiale, qui tire les prix vers le bas et détruit des emplois dans les pays occidentaux. Enfin, l’argument selon lequel les importations d’acier et d’aluminium européens représentent une menace pour la sécurité des Etats-Unis est une plaisanterie.

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L’agressivité commerciale américaine a au moins une vertu : elle place les Européens face à leurs responsabilités. Il s’agit d’un test crucial pour mesurer la solidité de la solidarité européenne. Or les intérêts à court terme des Etats membres ne sont pas nécessairement convergents. Face à la fermeté française, l’Allemagne pourrait être tentée par une attitude beaucoup plus pragmatique en essayant de sauvegarder ses énormes excédents commerciaux.

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Donald Trump sait très bien que la cuirasse européenne est fragile et n’hésitera pas à profiter de la moindre faille. Les menaces de taxer les importations américaines de voitures allemandes seront, de ce point de vue, un moment de vérité.
L’Europe doit dépasser ces intérêts de court terme pour apprendre à exister non plus aux côtés des Etats-Unis, mais indépendamment d’eux. Washington n’est plus un partenaire fiable ; un autre rapport de force s’impose. En tant que première zone commerciale du monde, l’UE en a les moyens, en continuant à promouvoir un libre-échange responsable et équilibré avec le reste de la planète, tout en montrant aux Etats-Unis que l’Europe unie sait se défendre.

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Les mesures de rétorsion qui sont en préparation constituent à cet égard un signal positif. Le défi reste de trouver un bon équilibre entre la riposte et le respect de la légalité internationale pour éviter le piège mortel de la guerre commerciale.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Les députés ont voté, vendredi 1er juin, en faveur du passage de 100 % à 10 % de logements accessibles aux personnes handicapées dans la construction neuve.
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L’Assemblée vote une baisse drastique des logements accessibles aux personnes handicapées

Les députés ont voté, vendredi 1er juin, en faveur du passage de 100 % à 10 % de logements accessibles aux personnes handicapées dans la construction neuve.



Le Monde
 |    02.06.2018 à 16h07
 • Mis à jour le
02.06.2018 à 16h16
   





                        



   


Les handicapés, grands perdants de la loi ELAN ? C’est ce que dénoncent depuis plusieurs jours des associations de défense des handicapés, pointant une « grave régression sociale ».
Malgré des critiques de la droite et de la gauche, l’Assemblée nationale a voté, vendredi 1er juin, le passage de 100 % à 10 % de logements accessibles aux personnes handicapées dans la construction neuve, les 90 % restants devant être « évolutifs », selon le projet de loi Evolution du logement, de l’aménagement et du numérique (ELAN).
« Le gouvernement est pleinement mobilisé » pour « la société d’inclusion » et la plupart des logements pourront évoluer tout au long de la vie via des travaux simples, en cas d’accident ou avec le vieillissement notamment, a justifié le secrétaire d’Etat Julien Denormandie, à propos de cette mesure qui avait été annoncée lors du premier comité interministériel du handicap du quinquennat, en septembre 2017.
Les objectifs du logement évolutif ont été précisés, via un amendement gouvernemental « suite au travail avec les associations », a déclaré M. Denormandie. Mais ces dernières ont davantage communiqué ces derniers jours sur « l’absurdité sociale » que représenterait une telle mesure, qualifiée de « discriminatoire ».

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L’accessibilité universelle remise en cause
Plusieurs élus de droite et de gauche ont relayé ces inquiétudes dans l’hémicycle et cherché en vain à faire supprimer la mesure. Mathilde Panot (LFI) a ainsi regretté une « rupture » et un recul pour les personnes âgées, mais aussi les parents avec poussette. Constance Le Grip (LR) a, de son côté, pointé « une marche arrière sur le principe d’accessibilité universelle » issue d’une loi de 2005.
A l’inverse, Jean-Christophe Lagarde, coprésident des députés UDI-Agir-Indépendants, s’est félicité du rétablissement d’un « équilibre », car le 100 % accessible était un « excès » selon lui. « La loi de 2005 constitue un progrès », mais « elle est source de bien des difficultés d’application », a abondé le ministre de la cohésion des territoires, Jacques Mézard.
Un argument déjà contesté en avril dernier par le défenseur des droits, Jacques Toubon, qui estimait, lors d’une conférence de presse, à propos de cette disposition « remet [tant] en cause l’accessibilité universelle » : « Il va falloir en débattre, car elle est totalement contraire au droit. »
« L’introduction de ce quota de logements est discriminatoire et en contradiction avec le droit des personnes à choisir librement leur lieu de vie selon l’article 19 de la Convention de l’ONU relative au droit des personnes handicapées, pourtant ratifiée par la France en 2010 », affirme, de son côté, le Comité pour le droit au travail des handicapés et l’égalité des droits (CDTHED). « Qui peut croire sérieusement qu’un bailleur n’écartera pas d’office le candidat locataire qui a besoin de travaux, même simples, pour rendre accessible son logement ? », ajoute son président, Henri Galy.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Les résultats les plus marquants, samedi 2 juin, des qualificatifs pour les huitièmes de finale de Roland-Garros.
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Roland Garros 2018 : Pouille, Gasquet et Monfils éliminés… les principaux résultats du jour

Les résultats les plus marquants, samedi 2 juin, des qualificatifs pour les huitièmes de finale de Roland-Garros.



Le Monde
 |    02.06.2018 à 13h52
 • Mis à jour le
02.06.2018 à 17h18
   





                        


Occasion manquée de peu pour Monfils
Il peut s’en vouloir. Après avoir raté quatre balles de match, Gaël Monfils s’est finalement incliné en cinq sets face à David Goffin (7-6, 3-6, 6-4, 5-7, 3-6). Le Belge, neuvième joueur mondial, a réussi à renverser la machine après avoir été mené au score dans le quatrième set.
La partie avait été suspendue en raison de la pluie vendredi soir, alors que Goffin menait 3-2, 30-0 sur son service dans le troisième set. Le Parisien de 31 ans (37e mondial) a renversé la situation à son retour sur le court Suzanne-Lenglen, mais n’a pas su conclure à 5-4 en sa faveur sur le service de Goffin dans la quatrième manche.
Gasquet balayé par Nadal

   


Le miracle n’a pas eu lieu. Le numéro un mondial, Rafael Nadal, a noyé Richard Gasquet en trois sets (6-3, 6-2, 6-2) en moins de deux heures au troisième tour de Roland-Garros samedi. Cinq jeux encaissés en une quinzaine de minutes pour commencer, cinq encore à cheval sur le premier et le deuxième sets, puis entre le deuxième et le troisième : jamais Gasquet (32e) n’a pu tenir le rythme imposé par le décuple vainqueur du tournoi.
Rafael Nadal n’a toujours pas perdu un set depuis le début de ce Grand Chelem. Au passage, il a battu son record de sets gagnés consécutivement à Roland-Garros : le Majorquin en est désormais à 34, mieux que sa précédente série de 32 manches remportées entre 2007 et 2009. Seul le Suédois Björn Borg a fait mieux, avec 41 sets à la suite entre 1979 et 1981.
L’Espagnol affrontera Maximilian Marterer en huitième de finale.
Pas de miracle pour Pouille

KHACHANOV ÉLIMINE LUCAS POUILLE !! Complètement absent dans ce match le Français ne verra pas les huitièmes à Rolan… https://t.co/OkUG2BrR8n— francetvsport (@France tv sport)


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Il avait été sauvé par le gong humide de la météo. Dos au mur après l’interruption par la pluie de son troisième tour vendredi, à deux manches à zéro, le numéro 1 français Lucas Pouille a été éliminé par le Russe Karen Khachanov (38e joueur mondial) en trois sets (6-3, 7-5, 6-3).
Remonter deux sets, le Nordiste y était parvenu lors de son aventure à l’US Open, en 2016, où il s’était hissé en quart de finale. Mais face au jeune Russe au jeu consistant et déjà qualifié pour les huitièmes de finale l’an passé, Pouille n’est pas parvenu à inverser la tendance. Khachanov affrontera Alexander Zverev au prochain tour, dans un duel qui promet.
A 24 ans, le numéro 1 français (et 16e joueur mondial) échoue une fois de plus au troisième tour du tournoi du Grand Chelem parisien. Il s’était déjà arrêté à ce stade en 2017.
Muguruza expéditive
Attention, favorite en approche. Numéro trois mondiale, l’Espagnole Garbine Muguruza a sèchement battu l’Australienne Samantha Stosur (6-0, 6-2), ralliant les huitièmes de finale en à peine une heure de jeu. Lauréate à Paris en 2016, la Basco-Vénézuelienne affrontait une Australienne présente à quatre reprises dans le dernier carré, Porte d’Auteuil.
N’ayant pas perdu le moindre set lors de sa première semaine parisienne, Muguruza retrouvera en huitièmes de finale l’Ukrainienne Lesia Tsurenko.
Premier huitième de finale pour Tsurenko
A 29 ans, l’Ukrainienne poursuit sa route à Roland-Garros. Elle qui n’avait pas remporté le moindre match sur terre battue cette saison avant d’arriver Porte d’Auteuil est venue à bout d’une nouvelle tête de série du tournoi parisien, la Slovaque Magdalena Rybarikova (18e), en deux manches (6-2, 6-4).
Sharapova prête pour Serena
Double lauréate du tournoi (2012, 2014), Maria Sharapova a surclassé la 6e mondiale, la Tchèque Karolina Pliskova, en deux sets (6-2, 6-1) et seulement 59 minutes, pour accéder aux huitièmes de finale, où l’attend un éventuel choc avec Serena Williams. Lors de la préparation, la grande Tchèque (1,86 m) s’était pourtant illustrée avec un titre à Stuttgart et une demi-finale à Madrid.
Les autres résultats
Simple messieurs (3e tour) :
Maximilian Marterer (ALL) bat Jürgen Zopp (EST) 6-2, 6-1, 6-4
Fabio Fognini (ITA/N.18) bat Kyle Edmund (GB/N.16) 6-3, 4-6, 3-6, 6-4, 6-4
Simple dames (3e tour) :
Anett Kontaveit (EST/N.25) bat Petra Kvitova (RTC/N.8) 7-6 (8/6), 7-6 (7/4)
Sloane Stephens (USA/N.10) bat Camila Giorgi (ITA) 4-6, 6-1, 8-6
Elise Mertens (BEL/N.16) bat Daria Gavrilova (AUS/N.24) 6-3, 6-1



                            


                        

                        


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Compte rendu

Le Maroc affrontera le trio Etats-Unis - Mexique - Canada pour l’organisation du Mondial 2026

La FIFA a validé le dossier de candidature marocain pour l’organisation de la Coupe du monde de football, après plusieurs semaines de grande incertitude. Le pays devra affronter la candidature du trio Etats-Unis - Mexique - Canada, le 13 juin.


LE MONDE
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        Le 02.06.2018 à 13h19

     •
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        Mis à jour le 02.06.2018 à 14h16





« Le Maroc se positionne au niveau des grandes nations », s’est, d’emblée, félicité le président du comité de candidature marocain, Moulay Hafid Elalamy, dans une déclaration envoyée à des rédactions. « Le Maroc fait maintenant partie des rares nations pouvant postuler et se conformer aux exigences du nouveau cahier des charges de la FIFA », s’est-il enorgueilli.
Le dossier marocain a recueilli la note globale de 2,7/5, soit un peu plus que la note minimale (2 / 5), en dessous de laquelle le dossier n’aurait pu être validé (voir la méthodologie de la FIFA). La candidature du pays sera soumise au vote le 13 juin, à la veille du début de la Coupe du monde 2018 à Moscou, face au trio Etats-Unis - Canada - Mexique, qui a obtenu une meilleure note (4 / 5).
Le scénario d’une élimination avant de livrer bataille était évoqué avec insistance dans la presse locale, qui s’inquiétait des larges pouvoirs de la « task force », ce groupe de travail créé par la FIFA pour évaluer la recevabilité des deux candidatures pour le Mondial 2026.
Des soutiens « bien au-delà de ce que l’on espérait »
« Toute notre équipe va se mobiliser pour continuer le travail et remporter une victoire le 13 juin à Moscou », a réagi Moncef Belkhayat, membre du comité de candidature marocain et ancien ministre des sports. La validation de la candidature marocaine a été largement saluée dans la presse locale. « C’est un grand jour pour le Maroc », qui « passe avec succès l’étape de la “task force” », ont réagi des médias marocains. « Quelle joie et quelle fierté ! », « l’espoir continue », « le meilleur est à venir », ont commenté des internautes sur Twitter.
Quatre fois candidat malheureux à l’organisation du Mondial (1994, 1998, 2006 et 2010), le Maroc espère être le second pays du continent africain, après l’Afrique du Sud en 2010, à accueillir l’événement. L’édition 2026 de cette Coupe du monde sera d’ailleurs la première à mettre en jeu 48 équipes (au lieu de 32 dans son format actuel).
Pour renforcer ses chances, le royaume présente sa candidature au nom de « tout le continent africain », arguant également de sa stabilité, de sa situation géographique – l’Europe est à deux pas – et de son fuseau horaire, par rapport au continent américain.

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Favorite, la candidature du trio Etats-Unis - Canada - Mexique a reçu le soutien appuyé du président américain, Donald Trump, qui a menacé les pays qui ne la soutiendraient pas de sanctions politiques. Ce à quoi la FIFA a répondu, rappelant à Donald Trump que ses déclarations sont contraires au règlement et peuvent « affecter l’intégrité de la procédure de candidature ».
Sur un total de 211 fédérations membres de la FIFA, les quatre en lice ne peuvent prendre part au vote. Le Maroc a également demandé à deux reprises que les Etats liés aux Etats-Unis, tels que Guam ou les îles Vierges américaines, ne puissent pas voter.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ La maison américaine Heritage Auctions organise pour la première fois une vente d’originaux européens.
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La BD franco-belge au pays des comics

La maison américaine Heritage Auctions organise pour la première fois une vente d’originaux européens.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 09h09
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 16h58
    |

            Cédric Pietralunga








                        



                                


                            

Certains y voient un ­signe de la mondialisation du marché. D’autres un effet d’annonce qui retombera comme un soufflé. Pour la première fois, une maison d’enchères américaine organise, samedi 2 juin à Dallas (Texas), une vente d’originaux de bande dessinée d’auteurs européens, un domaine où s’illustraient jusqu’ici uniquement des acteurs du Vieux Continent, comme Christie’s, Artcurial, Millon ou Huberty & Breyne.

Basée dans la ville texane, même si elle détient aussi depuis 2015 une salle de ventes aux Pays-Bas et une autre, depuis 2017, à Londres, la société Heritage Auctions proposera un peu moins de 300 dessins et illustrations. Avec du joli monde : Peyo, Bilal, Gibrat, Jijé, Guarnido, Juillard, Loisel, Manara, Mézières, Mœbius ou encore Tardi. Une très belle planche de l’album Les Ethiopiques, de l’Italien Hugo Pratt, datant de 1978 et mettant en scène Corto Maltese et le guerrier afar Cush, est estimée entre 36 000 et 40 000 euros.
Le clou de la vente devrait être une planche de Coke en stock, le dix-neuvième album des « Aventures de Tintin et Milou », dessinée en 1957 par Hergé. Même s’il ne s’agit pas de l’une de ses plus belles réalisations, cette page à l’encre de Chine se distingue par sa composition, avec une succession de cases horizontales et verticales inhabituelle chez l’auteur belge, qui était attaché au fameux « gaufrier » de douze vignettes.

Surtout, la planche est proposée avec son crayonné, ce qui permet d’admirer le travail de recherche d’Hergé, tant sur la composition que sur les personnages. « Cette œuvre n’a jamais été présentée en vente publique, et c’est seulement la troisième fois qu’un crayonné d’Hergé est proposé avec sa planche, c’est une rareté », se réjouit Eric Verhoest, galeriste à Bruxelles et expert de la vente, qui officiait auprès de Sotheby’s avant de rejoindre Heritage, avec son confrère parisien Bernard Mahé. L’ensemble est estimé entre 600 000 et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Neuf mois après sa disparition, et trois mois après que son corps a été retrouvé, la fillette est inhumée samedi, après une cérémonie publique.
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Affaire Maëlys : jour d’obsèques en Isère

Neuf mois après sa disparition, et trois mois après que son corps a été retrouvé, la fillette est inhumée samedi, après une cérémonie publique.



Le Monde
 |    02.06.2018 à 09h43
 • Mis à jour le
02.06.2018 à 17h03
   





                        



   


Des larmes et des fleurs blanches : plusieurs centaines de personnes ont pris place dans l’église de La-Tour-du-Pin (Isère) et sur son parvis, samedi 2 juin, pour rendre un dernier hommage à la petite Maëlys de Araujo, enlevée et tuée dans la nuit du 26 au 27 août 2017 par Nordahl Lelandais.
« Neuf mois que nos vies sont brisées », a déclaré en larmes Jennifer Cleyet-Marrel, la mère de Maëlys, au début de la célébration.
 « J’ai partagé neuf ans de bonheur à tes côtés. Ton absence laisse un grand vide en moi. Maëlys, je ne souffre plus maintenant : quand je regarde le ciel, je sais qu’une étoile veille sur nous. » 
« Tu étais joyeuse, pleine de vie, a ajouté son père, Joachim de Araujo. Il reste les beaux souvenirs. Il y a toujours ta place à la table familiale. »
Ballons blancs dans la ville
L’église Notre-Dame-de-l’Assomption ne comptant que 400 places, la cérémonie publique, présidée par l’évêque de Grenoble, Mgr Guy de Kerimel, a été retransmise sur un écran géant placé sur le parvis ensoleillé, pour les quelque 200 personnes, venues parfois de loin témoigner de leur soutien, et pour les médias. « La France entière a été bouleversée par la disparition de Maëlys, par la douleur de ses parents », a déclaré Mgr de Kerimel. « Cette douleur, nous la partageons ».
Dans le centre-ville, les commerçants ont disposé des ballons blancs, symbole de l’« innocence », devant leurs devantures. Les parents du caporal Arthur Noyer, que Lelandais a aussi reconnu avoir tué, ont tenu à être présents. L’inhumation doit avoir lieu dans l’intimité au cimetière de la commune.
Les parents de la fillette, qui allait avoir 9 ans, ont choisi de l’enterrer dans ce village de 8 000 habitants, où ils ont des attaches familiales. Il est situé à une vingtaine de kilomètres de Pont-de-Beauvoisin, où Maëlys avait disparu lors d’une soirée de mariage. Un village, dont leur avocat, Me Fabien Rajon, est le maire.
Une autopsie particulièrement longue
Ces obsèques interviennent un peu plus de trois mois après que les gendarmes ont retrouvé les restes de la petite fille. Ce délai s’explique par l’autopsie et les analyses approfondies qu’a menées la justice, afin d’éclaircir les conditions de la mort de l’enfant. L’autorisation d’inhumation a été délivrée le 14 mai par la justice.
Mercredi 14 février, Nordahl Lelandais avait avoué aux gendarmes avoir tué la petite fille, chose qu’il niait fermement jusqu’alors, après que les enquêteurs ont retrouvé une tache de sang appartenant à Maëlys dans sa voiture.
Lelandais a alors fourni aux enquêteurs les indications qui ont permis de retrouver le corps de la petite fille dans le massif enneigé de la Chartreuse. Dans une audition datant du 19 mars, il a ajouté avoir mis un « coup violent sur le visage » de la fillette dans sa voiture, alors qu’il conduisait.
Nordahl Lelandais est également mis en examen et détenu pour l’assassinat du caporal Arthur Noyer, en Savoie, survenu dans la nuit du 11 au 12 avril 2017 et qu’il a avoué le 29 mars 2018. Des vérifications sont, en outre, en cours dans une quinzaine d’affaires de disparitions inquiétantes survenues depuis 2010, afin de voir si Nordahl Lelandais pourrait être impliqué.

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                Qui est Nordahl Lelandais, le suspect dans l’affaire Maëlys ?






                            


                        

                        


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Contre l’utilisation abusive de plastique, les « Plastic attacks » arrivent en France

Une journée de mobilisation est programmée samedi 2 juin dans des enseignes de grande distribution de plusieurs pays.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 16h42
 • Mis à jour le
02.06.2018 à 06h43
    |

            Patricia Jolly








                        



   


Des animations d’un genre un peu particulier promettent d’égayer la corvée hebdomadaire du ravitaillement au supermarché dans les mois à venir. Samedi 2 juin, plusieurs enseignes de grande distribution de Paris, Hyères, Le Mans, Lille, Nouméa, Montaigu, Quimper, Strasbourg ou Toulouse seront le théâtre d’une série de « Plastic attacks », des actions qui promeuvent une réduction substantielle de l’utilisation des plastiques à usage unique et le suremballage. Des opérations similaires sont également programmées, le même jour, dans plus de 50 villes du monde, et se déclineront à d’autres dates tout au long de l’été.

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Mouvement citoyen, Plastic attack gagne tranquillement du terrain. Il a vu le jour le 27 mars, à Keynsham (Royaume-Uni), une ville de 16 000 habitants proche de Bristol. Vingt-cinq clients s’étaient donné rendez-vous dans leur supermarché habituel pour faire leurs emplettes. Une fois passés à la caisse, ils ont dégainé ciseaux et cutters afin de libérer leurs achats des emballages inutiles, qu’ils ont ensuite déposés dans des chariots vides devant le magasin. Trois ont ainsi été remplis. Diffusée sur les réseaux sociaux, la vidéo de leur action est devenue virale, avec près de 17 millions de vues.
Visant à responsabiliser le secteur de la grande distribution sur sa surconsommation de plastiques, souvent superflus, et à affirmer la volonté des consommateurs de voir se développer des alternatives au plastique à usage unique, des « Plastic attacks » ont été rééditées en avril à Amsterdam, Bratislava, Bruxelles ou Oslo avant d’arriver en France.
Pétition en ligne
Le collectif citoyen français est animé par un groupe d’étudiants en master « responsabilité sociale et environnementale » de l’International Terra Institute de Paris, qui dispense des formations spécialisées en développement durable. Pour son porte-parole, Arnaud Ramos :
« Au-delà du recyclage, la grande distribution doit changer de politique en matière d’emballages. Ces actions menées par des consommateurs et clients sont un moyen efficace de les interpeller de manière totalement pacifique et apolitique. Pour y participer, il suffit de s’inscrire sur la page Facebook dédiée et de se présenter sur le site choisi et à l’heure convenue pour faire ses courses. »
Soutenue par les ONG Zéro Waste France et Les Amis de la Terre, Plastic Attack France a également lancé, le 28 mai – jour du dévoilement par la Commission européenne d’un projet de directive visant à réduire « drastiquement » l’utilisation des produits en plastique à usage unique quotidien comme les couverts, assiettes ou gobelets, les pailles ou les Coton-Tige – une pétition en ligne sur la plate-forme Change.org. Intitulée « Pour en finir avec les emballages plastique à usage unique », elle s’adresse aux groupes Auchan, Carrefour, Casino, Intermarché, Leclerc ou Système U. Elle leur enjoint de débarrasser leurs rayons des emballages plastiques destinés à la promotion de produits ou à la protection des fruits et légumes issus de l’agriculture biologique, des emballages jetables « dont l’innocuité demeure incertaine pour le consommateur », ou encore des bouteilles en plastique.

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Le groupe Carrefour, dont un magasin parisien du 12e arrondissement doit faire l’objet d’une action, samedi, a rebondi sur l’annonce des « Plastic attacks » imminentes pour se positionner en élève modèle. Dans un communiqué, jeudi 31 mai, l’enseigne a annoncé un objectif de « 100 % d’emballages recyclables, réutilisables ou compostables » pour les produits à la marque de l’enseigne d’ici à 2025, afin de passer du « jetable à une économie circulaire ». 
Carrefour appelle à un pacte national
Elle promet également de supprimer les emballages plastique non recyclables des fruits et légumes bio, de cesser la commercialisation des pailles en plastique « dès la fin de l’année » et de substituer progressivement celles des briquettes de jus. Elle annonce encore la fin des barquettes en polystyrène aux rayons boucherie, poissonnerie et fromage. Elle assure enfin que l’ensemble des emballages de ses produits sera recyclable, en commençant par les produits Carrefour bio « dès 2020 », et qu’elle intégrera « dès 2022 », 50 % de plastique recyclé dans ses bouteilles de jus et de soda, et dans ses bouteilles d’eau.
Saluant la « réactivité » du groupe Carrefour, Zéro Waste France, par la voix de sa chargée de campagne, Laura Châtel, reste néanmoins sur ses gardes.
« Nous nous assurerons qu’il ne s’agit pas d’un coup de com et d’une expérimentation ponctuelle réduite à quelques magasins, comme c’est souvent la stratégie de ces grandes enseignes. Pour être crédibles, elles doivent prendre des engagements clairs et détaillés, et fixer et respecter des échéances précises. »

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Pour « changer les habitudes », Carrefour appelle à un « pacte national » sur les plastiques pour une économie 100 % circulaire des emballages en France, piloté par le gouvernement. « Afin de développer des matériaux de substitution non carbonés alors que le prix du baril de pétrole reste compétitif, il faut créer de la masse, a expliqué au Monde Laurent Vallée, un énarque secrétaire général du groupe Carrefour. Cela nécessite donc une réponse collective, un mouvement associant les industriels, les pouvoirs publics, les éco-organismes, les distributeurs, les grandes marques. »




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ A 88 ans, l’infatigable cinéaste français offre simultanément deux films.
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« Les Sept Déserteurs » et « Train de vies » : Paul Vecchiali, entre désir et deuils

A 88 ans, l’infatigable cinéaste français offre simultanément deux films.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 07h34
 • Mis à jour le
02.06.2018 à 15h15
    |

                            Mathieu Macheret








                        



   


L’avis du « Monde » – à voir
La persévérance et la prolixité avec lesquelles Paul Vecchiali, 88 ans, continue à réaliser des films envers et contre tout forcent le respect. Ce vétéran renégat, qui fut dans les années 1970 et 1980 l’auteur d’une belle série de films à la fois rentre-dedans et sentimentaux (Femmes Femmes, Corps à cœur…), puis chapeauta l’une des bandes les plus secrètement fertiles du cinéma français (la « Diagonale »), avant de trouver un nouveau souffle dans les petites productions maison en numérique, est animé d’un tel appétit qu’il a tourné pas moins de cinq films entre 2015 et 2018. Les Sept Déserteurs et Train de vies, ses deux dernières œuvres, sortent la même semaine sur les écrans.

        Lire le portrait :
         

          Paul Vecchiali, sous-marin du cinéma



Les Sept Déserteurs réunit dans une clairière, où gisent les vestiges d’une église bombardée, un petit groupe d’hommes et de femmes, militaires et civils éparpillés ayant fui le grabuge d’une guerre laissée hors champ, mais dont les grondements font rage alentour. Train de vies, quant à lui, est constitué des voyages ferroviaires d’Angélique (Astrid Adverbe), une ex-danseuse étoile aux prises avec une libido insatiable, dont on suit, en filigrane de ses rencontres, le mariage tourmenté avec un violoniste timide nommé Jérôme (Pascal Cervo). S’ils ne constituent pas exactement un diptyque – l’un est un récit de guerre, l’autre un drame sentimental –, les deux films, tournés dans la foulée, n’en affichent pas moins une certaine solidarité de forme et de principe.
Beauté particulière
Ils ont d’abord en commun de reposer sur des dispositifs restreints, et donc un peu « casse-gueule ». En effet, chacun se concentre sur une scène confinée – une clairière pour l’un, une simple rangée de sièges dans un train pour l’autre – fonctionnant comme une chambre d’écho : les personnages sont amenés à s’y raconter, s’y confesser, s’y dévoiler, parfois jusqu’à l’impudeur. La scénographie assume l’artificialité de décors en carton-pâte faits de bric et de broc. Si ce dénuement et cette frontalité peuvent rebuter, ils n’en confèrent pas moins aux deux films une beauté particulière, qui consiste à inventer à partir de trois fois rien leurs propres codes de représentation. Ainsi peuvent-ils être vus comme des pièces de théâtre, mais dont la théâtralité serait façonnée par les outils du cinéma.
Les deux films rejouent, en mode mineur, l’un des grands ­motifs qui traversent l’œuvre de Vecchiali : la proximité indémêlable du désir et de la morbidité. Dans Les Sept Déserteurs, le vacarme des bombes, l’imprévisibilité des tirs et des balles perdues cernent les personnages d’une mort imminente, qui accentue paradoxalement leurs effusions de sensualité, la recherche d’une dernière jouissance. Chacun, en se racontant, retrace une sorte d’histoire sexuelle de lui-même, tient la chronique de ses plus profonds désirs. Dans Trains de vie, le temps du voyage invite, de la même façon, à l’aveu érotique. Mais on se rend compte peu à peu que la frénésie sexuelle d’Angélique cache une angoisse macabre, et cède bientôt place à un douloureux travail de deuil. L’expression du désir ­consiste toujours, ici, à accepter la dissipation d’une force vitale.
Au centre de l’art vecchialien réside justement le souci de l’expression, qui passe par son goût des ­acteurs insolites
Au centre de l’art vecchialien réside justement le souci de l’expression, qui passe par son goût des ­acteurs insolites. Habitués (Astrid Adverbe, Pascal Cervo), revenants (Marianne Basler, Brigitte Roüan) et nouveaux venus (Jean-Philippe Puymartin, Bruno Davézé) se partagent la distribution. La troupe, quasi identique dans les deux films, miroite de physionomies et de tessitures vocales singulières, jusque dans leurs dissonances, comme un petit orchestre bigarré. Mais le plus frappant est encore la façon dont la parole est cernée par des environnements sonores menaçants : ici, les explosions guerrières, là, le ronronnement des wagons dialoguent avec les propos des personnages. L’écoute est primordiale, pour mieux suggérer le vacarme d’un monde extérieur dont chaque personnage ressent la violence jusque dans sa chair.


« Les Sept Déserteurs » et « Train de vies ». Films français de Paul Vecchiali. Avec Marianne Basler, Astrid Adverbe, Brigitte Roüan, Simone Tassimot, Paul Vecchiali, Jean-Philippe Puymartin, Ugo Broussot, Bruno Davézé, Pascal Cervo (1 h 31 et 1 h 16).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques a exclu plus de 15 000 euros de remboursements de frais de David Rachline, directeur de campagne de Marine Le Pen pour la présidentielle de 2017.
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Comptes de campagne de Le Pen : la note salée du logement professionnel de David Rachline

La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques a exclu plus de 15 000 euros de remboursements de frais de David Rachline, directeur de campagne de Marine Le Pen pour la présidentielle de 2017.



Le Monde
 |    02.06.2018 à 09h53
 • Mis à jour le
02.06.2018 à 12h49
    |

            Yann Bouchez, 
Laura Motet et 
Simon Piel








                        



                                


                            
Impossible d’être à la fois dépensier et près de ses sous ? David Rachline, directeur de campagne de Marine Le Pen lors de la présidentielle de 2017, a tenté le pari. L’élu du Front national n’a pas lésiné sur certaines dépenses d’hôtellerie et de logement, entre septembre 2016 et mai 2017. Des sommes remboursées ou avancées par l’association de financement électoral de Mme Le Pen.
Certains de ces frais ont toutefois suscité plusieurs réserves et réformations – des corrections – de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), comme le montrent les documents consultés par Le Monde. L’autorité de contrôle a ainsi décidé d’exclure plus de 15 000 euros de remboursements de frais de David Rachline des dépenses éligibles au remboursement de l’Etat.

Sur la base de son seul salaire perçu au titre de sa participation à la présidentielle, le directeur de campagne ne figure pourtant pas parmi les membres les mieux rémunérés de l’équipe de Marine Le Pen. Peut-être parce que son contrat, à mi-temps, s’ajoutait alors à ses fonctions de sénateur et maire de Fréjus (Var). D’octobre 2016 à mai 2017, David Rachline a ainsi reçu un salaire mensuel de 2 400 euros net comme directeur de campagne. Loin des sommes touchées par d’autres membres de l’équipe de campagne, à l’image de Jean Messiha, payé plus de 12 000 euros net par mois, ou de certains salariés à temps partiel, rémunérés 5 000 euros mensuels. Des onze candidats à la présidentielle, Marine Le Pen fut en effet la plus dépensière lorsqu’il s’est agi de payer les personnes ayant travaillé à ses côtés. Au total, elle a déboursé 2,4 millions d’euros de salaires pour ses équipes durant sa campagne.
Nuit d’hôtel à 250 euros
Mais en dehors de son contrat, David Rachline a su bénéficier de conditions plutôt confortables. Il a ainsi pu louer un appartement parisien de 48 mètres carrés, rue de Grenelle, pour environ 2 500 euros par mois, d’octobre 2016...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Le Centre Pompidou accueille en ses murs l’œuvre prolixe de cet activiste, témoin des grands combats de son temps.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Attendu au tournant, le milieu des Bleus a déçu une nouvelle fois, vendredi, lors de la victoire (3-1) contre l’Italie, en match préparatoire au Mondial 2018.
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Coupe du Monde 2018 : l’anomalie Paul Pogba en équipe de France

Attendu au tournant, le milieu des Bleus a déçu une nouvelle fois, vendredi, lors de la victoire (3-1) contre l’Italie, en match préparatoire au Mondial 2018.



Le Monde
 |    02.06.2018 à 02h45
 • Mis à jour le
02.06.2018 à 06h44
    |

            Rémi Dupré (Nice, envoyé spécial)








                        



   


Les saisons se suivent et les performances en demi-teinte de Paul Pogba en équipe de France constituent une anomalie. A force de manquer de régularité avec sa sélection, le milieu de 25 ans déçoit de plus en plus les supporteurs des Bleus. Et ce n’est pas sa sortie sous les sifflets, au terme de la rencontre amicale remportée (3-1) face à l’Italie, vendredi 1er juin à Nice, qui va dissiper le malaise. Branché sur courant alternatif, le numéro 6 des tricolores est une nouvelle fois passé à côté lors de cet avant-dernier match préparatoire à la Coupe du monde 2018 organisée en Russie du 14 juin au 15 juillet.

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Auteur d’une prestation contrastée face à une Squadra Azzura privée du prochain Mondial et en quête d’un nouveau souffle, le colosse (1 m 91) s’est évaporé au fil des minutes. Nonchalant, peu tranchant, il est parfois sorti de sa torpeur pour gratifier le public de l’Allianz Riviera de quelques gestes classieux. Ses transversales millimétrées, son toucher de balle soyeux et ses relances hygiéniques n’ont toutefois pas suffi à redorer son blason.
Agacé par la bronca qui a accompagné la sortie de son protégé, Didier Deschamps a tenu à prendre sa défense en conférence de presse. « Paul n’a pas tout réussi et il a été moins actif dans la phase offensive mais il a travaillé pour l’équipe, a estimé le sélectionneur, pourtant très exigeant avec son prodige depuis ses débuts en équipe de France, en 2013. Il n’a pas tout bien fait mais il a permis à l’équipe d’être efficace sur le plan défensif. » 
Comme d’habitude, le milieu aux « cannes » interminables n’a pas daigné répondre aux journalistes en zone mixte, l’espace dévolu aux échanges entre les médias et les joueurs après les matchs. L’ex-footballeur le plus cher du monde, transféré à l’été 2016 de la Juventus Turin à Manchester United contre 105 millions d’euros, a laissé ses coéquipiers se muer en paratonnerre. « On doit admirer son talent, a plaidé l’attaquant Kylian Mbappé, qui, contrairement à son partenaire, a brillé face à l’Italie. Pogba quoi qu’il fasse, vous direz toujours qu’il doit en faire plus. On doit surtout se dire qu’on a de la chance qu’il soit français. »
Des ambitions… bloquées au point mort
Malgré ces louanges, Pogba est en fâcheuse posture à quelques jours de l’entrée en lice des Bleus dans le tournoi planétaire, le 16 juin, contre l’Australie. Au sortir d’une saison éprouvante avec Manchester United, au cours de laquelle son entraîneur José Mourinho l’a souvent envoyé sur le banc des remplaçants pour le piquer au vif, le natif de Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne) est clairement fragilisé en sélection. D’autant que la montée en puissance du milieu Corentin Tolisso, bluffant face à la « Squadra », pourrait remettre en cause son statut d’indéboulonnable titulaire.
Surveillé comme le lait sur le feu par Deschamps, tenu à l’écart des obligations médiatiques depuis la polémique autour de son fameux « bras d’honneur » lors de l’Euro 2016, Pogba (53 apparitions sous le maillot tricolore) n’a guère justifié les attentes placées en lui en sélection. Elu meilleur jeune joueur du Mondial 2014, au Brésil, il ambitionnait pourtant de devenir l’un des cadres des Bleus et de décrocher le Ballon d’or. En mars, dans sa « Pogsérie » diffusée sur Canal +, le fantasque milieu assurait vouloir « prendre les rênes de l’équipe de France » et « être patron, sur le terrain et en dehors du terrain ».

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Malgré quelques prestations de haut vol lors des qualifications à la Coupe du monde 2018, et un joli coup franc inscrit en amical (3-1) contre la Russie, en mars, force est de constater que le joueur de Manchester United peine à s’affirmer dans un secteur du jeu où l’impressionnant N’Golo Kanté lui fait de l’ombre. Relèvera-t-il la tête lors du dernier match de préparation contre les Etats-Unis, programmé samedi 9 juin à Lyon ? Le temps presse pour l’inconstant Pogba.



                            


                        

                        


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