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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ La sixième édition du prix, décernée mardi 29 mai, est revenue à David Loriot, de « L’Equipe », pour un portrait du joueur de tennis américain.
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Le prix Denis-Lalanne décerné à un article sur Andre Agassi

La sixième édition du prix, décernée mardi 29 mai, est revenue à David Loriot, de « L’Equipe », pour un portrait du joueur de tennis américain.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 17h58
    |

            Alain Frachon








                        


Il en va de Roland Garros comme de toutes les grandes institutions : le tournoi aime les rites. Ainsi s’installe, année après année, le prix Denis-Lalanne qui, en quelque sorte, fait partie de la première semaine des Internationaux de France.
Il honore le travail d’un grand confrère du quotidien sportif L’Equipe, toujours bon pied bon œil et membre du jury : Denis Lalanne, près d’un demi-siècle durant, a fait « swinguer » les mots au service du reportage sportif. Le prix salue l’irremplaçable cocktail du sport et de la presse écrite – et, sur les délibérations du jury, plane toujours le souvenir de celui qui sut concocter ce mélange mieux que personne, l’écrivain Antoine Blondin (1922-1991).
La sixième édition du prix, décernée mardi 29 mai, est revenue à David Loriot, de L’Equipe lui aussi, pour un portrait du joueur américain Andre Agassi. C’est l’histoire d’un gamin de Las Vegas qui avait envie de jouer au foot, mais que son père enferma tôt sur le court de tennis, pour en faire un grand joueur. C’est l’histoire d’un champion malgré lui, aux victoires douces-amères, aujourd’hui âgé de 45 ans mais dont on n’oubliera pas de sitôt la fulgurance des coups.
Lithographie originale
Placé sous la présidence du patron de la Fédération française de tennis, Bernard Giudicelli, le prix avait cette année deux invités d’honneur, l’écrivain Eric Fottorino, patron de l’hebdomadaire Le 1, ancien directeur du Monde, et la journaliste indépendante Anne Nivat, prix Albert-Londres.
David Loriot a reçu une lithographie originale du grand peintre, dessinateur, graveur Vladimir Velikovic – tirage unique sur japon nacré, pour les spécialistes. L’organisateur et l’inventeur du prix, l’infatigable Christophe Penot, commande chaque année une œuvre à un graphiste de renom. Thème : illustrer ces deux semaines de tennis sur brique pilée qui, depuis 1928, viennent animer les printemps de la Porte d’Auteuil.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ La fédération avait commandé la literie aux dimensions des joueurs retenus pour la Coupe du monde. Un quotidien flamand a remonté cette piste pour dévoiler l’identité de ces derniers.
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Pour une histoire de lits, les 23 joueurs de la Belgique à la Coupe du monde dévoilés par mégarde

La fédération avait commandé la literie aux dimensions des joueurs retenus pour la Coupe du monde. Un quotidien flamand a remonté cette piste pour dévoiler l’identité de ces derniers.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 17h06
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



   


Le chemin vers la Russie de Roberto Martinez, le sélectionneur de l’équipe nationale belge est décidément semé d’embûches. Après avoir dû affronter une tempête de critiques pour ne pas avoir retenu, dans sa présélection, le talentueux milieu de l’AS Rome Radja Nainggolan, le sélectionneur disait attendre quelques jours encore pour dévoiler la liste des 23 joueurs qu’il allait emmener à la Coupe du monde en Russie. Patatras ! Ce sont les déclarations d’un… fabricant de matelas qui ont permis à des journalistes de la chaîne publique flamande VRT de dévoiler la composition des Diables rouges.

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                Tout savoir sur la Belgique à la Coupe du monde 2018 de football



Cette histoire plus belge que belge démarre à Maldegem, en Flandre-Orientale, siège de la société LS Bedding. Son directeur révélait récemment que l’Union belge de football lui avait commandé 23 lits à fabriquer sur mesure pour les joueurs. « Nous attachons beaucoup d’importance à la qualité de leur sommeil », insistait Lieven Maesschalck, le physiothérapeute de l’équipe. Impossible, donc, de faire dormir le gardien Thibaut Courtois (Chelsea), 1,99 m, dans une couche semblable à celle du milieu Dries Mertens (Naples), 1,69 m.

   


Les fins limiers de la VRT et du quotidien Het Laatste Nieuws se sont donc rendus à l’usine de LS Bedding, où on les a laissés filmer les 23 lits en partance pour la Russie, marqués chacun du nom d’un joueur. Et c’est ainsi que cinq présélectionnés – le gardien Matz Sels, les défenseurs Jordan Lukaku et Leander Dendoncker, ainsi que les milieux Adnan Januzaj et Christian Kabasele – ont appris qu’ils dormiraient chez eux…
Les « raisons tactiques » du sélectionneur
Après avoir tenté d’éteindre la polémique sur Nainggolan, les autorités du foot belge sont donc une nouvelle fois sous le feu de la critique, et Martinez, qui apparaît à certains comme un gros menteur, voit se détériorer le climat au sein de son groupe. Dendoncker (Anderlecht) et Januzaj (Real Sociedad), en tout cas, n’avaient pas caché leur désir d’être retenus et comptaient sur les rencontres de préparation pour convaincre le sélectionneur espagnol. Leur mise à l’écart devrait, en tout cas, rassurer certains joueurs qui ne font pas l’unanimité ou semblaient hors forme, comme Christian Benteke (Crystal Palace) ou Yannick Carrasco (Dalian Yifang, en Chine).

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                Coupe du monde : en Belgique, « l’affaire Ninja » Nainggolan plombe le moral des Diables rouges



Au premier tour, les Belges ont hérité d’un groupe regroupant l’Angleterre, Panama et la Tunisie. Martinez voulait attendre la confrontation amicale avec le Portugal, samedi, pour dévoiler ses choix. « Raisons tactiques », affirmait-il, une fois encore, comme celles qui auraient présidé à la mise à l’écart de Nainggolan – difficilement compréhensibles, d’ailleurs, puisque le profil, porté vers l’avant du joueur de l’AS Roma, n’aurait pas cadré avec le projet… offensif de l’entraîneur.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Le Français Gaël Monfils mène un set à zéro (7-6) face au numéro 9 mondial, David Goffin. Il joue sa place en huitièmes de finale.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Les résultats les plus marquants, vendredi 1er juin, qualificatifs pour les huitièmes de finale du tournoi parisien.
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Zverev vacille mais passe, Simon est éliminé…, les principaux résultats à Roland-Garros

Les résultats les plus marquants, vendredi 1er juin, qualificatifs pour les huitièmes de finale du tournoi parisien.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 14h41
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 16h25
   





                        


Les résultats les plus marquants, vendredi 1er juin, qualificatifs pour les huitièmes de finale de Roland-Garros.
Zverev s’en sort in extremis

Zverev a vacillé mais Zverev s'en est sorti face à Dzumhur (6/2 3/6 4/6 7/6 [3] 7/5) !! Après avoir sauvé une balle… https://t.co/X7Xt6hQtOd— francetvsport (@France tv sport)


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On a beau être la future star annoncée du tennis mondial, il faut mériter ce titre sur le court. Deux jours après avoir triomphé de Lajovic au terme d’un combat de cinq sets où il avait été malmené par le Serbe, Alexander « Sasha » Zverev a récidivé vendredi 1er juin. Après avoir sauvé une balle de match sur son service, l’Allemand s’impose au forceps face au jeune Bosnien Damir Dzumhur (6-2, 3-6, 4-6, 7-6 [7-3], 7-5).
Simon n’a pas eu les armes

Kei Nishikori élimine Gilles Simon et file en huitièmes ! Le Français, trop juste physiquement, n'a rien pu faire f… https://t.co/shacqY6MbG— francetvsport (@France tv sport)


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Sur le papier, le combat s’annonçait déséquilibré entre Gilles Simon, 65e joueur mondial, et Kei Nishikori (21e). Et le Français s’est montré incapable de prendre le meilleur sur le Japonais, outsider du tournoi. « Il joue bien, il contrôle le jeu et il fait beaucoup courir, je n’ai pas eu beaucoup d’occasions, a regretté Simon. Et en plus, quand j’en ai eu, je n’ai pas réussi à les concrétiser. » Nishikori s’impose en trois sets (6-3, 6-1, 6-3) et pourrait retrouver Dominic Thiem en huitièmes de finale.
Verdasco efface Dimitrov

Sensation au troisième tour de Roland-Garros ! Verdasco, tête de série numéro 30, élimine Grigor Dimitrov en trois… https://t.co/DRFd8LgoyI— francetvsport (@France tv sport)


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Tête de série no 4, Grigor Dimitrov n’a pas pesé lourd face au spécialiste espagnol de la terre battue, Fernando Verdasco. Après un premier set accroché, le numéro 5 mondial a baissé le pied, handicapé par de nombreuses fautes directes. Le Bulgare n’est toujours pas parvenu à passer le troisième tour du tournoi parisien (en sept participations), et s’incline en trois sets (7-6 [7-4], 6-2, 6-4).
La numéro 4 mondiale, Elina Svitolina, éliminée
L’Ukrainienne Elina Svitoline, numéro 4 mondiale, a chuté vendredi dès le 3e tour devant la Roumaine Mihaela Buzarnescu, 33e mondiale, (6-3, 7-5). Après sa victoire à Rome, elle figurait pourtant parmi les prétendantes au titre à Paris.
Madison Keys trouve la clé contre Osaka
Dans ce duel de deux grands espoirs du tennis féminin mondial, l’Américaine Madison Keys a pris le dessus en deux sets contre la Japonaise Naomi Osaka (6-1, 7-6 [9-7]). Elle affrontera au prochain tour la joueuse victorieuse du match Buzarnescu-Svitolina.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Pour se faciliter l’existence, les stars du foot ont remis les clés de leur vie privée à des concierges de luxe. Leur rôle : être disponibles H24 afin de répondre à toutes sortes de demandes.
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Concierges de luxe : footballeurs assistés


                      Pour se faciliter l’existence, les stars du foot ont remis les clés de leur vie privée à des concierges de luxe. Leur rôle : être disponibles H24 afin de répondre à toutes sortes de demandes.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 14h40
    |

                            Michel Dalloni








                              

                        

Autrefois, le concierge était dans l’escalier, à traquer les locataires indélicats, ou figé au garde-à-vous dans un hôtel multi­étoilé, prêt à satisfaire touristes en goguette et hommes d’affaires à mallette. Aujourd’hui, il est dans les tribunes, où il veille sur ses clients gambadant en short et crampons. Et s’il vit toujours en loge, celle-ci est désormais présidentielle. C’est que le métier a changé. La bignole à bigoudis et l’homme aux clés d’or ont viré ange gardien en costume cintré. Le luxe est passé par là. Le football et ses champions aux salaires mirobolants aussi.
Maintenant que les dieux du stade sont (presque) aussi riches que les capitaines d’industrie, les magnats ou les fonds souverains qui les achètent, les emploient et les revendent à loisir, ils ont adopté leur mode de vie. Et recourent à un concierge particulier, histoire de ne pas se compliquer l’existence. Une mode venue des Etats-Unis, importée en France dès 2003 par Zakary Chanou, 44 ans. Avec Ultimate Luxury, Lifestyle and Concierge for You and Only You, abrégée en UUU (prononcer « you you you »), il entendait « apporter l’art de vivre et l’excellence à la française » à une clientèle VIP où se mêlent banquiers d’affaires, patrons du CAC 40, jet-setteurs, starlettes et, depuis 2010, quantité de footballeurs (n’insistez pas, on ne donnera pas de noms). Il a fait école.
Un secteur rentable
Ces services d’élite, personnalisés, sont disponibles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, sur terre, sur mer et dans les airs. Parfois, nos champions se les offrent, mais souvent ils leur sont offerts. Les clubs sont prêts à tout pour les contenter. Rien ne doit les exaspérer. Pas plus les vicissitudes du quotidien que le souci du lendemain. Or, expliquait ­Zakary Chanou lors du lancement de sa division sport, baptisée Ultimate Player, « une étude a révélé que 74 % des sportifs de haut niveau se reposaient sur leur entourage professionnel ou privé pour l’organisation de prestations...




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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Avec l’expérimenté Jose Pekerman, la Colombie de Radamel Falcao et James Rodriguez espère rééditer son beau Mondial 2014. Le groupe H, avec le Japon, la Pologne et le Sénégal, est à sa portée.
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Tout savoir sur la Colombie à la Coupe du monde 2018 de football

Avec l’expérimenté Jose Pekerman, la Colombie de Radamel Falcao et James Rodriguez espère rééditer son beau Mondial 2014. Le groupe H, avec le Japon, la Pologne et le Sénégal, est à sa portée.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 14h00
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


Calendrier :
19 juin : Colombie-Japon (14 heures, à Saransk)
24 juin : Pologne-Colombie (20 heures à Kazan)
28 juin : Sénégal-Colombie (16 heures, à Samara)
Heure française.
Historique en Coupe du monde :
Sixième participation, meilleur résultat quart de finaliste en 2014.
Leur petit nom : 
« Los Cafeteros », les Cafetiers.
L’équipe qui devrait jouer
David Ospina – Santiago Arias, Davinson Sanchez, Yerry Mina, Frank Fabra – James Rodriguez, Carlos Sanchez, Abel Aguilar, Juan Guillermo Cuadrado – Radamel Falcao, Carlos Bacca.
Le sélectionneur
Jose Pekerman, 68 ans. Cet Argentin a longtemps dirigé les sélections de jeunes dans son pays. En 2006, il dirige l’Albiceleste lors de la Coupe du monde (élimination contre l’Allemagne en quarts de finale). Il est en poste en Colombie depuis 2012.
Bilan de compétences
Pourquoi postulez-vous à cette Coupe du monde ? « Comme à chaque fois depuis quatre ans en compétition internationale, j’arrive au meilleur de ma forme. En toute logique, je devrais faire encore mieux que les quarts de finale en 2014 et, enfin, prouver qu’une autre équipe sud-américaine peut devenir grand patron du football mondial. »
De quelle expérience pouvez-vous vous prévaloir ? « Donc, j’ai été quart de finaliste de la Coupe du monde en 2014 [c’est surligné sur le CV], troisième de la Copa America en 2016 et, malgré une campagne de qualifications limite, j’ai gardé la tête hors de l’eau dans une zone géographique à la compétition acharnée. »
Si vous deviez nous donner trois qualités ? « Mes deux stars n’ont jamais autant brillé : Falcao est revenu de sa grave blessure pour redevenir l’attaquant qu’il était, et James Rodriguez est le meilleur buteur du dernier Mondial [aussi surligné]. J’ai une foule d’attaquants aussi complémentaires et interchangeables qu’efficaces [Zapata, Muriel, Bacca] et une défense fortifiée par l’émergence de jeunes joueurs évoluant au plus haut niveau en Europe [Sanchez à Tottenham et Mina au FC Barcelone]. »
Et trois défauts ? « Un jeu parfois un peu stéréotypé et prévisible, mon coach et sa tactique étant les mêmes depuis 2012 ; une certaine fébrilité au poste de gardien, mon titulaire, David Ospina, étant remplaçant en club [Arsenal]. On n’a pas la chance de toujours sortir un René Higuita de sa manche. Et je n’arrive pas en pleine confiance, n’ayant gagné qu’un seul de mes six derniers matches avant les rencontres préparatoires. Sauf que c’était face à la France. »
Radamel Falcao en cinq dates

   


1510 : les conquistadores fondent Santa María La Antigua del Darien, une des premières villes coloniales en Amérique, dans l’ouest actuel de la Colombie. Elle servira de base pour l’évangélisation du pays, dont 92 % de la population se dit catholique cinq siècles plus tard. Parmi eux, Radamel Falcao, auteur de la phrase mythique : « Mon plus beau but a été de connaître Jésus-Christ. »
1978 : le Brésilien Falcao, considéré comme un des meilleurs milieux du monde, n’est pas convoqué pour la Coupe du monde. Une embrouille avec son sélectionneur. Effondré de voir son idole sur la touche, Radamel García lui rend hommage en donnant son nom à son fils, né huit ans plus tard.
1999 : Falcao devient le plus jeune joueur à débuter un match professionnel colombien avec l’équipe des Lanceros Boyacá. Il a treize ans et 112 jours.
22 janvier 2014 : l’AS Monaco se mesure à l’équipe de CFA de Chasselay. Des amateurs contre des milliardaires, la beauté de la Coupe de France. Sauf pour le Colombien. Falcao est taclé par-derrière par un certain Soner Ertek dans la surface de réparation. L’arbitre dit de continuer à jouer, mais le Colombien ne se relèvera pas. Bilan : rupture des ligaments croisés, six mois de convalescence et pas de Coupe du monde. Puis, un long trou d’air footballistique sur les pelouses anglaises.
10 décembre 2016 : on ne confirme jamais mieux une résurrection qu’en infligeant une humiliation. A Bordeaux, Falcao marque son premier triplé en quatre ans. En route vers le titre de champion avec Monaco, Falcao plante trente buts pour la première fois depuis 2012.
Figurez-vous Arsène…
… que le fantasque gardien René Higuita n’est pas vraiment l’inventeur du « coup du scorpion », ce geste fabuleux sorti en amical contre l’Angleterre en 1995. En réalité, les premières traces remontent à 1934, avec l’attaquant paraguayen Arsenio Erico. Le compatriote d’Higuita, Victor-Hugo Aristizábal, l’avait aussi fait avant lui, en 1993, là aussi pour marquer, comme Ibrahimovic et notre Olivier Giroud national le feront après. Mais de mémoire, Higuita est le seul gardien à l’avoir fait, et surtout le seul à l’avoir fait avec autant de classe et de folie. D’où le surnom, « El Loco ».

Le jour où…
Un Colombien, par dépit, s’est assis sur le ballon en plein match.
Mars 1977. La Colombie, qui n’a, à l’époque, qu’un Mondial dans les jambes, affronte le fantastique Brésil de Zico, Rivelino, Sócrates en qualifications. Dans les gradins du Maracana, plus de 132 000 personnes assistent à une mise à mort : 6-0 pour le Brésil. Au bout du quatrième but, un missile de presque la moitié du terrain envoyé par le défenseur Marinho, c’en est trop pour l’attaquant colombien Eduardo Vilarete. Pendant que les Brésiliens célèbrent longuement, il s’assied tout aussi longuement sur le ballon dans le rond central.
Un geste de dépit, une reconnaissance de l’infériorité sportive alors que le match n’est pas fini. Il sera sifflé de longues années, par les publics colombien et brésilien, pour ce qui a été considéré comme un immense manque de respect. Lui plaide un acte irréfléchi mais assume. Vilarete aura le bonheur de marquer un but contre le Brésil quatre ans plus tard, et de se venger définitivement le 15 mai 1985 : pour un de ses derniers matchs internationaux, la Colombie bat pour la première fois de son histoire les Brésiliens.

Big data
6. En devenant le meilleur buteur de la Coupe du monde 2014, James Rodriguez est aussi devenu le meilleur buteur colombien de tous les temps dans la compétition, multipliant par trois les scores des anciens leadeurs, Bernardo Redin et l’immortel Adolfo « El Tren » Valencia (2 buts chacun).
Le Wiki de qui ?

   


Figure de la Colombie période narcofutbol, j’ai disputé trois Coupes du monde et laissé un bon souvenir à Naples, époque Cannavaro et Boghossian, aux Corinthians, époque Vampeta et Gamarra, et à l’America Cali, époque où mon président était le trafiquant qui avait repris le business de Pablo Escobar après sa mort.
Plateau télé
On va oublier la bandeja paisa, parce qu’on ne veut pas tomber dans un sommeil digestif dès la 23e minute. Pour rester vif, « l’apéro-arepa », à base de pain de maïs et de sauce piquante, est recommandé. Avec quelques Aguilas achetées dans la tiendita d’en bas à la mi-temps.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Placé dans un groupe H équilibré, le Japon, qui s’est séparé de Vahid Halilhodzic juste avant le Mondial, aura du mal à se qualifier. Ses stars, Kagawa et Okazaki, ont pris de l’âge.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Tout savoir sur le Japon à la Coupe du monde de football

Placé dans un groupe H équilibré, le Japon, qui s’est séparé de Vahid Halilhodzic juste avant le Mondial, aura du mal à se qualifier. Ses stars, Kagawa et Okazaki, ont pris de l’âge.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 14h00
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


Calendrier
19 juin : Japon-Colombie (14 heures, à Saransk)
24 juin : Japon-Sénégal (17 heures, à Kazan)
28 juin : Japon-Pologne (16 heures, à Volgograd)
Heure française
Historique en Coupe du monde
Sixième participation, meilleur résultat : huitième de finale en 2002 et en 2010.
Leur petit nom
Les Samouraïs bleus
L’équipe qui devrait jouer
Eiji Kawashima – Hiroki Sakai, Maya Yoshida, Gen Shoji, Yuto Nagatomo – Kazuki Nagasawa – Keisuke Honda, Genki Haraguchi, Hotaru Yamaguchi, Shinji Kagawa – Shinji Okazaki
Le sélectionneur
Akira Nishino, 63 ans. Cet ancien international a remplacé Vahid Halilhodžić (qui avait qualifié le Japon) en avril. Vahid l’a mal pris et a porté plainte. Nishino a toujours entraîné dans son pays (Osaka, Kobe, Nagoya).
Bilan de compétences
Pourquoi postulez-vous à cette Coupe du monde ? « Parce que depuis 1998, nous alternons entre élimination au premier tour et huitième de finale. Or, nous étions sortis dès les poules, il y a quatre ans au Brésil. Logiquement, le tableau final nous attend. »
De quelle expérience pouvez-vous vous prévaloir ? « On a eu du retard à l’allumage mais depuis notre première apparition en Coupe du monde, en 1998, nous n’avons pas manqué une seule édition. Nous sommes la référence asiatique en matière de football, un point c’est tout. »
Si vous deviez vous donner trois qualités ? « Notre expérience : six joueurs présents en Russie affichent au moins 80 sélections. L’équipe peut se prévaloir d’un joueur de haut niveau à chaque ligne : Nagamoto, Kagawa ou Okazaki, pour ne citer qu’eux, ont fait leurs preuves en Europe. On compte enfin sur Sakai dans le couloir droit, en pleine bourre après sa belle saison avec Marseille. »
Et trois défauts ? « On a la fâcheuse tendance à ne pas sortir de groupe réputé “à notre portée”. Il y a quatre ans, contre la Colombie, la Grèce et la Côte d’Ivoire, nous n’avions pris qu’un point. Un changement de sélectionneur à quelques mois d’une Coupe du monde n’est jamais bon signe. Enfin, Shinji Okazaki n’a inscrit qu’une quinzaine de buts avec Leicester ces trois dernières années. »
Shinji Okazaki en cinq dates
1986 : Shinji Okazaki voit le jour à Takarazuka, la même année que Yuto Nagatomo et Keizuke Honda, soit les trois Nippons les plus capés encore en activité. Huit mois plus tard, naissance de Jamie Vardy.
2008 : le buteur du club du Shimizu S-Pulse est appelé pour la première fois en sélection nationale. Jamie Vardy intègre l’équipe première des Stocksbridge Park Steels, au septième échelon du football anglais.
2011 : Okazaki signe au VFB Stuttgart. Jamie Vardy est repéré par Fleetwod Town, qui monte en cinquième division anglaise.

2015 : Leicester casse sa tirelire au mercato d’été et s’attache les services de l’attaquant japonais pour onze millions d’euros, faisant alors d’Okazaki l’achat le plus onéreux de l’histoire du club. Il retrouve à la pointe de l’attaque Jamie Vardy, qui vient de contribuer largement au maintien de Leicester en Premier League.
2016 : Une saison plus tard, le duo d’attaque de Leicester, alimenté par Ryad Mahrez, accomplit l’exploit de la décennie dans le football européen en remportant la Premier League.
Figurez-vous Arsène
… que Keisuke Honda est propriétaire d’un club de football. En juin 2015, l’ancien milieu de terrain du Milan AC a acheté avec ses deux frères — Hiroyuki et Youji — 49 % du SV Horn, club d’une petite ville d’Autriche. A l’époque, ils croyaient dur comme fer à l’objectif Ligue des champions en 2020. Aujourd’hui, le SV Horn n’évolue qu’en troisième division autrichienne.
Le jour où…
Le Japon a joué en Corée du Nord. Drôle d’accueil pour un match sans enjeu. Le 15 novembre 2011, la Corée du Nord reçoit le Japon, déjà qualifié pour le tour suivant, dans le cadre des qualifications asiatiques pour le Mondial 2014. Dès leur arrivée à l’aéroport de Pyongyang, les Nippons comprennent qu’ils ne sont pas vraiment les bienvenus : contrôle d’identité de quatre heures, confiscation des biens particulièrement sensibles (bananes, soupes instantanées, chewing-gum) et sermon au moindre sourire de la délégation.
Il s’agit de la première opposition entre les deux équipes en terre nord-coréenne depuis près de vingt-deux ans. La Corée demande toujours réparation à son colonisateur lors de la seconde guerre mondiale, et le Japon n’entretient pas de relations diplomatiques avec la partie nord de la péninsule. L’hostilité des officiels et du public, dont les sifflets ont couvert l’hymne nippon, s’est finalement révélée efficace : leurs protégés se sont imposés 1-0.
Big Data
60. Le Japon n’occupe que le 60e rang du classement FIFA. Jamais les Nippons n’ont été aussi loin dans la hiérarchie depuis l’introduction de ce système, en 1993.
Le wiki de qui ?

   


Parmi les joueurs japonais les plus célèbres hors des frontières nationales, j’ai été élu meilleur joueur du championnat écossais. Les amateurs du jeu vidéo PES me connaissent pour les qualités plutôt favorables dont m’ont doté les développeurs.
Plateau télé
Point d’originalité mais difficile d’envisager un match des Samouraïs bleus sans un petit verre de nihonshu, plus souvent appelé « saké ». Les rencontres du groupe H seront aussi l’occasion de découvrir les happōshu, des bières locales qui surprendront plus d’un amateur de mousse par leur faible concentration en malt (pas plus de 25 %).
Dans l’assiette, on ne présente plus les yakitori, des petites brochettes de poulet grillé, que vous n’aurez pas de mal à trouver près de chez vous. Elles s’accompagneront parfaitement de quelques nikuman, des brioches à la farce de porc ou de bœuf haché.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Avec l’ancien Parisien Aliou Cissé à sa tête et un Sadio Mané en feu, le Sénégal peut espérer passer le premier tour du Mondial, placé dans la poule H avec la Pologne, le Japon et la Colombie.
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Tout savoir sur le Sénégal à la Coupe du monde de football

Avec l’ancien Parisien Aliou Cissé à sa tête et un Sadio Mané en feu, le Sénégal peut espérer passer le premier tour du Mondial, placé dans la poule H avec la Pologne, le Japon et la Colombie.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 14h00
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Calendrier 
19 juin : Pologne-Sénégal (17 heures, à Moscou)
24 juin : Japon-Sénégal (17 heures, à Ekaterinbourg)
28 juin : Sénégal-Colombie (16 heures, à Samara)
Heure française
Historique en Coupe du monde 
Deuxième participation, quart-de-finaliste en 2002
Leur petit nom
Les Lions de la Teranga
L’équipe qui devrait jouer
Abdoulaye Diallo – Youssouf Sabaly, Kalidou Koulibaly, Salif Sané, Saliou Ciss – Keita Baldé, Cheickh Ndoye (cap.), Idrissa Gueye, Sadio Mané – Diafra Sakho, Moussa Sow
Le sélectionneur 
Aliou Cissé, 42 ans. L’ancien défenseur du PSG était le capitaine du Sénégal en 2002 (avec le succès que l’on connaît). Sélectionneur depuis 2015, il a permis à son pays de se qualifier en sortant d’un groupe très relevé où figuraient le Ghana, l’Algérie et l’Afrique du Sud.
Bilan de compétences
Pourquoi postulez-vous à cette Coupe du monde ? « J’ai survécu à l’enfer des qualifications de la zone Afrique, ce qui est autre chose que celles de la Concacaf, si vous me permettez. »
De quelle expérience pouvez-vous vous prévaloir ? « Je suis un des trois candidats africains à pouvoir me prévaloir d’un quart de finale en Coupe du monde. »

Si vous deviez nous donner trois qualités ? « Sadio Mané, ma jeunesse et Habib Beye, le meilleur consultant télé actuel. Je sais, il ne sera pas en Russie. »
Et trois défauts ? « Mon avant-centre est aussi celui de Rennes, mon manque d’expérience et les éventuelles manifestations de racisme d’une partie du public russe. »
Sadio Mané en cinq dates
2007 : A 15 ans, Mané fuit Sédhoui (en Casamance) pour Dakar. Son père, imam, refuse de voir son fils embrasser une carrière de footballeur professionnel. Après une semaine de fugue, l’adolescent est ramené au village par ses parents.
14 janvier 2012 : Le FC Metz a peut-être raté Michel Platini (la faute à un test à l’effort raté), mais pas Sadio Mané. Le Sénégalais débute avec les Grenats lors d’une défaite à domicile contre Bastia en Ligue 2.
Août 2012 : Révélation du tournoi olympique avec le Sénégal, Mané signe au Red Bull Salzbourg pour 4 millions d’euros. « Marseille, Lille et Bordeaux s’étaient renseignés, malheureusement la frilosité des clubs français en a décidé autrement », expliquera son agent Thierno Seydi. 
16 mai 2015 : Sous les couleurs de Southampton, le Sénégalais inscrit le triplé le plus rapide de l’histoire de la Premier League face à Aston Villa : trois buts en deux minutes et cinquante-six secondes.
28 juin 2016 : Mané s’engage avec Liverpool pour 41 millions d’euros. Il est à l’époque le transfert le plus élevé des Reds derrière Andy Carroll. Oui, l’homme au catogan. Deux ans plus tard, il justifie son transfert par une saison extraordinaire aux côtés de Mohamed Salah, qui s’achève avec un but en finale de la Ligue des champions.
Figurez-vous Arsène…
… que le très prometteur Ismaïla Sarr a signé l’été dernier dans un club… qu’il ne connaissait pas. Transféré de Metz au Stade rennais pour 17 millions d’euros, l’attaquant a un peu séché lors de sa présentation quand il a été interrogé sur son nouveau club. Résumé de l’échange entre les journalistes et le Sénégalais : « — Vous connaissiez le Stade rennais avant de signer ? — Non. — Pas un souvenir ? — J’ai joué contre eux. — Vous aviez fait mal à la défense rennaise, pourtant… — Je ne sais pas ! » C’est tout de même étonnant Arsène, non ?
Le jour où…
Un futur patineur artistique a mis fin à l’épopée du Sénégal. De la Coupe du monde 2002 des Lions de la Teranga, on connaît les entraînements sur la plage avec le regretté Bruno Metsu, le but de Papa Bouba Biop face aux Bleus, le doublé d’Henri Camara contre la Suède du tout jeune Zlatan Ibrahimovic. Et puis il y a eu cette défaite rageante face à la Turquie aux portes de la demi-finale.
Sorti du banc de touche, Ilhan Mansiz marque le but en or à la 94e minute, qui qualifie son pays. L’attaquant de Besiktas inscrira aussi un doublé lors de la petite finale contre la Corée du Sud. En 2006, il raccroche les crampons en raison d’une blessure au genou. Mais sa carrière sportive n’est pas finie pour autant.
Un an plus tard, Mansiz participe à l’émission « Stars On Ice » dans son pays. Une double révélation : le footballeur rencontre sa future femme, l’ancienne patineuse slovaque Olga Bestandigova, et se prend de passion pour le patinage artistique. Ilhan et Olga rêvent de participer aux JO d’hiver pour la Turquie dans l’épreuve du couple (à lire, cet article de So Foot sur cette improbable reconversion). Malheureusement, malgré des années d’entraînements intensifs, ils ne parviendront pas à se qualifier pour les Jeux de Sotchi en 2012. Depuis, l’ancien footballeur tente de percer comme golfeur.

   


Big data
10. C’est le nombre de buts inscrits par El-Hadji Diouf avec le RC Lens en 2001-2002. Il s’agit de la saison la plus prolifique de l’attaquant qui s’est autoproclamé « plus grand sportif sénégalais de tous les temps ». 
Le wiki de qui ?

   


Défenseur, je suis né à Dakar, je signe à Marseille à l’été 1999 avant d’être transféré quinze jours plus tard à Rennes. J’ai fini ma carrière en D2 anglaise à Doncaster aux côtés de Habib Beye et d’El-Hadji Diouf.
Plateau télé
On la joue classique avec une assiette mixte composée de croquettes de morue et bananes plantain. Pour boire, on se laissera tenter par une Gazelle, la bière locale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Glik, Blaszczykowski, Lewandowski : sur le papier, la Pologne a la verticale la plus solide du groupe H, face au Sénégal, à la Colombie et au Japon. Ce qui tombe bien, pour un Mondial chez le rival russe.
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Tout savoir sur la Pologne à la Coupe du monde de football

Glik, Blaszczykowski, Lewandowski : sur le papier, la Pologne a la verticale la plus solide du groupe H, face au Sénégal, à la Colombie et au Japon. Ce qui tombe bien, pour un Mondial chez le rival russe.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 14h00
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Calendrier
19 juin : Pologne-Sénégal (17 heures, à Moscou)
24 juin : Pologne-Colombie (20 heures, à Kazan)
28 juin : Pologne-Japon (16 heures, à Volgograd)
Heure française
Historique en Coupe du monde
Huitième participation à une phase finale. Meilleur résultat : 3e en 1974 et en 1982.
Leur petit nom
Le très prosaïque Bialo-Czerwoni (Blanc et Rouge) ou la classique référence au blason, Biale Orly (les Aigles blancs).
L’équipe qui devrait jouer
Wojciech Szczesny – Lukasz Piszczek, Kamil Glik, Michal Pazdan – Jakub Błaszczykowski, Karol Linetty, Grzegorz Krychowiak, Maciej Rybus – Piotr Zielinski, Robert Lewandowski, Kamil Grosicki.
Le sélectionneur
Adam Nawalka, 60 ans, en poste depuis octobre 2013. Cet ancien international à la fin des années 1970 a toujours entraîné dans son pays. Le 11 octobre 2014, il devient le premier sélectionneur polonais à battre le grand voisin, l’Allemagne, lors des éliminatoires de l’Euro 2016.
Bilan de compétences
Pourquoi postulez-vous à cette Coupe du monde ? « J’ai déjà disputé deux demi-finales, mais la dernière commence à dater (1982) alors j’aimerais bien retrouver le dernier carré. Et puis l’idée de briller chez mon rival russe n’est pas faite pour me déplaire. »
De quelle expérience pouvez-vous vous prévaloir ? « Je viens de réaliser ma meilleure performance dans une grande compétition depuis bien longtemps en France. Je n’ai été éliminé qu’aux tirs au but par le champion d’Europe portugais en quarts de finale. »

Si vous deviez vous donner trois qualités ? « J’ai une équipe complète avec au moins un talent par ligne. Je possède par exemple, pas besoin de le nommer, l’un des meilleurs buteurs au monde, joueur emblématique du Bayern que tous les grands clubs s’arrachent. A l’arrière, je m’appuie sur “l’Assassin” du Rocher, alias Kamil Glik. Au milieu, je peux compter sur un très bon joueur dont le nom rapporte gros au Scrabble, Jakub Błaszczykowski. »
Et trois défauts ? « J’ai deux gardiens assez irréguliers, dont l’un est remplaçant à la Juventus et l’autre titulaire dans une équipe modeste (Swansea). Je n’ai plus franchi le premier tour d’un Mondial depuis 1986 et mon meilleur joueur n’a encore jamais disputé cette compétition. »
Robert Lewandowski en cinq dates
1988 : Pendant que Solidarnosc multiplie les grèves, un autre événement marquant, plus discret, se produit : la naissance du futur meilleur buteur polonais.
2006 : Pour 5 000 zlotys (1 200 euros), il est acheté par le Znicz Pruszkow, où il effectue ses débuts professionnels en deuxième division polonaise.
2010 : Il renforce la colonie polonaise de Dortmund (Blaszczykowski et Piszczek) et évolue quatre saisons sous les ordres de Jurgen Klopp. De quoi progresser.
2013 : En demi-finales de Ligue des champions, il inscrit un retentissant quadruplé contre le Real Madrid. Il rejoint ainsi Puskas, le dernier à avoir réussi pareil exploit dans un match du dernier carré.
2017 : Grâce à un triplé contre l’Arménie en éliminatoires, il supplante Wlodzimierz Lubanski en tant que meilleur buteur de l’histoire de la sélection polonaise. Il en est désormais à 52 buts.
Figurez-vous Arsène
… que le gardien Wojciech Szczesny a été danseur de ballet lorsqu’il était enfant. Il a aussi été lanceur de javelot mais c’est moins surprenant vu son gabarit. D’ailleurs, l’ex-Gunner avait été le plus à l’aise des quatre joueurs d’Arsenal choisis pour tourner une publicité pour un constructeur automobile avec des danseuses de l’English National Ballet.
Le jour où…
La Pologne a privé l’Angleterre de Coupe du monde à Wembley. Vingt ans après la correction historique infligée aux Anglais par les Hongrois (6-3), Wembley allait être le théâtre d’un autre drame. Ce 17 octobre 1973, dans le rôle des victimes, toujours les inventeurs du football, dans celui des bourreaux, les talentueux footballeurs polonais. En jeu, une place en Coupe du monde en Allemagne l’année suivante.
L’Angleterre doit absolument l’emporter. De son côté, la Pologne, qui vient d’être sacrée championne olympique à Munich, peut se contenter d’un match nul. A l’aller, les Anglais ont chuté 2-0. Ils sont bien décidés à prendre leur revanche. Pensez, les champions du monde 1966 n’ont jamais manqué un Mondial. Comment imaginez qu’une sélection qui n’a jusqu’alors disputé qu’une Coupe du monde (8e en 1938) puisse les éliminer ?

Grâce notamment au gardien Jan Tomaszewski, traité de clown avant le match par Brian Clough, la Pologne repart avec le match nul (1-1). Le séisme est total. En Allemagne, la bande de Lato, Deyna ou Szarmach confirme en prenant la troisième place de la Coupe du monde, en battant le Brésil.
Big data
5. La Pologne détient avec la Suisse le record du plus grand nombre de buts marqués lors d’une défaite en Coupe du monde. En 1938, les Polonais avaient perdu 6-5 face au Brésil.
Le wiki de qui ?

   


J’ai connu des années fastes au Polonia Varsovie et au Panathinaïkos avant de décliner brusquement à partir de 2005. Lors du Mondial 2002, j’ai marqué le premier but de la seule victoire de la Pologne contre les Etats-Unis (3-1). Naturalisé, j’étais la principale arme offensive de la sélection entre 2000 et 2004.
Plateau télé
Pour une ambiance festive ou consolatrice, c’est selon, vous avez le choix entre quatre-vingts types différents de vodka, parfaits pour accompagner les excellents pierogis, de grosses ravioles fourrées aux pommes de terre et fromage blanc ou aux choux. En dessert, vous avez la version sucrée des pierogis ou alors les chrusty, des beignets du carnaval qui ressemblent aux bugnes lyonnaises. Pour les inconscients, il est toujours possible de s’offrir un shot, mais vraiment pas plus, de Spirytus Rektyfikowany, un alcool rectifié qui atteint 95 degrés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Depuis le 25 mai, une longue liste de mesures de sécurité et de restrictions a été mise en place dans les régions qui accueillent l’événement sportif.
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Coupe du monde 2018 : en « régime spécial », les villes russes frappées par des restrictions tous azimuts

Depuis le 25 mai, une longue liste de mesures de sécurité et de restrictions a été mise en place dans les régions qui accueillent l’événement sportif.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 11h53
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



   


Un petit air festif se répand en Russie qui s’apprête à accueillir sur son sol, du 14 juin au 15 juillet, la première Coupe du monde de football de son histoire. L’enjeu n’est pas mince et rappelle à certains un peu de l’effervescence qui s’était emparée du pays à l’époque soviétique, lorsque en 1980, quoique boycottés, les premiers Jeux Olympiques d’été y avaient été organisés.
Les onze villes russes sélectionnées pour accueillir les matches – et les supporteurs – se parent ainsi de fresques à la gloire du ballon rond mais aussi d’affiches publicitaires (« Tu es dans le jeu ! »), sponsorisées par des banques. Un peu moins joyeux, toutefois, est le « régime spécial » sous lequel elles viennent d’être placées sur décret de Vladimir Poutine.
Couplé avec une loi préparée très en amont, l’oukase signé le 9 mai par le chef du Kremlin a donné le coup d’envoi pour la mise en œuvre, qui a débuté le 25 mai et pour une période susceptible de se poursuivre jusqu’au 25 juillet, de toute une série d’interdictions. Pêle-mêle : restriction des entrées de séjour temporaire et/ou de résidence (les travailleurs migrants d’Asie centrale sont particulièrement concernés) ; suppression de toute manifestation ou événement sur la voie publique (en dehors du sport) ; limitation du transport aérien, routier ou maritime dans certaines zones (à l’exclusion des lignes régulières, les bus ne peuvent ainsi plus pénétrer dans les onze villes hôtes sauf à être équipés du « Glonass », le système de navigation satellitaire russe).
« Comment va changer la vie des Russes pendant la Coupe du monde ? Tout sera interdit. Ni manifestation ni vodka »
Il faut y ajouter l’éradication des chiens et des chats errants ; la mise à l’arrêt forcée de toute activité « polluante » dans un rayon de 100 kilomètres pour des centaines de sites industriels, raffineries, usines chimiques ou d’armement ; la mise en place d’unités spéciales, en relation avec le ministère de la défense, chargées d’abattre n’importe quel drone en approche autour des stades ; ou bien encore, ce curieux message, déjà audible dans le train rapide entre Moscou et Saint-Pétersbourg, selon lequel « la circulation des armes, munitions, explosifs et autres agents spéciaux ou toxiques » est prohibée.

   


« Les criquets n’arriveront pas jusqu’aux terrains de foot », a rassuré, pour sa part, le ministère de l’Agriculture, cité par le journal Novaïa Gazeta, après une alerte à l’invasion de ces insectes dans certaines régions du pays, ou l’état d’urgence a été déclaré. A Volgograd, dans un rayon de quinze kilomètres autour du stade, le territoire a été traité pour repousser les assauts redoutés de moustiques. Selon l’équipe locale de l’opposant Alexeï Navalny, dans la région de Saratov, le niveau de la Volga aurait même été abaissé de trois mètres afin d’assécher des marécages et d’empêcher ainsi la reproduction des moustiques. Au risque de menacer les récoltes.
La vente de boissons alcoolisées sera encadrée
Pas de microbes non plus : deux semaines avant le début des événements, les cuisiniers aux fourneaux devront passer des tests sanitaires, et les quinze mille bénévoles mobilisés être à jour de vaccins. Plus classiquement, la vente de boissons alcoolisées sera encadrée et le prix des loyers et cessions immobilières a flambé. En principe, cependant, les tarifs des nuitées d’hôtel sont plafonnés : 50 euros maximum pour les établissements non cotés, 100 euros pour un deux-étoiles, et jusqu’à 8 000 euros pour les palaces de grand luxe. Enfin, tout contrevenant aux règles s’exposera à des pénalités douloureuses, surtout s’il revend à la sauvette un précieux billet de match…

        Lire aussi :
         

                Tout savoir sur la Russie à la Coupe du monde 2018 de football



« Comment va changer la vie des Russes pendant la Coupe du monde ? Tout sera interdit. Ni manifestation ni vodka, prévenait, il y a quelques semaines, le quotidien Moskovski Komsomolets. Les lecteurs les plus âgés se rappellent bien les JO d’il y a trente-huit ans, lorsque les rues étaient vides, les magasins remplis, les policiers polis et personne en état d’ivresse. » Le journal soulignait, cependant, l’introduction d’une nouveauté : les supporteurs violents, étrangers ou non, sont bannis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Mediapro et le groupe Prisa se sont livrés à une sévère bataille pour les droits d’exploitation de la Liga espagnole, entre 2007 et 2015.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le président de Mediapro, Jaume Roures, trublion assumé des droits de diffusion du football en Espagne

Mediapro et le groupe Prisa se sont livrés à une sévère bataille pour les droits d’exploitation de la Liga espagnole, entre 2007 et 2015.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 11h48
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



                                


                            

Le groupe espagnol qui a remporté mercredi 30 mai les droits de la Ligue française est un géant espagnol de l’audiovisuel aux casquettes multiples. Il produit des films, des séries et des programmes de télévision. Il se charge de la retransmission des principaux grands événements comme des séances parlementaires, et détient l’essentiel des droits de diffusion du football en Espagne. Son nom est surtout associé à la « guerre du football » qui l’a opposé au groupe Prisa, le géant de la communication (actionnaire minoritaire du Monde), autour des droits d’exploitation de la Liga, entre 2007 et 2015, et sur laquelle les tribunaux continuent régulièrement de se prononcer.

En 2006, Prisa avait signé un accord avec Mediapro pour se partager les droits de diffusion du football. Mais un an plus tard, le groupe – éditeur du quotidien El Pais et alors propriétaire de Digital Plus, aussi appelé « Canal+ Espagne » –, par le biais de la société Sogecable, accuse Mediapro et son président, Jaume Roures, d’avoir rompu le contrat qui les unit en allant négocier, avec plusieurs clubs individuellement, l’achat des droits de retransmission de leurs matchs au prix fort. Sogecable demande 300 millions d’euros de dédommagement à Mediapro pour la retransmission des matchs et obtient de la justice que soient temporairement suspendus ses droits de diffusion.
Condamné en première instance à payer 100 millions d’euros, Mediapro est placé sous redressement judiciaire entre 2010 et 2011. Le groupe sort de cette procédure grâce à la variété de ses activités et obtient en février, au terme d’un marathon judiciaire, une division par dix des dédommagements à payer à Prisa.
« Jaume Roures est un intermédiaire qui se consacre à acheter les droits avec pour objectif de les revendre à prix d’or aux télévisions : c’est un spéculateur, résume avec sévérité une source du groupe Prisa qui préfère rester anonyme. Son entrée dans la Liga a...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Le groupe espagnol espère lancer une chaîne et conquérir 3,5 millions d’abonnés à 25 euros par mois.
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édition abonné


Mediapro veut faire « grandir » le foot en France

Le groupe espagnol espère lancer une chaîne et conquérir 3,5 millions d’abonnés à 25 euros par mois.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 11h01
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                            Yassine El Azzaz et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            

« Nous sommes là pour faire grandir le foot en France, a d’emblée lancé, jeudi 31 mai, Jaume Roures, l’emblématique président catalan de Mediapro, le groupe inconnu qui vient de rafler les droits de la Ligue 1. Il n’y a aucune raison que le football français soit le dernier en Europe et n’atteigne pas les niveaux de l’Espagne ou l’Italie, en fréquentation ou en poids économique. »

Devant un parterre de journalistes très curieux – voire sceptiques – le groupe audiovisuel venu d’Espagne a déroulé une stratégie claire : alors que tous anticipaient que Mediapro souhaite revendre certains des lots de matches de championnat qu’il a acquis, M. Roures a assuré que ce n’était pas son intention, sans pour autant l’exclure totalement. « Notre but, comme en Espagne, c’est de créer nous-mêmes une chaîne 100 % foot et de la faire distribuer par tous les opérateurs possibles », a expliqué le patron, citant Orange, Altice ou le rival Canal+. Et, pourquoi pas les grandes plateformes numériques comme Google, Facebook ou Amazon, qui s’intéressent de plus en plus au sport.
Le point le plus délicat de la démonstration est la rentabilité du modèle : M. Roures a présenté son calcul. « Si on divise 800 millions d’euros, le prix que nous avons payé, par 3 à 3,5 millions, le nombre de fans de football en France, on obtient un prix de 25 euros par mois, environ. » Mediapro a ensuite projeté de pouvoir faire grandir la base de fans à 5 millions, par exemple, ce qui ferait mécaniquement baisser le prix de l’abonnement (à 16 euros/mois). Mais il a insisté : « 25 euros par mois, ce n’est pas cher. »
Diplomate vis-à-vis des acteurs français
Cette hypothèse d’un abonnement à 25 euros suscite une part d’incrédulité car elle est décalée par rapport au marché français actuel : BeinSports coûte 15 euros par mois, pour une bonne part de la Ligue 1, plus la Ligue des champions, les championnats espagnol, allemand et italien,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ A la surprise générale, le Français a annoncé qu’il quittait le Real Madrid. Une décision qui lui correspond.
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Zinédine Zidane, entraîneur libre

A la surprise générale, le Français a annoncé qu’il quittait le Real Madrid. Une décision qui lui correspond.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 10h09
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 10h26
    |

                            Alexandre Pedro








                        



                                


                            

Lors de son intronisation, le 4 janvier 2016, comme entraîneur du Real Madrid, Zinédine Zidane posait en famille, entouré de ses quatre enfants et de sa femme, Véronique. Au milieu de cette réunion de famille, Florentino Pérez s’était invité et affichait un sourire éclatant. Le président du club espagnol n’imaginait pas la suite : les trois victoires en Ligue des champions, les neuf titres remportés, cet amour de presque trois ans et une fin qu’il n’avait pas vu venir.
Même lieu (Valdebebas, siège du club, dans la grande banlieue de Madrid), même salle, autre ambiance : huit cent soixante-dix-neuf jours plus tard, Pérez a la larme menaçante. Et il en faut beaucoup pour faire pleurer un ancien ingénieur des ponts et chaussées, devenu entrepreneur milliardaire grâce au BTP. Mercredi, son « Zizou », son « Galactique » préféré, celui qu’il avait pris sous son aile depuis son retrait des terrains en 2006, est venu lui annoncer une « nouvelle totalement inattendue » : celle de son départ. Pérez a bien « tenté de le faire changer d’avis ». En vain. Aucune tempête sous un crâne chauve.

« J’ai pris la décision de ne pas continuer l’année prochaine », a déclaré le Français en introduction d’une conférence de presse annoncée à la dernière minute. Cinq jours plus tôt, Zidane (45 ans) remportait une troisième Ligue des champions à Kiev face à Liverpool. Il était au sommet, intouchable et respecté, mais lui a préféré dire stop. Le joueur maniait l’art du contre-pied sur les pelouses, l’entraîneur et le communicant aussi. Aux journalistes accourus en catastrophe, il a cité un besoin de changement « pour moi, pour tout le monde », évoqué en espagnol puis en français la nécessité pour les joueurs d’entendre « un autre discours », de découvrir « une autre méthode de travail ». 
Au moment de sceller son départ, il avait encore en tête cette défaite en Coupe du roi face à la modeste équipe de Leganés,...



                        

                        


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Finale de NBA entre les Golden State Warriors et les Cleveland Cavaliers : un acte IV un peu différent des précédents

Les meilleures équipes de la NBA se retrouvent pour la 4e fois consécutive en finale, un sommet qui sera passionnant mais pas forcément répétitif.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 01h02
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 07h27
    |

            Luc Vinogradoff








                        



NEVER CHANGE INTERNET!!! 😂😂😂 https://t.co/6bkMwVekqa— ACNeenan (@KaWhy Leonard)


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Retrouver les Golden State Warriors et les Cleveland Cavaliers à la fin de la saison de NBA est devenu tellement prévisible, tellement attendu, qu’un montage, flottant sur les réseaux, nous a paru bien résumer l’inévitabilité de cette finale.
Un anonyme internaute a eu la belle idée de refaire le générique de La Vie de Famille en substituant les joueurs des deux équipes à la famille Winslow et Steve Urkel. Ce petit clip transmet ce sentiment plaisant de sécurité et familiarité qu’il y a regarder une intro qu’on connaît déjà par cœur, les mêmes personnages qui font les mêmes gestes saison après saison, et c’est un sentiment qui colle parfaitement à l’immuable conclusion des playoffs de la NBA.
Les Cavaliers et les Warriors sont les premières franchises à s’affronter quatre fois de suite en finale dans l’histoire des quatre sports majeurs américains (basket, football américain, hockey, baseball). Avant même le début de la saison, les retrouvailles paraissaient inéluctables entre les Warriors, une des équipes les plus complètes et adroites au tir de tous les temps, et LeBron James, un des meilleurs joueurs de tous les temps.
L’acte I de la rivalité, en 2015, s’est soldé par la première victoire de Golden State en 40 ans (victoire 4 matchs à 2).L’acte II, en 2016, a été la vengeance légendaire de LeBron James et le premier titre de l’histoire des Cavaliers en 2016 (4-3).L’acte III, en 2017, a été la consolidation des Warriors comme l’équipe (impossible) à battre de la NBA (4-1).
On aurait pu considérer l’acte IV, qui commence à 3 heures (heure de Paris) dans la nuit de jeudi 31 mai au vendredi 1er juin, comme potentiellement répétitif, ou ennuyeux tellement le déséquilibre en faveur des Warriors est flagrant. Voici 5 raisons qui font que ça ne sera pas forcément le cas.
Les deux équipes ont été poussées à bout en playoffs

   


On a l’habitude de dire que les 82 matchs de la saison régulière n’ont aucune importance, que les meilleures équipes les jouent en trottinant dans le but de monter en puissance juste avant les playoffs. Cela avait été la stratégie des Warriors et des Cavaliers ces dernières années. Jusqu’en 2018, quand les premiers ont fini derrière les puissants Houston Rockets à l’Ouest, et les seconds à la 4e place de l’Est, avec le pire record (50 v-32 d) depuis le retour de LeBron James en 2014.
Pire, des playoffs en forme de marathon ont été éreintants pour l’une comme l’autre équipe. Les Warriors ont eu besoin de 17 matchs, dont un à élimination directe, pour éliminer les Rockets (4-3), les San Antonio Spurs (4-1) et les New Orleans Pelican (4-1). Les Cavaliers ont eu besoin de 18 matchs, dont deux à élimination directe, pour éliminer Boston (4-3), Toronto (4-0) et Indiana (4-3).
La donne est simple : plus vous jouez de matchs en playoffs, plus vous arrivez fatigués en finale, et plus l’équipe en face de vous a eu le temps de décortiquer vos tactiques, de trouver des parades à vos points forts et d’exploiter vos faiblesses.
En scrutant la longue série de Cleveland face à Boston, les Warriors ont confirmé que le meilleur moyen de battre les Cavaliers est (d’essayer) de neutraliser, ou a minima de fatiguer le plus possible LeBron, en pariant que ses shooters (Korver, J.R. Smith) ne soient pas au niveau. En regardant la longue série de Golden State face à Houston, les Cavaliers ont compris qu’isoler Kevin Durant, ralentir le jeu et attaquer d’entrée une équipe qui commence lentement ses matchs étaient leurs seules voies de salut. Les deux finalistes ne se sont jamais aussi bien connus.
LeBron n’a jamais aussi bien joué… mais il est un peu seul et très fatigué

   


Il n’y a plus de superlatif assez fort pour expliquer la domination individuelle de LeBron James. A 33 ans, quand la plupart des joueurs sont retraités ou un ersatz ce qu’ils furent, il a joué peut-être le meilleur basket de sa carrière pour sa 15e saison. Cleveland a avancé dans ses playoffs au rythme des performances de LeBron, condamné à porter son équipe comme Atlas porte la voûte céleste sur ses épaules.
En anglais, on dit d’un joueur qu’il est clutch quand il performe dans les moments où il est le plus attendu. LeBron James en est la personnification, lui qui a conduit son équipe à la victoire dans ses huit derniers matchs à élimination directe. Lors du match 7 contre les Boston Celtics en finale de conférence, il a été le meilleur marqueur (35), rebondeur (15), passeur (9), bloqueur (2) et tireur (12 sur 24). Il n’a jamais été remplacé pendant 48 minutes. L’accumulation des années de domination fait que le King possède désormais presque tous les records en playoffs. Un des rares qui lui échappe est pourtant le plus important : s’il a disputé neuf finales, dont huit consécutive, il n’a que trois victoires.
Le corollaire de ces stats démentielles est que LeBron James est de plus en plus usé. Il est celui qui a (on répète, à 33 ans) joué le plus de minutes cette saison (3 468), et en playoffs 743 de 864 minutes possibles. A plusieurs reprises ces dernières semaines, on l’a vu exténué ou, après le match, avec des énormes poches de glace sur ses genoux. L’avenir de Cleveland dépendra de combien de temps le corps de James tiendra.
Ses Cavaliers n’ont jamais été aussi mauvais

   


Si LeBron James est en surchauffe, c’est parce que le reste de l’effectif de Cleveland n’irait pas loin sans qu’il le soit. De toutes les équipes qu’il a emmenées en finale, celle-ci est peut-être la plus mauvaise. « Il n’aura jamais réalisé de plus grand accomplissement », a dit, ironique, l’ancien coach Jeff Van Gundy. « Les Cavaliers sont LeBron et des détritus », a résumé le site spécialisé The Ringer et on ne peut pas tout à fait leur donner tort.
Après avoir envoyé leur deuxième meilleur joueur, Kyrie Irving, à Boston à l’intersaison, les Cavaliers n’ont jamais su construire un entourage cohérent autour de James. Ils arrivent en finale comme un agglomérat de vétéran surfacturés, de joueurs souvent médiocres et d’espoirs coincés dans leur développement. Ils ont terminé la saison à la 4e place de la conférence Est (50V - 32D), le plus mauvais exercice depuis le retour de James en 2014. Et ils joueront ce soir sans celui qui est supposé être le bras droit de LeBron sur le parquet, Kevin Love, blessé après un choc à la tête.
Steph Curry a quelque chose à prouver

   


A 30 ans, le double meilleur joueur de la saison régulière (2015, 2016) est toujours un shooteur à la précision létale. Mais il sort d’une des saisons les plus compliquées de sa carrière. Des blessures au genou l’ont obligé à rater 31 matchs, dont tout le mois d’avril précédant les playoffs. Ça s’est ressenti sur ses performances après son retour, avec une moyenne de 24,8 points par match avec une réussite à trois points de 38,5 %, contre les 28,1 points et 41,9 % de 2017.
Surtout, le meneur n’est plus aussi omniprésent dans l’attaque de Golden State depuis que Kevin Durant, lui-même un des meilleurs joueurs NBA de tous les temps, a rejoint l’équipe. 
Même si Curry est encore capable de sortir des matchs de jeu-vidéo quand il veut (le quart-temps à 27 points, dont 7 tirs à trois points dans le match 7 contre Houston), la balle a davantage tendance à aller dans les mains de Durant, voir de Klay Thompson. « Ça prouve à quel point c’est difficile d’atteindre les finales, à quel point c’est difficile de se battre pour un championnat », a dit Curry à propos de ces playoffs, comme si la domination de son équipe lui avait fait oublier cette réalité. Il arrivera en finale avec non seulement l’idée de gagner un 3e titre en 4 ans, mais d’en être le « MVP », une des rares récompenses qu’il n’ait pas déjà.
Andre Iguodala ne sera peut-être pas là

   


On pourrait croire que dans un effectif incluant quatre futurs membres du Hall of Fame (Curry, Durant, Thompson, Green), la blessure d’un remplaçant ne serait pas une question de vie ou de mort. Sauf que le remplaçant en question est Andre Iguodala, 34 ans, MVP de la finale 2015 dont les connaisseurs savent qu’il est la colle qui tient ensemble les rouages de la machine Warriors.
Ses stats de playoffs peuvent paraître banales (7,9 points, 5 rebonds, 3,1 passes), mais sa défense, féroce, son expérience et son intelligence innée du jeu manquent cruellement aux champions en titre depuis qu’il s’est blessé dans le match 3 contre les Rockets. Sans lui, les Warriors ont perdu les matchs 4 et 5, frôlant l’élimination.
Pour l’instant, celui qui a été des trois dernières finales sera indisponible officiellement que pour le match 1. S’il ne revient pas rapidement, les Warriors n’auront personne pour défendre LeBron James (la spécialité d’Iguodala). Ils prieront pour que le reste de leur banc - des vétérans en fin de carrière, des jeunes qui découvrent les playoffs et l’immortel Zaza Pachulia - contribuent quoi que ce soit.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Le club parisien l’a emporté 1-0, lors d’un match marqué par une longue interruption à cause de la pluie battante.
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Football féminin : le Paris-Saint-Germain détrône Lyon et gagne la Coupe de France

Le club parisien l’a emporté 1-0, lors d’un match marqué par une longue interruption à cause de la pluie battante.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 00h28
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 07h42
   





                        



   


L’équipe féminine du Paris-Saint-Germain a battu dans la nuit du jeudi 31 mai au vendredi 1er juin l’Olympique lyonnais 1-0 en finale de la Coupe de France à Strasbourg, empêchant au terme d’un match rocambolesque les championnes hexagonales de réaliser un nouveau triplé Coupe-championnat-Ligue des champions.
Cette rencontre, remake de la finale de l’an dernier, a été marquée par une longue interruption en raison de l’orage et de la pluie battante qui s’est abattue, jeudi soir, sur la Meinau.
Au moment de l’interruption du match, à la 59e minute de jeu, les Parisiennes menaient déjà au score face à l’ogre lyonnais, qui domine de la tête et des épaules le football féminin français et européen depuis des années.
Plus de 45 minutes d’arrêt
Grâce à un superbe enchaînement coup du sombrero et demi-volée de la gauche dans la surface de réparation (16e), Marie-Antoinette Katoto avait donné l’avantage au PSG, qui réalisait un match très solide jusqu’au renvoi des deux équipes aux vestiaires par l’arbitre Florence Guillemin.
S’ensuivit un long cafouillage lié au fait que le corps arbitral a mis, selon le camp lyonnais, plus que les 45 minutes réglementaires pour décider de la reprise du match, qui aurait donc dû être annulé selon l’entraîneur olympien Reynald Pédros et son président Jean-Michel Aulas.
Quelque 90 minutes plus tard, les vingt-deux joueuses étaient de retour sur la pelouse gorgée d’eau, mais les Lyonnaises n’ont pas réussi à revenir au score. Un but qui semblait valide a même été refusé aux joueuses de Lyon à la toute dernière minute des arrêts de jeu.

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L’OL, qui vient d’être sacré champion de France pour la douzième fois consécutive, n’a donc pu obtenir un troisième triplé, après avoir remporté la Coupe d’Europe la semaine dernière à Kiev (son cinquième titre européen, le troisième consécutif).
Les Parisiennes, vice-championnes de France, entraînées pour la première fois par Bernard Mendy lors de cette finale, ont, elles, soulevé la deuxième coupe de l’histoire de leur club, après avoir échoué en finale en 2008, 2014 et 2017. C’était, à chaque fois, contre l’OL.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Désormais libre de tout contrat, l’ex-entraîneur du Real Madrid est perçu comme le successeur naturel de Didier Deschamps à la tête de l’équipe de France. Mais la Fédération insiste : pas avant 2020.
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Pour Zinédine Zidane, l’horizon des Bleus

Désormais libre de tout contrat, l’ex-entraîneur du Real Madrid est perçu comme le successeur naturel de Didier Deschamps à la tête de l’équipe de France. Mais la Fédération insiste : pas avant 2020.



Le Monde
 |    31.05.2018 à 21h01
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 10h21
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Depuis l’annonce du départ de Zinédine Zidane du Real Madrid, la question taraude les observateurs du football français : quand l’icône de 45 ans succédera-t-elle à Didier Deschamps au poste de sélectionneur des Bleus ? Comme s’il était écrit que l’ex-numéro 10 des Tricolores (1994-2006), qui s’apprête à prendre un congé sabbatique, arriverait, un jour, aux commandes de l’équipe de France. Et reprendrait ainsi le fil de son histoire avec la sélection, quittée sur un coup de boule lors de la finale Mondial 2006 perdue contre l’Italie, tout en s’inscrivant dans la lignée des champions du monde 1998 (Laurent Blanc, Didier Deschamps) choisis pour endosser ce rôle.
« Il sera certainement sélectionneur à un moment donné, a d’ailleurs reconnu Deschamps, avant la réception de l’Italie, vendredi 1er juin, à Nice en match préparatoire à la Coupe du monde en Russie. Cela me semble logique. Cela arrivera quand ça arrivera. Quand ? Je ne peux pas le dire. Je n’ai pas les clés. » 
La question est d’autant plus légitime que Zidane a postulé pour le « job », en juillet 2012, après la non-reconduction du contrat de Laurent Blanc, au sortir de l’Euro organisé en Pologne et en Ukraine. A l’époque, il avait proposé ses services à Noël Le Graët, président de la Fédération française de football (FFF). Mais le dirigeant avait écarté la candidature du champion du monde 1998 et d’Europe 2000, jugeant l’homme trop inexpérimenté : Zidane était tout frais directeur sportif du Real Madrid et ne s’était jamais assis sur le banc d’une équipe. « Ce n’est pas le moment », s’était justifié le patron du foot français.
Trois mois plus tard, Zidane avait rendu publique son envie de diriger « un jour » la sélection, dans les colonnes de L’Equipe. Une sortie médiatique que Didier Deschamps, alors en début de mandat, avait moyennement appréciée.

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« Zidane parmi les successeurs potentiels de Didier »
Six ans plus tard, l’ex-milieu des Bleus a fait son entrée dans le cénacle des meilleurs entraîneurs de l’histoire. Bardé de diplômes, auteur d’un triplé historique (2016-2018) en Ligue des champions avec le Real, « le Sphinx » est aujourd’hui perçu comme le successeur naturel de Deschamps, son ancien coéquipier de la Juventus Turin (1996-1999).
« Il figure parmi les successeurs potentiels de Didier, confirmait au Monde Noël Le Graët avant l’annonce de Zinédine Zidane. Il a réussi de façon admirable au Real. Il a marqué l’équipe de France de par son talent de joueur [108 apparitions sous le maillot tricolore de 1994 à 2006]. Si vous me demandez s’il a le profil pour devenir sélectionneur, la réponse est oui. Il le sera un jour. »

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Pour Le Graët, ce n’est qu’une question de timing. Car Deschamps est contractuellement lié à la FFF jusqu’à l’Euro 2020 et aspire, comme son confrère allemand Joachim Löw (en poste depuis 2006 et sous contrat jusqu’en 2022), à inscrire son règne dans la durée. En somme, Zidane devra attendre son tour.
« Didier est là et il sera là après la Coupe du monde en Russie quoi qu’il arrive. On n’a pas mis dans son contrat “si ça se passe mal, vous quittez la maison”, insiste le président de la FFF. Il faudra toujours trouver le moment où Zinédine sera libre, le moment où Didier arrêtera. » 
Noël Le Graët fait ses calculs : « Didier ne restera peut-être pas jusqu’à la retraite. C’est à quel âge, la retraite ? 62 ans ? Didier [qui fêtera ses 50 ans en octobre] n’arrêtera peut-être qu’en 2024. Moi, je suis là jusqu’en 2020. Mais si je ne reste pas, peut-être que mon successeur prolongera Didier encore plus loin. La question ne se pose pas aujourd’hui : Didier est là au moins jusqu’en 2020. »
« Zidane à la tête des Bleus, ç’aurait de la gueule ! »
Au sein du comité exécutif de la FFF, on se réjouit de voir Zidane libre sur le marché des entraîneurs. « Faut dire que ça aurait de la gueule d’avoir Zizou à la tête de l’équipe de France !, s’enthousiasme un élu fédéral. Mais je ne pense pas qu’il deviendra sélectionneur à court et moyen terme. Pas avant 2020. Car Deschamps a la pleine confiance du président et du comité exécutif. Mais après… Pourquoi pas ? Mais attention : sélectionneur et entraîneur, ce n’est pas le même métier. »
Une sortie de route prématurée à la Coupe du monde, par exemple en huitièmes de finale où la France pourrait rencontrer une bonne sélection comme la Croatie ou le Nigeria, raviverait quoi qu’il en soit le débat autour de Didier Deschamps. Question qui ne se serait pas posée si Zinédine Zidane était resté, comme attendu, sur le banc des Merengue.
En conférence de presse à Nice, avant le match préparatoire à la Coupe du monde contre l’Italie, Deschamps a ri jaune lorsqu’un journaliste lui a demandé si le départ de Zidane du Real représentait pour lui « une pression supplémentaire » à l’aube du Mondial russe.
« Vous savez comment je fonctionne. On m’a posé des questions avant la Coupe du monde 2014 et avant l’Euro 2016, je suis en immersion avec mon groupe, a balayé le sélectionneur, à qui Noël Le Graët a demandé d’atteindre au moins les demi-finales du tournoi. Il y aura un après-Coupe du monde, certainement. Mais je ne me pose pas la question. Je reste concentré et focalisé sur ce qui nous attend avec ce groupe de joueurs. »

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Alors que le contrat record (50,5 millions d’euros annuels jusqu’en 2026) entre l’équipe de France et l’équipementier américain Nike garantit à la FFF de juteux revenus sur le moyen terme, l’arrivée de Zidane aux commandes de la sélection ferait basculer la « maison bleue » dans une autre dimension sur les plans médiatique et économique.
Si d’aventure l’ex-entraîneur du Real Madrid succédait à Deschamps au terme de son contrat, en 2020, nul doute ce timing ferait des heureux au Qatar, pays hôte de la Coupe du monde 2022. Notamment car l’ancien meneur de jeu figurait, avant le vote d’attribution controversé de 2010, parmi les ambassadeurs (comme l’entraîneur espagnol Pep Guardiola) de la candidature du richissime émirat gazier. Selon plusieurs médias, « Zizou » aurait touché près de 11 millions d’euros pour soutenir le Qatar.
« On a parlé de 10, 11, 12, 13 millions d’euros… Je vais le dire clairement : c’est n’importe quoi. Ce n’est pas le quart de ces sommes, avait alors répondu la star à L’Equipe. Cet argent-là est redistribué par la Fondation Zidane. Je n’ai pas fait ça pour l’argent. » Il n’empêche que l’icône avait donné du crédit à la candidature de l’Emirat, contre toute attente victorieuse dans les urnes (14 voix à 8) face aux Etats-Unis. Signe que partout où il passe, Zidane l’emporte.




                            


                        

                        


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Ligue 1 : la future chaîne de Mediapro sera disponible autour de 25 euros par mois

Au cours d’une conférence à Paris, le fondateur du groupe espagnol, Jaume Roures, a affirmé espérer 3,5 millions d’abonnés au lancement de la chaîne.



Le Monde
 |    31.05.2018 à 20h07
 • Mis à jour le
31.05.2018 à 21h19
   





                        



   


Après avoir raflé une bonne partie des droits de la Ligue 1, au détriment notamment de Canal+, Mediapro a fait savoir jeudi 31 mai qu’il comptait créer une nouvelle chaîne qui serait proposée aux alentours de 25 euros par mois. L’annonce a été faite par le fondateur du groupe espagnol, Jaume Roures, au cours d’une conférence de presse à Paris.

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« On ne va pas faire une chaîne à 50 ou 100 euros : on n’aurait pas d’abonnés », a-t-il expliqué, estimant le nombre d’abonnés au lancement à 3,5 millions. Cette chaîne ne vise pas une distribution exclusive et devrait donc être disponible par l’intermédiaire des opérateurs télécoms, si des accords sont trouvés d’ici à 2020, a expliqué M. Roures.
Ce dernier a également tenu à rassurer Canal+, diffuseur historique de la Ligue 1 et qui n’aura plus les droits, a priori, du championnat de football français à partir de 2020.
Jusqu’à cinq millions d’abonnés ?
« Les abonnés ne doivent pas s’enfuir de Canal+. J’espère que la chaîne qu’on va faire va être disponible chez Canal+, a lancé l’homme d’affaires catalan. On n’est pas ici pour lutter contre les opérateurs, on a deux ans pour s’asseoir avec tout le monde et chercher la meilleure solution. » 

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Le patron de Mediapro estime qu’en rendant la Ligue 1 plus attractive, il pourrait attirer jusqu’à cinq millions d’abonnés en « trois ou quatre ans ».
« On va tenter de faire grossir la chaîne avec plus de foot français et plus de foot étranger. Notre expérience, c’est que les gens qui s’abonnent à une chaîne de foot ne veulent pas d’autres événements. » 
Dans un entretien à l’Agence France-Presse (AFP), M. Roures a par ailleurs assuré que l’arrivée de Mediapro en Ligue 1 « n’a rien à voir avec Neymar », la star du Paris-Saint-Germain.
« Nous croyons qu’il n’y a pas de raisons objectives pour que la Ligue française soit la dernière des ligues européennes, au vu des moyens, de l’historique des joueurs, des équipes. »
Le groupe pourrait se positionner pour acheter les droits de la Ligue 2 et de championnats étrangers, mais pas d’autres sports. « Notre expérience, c’est que les gens qui s’abonnent à une chaîne de foot ne veulent pas d’autres évènements », a expliqué M. Roures. Au total, le contrat des droits de la Ligue 1 pour la saison 2020-2024 s’élève à 1,153 milliard d’euros par an, en hausse de plus de 60 % par rapport à la période précédente.



                            


                        

                        


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Zinédine Zidane laisse un Real Madrid choqué, orphelin et en possible reconstruction

Le départ surprise du deuxième entraîneur le plus titré de son histoire aura des conséquences non seulement sur le vestiaire madrilène mais peut-être, à terme, sur le football européen.



Le Monde
 |    31.05.2018 à 17h24
 • Mis à jour le
31.05.2018 à 18h21
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


Que fait-on après être devenu, en moins de trois ans, le deuxième entraîneur le plus titré l’histoire du Real Madrid et le seul à avoir gagné trois Ligue des champions d’affilée ? On fait un pas de côté, et on part, si on s’appelle Zinédine Zidane.
Prenant de court la direction, les joueurs et l’ensemble de la presse espagnole, l’entraîneur français a annoncé, jeudi 31 mai, qu’il quittait son poste. « Je pense que cette équipe a besoin d’un changement. Après trois ans, il y a besoin d’un autre discours. Sûrement d’une autre méthode de travail. C’est pour cela que j’ai pris cette décision », a-t-il dit.

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A ses côtés, le président du Real Madrid, Florentino Pérez, avait du mal à retenir ses larmes. « J’ai été triste, je pense que les supporteurs aussi, les joueurs aussi », a-t-il dit à propos de celui qui a été son bras droit, conseiller et directeur sportif depuis qu’il a intégré les instances dirigeantes du club. Zinédine Zidane, arrivé sur le banc blanc le 4 janvier 2016 était sous contrat jusqu’en 2020. Il n’y aura finalement passé que huit cent soixante-dix-huit jours… et demi.
A son arrivée, le Français avait été accueilli comme un sauveur, tant par les joueurs que par les supporteurs, après que son prédécesseur, Rafael Benitez, a été littéralement chassé hors de la ville. A ce moment-là, il bénéficiait davantage de son aura de champion du monde 1998 et pilier des Galacticos du début du XXIe siècle que de celle de ses expertises tactiques. Son CV se résumait à un an passé comme l’adjoint de Carlo Ancelotti au Real (2013-2014) et un an et demi à diriger l’équipe réserve du Real Madrid Castilla.
Il dépassera les attentes les plus optimistes en devenant, pendant sa courte période à la tête du Real Madrid, le deuxième entraîneur le plus primé de l’histoire du club : neuf titres sur douze possibles, dont un championnat d’Espagne en 2017 et, surtout, cette suite inégalée de Ligues des champions (2016-2017-2018).

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Cadres vieillissants et frustrations apparentes

   


A 45 ans, il a choisi d’annoncer son départ cinq jours à peine après la victoire historique face à Liverpool (3-1), le dernier grand moment de la saison footballistique avant la période actuelle des matchs amicaux qui précèdent la Coupe du monde. Une période creuse, vierge de grands transferts, où le retentissement de sa décision a été d’autant plus grand.
Pour la justifier, le Français a dit qu’il ne « savait pas si on allait gagner la saison prochaine (…) Après trois victoires en Ligue des champions, je ne suis pas sûr de pouvoir gagner encore, et moi j’aime gagner ». Sous-entendu, il est conscient que la force de l’effectif madrilène peut se dissiper à la longue. Il serait faux de dire que l’actuel Real Madrid est une équipe en perte de vitesse, fébrile ou en proie au chaos. Parmi les grosses cylindrées européennes, c’est au contraire une des plus stables depuis l’arrivée de Zidane, avec peut-être le Bayern Munich.
On peut, en revanche, dire que sa colonne vertébrale est du mauvais côté de la trentaine : les défenseurs Sergio Ramos et Marcelo ont respectivement 32 ans et 30 ans, le milieu relayeur Modric 32 ans et l’attaquant Karim Benzema, 30 ans. Cristiano Ronaldo, autre emblème madridiste, en a 33 ans. La jeune relève que Zidane a intégrée – Vazquez, Llorente, Ceballos, Asensio, Vallejo, Hakimi – n’est pas encore assez au point pour les remplacer. Une reconstruction se profile.
A cela s’ajoutent les réactions post-match contre Liverpool. Alors que la coupe n’avait pas encore été touchée par le moindre Madrilène, les premiers mots prononcés par Gareth Bale et Cristiano Ronaldo face à la presse laissaient présager leur départ ou paraître leur frustration. Autant de symboles de désunion alors que Zidane avait la réputation d’être adulé par ce vestiaire madrilène, souvent comparé par le passé à un champ de mines.
Dans son message d’adieu, le capitaine Sergio Ramos lui dit :
« Ton héritage ne sera jamais effacé, c’est l’un des chapitres les plus réussis de l’histoire de notre bien-aimé Real Madrid. »
Une porte laissée entrouverte

   


En tant que connaisseur des arcanes du club, Zidane savait aussi que le poste d’entraîneur du Real Madrid est l’un des plus exposés de la profession, même pour une légende locale comme lui. « Vous savez, dans ce club tout peut se passer, tout peut changer d’un jour à l’autre », a dit Zidane, un des très rares entraîneurs à laisser ce poste vacant sans en être licencié. Au Real Madrid, neuf titres gagnés sur douze possibles veut aussi dire trois titres perdus. La constitution d’un CV, si beau fût-il, ne vous protégera pas des sifflets venus des gradins ou des récriminations émanant de la presse si quelques défaites s’enchaînent. Zinédine Zidane en sait quelque chose pour avoir connu les deux cette saison, distant troisième dans le championnat, à 17 points de Barcelone et à 3 points de l’Atlético Madrid.
« Je n’oublie pas les moments difficiles, les moments durs, les moments compliqués », a répété le Français, pensant sûrement au point le plus bas de son règne, l’élimination à domicile en quarts de finale de Coupe du roi contre les banlieusards madrilènes de Leganès.
A l’époque, Marca, organe habituellement madridiste, disait que ce Real était « pathétique ». Quelques minutes à peine après la confirmation de la fin de l’ère Zidane, le même journal lamentera « le départ d’une légende, d’un mythe » en parlant « d’une tragédie pour le Real Madrid ». « Le tsunami dans le vestiaire, où Zidane est vu comme un dieu, peut être terrible. (…) Il est difficile pour Florentino Pérez de garder un entraîneur plus de trois ans, même s’il semble idéal pour cette équipe. Cela va être très compliqué de le remplacer », écrit un autre éditorialiste tombé dans le pessimisme le plus profond.
Paradoxalement, la reconstruction dont Zidane ne semblait pas vouloir s’occuper au Real va sûrement être accélérée par son départ et il pourrait avoir un effet domino non seulement sur le vestiaire madrilène mais, à terme, peut-être sur le football européen. Pour calmer les spéculations, il a dit qu’il « ne veut pas entraîner d’équipe tout de suite », même s’il n’est « pas fatigué d’entraîner ». Puis il a pris soin de garder la porte entrouverte lorsqu’il a quitté la Maison blanche qu’il a habitée dix-sept ans durant :
« Bien sûr que c’est un “à bientôt”. Madrid m’a tout donné. Je vais rester proche du club toute ma vie. »



                            


                        

                        


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Finale de Coupe de France féminine : duel au sommet entre les sœurs Hegerberg

La finale de la Coupe de France féminine jeudi entre le PSG et l’OL a une saveur particulière pour les sœurs norvégiennes qui s’affrontent seulement pour la deuxième fois de leur carrière.



Le Monde
 |    31.05.2018 à 16h58
    |

                            Lætitia Béraud








                        



   


Un câlin et une caresse sur la joue. On a rarement vu accolade si chaleureuse après un match si disputé. La scène se déroule après la rencontre de D1 féminine PSG-OL vendredi 18 mai, entre une joueuse parisienne et une Lyonnaise… qui portent le même nom. Les deux ne sont autres que les sœurs Andrine et Ada Hegerberg.
« C’était un moment très particulier », confirment les deux Norvégiennes. Après des années passées à s’entraîner ensemble, c’était la première fois qu’elles s’affrontaient lors d’un match officiel. Et aucune n’est repartie fâchée : match nul et vierge (0-0).
Jeudi à Strasbourg, c’est une autre histoire. Les deux sœurs vont bien devoir se départager pour la finale de la Coupe de France. « C’est un plaisir de jouer sur le même terrain, même si ce n’est pas pour la même équipe », confie la plus jeune Ada, 22 ans, à l’OL depuis 2014. « Ce sera plus difficile pour nos parents ! » plaisante-t-elle.
Une meneuse et une buteuse
Le vrai défi de la soirée est du côté des Parisiennes. Les coéquipières d’Andrine Hegerberg veulent faire tomber les Lyonnaises qui règnent sans partage sur la D1 féminine depuis douze ans et se sont adjugé les six dernières Coupes de France. L’OL compte aussi trois Ligues des champions en trois ans.
Des succès auxquels Ada contribue avec des statistiques affolantes. Meilleure buteuse du championnat avec 31 buts en 22 matchs, elle s’est aussi offert le record de buts sur une saison de Ligue des champions avec la bagatelle de 15 réalisations cette année.
En face, Andrine, 24 ans, arrivée au PSG cet hiver pour renforcer le milieu de terrain, met un peu de temps à s’imposer parmi les cadres. Mais c’est bien elle qui a failli offrir la victoire aux Parisiennes sur une frappe lointaine après son entrée en fin de match lors du duel en championnat. Cette année, seul le club parisien a réussi à accrocher les Lyonnaises en D1.

Homies and sisters. With La Familia in the stands! What a night❤️. 
— AdaStolsmo (@Ada S Hegerberg)


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Une famille de footeux
Mais avant Ada et Andrine adversaires, il y a eu Ada et Andrine partenaires en équipe et à la maison. Chez elles, on a le football dans le sang. Dans la famille Hegerberg, il y a le père, Stein Erick, ex-joueur de deuxième division norvégienne, le frère, Silas, qui a suivi son père, et la mère, Gerd, ex-joueuse de première ligue.
Alors c’est tout naturellement que, petite, Andrine suit son frère à ses camps d’entraînement de foot. « Je devais être la petite sœur énervante », raconte-t-elle. Dans l’équipe de Sunndal, leur village d’origine peuplé de 7 000 habitants, la jeune milieu de terrain se démarque vite parmi les garçons. Le club est alors entraîné par sa mère.
En 2009, les Hegerberg déménagent en banlieue de la capitale, Oslo. À 16 ans, Andrine a du talent et débute dans le championnat de Norvège avec l’équipe de Kolbotn IL. Ada en a 14, elle signe l’année suivante.
Les deux sœurs ne se quittent pas. En 2012, elles rejoignent le Stabaeck Fotball, de l’autre côté d’Oslo, remportent la Coupe de Norvège ensemble. « On formait un duo, moi je faisais la passe, et elle marquait », poursuit Andrine. Elles partent ensuite pour Potsdam en Allemagne, un des championnats européens les plus relevés. En 2013, les deux finissent vice-championnes d’Allemagne à 19 ans pour Andrine, 17 pour Ada.
Deux sœurs pour une Coupe
Puis leurs routes se séparent. En 2014, Ada signe à l’Olympique lyonnais, entre-temps sa sœur passe par Göteborg, un prestigieux club suédois, et Birmingham, en Angleterre. Les deux ne jouent plus sur le même terrain mais se retrouvent régulièrement en Norvège pour s’entraîner ensemble. Et puis, il y a la sélection nationale où les sœurs se retrouvent, notamment pendant l’Euro 2017 aux Pays-Bas.
« À table on refait les matchs, mais on parle aussi d’autres choses, Andrine c’est aussi ma meilleure amie », explique Ada. Les deux affichent leur complicité à coups de photos sur les réseaux sociaux Instagram et Twitter. Mais la rivalité n’est jamais loin. « Des fois, on joue ensemble, et tout à coup ça devient une compétition », s’amuse l’aînée Andrine.
Après avoir remporté une Coupe de Norvège ensemble, elles rêvent toutes les deux de la Coupe de France ce jeudi. « Elle a déjà gagné beaucoup de trophées, elle sera contente pour moi », chambre la Parisienne. De son côté, la meilleure buteuse du championnat aborde la finale avec sérénité : « que la meilleure sœur gagne ».



                            


                        

                        

