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Grève SNCF : les prévisions de trafic pour samedi

Quatre TGV sur cinq, deux Intercités sur cinq et un TER sur deux circuleront lors de cette nouvelle séquence du mouvement contre la réforme ferroviaire menée par le gouvernement.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 18h14
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 18h20
   





                        



   


La trafic SNCF sera de nouveau perturbé samedi 2 juin, pour le 25e jour de grève depuis avril, avec quatre TGV et deux Intercités sur cinq, ainsi qu’un TER sur deux, a annoncé vendredi 1er juin la direction du groupe ferroviaire.
Ce treizième épisode de grève par épisodes pour protester contre la réforme ferroviaire menée par le gouvernement commencera vendredi à 20 heures et se terminera lundi à 7 h 55.

        Lire aussi :
         

                SNCF : sur la durée, la grève des cheminots est l’une des plus suivies depuis vingt ans



TGV, en moyenne quatre trains sur cinq :
trois trains sur quatre sur l’axe atlantique ;deux trains sur trois sur l’axe nord ;trois trains sur quatre sur l’axe sud-est ;trafic quasi normal sur l’axe est.
Transilien, sept trains sur dix :
RER A : trafic normal ;RER B : un train sur deux (portion nord) ;RER C : un train sur deux ;RER D : deux trains sur trois (portion nord), un sur trois (portion sud, branche Corbeil) et deux sur cinq (portion sud, branche Melun) ;RER E : un train sur deux.
International, trois trains sur quatre en moyenne
trafic quasi normal des Eurostar et des Thalys ;trois trains sur cinq entre la France et la Suisse ;deux trains sur trois entre la France et l’Italie ;un train sur deux entre la France et l’Espagne.
Concernant le taux de grévistes anticipé pour la journée de samedi, parmi les personnels roulants soumis à une obligation de déclaration, 45 % des conducteurs, 40 % des contrôleurs, et 17 % des aiguilleurs ont annoncé leur intention de faire grève, selon la direction de la compagnie ferroviaire.
Lors du dernier jour de grève mardi, le taux de gréviste était de 14,41 % mais toujours de 51,4 % chez les conducteurs. Mais les chiffres sont « difficilement comparables », selon la direction, puisque cette fois l’épisode de grève a lieu un week-end.
Le Sénat a achevé dans la nuit de jeudi à vendredi l’examen de la réforme ferroviaire. Les sénateurs se prononceront mardi sur le texte qu’ils ont remanié en adoptant des amendements de tous les groupes politiques, dont certains donnant des gages aux syndicats réformistes.

Notre sélection d’articles pour comprendre la réforme de la SNCF
Retrouvez les contenus de référence du Monde.fr concernant le « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire » présenté par le gouvernement, et ses conséquences :
la synthèse pour tout comprendre à la réforme en 9 pointsles explications : que signifie l’ouverture de la SNCF à la concurrence ?en données : effectif, statut, rémunération, trois questions sur les cheminotsle point sur le supposé service minimumle panorama : comment l’ouverture du rail à la concurrence s’est faite en Europeles explications en cinq points sur la dette de la SNCFl’état des lieux sur la retraite des cheminots, un régime spécial déficitaireles cinq pistes pour une sortie de criseles détails du calendrier des perturbationsle moteur de recherche pour savoir si votre ligne s’est dégradée au fil du temps





                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/01/18-2">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ EN UN GRAPHIQUE – La forte hausse des droits de douane, décidée par Donald Trump, est surtout symbolique, à l’échelle de l’Union européenne. L’Allemagne sera le pays le plus touché.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

L’acier et l’aluminium, une goutte d’eau des échanges entre les Etats-Unis et l’Europe

EN UN GRAPHIQUE – La forte hausse des droits de douane, décidée par Donald Trump, est surtout symbolique, à l’échelle de l’Union européenne. L’Allemagne sera le pays le plus touché.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 17h11
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 17h24
    |

            Anne-Aël Durand








                        


L’Union européenne (UE) a ouvert une procédure devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC), vendredi 1er juin, en réaction à la mise en place de droits de douane par les Etats-Unis s’élevant à 25 % pour l’acier et 10 % pour l’aluminium.

        Lire aussi :
         

                Quel est le poids commercial de l’acier et de l’aluminium aux Etats-Unis ?



En réalité, l’impact économique des taxes sur l’acier et l’aluminium risque d’être limité pour les Européens, puisque ces deux familles de produits ne représentent qu’un faible pourcentage des échanges de biens et matières premières avec les Etats-Unis, comme le montre ce graphique (4,6 milliards d’euros d’exportations pour l’acier et 1 milliard pour l’aluminium).

   


Toutefois, le risque d’escalade que fait peser cette mesure protectionniste annoncée au début de mars par Donald Trump est important pour l’UE, dont les Etats-Unis sont le premier partenaire commercial, avec une balance commerciale de 119 milliards d’euros sur les marchandises en 2017, selon Eurostat (375 milliards d’euros de biens exportés et 256 milliards d’euros importés).
Des mesures de rétorsion pourraient être prises sur d’autres familles de produits, comme l’automobile, les réacteurs nucléaires ou l’industrie pharmaceutique, où les montants impliqués sont bien supérieurs.


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L'acier et l'aluminium loin derrière le nucléaire ou l'automobile dans les échanges entre Europe et Etats-Unis
Les dix premiers types d'exportations européennes vers les Etats-Unis, en valeur, depuis 2017.

Source : Eurostat



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Inquiétudes en Allemagne
L’Allemagne est l’économie la plus directement concernée, puisque c’est la huitième puissance exportatrice vers le marché américain, à la fois pour l’acier et pour l’aluminium.


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L'Allemagne et les Pays-Bas, principaux exportateurs européens d'acier vers les Etats-Unis
Dix premiers pays exportateurs d'acier au sein des 28 membres de l'Union européenne en 2017.

Source : Eurostat



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La France figure au deuxième rang européen dans l’exportation d’aluminium vers les Etats-Unis.


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L'Allemagne, la France, et l'Italie, premiers exportateurs européens d'aluminium vers les Etats-Unis 
Dix premiers pays exportateurs d'acier au sein des 28 membres de l'Union européenne en 2017.

Source : Eurostat



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});



        Lire aussi :
         

                L’Allemagne redoute l’escalade du conflit commercial avec les Etats-Unis




> Voir la rubrique « En un graphique » des Décodeurs




                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/01/18-3">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Si les salariés de Rollin Publications avaient une préférence pour la proposition portée par Le Seuil et par « La Revue dessinée », la décision du tribunal de commerce de Paris, jeudi, les a surpris.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Le Seuil et « La Revue Dessinée » s’offrent l’éditeur de « XXI » et de « 6Mois »

Si les salariés de Rollin Publications avaient une préférence pour la proposition portée par Le Seuil et par « La Revue dessinée », la décision du tribunal de commerce de Paris, jeudi, les a surpris.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 17h11
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 17h31
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



   


Laurent Beccaria essuie un nouveau revers. Après l’échec de l’hebdomadaire Ebdo et la mise en liquidation judiciaire de Rollin Publications, la société qui éditait également XXI et 6Mois, l’offre de reprise portée par Le Seuil, associé à l’éditeur de La Revue Dessinée, a finalement convaincu le tribunal de commerce de Paris.
La proposition a été préférée, jeudi 31 mai, à l’offre de reprise de Thierry Mandon, proche de Laurent Beccaria et ex-directeur général d’Ebdo, accompagné de huit autres investisseurs. Les repreneurs auraient dépensé 350 000 euros (hors dette), selon une source proche du dossier. « Nous, représentants des salariés, appelons à la responsabilité des repreneurs et leur demandons de tout faire pour sécuriser les revues et les emplois », ont écrit les délégués du personnel de Rollin Publications dans un communiqué qui a suivi l’annonce de la décision du tribunal.
L’association avec La Revue Dessinée est le fruit de liens étroits qui unissent sa direction et Hugues Jallon, PDG du Seuil. Lorsqu’il était à la tête des éditions de La Découverte, c’est avec lui que La Revue Dessinée avait signé un partenariat pour une série de vingt albums de bande dessinée, Histoire dessinée de la France.
« C’est un peu le petit qui rachète un plus gros »
« Nous souhaitons faire en sorte que les revues puissent vivre comme elles le font depuis plus de dix ans sans modifier leur ligne éditoriale. C’est dans cet objectif que nous avons gardé un contact permanent avec les équipes éditoriales, afin que les personnes concernées restent aux manettes », a déclaré Sylvain Ricard, rédacteur en chef de La Revue Dessinée, et auteur d’une trentaine d’albums de bande dessinée. Il a notamment souligné les nombreux « points communs » qui unissent les titres édités par Rollin et la revue qu’il dirige. « Nous partageons, avec XXI et 6Mois, un attachement au journalisme du temps long, avec beaucoup de recul et de l’analyse, ce qui nécessite un temps de fabrication important. »
La nouvelle de la reprise de Rollin Publications par Le Seuil et La Revue Dessinée a surpris les salariés de la société éditrice des revues 6Mois et XXI, qui ont publiquement exprimé leur préférence pour cette offre. « On ne s’y attendait pas. C’est un peu le petit qui rachète un plus gros. Nous pensions vraiment que ce serait Thierry Mandon », dit un salarié des éditions Rollin. Pendant l’audience, les juges ont également donné l’impression de s’attarder sur la viabilité du projet de La Revue Dessinée et du Seuil, qui proposaient de conserver quinze des soixante postes que compte Rollin Publications.

        Lire aussi :
         

                Le journal « Ebdo » s’arrête : un sentiment « d’amateurisme » et de « gâchis »



Mise en place du volontariat
C’est d’ailleurs l’offre portée par l’ex-secrétaire d’Etat chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche qui proposait de garder le plus de salariés. « Très clairement, les membres de l’équipe étaient animés par une hostilité envers Thierry Mandon. La majorité d’entre eux va perdre son emploi, ils se tournent naturellement vers celui qu’ils considèrent comme responsable de cette situation », témoigne un des membres de la rédaction d’Ebdo, sous couvert de l’anonymat. Thierry Mandon quittera ses fonctions et le groupe, tout comme Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry, ex-directeur de XXI, qui dirigeait la rédaction d’Ebdo, ont précisé les repreneurs.
Selon la législation en vigueur, les salariés qui devraient rester au sein de l’entreprise sont choisis selon des critères d’ancienneté, d’expérience au sein de la profession, mais également selon leur statut familial. Mardi 29 mai, les équipes d’Ebdo, de XXI et de 6Mois ont décidé de mettre en place un système de volontariat pour les licenciements, afin d’éviter que des salariés qui ne souhaitent pas continuer à y travailler soient conservés. « Pour l’instant, il y en a beaucoup », dit une source qui suit le dossier de près. Ce système de volontariat a également été saluée par les repreneurs. « C’est une décision intelligente qui va faciliter le travail de reprise des titres », a déclaré Sylvain Ricard.

        Lire aussi :
         

                « Ebdo », en grande difficulté, cherche des investisseurs



Dans un premier temps, trois autres candidats à la reprise de Rollin Publications s’étaient manifestés, avant de se retirer de la course : le Groupe Le Monde ; la société d’édition Editis ; le groupe Hildegarde, qui détient les magazines Le Film français, Première, Studio et Causette.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/01/18-4">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Le site La Gauche m’a tuer avance qu’Emmanuel Macron annonce la suppression de 30 000 postes d’infirmières. Un chiffre fantaisiste.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Macron a-t-il annoncé la suppression de 30 000 postes d’infirmières ?

Le site La Gauche m’a tuer avance qu’Emmanuel Macron annonce la suppression de 30 000 postes d’infirmières. Un chiffre fantaisiste.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 16h56
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 17h53
    |

            Anne-Sophie Faivre Le Cadre








                        


Emmanuel Macron est-il sur le point de supprimer 30 000 postes d’infirmiers et d’infirmières ? C’est en tout cas ce qu’avance Mike Borowski, responsable du site proche de l’extrême droite La Gauche m’a tuer dans un article paru le 31 mai. Connu pour diffuser de nombreuses fausses nouvelles et classé comme très peu fiable dans le Décodex, La Gauche m’a tuer délivre, une nouvelle fois, une information biaisée en utilisant un chiffre détourné.
Pourquoi c’est faux
Le parcours de l’information partielle délivrée par La Gauche m’a tuer est tortueux. Le chiffre de 30 000 postes provient d’un article initialement publié sur le site Initiative communiste, puis repris sur la plate-forme Agoravox. Il y est précisé qu’Emmanuel Macron compte diminuer de 1,2 milliard d’euros la masse salariale des hôpitaux publics, « l’équivalent de 30 000 infirmières et infirmiers ». Une première nuance dont ne tient pas compte M. Borowski dans son article.

   


A la source de l’article d’Initiative communiste, un communiqué du syndicat Force ouvrière daté du 9 mai. Ce dernier fait mention d’un plan d’économies de 5 milliards auquel s’ajoute une économie de 1,2 milliard sur les seules dépenses de personnel. « Cela entraînera au minimum une suppression de 30 000 postes sur 5 ans », avance le communiqué.
Les chiffres du communiqué proviennent, eux-mêmes, d’une autre source. Dans un article daté du 7 mai 2018, le site Hospimedia, spécialisé dans l’actualité des problématiques de santé, révèle que le gouvernement envisage une économie de 1,2 milliard d’euros sur la masse salariale des établissements publics de santé d’ici 2019. Ce chiffre provient d’un document de la direction générale de l’offre de soins, disponible dans la version abonnés d’Hospimedia. Il ne s’agit toutefois que d’hypothèses de la part du gouvernement.
« Supprimer 30 000 postes d’infirmières, c’est impensable »
De l’article d’Hospimedia vient le chiffre avancé par Mike Borowski. Mais il ne s’agit que d’une supposition effectuée par le syndicat FO santé, qui estime que « ce scénario d’économies pris en application de la stratégie de transformation du système de santé représente une suppression de 30 000 postes sur cinq ans ».
« Je ne saurais pas vous dire si les 30 000 sont un chiffre réaliste. Il est quasiment impossible à vérifier et les chiffres syndicaux sont souvent exagérés, explique Pia Hémery, rédactrice en chef d’Hospimedia. Il s’agit dans tous les cas de 30 000 postes tous secteurs confondus. Supprimer 30 000 postes d’infirmières, c’est impensable ».
Contacté, le ministère de la santé infirme également ce chiffre, rappelant que plus de 20 000 infirmiers ont été recrutés dans les hôpitaux publics entre 2014 et 2017. Si la profession d’infirmière est épargnée par les coupes sombres dans ses effectifs, la réforme de la fonction publique d’Emmanuel Macron devrait conduire à un vaste plan de départs volontaires pour 120 000 fonctionnaires.

        Lire aussi :
         

                L’annuaire des fausses informations du Décodex






                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/01/18-5">
<filnamedate="20180601"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180601"><AAMMJJHH="2018060118">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Une journée de mobilisation est programmée samedi 2 juin dans des enseignes de grande distribution dans les villes de plusieurs pays
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Contre l’utilisation abusive de plastique, les « Plastic attacks » arrivent en France

Une journée de mobilisation est programmée samedi 2 juin dans des enseignes de grande distribution dans les villes de plusieurs pays



Le Monde
 |    01.06.2018 à 16h42
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 17h24
    |

            Patricia Jolly








                        



   


Des animations d’un genre un peu particulier promettent d’égayer la corvée hebdomadaire du ravitaillement au supermarché dans les mois à venir. Samedi 2 juin, plusieurs enseignes de grande distribution de Paris, Hyères, Le Mans, Lille, Nouméa, Montaigu, Quimper, Strasbourg ou Toulouse seront le théâtre d’une série de « Plastic attacks », des actions qui promeuvent une réduction substantielle de l’utilisation des plastiques à usage unique et le suremballage. Des opérations similaires sont également programmées, le même jour, dans plus de 50 villes du monde, et se déclineront à d’autres dates tout au long de l’été.

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Mouvement citoyen, Plastic attack gagne tranquillement du terrain. Il a vu le jour le 27 mars, à Keynsham (Royaume-Uni), une ville de 16 000 habitants proche de Bristol. Vingt-cinq clients s’étaient donné rendez-vous dans leur supermarché habituel pour faire leurs emplettes. Une fois passés à la caisse, ils ont dégainé ciseaux et cutters afin de libérer leurs achats des emballages inutiles, qu’ils ont ensuite déposés dans des chariots vides devant le magasin. Trois ont ainsi été remplis. Diffusée sur les réseaux sociaux, la vidéo de leur action est devenue virale avec près de 17 millions de vues.
Visant à responsabiliser le secteur de la grande distribution sur sa surconsommation de plastiques, souvent superflus, et à affirmer la volonté des consommateurs de voir se développer des alternatives au plastique à usage unique, des « Plastic attacks » ont été rééditées en avril à Amsterdam, Bratislava, Bruxelles ou Oslo avant d’arriver en France.
Pétition en ligne
Le collectif citoyen français est animé par un groupe d’étudiants en master « responsabilité sociale et environnementale » de l’International Terra Institute de Paris qui dispense des formations spécialisées en développement durable. Pour son porte-parole, Arnaud Ramos :
« Au-delà du recyclage, la grande distribution doit changer de politique en matière d’emballages. Ces actions menées par des consommateurs et clients sont un moyen efficace de les interpeller de manière totalement pacifique et apolitique. Pour y participer, il suffit de s’inscrire sur la page Facebook dédiée et de se présenter sur le site choisi et à l’heure convenue pour faire ses courses. »
Soutenue par les ONG Zéro Waste France et Les Amis de la Terre, Plastic Attack France a également lancé, le 28 mai – jour du dévoilement par la Commission européenne d’un projet de directive visant à réduire « drastiquement » l’utilisation des produits en plastique à usage unique quotidien comme les couverts, assiettes ou gobelets, les pailles ou les Coton-Tige – une pétition en ligne sur la plate-forme Change.org. Intitulée « Pour en finir avec les emballages plastique à usage unique », elle s’adresse aux groupes Auchan, Carrefour, Casino, Intermarché, Leclerc ou Système U. Elle leur enjoint de débarrasser leurs rayons des emballages plastiques destinés à la promotion de produits ou à la protection des fruits et légumes issus de l’agriculture biologique, des emballages jetables « dont l’innocuité demeure incertaine pour le consommateur », ou encore des bouteilles en plastique.

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Le groupe Carrefour dont un magasin parisien du 12e arrondissement doit faire l’objet d’une action, samedi, a rebondi sur l’annonce des « Plastic attacks » imminentes pour se positionner en élève modèle. Dans un communiqué, jeudi 31 mai, l’enseigne a annoncé un objectif de « 100 % d’emballages recyclables, réutilisables ou compostables » pour les produits à la marque de l’enseigne d’ici à 2025, afin de passer du « jetable à une économie circulaire ». 
Carrefour appelle à un pacte national
Elle promet également de supprimer les emballages plastique non recyclables des fruits et légumes bio, de cesser la commercialisation des pailles en plastique « dès la fin de l’année » et de substituer progressivement celles des briquettes de jus. Elle annonce encore la fin des barquettes en polystyrène aux rayons boucherie, poissonnerie et fromage. Elle assure enfin que l’ensemble des emballages de ses produits sera recyclable, en commençant par les produits Carrefour bio « dès 2020 », et qu’elle intégrera « dès 2022 », 50 % de plastique recyclé dans ses bouteilles de jus et de soda, et dans ses bouteilles d’eau.
Saluant la « réactivité » du groupe Carrefour, Zéro Waste France, par la voix de sa chargée de campagne, Laura Châtel, reste néanmoins sur ses gardes.
« Nous nous assurerons qu’il ne s’agit pas d’un coup de com et d’une expérimentation ponctuelle réduite à quelques magasins, comme c’est souvent la stratégie de ces grandes enseignes. Pour être crédibles, elles doivent prendre des engagements clairs et détaillés, et fixer et respecter des échéances précises. »

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Pour « changer les habitudes », Carrefour appelle à un « pacte national » sur les plastiques pour une économie 100 % circulaire des emballages en France piloté par le gouvernement. « Afin de développer des matériaux de substitution non carbonés alors que le prix du baril de pétrole reste compétitif, il faut créer de la masse, a expliqué au Monde, Laurent Vallée, un énarque secrétaire général du groupe Carrefour. Cela nécessite donc une réponse collective, un mouvement associant les industriels, les pouvoirs publics, les éco-organismes, les distributeurs, les grandes marques. »




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Laure Gasparotto et Ophélie Neiman ont goûté à l’aveugle des bouteilles issues de vignobles français et étrangers.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤                
                                    

Notre dégustation des vins des investisseurs


                      Laure Gasparotto et Ophélie Neiman ont goûté à l’aveugle des bouteilles issues de vignobles français et étrangers.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 15h14
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                            Ophélie Neiman et 
                            Laure Gasparotto








   


Ces vins appartiennent tous à des entreprises françaises actives dans l’industrie, les services ou le luxe. Des découvertes et des valeurs sûres.
BORDEAUX
Château Suduiraut, bordeaux, « Blanc sec de Suduiraut », blanc, 2017
Ce château de Sauternes – détenu par les assurances Axa – a le culot de produire des blancs secs (donc en simple appellation bordeaux)… et le résultat est excellent. Surprise au nez, il dégage des arômes de framboise et de groseille à maquereau, avec une pointe de fumée en fin de bouche ; c’est superbe. Au palais, le vin est bien posé, ample, riche et vif à la fois, avec beaucoup de longueur. On adore. 13 €.
Tél. : 05-56-63-61-92.
Château Bastor-Lamontagne, sauternes, « Cuvée So Sauternes », liquoreux, 2016
A Sauternes, on innove, on se renouvelle. Ce vin bio, dans l’escarcelle du groupe Moulin-Houzé (Galeries Lafayette), en est la preuve. Son équilibre est très contemporain, sur la douceur plutôt que sur la liqueur ; ni trop gras ni trop acide. Voilà qui est bien calculé et construit. La finale annonce un style nouveau. A découvrir avec un plat exotique, type canard laqué, ou plus simplement un plateau de fromages. 14,45 €.
Tél. : 05 56 63 27 66.
Château Guiraud, sauternes, premier grand cru classé, liquoreux, 2010 
Même l’aveugle, ce très grand sauternes brille de mille feux. Sa robe d’abord, du doré intense d’un acier en fusion. Son nez, ensuite, si expressif qu’il écrase tous les vins qui l’ont précédé. Les arômes sont si nets qu’on croirait humer une boîte de fruits confits, tenir entre ses doigts une pâte d’orange et de poire. La bouche est, comme prévu, bien enrobée. La finale nous bouleverse tant elle est fraîche et élégante. Un modèle d’équilibre que ce vin, détenu en majorité par le groupe de Robert Peugeot. Bravo. 46 €.
Tél. : 05-56-76-61-01.
Château Suduiraut, sauternes, grand cru classé, liquoreux, 2013
Voici un liquoreux aussi tendre, frais et joyeux qu’un grand éclat de rire. Sa couleur dorée, assez soutenue sans être très intense, annonce la suite : un vrai dessert au citron confit. La note aromatique est claire, les agrumes sont à la fête. En bouche, le vin est très fusant, tonique, avec une vraie longueur. On ne lève jamais la tête des fruits jaunes mais ils sont si beaux qu’ils enchantent la dégustation. 75 €.
Tél. : 05-56-63-61-92.
Château Petit-Village, pomerol, rouge, 2014
Grand coup de cœur pour ce Petit-Village. Tout concourt à charmer la bouche sans jamais en faire trop. Les arômes de fruits ensoleillés donnent le sourire, la bouche est veloutée à souhait, les tanins bien en place, ni trop souples, ni écrasants… bref, ce pomerol des assurances Axa est si sensuel et harmonieux qu’on ne peut que l’aimer. 75 €.
Tél. : 05-57-51-21-08.
Château Dassault, saint-émilion grand cru, rouge, 2016
En voilà un qui ne cache pas ses origines ! Anciennement Château Couperie, rebaptisé par Marcel Dassault, il bénéficie aussi des conseils de l’œnologue Michel Rolland. Le résultat est très réussi : sombre, concentré, il a un nez très gourmand de framboise et vanille. Le boisé est intégré en finesse et le vin a une belle finale juteuse. 51 €.
Tél. : 05-57-55-10-00.
Château La Fleur, saint-émilion grand cru, rouge, 2016
Il est si jeune qu’on lui pardonne son nez en retrait, presque fermé, à peine floral. Ce vin de la branche Dassault Wine Estates a en revanche une bouche harmonieuse qui nous convainc. Le boisé est marqué mais laisse deviner un vin délicat qui surgira bientôt. A attendre, donc. 38 €.
Tél. : 05-57-55-10-00.
Château Malmaison, Moulis-en-Médoc, rouge, 2015
S’il a besoin d’être aéré pour s’exprimer, on adhère vite à sa personnalité de petite voiture de course. La bouche est tonique, voire nerveuse, avec des arômes de fruits frais et des tanins serrés. Le tout est très cohérent. Un vin assez original (80 % de merlot), sous la bannière Baronne Nadine de Rothschild. 25 €.
Tél. : 05-56-58-38-00.
La Dame de Montrose, saint-estèphe, rouge, 2012
Ce second vin du Château Montrose, détenu par les Bouygues, est très loin d’être prêt à boire. Mais il préfigure déjà d’un avenir long, propre et radieux. Des arômes de tabac et de bois lui donnent pour l’instant un look très costard-cravate, mais d’un talentueux tailleur, car très élégant. La bouche est délicate et cela lui rend service. 40 €.
Tél. : 05-56-59-30-12.
Calon-Ségur, saint-estèphe, rouge, 2014
Quelle élégance ! Ce vin ne joue pas la carte de la surenchère et reste dans l’esprit de Saint-Estèphe, droit, délicat, avec pourtant une réjouissante touche de fruits en finale. Suravenir, filiale du Crédit mutuel, signe là un très beau vin, impérial. 105 €.
Tél. : 05-56-59-30-08.
Château Pichon Baron, pauillac, grand cru classé, rouge, 2015
Ce grand cru classé prouve à quel point Axa Millésimes sait porter haut les couleurs d’un château, aussi loin que la promesse de son nom. Pari tenu. Ce 2015 est certes jeune, mais il est déjà éblouissant, et il ne saura que bien vieillir. Ses arômes sont intelligemment boisés, sans excès. La bouche fraîche, magnifiquement équilibrée. La matière est présente, riche mais fluide. Voici donc un vin intelligent, savoureux, d’une élégance folle. Belle structure. 145 €.
Tél. : 05-56-73-17-17.
Château Meyney, saint-estèphe, rouge, 2015
Cette propriété appartenant au Crédit agricole depuis 2004 produit des vins dans une simplicité honnête, faciles d’accès. Voisin de Phélan Ségur et de Montrose, Château Meyney reste à un bon rapport qualité/prix. A découvrir et à garder car jolie promesse de garde, sur ce millésime en particulier. 30 €.
Tél. : 05-56-59-00-40.
Château Saint-Robert, graves, rouge, 2015
Une magnifique découverte, qui appartient au groupe Moulin-Houzé. Méconnu, ce graves est vraiment très bon, généreux, fruité. Bien fait, il se révèle long. Sans prétendre être un grand vin, il donne beaucoup de plaisir. Finale équilibrée, gourmande. A laisser vieillir. 12,50 €.
Tél. : 05-56-63-27-66.
Château Tronquoy-Lalande, saint-estèphe, rouge, 2011
Les arômes se présentent boisés, mais ils exhalent vite des nuances fruitées attrayantes. Et en bouche, les notes de cerise kirschées se révèlent séduisantes. Acquis par Martin et Olivier Bouygues, ce château n’est pas grand, mais son vin reste fluide, gourmand et précis. Ensemble honnête et discret. Prêt à boire. 30 €.
Tél. 05-56-59-61-05.
Château Les Carmes-Haut-Brion, pessac-léognan, rouge, 2015
Propriété du groupe immobilier Pichet, ce château est une grande révélation. Le nez est encore légèrement fermé, et mieux vaut décanter la bouteille un peu avant de la consommer. Vous découvrirez alors sa matière pleine, riche, généreuse. Un vin de dimanche gourmand et élégant. C’est délicieux ! 110 €.
Tél. 05-56-93-23-40.
Château Beauregard, pomerol, rouge, 2015
Discret mais séduisant, joliment fruité, la souplesse de ce vin est irrésistible. On tombe dans la séduction, notamment grâce à la brillance des tanins. A l’aération, c’est encore mieux. Car alors une profondeur magnifique se révèle. Un superbe vin, réalisé par ce château acquis depuis peu par le groupe Moulin-Houzé avec la famille Cathiard. L’ensemble est très long, sur une trame des plus harmonieuses. Très prometteur pour la garde. 65 €.
Tél. 05-57-51-13-36.
Château Cantemerle, haut-médoc, cinquième cru classé, rouge, 2015
Cette belle propriété du sud du Médoc a été acquise par les assurances SMABTP. Bien prise en mains, elle produit un vin avec un rapport qualité/prix vraiment intéressant. Avec des arômes boisés, mais jolis, sur la finesse, ce vin présente beaucoup de matière et de profondeur. Il faudrait le laisser vieillir un peu afin que le vin se délie un peu et gagne en souplesse. Il a un très beau potentiel de garde. 34 €.
Tél. 05-57-97-02-82.
Château Troplong Mondot, saint-émilion, premier grand cru classé, rouge, 2014
Acheté en juillet 2017 par la SCOR, ce vin 2014 est donc le produit de ses prédécesseurs. Un vin qui ne manque pas d’ambition, dans une structure très dessinée. Et puis, il y a ce jus qui se présente de plus en plus et qui finit par imposer son côté salivant. Délicieux, il s’achève sur une très jolie finale généreuse et complexe. 115 €.
Tél. 05-57-55-32-05.
Château Lascombes, margaux, rouge, 2009
Un millésime de plénitude prêt à boire, mais qui pourrait bien aussi attendre quelques années car ses tanins sont encore très présents, voire un peu serrés. Mais ses notes gourmandes se révèlent vite à l’aération. Cette grande propriété du groupe d’assurance mutualiste MACSF est manifestement très bien prise en mains. Finale suave. 115 €.
Tél. 05-57-88-70-66.
Château Dauzac, margaux, 2016
Il y a un caractère très contemporain dans ce vin, propriété de la MAIF : on sent qu’il a dépassé la mode des bordeaux austères, celles des bordeaux trop boisés et sur-extraits pour atteindre un équilibre et une harmonie des plus réjouissantes. Le nez est bien balancé entre le cèdre, la myrtille et une pointe de graphite, les tanins sont serrés mais élégants. Voilà ce qu’on a envie de boire aujourd’hui. 40 €.
Tél. : 05-57-88-98-51.
CHAMPAGNE
Piper-Heidsieck, champagne « Cuvée Brut » 
Ce champagne (groupe de luxe EPI) est vraiment taillé pour la fête. Pimpant en diable, il transbahute des notes de pomme et de poivre et se révèle aussi frais au nez qu’en bouche, avec une finale aérienne. Léger et joyeux, presque candide, ce champagne possède une vraie personnalité, bien agréable. 30 €.
Tél. : 03-26-84-43-00.
Moët & Chandon, champagne « Grand Vintage Rosé », 2008 
Un champagne (groupe LVMH) qui désarçonne car il n’est vraiment pas là où on l’attend. Avec sa couleur intense et appétissante, on pourrait croire à un jus gourmand et gorgé de fraises. Que nenni. Ses arômes sont davantage tournés vers le pamplemousse, le mimosa et des notes végétales très fusantes. Avec une majorité de pinot noir et 20 % de vin rouge ajouté, on attend un champagne vineux. Il est à l’inverse très tonique, étiré, frais. Un champagne vivifiant. 55 €.
Tél. : 03-26-51-20-00.
Veuve Clicquot-Ponsardin, champagne Carte jaune NM
Voici un champagne toujours au rendez-vous. Il est certes consensuel, mais il est bien fait, gourmand. Avec son parfum fleuri et ses bulles fines et consistantes, il ne déçoit jamais. En réalité, c’est même là un tour de force. Une valeur sûre réalisée par les équipes de LVMH. 37 €.
Tél. : 03-26-89-54-40.
BOURGOGNE
Château de Santenay, mercurey, Le Roc, blanc, 2016
Dans les mains du Crédit agricole, ce magnifique château historique de Bourgogne, aux tuiles vernissées, possède un vignoble de 90 hectares. Il produit un beau vin de caractère, avec une architecture originale et harmonieuse. Voici donc un chardonnay de terroir, bien sec, franc, et tendu. Et en même temps, la finale révèle de la générosité, sur une longueur éclatante. Un vin de gastronomie. 18 €.
Tél. : 03-80-20-61-87.
PROVENCE
Château Saint-Maur, côtes-de-provence, « L’Excellence », rosé, 2017
Avec sa robe très pâle, ce rosé cache son jeu car il déborde de puissance. Des arômes de pêche se mêlent à des parfums d’épices comme le cumin. La bouche est à l’unisson, ample, structurée, laissant sur la langue une empreinte florale et d’élégants amers. Ce vin du château de Roger Zannier, patron de nombreuses marques de vêtements pour enfants, est à réserver pour la table, avec du veau par exemple. 19,30 €.
Tél. : 04-94-95-48-48. 
Château La Verrerie, Luberon, rosé, 2017
Ce rosé (groupe de luxe EPI) nous plaît parce qu’il n’est ni tape à l’œil ni aguicheur, et en revanche sincèrement bon. Les arômes sont francs mais délicats, entre la violette et la groseille. En se réchauffant, une petite fraise, plus gourmande, surgit au coin du nez. La bouche est légère mais gagne en ampleur sur la longueur. A base de grenache et cinsault, ce vin (certifié bio) est à apprécier avec simplicité, sur un plat froid estival. 11 €.
Tél. : 04-90-08-97-97.
ARGENTINE
Flechas de los Andes, Argentina, « Gran Corte », rouge, 2012
Un vin étonnant, qui rappelle les bordeaux sans pour autant en avoir tous les atours. Constitué de malbec, syrah et cabernet franc, élevé en 100 % barriques neuves, il offre de la concentration, un élevage présent sans être étouffant, un arôme de caramel et une texture assez souple. Ce vin est issu d’un partenariat entre Baron Benjamin de Rothschild et Laurent Dassault. On l’imagine avec une côte de bœuf braisée et bien rassie. 30,15 €.
Tél. : 05-56-58-38-00.
HONGRIE
Disznoko Tokaji Aszu 5 Puttonyos, liquoreux, 2008
Propriété d’Axa Millésimes, qui n’a donc pas hésité à investir dans le vignoble hongrois, ce liquoreux est une sacrée affaire, quand on connaît la complexité du travail du goût, avec un prix pareil. De sa jolie robe dorée, des arômes d’agrumes s’échappent et se mêlent à des notes d’écorces d’orange, d’épices douces, de pain d’épices. C’est très riche, complexe, somptueux. Un très grand vin. Un dessert en soi. 29,90 €.
Tél. : 05-56-73-17-17.
AFRIQUE DU SUD
Rupert & Rothschild, « Cuvée Baroness Nadine », blanc sec, 2016
Ce chardonnay d’Afrique du Sud est né d’une association entre Anthonij Rupert et Benjamin de Rothschild. On est séduit par son irrésistible harmonie, bien mesurée. Les arômes laissent présager une vraie profondeur. La bouche est grasse, voluptueuse, d’une grande richesse. Jeune et donc encore marqué par l’élevage boisé, il serait préférable de le laisser vieillir un an ou deux. Finale longue et éblouissante. 28,20 €.
Tél. : 05-56-58-38-00.
PORTUGAL
Quinta do Pessegueiro Douro DOC, « Cuvée Aluzé », blanc, 2016 
Détenue par Roger Zannier, cette quinta portugaise est à découvrir. Elle produit ici un très joli vin qui se délie tendrement, sur une trame raffinée. C’est riche, long, profond. Un vrai plaisir. 14 €.
Tél. 04-94-95-48-48.
Quinta do Noval, Port Late Bottled Vintage, rouge, 2012
Encore une fois, Axa Millésimes a choisi le top avec cette quinta magnifique. Non filtré, ce porto se révèle raffiné et profond : un appel au voyage par des arômes exotiques. C’est un monument immense et rare. 29,90 €.
Tél. : 05-56-73-17-17.
NOUVELLE-ZÉLANDE
Rimapère, Baron Edmond de Rothschild, pinot noir, Marlborough 
Un vin très intense, profond, qui manifeste vraiment la personnalité du pinot noir. Très jolie trame fruitée, élégante, très identitaire. Une découverte (proposée par le baron Edmond de Rothschild) qui ne manque pas d’élégance. 25 €.
Tél. : 05-56-58-38-00.



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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Les Européens protestent contre la décision américaine d’augmenter les droits de douane sur l’acier et l’aluminium à compter de vendredi.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Commerce : l’Union européenne porte plainte contre les Etats-Unis à l’OMC

Les Européens protestent contre la décision américaine d’augmenter les droits de douane sur l’acier et l’aluminium à compter de vendredi.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 15h11
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 16h03
   





                        



   


L’Union européenne « porte plainte à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) contre les Etats-Unis et la Chine », a annoncé la commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström, lors d’une conférence de presse à Bruxelles, vendredi 1er juin. L’Union européenne proteste ainsi, comme elle l’avait annoncé, contre la décision des Etats-Unis d’augmenter les droits de douane sur l’acier et l’aluminium en provenance de l’UE à compter de vendredi.
En ce qui concerne Pékin, l’UE s’en prend « au transfert injuste de technologie » des entreprises européennes actives en Chine.

        Pour en savoir plus :
         

          Tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium : posez vos questions sur la réaction européenne après la décision américaine



« Si les acteurs de ce monde ne respectent pas les règles, alors le système risque de s’effondrer. C’est pour cela que nous portons plainte aujourd’hui contre les Etats-Unis et la Chine devant l’OMC, a déclaré Mme Malmström. Et cela démontre que nous ne choisissons aucun camp. Nous défendons un système multilatéral pour un commerce mondial fondé sur des règles », a-t-elle plaidé.
« Cela démontre également notre détermination à traiter les causes profondes des tensions actuelles dans le système commercial, mais nous devons le faire dans le cadre du système fondé sur des règles et de ses remèdes », a-t-elle ajouté.
Cette plainte est la première étape d’une riposte contre l’attaque commerciale américaine que l’Union prépare depuis plusieurs mois et qui compte deux autres leviers.
Taxer des marchandises américaines
Le premier serait l’imposition de droits de douanes punitifs à certains produits. La Commission européenne a établi il y a quelques semaines une liste de marchandises américaines d’une valeur de 2,8 milliards d’euros, qui pourraient être taxées, parmi lesquelles des produits en acier, le bourbon, le beurre de cacahuète, les motos et les jeans.

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                Commerce : les sanctions imposées par Trump, signe d’échec et de faiblesse



Selon la Commission européenne, la mesure pourrait entrer en vigueur le 20 juin au plus tôt, après avoir présenté aux 28 Etats membres une proposition détaillée fixant un taux de droit de douane pour chacun des produits. Un conseil extraordinaire des ministres du commerce pourrait être convoqué dès la semaine prochaine afin d’en discuter.
Des mesures de sauvegarde
Le second serait l’utilisation de mesures dites « de sauvegarde », autorisées par l’OMC si un afflux soudain d’importations perturbe « sérieusement » ou menace de perturber une industrie nationale.

        Lire aussi :
         

                Les Etats-Unis taxeront l’acier et l’aluminium européens dès vendredi



Ces mesures de « sauvegarde » risquent de nuire davantage à d’autres pays que les Etats-Unis, mais elles permettraient de protéger l’économie européenne : l’UE craint en effet des « effets secondaires » des restrictions américaines à l’importation. Car les producteurs d’acier du Brésil, de Chine, de Russie, de Corée du Sud, de Taïwan ou de Turquie tenteront de réorienter leurs produits qui ne sont plus compétitifs aux Etats-Unis vers le marché européen.
Eviter la surenchère
La riposte européenne doit en tout cas être minutieusement calibrée car l’effet immédiat des taxes américaines pourrait rester circonscrit : l’Union n’a exporté qu’environ 6,4 milliards d’euros en valeur d’acier et d’aluminium l’an dernier aux Etats-Unis.
L’objectif est aussi d’éviter la surenchère. Depuis Berlin, jeudi, la chancelière allemande Angela Merkel a insisté sur sa crainte d’un « risque d’escalade ». La veille, M. Macron avait convoqué la mémoire des années 1930, rappelant que les guerres commerciales « [pouvaient] rapidement dégénérer en guerres tout court ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ La nécessaire réforme du « reste à charge zéro » risque de dérailler si les propositions des professionnels et des réseaux de soins ne sont pas écoutées, selon Marianne Binst, directrice générale du réseau de santé Santéclair, dans une tribune au « Monde ».
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Santé : « On assiste à la mise en place d’un deuxième étage de la Sécurité sociale »

La nécessaire réforme du « reste à charge zéro » risque de dérailler si les propositions des professionnels et des réseaux de soins ne sont pas écoutées, selon Marianne Binst, directrice générale du réseau de santé Santéclair, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    01.06.2018 à 14h00
    |

Marianne Binst (Directrice générale du réseau de santé Santéclair)







                        



                                


                            
Tribune. Vous avez aimé la réforme des contrats dits « responsables » et l’explosion des restes à charge qu’elle a générée en plafonnant les remboursements des dépassements d’honoraires ? Vous allez adorer celle du « reste à charge zéro » (RAC 0) que concocte en ce moment même la direction de la Sécurité sociale (DSS) en faisant fi de toutes les contributions que les acteurs de la filière optique et de la prise en charge complémentaire ont portées à sa connaissance.
Le projet de réforme tel qu’il est aujourd’hui imaginé par la DSS risque de s’avérer catastrophique pour les porteurs de lunettes
La réforme du RAC 0 a été promise par le président de la République lorsqu’il était encore candidat. Tout le monde était de fait d’accord pour que certains soins soient intégralement remboursés, et que donc plus un seul Français n’y renonce pour des raisons financières. L’idée était de définir, pour trois postes de dépenses plus particulièrement coûteux (optique, audio et dentaire), un « panier » de soins ou d’équipements, puis d’ajuster le remboursement de l’Assurance-maladie et des complémentaires de telle sorte que l’assuré n’ait pas un centime à débourser.
Mais si le projet de réforme tel qu’il est aujourd’hui imaginé par la DSS voit le jour, il risque de s’avérer catastrophique pour les porteurs de lunettes. En optique, ce projet prévoit la création d’un panier de soins RAC 0 composé de verres et de montures dont les prix seront limités par les pouvoirs publics. Cette limitation va se traduire par la vente de produits de moindre qualité, commercialisés pour la plupart par des fabricants « low cost » sans contrôle des performances techniques. Pas étonnant donc que le Groupement des industriels et fabricants de l’optique soit vent debout contre cette réforme qui participera à détériorer la qualité des équipements sans gain de pouvoir d’achat pour le consommateur.
Augmentation des cotisations de complémentaires
Car cette offre peu qualitative...




                        

                        


<article-nb="2018/06/01/18-9">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Dans cette tribune au « Monde », l’économiste Frédéric Bizard estime que la gratuité complète des soins optiques, dentaires et audioprothésistes, est une illusion masquant une dérive vers le modèle de santé américain, au plus grand bénéfice des assureurs privés.
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Santé : supprimer le reste à charge est « un conte de fées »

Dans cette tribune au « Monde », l’économiste Frédéric Bizard estime que la gratuité complète des soins optiques, dentaires et audioprothésistes, est une illusion masquant une dérive vers le modèle de santé américain, au plus grand bénéfice des assureurs privés.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 17h27
    |

Frédéric Bizard (Economiste et enseignant à Sciences Po Paris)







                        



                                


                            
Tribune. Marisol Touraine avait promis aux Français qu’ils ne paieraient plus quand ils iront chez le médecin. Agnès Buzyn va plus loin en leur promettant de ne plus rien payer chez le dentiste, l’opticien et l’audioprothésiste. Les citoyens se doutent bien que ce conte de fées aura une sinistre fin !
Les Français paient en direct un quart des dépenses chez ces trois professionnels de santé (soit 4,5 milliards d’euros), le « reste à charge ». En fait, c’est l’assureur privé qui va financer une partie du reste à charge en reportant cette dépense sur les primes des contrats payées… par les Français. Cette rente supplémentaire pour les assureurs générera une forte inflation des coûts d’accès aux soins. En effet, les frais de gestion des contrats représentent plus de 25 % des cotisations.

Le coût réel du soin remboursé à 100 % par un contrat d’assurances est bien plus élevé que l’autofinancement direct d’une partie des dépenses par les patients. Ainsi, le coût de l’assurance d’une paire de lunettes simples sur trois ans pour un retraité est de 792 euros, alors que l’achat du produit revient à 280 euros ! C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la plupart des pays développés n’assurent plus les lunettes…
Destruction du modèle solidaire
Les Français sont-ils prêts à sacrifier la qualité de leurs soins en échange du fait de ne rien avoir à payer en direct ? Le gouvernement va en effet annoncer dans les trois secteurs l’instauration de paniers de soins sans reste à charge, à prix réduit et plafonné, qui représenteront une partie de l’ensemble des soins actuels – on parle d’un tiers en optique et de 45 % en dentaire.
Certains en France défendent une évolution à l’anglaise et rêvent d’un grand système public national de santé
Cette mesure est une vraie destruction du modèle français solidaire qui vise à garantir l’égalité face à la qualité des soins. Si les paniers de soins sans reste à charge seront accessibles à tous,...




                        

                        


<article-nb="2018/06/01/18-10">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ La version française d’un e-book publié par une équipe internationale de chercheurs contestant les paradigmes de la théorie classique vient d’être mise en ligne, rapportent, dans une tribune au « Monde », les trois économistes à l’origine du projet.
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« Réfléchir à la manière dont fonctionne l’économie dans son ensemble »

La version française d’un e-book publié par une équipe internationale de chercheurs contestant les paradigmes de la théorie classique vient d’être mise en ligne, rapportent, dans une tribune au « Monde », les trois économistes à l’origine du projet.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 14h00
    |

Yann Algan (Professeur d’économie et doyen de l’Ecole d’affaires publiques de Sciences Po), Samuel Bowles (Professeur d’économie au Santa Fe Instit...







                        



                                


                            
Tribune. Si les Français sont l’un des peuples au monde qui se défie le plus de l’économie, c’est sans doute aussi parce qu’elle y est mal enseignée. Dans les manuels scolaires de l’enseignement supérieur, l’économie est souvent présentée comme un domaine gouverné par des principes abstraits dont seules les mathématiques peuvent rendre compte et où les comportements humains sont réduits à des équations.
les économistes apparaissent au final comme des théoriciens hermétiques au pluralisme et insensibles aux questions de société
Les acteurs économiques sont le plus souvent amoraux et uniquement intéressés par leurs profits ; des marchés parfaitement concurrentiels s’autorégulent pour obtenir des résultats « optimaux », tandis que la dégradation de l’environnement, l’instabilité économique, les inégalités ou les sources de la prospérité sont à peine abordées. Et les économistes apparaissent au final comme des théoriciens hermétiques au pluralisme et insensibles aux questions de société.
Or, cette vision est bien éloignée des avancées récentes de la recherche en sciences économiques. Le signe avant-coureur du changement dans n’importe quelle discipline est lorsque ses meilleurs chercheurs ont pour la plupart abandonné les modèles de référence enseignés aux étudiants de premier cycle. En effet, la recherche actuelle offre un éclairage précieux sur le changement climatique, les effets du commerce international et de la révolution numérique, les crises financières ou les inégalités.
Elle propose aussi des solutions pour assurer une croissance durable, stimuler l’innovation, rendre nos banques plus sûres et générer de nouvelles formes de prospérité et de bien-être en termes de politiques de santé, d’éducation ou d’emploi. Elle est aussi devenue pluridisciplinaire, puisant ses sources aussi bien dans l’histoire, la sociologie, la science politique que dans les sciences cognitives. Mais ces avancées de la recherche n’étaient pas encore...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Le solde migratoire qui baisse est encore positif. Le dynamisme du marché de l’emploi et l’apprentissage de l’anglais – les deux principales raisons pour lesquelles les Français partent outre-Manche – restent valables. Mais l’incertitude pèse sur la reconnaissance européenne des diplômes britanniques.
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Le Royaume-Uni attire toujours les jeunes actifs européens, malgré le Brexit

Le solde migratoire qui baisse est encore positif. Le dynamisme du marché de l’emploi et l’apprentissage de l’anglais – les deux principales raisons pour lesquelles les Français partent outre-Manche – restent valables. Mais l’incertitude pèse sur la reconnaissance européenne des diplômes britanniques.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 13h31
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            
Le 24 juin 2016, Céline Dubois avait « les larmes aux yeux ». Ce jour-là, quand le résultat du référendum sur le Brexit a été connu, la jeune Belge de 33 ans a été tout près d’abandonner son projet. Assistante de direction mais détestant son emploi, elle rêvait de partir à Londres, pour faire une formation de traductrice et y commencer sa carrière. « J’ai sérieusement envisagé de tout annuler. »
Le brexit a provoqué un choc indéniable : les arrivées ont fortement ralenti, mais elles ne se sont pas pour autant arrêtées
Finalement, l’attraction de Londres a été la plus forte. Elle s’y est installée en septembre 2017, et, après une formation à l’université de Westminster, elle commence actuellement une carrière de traductrice français-anglais à son compte. « Je me suis rendu compte que le Brexit allait être un processus très long et très compliqué. Rien n’a changé pour l’instant. Est-ce que cela finira par rendre notre vie quotidienne plus difficile ? Je ne sais pas mais je me suis dit qu’il fallait tenter et même accélérer ma venue avant que le Brexit ne soit effectif. » De plus, les raisons de son attirance pour la capitale britannique n’avaient pas changé. « Londres a toujours représenté une sorte de rêve américain pour moi. »

Comme Céline Dubois, Français et Européens continuent à venir au Royaume-Uni depuis le Brexit. Le vote a provoqué un choc indéniable : les arrivées ont fortement ralenti, mais elles ne se sont pas pour autant arrêtées. Les Européens qui viennent s’installer outre-Manche restent nettement plus nombreux que ceux qui partent. D’octobre 2016 à septembre 2017, 220 000 citoyens de l’Union européenne sont arrivés et 130 000 sont partis. Le solde migratoire net (90 000) est en baisse de 25 % par rapport aux douze mois précédents, mais il reste clairement positif. Pour la seule Europe de l’Ouest – les quinze pays membres de l’Union européenne (UE) avant l’élargissement de 2004 –, le solde a baissé...




                        

                        


<article-nb="2018/06/01/18-12">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Aucun repreneur potentiel de la compagnie aérienne nationale indienne n’a déposé de dossier lors de l’appel à candidatures qui s’est achevé jeudi 31 mai.
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La privatisation d’Air India dans l’ornière

Aucun repreneur potentiel de la compagnie aérienne nationale indienne n’a déposé de dossier lors de l’appel à candidatures qui s’est achevé jeudi 31 mai.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 12h13
    |

                            Guillaume Delacroix (Bombay, correspondance)








                        



                                


                            

Jusqu’au bout, le gouvernement de Narendra Modi a fait semblant d’y croire. Les responsables de l’aviation civile assuraient en début de semaine que des déclarations de candidature arriveraient nécessairement « à la dernière minute ». Finalement, le miracle n’a pas eu lieu.
Jeudi 31 mai, lorsque a sonné la fin de l’appel à manifestation d’intérêt concernant la privatisation d’Air India, force a été de constater que la procédure était un échec. « Ainsi que nous en a informé notre conseil [le cabinet Ernst & Young], aucun dossier n’a été déposé », a annoncé sobrement le ministère de l’aviation civile sur Twitter, expliquant qu’« un nouveau plan d’action [allait] maintenant être arrêté de manière appropriée ».

« C’est un revers pour Modi », a aussitôt titré le quotidien Business Standard sur son site Internet. Décidée il y a un an par le premier ministre nationaliste hindou, la mise en vente d’Air India était susceptible de rapporter au bas mot 300 à 400 milliards de roupies (3,8 à 5,1 milliards d’euros) à l’Etat, d’après le consultant Mark Martin, spécialiste du secteur aérien.
Elle devait surtout permettre à Delhi d’en finir avec les plans d’aide à répétition – 422 milliards de roupies (5,35 milliards d’euros) depuis 2012 – qui auront eu pour seul résultat, ces dernières années, de voir la compagnie nationale, fondée en 1932, accumuler les contre-performances.
Perte vertigineuse de parts de marché
Sur l’exercice fiscal clos en mars 2017, celle-ci a affiché 57,6 milliards de roupies (730 millions d’euros) de pertes, et sa dette a atteint l’équivalent de 6,84 milliards d’euros. Parallèlement, le « Maharaja », comme on surnomme le groupe en Inde, en référence au prince hindou qui lui sert de mascotte, n’a pas réussi à enrayer la perte vertigineuse de ses parts de marché.
Il ne pèse plus aujourd’hui que 12,7 % du marché national du sous-continent. Il s’est fait tailler...




                        

                        


<article-nb="2018/06/01/18-13">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ La part de l’alimentation issue de l’agriculture biologique produite hors de France est passée de 29 % à 31 % .
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Hausse des importations de produits bio en 2017

La part de l’alimentation issue de l’agriculture biologique produite hors de France est passée de 29 % à 31 % .



Le Monde
 |    01.06.2018 à 12h01
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 12h03
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

C’était une promesse d’Emmanuel Macron. Elle est désormais inscrite dans la loi alimentation et agriculture votée en première lecture par les députés mercredi 30 mai. A l’horizon 2022, 50 % des produits proposés dans les cantines devront tenir compte de l’environnement, dont 20 % au moins devront être issus de l’agriculture biologique. En corollaire de cet objectif, les élus en ont fixé un autre : faire passer la surface agricole française cultivée en bio de 6,5 % à 15 % en cinq ans, soit d’ici 2022. C’est le cap du plan Ambition bio, fixé par le premier ministre, Edouard Philippe, à l’issue des Etats généraux de l’alimentation. Et désormais inscrit dans le texte du projet de loi.
Le chef de l’Etat avait évoqué, devant les jeunes agriculteurs réunis à l’Elysée, « le milliard d’euros de déficit de la balance commerciale » sur le marché du bio pour justifier la volonté de soutenir la dynamique de cette agriculture « verte ». Des fermes qui ont jeté aux orties non seulement le glyphosate, mais plus généralement tout engrais de synthèse et produits phytosanitaires chimiques. Or, les importations ont continué à progresser en 2017. Selon les chiffres publiés par l’Agence Bio, vendredi 1er juin, la part de l’alimentation estampillée de la petite feuille verte produite hors de nos frontières est passée de 29 % à 31 % en un an.

Sans surprise, ce sont les fruits qui voyagent le plus. Il suffit d’aller dans un magasin bio ou une grande surface pour en faire le constat. D’abord parce que les fruits exotiques, ananas, mangue, banane, se taillent la part du lion. Mais aussi parce qu’agrumes, pastèques, melons viennent d’Espagne. Sans oublier des poires du Pérou ou des kiwis d’Italie. Souvent, avant l’été, un seul fruit dans tout l’étal arbore sa cocarde, fraise ou abricot. Selon l’Agence Bio, dans ce rayon, la part des importations est proche des 60 %, dont près de la moitié en provenance de pays hors Union européenne.
Appétit...



                        

                        


<article-nb="2018/06/01/18-14">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Les achats de produits bio ont doublé en cinq ans, entre 2012 et 2017, passant de 4,189 milliards d’euros à 8,373 milliards d’euros, selon les chiffres publiés par l’Agence Bio, vendredi.
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L’essor du bio en France en dix graphiques

Les achats de produits bio ont doublé en cinq ans, entre 2012 et 2017, passant de 4,189 milliards d’euros à 8,373 milliards d’euros, selon les chiffres publiés par l’Agence Bio, vendredi.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 16h59
    |

                            Service infographie








                        


Les consommateurs français sont, chaque année, plus nombreux à se tourner vers les produits bio. Selon les chiffres publiés par l’Agence Bio, vendredi 1er juin, les surfaces cultivées sont en augmentation, tout comme le nombre d’élevages. Près d’un tiers des produits bio vendus en France ne proviennent pas de l’Hexagone. La grande distribution accapare quasiment la moitié des ventes.

        Lire aussi :
         

                Hausse des importations de produits bio en 2017






                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/01/18-15">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ En quête de nouveauté, les amateurs chinois se tournent vers les crus bourguignons. Le salon Vinexpo de Hongkong, fin mai, a témoigné de cet engouement.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

La Chine se prend de passion pour les vins de Bourgogne

En quête de nouveauté, les amateurs chinois se tournent vers les crus bourguignons. Le salon Vinexpo de Hongkong, fin mai, a témoigné de cet engouement.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 11h50
    |

            Florence de Changy (Hongkong, correspondance)








                        



   


A sa manière assurée de faire valser le vin contre la paraison de son verre, d’en examiner la robe, d’en respirer l’arôme à pleins poumons, d’en aspirer un peu pour le faire glouglouter et de s’en rincer la bouche, on sent tout de suite le connaisseur. Il avale enfin et balance alors la tête d’un air approbateur. Ce n’est pas tous les jours que l’on boit du clos-vougeot (premier cru) à l’heure du goûter…
Mais au stand du Château de Santenay (propriété de Crédit agricole Grands Crus) du salon international du vin Vinexpo, qui s’est tenu à Hongkong du 29 au 31 mai, le jeune consultant chinois Zhao Jun est connu. Il promène avec lui quelques acheteurs pour des chaînes de supermarchés en Chine, auxquels il souhaite faire découvrir les subtilités des vins de Bourgogne.
« Avant on ne connaissait que le bordeaux »
La Bourgogne, c’est la nouvelle histoire d’amour de l’amateur chinois, qui fut initié au vin avec les tannins bordelais et qui est désormais en quête de nouveauté. « C’est très clair depuis le début du salon : ce qui attire cette année, ce sont les étiquettes et les appellations bourguignonnes », observe Fanny de Kepper, directrice commerciale des Vignes Olivier Decelle.
« Avant on ne connaissait que le bordeaux. A présent, mes clients aiment la pureté du vin de Bourgogne », note Zhao Jun, pour qui la simplicité des cépages (pinot noir et chardonnay) compense un peu la complexité des 1 247 « climats » (parcelles). « Quand j’ai fait mon tout premier voyage en Chine, en 1998, le marché était quasi inexistant. D’ici trois ans, la Chine devrait devenir le second marché mondial, derrière les Etats-Unis. Et même si Bordeaux domine largement, les vins de Bourgogne connaissent un véritable engouement », confirme Guillaume Deglise, le directeur de Vinexpo.
Des records de prix historiques
Le potentiel est immense : la consommation chinoise par an et par habitant est actuellement de 1,4 litre, dix fois moins qu’aux Etats-Unis (13 litres) et 33 fois moins qu’en France (47 litres).

        Lire aussi :
         

                La Chine conforte sa place de deuxième vignoble mondial



Une autre tendance de fond profite à la Bourgogne. « Les femmes chinoises se mettent au vin et, à la différence des hommes, elles aiment le blanc. Or la Bourgogne produit 60 % de vins blancs », souligne Thibault Gagey, fils du propriétaire de la Maison Louis Jadot, Pierre-Henry Gagey. Il s’inquiète toutefois de l’effet aggravant que cet enthousiasme chinois risque d’avoir sur les prix, qui ont déjà atteint des records historiques du fait de petites récoltes et d’excellents millésimes.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/01/18-16">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Mediapro et le groupe Prisa se sont livrés à une sévère bataille pour les droits d’exploitation de la Liga espagnole, entre 2007 et 2015.
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Le président de Mediapro, Jaume Roures, trublion assumé des droits de diffusion du football en Espagne

Mediapro et le groupe Prisa se sont livrés à une sévère bataille pour les droits d’exploitation de la Liga espagnole, entre 2007 et 2015.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 11h48
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



                                


                            

Le groupe espagnol qui a remporté mercredi 30 mai les droits de la Ligue française est un géant espagnol de l’audiovisuel aux casquettes multiples. Il produit des films, des séries et des programmes de télévision. Il se charge de la retransmission des principaux grands événements comme des séances parlementaires, et détient l’essentiel des droits de diffusion du football en Espagne. Son nom est surtout associé à la « guerre du football » qui l’a opposé au groupe Prisa, le géant de la communication (actionnaire minoritaire du Monde), autour des droits d’exploitation de la Liga, entre 2007 et 2015, et sur laquelle les tribunaux continuent régulièrement de se prononcer.

En 2006, Prisa avait signé un accord avec Mediapro pour se partager les droits de diffusion du football. Mais un an plus tard, le groupe – éditeur du quotidien El Pais et alors propriétaire de Digital Plus, aussi appelé « Canal+ Espagne » –, par le biais de la société Sogecable, accuse Mediapro et son président, Jaume Roures, d’avoir rompu le contrat qui les unit en allant négocier, avec plusieurs clubs individuellement, l’achat des droits de retransmission de leurs matchs au prix fort. Sogecable demande 300 millions d’euros de dédommagement à Mediapro pour la retransmission des matchs et obtient de la justice que soient temporairement suspendus ses droits de diffusion.
Condamné en première instance à payer 100 millions d’euros, Mediapro est placé sous redressement judiciaire entre 2010 et 2011. Le groupe sort de cette procédure grâce à la variété de ses activités et obtient en février, au terme d’un marathon judiciaire, une division par dix des dédommagements à payer à Prisa.
« Jaume Roures est un intermédiaire qui se consacre à acheter les droits avec pour objectif de les revendre à prix d’or aux télévisions : c’est un spéculateur, résume avec sévérité une source du groupe Prisa qui préfère rester anonyme. Son entrée dans la Liga a...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Les taxes de 25 % sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium importés du Canada et du Mexique représentent un affront pour ces alliés historiques des Etats-Unis, alors que se poursuivent les discussions sur la refonte de l’Accord de libre-échange nord-américain.
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Les sanctions commerciales américaines, un nouveau défi pour la renégociation de l’Alena

Les taxes de 25 % sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium importés du Canada et du Mexique représentent un affront pour ces alliés historiques des Etats-Unis, alors que se poursuivent les discussions sur la refonte de l’Accord de libre-échange nord-américain.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 11h45
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

L’offensive commerciale du président américain Donald Trump sur l’acier et l’aluminium ajoute une couche de complexité à un dossier qui n’en manquait pas : la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) entre les Etats-Unis, le Mexique et le Canada.
Tout comme pour l’Union européenne, Washington a décidé d’imposer, dès vendredi 1er juin, des taxes de 25 % sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium importés de ces deux partenaires, au titre de sa « sécurité nationale ». Un affront pour ces alliés historiques des Etats-Unis. D’autant que le Canada et le Mexique sont respectivement leurs premier et quatrième fournisseurs pour ces métaux.

Les deux pays ont immédiatement riposté. Le Canada a annoncé qu’il imposerait des droits de douane sur l’équivalent de 12,8 milliards de dollars américains (11 milliards d’euros) de marchandises importées des Etats-Unis, et le Mexique va faire de même sur des produits sidérurgiques et agricoles.
Ce nouveau pic de tension ne risque-t-il pas de faire capoter le chantier de la refonte de l’Alena, lancé il y a neuf mois, à l’initiative de l’administration Trump ? Canadiens et Mexicains ont répété, ces dernières semaines, qu’il fallait avancer, malgré les menaces de sanctions commerciales. Deux fronts pourtant intimement liés, à en croire le secrétaire américain au commerce, Wilbur Ross.
L’automobile, pierre d’achoppement
« Il n’y a plus de date précise pour la conclusion des négociations [sur l’Alena], a-t-il déclaré jeudi. Le Canada et le Mexique ont ainsi été ajoutés à la liste de ceux qui vont payer des tarifs. » Frappés, donc, parce qu’ils ne se pliaient pas assez vite aux revendications américaines.
Entre les trois partenaires, les pommes de discorde restent nombreuses. Parmi elles, la clause proposée par les Etats-Unis consistant à laisser l’Alena arriver à échéance tous les cinq ans s’il n’est pas explicitement prolongé.

Les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Le ministre de la transition écologique et solidaire devait détailler un plan à 100 millions d’euros.
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Nicolas Hulot veut faire de la France un leader mondial de l’hydrogène

Le ministre de la transition écologique et solidaire devait détailler un plan à 100 millions d’euros.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 11h30
    |

                            Nabil Wakim et 
Philippe Jacqué








                        



                                


                            

Nicolas Hulot est un homme pressé. Il n’a pas pu attendre vendredi 1er juin pour présenter son plan pour le développement de l’hydrogène. Dès mercredi 30 mai, le ministre de la transition écologique a dévoilé, à l’Assemblée nationale, les principales lignes de son plan pour promouvoir cette molécule hautement énergétique. Celui qui y croit dur comme fer depuis de nombreuses années entend « faire de la France un leader mondial de cette technologie ». Il va y consacrer 100 millions d’euros.
Le ministre défend l’essor de l’hydrogène, car c’est l’un des rares vecteurs énergétiques possibles aujourd’hui pour assurer la transition vers une économie décarbonée. En effet, l’hydrogène ne dégage pas de gaz carbonique à sa combustion. Cela permet notamment à des véhicules de tout type (voitures, véhicules utilitaires, bus, poids lourds, bateaux, trains et fusées) de se mouvoir sans dégager ni CO2 ni polluants, grâce à l’utilisation d’une pile à combustible, qui transforme l’hydrogène en électricité et en eau.
Utilisé par les raffineries, les usines chimiques ou les verreries

L’hydrogène peut également être utilisé pour produire de la chaleur, décarboner le gaz naturel ou stocker à long terme de l’énergie électrique. « Contrairement aux batteries, [la technologie] peut stocker l’électricité à long terme. Avec l’augmentation à venir de la production d’énergie solaire et éolienne, cette fonction sera importante », résume Philippe Boucly, membre de l’Association française pour l’hydrogène et les piles à combustible.
Pour l’instant, l’essentiel de l’hydrogène est utilisé par les raffineries, les usines chimiques ou les verreries. Or il est produit à partir d’énergies polluantes. « Pour 1 million de tonnes d’hydrogène produit, nous envoyons aujourd’hui dans l’atmosphère 13 millions de tonnes de CO2. En France, c’est près de 3 % de nos émissions de CO2 annuelles », constate-t-on au ministère de la transition...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Les étudiants français sont les plus nombreux à partir étudier à l’étranger dans le cadre d’Erasmus. Mais si sept étudiants sur dix imaginent un jour travailler dans un autre pays, la part des jeunes diplômés qui tentent l’aventure pour leur premier emploi est en légère baisse par rapport à 2016.
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Découvrir le marché du travail par l’international

Les étudiants français sont les plus nombreux à partir étudier à l’étranger dans le cadre d’Erasmus. Mais si sept étudiants sur dix imaginent un jour travailler dans un autre pays, la part des jeunes diplômés qui tentent l’aventure pour leur premier emploi est en légère baisse par rapport à 2016.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 11h25
    |

                            Margherita Nasi








                        



                                


                            

En 1766, Louis-Antoine de Bougainville quitte Brest à bord de la frégate La Boudeuse. Le comte met cap au sud, traverse l’Atlantique et s’arrête au Brésil, à Tahiti, aux Samoa, en Nouvelle-Guinée puis finalement à l’île Maurice après avoir traversé l’océan Indien. Il devient le premier navigateur français à entreprendre un tour du monde.
Pendant le siècle des Lumières, l’explorateur La Pérouse rivalise avec le fameux capitaine James Cook. Au XIXe, Jules Crevaux explore la Guyane, Francis Garnier remonte le Mékong et Jules-Léon Dutreuil de Rhins s’attaque au Tibet. Les Français ont la bougeotte. Aujourd’hui, peut-être plus que jamais. Et ce, dès le plus jeune âge.
L’étude Campus France/BVA sur la mobilité sortante des étudiants de France de mars 2016 dévoile une génération d’étudiants déjà ouverte sur le monde : 94 % ont voyagé dans le passé, le plus souvent dans un cadre familial et touristique, et presque tous ont visité un ou plusieurs pays de l’Union européenne, 36 % l’Afrique, 32 % l’Amérique du Nord et 18 % l’Asie.
Ce n’est donc pas étonnant si les étudiants français sont les plus nombreux à partir étudier à l’étranger dans le cadre d’Erasmus : c’est ce que dévoile le rapport annuel de la Commission européenne sur Erasmus, publié en novembre 2017. Avec 40 910 étudiants français ayant bénéficié d’une bourse de mobilité en 2015-2016, la France reste sur la première marche du podium, devant l’Allemagne (40 089 étudiants) et l’Espagne (39 445 étudiants).
« Tout faire ou presque »
Les étudiants français ont été 923 de plus à partir que l’année précédente. Un chiffre en constante hausse depuis une dizaine d’années. Dès lors, une majorité nette se projette hors des frontières pour leur avenir professionnel, lit-on dans l’étude Campus France/BVA : sept étudiants sur dix imaginent un jour travailler à l’étranger.
Mais découvrir le monde en même temps que le marché du travail, est-ce une bonne idée ?

« Après...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Les réactions d’Apple aux demandes de blocage de la messagerie mettent en lumière la responsabilité des grandes entreprises du Net, estime dans sa chronique, l’éditorialiste économique Philippe Escande.
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« L’affaire Telegram renouvelle la question de la censure à l’heure du Net »

Les réactions d’Apple aux demandes de blocage de la messagerie mettent en lumière la responsabilité des grandes entreprises du Net, estime dans sa chronique, l’éditorialiste économique Philippe Escande.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 11h16
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 12h12
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique « Pertes & Profits ». A l’heure du repli nationaliste prôné par tous les populismes du globe, l’histoire de Pavel Dourov nous rappelle que, à l’heure de l’Internet, les frontières, physiques, sociales ou culturelles sont un concept bien fragile. Né il y a trente-trois ans à Saint-Pétersbourg, il a quitté la Russie en 2014, pris la nationalité des îles Saint-Kitts-et-Nevis et réside à Dubaï. La messagerie Telegram, qu’il a fondée en 2013, est enregistrée au Royaume-Uni, dispose d’un siège à Berlin et est utilisée par 200 millions de personnes : dont de nombreux opposants russes, intellectuels iraniens, terroristes islamistes et ministres français. Pas étonnant que les Etats, mais aussi les grandes entreprises du numérique, ne portent pas dans leur cœur ce trublion insaisissable.
Dernier épisode en date, le procès intenté par les autorités russes. Les services de sécurité du pays, mettant en avant la lutte contre le terrorisme, ont demandé à Telegram de lui fournir les clés pour décrypter les messages échangés. Devant le refus de la société, un tribunal a ordonné l’interdiction du site en avril 2018. Mais la messagerie sait depuis sa création se jouer de la censure, empruntant toutes les routes secondaires du réseau, se cachant derrière les mastodontes comme Google pour contourner la difficulté. C’est ainsi qu’elle est devenue l’application préférée de 15 millions de Russes et de 45 millions d’Iraniens.

Apple et Google responsables
Furieuse, la justice russe a alors mis en demeure Apple et Google de retirer de leur magasin l’application rebelle. Sans s’y conformer officiellement, les deux grandes portes d’entrée du réseau ont commencé à rendre la vie plus difficile à Telegram. Jeudi 31 mai, Pavel Dourov, prévenait sur Twitter ses abonnés qu’Apple était en train de bloquer les mises à jour de Telegram sur les nouvelles versions de son système d’exploitation iOS. De son côté, Google a discrètement modifié son logiciel...




                        

                        

