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Brésil : démission du patron de Petrobras, fragilisé par une grève du secteur pétrolier

Depuis une dizaine de jours, les camionneurs et les travailleurs du secteur pétrolier ont bloqué le pays pour protester notamment contre la politique tarifaire de Petrobras.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 18h18
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 18h21
   





                        



   


Après plusieurs jours de grèves des transporteurs routiers et du secteur pétrolier à cause de la politique tarifaire de Petrobras, son patron, Pedro Parente, a annoncé sa démission vendredi 1er juin. « Pedro Parente a demandé à quitter ses fonctions de président de l’entreprise ce matin », a annoncé le groupe dans un communiqué, précisant que le conseil d’administration allait nommer un patron intérimaire.
Les actions du groupe public pétrolier brésilien Petrobras ont chuté de 16 % à la Bourse de Sao Paulo en réaction à cette annonce.

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                En pleine crise politique, le Brésil s’enlise dans les conflits sociaux



Ce départ est le résultat de dix jours de grèves des camionneurs à travers le pays. Résultats : routes bloquées dans tous les Etats du pays, pénurie d’essence, rayons de produits frais vides et aéroports incapables de fournir les avions en carburant.
Ce sont ensuite les travailleurs du secteur pétrolier qui s’étaient mis en grève en début de semaine, réclamant une réduction des prix des carburants et du gaz de ville, la fin de la politique de vente d’actifs de Petrobras et la démission de Pedro Parente.
Grève déclarée illégale
Pour mettre fin à la crise, le président brésilien Michel Temer a cédé aux revendications des grévistes en annonçant une baisse du prix du diesel, portant un coup à l’autonomie accordée à Petrobras à la fin de 2016 en matière de politique tarifaire. Il avait aussi annoncé la suppression de certains péages pour les chauffeurs de poids lourds.
La fédération brésilienne des salariés du secteur pétrolier avait appelé jeudi à suspendre la grève, déclarée illégale par la justice. Le tribunal supérieur du travail avait considéré mardi le mouvement « abusif » pouvant causer des préjudices « potentiellement graves » au pays.

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                Petrobras : de nouvelles révélations qui pourraient signer le crépuscule de Lula ?



En cas de non-respect de cette décision, les syndicats s’exposaient à des amendes quotidiennes de deux millions de réais (environ 537 000 dollars).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Gregory Vaughn Hill Jr a été abattu à son domicile en Floride en 2014 dans des circonstances controversées. Un jury fédéral a conclu à l’absence d’abus de force de la part des policiers.
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Etats-Unis : un jury accorde 4 dollars à la famille d’un Noir tué par la police

Gregory Vaughn Hill Jr a été abattu à son domicile en Floride en 2014 dans des circonstances controversées. Un jury fédéral a conclu à l’absence d’abus de force de la part des policiers.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 18h08
   





                        


Quatre dollars. Un jury américain a décidé d’attribuer cette somme à la famille d’un Noir tué par la police en 2014, à Fort Pierce (Floride), dans des circonstances controversées. Un verdict qui a suscité un vif émoi aux Etats-Unis.
Le 14 janvier 2014, Gregory Vaughn Hill Jr, 30 ans et père de trois enfants, avait été mortellement blessé de trois balles par un des deux policiers qui intervenaient à la suite d’un appel d’un voisin, se plaignant du bruit de la musique provenant d’un garage.
Les analyses toxicologiques ont montré que la victime était ivre au moment des faits. Il avait été retrouvé mort dans son garage, une arme non chargée dans sa poche arrière, atteint par des balles tirées à travers la porte du garage par un policier blanc, Christopher Newman, qui a affirmé que Gregory Hill brandissait son arme juste auparavant.
Plus de quatre ans après le drame, un jury fédéral a conclu le 26 mai à l’absence d’abus de force de la part de l’agent Newman. Son responsable hiérarchique, le shérif du comté de Sainte-Lucie, Ken Mascara, a, pour sa part, seulement été jugé coupable d’une légère négligence.

        Lire l’entretien :
         

          Aux Etats-Unis, « les violences policières envers les Noirs ont envahi les écrans »



Une somme réduite à néant
Les jurés ont donc accordé 4 dollars de dommages et intérêts à la famille de la victime : 1 dollar pour les frais d’obsèques et 1 dollar pour chacun des trois enfants désormais orphelins de père. Les jurés ayant parallèlement estimé que le shérif n’était responsable de la mort de M. Hill qu’à hauteur de 1 %, la police n’aura finalement à verser que 4 centimes de dollar.
Cette somme symbolique doit finalement être réduite à néant par le juge présidant le procès, qui a dit se fonder sur l’avis du jury selon lequel Gregory Hill était ivre et premièrement responsable des tirs policiers.
« Nous sommes satisfaits de voir un terme à cette affaire difficile et tragique », a déclaré dans un communiqué le shérif Ken Mascara, estimant que l’agent Newman avait « pris la meilleure décision possible pour la sécurité de son collègue ».

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                Les policiers américains ont abattu 987 personnes en 2017



Mais la famille de Gregory Hill affirme qu’il a été abattu sans jamais avoir brandi d’arme et que l’autopsie a conclu à l’impossibilité qu’il ait rangé une arme dans sa poche après avoir été atteint par les tirs.
« Je ne comprends pas », s’est ému l’avocat de la famille, John M. Phillips, estimant n’avoir eu aucune réponse aux questions soulevées par la mort de M. Hill. Dénonçant un « verdict révoltant », il a annoncé qu’il demanderait à la justice la tenue d’un nouveau procès.
M. Phillips a annoncé jeudi qu’une cagnotte en ligne avait été mise en place pour la famille de la victime. Vendredi 1er juin, elle avait permis de rassembler plus de 12 000 dollars.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ EN UN GRAPHIQUE – La forte hausse des droits de douane, décidée par Donald Trump, est surtout symbolique, à l’échelle de l’Union européenne. L’Allemagne sera le pays le plus touché.
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L’acier et l’aluminium, une goutte d’eau des échanges entre les Etats-Unis et l’Europe

EN UN GRAPHIQUE – La forte hausse des droits de douane, décidée par Donald Trump, est surtout symbolique, à l’échelle de l’Union européenne. L’Allemagne sera le pays le plus touché.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 17h11
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 17h24
    |

            Anne-Aël Durand








                        


L’Union européenne (UE) a ouvert une procédure devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC), vendredi 1er juin, en réaction à la mise en place de droits de douane par les Etats-Unis s’élevant à 25 % pour l’acier et 10 % pour l’aluminium.

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                Quel est le poids commercial de l’acier et de l’aluminium aux Etats-Unis ?



En réalité, l’impact économique des taxes sur l’acier et l’aluminium risque d’être limité pour les Européens, puisque ces deux familles de produits ne représentent qu’un faible pourcentage des échanges de biens et matières premières avec les Etats-Unis, comme le montre ce graphique (4,6 milliards d’euros d’exportations pour l’acier et 1 milliard pour l’aluminium).

   


Toutefois, le risque d’escalade que fait peser cette mesure protectionniste annoncée au début de mars par Donald Trump est important pour l’UE, dont les Etats-Unis sont le premier partenaire commercial, avec une balance commerciale de 119 milliards d’euros sur les marchandises en 2017, selon Eurostat (375 milliards d’euros de biens exportés et 256 milliards d’euros importés).
Des mesures de rétorsion pourraient être prises sur d’autres familles de produits, comme l’automobile, les réacteurs nucléaires ou l’industrie pharmaceutique, où les montants impliqués sont bien supérieurs.


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L'acier et l'aluminium loin derrière le nucléaire ou l'automobile dans les échanges entre Europe et Etats-Unis
Les dix premiers types d'exportations européennes vers les Etats-Unis, en valeur, depuis 2017.

Source : Eurostat



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Inquiétudes en Allemagne
L’Allemagne est l’économie la plus directement concernée, puisque c’est la huitième puissance exportatrice vers le marché américain, à la fois pour l’acier et pour l’aluminium.


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L'Allemagne et les Pays-Bas, principaux exportateurs européens d'acier vers les Etats-Unis
Dix premiers pays exportateurs d'acier au sein des 28 membres de l'Union européenne en 2017.

Source : Eurostat



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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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      ],
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});


La France figure au deuxième rang européen dans l’exportation d’aluminium vers les Etats-Unis.


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		text-align: right;
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L'Allemagne, la France, et l'Italie, premiers exportateurs européens d'aluminium vers les Etats-Unis 
Dix premiers pays exportateurs d'acier au sein des 28 membres de l'Union européenne en 2017.

Source : Eurostat



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        166.89
      ],
      [
        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      [
        "",
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        "",
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      ],
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      ],
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			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
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});



        Lire aussi :
         

                L’Allemagne redoute l’escalade du conflit commercial avec les Etats-Unis




> Voir la rubrique « En un graphique » des Décodeurs




                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/01/18-4">
<filnamedate="20180601"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180601"><AAMMJJHH="2018060118">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Sandrine Morel, correspondante du « Monde » en Espagne, a répondu à vos questions sur l’arrivée du socialiste Pedro Sanchez à la tête du gouvernement.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Espagne : « le seul ciment » du gouvernement Sanchez « est le rejet de Mariano Rajoy »

Sandrine Morel, correspondante du « Monde » en Espagne, a répondu à vos questions sur l’arrivée du socialiste Pedro Sanchez à la tête du gouvernement.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 16h50
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 17h02
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



   


Le socialiste Pedro Sanchez a été investi par le Parlement espagnol, vendredi 1er juin, président du gouvernement avec le soutien de 180 députés. Cent soixante-neuf autres avaient voté contre.
Une motion de défiance avait été déposée par le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) contre le chef du gouvernement Mariano Rajoy à la suite de la condamnation du Parti populaire (PP), jeudi 24 mai, à rembourser 250 000 euros en tant que bénéficiaire d’un vaste réseau de corruption dans le cadre de l’affaire Gürtel.
Le dirigeant socialiste est parvenu à rassembler une majorité hétéroclite autour de sa candidature, qui va de la gauche radicale Podemos au centre droit nationaliste basque en passant par les indépendantistes catalans.
Sandrine Morel, correspondante du Monde en Espagne, a répondu à vos questions sur l’arrivée de Pedro Sanchez à la tête du gouvernement.
Kate : Mais à quoi va donc ressembler et rimer ce gouvernement ? Est-ce un gouvernement durable, selon vous ?
Sandrine Morel : Non. Son seul ciment est le rejet de Mariano Rajoy. Pedro Sanchez entend gouverner seul, en minorité, avec seulement 84 des 350 députés. Pour voter chaque loi, il lui faudra convaincre un grand nombre de partis aux intérêts divergents et souvent opposés. Néanmoins, il est possible qu’il profite des prochains mois pour marquer des points afin d’arriver en bonne position aux prochaines élections, dont aucune date n’a été fixée mais qui pourraient avoir lieu à l’automne ou au printemps prochains. Il pourrait reprendre le dialogue en Catalogne et essayer d’apaiser la crise politique par des mesures symboliques. Il peut aussi essayer de faire avancer certains projets bloqués par le gouvernement comme la dérogation de certains points de la « loi bâillon » voire de la réforme du travail. Ou prendre des décisions symboliques que lui demande Podemos, comme celle de retirer une médaille policière à un ancien tortionnaire franquiste.
Isa : Rajoy tombe pour des affaires de corruption. Le PSOE n’a-t-il jamais été touché par des affaires ?
Le PSOE est lui aussi touché par de nombreuses affaires de corruption, comme a insisté Mariano Rajoy et le porte-parole du PP. Pedro Sanchez l’a reconnu tout en insistant sur les différences : le Parti socialiste, comme entité juridique, n’a pas été condamné dans un procès pour corruption comme l’a été le PP, « participant à titre lucratif » de l’affaire Gürtel, et le nombre d’affaires en phase d’instruction qui touche le PP est élevé. Cependant, beaucoup de députés du PP lui ont reproché de saisir un « prétexte » pour prendre le pouvoir « par la porte de derrière ».
Pascal D. : Quelle est la position de Ciudadanos ?
Albert Rivera, leader de Ciudadanos, demande des élections immédiates afin de « redonner la voix aux Espagnols ». Il a été très dur avec Pedro Sanchez et le possible « gouvernement Frankenstein » qui viendrait, selon lui. Il considère qu’il n’aurait pas dû s’appuyer sur « ceux qui veulent casser et liquider l’Espagne » pour être élu.
Maxime : Le gouvernement espagnol ne risque-t-il pas un nouveau « bloqueo » lors des prochaines élections, Podemos étant en crise, Ciudadanos ayant le vent en poupe et le PP demeurant très appuyé par des provinces autonomes plus attachées aux valeurs du PP ?
En effet : de nouvelles élections pourraient aboutir à un blocage similaire à celui qui a été vécu durant presque un an en 2016. La partition du Parlement autour de quatre forces politiques fortes est confirmée par les sondages. Or l’Espagne n’a pas de tradition de gouvernement de coalition. Et la division droite-gauche et jeune-vieux partis rend compliqués les accords entre des partis, qui doutent de leur loyauté mutuelle.
MickaS : Qu’implique une faible majorité au Parlement pour PSOE ?
Le PSOE sait qu’il aura grand-peine à gouverner réellement et approuver des lois tant les partis dont il a besoin pour compléter une majorité sont hétéroclites. Il aura du mal à approuver son propre budget. Il a d’ailleurs prévenu qu’il comptait récupérer celui du PP. Il pourra tenir quelques mois. Sans doute pas davantage. D’autant plus que la manière d’arriver au pouvoir, sans repasser par les urnes, fait l’objet de critiques.

        Lire aussi :
         

                En Espagne, Rajoy remplacé par Sanchez à la tête du gouvernement



Rosy : Les socialistes reviennent donc au pouvoir. Quel est leur programme ?
Les socialistes ont exposé un programme minimum. Leur arrivée au pouvoir a été une surprise, même pour eux. Officiellement, ils n’ont rien négocié avec les autres partis en échange de leur soutien. Le seul programme affiché clairement est la « stabilité », la « normalisation » de la situation politique en Catalogne et, une fois que celles-ci sont assurées, la convocation d’élections. Le PSOE a aussi laissé entendre son souhait de prendre des mesures de « régénération » démocratique d’urgence, comme la dépolitisation de la télévision publique TVE.
FioFio : Que dit l’opinion publique en Espagne ?
Les sondages sont contradictoires. Une majorité d’Espagnols était favorable à faire tomber Mariano Rajoy, mais une grande partie exigeait des élections anticipées immédiates. Il règne une crainte sur la viabilité du gouvernement de Pedro Sanchez et sa force pour résister au défi indépendantiste. Il y a aussi une certaine euphorie à gauche pour avoir renversé le PP et une grande frustration à droite quant à la procédure de destitution, considérée abusive et opportuniste.
Charles : Pour adopter la motion de censure, les socialistes ont dû faire coalition avec les indépendantistes catalans. Quels étaient les termes de l’accord pour arriver à ce consensus ? Les socialistes ont-ils promis des avancées aux indépendantistes catalans ?
Officiellement, il n’y a eu aucune cession du PSOE en échange de leur soutien. C’est un soutien unique, pour renverser Rajoy, pas un pacte de gouvernement. En privé, il est possible que le Parti socialiste se soit engagé sur certains points comme la levée du contrôle du gouvernement sur les finances de la Généralité. Pour ce qui est des prisonniers, Pedro Sanchez a peu de marges de manœuvre. La justice est indépendante et le processus judiciaire est déjà bien enclenché. Au mieux, le futur ministre de la justice peut suggérer au procureur général de l’Etat de lever le pied dans ses réquisitoires, mais même dans ce cas, cela ne suffirait pas à freiner les instructions en cours et le procès à venir puisque le parti d’extrême droite Vox, par exemple, fait partie de l’accusation. Les indépendantistes demandent déjà, dans un premier temps, le rapprochement des prisonniers indépendantistes dans des établissements pénitenciers en Catalogne.
Julien : Quelle est l’opinion du nouveau président sur la question catalane ?
Pedro Sanchez a défendu un temps l’idée de l’Espagne comme « une nation de nations ». Il a abandonné ce discours pendant la crise catalane et s’est montré un fervent défenseur de la Constitution et de l’unité de l’Espagne. Il est contre l’organisation d’un référendum d’autodétermination en Catalogne et, lors de récentes déclarations, il a qualifié le président catalan Quim Torra de « raciste ».

        Lire aussi :
         

                Espagne : « Un processus de déconstruction qui a débuté avec la crise économique »



Cependant, il est davantage prédisposé au dialogue que le PP. Il a promis de retendre les ponts brisés avec la Catalogne et de reprendre le dialogue avec le président de la Généralité. Il s’est dit favorable à l’amélioration du statut d’autonomie catalan. Il est très proche de Miquel Iceta, le secrétaire général du Parti socialiste catalan (PSC), qui défend une troisième voie pour briser les dynamiques de blocs et de confrontation.
Musher78 : Pedro Sanchez, est-il favorable à l’Europe ?
Pedro Sanchez est un grand défenseur de l’UE dans l’ombre d’une nuance. Même s’il a été critique avec les politiques d’austérité, il n’a jamais remis en question le projet européen, au contraire. Il défend plus d’intégration européenne. C’est un président du gouvernement fragile, mais pas dangereux pour l’Europe.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Une journée de mobilisation est programmée samedi 2 juin dans des enseignes de grande distribution dans les villes de plusieurs pays
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Contre l’utilisation abusive de plastique, les « Plastic attacks » arrivent en France

Une journée de mobilisation est programmée samedi 2 juin dans des enseignes de grande distribution dans les villes de plusieurs pays



Le Monde
 |    01.06.2018 à 16h42
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 17h24
    |

            Patricia Jolly








                        



   


Des animations d’un genre un peu particulier promettent d’égayer la corvée hebdomadaire du ravitaillement au supermarché dans les mois à venir. Samedi 2 juin, plusieurs enseignes de grande distribution de Paris, Hyères, Le Mans, Lille, Nouméa, Montaigu, Quimper, Strasbourg ou Toulouse seront le théâtre d’une série de « Plastic attacks », des actions qui promeuvent une réduction substantielle de l’utilisation des plastiques à usage unique et le suremballage. Des opérations similaires sont également programmées, le même jour, dans plus de 50 villes du monde, et se déclineront à d’autres dates tout au long de l’été.

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Mouvement citoyen, Plastic attack gagne tranquillement du terrain. Il a vu le jour le 27 mars, à Keynsham (Royaume-Uni), une ville de 16 000 habitants proche de Bristol. Vingt-cinq clients s’étaient donné rendez-vous dans leur supermarché habituel pour faire leurs emplettes. Une fois passés à la caisse, ils ont dégainé ciseaux et cutters afin de libérer leurs achats des emballages inutiles, qu’ils ont ensuite déposés dans des chariots vides devant le magasin. Trois ont ainsi été remplis. Diffusée sur les réseaux sociaux, la vidéo de leur action est devenue virale avec près de 17 millions de vues.
Visant à responsabiliser le secteur de la grande distribution sur sa surconsommation de plastiques, souvent superflus, et à affirmer la volonté des consommateurs de voir se développer des alternatives au plastique à usage unique, des « Plastic attacks » ont été rééditées en avril à Amsterdam, Bratislava, Bruxelles ou Oslo avant d’arriver en France.
Pétition en ligne
Le collectif citoyen français est animé par un groupe d’étudiants en master « responsabilité sociale et environnementale » de l’International Terra Institute de Paris qui dispense des formations spécialisées en développement durable. Pour son porte-parole, Arnaud Ramos :
« Au-delà du recyclage, la grande distribution doit changer de politique en matière d’emballages. Ces actions menées par des consommateurs et clients sont un moyen efficace de les interpeller de manière totalement pacifique et apolitique. Pour y participer, il suffit de s’inscrire sur la page Facebook dédiée et de se présenter sur le site choisi et à l’heure convenue pour faire ses courses. »
Soutenue par les ONG Zéro Waste France et Les Amis de la Terre, Plastic Attack France a également lancé, le 28 mai – jour du dévoilement par la Commission européenne d’un projet de directive visant à réduire « drastiquement » l’utilisation des produits en plastique à usage unique quotidien comme les couverts, assiettes ou gobelets, les pailles ou les Coton-Tige – une pétition en ligne sur la plate-forme Change.org. Intitulée « Pour en finir avec les emballages plastique à usage unique », elle s’adresse aux groupes Auchan, Carrefour, Casino, Intermarché, Leclerc ou Système U. Elle leur enjoint de débarrasser leurs rayons des emballages plastiques destinés à la promotion de produits ou à la protection des fruits et légumes issus de l’agriculture biologique, des emballages jetables « dont l’innocuité demeure incertaine pour le consommateur », ou encore des bouteilles en plastique.

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Le groupe Carrefour dont un magasin parisien du 12e arrondissement doit faire l’objet d’une action, samedi, a rebondi sur l’annonce des « Plastic attacks » imminentes pour se positionner en élève modèle. Dans un communiqué, jeudi 31 mai, l’enseigne a annoncé un objectif de « 100 % d’emballages recyclables, réutilisables ou compostables » pour les produits à la marque de l’enseigne d’ici à 2025, afin de passer du « jetable à une économie circulaire ». 
Carrefour appelle à un pacte national
Elle promet également de supprimer les emballages plastique non recyclables des fruits et légumes bio, de cesser la commercialisation des pailles en plastique « dès la fin de l’année » et de substituer progressivement celles des briquettes de jus. Elle annonce encore la fin des barquettes en polystyrène aux rayons boucherie, poissonnerie et fromage. Elle assure enfin que l’ensemble des emballages de ses produits sera recyclable, en commençant par les produits Carrefour bio « dès 2020 », et qu’elle intégrera « dès 2022 », 50 % de plastique recyclé dans ses bouteilles de jus et de soda, et dans ses bouteilles d’eau.
Saluant la « réactivité » du groupe Carrefour, Zéro Waste France, par la voix de sa chargée de campagne, Laura Châtel, reste néanmoins sur ses gardes.
« Nous nous assurerons qu’il ne s’agit pas d’un coup de com et d’une expérimentation ponctuelle réduite à quelques magasins, comme c’est souvent la stratégie de ces grandes enseignes. Pour être crédibles, elles doivent prendre des engagements clairs et détaillés, et fixer et respecter des échéances précises. »

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Pour « changer les habitudes », Carrefour appelle à un « pacte national » sur les plastiques pour une économie 100 % circulaire des emballages en France piloté par le gouvernement. « Afin de développer des matériaux de substitution non carbonés alors que le prix du baril de pétrole reste compétitif, il faut créer de la masse, a expliqué au Monde, Laurent Vallée, un énarque secrétaire général du groupe Carrefour. Cela nécessite donc une réponse collective, un mouvement associant les industriels, les pouvoirs publics, les éco-organismes, les distributeurs, les grandes marques. »




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Selon les informations du « Monde », Riyad a écrit au président Macron pour lui demander de faire pression sur le Qatar afin de l’empêcher d’acquérir ce système russe de défense antiaérien sophistiqué.
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édition abonné


L’Arabie saoudite menace le Qatar d’une « action militaire » s’il se dote de missiles S-400

Selon les informations du « Monde », Riyad a écrit au président Macron pour lui demander de faire pression sur le Qatar afin de l’empêcher d’acquérir ce système russe de défense antiaérien sophistiqué.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 16h24
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 18h27
    |

            Benjamin Barthe (Beyrouth - correspondant)








                        



                                


                            

Un an après son début, la crise interne aux monarchies du Golfe ne donne aucun signe d’apaisement. La tension entre le Qatar, d’un côté, l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis et Bahreïn, de l’autre, qui ont rompu leurs relations diplomatiques et économiques avec Doha depuis le 5 juin 2017, n’a peut-être même jamais été aussi vive.
Selon des informations obtenues par Le Monde, la couronne saoudienne a récemment envoyé un courrier à la présidence française, dans lequel Riyad se dit prêt à mener une « action militaire » contre le Qatar si ce dernier acquiert, comme il en a exprimé l’intention, le système de défense antiaérien russe S-400.
L’ambassadeur du Qatar à Moscou, Fahad Bin Mohamed Al-Attiyah, avait affirmé en janvier que son pays entendait se doter de ce modèle de missiles antimissiles, considéré comme l’un des plus performants au monde, précisant que les tractations avec le Kremlin étaient à un « stade avancé ». Un mois plus tard, Riyad avait reconnu à son tour être en lice pour obtenir ces batteries sol-air.
Dans la lettre envoyée à l’Elysée, dont le contenu a été dévoilé au Monde par une source française proche du dossier, le roi Salman exprime sa « profonde préoccupation » vis-à-vis des négociations en cours entre Doha et Moscou. Le souverain saoudien s’inquiète des conséquences qu’une installation des S-400 sur le territoire qatari aurait sur la sécurité de l’espace aérien saoudien et met en garde contre un risque d’« escalade ».
Guerre froide
Dans une telle situation, « le royaume serait prêt à prendre toutes les mesures nécessaires pour éliminer ce système de défense, y compris une action militaire », écrit le monarque, qui conclut son courrier en demandant à Emmanuel Macron son aide pour empêcher la vente et préserver la stabilité de la région.
Le ministère français des affaires étrangères, sollicité par Le Monde, n’a pas voulu faire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ L’Union européenne (UE) a ouvert une procédure devant l’OMC contre la hausse des droits de douane sur l’acier et l’aluminium en provenance d’Europe. Cécile Ducourtieux, correspondante du « Monde » à Bruxelles, a répondu à vos questions.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Depuis les élections générales du 4 mars, l’Italie est en pleine crise politique. Liée à la nature du régime parlementaire italien, cette crise est loin d’être la première. Explications.
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<article-nb="2018/06/01/18-9">
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Après environ trois mois de tractations et de rebondissements inédits, les deux partis antisystème et d’extrême droite ont trouvé un compromis avec le président Sergio Mattarella.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Italie : le nouveau chef du gouvernement, Giuseppe Conte, a prêté serment

Après environ trois mois de tractations et de rebondissements inédits, les deux partis antisystème et d’extrême droite ont trouvé un compromis avec le président Sergio Mattarella.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 15h45
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 16h47
   





                        



   


Après trois mois d’impasse politique en Italie, le nouveau chef du gouvernement, Giuseppe Conte, a prêté serment, vendredi 1er juin dans l’après-midi, devant le président de la République, Sergio Mattarella. Les deux vice-premiers ministres, Luigi Di Maio, chef de file du Mouvement 5 Etoiles (M5S, antisystème), et Matteo Salvini, chef de la Ligue (extrême droite), ont également prêté serment après lui, suivis des autres membres du gouvernement, fruit de l’union entre les deux partis.
Le président du conseil, M. Conte, demandera la confiance du Parlement la semaine prochaine, ce qui devrait être une formalité, la Ligue et le M5S ayant la majorité dans les deux chambres.
Après environ trois mois de tractations et de rebondissements inédits, même pour un pays rompu aux crises politiques, les deux partis sont parvenus à trouver un compromis jeudi soir avec le président Sergio Mattarella, qui exigeait des garanties sur le maintien de l’Italie dans la zone euro.
Ce nouveau gouvernement sera placé sous la direction de Giuseppe Conte, un juriste novice en politique, qui a promis une politique antiaustérité et sécuritaire. Le président avait mis un veto spectaculaire à une première liste dimanche soir. Mais jeudi soir, il a signé, avec un soulagement visible, une liste amendée de ministres.

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          L’Italie résout sa crise politique avec un gouvernement populiste



MM. Di Maio et Salvini sont désormais vice-premiers ministres, le premier chargé du développement économique et du travail ; le second, de l’intérieur.
Le sensible ministère de l’économie et des finances revient à Giovanni Tria, un professeur d’économie politique proche des idées de la Ligue en matière fiscale mais favorable au maintien de l’Italie dans l’euro. Au départ pressenti pour ce poste, Paolo Savona, économiste de 81 ans, qui considère l’euro comme « une prison allemande », devient ministre des affaires européennes.
Le très européen Enzo Moavero Milanesi, qui a travaillé pendant vingt ans à Bruxelles et qui fut ministre des affaires européennes de Mario Monti et d’Enrico Letta (2011-2014), devient ministre des affaires étrangères.

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Dix-huit ministres, dont cinq femmes
On trouve une équipe resserrée de dix-huit ministres, dont seulement cinq femmes, qui place quasi à égalité les deux alliés, même si la Ligue n’a obtenu que 17 % des voix aux élections législatives du 4 mars, contre plus de 32 % pour le M5S.
Le « contrat de gouvernement », négocié pendant dix jours et dévoilé il y a deux semaines, tourne résolument le dos à l’austérité et aux « diktats » de Bruxelles, pariant sur une politique de croissance économique pour réduire la colossale dette publique italienne. Il promet un abaissement de l’âge de la retraite, des baisses d’impôt draconiennes et l’instauration d’un « revenu de citoyenneté » de 780 euros par mois.
Synthèse de deux philosophies politiques, il présente aussi bien la rhétorique du M5S sur l’environnement, les nouvelles technologies ou la moralisation de la vie publique que le tour de vis sécuritaire anti-immigrés et anti-islam de la Ligue, alliée en Europe du Front national (FN) français.
La présidente du FN, Marine Le Pen, a d’ailleurs salué vendredi « une victoire de la démocratie sur les intimidations et les menaces de l’Union européenne ».
« Nous attendons la formation du gouvernement et serons ouverts à son encontre et ferons tout notre possible pour avoir une bonne collaboration », a pour sa part déclaré le porte-parole du gouvernement allemand, Steffen Seibert. Quelques jours auparavant, le ministre des affaires étrangères, Heiko Maas, s’était néanmoins montré plus sceptique, disant espérer que la relation entre les deux pays ne serait « pas endommagée ».




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Les Européens protestent contre la décision américaine d’augmenter les droits de douane sur l’acier et l’aluminium à compter de vendredi.
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Commerce : l’Union européenne porte plainte contre les Etats-Unis à l’OMC

Les Européens protestent contre la décision américaine d’augmenter les droits de douane sur l’acier et l’aluminium à compter de vendredi.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 15h11
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 16h03
   





                        



   


L’Union européenne « porte plainte à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) contre les Etats-Unis et la Chine », a annoncé la commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström, lors d’une conférence de presse à Bruxelles, vendredi 1er juin. L’Union européenne proteste ainsi, comme elle l’avait annoncé, contre la décision des Etats-Unis d’augmenter les droits de douane sur l’acier et l’aluminium en provenance de l’UE à compter de vendredi.
En ce qui concerne Pékin, l’UE s’en prend « au transfert injuste de technologie » des entreprises européennes actives en Chine.

        Pour en savoir plus :
         

          Tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium : posez vos questions sur la réaction européenne après la décision américaine



« Si les acteurs de ce monde ne respectent pas les règles, alors le système risque de s’effondrer. C’est pour cela que nous portons plainte aujourd’hui contre les Etats-Unis et la Chine devant l’OMC, a déclaré Mme Malmström. Et cela démontre que nous ne choisissons aucun camp. Nous défendons un système multilatéral pour un commerce mondial fondé sur des règles », a-t-elle plaidé.
« Cela démontre également notre détermination à traiter les causes profondes des tensions actuelles dans le système commercial, mais nous devons le faire dans le cadre du système fondé sur des règles et de ses remèdes », a-t-elle ajouté.
Cette plainte est la première étape d’une riposte contre l’attaque commerciale américaine que l’Union prépare depuis plusieurs mois et qui compte deux autres leviers.
Taxer des marchandises américaines
Le premier serait l’imposition de droits de douanes punitifs à certains produits. La Commission européenne a établi il y a quelques semaines une liste de marchandises américaines d’une valeur de 2,8 milliards d’euros, qui pourraient être taxées, parmi lesquelles des produits en acier, le bourbon, le beurre de cacahuète, les motos et les jeans.

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                Commerce : les sanctions imposées par Trump, signe d’échec et de faiblesse



Selon la Commission européenne, la mesure pourrait entrer en vigueur le 20 juin au plus tôt, après avoir présenté aux 28 Etats membres une proposition détaillée fixant un taux de droit de douane pour chacun des produits. Un conseil extraordinaire des ministres du commerce pourrait être convoqué dès la semaine prochaine afin d’en discuter.
Des mesures de sauvegarde
Le second serait l’utilisation de mesures dites « de sauvegarde », autorisées par l’OMC si un afflux soudain d’importations perturbe « sérieusement » ou menace de perturber une industrie nationale.

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                Les Etats-Unis taxeront l’acier et l’aluminium européens dès vendredi



Ces mesures de « sauvegarde » risquent de nuire davantage à d’autres pays que les Etats-Unis, mais elles permettraient de protéger l’économie européenne : l’UE craint en effet des « effets secondaires » des restrictions américaines à l’importation. Car les producteurs d’acier du Brésil, de Chine, de Russie, de Corée du Sud, de Taïwan ou de Turquie tenteront de réorienter leurs produits qui ne sont plus compétitifs aux Etats-Unis vers le marché européen.
Eviter la surenchère
La riposte européenne doit en tout cas être minutieusement calibrée car l’effet immédiat des taxes américaines pourrait rester circonscrit : l’Union n’a exporté qu’environ 6,4 milliards d’euros en valeur d’acier et d’aluminium l’an dernier aux Etats-Unis.
L’objectif est aussi d’éviter la surenchère. Depuis Berlin, jeudi, la chancelière allemande Angela Merkel a insisté sur sa crainte d’un « risque d’escalade ». La veille, M. Macron avait convoqué la mémoire des années 1930, rappelant que les guerres commerciales « [pouvaient] rapidement dégénérer en guerres tout court ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Plusieurs théories s’affrontent sur la dénonciation de la famille Frank et de leurs amis. Un livre récent affirme que c’est Ans van Dijk, exécutée en 1948 pour avoir collaboré avec les nazis, qui aurait livré les informations.
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Mais qui a vraiment dénoncé Anne Frank ?


                      Plusieurs théories s’affrontent sur la dénonciation de la famille Frank et de leurs amis. Un livre récent affirme que c’est Ans van Dijk, exécutée en 1948 pour avoir collaboré avec les nazis, qui aurait livré les informations.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 14h41
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








   


Sept décennies de recherche pour répondre à la question qui taraude toujours les Pays-Bas et une piste, encore une. Beaucoup d’hypothèses, anciennes et récentes, ont circulé sur l’identité de celui ou celle qui a livré la jeune Anne Frank et sa famille, cachée avec ses parents, sa sœur et des amis au 263 Prinsengracht, à Amsterdam, à l’occupant allemand. Mais le mystère demeure entier. Gerard Kremer, fils d’un ancien résistant qui fut voisin des Frank, a œuvré pendant cinq ans pour élucider le mystère et pense y être parvenu. Dans un livre, De achtertuin van het Achterhuis (« le jardin arrière de l’Annexe », non traduit), le septuagénaire affirme que c’est une femme juive, Ans van Dijk, exécutée en 1948 pour avoir collaboré avec les nazis, qui aurait livré des informations, entraînant, en août 1944, l’arrestation et la déportation des occupants de la célèbre « Annexe ». Il s’agissait en fait de pièces situées au-dessus et à l’arrière des bureaux de l’entreprise Opekta d’Otto Frank, le père d’Anne. C’est là qu’est abrité aujourd’hui le Musée Anne-Frank.
Des victimes emblématiques de la Shoah
Les occupants, cachés durant deux ans, sont devenus des victimes emblématiques de la Shoah. Ils sont tous morts dans les camps, sauf Otto. Anne a succombé au typhus à 15 ans à Bergen-Belsen. Son journal a été miraculeusement sauvegardé et est devenu l’un des ouvrages les plus vendus au monde.

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                Des chercheurs dévoilent deux nouvelles pages du journal d’Anne Frank



Il y a des années que les soupçons pesaient sur Ans van Dijk, qui a livré au total 145 personnes, dont plusieurs membres de sa propre famille, après avoir été arrêtée et « retournée », en 1943, par le Sicherheitsdienst, le service de renseignement de la SS. Gerard Kremer affirme que son père, concierge d’un bâtiment proche de l’Annexe occupé en partie par les nazis, aurait vu plusieurs fois la jeune femme dans ces locaux, et qu’il aurait saisi une conversation entre elle et des officiers allemands au sujet de la cache des Frank et de leurs amis.

   


La Fondation Anne-Frank, qui a elle-même diligenté une enquête, est sceptique, estimant que les preuves sont insuffisantes. Elle semble compter davantage sur les investigations menées par Vince Pankoke, un agent retraité du FBI, qui utilise les techniques les plus modernes et espère aboutir l’an prochain, à l’occasion des commémorations marquant le 75e anniversaire de l’arrestation d’« Annelein » (petite Anne) – le surnom de la jeune fille – et de ses proches.
L’enquête pourrait apaiser le pays et la famille Miep
Une autre éventualité est que les Frank aient été dénoncés par Nelly Voskuijl. Celle-ci était la sœur de Bep Voskuijl, une amie de la famille, qu’elle aida tout au long de la guerre. Décrite comme jalouse, égoïste, Nelly aurait prévenu les nazis, thèse en partie confirmée par l’officier SS Karl Josef Silberbauer, qui procéda à l’arrestation. Il a évoqué le rôle d’une femme, sans être toutefois capable de l’identifier formellement.
Si elle aboutit un jour à une conclusion – c’est peu probable, selon l’expert et historien David Barnouw, qui a longtemps travaillé sur le dossier –, l’enquête apaisera au moins, une fois pour toutes, un pays et une famille. Celle de Miep Gies, la secrétaire de l’entreprise Opekta, qui sauva le manuscrit d’Anne et permit à ce texte irremplaçable d’acquérir une renommée planétaire.

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                Le casse-tête Anne Frank



Décédée en 2010 à presque 101 ans, cette petite dame souriante, reconnue « Juste parmi les nations », dut pourtant jusqu’au bout de sa vie justifier de son innocence. Elle fut en effet accusée d’être la dénonciatrice alors qu’elle fut de ceux qui, de juillet 1942 à l’été 1944, aidèrent à dissimuler la présence des Frank.
De son vrai nom Hermine Santrouschitz, émigrée à l’âge de 13 ans pour fuir la famine qui sévissait en Autriche et une intégration forcée dans une organisation hitlérienne, elle fut rebaptisée Miep par sa famille d’accueil, les Frank. Elle trouva et protégea le Journal d’Anne, avant de s’attacher à le défendre contre les attaques des milieux révisionnistes ou d’intellectuels qui lui reprochaient son prétendu excès de sentimentalisme. « On dirait que nous ne sommes jamais loin des pensées de Miep », écrivit la jeune Anne pour témoigner de son attachement à cette femme qu’elle adorait.



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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Mariano Rajoy a été renversé par une motion de censure du Parlement espagnol, lancée par le nouveau chef du gouvernement, Pedro Sanchez.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Le pays connaît une grève de la fonction publique massivement suivie, bloquant hôpitaux, écoles et ministères.
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Compte rendu

Au Tchad, la justice en grève en réaction à l’agression d’un avocat

Le pays connaît une grève de la fonction publique massivement suivie, bloquant hôpitaux, écoles et ministères.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 01.06.2018 à 13h42

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        Mis à jour le 01.06.2018 à 15h52






    
Le président tchadien Idriss Déby, à N’Djamena, le 29 décembre 2016.
Crédits : ALAIN JOCARD / AFP


Les avocats, huissiers et notaires tchadiens se sont joints jeudi 31 mai aux magistrats en grève dans tout le pays pour soutenir un avocat pris à partie par des forces de l’ordre, a appris l’AFP de sources syndicales. Les magistrats ont décidé de la « cessation de toutes activités sur l’ensemble du territoire national » pour protester contre l’agression le 22 mai à Doba (sud) d’un avocat et de ses clients par des forces de l’ordre, a expliqué à l’AFP le président du syndicat des magistrats du Tchad, Allarakete Sanengar.

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Les professions libérales judiciaires (avocats, huissiers et notaires) ont également cessé leurs activités à partir de jeudi et jusqu’au 6 juin, selon un communiqué de presse. Avocats, huissiers et notaires prévoient une « marche pacifique (…) si le gouverneur de la région (de Doba) et le commandant de la gendarmerie [de Doba] ne sont pas relevés de leurs fonctions ». « Nous sommes prêts à mourir lors de cette marche » déclarent-ils dans le communiqué, ajoutant qu’« une lettre ouverte a été adressée au chef de l’Etat pour dénoncer les multiples agressions dont sont victimes les acteurs judiciaires ».
Des tribunaux fermés
Le 22 mai, l’avocat Me Doumra Manassé s’était dit victime de tirs par des gendarmes sur sa voiture, alors qu’il transportait trois de ses clients relaxés qui ont ensuite été bastonnés et emmenés dans les locaux de la gendarmerie de Doba. Une équipe du ministère de la justice est arrivée lundi matin dans cette ville. « Il faudra attendre la fin de la mission pour tirer les responsabilités de cet incident et que les sanctions tombent », avait indiqué lundi le ministre de la justice, Djimet Arabi.

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                Au Tchad, Idriss Déby nomme le premier gouvernement de la IVe République



Les magistrats de Doba avaient décidé de fermer leur tribunal dès la semaine dernière en signe de protestation. Lundi, une grève de trois jours avait été décidée par l’ensemble des magistrats tchadiens. Une marche des magistrats n’avait pu avoir lieu mardi faute d’autorisation du ministère de la sécurité. Le Tchad connaît depuis le début de la semaine une grève de la fonction publique massivement suivie, bloquant hôpitaux, écoles et ministères. Les fonctionnaires réclament le paiement de leurs primes et indemnités.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Le solde migratoire qui baisse est encore positif. Le dynamisme du marché de l’emploi et l’apprentissage de l’anglais – les deux principales raisons pour lesquelles les Français partent outre-Manche – restent valables. Mais l’incertitude pèse sur la reconnaissance européenne des diplômes britanniques.
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Le Royaume-Uni attire toujours les jeunes actifs européens, malgré le Brexit

Le solde migratoire qui baisse est encore positif. Le dynamisme du marché de l’emploi et l’apprentissage de l’anglais – les deux principales raisons pour lesquelles les Français partent outre-Manche – restent valables. Mais l’incertitude pèse sur la reconnaissance européenne des diplômes britanniques.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 13h31
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            
Le 24 juin 2016, Céline Dubois avait « les larmes aux yeux ». Ce jour-là, quand le résultat du référendum sur le Brexit a été connu, la jeune Belge de 33 ans a été tout près d’abandonner son projet. Assistante de direction mais détestant son emploi, elle rêvait de partir à Londres, pour faire une formation de traductrice et y commencer sa carrière. « J’ai sérieusement envisagé de tout annuler. »
Le brexit a provoqué un choc indéniable : les arrivées ont fortement ralenti, mais elles ne se sont pas pour autant arrêtées
Finalement, l’attraction de Londres a été la plus forte. Elle s’y est installée en septembre 2017, et, après une formation à l’université de Westminster, elle commence actuellement une carrière de traductrice français-anglais à son compte. « Je me suis rendu compte que le Brexit allait être un processus très long et très compliqué. Rien n’a changé pour l’instant. Est-ce que cela finira par rendre notre vie quotidienne plus difficile ? Je ne sais pas mais je me suis dit qu’il fallait tenter et même accélérer ma venue avant que le Brexit ne soit effectif. » De plus, les raisons de son attirance pour la capitale britannique n’avaient pas changé. « Londres a toujours représenté une sorte de rêve américain pour moi. »

Comme Céline Dubois, Français et Européens continuent à venir au Royaume-Uni depuis le Brexit. Le vote a provoqué un choc indéniable : les arrivées ont fortement ralenti, mais elles ne se sont pas pour autant arrêtées. Les Européens qui viennent s’installer outre-Manche restent nettement plus nombreux que ceux qui partent. D’octobre 2016 à septembre 2017, 220 000 citoyens de l’Union européenne sont arrivés et 130 000 sont partis. Le solde migratoire net (90 000) est en baisse de 25 % par rapport aux douze mois précédents, mais il reste clairement positif. Pour la seule Europe de l’Ouest – les quinze pays membres de l’Union européenne (UE) avant l’élargissement de 2004 –, le solde a baissé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Une majorité de 180 députés sur 350 a voté la motion de censure contre le dirigeant conservateur déposée par le Parti socialiste.
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En Espagne, Rajoy remplacé par Sanchez à la tête du gouvernement

Une majorité de 180 députés sur 350 a voté la motion de censure contre le dirigeant conservateur déposée par le Parti socialiste.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 12h50
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 15h25
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



                                


                            

Huit heures dans un restaurant cossu de Madrid. C’est là que Mariano Rajoy a passé l’après-midi et une partie de la soirée, jeudi 31 mai, pendant que le Parlement espagnol débattait de la motion de défiance que le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) avait déposée contre lui. Le chef du gouvernement espagnol a compris, au fil de la journée, que son sort basculait et a fui une session sans issue pour lui. Vendredi 1er juin, une majorité de 180 députés sur 350 a voté la motion forçant le dirigeant conservateur, au pouvoir depuis 2011, à céder son poste au socialiste Pedro Sanchez.
Une ample et hétéroclite majorité parlementaire, allant des indépendantistes catalans aux nationalistes basques en passant par le parti de la gauche radicale, Podemos, a, lors du vote, soutenu Pedro Sanchez pour mieux censurer Mariano Rajoy. Une question d’« hygiène démocratique », selon les députés, qui fait suite à la condamnation du Parti populaire (PP), le 24 mai, à rembourser 250 000 euros en tant que bénéficiaire d’un vaste réseau de corruption dans le cadre de l’affaire Gürtel.
Jeudi, en début de matinée, Mariano Rajoy semblait avoir encore l’espoir de résister. Sur un ton sarcastique, il a dénoncé la tentative de Pedro Sanchez de vouloir « prendre le pouvoir à tout prix ». « Il ne gagnera jamais les élections », a-t-il asséné. Le chef du gouvernement a rappelé que le verdict « ne contenait aucune condamnation pénale contre le PP », et mentionné les cas de corruption qui touchent aussi le PSOE.
Impensable il y a dix jours
M. Rajoy a mis en garde le dirigeant socialiste contre « l’instabilité politique et économique » et le soutien des formations indépendantistes. Mais, au fil des heures, sa verve s’est éteinte, son ton est devenu monotone, et les visages défaits de ses ministres et des députés de la majorité trahissaient la crainte de sa chute. Lorsque l’heure de la pause-déjeuner a sonné, il en a profité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Aucun repreneur potentiel de la compagnie aérienne nationale indienne n’a déposé de dossier lors de l’appel à candidatures qui s’est achevé jeudi 31 mai.
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La privatisation d’Air India dans l’ornière

Aucun repreneur potentiel de la compagnie aérienne nationale indienne n’a déposé de dossier lors de l’appel à candidatures qui s’est achevé jeudi 31 mai.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 12h13
    |

                            Guillaume Delacroix (Bombay, correspondance)








                        



                                


                            

Jusqu’au bout, le gouvernement de Narendra Modi a fait semblant d’y croire. Les responsables de l’aviation civile assuraient en début de semaine que des déclarations de candidature arriveraient nécessairement « à la dernière minute ». Finalement, le miracle n’a pas eu lieu.
Jeudi 31 mai, lorsque a sonné la fin de l’appel à manifestation d’intérêt concernant la privatisation d’Air India, force a été de constater que la procédure était un échec. « Ainsi que nous en a informé notre conseil [le cabinet Ernst & Young], aucun dossier n’a été déposé », a annoncé sobrement le ministère de l’aviation civile sur Twitter, expliquant qu’« un nouveau plan d’action [allait] maintenant être arrêté de manière appropriée ».

« C’est un revers pour Modi », a aussitôt titré le quotidien Business Standard sur son site Internet. Décidée il y a un an par le premier ministre nationaliste hindou, la mise en vente d’Air India était susceptible de rapporter au bas mot 300 à 400 milliards de roupies (3,8 à 5,1 milliards d’euros) à l’Etat, d’après le consultant Mark Martin, spécialiste du secteur aérien.
Elle devait surtout permettre à Delhi d’en finir avec les plans d’aide à répétition – 422 milliards de roupies (5,35 milliards d’euros) depuis 2012 – qui auront eu pour seul résultat, ces dernières années, de voir la compagnie nationale, fondée en 1932, accumuler les contre-performances.
Perte vertigineuse de parts de marché
Sur l’exercice fiscal clos en mars 2017, celle-ci a affiché 57,6 milliards de roupies (730 millions d’euros) de pertes, et sa dette a atteint l’équivalent de 6,84 milliards d’euros. Parallèlement, le « Maharaja », comme on surnomme le groupe en Inde, en référence au prince hindou qui lui sert de mascotte, n’a pas réussi à enrayer la perte vertigineuse de ses parts de marché.
Il ne pèse plus aujourd’hui que 12,7 % du marché national du sous-continent. Il s’est fait tailler...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Des milliers de soldats soudanais ont été envoyés au Yémen avec la coa­lition depuis 2015. Mais Karthoum peine à ­légitimer leur intervention auprès de son opinion publique.
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Au Yémen, les soldats soudanais, supplétifs de la coalition arabe

Des milliers de soldats soudanais ont été envoyés au Yémen avec la coa­lition depuis 2015. Mais Karthoum peine à ­légitimer leur intervention auprès de son opinion publique.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 12h02
    |

            Louis Imbert








                        



                                


                            
Discrètement, des forces soudanaises combattent au Yémen. Si leur participation est men­tionnée dans les communiqués de la coalition menée par l’Arabie saoudite, elle n’apparaît que dans les vidéos tournées par les rebelles houthistes, que ces forces combattent sur le front de Midi : une poche de territoire yéménite coincée entre la mer Rouge et les montagnes délimitant la frontière avec l’Arabie saoudite. On y voit des combattants africains qui semblent opérer de façon autonome, de nombreux cadavres, des papiers d’identité et du matériel militaire saisi.

Si Khartoum ne souhaite pas que les projecteurs soient braqués sur ses milliers de soldats envoyés au Yémen avec la coa­lition depuis 2015, c’est qu’il peine à ­légitimer auprès de son opinion publique cette guerre menée dans un pays arabe, le plus pauvre de la région, par le plus riche, l’Arabie saoudite. Le Soudan y dépêche des paramilitaires membres de la Force de soutien rapide (RSF), un corps qui recrutait à l’origine dans les tribus arabes du Darfour, passé en 2016 de la tutelle du renseignement à celle de l’armée soudanaise. Les hommes de la RSF gardent des bases émiraties dans le sud du ­Yémen, et servent de chair à canon sur la côte ouest. A l’occasion, selon la presse yéménite, ils auraient refusé d’aller au combat.
La plupart descombattants soudanais tués au Yémen sont enterrés en Arabie saoudite, en terre sainte islamique. Le Soudan ne publie pas de bilan, mais un haut gradé de la RSF, Muhammad Hamdan Dogolo, a déclaré en novembre 2017 qu’il s’élevait à 412 morts au total. Les forces émiraties, peu nombreuses mais les plus actives au sol au sein de la coalition, ont, quant à elles, enregistré une centaine de pertes.
Khartoum a signalé à plusieurs reprises sa tentation de se retirer du Yémen. Le 2 mai, le ministre de la défense soudanais, Ali Salem, a ainsi annoncé au Parlement que le régime entendait réévaluer sa participation à la guerre. Une façon de faire monter les enchères ?...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Sous l’influence du prince héritier d’Abou Dhabi, les Emirats arabes unis mènent une diplomatie des ports et de la canonnière, du Yémen à la Corne de l’Afrique, cherchant à  étendre leur emprise jusque dans l’océan Indien.
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Les Emirats arabes unis, architectes d’un nouvel empire maritime

Sous l’influence du prince héritier d’Abou Dhabi, les Emirats arabes unis mènent une diplomatie des ports et de la canonnière, du Yémen à la Corne de l’Afrique, cherchant à  étendre leur emprise jusque dans l’océan Indien.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 14h32
    |

            Louis Imbert








                        



                                


                            
Le premier ministre du Yémen, Ahmed Ben Dagher, a une façon bien à lui de rappeler à ses concitoyens qu’ils dépendent encore d’une autorité centrale : un gouvernement impuissant, certes, pathétique souvent, mais M. Ben Dagher ne s’en laisse pas conter. L’hiver dernier, cet apparatchik rondouillard à la voix fluette est resté enfermé durant plusieurs semaines dans le palais présidentiel d’Aden, capitale provisoire du pays depuis 2015. C’était une preuve de courage incontestable : la plupart des ministres ne mettent plus les pieds dans cette cité portuaire hostile, préférant vivre un exil plus tranquille en Arabie saoudite ou dans les pays amis de la région.
Fin janvier, des combats ont éclaté entre la garde présidentielle et le mouvement séparatiste du Yémen du Sud, appuyé par des milices salafistes, qui demandaient la démission de M. Ben Dagher et de son gouvernement. Ces forces se sont imposées dans une large partie de la ville, jusqu’aux grilles du palais, avec la bénédiction de leur parrain régional, les Emirats arabes unis. Le premier ministre avait finalement pu quitter Aden grâce à une médiation saoudienne.

Sur l’île yéménite de Socotra
Le 28 avril, M. Ben Dagher a remis le couvert. Pour rappeler l’Etat yéménite au bon souvenir de la population de Socotra, il s’est rendu dans cet archipel isolé, un bijou de la nature à l’écosystème unique au monde, situé à l’embouchure du golfe d’Aden. Une plaque commémorative a été posée dans le village d’Halaf et des projets de développement ont été annoncés. En réaction,les forces armées émiraties, qui occupent une base yéménite à Socotra, ont fait atterrir quatre avions de transport colossaux, des C-17 américains, sur l’unique piste de l’archipel : ils ont ­débarqué des blindés, dont au moins deux véhicules de combat BMP-3, et une centaine de soldats. Face à cette démonstration de force, M. Ben Dagher a tenu bon, affirmant qu’il ne quitterait pas l’île tant que les Emirats ne réduiraient pas leur présence.Ceux-ci...




                        

                        


<article-nb="2018/06/01/18-19">
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Depuis le 25 mai, une longue liste de mesures de sécurité et de restrictions a été mise en place dans les régions qui accueillent l’événement sportif.
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Coupe du monde 2018 : en « régime spécial », les villes russes frappées par des restrictions tous azimuts

Depuis le 25 mai, une longue liste de mesures de sécurité et de restrictions a été mise en place dans les régions qui accueillent l’événement sportif.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 11h53
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



   


Un petit air festif se répand en Russie qui s’apprête à accueillir sur son sol, du 14 juin au 15 juillet, la première Coupe du monde de football de son histoire. L’enjeu n’est pas mince et rappelle à certains un peu de l’effervescence qui s’était emparée du pays à l’époque soviétique, lorsque en 1980, quoique boycottés, les premiers Jeux Olympiques d’été y avaient été organisés.
Les onze villes russes sélectionnées pour accueillir les matches – et les supporteurs – se parent ainsi de fresques à la gloire du ballon rond mais aussi d’affiches publicitaires (« Tu es dans le jeu ! »), sponsorisées par des banques. Un peu moins joyeux, toutefois, est le « régime spécial » sous lequel elles viennent d’être placées sur décret de Vladimir Poutine.
Couplé avec une loi préparée très en amont, l’oukase signé le 9 mai par le chef du Kremlin a donné le coup d’envoi pour la mise en œuvre, qui a débuté le 25 mai et pour une période susceptible de se poursuivre jusqu’au 25 juillet, de toute une série d’interdictions. Pêle-mêle : restriction des entrées de séjour temporaire et/ou de résidence (les travailleurs migrants d’Asie centrale sont particulièrement concernés) ; suppression de toute manifestation ou événement sur la voie publique (en dehors du sport) ; limitation du transport aérien, routier ou maritime dans certaines zones (à l’exclusion des lignes régulières, les bus ne peuvent ainsi plus pénétrer dans les onze villes hôtes sauf à être équipés du « Glonass », le système de navigation satellitaire russe).
« Comment va changer la vie des Russes pendant la Coupe du monde ? Tout sera interdit. Ni manifestation ni vodka »
Il faut y ajouter l’éradication des chiens et des chats errants ; la mise à l’arrêt forcée de toute activité « polluante » dans un rayon de 100 kilomètres pour des centaines de sites industriels, raffineries, usines chimiques ou d’armement ; la mise en place d’unités spéciales, en relation avec le ministère de la défense, chargées d’abattre n’importe quel drone en approche autour des stades ; ou bien encore, ce curieux message, déjà audible dans le train rapide entre Moscou et Saint-Pétersbourg, selon lequel « la circulation des armes, munitions, explosifs et autres agents spéciaux ou toxiques » est prohibée.

   


« Les criquets n’arriveront pas jusqu’aux terrains de foot », a rassuré, pour sa part, le ministère de l’Agriculture, cité par le journal Novaïa Gazeta, après une alerte à l’invasion de ces insectes dans certaines régions du pays, ou l’état d’urgence a été déclaré. A Volgograd, dans un rayon de quinze kilomètres autour du stade, le territoire a été traité pour repousser les assauts redoutés de moustiques. Selon l’équipe locale de l’opposant Alexeï Navalny, dans la région de Saratov, le niveau de la Volga aurait même été abaissé de trois mètres afin d’assécher des marécages et d’empêcher ainsi la reproduction des moustiques. Au risque de menacer les récoltes.
La vente de boissons alcoolisées sera encadrée
Pas de microbes non plus : deux semaines avant le début des événements, les cuisiniers aux fourneaux devront passer des tests sanitaires, et les quinze mille bénévoles mobilisés être à jour de vaccins. Plus classiquement, la vente de boissons alcoolisées sera encadrée et le prix des loyers et cessions immobilières a flambé. En principe, cependant, les tarifs des nuitées d’hôtel sont plafonnés : 50 euros maximum pour les établissements non cotés, 100 euros pour un deux-étoiles, et jusqu’à 8 000 euros pour les palaces de grand luxe. Enfin, tout contrevenant aux règles s’exposera à des pénalités douloureuses, surtout s’il revend à la sauvette un précieux billet de match…

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                Tout savoir sur la Russie à la Coupe du monde 2018 de football



« Comment va changer la vie des Russes pendant la Coupe du monde ? Tout sera interdit. Ni manifestation ni vodka, prévenait, il y a quelques semaines, le quotidien Moskovski Komsomolets. Les lecteurs les plus âgés se rappellent bien les JO d’il y a trente-huit ans, lorsque les rues étaient vides, les magasins remplis, les policiers polis et personne en état d’ivresse. » Le journal soulignait, cependant, l’introduction d’une nouveauté : les supporteurs violents, étrangers ou non, sont bannis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Les taxes de 25 % sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium importés du Canada et du Mexique représentent un affront pour ces alliés historiques des Etats-Unis, alors que se poursuivent les discussions sur la refonte de l’Accord de libre-échange nord-américain.
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Les sanctions commerciales américaines, un nouveau défi pour la renégociation de l’Alena

Les taxes de 25 % sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium importés du Canada et du Mexique représentent un affront pour ces alliés historiques des Etats-Unis, alors que se poursuivent les discussions sur la refonte de l’Accord de libre-échange nord-américain.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 11h45
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            Marie de Vergès








                        



                                


                            

L’offensive commerciale du président américain Donald Trump sur l’acier et l’aluminium ajoute une couche de complexité à un dossier qui n’en manquait pas : la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) entre les Etats-Unis, le Mexique et le Canada.
Tout comme pour l’Union européenne, Washington a décidé d’imposer, dès vendredi 1er juin, des taxes de 25 % sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium importés de ces deux partenaires, au titre de sa « sécurité nationale ». Un affront pour ces alliés historiques des Etats-Unis. D’autant que le Canada et le Mexique sont respectivement leurs premier et quatrième fournisseurs pour ces métaux.

Les deux pays ont immédiatement riposté. Le Canada a annoncé qu’il imposerait des droits de douane sur l’équivalent de 12,8 milliards de dollars américains (11 milliards d’euros) de marchandises importées des Etats-Unis, et le Mexique va faire de même sur des produits sidérurgiques et agricoles.
Ce nouveau pic de tension ne risque-t-il pas de faire capoter le chantier de la refonte de l’Alena, lancé il y a neuf mois, à l’initiative de l’administration Trump ? Canadiens et Mexicains ont répété, ces dernières semaines, qu’il fallait avancer, malgré les menaces de sanctions commerciales. Deux fronts pourtant intimement liés, à en croire le secrétaire américain au commerce, Wilbur Ross.
L’automobile, pierre d’achoppement
« Il n’y a plus de date précise pour la conclusion des négociations [sur l’Alena], a-t-il déclaré jeudi. Le Canada et le Mexique ont ainsi été ajoutés à la liste de ceux qui vont payer des tarifs. » Frappés, donc, parce qu’ils ne se pliaient pas assez vite aux revendications américaines.
Entre les trois partenaires, les pommes de discorde restent nombreuses. Parmi elles, la clause proposée par les Etats-Unis consistant à laisser l’Alena arriver à échéance tous les cinq ans s’il n’est pas explicitement prolongé.

Les...




                        

                        

