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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Les Européens protestent contre la décision américaine d’augmenter les droits de douane sur l’acier et l’aluminium à compter de vendredi.
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Commerce : l’Union européenne porte plainte contre les Etats-Unis à l’OMC

Les Européens protestent contre la décision américaine d’augmenter les droits de douane sur l’acier et l’aluminium à compter de vendredi.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 15h11
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 16h03
   





                        



   


L’Union européenne « porte plainte à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) contre les Etats-Unis et la Chine », a annoncé la commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström, lors d’une conférence de presse à Bruxelles, vendredi 1er juin. L’Union européenne proteste ainsi, comme elle l’avait annoncé, contre la décision des Etats-Unis d’augmenter les droits de douane sur l’acier et l’aluminium en provenance de l’UE à compter de vendredi.
En ce qui concerne Pékin, l’UE s’en prend « au transfert injuste de technologie » des entreprises européennes actives en Chine.

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« Si les acteurs de ce monde ne respectent pas les règles, alors le système risque de s’effondrer. C’est pour cela que nous portons plainte aujourd’hui contre les Etats-Unis et la Chine devant l’OMC, a déclaré Mme Malmström. Et cela démontre que nous ne choisissons aucun camp. Nous défendons un système multilatéral pour un commerce mondial fondé sur des règles », a-t-elle plaidé.
« Cela démontre également notre détermination à traiter les causes profondes des tensions actuelles dans le système commercial, mais nous devons le faire dans le cadre du système fondé sur des règles et de ses remèdes », a-t-elle ajouté.
Cette plainte est la première étape d’une riposte contre l’attaque commerciale américaine que l’Union prépare depuis plusieurs mois et qui compte deux autres leviers.
Taxer des marchandises américaines
Le premier serait l’imposition de droits de douanes punitifs à certains produits. La Commission européenne a établi il y a quelques semaines une liste de marchandises américaines d’une valeur de 2,8 milliards d’euros, qui pourraient être taxées, parmi lesquelles des produits en acier, le bourbon, le beurre de cacahuète, les motos et les jeans.

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Selon la Commission européenne, la mesure pourrait entrer en vigueur le 20 juin au plus tôt, après avoir présenté aux 28 Etats membres une proposition détaillée fixant un taux de droit de douane pour chacun des produits. Un conseil extraordinaire des ministres du commerce pourrait être convoqué dès la semaine prochaine afin d’en discuter.
Des mesures de sauvegarde
Le second serait l’utilisation de mesures dites « de sauvegarde », autorisées par l’OMC si un afflux soudain d’importations perturbe « sérieusement » ou menace de perturber une industrie nationale.

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Ces mesures de « sauvegarde » risquent de nuire davantage à d’autres pays que les Etats-Unis, mais elles permettraient de protéger l’économie européenne : l’UE craint en effet des « effets secondaires » des restrictions américaines à l’importation. Car les producteurs d’acier du Brésil, de Chine, de Russie, de Corée du Sud, de Taïwan ou de Turquie tenteront de réorienter leurs produits qui ne sont plus compétitifs aux Etats-Unis vers le marché européen.
Eviter la surenchère
La riposte européenne doit en tout cas être minutieusement calibrée car l’effet immédiat des taxes américaines pourrait rester circonscrit : l’Union n’a exporté qu’environ 6,4 milliards d’euros en valeur d’acier et d’aluminium l’an dernier aux Etats-Unis.
L’objectif est aussi d’éviter la surenchère. Depuis Berlin, jeudi, la chancelière allemande Angela Merkel a insisté sur sa crainte d’un « risque d’escalade ». La veille, M. Macron avait convoqué la mémoire des années 1930, rappelant que les guerres commerciales « [pouvaient] rapidement dégénérer en guerres tout court ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Sandrine Morel, correspondante du « Monde » en Espagne, a répondu à vos questions sur l’arrivée du socialiste Pedro Sanchez à la tête du gouvernement.
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Espagne : « le seul ciment » du gouvernement Sanchez « est le rejet de Mariano Rajoy »

Sandrine Morel, correspondante du « Monde » en Espagne, a répondu à vos questions sur l’arrivée du socialiste Pedro Sanchez à la tête du gouvernement.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 16h50
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 17h02
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



   


Le socialiste Pedro Sanchez a été investi par le Parlement espagnol, vendredi 1er juin, président du gouvernement avec le soutien de 180 députés. Cent soixante-neuf autres avaient voté contre.
Une motion de défiance avait été déposée par le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) contre le chef du gouvernement Mariano Rajoy à la suite de la condamnation du Parti populaire (PP), jeudi 24 mai, à rembourser 250 000 euros en tant que bénéficiaire d’un vaste réseau de corruption dans le cadre de l’affaire Gürtel.
Le dirigeant socialiste est parvenu à rassembler une majorité hétéroclite autour de sa candidature, qui va de la gauche radicale Podemos au centre droit nationaliste basque en passant par les indépendantistes catalans.
Sandrine Morel, correspondante du Monde en Espagne, a répondu à vos questions sur l’arrivée de Pedro Sanchez à la tête du gouvernement.
Kate : Mais à quoi va donc ressembler et rimer ce gouvernement ? Est-ce un gouvernement durable, selon vous ?
Sandrine Morel : Non. Son seul ciment est le rejet de Mariano Rajoy. Pedro Sanchez entend gouverner seul, en minorité, avec seulement 84 des 350 députés. Pour voter chaque loi, il lui faudra convaincre un grand nombre de partis aux intérêts divergents et souvent opposés. Néanmoins, il est possible qu’il profite des prochains mois pour marquer des points afin d’arriver en bonne position aux prochaines élections, dont aucune date n’a été fixée mais qui pourraient avoir lieu à l’automne ou au printemps prochains. Il pourrait reprendre le dialogue en Catalogne et essayer d’apaiser la crise politique par des mesures symboliques. Il peut aussi essayer de faire avancer certains projets bloqués par le gouvernement comme la dérogation de certains points de la « loi bâillon » voire de la réforme du travail. Ou prendre des décisions symboliques que lui demande Podemos, comme celle de retirer une médaille policière à un ancien tortionnaire franquiste.
Isa : Rajoy tombe pour des affaires de corruption. Le PSOE n’a-t-il jamais été touché par des affaires ?
Le PSOE est lui aussi touché par de nombreuses affaires de corruption, comme a insisté Mariano Rajoy et le porte-parole du PP. Pedro Sanchez l’a reconnu tout en insistant sur les différences : le Parti socialiste, comme entité juridique, n’a pas été condamné dans un procès pour corruption comme l’a été le PP, « participant à titre lucratif » de l’affaire Gürtel, et le nombre d’affaires en phase d’instruction qui touche le PP est élevé. Cependant, beaucoup de députés du PP lui ont reproché de saisir un « prétexte » pour prendre le pouvoir « par la porte de derrière ».
Pascal D. : Quelle est la position de Ciudadanos ?
Albert Rivera, leader de Ciudadanos, demande des élections immédiates afin de « redonner la voix aux Espagnols ». Il a été très dur avec Pedro Sanchez et le possible « gouvernement Frankenstein » qui viendrait, selon lui. Il considère qu’il n’aurait pas dû s’appuyer sur « ceux qui veulent casser et liquider l’Espagne » pour être élu.
Maxime : Le gouvernement espagnol ne risque-t-il pas un nouveau « bloqueo » lors des prochaines élections, Podemos étant en crise, Ciudadanos ayant le vent en poupe et le PP demeurant très appuyé par des provinces autonomes plus attachées aux valeurs du PP ?
En effet : de nouvelles élections pourraient aboutir à un blocage similaire à celui qui a été vécu durant presque un an en 2016. La partition du Parlement autour de quatre forces politiques fortes est confirmée par les sondages. Or l’Espagne n’a pas de tradition de gouvernement de coalition. Et la division droite-gauche et jeune-vieux partis rend compliqués les accords entre des partis, qui doutent de leur loyauté mutuelle.
MickaS : Qu’implique une faible majorité au Parlement pour PSOE ?
Le PSOE sait qu’il aura grand-peine à gouverner réellement et approuver des lois tant les partis dont il a besoin pour compléter une majorité sont hétéroclites. Il aura du mal à approuver son propre budget. Il a d’ailleurs prévenu qu’il comptait récupérer celui du PP. Il pourra tenir quelques mois. Sans doute pas davantage. D’autant plus que la manière d’arriver au pouvoir, sans repasser par les urnes, fait l’objet de critiques.

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Rosy : Les socialistes reviennent donc au pouvoir. Quel est leur programme ?
Les socialistes ont exposé un programme minimum. Leur arrivée au pouvoir a été une surprise, même pour eux. Officiellement, ils n’ont rien négocié avec les autres partis en échange de leur soutien. Le seul programme affiché clairement est la « stabilité », la « normalisation » de la situation politique en Catalogne et, une fois que celles-ci sont assurées, la convocation d’élections. Le PSOE a aussi laissé entendre son souhait de prendre des mesures de « régénération » démocratique d’urgence, comme la dépolitisation de la télévision publique TVE.
FioFio : Que dit l’opinion publique en Espagne ?
Les sondages sont contradictoires. Une majorité d’Espagnols était favorable à faire tomber Mariano Rajoy, mais une grande partie exigeait des élections anticipées immédiates. Il règne une crainte sur la viabilité du gouvernement de Pedro Sanchez et sa force pour résister au défi indépendantiste. Il y a aussi une certaine euphorie à gauche pour avoir renversé le PP et une grande frustration à droite quant à la procédure de destitution, considérée abusive et opportuniste.
Charles : Pour adopter la motion de censure, les socialistes ont dû faire coalition avec les indépendantistes catalans. Quels étaient les termes de l’accord pour arriver à ce consensus ? Les socialistes ont-ils promis des avancées aux indépendantistes catalans ?
Officiellement, il n’y a eu aucune cession du PSOE en échange de leur soutien. C’est un soutien unique, pour renverser Rajoy, pas un pacte de gouvernement. En privé, il est possible que le Parti socialiste se soit engagé sur certains points comme la levée du contrôle du gouvernement sur les finances de la Généralité. Pour ce qui est des prisonniers, Pedro Sanchez a peu de marges de manœuvre. La justice est indépendante et le processus judiciaire est déjà bien enclenché. Au mieux, le futur ministre de la justice peut suggérer au procureur général de l’Etat de lever le pied dans ses réquisitoires, mais même dans ce cas, cela ne suffirait pas à freiner les instructions en cours et le procès à venir puisque le parti d’extrême droite Vox, par exemple, fait partie de l’accusation. Les indépendantistes demandent déjà, dans un premier temps, le rapprochement des prisonniers indépendantistes dans des établissements pénitenciers en Catalogne.
Julien : Quelle est l’opinion du nouveau président sur la question catalane ?
Pedro Sanchez a défendu un temps l’idée de l’Espagne comme « une nation de nations ». Il a abandonné ce discours pendant la crise catalane et s’est montré un fervent défenseur de la Constitution et de l’unité de l’Espagne. Il est contre l’organisation d’un référendum d’autodétermination en Catalogne et, lors de récentes déclarations, il a qualifié le président catalan Quim Torra de « raciste ».

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Cependant, il est davantage prédisposé au dialogue que le PP. Il a promis de retendre les ponts brisés avec la Catalogne et de reprendre le dialogue avec le président de la Généralité. Il s’est dit favorable à l’amélioration du statut d’autonomie catalan. Il est très proche de Miquel Iceta, le secrétaire général du Parti socialiste catalan (PSC), qui défend une troisième voie pour briser les dynamiques de blocs et de confrontation.
Musher78 : Pedro Sanchez, est-il favorable à l’Europe ?
Pedro Sanchez est un grand défenseur de l’UE dans l’ombre d’une nuance. Même s’il a été critique avec les politiques d’austérité, il n’a jamais remis en question le projet européen, au contraire. Il défend plus d’intégration européenne. C’est un président du gouvernement fragile, mais pas dangereux pour l’Europe.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Greenpeace réclame l’interdiction des forages au large du Brésil et de la Guyane, où se trouve un récif corallien.
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Total : l’assemblée générale des actionnaires envahie par Greenpeace

Greenpeace réclame l’interdiction des forages au large du Brésil et de la Guyane, où se trouve un récif corallien.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 12h25
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 18h13
    |

            Rémi Barroux








                        


La réussite de l’opération est totale. Quelque 250 militants de Greenpeace, d’Action non violente (ANV)-COP21 et d’Alternatiba ont perturbé l’assemblée générale des actionnaires du pétrolier français Total qui se tenait au Palais des congrès, porte Maillot à Paris, vendredi 1er juin dès 10 heures.
Aux cris de « Total insist, we resist », les militants, dont une dizaine de grimpeurs qui sont parvenus à s’accrocher au plafond de la salle de réunion et à l’extérieur du bâtiment, ont dénoncé les projets de forage du groupe dans les eaux brésiliennes, au large de l’embouchure de l’Amazone.

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« Cela fait la quatrième fois qu’Ibama [l’Institut brésilien de l’environnement et des ressources naturelles renouvelables] rejette la demande de Total au motif qu’ils sont incapables de répondre à ses demandes sur la préservation de la biodiversité et sur le risque de marée noire que feraient courir leurs forages, mais le pétrolier insiste, indique Thiago Almeida, de Greenpeace Brésil. C’est d’autant plus stupide qu’exploiter ces fonds est dangereux, difficile et cher. Vingt-sept forages autorisés au large des côtes brésiliennes ont déjà été abandonnés par des sociétés pétrolières sur des problèmes mécaniques. »
L’organisation écologiste mène une campagne internationale pour préserver le récif corallien, découvert deux ans plus tôt dans les eaux brésiliennes, et veut empêcher le projet de prospection que Total a déposé auprès des autorités locales. Le 29 mai, l’Ibama répondait négativement à la demande du pétrolier français, arguant que ses études d’impact environnemental étaient « insuffisantes ».
« Ce projet est une bombe »
« Alors que plus de deux millions de personnes ont signé une pétition pour demander à Total d’arrêter, la compagnie continue. Ce projet est une bombe, cela n’a aucun sens de rechercher de nouvelles ressources en énergie fossile alors que si l’on utilise toutes celles déjà disponibles, connues, on crame la planète », avance Pauline Boyer, responsable à ANV-COP21.
Pour le directeur de Greenpeace France, Jean-François Julliard, présent sur place, le projet de Total illustre l’hypocrisie de la France. « On a le sentiment que malgré de nombreux discours et promesses sur la lutte contre le réchauffement climatique, les actes manquent, aussi bien de la part du gouvernement que de compagnies comme Total, estime-t-il. Cela vaut sur le pétrole comme sur l’huile de palme, avec l’autorisation par Nicolas Hulot de la bioraffinerie de la Mède exploitée par Total, ou encore l’interdiction du glyphosate : même le minimum du minimum n’est pas fait. »

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Le pétrolier français rencontre d’autres soucis avec son projet offshore dans les eaux guyanaises, au nord du projet brésilien. Le récif découvert par les chercheurs brésiliens et médiatisé par Greenpeace s’étendrait jusque dans les eaux françaises, or l’autorité environnementale saisie pour avis par Nicolas Hulot, le ministre de la transition écologique et solidaire, se montre elle aussi circonspecte.
Alors que la société Total reconnaît la présence de « bioconstruction » dans la zone maritime qu’elle doit explorer, la modélisation des risques d’une marée noire ne serait pas à la hauteur selon l’autorité environnementale, dans un avis rendu public mercredi 30 mai. Le dossier présenté par le pétrolier serait « bien construit », mais présente une « faiblesse (…) particulièrement préoccupante » sur les impacts d’un futur forage « en cas d’accident majeur ».
L’assemblée annuelle de Total était donc une cible évidente pour les militants écologistes, au point qu’ils doutaient fort de pouvoir réaliser leur action préparée depuis un mois. Mais tout s’est déroulé selon leurs plans : une partie des activistes étaient dans la salle, dont les grimpeurs accrochés au-dessus de la tribune, tandis que le reste de l’équipe, accompagnée de batucadas rythmées, protestait dans les couloirs du Palais des expositions.
« Pas dupe »
Certains s’étaient enchaînés aux rampes pour ralentir leur évacuation, d’autres se laissaient traîner par terre, souvent enduits de mélasse pour symboliser une marée noire. D’aucuns ont été rudement secoués, voire frappés par des vigiles énervés et peu habitués à des interventions de ce type. L’usage de gaz lacrymogène dans ces espaces réduits a rendu l’air irrespirable, certaines personnes ont dû se rendre à l’hôpital.
A l’intérieur, outre la rumeur de l’action agitée aux portes de la salle et la présence des activistes accrochés, l’assemblée a pu se tenir au terme d’une suspension assez longue. Le président-directeur-général de Total, Patrick Pouyanné, a laissé une responsable de Greenpeace prendre la parole.
« Je ne suis pas dupe, précise Edina Ifiticène, chargée de campagne océans pour l’ONG. La direction m’a donné la parole dans le but d’interrompre l’action, mais nous avons quand même continué. J’ai juste dit aux actionnaires que cela faisait un an et demi que nous menions une campagne internationale contre ce projet, que les populations autochtones s’étaient prononcé contre, que l’on avait fait deux expéditions en mer pour documenter le récif corallien et que, à chaque fois, Total nous disait que le processus suivra son cours, en se réfugiant dans le déni. »
« Les avis de tout le monde »
Patrick Pouyanné a expliqué, de son côté, que le projet se ferait « dans le respect de l’environnement ou ne se ferait pas ». « Je respecte tout à fait les avis de tout le monde, a assuré le dirigeant au Monde. D’ailleurs, vous l’avez vu, nous avons passé la parole à Greenpeace. Donc nous sommes pour le dialogue, mais en même temps, notre interlocuteur, c’est l’Agence environnementale brésilienne. Nous allons répondre et poursuivre les échanges. Soit nous aurons l’autorisation, soit nous ne l’aurons pas. Nous ne passerons pas outre. »
A l’issue de l’action, qui s’est conclue à 13 heures, neuf gardes à vue étaient enregistrées, pour « mise en danger de la vie d’autrui », selon un avocat de l’organisation. Le reste de la troupe, composée de nombreux militants de Greenpeace venus d’autres pays européens, est reparti sans problème, non sans avoir fait une haie d’honneur aux actionnaires de Total SA lors de leur sortie. Dans l’ambiance protégée du Palais des congrès, ils venaient de voter le renouvellement pour trois ans des mandats d’administrateurs d’Anne-Marie Idrac, Patrick Pouyanné et Patrick Artus, les critères des éléments de rémunération du PDG… ainsi que la distribution d’un dividende de 2,48 euros par action, en hausse par rapport à l’année précédente.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Selon les informations du « Monde », Riyad a écrit au président Macron pour lui demander de faire pression sur le Qatar afin de l’empêcher d’acquérir ce système russe de défense antiaérien sophistiqué.
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édition abonné


L’Arabie saoudite menace le Qatar d’une « action militaire » s’il se dote de missiles S-400

Selon les informations du « Monde », Riyad a écrit au président Macron pour lui demander de faire pression sur le Qatar afin de l’empêcher d’acquérir ce système russe de défense antiaérien sophistiqué.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 16h24
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 18h27
    |

            Benjamin Barthe (Beyrouth - correspondant)








                        



                                


                            

Un an après son début, la crise interne aux monarchies du Golfe ne donne aucun signe d’apaisement. La tension entre le Qatar, d’un côté, l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis et Bahreïn, de l’autre, qui ont rompu leurs relations diplomatiques et économiques avec Doha depuis le 5 juin 2017, n’a peut-être même jamais été aussi vive.
Selon des informations obtenues par Le Monde, la couronne saoudienne a récemment envoyé un courrier à la présidence française, dans lequel Riyad se dit prêt à mener une « action militaire » contre le Qatar si ce dernier acquiert, comme il en a exprimé l’intention, le système de défense antiaérien russe S-400.
L’ambassadeur du Qatar à Moscou, Fahad Bin Mohamed Al-Attiyah, avait affirmé en janvier que son pays entendait se doter de ce modèle de missiles antimissiles, considéré comme l’un des plus performants au monde, précisant que les tractations avec le Kremlin étaient à un « stade avancé ». Un mois plus tard, Riyad avait reconnu à son tour être en lice pour obtenir ces batteries sol-air.
Dans la lettre envoyée à l’Elysée, dont le contenu a été dévoilé au Monde par une source française proche du dossier, le roi Salman exprime sa « profonde préoccupation » vis-à-vis des négociations en cours entre Doha et Moscou. Le souverain saoudien s’inquiète des conséquences qu’une installation des S-400 sur le territoire qatari aurait sur la sécurité de l’espace aérien saoudien et met en garde contre un risque d’« escalade ».
Guerre froide
Dans une telle situation, « le royaume serait prêt à prendre toutes les mesures nécessaires pour éliminer ce système de défense, y compris une action militaire », écrit le monarque, qui conclut son courrier en demandant à Emmanuel Macron son aide pour empêcher la vente et préserver la stabilité de la région.
Le ministère français des affaires étrangères, sollicité par Le Monde, n’a pas voulu faire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ La préfecture de police de Paris a ouvert une enquête interne. Le Défenseur des droits a été saisi jeudi soir par les enseignants.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Des profs en sortie scolaire à Paris dénoncent les propos discriminants d’un policier

La préfecture de police de Paris a ouvert une enquête interne. Le Défenseur des droits a été saisi jeudi soir par les enseignants.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 14h45
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 18h26
    |

            Cécile Bouanchaud








                        



   


Les élèves du collège Barbara, à Stains (Seine-Saint-Denis), garderont un souvenir amer de leur sortie scolaire à Paris. Venus en voisins pour découvrir le 5e arrondissement et son histoire, la quarantaine d’élèves de sixième « ont été victimes de propos discriminants et insultants de la part d’un représentant des forces de l’ordre », font savoir les personnels de l’établissement dans un communiqué publié jeudi 31 mai.
Le même jour, dans la soirée, les enseignants présents lors de cette visite ont saisi l’inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices, pour dénoncer le comportement du fonctionnaire de police. Comme le permet la procédure, ils ont réalisé leur signalement sur Internet pour « discrimination par personne dépositaire de l’autorité publique ». La préfecture de police de Paris fait savoir au Monde qu’une « enquête interne a été diligentée dès que les faits ont été dénoncés ». Et d’ajouter : « Il en sera tiré toutes les conséquences à l’issue de l’enquête. »
Le Défenseur des droits a également été saisi jeudi soir par les enseignants qui ont publié un résumé des faits sur Internet. « Notre équipe de juristes va désormais instruire cette affaire », précise l’institution, qui peut, au terme de son enquête, « recommander aux autorités d’éventuelles sanctions disciplinaires ».
« Avec moi, c’est direct au commissariat »
« Cela s’est passé dès le début de notre sortie », regrette Charlotte Gouillé, qui faisait partie des six membres du collège qui encadraient la sortie scolaire des élèves âgés d’une douzaine d’années. Après avoir longé la Sorbonne, le groupe s’est retrouvé sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris, où des forces de l’ordre étaient déployées, en vue d’une visite du préfet de police de Paris, Michel Cadot.
« A la vue des armes des agents de police, comme tout enfant de 12 ans, nos élèves ont été impressionnés et ont demandé aux policiers s’ils s’agissaient de vraies armes », détaille le communiqué des enseignants du collège Barbara, précisant qu’un des enfants, « sans aucune provocation », a mimé un pistolet pointé vers le ciel.
C’est là que la situation se serait tendue. Selon les professeurs, l’un des trois fonctionnaires de police a tenu des propos « peu corrects » à l’enfant en question, rapporte Charlotte Gouillé, professeure de mathématique au collège. « Je m’en bats les couilles que tu sois mineur, avec moi, c’est direct au commissariat ! », aurait lancé le policier, selon le communiqué, qui précise qu’un autre fonctionnaire de police a appelé les enseignants à « éduquer » leurs élèves.
« Monnaie courante »
Charlotte Gouillé décrit des élèves « apeurés et choqués ». Alors qu’elle se chargeait de les conduire en dehors du parvis, deux enseignants sont allés à la rencontre des policiers pour récupérer les informations nécessaires, afin de déposer une main courante. « Ce dernier dissimule son matricule à l’aide de son arme et menace nos deux collègues de les embarquer », rapporte l’établissement dans son communiqué, qui ajoute :
« Il revendique ses propos en affirmant que nos élèves “ne sont pas éduqués”, qu’il sait “d’où ils viennent”, insinuant que ce sont des délinquants, et que nous ne venons “pas du même monde qu’eux” et nous ne pouvons donc “pas savoir de quoi ils [nos élèves] sont capables”. »
« Une situation de discrimination qui est malheureusement monnaie courante », regrette Charlotte Gouillé, qui rappelle l’affaire survenue en 2016 au Musée d’Orsay, où des élèves du lycée Utrillo, « voisin de notre établissement », ont été stigmatisés par le personnel du musée. En 2017 déjà, elle se souvient que son groupe d’élèves avait été « mal reçu » par les surveillants du Musée du quai Branly, qui leur avaient reproché « injustement » d’être trop bruyants. La professeure de mathématique regrette également que son établissement, qui « a été la vitrine de l’éducation prioritaire lors d’une visite de la ministre de la culture à la rentrée », devienne désormais, aux yeux d’un représentant de l’Etat, « un zoo de banlieue ».

        Lire :
         

          Le Musée d’Orsay secoué par un incident survenu lors d’une visite scolaire



Charlotte Gouillé assure qu’il n’est pas question de stigmatiser l’ensemble de la police nationale, c’est d’ailleurs ce que les enseignants ont, dit-elle, expliqué aux élèves lors de la pause déjeuner où les conversations étaient rythmées par les faits survenus dans la matinée.
Le personnel du collège s’est réuni vendredi pour réfléchir aux suites à donner à cette affaire. Ils préviennent avoir « l’intention d’aller aussi loin que l’on pourra pour ne pas laisser passer cela ». Tous attendent désormais « des excuses claires de la part du policier » et « des explications de la préfecture de police de Paris ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Le Français Gaël Monfils mène un set à zéro (7-6) face au numéro 9 mondial, David Goffin. Il joue sa place en huitièmes de finale.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Les agriculteurs s’apprêtent à bloquer des raffineries le 10 juin pour dénoncer la concurrence de cet oléagineux importé qui concurrence les cultures françaises.
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La FNSEA se mobilise contre l’huile de palme

Les agriculteurs s’apprêtent à bloquer des raffineries le 10 juin pour dénoncer la concurrence de cet oléagineux importé qui concurrence les cultures françaises.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 17h02
    |

            Martine Valo








                        



                                


                            

Sus à l’huile de palme ! La FNSEA annonce qu’elle va envoyer ses adhérents bloquer « sites stratégiques » et raffineries « dans l’ensemble de nos régions » à partir du 10 juin pour protester contre les importations de cet oléagineux exotique, concurrent redoutable des colza et tournesol nationaux. Le syndicat agricole majoritaire réagit ainsi au démarrage prochain de la raffinerie de la Mède, dans les Bouches-du-Rhône, où Total prévoit de produire 500 000 tonnes de biodiesel par an, à partir de 450 000 tonnes d’huiles végétales, dont 300 000 tonnes issues des palmiers. Pour le gouvernement, voilà un nouveau sujet de frictions pour cette bioraffinerie dont l’autorisation préfectorale d’exploiter a été délivrée le 16 mai.

La FNSEA en arrive à rejoindre les arguments des défenseurs de la nature, très remontés contre cet emblème de la « déforestation importée », tant les plantations gigantesques de palmiers à huile ont conduit à défricher des contrées entières en Asie et se développent en Afrique. « On nous demande de garantir une alimentation saine, sûre, durable et accessible à tous, et dans le même temps le gouvernement [laisse] négocier des accords commerciaux avec des pays qui ne partagent pas nos exigences sociales, environnementales et sanitaires » et il permet l’importation de « matières premières pour le moins peu durables, » protestent les représentants du secteur agricole. Avant de préciser que ce mouvement de mauvaise humeur vise les distorsions de concurrence en général, pas seulement l’huile de palme.
Représailles économiques
Moins chère, cette dernière domine les marchés mondiaux avec une production annuelle estimée à 71 millions de tonnes, provenant à 80 % d’Indonésie et de Malaisie, loin devant l’huile de soja (49 millions de tonnes), de colza (26 millions de tonnes) ou de tournesol (16 millions de tonnes). Ces jours-ci, le conseil malaisien représentant les intérêts du secteur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Après environ trois mois de tractations et de rebondissements inédits, les deux partis antisystème et d’extrême droite ont trouvé un compromis avec le président Sergio Mattarella.
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Italie : le nouveau chef du gouvernement, Giuseppe Conte, a prêté serment

Après environ trois mois de tractations et de rebondissements inédits, les deux partis antisystème et d’extrême droite ont trouvé un compromis avec le président Sergio Mattarella.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 15h45
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 16h47
   





                        



   


Après trois mois d’impasse politique en Italie, le nouveau chef du gouvernement, Giuseppe Conte, a prêté serment, vendredi 1er juin dans l’après-midi, devant le président de la République, Sergio Mattarella. Les deux vice-premiers ministres, Luigi Di Maio, chef de file du Mouvement 5 Etoiles (M5S, antisystème), et Matteo Salvini, chef de la Ligue (extrême droite), ont également prêté serment après lui, suivis des autres membres du gouvernement, fruit de l’union entre les deux partis.
Le président du conseil, M. Conte, demandera la confiance du Parlement la semaine prochaine, ce qui devrait être une formalité, la Ligue et le M5S ayant la majorité dans les deux chambres.
Après environ trois mois de tractations et de rebondissements inédits, même pour un pays rompu aux crises politiques, les deux partis sont parvenus à trouver un compromis jeudi soir avec le président Sergio Mattarella, qui exigeait des garanties sur le maintien de l’Italie dans la zone euro.
Ce nouveau gouvernement sera placé sous la direction de Giuseppe Conte, un juriste novice en politique, qui a promis une politique antiaustérité et sécuritaire. Le président avait mis un veto spectaculaire à une première liste dimanche soir. Mais jeudi soir, il a signé, avec un soulagement visible, une liste amendée de ministres.

        Lire l’analyse :
         

          L’Italie résout sa crise politique avec un gouvernement populiste



MM. Di Maio et Salvini sont désormais vice-premiers ministres, le premier chargé du développement économique et du travail ; le second, de l’intérieur.
Le sensible ministère de l’économie et des finances revient à Giovanni Tria, un professeur d’économie politique proche des idées de la Ligue en matière fiscale mais favorable au maintien de l’Italie dans l’euro. Au départ pressenti pour ce poste, Paolo Savona, économiste de 81 ans, qui considère l’euro comme « une prison allemande », devient ministre des affaires européennes.
Le très européen Enzo Moavero Milanesi, qui a travaillé pendant vingt ans à Bruxelles et qui fut ministre des affaires européennes de Mario Monti et d’Enrico Letta (2011-2014), devient ministre des affaires étrangères.

        Lire aussi :
         

                Italie : Conte premier ministre, Salvini à l’intérieur, Di Maio au développement économique



Dix-huit ministres, dont cinq femmes
On trouve une équipe resserrée de dix-huit ministres, dont seulement cinq femmes, qui place quasi à égalité les deux alliés, même si la Ligue n’a obtenu que 17 % des voix aux élections législatives du 4 mars, contre plus de 32 % pour le M5S.
Le « contrat de gouvernement », négocié pendant dix jours et dévoilé il y a deux semaines, tourne résolument le dos à l’austérité et aux « diktats » de Bruxelles, pariant sur une politique de croissance économique pour réduire la colossale dette publique italienne. Il promet un abaissement de l’âge de la retraite, des baisses d’impôt draconiennes et l’instauration d’un « revenu de citoyenneté » de 780 euros par mois.
Synthèse de deux philosophies politiques, il présente aussi bien la rhétorique du M5S sur l’environnement, les nouvelles technologies ou la moralisation de la vie publique que le tour de vis sécuritaire anti-immigrés et anti-islam de la Ligue, alliée en Europe du Front national (FN) français.
La présidente du FN, Marine Le Pen, a d’ailleurs salué vendredi « une victoire de la démocratie sur les intimidations et les menaces de l’Union européenne ».
« Nous attendons la formation du gouvernement et serons ouverts à son encontre et ferons tout notre possible pour avoir une bonne collaboration », a pour sa part déclaré le porte-parole du gouvernement allemand, Steffen Seibert. Quelques jours auparavant, le ministre des affaires étrangères, Heiko Maas, s’était néanmoins montré plus sceptique, disant espérer que la relation entre les deux pays ne serait « pas endommagée ».




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ La fédération avait commandé la literie aux dimensions des joueurs retenus pour la Coupe du monde. Un quotidien flamand a remonté cette piste pour dévoiler l’identité de ces derniers.
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Pour une histoire de lits, les 23 joueurs de la Belgique à la Coupe du monde dévoilés par mégarde

La fédération avait commandé la literie aux dimensions des joueurs retenus pour la Coupe du monde. Un quotidien flamand a remonté cette piste pour dévoiler l’identité de ces derniers.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 17h06
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



   


Le chemin vers la Russie de Roberto Martinez, le sélectionneur de l’équipe nationale belge est décidément semé d’embûches. Après avoir dû affronter une tempête de critiques pour ne pas avoir retenu, dans sa présélection, le talentueux milieu de l’AS Rome Radja Nainggolan, le sélectionneur disait attendre quelques jours encore pour dévoiler la liste des 23 joueurs qu’il allait emmener à la Coupe du monde en Russie. Patatras ! Ce sont les déclarations d’un… fabricant de matelas qui ont permis à des journalistes de la chaîne publique flamande VRT de dévoiler la composition des Diables rouges.

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                Tout savoir sur la Belgique à la Coupe du monde 2018 de football



Cette histoire plus belge que belge démarre à Maldegem, en Flandre-Orientale, siège de la société LS Bedding. Son directeur révélait récemment que l’Union belge de football lui avait commandé 23 lits à fabriquer sur mesure pour les joueurs. « Nous attachons beaucoup d’importance à la qualité de leur sommeil », insistait Lieven Maesschalck, le physiothérapeute de l’équipe. Impossible, donc, de faire dormir le gardien Thibaut Courtois (Chelsea), 1,99 m, dans une couche semblable à celle du milieu Dries Mertens (Naples), 1,69 m.

   


Les fins limiers de la VRT et du quotidien Het Laatste Nieuws se sont donc rendus à l’usine de LS Bedding, où on les a laissés filmer les 23 lits en partance pour la Russie, marqués chacun du nom d’un joueur. Et c’est ainsi que cinq présélectionnés – le gardien Matz Sels, les défenseurs Jordan Lukaku et Leander Dendoncker, ainsi que les milieux Adnan Januzaj et Christian Kabasele – ont appris qu’ils dormiraient chez eux…
Les « raisons tactiques » du sélectionneur
Après avoir tenté d’éteindre la polémique sur Nainggolan, les autorités du foot belge sont donc une nouvelle fois sous le feu de la critique, et Martinez, qui apparaît à certains comme un gros menteur, voit se détériorer le climat au sein de son groupe. Dendoncker (Anderlecht) et Januzaj (Real Sociedad), en tout cas, n’avaient pas caché leur désir d’être retenus et comptaient sur les rencontres de préparation pour convaincre le sélectionneur espagnol. Leur mise à l’écart devrait, en tout cas, rassurer certains joueurs qui ne font pas l’unanimité ou semblaient hors forme, comme Christian Benteke (Crystal Palace) ou Yannick Carrasco (Dalian Yifang, en Chine).

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                Coupe du monde : en Belgique, « l’affaire Ninja » Nainggolan plombe le moral des Diables rouges



Au premier tour, les Belges ont hérité d’un groupe regroupant l’Angleterre, Panama et la Tunisie. Martinez voulait attendre la confrontation amicale avec le Portugal, samedi, pour dévoiler ses choix. « Raisons tactiques », affirmait-il, une fois encore, comme celles qui auraient présidé à la mise à l’écart de Nainggolan – difficilement compréhensibles, d’ailleurs, puisque le profil, porté vers l’avant du joueur de l’AS Roma, n’aurait pas cadré avec le projet… offensif de l’entraîneur.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Les achats de produits bio ont doublé en cinq ans, entre 2012 et 2017, passant de 4,189 milliards d’euros à 8,373 milliards d’euros, selon les chiffres publiés par l’Agence Bio, vendredi.
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L’essor du bio en France en dix graphiques

Les achats de produits bio ont doublé en cinq ans, entre 2012 et 2017, passant de 4,189 milliards d’euros à 8,373 milliards d’euros, selon les chiffres publiés par l’Agence Bio, vendredi.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 16h59
    |

                            Service infographie








                        


Les consommateurs français sont, chaque année, plus nombreux à se tourner vers les produits bio. Selon les chiffres publiés par l’Agence Bio, vendredi 1er juin, les surfaces cultivées sont en augmentation, tout comme le nombre d’élevages. Près d’un tiers des produits bio vendus en France ne proviennent pas de l’Hexagone. La grande distribution accapare quasiment la moitié des ventes.

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                Hausse des importations de produits bio en 2017






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Le personnage, qui fête ses 80 ans, est une métaphore des immigrés ayant fui l’Europe dans les années 1930 pour trouver la paix et la prospérité aux Etats-Unis.
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Superman, un octogénaire impérissable

Le personnage, qui fête ses 80 ans, est une métaphore des immigrés ayant fui l’Europe dans les années 1930 pour trouver la paix et la prospérité aux Etats-Unis.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 16h19
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 17h54
   





                        


« It’s a bird… It’s a plane… No, it’s Superman ! » Depuis 1938, « Superman, l’homme d’acier » et cette phrase devenue mythique habitent la culture populaire américaine.
Archétype du super-héros, Kal-El — de son nom de baptême extraterrestre — est aussi un immigré qui fête cette année ses 80 ans. Seul survivant de Krypton, sa planète d’origine, il a été recueilli bébé par un couple d’agriculteurs du Kansas, qui lui donnent le nom de Clark Kent, avant qu’il ne parte pour Metropolis, où il devient journaliste.
Un héros immigré et juif
Superman, « champion des opprimés » voit le jour aux Etats-Unis en pleine montée de périls pour les juifs, en Allemagne, en Italie et en URSS. Ses créateurs, Jerry Siegel et Joe Shuster, sont deux juifs d’origine européenne, établis à Cleveland, dans l’Ohio.
Leur personnage a grandi dans une ferme et incarne parfaitement l’espoir du rêve américain : une métaphore pour ces immigrés ayant fui l’Europe dans les années 1930 dans l’espoir de trouver la paix et la prospérité aux Etats-Unis.
Au printemps 1938, l’ancêtre de DC Comics publie une nouvelle série, Action Comics. Dans son premier numéro, treize pages sont consacrées à ce nouveau super-héros. Le succès est au rendez-vous. Un an plus tard, à peine, DC Comics crée la série Superman.

Rocketed from the doomed planet Krypton, baby Kal-El would grow to become one of the DCU's greatest heroes! Revisit… https://t.co/LfVI0As5Yj— DCComics (@DC)


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Logiquement, au cours de la seconde guerre mondiale, leur personnage va lutter contre les nazis, détruire le mur de l’Atlantique, comme dans le numéro 44 d’Action Comics, de janvier 1942, et la ligne Siegfried, ce qui poussera Joseph Goebbels, le ministre de la propagande d’Adolf Hitler, à lancer, lors d’une réunion : « Superman est juif ! »
Comme le rappelait en 2007 l’exposition « De Superman au Chat du rabbin, bande dessinée et mémoires juives », au Musée d’art et d’histoire du judaïsme, presque tous les créateurs de super-héros sont juifs, originaires d’Europe centrale : Bob Kane (Batman) ; Will Eisner (Le Spirit) ; Jack Kirby (Les Quatre Fantastiques, Hulk, les X-Men) ; Joe Simon (Captain America) et Stan Lee (Spider-Man).
Un héros toujours pertinent
Mais quatre-vingts ans après sa création, malgré toutes ses déclinaisons — films, jeux vidéo, dessins animés, séries télévisées —, malgré son immuable costume aux couleurs des Etats-Unis, siglé du célèbre « S » sur fond jaune, malgré son slip rouge sur son collant bleu, malgré son côté trop lisse, surtout comparé à d’autres héros plus complexes, tels Spider-Man ou les X-Men, le personnage reste pertinent, ancré dans la réalité.
En 1963, il part « En mission pour le président Kennedy », un numéro que JFK ne verra pas, puisqu’il est assassiné avant sa publication. En 2011, Superman a souhaité se défaire de sa nationalité américaine, se sentant trahi par le gouvernement, ou en juillet 2017, un mois après la tuerie de Charlottesville, il sauve des travailleurs immigrés d’un suprémaciste blanc paupérisé, en écho aux violences de l’extrême droite américaine. Loin de la réappropriation du super-héros par l’un des porte-parole de la Maison Blanche qui, le 20 janvier, comparait le président Trump à… Superman.
Comme le rappelait Vox, en 2017, Superman a toujours lutté contre l’injustice, comme l’illustrait une affiche des années 1950 sur laquelle il interpellait des élèves :
« Souvenez-vous que votre école — comme notre pays — est composée d’Américains d’origines, de races et de religions différentes… Si vous entendez quelqu’un s’en prendre à un de vos camarades de classe ou à quelqu’un d’autre en raison de sa religion, de sa race ou de son origine, n’hésitez pas : dites-lui que ce type de propos est contraire à l’Amérique. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ L’émission culte de la chaîne cryptée depuis son lancement, en août 1988, disparaîtra de la grille des programmes à la rentrée
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Canal+ arrête définitivement « Les Guignols »

L’émission culte de la chaîne cryptée depuis son lancement, en août 1988, disparaîtra de la grille des programmes à la rentrée



Le Monde
 |    01.06.2018 à 13h20
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 17h44
    |

            Alexandre Piquard








                        



   


« Les Guignols, c’est fini… » Depuis la prise de pouvoir de Vincent Bolloré à Canal+, à l’été 2015, ce refrain a quelque chose de familier. Cela a d’abord été une rumeur, puis une appréciation sur la qualité des sketches de la nouvelle émission des célèbres marionnettes, revenues à l’antenne fin 2015. Mais, cette fois, c’est vraiment fini : le mythique « JT » satirique créé en 1988 ne réapparaîtra plus sur Canal+, a annoncé la chaîne en comité d’entreprise, vendredi 1er juin. Exit « PPD », « Ah que coucou », « Supermenteur », « M. Sylvestre »…
Derrière cette mort annoncée, il y a deux symboles : le premier, évident, est la mise au pas de l’impertinence de Canal+. A l’été 2015, la menace sur le show des virtuoses de la moquerie politique avait sonné comme le signal d’une reprise en main par l’industriel breton. M. Bolloré était soupçonné de vouloir faire plaisir à son ami Nicolas Sarkozy, cible de choix dans l’émission. L’intéressé et M. Bolloré ont eu beau démentir souhaiter la mort de l’émission, la suite a confirmé que le mordant des débuts avait bien été perdu dans la nouvelle version, plus proche de la culture pop ou du divertissement que de la politique.
« Bon débarras ! »

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                Canal+ : le producteur des « Guignols » écarté



M. Bolloré n’avait-il pas livré un jugement prémonitoire sur l’esprit Canal » ? « Je trouve que se moquer de soi-même, c’est bien. Se moquer des autres, c’est moins bien », avait-il dit, dès février 2015, regrettant un contenu parfois « un peu blessant ou désagréable ». Alors que la « première mort » des Guignols avait déclenché des réactions politiques indignées et opportunes – d’Alain Juppé à Cécile Duflot –, leur mise au rancart définitive a réjoui Nadine Morano : « Quelle joie ! Bien fait ! Pas d’enterrement, crémation directe ! Ni couronne ni fleur, mais une plaque : “bêtes et méchants.” Bon débarras ! », s’est exclamée sur Twitter la députée européenne Les Républicains.
Mais il y a aussi un second symbole : celui de l’incapacité de Vincent Bolloré à bâtir et créer dans le domaine de la télévision et des contenus, avec Canal+. L’industriel s’était personnellement impliqué dans la nouvelle formule des « Guignols » et avait promis aux salariés de créer une « multinationale du rire », qui fasse circuler dans le monde entier, en plusieurs langues, sur les réseaux sociaux, des sketches à l’humour global, croquant Kim Kardashian ou Donald Trump… Comme la relance du « Grand Journal » ou le lancement d’un concurrent à Netflix en Europe du Sud, ce grand dessein est resté une simple promesse.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ La ministre justifie le déremboursement de quatre médicaments par l’évaluation de la Haute Autorité de santé, qui avait jugé fin 2016 que ces traitements présentaient un « intérêt médical insuffisant ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 27/05/2018
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Alzheimer : l’argent économisé par le déremboursement « sera réorienté vers l’accompagnement des malades », selon Agnès Buzyn

La ministre justifie le déremboursement de quatre médicaments par l’évaluation de la Haute Autorité de santé, qui avait jugé fin 2016 que ces traitements présentaient un « intérêt médical insuffisant ».



Le Monde
 |    28.05.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 11h39
    |

            François Béguin








                        



C’est l’épilogue d’un débat qui divise la communauté médicale depuis des années. Un arrêté signé par la ministre de la santé, Agnès Buzyn, et publié vendredi 1er juin au Journal officiel, acte le déremboursement des quatre médicaments (donépézil, rivastigmine, galantamine, mémantine) utilisés pour traiter les symptômes de la maladie d’Alzheimer.
Interrogée sur Europe 1, vendredi matin, la ministre a justifié sa décision par l’évaluation de la Haute Autorité de santé (HAS) et expliqué que cette mesure, « purement médicale » n’est absolument pas « un sujet financier » : « Tout l’argent qui va être économisé sera intégralement réorienté vers l’accompagnement des personnes atteintes de maladie d’Alzheimer, soit pour les centres mémoire soit pour le secteur médico-social qui les prend en charge », a-t-elle assuré.

La HAS avait en effet jugé en octobre 2016 que ces traitements, qui représentaient fin 2015 environ 90 millions d’euros de dépense annuelle pour l’Assurance-maladie, présentaient un « intérêt médical insuffisant pour justifier leur prise en charge ». Marisol Touraine, alors en poste avenue de Ségur, avait toutefois refusé d’engager leur déremboursement immédiat, assurant que « le faire plongerait les patients et leur famille dans le désarroi, alors que la qualité de la prise en charge est très variable d’un lieu à l’autre ».
Une manière de reconnaître que la prise en charge médicamenteuse est souvent le prétexte à autre chose, notamment à la reconnaissance et à l’officialisation de la maladie. « Devant le flou diagnostique et thérapeutique, plusieurs institutions gériatriques [ont] pris l’habitude de considérer la prescription de l’un de ces médicaments comme la condition nécessaire à une demande de prise en charge à 100 % des patients », relevait le médecin Luc Perino dans une tribune au Monde, en novembre 2016.
Une préconisation contestée
Mme Touraine avait alors conditionné un éventuel déremboursement à la mise en place d’un « protocole de soins élaboré par les scientifiques en lien avec les associations de patients ». C’est chose faite depuis vendredi 25 mai, et la publication par la HAS d’un guide et de fiches pratiques visant à « mettre en place un parcours de soins et d’accompagnement adapté » pour les patients souffrant d’Alzheimer et de maladies apparentées afin – notamment – de pouvoir proposer un diagnostic plus tôt, d’assurer une bonne coordination entre tous les professionnels qui interviennent autour du patient, et de soutenir les aidants.

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Lors d’une conférence de presse, le professeur Christian Thuillez, président de la commission de transparence de la HAS, avait fait valoir que cette amélioration de la prise en charge prônée par la HAS « va rendre des services bien meilleurs » que les médicaments dont les bénéfices « existent mais sont modestes et ne sont pas suffisants par rapport aux risques que courent les patients », notamment cardio-vasculaires.
En 2016, des associations de familles de patients et des sociétés savantes avaient contesté la préconisation de la HAS. Dans une tribune publiée en mars 2017 dans Libération, plusieurs sociétés françaises de neurologie, psychiatrie, gériatrie et la Fédération des centres mémoires avaient reconnu l’effet certes « modeste » de ces médicaments, mais avaient estimé que leur « déremboursement reviendrait à diminuer les chances d’accéder à la recherche thérapeutique innovante ». L’association France Alzheimer, qui regroupe des familles de malades, estimait, elle, que « la fin des prescriptions provoquerait inévitablement un affaiblissement du suivi médical régulier des patients et de leurs proches aidants ». 

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Jean-Yves Grenier, directeur d’études à l’EHESS, explique que la faible inflation et le chômage de masse créent un cercle vicieux.
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Dette publique : « Si vous voulez qu’on vous prête de l’argent, il faut inspirer confiance »

Jean-Yves Grenier, directeur d’études à l’EHESS, explique que la faible inflation et le chômage de masse créent un cercle vicieux.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 15h09
    |

            Benoît Floc'h








                        



                                


                            
Jean-Yves Grenier, directeur d’études au Centre de recherches historiques à l’Ecole des hautes études en sciences sociales et professeur à l’Ecole polytechnique, explique que la dette trouve son existence dans la guerre, et ce depuis la fin du Moyen Age.
Les Etats ont-ils toujours été endettés ?
Oui, historiquement, les Etats ont toujours été endettés. La spécificité de la dette publique, c’est qu’elle est reconnue par le successeur de celui qui l’a créée : elle est donc pérenne. Sous cette forme, elle apparaît à la fin du Moyen Age, dans les cités-Etat italiennes. Puis elle s’est développée, particulièrement en Europe.

Pour qu’il y ait dette publique, il faut un Etat suffisamment structuré. Mais il faut également un motif d’endettement. Et c’est la guerre qui, le plus souvent, produit la dette. Du XVIe au XVIIIe siècle, les Etats européens, tous de taille et de force moyennes, sont en guerre permanente. Prenons l’exemple de Louis XIV. Son rêve, Montesquieu l’a bien montré dans ses Réflexions sur la monarchie universelle en Europe, c’est de reconstituer une monarchie dominant l’Europe, sur le modèle de l’Empire romain. Mais pour cela, il faut se battre. La vraie passion de Louis XIV, c’est la guerre. Et pour la financer, il doit s’endetter et une bonne partie de l’Europe avec lui.
L’Europe est un cas particulier. A la même époque, la Chine, par exemple, dispose également d’un Etat développé, mais elle évite de s’endetter. L’une des raisons, c’est qu’elle est un empire et que ses ennemis sont des nomades peu équipés. Les combattre ne nécessite donc pas de gros investissements. A l’exception notable de la Muraille de Chine. Mais il n’y a qu’une Muraille de Chine. En Europe, il y a alors des fortifications partout.
Autre exemple, l’Empire romain était peu endetté. Car son système fiscal était efficace, et il faisait en outre payer les vaincus. Au XIXe siècle, les Etats-Unis...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ A Washington, le numéro  deux de Pyongyang doit transmettre un message du dirigeant nord-coréen au président américain.
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Le sommet entre Kim et Trump toujours soumis à de délicates négociations

A Washington, le numéro  deux de Pyongyang doit transmettre un message du dirigeant nord-coréen au président américain.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 10h56
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 11h01
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante), 
Marie Bourreau (New York, Nations unies, correspondante) et 
Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



   


A New York, Singapour, Pyongyang et Panmunjom, l’intense et délicat ballet diplomatique autour de la Corée du Nord se poursuit sans que le sommet du 12 juin entre le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, et le président américain, Donald Trump, soit totalement confirmé.
A New York, le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, a évoqué des « progrès réels » obtenus lors des discussions avec Kim Yong-chol, le vice-président du comité central du parti du travail au pouvoir à Pyongyang, arrivé, mercredi 30 mai, aux Etats-Unis.
« Il faudra que le président Kim fasse preuve d’audace dans ses décisions », estime Mike Pompeo, le secrétaire d’Etat américain
Mais la bonne relation entre les deux hommes n’a pas permis d’avancée véritablement significative, Mike Pompeo estimant qu’il revenait aux Nord-Coréens de « dire clairement ce qu’ils sont prêts à faire ». « C’est un défi très, très difficile », a-t-il reconnu, et il reste « beaucoup de travail ». « Il faudra que le président Kim fasse preuve d’audace dans ses décisions si nous voulons saisir cette opportunité unique pour changer le monde », a-t-il lancé. « Le président Trump et moi pensons que le président Kim est le genre de dirigeant qui peut prendre ce type de décision. »
Vendredi, M. Kim devait se rendre à Washington pour remettre un message de Kim Jong-un à Donald Trump, qui s’est laissé aller à des confidences à l’agence Reuters. « J’aimerais que tout soit réglé en une rencontre, a-t-il déclaré. Mais, souvent, ce n’est pas ainsi que fonctionnent les affaires. Il y a de grandes chances que tout ne soit pas réglé en une rencontre, ni en deux ou en trois. Mais on trouvera un accord à un moment donné. »

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Les Américains veulent une dénucléarisation « complète, vérifiable et irréversible » de la Corée du Nord. La République populaire démocratique de Corée (RPDC, nom officiel du Nord) souhaite qu’elle soit assortie de solides garanties de sécurité et qu’elle se fasse de manière progressive.
Ce point a été rappelé jeudi, à Pyongyang, par Kim Jong-un. « La volonté de la RPDC pour la dénucléarisation de la péninsule coréenne reste inchangée », a-t-il déclaré, selon l’agence officielle KCNA, tout en souhaitant une dénucléarisation et une amélioration des relations entre son pays et les Etats-Unis « étape par étape ». 
M. Kim a fait ces déclarations lors d’une rencontre avec le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov. M. Lavrov a, d’après KCNA, rappelé l’importance des relations bilatérales, exprimé le soutien russe à « la détermination de la RPDC » et salué la « phase de stabilité » entourant la péninsule coréenne, tout en exprimant son appui à l’engagement nord-coréen à dénucléariser.
Une approche progressive de la dénucléarisation
M. Lavrov a remis un « message personnel » de Vladimir Poutine à Kim Jong-un, invitant le dirigeant nord-coréen à se rendre en Russie pour un sommet, avant la fin de cette année, qui correspond au 70e anniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays. Le président russe manifeste ainsi sa ferme intention de ne pas se laisser éclipser des enjeux géopolitiques – et économiques – qui se jouent avec un pays limitrophe de son territoire. Il rappelle également son soutien à une approche progressive de la dénucléarisation, aussi soutenue par la Chine.

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Ces échanges s’enchaînent alors que, au village de la trêve de Panmunjom, dans la zone démilitarisée entre les deux Corées, Américains et Nord-Coréens ont discuté pendant près d’une semaine de la rencontre Kim-Trump. Les mêmes parties sont aussi à Singapour pour les questions logistiques entourant le sommet. Les envoyés du ministère sud-coréen de l’unification s’y trouvent également, tout comme le ministre de la défense, Song Young-moo, qui doit participer, du 1er au 3 juin, au sommet sur la sécurité en Asie, le Shangri-La Dialogue.
Le sommet Kim-Trump pourrait se traduire par une déclaration officielle de la fin de la guerre de Corée (1950-1953), un conflit interrompu par un simple armistice. Dans ce cas, le président sud-coréen, Moon Jae-in, pourrait rejoindre, le 13 juin, MM. Kim et Trump pour une signature officielle. La Chine en a profité pour rappeler qu’elle entendait « jouer un rôle important en tant que signataire de l’armistice », selon le ministère des affaires étrangères chinois.

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Pendant ce temps, à Panmunjom, Coréens du Nord et du Sud devaient se retrouver, vendredi, pour discuter de la mise en œuvre de la déclaration « pour la paix, la prospérité et l’unification de la péninsule coréenne » signée lors du sommet intercoréen du 27 avril. Jeudi, Moon Jae-in a profité d’une réunion sur les orientations budgétaires à venir pour appeler à des mesures de soutien à la coopération économique intercoréenne. La question de la levée des sanctions imposées unilatéralement par Séoul n’a pas été soulevée. Elle pourrait être tranchée en cas de succès du sommet Kim-Trump.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Depuis le 25 mai, une longue liste de mesures de sécurité et de restrictions a été mise en place dans les régions qui accueillent l’événement sportif.
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Coupe du monde 2018 : en « régime spécial », les villes russes frappées par des restrictions tous azimuts

Depuis le 25 mai, une longue liste de mesures de sécurité et de restrictions a été mise en place dans les régions qui accueillent l’événement sportif.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 11h53
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



   


Un petit air festif se répand en Russie qui s’apprête à accueillir sur son sol, du 14 juin au 15 juillet, la première Coupe du monde de football de son histoire. L’enjeu n’est pas mince et rappelle à certains un peu de l’effervescence qui s’était emparée du pays à l’époque soviétique, lorsque en 1980, quoique boycottés, les premiers Jeux Olympiques d’été y avaient été organisés.
Les onze villes russes sélectionnées pour accueillir les matches – et les supporteurs – se parent ainsi de fresques à la gloire du ballon rond mais aussi d’affiches publicitaires (« Tu es dans le jeu ! »), sponsorisées par des banques. Un peu moins joyeux, toutefois, est le « régime spécial » sous lequel elles viennent d’être placées sur décret de Vladimir Poutine.
Couplé avec une loi préparée très en amont, l’oukase signé le 9 mai par le chef du Kremlin a donné le coup d’envoi pour la mise en œuvre, qui a débuté le 25 mai et pour une période susceptible de se poursuivre jusqu’au 25 juillet, de toute une série d’interdictions. Pêle-mêle : restriction des entrées de séjour temporaire et/ou de résidence (les travailleurs migrants d’Asie centrale sont particulièrement concernés) ; suppression de toute manifestation ou événement sur la voie publique (en dehors du sport) ; limitation du transport aérien, routier ou maritime dans certaines zones (à l’exclusion des lignes régulières, les bus ne peuvent ainsi plus pénétrer dans les onze villes hôtes sauf à être équipés du « Glonass », le système de navigation satellitaire russe).
« Comment va changer la vie des Russes pendant la Coupe du monde ? Tout sera interdit. Ni manifestation ni vodka »
Il faut y ajouter l’éradication des chiens et des chats errants ; la mise à l’arrêt forcée de toute activité « polluante » dans un rayon de 100 kilomètres pour des centaines de sites industriels, raffineries, usines chimiques ou d’armement ; la mise en place d’unités spéciales, en relation avec le ministère de la défense, chargées d’abattre n’importe quel drone en approche autour des stades ; ou bien encore, ce curieux message, déjà audible dans le train rapide entre Moscou et Saint-Pétersbourg, selon lequel « la circulation des armes, munitions, explosifs et autres agents spéciaux ou toxiques » est prohibée.

   


« Les criquets n’arriveront pas jusqu’aux terrains de foot », a rassuré, pour sa part, le ministère de l’Agriculture, cité par le journal Novaïa Gazeta, après une alerte à l’invasion de ces insectes dans certaines régions du pays, ou l’état d’urgence a été déclaré. A Volgograd, dans un rayon de quinze kilomètres autour du stade, le territoire a été traité pour repousser les assauts redoutés de moustiques. Selon l’équipe locale de l’opposant Alexeï Navalny, dans la région de Saratov, le niveau de la Volga aurait même été abaissé de trois mètres afin d’assécher des marécages et d’empêcher ainsi la reproduction des moustiques. Au risque de menacer les récoltes.
La vente de boissons alcoolisées sera encadrée
Pas de microbes non plus : deux semaines avant le début des événements, les cuisiniers aux fourneaux devront passer des tests sanitaires, et les quinze mille bénévoles mobilisés être à jour de vaccins. Plus classiquement, la vente de boissons alcoolisées sera encadrée et le prix des loyers et cessions immobilières a flambé. En principe, cependant, les tarifs des nuitées d’hôtel sont plafonnés : 50 euros maximum pour les établissements non cotés, 100 euros pour un deux-étoiles, et jusqu’à 8 000 euros pour les palaces de grand luxe. Enfin, tout contrevenant aux règles s’exposera à des pénalités douloureuses, surtout s’il revend à la sauvette un précieux billet de match…

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« Comment va changer la vie des Russes pendant la Coupe du monde ? Tout sera interdit. Ni manifestation ni vodka, prévenait, il y a quelques semaines, le quotidien Moskovski Komsomolets. Les lecteurs les plus âgés se rappellent bien les JO d’il y a trente-huit ans, lorsque les rues étaient vides, les magasins remplis, les policiers polis et personne en état d’ivresse. » Le journal soulignait, cependant, l’introduction d’une nouveauté : les supporteurs violents, étrangers ou non, sont bannis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Programmée pour 2014, la station de métro Gèze, qui doit faciliter la vie quotidienne de près de 150 000 habitants des zones défavorisées, n’ouvrira pas avant fin 2019 en raison de problèmes techniques.
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Le terminus qui laisse les quartiers nord de Marseille en rade


                      Programmée pour 2014, la station de métro Gèze, qui doit faciliter la vie quotidienne de près de 150 000 habitants des zones défavorisées, n’ouvrira pas avant fin 2019 en raison de problèmes techniques.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 14h41
    |

                            Gilles Rof (Marseille, correspondance)








                              

                        

C’est un grand bâtiment de trois étages, flambant neuf, qui semble prêt à l’emploi depuis deux ans. Une immense cathédrale de béton traversée par les rails de la ligne 2 du métro de Marseille, dont elle est censée devenir le nouveau terminus. Mais, dans cet ambitieux « pôle de transport multimodal » (parking-relais de 630 places, zones de recharge pour voitures électriques et parc à vélos), ne circulent toujours que des courants d’air.
L’histoire de la station Capitaine-Gèze est celle d’un incroyable fiasco. Initialement programmée pour 2014, puis pour juillet 2016, son ouverture est depuis sans cesse repoussée, en raison d’une litanie de problèmes techniques. Elle n’ouvrira finalement pas ses portes avant septembre 2019 vient d’annoncer Jean-Pierre Serrus, le vice-président de la métropole Aix-Marseille-Provence, chargée du projet. Et encore… Cette date, précise l’élu, « est un objectif, pas une certitude ». Il plaide, pour sa défense, « la complexité technique » du dossier.
« Ces quartiers sont abandonnés depuis des décennies. Le manque de transports publics est une pièce du puzzle qui provoque le mal-vivre. » Gérard Marletti, président de la fédération des comités d’intérêt de quartier
Cette histoire pourrait prêter à sourire et trouver sa place dans l’ordinaire de la chronique des ratages industriels, si elle n’était aussi lourdement symbolique. Car la station Capitaine-Gèze, depuis sa conception, se veut bien plus qu’une simple station de métro ou même qu’un « pôle de transport multimodal ». C’est aussi une promesse politique : celle du début du désenclavement des fameux quartiers nord de Marseille, relégués sur le plan social, comme dans le domaine économique.
L’élu a beau promettre que « rien dans ce dossier ne relève de la mauvaise volonté », le fiasco exacerbe la grogne des habitants de cette partie de la ville où la précarité, la violence liée au trafic de stupéfiants et le sous-équipement...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Pour sa 73e édition, dédiée à Didier Lockwood, mort en février, le festival lyonnais met l’accent sur la musique.
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Nuits de Fourvière : sonnez violons !

Pour sa 73e édition, dédiée à Didier Lockwood, mort en février, le festival lyonnais met l’accent sur la musique.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 15h13
    |

            Bruno Lesprit








                        



   


C’est à un grand et généreux violoniste qu’est dédiée l’édition 2018 des Nuits de Fourvière : Didier Lockwood, mort le 18 février à l’âge de 62 ans. Cet homme de jazz – mais pas seulement – avait promené en 2010 son archet dans les gradins du Théâtre antique lors de la création de Django Drom, spectacle de Tony Gatlif créé à l’occasion du centenaire de la naissance du roi de la guitare manouche, dont Lockwood était le directeur musical.
Une « Nuit » sera animée et mise en scène le 22 juin par Gatlif. Y participeront les musiciens que l’on entend dans son film Djam, sorti à l’été 2017, projeté après ce concert de ­rébétiko, genre développé par la diaspora grecque d’Asie mineure. Lockwood ne reviendra plus à Lyon, mais son instrument ne cessera de résonner au long de la programmation, du 1er juin au 28 juillet. Comme en hommage continu à son génie.
On l’entendra dès le spectacle d’ouverture, ­Folia, création signant une nouvelle collaboration entre le chorégraphe Mourad Merzouki et le chef d’orchestre Franck-Emmanuel Comte, directeur artistique de l’ensemble lyonnais Le Concert de l’Hostel Dieu : le violon de Vivaldi, celui des maîtres du baroque quand l’Europe, aux XVIIe et XVIIIe siècles, cédait à la fièvre de la folia, cette danse venue de la péninsule Ibérique qui s’exporta en Amérique latine. Sur des tarentelles et des chaconnes montées en boucle et augmentées de pulsations électroniques, Merzouki a imaginé des chorégraphies répondant au langage du corps qu’il connaît à la perfection, le hip-hop.

        Lire le récit sur « Folia » :
         

          Baroque et hip-hop font souffler un vent de folie



Dans ce festival pluridisciplinaire à dominante musicale, le symphonisme sera de mise. On pensait que Jane Birkin, depuis trois décennies, avait chanté Serge Gainsbourg sous toutes les cordes. Curieusement, elle n’avait pas abordé l’amour du compositeur pour la « grande musique » (que trahirent ses « emprunts » à Dvorak, Chopin, Beethoven, Brahms ou Grieg), ce qu’elle fera le 17 juillet avec l’Orchestre national de Lyon, auparavant attendu pour Le Sacre du printemps proposé par les acrobates australiens de Circa.
La tradition est respectée
Les pupitres du conservatoire seront, eux, sollicités par les rappeurs d’IAM, qui fêtent les vingt ans de leur album historique, L’Ecole du micro d’argent, mais aussi par Dick Annegarn pour 12 villes, 12 chansons, son projet conceptuel et citadin, et par un habitué, Benjamin Biolay. Le chanteur, jadis premier prix de trombone dans ce même conservatoire, jouera lui aussi un disque dans son intégralité, le Mobilis in Mobile (1993) de L’Affaire Louis’ Trio, pour un hommage à son ami et mentor gone Hubert Mounier, mort le 2 mai 2016. Quant à l’Orchestre de l’Opéra de Lyon, il accompagnera le chanteur et guitariste brésilien Seu Jorge dans son tribute à David Bowie.

        Lire le récit :
         

          Biolay chante Mounier, une affaire d’amitié




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          Le cabaret interstellaire des Arctic Monkeys



De quoi promettre de belles soirées encordées, auxquelles s’ajoutent les traditionnelles Nuits du festival, qui mettront cette année le cap sur la Corne de l’Afrique, avec la célébration des vingt ans d’Ethiopiques, le label de Francis Falceto, qui a fait connaître au monde le groove d’Addis-Abeba, sur les Caraïbes, le Moyen-Orient et, pour finir, le Québec. Sonneront alors les violons de Vishtèn et du supergroupe Solo. De la folia à la gigue, comme une invitation à la danse.

        Lire l’entretien avec Francis Falceto :
         

          L’Ethiopie sur un plateau




        Lire aussi le récit sur « Les Naufragés », d’Emmanuel Meirieu :
         

          Un mausolée théâtral pour les sans-abri






                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 31/05/2018
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Recul de la majorité sur l’assouplissement de la loi littoral

L’article de la nouvelle loi logement actuellement discutée à l’Assemblée limite désormais sensiblement les possibilités de combler les « dents creuses » des côtes françaises.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 03h31
 • Mis à jour le
01.06.2018 à 14h09
   





                        



   


Après une nuit de vifs débats à l’Assemblée dans la nuit, gouvernement et majorité ont cédé un peu de terrain face aux protestations contre l’assouplissement de la loi littoral, prévu dans le cadre du projet de loi logement.
L’article du texte sur l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (ELAN) issu d’un amendement La République en marche (LRM) introduit il y a deux semaines en commission, entend notamment permettre, au cas par cas, le « comblement des dents creuses », des parcelles vides situées entre deux bâtiments construits dans un même hameau ; une mesure contestée par les associations de défense de l’environnement.
Vendredi matin, en séance, les députés ont, avec l’accord du gouvernement, supprimé les dérogations introduites en commission pour permettre la construction ou l’installation d’équipements collectifs dans les territoires « ultramarins » et « insulaires de métropole ». Ils ont également supprimé la dérogation votée en commission par la majorité, contre l’avis du gouvernement, qui étendait aux projets photovoltaïques ce qui est prévu actuellement pour les éoliennes.
Limitation des dérogations possibles
Les députés ont adopté plusieurs amendements du gouvernement précisant que la « possibilité de densifier les formes urbaines intermédiaires entre le village et l’urbanisation diffuse » ne pourra pas « s’appliquer ni dans la bande des 100 mètres » (du littoral) ni « dans les espaces proches du rivage ».
Des amendements LR et LRM ont également été votés pour que ces constructions « soient réservées aux logements et aux services publics » d’une part et que « l’autorisation soit refusée » lorsqu’elles sont « de nature à porter atteinte à l’environnement ou aux paysages ».
Confrontés depuis le début de la discussion à une polémique grandissante, les élus de la majorité ont récusé toute volonté d’« affaiblir la loi littoral », assurant à l’instar d’Eric Bothorel (LRM, Côtes-d’Armor) qu’il n’y a pas d’un côté « ceux qui veulent bétonner et ceux qui veulent sanctuariser ».
Alain Péréa (LRM, Aude), a notamment dit avoir vécu avec « beaucoup de difficultés » d’être accusé de « vouloir bétonner ». « S’il y a quelques ajustements, qu’on ne nous accuse pas d’être des bétonneurs », a-t-il lancé. « Qu’on ne nous dise pas que nous détricotons [la loi] ou que c’est une révolution », a abondé Jimmy Pahun (MoDem, Morbihan).

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Elue de Gironde et membre de la commission du développement durable, Sophie Panonacle (LRM) a défendu, de son côté, le texte de référence pour protéger les littoraux « particulièrement fragiles », rappelant que « 1 212 communes » sont concernées. « Nous abîmerions nos littoraux en acceptant des dérogations même partielles », a-t-elle plaidé, jugeant qu’il serait « malvenu d’envisager une densification de l’urbanisation ».
Gilles Lurton (Les Républicains, Ille-et-Vilaine), qui a évoqué le « cri qui monte de la France entière pour préserver » les littoraux, a aussi estimé que, s’il fallait toucher à cette loi, « il ne faut le faire que d’une main tremblante ». Reconnaissant « quelques effets pervers qu’il faut corriger » notamment au sujet des dents creuses, il a estimé, comme son collègue Thibault Bazin (LR, Meurthe-et-Moselle), que le texte, tel que rédigé, « ne semble pas assurer cette nécessaire protection » des littoraux.
Pas d’étude d’impact
A gauche, plusieurs élus ont invité le gouvernement à éviter toute « précipitation », face à une mesure qui revient à « ouvrir la boîte de Pandore », et ce, sans étude d’impact, selon les termes du socialiste François Pupponi (Val-d’Oise). « Ne touchez pas à la loi littoral ! », a lancé Eric Coquerel (LFI, Seine-Saint-Denis), tandis que le communiste Pierre Dharréville (Bouches-du-Rhône) a exhorté le gouvernement à ne pas « prendre cette responsabilité ».
L’élu corse Jean-Félix Acquaviva (non inscrit) a aussi appelé les députés à être « des sentinelles » de cette loi de 1986, arguant que « nous ne sommes pas dans un monde de Bisounours, les forces de l’argent sont toujours là ».

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Plusieurs élus (PS, LFI et des élus corses) ont cherché en vain à supprimer l’article, leurs amendements de suppression étant rejetés par 44 voix contre 17. Le ministre de la cohésion, des territoires, Jacques Mézard, s’y est opposé, comme le rapporteur, Richard Lioger (LRM, Moselle), qui a défendu un amendement « utile ». « Je tiens à réaffirmer qu’il ne s’agit aucunement pour le gouvernement de porter atteinte à la loi littoral », a assuré M. Mézard, insistant sur le fait que le gouvernement « n’a aucunement l’intention de faciliter la ‘bétonnisation’ (sic) de nos côtes » et appelant à « revenir aussi à la réalité ».
Il ne s’agit pas non plus de considérer que les textes sont « intangibles » et voir « ce qui peut être amélioré », a-t-il ajouté, promettant par des amendements à venir de « clarifier de manière assez nette » cette position.



                            


                        

                        


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Climat : la France, terre d’accueil des chercheurs lâchés par Trump

Trente-deux scientifiques ont déjà prévu de rejoindre la France. Le ministère de la recherche évoque de nouveaux appels à projets.



Le Monde
 |    31.05.2018 à 10h36
 • Mis à jour le
31.05.2018 à 12h15
    |

            Simon Roger








                        



   


L’invitation avait été lancée par Emmanuel Macron lui-même, et en anglais pour mieux atteindre sa cible. Quelques heures à peine après l’annonce du retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat, le 1er juin 2017, le président français proposait aux scientifiques, ingénieurs et entrepreneurs déçus par la décision de Donald Trump de venir « travailler ici, avec nous, sur des solutions concrètes pour le climat ». Si l’offre n’est pas restée lettre morte, elle n’a pas suscité jusqu’à présent un mouvement de grande ampleur. Dans la sphère de la recherche, seuls trente-deux scientifiques ont prévu de rejoindre la France, et une poignée d’entre eux sont déjà arrivés.
Une première vague de l’appel à projets Make our planet great again – un détournement du slogan de campagne de M. Trump – a permis de distinguer dix-huit lauréats en décembre 2017. Une deuxième liste de quatorze chercheurs a suivi début mai. Elle ne devrait pas être la dernière, assure le ministère de l’enseignement supérieur, qui a retenu « 450 candidatures de qualité » parmi les quelque 1 800 dossiers reçus à la suite du discours du chef de l’Etat, émanant d’une centaine de pays mais dans 60 % des cas de chercheurs installés aux Etats-Unis.

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Alessandra Giannini est l’une d’elles. Etablie depuis 1995 à l’université de Columbia, cette scientifique italienne rejoindra d’ici à la fin de l’année un laboratoire parisien de météorologie dynamique pour travailler, à partir de l’étude du Sahel, sur « l’amélioration de la prévision des pluies en zone tropicale ». En qualité de chercheuse senior, elle bénéficiera d’une bourse de 750 000 euros allouée par l’Etat à partir du programme d’investissements d’avenir – l’aide est de 500 000 euros pour un chercheur moins expérimenté – et d’un soutien financier équivalent apporté par son institution de tutelle en France.
« Pendant cinq ans, je vais pouvoir travailler sans me soucier de trouver des financements », se réjouit-elle. Cette situation, qui est le lot commun des chercheurs basés outre-Atlantique, s’est dégradée après l’arrivée au pouvoir de Donald Trump. En quelques mois, la nouvelle administration a restreint les marges de manœuvre de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) et mis un terme à plusieurs programmes de recherche liés au climat, comme récemment le programme de la NASA chargé de surveiller la présence dans l’atmosphère du dioxyde de carbone et du méthane, deux puissants gaz à effet de serre.
« Motivations »
Alessandra Giannini déclare aussi avoir répondu à l’appel avec l’envie de faire avancer la recherche européenne sur le climat. « C’est l’une des motivations les plus fréquentes des chercheurs qui se sont manifestés, selon Corinne Le Quéré, professeure à l’université d’East Anglia, au Royaume-Uni, et présidente du jury international de neuf personnes (dont la paléoclimatologue française Valérie Masson-Delmotte) qui a évalué la qualité des projets des candidats. Aux Etats-Unis, les chercheurs souffrent d’un manque de soutien des autorités. C’est d’autant plus difficile à accepter que cette nation a longtemps été leader dans la recherche sur le système Terre et dans l’exploration satellitaire. » 
En choisissant d’occuper le terrain, la France pourrait réveiller les prétentions d’autres nations, veut croire l’universitaire canadienne, également directrice du Tyndall Centre, un centre de recherche anglais sur le changement climatique. L’initiative d’Emmanuel Macron a au moins convaincu l’Allemagne, qui a retenu, dans le cadre d’un appel à projets parallèle, treize premiers lauréats parmi 1 500 dossiers présélectionnés.



                            


                        

                        


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Hausse des tarifs de Google Maps : « On a plus que jamais besoin d’alternatives libres »

La conférence annuelle d’OpenStreetMap France, le projet de carte libre et collaborative, ouvre ses portes vendredi 1er juin, dix jours seulement avant la hausse annoncée des tarifs de Google Maps. Entretien avec son porte-parole.



Le Monde
 |    01.06.2018 à 08h49
    |

            Claire Legros








                        



   


La concordance des dates tient du hasard. Mais dans le petit monde de la cartographie numérique, la proximité des événements dans le calendrier souligne le fossé entre les deux univers. Vendredi 1er juin s’ouvre à Pessac (Gironde) le rendez-vous festif de la cartographie française libre et partagée. Environ 250 contributeurs de la base de données Openstreetmap (OSM) sont attendus à la conférence State of the Map pour un échange sur leurs pratiques. Férus de logiciels libres et d’open data ou contributeurs plus dilettantes, ils participent à ce projet collaboratif qui vise, depuis sa création en 2004, à constituer une base ouverte à tous des rues et sentiers les plus reculés du territoire.
Cette année pourtant, la rencontre prend un autre relief. Elle coïncide à quelques jours près avec l’entrée en vigueur, le 11 juin, des nouveaux tarifs professionnels annoncés par Google Maps. Si les particuliers peuvent continuer à se géolocaliser gratuitement aux services de la firme américaine, les entreprises et collectivités verront la facture augmenter sévèrement. Pour Christian Quest, porte-parole d’Openstreetmap France et l’un des spécialistes de la cartographie et du géocodage en France, la décision de Google incite à s’interroger sur les risques de dépendance de nombreux acteurs à la firme américaine et sur la nécessité de promouvoir les alternatives, notamment libres.
Que va-t-il se passer le 11 juin ?
Christian Quest : Les professionnels qui intègrent les services Google Maps pour étoffer leur site Web ou leur application vont devoir payer. Pendant des années, ce service a été totalement gratuit, puis un changement est intervenu en 2012 avec un premier passage au payant. Mais l’augmentation du 11 juin va plus loin et marque un tournant radical. Les seuils qui existaient auparavant disparaissent, le quota gratuit devient minime, tout ou presque sera facturé, et les tarifs vont exploser. En ce qui concerne le géocodage [la possibilité de localiser une adresse sur une carte], on passe de 50 cents à 7 dollars [de 40 centimes à 6 euros] pour mille requêtes. C’est énorme. Et pour beaucoup, le chèque cadeau de 200 dollars offert par Google au départ sera vite épuisé.
Comment analysez-vous cette décision ?
Ces nouveaux tarifs posent question, car ils paraissent disproportionnés par rapport aux coûts réels. Par ailleurs, si Google a fourni gratuitement pendant des années à des milliers de clients un service qui avait un coût aussi élevé, il a clairement pratiqué du dumping pour empêcher d’autres acteurs d’émerger. Avec succès. Des initiatives ont vu le jour, notamment grâce aux données d’Openstreetmap, comme Mapbox aux Etats-Unis. Mais globalement, l’écosystème a été paralysé.
Est-ce une opportunité pour un projet de cartographie collaborative comme Openstreetmap ?
Il va y avoir des conséquences positives et négatives. Nous craignons d’assister à un report brutal d’acteurs gourmands sur nos services, qui entraîne une surchauffe de nos serveurs, car l’infrastructure d’OSM n’a aucun rapport avec celle de Google. Son budget est de quelques centaines de milliers d’euros. A titre de comparaison, Wikipédia dispose d’un budget de 80 millions de dollars pour son site. OSM n’a pas le même usage. C’est une base de données ouverte pour que d’autres acteurs puissent ensuite créer des services aux entreprises. Je conseille à ceux qui veulent quitter Google de faire appel à ces services. Ou si leurs besoins sont proches de leur cœur de métier, de développer des compétences en interne. Face à l’explosion des tarifs de Google Maps, la cartographie libre est un recours, mais pas n’importe comment.
Et les conséquences positives ? 
Cette mesure va obliger à se poser des questions. Les données de géolocalisation sont devenues un enjeu stratégique et le fait de les confier à un seul acteur présente des risques. On voit aujourd’hui des pompiers et des gendarmes qui ont pris l’habitude de regarder sur Google Street View [le service de navigation virtuelle associé à Google Map, qui propose des images des rues à 360 degrés] avant de partir en mission, et qui s’interrogent sur leur indépendance. En cartographie comme ailleurs, on a plus que jamais besoin d’autres acteurs et notamment d’alternatives libres, si l’on ne veut pas se retrouver un jour ou l’autre pieds et poings liés.
Comment évolue en France la communauté des contributeurs à OSM ?
En moyenne, 3 500 personnes enrichissent la base chaque mois. On est passé de 200 à 250 contributeurs quotidiens en cinq ans. Notre défi aujourd’hui, c’est de maintenir un intérêt des bénévoles pour entretenir la base. Il nous faut passer de la création au jardinage en quelque sorte. C’est moins excitant mais tout aussi utile.
L’augmentation des tarifs de Google Maps peut-elle susciter un intérêt chez un nouveau public ?
On espère bien voir arriver de nouveaux visages. En 2012, quand la plate-forme Foursquare a quitté Google pour une solution basée sur Openstreetmap, on a pu constater un pic d’inscriptions. La plate-forme a invité à contribuer ceux qui, parmi ses usagers, critiquaient les lacunes des nouvelles cartes. On a vu le même phénomène quand les joueurs de Pokémon Go ont appris que leur jeu utilisait des cartes conçues grâce aux données OSM. Même si, au bout du compte, cela ne représente que 1 % des usagers d’une plate-forme, pour nous, cela fait déjà du monde. Sur un projet collaboratif, c’est essentiel.



                            


                        

                        

