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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Convoquant une conférence de presse surprise, l’ancien entraîneur du club madrilène a exposé les raisons de sa décision.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Installée dans le groupe G, la Tunisie de Wahbi Khazri aura du mal à franchir le premier tour face à l’Angleterre et la Belgique. Mais pourquoi ne pas viser une première victoire depuis quarante ans face au Panama ?
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Tout savoir sur la Tunisie à la Coupe du monde 2018 de football

Installée dans le groupe G, la Tunisie de Wahbi Khazri aura du mal à franchir le premier tour face à l’Angleterre et la Belgique. Mais pourquoi ne pas viser une première victoire depuis quarante ans face au Panama ?



Le Monde
 |    31.05.2018 à 15h54
 • Mis à jour le
31.05.2018 à 16h11
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Calendrier
18 juin : Tunisie-Angleterre (20 heures, à Volgograd)
23 juin : Tunisie-Belgique (14 heures, à Moscou)
28 juin : Tunisie-Panama (20 heures, à Saransk)
Heure française
Historique en Coupe du monde
Cinquième participation, éliminée au premier tour en 1978, 1998, 2002 et 2006.
Leur petit nom
Les Aigles de Carthage
L’équipe type (4-2-3-1)
Mouez Hassen - Yohan Benalouane, Syam Ben Youssef, Dylan Bronn, Ali Maaloul - Ellyes Skhiri, Ferjani Sassi - Naim Sliti, Saîf-Eddine Khaoui, Anice Badri - Wahbi Khazri
Bilan de compétences
Pourquoi postulez-vous à cette Coupe du monde ? « Je suis 14e au classement FIFA, le meilleur classement que je ai jamais obtenu. Du coup, j’ai l’ambition d’enfin franchir le premier tour. »
De quelle expérience pouvez-vous vous prévaloir ? « Grâce à mon bon Mondial en 1978 (1 victoire et 1 match nul), l’Afrique s’est vu attribuer une place supplémentaire quatre ans plus tard en Espagne. L’an passé, j’ai atteint les quarts de finale de la CAN. »
Si vous deviez vous donner trois qualités ? « Je compte dans mes rangs Wahbi Khazri, le Cavani breton, dixit l’entraîneur rennais Sabri Lamouchi. J’ai intégré en mars quatre nouveaux joueurs binationaux dont l’excellent Ellyes Skhiri de Montpellier. Mon entraîneur Nabil Maâloul était l’adjoint d’un certain Roger Lemerre lors de la victoire à la CAN 2004. »
Et trois défauts ? « Je suis tombé dans un groupe extrêmement relevé avec l’Angleterre et la Belgique. L’un de mes meilleurs joueurs, Youssef Msakni, s’est fait les ligaments croisés avec son club qatarien d’Al-Duhail. Enfin, il règne une certaine incertitude au poste de gardien de but et il se pourrait que le néophyte Mouez Hassen soit le titulaire. »
Wahbi Khazri en cinq dates
1925 : « Notre pays se meurt dans la misère dont on pourrait facilement le tirer en faisant de la Tunisie un débouché nouveau pour les produits corses », écrit La Corse nord-africaine, feuille de chou à destination des quelque 10 000 Corses installés en Tunisie. Un siècle plus tard, la Corse exporte en Tunisie l’un de ses meilleurs produits, Wahbi Khazri.
Années 1960 : Tandis que les immigrés marocains trouvent du travail dans l’agriculture dans le nord de la Corse, les Tunisiens, moins nombreux, s’installent dans la région d’Ajaccio.
1991 : Alors que cela fait neuf ans que la Tunisie ne parvient plus à se qualifier pour une CAN, le couple Khazri donne naissance à Wahbi, à Ajaccio. Personne ne sait qu’il jouera au foot et encore moins pour quel pays.
2009 : Khazri, à 18 ans, s’installe en équipe première à Bastia et éveille l’intérêt de la fédération tunisienne. Pendant trois ans, il va jouer pour les équipes de jeunes tunisienne et française avant d’opter pour de bon pour les Aigles de Carthage en 2012.
2017 : Khazri quitte la Premier League en même temps que Sunderland et rebondit à Rennes, tout en qualifiant la Tunisie pour la Coupe du monde après douze ans d’absence.
Figurez-vous Arsène
… que le sélectionneur Nabil Maâloul a dévoilé son salaire en mars à la télévision tunisienne. Il affirmait toucher 34 000 dinars par mois, soit environ 11 500 euros. Le plus petit salaire de tous les entraîneurs présents à la Coupe du monde, avait-il précisé. Une méthode de négociation efficace puisque cette somme aurait été dans la foulée largement réévaluée pour atteindre 68 000 dinars (23 000 euros).
Le jour où…
La Tunisie a remporté à domicile « sa » Coupe d’Afrique des nations. A deux reprises, la Tunisie n’est pas parvenue à remporter la CAN qu’elle organisait. En 1965, les Aigles s’inclinent en finale face au Ghana. En 1994, le fiasco est total avec une élimination au premier tour. La troisième tentative, en 2004, est entre les mains d’un Normand au caractère bien trempé et qui vient de subir un échec monumental à la tête des Bleus.
La Tunisie décide pourtant de faire confiance à Roger Lemerre pour la compétition qu’elle organise. Le 14 février 2004, c’est un derby du Maghreb qui est proposé au public du stade de Radès à Tunis. Pour remporter sa première CAN, la Tunisie doit battre le Maroc. Santos, le buteur d’origine brésilienne, naturalisé juste avant la compétition, inscrit le premier but, son quatrième du tournoi. Malgré l’égalisation marocaine, Ziad Jaziri donne la victoire tant attendue aux Tunisiens. La Tunisie gagne enfin et Lemerre devient le premier coach à gagner un Euro et une CAN. Il est toujours le seul à avoir réalisé cet exploit.
Big data
1. En quatre Coupes du monde et en quatorze matchs, la Tunisie n’a gagné… qu’une seule fois. C’était lors de son premier match dans cette compétition en 1978 face au Mexique (3-1). Depuis, elle a aligné sept défaites et quatre matchs nuls.

Le wiki de qui ?

   


Né dans le nord de la Tunisie, je suis passé professionnel à Gueugnon et participe aux belles heures de ce petit club de Saône-et-Loire. Gardien de but, j’ai laissé également un beau souvenir à Bastia, avec une finale de la Coupe de France en 2002. Mais c’est à la CAN 2004 que j’ai remporté mon seul trophée avec la sélection tunisienne dont j’ai porté à 42 reprises le maillot.
Plateau télé
L’été s’installera doucement, quoi de mieux qu’une salade méchouia, la salade estivale par excellence, pour regarder Tunisie-Angleterre le 18 juin. Une méchouia accompagnée de bricks à la farce ou au thon, arrosées de citron et saupoudrées de persil.

Le couscous tunisien, au poisson bien entendu, comblera les plus gourmands. Et pour finir sur une note sucrée, le mkharek, beignet frit au miel, est très adapté. Le thé à la menthe est une option pour reposer votre foie mais vous pouvez aussi choisir de terminer le repas avec un verre de boukha, un alcool de figue à 37,5 degrés.

Tout savoir sur le groupe G à la Coupe du monde 2018 de football
- Tout savoir sur la Tunisie à la Coupe du monde 2018 de football
- Tout savoir sur l’Angleterre à la Coupe du monde 2018 de football
- Tout savoir sur la Belgique à la Coupe du monde 2018 de football
- Tout savoir sur le Panama à la Coupe du monde 2018 de football  





                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/31/17-3">
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Les Three Lions passeront-ils le cap des quarts de finale d’un Mondial pour la première fois depuis 1966 ? Avec la jeune génération emmenée par Harry Kane et conduite par Gareth Southgate, pourquoi pas. Et sa poule G semble abordable.
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Tout savoir sur l’Angleterre à la Coupe du monde 2018 de football

Les Three Lions passeront-ils le cap des quarts de finale d’un Mondial pour la première fois depuis 1966 ? Avec la jeune génération emmenée par Harry Kane et conduite par Gareth Southgate, pourquoi pas. Et sa poule G semble abordable.



Le Monde
 |    31.05.2018 à 15h50
 • Mis à jour le
31.05.2018 à 16h08
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Calendrier : 
18 juin : Angleterre-Tunisie (20 heures, à Volgograd)
24 juin : Angleterre- Panama (14 heures, Nijni Novgorod)
28 juin : Angleterre-Belgique (20 heures, à Kaliningrad)
Heure française
Historique en Coupe du monde :
Quinzième participation à une phase finale, vainqueur en 1966.
Leur petit nom : 
The Tree Lions 
L’équipe qui devrait jouer :
Nick Pope - Kyle Walker, John Stones, Tim Cahill, Ashley Young - Ruben Loftus-Cheek, Erik Dier, Jordan Henderson, Raheem Sterling - Jamie Vardy, Harry Kane.
Le sélectionneur : 
En 2016, Gareth Southgate remplace en urgence un Sam Allardyce en rupture de ban. Finalement conservé, le voilà toujours à la tête de la sélection, après avoir entraîné les Espoirs. De sa précédente carrière, en tant que milieu de terrain, on retient surtout cette improbable finale de Coupe de l’UEFA 2006, disputée et largement perdue avec Middlesbrough face au FC Séville.
Bilan de compétences :
Pourquoi postulez-vous à cette Coupe du monde ? « Comme d’habitude, j’ai envie de bronzer un peu (oui, bon, disons rougir). Si possible, j’espère aller voir si le soleil russe brille au moins jusqu’en quarts de finale. »
De quelle expérience pouvez-vous vous prévaloir ? « Pour réserver le plus tôt possible mon voyage de l’été, j’ai réglé les choses en vitesse, à la première place de mon groupe dans les éliminatoires (devant la Slovaquie et l’Ecosse). »
Si vous deviez nous donner trois qualités ? « J’ai donné naissance au football, merci de ne pas l’oublier. Mon attaquant Harry Kane (dites “Hurrykane”) a le vent dans le dos. Et puis, j’ai parfois de la chance : regardez un peu mon groupe G(érable) cet été… » 
Et trois défauts ? « Je ne suis capable de remporter la Coupe du monde que quand je l’organise, ce qui réduit les possibilités de victoire. Aussi, mon seul titre remonte à l’an 66 : Elisabeth II avait quarante ans et la France découvrait Michel Drucker. Il y a un mois, je cherchais encore mon gardien no 1. Enfin, défaut subsidiaire : en cas de séance de tirs au but, je suis immanquablement battu. »

Harry Kane en cinq dates
1990 : La République de Lituanie proclame unilatéralement son indépendance et retrouve sa sélection nationale de football. Seize ans plus tard, « HK » en fera l’adversaire idéal pour signer ses débuts et marquer son premier but en équipe d’Angleterre.
2001 : Reprochant peut-être à l’enfant de 8 ans son niveau de français un peu juste, le club d’Arsenal et d’Arsène Wenger ne le conserve pas dans ses équipes de jeunes.
2016 : Leicester est champion d’Angleterre. Pas de chance, quand Harry Kane y a joué en prêt (2012-2013), le club stagnait en deuxième division.
2016 toujours : « Hurrykane » est tout de même sacré champion des buteurs : 25 buts en Premier League sous le maillot de Tottenham.
2018 : Pour la quatrième saison d’affilée, Kane marque plus de 30 buts (45, même) toutes compétitions confondues. Pour la quatrième saison de suite, tout le monde s’en contrefout et lui préfère Messi, Ronaldo, voire Griezmann et Salah.
Figurez-vous Arsène…
… que l’Angleterre a laissé planer le doute sur sa participation au Mondial. « Il serait difficile de voir le Royaume-Uni participer à cet événement de façon normale », déclarait en effet Boris Johnson, au mois de mars. Le ministre des affaires étrangères (et excentrique ex-maire de Londres) réagissait à l’empoisonnement sur le sol anglais d’un ancien agent double russe et aux soupçons sur le rôle éventuel du Kremlin dans l’affaire.
Le jour où…
l’Angleterre a eu peur d’un croque-mort. Le 29 juin 1950, peut-on imaginer pire à Belo Horizonte ? Pour leur première participation à la Coupe du monde, les Anglais prennent une leçon de football face aux cousins américains : défaite 1-0, une démonstration de réalisme ! L’équipe du grand Stanley Matthews, laissé au repos pour ce match, frappe à plusieurs reprises le poteau. Elle bute aussi sur le gardien américain, Frank Borghi, qui gagne d’ordinaire sa vie comme chauffeur de corbillard.
C’est peu dire que la défaite passe mal en Angleterre, où l’on se pique d’avoir inventé le football. Autant le match marque un acte important du sport américain, au point d’avoir inspiré un film en 2005 [Le Match de leur vie] ; autant il hante encore les souvenirs des Three Lions, au point d’avoir banni toute idée de rejouer un match avec un maillot bleu. Au Brésil, l’Angleterre se fait finalement sortir dès la phase de poule. Un bon résumé de son histoire compliquée avec le trophée Jules-Rimet, qu’elle avait jusque-là toujours snobé et qui le lui a bien rendu.

Big data
1. En quatorze éditions déjà disputées, l’Angleterre n’a atteint qu’une seule fois les demi-finales. C’était en 1966, une victoire contre le Portugal d’Eusebio. L’année de son unique titre. CQFD.
Le wiki de qui ?
J’ai passé mes premières années en Jamaïque, puis le foot m’a très vite occupé aux QPR. Je veux bien sûr parler des Queens Park Rangers, l’un des 36 000 clubs de Londres – ne cherchez pas cette statistique, elle n’existe pas. Ma vie s’écrit désormais dans le nord-ouest de l’Angleterre : après Liverpool, Manchester (City), transfert qui a fait de moi le joueur anglais le plus cher de l’histoire : 62,5 millions d’euros, ce n’est pas peanuts.

   


Plateau télé
Aussi indigeste qu’un bon vieux kick’n’rush, aussi cuisant qu’un bon vieux coup de soleil, le fish and chips s’impose. Les petits pois auront, de surcroît, l’avantage de donner l’illusion d’un repas équilibré. Jusqu’à la première gorgée de pale ale. Ou de pale lager. Ou de beaucoup de choses, le houblon étant souvent propice aux doublons.

Tout savoir sur le groupe G à la Coupe du monde 2018 de football
- Tout savoir sur la Tunisie à la Coupe du monde 2018 de football
- Tout savoir sur l’Angleterre à la Coupe du monde 2018 de football
- Tout savoir sur la Belgique à la Coupe du monde 2018 de football
- Tout savoir sur le Panama à la Coupe du monde 2018 de football  





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Sans aucun joueur vedette, le Panama dispute sa première Coupe du monde et a hérité d’un groupe relevé avec l’Angleterre, la Belgique et la Tunisie.
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Tout savoir sur le Panama à la Coupe du monde 2018 de football

Sans aucun joueur vedette, le Panama dispute sa première Coupe du monde et a hérité d’un groupe relevé avec l’Angleterre, la Belgique et la Tunisie.



Le Monde
 |    31.05.2018 à 15h34
 • Mis à jour le
31.05.2018 à 16h09
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


Calendrier :
18 juin : Belgique-Panama (17 heures, à Sotchi)
24 juin : Angleterre-Panama (14 heures, à Nijni Novgorod)
28 juin : Panama-Tunisie (20 heures, à Saransk)
Historique en Coupe du monde :
Première participation.
L’équipe qui devrait jouer :
Jaime Penedo - Fidel Escobar, Roman Torres, Luis Ovalle, Adolfo Machado - Anibal Godoy, Gabriel Gomez, Alberto Quintero, Edgar Barcenas - Blas Perez, Gabriel Torres
Leur petit nom : 
La Marea Roja (« la Marée rouge ») ou Los Canaleros, le surnom des Panaméens en Amérique latine.
Le Sélectionneur : 
Hernán Darío Gómez, 62 ans, ce Colombien a été l’assistant dans son pays du mythique « Pacho » Maturana (et son football toque) au début des années 90. Il est en poste au Panama depuis 2014.
Bilan de compétences
Pourquoi postulez-vous à cette Coupe du monde ? « Nouvel entrant dans le monde professionnel, je pense toutefois avoir les bases footballistiques nécessaires pour tenir mon rang dans cet environnement exigeant et m’améliorer au contact des meilleurs. »
De quelle expérience pouvez-vous vous prévaloir ? « Je reconnais que mon CV comporte un trou considérable. Mais c’est parce que j’ai passé du temps à me perfectionner dans des entreprises de moindre envergure, comme la Coupe Union centroamericana de fútbol ou la Gold Cup, afin d’être prêt quand j’accéderais au niveau supérieur. »
Si vous deviez nous donner trois qualités ? « Je ne m’avoue jamais vaincu, en témoigne ma qualification à la 88e minute d’un match couperet. Comme venir en Russie était déjà mon objectif professionnel, je n’ai rien à perdre et je vais jouer complètement libéré. Enfin, je suis la patrie de Julio Cesar Dely Valdes. Les Parisiens comprendront. »
Et trois défauts ? « Avec des joueurs évoluant essentiellement en championnats sud-américains de seconde zone, je n’ai pas le niveau technique ou physique de la plupart des équipes. Des carences qui m’obligent à jouer avec un bloc de cinq défenseurs et de compter sur des fulgurances ou des coups de chance pour rester dans le match. »
Roman Torres en cinq dates

   


1903 : fin de la guerre de Mille Jours avec la Colombie et création de l’Etat du Panama, après plusieurs tentatives d’indépendance et d’autodétermination. Cette fois, l’aide des Etats-Unis a fait la différence. Roman Torres n’est pas encore né.
1914 : inauguration du canal de Panama après trente-trois ans de travaux. La France, présente au début du projet, est écartée. Les Etats-Unis récupèrent la terre, et l’exploitation du canal, jusqu’en 1979. Roman Torres n’est toujours pas né.
1983 : Apogée de la dictature de Manuel Noriega, Panaméen le plus tristement célèbre hors des frontières. Pendant les années 1980, il mangera à plusieurs râteliers, et notamment chez les deux grands voisins auxquels le Panama est inextricablement lié : les Etats-Unis (la CIA) et la Colombie (les narcotrafiquants).
20 mars 1986 : Naissance de Roman Torres, dit « El Mazinger », attaquant pivot reconverti en solide défenseur central. Sa modeste carrière l’emmènera, comme tout bon Panaméen, aux Etats-Unis (Seattle Sounders de la MLS) et en Colombie (Atletico Nacional et Millionarios).
10 octobre 2017 : 88e minute d’un match décisif contre le Costa Rica, le score est 1-1, le Panama est, comme toujours, éliminé de la Coupe du monde. On ne sait comment, ni pourquoi, Torres se retrouve avant-centre et marque le but de la victoire. Il devient un héros national. Au pays, sa silhouette dreadlockée est omniprésente, du niveau de l’affiche « Hope » d’Obama en 2008.
Figurez-vous Arsène…
… que Julio Cesar Dely Valdes (JCDV), que l’on connaît bien en France, puisqu’il a joué au PSG entre 1995 et 1997, a entraîné son pays entre 2010 et 2014 aux côtés de son frère jumeau, Jorge Luis Dely Valdes (JLDV), qui était son assistant. Les deux techniciens se ressemblaient tellement que la presse avait recours à un vade-mecum pour les reconnaître : JCDV avait un accent légèrement espagnol, du fait de ses années passées à Oviedo et Malaga, et préférait les couleurs clinquantes. JLDV était plus réservé, et apparemment un peu plus maigre aussi.
Le jour où…
… le Panama se qualifie pour la Coupe du monde grâce à un but fantôme. 10 octobre 2017, stade Rommel Fernández Gutiérrez de Panama City. Le Costa Rica, déjà qualifié, joue le Panama pour le dernier match de qualifications. Les locaux doivent gagner pour les rejoindre en Russie. Le stade est plein, les feux d’artifices prêts. Tout commence très mal : les Costaricains marquent à la 36e. A la 53e, corner côté droit, cafouillage dans la surface costaricaine. Le Panaméen Blas Perez se jette sur le ballon qui rebondit sur le poteau et ressort. Le ballon n’a jamais franchi la ligne, il ne l’a même pas effleuré, mais l’arbitre accorde l’égalisation. Un deuxième miracle, en fin de match, scellera la qualification historique.
Au Panama, on ne débattra pas de ce « gol fantasma ». On se fout de savoir si le but était ou non valable, l’essentiel est d’être qualifié. Cette façon d’appréhender un but illégal, mais crucial, diffère de celle de la France après la main d’Henry pendant les qualifications de la Coupe du monde 2010. Chez les uns, ça provoque un débat national plein d’autoflagellation. Chez les autres, on pleure en direct et le président décrète un jour férié et une fête nationale.

   


Big Data
3. Le Colombien Hernán Darío Gómez a qualifié trois pays différents pour une phase finale de Coupe du monde : le Panama, l’Equateur en 2002 et la Colombie en 1998. Le seul autre entraîneur dans ce club restreint ? Feu Henri Michel, qui l’a fait quatre fois (France 1986, Maroc 1998, Tunisie 2002, Côte d’Ivoire 2006).
Le wiki de qui

   


Mon frère est parti tenter sa chance comme footballeur à l’ouest. J’ai préféré le faire à l’est, passant l’essentiel de ma carrière dans la naissante ligue japonaise avant de revenir au pays, et jouer mes derniers matchs avec mon frère dans notre club formateur.
Plateau télé
Les mauvaises langues diront que la gastronomie panaméenne n’est qu’une pauvre copie de celle de ses voisins : du riz, des haricots, un sancocho colombien ou un ceviche péruvien refaits à la sauce locale. Il y a quelques originalités culinaires pour un match de la Marea Roja : de la yuca frite, des cachapas (petites tartes de maïs remplies de fromage blanc) et un petit shot de Seco Herrerano, alcool de canne à sucre qui chasse les moustiques.

Tout savoir sur le groupe G à la Coupe du monde 2018 de football
- Tout savoir sur la Tunisie à la Coupe du monde 2018 de football
- Tout savoir sur l’Angleterre à la Coupe du monde 2018 de football
- Tout savoir sur la Belgique à la Coupe du monde 2018 de football
- Tout savoir sur le Panama à la Coupe du monde 2018 de football  





                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/31/17-5">
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ La génération dorée d’Hazard, de Mertens, Courtois et De Bruyne va-t-elle enfin gagner quelque chose ? On la voit mal ne pas franchir le premier tour dans la poule G, face au Panama, à la Tunisie et à l’Angleterre.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Tout savoir sur la Belgique à la Coupe du monde 2018 de football

La génération dorée d’Hazard, de Mertens, Courtois et De Bruyne va-t-elle enfin gagner quelque chose ? On la voit mal ne pas franchir le premier tour dans la poule G, face au Panama, à la Tunisie et à l’Angleterre.



Le Monde
 |    31.05.2018 à 15h15
 • Mis à jour le
31.05.2018 à 16h08
    |

            Clément Martel








                        



   


Calendrier
18 juin : Belgique-Panama (17 heures, à Sotchi)
23 juin : Belgique-Tunisie (14 heures, à Moscou)
28 juin : Angleterre-Belgique (20 heures, à Kaliningrad)
Heure française
Historique en Coupe du monde
Neuvième participation, meilleur résultat : demi-finale en 1986.
Leur petit nom
Les Diables rouges
L’équipe qui devrait jouer
Thibaut Courtois - Toby Alderweireld, Vincent Kompany, Jan Vertonghen - Thomas Meunier, Kévin De Bruyne, Axel Witsel, Nacer Chadli - Eden Hazard, Romelu Lukaku, Dries Mertens.
Le sélectionneur
Après le départ de Marc Wilmots, la Belgique rêvait d’un coach d’envergure internationale pour encadrer sa génération dorée. Elle n’a pas dissimulé sa surprise lorsque Roberto Martinez a été nommé à l’été 2016. Petit nom, mais grosse expérience de la Premier League, où évolue plus de la moitié de l’équipe : ayant fait l’essentiel de sa carrière de joueur en Angleterre, l’Espagnol y est devenu entraîneur, et s’est rapidement fait connaître comme l’un des meilleurs techniciens du championnat, vainqueur de la FA Cup en 2013 avec Wigan et qualifié pour la Ligue Europa avec Everton.
Bilan de compétences
Pourquoi postulez-vous à cette Coupe du monde ? « Disposant d’un vivier de joueurs de talent incroyable vu la taille de mon pays, j’aspire à détacher définitivement le sparadrap “sous-performants” qui revient invariablement à chaque compétition internationale. »
De quelle expérience pouvez-vous vous prévaloir ? « Mon nouveau coach a stabilisé ma défense, offert un style de jeu et remis le sourire sur les visages de mes joueurs. Invaincue, j’ai réalisé des éliminatoires de haut vol (dans un groupe assez faible). »
Si vous deviez nous donner trois qualités ? « Je possède aujourd’hui une génération jamais vue dans le pays. Mes meilleurs joueurs (Hazard, De Bruyne, Mertens…) se sont affirmés depuis la désillusion de la dernière compétition internationale, et je peux marquer à tout moment. »
Et trois défauts ? « Je suis une spécialiste des espoirs déçus en grande compétition, j’ai tellement de talents offensifs qu’il y aura forcément des déçus. Enfin, mon sélectionneur a choisi de me priver de Radja Nainggolan, pour des “raisons tactiques” un peu fumeuses, qui ont fragilisé sa position. »
Eden Hazard en cinq dates
51 av. J.-C. : « De tous les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves », écrit Jules Cesar. Précurseur, le général romain anticipe la naissance, 2 042 ans plus tard, d’un milieu offensif à La Louvière.
1996 : Agé de 5 ans, Eden Hazard se glisse sous la haie séparant sa maison du stade « Sans Fond » de Braine-le-Comte pour aller y répéter ses gammes des heures durant.
2011 : Un Belge conquiert la France : formé au LOSC, Hazard mène son équipe au titre en Ligue 1, avant de franchir le channel direction Chelsea.
2017 : Sacré jeu de Hazard contre Chypre. Aligné pour la première fois aux côtés de son frère cadet Thorgan dans le onze de départ des Diables rouges, Eden signe un doublé, contre un seul but pour le plus jeune.
2018 : Sacré « meilleur dribbleur d’Europe », Eden envisage de quitter son jardin londonien, où il a remporté deux titres de champion et un en Ligue Europa. Après un beau parcours au Mondial russe ?
Figurez-vous Arsène
… que l’hymne des Diables rouges pour ce Mondial est devenue une véritable affaire d’Etat. Bien entendu, pas touche à La Brabançonne, l’hymne national. Mais la chanson officielle de la sélection belge en Russie a provoqué de nombreuses réactions. En 2014, en plein milieu de la « Stromaemania », le chanteur bruxellois avait été désigné pour que Ta fête devienne l’hymne des joueurs et de leurs supporteurs.
Quatre ans plus tard, c’est Damso, la nouvelle sensation du rap belge qui a passé un accord avec l’Union royale belge des sociétés de football. Jusqu’à ce que des voix s’élèvent contre des paroles du rappeur jugées sexistes et violentes, au point que la fédération a fait machine arrière. La Belgique sera officiellement sans hymne pour la Coupe du monde, même si Lou Deprijck, le compositeur de Ça plane pour moi et « inventeur » du personnage de Plastic Bertrand, s’est pris au jeu. On vous laisse vous faire une opinion.



Le jour où…
… la Belgique a disputé le premier match de l’histoire de la Coupe du monde. Lors de la première édition de la Coupe du monde, en Uruguay en 1930, toutes les équipes affiliées à la FIFA sont conviées, mais seules treize font le déplacement. Et parmi elles, quatre pays européens ont accepté d’entreprendre le périple. Les Diables rouges en sont, et c’est à eux que revient l’honneur de donner le coup d’envoi de la compétition, face aux Etats-Unis. Au sud du Quiévrain, on prétend que c’est la France, face au Mexique, qui a disputé cette première rencontre. Dans la mesure où les deux matchs se sont déroulés à la même heure, le 13 juillet 1930, chacun y trouve son compte.
Big data
43. Le nombre de buts inscrits par la Belgique lors des qualifications pour le Mondial russe. Un record, établi en même temps que l’Allemagne dans la même campagne de qualification (mais dans un groupe différent).
Le wiki de qui ?

   


Globe-trotteur évoluant désormais dans l’empire du milieu, j’ai accumulé plus de 90 sélections avec les Diables rouges.
Plateau télé
Parfois, il faut jouer des clichés avec parcimonie. Mais ce n’est pas un de ces moments. Immergez-vous dans les breuvages houblonnés du Plat Pays ayant monté une guilde des brasseurs dès 1308 – leur immense variété conviendra à tous les goûts – et accompagnez-les de quelques lamelles de pomme de terre délicatement frites.

Tout savoir sur le groupe G à la Coupe du monde 2018 de football
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Les résultats les plus marquants de la journée, qualificatifs pour le troisième tour de Roland-Garros.
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Roland-Garros : les résultats les plus marquants du 31 mai

Les résultats les plus marquants de la journée, qualificatifs pour le troisième tour de Roland-Garros.



Le Monde
 |    31.05.2018 à 14h48
   





                        


Les résultats les plus marquants de la journée, qualificatifs pour le deuxième ou le troisième tour de Roland-Garros.
Muguruza stoppe la Française Ferro

L'obstacle était trop grand pour la Française Fiona Ferro qui s'incline avec les honneurs face à Garbiñe Muguruza (… https://t.co/BLoMJXVDS4— francetvsport (@France tv sport)


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L’Espagnole Garbiñe Muguruza, no 3 mondiale, a mis fin au parcours de la jeune Française Fiona Ferro (257e) en deux sets (6-4, 6-3), au deuxième tour de Roland-Garros jeudi 31 mai. Lauréate à Paris en 2016, l’Espagnole affrontera pour une place en huitièmes de finale l’Australienne Samantha Stosur, finaliste de Roland-Garros en 2010 et tombeuse de la Russe Anastasia Pavlyuchenkova en deux sets 6-2, 7-6 (7/1).
Thiem évite le piège Tsitsipas

#RG18 Le lance-roquette Thiem se met en route et agresse Tsitsipas ! 💣💣💣 https://t.co/gjSc4EZl6O— francetvsport (@France tv sport)


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Tête de série no 7 et très attendu cette année, Dominic Thiem a réussi à venir à bout de Stefanos Tsitsipas en 4 sets (6-2, 2-6, 6-4, 6-4), disputés sur deux jours. Le joueur grec de 19 ans l’avait battu (6-3, 6-2) à Barcelone il y a un mois et avait atteint la finale de Barcelone sur terre battue. Thiem affrontera samedi Matteo Berrettini au 3e tour.
Cilic sans encombre
Disputant le premier tournoi du Grand Chelem de sa carrière, le Polonais issu des qualifications Hubert Hurkacz est tombé les armes à la main face à Marin Cilic. Forcé à disputer un quatrième set, le numéro 4 mondial s’impose (6-2, 6-2, 6-7 [3-7], 7-5) et poursuit sa route.
Shapovalov cède face à Marterer

Quel combat entre Marterer et Shapovalov (7/5 6/7 [4] 5/7 2/2) !! Les deux joueurs ne lâchent rien !! 💪💪👌👌 #RG18… https://t.co/Pnv7aG2Iun— francetvsport (@France tv sport)


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Au terme d’un match de 3 heures et 11 minutes, le petit prodige canadien, Denis Shapovalov a cédé face aux coups de boutoir de l’Allemand Maximilian Marterer, 70e joueur mondial. (5-7, 7-6 (7-4), 7-5, 6-4). Les spectateurs parisiens ne profiteront plus cette année du jeu « vintage » du jeune joueur canadien.

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                Roland-Garros : Denis Shapovalov, l’ode au tennis vintage






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Pour l’économiste Bastien Drut, dans une tribune au « Monde », s’il ne faut pas craindre de bulle spéculative dans le football, on peut légitimement se poser la question de la pérennité des compétitions et de leur intérêt sportif dans leur forme actuelle.
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édition abonné


« Pour le football européen, l’heure des choix – rupture ou redistribution – approche »

Pour l’économiste Bastien Drut, dans une tribune au « Monde », s’il ne faut pas craindre de bulle spéculative dans le football, on peut légitimement se poser la question de la pérennité des compétitions et de leur intérêt sportif dans leur forme actuelle.



Le Monde
 |    31.05.2018 à 14h00
    |

Bastien Drut (stratégiste senior chez CPR Asset Management)







                        



                                


                            
Tribune. L’explosion récente des salaires et des indemnités de transfert dans le football professionnel a conduit de nombreux observateurs à parler d’une « bulle » spéculative susceptible d’exploser prochainement. Ces interrogations se sont accentuées après les méga-transferts de 2017 et 2018. Ceux de­ ­Neymar et Mbappé au PSG et ceux de Dembélé et Coutinho au FC Barcelone ont en effet coûté nettement plus de 100 millions d’euros chacun et ont largement dépassé le record établi la saison précédente lors de l’achat de Pogba par Manchester United pour 105 millions.
l’émergence des hyper-rémunérations et des méga-transferts n’a fait que suivre la très forte augmentation des recettes des clubs
Il est indéniable que les salaires des joueurs professionnels de football et les indemnités de transfert ont augmenté de façon extrêmement rapide ces vingt dernières années. Mais il faut bien voir que les recettes des clubs ont progressé tout aussi vite sur la même période !
Les ratios salaires sur recettes et amortissements des indemnités de transfert sur recettes restent contenus et sont très loin des dérapages observés au début des années 2000. En réalité, l’émergence des hyper-rémunérations et des méga-transferts n’a fait que suivre la très forte augmentation des recettes des clubs.
Les droits de retransmission des championnats européens et de la Ligue des champions sont devenus au fil du temps un produit d’appel pour la télévision payante, les fournisseurs d’accès Internet et peut-être bientôt pour les géants du numérique comme Amazon ou Facebook. Avec toujours plus d’acheteurs potentiels, ces derniers droits n’ont cessé de grimper depuis vingt ans. Ceux du championnat français de Ligue 1 viennent même de dépasser le milliard d’euros pour les saisons 2020-2024.
Stratégies de « soft power »
Les grands clubs européens ont enfin réussi à monnayer leur notoriété globale et en particulier leur poids sur les réseaux sociaux, en nouant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ L’annonce de l’entraîneur français, triple vainqueur de la Ligue des champions, a pris de court le monde du football.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ A la surprise générale, Zinédine Zidane a annoncé qu’il quittait le club madrilène, avec lequel il vient de remporter sa troisième Ligue des champions. Il dit ne pas chercher d’autre équipe dans l’immédiat.
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Départ de Zidane du Real Madrid : « Pour moi, pour tout le monde, il faut changer »

A la surprise générale, Zinédine Zidane a annoncé qu’il quittait le club madrilène, avec lequel il vient de remporter sa troisième Ligue des champions. Il dit ne pas chercher d’autre équipe dans l’immédiat.



Le Monde
 |    31.05.2018 à 13h14
 • Mis à jour le
31.05.2018 à 16h54
   





                        



Son arrivée avait suscité l’interrogation, son départ a provoqué la stupeur. Zinédine Zidane a mis un terme, jeudi 31 mai, à sa première expérience d’entraîneur, sur le banc du Real Madrid. En huit cent soixante-dix-neuf jours, il a réussi ce que les légendes du jeu n’ont jamais fait en quarante ans de carrière, remportant trois Ligues des champions d’affilée, la dernière samedi face à Liverpool.
Chose miraculeuse dans un club aussi scruté que le Real Madrid, où les secrets ne durent jamais, rien n’a filtré des souhaits de départ du champion du monde 1998 jusqu’à ce que le club convoque, à midi, une conférence de presse en présence de son entraîneur une heure plus tard. Quelques minutes avant que Zidane ouvre la porte de la salle de presse du siège du club à Valdebebas, dans la banlieue de la capitale espagnole, les médias madrilènes éventaient le secret.
« Pour moi, pour tout le monde, il faut changer », a annoncé Zinédine Zidane. La décision a été qualifiée de « totalement inattendue » par le président du club, Florentino Pérez, la mine défaite, présent à ses côtés devant les journalistes.
Clamant tout au long de la conférence de presse son amour de la Maison blanche, Zidane a assuré ne pas « cherche[r] d’autre équipe » à entraîner dans l’immédiat.
« Cette équipe a besoin d’un changement »
L’entraîneur français, à la tête du club merengue depuis le début de 2016, vient d’entrer dans l’histoire de son sport en devenant le premier technicien à remporter trois fois d’affilée la Ligue des champions, et ce pour sa première expérience sur le banc d’une équipe professionnelle, après avoir dirigé l’équipe réserve du Real. Il venait, en janvier, de prolonger son contrat jusqu’en 2020 comme entraîneur des Merengue.

        Lire aussi :
         

                Ligue des champions : Zinédine Zidane, entraîneur trois étoiles



« Je pense que cette équipe a besoin d’un changement, a expliqué Zinédine Zidane. Après trois ans, il y a besoin d’un autre discours. Sûrement d’une autre méthode de travail. C’est pour cela que j’ai pris cette décision. »
Le Marseillais a lourdement insisté sur le fait que ce départ était aussi « bon pour les joueurs », estimant qu’un « changement [était] nécessaire pour continuer de gagner ». « Pour moi, la décision est claire, même si pour beaucoup elle est incompréhensible. C’est le moment. Aussi pour les joueurs. Après avoir fait trois ans, c’est la décision à prendre. »
Les joueurs avaient été prévenus auparavant par Zidane et, sur les réseaux sociaux, ont fait assaut de compliments à l’égard du « Mister », que le vestiaire madrilène n’a jamais remis en cause. « J’ai apprécié comme un enfant chaque entraînement, chaque conseil », a par exemple écrit le Brésilien Marcelo.

Mister Zizou. He aprendido muchísimo a tu lado! 
— MarceloM12 (@Marcelotwelve)


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Sélectionneur des Bleus, une « suite logique » ?
Prié de dire si une défaite en finale de la Ligue des champions, le 26 mai contre Liverpool (3-1), aurait pu changer sa décision, Zidane a répondu dans un sourire : « Possible, possible. » Il a aussi laissé entendre qu’il pourrait revenir un jour au Real Madrid : « Bien sûr que c’est un “à bientôt”. Madrid m’a tout donné. Je vais rester proche du club toute ma vie, c’est sûr. »

   


Zidane en congé sabbatique, le mercato d’été des entraîneurs, déjà très animé, devrait prendre un nouveau tournant. Le plus prestigieux des bancs européens est à pourvoir. Mais qui pourrait s’y asseoir dans les prochaines semaines ?
Le poste n’étant jusqu’à présent pas à pourvoir, les candidats ne sont pas encore déclarés. Dans les derniers mois, la presse espagnole avait évoqué le nom de Mauricio Pochettino, manageur argentin de Tottenham. Mais que ce soit lui ou un autre, il sera quasi impossible de faire mieux que l’ancien titulaire du poste, même si Zidane n’a remporté qu’une seule des deux saisons de Liga qu’il a entièrement dirigées.
La pression sur les épaules de son successeur sera considérable compte tenu de l’image de Zinédine Zidane à Madrid et de son palmarès exceptionnel. Elle sera aussi grande pour son ami Didier Deschamps, l’actuel sélectionneur de l’équipe de France, dont le contrat vient d’être prolongé jusqu’à 2020 par la Fédération française de football, quel que soit son résultat à la Coupe du monde en Russie (du 14 juin au 15 juillet).
Noël Le Graët, président de la FFF, a considéré récemment l’arrivée, un jour, de Zinédine Zidane au poste de sélectionneur comme « une suite logique ». « Je suis convaincu que Zidane va finir par être le sélectionneur de la France, en raison des liens avec ce pays et cette équipe, avait lui-même dit Didier Deschamps en mars dans une interview à El País. Je ne vois pas sa présence comme une menace ou une pression pour moi. Un jour, il aura aussi à assumer cette grande responsabilité, mais pour le moment je suis ici. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Se voulant un « modèle alternatif », le Ménilmontant Football Club participera ce week-end à l’hommage à Clément Méric avant de disputer un match de Coupe de France.
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Le MFC 1871, un club parisien « antifasciste » contre « le football moderne »

Se voulant un « modèle alternatif », le Ménilmontant Football Club participera ce week-end à l’hommage à Clément Méric avant de disputer un match de Coupe de France.



Le Monde
 |    31.05.2018 à 13h08
    |

            Abel Mestre








                        



   


Petit à petit, la pression monte. Le Ménilmontant Football Club (MFC 1871) a un programme chargé ce week-end : pendant trois jours, à partir de vendredi, un hommage politique va être rendu à Clément Méric, militant antifasciste mort il y a cinq ans à la suite d’une bagarre avec des membres de groupuscules néonazis. Le MFC 1871 en sera. Rencontres internationales, concert, manifestation contre la loi asile et immigration… et surtout un match de deuxième tour de la Coupe de France contre Argenteuil, dimanche 3 juin. « C’est la première fois que l’on passe un tour [après la victoire le 22 mai contre le CS Ternes]», rappelle Greg, l’un des joueurs, qui promet que l’équipe « va tout donner ».
Le MFC 1871 est un club un peu spécial, une sorte d’ovni dans le monde du football amateur : il revendique haut et fort sa nature antifasciste. Le logo arbore un bateau pirate avec une voile rouge et une voile noire − les couleurs « antifas » − et le 1871 est une référence à la Commune de Paris. Et pour raconter l’histoire de ce jeune club (né en 2014), qui évolue en 3e division de district (soit la 13e division), rendez-vous est donné au Saint-Sauveur, bar du 20e arrondissement de Paris, point de ralliement d’une bonne partie de la gauche extraparlementaire. « Ménilmontant, le Saint-Sauveur, ce sont des lieux où depuis plus de dix ans le milieu antifa se retrouve, avance Flavien, 31 ans, un des piliers du club. On a une identité populaire, antifasciste, contre le football moderne. » Lui, est arrivé au MFC 1871 par le supportérisme. « J’étais un ultra d’Auteuil. Après la répression [le plan de sécurisation du Parc des Princes, dit « plan Leproux », en 2010], j’ai suivi ma démarche politique et sociale et je me suis retrouvé dans le projet du MFC », continue-t-il, attablé sous une bannière de la Brigada Flores Magon, groupe de punk rock fondé par Julien Terzics, ancien leader des redskins parisiens et gérant du Saint-Sauveur.
« Love football, hate fascism »
Le club est né il y a quatre ans, un peu par hasard. « C’était une idée collective. On était une bonne bande de footeux et on sentait qu’il y avait un potentiel car un tel club n’existait pas, se souvient Hadrien, 23 ans, à l’époque membre de l’Action antifasciste Paris-banlieue (AFA). On en avait marre du militantisme classique, c’était toujours la même chose, toujours les mêmes personnes. On voulait agréger des gens qui n’étaient pas militants. » Greg, 29 ans et joueur de l’équipe, abonde : « On veut faire venir à la politique des gens qui sont que dans le foot. » 
Dans son « acte de naissance », un texte publié sur Internet, on peut lire : « Le MFC se place en opposition aux réalités actuelles du football moderne telles que l’omniprésence de l’argent, l’hypersécurisation des stades ou la répression des supporters. Au-delà de notre amour pour ce sport, nous sommes des femmes et des hommes, uniEs par le rejet de toutes les discriminations basées sur le genre, l’origine sociale, la religion ou encore l’orientation sexuelle ». Avec un slogan : « Love football, hate fascism ». Récemment, ils ont organisé un match amical contre une équipe de migrants et sont allés distribuer des vêtements pour des réfugiés. Ils sont aussi allés dans des ZAD (zones à défendre), ont fait des caisses de grève pour les postiers et les cheminots… « On essaye de dépasser le football », résume Hadrien.
« Modèle alternatif »
Plus qu’un club, donc, le MFC se veut une sorte de vitrine d’un « modèle alternatif » et des principes libertaires que ses fondateurs défendent. Il fait partie d’une « contre-culture » antifa qui a pour cœur Ménilmontant, avec ses points de ralliements, sa musique, ses codes vestimentaires, et, donc, son équipe de foot. Une organisation qui rappelle le FC Sankt Pauli, qui agrège tout ce que la ville de Hambourg compte de militants antifascistes et évolue en deuxième division allemande. Mais les militants de Ménilmontant se reconnaissent davantage dans d’autres expériences en Europe, notamment en Italie. « Il y a par exemple une équipe de Florence, le Centro strorico Lebowski, qui nous inspire beaucoup, souligne Mirko, un Italien de 32 ans. On veut montrer qu’une autre voie est possible. » 
Le MFC 1871 − « 32 licenciés et 100 adhérents » − est « autogéré » et « autofinancé ». Toutes les décisions sont votées, et le budget annuel d’environ 4 000 euros provient des cotisations, des adhésions et de la vente de matériel (autocollants, tee-shirts) ou encore l’organisation d’événements, le club refusant les subventions. Pendant les deux premières années, l’autogestion allait jusqu’à l’absence d’entraîneur, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Problème pour eux : ils n’ont pas de stade parisien et jouent à Bobigny.
En manque de moyens, le MFC axe l’essentiel de sa communication sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, où leur page est très active. « On essaie de publier au moins deux posts par jour », confirme Flavien. Un peu moins de 6 000 personnes « aiment » cette page ce qui a fait entrer le MFC dans « le top 10 des clubs franciliens », selon Flavien, derrière, entre autres, le PSG, l’US Créteil Lusitanos ou le Red Star.
Difficile, d’ailleurs, de sortir de l’ombre de cet encombrant voisin. Le club séquano-dionysien, de retour en Ligue 2 la saison prochaine, capte toute la lumière avec son image d’équipe politique : il est du dernier chic de se dire supporteur du Red Star quand on est Parisien, personnalité politique ou les deux.. Si le MFC n’est pas proche − loin s’en faut − des dirigeants du Red Star, les ultras du club de Saint-Ouen se réclament également de la lutte antifasciste et entretiennent des liens avec le MFC.
Pour l’instant, arriver en Ligue 2 comme le Red Star est un rêve inaccessible pour le MFC. Leurs objectifs restent modestes : avoir un stade où jouer aux portes de Paris, qui pourrait être un lieu « propice aux rencontres ». Et surtout, atteindre le 3e tour de la Coupe de France.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Tout ce qu’il ne fallait pas manquer la veille, et le deuxième match de Rafael Nadal au menu du jeudi 31 mai.
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Ferro, Gasquet et Benneteau au programme du cinquième jour de Roland-Garros

Tout ce qu’il ne fallait pas manquer la veille, et le deuxième match de Rafael Nadal au menu du jeudi 31 mai.



Le Monde
 |    31.05.2018 à 06h44
 • Mis à jour le
31.05.2018 à 09h34
    |

            Elisabeth Pineau et 
Clément Martel








                        



   


Opposition de styles, jeudi 31 mai, sur le court Suzanne-Lenglen de Roland-Garros. Gagnante de son premier match en tournoi du Grand Chelem mardi, Fiona Ferro, 257e joueuse mondiale, va tenter de prolonger l’aventure dans le tournoi parisien. Face à la jeune Française se dresse l’écueil Garbiñe Muguruza, qui a remporté le tournoi en 2016. Un « rêve » qui devient réalité pour la Française, heureuse d’avoir « pu honorer [sa] wild card » après avoir échoué au premier tour à trois reprises.
Outre la pression du second tour, Fiona Ferro devra s’adapter à de nouvelles conditions, évoluant pour la première fois sur un grand court. « Je n’ai pas l’habitude, ce sera ma première fois », a-t-elle confié en conférence de presse. Mais elle s’est rassurée : « J’ai eu l’occasion pendant la journée des enfants de jouer sur le Suzanne-Leglen. Ce sera des conditions similaires, je pense. » A quelques (milliers de) spectateurs près.
Garder également un œil sur : l’affrontement franco-tunisien entre Richard Gasquet et Malek Jaziri, le « never ending tour » de Julien Benneteau, qui fait étape en l’Argentine, un duel franco-français et une nouvelle apparition de Nadal.
LA PHRASE DU JOUR
« Je ressens les choses dans mes tripes et je pense que les décisions que je prends dans la vie sont les bonnes, mêmes si elles peuvent ne pas paraître les bonnes décisions pour certains. »
Qu’on se le dise, Novak Djokovic est de retour porte d’Auteuil. Et que celui qui a compris ce dont parle le vainqueur de l’édition 2016 se désigne. Assurément, son coach mental et/ou « gourou », Pepe Imaz, devrait pouvoir nous en dire plus. Sur le court, « Nole » a fait du « Djoko », encore loin de son niveau d’il y a quelques années, mais le Serbe poursuit sa progression dans le tableau. Et non, rien de rien, non il ne regrette rien.
LE RETOUR VERS LE PASSÉ DU JOUR
Un jeune Américain, tentant de surmonter une crampe lors d’un match en cinq sets à Roland-Garros à l’aide d’un service à la cuillère. L’image vous évoque quelqu’un ? C’est normal. Sauf qu’à la différence de Michael Chang, vainqueur en 1989, cette stratégie n’a pas aidé Jared Donaldson à obtenir la victoire mercredi. Le joueur de 21 ans s’est finalement incliné face au Bulgare Grigor Dimitrov au terme d’un match marathon ayant duré 4 heures et 19 minutes (6-7 (2), 6-4, 4-6, 6-4, 10-8)

Jared Donaldson plays an underarm serve after suffering from cramp 😳

— Eurosport_UK (@Eurosport UK)


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LA DISPARUE INCOGNITO DU JOUR
C’est la seule joueuse à avoir battu Serena Williams au premier tour d’un tournoi du Grand Chelem. C’était en 2012, à Roland-Garros. Désormais âgée de 35 ans, Virginie Razzano a disputé mercredi dans un anonymat relatif l’ultime rencontre de sa carrière au tournoi de la porte d’Auteuil. La Française, qui s’alignait en double avec Jade Suvrijn, s’est inclinée (6-4, 6-1) face à la paire Chan - Mattek-Sands, têtes de série numéro 4. Les temps changent.

C’était le dernier match de Virginie Razzano à #rolandgarros 🎾 Merci  pour ta très belle carrière, Virginie 👏🏻🇫🇷… https://t.co/0scGA5hhv9— ProElleTennis (@Pro Elle Tennis)


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LE PASSÉ RECOMPOSÉ DU JOUR

   


« Un break concédé et une raquette cassée… Zverev n’est pas (du tout) dans son match ». Cette phrase, qui s’applique parfaitement à la situation rencontrée mercredi par Alexander « Sasha » Zverev face au Serbe Lajovic, n’est pas une création originale de Troisième Balle. C’était la formule choisie par France télévisions pour commenter le match de l’Allemand sur la terre battue parisienne… l’an passé face à Verdasco. Sauf que cette année, celui à qui l’on prédit un futur éclatant a su se reprendre, et remporter le match en cinq sets. Les temps changent, on vous dit.
L’ÉTRANGE ÉCHANGE DU JOUR
Entretien réalisé sans trucages lors de la conférence de presse de ********* ****** mercredi après-midi (réponse tout en bas de l’article). Amusé par l’accent d’un reporter d’une radio britannique, le joueur (une tête de série) n’a pas pu s’empêcher de réagir :
Vous avez remporté d’importants succès, mais vous n’en avez pas eu sur le Grand Chelem encore. Est-ce que vous pensez que Roland-Garros va faire la différence ?
D’où êtes-vous ?
Je suis du Yorkshire en Angleterre.
Je vais y aller juste à cause de votre accent. Je n’ai pas compris un seul mot de ce que vous avez dit, mais ce n’est pas important.
(Rires)
Est-ce que Roland-Garros va être le tournant pour vous et va vous permettre de basculer, d’avoir un succès au Grand Chelem ?
Puisque vous l’avez dit si gentiment, je vais commencer à y croire, oui.
(Rires)
On fait beaucoup de bruit autour. J’ai eu de très bonnes performances, j’ai remporté 2 finales et j’ai été deux fois finaliste. Si je ne gagne pas tout, tant pis, je n’y pense pas tous les jours. J’espère que je gagnerai encore des matchs ici. J’ai un adversaire trapu au prochain tour mais je vais essayer de jouer un match à la fois.
Q. Vous avez 21 ans, que faites-vous pour vous déconnecter, vous reconcentrer pour le prochain match ?
R. Je joue beaucoup sur ma PlayStation et cela me calme. Voilà ce que je fais tous les soirs.
Q. Vous aimez beaucoup jouer au tennis ?
R. Pas autant que votre accent.
(Rires)
En cas de victoire finale dudit joueur, le reporter s’est engagé à lui poser « de nombreuses questions ». Le début d’une belle histoire (à écouter en VO ici)…

🎾 Just had a very interesting  interview with Alexander Zverev - if anyone wants to join me here at @rolandgarros a… https://t.co/s0B9NxRCTN— tweetsbyjp (@Jonathan Pinfield)


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L’IMAGE DU JOUR

   


Ombre et lumière, l’Ukrainienne Elina Svitolina lors de son match face à Viktoria Kuzmova.
DEUX QUESTIONS À…
Durant la quinzaine, ce blog donne la parole aux petites mains du tournoi aux missions les plus improbables. Femmes et hommes de l’ombre, sans eux Roland ne tournerait pas tout à fait rond.
… LOÏC SOUBIGOU, 20 ANS, CRIEUR

   


- Que criez-vous donc depuis votre perchoir ?
« Je suis hôte d’accueil, je dois donc d’une part accueillir les spectateurs, et d’autre part m’occuper de la gestion de flux. Autrement dit, j’oriente les spectateurs sur Roland-Garros, je vérifie qu’ils sont bien dans la bonne file, qu’ils ont bien leur pièce d’identité. L’idée, c’est de faire en sorte qu’ils entrent le plus rapidement possible dans le stade. En période de pointe, disons entre 10 h 30 et midi, je fais des annonces au mégaphone en français, puis en anglais. »
- Et les spectateurs, ils sont du genre dociles ou bien dissipés ?
« Ils sont relativement disciplinés, ils ont le sourire. Certains nous souhaitent bon courage pour la journée. C’est dynamique, ça change tous les jours, on pratique des langues étrangères… en plus de l’anglais, je parle allemand et italien. Les défauts ? A part les aléas climatiques, je n’en vois aucun. Hier [mardi], on a eu de la pluie mais on est équipé pour, on a poncho et parka ! »

Le programme de jeudi 31 mai à Roland-Garros
A suivre, notamment, le second match de Caroline Garcia et Richard Gasquet, et l’affrontement entre Chardy et Herbert.
Premier match sur chaque court à 11 heures. Les Français sont en gras.
Court Philippe-Chatrier
Marin CILIC (CRO) [3] - Hubert HURKACZ (POL) Lucas POUILLE (FRA) [15] - Cameron NORRIE (GBR) (fin de partie 6/2 6/4 7/7 0/0) Simona HALEP (ROU) [1] - Taylor TOWNSEND (USA) Julien BENNETEAU (FRA) - Juan Martin DEL POTRO (ARG) [5] Serena WILLIAMS (USA) - Ashleigh BARTY (AUS) [17]
Court Suzanne-Lenglen
Garbiñe MUGURUZA (ESP) [3] - Fiona FERRO (FRA) Malek JAZIRI (TUN) - Richard GASQUET (FRA) [27] Rafael NADAL (ESP) [1] - Guido PELLA (ARG) Shuai PENG (CHN) - Caroline GARCIA (FRA) [7]
Court 1
Denis SHAPOVALOV (CAN) [24] - Maximilian MARTERER (GER) Maria SHARAPOVA (RUS) [28] - Donna VEKIC (CRO) Pierre-Hugues HERBERT (FRA) - Jeremy CHARDY (FRA) Julia GÖRGES (GER) [11] - Alison VAN UYTVANCK (BEL)
Court 3 
Heather WATSON (GBR) - Elise MERTENS (BEL) [16] Marton FUCSOVICS (HUN) - Kyle EDMUND (GBR) [16] Thomas FABBIANO (ITA) - Borna CORIC (CRO) Kristina MLADENOVIC (FRA) / Alexis MUSIALEK (FRA) - Anabel MEDINA GARRIGUES (ESP) / Marcel GRANOLLERS (ESP)
Court 4
Tessah ANDRIANJAFITRIMO (FRA) / Ugo HUMBERT (FRA) - Nicole MELICHAR (USA) / Alexander PEYA (AUT) Raquel ATAWO (USA) / Anna-Lena GROENEFELD (GER) [11] - Zarina DIYAS (KAZ) / Saisai ZHENG (CHN) Sara ERRANI (ITA) / Kirsten FLIPKENS (BEL) - Clara BUREL (FRA) / Diane PARRY (FRA) Lara ARRUABARRENA (ESP) / Katarina SREBOTNIK (SLO) - Elise MERTENS (BEL) [12] / Demi SCHUURS (NED) Sara CAKAREVIC (FRA) / Alexandre MULLER (FRA) - Vania KING (USA) / Franko SKUGOR (CRO)
Court 5
Samantha STOSUR (AUS) - Anastasia PAVLYUCHENKOVA (RUS) [30] Irina BARA (ROU) / Mihaela BUZARNESCU (ROU) - Xenia KNOLL (SUI) / Anna SMITH (GBR) Viktorija GOLUBIC (SUI) / Nina STOJANOVIC (SRB) - Amandine HESSE (FRA) / Pauline PARMENTIER (FRA) Daria GAVRILOVA (AUS) / Daria KASATKINA (RUS) - Nao HIBINO (JPN) / Oksana KALASHNIKOVA (GEO) Anna-Lena GROENEFELD (GER) / Robert FARAH (COL) [8] - Coco VANDEWEGHE (USA) / Rajeev RAM (USA)
Court 6
Ruben BEMELMANS (BEL) - Jurgen ZOPP (EST) Lesia TSURENKO (UKR) - Coco VANDEWEGHE (USA) [15] Diego SCHWARTZMAN (ARG) [11] - Adam PAVLASEK (CZE) Benjamin BONZI (FRA) / Gregoire JACQ (FRA) - Rohan BOPANNA (IND) / Edouard ROGER-VASSELIN (FRA) [13]
Court 7
Jan-Lennard STRUFF (GER) - Steve JOHNSON (USA) Pablo CUEVAS (URU) - Kevin ANDERSON (RSA) [6] Angelique KERBER (GER) [12] - Ana BOGDAN (ROU)
Court 8
Daria GAVRILOVA (AUS) [24] - Bernarda PERA (USA) Bethanie MATTEK-SANDS (USA) - Andrea PETKOVIC (GER) Albert RAMOS-VINOLAS (ESP) [31] - Casper RUUD (NOR) Lyudmyla KICHENOK (UKR) / Lesia TSURENKO (UKR) - Andrea SESTINI HLAVACKOVA (CZE) / Barbora STRYCOVA (CZE) [2]
Court 9
Magdalena RYBARIKOVA (SVK) [19] - Belinda BENCIC (SUI) Sergiy STAKHOVSKY (UKR) - Mischa ZVEREV (GER) Aliaksandra SASNOVICH (BLR) - Kiki BERTENS (NED) [18] Anna BLINKOVA (RUS) / Lucie HRADECKA (CZE) - Viktoria KUZMOVA (SVK) / Magdalena RYBARIKOVA (SVK)
Court 12
Anna KALINSKAYA (RUS) / Ekaterina MAKAROVA (RUS) - Jennifer BRADY (USA) / Vania KING (USA) Wesley KOOLHOF (NED) / Artem SITAK (NZL) - Ivan DODIG (CRO) / Rajeev RAM (USA) [9] Raven KLAASEN (RSA) / Michael VENUS (NZL) [10] - Jonathan EYSSERIC (FRA) / Hugo NYS (FRA) Roberto CARBALLES BAENA (ESP) / Guillermo GARCIA-LOPEZ (ESP) -Simone BOLELLI (ITA) / Fabio FOGNINI (ITA)
Court 14 
Ken SKUPSKI (GBR) / Neal SKUPSKI (GBR) - Daniele BRACCIALI (ITA) / Andreas SEPPI (ITA) Monique ADAMCZAK (AUS) / Yafan WANG (CHN) - Andreja KLEPAC (SLO) / María José MARTINEZ SANCHEZ (ESP) [3] Jamie MURRAY (GBR) / Bruno SOARES (BRA) [4] - Dusan LAJOVIC (SRB) / Florian MAYER (GER) Alla KUDRYAVTSEVA (RUS) / Nikola MEKTIC (CRO) - Zhaoxuan YANG (CHN) / Aisam-ul-haq QURESHI (PAK) Jelena OSTAPENKO (LAT) / Max MIRNYI (BLR) - Andreja KLEPAC (SLO) / Jean-Julien ROJER (NED) [5]
Court 15
Dalila JAKUPOVIC (SLO) / Irina KHROMACHEVA (RUS) - Naomi BROADY (GBR) / Magda LINETTE (POL) Barbora KREJCIKOVA (CZE) / Katerina SINIAKOVA (CZE) [6] - Vera LAPKO (BLR) / Raluca OLARU (ROU) Federico DELBONIS (ARG) / Benoît PAIRE (FRA) - Ryan HARRISON (USA) & Vasek POSPISIL (CAN) Johanna KONTA (GBR) / Dominic INGLOT (GBR) - Fiona FERRO (FRA) / Evan FURNESS (FRA) Katerina SINIAKOVA (CZE) / Jamie MURRAY (GBR) [4] - María José MARTINEZ SANCHEZ (ESP) / Marcelo DEMOLINER (BRA)
Court 16 
Kaitlyn CHRISTIAN (USA) / Carina WITTHOEFT (GER) - María IRIGOYEN (ARG) / Kateryna KOZLOVA (UKR) Marcelo DEMOLINER (BRA) / Santiago GONZALEZ (MEX) - Feliciano LOPEZ (ESP) / Marc LOPEZ (ESP) [12] Mirza BASIC (BIH) / Damir DZUMHUR (BIH) - Henri KONTINEN (FIN) / John PEERS (AUS) [3] Abigail SPEARS (USA) / Juan Sebastian CABAL (COL) - Kveta PESCHKE (CZE) / Marcin MATKOWSKI (POL) Evgeny DONSKOY (RUS) / Miguel Angel REYES-VARELA (MEX) - Leonardo MAYER (ARG) / Joao SOUSA (POR)
Court 18 
Fabio FOGNINI (ITA) [18] - Elias YMER (SWE) Dominic THIEM (AUT) [7] - Stefanos TSITSIPAS (GRE) (fin de partie (6/2 2/6 6/4 0/0) Lucie SAFAROVA (CZE) - Karolina PLISKOVA (CZE) [6] John ISNER (USA)[9] - Horacio ZEBALLOS (ARG) Shuai ZHANG (CHN) [27] - Irina-Camelia BEGU (ROU)


Réponse : l’entretien concernait Alexander Zverev.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Sauf revirement, Canal ne sera plus le diffuseur du championnat de France de foot à partir de 2020. La fin d’une belle histoire qui avait débuté en 1984.
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Article sélectionné dans La Matinale du 30/05/2018
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La nostalgie du foot sur Canal+, ses vestiaires embrumés, ses génériques mythiques, Platini le devin...

Sauf revirement, Canal ne sera plus le diffuseur du championnat de France de foot à partir de 2020. La fin d’une belle histoire qui avait débuté en 1984.



Le Monde
 |    31.05.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
31.05.2018 à 10h16
    |

            Clément Guillou et 
                                Alexandre Pedro








                        



   


Jean-Michel Aulas a « un petit pincement au cœur ». Mais un portefeuille bien plus épais, alors ça compense. Canal+, diffuseur du championnat de France de football depuis 1984, pourrait bien diffuser son dernier match en mai 2020, à l’issue d’un appel d’offres raté dans les grandes largeurs face au concurrent beIN Sports et au nouveau venu espagnol à capitaux chinois, MediaPro. La chaîne pourrait encore revenir par la fenêtre en rachetant des droits à MediaPro, mais ce n’est qu’une hypothèse. Aujourd’hui, la Ligue 1 ne sera plus sur Canal+ dans deux ans. « Je ne vous cache pas que j’ai pleuré », dit Charles Biétry dans L’Equipe. Et nous, pas loin. On vous explique pourquoi.

        Lire aussi :
         

                Droits du foot  : Canal+ risque le hors-jeu



Avant, il n’y avait rien
Le premier match de football sur Canal+, le 9 novembre 1984, a débuté par une phrase étrange de Michel Denisot, aux commentaires. « Les derniers sceptiques seront convaincus. Football en direct avec le match Nantes-Monaco, grâce à l’accord signé entre le président de Canal+ André Rousselet et le président de la Ligue qui est à mes côtés, Jean Sadoul. »
Les sceptiques étaient sans doute ceux qui ne voyaient pas ce que Canal avait à gagner à se lancer dans le football – au départ, ce n’était pas le plan. Ceux, aussi, qui pensaient que l’expérience télévisuelle du football serait de toute façon incomparable à celle vécue dans les stades. Il suffisait de regarder les retransmissions lénifiantes des matchs sur TF1 et Antenne 2 : prise d’antenne au coup d’envoi, une voire deux caméras dans les grands soirs, commentaires se limitant à citer les joueurs qui touchent le ballon.
Canal+, rapidement, a voulu tout changer. Charles Biétry, à la manœuvre de cette révolution, racontait au Monde en juillet 2017 : « Le foot à la télé était en deux dimensions : horizontale et verticale. Je voulais ajouter de la profondeur, de l’émotion, du son. » Jean-Paul Jaud, le réalisateur, obtient cinq caméras. La retransmission commence un quart d’heure avant le coup d’envoi. Les interviews se font dans le couloir avant l’entrée sur la pelouse, à la mi-temps, dans les vestiaires après le match. Et les commentateurs s’écartaient du ballon pour causer tactique.

Des caméras pour voir, des micros pour entendre
Au fil des années, Canal a empilé les outils technologiques pour permettre de mieux vivre la rencontre, jusqu’à l’overdose aujourd’hui. Le téléspectateur, qui suivait un match avec une caméra balayant le terrain de gauche à droite installée dans les tribunes, allait progressivement se rapprocher de la pelouse. A la fois par l’image et par le son, avec des caméras installées un peu partout, jusque dans la lucarne, et des micros posés près du banc, près des buts, dans les tribunes.
Le football sur Canal, c’est la caméra loupe pour suivre au ralenti les dribbles de Ronaldinho, les travellings pour rendre la vitesse des débordements de Christophe Cocard, les micros pour entendre les cris de Fabien Barthez à son mur.
Platini le devin
Avant de rencontrer plus d’avocats que de joueurs de foot, avant de vouloir diriger le football mondial et de s’y brûler les ailes, Michel Platini a été consultant à la télévision. Longtemps. De 1987 à 2006. Et c’était la classe.
Sur la fin, Canal ne le sortait plus que pour les grandes occasions, les soirées Ligue des champions. Il parlait peu, un peu plus qu’Arsène Wenger peut-être. Et souvent pour chambrer, pas du tout comme Wenger. A la mi-temps et après les matchs, on voyait les buts marqués sur tous les terrains d’Europe, et Hervé Mathoux se tournait vers le numéro 10 : « Alors, Michel ? » « Mouais, pas mal. » Quand l’action était extraordinaire, Platoche trouvait toujours le moyen de rappeler que « lorsqu’il y a un but, c’est que la défense a commis une erreur ».
De mémoire de spectateur de football sur Canal+, on n’a jamais vu Platini aussi enthousiaste qu’un jour où le Milan AC a été éliminé. En bon Juventino, il avait frôlé l’orgasme sur le troisième but de Christophe Dugarry avec les Girondins de Bordeaux face au grand Milan, en quarts de finale de la Coupe de l’UEFA 1996.
Car avant d’être en plateau, l’ex-numéro 10 de la Juve avait commenté en direct du stade, aux côtés de Michel Denisot ou Charles Biétry. Dans ce rôle, un coup franc, un de plus, a servi sa légende. 18 mars 1993, arrêts de jeu de PSG-Real Madrid, quarts de finale retour de la Coupe de l’UEFA. David Ginola ne s’est pas encore relevé de l’obstruction d’Ivan Zamorano quand Platini, avec toute l’assurance due à son rang, annonce : « Eh ben, voilà le quatrième but. » Coup franc, tête de Kombouaré, quatrième but. Et qualification du Paris-Saint-Germain. « Ça ne peut pas se passer différemment que le but de Kombouaré qui marque de la tête. C’est une tête que je sens, je ne pourrais pas expliquer. » 
Magie de la mémoire sélective : Platini a sans doute annoncé des tas de buts qui ne sont jamais venus. Mais cette parole divinatoire de février 1993 est restée.

Tududututututu !
Le foot sur Canal, ce sont aussi des sons et des images qui nous replongent dans une ambiance, une époque. Une madeleine de Proust accessible avec un décodeur. Avant la fameuse palette de Philippe Doucet (« la palette à Doudouce »), avant la data, Canal invente les stats dans le foot avec des schémas artisanaux qui sentent bons les débuts de Paint.

   


Il y a aussi cette scénographie qui met tout de suite dans l’ambiance. Dans les années 1980-1990, l’affiche de la journée est proposée le vendredi soir, juste après Nulle part ailleurs. Tout commence par ce générique où l’hélicoptère survole la ville qui accueille le match. On part du Pont de pierre ou de Notre-Dame-de-la-Garde pour remonter jusqu’au stade de Lescure ou au Vélodrome. Une signature.

   


Tout comme ce jingle sonore aussi culte que kitsch, le fameux « tududututututu » qui annonce un but à Caen, Toulouse ou Saint-Etienne les soirs de multiplex, quand tous les matchs ont lieu à la même heure. Parfois recyclé en sonnerie de portable, le « tududututututu » est l’oracle des dernières journées. « Chaque supporter l’attend comme la redoute, expliquait à Ouest-France Eric Besnard, présentateur de l’émission pendant plus de dix ans. Elle est la marque d’un moment fort. On l’entend avant de savoir qui a marqué, ça ajoute à sa force, car cette attente est terrible. Vous avez la musique qui arrive, l’image du stade, et ensuite vous savez ce qu’il s’est passé… » 

Paga et les « grande jugador »
Laurent Paganelli n’a pas toujours été ce GO des bancs de touche, bronzé en toutes saisons et qui donne parfois l’impression de découvrir le nom des deux équipes commentées. Au début des années 1980, il est un Kylian Mbappé à nuque longue, le Mozart de l’AS Saint-Etienne. Mais sa carrière ne tient pas les promesses de son talent. Il raccroche les crampons en 1991, chez lui à Avignon, avant que Canal ne lui propose de devenir son homme de terrain six ans plus tard. Il invente alors un style et pose un regard « décalé » diront ses fans, « gênants » rétorqueront ses détracteurs.
Il y a, bien sûr, les questions à rallonge et sans vraiment de question d’ailleurs, toujours ponctuées de son célèbre « en tous les cas, on te le souhaite ». Mais Paga, c’est surtout une pratique très personnelle des langues étrangères et complètement décomplexée. En anglais, avec Zlatan Ibrahimovic et Joe Cole (« what’s a goal Joe Cole »), en portugais avec Pauleta, en espagnol avec Edinson Cavani (ce « grande jugador ») ou dans un esperanto à sa sauce avec Mario Balotelli entre l’italien, l’espagnol, l’anglais et l’avignonnais.

Des vestiaires et des hommes nus
Avec Canal, le téléspectateur entre dans l’intimité des joueurs. Il peut presque sentir l’odeur de renfermé du vestiaire, prendre sa douche avec Jean-Pierre Papin ou réclamer la « double prime » au président Claude Bez. La première intrusion des caméras remonte au 2 février 1985. Tours reçoit Toulon, où un certain Rolland Courbis achève sa carrière. Ce dernier raconte que Charles Biétry « l’a bassiné toute la journée pour le faire ». Le journaliste dit, lui, « que ce sont trois joueurs toulonnais (dont Courbis) qui le lui ont proposé ».
Peu importe, le spectacle des vestiaires va désormais prolonger celui du terrain et donner quelques scènes cultes comme celle de Jean-Louis Campora, président de l’AS Monaco fêtant le titre en peignoir de bain grand ouvert, dans le bassin du vestiaire. Et bien d’autres de joueurs en slip, et parfois sans. Ces dernières années, les portes des vestiaires s’ouvrent moins facilement. L’époque est devenue plus sérieuse, Canal un peu moins.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Révélation de la saison 2017, le Canadien de 19 ans, qui dispute ce jeudi son deuxième tour, détonne par son style suranné et sa maturité.
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Roland-Garros : Denis Shapovalov, l’ode au tennis vintage

Révélation de la saison 2017, le Canadien de 19 ans, qui dispute ce jeudi son deuxième tour, détonne par son style suranné et sa maturité.



Le Monde
 |    31.05.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
31.05.2018 à 11h08
    |

            Elisabeth Pineau








                        



                                


                            

Avec lui, les dirigeants du tennis mondial ont vite compris la nature du métal qu’ils tenaient entre leurs doigts. Dans un circuit qui a bien du mal à se réinventer au vu d’une jeune garde parfois mal inspirée dans le jeu et la personnalité, Denis Shapovalov est une bénédiction.
Il n’y a qu’à le regarder jouer, un jeu aussi élégant que risqué. Son revers – à une main, tenez-vous bien, presque un anachronisme – est exquis malgré sa violence inouïe. Si puissant que parfois ses pieds ne touchent plus terre. Le Canadien décolle, s’envole. Il court après chaque balle avec la rage insensée du Nadal des jeunes années. Mais c’est bien à Federer que l’on pense dans cette manière presque vintage d’attaquer.
Croisé à Monte-Carlo, mi-avril, le gamin de 19 ans affiche une maturité peu banale. Il raconte la genèse de son revers : « Je devais avoir 6 ans, jusque-là j’avais un revers à deux mains, et puis un jour, à l’entraînement, je l’ai lâché, naturellement. Depuis, c’est resté. Mais c’est vrai que j’ai grandi avec un champion comme Roger, alors j’ai essayé de copier son jeu et son geste. Evidemment, mon revers est différent du sien, mais j’essaie toujours de me montrer agressif comme lui. »
L’anti-Zverev
Shapovalov, c’est l’anti-Zverev : le sourire spontané à l’opposé du rictus carnassier ; le tennis suranné classé espèce protégée vs le logiciel ultramoderne ; la nature affable, tout sauf congelée. Seul point commun : leurs deux casques blonds, version dorée pour l’aîné, nuance platine pour le cadet. L’Allemand a 21 ans, il est 3e au classement. Le Canadien, lui, n’est encore « que » 26e mondial.
L’adolescent est apparu dans les radars médiatiques le 5 février 2017, mais pas exactement comme il l’avait imaginé. Pourtant, l’entrée fut bien fracassante. Au sens propre, hélas. En plein cinquième match de Coupe Davis contre le Britannique Kyle Edmund, le Canadien pulvérise la balle de rage en direction des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Le club Alma de Africa vient de terminer sa troisième saison au championnat régional andalou. L’équipe, composée de migrants, vise surtout l’intégration de ces jeunes passionnés de football.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
édition abonné


En Andalousie, l’équipe de football qui intègre les migrants

Le club Alma de Africa vient de terminer sa troisième saison au championnat régional andalou. L’équipe, composée de migrants, vise surtout l’intégration de ces jeunes passionnés de football.



Le Monde
 |    31.05.2018 à 03h57
 • Mis à jour le
31.05.2018 à 08h14
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



                                


                            

LETTRE D’ESPAGNE
Sur les tee-shirts des joueurs de l’équipe de football amateur Alma de Africa (âme de l’Afrique) de Jerez de la Frontera, en Andalousie, est inscrit, bien visible, l’article 14 de la Déclaration universelle des droits de l’homme : « Toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l’asile en d’autres pays. » De quoi donner le ton d’une équipe qui ne prétend pas – seulement – remporter des coupes, mais surtout favoriser l’intégration de migrants en Andalousie.
Alejandro Benitez, conseiller en assurances, passionné de football de 57 ans, est à l’origine de ce club pas comme les autres, né en 2015. Il en a eu l’idée par hasard, après qu’un ami lui a demandé d’aider un groupe d’Africains qui jouaient au football tous les dimanches dans les terrains du parc de Chapin, de Jerez, la ville des chevaux et de ce vin si prisé des Anglais, le « sherry ». Ces jeunes passaient la moitié du match à se disputer sur l’arbitrage. Alejandro, ex-footballeur local, entraîneur et moniteur dans une école de football, a proposé de les encadrer. Un coup de main au nom de l’amour du ballon rond.
Un succès public et médiatique
Il ne savait pas que ce premier pas allait se transformer en un engagement durable. Mais après avoir repéré un potentiel suffisant chez ces jeunes mus par la passion du foot et le virus de la compétition, il organise un match de bienfaisance avec d’autres équipes de la ville. Le succès, public et médiatique, dépasse ses attentes.
« Je ne savais pas si je pouvais monter une équipe avec seulement des étrangers », se souvient l’Andalou. « Mais on m’a dit qu’en catégorie amateur, il n’y a pas de limite. Alors on a foncé. On leur a fourni le matériel grâce à des sponsors. On a commencé tout en bas, en quatrième régionale andalouse. L’année suivante on est monté en troisième. Et cette année, nous avons joué en deuxième », résume le directeur du club, qui remplace parfois l’entraîneur, quand...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Vainqueur à Roland-Garros pour la première fois depuis 2013, le Français, qui dispute son dernier tournoi parisien, affrontera Del Potro au tour suivant.
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A Roland-Garros, le « never ending tour » de Julien Benneteau se poursuit sans bavure

Vainqueur à Roland-Garros pour la première fois depuis 2013, le Français, qui dispute son dernier tournoi parisien, affrontera Del Potro au tour suivant.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 17h28
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 18h23
    |

            Clément Martel








                        



   


Les meilleures tournées d’adieux sont celles qui se prolongent. Appliquant à merveille le théorème de Salvador (Henri, pas le pays), Julien Benneteau s’est offert, mercredi 30 mai, la possibilité de poursuivre encore un peu son dernier Roland-Garros. Après avoir vu un violent orage interrompre la rencontre mardi soir, le Français a pris le meilleur sur l’Argentin Leonardo Mayer (2-6, 7-6 (7-4), 6-2, 6-3) dans un court nº 1, acquis à sa cause.
Si mercredi est le jour des enfants, alors le court aux allures d’arène est leur terrain de jeu. Toutes les tonalités des « Allez Julien » s’y sont entremêlées, formant, du soprano à la basse fraîchement muée mais virant à l’aigu par à-coups, une cacophonie enthousiaste et bon enfant. A plusieurs reprises, l’arbitre a dû les sermonner, envoyant des « merci les enfants », afin que le jeu se déroule.
Sous le soleil de la Porte d’Auteuil, Julien Benneteau attaque la journée avec entrain. Oubliée, la perte du premier set la veille. La pluie battante de la nuit – l’équivalent d’un mois de précipitations à Paris en une soirée – a lavé son esprit. Et amélioré la terre battue. « Hier soir, c’était vraiment lent, et contre des mecs puissants, j’ai besoin d’avoir des conditions rapides, ou, en tout cas, pas très lentes pour que mon jeu puisse être efficace », a reconnu le Bressan après le match, convenant avoir « été rattrapé par la tension » la veille. Offensif dès la reprise, il a renvoyé chaque balle de son adversaire, le forçant à la faute. Mené 4-2 dans le second set, il inverse rapidement la tendance et s’impose au tie-break (7-4).
Energie communicative du court nº 1
« Mon objectif, c’était de gagner un match », confie Benneteau satisfait après la rencontre, rappelant qu’il avait invariablement échoué au premier tour du tournoi parisien depuis 2013 (et trois tours de passé). Bien décidé à réussir son dernier Roland-Garros, celui qui a annoncé la fin de sa carrière à l’automne, sitôt l’US Open terminé, se donne les moyens de son ambition. Et se fait plaisir, tentant une glissade au filet sur le service adverse. En vain, son amorti frappe la barre du filet, mais retombe de son côté en dépit des acclamations du public.
« On te portera, allez ! » « Ju, t’es ici chez toi », lance un spectateur, qui voit Benneteau esquisser un sourire. Ce vacarme agace son adversaire, qui s’en plaint à l’arbitre. Le natif de Corrientes doit aussi s’en vouloir, ayant offert à Benneteau nombre de munitions après des coups droits mal ajustés. Au total, il aura commis 67 fautes directes, contre seulement 28 au Français.
« Forcément, dans les moments chauds comme le tie-break, le public aide », reconnaît le joueur, qui a puisé de l’énergie dans celle, communicative, des spectateurs. « Il peut rien t’arriver ici », s’époumone un spectateur, alors que le stade reprend Seven Nation Army en chœur. Force est de constater qu’il a raison. Même lorsque, vers la fin de son show, la performance de Benneteau a quelque peu vacillé, ratant ses premières balles et laissant des offrandes à Mayer, ce dernier ne s’est pas montré capable de les concrétiser. Et le Français a soufflé et serré le poing. Crié, aussi, contre l’arbitre. « Let. Let. LEEEET ! » Benneteau s’agace après une balle qu’il estime faute, offrant l’avantage à Mayer. « Tout le monde l’a entendu », renchérit un spectateur un tantinet chauvin. Pas l’arbitre, qui renvoie tout le monde dans leur coin.
Arrêt après l’US Open, sauf si…
Une fois le match gagné, comme à Bercy en novembre, Julien Benneteau a laissé couler ses larmes. Submergé par l’émotion, il est resté de longues secondes prostré sur le court, avant d’aller savourer avec le public. Focalisé sur son plan de jeu, il n’a ressenti l’émotion que sur le dernier jeu. « Pour moi, en tant que français, gagner un match à Roland, c’est une saveur qu’on ne connaît pas ailleurs. Il y a quelque chose de magique », a savouré le numéro 62 mondial.

L'idée de jouer son dernier match à @rolandgarros pour @julienbenneteau : "Ça m'a motivé pour gagner un match au mo… https://t.co/oLFdQ1RTZI— francetvsport (@France tv sport)


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Au moment des adieux programmés, le joueur de 36 ans revoyait le gamin de douze ans qui « montait » pour le tournoi parisien avec des étoiles dans les yeux. « Je m’asseyais sur le Central, et je rêvais de jouer un jour sur ce court. » Au prochain tour, face à Juan-Martin Del Potro, les organisateurs pourraient réaliser le rêve de « Bennet’».
Les meilleures tournées d’adieux sont celles que l’on prolonge. Et si promis, juré, Benneteau arrêtera sa carrière après l’US Open, une ultime porte reste entrouverte. « S’il y a beaucoup de forfaits et que Yannick [Noah] a besoin de moi pour la Coupe Davis, évidemment, je prolongerai de quelques semaines ou de quelques mois, s’il le faut. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ La nouvelle offre, avec cinq chaînes, remplacera, début juillet, SFR Sport et diffusera les deux compétitions européennes phares, la Ligue des champions et la Ligue Europa.
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Altice lance son bouquet télévisuel RMC Sport

La nouvelle offre, avec cinq chaînes, remplacera, début juillet, SFR Sport et diffusera les deux compétitions européennes phares, la Ligue des champions et la Ligue Europa.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 16h53
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 17h02
    |

            François Bougon et 
Mustapha Kessous








                        



   


Mercredi 30 mai, RMC a vu grand pour son dernier-né : c’est dans le mythique studio Gabriel, situé à deux pas des Champs-Elysées, à Paris, qu’Alain Weill, PDG d’Altice France, a présenté RMC Sport, qui sera lancé le 3 juillet à la place de SFR Sport, en présence d’une partie de l’état-major du groupe et de – pratiquement – toutes ses vedettes.
Cette annonce devant la presse est intervenue opportunément au lendemain d’un « séisme incroyable », selon M. Weill : la décision de la Ligue de football professionnel (LFP) d’attribuer, à partir de 2020, les droits de la retransmission de la Ligue 1 au groupe espagnol Mediapro et d’évincer Canal +, son partenaire historique. « C’est une information incroyable, inimaginable il y a quelques semaines », a-t-il dit, jugeant que RMC s’intégrait parfaitement dans ce paysage amené à être bouleversé.
Le nouveau bouquet – composé de cinq chaînes, dont la première sera consacrée au football – peut être résumé en trois mots : « direct », « images » et « talk-shows ». RMC Sport va diffuser en intégralité et en exclusivité la Ligue des champions et la Ligue Europa, soit 343 rencontres au total par saison jusqu’en 2021. Et va continuer à proposer la Premier League, le prestigieux championnat anglais.

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« Nous mettons les moyens dans la production »
Altice a préféré s’appuyer sur « le savoir-faire » de RMC, qui, grâce à sa radio et à son agence, est une marque plus facilement identifiable pour le grand public. Les responsables de RMC, dont François Pesenti, directeur général de RMC Sport, ont d’ailleurs repris les émissions phares de la radio. Pas de révolution, donc, mais des adaptations : dès la rentrée, les futurs abonnés pourront voir le « Super Moscato Show » ou la « Team Duga », présentée par l’ancien footballeur Christophe Dugarry.

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Le groupe fait également le pari du hard news, tous les jours, en fin d’après-midi, avec une émission (« Breaking Sport ») qui a pour ambition de sortir un maximum d’informations exclusives. La cinquième antenne du bouquet (RMC Sport News) sera consacrée à l’actualité sportive. Le lundi et le vendredi, en prime time, « Footissime » se voudra le talk-show phare du bouquet avec des personnalités de renoms. « Nous mettons les moyens dans la production », précise François Pesenti.
Le futur bouquet proposera aussi une téléréalité (« Reality Sport ») dans laquelle on pourra suivre des consultants maison (anciens footballeurs de renom) qui iront à la rescousse d’un club du « 9-3 » en difficulté.
« Trois ou quatre ans pour être rentable »
Sur les antennes, il n’y aura pas seulement du foot, puisque Altice détient d’autres droits comme ceux de la Premiership, la première division anglaise de rugby, de la compétition d’athlétisme Diamond League ou des World Series of Boxing (WSB) – compétition de boxe en équipe – et les combats de la franchise française, les Fighting Roosters, une équipe montée par Brahim Asloum (consultant RMC) et composée de boxeurs médaillés aux Jeux de Rio.
En marge de la conférence de presse, Hervé Béroud, directeur général de BFM-TV, s’est réjoui de pouvoir « utiliser les images des compétitions européennes ». Cette synergie de groupe va, également, selon lui, « donner une exposition supplémentaire à [leurs] consultants et journalistes ». « Cela nous permettra de les garder, plutôt qu’ils aillent à la concurrence. »

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Peu de détails ont néanmoins été donnés sur les chiffres. Quels sont les objectifs en termes d’abonnés ? Un million dès la fin d’année, trois millions d’ici trois ans, sachant que beIN Sports en a 3,5 millions et Canal+ près de cinq en France. « On se donne trois ou quatre ans pour être rentable », a souligné M. Weill. RMC Sport sera également proposé aux autres opérateurs télécoms et aux autres distributeurs. « On a l’ambition de distribuer RMC Sport à tous les Français », a déclaré Grégory Rabuel, directeur exécutif grand public SFR.
Il faudra payer plus cher
Pas d’informations précises non plus sur la tarification. Seule certitude, il faudra payer plus cher pour avoir accès à RMC Sport : un abonné SFR doit actuellement débourser cinq euros supplémentaires par mois pour bénéficier de SFR Sport et quinze euros pour les non-abonnés. Pas assez élevé, juge-t-on chez Altice Media.
Enfin, mercredi, Alain Weill n’a pas exclu de discuter avec Mediapro pour éventuellement diffuser des matchs de la Ligue 1. « Didier Quillot [directeur général de la Ligue de football professionnel] m’a proposé hier soir de rencontrer le président de Mediapro », a-t-il témoigné. Pour l’heure, en droite ligne avec le redressement à confirmer de SFR, l’objectif est d’abord de lancer RMC Sport. « Pour le championnat de France de football, on verra plus tard », a-t-il expliqué, ajoutant : « On ne s’interdira pas de le faire, à la fin de l’année, pourquoi pas ? » « On a un intérêt mutuel à travailler ensemble. Ils ont payé des droits assez cher, il faut maintenant des abonnés. Ils ont intérêt à travailler avec tous les opérateurs », a ajouté Alain Weill.
SFR, qui dépense 600 millions d’euros par an pour les droits sportifs – 350 millions uniquement pour la Ligue des champions –, n’a pas participé à l’appel d’offres de la LFP. L’opérateur avait fait part à cette dernière de cette décision depuis décembre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ En deux jours et cinq sets, le Français s’est qualifié pour le deuxième tour du tournoi face à l’ancien numéro 4 mondial.
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Contre Tomas Berdych, Jérémy Chardy dompte enfin le central de Roland-Garros

En deux jours et cinq sets, le Français s’est qualifié pour le deuxième tour du tournoi face à l’ancien numéro 4 mondial.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 16h45
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 16h58
    |

            Elisabeth Pineau (envoyée spéciale à Roland-Garros)








                        



   


Pendant presque une décennie, il était sur la photo celui qui posait juste à côté du « big four » sans jamais être au centre. Comme un David Ferrer, Tomas Berdych a eu la malchance d’être un contemporain des Federer, Nadal, Djokovic et Murray. A 32 ans, le Tchèque amorce depuis quelques mois un inévitable déclin. Sorti d’entrée à Monte-Carlo, Madrid et Rome, l’actuel 20e mondial, a connu pareille fortune à Roland-Garros, éliminé mercredi par Jérémy Chardy, 86e (7-6, 7-6, 1-6, 5-7, 6-2) pour le plus grand plaisir des spectateurs du central Philippe-Chatrier.
C’est donc évidemment au Français que les spectateurs avaient réservé leur ovation, après quatre heures et treize minutes d’un match disputé sur deux jours, au scénario antinomique. Premier acte : mardi soir. Le Français remporte les deux premiers sets au tie-break (7-6 [7/5], 7-6 [10/8]) avant d’être stoppé dans son élan par les ténèbres et l’orage qu’elles précèdent. Les deux joueurs quittent le terrain à égalité (1-1) dans le troisième.
Deuxième acte, donc, ce mercredi midi. Chardy déjoue, Berdych rejoue. Et le public du court Philippe-Chatrier, gonflé la veille au soir, a cette fois le ventre vide. Il déserte les tribunes, à peine garnies à moitié. Sur le terrain, le Palois ne fait rien pour lui faire oublier ses triviales préoccupations, enchaînant les fautes directes sans éclair de lucidité (aucune balle de break convertie, contre un carton plein pour Berdych). Percutant, le Tchèque, demi-finaliste en 2010, sert le plomb et s’adjuge la troisième manche 6-1.

Jérémy Chardy Act 2.

— rolandgarros (@Roland-Garros)


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« Les dents qui tremblent »
Le trou d’air se poursuit pour Chardy dans le quatrième. Berdych va jusqu’à mener 5-3 et se procure une balle de set. Mais le Français s’accroche et recolle à 5-5. Las, le Tchèque se procure deux balles de break au jeu suivant, et convertit la deuxième. En face, le Français reste de longues secondes scotché à la trace de la balle qui vient de mordre la ligne, persuadé que la marque est dehors.
Deux sets partout, tout est à refaire. « Allez Jérémy, accroche-toi, n’y pense plus ! », lui lance un spectateur. Manifestement rassasié, cette fois, le public est prêt à se réveiller. Il est grand temps. Chardy le sent. Il retrouve instantanément son réalisme et son coup droit avec : pour la première fois du deuxième acte, il prend les devants, et fait douter son adversaire, qui balbutie en servant. Sur un coup droit décroisé qui prend de vitesse Berdych, le Français s’offre une balle de match. Et malgré « les dents qui tremblent », il ne flanche pas.
Au micro de Fabrice Santoro, il a concédé une grande fébrilité :
« J’étais très nerveux aujourd’hui. Quand je suis revenu sur le court, le match a complètement changé, mais je me suis battu, à la fin, y avait tout qui tremblait mais ça l’a fait, je suis très heureux. A deux sets partout, dans la tête c’est dur, physiquement aussi, merci encore pour le soutien aujourd’hui. »
Le Français, qui restait sur deux défaites au premier tour aux Challengers de Bordeaux et d’Aix-en-Provence, peut être doublement satisfait. En treize participations, c’est la première fois qu’il dompte le central de Roland. Il n’est jamais trop tard pour commencer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Sans Zlatan Ibrahimovic, Toivonen et ses potes ont éliminé l’Italie en barrage et font figure d’outsiders dans la poule E, où se trouvent la Corée du Sud, l’Allemagne et le Mexique.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Tout savoir sur la Suède à la Coupe du monde 2018 de football

Sans Zlatan Ibrahimovic, Toivonen et ses potes ont éliminé l’Italie en barrage et font figure d’outsiders dans la poule E, où se trouvent la Corée du Sud, l’Allemagne et le Mexique.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 15h56
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Calendrier : 
18 juin : Suède-Corée du Sud (14 heures à Nijni Novgorod)
23 juin : Suède-Allemagne (20 heures à Sotchi)
27 juin : Suède-Mexique (16 heures à Iekaterinbourg)
Heure française
Historique en Coupe du monde :
Douzième participation à une phase finale, finaliste en 1958
Leur petit nom : 
Les Blågult (« Les Bleu et Jaune »)
L’équipe qui devrait jouer :
Robin Olsen – Mikael Lustig, Victor Lindelöf, Andreas Granqvist, Ludwig Augustinsson – Viktor Claesson, Nils-Eric Johansson, Sebastian Larsson, Emil Forsberg – Marcus Berg, Ola Toivonen.
Le sélectionneur : 
M. Andersson se prénomme Jan Olof, mais appelez-le « Janne », comme tout le monde. Durant sa carrière d’attaquant, Janne a marqué beaucoup de buts pour l’Alets Idrottsklubb, le klubb de Halmstadt, sa ville natale. Sans jamais connaître la première division. Il s’est rattrapé comme entraîneur : champion de Suède en 2015 avec Norrköping, il entraîne la sélection nationale depuis deux ans.
Bilan de compétences
Pourquoi postulez-vous à cette Coupe du monde ? « Depuis ma dernière mission, en 2006, veuillez croire que j’ai eu le temps d’emmagasiner quelques forces pour une place en huitièmes de finale. » 
De quelle expérience pouvez-vous vous prévaloir ? « Je parle couramment l’italien LV2. Je sais, c’est une langue morte. »
Si vous deviez nous donner trois qualités ? « J’ai les nerfs solides, suffisamment pour battre l’Italie en barrages et la priver de Coupe du monde pour la première fois depuis 1958. J’ai de fidèles soutiens, suffisamment pour enrichir les campings du sud de la France pendant l’Euro 2016. J’ai l’habitude de me défendre, suffisamment pour dépasser les 150 sélections entre Lustig, Olson et mon capitaine Granqvist.
Et trois défauts ? « Zlatan Ibrahimovic me fait défaut depuis sa retraite internationale il y a deux ans, et cela fait déjà beaucoup, il faut bien bien le reconnaître. »

Victor Lindelöf en cinq dates
1527 : La ville de Västerås est au centre de la Suède : le Riksdag, le Parlement national, qui y siège alors, vote en faveur de la Réforme luthérienne. Sans forcément de corrélation avec le taux de natalité local, la naissance de Victor Lindelöf y est recensée quelques années plus tard, en 1994.
1998 : Jesper Blomqvist est le premier Suédois à porter les couleurs de Manchester United : ce fut un flop puisqu’il a plus joué les acteurs dans une émission de cuisine sur MU TV que les footballeurs à Old Trafford (25 matchs entre 1998 et 2001). Fort heureusement, en 2016, Zlatan Ibrahimovic redore le blason des joueurs suédois à Manchester, et c’est sans crainte que la direction du club pourra miser 35 millions d’euros sur le jeune Victor Lindelöf, en juin 2017.
2009 : Pour l’heure, Victor a 16 ans et pas encore l’âge de conduire sa première voiture. Il a de toute façon mieux à faire : il dispute déjà des matchs de D3 suédoise avec le Västerås SK. Puis de D2, l’année suivante.
2012 : Qu’est-ce que 60 000 euros ? Pas grand-chose pour le Benfica Lisbonne, qui débourse cette somme (selon les estimations, et sans compter les bonus) pour recruter le jeune Lindelöf, grand potentiel en défense.
2015 : Vacances d’été à Prague avec quelques amis suédois de sa génération, tous âgés de moins de 21 ans ; le groupe en rapporte un trophée : le championnat d’Europe espoirs.
Figurez-vous Arsène…
… que le championnat de première division suédoise, l’Allsvenskan, accueille depuis l’an passé une équipe bien singulière : le club de Dalkurd a été fondé par neuf réfugiés kurdes en 2004, dans la ville de Borlänge. Son logo reprend d’ailleurs les couleurs du Kurdistan : vert, blanc, rouge, le tout orné d’un beau soleil. Aucun joueur de la sélection suédoise ne joue dans ce club, mais voilà, maintenant vous saurez.
Le jour où…
La Suède a reconnu le foot soviétique. Le 21 août 1923, la Suède du roi Gustav V décide sans le savoir d’un geste révolutionnaire. Le pays accueille l’un des tous premiers matchs d’une sélection d’URSS, moins d’un an après la création de l’Union soviétique. Près de 4 000 curieux assistent à la rencontre à Stockholm. Score final : 2-1 pour les Soviétiques face à une équipe suédoise composée de joueurs amateurs.
L’histoire continue en 1958. A l’heure de la guerre froide, le royaume scandinave revendique une politique de neutralité dans le match Est-Ouest. Le hasard fait que la Suède accueille cette année-là la première participation de l’URSS à une Coupe du monde. Futur finaliste, le pays hôte balaie l’« Araignée » Yachine et ses coéquipiers dès les quarts de finale.
Big data
1/2. Lorsqu’il jouait pour la sélection suédoise (2001-2016), Zlatan Ibrahimovic a souvent marqué — étonnant, non ? Soixante-deux buts en cent douze sélections, soit le meilleur total pour un joueur suédois, soit un taux de 55 %, soit plus d’un match sur deux.
Le wiki de qui ?

   


J’ai joué en Bretagne mais je ne m’appelle ni Isaksson ni Källström. J’ai joué à Malmö, mais je ne m’appelle pas non plus Ibrahimovic, même si c’est moi qui serai en partie chargé de le faire oublier cet été aux avant-postes. Tout cela en étant remplaçant dans une équipe qui se trouve dans une ville où « les mémés aiment la castagne ».
Plateau télé
L’aquavit, c’est la vie, ou plutôt l’eau-de-vie. Pour éviter l’état d’ébriété, mieux vaut aussi avaler quelques smörgås (prononcer « smeurgosse » dans la langue d’Alfred Nobel, qui, lui, inventa une autre forme de dynamite). Tartines qui se savourent en temps normal plutôt avec du café, mais bon…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Les résultats les plus marquants de la journée, qualificatifs pour le deuxième ou le troisième tour de Roland-Garros.
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Roland-Garros : les résultats les plus marquants du 30 mai

Les résultats les plus marquants de la journée, qualificatifs pour le deuxième ou le troisième tour de Roland-Garros.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 15h39
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 20h42
   





                        


Les résultats les plus marquants de la journée, qualificatifs pour le deuxième ou troisième tour de Roland-Garros.
Julien Benneteau, vétéran qui avance

La victoire et l'émotion pour @julienbenneteau !! Le Français s'est imposé en 4 sets face à Mayer (2/6 7/6 [4] 6/2… https://t.co/7CwjzmPrId— francetvsport (@France tv sport)


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Le Français, 36 ans, a dominé l’Argentin Leonardo Mayer en quatre sets (2-6, 7-6 [7/4], 6-2, 6-3) et deux jours. La coupure semble lui avoir fait du bien puisqu’il était mené 6-2, 4-3 avant que la pluie et la nuit tombent presque en même temps. La suite, pour Benneteau, s’appelle Juan Martin Del Potro.
Jérémy Chardy, tennis costaud

C'EST LA DÉLIVRANCE POUR JÉRÉMY CHARDY ! Le tricolore l'emporte au bout du suspense face à Tomas Berdych en 5 sets… https://t.co/Eu2iuho6PR— francetvsport (@France tv sport)


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Jérémy Chardy s’est qualifié, même s’il a fallu deux jours et cinq sets pour qu’il laisse de côté le Tchèque Tomas Berdych (7-6 [7/5], 7-6 [10/8], 1-6, 5-7, 6-2). Le 86e mondial affrontera son compatriote Pierre-Hugues Herbert (87e) pour une place au troisième tour.
Gilles Simon renverse le numéro 15 mondial

Gros match de Gilles Simon ! Mal embarqué le Français s'en sort en 4 sets face à l'Américain Sam Querrey (15e mondi… https://t.co/7wTdJU74H0— francetvsport (@France tv sport)


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Le Français s’est servi du soutien du public parisien pour l’emporter face à l’Américain Sam Querrey (1-6, 7-6 [3], 6-4, 6-1). Après une entame de rencontre difficile, Simon, 65e mondial, a renversé la tendance et se hisse au troisième tour du tournoi du Grand Chelem. Il y rencontrera le tombeur de Benoît Paire, Kei Niskikori.
Benoît Paire, cinquième set fatal

Benoît Paire n'était pas loin mais Nishikori a été le plus fort !! Le Japonais a dû batailler pour battre le França… https://t.co/CRB2fiNsQv— francetvsport (@France tv sport)


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Il n’est pas passé loin d’un succès pour le premier match de sa vie sur le court central de Roland-Garros. Auteur d’une rencontre inégale, Benoît Paire s’incline dans le cinquième set face au Japonais Kei Nishikori, plus juste et qui a commis moins de fautes que le Français (6-3, 2-6, 4-6, 6-2, 6-3).
Trungelliti, on the road again
L’Argentin, 190e mondial, avait été repêché à la dernière minute après le forfait de Nick Kyrgios. Son arrivée de Barcelone au terme d’un voyage express de 1 000 kilomètres, avec une victoire au premier tour à la clé, lui a valu une petite notoriété. Son aventure s’est arrêtée en moins de deux heures face à Marco Cecchinato (6-1, 7-6 [1], 6-1).

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Simona Halep s’est fait peur

#RG18 Réveil brutal de la n°1 mondial ! 
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Dans le dernier match du premier tour, la numéro 1 au classement mondial s’est fait une grosse peur en perdant le premier set face à Alison Riske. Elle a oublié ses 16 fautes directes de la première manche, s’est reprise, et a finalement balayé sa rivale.
Petra Kvitova à son niveau

Kvitova ne veut pas traîner !! La Tchèque remporte le premier set en 25 petites minutes face à Arruabarrena (6/0) !… https://t.co/MLg1RrxNwj— francetvsport (@France tv sport)


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La tête de série numéro 8 et double championne à Wimbledon a eu un deuxième tour facile : en deux sets (6-0, 6-4) sur le court numéro 1 face à l’Espagnole Lara Arruabarrena.
Elina Svitolina en forme
L’Ukrainienne fait partie des favorites du tournoi et l’a prouvé en battant la Slovaque Viktoria Kuzmova (6-3, 6-4). Lauréate du tournoi de Rome, elle n’a eu besoin que de quatre-vingts minutes pour obtenir sa qualification.
Novak Djokovic, pas encore à fond

Malgré une victoire solide face à Jaume Munar, le Serbe Novak Djokovic ne s'est pas montré satisfait de son jeu… https://t.co/Kk0pNqeP4N— francetvsport (@France tv sport)


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Le Serbe récupère encore de son opération du coude droit en début d’année, et ça se voit. Même s’il a remporté son match face à l’Espagnol Jaume Munar en trois sets (7-6 [7/1], 6-4, 6-4), lui-même a reconnu qu’il était loin des 100 %.



                            


                        

                        

