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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤ Pour l’économiste Bastien Drut, dans une tribune au « Monde », s’il ne faut pas craindre de bulle spéculative dans le football, on peut légitimement se poser la question de la pérennité des compétitions et de leur intérêt sportif dans leur forme actuelle.
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« Pour le football européen, l’heure des choix – rupture ou redistribution – approche »

Pour l’économiste Bastien Drut, dans une tribune au « Monde », s’il ne faut pas craindre de bulle spéculative dans le football, on peut légitimement se poser la question de la pérennité des compétitions et de leur intérêt sportif dans leur forme actuelle.



Le Monde
 |    31.05.2018 à 14h00
    |

Bastien Drut (stratégiste senior chez CPR Asset Management)







                        



                                


                            
Tribune. L’explosion récente des salaires et des indemnités de transfert dans le football professionnel a conduit de nombreux observateurs à parler d’une « bulle » spéculative susceptible d’exploser prochainement. Ces interrogations se sont accentuées après les méga-transferts de 2017 et 2018. Ceux de­ ­Neymar et Mbappé au PSG et ceux de Dembélé et Coutinho au FC Barcelone ont en effet coûté nettement plus de 100 millions d’euros chacun et ont largement dépassé le record établi la saison précédente lors de l’achat de Pogba par Manchester United pour 105 millions.
l’émergence des hyper-rémunérations et des méga-transferts n’a fait que suivre la très forte augmentation des recettes des clubs
Il est indéniable que les salaires des joueurs professionnels de football et les indemnités de transfert ont augmenté de façon extrêmement rapide ces vingt dernières années. Mais il faut bien voir que les recettes des clubs ont progressé tout aussi vite sur la même période !
Les ratios salaires sur recettes et amortissements des indemnités de transfert sur recettes restent contenus et sont très loin des dérapages observés au début des années 2000. En réalité, l’émergence des hyper-rémunérations et des méga-transferts n’a fait que suivre la très forte augmentation des recettes des clubs.
Les droits de retransmission des championnats européens et de la Ligue des champions sont devenus au fil du temps un produit d’appel pour la télévision payante, les fournisseurs d’accès Internet et peut-être bientôt pour les géants du numérique comme Amazon ou Facebook. Avec toujours plus d’acheteurs potentiels, ces derniers droits n’ont cessé de grimper depuis vingt ans. Ceux du championnat français de Ligue 1 viennent même de dépasser le milliard d’euros pour les saisons 2020-2024.
Stratégies de « soft power »
Les grands clubs européens ont enfin réussi à monnayer leur notoriété globale et en particulier leur poids sur les réseaux sociaux, en nouant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤ Editorial. La fausse annonce, par la police ukrainienne, de la mort du journaliste russe Arkadi Babtchenko est dangereuse à plus d’un titre et donne du grain à moudre aux fanatiques des théories du complot.
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Ukraine : une manipulation toxique

Editorial. La fausse annonce, par la police ukrainienne, de la mort du journaliste russe Arkadi Babtchenko est dangereuse à plus d’un titre et donne du grain à moudre aux fanatiques des théories du complot.



Le Monde
 |    31.05.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
31.05.2018 à 11h37
   





                        


Editorial du « Monde ». Un journaliste assassiné en Ukraine : l’information, annoncée mardi 29 mai par sa famille, puis confirmée par la police à Kiev, était si tragiquement familière qu’elle nous a paru justifier la « une » de nos éditions imprimées. De plus en plus, jusque dans les pays de l’Union européenne – à Malte, en Slovaquie –, les journalistes paient de leur vie la recherche de la vérité. Ils sont emprisonnés par dizaines en Turquie.
En Russie et en Ukraine, ils sont particulièrement exposés dans la guerre de propagande, et dans la guerre tout court, que se livrent Moscou et Kiev depuis l’annexion de la Crimée et l’invasion du Donbass en 2014. La mort, à son domicile à Kiev, d’Arkadi Babtchenko, dont la photo du corps touché de trois balles dans le dos a été diffusée, s’inscrivait dans ce contexte.

Ce journaliste russe, réfugié en Ukraine, était connu pour son opposition féroce au Kremlin. Depuis l’été 2016, des attaques par balles ou à la voiture piégée ont visé et tué des agents des services de sécurité ukrainiens et d’anciens combattants de la guerre du Donbass, notamment tchétchènes. En mars 2017, Denis Voronenkov, ancien député russe réfugié à Kiev, a été tué par balles dans le centre de la capitale ukrainienne. En juillet 2016, c’est le directeur du site d’information Oukraïnska Pravda, Pavel Cheremet, lui aussi de nationalité russe, qui est mort dans l’explosion de la voiture qu’il conduisait. Compte tenu de ces précédents, le meurtre d’Arkadi Babtchenko n’avait, malheureusement, rien de surprenant.
Des questions importantes
« Fake news » ! Arkadi Babtchenko n’est pas mort. Passé la joie de le revoir vivant, cette spectaculaire résurrection pose des questions importantes.
Selon la version livrée mercredi par le responsable des services secrets ukrainiens et le procureur général, Iouri Loutsenko, en compagnie desquels le journaliste a refait surface mercredi, un attentat visant à tuer M. Babtchenko était bien en préparation. Ils en avaient eu connaissance lorsqu’un ressortissant ukrainien, auquel il avait été proposé de commettre cet assassinat, était venu les en informer. Les responsables ukrainiens ont alors décidé de tendre un piège aux commanditaires, en simulant l’assassinat pour les faire « tomber ». Cette opération a permis d’arrêter le donneur d’ordre intermédiaire, un Ukrainien agissant pour le compte des services russes.

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Faut-il croire aujourd’hui cette version ? Nous ne sommes pas en mesure de l’accréditer, et c’est là la conséquence la plus grave de cette rocambolesque affaire : la crédibilité des autorités policières et judiciaires ukrainiennes est à présent sérieusement entamée. La décision de tendre un piège aux commanditaires de l’attentat peut se comprendre ; celle d’orchestrer une telle mise en scène, dans laquelle ont été enrôlés le journaliste, sa famille et, malgré eux, l’ensemble des médias, est nettement moins défendable.

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D’abord, parce qu’elle donne du grain à moudre aux fanatiques des théories du complot et autres pourfendeurs des médias et des journalistes, nombreux à triompher sur les réseaux sociaux mercredi. Rien ne comble plus d’aise les adeptes des « fake news » que de voir les médias classiques pris au piège de ces fausses informations, que nous mettons tant d’énergie à combattre.
Stratégie du mensonge
Ensuite, parce qu’elle conforte le Kremlin dans sa stratégie du mensonge. L’arme du mensonge et l’art de multiplier les fausses versions sont au cœur des ripostes de Moscou aux différents épisodes qui l’ont opposé aux démocraties libérales ces dernières années, qu’il s’agisse des forces russes envoyées dans le Donbass, du vol MH17 abattu au-dessus de l’Ukraine (298 morts), de l’affaire Skripal ou des ingérences dans les élections à l’étranger.
Les services secrets ukrainiens ont été formés à la même école que les services secrets russes : celle du KGB. Dans la bataille politique qui se livre à Kiev, à un an de l’élection présidentielle, entre démocrates réformateurs et partisans de l’ordre ancien, il est particulièrement regrettable que la manipulation de l’information dans l’affaire Babtchenko aboutisse, finalement, à faire le jeu de Vladimir Poutine.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ La nouvelle offre, avec cinq chaînes, remplacera, début juillet, SFR Sport et diffusera les deux compétitions européennes phares, la Ligue des champions et la Ligue Europa.
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Altice lance son bouquet télévisuel RMC Sport

La nouvelle offre, avec cinq chaînes, remplacera, début juillet, SFR Sport et diffusera les deux compétitions européennes phares, la Ligue des champions et la Ligue Europa.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 16h53
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 17h02
    |

            François Bougon et 
Mustapha Kessous








                        



   


Mercredi 30 mai, RMC a vu grand pour son dernier-né : c’est dans le mythique studio Gabriel, situé à deux pas des Champs-Elysées, à Paris, qu’Alain Weill, PDG d’Altice France, a présenté RMC Sport, qui sera lancé le 3 juillet à la place de SFR Sport, en présence d’une partie de l’état-major du groupe et de – pratiquement – toutes ses vedettes.
Cette annonce devant la presse est intervenue opportunément au lendemain d’un « séisme incroyable », selon M. Weill : la décision de la Ligue de football professionnel (LFP) d’attribuer, à partir de 2020, les droits de la retransmission de la Ligue 1 au groupe espagnol Mediapro et d’évincer Canal +, son partenaire historique. « C’est une information incroyable, inimaginable il y a quelques semaines », a-t-il dit, jugeant que RMC s’intégrait parfaitement dans ce paysage amené à être bouleversé.
Le nouveau bouquet – composé de cinq chaînes, dont la première sera consacrée au football – peut être résumé en trois mots : « direct », « images » et « talk-shows ». RMC Sport va diffuser en intégralité et en exclusivité la Ligue des champions et la Ligue Europa, soit 343 rencontres au total par saison jusqu’en 2021. Et va continuer à proposer la Premier League, le prestigieux championnat anglais.

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« Nous mettons les moyens dans la production »
Altice a préféré s’appuyer sur « le savoir-faire » de RMC, qui, grâce à sa radio et à son agence, est une marque plus facilement identifiable pour le grand public. Les responsables de RMC, dont François Pesenti, directeur général de RMC Sport, ont d’ailleurs repris les émissions phares de la radio. Pas de révolution, donc, mais des adaptations : dès la rentrée, les futurs abonnés pourront voir le « Super Moscato Show » ou la « Team Duga », présentée par l’ancien footballeur Christophe Dugarry.

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Le groupe fait également le pari du hard news, tous les jours, en fin d’après-midi, avec une émission (« Breaking Sport ») qui a pour ambition de sortir un maximum d’informations exclusives. La cinquième antenne du bouquet (RMC Sport News) sera consacrée à l’actualité sportive. Le lundi et le vendredi, en prime time, « Footissime » se voudra le talk-show phare du bouquet avec des personnalités de renoms. « Nous mettons les moyens dans la production », précise François Pesenti.
Le futur bouquet proposera aussi une téléréalité (« Reality Sport ») dans laquelle on pourra suivre des consultants maison (anciens footballeurs de renom) qui iront à la rescousse d’un club du « 9-3 » en difficulté.
« Trois ou quatre ans pour être rentable »
Sur les antennes, il n’y aura pas seulement du foot, puisque Altice détient d’autres droits comme ceux de la Premiership, la première division anglaise de rugby, de la compétition d’athlétisme Diamond League ou des World Series of Boxing (WSB) – compétition de boxe en équipe – et les combats de la franchise française, les Fighting Roosters, une équipe montée par Brahim Asloum (consultant RMC) et composée de boxeurs médaillés aux Jeux de Rio.
En marge de la conférence de presse, Hervé Béroud, directeur général de BFM-TV, s’est réjoui de pouvoir « utiliser les images des compétitions européennes ». Cette synergie de groupe va, également, selon lui, « donner une exposition supplémentaire à [leurs] consultants et journalistes ». « Cela nous permettra de les garder, plutôt qu’ils aillent à la concurrence. »

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Peu de détails ont néanmoins été donnés sur les chiffres. Quels sont les objectifs en termes d’abonnés ? Un million dès la fin d’année, trois millions d’ici trois ans, sachant que beIN Sports en a 3,5 millions et Canal+ près de cinq en France. « On se donne trois ou quatre ans pour être rentable », a souligné M. Weill. RMC Sport sera également proposé aux autres opérateurs télécoms et aux autres distributeurs. « On a l’ambition de distribuer RMC Sport à tous les Français », a déclaré Grégory Rabuel, directeur exécutif grand public SFR.
Il faudra payer plus cher
Pas d’informations précises non plus sur la tarification. Seule certitude, il faudra payer plus cher pour avoir accès à RMC Sport : un abonné SFR doit actuellement débourser cinq euros supplémentaires par mois pour bénéficier de SFR Sport et quinze euros pour les non-abonnés. Pas assez élevé, juge-t-on chez Altice Media.
Enfin, mercredi, Alain Weill n’a pas exclu de discuter avec Mediapro pour éventuellement diffuser des matchs de la Ligue 1. « Didier Quillot [directeur général de la Ligue de football professionnel] m’a proposé hier soir de rencontrer le président de Mediapro », a-t-il témoigné. Pour l’heure, en droite ligne avec le redressement à confirmer de SFR, l’objectif est d’abord de lancer RMC Sport. « Pour le championnat de France de football, on verra plus tard », a-t-il expliqué, ajoutant : « On ne s’interdira pas de le faire, à la fin de l’année, pourquoi pas ? » « On a un intérêt mutuel à travailler ensemble. Ils ont payé des droits assez cher, il faut maintenant des abonnés. Ils ont intérêt à travailler avec tous les opérateurs », a ajouté Alain Weill.
SFR, qui dépense 600 millions d’euros par an pour les droits sportifs – 350 millions uniquement pour la Ligue des champions –, n’a pas participé à l’appel d’offres de la LFP. L’opérateur avait fait part à cette dernière de cette décision depuis décembre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ Les professionnels craignent que l’échec de Canal+ lors des enchères de la Ligue 1 ne pèse sur le financement du septième art hexagonal, dont le groupe est le principal soutien.
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Droits du foot : le cinéma français redoute des dommages collatéraux

Les professionnels craignent que l’échec de Canal+ lors des enchères de la Ligue 1 ne pèse sur le financement du septième art hexagonal, dont le groupe est le principal soutien.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 11h16
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 20h10
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            
La redistribution des droits télévisuels de la Ligue 1 de football pour 2020-2024 pourrait se traduire, dans un effet de coup de billard à trois bandes, par une mise au régime plus sec du cinéma français. Entre sidération et inquiétude, les professionnels redoutent que Canal+, reparti bredouille dans ces enchères de football, ne perde encore des abonnés et que son soutien au cinéma hexagonal, corrélé au chiffre d’affaires de la chaîne, ne s’étiole encore.

« Les accords signés en 2015 entre le septième art et Canal+ s’appliquent quoi qu’il arrive jusqu’à la fin 2019 », explique Marie Masmonteil, qui dirige le collège cinéma du Syndicat des producteurs indépendants (SPI). La chaîne cryptée doit consacrer 12,5 % de son chiffre d’affaires à l’acquisition de droits de films européens ou bien investir un minimum garanti de 3,62 euros par mois et par abonné dans des longs-métrages d’expression française. La solution la plus favorable au cinéma s’applique.
« Un séisme »
« Au Festival de Cannes, les dirigeants de Canal+ nous ont dit qu’ils feraient évoluer le modèle s’ils perdaient les droits du football, en nous prévenant qu’ils risquaient de perdre 1 à 2 millions d’abonnés », ajoute Mme Masmonteil. Autant dire, reconnaît-elle, que la perte de la Ligue 1, « ce n’est pas une bonne nouvelle pour le cinéma ». « C’est un séisme », renchérit Pascal Rogard, directeur général de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD).
Bousculé par une concurrence forte dont il n’a tenu compte que très tardivement, le groupe audiovisuel, dont les programmes s’articulent autour de deux piliers, le sport et le cinéma, ne compte plus que 4,8 millions d’abonnés. « L’an dernier, dans un contexte tendu pour la production cinématographique, la réduction du chiffre d’affaires de Canal+ s’est déjà soldée par un financement inférieur de 40 millions dans le cinéma par rapport à 2016 », rappelle M. Rogard.
« Renforcer...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ La chaîne payante ressort bredouille de l’appel d’offres du championnat de Ligue 1 pour les saisons 2020-2024.
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Droits du foot  : Canal+ risque le hors-jeu

La chaîne payante ressort bredouille de l’appel d’offres du championnat de Ligue 1 pour les saisons 2020-2024.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 14h03
    |

            Sandrine Cassini et 
Alexandre Piquard








                        



   


Cataclysme chez Canal+. La chaîne payante, partenaire historique du football français, est revenue les mains vides de l’appel d’offres du championnat de Ligue 1 pour les saisons 2020-2024. De ses écrans, pourraient donc disparaître les matchs du PSG, de l’OM ou de Monaco. L’agence de gestion des droits espagnols, Mediapro, rafle la mise et diffusera à partir de 2020, 8 matchs sur 10 par journée de championnat. BeInSport a obtenu deux matchs par journée, et Free (dont le fondateur Xavier Niel est actionnaire du Monde) le lot numérique, qui propose les meilleurs moments en quasi direct.

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SFR, encore en convalescence, a préféré passer son tour. Au final, le football français empoche 1,15 milliard d’euros par saison, soit une inflation des droits de 60 %. « Cet appel d’offres va nous permettre de rattraper notre retard et confirme la dimension internationale du championnat », s’est félicité le directeur général exécutif de la Ligue de football professionnel (LFP), Didier Quillot.
Le PDG de Canal+, Maxime Saada, a tenté de minimiser cet échec. « Nous le vivons sereinement. Nous avons misé le prix que cela vaut pour nos abonnés », a justifié le PDG de Canal+, rappelant l’échec de certains rivaux dans le passé, comme TPS ou Orange Sport. Le patron du groupe de télévision payante espère maintenant racheter une partie des matchs auprès de Mediapro, comme le lui permet la procédure. « Nous avons deux ans pour voir ce qu’il peut se passer », a lancé le patron de Canal+. Pourtant, Mediapro a indiqué à la LFP que son projet n’était pas de revendre les matchs mais de lancer sa propre chaîne payante en France.
Ni Canal+ ni beINSport n’ont vu arriver Mediapro
Comment Canal+, grand spécialiste du sport, a-t-il pu à ce point passer à côté de ce rendez-vous ? « Cet appel d’offres était sophistiqué et inflationniste. Nous avons aussi démarché dans une discrétion absolue des partenaires étrangers », explique M. Quillot. Lors de la journée d’enchères de mardi, les candidats ont misé à l’aveugle, depuis leur bureau, sans savoir qui étaient leurs concurrents. Selon nos informations, ni Canal+ ni beINSport n’ont vu arriver Mediapro, même si M. Saada explique avoir « envisagé tous les scénarios ». Si Canal+ envisage un recours, beINSport s’est dit « étonné des résultats de l’appel d’offres » et se dit « attentif à l’évolution du marché ».
Dès le premier lot, qui rassemblait les 10 plus belles affiches, Canal+ a perdu la partie face à Mediapro, misant, selon nos informations, 260 millions d’euros contre 330 millions d’euros pour l’Espagnol.
Après cette première défaite, la chaîne cryptée a ensuite tenté de faire échouer l’appel d’offres en faisant en sorte que les trois premiers lots, qui comprenaient les plus belles cases et les plus beaux matchs, n’atteignent pas le prix de réserve, ce qui aurait déclenché une remise en jeu des droits. Le groupe a misé seulement 10 millions d’euros sur les deux lots suivants, laissant sans le savoir un boulevard à Mediapro, qui a emporté le lot 2 et à beINSport, qui, a obtenu le lot 3 et ses deux matchs du samedi 21 heures et du dimanche 17 heures.
Nouveau revers
Pour se rattraper, Canal+ a ensuite tenté d’acquérir les cinq moins belles affiches du championnat, là aussi raflées par Mediapro, et le lot numérique, emporté par Free. Au final, de bonne source, Mediapro a déboursé environ 800 millions d’euros, beINSport 320 millions et Free un peu moins de 50 millions d’euros.
Reste, pour Canal+ à mesurer les conséquences d’une grille de programme qui serait privée de Ligue 1. « On estime à 2 millions le nombre de “fans de football” parmi les 4,8 millions d’abonnés à Canal+, soit environ 40 % du total », explique un analyste financier. Preuve de l’attachement au foot de ce noyau dur, nombreux sont ceux qui sont également abonnés à beINSports. « A 35 euros de revenu par abonné par mois, leur départ représenterait un manque à gagner de 800 à 850 millions d’euros par an, c’est énorme », complète cet analyste, selon lequel Canal+ pourrait également subir un « effet de halo » lié à la dégradation d’image et à la moindre médiatisation entraînée par l’absence de la Ligue 1.
Pour empêcher une fuite massive de ses clients, Canal+ étudie deux options. Outre un rachat de droits, il envisage de nouer un accord de distribution avec Mediapro, afin de continuer à diffuser la Ligue 1. Maxime Saada n’envisage donc pas de se passer du football, même si l’offre de Canal+ se tarit progressivement ces dernières années, avec la perte récente de la Ligue des champions, rachetée par SFR. Pourtant, le groupe évoque parfois « un plan B », qui consisterait à concentrer la chaîne sur les séries, le cinéma et le divertissement. « Il n’est pas encore temps d’enclencher ce virage stratégique », a précisé M. Saada. Une telle stratégie placerait Canal+ en concurrence frontale avec des acteurs puissants et mondialisés, comme HBO, Netflix ou Amazon.

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Ce nouveau revers fait encore pâlir l’étoile de Vincent Bolloré, premier actionnaire de Vivendi, en difficulté sur de nombreux dossiers, en Italie avec Mediaset et Telecom Italia, ou dans ses affaires africaines.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ Inconnu en France, le groupe a remporté l’essentiel de l’appel d’offres pour les saisons 2020-2024 de la Ligue 1, au détriment de Canal+.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Droits du foot de la Ligue 1 : Mediapro, un grand d’Espagne à l’accent chinois

Inconnu en France, le groupe a remporté l’essentiel de l’appel d’offres pour les saisons 2020-2024 de la Ligue 1, au détriment de Canal+.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 10h54
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 18h05
    |

            Alexandre Piquard








                        



   


Qui est Mediapro, qui vient de ravir à la barbe de tous les autres postulants le droit de diffuser huit des dix matchs de chaque journée de Ligue 1 entre 2020 et 2024 ? En France, le groupe est inconnu. Est-ce un revendeur de droits à la stratégie mouvante, de surcroît contrôlé par un fonds chinois, comme le sous-entend Canal+ ? Ou un nouvel entrant très sérieux, déjà rompu à la diffusion du championnat de football le plus puissant du monde, la Liga espagnole ? Les deux visions ne sont pas fausses mais la seconde est plus proche de la vérité.

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Mediapro a été créé en 1994 à Barcelone par le Catalan Jaume Roures, une figure du cinéma et de l’audiovisuel, notamment producteur de films de Woody Allen. Souvent décrit comme trotskiste et nationaliste catalan, cet ancien journaliste a construit un groupe audiovisuel important, Imagina, en fusionnant avec un autre acteur en 2006.
L’acteur fort du fooball hispanique
La partie Mediapro est aujourd’hui l’acteur fort du football espagnol, avec sa propre chaîne consacrée au championnat distribuée par tous types d’opérateurs. ll est aussi producteur exécutif de Real Madrid TV ou de Barça TV, les chaînes des deux clubs les plus prestigieux du monde. Mediapro est aussi le partenaire avec lequel le qatari BeIN Sports s’est lancé en Espagne en 2015. Le groupe revendique 6 000 salariés dans le monde.
En France, Mediapro souhaite éditer une chaîne spécialisée dans le championnat, comme en Espagne, et non revendre ses droits, précise la Ligue de football professionnel. Cela n’empêche pas Canal+ d’espérer nouer un accord de distribution de cette chaîne ou racheter une partie des droits. Sous-entendant que Mediapro avait surpayé la Ligue 1, le groupe français a mis en doute sa solidité. Le rival espagnol est effectivement détenu par le fonds privé chinois Orient Hontai Capital (53,5 %) et le groupe publicitaire britannique WPP (22,5 %). Et, mardi, il a connu un revers avec l’annulation du contrat par lequel il avait remporté les droits du championnat italien. En effet, Mediapro a refusé de verser des garanties après que son projet de revente des droits a été retoqué par un tribunal saisi par le concurrent Sky. En France, Canal+ n’exclut pas non plus un recours. Et espère que le bras de fer aura un « deuxième round ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ Dès 2020, la Ligue 1 devrait être diffusée pour 1,153 milliard d’euros par an par MediaPro, un groupe espagnol qui vient d’être chassé du championnat italien.
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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤ La Ligue de football professionnel a attribué les droits de retransmission du championnat français pour un montant record de 1,153 milliard d’euros par an pour la période 2020-2024.
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Football : Canal+ évincé des droits de retransmission de la Ligue 1

La Ligue de football professionnel a attribué les droits de retransmission du championnat français pour un montant record de 1,153 milliard d’euros par an pour la période 2020-2024.



Le Monde
 |    29.05.2018 à 19h10
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 06h38
   





                        



   


Les droits télévisuels domestiques de la période 2020-2024 de la Ligue 1, ont été attribués contre un montant record de 1,153 milliard d’euros par an, a annoncé, mardi 29 mai, la Ligue de football professionnel (LFP).
« C’est un appel d’offres fructueux, avec une augmentation significative de nos droits télé », s’est félicitée la présidente de la LFP, Nathalie Boy de la Tour. Les droits pour la période 2016-2020 s’élevaient à 762 millions d’euros. L’appel d’offres consacre l’arrivée d’un nouvel acteur, le groupe de médias espagnol Mediapro, qui obtient les principaux « lots » mis aux enchères.
En revanche, le diffuseur historique de la Ligue 1, Canal+, « n’est plus attributaire d’aucun lot » bien qu’il ait fait des offres « sur chacun des sept lots » mis en vente, a précisé le directeur général de la LFP, Didier Quillot, rappelant qu’il est « partenaire du football français depuis 1984 et le restera jusqu’en 2020 ».

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De nombreuses interrogations ont, toutefois, été soulevées en conférence de presse, concernant Mediapro et les garanties que le groupe espagnol avait présentées. Début mai, la justice italienne a, en effet, suspendu l’offre que le groupe avait formulée sur les droits télé de la Serie A, le championnat italien, estimant que la proposition du groupe espagnol avait été faite en violation des lois italiennes.
Le directeur général de la LFP, Didier Quillot, s’est montré rassurant, affirmant que le cahier des charges de l’appel d’offres n’était « pas complètement clair » en Italie, contrairement à celui concocté par l’instance française.
Des accords de sous-licence envisagés
De source proche du dossier, certains diffuseurs traditionnels envisagent des accords de sous-licence avec les détenteurs majoritaires des droits pour récupérer au moins en partie certains lots.
Didier Quillot a d’ailleurs précisé mardi que « Mediapro peut sous-licencier ou pas, c’est à sa discrétion, car c’était prévu dans l’appel d’offres ». « Ce qui nous a été remis de la part de Mediapro, c’est le projet d’une chaîne éditoriale avec de nombreux matchs et c’est pourquoi ils ont fait des offres sur de nombreux lots. » 
Dans un communiqué, le groupe Canal+ affirme ainsi qu’il « examinera les possibilités de sous-licence qui sont prévues et autorisées par le règlement de l’appel d’offres ». Et il précise qu’il « explorera les partenariats éventuels avec les détenteurs de droits sportifs premium ».
De leur côté, les présidents de club se sont félicités de cette nouvelle manne financière pour les années à venir. « C’est une façon pour le foot français de rattraper une partie de son retard, s’est réjoui le président de l’Olympique de Marseille, Jacques-Henri Eyraud. Les efforts qui sont faits par les nouveaux propriétaires et les investisseurs sont récompensés. »
« On va pouvoir se renforcer, se doter d’infrastructures pour ceux qui ne l’ont pas fait, prendre peut-être un peu plus de risques sur la partie joueurs et sur la partie centre de formation », a, de son côté, expliqué Jean-Michel Aulas, patron de l’Olympique lyonnais.
BeIN Sports n’obtient qu’un seul lot
Dans le détail, le lot nº 1, qui comprend notamment les dix plus belles affiches de la saison et l’affiche du dimanche à 21 heures, et le lot nº 2, qui comprend les matchs du vendredi à 21 heures et du samedi à 17 heures, ont été attribués à Mediapro. Les chaînes qataries beIN Sports, qui diffusent déjà le championnat français de football, ont obtenu un seul lot, tandis qu’un autre pack a été attribué à l’opérateur Free (Iliad). Comme Canal+, SFR, l’opérateur contrôlé par Altice, n’a obtenu aucun lot.
Deux lots de moindre importance n’ont pas été attribués, car « le prix de réserve » fixé par la LFP n’a pas été atteint, et seront remis en vente « avant la fin de l’année 2018 », a encore précisé la LFP.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤ Le jeune Malien a sauvé un enfant en escaladant les quatre étages de l’immeuble où il était accroché. Le président l’a reçu à l’Elysée et permis la régularisation de sa situation.
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Derrière l’héroïsation de Mamoudou Gassama, la presse souligne la « bonne conscience » de l’Etat

Le jeune Malien a sauvé un enfant en escaladant les quatre étages de l’immeuble où il était accroché. Le président l’a reçu à l’Elysée et permis la régularisation de sa situation.



Le Monde
 |    29.05.2018 à 16h43
 • Mis à jour le
29.05.2018 à 17h12
   





                        



   


Une pluie d’hommages officiels, de sourires et de compliments. Depuis qu’il a sauvé la vie d’un enfant de 4 ans, samedi 26 mai, en escaladant à toute vitesse quatre étages d’un immeuble parisien, Mamoudou Gassama a changé de statut. Le jeune homme sans papiers de 22 ans, arrivé en France en septembre, a été propulsé héros national, et sa situation régularisée dans la foulée. « Bravo ! Vous êtes devenu un exemple, l’a félicité Emmanuel Macron, en le recevant à l’Elysée. Il est normal que la nation soit reconnaissante. »
La presse se fait largement l’écho, mardi 29 mai, de l’histoire de ce Malien, dont l’exploit filmé par des passants a été vu plusieurs millions de fois.

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Le Figaro rappelle qu’il « revient de loin ». Originaire de Kayes, dans le sud-ouest du Mali, Mamoudou Gassama a quitté son pays en 2013 pour tenter de rejoindre l’Europe. Il a traversé le Burkina Faso, le Niger, puis la Libye, où il a « beaucoup souffert » : « On nous a attrapés, frappés, mais je ne me suis pas découragé », a-t-il raconté.
Depuis son arrivée en France, il avait un « travail au noir dans le bâtiment », selon son frère, et logeait dans une chambre de quinze mètres carrés dans un foyer, à Montreuil-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).
« C’est désormais le poids du symbole qui pèse sur les épaules de Mamoudou Gassama, pas le plus simple à porter », note le quotidien conservateur, pour qui Emmanuel Macron « a décidé de faire de cet acte [le sauvetage] un outil de communication politique », axée sur « la reconstruction d’un héroïsme politique (…) pour atteindre ce qui est décrit comme impossible », selon les propres mots du président.
Son cas s’invite dans le débat tendu sur les migrants
L’histoire extraordinaire du jeune Malien a dépassé les frontières. Le Guardian s’est aussi fait l’écho du sauvetage hors norme de « Spiderman ». De son côté, le New York Times a constaté que « soudain, un acte de courage individuel et de débrouillardise s’est invité dans le débat tendu et polarisé de l’Europe sur les étrangers, les immigrants et les réfugiés ».
« Aux migrants extraordinaires, la patrie reconnaissante. Et les autres ? », s’interroge pour sa part Libération. « Derrière la dictature de l’émotion choisie, derrière la belle histoire déculpabilisante, derrière la leçon d’humanisme, que reste-t-il ? Que dalle. Cachez cette lèpre sans visage que la France ne saurait voir », s’indigne le quotidien de gauche dans son éditorial. « Seuls les plus forts obtiennent le sésame [la régularisation]. Pour les autres, vous serez confinés sur un bout de trottoir, rongés par le désespoir, l’ennui et la tristesse », conclut-il.
Dans la même veine, Slate titre sur « La régularisation de Mamoudou Gassama, bonne conscience d’un Etat qui durcit sa politique anti-migrants ». « Il semble qu’il faille se conduire en héros pour être digne de devenir français », observe le magazine en ligne. Les autres migrants, « qui quittent leur terre pour risquer les passeurs, la torture, l’escroquerie et la mort, qui se lèvent de leurs villages en dépit de mille peurs, pour venir chez nous en dépit de nous, valent-ils moins que Mamoudou Gassama ? », feint de s’interroger le site.

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Le quotidien régional L’Union fustige une « récupération politique » et une « mise en scène que le jeune homme n’a pas demandée et qu’il n’aurait pas imaginée ». « Encenser le sauveteur pour revenir au plus vite au choc des idées et des postures est déplaisant, ajoute-t-il. N’oublions pas aussi, ces gestes méritants d’un bout à l’autre du pays qui passent souvent inaperçus mais procèdent de la même humanité et du même désintéressement. »
La Charente libre explique qu’avec Mamoudou Gassama, « la République tient là un nouveau héros, au même titre que le gendarme Arnaud Beltrame, égorgé il y a deux mois en sauvant une femme des griffes d’un terroriste à Trèbes ».
« Il y a des millions de Mamoudou », rappelle, quant à lui, Le Courrier picard. « Macron goûte assez, comme le faisait Sarkozy, d’explorer les solutions aux problèmes du monde avec les grands de la planète. Qu’il se saisisse enfin du dossier des migrants grâce à Mamoudou », suggère le quotidien régional.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ A 80 ans, Charles Edelstenne prend les commandes de la holding familiale. Il aura pour mission d’éviter toute secousse au sein d’un groupe stratégique pour l’industrie française et la défense nationale.
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Mort de Serge Dassault  : une succession sous surveillance

A 80 ans, Charles Edelstenne prend les commandes de la holding familiale. Il aura pour mission d’éviter toute secousse au sein d’un groupe stratégique pour l’industrie française et la défense nationale.



Le Monde
 |    29.05.2018 à 11h13
 • Mis à jour le
29.05.2018 à 13h23
    |

            Isabelle Chaperon et 
Dominique Gallois








                        



                                


                            

Du premier au dernier jour, la vie de Serge Dassault aura été placée sous le signe des aéronefs. L’industriel français de 93 ans, fils du fondateur du groupe Dassault, est décédé lundi 28 mai alors que s’ouvrait le salon Ebace de Genève consacré à l’aviation d’affaires. C’est là que Charles Edelstenne, son bras droit, a appris sa disparition.
A 80 ans, ce dernier se retrouve de facto aux commandes d’un empire familial présent dans l’aéronautique à travers Dassault Aviation (Rafale, Falcon), l’édition de logiciels (Dassault Systèmes), les médias (Le Figaro), en passant par les vignobles (Château Dassault) et les ventes aux enchères (Artcurial). Sa mission : éviter toute secousse au sein d’un groupe stratégique pour l’industrie française et la défense nationale.
Jusqu’au bout, l’ancien sénateur a tenu à travailler. Il a été victime d’une défaillance cardiaque dans son bureau du rond-point des Champs-Elysées. Le 8 mars, il assistait encore à la présentation des résultats annuels de l’avionneur sur la péniche ancrée face au siège de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine). L’âge avançant, il avait toutefois organisé, voilà quatre ans, en juillet 2014, le processus de sa succession.
Le plus Dassault de tous les Dassault
Il avait alors désigné Charles Edelstenne pour le remplacer « automatiquement », et ce « en cas de vacance de la présidence de GIMD [Groupe industriel Marcel Dassault, la holding du groupe] pour quelque motif que ce soit ». Serge Dassault ne s’en cachait pas. Il ne se voyait pas passer la main à l’un de ses quatre enfants. Pas même à Olivier, même si le député de l’Oise en rêvait, d’autant plus que son grand-père Marcel l’aurait bien propulsé à la tête du groupe plutôt que d’y introniser son fils Serge. Exclus aussi Laurent, Thierry ou Marie-Hélène.

Après Marcel et Serge, la succession familiale s’annonce délicate alors que ce groupe a fêté en 2017 son premier siècle d’existence. Et l’homme-clé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤ L’industriel s’intéressait de près à la ligne éditoriale du quotidien et n’hésitait pas à afficher ses convictions, ce qui provoquait parfois des tensions avec la rédaction.
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Avec la mort de Serge Dassault, « Le Figaro » tourne la page d’un patron très présent

L’industriel s’intéressait de près à la ligne éditoriale du quotidien et n’hésitait pas à afficher ses convictions, ce qui provoquait parfois des tensions avec la rédaction.



Le Monde
 |    29.05.2018 à 10h55
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



   


Sans Serge Dassault, que va devenir Le Figaro ? Lundi 28 mai, la mort de l’industriel, qui avait racheté le journal au groupe Robert Hersant en 2004, ne semble pas inquiéter en interne. Le maintien de la branche médias, Groupe Figaro, au sein de la holding familiale Groupe Industriel Marcel Dassault, ne fait pas de doute. La relative sérénité est aussi due à la bonne santé du journal : 34 millions d’euros de résultat en 2017, pour 550 millions de chiffre d’affaires.
« Serge Dassault aimait “Le Figaro”. Il avait la conviction que le journal devait être fort économiquement pour pouvoir être influent et porter ses valeurs. Car c’était un entrepreneur avant tout, témoigne Marc Feuillée, le directeur général du groupe. Une grande partie de la réussite actuelle du “Figaro” est la sienne : il a décidé d’investir dans le journal, de le moderniser et de construire un groupe autour. Cela protège le titre. »

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                Mort de Serge Dassault, ancien sénateur et industriel de l’aéronautique



Aujourd’hui, le quotidien ne représente que 20 % de l’activité du groupe : Le Figaro a revendu le Groupe L’Express en 2006, mais a beaucoup développé le numérique puis racheté le groupe CCM Benchmark en 2015. Il possède aujourd’hui plusieurs titres et services thématiques : L’Internaute, JDN, Le Particulier, Jours de France…
Toutefois, Le Figaro tourne la page d’un patron très présent, qui ne cachait pas qu’il s’intéressait à l’éditorial et avait des convictions. Les « journaux doivent diffuser des idées saines », « pas de la désinformation », avait-il dit dans une intervention sur France Inter, en décembre 2004, ajoutant : « Les idées de gauche ne sont pas des idées saines. Nous sommes en train de crever à cause des idées de gauche qui continuent. »
Rituel des vœux
Les débuts sont marqués par une série de tensions avec la rédaction, notamment à la suite d’un article sur la visite en France du président algérien Abdelaziz Bouteflika dans lequel un passage mentionnant un contrat de vente d’avions Rafale avait été censuré.
Recevant la société des rédacteurs (SDR), il avait jugé « qu’il y a quelquefois des informations qui nécessitent beaucoup de précautions », citant les « contrats en cours de négociation ». « Il y a des informations qui font plus de mal que de bien. »

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                Serge Dassault, un patron à l’ancienne



Quand Etienne Mougeotte était directeur du Figaro, la SDR s’était plainte de la proximité du journal avec Nicolas Sarkozy, qui a salué lundi la mort d’un « ami ». En février 2012, les journalistes avaient voté une motion rappelant que leur « journal d’opinion n’est pas le bulletin d’un parti, d’un gouvernement ou d’un président de la République ». Pour traiter des affaires judiciaires dans lesquelles était impliqué le propriétaire du Figaro, un modus vivendi avait été trouvé : des comptes rendus factuels étaient publiés.
Une fois par an, Serge Dassault s’invitait même dans les pages, pour ses vœux devenus un rituel. Il y fustigeait la dette, les 35 heures, le nombre de fonctionnaires… Ceux de cette année saluaient l’élection d’Emmanuel Macron, alors que la direction de son journal avait soutenu le candidat de la droite, François Fillon, pendant la présidentielle de 2017. « Dans l’intérêt de la France, qui doit rester notre seule boussole, on ne peut que souhaiter sa réussite », écrivait-il. Un souhait mêlant conviction et pragmatisme.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤ Le média vidéo français, dont l’audience provient essentiellement de Facebook, s’est lancé avec succès aux Etats-Unis et en Inde.
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Article sélectionné dans La Matinale du 28/05/2018
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Brut, entre le succès à l’étranger et la dépendance à Facebook

Le média vidéo français, dont l’audience provient essentiellement de Facebook, s’est lancé avec succès aux Etats-Unis et en Inde.



Le Monde
 |    29.05.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
29.05.2018 à 12h05
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



                                


                            
Ecologie, féminisme, lutte contre l’homophobie ou accueil des migrants, la ligne éditoriale de Brut se veut progressiste. Et les audiences suivent. Qu’elles mettent en scène l’intervention d’un politique, le témoignage d’un simple citoyen ou le parcours atypique d’une célébrité people, les vidéos réalisées par sa cinquantaine de journalistes, qui sont exclusivement publiées sur les réseaux sociaux, dépassent très souvent le million de vues.
Parmi tous les médias français, ses vidéos sont celles qui génèrent le plus de « like », de commentaires et de partages sur Facebook. Brut revendique ainsi 400 millions de visionnages par mois. Une audience qui permet à la jeune société d’engranger des recettes publicitaires, de viser l’équilibre financier « à la fin de l’exercice 2018 », selon les prévisions de son PDG, Guillaume Lacroix, l’un de ses cofondateurs, et de lever des fonds. Brut finalise actuellement un premier tour de table de 10 millions d’euros, un autre sera organisé dans les prochains mois.
Le choix de publier uniquement sur les réseaux sociaux structure de fait le format des vidéos réalisées. « Nous faisons une attention particulière aux usages de consommation de nos vidéos en nous adaptant en permanence », explique Laurent Lucas, directeur des rédactions.
Modèle économique hybride
Les vidéos, brèves, poignantes, souvent filmées en gros plan, captent l’attention avec une efficacité certaine. Au risque de céder aux facilités du pathos et de l’indignation permanente ? « Dans cette critique qui nous est faite, il y a une erreur dans l’analyse. A la télévision, il y a de l’information de qualité et de la télé-réalité. Sur les réseaux sociaux, c’est la même chose, on peut trouver de tout. Quand on regarde le fil d’actualité de Brut, il y a aussi du sens, au-delà de l’émotion », rétorque M. Lucas.
Brut diffusant ses contenus gratuitement, son modèle économique est hybride. Un premier tiers de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ Le site d’information en ligne s’était appliqué à ses débuts un taux de TVA réduit (2,1 % contre 19,6 % puis 20 %), réservé à la presse papier jusqu’en 2014.
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La justice confirme le redressement fiscal de Mediapart mais reconnaît sa « bonne foi »

Le site d’information en ligne s’était appliqué à ses débuts un taux de TVA réduit (2,1 % contre 19,6 % puis 20 %), réservé à la presse papier jusqu’en 2014.



Le Monde
 |    28.05.2018 à 20h41
   





                        


Mediapart peut souffler. Si le tribunal administratif a confirmé le redressement fiscal de 3,3 millions d’euros dont le site d’information faisait l’objet, le juge a décidé d’annuler la pénalité de 1,3 million d’euros qu’il devait régler, selon un arrêt publié lundi 28 mai.
Mediapart s’était appliqué à ses débuts un taux de TVA réduit (2,1 % contre 19,6 % puis 20 %), réservé à la presse papier jusqu’en 2014. Cependant, le site fondé par Edwy Plenel l’avait fait « en toute transparence avec l’administration fiscale », et « l’intention d’éluder l’impôt », « n’est pas établie », a considéré le juge administratif.

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« L’absence de bonne foi du contribuable » ne pouvant être prouvée, Mediapart a donc été déchargé d’une majoration de 40 % de son redressement fiscal. Selon le tribunal, le fisc aurait dû « remettre en cause les déclarations de TVA » dès 2008, et ne pas laisser traîner la situation jusqu’au contrôle fiscal de 2013, à l’origine du redressement.
« Première victoire judiciaire »
Mediapart, qui comptait 140 000 abonnés au début de l’année, a fait savoir qu’il avait déjà réglé en 2015 et en 2016 le différentiel de TVA, faisant notamment appel à ses lecteurs pour le soutenir. La somme équivalant à la pénalité, elle, avait seulement été provisionnée et reste dans les caisses du journal.
« L’Etat n’était pas en droit de nous sanctionner en nous traitant comme des fraudeurs fiscaux que nous ne sommes évidemment pas », a réagi lundi sur son site le directeur de Mediapart, Edwy Plenel, qui se félicite d’une « première victoire judiciaire ». Le journaliste dénonce dans ce texte une « attitude vengeresse » de l’Etat, « mêlant déni de justice et abus de pouvoir », quelques mois après l’affaire Cahuzac, où le ministre du budget avait démissionné à la suite de révélations du journal.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤ Après avoir déposé un dossier détaillant leurs offres, les candidats aux droits télévisuels du championnat participent à une journée d’enchères mardi.
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Football : la Ligue 1 française espère dépasser le milliard d’euros de droits de retransmission

Après avoir déposé un dossier détaillant leurs offres, les candidats aux droits télévisuels du championnat participent à une journée d’enchères mardi.



Le Monde
 |    28.05.2018 à 19h45
   





                        



   


La Ligue de football professionnel (LFP) s’apprête à distribuer, mardi 29 mai, les droits de retransmission du championnat français pour la période 2020-2024. Elle espère dépasser le milliard d’euros par saison en droits télévisuels domestiques.
De quoi combler, en partie, son retard d’attractivité sur la Premier League en Angleterre (2,3 milliards d’euros par saison), la Bundesliga (Allemagne), la Liga (Espagne, plus d’un milliard d’euros chaque année), ou la Serie A en Italie (environ 950 millions d’euros). Sur la période 2016-2020, les droits pour la Ligue française s’élevaient à 762 millions d’euros.

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La LFP tenait à attribuer l’ensemble des droits de retransmission de la Ligue 1 et de la Ligue 2 avant l’été et la Coupe du monde, organisée du 14 juin au 15 juillet en Russie, notamment pour profiter de l’effet de l’arrivée du Brésilien Neymar dans le championnat de France, à l’été 2017.
Tout va donc se jouer mardi 29 mai : après le dépôt de dossiers qualitatifs lundi, les principaux concurrents – le groupe Canal+, SFR et beIN Sports – participent à une journée d’enchères pour se partager les lots vendus par la LFP. La Ligue devrait annoncer les résultats en fin de journée.
Les conditions de revente assouplies
L’instance a modifié sa procédure d’appel d’offres pour permettre aux diffuseurs de sous-licencier les lots, une fois leur achat acté. Une manière de les pousser à prendre plus de risques financiers lors des enchères. Ce geste a été jugé nécessaire face à la timidité, feinte ou bien réelle, des prétendants diffuseurs. Altice et sa filière SFR affirment, depuis plusieurs mois, se tenir à distance des appels d’offres pour la Ligue 1, pour se concentrer sur le redressement des activités télécoms du groupe.
SFR avait pourtant fait une entrée retentissante dans le marché de la retransmission en 2015, en décrochant les droits télévisuels pour la France de la Premier League anglaise pour 300 millions d’euros, avant ceux de la Ligue des champions pour 1,1 milliard d’euros en 2018.
« Nous pouvons parfaitement vivre sans Ligue 1 sur les quatre prochaines années, cela ne signifie en revanche pas que nous n’y songerons pas dans quatre ans », expliquait à l’AFP le PDG d’Altice France, Alain Weill, en entretenant le doute.
Pour le groupe Canal+, en revanche, conserver le football français semble incontournable : dépossédées de la Premier League puis de la Ligue des Champions par le même SFR, les chaînes de Vivendi tiennent une partie de leurs abonnés sur le sport, dernier rempart avant de s’aligner sur les offres de Netflix ou Amazon sur la vidéo à la demande. L’enjeu est semblable pour beIN, qui doit nécessairement bloquer l’érosion du nombre de ses abonnés.
Disparition du « multiplex » le samedi soir
Selon le journal Le Parisien, qui avait révélé les détails de l’appel d’offres au mois d’avril, sept lots différents seraient proposés aux diffuseurs :
Le premier lot inclut le match du dimanche soir et des magazines du dimanche soir.Le deuxième correspond aux matchs du vendredi à 21 heures et du samedi à 17 heures, ainsi qu’un magazine du vendredi.Le troisième lot comprend les matchs du samedi 21 heures et du dimanche 17 heures, ainsi qu’un magazine du samedi soir.Le quatrième lot renvoie aux matchs du dimanche à 13 heures et du multiplex du dimanche à 15 heures, plus un magazine du dimanche matin.Les cinquième, sixième et septième lots comprennent, notamment, le Trophée des champions, les barrages de L1, du contenu digital ou deux autres magazines.
Le programme des rencontres de Ligue 1 évolue également : dès 2020, les rencontres organisées simultanément le samedi soir – en « multiplex » – disparaîtront, au profit de quatre rencontres le dimanche, à 15 heures. Une rencontre le même jour à 13 heures, pour toucher le marché asiatique, et l’enchaînement de trois affiches le vendredi, samedi et dimanche boucleront le nouveau programme hebdomadaire de la Ligue 1.
La LFP tente aussi, dans cette nouvelle formule, de se protéger d’une éventuelle déception en définissant des sommes minimales pour chaque lot, tenues secrètes. Si elles ne sont pas atteintes, même après les enchères, la LFP se réserve le droit de ne pas attribuer tous les droits cette année, pour relancer l’appel d’offres avant 2020.



                            


                        

                        


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Serge Dassault, un patron à l’ancienne

A l’image surannée d’un fonctionnement familial de l’entreprise dirigée par Serge Dassault, mort le 28 mai, contrastent les performances technologiques du groupe.



Le Monde
 |    28.05.2018 à 17h56
 • Mis à jour le
28.05.2018 à 18h11
    |

            Dominique Gallois








                        



                                


                            

17 décembre 2014. A l’approche de Noël, la soirée s’annonce festive dans les usines Dassault en Gironde. Pour quelques heures, le hall d’assemblage des avions a été transformé en salle d’apparat. Versailles à Mérignac. Sous les lustres en cristal de Baccarat et sur fond de musique de chambre, un dîner préparé par le chef étoilé Thierry Marx est servi aux 350 invités dans des assiettes en porcelaine. Les convives sont venus découvrir le 8X, dernier né de la famille Falcon, le haut-de-gamme de ses avions d’affaires. La plupart sont des clients de l’avionneur, arrivés avec leur jet personnel.

La soirée s’achève par des séances photos. C’est à qui voudra se faire immortaliser sur la passerelle à la porte de l’appareil avec Serge Dassault et éventuellement ses enfants. « C’est important pour un client d’associer le nom d’un descendant du fondateur à son avion », explique un familier de ces célébrations.
Consignes de vote donnés à sa famille
L’héritier de Marcel Dassault goûte ce moment et ne se fait pas prier. Une manière pour lui de rappeler à sa famille présente au grand complet à la cérémonie, que c’est toujours lui le chef. Il en était de même lors des assemblées générales annuelles de l’avionneur, réunies dans les grands salons de l’hôtel particulier du Rond-point des Champs-Elysées.

Installé à la tribune, comme scrutateur, face aux rares actionnaires individuels, le patriarche n’hésitait pas à donner ou à rappeler les consignes de vote à ses quatre enfants et à sa femme, assis aux premiers rangs. Surtout quand il s’est agi de s’opposer à une proposition d’ouverture du capital de l’entreprise aux salariés, comme ce fut le cas en 2015. Pendant la lecture de la résolution, l’air de rien, Serge Dassault balançait lentement sa main de gauche à droite, l’index pointé vers le haut, tel un métronome, pour exprimer le rejet. Il pouvait d’autant mieux mesurer son impact que le vote se faisait à main levée. N’ayant pas de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ Au Pontet, dans le Vaucluse, une dizaine d’hommes ont exigé vendredi qu’un kiosquier ôte la « une » de l’hebdomadaire, qui qualifie le président turc de dictateur.
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Article sélectionné dans La Matinale du 27/05/2018
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Des militants pro-Erdogan font retirer une affiche de l’hebdomadaire « Le Point »

Au Pontet, dans le Vaucluse, une dizaine d’hommes ont exigé vendredi qu’un kiosquier ôte la « une » de l’hebdomadaire, qui qualifie le président turc de dictateur.



Le Monde
 |    27.05.2018 à 15h29
 • Mis à jour le
28.05.2018 à 06h40
   





                        



   


La « une » du Point qualifiant le président turc Recep Tayyip Erdogan de « dictateur » ne plaît visiblement pas à une partie de la communauté turque. Vendredi 25 mai dans l’après-midi, une dizaine d’hommes ont exigé le retrait de la couverture de l’hebdomadaire affichée sur un kiosque du centre-ville du Pontet (Vaucluse).
Interviewé par le HuffPost, Jean-Paul Abonnenc, directeur général de MédiaKiosk, filiale de JCDecaux, affirme que ces militants pro-Erdogan sont venus « faire pression sur la kiosquière pour lui demander de retirer l’affiche ». « Un peu paniquée, elle a appelé un de nos agents. Compte tenu de la pression qui était exercée sur lui, il a décidé de retirer l’affiche », ajoute-t-il.
Sur plusieurs vidéos publiées sur les réseaux sociaux, on voit la suite de cette scène : des militants déploient une banderole à l’effigie du président turc tandis qu’un employé de JCDecaux se charge de retirer l’affiche du Point.
Des incidents « inacceptables »
Le maire du Pontet, Joris Hebrard (Front national), a dénoncé dès samedi des incidents « inacceptables ». Dans un communiqué, il affirme avoir demandé au directeur régional de la société mise en cause de remettre l’affiche au plus tôt. « On ne transige pas avec la liberté d’expression en France et encore moins au Pontet », écrit le maire frontiste. Selon La Provence, il compte saisir le procureur de la République afin qu’une enquête soit menée et que « les fauteurs de troubles soient identifiés et expulsés ».
Selon Le Point, « un second cas de destruction d’affiche par des sympathisants de l’AKP est recensé à Valence » (Drôme). L’hebdomadaire assure avoir « demandé le rétablissement des affiches dans les kiosques » de ces deux villes, « ce qui fut fait dans les deux heures ». Au Pontet, l’affiche du Point a été replacée sur le kiosque samedi, sous la protection d’agents de la police municipale et d’une dizaine de gendarmes.

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L’hebdomadaire confie que ce numéro, consacré au président turc en campagne pour les élections présidentielle et législatives anticipées du 24 juin, « a fait ces derniers jours l’objet d’une intense campagne de dénigrement dans les médias officiels turcs et de la part d’organisation politiques franco-turques ». « Après une semaine de harcèlement, d’insultes, d’intimidation, d’injures antisémites et de menaces à notre attention sur les réseaux sociaux, voici venu le moment où les sympathisants de l’AKP s’attaquent aux symboles de la liberté d’expression et de la pluralité de la presse », regrette le magazine.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 26/05/2018
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Pierre Bellemare, pionnier charismatique de l’audiovisuel français, est mort

Homme de radio et de télévision, producteur, écrivain, conteur, il était âgé de 88 ans.



Le Monde
 |    27.05.2018 à 10h03
 • Mis à jour le
28.05.2018 à 08h59
    |

            Guillaume Fraissard








                        



                                


                            

Sa voix grave et chaleureuse a fait frissonner des millions d’auditeurs rivés à ses « histoires extraordinaires ». Sa stature de tribun populaire en a fait l’un des animateurs les plus appréciés du petit écran, des années 1960 au milieu des années 1980. Homme de radio et de télévision, producteur et écrivain, Pierre Bellemare est mort samedi 26 mai, a annoncé Europe 1, son ancien employeur. Il avait 88 ans.
Avec sa disparition, l’audiovisuel français perd l’un de ses pionniers charismatiques, de ces précurseurs qui embrassèrent quantité de postes et façonnèrent la télévision d’aujourd’hui. En 1974, lors de l’élection présidentielle, un sondage accordait à Pierre Bellemare entre 50 % et 55 % des suffrages ! Un plébiscite qui amena les commentateurs de l’époque à dire que « la France et Pierre Bellemare ne [faisaient] qu’un ». La preuve avant tout d’une popularité hors norme pour ce bateleur des ondes et du petit écran né le 21 octobre 1929 à Boulogne-Billancourt.
Ses parents s’étaient rencontrés en 1914 au Magic-City, un célèbre dancing parisien dont l’une des entrées donnait sur le 15 rue Cognacq-Jay, là ou s’installeront plus tard les studios de télévision. Pierre, le père, vendeur de livres d’art, parcourait la France des bibliophiles fortunés. Une activité qui périclita durant la seconde guerre mondiale, ce qui obligea la famille à se nourrir un temps aux « réfugiés nécessiteux ». Sa mère, Claudia, couturière à Montmartre, mourut en 1947 des suites d’une longue maladie. Le couple avait eu trois enfants, Jacqueline, Christiane, morte en 1935 à 14 ans, et Pierre.
Cette même année 1947, Pierre Bellemare rate son bac, rencontre sa future femme Micheline Grillon (il se remariera en 1976) et commence à travailler pour Radio Luxembourg. « Presque par accident », dira-t-il. Pierre Hiegel, alors « M. Musique » sur la station, avait épousé en secondes noces sa sœur Jacqueline. C’est lui qui met le pied à l’étrier de...




                        

                        


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Pierre Bellemare, homme de radio et de télévision, producteur et écrivain, est mort

L’un des animateurs les plus populaires des années 1960 au milieu des années 1980 est mort à 88 ans.



Le Monde
 |    27.05.2018 à 09h47
 • Mis à jour le
27.05.2018 à 12h15
   





                        



   


Sa voix grave et chaleureuse a fait frissonner des millions d’auditeurs rivés à ses « histoires extraordinaires ». Sa stature de tribun populaire a fait de lui l’un des animateurs les plus appréciés du petit écran, des années 1960 au milieu des années 1980. Homme de radio et de télévision, producteur et écrivain, Pierre Bellemare est mort samedi 26 mai à Paris, a fait savoir Europe 1, station de radio pour laquelle il a longtemps travaillé. Il avait 88 ans.

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                Pierre Bellemare, pionnier charismatique de l’audiovisuel français, est mort



Le nouveau patron d’Europe 1, Laurent Guimier, s’est dit « très ému » par cette nouvelle. « Pierre Bellemare, inventeur de la radio moderne, voix historique, pilier de la famille Europe 1 nous a quittés », a-t-il tweeté.

Pierre Bellemare, inventeur de la radio moderne, voix historique, pilier, de la famille @europe1 nous a quittés. Ce… https://t.co/ti9eWbWArj— laurentguimier (@Laurent Guimier)


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De nombreuses personnalités ont tenu à rendre hommage à l’animateur. Pierre Lescure a salué « une vie d’histoires racontées comme personne, de sa voix reconnaissable entre toutes, une vie de création et de projets ». « Mon Pierre, notre fou rire dans “En toutes lettres” quand nous animions ensemble sur France 2 restera à tout jamais dans ma mémoire, a tweeté l’animateur Julien Courbet. Tu as inventé les émissions où l’on défend les gens. »
Pour le présentateur Jean-Pierre Foucault, Pierre Bellemare a été un « inventeur génial à la radio et à la télé, passionné jusqu’au bout », et un « exemple pour des générations de jeunes talents ».

Pierre Bellemare .. inventeur génial à la radio et à la télé,passionné jusqu’au bout, exemple pour des générations… https://t.co/v7HRS6Ratg— Foucault_JP (@Jean-Pierre Foucault)


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« Merci cher Pierre Bellemare pour cette passion que vous insuffliez à notre métier, ce goût des autres, cette façon de faire partager vos connaissances au plus grand nombre. Vous êtes formidable, disiez-vous aux Français. Vous aussi ! », a quant à lui écrit Patrick Poivre d’Arvor.
Pionnier charismatique
Avec la disparition de Pierre Bellemare, l’audiovisuel français perd l’un de ses pionniers charismatiques, de ces précurseurs qui embrassèrent quantité de postes et façonnèrent la télévision d’aujourd’hui. C’est notamment lui qui avait importé l’usage du prompteur des Etats-Unis.
Pierre Bellemare a été l’une des premières stars de la station Europe 1. En 1974, lors de l’élection présidentielle, un sondage lui accordait entre 50 % et 55 % des suffrages. Un plébiscite qui amena les commentateurs de l’époque à dire que « la France et Pierre Bellemare ne [faisaient] qu’un ». La preuve avant tout d’une popularité hors norme pour ce bateleur des ondes et du petit écran né le 21 octobre 1929 à Boulogne-Billancourt.
Incapable de rester en place, il a aussi présenté et produit un grand nombre de programmes entre 1954 et 1977, dont « La Caméra invisible », « Rien que la vérité », « 20 millions cash », « Pièces à conviction », « Les Dossiers extraordinaires »...
Champion du contact avec le public, il amorce un tournant en 1986 lorsque FR3 et Europe 1 se séparent de lui, pour rajeunir notamment leur image. Il s’intéresse alors au téléachat, après avoir rencontré le créateur d’une émission américaine de ce genre alors inconnu en France. TF1 est séduite par le concept : il présentera avec Maryse Corson tous les matins pendant sept ans « Le Magazine de l’objet » qui deviendra ensuite « Téléshopping ». Forte de son succès, le concept aura même en 1994 sa propre chaîne, « Club Téléachat », diffusée sur le câble.
Il était aussi apparu au cinéma, dans le rôle du patron des services secrets Armand Lesignac dans le film OSS 117. Rio ne répond plus en 2009, ou encore en 2011 dans la comédie Les Tuche.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤ Pour effectuer ce décompte, des capteurs sont positionnés sur le parcours du défilé, en hauteur, afin de tracer une ligne virtuelle. Deux points de comptage ont été mis en place samedi.
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Comment est réalisé le comptage indépendant utilisé par « Le Monde » et d’autres médias ?

Pour effectuer ce décompte, des capteurs sont positionnés sur le parcours du défilé, en hauteur, afin de tracer une ligne virtuelle. Deux points de comptage ont été mis en place samedi.



Le Monde
 |    26.05.2018 à 17h49
   





                        



   


Près de 32 000 personnes étaient présentes à Paris pour la manifestation du 26 mai contre la politique d’Emmanuel Macron, selon les chiffres fournis par le cabinet Occurrence pour un collectif de médias, dont Le Monde. La préfecture en a dénombré 21 000. La CGT a pour sa part annoncé la présence de 250 000 personnes à travers la France, dont 80 000 à Paris.
Le chiffre fourni par le cabinet Occurrence repose sur une méthode scientifique. Constatant l’incapacité des organisateurs et de la préfecture à fournir des chiffres fiables quant au nombre de personnes présentes à un rassemblement, une vingtaine de grands médias, dont Le Monde, ont décidé de s’associer pour adopter leur propre méthode de décompte des participants.
Ce collectif, qui regroupe notamment l’AFP, France Inter, Europe 1, RTL, Franceinfo, RMC, BFM-TV, France Culture, CNews, France 2, Mediapart, Le Figaro, Le Parisien, Libération, La Croix, Les Echos et la presse régionale et départementale représentée par l’Union de la presse en région, a fait appel au cabinet d’étude Occurrence.
Ce comptage indépendant, qui peut être effectué à l’occasion de chaque grande manifestation et à l’initiative du collectif, est communiqué à l’issue des défilés. La méthode s’appuie sur une démarche éprouvée : des capteurs sont positionnés sur le parcours du défilé, en hauteur, afin de tracer une ligne virtuelle. Chaque personne qui la franchit, y compris sur le trottoir, est comptabilisée. Pour la manifestation du 26 mai, deux points de comptage avaient été mis en place, en amont et en aval de la place de la République, pour plus de fiabilité.

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                « On est là pour se compter et se motiver » : des dizaines de milliers de manifestants mobilisés contre Macron



Dispositif déjà testé
En parallèle sont effectués des « microcomptages humains ». La manifestation est filmée pendant vingt à trente secondes à différents intervalles et différentes « intensités ». Les manifestants sont recomptés humainement sur ces extraits vidéo pour ajuster le décompte fait par les capteurs, et déterminer une marge d’erreur.
Le projet, en construction depuis plusieurs mois, notamment à l’initiative du journaliste Thomas Legrand de France Inter, avait été testé « à blanc » par le collectif de médias. Lors de la manifestation du 16 novembre 2017 « contre la politique libérale d’Emmanuel Macron », à l’appel notamment de la Confédération générale du travail (CGT), le dispositif avait permis de décompter 8 250 manifestants. Plusieurs médias, dont Le Monde, ont recompté séparément les manifestants à partir d’un enregistrement de l’intégralité du défilé. Ils sont parvenus à un chiffre similaire.
Lors de cette manifestation, la police, qui fait un comptage manuel de ce genre de manifestation ainsi qu’un enregistrement vidéo qui lui permet de vérifier éventuellement ses chiffres, avait dénombré 8 000 manifestants. La CGT avait quant à elle annoncé 40 000 manifestants, soit cinq fois plus.
Le nouveau dispositif de comptage a été utilisé pour la première fois officiellement lors des manifestations du jeudi 22 mars, à l’appel des syndicats de fonctionnaire et à l’initiative de ceux de la SNCF.



                            


                        

                        


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Affaire Hanouna : la rapporteure du Conseil d’Etat préconise l’annulation de sanctions

Selon la rapporteure, deux des trois sanctions infligées par le CSA à la chaîne C8 pour des dérapages dans l’émission « Touche pas à mon poste ! » n’ont pas lieu d’être.



Le Monde
 |    26.05.2018 à 14h48
   





                        


Deux des trois sanctions que le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) avait infligées à la chaîne C8 pour les émissions de Cyril Hanouna doivent être annulées, a préconisé la rapporteure du Conseil d’Etat, dont les recommandations ont été publiées, samedi 26 mai, par Le Parisien.
Le CSA avait décidé en juin 2017 de supprimer la publicité dans l’émission quotidienne « Touche pas à mon poste » pendant deux semaines après un acte jugé sexiste de l’animateur-producteur. Cette sanction d’une vigueur inédite est « disproportionnée », a estimé la rapporteure du Conseil d’Etat Laurence Marion, qui recommande plutôt une amende de 50 000 euros en réponse à un recours de Canal+, le groupe propriétaire de C8. Dans cette séquence de décembre 2016, Cyril Hanouna avait posé la main de sa chroniqueuse Capucine Anav sur son sexe. Si le « geste est déplacé, note Laurence Marion, Capucine Anav donne son accord de manière audible, ne paraît ni contrainte ni gênée. »
La rapporteure préconise également l’annulation d’une deuxième sanction, une autre semaine sans publicité infligée par le CSA à C8 pour un canular où Cyril Hanouna avait fait croire à un de ses chroniqueurs qu’il avait tué un producteur.

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Une troisième sanction « doit être confirmée »
La troisième sanction prononcée par le CSA, une amende de trois millions d’euros, doit cependant être confirmée, a estimé la rapporteure. Le CSA l’avait administrée à la chaîne pour un canular jugé homophobe, où Cyril Hanouna s’était fait passer pour un bisexuel dans une petite annonce et répondait de façon caricaturale et en direct aux hommes qui le contactaient.
La chaîne C8, jointe par l’AFP, n’a pas souhaité réagir. L’avis de la rapporteure est souvent suivi, mais pas toujours, par le Conseil d’Etat.
Le groupe Canal+ a également déposé deux recours indemnitaires devant le Conseil d’Etat contre ces trois semaines sans publicité. Le patron de Canal+, Vincent Bolloré, réclame treize millions d’euros en réparation du manque à gagner publicitaire, une somme dix fois supérieure à la perte réelle, selon une source proche du dossier.
Après avoir été talonnée fin 2017, l’émission quotidienne de Cyril Hanouna sur C8 est repassée ces derniers mois devant sa concurrente de TMC, « Quotidien », et Cyril Hanouna a signé avec le groupe Canal+ jusqu’en 2021. Tous programmes confondus, l’audience de C8 a, cependant, baissé de 0,3 point en un an, à 3,2 % de part d’audience, quasiment à égalité avec TMC (3,1 %).

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