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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ A la surprise générale, Zinédine Zidane a annoncé qu’il quittait le club madrilène, avec lequel il vient de remporter sa troisième Ligue des champions. Il dit ne pas chercher d’autre équipe dans l’immédiat.
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Départ de Zidane du Real Madrid : « Pour moi, pour tout le monde, il faut changer »

A la surprise générale, Zinédine Zidane a annoncé qu’il quittait le club madrilène, avec lequel il vient de remporter sa troisième Ligue des champions. Il dit ne pas chercher d’autre équipe dans l’immédiat.



Le Monde
 |    31.05.2018 à 13h14
 • Mis à jour le
31.05.2018 à 16h54
   





                        



Son arrivée avait suscité l’interrogation, son départ a provoqué la stupeur. Zinédine Zidane a mis un terme, jeudi 31 mai, à sa première expérience d’entraîneur, sur le banc du Real Madrid. En huit cent soixante-dix-neuf jours, il a réussi ce que les légendes du jeu n’ont jamais fait en quarante ans de carrière, remportant trois Ligues des champions d’affilée, la dernière samedi face à Liverpool.
Chose miraculeuse dans un club aussi scruté que le Real Madrid, où les secrets ne durent jamais, rien n’a filtré des souhaits de départ du champion du monde 1998 jusqu’à ce que le club convoque, à midi, une conférence de presse en présence de son entraîneur une heure plus tard. Quelques minutes avant que Zidane ouvre la porte de la salle de presse du siège du club à Valdebebas, dans la banlieue de la capitale espagnole, les médias madrilènes éventaient le secret.
« Pour moi, pour tout le monde, il faut changer », a annoncé Zinédine Zidane. La décision a été qualifiée de « totalement inattendue » par le président du club, Florentino Pérez, la mine défaite, présent à ses côtés devant les journalistes.
Clamant tout au long de la conférence de presse son amour de la Maison blanche, Zidane a assuré ne pas « cherche[r] d’autre équipe » à entraîner dans l’immédiat.
« Cette équipe a besoin d’un changement »
L’entraîneur français, à la tête du club merengue depuis le début de 2016, vient d’entrer dans l’histoire de son sport en devenant le premier technicien à remporter trois fois d’affilée la Ligue des champions, et ce pour sa première expérience sur le banc d’une équipe professionnelle, après avoir dirigé l’équipe réserve du Real. Il venait, en janvier, de prolonger son contrat jusqu’en 2020 comme entraîneur des Merengue.

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« Je pense que cette équipe a besoin d’un changement, a expliqué Zinédine Zidane. Après trois ans, il y a besoin d’un autre discours. Sûrement d’une autre méthode de travail. C’est pour cela que j’ai pris cette décision. »
Le Marseillais a lourdement insisté sur le fait que ce départ était aussi « bon pour les joueurs », estimant qu’un « changement [était] nécessaire pour continuer de gagner ». « Pour moi, la décision est claire, même si pour beaucoup elle est incompréhensible. C’est le moment. Aussi pour les joueurs. Après avoir fait trois ans, c’est la décision à prendre. »
Les joueurs avaient été prévenus auparavant par Zidane et, sur les réseaux sociaux, ont fait assaut de compliments à l’égard du « Mister », que le vestiaire madrilène n’a jamais remis en cause. « J’ai apprécié comme un enfant chaque entraînement, chaque conseil », a par exemple écrit le Brésilien Marcelo.

Mister Zizou. He aprendido muchísimo a tu lado! 
— MarceloM12 (@Marcelotwelve)


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Sélectionneur des Bleus, une « suite logique » ?
Prié de dire si une défaite en finale de la Ligue des champions, le 26 mai contre Liverpool (3-1), aurait pu changer sa décision, Zidane a répondu dans un sourire : « Possible, possible. » Il a aussi laissé entendre qu’il pourrait revenir un jour au Real Madrid : « Bien sûr que c’est un “à bientôt”. Madrid m’a tout donné. Je vais rester proche du club toute ma vie, c’est sûr. »

   


Zidane en congé sabbatique, le mercato d’été des entraîneurs, déjà très animé, devrait prendre un nouveau tournant. Le plus prestigieux des bancs européens est à pourvoir. Mais qui pourrait s’y asseoir dans les prochaines semaines ?
Le poste n’étant jusqu’à présent pas à pourvoir, les candidats ne sont pas encore déclarés. Dans les derniers mois, la presse espagnole avait évoqué le nom de Mauricio Pochettino, manageur argentin de Tottenham. Mais que ce soit lui ou un autre, il sera quasi impossible de faire mieux que l’ancien titulaire du poste, même si Zidane n’a remporté qu’une seule des deux saisons de Liga qu’il a entièrement dirigées.
La pression sur les épaules de son successeur sera considérable compte tenu de l’image de Zinédine Zidane à Madrid et de son palmarès exceptionnel. Elle sera aussi grande pour son ami Didier Deschamps, l’actuel sélectionneur de l’équipe de France, dont le contrat vient d’être prolongé jusqu’à 2020 par la Fédération française de football, quel que soit son résultat à la Coupe du monde en Russie (du 14 juin au 15 juillet).
Noël Le Graët, président de la FFF, a considéré récemment l’arrivée, un jour, de Zinédine Zidane au poste de sélectionneur comme « une suite logique ». « Je suis convaincu que Zidane va finir par être le sélectionneur de la France, en raison des liens avec ce pays et cette équipe, avait lui-même dit Didier Deschamps en mars dans une interview à El País. Je ne vois pas sa présence comme une menace ou une pression pour moi. Un jour, il aura aussi à assumer cette grande responsabilité, mais pour le moment je suis ici. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Le gouvernement lance une consultation publique avant de lancer une refonte des régimes de retraite, promettant « les mêmes droits pour tous pour 1 euro cotisé ».
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Réforme des retraites : à quoi correspond le « système par points » ?

Le gouvernement lance une consultation publique avant de lancer une refonte des régimes de retraite, promettant « les mêmes droits pour tous pour 1 euro cotisé ».



Le Monde
 |    31.05.2018 à 13h39
    |

                            Eléa Pommiers








                        


Le gouvernement a lancé, jeudi 31 mai, une « consultation citoyenne », sur Internet ou dans des ateliers, sur la réforme des retraites, qui était un des grands axes du programme d’Emmanuel Macron.
Interrogé dans Le Parisien, le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, rappelle que l’objectif est de « créer un système universel où 1 euro cotisé donne les mêmes droits ».

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Comment fonctionne le régime de retraite actuel ?
La France est réputée pour la complexité de son système de retraite, si bien qu’il est compliqué de parler « d’un » régime de retraite. Il existe des régimes différents, selon que l’on travaille pour le secteur privé ou dans la fonction publique, que l’on est salarié ou indépendant ; sans compter les divers régimes spéciaux (marins, clercs, SNCF, RATP, Comédie française, Banque de France…). En tout, le pays compte plus d’une quarantaine de régimes, répartis entre régimes de bases et régimes complémentaires.
Malgré les différences, ils sont globalement régis par trois grands principes du système de retraite :
il est obligatoire : toute personne qui travaille cotise pour la retraite, sans possibilité d’y déroger. Pour les salariés, ces cotisations sont prélevées sur le salaire brut et acquittées par l’employeur ;c’est un système par répartition : les cotisations des actifs paient les pensions des retraités d’aujourd’hui, dans une logique de solidarité intergénérationnelle. A l’inverse, dans un régime de retraite par capitalisation, chaque actif accumule aujourd’hui un capital qui servira à payer sa propre retraite dans le futur ;il est « contributif » : les pensions de retraites sont proportionnelles au montant des cotisations versées durant la carrière. Chacun est obligé de cotiser durant une durée déterminée pour valider des « semestres » ou « annuités ». Si ces conditions sont remplies, un montant de pension est garanti (50 % du salaire moyen des vingt-cinq meilleures années de carrière pour le régime général).

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Quelle était la promesse Emmanuel Macron ?
Le président de la République avait annoncé dans son programme de campagne qu’il souhaitait mettre fin à la multiplicité des régimes de retraite et créer un système unique avec les mêmes règles pour tous les travailleurs, quel que soit leur statut. L’objectif est de remédier à la complexité du système actuel, et aux inégalités qu’il génère dans les âges de départ à la retraite et sur le montant des pensions.
Outre la création d’un système universel de retraite, Emmanuel Macron se distingue surtout en proposant la mise en œuvre d’un système de retraite proche du système « par points », où 1 euro cotisé ouvrirait les mêmes droits à tous.
Il n’est ni le seul ni le premier à envisager une réforme des retraites. Alain Juppé, qui avait voulu, en 1995, aligner les régimes de retraites, avait provoqué les grèves les plus importantes depuis 1968. En 2010, Nicolas Sarkozy avait proposé de lancer une réflexion nationale sur une « réforme systématique », qui inclurait une étude des « conditions de mise en place d’un régime universel par points ou en comptes notionnels, dans le respect du principe de répartition ».

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Qu’est-ce qu’un régime de retraite par points ?
Dans un système par points, un actif cotise et accumule chaque année un certain nombre de points. Au moment de partir à la retraite, ce total est converti en pension. Dans un régime par points classique, la pension est calculée en fonction d’une « valeur du point » valable pour tous (par exemple, 1 point = 1,25 euro). Tous les régimes complémentaires français fonctionnent actuellement sur ce modèle.
En réalité, un régime « des comptes notionnels » pour Macron
Même si sa proposition est souvent reprise sous l’appellation « retraite par points », il s’agit en réalité d’un régime légèrement différent. Durant la campagne, il a expliqué qu’il préférerait un système dit « des comptes notionnels », appliqué notamment en Italie et en Suède. De quoi s’agit-il ? Dans ce système, on imagine que chaque actif dispose d’un « compte virtuel » sur lequel est versé l’ensemble de ses cotisations. C’est ce « capital virtuel » accumulé qui sera finalement transformé en pension de retraite grâce à un « coefficient de conversion », prenant en compte deux facteurs : l’âge de départ à la retraite et l’espérance de vie de chaque génération au moment du départ. En divisant le capital virtuel accumulé par ce coefficient, on obtient le montant de l’annuité.
Concrètement, qu’est-ce que cela changerait par rapport au régime actuel ?
Ni le caractère obligatoire du système ni le principe de la retraite par répartition ne seraient remis en cause. Le compte est bien virtuel et les cotisations des actifs paient toujours les pensions des retraités. L’un des objectifs est d’offrir une plus grande liberté dans la gestion des carrières puisque les changements de statuts seraient facilités. Emmanuel Macron affirme également que les « accidents » de carrière ne seraient plus pénalisés car la durée de cotisation n’aurait plus d’importance. Seul le montant du « capital virtuel » accumulé déciderait du montant de la pension de retraite.
Le gouvernement n’a pas prévu de modifier l’âge de la retraite à 62 ans ni le montant des pensions, mais cette promesse est toute relative. Ce sera sans doute vrai sur le quinquennat, puisque la réforme se mettra en place sur plusieurs années. En revanche, une fois effective, le montant des retraites pourrait varier. Dans un régime par points, le montant des retraites n’est pas garanti (comme il l’est actuellement) puisqu’il varie en fonction de la « valeur du point » dans le système classique, ou du « coefficient de conversion » dans le système de comptes notionnels. En 2010, le Conseil d’orientation des retraites avait simulé un passage à la retraite par points mais avait souligné la difficulté à en évaluer les effets sur les pensions, qui dépendent notamment de la définition du coefficient.
En outre, le calcul du coefficient de conversion inciterait globalement à travailler plus longtemps :
il prend en compte l’âge de départ : plus une personne décide de prendre sa retraite tard, plus sa pension est élevée ;il prend aussi en compte l’espérance de vie de la génération à laquelle appartient l’assuré. Maintenir un niveau fixe de pension si l’espérance de vie augmente supposerait donc de retarder l’âge de départ à la retraite.
Ainsi, en Suède, les actifs peuvent partir dès 61 ans mais l’âge moyen auquel ils prennent leur retraite était de plus de 65 ans en 2014, contre moins de 60 ans en France, selon l’OCDE. La seule différence est qu’il reviendrait à chacun de « choisir » entre travailler plus longtemps et avoir une meilleure pension, ou partir plus tôt avec une pension moindre. Autrement dit, plus aucun gouvernement n’aurait à légiférer sur l’épineuse question de l’âge de départ à la retraite.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Washington a décidé de ne pas prolonger l’exemption temporaire accordée à l’UE et va mettre en place des taxes de 25 % sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium.
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Les Etats-Unis vont taxer l’acier et l’aluminium importés de l’Union européenne à partir de vendredi

Washington a décidé de ne pas prolonger l’exemption temporaire accordée à l’UE et va mettre en place des taxes de 25 % sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium.



Le Monde
 |    31.05.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
31.05.2018 à 16h50
   





                        


Le secrétaire américain au commerce Wilbur Ross a annoncé, jeudi 31 mai, que les Etats-Unis allaient appliquer dès vendredi d’importants tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium importés de l’Union européenne (UE), mais aussi du Mexique et du Canada.
Les Etats-Unis ont donc décidé de ne pas prolonger l’exemption temporaire accordée à l’Union européenne jusqu’à jeudi minuit et vont mettre en place des taxes de 25 % sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium. Le sursis sur ces taxes est également levé pour le Mexique et le Canada, les deux partenaires de l’accord de libre-échange nord-américain (Aléna) dont la renégociation, entamée il y a dix mois, peine à aboutir.
Pour justifier sa décision, Wilbur Ross a précisé que les Etats-Unis ne voulaient pas accorder aux Vingt-huit « une exemption permanente et inconditionnelle sur les tarifs » :
« Nous avons eu des discussions avec la Commission européenne et même si nous avons fait des progrès, ils ne sont pas allés jusqu’au point où il aurait été justifié soit de prolonger l’exemption temporaire, soit d’accorder une exemption permanente. »
Représailles de l’UE et du Mexique
Le ministre de Donald Trump a minimisé les risques de représailles de la part de ces pays, ajoutant qu’il y avait « un potentiel de discussion » avec l’Union européenne. Mais, a-t-il prévenu, « comme nous ne savons pas quelle va être leur réaction à l’idée de continuer les discussions » malgré l’imposition des tarifs, « il est un peu prématuré pour savoir quels seront les sujets de ces négociations ».
L’Union européenne avait en effet exigé l’exemption définitive de ces taxes douanières comme tout préalable aux négociations. Les Européens, France en tête, ont insisté sur le fait qu’ils ne pouvaient discuter en ayant une épée de Damoclès au-dessus de leur tête, qui plus est de la part d’un allié commercial.
La réaction de Bruxelles ne s’est pas fait attendre : dans la foulée de la décision américaine, le président de la commission européenne Jean-Claude Juncker a dit qu’il allait « annoncer dans les prochains heures des contre-mesures » :
« L’Union européenne ne peut pas rester sans réagir (...) Ce qu’ils peuvent faire, nous sommes capables de faire exactement la même chose. »
Mexico a lui aussi décidé de représailles commerciales. « Le Mexique imposera des mesures équivalentes sur divers produits » dont certains aciers, des fruits et des fromages, a annoncé dans un communiqué son ministère de l’économie, et celles-ci « seront en vigueur tant que le gouvernement américain n’éliminera pas les taxes imposées ».

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ L’équivalent d’un tiers du bénéfice net 2017 du Groupe SNCF a déjà été englouti dans le conflit.
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A fin mai, la grève aurait déjà coûté 400 millions d’euros à la SNCF

L’équivalent d’un tiers du bénéfice net 2017 du Groupe SNCF a déjà été englouti dans le conflit.



Le Monde
 |    31.05.2018 à 15h58
    |

                            Éric Béziat








                        



   


Avis aux amateurs de statistiques : samedi 2 juin, lorsque commencera la treizième séquence de grève en pointillé contre la réforme ferroviaire, le record de 1995 (vingt-cinq jours de grève dont vingt-deux d’affilée) sera égalé, voire battu, selon que l’on fait démarrer le mouvement au jeudi 22 mars ou au lundi 3 avril.
Mais, au fond, peu importe. Ce qui est sûr, c’est que le conflit se compte désormais en mois. Et il commence à peser financièrement. Evidemment, la grève vide les comptes en banque des salariés. Les syndicats s’apprêtent à redistribuer le contenu de leurs diverses caisses de solidarité aux grévistes les plus touchés par le mouvement (dont l’impressionnante cagnotte de 1,18 million d’euros collectée sur Internet auprès de 30 000 donateurs).
Leur querelle avec la direction sur le non-paiement des jours de repos des grévistes (qui augmente de 15 % environ le coût de la grève pour le salarié) a pris un tour judiciaire depuis plusieurs semaines. Dernier épisode en date : le tribunal de Bobigny, qui devait examiner la question jeudi 31 mai, a renvoyé au 7 juin l’audience opposant la direction de l’entreprise ferroviaire à la CGT, l’UNSA et la CFDT.
Coûteuses mesures de compensation envers ses clients

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Mais la grève aura aussi des effets non négligeables dans les comptes de la SNCF. Selon une source proche du dossier, le conflit a pour le moment coûté autour de 400 millions d’euros à l’entreprise. « Cette estimation prend en compte le coût subi, explique cette source, mais aussi le coût voulu ; c’est-à-dire, les gestes commerciaux envers les clients et les usagers déjà annoncés pour les abonnés des TER, les titulaires du passe Navigo en Ile-de-France et pour les jeunes utilisateurs des TGV qui ont la carte TGVmax. » 

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L’équivalent d’un tiers du bénéfice net 2017 du Groupe SNCF a déjà été englouti dans le conflit. Heureusement pour l’entreprise, le fléchissement de la grève ralentit les pertes. Lors du 24e jour de grève, le 29 mai, plus de 8 500 trains (contre 14 000 environ en temps normal) ont circulé, alors qu’on en dénombrait moins de 3 000 au premier jour de grève. Sur le TGV, par exemple, il y avait 14 % de trains en circulation au début du conflit, contre 66 % désormais.
Ce constat – 400 millions de pertes à fin mai – n’en reste pas moins provisoire. L’entreprise s’apprête à annoncer de nouvelles mesures de compensation envers ses clients, qui alourdiront la facture. Mais, surtout, même si elle faiblit, la grève unitaire voulue par le front des syndicats (CGT cheminots, UNSA ferroviaire, SUD Rail et CFDT Cheminots) n’est pas terminée.

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CGT et SUD pas convaincus des « avancées » sociales
Le mouvement à quatre durera probablement le temps que le processus législatif instituant le « nouveau pacte ferroviaire » aille à son terme. Pour rappel, le projet de loi a été voté en première lecture par l’Assemblée nationale, le 17 avril. Il est examiné, depuis mardi 29 mai, au Sénat, où les élus communistes et apparentés mènent la fronde contre la réforme. Alors que, mercredi 30 mai au soir, l’examen du texte avait à peine avancé, l’ensemble des 267 amendements devaient, en théorie, avoir été examinés jeudi 31 mai. Le vote solennel par les sénateurs a été programmé au mardi 5 juin.

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L’étape suivante, la commission mixte paritaire (CMP), qui recherche une conciliation entre députés et sénateurs afin d’aboutir à un texte commun, est programmée au 14 juin. « Le gouvernement et les membres des deux assemblées souhaitent que la CMP soit conclusive, affirme un bon connaisseur du dossier. Compte tenu des amendements sociaux ajoutés au Sénat avec l’aval du gouvernement, ce sera probablement à ce moment-là que la CFDT et l’UNSA décideront de quitter le mouvement. D’autant plus que le congrès de la CFDT, qui se tient du 4 au 8 juin, sera terminé. »
Restent les deux autres organisations : la CGT et SUD n’ont pas caché que les « avancées » sociales ajoutées par les sénateurs ne les ont pas convaincus. Elles iront probablement au bout de la grève programmée, soit le 28 juin, et font planer la menace de continuer au-delà.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Le montage des services secrets ukrainiens pour faire croire à l’assassinat du journaliste exilé à Kiev nourrit aussi les complotistes de tous poils.
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La fausse mort de Babtchenko, une aubaine pour le pouvoir russe

Le montage des services secrets ukrainiens pour faire croire à l’assassinat du journaliste exilé à Kiev nourrit aussi les complotistes de tous poils.



Le Monde
 |    31.05.2018 à 15h00
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

Mort, assassiné, le 29 mai. Vivant et en bonne santé, le lendemain. En moins de vingt-quatre heures, le journaliste russe Arkadi Babtchenko, exilé à Kiev pour des raisons de sécurité, est passé d’un état à l’autre, lors d’une opération montée de toutes pièces par les services ukrainiens pour « déjouer » un projet présumé des services russes d’attenter à sa personne. En moins de vingt-quatre heures, une fois passé le soulagement de constater qu’il était en vie, le malaise s’est installé chez ses confrères de tous horizons, russes, ukrainiens ou étrangers.
Fallait-il en passer par cette mise en scène macabre, étayée par le premier ministre ukrainien en personne, donner des détails d’une violence inouïe – « trois balles dans le dos », « le journaliste décédé dans l’ambulance » – et impliquer les médias de la planète entière, dont Le Monde, pour démontrer l’existence de menaces sérieuses ?
« Il ne pouvait pas faire de plus grand cadeau au Kremlin qu’il déteste tant », considérait, jeudi 31 mai, Alexandre Minkine, dans le quotidien Moskovski Komsomolets
Arkadi Babtchenko a-t-il réfléchi au traumatisme que la nouvelle de son assassinat éveillerait chez tant de ses collègues, russes et ukrainiens, durement éprouvés par la perte d’amis ces dernières années ? A-t-il mesuré l’effet de sa « fausse » mort dans une rédaction comme Novaïa Gazeta, qui a pleuré plusieurs de ses journalistes dont Anna Politkovskaïa, tuée en 2006 par arme à feu à l’entrée de son immeuble, dans les mêmes circonstances que son « faux » assassinat ? Pouvait-il concevoir l’émotion de ceux qui se sont réunis spontanément sur un pont de Moscou en déposant sa photo à l’endroit même où l’opposant Boris Nemtsov a été abattu dans le dos ? Oui, il le pouvait. « J’ai eu à enterrer nombre de mes amis et de mes collègues, je connais le sentiment que cela procure », a-t-il affirmé. « Mieux vaut un opposant vivant que mort », ont...




                        

                        


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L’Etat a démantelé des dizaines de camps de migrants à Paris depuis juin 2015

EN UN GRAPHIQUE – L’évacuation du camp de migrants de la Villette, mercredi, est le dernier d’une longue liste effectuée par l’Etat depuis juin 2015.



Le Monde
 |    31.05.2018 à 16h04
 • Mis à jour le
31.05.2018 à 16h41
    |

            Pierre Breteau








                        


Plus de mille migrants ont été évacués des bords du canal Saint-Denis (Paris), mercredi 30 mai. Le camp du Millénaire — du nom d’un centre commercial voisin — était installé à proximité de la porte de la Villette, dans le 19e arrondissement de Paris, depuis des mois. Il s’agissait de la première évacuation depuis l’été 2017, après de nombreuses opérations en 2015 et en 2016.
35 opérations de démantèlement d’au moins 39 camps
L’Etat a fait savoir que l’opération du 30 mai était la 35e de ce type en trois ans à Paris avec, selon notre comptage, au moins 39 sites de campement évacués depuis le 2 juin 2015.
Des premières évacuations, à partir du mois de juin 2015, avec déjà 16 démantèlements en six mois, le nombre est passé à au moins 19 en 2016, avant de retomber à trois en 2017 et un seul en 2018, celui du camp du Millénaire.
In fine, l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) examinera la situation des personnes évacuées de ces campements vers des gymnases d’Ile-de-France pour déterminer leurs droits et vers quelle structure elles peuvent être dirigées.

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Des dizaines de camps évacués à Paris depuis juin 2015
Cette carte et ce graphique représentent les camps de migrants évacués à Paris depuis juin 2015, ainsi que leur localisation et le nombre de personnes qu'ils abritaient.
Sélectionnez les barres ou les cercles sur la carte pour afficher le détail des évacuations.


Source : Le Monde, AFP, La Croix, préfecture de police de Paris


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 0) {
            a = (data[i].date).substring(data[i].date.length - 4, data[i].date.length)
            b = (data[i - 1].date).substring(data[i - 1].date.length - 4, data[i - 1].date.length)
            if (a != b) jegarde.push(i)
            /* ma combine si y a deux événements le même jour*/

            if (d.date == data[i - 1].date) {
                d.datecorr = moment(d.date, "DD/MM/YYYY").add(1, "day").format("DD/MM/YYYY");
                dico[d.datecorr] = d.date
            } else {
                d.datecorr = d.date;
            }
        } else {
            d.datecorr = d.date;
        }
    });

    /* les variables */

    var largeur = document.getElementById("campsparis").offsetWidth,
        hauteurcarte = largeur * .6,
        echelle = largeur * 350,
        radiusdebase = 5;

    var margin = { top: 20, right: 20, bottom: 60, left: 50 },
        largeurgraphe = largeur - margin.left - margin.right,
        hauteurgraphe = (largeur * .5) - margin.top - margin.bottom;

    if (largeur 

    function auPropre(num) {
 1000) {
            chiffre = String((num / 1000).toFixed(3)).replace(".", " ")
        } else { chiffre = num }
        return chiffre
    };

    /*

                                            /██                
                                           | ██                
      /██████   /██████  /██████   /██████ | ███████   /██████ 
     /██__  ██ /██__  ██|____  ██ /██__  ██| ██__  ██ /██__  ██
    | ██  \ ██| ██  \__/ /███████| ██  \ ██| ██  \ ██| ████████
    | ██  | ██| ██      /██__  ██| ██  | ██| ██  | ██| ██_____/
    |  ███████| ██     |  ███████| ███████/| ██  | ██|  ███████
     \____  ██|__/      \_______/| ██____/ |__/  |__/ \_______/
     /██  \ ██                   | ██                          
    |  ██████/                   | ██                          
     \______/                    |__/                          


    */

    var x = d3.scaleBand()
        .range([0, largeurgraphe])
        .padding(0.1);

    var y = d3.scaleLinear()
        .range([hauteurgraphe, 0]);

    var svg = d3.select("#graphiquecamps").append("svg")
        .attr("width", "100%")
        .attr("viewBox", "0 0 " + (largeurgraphe + margin.left + margin.right) + " " + (hauteurgraphe + margin.top + margin.bottom))
        .append("g")
        .attr("transform",
            "translate(" + margin.left + "," + margin.top + ")");

    x.domain(data.map(function(d) { return d.datecorr; }));
    y.domain([0, d3.max(data, function(d) { return d.moy; })]);

    /* on colle les rectangles */
    svg.selectAll(".bar")
        .data(data)
        .enter().append("rect")
 "bar" + d.id)
        .attr("class", function(d) {
            classe = "barre"
            if (d.moy == null) classe += " pasdechiffre"
            return classe
        })
        .attr("x", function(d) { return x(d.datecorr); })
        .attr("width", x.bandwidth())
        .attr("y", function(d) {
 0) return y(d.moy);
            else return y(300)

        })
        .attr("height", function(d) {
 0) return hauteurgraphe - y(d.moy);
            else return hauteurgraphe - y(300)
        })
 tooltipEvac(d))
        .on("mouseover", function(d) {
            d3.select("#cer" + d.id).style("stroke-width", "2px")
            d3.select(this).style("fill", "#ff3232").style("fill-opacity", 1);

        })
        .on("mouseout", function(d) {
            d3.select("#cer" + d.id).style("stroke-width", 0)
            d3.select(this)
                .style("fill", "#ffadad")
                .style("fill-opacity", function(d) {
                    if (d3.select(this).classed("pasdechiffre") == true) return .25
                    else return 1
                });
        });

    /* la grille */
    svg.append("g")
        .attr("class", "grid")
        .call(make_y_gridlines()
            .tickSize(-largeurgraphe)
            .tickFormat("")
        );

    function make_y_gridlines() {
        return d3.axisLeft(y)
            .ticks(10)
    };

    /* l'axe des abscisses */
    var axex = svg.append("g")
        .attr("class", "x")
        .attr("transform", "translate(0," + hauteurgraphe + ")")
        .call(d3.axisBottom(x).tickSize(2).tickSizeOuter(0).tickFormat(function(d, i) {
            if (jegarde.indexOf(i) != -1) return d.substring(d.length - 4, d.length)
        }));

    /* l'axe des ordonnées */
    var axey = svg.append("g")
        .attr("class", "y")
        .call(d3.axisLeft(y).ticks(10).tickSizeOuter(0).tickFormat(function(d) {
 0) return ((d >= 1000) ? String((d / 1000).toFixed(3)).replace(".", " ") : d)
        }));

    axey.append("text")
        .attr("class", "titreaxe")
        .attr("fill", "rgba(0,0,0,.6)")
        .attr("transform", "rotate(-90)")
        .attr("y", 10)
        .attr("dy", "0.71em")
        .attr("text-anchor", "end")
        .text("Nombre de migrants");


    /* 

                                 /██              
                                | ██              
  /███████  /██████   /██████  /██████    /██████ 
 /██_____/ |____  ██ /██__  ██|_  ██_/   /██__  ██
| ██        /███████| ██  \__/  | ██    | ████████
| ██       /██__  ██| ██        | ██ /██| ██_____/
|  ███████|  ███████| ██        |  ████/|  ███████
 \_______/ \_______/|__/         \___/   \_______/
                                                  
                                                  

    */



    /* on range d'abord */
    data.sort(function(a, b) {
 b.moy)
            return -1;
        if (a.moy             return 1;
        if (b.moy == "")
            return 2;
        return 0;
    });

    var radius = d3.scaleSqrt()
        .domain([1, d3.max(data, function(d) { return d.moy; })])
        .range([2, largeur / 35]);

    var svgcarte = d3.select("#cartecamps")
        .append("svg")
        .attr("width", "100%")
        .attr("viewBox", "0 0 " + largeur + " " + hauteurcarte)

    var fond = svgcarte.append("svg:g").attr("id", "fond"),
        monfleuve = svgcarte.append("svg:g").attr("id", "monfleuve"),
        bubulles = svgcarte.append("svg:g").attr("id", "bubulles");

    /* Projection conique conforme de Lambert, « Lambert 93 » */
    var projection = d3.geoConicEquidistant()
        .scale(echelle)
        .precision(.1)
        .rotate([-3, 0])
        .translate([largeur / 2.1, hauteurcarte / 1.9])
        .center([-.66, 48.856614])
        .parallels([44, 49]);

    var path = d3.geoPath().projection(projection);
    /* debut de la carte */
    var url = "//s1.lemde.fr/assets-redaction/soc/campsparis/arrondissements.json";
    var seine = "//s1.lemde.fr/assets-redaction/soc/campsparis/seinemano.json";

    d3.json(seine, function(error, fleuve) {
        monfleuve.selectAll("path")
            .data(topojson.feature(fleuve, fleuve.objects.seine).features)
            .enter()
            .append("path")
            .attr("d", path)
            .attr("class", "laseine");
    });

    d3.json(url, function(error, paris) {
        /* le fond */
        fond.selectAll("path")
            .data(topojson.feature(paris, paris.objects.collection).features)
            .enter()
            .append("path")
            .attr("d", path)
            .attr("class", "arrondissement");

        /* le texte */
        monfleuve.selectAll("text")
            .data(topojson.feature(paris, paris.objects.collection).features)
            .enter()
            .append("text")
            .filter(function(d) { return [18, 19, 17, 20, 10, 11, 13, 3].indexOf(d.properties.objectid) != -1 })
            .attr("class", "texteardt")
            .attr("x", function(d) {
                return projection([d.properties.geom_x_y[1], d.properties.geom_x_y[0]])[0]
            })
            .attr("y", function(d) {
                return projection([d.properties.geom_x_y[1], d.properties.geom_x_y[0]])[1]
            })
            .text(function(d) {
                return d.properties.objectid + "e"
            });

    });

    /*On dessine les bubulles*/
    bubulles.selectAll("circle")
        .data(data)
        .enter()
        .append("svg:circle")
 "cer" + d.id)
        .attr("class", "cercle")
        .attr("cx", function(d, i) {
            return projection([+d["lon"], +d["lat"]])[0];
        })
        .attr("cy", function(d, i) {
            return projection([+d["lon"], +d["lat"]])[1];
        })
        .attr("r", function(d) {
 0) return radius(d.moy)
            else return radiusdebase
        })
 tooltipEvac(d))
        .on("mouseover", function(d) {
            d3.select(this).style("stroke-width", "2px");
            d3.select("#bar" + d.id).style("fill", "#ff3232").style("fill-opacity", 1);

        })
        .on("mouseout", function(d) {
            d3.select(this).style("stroke-width", 0);
            d3.select("#bar" + d.id)
                .style("fill", "#ffadad")
                .style("fill-opacity", function(d) {
                    if (d3.select(this).classed("pasdechiffre") == true) return .25
                    else return 1
                });

        });


    /* fonction pour le gif 
    var j = 0;

    $("body").on("click", function() {
        data.sort(function(a, b) {
            return a.id - b.id;
        });
        montrer();

    });

    function montrer() {


        // console.log("numéro :", j);
        j++;
        d3.select("#cer" + j).style("stroke-width", "2px")
        d3.select("#bar" + j).style("fill", "#ff3232").style("fill-opacity", 1);

        d3.select("#cer" + (j - 1)).style("stroke-width", 0)
        d3.select("#bar" + (j - 1)).style("fill", "#ffadad").style("fill-opacity", function(d) {
            if (d3.select(this).classed("pasdechiffre") == true) return .25
            else return 1
        });
        if (j 
            setTimeout(montrer, 350);
        }
    };*/

    /* la légende enfin */

    var legende = svgcarte.append("g")
        .attr("class", "legende")
        .attr("transform", "translate(" + (40) + "," + 40 + ")")
        .selectAll("g")
        .data([200, 2500])
        .enter().append("g");
    legende.append("circle")
        .attr("cy", function(d) {
            return -radius(d);
        })
        .attr("r", radius);

    legende.append("text")
        .attr("class", "texteleg")
        .attr("y", function(d) {
            return -2 * radius(d) + 6;
        })
        .attr("x", function(d) {
            return -radius(5) + 5;
        })
        .attr("text-anchor", "start")
        .text(function(d) {
= 1000) ? String((d / 1000).toFixed(3)).replace(".", " ") : d) + " migrants";
        });


    /* la fonction pour nos deux tooltips */

    function tooltipEvac(e) {
        // e.date = e.date.replace("18/09/2015", "17/09/2015")
" + e.lieu + ""
Camp évacué le " + moment(e.date, "DD/MM/YYYY").format("dddd Do MMMM YYYY") + ""
        /* les chiffres */
"
        if (e.presse || e.pref) {
" + auPropre(e.pref) + " migrants selon la préfecture"
" + auPropre(e.presse) + " migrants selon la presse"
        } else {
Nombre de migrants inconnu"
        }

        return html
    }






    /*    La gestion du tooltip, ici sur les cercles   */
    $("#cartecamps").tooltip({
        show: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        hide: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        items: "circle.cercle",
        track: true,
        tooltipClass: "multimedia-embed tooltipdecodeurs",
        position: {
            my: 'left-30 top+70',
            at: 'right+10 center'
        },
        content: function() {
            return $(this).attr("title")
        },
        open: function(event, ui) {
            /* permet de fermer le tooltip en tapant sur lui-même en mobile*/
            var elem = $(event.target);
            ui.tooltip.click(function() {
                elem.tooltip('close');
            });
        }

    });


    /*    La gestion du tooltip, ici sur les barres du haut   */
    $("#graphiquecamps").tooltip({
        show: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        hide: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        items: "rect.barre",
        track: true,
        tooltipClass: "multimedia-embed tooltipdecodeurs",
        position: {
            my: 'left-30 top-200',
            at: 'right+10 center'
        },
        content: function() {
            return $(this).attr("title")
        },
        open: function(event, ui) {
            /* permet de fermer le tooltip en tapant sur lui-même en mobile*/
            var elem = $(event.target);
            ui.tooltip.click(function() {
                elem.tooltip('close');
            });
        }

    });

    $("#campsparis a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });

});


30 000 personnes évacuées en trois ans
Ces opérations se sont soldées par l’évacuation d’environ 30 000 personnes en trois ans (qui peuvent parfois être les mêmes revenant ensuite sur le même lieu) de sites concentrés dans les 18e et 19e arrondissements, dans le nord de la capitale.
A l’exception d’un campement quai d’Austerlitz (13e arrondissement), de ceux de la place de la République (3e, 10e et 11e) et de la porte de Saint-Ouen (17e et 18e), ce sont ces deux quartiers du nord-est parisien qui ont accueilli la majorité des campements de migrants.


        Lire :
         

          Evacuation du camp de migrants du Millénaire : « Je fais une bêtise en montant dans le bus ? »




> Voir la rubrique « En un graphique » des Décodeurs




                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/31/17-7">
<filnamedate="20180531"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180531"><AAMMJJHH="2018053117">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ L’ancienne députée FN du Vaucluse mène une stratégie hors parti et cherche à se placer en chaînon central d’une union des droites.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Après un an de retraite, Marion Maréchal-Le Pen est de retour

L’ancienne députée FN du Vaucluse mène une stratégie hors parti et cherche à se placer en chaînon central d’une union des droites.



Le Monde
 |    31.05.2018 à 10h15
 • Mis à jour le
31.05.2018 à 13h51
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            

C’est devenu le communiste préféré de l’extrême droite française. Celui que l’on peut citer sans avoir lu une ligne de ses textes : Antonio Gramsci. Pour avoir théorisé l’hégémonie culturelle – toute victoire politique passerait d’abord par une conquête des esprits et des schémas de pensée –, ce philosophe italien du début du XXe siècle inspire une nébuleuse autour du Front national, dont Marion Maréchal-Le Pen représente la figure de proue. « Il est important de mener des combats culturels, le combat électoral n’est qu’une finalité de cela », a souligné l’ancienne députée de Vaucluse sur le plateau de Télé Lyon Métropole (TLM), le 24 mai.
Retraitée de la politique électorale depuis un an, la nièce de Marine Le Pen a annoncé le lancement pour la rentrée de septembre, à Lyon, d’un institut de formation politique, l’Institut des sciences sociales, économiques et politiques (Issep), qu’elle va diriger. Elle doit aussi participer, jeudi 31 mai, à Paris, à une soirée-débat de L’Incorrect, mensuel lancé par certains de ses amis quelques mois après son retrait. Deux vaisseaux comme autant de poursuites du « marionisme » par d’autres moyens.

Le thème de la soirée organisée par L’Incorrect se veut provocateur : « Débranchons Mai 68 ». Un « clin d’œil » aux débats actuels sur la bioéthique, selon le directeur de la communication de la revue, Arnaud Stephan : « Tout le monde veut débrancher tout le monde. » Un millier de personnes sont attendues pour ce rendez-vous qui entend contester sur son terrain une supposée domination intellectuelle de la gauche. « L’idée de droite a capitulé devant Mai 68, elle a laissé le hochet de la culture et de l’éducation à d’autres », déplore M. Stephan, qui a été pendant cinq ans l’assistant parlementaire de Mme Maréchal-Le Pen.
Dans l’esprit de nombreux acteurs, à droite et à l’extrême droite, Mai 68 a planté des graines qui auraient...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ La vedette de télé-réalité américaine a plaidé auprès du président la libération d’une sexagénaire emprisonnée depuis plus de vingt ans pour un délit non violent lié à la drogue.
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Donald Trump reçoit Kim… Kardashian West à la Maison Blanche

La vedette de télé-réalité américaine a plaidé auprès du président la libération d’une sexagénaire emprisonnée depuis plus de vingt ans pour un délit non violent lié à la drogue.



Le Monde
 |    31.05.2018 à 15h57
 • Mis à jour le
31.05.2018 à 16h50
   





                        


C’est une photo pour le moins surprenante qu’a partagée le président américain mercredi 31 mai sur Twitter : Donald Trump, tout sourire dans le bureau ovale, aux côtés de Kim Kardashian West. La vedette de télé-réalité américaine a en effet été reçue à la Maison Blanche pour un sujet qui n’avait rien de léger : la réforme carcérale en cours.

Great meeting with @KimKardashian today, talked about prison reform and sentencing. https://t.co/uOy4UJ41JF— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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« Super rencontre avec Kim Kardashian aujourd’hui, nous avons parlé réforme carcérale et condamnations. »
La femme d’affaires avait fait le déplacement à Washington pour porter devant l’administration Trump le cas d’Alice Marie Johnson, une femme de 63 ans, emprisonnée depuis plus de vingt ans pour possession de cocaïne et blanchiment d’argent. C’est après avoir visionné une vidéo devenue virale aux Etats-Unis que Kim Kardashian West a voulu militer pour la libération de cette sexagénaire.
Condamnée à l’emprisonnement à vie en 1996 pour un délit non violent lié au trafic de drogue, elle ne peut pas bénéficier d’une liberté conditionnelle et seule un geste présidentiel pourrait lui permettre de sortir de prison.
Efforts balbutiants de réforme
Selon l’avocate de la détenue, Brittany K. Barnett, Mme Kardashian West et son avocat, Shawn Chapman Holley, devaient initialement être reçus par des responsables américains à la Maison Blanche, dont Jared Kushner, gendre et haut conseiller du président. Donald Trump aurait décidé de se joindre au groupe au dernier moment.
Comme le souligne le New York Times, Jared Kushner mène les efforts – balbutiants – de l’administration pour réformer le système de justice pénale et aider à réduire la récidive « en offrant plus de perspectives aux détenus, notamment grâce à des formations professionnelles, des centres de réinsertion et des libérations anticipées ». Mais sa ligne se heurte à celle, beaucoup plus dure, du ministre de la justice, Jeff Sessions.

        Lire son portrait :
         

          Jeff Sessions, un guerrier conservateur pour la justice américaine



L’administration de l’ancien président Barack Obama avait tenté de modifier des lois rigides sur ce type de condamnations, mais n’avait pas réussi à obtenir le soutien du Congrès. Le démocrate avait ainsi procédé à 1 715 commutations présidentielles durant son mandat, soit davantage que l’ensemble de ses prédécesseurs à la Maison Blanche. Ces commutations, pour l’essentiel, concernaient de simples dealers de stupéfiants ayant été condamnés à de lourdes sentences – en vertu d’un système pénal très répressif – et étant censés ne plus présenter de dangerosité.
Jeux de mots sexistes
La rencontre entre Mme Kardashian West et Donald Trump a également été l’occasion pour certains tabloïds américains de ressortir leur panoplie de jeux de mots. Le New York Post, peu connu pour la finesse de ses « unes », titre ainsi « Trump meets Rump », rime faisant référence à « la croupe » de la célébrité aux 111 millions d’abonnés sur Instagram. Pire, dans son surtitre, le quotidien pro-Trump rebaptise la star en « Kim Thong Un », clin d’œil clairement sexiste (thong en anglais signifie string) et à l’éventuelle rencontre à venir entre le président américain et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.

Tomorrow's cover: Kim Kardashian visits the White House to discuss prison reform with President Trump… https://t.co/7EbDniKVTI— nypost (@New York Post)


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Les discussions chaotiques entre Corée du Nord et Etats-Unis ont également inspiré le titre du Daily News : « La seule Kim qu’il pouvait avoir ».

An overrated reality TV star met with Kim Kardashian https://t.co/aFly7MJdnU

— NYDailyNews (@New York Daily News)


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En sortant de sa réunion avec le président, Kim Kardashian West s’est en tout cas dite « optimiste quant au futur de Mme Johnson, espérant qu’elle – et tant d’autres dans son cas – aurait une seconde chance dans la vie ».
Le New York Times note d’ailleurs qu’« elle est l’une des rares grandes célébrités à accepter de casser le front anti-Trump à Hollywood en interagissant avec l’administration Trump ». Kanye West, son mari, n’avait pas caché être un grand fan du nouveau président américain, affichant ses casquettes « Make America great again », ou utilisant son compte Twitter pour crier son amour envers celui qu’il qualifie de « frère ».

        Sur le sujet :
         

          De retour sur Twitter, Kanye West gazouille à l’oreille de Donald Trump



Donald Trump n’a, pour sa part, pas toujours été aussi bienveillant envers la star américaine, dont il n’hésitait pas à commenter le derrière ou la façon de s’habiller, qu’il jugeait inadaptée lors de sa grossesse, en 2013, comme se plaît à rappeler le Daily Beast.



                            


                        

                        


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Décryptage

Le Zimbabwe en route vers les premières élections de l’ère post-Mugabe

La date du premier tour a été fixée au 30 juillet. L’actuel chef de l’Etat, Emmerson Mnangagwa, est déjà en campagne.

Jean-Philippe Rémy (Johannesburg, correspondant régional)
    



LE MONDE
              datetime="2018-05-30T18:06:17+02:00"

        Le 30.05.2018 à 18h06






    
Lors d’un meeting du président zimbabwéen, Emmerson Mnangagwa, à Harare, le 11 mai 2018.
Crédits : Philimon Bulawayo/REUTERS


C’est, en théorie, un scrutin comme le Zimbabwe en rêve, des élections générales comme le pays a cessé d’en connaître il y a des décennies, et la date vient d’en être fixée : ce sera, pour le premier tour, le 30 juillet. En quoi cette consultation doit-elle être exceptionnelle ou différente ? Trois choses ont caractérisé les élections zimbabwéennes depuis que l’opposition est devenue une menace, au début des années 2000 : la fraude, les violences et l’exclusion des observateurs non complaisants. Le mauvais génie de cette combinaison avait pour nom Robert Mugabe. Il a été renversé en novembre 2017.
Le pouvoir zimbabwéen, emmené par le président Emmerson Mnangagwa, qui termine le mandat de son prédécesseur, assure que le scrutin sera libre, transparent, démocratique. Le vieil autocrate déposé n’y prendra aucune part et des délégations d’observateurs ont été invitées par le nouveau président pendant la campagne, durant le scrutin et même après, au moment des éventuels recours. L’Union africaine, le Commonwealth (dont le Zimbabwe espère fermement que son exclusion sera bientôt annulée) et l’Union européenne (UE), entre autres, enverront donc des missions d’observateurs.

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La dernière fois qu’une mission européenne s’était rendue au Zimbabwe, son chef, le Suédois Pierre Schori, en fut expulsé. C’était en 2002. Violences, fraudes, victoire de la ZANU-PF (le parti au pouvoir) envers et contre tout. En 2008, ce fut pire : l’opposition l’avait emporté au premier tour mais son chef, Morgan Tsvangirai, avait été contraint de se retirer : la campagne de violence contre ses militants et sympathisants avait déjà fait plus de cent morts et près de mille blessés. Une guerre civile en petit, très bien organisée, pour ne rien lâcher.
Une forme de coup d’Etat avait eu lieu entre les deux tours, alors que les généraux, face à la percée de l’opposition, avaient décidé qu’il fallait user d’une combinaison de brutalité paroxystique et de fraude pour inverser la tendance. Ils avaient, pour coordonner leur entreprise, la chance d’avoir un homme clé : Emmerson Mnangagwa.
Un test grandeur nature
Comment ce dernier parvient-il aujourd’hui à se réinventer en sauveteur national ? C’est toute l’étrangeté du coup d’Etat de novembre, dont il est sorti auréolé, lorsque les époux Mugabe, sur lesquels se cristallisait toute la rancœur d’un pays martyrisé, venaient d’être poussés sans ménagement de leur piédestal.
Peu de temps avant, Mugabe affirmait vouloir régner « jusqu’à ce que Dieu en décide autrement ». Le vieillard incontinent était surtout en train de mettre en place une succession dynastique dans laquelle sa femme, Grace, objet de toutes les détestations, aurait joué le rôle central tandis que la vieille garde militaire, alliée de Mnangagwa, aurait été exclue. Les généraux ont inversé le cours de cette histoire, dont ils n’aimaient pas la conclusion.
Mais à présent, il faut convaincre que le Zimbabwe est tiré d’affaire, lui aussi. Il importe donc, au premier chef, de faire la démonstration que les autorités, expurgées du couple Mugabe, peuvent offrir un nouveau départ ; ces élections en seront le test grandeur nature. Ce n’est pas gagné d’avance. L’opposition accuse déjà l’armée d’avoir déployé des militaires dans toutes les provinces pour encadrer le processus électoral. Certains officiers (peut-être 2 000) s’y trouvent déjà, dans le cadre d’un plan de relance de l’agriculture entièrement contrôlé par les proches de Mnangagwa.

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Le fichier électoral, autre élément de contentieux et levier traditionnel des fraudes, sera-t-il, dans sa version « nettoyée », considéré comme acceptable par toutes les parties ? Pour le savoir, encore faudrait-il y avoir accès. La Commission électorale du Zimbabwe refuse de communiquer ses données et le détail du fichier : cela constitue une inquiétude de taille. Des processus judiciaires sont en cours pour briser cette obstruction.
Des cas de violences sont déjà apparus, ponctuellement. Organisation proche de l’opposition, la Coalition de crise au Zimbabwe commente : « Il y a eu assez de preuves de violences, autant physiques que psychiques, durant l’enregistrement sur les listes électorales, pour soulever nos craintes sur la possibilité d’une élection qui serait marquée par des violences et l’intimidation des électeurs. » 
Le « crocodile » a fait sa mue
Cette fois, cependant, le scrutin ne se jouera pas à huis clos, comme en témoigne l’accord sur la mission d’observateurs européens signé lundi 28 mai entre l’UE et le Zimbabwe, représenté par son ministre des affaires étrangères, le général Sibusiso Busi Moyo. L’officier (désormais retraité) est celui qui avait lu en novembre à la télévision, en treillis, le communiqué informant le pays que les militaires prenaient le pouvoir et que Robert Mugabe était « en sécurité », c’est-à-dire déposé.
De ce coup d’Etat qui a toujours refusé de dire son nom (afin d’éviter les mécanismes de sanction, notamment régionaux), il est sorti une étrange situation politique, avec le même parti au pouvoir, les mêmes acteurs, mais un espoir fou, chez une grande partie de la population, de voir le pays sortir de son isolement pour retourner à la prospérité économique. Dans ce cadre, il ne paraît pas étrange que ces espoirs reposent sur un membre de la nomenklatura de la ZANU-PF, Emmerson Mnangagwa.

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Plus personne désormais ne l’appelle par son nom de guerre, le « Crocodile ». Il a fait sa mue, instauré un nouveau ton, ouvert les fenêtres en grand, en apparence tout au moins. Les policiers harceleurs ont presque disparu des routes, le poids des multiples services de renseignement dans la vie quotidienne des Zimbabwéens a fortement diminué. L’Etat policier semble reculer.
Au-delà, « ED » (pour Emmerson Dambudzo) a promis d’opérer un miracle, de restaurer la légitimité du pouvoir zimbabwéen et d’attirer des milliards de dollars d’investisseurs du monde entier, afin de faire advenir un boom minier, de relancer l’agriculture et de faire venir le pays à l’âge d’or entrevu dans les premières années de l’indépendance. Jusqu’ici, ce sont surtout des promesses, celle d’une « nouvelle aube », sur fond d’élan studieux.
Le chef de l’Etat se fait prendre en photo au bureau, le dimanche, pour signifier qu’il ne ménage pas ses efforts. Manque de chance, lors de la dernière opération de communication dominicale, tout le monde a repéré, sur la photo aussitôt tweetée, son bel attaché-case Louis Vuitton qui figure au prix de 8 600 dollars (environ 7 400 euros) sur le site de la marque de luxe.
Un pilier de l’ordre ancien
Emmerson Mnangagwa mène déjà sa campagne électorale, habillé des mêmes costumes aux couleurs de la ZANU-PF que son prédécesseur. Une façon d’endosser l’habit du pouvoir et de cueillir la bonne partie de l’héritage symbolique de Robert Mugabe – le nationaliste, l’homme de fer –, tout en prétendant avoir renversé un ordre ancien dont il était pourtant un pilier. Un exercice compliqué, tant les deux hommes ont été proches.

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Le « professeur de violence » Robert Mugabe avait participé à toutes les élections depuis 1980. Et pour les remporter, il jugeait légitime de faire tuer, torturer, estropier les militants et électeurs du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), de son vieil adversaire Morgan Tsvangirai. Dans le dispositif électoral du « camarade Bob », il y avait plusieurs armes : l’armée, les services de sécurité, mais surtout un homme qui veillait sur les chiffres et sur bien d’autres choses non avouables : Emmerson Mnangagwa, justement.
Est-il homme à perdre les élections, désormais ? Les militaires, qui ont la haute main sur le pouvoir, ont-ils l’intention de laisser les rênes sur le cou de l’opposition et de jouer le scrutin à la loyale ? Il est impossible de le prédire. Mais la réponse, après le 30 juillet, ne sera pas un mystère.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Le jeu vidéo « Active Shooter », qui plaçait le joueur dans la peau d’un tueur de masse, avait choqué aux Etats-Unis. La plate-forme évoque le passif de son auteur.
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Un jeu vidéo de tuerie scolaire supprimé de la plate-forme Steam

Le jeu vidéo « Active Shooter », qui plaçait le joueur dans la peau d’un tueur de masse, avait choqué aux Etats-Unis. La plate-forme évoque le passif de son auteur.



Le Monde
 |    31.05.2018 à 10h42
 • Mis à jour le
31.05.2018 à 10h44
    |

            William Audureau








                        



   


La société américaine Valve, d’habitude très peu regardante sur le contenu des jeux vidéo publiés sur sa plate-forme aux plus de 100 millions de joueurs, Steam, a déréférencé mercredi 30 mai Active Shooter. Ce jeu de tir avait suscité une levée de boucliers en début de semaine en raison de son thème provocateur, une tuerie en milieu scolaire, et son principe sulfureux : il plaçait le joueur au choix dans la peau d’un membre des forces d’intervention ou du tueur, avec un compteur d’enfants et de policiers abattus.
Comme le relate le Washington Post, le titre, qui devait sortir officiellement le 6 juin, a suscité l’émoi et l’indignation aux Etats-Unis, notamment auprès des parents des enfants victimes de la tuerie de Parkland, en Floride. « J’ai vu et entendu beaucoup de choses horribles ces derniers mois depuis que ma fille a été victime d’une tuerie scolaire et est désormais morte, dans la vraie vie. Ce jeu est peut-être l’un des pires », a ainsi tweeté Fred Guttenberg, père de Jaime, une des 17 jeunes tués le 14 février dans le lycée Marjory Stonement Douglas en Floride.
Contexte de marché saturé
Valve s’est toutefois bien gardé de rentrer sur le terrain de l’émotion. Le géant américain du jeu sur ordinateur a justifié le retrait du jeu par les manquements répétés de son auteur, un développeur se faisant appeler Ata Beriyev. « Ata est un troll, avec un passif de tromperie des clients, de violation de propriété intellectuelle et de manipulation des notes utilisateurs », s’est justifiée l’entreprise dans un communiqué envoyé au site Motherboard, précisant qu’il avait déjà été banni par le passé de son site de vente.
« Nous avons découvert qu’il était revenu sous un nouveau nom alors que nous enquêtions sur la controverse autour de ce prochain titre. Nous ne voulons pas faire d’affaires avec des gens qui agissent de cette manière vis-à-vis de nos consommateurs. »
Ces dernières années, les jeux vidéo à contenu polémique se sont multipliés sur la plate-forme Steam. Ceux-ci répondent parfois moins à des aspirations créatives provocatrices qu’à un besoin de trouver de l’exposition médiatique, sur une boutique en ligne dont le niveau de saturation a encore battu un nouveau record en 2017 avec 7 600 jeux sortis.
Parmi ceux-ci, de nombreuses « productions » qui se contentent de revendre sous un titre générique différent des jeux préconçus disponibles dans des kits de développement, des plagiats. Ou encore des titres qui, pour se faire remarquer, dans un contexte de course à l’attention, jouent la carte de la provocation et de la surenchère.

        Plus loin :
         

          Les professionnels du jeu font face à une saturation record



La ligne ambigue de Valve
Valve a toujours suivi une ligne ambigüe vis-à-vis des productions extrêmes. En 2014, l’entreprise avait supprimé de son site le jeu vidéo antisocial Hatred, mettant en scène un tueur de masse lâché dans une ville remplie de civils, avant de faire marche arrière 24 heures plus tard et que son PDG-fondateur, Gabe Newell, ne s’en excuse en personne auprès de ses développeurs polonais, Destructive Creations, évoquant « une mauvaise décision », et « l’espace de création » que constitue sa plate-forme.

        Enquête :
         

          Derrière « Hatred », une microcommunauté misanthrope



Comme le révélait en mars 2018 une enquête du site Reveal, la communauté Steam comptait alors 173 groupes d’utilisateurs glorifiant les actes de tueurs de masse. Selon les constations du Monde, la plupart étaient toutefois peu actifs, et ont été cloturés après la publication de l’article de Reveal. Il reste néanmoins possible d’accéder aux profils d’une vingtaine de membres de Steam ayant opté pour le pseudonyme de Nikolas Cruz, l’auteur présumé de la tuerie de Parkland, posant la question de la modération de Valve, sur une plate-forme qui compte à peine deux fois moins d’utilisateurs que Twitter.

        Edito :
         

          L’attaque de Grasse réveille les vieux démons du jeu vidéo






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Dramé Baidy, président du Conseil supérieur de la diaspora malienne de France, revient sur les conditions de vie des sans-papiers maliens en France.
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Mamoudou Gassama, un héros malien pour combien de sans-papiers ?


Propos recueillis par                                            Emile Costard




LE MONDE
              datetime="2018-05-31T11:56:49+02:00"

        Le 31.05.2018 à 11h56

     •
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          datetime="2018-05-31T12:29:56+02:00"

        Mis à jour le 31.05.2018 à 12h29






Durée : 02:51 | 

Après l’acte de bravoure, samedi 26 mai, de Mamoudou Gassama, un sans-papiers malien parti à l’assaut d’un immeuble pour sauver un enfant suspendu dans le vide, Dramé Baidy, président du Conseil supérieur de la diaspora malienne de France, revient sur les conditions de vie des sans-papiers maliens en France.
Alors que Mamoudou Gassama a été reçu le 28 mai en grande pompe à l’Elysée par le chef de l’Etat pour obtenir sa régularisation, 3 000 sans-papiers maliens sont actuellement menacés d’expulsion, tandis que selon des estimations du Conseil supérieur de la diaspora malienne de France, près de 50 000 Maliens sont aujourd’hui en situation irrégulière. Mamoudou Gassama, un héros malien pour combien de sans-papiers en précarité ?


                

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Sur les 284 anciens salariés du groupe qui a délocalisé sa production en Pologne, 186 ont été repris pour le projet de reconversion.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Le site Whirlpool d’Amiens s’arrête, le projet d’usine ouverte de WN commence

Sur les 284 anciens salariés du groupe qui a délocalisé sa production en Pologne, 186 ont été repris pour le projet de reconversion.



Le Monde
 |    31.05.2018 à 11h20
 • Mis à jour le
31.05.2018 à 15h06
    |

            Philippe Jacqué








                        



   


Son parking a été le théâtre de l’une des grandes passes d’armes de la campagne présidentielle, entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, au printemps 2017, en plein entre-deux-tours. Jeudi 31 mai, le rideau devait tomber officiellement sur l’usine de Whirlpool d’Amiens, et attirer de nouveau sur le parking des équipes de télévision venues recueillir le sentiment des employés du site. Avant le lancement, dès vendredi 1er juin, du projet de reconversion du site portée par la société WN de l’entrepreneur Nicolas Decayeux.
Un peu avant 5 heures du matin, jeudi, sortait de la ligne de montage le dernier sèche-linge du site. « Ce jeudi, les 284 salariés sont invités à venir une dernière fois ensemble à l’usine, s’ils le souhaitent », précise Cécile Delpirou, la secrétaire (CFE-CGC) du comité d’entreprise de Whirlpool, la voix un peu serrée.
« On fait avec, mais c’est difficile »
« Ce sera émotionnellement compliqué, car fermer une usine, c’est dur », complète l’élue, qui se bat pour la sauvegarde de l’emploi depuis plus d’un an et demi et l’annonce, à la fin janvier 2017, par la direction de l’entreprise américaine, de la délocalisation de la production de sèche-linge en Pologne. « On fait avec, mais c’est difficile, glisse Frédéric Chantrelle (CFDT). Avec une moyenne d’âge de 49 ans dans l’usine, la multinationale pouvait faire un effort et nous laisser travailler encore dix ans… Et ce alors qu’elle fait d’importants bénéfices. » 

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Même amertume chez son collègue de l’intersyndicale François Gorlia (CGT) : « J’en veux beaucoup au groupe Whirlpool qui nous fout à la porte. » Pour accompagner cette fermeture, l’américain a, sous la pression des salariés, des collectivités locales et de l’Etat, réalisé un vrai travail de reconversion du site et d’accompagnement des salariés.
« Par rapport à d’autres entreprises, Whirlpool a fait les choses correctement », reconnaît Mme Delpirou. Sur les 284 salariés, 186 ont déjà été repris par le groupe WN, une vingtaine ont soit retrouvé un emploi ailleurs, soit décidé de quitter la région, tandis qu’une cinquantaine partent en retraite, la préparent ou se lancent dans un projet entrepreneurial. « Au total, une trentaine de personnes n’ont toujours pas trouvé de réelle solution », estime M. Gorlia.
« A pied d’œuvre depuis le début de l’année »
Quant au site, il revivra dès vendredi 1er juin. « Nous sommes à pied d’œuvre depuis le début de l’année, explique Nicolas Decayeux, qui a dévoilé son projet de reprise en septembre 2017. Nous avons déjà recruté 186 anciens salariés de Whirlpool. Seuls 9 n’ont pas été recrutés parmi les candidats, car ils ne correspondaient pas à nos besoins ou ils n’étaient pas motivés pour nous rejoindre. » « Ils ont payé leur engagement dans la lutte contre la fermeture du site, pense un syndicaliste, même s’il est impossible de le prouver. »

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Si WN a proposé un CDI à plus de 180 personnes de l’usine de sèche-linge, c’est certes pour répondre à ses besoins, mais aussi parce qu’il s’agit du seuil qu’avait fixé Whirlpool pour apporter son aide financière à la réindustrialisation du site. La société et les pouvoirs publics se sont engagés à apporter une quinzaine de millions d’euros pour aider WN à lancer la production de casiers pour les drive de la grande distribution, ainsi que de petits véhicules utilitaires urbains, en coopération avec le constructeur automobile Secma.
« Depuis le début de l’année, nous avons installé des nouvelles machines et nous produisons déjà notre shopping box, un meuble qui juxtapose des casiers tempérés (5-25 °C), frais (5 °C) et surgelés (– 18 °C). Cet été, Whirlpool va déménager ses machines, sauf la chaîne de peinture. Pour le reste, nous devons encore déployer des nouveaux équipements d’usinage afin de fabriquer le plus tôt possible le petit véhicule utilitaire destiné, notamment, à la logistique du dernier kilomètre », explique M. Decayeux.
« Nous espérons que cela va marcher »
Au-delà de ces deux projets, les salariés assureront la production de métal pour Ageco, une société d’agencement de surfaces de vente, qui s’est installée sur le site en février afin de relocaliser sa production en provenance de Roumanie et de Pologne. Par ailleurs, le patron du lieu fourmille de projets pour son « open factory » (usine ouverte) : « Nous étudions toujours la production d’armoires électriques de stockage d’énergie photovoltaïque et plusieurs autres projets sont en discussion ou en phase d’étude d’industrialisation. »

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L’installation de cette usine ouverte peut-elle tenir ? « Nous prévoyons d’arriver à l’équilibre d’ici à 2019 ou 2020, reprend M. Decayeux. Il faudra d’ici là investir environ 21 millions d’euros, apportés par Whirlpool, les pouvoirs publics et un pool bancaire. » Et si cela fonctionne, WN pourra obtenir pour 1 euro symbolique la propriété du site. « Nous espérons que cela va marcher », dit M. Chantrelle. « Pour l’instant, WN tient ses promesses et ses délais, reprend Mme Delpirou. On croise les doigts. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Ces mobiles dépassent le seuil maximal d’émissions autorisé, selon l’ANFR. Y figurent notamment l’Honor 8 et le Neffos X1, qui fait l’objet d’un rappel.
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Ondes magnétiques : quatre smartphones épinglés

Ces mobiles dépassent le seuil maximal d’émissions autorisé, selon l’ANFR. Y figurent notamment l’Honor 8 et le Neffos X1, qui fait l’objet d’un rappel.



Le Monde
 |    31.05.2018 à 15h45
 • Mis à jour le
31.05.2018 à 16h44
    |

                            Nicolas Six








                        



   


Chaque année, l’Agence nationale des fréquences radio (ANFR) analyse de nombreux mobiles pour vérifier qu’ils respectent les normes d’émission électromagnétiques européennes, mesurées pendant les communications mobiles et Wi-Fi. L’agence publique a annoncé mardi 29 mai que quatre smartphones dépassaient le seuil de débit d’absorption spécifique (DAS) maximal autorisé, fixé à 2 watts par kilogramme (W/kg). Les mobiles épinglés sont :
le TCL Echo Star Plus (2,01 W/kg)l’Honor 8 (2,11 W/kg)l’Alcatel PIXI 4 de 6 pouces (2,4 W/kg)le Neffos X1 (2,52 W/kg)

   


Prévenus par l’ANFR, TCL, Honor et Alcatel ont créé des pansements logiciels qui corrigent ce problème avant l’annonce publique de ces dépassements. Ces mises à jour sont reçues et installées automatiquement quand les téléphones sont connectés en 3G ou en 4G. Dans certains cas, elles doivent toutefois être d’abord acceptées par l’utilisateur. Par prudence, l’ANFR recommande aux propriétaires des smartphones épinglés de vérifier la bonne installation de la mise à jour. Trois modes d’emploi rédigés par les constructeurs ont été postés sur son site.
L’antidote est déjà là
L’efficacité de ces pansements logiciels a été contrôlée par l’ANFR, qui a mesuré les niveaux de DAS de ces mobiles, une fois mis à jour, à des valeurs proches de 1,5 W/kg. Le problème du Neffos X1, en revanche, n’a pas pu être réglé à distance. A la suite des mesures de l’ANFR, Netflos a lancé une campagne de rappel. Les clients pourront procéder à un échange gratuit, explique le constructeur sur son site.
Le signalement de ces quatre dépassements fait suite à celui du smartphone Hapi30 d’Orange en avril. Depuis le début des mesures, en 2006, ces cinq dépassements sont les tout premiers constatés par l’ANFR, qui teste environ 80 smartphones chaque année, choisis en fonction de critères en partie secrets. « Les smartphones des nouveaux constructeurs et les modèles très populaires ont de bonnes chances d’être contrôlés », précise au Monde Gilles Brégant, le directeur général de l’ANFR.
Pas d’aggravation du problème
Ces dépassements ne signalent pas pour autant un dérapage de la part des fabricants, mais plutôt le resserrement des mesures du DAS. Jusqu’à récemment, les fabricants pouvaient choisir la distance à partir de laquelle ils mesuraient les émissions vers le corps, située entre 0 et 25 mm. Depuis 2017, la distance a été fixée par la Commission européenne à 5 mm. Après quoi les valeurs mesurées ont augmenté sensiblement, forçant les fabricants à abaisser la puissance des antennes de leurs mobiles pour diminuer les émissions.
L’indice DAS mesure le niveau maximal d’émissions de radiofréquences : quand l’appareil fonctionne à pleine puissance, dans les plus mauvaises conditions d’utilisation. Les mesures sont effectuées sur des tissus humains : le niveau maximal du DAS est fixé en fonction du seuil à partir duquel on observe des modifications des tissus exposés, et notamment leur échauffement. Le seuil de 2 W/kg a été fixé en tenant compte d’une importante marge de sécurité. En 2017, la Commission de la sécurité de consommateurs, une autorité administrative indépendante (depuis disparue), expliquait que ce chiffre était cinquante fois moins élevé que le seuil constaté par les chercheurs.

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Reportage

Sécheresse, inondations, chenilles légionnaires : le coton burkinabé en danger

Après une campagne 2017-2018 désastreuse, le pays a perdu sa place de premier producteur africain. A l’aube d’une nouvelle saison, les paysans sont inquiets.

Par                Sophie Douce (Guiaro (Burkina Faso), envoyée spéciale)



LE MONDE
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        Le 29.05.2018 à 10h00

     •
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        Mis à jour le 30.05.2018 à 16h24






    
Récolte de coton à Boromo, au Burkina Faso, en mars 2017.
Crédits : ISSOUF SANOGO / AFP


Dans son champ de coton, Mathieu Idogo attend la pluie qui devrait enfin nourrir la terre ocre de son village, dans le sud du Burkina Faso. « Il est tombé seulement 14 mm la semaine dernière, il faut au moins le triple pour ramollir le terrain », explique ce producteur de Guiaro, à une quarantaine de kilomètres de la frontière avec le Ghana, en examinant la poignée de sable qu’il vient de ramasser. Il devra encore patienter avant de labourer sa parcelle pour la prochaine saison agricole.
« On prie Dieu pour avoir plus de pluie cette année », confie ce père d’une famille de quatre enfants qui cultive le coton depuis vingt ans. Car lors de la dernière saison, plusieurs épisodes de sécheresse ont frappé le pays. « Le mois d’août 2017 a été particulièrement dur, avec une période d’une semaine à sec », observe Mathieu Idogo. Propriétaire de deux parcelles de six hectares, il se désole : « Je n’ai réalisé que 668 500 francs CFA [1 019 euros] de recettes, contre 1,5 million de francs CFA l’année précédente. C’est une perte énorme. Je suis très inquiet, je ne sais même pas comment on va démarrer la saison qui arrive. »

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La campagne cotonnière 2017-2018 a été un choc pour les paysans burkinabés. Le 28 avril, l’Association interprofessionnelle du coton du Burkina (AICB), rassemblant producteurs et égreneurs, a dressé un bilan inquiétant : la production de coton, principal produit d’exportation du pays, a baissé de 10 % par rapport à la campagne précédente, portant le rendement moyen à « un niveau historiquement bas de 696 kg à l’hectare, contre 920 kg en 2016-2017 ». Conséquence : le Burkina Faso, jusqu’alors premier producteur africain de coton, a cédé sa place au Mali.
Difficile de se procurer des insecticides
Mais la sécheresse n’est pas le seul fléau qui accable Mathieu Idogo. Il y a deux ans, il a vu apparaître pour la première fois des chenilles légionnaires sur sa parcelle : « Elles sont arrivées en août [pendant la saison des pluies] et en trois jours elles ont détruit le champ », rapporte-t-il.
Ces larves de papillon, détectées pour la première fois en Afrique en 2016, s’attaquent au coton, au maïs, au riz, au sorgho et aux cultures potagères. Elles font des ravages dans les champs des paysans burkinabés, déjà touchés par les chenilles carpophages et les mouches blanches. Pour les éliminer, Mathieu Idogo utilise des pesticides, parfois difficiles à se procurer. « Au moment où je vous parle, il n’y a pas de Titan, le produit que j’utilise, dans ma commune. On espère être livré d’ici l’été », s’inquiète le producteur, également maire adjoint de Guiaro.

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A trois kilomètres de là, Deborah Neyaga Kouboumon, 67 ans, produit du coton depuis quarante ans. Le dos à peine courbé, un pagne noué à ses hanches fines, elle a l’agilité de ceux qui se sont esquintés à ramasser la fibre blanche des petits arbustes. Pour cette veuve, mère de huit enfants et grand-mère de sept petits-enfants, le problème est avant tout financier. « Je n’ai pas les moyens d’acheter assez d’engrais et de pesticides », explique-t-elle, assise en tailleur à l’ombre d’un caïlcédrat, près des cases en terre séchée et en chaume de son village.
A 3 000 francs CFA le litre d’insecticide (4,57 euros), 15 000 francs CFA le sac d’engrais de 50 kg et 1 200 francs CFA celui de semence, difficile pour certains petits producteurs de se fournir auprès des sociétés cotonnières. Avec son maigre lopin de terre de 0,25 hectare, Deborah Neyaga Kouboumon gagne environ 50 000 francs CFA par an. « C’est difficile mais on n’a pas le choix, on se débrouille, je récolte du niébé et des arachides pour compléter », indique celle qui préside un groupement d’une soixantaine de femmes productrices de coton de la commune. « Elles ont gagné le prix du meilleur rendement en 2012 et 2013 ! », rappelle Mathieu Idogo.
Mais aujourd’hui, le coup est dur. « Ma récolte a baissé de 60 % par rapport à l’année dernière », détaille Deborah Neyaga Kouboumon. « Tout le département a été touché par la chute de la production. Nous arrivons à 4 000 tonnes de coton cette année, contre 7 000tonnes il y a dix ans. Les agriculteurs sont inquiets », souligne Nenyaga Ayaga, le président de l’Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPCB) dans le département de Guiaro, qui comptabilise près de 7 000 exploitants.
Des aléas climatiques de plus en plus intenses
Au siège de l’AICB, à Ouagadougou, le secrétaire à l’information Ali Compaoré, par ailleurs directeur de la Socoma, l’une des trois grandes sociétés cotonnières du pays, analyse : « C’est du jamais-vu. Il y a eu deux phénomènes cette année : la faible pluviométrie et l’explosion parasitaire, le manque de pluie ayant favorisé la prolifération des ravageurs. » Le Grand Ouest, qui représente près de 80 % de la production nationale, a été le plus durement touché.
Pour aider les producteurs, le gouvernement a annoncé en avril « un soutien exceptionnel de 14 milliards de francs CFA » (21,3 millions d’euros) destiné à subventionner les intrants et à régler les impayés. Une assurance agricole devrait également voir le jour « dans l’année » pour indemniser les agriculteurs en cas de sinistre.

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Pour Moussa Sanon, chercheur à l’Institut de l’environnement et de recherches agricoles (Inera) de Ouagadougou et spécialiste en climatologie agricole, il faut se préparer à des aléas climatiques de plus en plus intenses dans la région : « On assiste à une aggravation des phénomènes ces dernières années, les sécheresses sont de plus en plus extrêmes et les inondations catastrophiques. Et au Burkina Faso, nous sommes d’autant plus vulnérables que nous avons des sols pauvres. »
D’ici à 2020, les rendements de l’agriculture pluviale pourraient diminuer de 50 % dans certains pays africains sous l’effet du changement climatique, selon les prévisions de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Alors qu’il avait survécu à l’explosion du volcan, ce Pompéien a été écrasé par un bloc de pierre. Une découverte par les archéologues du site .
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ L’industriel Vincent Bolloré réclame 40 millions d’euros par an jusqu’en 2023 à Paris et aux communes concernées par le service d’autopartage, pour éponger le déficit.
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Article sélectionné dans La Matinale du 30/05/2018
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La dette abyssale d’Autolib’ menace la Mairie de Paris

L’industriel Vincent Bolloré réclame 40 millions d’euros par an jusqu’en 2023 à Paris et aux communes concernées par le service d’autopartage, pour éponger le déficit.



Le Monde
 |    31.05.2018 à 06h48
 • Mis à jour le
31.05.2018 à 10h16
    |

            Béatrice Jérôme








                        



                                


                            

C’est un potentiel désastre financier dont Anne Hidalgo se serait bien passée. Et dont elle cherche à sortir, en vain, depuis des mois. Alors qu’elle est confrontée au fiasco de l’installation des nouveaux Vélib’, la maire de Paris a, sur son bureau, un autre dossier plus confidentiel mais non moins empoisonné : le déficit d’Autolib’. La flotte de voitures grises électriques en libre-service qui sillonnent Paris depuis 2011, ainsi que 97 communes d’Ile-de-France, seraient, aux dires de son propriétaire, le groupe Bolloré, source d’un trou financier considérable. L’industriel breton refuse de combler le gouffre seul, mais, jusqu’ici, les négociations avec Mme Hidalgo et son cabinet ont tourné court.
Vendredi 25 mai, une lettre signée de la direction du groupe industriel a mis, de nouveau, les services juridiques et financiers de la Ville de Paris sur les dents : le groupe Bolloré réclame aux 98 communes une somme de quelque 40 millions d’euros par an jusqu’au terme de la délégation de service public, en 2023. Le même jour, la missive du groupe Bolloré est parvenue au syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole (SAVM), chargé du suivi de la délégation de service public confiée à Bolloré. Il devait réunir son comité syndical, qui compte une centaine d’élus, jeudi 31 mai. Certains commencent à s’agacer de ne pas avoir accès aux coulisses des tractations entre la Mairie de Paris et Bolloré. La présidente du syndicat, Catherine Baratti-Elbaz, maire (PS) du 12e arrondissement, risque de devoir se contenter de les rassurer faute de décision à ce stade.

Pourtant, le SAVM dispose, depuis plusieurs mois, de chiffres catastrophistes. Selon les informations du Monde, le plan d’affaires le plus récent établi par Bolloré, qui date de 2017, établit que le déficit cumulé en 2023 atteindrait 293,6 millions d’euros.
Contrat redoutable pour les collectivités
Or, le contrat négocié en 2011 entre Bertrand Delanoë et Vincent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Stephan Turk a tué en 2013 un jeune braqueur qui prenait la fuite après l’avoir dévalisé. Le verdict est attendu dans la soirée après la plaidoirie de la défense.
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Cinq ans de prison avec sursis requis contre le bijoutier qui avait tué un braqueur à Nice

Stephan Turk a tué en 2013 un jeune braqueur qui prenait la fuite après l’avoir dévalisé. Le verdict est attendu dans la soirée après la plaidoirie de la défense.



Le Monde
 |    31.05.2018 à 15h48
   





                        



   


Cinq ans de prison avec sursis. C’est la peine requise jeudi 31 mai contre Stephan Turk, un bijoutier niçois. Il avait tué en 2013 un jeune braqueur qui prenait la fuite après l’avoir dévalisé. Le verdict est attendu dans la soirée après la plaidoirie de la défense.
« On a beaucoup dit que c’était le procès de la légitime défense, ce n’est pas vrai (…), il n’y a pas d’autre solution que d’écarter la légitime défense », a déclaré au cours de son réquisitoire l’avocate générale Carole Chassain : « Au moment où il prend son arme, M. Turk, il n’y a plus de danger pour lui (…), l’agression est terminée quand M. Turk choisit de prendre son arme. »
La magistrate a également énuméré les preuves, à ses yeux, de l’intention homicide de l’accusé, qui encourt trente ans de réclusion criminelle : le choix d’une arme létale, de calibre 7.65, alors qu’il avait aussi à sa disposition un pistolet Gomme Cogne, qui tire des balles de caoutchouc, la posture de tir, le fait qu’il connaissait bien les armes, et le fait qu’il ait ajusté sa visée pour éviter une balle perdue.
Mme Chassain a toutefois estimé que le vol avec arme dont venait d’être victime l’accusé constituait « une circonstance atténuante » : « Ce n’est pas un meurtre de sang-froid », a-t-elle pointé.

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Un climat « nauséabond »
Jeudi matin, les avocats de la famille de la victime Anthony Asli, mort à l’âge de 19 ans, se sont succédé à la barre pour appeler les jurés à ne pas céder aux arguments du bijoutier, qui plaide la légitime défense depuis cinq ans.
« Il s’agit d’un meurtre, et de légitime défense il n’y a en a jamais eu », a plaidé Me Philippe Soussi, appelant à appliquer la loi avec un verdict « équilibré, humain, émouvant » sans rien céder à « la clameur publique ». « Il y aurait une loi Stephan Turk “tu me prends mon bien, je te tue” ? », a-t-il demandé aux jurés.
Dénonçant le climat « nauséabond » déclenché par l’affaire, récupérée par des élus, il a lu à l’audience les messages de soutien reçus par le bijoutier sur les réseaux sociaux, certains posts regrettant qu’il n’ait pas tué le second braqueur, Ramzi Khachroub, condamné à dix ans de prison en appel.

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En septembre 2013, Stephan Turk avait ouvert le feu vers le scooter sur lequel s’enfuyaient les deux jeunes hommes qui venaient de braquer sa boutique. L’une des balles avait touché mortellement dans le dos Antony Asli, 19 ans.
Rapidement mis en examen, le bijoutier avait reçu de nombreuses marques de soutien, renouvelées notamment par le Front national et le maire Les Républicains de Nice, Christian Estrosi, à l’ouverture de son procès lundi devant la cour d’assises des Alpes-Maritimes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ A la fin 2017, 38 nourrissons avaient été atteints de salmonellose après avoir consommé un produit pour enfant, essentiellement de marque Milumel ou Picot, sorti de l’usine de Craon.
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Six mois après l’affaire du lait contaminé, Lactalis rouvre discrètement l’usine incriminée

A la fin 2017, 38 nourrissons avaient été atteints de salmonellose après avoir consommé un produit pour enfant, essentiellement de marque Milumel ou Picot, sorti de l’usine de Craon.



Le Monde
 |    31.05.2018 à 15h24
   





                        



   


Elle était fermée depuis six mois. L’usine Lactalis de Craon, en Mayenne, au cœur de l’affaire de lait infantile contaminé aux salmonelles à la fin de 2017, a discrètement repris sa production dimanche avec des tests, a fait savoir jeudi 31 mai le porte-parole du groupe Michel Nallet, confirmant une information des Echos :
« Il n’y a aucune commercialisation des produits, il s’agit de tests sur de la poudre de lait pour adulte et non infantile. Ces tests sont contrôlés par les services de l’Etat. »
A la fin de 2017, 38 nourrissons avaient été atteints de salmonellose après avoir consommé un produit pour enfant, essentiellement de marque Milumel ou Picot, sorti de l’usine de Craon. Le processus de retrait avait été chaotique et de nombreux dysfonctionnements ayant mené à la contamination ont été mis à jour. Après plusieurs semaines de crise, le groupe avait retiré à la mi-janvier la totalité de ses laits infantiles produits dans l’usine.
Une enquête judiciaire est en cours, ainsi qu’une commission d’enquête parlementaire qui doit auditionner le 7 juin le président-directeur général de Lactalis, Emmanuel Besnier.

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« Toute la production consignée »
En février, M. Besnier avait annoncé vouloir redémarrer d’ici à la fin du premier semestre l’une des deux tours de séchage touchées et relancer ses marques de lait infantile.
Après des tests techniques de remise en route conduits dimanche, « la vraie production a démarré lundi en début de semaine, sachant que tout ce qui est produit est consigné, bloqué sous contrôle de Lactalis, ça n’a pas le droit d’être mis sur le marché », a précisé Fany Molin, porte-parole de la Direction générale de l’alimentation (DGAL), dépendant du ministère de l’agriculture.
La consigne des produits doit permettre de « conduire des inspections sur l’établissement pour voir comment il fonctionne, quelles sont les procédures qui ont été mises en place », a-t-elle précisé. Des inspections physiques de l’établissement sont notamment conduites par des agents de l’Etat.
Doivent suivre des prélèvements de poudre de lait pour adultes et des prélèvements dans l’environnement par les services de l’Etat, analysés par un laboratoire officiel, ainsi que des autocontrôles environnement et produits par Lactalis, toujours selon Mme Molin. Ce nouveau plan d’autocontrôles, « considérablement renforcé, doit permettre de déterminer des niveaux de contamination beaucoup plus faibles que le plan qu’il y avait avant », a-t-elle assuré, ajoutant :
« Si tous ces éléments sont convergents pour montrer qu’il y a une maîtrise du risque sanitaire de la part de l’opérateur, on pourra envisager de faire un redémarrage de fabrication de poudre de lait infantile, [dans un délai de] quelques semaines. »

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Les familles de victimes en colère
L’usine avait arrêté la production des laits en poudre et des produits infantiles le 8 décembre, selon Lactalis qui emploie 327 salariés. La tour de séchage no 1 de l’usine de Craon, contaminée par les salmonelles, a été définitivement fermée. La tour no 2 est, elle, en phase de test.
Jeudi, l’Association des familles de victimes s’est « s’offusqu[ée] d’une telle décision » :
« Comment l’usine peut-elle redémarrer en toute discrétion alors qu’aucune explication officielle n’a été donnée sur les causes de la contamination aux salmonelles depuis 2005 ? »
L’association réclame « l’arrêt immédiat de la production ». « L’Etat semble avoir cédé à la pression de Lactalis en autorisant une remise en production sans avoir pu déterminer les causes de cette contamination », a-t-elle déploré.

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Commerce : dialogue de sourds à l’OCDE entre Washington et ses partenaires

Dans un discours, le président Emmanuel Macron a plaidé pour le sauvetage et la réforme du système multilatéral, mercredi, à Paris.



Le Monde
 |    31.05.2018 à 11h29
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

Le multilatéralisme est en danger, il faut le sauver ! « Notre responsabilité a déjà commencé pour éviter le pire », a lancé le président français Emmanuel Macron, dans un discours prononcé à Paris, mercredi 30 mai, à l’occasion de la réunion annuelle de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Face à une administration américaine qui joue avec les nerfs de ses partenaires, M. Macron s’est une nouvelle fois posé en champion d’une mondialisation ouverte et fondée sur des règles.
Ses propos ont fait écho à ceux déjà tenus ces derniers mois, à Davos, au Congrès américain ou encore à Aix-la-Chapelle (Allemagne). Mais le lieu, comme le calendrier, leur donnait un relief particulier. L’OCDE, dont la France préside cette année la ministérielle, mercredi et jeudi, est « l’héritière du multilatéralisme d’après-guerre, de la reconstruction de l’Europe et du lien transatlantique », a souligné le chef de l’Etat français. Or ce lien n’est plus ce qu’il était. La politique brutale du président américain Donald Trump, sur l’Iran, l’accord de Paris sur le climat et ses menaces de sanctions commerciales tous azimuts l’ont gravement abîmé.

M. Trump décidera-t-il d’imposer des taxes punitives sur les importations d’acier et d’aluminium en provenance de l’Union européenne, à compter du 1er juin ? Vent debout, les Européens continuaient de réclamer mercredi une exemption définitive, sans plus se faire d’illusions. « Une guerre commerciale est toujours une guerre perdue par tous : par nos industries, nos agriculteurs, nos consommateurs, nos concitoyens », a prévenu le président français, prenant le contre-pied d’une formule désormais célèbre de son homologue américain, qui affirmait en mars : « Les guerres commerciales sont bonnes et faciles à gagner. » 
Querelle sur l’acier
Comme s’il prenait acte d’une première manche déjà jouée, M. Macron s’est projeté dans l’après. Il a...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Le ministre de l’intérieur a affirmé que les réfugiés comparaient les législations des pays pour choisir la plus avantageuse. Dénoncée à gauche, cette idée a suscité des réactions contrastées au sein de La République en marche.
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« Benchmarking » des migrants : les propos de Gérard Collomb font polémique

Le ministre de l’intérieur a affirmé que les réfugiés comparaient les législations des pays pour choisir la plus avantageuse. Dénoncée à gauche, cette idée a suscité des réactions contrastées au sein de La République en marche.



Le Monde
 |    31.05.2018 à 15h38
 • Mis à jour le
31.05.2018 à 15h51
   





                        



Auditionné mercredi 30 mai par le Sénat, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a estimé que les migrants comparaient les différentes législations des pays, se livrant ainsi à une étude de marché pour choisir où faire leur demande d’asile :
« Les migrants aussi font un peu de “benchmarking” pour regarder les législations à travers l’Europe qui sont, on va dire, les plus fragiles, et vous voyez par exemple que telle nationalité, que là encore je ne citerai pas, elle se dirige plutôt sur tel pays non pas parce qu’elle est plus francophile, mais parce qu’elle juge que là, c’est plus facile. »
Des propos polémiques dénoncés à gauche, notamment par Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) ; Ian Brossat, adjoint communiste (PCF) de la mairie de Paris ; et Benoît Hamon, fondateur du mouvement Génération·s. « On est dans un monde qui n’appartient qu’à Gérard Collomb », a déclaré ce dernier jeudi matin sur France Inter, estimant que le ministre « n’a aucune excuse au regard du monde d’où il vient, des privilèges qui sont les siens, des valeurs qui étaient celles de ses engagements passés ».

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Le gouvernement défend Collomb
Jeudi matin, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, et le délégué général de La République en marche (LRM), Christophe Castaner, sont montés au créneau pour défendre les propos du ministre de l’intérieur. Pour Benjamin Griveaux, interrogé sur LCI, Gérard Collomb faisait référence aux « passeurs et [aux] filières » et non aux « personnes dans le plus grand dénuement dans les camps du sud de la Libye ou en Syrie ».
Il a précisé que « la première nationalité qui demande le droit d’asile aujourd’hui en France » était « l’Albanie », pays qui n’est pourtant pas en « situation de guerre » ou dont « l’Etat de droit [serait] menacé ».

@BGriveaux @audrey_crespo 🗨 @BGriveaux à @audrey_crespo sur G. #Collomb et le "benchmarking" des migrants : "C'est… https://t.co/ULGVFZgmIH— LaMatinaleLCI (@La Matinale LCI)


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Sur RMC et BFM-TV, Christophe Castaner a affirmé qu’« il ne faut pas prendre les migrants » et les « passeurs » « pour des imbéciles » qui ne se parleraient pas entre eux pour s’orienter vers les pays où il est le moins difficile d’obtenir des papiers. Il a également dénoncé des « filières organisées par des gens qui vont jusqu’à donner à des jeunes mineurs qu’[ils] voi[ent] débarquer dans [leur] commune, à Forcalquier, (…) une carte, un petit mot, un plan sur l’endroit où il faut aller ».

#Migrants 
"Il ne faut pas prendre les migrants pour des imbéciles, les passeurs non plus" 
— JJBourdin_RMC (@Jean-Jacques Bourdin)


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Seule voix discordante du côté de LRM, Gabriel Attal, porte-parole du parti d’Emmanuel Macron, s’est démarqué des propos de M. Collomb : « Je pense que s’il y a un “benchmark” qui est fait aujourd’hui par les migrants, il est assez simple : c’est mourir chez eux, ou survivre ailleurs. C’est se faire mettre en esclavage en Libye ou risquer leur vie », a-t-il déclaré sur France Inter.

.@GabrielAttal #collomb "S’il y a un benchmark qui est fait aujourd’hui par les migrants, c’est mourir chez eux ou… https://t.co/w4ToTG2bIK— franceinter (@France Inter)


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Le coprésident du groupe Europe, nation et liberté s’est dit « offusqué » des pratiques d’« enrichissement de la part de la délégation française ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 30/05/2018
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Au Parlement européen, les dîners de luxe du FN fâchent son allié néerlandais

Le coprésident du groupe Europe, nation et liberté s’est dit « offusqué » des pratiques d’« enrichissement de la part de la délégation française ».



Le Monde
 |    31.05.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
31.05.2018 à 09h53
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen) et 
Jean-Baptiste Chastand








                        



   


Le Front national a décidément un problème avec les fonds européens. Après le scandale des assistants fictifs, ce sont désormais des repas de luxe et des bouteilles de champagne financés par le Parlement de Strasbourg qui créent une ambiance délétère dans le groupe formé autour du parti de Marine Le Pen.
Mardi 29 mai, le coprésident néerlandais d’Europe des nations et des libertés (ENL), Marcel de Graaff, a vivement critiqué les largesses de ses alliés français, révélées quelques heures plus tôt par le site Politico. Au nom du Parti pour la liberté (PVV) de Geert Wilders, l’eurodéputé s’est dit « offusqué » des pratiques d’« enrichissement de la part de la délégation française », et a assuré s’« en distancier totalement ».
13 558 euros pour un diner de noël
Au regard des mœurs néerlandaises, les détails de l’audit des comptes du groupe sont accablants. Repas à 449 euros par tête au restaurant triplement étoilé L’Ambroisie, place des Vosges à Paris ; à 401 euros chez Ledoyen. Dîner de Noël à 13 558 euros pour 140 personnes. Factures astronomiques de champagne – jusqu’à 81,67 euros par bouteille.
Toutes ces dépenses ont été détaillées par l’administration du Parlement, qui se penche depuis le printemps 2017 sur les comptes 2016 du groupe ENL. Formé en 2015, ce groupe d’extrême droite rassemble, outre le FN et le PVV, des eurodéputés italiens de la Ligue ou autrichiens du Parti de la liberté. Il a bénéficié de 3,2 millions d’euros de subventions publiques en 2016.
Lundi soir, le bureau du Parlement a décidé de donner une ultime occasion aux représentants du groupe de s’expliquer, avant de demander « le remboursement des montants correspondant aux dépenses non conformes », soit 477 780 euros. Si la plupart des anomalies concernent des manquements dans les procédures d’appels d’offres, 50 612 euros proviennent d’« infraction à la bonne gestion financière ». En clair : des dépenses excessives ou beaucoup trop luxueuses au goût de l’administration du Parlement.
« Mettez fin à cette bande ! »
Une petite partie des dépenses mises en cause est imputable à l’eurodéputé néerlandais Auke Zijlstra, mais l’immense majorité est le fait des eurodéputés FN. A commencer par Nicolas Bay, vice-président du FN et coprésident du groupe, qui a réglé les fameuses notes de restaurant pour le compte de Marine Le Pen et du chef de file de la Ligue, Matteo Salvini, selon Le Canard enchaîné du 30 mai. « Il n’y avait ni Salvini ni Le Pen à ces dîners », conteste fermement au Monde M. Bay, qui évoque « des repas à caractère confidentiel dans le domaine de l’industrie et de la diplomatie » pour justifier de garder secrets les noms des convives. Quant aux bouteilles de champagne, elles auraient été « distribuées au grand public dans le cadre de réunions », ce qui l’empêche de fournir la liste des destinataires comme le lui réclame le Parlement européen.
« Nous avons mis en place un règlement financier en 2017 au sein du groupe qui ne permettrait plus [ce type de dépense] », promet l’élu. Des tensions avec les alliés néerlandais étaient déjà apparues en marge du dossier des assistants parlementaires FN travaillant en réalité pour le parti. Mais au groupe FN, on minore les critiques néerlandaises en les mettant sur le compte de différences culturelles. « Ce n’est pas perçu de la même manière selon les pays », assure un cadre du parti.
De fait, la presse néerlandaise se délecte de l’affaire et rappelle qu’en mars Geert Wilders lançait « Mettez fin à cette bande ! » en réagissant à une information sur l’augmentation des coûts du Parlement européen. Lui qui s’est fait une spécialité de dénoncer le salaire des eurodéputés voit désormais le groupe auquel appartient son parti mis en cause pour des frais excessifs, ironise le quotidien De Volkskrant.



                            


                        

                        

