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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Le directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration revient sur le démantèlement, à Paris, du campement du Millénaire et les suites possibles.
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Migrants : « Les campements ne sont pas constitués d’une majorité de primo-arrivants »

Le directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration revient sur le démantèlement, à Paris, du campement du Millénaire et les suites possibles.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 18h57
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 20h31
    |

            Pierre Bouvier








                        



   


Etabli en décembre 2017 sur les bords du bassin de la Villette (19e arrondissement), le campement du Millénaire, près de la porte d’Aubervilliers à Paris, a été évacué mercredi 30 mai au matin. Cette évacuation, la 35e organisée dans la capitale depuis trois ans, « conduira à l’hébergement temporaire des personnes concernées (…) puis à l’examen de la situation administrative de ces personnes », a déclaré le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, dans un communiqué.
Didier Leschi, directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), organisme chargé de l’intégration des migrants pendant les cinq premières années de leur présence en France, revient sur cette opération et ses suites.

        Lire :
         

          Evacuation du camp de migrants du Millénaire : « Je fais une bêtise en montant dans le bus ? »



Quel bilan tirez-vous du démantèlement du camp du Millénaire ?
Ce qui apparaît, c’est que la constitution des campements ne s’explique pas par la présence majoritaire de primo-arrivants, alors que tous les débats sur les campements portent là-dessus. C’est ce qu’atteste la présence importante dans les gymnases de personnes qui ont déjà le statut de réfugié ou qui sont déjà enregistrés comme demandeur d’asile.
Les moyens que des réfugiés – qui ont le même statut juridique que vous et moi – mettent en œuvre pour accéder à un hébergement sont donc de s’installer sur le trottoir pour être pris en charge. On voit apparaître un phénomène de précarisation des réfugiés qui peut aussi résulter de l’accélération des procédures.
La deuxième chose, mais c’est vrai pour des réfugiés comme pour des demandeurs d’asile, c’est qu’on a des personnes qui avaient déjà été prises en charge dans des structures d’hébergement qui les ont volontairement quittées. Manifestement, il y a l’attrait de Paris et de l’Ile-de-France et le sentiment qu’il vaut mieux être dans la grande ville, qu’être hébergé en région. C’est un phénomène qu’on avait déjà vu à Calais.
Enfin, ce qu’a révélé le faible nombre de personnes prises en charge par rapport à ce qui était estimé – 1 016 personnes ont été évacuées alors que de précédentes estimations faisaient état de 1 600 à 2 000 migrants présents sur le campement du Millénaire –, c’est qu’un certain nombre de personnes sont parties, soit parce qu’elles ont des enregistrements d’empreintes en Italie, soit parce qu’elles ont déjà été déboutées de leur demande d’asile dans un pays.
Que va-t-il se passer maintenant ?
Il y a un processus qui relève directement de l’OFII : les personnes déjà en demande d’asile vont être réorientées soit là où elles étaient hébergées, soit vers de nouveaux hébergements ; celles qui ne sont pas encore enregistrées vont être accompagnées vers le lieu d’enregistrement de la demande d’asile, et après, orientées vers des hébergements du dispositif national d’accueil.
Là où l’OFII n’est pas compétent, c’est sur la question des réfugiés statutaires : il y a certes des centres provisoires d’hébergement qui existent, mais ils sont de courte durée, on y met les personnes en situation vulnérable, les familles, etc., mais sur la longue durée, on sent bien que le problème est l’articulation entre autonomie financière et logement.
Considérant qu’il manque près de 500 personnes, il est possible de voir d’autres campements se réinstaller ?
Ce jeu du chat et de la souris n’est pas nouveau. Puisqu’on avait déjà une difficulté à prendre en charge, dans le cadre des maraudes, une partie de ceux qui dorment sur le trottoir et qui refusaient de rejoindre les centres d’accueil mis en place par le préfet de région après la fermeture du centre de premier accueil de la porte de la Chapelle. Et là aussi, c’est un phénomène qu’on avait constaté au début du démantèlement de Calais, un refus de monter dans le bus pour l’orientation vers l’hébergement. C’est la difficulté de prendre en charge des gens qui sont pourtant dans une situation de détresse, mais qui ne veulent pas quitter certaines zones.

   


Le système d’accueil est-il perfectible ?
Oui, mais il ne faut pas se tromper sur la nature du problème qui est, aujourd’hui, plus en aval qu’en amont de l’enregistrement de la demande d’asile. En amont, c’est la capacité à accéder au guichet unique de demande d’asile, et ça, on est en train de le régler. Les délais sont considérablement réduits, et grâce à la plate-forme téléphonique mise en place par l’OFII en douze langues, on est à quatre jours pour l’accès au GUDA.
L’enjeu est plus la question de l’intégration de ceux qui ont déjà le statut de réfugiés : comment on les prend en charge, alors que théoriquement, sur le plan juridique, ils rentrent dans le droit commun ? Et, pour les demandeurs d’asile, comment on les stabilise dans les lieux d’accueil, dès lors qu’ils ne correspondent pas à ce qu’ils souhaitent, pour telle ou telle raison ?
La sanction, c’est normalement qu’on leur coupe l’allocation pour demandeurs d’asile, quand ils quittent les centres d’accueil, mais on voit là qu’il y a quelque chose à penser : peut-être au renforcement des mécanismes de prise en charge dans les structures d’accueil, pour éviter ce phénomène de départ.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Auditionné au Sénat, le ministre de l’intérieur a affirmé que « les migrants font du “benchmarking” » et comparent les différentes législations européennes avant de faire leur demande d’asile.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Couplé au renforcement des moyens de la police, de la gendarmerie et de la DGSI, ce dispositif permettrait un « suivi effectif de ces personnes », selon le premier ministre Edouard Philippe.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤                     
                                                

Un « dispositif d’accompagnement » mis en place pour les mineurs radicalisés à leur sortie de prison

Couplé au renforcement des moyens de la police, de la gendarmerie et de la DGSI, ce dispositif permettrait un « suivi effectif de ces personnes », selon le premier ministre Edouard Philippe.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 17h36
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 19h00
   





                        



   


L’objectif est de faire face à « une menace durable, endogène, diffuse et élevée ». Edouard Philippe a indiqué, mercredi 30 mai, qu’un « dispositif spécifique d’accompagnement des mineurs » radicalisés avait été mis en place pour les surveiller après leur sortie de prison.
Le premier ministre a fait cette annonce lors des questions au gouvernement après avoir été interrogé par Jean-Christophe Lagarde (UDI) sur les moyens mis en place pour surveiller les détenus radicalisés en prison et qui viennent de sortir.

        Lire aussi :
         

                Prison : la délicate question de la prise en charge des détenus radicalisés



« Un risque majeur »
Couplé au renforcement des moyens de la police, de la gendarmerie et de la DGSI, ce dispositif permettrait un « suivi effectif de ces personnes », selon le chef du gouvernement. « C’est un suivi (…) sans naïveté, respectueux de la loi bien entendu, mais sans naïveté », a-t-il tenu à préciser.
Selon le procureur de Paris François Molins, une vingtaine de détenus radicalisés vont être libérés en 2018 et aussi en 2019, après avoir purgé leur peine : un nombre que le premier ministre a confirmé mercredi.
M. Molins s’était lui-même inquiété, lors d’une interview lundi sur BFM-TV, du « risque majeur » que ces détenus représentaient. Actuellement, plus de 1 200 personnes écrouées pour des faits de droit commun sont radicalisées tandis que plus de 500 sont en prison pour terrorisme.

        Lire aussi :
         

                Les détenus radicalisés sortant de prison sont « un risque majeur », selon François Molins






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ L’économiste Maxime Combes, membre d’Attac, dénonce dans une tribune au « Monde » le pouvoir des groupes de pression que confirme la non-interdiction du glyphosate malgré les engagements d’Emmanuel Macron.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤                     
                                                   
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Glyphosate : « Faire en sorte que les lobbies ne gagnent pas toujours à la fin »

L’économiste Maxime Combes, membre d’Attac, dénonce dans une tribune au « Monde » le pouvoir des groupes de pression que confirme la non-interdiction du glyphosate malgré les engagements d’Emmanuel Macron.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 17h00
    |

Maxime Combes (Economiste, membre d'Attac)







                        



                                


                            

Tribune. Dans le match qui oppose les lobbies favorables à la poursuite de l’utilisation des produits phytosanitaires contenant du glyphosate à ceux qui veulent en interdire l’utilisation le plus rapidement possible, les premiers ont encore gagné : malgré l’engagement d’Emmanuel Macron en ce sens, la sortie du glyphosate en 2021 ne sera pas gravée dans la loi Agriculture et alimentation.
Beaucoup des instruments utilisés par ces groupes de pression sont désormais bien documentés
Ce n’est pas leur seule victoire : les propositions visant à interdire l’usage de drones pour épandre des pesticides, à créer des zones de protection autour des habitations, à rendre l’industrie des pesticides plus transparente, ou à créer un fonds d’indemnisation pour les victimes ont toutes été rejetées par les députés, à la demande du gouvernement.
Herbicide le plus utilisé en France, jugé cancérogène par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le glyphosate incarne à lui tout seul le poids que les lobbies industriels exercent sur les instances de régulation et de décision de nos pays « démocratiques ».

Beaucoup des instruments utilisés par ces groupes de pression sont désormais bien documentés, comme la transmission d’amendements et d’argumentaires clés en main à des députés peu soucieux de la qualité et de la sincérité du travail parlementaire ; l’utilisation des fameuses « portes tournantes » (revolving doors) qui permettent à des cadres du privé de revenir dans la haute administration publique et assurer aux lobbies une grande proximité avec les lieux de décisions ; le financement d’études présentées comme « scientifiques » visant à insinuer le doute dans le débat public sur les impacts du produit incriminé (glyphosate, tabac, etc).
Pratiques bien connues
Du cas du tabac aux « Monsanto Papers », ces pratiques sont désormais bien connues. Un élément majeur, décisif même, est pourtant souvent éludé : la propension...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ En renouant avec la notion de « quotas » de logements accessibles aux personnes handicapées, le gouvernement signe un retour rétrograde à des dispositions d’attribution combattues depuis les années 1970, proteste l’architecte Louis-Pierre Grosbois, dans une tribune au « Monde »
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Handicap : la loi ELAN rompt avec « le principe d’universalité de l’accessibilité au logement »

En renouant avec la notion de « quotas » de logements accessibles aux personnes handicapées, le gouvernement signe un retour rétrograde à des dispositions d’attribution combattues depuis les années 1970, proteste l’architecte Louis-Pierre Grosbois, dans une tribune au « Monde »



Le Monde
 |    30.05.2018 à 16h45
    |

Louis-Pierre Grosbois (Architecte urbaniste, professeur honoraire à l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Paris-La Villette)







                        



                                


                            

Tribune. Pourquoi construire le plus possible de logements facilement accessibles ? La société dans sa diversité le demande : l’augmentation de la longévité, le souhait du « bien vieillir ensemble », la fluidité de la vie sociale, mènent à la recherche d’égalité dans le traitement des individus.
L’accessibilité spécifiquement établie comme une compensation au handicap est devenue la base du confort de tous : de l’ascenseur au balcon de plain-pied et à la douche à niveau, jusqu’aux transports et aux bâtiments publics. Dans la société industrielle, la standardisation de la construction, établie sur le confort d’usage, permet de supprimer le surcoût de la réalisation. L’accessibilité ne se caractérise pas par l’application de normes. C’est une conception plurielle : esthétique, technique, humaine et universelle.

Or le projet de loi Evolution du logement, de l’aménagement et du numérique (ELAN), discutée depuis le 30 mai à l’Assemblée nationale, revient sur l’universalité de cette accessibilité. Il renie ainsi l’engagement de la loi de 2005 et la résolution du Conseil de l’Europe de 2001, signée par la France, qui soulignait que « la conception universelle et l’accessibilité ont un rôle de premier plan à jouer dans la promotion des Droits de l’Homme et des libertés fondamentales ».
L’ampleur de ce reniement se mesure par l’exemple dans l’allégement des normes envisagé dans la loi : « au lieu du « tout accessible », dans les bâtiments de quatre étages, elle instaurera, comme c’est déjà le cas dans les logements pour étudiants, un quota de 10 % d’appartements répondant à ces exigences ».
Des logements accessibles et adaptés vides
Nous voilà projetés quarante ans en arrière : retour de la règle du quota et, avec elle, de la ségrégation par attribution de logements dans des espaces réservés, ce qui constitue une véritable entrave à la vie sociale.
Un rappel historique s’impose : les lois...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ EN UN GRAPHIQUE – Le FN a perdu un tiers de ses eurodéputés et ne compte plus que seize fidèles, contre vingt-quatre il y a quatre ans.
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L’effectif du Front national s’amenuise au Parlement européen

EN UN GRAPHIQUE – Le FN a perdu un tiers de ses eurodéputés et ne compte plus que seize fidèles, contre vingt-quatre il y a quatre ans.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 16h08
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 16h43
    |

            Maxime Vaudano








                        


Les difficultés post-élection présidentielle du Front national, qui a notamment connu plusieurs départs dans le sillage de son ancien vice-président, Florian Philippot, ne s’arrêtent pas aux frontières de l’Hexagone. Le parti dirigé par Marine Le Pen multiplie aussi les déconvenues au Parlement européen, où il ne compte plus que seize eurodéputés, véritablement fidèles. Dernier transfuge en date, l’économiste Bernard Monot a rejoint, le 29 mai, les rangs du groupe eurosceptique rival du FN, emmené par le Britannique Nigel Farage.
En quatre ans, le triomphe du « premier parti de France », titre dont le FN s’enorgueillissait après les élections européennes de mai 2014, qui lui avaient apporté vingt-quatre élus, s’est bien émoussé. Aux défections s’ajoutent les ennuis judiciaires, puisque le FN est visé par plusieurs enquêtes sur les activités de ses assistants parlementaires, qui valent à certains de ses élus une ponction sur leur salaire mensuel.


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Seuls 16 des 24 élus frontistes de 2014 siègent aujourd'hui dans le groupe du FN
Pendant leur première année de mandat, tous les eurodéputés frontistes étaient « non inscrits », faute d'avoir pu constituer leur propre groupe parlementaire (à l'exception de Joëlle Bergeron, qui a quitté le FN deux jours après son élection).
Grâce à une alliance avec des élus polonais et britannique, le FN a finalement créé son propre groupe en juin 2015 : l'Europe des nations et des libertés (ENL). Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnisch ne l'ayant pas intégré, il comptait 21 membres.
A la suite de l'élection présidentielle de 2017, le groupe ENL a perdu quatre députés du courant de Florian Philippot, ainsi qu'Aymeric Chauprade, qui ont rejoint l'ELDD, le groupe eurosceptique concurrent dirigé par Nigel Farage.





Plus que 18 eurodéputés encartés FN

Le Parlement européen compte aujourd'hui officiellement 18 eurodéputés membres du Front national : les 16 fidèles de l'ENL, le non inscrit Bruno Gollnisch et l'économiste Bernard Monot (qui est lui-même sur le départ).






La droite désormais plus représentée que le FN
Le Front national, qui était le premier parti français au Parlement européen après les élections européennes de mai 2014, a désormais cédé sa place à la droite. Le groupe conservateur du PPE compte aujourd'hui 20 représentants français, dont 16 issus du parti Les Républicains.
Répartition des 64 eurodéputés français par groupe







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			width: 2,
			value: 1507068000000,
			zIndex:-5000,
			label: {
				useHTML: true,
Départ de"+(isDesktop ? " " : "")+"F. Philippot",
				textAlign: "center",
				useHTML:true,
				style:{},
				rotation:0,
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: (isDesktop ? -5 : -20)
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10,
		reversed:true
	},

	series:[
  {
    "name": "ELDD (groupe concurrent)",
    "color": "#91afc4",
    "data": [
      [
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      ],
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        1
      ],
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      ],
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      [
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      [
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      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Non inscrits",
    "color": "#cccccc",
    "data": [
      [
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        23
      ],
      [
        1430776800000,
        23
      ],
      [
        1434405600000,
        2
      ],
      [
        1507068000000,
        2
      ],
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      ],
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      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "ENL (groupe du FN)",
    "color": "#191919",
    "data": [
      [
        1404252000000,
        null
      ],
      [
        1430776800000,
        null
      ],
      [
        1434405600000,
        21
      ],
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        1507068000000,
        18
      ],
      [
        1510268400000,
        17
      ],
      [
        1524002400000,
        17
      ],
      [
        1527631200000,
        16
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
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      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: true,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: "",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
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		},
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		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key:%d %b %Y}',
\u25CF {series.name} : {point.y} eurodéputé(s)',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			if (annotation_spe1[this.x] != undefined){
"+annotation_spe1[this.x]+""

			} else {
				return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip)
			};
		},
	}
});


 
var annotation_spe2 = {1401055200000:"Election de 24 eurodéputés étiquettés FN ou Rassemblement Bleu Marine.",1403128800000:"Joëlle Bergeron quitte le FN.",1430776800000:"Jean-Marie Le Pen est suspendu du FN.",1507068000000:"Florian Philippot et deux de ses proches (Sophie Montel et Mireille d'Ornano) quittent le FN pour Les Patriotes.",1510268400000:"Aymeric Chauprade quitte le FN. Il rejoindra « Les Français Libres »."};



	var chart2 = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15276735874",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
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		type: "area",
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		style: {
            fontFamily: 'Helvetica,arial,sans-serif'
        }
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	credits:{
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	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
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				allowOverlap: true,
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				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
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				symbol:"circle",
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			},
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				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		area: {
            stacking: 'normal',
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            fillOpacity:1
        }
	},
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		},
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			}
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		}]
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	xAxis: {
		type: "datetime",
		 categories:null,
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
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		},
		plotLines: [{
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			width: (isDesktop ? 2 : 0),
			value: 1401055200000,
			zIndex:-5000,
			label: {
				useHTML: false,
Election",
				textAlign: "left",
				useHTML:true,
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				verticalAlign: "top",
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		},{
			color: "#ffc600",
			width: 2,
			value: 1430776800000,
			zIndex:-5000,
			label: {
				useHTML: false,
Exclusion de J.-M. Le Pen",
				textAlign: (isDesktop ? "left" : "center"),
				useHTML:true,
				style:{},
				rotation:0,
				verticalAlign: "top",
				x: -1,
				y: -5
			}
		},{
			color: "#ffc600",
			width: 2,
			value: 1507068000000,
			zIndex:-5000,
			label: {
				useHTML: false,
Départ de F. Philippot",
				textAlign: "center",
				useHTML:true,
				style:{},
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				verticalAlign: "top",
				x: (isDesktop ? 1 : -10),
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			}
		}]
	},
	legend:{
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		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
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	},

	series:[
  {
    "name": "Autres",
    "color": "#ccc",
    "data": [
      [
        1401055200000,
        null
      ],
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        1
      ],
      [
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      ],
      [
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      ],
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    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Encartés FN ou Rassemblement Bleu Marine",
    "color": "#191919",
    "data": [
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      ],
      [
        1403128800000,
        23
      ],
      [
        1430776800000,
        22
      ],
      [
        1507068000000,
        19
      ],
      [
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        18
      ],
      [
        1527631200000,
        18
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
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      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: true,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: "",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key:%d %b %Y}',
\u25CF {series.name} : {point.y} eurodéputé(s)',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			if (annotation_spe2[this.x] != undefined){
"+annotation_spe2[this.x]+""

			} else {
				return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip)
			};
		},
	}
});


	var chart3 = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15276831413",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
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	},
	colors:["#4a99ce","#524440","#ea7eb4","#e59c3d","#58a855","#91afc4","#720822","#c1c1c1"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			colorByPoint:true,
			dataLabels: {
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				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
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			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
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			},
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				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
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			}
		}
	},
	yAxis:[{
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		},
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		},
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		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
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			label: {
				useHTML: false,
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				x: -3
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		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
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				verticalAlign: "top",
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			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
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		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["PPE (droite)","ENL (FN)","S&D (sociaux-démocrates)","ADLE (libéraux)","Verts/ALE (écologistes)","ELDD (eurosceptique)","GUE (gauche radicale)","Non-inscrits"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Nombre de députés",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        20
      ],
      [
        "",
        16
      ],
      [
        "",
        13
      ],
      [
        "",
        7
      ],
      [
        "",
        6
      ],
      [
        "",
        6
      ],
      [
        "",
        4
      ],
      [
        "",
        2
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 1
    }
  }
],
	tooltip: {
		enabled: false
	}
});



 document.querySelector(".container_dcdr a").addEventListener("click",function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });


});



> Voir la rubrique « En un graphique » des Décodeurs




                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/30/20-7">
<filnamedate="20180530"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180530"><AAMMJJHH="2018053020">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Le député macroniste du Val-d’Oise a pris la défense de Maryam Pougetoux, la responsable de l’UNEF à Paris-IV, critiquée pour son port du voile islamique.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                
                                    

Aurélien Taché, voix dissonante de LRM


                      Le député macroniste du Val-d’Oise a pris la défense de Maryam Pougetoux, la responsable de l’UNEF à Paris-IV, critiquée pour son port du voile islamique.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 14h07
    |

                            Zineb Dryef








   


A 34 ans, l’élu de LRM du Val-d’Oise et ancien responsable de l’UNEF prend position sur la laïcité, la banlieue...
Voix des femmes
Alors que de nombreux ministres et députés de la majorité ont dénoncé le caractère politique, voire prosélyte, du voile de Maryam Pougetoux, Aurélien Taché, député LRM du Val-d’Oise, a appelé à respecter le choix de la responsable de l’UNEF à Paris-IV (Sorbonne université). « C’est une position que j’ai toujours défendue, explique-t-il. Je n’ai pas l’impression d’être dissonant. » Sa ligne : celle défendue par Emmanuel Macron. « Ce qui prime, c’est la question du choix des femmes. »

        Lire aussi :
         

                « La République en marche doit s’emparer des thèmes de la laïcité et de l’islam »



Voix de la banlieue
Si le député de 34 ans reconnaît qu’il y a des « propositions intéressantes » dans le rapport Borloo sur les banlieues, il le juge convenu. « On doit changer de logique, il faut arrêter de sous-traiter la banlieue. On doit mener une politique d’émancipation des habitants de ces quartiers. » Sa priorité : lutter contre les discriminations. « Ceux qui vivent dans ces quartiers ont besoin d’avoir les mêmes codes et les mêmes accès, à l’emploi, au logement, que les autres. » 

        Lire aussi :
         

                Plan Borloo : il faut « faire le choix de l’universalité »



Voie libérale de gauche
Après des années de militantisme au sein de l’UNEF puis au PS, il est, de 2014 à 2016, conseiller au ministère du logement. Séduit par le discours « libéral de gauche » de Macron et par sa promesse « de donner à chacun les moyens de construire sa vie », il quitte le PS pour En marche !. Dans son ancien parti, où il y a « une hiérarchie sociale très lourde », il n’aurait jamais pu être député, estime-t-il : « Avec Macron, ce qui compte, ce n’est pas d’où vous venez, mais ce que vous portez. »

        Lire aussi :
         

                Aurélien Taché, le visage social de la politique migratoire



Voie tardive
Issu d’un milieu modeste, il a un parcours scolaire compliqué. Gamin surdoué puis ado rebelle, il ne s’adapte guère à l’école, qu’il quitte en troisième pour entrer en apprentissage en plomberie. Une orientation subie. « Je n’avais pas les codes ni le capital social. J’ai découvert l’existence de Sciences Po à 20 ans, mais c’était déjà trop tard. » Passionné de politique et d’histoire, il a repris des études de droit public à 19 ans.



<article-nb="2018/05/30/20-8">
<filnamedate="20180530"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180530"><AAMMJJHH="2018053020">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Exactement 1 016 personnes ont été évacuées, mercredi 30 mai, dans le plus grand camp de migrants de la capitale.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ 
<article-nb="2018/05/30/20-9">
<filnamedate="20180530"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180530"><AAMMJJHH="2018053020">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Dans cette chronique, le juriste Jean-Emmanuel Ray explique pourquoi la désignation de ces représentants est un enjeu important dans les négociations relatives au Comité social et économique (CSE).
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Que sont les représentants de proximité ?

Dans cette chronique, le juriste Jean-Emmanuel Ray explique pourquoi la désignation de ces représentants est un enjeu important dans les négociations relatives au Comité social et économique (CSE).



Le Monde
 |    30.05.2018 à 13h30
    |

                            Jean-Emmanuel Ray (Professeur à l'école de droit de Paris-I-Panthéon-Sorbonne)








                        



                                


                            
Question de droit social. A chaque nouvelle élection professionnelle désormais, délégués du personnel, comité d’entreprise, et comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) disparaissent au profit du Comité social et économique (CSE) créé par ordonnance le 22 septembre 2017. Cette centralisation peut poser problème dans les entreprises multi-sites, où depuis 1946 des délégués du personnel (DP) étaient présents dans les établissements d’au moins onze salariés, chargés « de présenter à l’employeur toutes les réclamations individuelles ou collectives ». Un représentant de proximité sera désigné par le CSE parmi ses membres ou des salariés sur place. Il en constituera le relais local. Sera-t-il un DP bis ?
En droit, pas du tout : il n’est ni obligatoire ni élu. Sa création est facultative et relève de l’accord collectif majoritaire procédant à l’éventuel découpage de l’entreprise en établissements distincts : nombre de représentants, localisation, attributions (notamment en matière de santé et de conditions de travail), modalités de fonctionnement (heures de délégation, local..).

La désignation d’un représentant de proximité est un enjeu important dans les négociations relatives au CSE. Si les parties conviennent souvent de la nécessité de créer – maintenir – ce délégué de terrain, côté syndicat il n’est pas indifférent d’avoir un délégué dans les établissements de moyenne importance, montrant ainsi qu’une présence syndicale est utile, tout en permettant à un ex-DP ou ex-membre du comité d’établissement (un tiers des mandats disparaît parfois avec la création du CSE) de garder un mandat, avec sa protection contre le licenciement.
Capteurs de signaux faibles
Côté direction, la présence de ces délégués capteurs de signaux faibles est utile. Et il est inenvisageable que tous les problèmes concrets de tous les établissements de taille réduite remontent au CSE, qui aura déjà fort à faire. Il faut donc...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Plus de mille migrants ont été évacués mercredi matin du campement du Millénaire, dans le nord-est de la capitale.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Les principales personnalités rivales du pays ont approuvé une déclaration solennelle, sans toutefois la signer. Beaucoup d’incertitudes pèsent sur l’organisation du scrutin.
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Décryptage

A Paris, les Libyens s’accordent sur des élections en décembre

Les principales personnalités rivales du pays ont approuvé une déclaration solennelle, sans toutefois la signer. Beaucoup d’incertitudes pèsent sur l’organisation du scrutin.

Frédéric Bobin (Tunis, correspondant) et 
Marc Semo
    



LE MONDE
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        Le 30.05.2018 à 11h36

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        Mis à jour le 30.05.2018 à 14h51






                        

Crédits : JULIEN MUGUET / HANS LUCAS POUR LEMONDE


                    

Il y a enfin une date, le 10 décembre, pour des élections législatives et présidentielle en Libye. Il y a un accord sur des procédures. Et il y a surtout l’engagement public des grands protagonistes de la crise libyenne à respecter cette feuille de route. Organisée par la France sous les auspices des Nations unies, en présence d’une vingtaine de pays et de quatre organisations internationales, la conférence internationale sur la Libye qui s’est tenue, mardi 29 mai, à l’Elysée pour tenter de stabiliser ce pays près de sept ans après la chute de Mouammar Kadhafi est un incontestable succès, au moins en termes d’affichage.
« C’est une réunion historique », a déclaré, lors de la conférence de presse finale, Ghassan Salamé, le chef de la mission de l’ONU pour la Libye. « Il s’agit d’une étape clé pour la réconciliation », s’est félicité le président français Emmanuel Macron qui, depuis son élection, a fait de la résolution de la crise libyenne l’une de ses priorités diplomatiques.
« Nous le devons au peuple libyen, parce que, parfois, nous nous sommes substitués à sa souveraineté », a expliqué Emmanuel Macron
Le chaos libyen représente en effet une menace sécuritaire pour toute la région et pour l’Europe. Aux yeux du président, une sortie de crise relève en outre de l’obligation morale après l’intervention de l’OTAN de 2011 : « Nous le devons au peuple libyen parce que, parfois, nous nous sommes substitués à sa souveraineté. »
Réunis pour la première fois autour d’une même table, les quatre acteurs clés du conflit – le chef du « gouvernement d’accord national » (GAN), Faïez Al-Sarraj ; le patron de l’Armée nationale libyenne (ANL), Khalifa Haftar ; le président de la Chambre des représentants, Aguila Salah Issa (replié à Tobrouk) ; et le président du Conseil d’Etat (instance consultative basée à Tripoli), Khaled Al-Mishri – se sont accordés sur une déclaration commune en huit points, lue en arabe et approuvée oralement...



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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Cette nouvelle mouture – censée mieux lutter contre le dumping social des pays d’Europe de l’Est – entrera en application courant 2020.
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Travailleurs détachés : la révision de la directive est adoptée par le Parlement européen

Cette nouvelle mouture – censée mieux lutter contre le dumping social des pays d’Europe de l’Est – entrera en application courant 2020.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 11h35
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Les bonnes nouvelles se faisant rares à Bruxelles, les partisans de la révision de la directive sur le travail détaché ont salué avec effusion, mardi 29 mai, le vote définitif de ce texte au Parlement européen. D’autant qu’il a été validé à une très large majorité : 456 voix pour et seulement 147 contre.
Certes, une dizaine de conservateurs polonais l’ont approuvé par erreur. Un acte manqué ? Cette bévue n’aurait en tout cas pas inversé le cours de l’histoire : il manque encore l’ultime validation des ministres des affaires sociales des Vingt-Huit, fin juin, mais ce feu vert est strictement formel. La directive révisée entrera en application courant 2020.
Proposée par la Commission en mars 2016 et défendue avec ténacité par le président français, Emmanuel Macron, qui en a fait son premier combat européen, cette directive révisée (le texte initial date de 1996) entend mieux protéger les travailleurs postés temporairement dans un autre pays membre que le leur, et mieux lutter contre le dumping social des pays de l’Est.

Marqueur politique
« Le résultat du vote est fantastique, c’est une validation sans appel d’un nouveau chapitre de l’Europe, l’Europe sociale qui vient conforter le marché intérieur », s’est félicitée la Française Elisabeth Morin-Chartier, eurodéputée conservatrice (ex-LR), qui fut rapporteuse du texte pour le Parlement et a habilement manœuvré afin d’éviter un blocage total par les élus des pays de l’Est, très opposés à un texte considéré comme une tentative protectionniste de l’Ouest.
« Nous envoyons le signal que les travailleurs doivent être traités de la même manière sur le même lieu de travail », a souligné sa collègue et corapporteuse, la Néerlandaise sociale-démocrate Agnes Jongerius. La directive révisée sécurise en effet la rémunération des travailleurs détachés, précisant qu’ils doivent pouvoir bénéficier, comme les nationaux, des indemnités de pénibilité, de transport, etc. Pas...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Normes d’accessibilité, réforme du secteur HLM, bail mobilité, rôle des élus, loi SRU… Les discussions qui débutent mercredi à l’Assemblée promettent d’être vives.
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Flou et controverses autour du projet de loi logement

Normes d’accessibilité, réforme du secteur HLM, bail mobilité, rôle des élus, loi SRU… Les discussions qui débutent mercredi à l’Assemblée promettent d’être vives.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 11h22
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 11h27
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            
Le calendrier est serré pour les députés qui examinent le projet de loi évolution du logement de l’aménagement et du numérique, à partir de mercredi 30 mai. Six jours sont prévus, d’ici le 6 juin – le week-end pourrait bien s’y ajouter –, pour l’examen de 66 articles et 3 160 amendements. Objectif : une présentation du texte au Sénat début juillet et une adoption définitive avant l’été, plus sûrement en septembre, ce qui explique que la « procédure accélérée », qui ne prévoit qu’une lecture par les députés et par les sénateurs, ait été déclarée par le gouvernement.
La discussion risque d’être nourrie tant les thèmes abordés sont sensibles et complexes, soulevant de nombreuses oppositions. Parmi les sujets polémiques, une brèche est par exemple ouverte dans la loi littoral, permettant la construction dans des zones jusqu’ici protégées, proches du rivage, ce qui fait réagir les défenseurs de l’environnement. Les associations de personnes handicapées sont, elles, furieuses de la réduction des normes d’accessibilité, qui ne sont plus exigibles que dans 10 % des logements neufs contre 100 % auparavant, les 90 % restant devant, dès lors, être « évolutifs » et censés pouvoir être rendus accessibles à l’issue de « travaux simples ». Des notions floues dénoncées par le défenseur des droits, Jacques Toubon, dans un avis du 13 mai.
Des députés avec, en tête, Aurore Bergé (La République en marche), et ses alliés des Républicains, dont Thibault Bazin, entendent bien, contre l’avis du gouvernement, revenir à la charge contre la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains et son quota de 25 % de logements sociaux dans plus d’un millier de communes, d’ici à 2025.
« Nous ouvrirons le débat au Sénat pour assouplir les règles et, surtout, desserrer ce calendrier intenable sans tomber dans la caricature “anti-logement social” », promet Dominique Estrosi Sassone, sénatrice (LR, parti majoritaire au Sénat) et secrétaire générale de la Fédération...



                        

                        


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Moisson de critiques contre Stéphane Travert sur le projet de loi agriculture et alimentation

Le ministre de l’agriculture, venu du PS, est accusé par plusieurs députés de gauche d’être sous l’influence des lobbys.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 11h13
    |

            Alexandre Lemarié et 
Manon Rescan








                        



                                


                            
La septième nuit en sept jours. Lundi 28 mai au soir, les débats sur le projet de loi agriculture et alimentation se prolongent dans l’Hémicycle de l’Assemblée nationale. Stéphane Travert vit l’un des moments les plus délicats de l’examen du texte. Le ministre de l’agriculture vient d’expliquer pourquoi l’exécutif ne souhaite pas que les députés inscrivent dans la loi l’interdiction du glyphosate dans trois ans, contrairement à l’avis d’une partie de sa majorité et à la promesse d’Emmanuel Macron.
En pleine nuit, le ministre vit pourtant un moment de félicité. Comme plusieurs fois depuis le début des débats, les éloges pleuvent depuis plusieurs bancs politiques. « Je forme le vœu que vos collègues au gouvernement, Monsieur le ministre, travaillent comme vous le faites », salue ainsi le président du groupe Les Républicains, Christian Jacob, pourtant opposé aux « deux tiers du texte ». « Ceux qui vous feraient des reproches sur la méthode auraient grand tort », renchérit depuis les travées centristes le député d’Ille-et-Vilaine Thierry Benoit. Bien que réservé sur le fond du texte, l’élu loue « l’écoute » et les réponses argumentées du ministre aux différents amendements.
Ces éloges sur la forme viennent à point nommé pour Stéphane Travert. Le Normand, ancien député socialiste de la Manche, l’un des premiers à avoir rejoint Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle, fait l’objet d’intenses critiques, jusque dans la majorité. « On entend plus Jean-Baptiste Moreau [député macroniste rapporteur du texte] que Travert ! », cingle une députée La République en marche (LRM). Sur certains amendements, le ministre s’est plusieurs fois fait battre par la majorité, le signe d’une différence de vision, voire, parfois, d’un manque d’autorité auprès des élus présents lors des débats.

Stéphane Travert subit de nombreuses attaques sur ce texte, notamment de la part des écologistes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Le chef de l’Etat a décidé de hausser le ton et multiplie les mises en garde à l’attention du patronat après avoir pris de nombreuses mesures en sa faveur.
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Emmanuel Macron met (un peu) la pression sur les patrons

Le chef de l’Etat a décidé de hausser le ton et multiplie les mises en garde à l’attention du patronat après avoir pris de nombreuses mesures en sa faveur.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 11h13
    |

            Cédric Pietralunga








                        



                                


                            
Après le Père Noël, le Père Fouettard ? Accusé depuis le début du quinquennat de distribuer des cadeaux aux « riches » et aux entreprises, afin de relancer la croissance et, espère-t-il, diminuer le chômage, Emmanuel Macron a décidé de hausser le ton et multiplie les mises en garde à l’attention du patronat.
« Je veux que vous preniez votre part », a ainsi lancé le chef de l’Etat aux dirigeants du SBF120, l’indice boursier qui regroupe les 120 principales valeurs françaises, lors de son discours sur les banlieues, le 22 mai. « Vous allez m’aider et montrer à tous les esprits chagrins que, quand on aide les entrepreneurs à réussir, ça peut être efficace et juste », a-t-il déclaré, appelant ceux-ci à une « mobilisation citoyenne » en faveur des quartiers, par le biais de l’apprentissage, des emplois francs ou de la lutte contre les discriminations à l’embauche.

« Il n’y a pas de repas gratuit ! », a surenchéri le lendemain M. Macron face à une soixantaine de patrons de la high-tech invités à l’Elysée. « J’attends de vous des discussions franches et directes pour voir comment faire plus pour améliorer la situation sociale, les inégalités, le changement climatique, et résoudre ensemble ces problèmes collectifs », a insisté le président de la République, pour qui la défense de ces « biens communs » ne doit pas être uniquement assurée par les Etats. « On ne peut pas être des “passagers clandestins” de la collectivité même quand on fait de bonnes affaires », a ajouté le locataire de l’Elysée.
« Aucun état d’âme »
Officiellement, ces injonctions ne sont pas nouvelles. « Emmanuel Macron a toujours dit que les entreprises avaient une responsabilité dans la réparation du pays », rappelle un proche. Mais le chef de l’Etat sait également que la réussite de son quinquennat, et donc son éventuelle candidature à un second mandat, sera jugée à l’aune de ses résultats économiques....




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Le chef de l’Etat a réuni le gouvernement à l’occasion d’un séminaire à l’Elysée, mercredi, afin de préparer le temps deux du quinquennat.
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La refonte des aides sociales, chantier miné pour Macron

Le chef de l’Etat a réuni le gouvernement à l’occasion d’un séminaire à l’Elysée, mercredi, afin de préparer le temps deux du quinquennat.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 11h09
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 16h06
    |

            Virginie Malingre








                        


Emmanuel Macron l’a dit et répété. Pas question de faire la moindre pause. Tant que le Parlement suit et que la rue ne déborde pas, le chef de l’Etat veut avancer. Alors que la réforme de la SNCF – dont l’exécutif avait fait un test sur sa capacité à « transformer » le pays – est en passe d’être adoptée, le gouvernement se projette désormais sur les prochains mois.

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                Les aides sociales, des « trappes à inactivité » selon Gérald Darmanin



Le président de la République a réuni au grand complet, mercredi 30 mai, les ministres et secrétaires d’Etat, à l’occasion d’un séminaire à l’Elysée, pour leur donner le cap du deuxième semestre et plus largement, précise Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, du « temps deux du quinquennat », puisqu’une bonne partie du programme de la campagne a d’ores et déjà été lancé.
A l’issue du séminaire, Edouard Philippe a ainsi confirmé que la réunion avait porté sur l’organisation du travail gouvernemental pour « les trois prochains mois », jusqu’au prochain séminaire prévu « fin août ». « Le rythme [des réformes] ne faiblit pas », a-t-il assuré. Le premier ministre a, par ailleurs, dit qu’il recevrait début juillet, à la demande d’Emmanuel Macron, tous les ministres les uns après les autres pour « faire le bilan » de leur action et « étudier la suite ».
Mettre davantage l’accent sur le « protéger »
Le programme de travail de ce mercredi était donc chargé. Et à hauts risques, pour certains chapitres en tout cas. A commencer par la réforme des retraites, qui était une promesse du candidat Macron. Ou la remise à plat des aides sociales, qui n’en était pas une, mais qui a été évoquée ces derniers jours par plusieurs membres du gouvernement. Un chantier auquel l’exécutif veut donner du sens tant il est miné s’il est abordé par la seule entrée de la dépense publique.
Emmanuel Macron, qui avait fait campagne sur le « libérer et protéger », a jusqu’ici privilégié la première partie de sa promesse, avec, entre autres, la réforme du code du travail, la transformation de l’ISF en un impôt sur le patrimoine immobilier, la mise en place d’une « flat tax » sur les revenus de l’épargne, ou encore le droit à l’erreur auprès de l’administration. Des mesures qui mettent du temps à porter leurs fruits – le président de la République a l’habitude de dire qu’il faudra deux ans pour pouvoir juger de leur efficacité – et qui ne se voient pas encore dans les chiffres du chômage (qui a reculé à 8,9 % sur la France métropolitaine au premier trimestre 2018, contre 9,7 % au troisième trimestre 2016).
Dans ce contexte, la période qui s’ouvre pour l’exécutif veut mettre davantage l’accent sur le « protéger », même si le gouvernement affirme ne pas l’avoir négligé durant cette première année au pouvoir, citant en défense le dédoublement des classes de CP dans les zones prioritaires, la création de la police de sécurité du quotidien ou encore la mise en place de Parcoursup dans l’enseignement supérieur.
La réforme des retraites, pour laquelle la concertation sera lancée la semaine prochaine, est « une question de cohésion générationnelle », ajoute-t-on à l’Elysée, où l’on n’ignore pas les risques inhérents à un tel chantier. Quant au projet de loi « pacte sur la croissance », présenté en conseil des ministres fin juin, il se penche sur « la place de l’individu au sein de l’entreprise ». 
Le séminaire devait aussi évoquer, dans cette logique du « protéger », de nouveaux moyens pour les Ehpad, ainsi que le plan pauvreté, qui sera dévoilé en juillet par la ministre de la santé, Agnès Buzyn. « Aujourd’hui limité aux jeunes et aux enfants, il devrait être élargi », précise l’Elysée. La question de l’Europe, qu’Emmanuel Macron veut « plus protectrice », sera également à l’ordre du jour, alors que l’Italie traverse une crise politique grave.
Divergences entre ministres
Mais c’est le sujet de la poursuite de la transformation du modèle social français qui a été évoqué mercredi et qui sera le plus délicat à élaborer. Il s’agit, explique-t-on à l’Elysée, d’« enrichir la croissance en emplois » – en clair, qu’un point de croissance crée plus d’emplois qu’aujourd’hui. Un enjeu majeur pour la réussite du quinquennat.
Les ordonnances travail « ont déjà contribué à créer un environnement favorable aux entreprises pour qu’elles investissent et embauchent », poursuit-on dans l’entourage du chef de l’Etat. La baisse progressive de l’impôt sur les sociétés de 33 % à 25 % d’ici à 2022 s’inscrit dans la même logique. Tout comme le projet de loi qui vise à réformer la formation professionnelle, l’apprentissage et l’Assurance-chômage, qui devrait être adopté cet été.

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C’est désormais un nouveau chantier que le président de la République veut ouvrir, pour parfaire cette démarche : celui des aides sociales. « Il ne s’agit pas de toucher aux aides sociales comme les allocations handicapé, parent isolé ou minimum vieillesse, trois aides que nous avons décidé d’augmenter », se dépêche-t-on de préciser à l’Elysée. « Ni à leur montant, il a été voté », ajoute Benjamin Griveaux. « En revanche, il faut se demander : est-ce que les aides sociales ciblent les bonnes personnes ? Faut-il les simplifier ? », poursuit le porte-parole du gouvernement.
Avant le séminaire de mercredi, plusieurs membres du gouvernement ont abordé le sujet, de manière parfois désordonnée, à l’image des divergences apparues entre le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, et son collègue du budget, Gérald Darmanin. Reste que, au-delà de ces « couacs » de communication, le dossier est bel et bien sur la table du gouvernement. « Le nombre d’allocataires du RSA a augmenté de 50 % en dix ans. Et 50 % d‘entre eux sont au RSA depuis plus de quatre ans. Beaucoup d’entre eux attendent plus de six mois un rendez-vous pour pouvoir être accompagnés vers le retour à une activité. C’est absurde », a ainsi confié Edouard Philippe au JDD. Pour le premier ministre, « on a trop longtemps cru qu’il suffisait d’indemniser des personnes sans ressources pour les réinsérer ».
« L’objectif, ce n’est pas de faire des économies pour faire des économies », Agnès Buzyn
Sur RTL, mardi 29 mai, Gérald Darmanin a estimé qu’il y avait « trop » d’aides sociales en France, et qu’« elles sont parfois contradictoires ». Il faut, a poursuivi le ministre des comptes publics, « revoir » certains dispositifs censés favoriser le retour à l’emploi, qu’il juge trop peu « incitatifs ». Et de citer la prime d’activité attribuée aux travailleurs modestes qui, a-t-il argué, coûte à l’Etat six milliards d’euros par an contre quatre milliards en 2016, alors que la croissance est de retour. Une prime que le candidat Macron avait pourtant promis de revaloriser de 50 % et qui est censée augmenter de 20 euros par mois à compter d’octobre…
Interrogé sur ces déclarations à l’issue d’un séminaire gouvernemental, Edouard Philippe a estimé, mercredi, que « la question n’est pas du tout de savoir s’il y a trop ou pas assez d’aides sociales. La question est de savoir si notre modèle fonctionne, s’il est efficace, s’il produit les résultats que nous espérons ». Le premier ministre a réfuté tout désaccord avec le ministre de l’action et des comptes publics, estimant que M. Darmanin « a indiqué à juste titre que le foisonnement, la complexité des aides sociales, pouvait devenir un problème ».

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La transformation du modèle social français voulue par le chef de l’Etat devrait aussi être l’occasion de faire des économies. Certes, les comptes publics se sont améliorés depuis un an, mais c’est avant tout grâce à une conjoncture favorable aux recettes, et cela ne permet pas à la France de respecter ses engagements européens.
Emmanuel Macron s’est engagé à baisser de trois à quatre points, d’ici à la fin du quinquennat, le taux de dépenses publiques rapportées au produit intérieur brut. « L’efficacité de l’action publique sera un sujet du séminaire », dit-on à Matignon. En s’inspirant des conclusions du comité d’experts CAP (Comité action publique) 2022, qui doit être remis en juin, et des propositions des différents ministres, le gouvernement souhaite décider rapidement des mesures qu’il retiendra dans son budget 2019.
« L’objectif, ce n’est pas de faire des économies pour faire des économies, mais de faire des économies sur ce qui ne marche pas et d’investir sur ce qui fonctionne », a avancé Agnès Buzyn, dimanche 27 mai. Pas question de refaire l’erreur des APL, lorsque l’exécutif a décidé, à l’été 2017, de le réduire de cinq euros par mois pour des raisons purement budgétaires alors qu’au même moment il allégeait l’impôt sur la fortune. Ce qui a contribué à l’époque à faire d’Emmanuel Macron, pour une partie des Français, le « président des riches ».
« Depuis vingt ans, les majorités successives ont saupoudré, subventionné, multiplié les plans et organisé méthodiquement l’aumône républicaine d’un Etat-providence sans boussole », écrit le porte-parole du gouvernement dans une tribune dans Le Parisien du dimanche 27 mai, « à ceux qui chaque jour interpellent le gouvernement sur sa jambe sociale et qui voudraient que nous traitions par une dépense publique pavlovienne les symptômes d’un profond malaise social, je veux dire que nous attaquons les inégalités à la racine ». Reste à convaincre les Français.



                            


                        

                        


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La loi agriculture et alimentation enterre plusieurs promesses de Macron

L’Assemblée nationale a adopté mercredi par 339 voix contre 84, avec 130 abstentions, le projet de loi agriculture et alimentation en première lecture.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 11h07
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 18h18
    |

            Rémi Barroux et 
Manon Rescan








                        



                                


                            
Certains y verront des avancées sur les questions environnementales. D’autres ne retiendront de la loi agriculture et alimentation qu’une série de renoncements quant aux objectifs annoncés lors des états généraux de l’alimentation et à certains engagements d’Emmanuel Macron.
Sans surprise, après huit jours de débats souvent animés, l’Assemblée nationale a adopté, mercredi 30 mai, par 339 voix contre 84, avec 130 abstentions, le projet de loi agriculture et alimentation en première lecture. Mais, avant même la fin de l’examen du texte, celui-ci nourrissait déjà la déception, voire la colère des organisations environnementales et des écologistes notamment.
Emmanuel Macron « a très clairement tranché entre notre santé, l’environnement et le pire de l’agriculture », estimait ainsi le député écologiste européen Yannick Jadot, sur LCP. L’ONG Générations futures, spécialisée sur les questions de santé environnementale, juge, elle, que, « une nouvelle fois, les intérêts financiers ont primé sur la santé de nos populations ».
La déception est à la hauteur des espérances qu’avaient fait naître les propos du chef de l’Etat, quand il avait annoncé l’interdiction du glyphosate d’ici à 2021 ou qu’il avait déclaré, lors des Etats généraux de l’alimentation, à Rungis, le 12 octobre 2017 : « Le rejet des produits chimiques, la préférence pour l’alimentation naturelle sont des lames de fond sociales », évoquant « l’angoisse des consommateurs, la préoccupation légitime des concitoyens, mais aussi de l’ensemble du monde agricole ».
« Bronca »
Mesure emblématique, l’interdiction du glyphosate d’ici à trois ans ne figure pas dans la future loi, malgré la tentative de députés, dont certains de La République en marche (LRM), de l’y inscrire. Elle reste néanmoins un engagement gouvernemental, conditionné à la recherche sur les alternatives à cet herbicide. Cette « trahison », selon Générations futures, a été vivement...




                        

                        


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René Dosière lance un think tank sur la transparence en politique

Dans la continuité des travaux de l’ancien député, l’Observatoire de l’éthique publique enquêtera sur les zones d’ombres qui demeurent dans la vie politique et fera des propositions en faveur de plus de déontologie.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 11h01
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 12h04
    |

            Manon Rescan








                        


Député, ses révélations sur l’opacité du budget de l’Elysée en avaient fait une personnalité politique respectée. Aujourd’hui retiré de la vie parlementaire, René Dosière, élu socialiste à l’Assemblée nationale pendant vingt-cinq ans, a décidé de poursuivre son combat en faveur de plus de transparence et de déontologie de la vie politique. Jeudi 31 mai, il lancera l’Observatoire de l’éthique publique, think tank qui aura pour vocation de reprendre le flambeau et de formuler des propositions pour lutter contre les zones d’ombres de la République.

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Connu dans le milieu politique, on sait moins que ses investigations ont aussi abondamment nourri les chercheurs, et en particulier certains juristes. C’est le cas de Matthieu Caron, directeur général de cet Observatoire. « J’ai beaucoup écrit sur ses travaux », explique le maître de conférences de droit public à l’université de Valenciennes. Quand M. Dosière lui fait part de son intention de mettre un terme à sa vie parlementaire, les deux hommes réfléchissent à une manière de poursuivre dans le sens de ses travaux. Ainsi est née l’idée de ce think tank, rassemblant des universitaires mais aussi des parlementaires de tous bords politiques. « L’idée est de poursuivre le travail que j’ai effectué de manière artisanale et d’en faire une petite entreprise », explique M. Dosière. La direction scientifique de l’organisme a été confiée à Jean-François Kerléo, maître de conférences en droit public et spécialiste des questions de transparence.
« L’idée n’est pas de jeter le discrédit sur les élus »
Leurs travaux auront une double fonction : d’abord, continuer à enquêter sur la transparence dans les institutions, du gouvernement aux cabinets ministériels, du Parlement aux collectivités territoriales, mais aussi la justice, les partis, l’administration. Pour cela, l’entremise des députés sera précieuse ; ces derniers ayant accès à plus d’informations que les chercheurs dans les coulisses du pouvoir. Les parlementaires disposent également de la possibilité de poser des « questions écrites » au gouvernement. « C’est l’un des outils beaucoup utilisés par René Dosière pour avoir des réponses » rappelle M. Caron. Les instigateurs du think tank nourrissent l’ambition que l’ancien élu puisse transmettre aux députés une partie des techniques qu’il a utilisées afin d’obtenir des réponses.
Actuellement, une trentaine d’universitaires et une quinzaine de parlementaires participent, dont une députée La République en marche, Laurianne Rossi, par ailleurs questeure de l’Assemblée nationale, qui sera la vice-présidente de l’Observatoire. « L’idée n’est pas de recréer un Anticor ou Transparency international, ni d’être un organe militant, mais d’être un laboratoire d’idées », précise l’élue des Hauts-de-Seine. Leurs travaux devraient donner lieu à la formulation de propositions de nouvelles mesures pour, dans la continuité de la loi pour la transparence de la vie publique, de 2013, ou la loi de moralisation adoptée l’été dernier, améliorer la législation en matière d’éthique politique. Tous les ans, un colloque sera par ailleurs organisé pour faire le bilan des questions de transparence dans l’un des domaines d’enquête. Le premier sera consacré au Parlement et aura lieu les 25 et 26 octobre.
Au moment de lancer ce think tank, ses créateurs restent cependant très prudents sur la manière de présenter l’initiative. Chez les élus et dans le débat public, les questions de transparence sont devenues des étendards autant que des repoussoirs. « L’idée n’est pas de jeter le discrédit sur les élus ou la haute fonction publique », insiste René Dosière. L’Observatoire de l’éthique publique se veut ainsi « pour une philosophie de la transparence tranquille et constructive ». « Ce qui nous tient à cœur, c’est de restaurer la confiance politiquement, pas la défiance », abonde Matthieu Caron.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Contrairement à ce qu’avancent de nombreux comptes affiliés au Front national, qui évoquent une « inégalité », le jeune homme, handicapé après avoir aidé un couple agressé, a reçu de l’Etat la même reconnaissance que Mamoudou Gassama.
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Marin et Mamoudou Gassama ont bien été décorés de la même médaille

Contrairement à ce qu’avancent de nombreux comptes affiliés au Front national, qui évoquent une « inégalité », le jeune homme, handicapé après avoir aidé un couple agressé, a reçu de l’Etat la même reconnaissance que Mamoudou Gassama.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 10h44
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 11h30
    |

            Anne-Sophie Faivre Le Cadre








                        


« Marin, le jeune Français sauvagement agressé et handicapé à vie pour avoir secouru un couple face à la racaille, n’a pas eu droit à la reconnaissance de la nation. » C’est un message qui circule de pages Facebook en comptes Twitter, partagé et commenté des milliers de fois. Au bas de ce dernier, deux photos de Marin, jeune homme sauvagement battu à Lyon pour avoir pris la défense d’un couple qui s’embrassait dans la rue, à la fin de 2016, et qui en porte les séquelles depuis.
Cette allégation fait référence à l’acte de Mamoudou Gassama, un sans-papiers malien arrivé en France en septembre et ayant secouru un enfant suspendu dans le vide le 26 mai à Paris. A la suite du sauvetage, M. Gamassa a été reçu par le président de la République le 28 mai, a été régularisé le 30 mai et s’est vu remettre la médaille d’honneur pour acte de courage et de dévouement ainsi qu’un certificat signé par le préfet de police de Paris.
Les portes de l’Elysée
De nombreux membres du Front national ont avancé que le jeune Marin n’avait reçu de la République aucune décoration pour son acte héroïque. « Le jeune Marin, blessé en venant au secours d’un couple, n’a pas été reçu par le président, ni décoré. J’aimerais que tous les actes méritants aient le même traitement », a avancé sur LCI l’avocat et député frontiste Gilbert Collard.
Julien Léonardelli, conseiller régional étiqueté Front national, s’émouvait du fait que Marin « attende toujours la reconnaissance de la nation », quand « Mamoudou Gassama s’est vu immédiatement ouvrir les portes de l’Elysée parce qu’il est clandestin ». Sur Twitter, de nombreux messages racistes ont blâmé la supposée différence de traitement entre les deux jeunes hommes.

   


Médaille d’honneur
Si le jeune Marin n’a effectivement pas encore été reçu à l’Elysée, les commentaires disant qu’il n’a reçu « aucune reconnaissance de la part de la nation » sont faux. En effet, comme le rapporte la rubrique CheckNews de Libération, le jeune homme a reçu de la main du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, une médaille d’honneur le 26 novembre à Lyon. Ce dernier avait déclaré avoir saisi le président de la République et la grande chancellerie pour que la Légion d’honneur soit remise à Marin. Selon ce document du gouvernement, cette décoration récompense « toute personne qui, au péril de sa vie, se porte au secours d’une ou plusieurs personnes en danger de mort ».

Cher Marin, je suis convaincu que la République se doit de reconnaitre ses héros, ceux qui, dans les gestes du quot… https://t.co/duomzzlmRW— gerardcollomb (@Gérard Collomb)


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Décernée pour la première fois sous Louis XIV, cette récompense comporte sept échelons, allant d’une lettre de félicitations à la médaille d’or.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Un collectif, dont font partie Benoît Hamon, Cédric Herrou, J.M.G. Le Clézio ou François Morel, dénonce dans une tribune le procès intenté à trois personnes qui se sont montrées solidaires de migrants.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤                     
                                                   
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« Nous avons aidé, nous aidons et aiderons toute personne migrante dans le besoin »

Un collectif, dont font partie Benoît Hamon, Cédric Herrou, J.M.G. Le Clézio ou François Morel, dénonce dans une tribune le procès intenté à trois personnes qui se sont montrées solidaires de migrants.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 10h39
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 13h53
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Le samedi 21 avril, quelques dizaines de militants du mouvement extrémiste Génération identitaire se retrouvent au col de l’Echelle, dans les Alpes, avec pour objectif de bloquer l’arrivée des personnes migrantes et de les renvoyer vers l’Italie, quitte à les mettre en danger. Ils déploient des banderoles haineuses et matérialisent symboliquement la frontière avec une barrière de chantier. Ils s’instaurent en milice, dont les slogans et motivations sont clairement racistes.
Nous rappelons que les provocations publiques à la discrimination, à la haine ou à la violence raciale constituent un délit (art. 24, alinéa 6, loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse) punissable d’un an d’emprisonnement et/ou d’une amende de 45 000 euros au plus. Les forces de l’ordre ne sont pas intervenues pour mettre fin à cette action, la considérant donc, implicitement, comme tout à fait légale. Le ministre de l’intérieur lui-même a d’ailleurs minoré ces faits en les qualifiant de « gesticulations ».
En réaction à cela, plus de 160 personnes solidaires ont lancé un cortège spontané pour passer la frontière avec des personnes migrantes. Contrairement aux identitaires, les solidaires se sont heurtés à un cordon de gendarmes, qui ont finalement laissé la manifestation avoir lieu.

Quelques heures plus tard, alors que le cortège était terminé depuis longtemps, trois jeunes gens qui en faisaient partie, Bastien et Théo, deux Suisses, et Eleonora, une Italienne, ont été arrêtés et placés en garde à vue. Ils sont restés en détention provisoire à la maison d’arrêt des Baumettes à Marseille pendant neuf jours avant d’être libérés le 3 mai. Leur procès a été fixé à la date du 31 mai.
Poursuivis pour « aide à l’entrée de personnes en situation irrégulière en bande organisée », ils encourent une peine allant jusqu’à dix ans de prison et 750 000 euros d’amende, assortie d’une interdiction de pénétrer sur le territoire français. Bastien,...




                        

                        

