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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Vainqueur à Roland-Garros pour la première fois depuis 2013, le Français, qui dispute son dernier tournoi parisien, affrontera Del Potro au tour suivant.
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A Roland-Garros, le « never ending tour » de Julien Benneteau se poursuit sans bavure

Vainqueur à Roland-Garros pour la première fois depuis 2013, le Français, qui dispute son dernier tournoi parisien, affrontera Del Potro au tour suivant.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 17h28
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 18h23
    |

            Clément Martel








                        



   


Les meilleures tournées d’adieux sont celles qui se prolongent. Appliquant à merveille le théorème de Salvador (Henri, pas le pays), Julien Benneteau s’est offert, mercredi 30 mai, la possibilité de poursuivre encore un peu son dernier Roland-Garros. Après avoir vu un violent orage interrompre la rencontre mardi soir, le Français a pris le meilleur sur l’Argentin Leonardo Mayer (2-6, 7-6 (7-4), 6-2, 6-3) dans un court nº 1, acquis à sa cause.
Si mercredi est le jour des enfants, alors le court aux allures d’arène est leur terrain de jeu. Toutes les tonalités des « Allez Julien » s’y sont entremêlées, formant, du soprano à la basse fraîchement muée mais virant à l’aigu par à-coups, une cacophonie enthousiaste et bon enfant. A plusieurs reprises, l’arbitre a dû les sermonner, envoyant des « merci les enfants », afin que le jeu se déroule.
Sous le soleil de la Porte d’Auteuil, Julien Benneteau attaque la journée avec entrain. Oubliée, la perte du premier set la veille. La pluie battante de la nuit – l’équivalent d’un mois de précipitations à Paris en une soirée – a lavé son esprit. Et amélioré la terre battue. « Hier soir, c’était vraiment lent, et contre des mecs puissants, j’ai besoin d’avoir des conditions rapides, ou, en tout cas, pas très lentes pour que mon jeu puisse être efficace », a reconnu le Bressan après le match, convenant avoir « été rattrapé par la tension » la veille. Offensif dès la reprise, il a renvoyé chaque balle de son adversaire, le forçant à la faute. Mené 4-2 dans le second set, il inverse rapidement la tendance et s’impose au tie-break (7-4).
Energie communicative du court nº 1
« Mon objectif, c’était de gagner un match », confie Benneteau satisfait après la rencontre, rappelant qu’il avait invariablement échoué au premier tour du tournoi parisien depuis 2013 (et trois tours de passé). Bien décidé à réussir son dernier Roland-Garros, celui qui a annoncé la fin de sa carrière à l’automne, sitôt l’US Open terminé, se donne les moyens de son ambition. Et se fait plaisir, tentant une glissade au filet sur le service adverse. En vain, son amorti frappe la barre du filet, mais retombe de son côté en dépit des acclamations du public.
« On te portera, allez ! » « Ju, t’es ici chez toi », lance un spectateur, qui voit Benneteau esquisser un sourire. Ce vacarme agace son adversaire, qui s’en plaint à l’arbitre. Le natif de Corrientes doit aussi s’en vouloir, ayant offert à Benneteau nombre de munitions après des coups droits mal ajustés. Au total, il aura commis 67 fautes directes, contre seulement 28 au Français.
« Forcément, dans les moments chauds comme le tie-break, le public aide », reconnaît le joueur, qui a puisé de l’énergie dans celle, communicative, des spectateurs. « Il peut rien t’arriver ici », s’époumone un spectateur, alors que le stade reprend Seven Nation Army en chœur. Force est de constater qu’il a raison. Même lorsque, vers la fin de son show, la performance de Benneteau a quelque peu vacillé, ratant ses premières balles et laissant des offrandes à Mayer, ce dernier ne s’est pas montré capable de les concrétiser. Et le Français a soufflé et serré le poing. Crié, aussi, contre l’arbitre. « Let. Let. LEEEET ! » Benneteau s’agace après une balle qu’il estime faute, offrant l’avantage à Mayer. « Tout le monde l’a entendu », renchérit un spectateur un tantinet chauvin. Pas l’arbitre, qui renvoie tout le monde dans leur coin.
Arrêt après l’US Open, sauf si…
Une fois le match gagné, comme à Bercy en novembre, Julien Benneteau a laissé couler ses larmes. Submergé par l’émotion, il est resté de longues secondes prostré sur le court, avant d’aller savourer avec le public. Focalisé sur son plan de jeu, il n’a ressenti l’émotion que sur le dernier jeu. « Pour moi, en tant que français, gagner un match à Roland, c’est une saveur qu’on ne connaît pas ailleurs. Il y a quelque chose de magique », a savouré le numéro 62 mondial.

L'idée de jouer son dernier match à @rolandgarros pour @julienbenneteau : "Ça m'a motivé pour gagner un match au mo… https://t.co/oLFdQ1RTZI— francetvsport (@France tv sport)


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Au moment des adieux programmés, le joueur de 36 ans revoyait le gamin de douze ans qui « montait » pour le tournoi parisien avec des étoiles dans les yeux. « Je m’asseyais sur le Central, et je rêvais de jouer un jour sur ce court. » Au prochain tour, face à Juan-Martin Del Potro, les organisateurs pourraient réaliser le rêve de « Bennet’».
Les meilleures tournées d’adieux sont celles que l’on prolonge. Et si promis, juré, Benneteau arrêtera sa carrière après l’US Open, une ultime porte reste entrouverte. « S’il y a beaucoup de forfaits et que Yannick [Noah] a besoin de moi pour la Coupe Davis, évidemment, je prolongerai de quelques semaines ou de quelques mois, s’il le faut. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ La nouvelle offre, avec cinq chaînes, remplacera, début juillet, SFR Sport et diffusera les deux compétitions européennes phares, la Ligue des champions et la Ligue Europa.
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Altice lance son bouquet télévisuel RMC Sport

La nouvelle offre, avec cinq chaînes, remplacera, début juillet, SFR Sport et diffusera les deux compétitions européennes phares, la Ligue des champions et la Ligue Europa.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 16h53
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 17h02
    |

            François Bougon et 
Mustapha Kessous








                        



   


Mercredi 30 mai, RMC a vu grand pour son dernier-né : c’est dans le mythique studio Gabriel, situé à deux pas des Champs-Elysées, à Paris, qu’Alain Weill, PDG d’Altice France, a présenté RMC Sport, qui sera lancé le 3 juillet à la place de SFR Sport, en présence d’une partie de l’état-major du groupe et de – pratiquement – toutes ses vedettes.
Cette annonce devant la presse est intervenue opportunément au lendemain d’un « séisme incroyable », selon M. Weill : la décision de la Ligue de football professionnel (LFP) d’attribuer, à partir de 2020, les droits de la retransmission de la Ligue 1 au groupe espagnol Mediapro et d’évincer Canal +, son partenaire historique. « C’est une information incroyable, inimaginable il y a quelques semaines », a-t-il dit, jugeant que RMC s’intégrait parfaitement dans ce paysage amené à être bouleversé.
Le nouveau bouquet – composé de cinq chaînes, dont la première sera consacrée au football – peut être résumé en trois mots : « direct », « images » et « talk-shows ». RMC Sport va diffuser en intégralité et en exclusivité la Ligue des champions et la Ligue Europa, soit 343 rencontres au total par saison jusqu’en 2021. Et va continuer à proposer la Premier League, le prestigieux championnat anglais.

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« Nous mettons les moyens dans la production »
Altice a préféré s’appuyer sur « le savoir-faire » de RMC, qui, grâce à sa radio et à son agence, est une marque plus facilement identifiable pour le grand public. Les responsables de RMC, dont François Pesenti, directeur général de RMC Sport, ont d’ailleurs repris les émissions phares de la radio. Pas de révolution, donc, mais des adaptations : dès la rentrée, les futurs abonnés pourront voir le « Super Moscato Show » ou la « Team Duga », présentée par l’ancien footballeur Christophe Dugarry.

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Le groupe fait également le pari du hard news, tous les jours, en fin d’après-midi, avec une émission (« Breaking Sport ») qui a pour ambition de sortir un maximum d’informations exclusives. La cinquième antenne du bouquet (RMC Sport News) sera consacrée à l’actualité sportive. Le lundi et le vendredi, en prime time, « Footissime » se voudra le talk-show phare du bouquet avec des personnalités de renoms. « Nous mettons les moyens dans la production », précise François Pesenti.
Le futur bouquet proposera aussi une téléréalité (« Reality Sport ») dans laquelle on pourra suivre des consultants maison (anciens footballeurs de renom) qui iront à la rescousse d’un club du « 9-3 » en difficulté.
« Trois ou quatre ans pour être rentable »
Sur les antennes, il n’y aura pas seulement du foot, puisque Altice détient d’autres droits comme ceux de la Premiership, la première division anglaise de rugby, de la compétition d’athlétisme Diamond League ou des World Series of Boxing (WSB) – compétition de boxe en équipe – et les combats de la franchise française, les Fighting Roosters, une équipe montée par Brahim Asloum (consultant RMC) et composée de boxeurs médaillés aux Jeux de Rio.
En marge de la conférence de presse, Hervé Béroud, directeur général de BFM-TV, s’est réjoui de pouvoir « utiliser les images des compétitions européennes ». Cette synergie de groupe va, également, selon lui, « donner une exposition supplémentaire à [leurs] consultants et journalistes ». « Cela nous permettra de les garder, plutôt qu’ils aillent à la concurrence. »

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Peu de détails ont néanmoins été donnés sur les chiffres. Quels sont les objectifs en termes d’abonnés ? Un million dès la fin d’année, trois millions d’ici trois ans, sachant que beIN Sports en a 3,5 millions et Canal+ près de cinq en France. « On se donne trois ou quatre ans pour être rentable », a souligné M. Weill. RMC Sport sera également proposé aux autres opérateurs télécoms et aux autres distributeurs. « On a l’ambition de distribuer RMC Sport à tous les Français », a déclaré Grégory Rabuel, directeur exécutif grand public SFR.
Il faudra payer plus cher
Pas d’informations précises non plus sur la tarification. Seule certitude, il faudra payer plus cher pour avoir accès à RMC Sport : un abonné SFR doit actuellement débourser cinq euros supplémentaires par mois pour bénéficier de SFR Sport et quinze euros pour les non-abonnés. Pas assez élevé, juge-t-on chez Altice Media.
Enfin, mercredi, Alain Weill n’a pas exclu de discuter avec Mediapro pour éventuellement diffuser des matchs de la Ligue 1. « Didier Quillot [directeur général de la Ligue de football professionnel] m’a proposé hier soir de rencontrer le président de Mediapro », a-t-il témoigné. Pour l’heure, en droite ligne avec le redressement à confirmer de SFR, l’objectif est d’abord de lancer RMC Sport. « Pour le championnat de France de football, on verra plus tard », a-t-il expliqué, ajoutant : « On ne s’interdira pas de le faire, à la fin de l’année, pourquoi pas ? » « On a un intérêt mutuel à travailler ensemble. Ils ont payé des droits assez cher, il faut maintenant des abonnés. Ils ont intérêt à travailler avec tous les opérateurs », a ajouté Alain Weill.
SFR, qui dépense 600 millions d’euros par an pour les droits sportifs – 350 millions uniquement pour la Ligue des champions –, n’a pas participé à l’appel d’offres de la LFP. L’opérateur avait fait part à cette dernière de cette décision depuis décembre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ En deux jours et cinq sets, le Français s’est qualifié pour le deuxième tour du tournoi face à l’ancien numéro 4 mondial.
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Contre Tomas Berdych, Jérémy Chardy dompte enfin le central de Roland-Garros

En deux jours et cinq sets, le Français s’est qualifié pour le deuxième tour du tournoi face à l’ancien numéro 4 mondial.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 16h45
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 16h58
    |

            Elisabeth Pineau (envoyée spéciale à Roland-Garros)








                        



   


Pendant presque une décennie, il était sur la photo celui qui posait juste à côté du « big four » sans jamais être au centre. Comme un David Ferrer, Tomas Berdych a eu la malchance d’être un contemporain des Federer, Nadal, Djokovic et Murray. A 32 ans, le Tchèque amorce depuis quelques mois un inévitable déclin. Sorti d’entrée à Monte-Carlo, Madrid et Rome, l’actuel 20e mondial, a connu pareille fortune à Roland-Garros, éliminé mercredi par Jérémy Chardy, 86e (7-6, 7-6, 1-6, 5-7, 6-2) pour le plus grand plaisir des spectateurs du central Philippe-Chatrier.
C’est donc évidemment au Français que les spectateurs avaient réservé leur ovation, après quatre heures et treize minutes d’un match disputé sur deux jours, au scénario antinomique. Premier acte : mardi soir. Le Français remporte les deux premiers sets au tie-break (7-6 [7/5], 7-6 [10/8]) avant d’être stoppé dans son élan par les ténèbres et l’orage qu’elles précèdent. Les deux joueurs quittent le terrain à égalité (1-1) dans le troisième.
Deuxième acte, donc, ce mercredi midi. Chardy déjoue, Berdych rejoue. Et le public du court Philippe-Chatrier, gonflé la veille au soir, a cette fois le ventre vide. Il déserte les tribunes, à peine garnies à moitié. Sur le terrain, le Palois ne fait rien pour lui faire oublier ses triviales préoccupations, enchaînant les fautes directes sans éclair de lucidité (aucune balle de break convertie, contre un carton plein pour Berdych). Percutant, le Tchèque, demi-finaliste en 2010, sert le plomb et s’adjuge la troisième manche 6-1.

Jérémy Chardy Act 2.

— rolandgarros (@Roland-Garros)


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« Les dents qui tremblent »
Le trou d’air se poursuit pour Chardy dans le quatrième. Berdych va jusqu’à mener 5-3 et se procure une balle de set. Mais le Français s’accroche et recolle à 5-5. Las, le Tchèque se procure deux balles de break au jeu suivant, et convertit la deuxième. En face, le Français reste de longues secondes scotché à la trace de la balle qui vient de mordre la ligne, persuadé que la marque est dehors.
Deux sets partout, tout est à refaire. « Allez Jérémy, accroche-toi, n’y pense plus ! », lui lance un spectateur. Manifestement rassasié, cette fois, le public est prêt à se réveiller. Il est grand temps. Chardy le sent. Il retrouve instantanément son réalisme et son coup droit avec : pour la première fois du deuxième acte, il prend les devants, et fait douter son adversaire, qui balbutie en servant. Sur un coup droit décroisé qui prend de vitesse Berdych, le Français s’offre une balle de match. Et malgré « les dents qui tremblent », il ne flanche pas.
Au micro de Fabrice Santoro, il a concédé une grande fébrilité :
« J’étais très nerveux aujourd’hui. Quand je suis revenu sur le court, le match a complètement changé, mais je me suis battu, à la fin, y avait tout qui tremblait mais ça l’a fait, je suis très heureux. A deux sets partout, dans la tête c’est dur, physiquement aussi, merci encore pour le soutien aujourd’hui. »
Le Français, qui restait sur deux défaites au premier tour aux Challengers de Bordeaux et d’Aix-en-Provence, peut être doublement satisfait. En treize participations, c’est la première fois qu’il dompte le central de Roland. Il n’est jamais trop tard pour commencer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Sans Zlatan Ibrahimovic, Toivonen et ses potes ont éliminé l’Italie en barrage et font figure d’outsiders dans la poule E, où se trouvent la Corée du Sud, l’Allemagne et le Mexique.
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Tout savoir sur la Suède à la Coupe du monde 2018 de football

Sans Zlatan Ibrahimovic, Toivonen et ses potes ont éliminé l’Italie en barrage et font figure d’outsiders dans la poule E, où se trouvent la Corée du Sud, l’Allemagne et le Mexique.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 15h56
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Calendrier : 
18 juin : Suède-Corée du Sud (14 heures à Nijni Novgorod)
23 juin : Suède-Allemagne (20 heures à Sotchi)
27 juin : Suède-Mexique (16 heures à Iekaterinbourg)
Heure française
Historique en Coupe du monde :
Douzième participation à une phase finale, finaliste en 1958
Leur petit nom : 
Les Blågult (« Les Bleu et Jaune »)
L’équipe qui devrait jouer :
Robin Olsen – Mikael Lustig, Victor Lindelöf, Andreas Granqvist, Ludwig Augustinsson – Viktor Claesson, Nils-Eric Johansson, Sebastian Larsson, Emil Forsberg – Marcus Berg, Ola Toivonen.
Le sélectionneur : 
M. Andersson se prénomme Jan Olof, mais appelez-le « Janne », comme tout le monde. Durant sa carrière d’attaquant, Janne a marqué beaucoup de buts pour l’Alets Idrottsklubb, le klubb de Halmstadt, sa ville natale. Sans jamais connaître la première division. Il s’est rattrapé comme entraîneur : champion de Suède en 2015 avec Norrköping, il entraîne la sélection nationale depuis deux ans.
Bilan de compétences
Pourquoi postulez-vous à cette Coupe du monde ? « Depuis ma dernière mission, en 2006, veuillez croire que j’ai eu le temps d’emmagasiner quelques forces pour une place en huitièmes de finale. » 
De quelle expérience pouvez-vous vous prévaloir ? « Je parle couramment l’italien LV2. Je sais, c’est une langue morte. »
Si vous deviez nous donner trois qualités ? « J’ai les nerfs solides, suffisamment pour battre l’Italie en barrages et la priver de Coupe du monde pour la première fois depuis 1958. J’ai de fidèles soutiens, suffisamment pour enrichir les campings du sud de la France pendant l’Euro 2016. J’ai l’habitude de me défendre, suffisamment pour dépasser les 150 sélections entre Lustig, Olson et mon capitaine Granqvist.
Et trois défauts ? « Zlatan Ibrahimovic me fait défaut depuis sa retraite internationale il y a deux ans, et cela fait déjà beaucoup, il faut bien bien le reconnaître. »

Victor Lindelöf en cinq dates
1527 : La ville de Västerås est au centre de la Suède : le Riksdag, le Parlement national, qui y siège alors, vote en faveur de la Réforme luthérienne. Sans forcément de corrélation avec le taux de natalité local, la naissance de Victor Lindelöf y est recensée quelques années plus tard, en 1994.
1998 : Jesper Blomqvist est le premier Suédois à porter les couleurs de Manchester United : ce fut un flop puisqu’il a plus joué les acteurs dans une émission de cuisine sur MU TV que les footballeurs à Old Trafford (25 matchs entre 1998 et 2001). Fort heureusement, en 2016, Zlatan Ibrahimovic redore le blason des joueurs suédois à Manchester, et c’est sans crainte que la direction du club pourra miser 35 millions d’euros sur le jeune Victor Lindelöf, en juin 2017.
2009 : Pour l’heure, Victor a 16 ans et pas encore l’âge de conduire sa première voiture. Il a de toute façon mieux à faire : il dispute déjà des matchs de D3 suédoise avec le Västerås SK. Puis de D2, l’année suivante.
2012 : Qu’est-ce que 60 000 euros ? Pas grand-chose pour le Benfica Lisbonne, qui débourse cette somme (selon les estimations, et sans compter les bonus) pour recruter le jeune Lindelöf, grand potentiel en défense.
2015 : Vacances d’été à Prague avec quelques amis suédois de sa génération, tous âgés de moins de 21 ans ; le groupe en rapporte un trophée : le championnat d’Europe espoirs.
Figurez-vous Arsène…
… que le championnat de première division suédoise, l’Allsvenskan, accueille depuis l’an passé une équipe bien singulière : le club de Dalkurd a été fondé par neuf réfugiés kurdes en 2004, dans la ville de Borlänge. Son logo reprend d’ailleurs les couleurs du Kurdistan : vert, blanc, rouge, le tout orné d’un beau soleil. Aucun joueur de la sélection suédoise ne joue dans ce club, mais voilà, maintenant vous saurez.
Le jour où…
La Suède a reconnu le foot soviétique. Le 21 août 1923, la Suède du roi Gustav V décide sans le savoir d’un geste révolutionnaire. Le pays accueille l’un des tous premiers matchs d’une sélection d’URSS, moins d’un an après la création de l’Union soviétique. Près de 4 000 curieux assistent à la rencontre à Stockholm. Score final : 2-1 pour les Soviétiques face à une équipe suédoise composée de joueurs amateurs.
L’histoire continue en 1958. A l’heure de la guerre froide, le royaume scandinave revendique une politique de neutralité dans le match Est-Ouest. Le hasard fait que la Suède accueille cette année-là la première participation de l’URSS à une Coupe du monde. Futur finaliste, le pays hôte balaie l’« Araignée » Yachine et ses coéquipiers dès les quarts de finale.
Big data
1/2. Lorsqu’il jouait pour la sélection suédoise (2001-2016), Zlatan Ibrahimovic a souvent marqué — étonnant, non ? Soixante-deux buts en cent douze sélections, soit le meilleur total pour un joueur suédois, soit un taux de 55 %, soit plus d’un match sur deux.
Le wiki de qui ?

   


J’ai joué en Bretagne mais je ne m’appelle ni Isaksson ni Källström. J’ai joué à Malmö, mais je ne m’appelle pas non plus Ibrahimovic, même si c’est moi qui serai en partie chargé de le faire oublier cet été aux avant-postes. Tout cela en étant remplaçant dans une équipe qui se trouve dans une ville où « les mémés aiment la castagne ».
Plateau télé
L’aquavit, c’est la vie, ou plutôt l’eau-de-vie. Pour éviter l’état d’ébriété, mieux vaut aussi avaler quelques smörgås (prononcer « smeurgosse » dans la langue d’Alfred Nobel, qui, lui, inventa une autre forme de dynamite). Tartines qui se savourent en temps normal plutôt avec du café, mais bon…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Les résultats les plus marquants de la journée, qualificatifs pour le deuxième ou le troisième tour de Roland-Garros.
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Roland-Garros : les résultats les plus marquants du 30 mai

Les résultats les plus marquants de la journée, qualificatifs pour le deuxième ou le troisième tour de Roland-Garros.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 15h39
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 20h42
   





                        


Les résultats les plus marquants de la journée, qualificatifs pour le deuxième ou troisième tour de Roland-Garros.
Julien Benneteau, vétéran qui avance

La victoire et l'émotion pour @julienbenneteau !! Le Français s'est imposé en 4 sets face à Mayer (2/6 7/6 [4] 6/2… https://t.co/7CwjzmPrId— francetvsport (@France tv sport)


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Le Français, 36 ans, a dominé l’Argentin Leonardo Mayer en quatre sets (2-6, 7-6 [7/4], 6-2, 6-3) et deux jours. La coupure semble lui avoir fait du bien puisqu’il était mené 6-2, 4-3 avant que la pluie et la nuit tombent presque en même temps. La suite, pour Benneteau, s’appelle Juan Martin Del Potro.
Jérémy Chardy, tennis costaud

C'EST LA DÉLIVRANCE POUR JÉRÉMY CHARDY ! Le tricolore l'emporte au bout du suspense face à Tomas Berdych en 5 sets… https://t.co/Eu2iuho6PR— francetvsport (@France tv sport)


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Jérémy Chardy s’est qualifié, même s’il a fallu deux jours et cinq sets pour qu’il laisse de côté le Tchèque Tomas Berdych (7-6 [7/5], 7-6 [10/8], 1-6, 5-7, 6-2). Le 86e mondial affrontera son compatriote Pierre-Hugues Herbert (87e) pour une place au troisième tour.
Gilles Simon renverse le numéro 15 mondial

Gros match de Gilles Simon ! Mal embarqué le Français s'en sort en 4 sets face à l'Américain Sam Querrey (15e mondi… https://t.co/7wTdJU74H0— francetvsport (@France tv sport)


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Le Français s’est servi du soutien du public parisien pour l’emporter face à l’Américain Sam Querrey (1-6, 7-6 [3], 6-4, 6-1). Après une entame de rencontre difficile, Simon, 65e mondial, a renversé la tendance et se hisse au troisième tour du tournoi du Grand Chelem. Il y rencontrera le tombeur de Benoît Paire, Kei Niskikori.
Benoît Paire, cinquième set fatal

Benoît Paire n'était pas loin mais Nishikori a été le plus fort !! Le Japonais a dû batailler pour battre le França… https://t.co/CRB2fiNsQv— francetvsport (@France tv sport)


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Il n’est pas passé loin d’un succès pour le premier match de sa vie sur le court central de Roland-Garros. Auteur d’une rencontre inégale, Benoît Paire s’incline dans le cinquième set face au Japonais Kei Nishikori, plus juste et qui a commis moins de fautes que le Français (6-3, 2-6, 4-6, 6-2, 6-3).
Trungelliti, on the road again
L’Argentin, 190e mondial, avait été repêché à la dernière minute après le forfait de Nick Kyrgios. Son arrivée de Barcelone au terme d’un voyage express de 1 000 kilomètres, avec une victoire au premier tour à la clé, lui a valu une petite notoriété. Son aventure s’est arrêtée en moins de deux heures face à Marco Cecchinato (6-1, 7-6 [1], 6-1).

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Simona Halep s’est fait peur

#RG18 Réveil brutal de la n°1 mondial ! 
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Dans le dernier match du premier tour, la numéro 1 au classement mondial s’est fait une grosse peur en perdant le premier set face à Alison Riske. Elle a oublié ses 16 fautes directes de la première manche, s’est reprise, et a finalement balayé sa rivale.
Petra Kvitova à son niveau

Kvitova ne veut pas traîner !! La Tchèque remporte le premier set en 25 petites minutes face à Arruabarrena (6/0) !… https://t.co/MLg1RrxNwj— francetvsport (@France tv sport)


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La tête de série numéro 8 et double championne à Wimbledon a eu un deuxième tour facile : en deux sets (6-0, 6-4) sur le court numéro 1 face à l’Espagnole Lara Arruabarrena.
Elina Svitolina en forme
L’Ukrainienne fait partie des favorites du tournoi et l’a prouvé en battant la Slovaque Viktoria Kuzmova (6-3, 6-4). Lauréate du tournoi de Rome, elle n’a eu besoin que de quatre-vingts minutes pour obtenir sa qualification.
Novak Djokovic, pas encore à fond

Malgré une victoire solide face à Jaume Munar, le Serbe Novak Djokovic ne s'est pas montré satisfait de son jeu… https://t.co/Kk0pNqeP4N— francetvsport (@France tv sport)


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Le Serbe récupère encore de son opération du coude droit en début d’année, et ça se voit. Même s’il a remporté son match face à l’Espagnol Jaume Munar en trois sets (7-6 [7/1], 6-4, 6-4), lui-même a reconnu qu’il était loin des 100 %.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Les coéquipiers de Son Heung-min reviennent en habitués au Mondial 2018, mais ils ne partiront pas favoris de la poule E avec le Mexique, la Suède et l’Allemagne.
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Tout savoir sur la Corée du Sud à la Coupe du monde 2018 de football

Les coéquipiers de Son Heung-min reviennent en habitués au Mondial 2018, mais ils ne partiront pas favoris de la poule E avec le Mexique, la Suède et l’Allemagne.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 15h29
    |

            Clément Martel








                        



   


Calendrier
18 juin : Suède-Corée du Sud (14 heures à Novgorod)
23 juin : Corée du Sud-Mexique (17 heures à Rostov-sur-le-Don)
27 juin : Corée du Sud-Allemagne (16 heures à Kazan)
Heure française
Historique en Coupe du monde
Dixième participation (dont neuf à la suite), meilleur résultat : demi-finale en 2002.
Leur petit nom
Les Guerriers Taeguk ou le Tigre d’Asie
L’équipe qui devrait jouer
Kim Seung-gyu – Go Yo-han, Jung Seung-hyun, Kim Young-gwon, Hong Chul – Lee Chung-yong, Ju Se-jong, Jung Woo-young, Lee Seung-woo – Hwang Hee-chan, Son Heung-min
Le sélectionneur
Ancien milieu international, Shin Tae-yong a remplacé l’Allemand Uli Stielike en juillet 2017, viré en raison d’une campagne de qualification catastrophique. Cadre de la fédération sud-coréenne de football, l’entraîneur a présidé aux destinées des équipes nationales aux Jeux olympiques de 2016 et à la Coupe du monde des moins de 20 ans (2017), des aventures entamées de belle manière et achevées sur des déceptions. Il est aussi célèbre dans son pays pour avoir mené le Seongnam Ilhwa Chunma à la victoire en Ligue des champions d’Asie, en 2010.
BILAN DE COMPÉTENCES
Pourquoi postulez-vous à cette Coupe du monde ? « Régulière à ce niveau, je n’ai pas raté un rendez-vous mondial depuis 1986. De ce fait, je ne vois pas pourquoi je ne serais pas là en Russie. En plus, c’est à côté de la maison. »
De quelle expérience pouvez-vous vous prévaloir ? « Je fais partie des meubles dans cette compétition, à tel point qu’on ne me voit même plus. J’ai envoyé certains de mes meilleurs joueurs en Europe, où ils se sont imposés. Et la dernière fois qu’une Coupe du monde a eu lieu en Asie, vous vous souvenez de mon parcours ? Je vois venir votre question : la Russie est en Asie, pour 75 % de son territoire. Source Wikipedia. »
Si vous deviez nous donner trois qualités ? « Trois mots : Son Heung-min. Je mise vraiment beaucoup sur une Coupe du monde en apesanteur de mon attaquant star. »
Et trois défauts ? « Je n’ai franchement pas été épargnée par les blessures. Récemment, l’attaquant Lee Keun-ho a rejoint le défenseur central Kim Min-ja, le milieu offensif Yeom Ki-hun et l’ailier Kwon Chang-hoon sur la liste des forfaits. Ma défense n’a plus (du tout) son lustre d’antan et mon sélectionneur est remis en question. »
SON HEUNG-MIN EN CINQ DATES
2333 av. J.-C. : Etablissement du premier royaume de Joseon, qui donne naissance à la civilisation coréenne. Si peu de traces demeurent de cette période, des archéologues ont retrouvé une légende annonçant la naissance d’un buteur, 3 425 ans plus tard.
1990 : Son Woong-jung, ancien grand espoir du football coréen, met un terme à sa carrière pourrie par les blessures. Il met en cause le système de formation national, trop fondé sur l’entraînement physique. Et prend son fils comme cobaye, sans le lâcher d’une semelle : Son Heung-min.
2008 : Tout juste âgé de 16 ans, mais déjà à l’étroit chez les jeunes du FC Séoul, Son Heung-min répond favorablement à l’offre de Hambourg, qui l’a repéré. Avec deux compatriotes, il s’exile dans la cité hanséatique, où il peine au départ à s’intégrer, notamment dans les transports en commun. Devenu pro deux ans plus tard, Son signe des débuts fracassants, devenant le plus jeune buteur de l’histoire du club (18 ans, 3 mois, 22 jours).
2010 : Le 30 décembre, à 18 ans, Son étrenne sa première sélection avec la Corée du Sud
2018 : Devenu un pillier indispensable de Tottenham, Son joue son avenir cet été. N’ayant toujours pas fait son service militaire (obligatoire avant ses 28 ans au pays du Matin calme, et durant vingt et un mois), l’attaquant doit remporter une médaille avec son pays pour être dispensé d’une réquisition risquant de handicaper la suite de sa carrière. Si le Mondial ne lui sourit pas, il pourrait disputer les Jeux asiatiques, au mois d’août. Avec des chances de médaille bien meilleures.
FIGUREZ-VOUS ARSÈNE
… que la première aventure de la toute jeune Corée du Sud au Mondial ne s’est pas déroulée comme un conte de fées. Tout juste née de la fin de la guerre de Corée, en 1953, la nation est du voyage vers les montagnes suisses de la Coupe du monde 1954. Et le baptême du feu est douloureux, les Guerriers Taeguk étant successivement étrillés 9-0 par la Hongrie de Puskas puis 7-0 par la Turquie.
LE JOUR OÙ…
Ahn creuse la tombe du but en or. On joue la 117e minute, entre l’Italie et la Corée du Sud, et un parfum de tirs au but flotte sur ce huitième de finale de la Coupe du monde 2002 (disputée en Corée et au Japon). C’est le moment que choisit Ahn Jung-hwan pour sauter plus haut que Paolo Maldini et reprendre de la tête un centre. A domicile, les Guerriers Taeguk éliminent la Squadra Azzurra grâce à ce but en or, lors d’une rencontre qui n’en finira plus de faire couler de l’encre.
Et pour cause : à plusieurs reprises, les décisions de l’arbitre, Byron Moreno, auront permis au pays organisateur de se maintenir dans la partie. Licencié par son club de Pérouse pour avoir « ruiné le football italien », Ahn ne reviendra jamais dans la Botte. Le but en or, lui, disparaîtra en 2004, juste avant l’Euro, effacé des tablettes par la FIFA dix ans après son instauration.

BIG DATA
9. Le nombre de participations d’affilée du pays à la Coupe du monde. De très loin un record pour une nation asiatique (le Japon n’en est qu’à six, et la Chine à une seule).
LE WIKI de qui ?

   


Je n’ai quasiment pas joué de la saison avec mon club, le sélectionneur me fait confiance.
PLATEAU TÉLÉ
On vous aurait bien conseillé le bibimbap, un mélange de riz, viande, et légumes diversement assaisonnés, mais ce plat risque de vous jouer des tours si vous regardez un match en même temps. Optez plutôt pour des mandu, les raviolis locaux (ou « têtes de barbare » selon leur étymologie). Pour vous rafraîchir, une canette de Cass (la bière locale), ou si vous êtes d’attaque, quelques verres de soju.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Les coéquipiers de Guillermo Ochoa et l’inusable Chicharito Hernandez joueront dans la poule E, avec l’Allemagne, la Corée du Sud et la Suède. Avec des ambitions légitimes.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Tout savoir sur le Mexique à la Coupe du monde 2018 de football

Les coéquipiers de Guillermo Ochoa et l’inusable Chicharito Hernandez joueront dans la poule E, avec l’Allemagne, la Corée du Sud et la Suède. Avec des ambitions légitimes.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 14h37
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


Calendrier : 
17 juin : Allemagne-Mexique (17 heures, à Moscou)
23 juin : Corée du Sud-Mexique (17 heures, à Rostov-sur-le-Don)
27 juin : Mexique-Suède (16 heures, à Iekatérinbourg)
Heure française
Historique en Coupe du monde :
Seizième participation, quart de finaliste à deux reprises (1970 et 1986)
Leur petit nom : 
El Tri
L’équipe qui devrait jouer :
Guillermo Ochoa – Carlos Salcedo, Nestor Araujo, Hector Moreno, Miguel Layun – Jonathan dos Santos, Hector Herrera, Diego Reyes, Andres Guardado – Carlos Vela, Chicharito
Le sélectionneur : 
Juan Carlos Osorio, colombien, 57 ans, ancien milieu de terrain, a entraîné aux Etats-Unis, en Colombie, au Brésil avant de prendre la tête de la sélection mexicaine, en 2015. Avec lui, El Tri a survolé les éliminatoires de la Concacaf. Bien. En 2017, il écope d’une suspension de six matchs pour avoir menacé l’arbitre lors d’un match contre le Portugal en Coupe des confédérations. Pas bien.
Bilan de compétences
Pourquoi postulez-vous à cette Coupe du monde ? « Je pense posséder les capacités pour enfin passer le palier sur lequel je bute depuis si longtemps. Je pense mériter ma place en tant que seul candidat crédible de mon service (la zone Concacaf, Amérique centrale et du Nord), sans ce collègue du Nord que je déteste tant. »
De quelle expérience pouvez-vous vous prévaloir ? « J’ai fini premier de mon service (loin devant mon voisin du Nord, je ne sais pas si je vous ai déjà parlé de lui) et peu de collègues peuvent se targuer d’avoir autant d’expérience que moi en phase finale de Coupe du monde. »
Si vous deviez nous donner trois qualités ? « Je sais profiter des groupes à ma portée, mes adversaires ne savent jamais s’ils doivent me sous-estimer ou me surestimer. Ces dernières années, plus je joue loin de mon pays, mieux je me porte, car la pression de la presse et des supporteurs est énorme. Et là, on est très loin. Enfin, je sais apporter une touche d’innovation : j’ai inclus la célébration très originale de mon hymne national en pièce jointe. »

Et trois défauts ? « Mes stars sont soit en fin de carrière (Guardado, Marquez) soit irrégulières (Chicharito, Vela). J’ai du mal à me concentrer dès que je sors d’une phase de poules, en témoignent mes éliminations récurrentes aux penalties et un accident industriel lors de ma dernière compétition internationale (élimination 7-1 contre le Chili en Copa America 2016). Et mon entraîneur est inexpérimenté à ce niveau. »
Javier Hernández Balcázar, dit « Chicharito » en cinq dates
1823 : Fondation de Jalisco, considéré comme l’Etat le plus foncièrement mexicain du pays, à tel point que son slogan est le très modeste « Jalisco, c’est le Mexique ». Il donne au monde la tequila, les mariachis et, cent soixante-cinq ans plus tard, Javier Hernandez.
1990 : Javier « Chicharo » Hernandez termine champion du Mexique avec l’équipe de Puebla. Le fils adaptera le surnom du père pour devenir « Chicharito ». Quand on sait que le premier veut dire « petit pois », c’est donc que le second veut dire « petit petit pois ».
2011 : Début de sa période « Ole Gunnar Solskjær latino » à Manchester United. Premier remplaçant en attaque, il plante treize buts, deux de plus que Wayne Rooney et treize de plus que Gabriel Obertan. Un titre de Premier league et une League Cup pour sa première saison.
18 juin 2017 : Chicharito marque son 47e but sous le maillot du Mexique contre le Portugal en Coupe des confédérations (2-2) et devient le meilleur buteur de l’histoire de « El Tri ».
22 mars 2018 : Ignorant six pénibles éliminations de suite en huitième de finale, Javier déclare que le Mexique « veut être champion du monde » et se justifie avec une phrase à imprimer sur des t-shirts : « Beaucoup pensent que nous ne sommes pas réalistes, mais la réalité est que ceux qui ne rêvent pas sont peut-être ceux qui n’ont rien compris. »

   


Figurez-vous Arsène…
… que le défenseur Rafa Marquez, qui a joué sur nos pelouses avec Monaco, aurait pu devenir le troisième joueur de l’histoire à disputer cinq Coupes du monde, avec l’Allemand Lothar Matthaeus et le Mexicain Antonio Carbajal. Hélas, il n’a pas été retenu en sélection. Peut-être à cause de son âge (39 ans). Peut-être aussi pour ses liens supposés avec un narcotrafiquant recherché par les Etats-Unis.
Le jour où…
Le Mexique a été mis au banc du football pour une histoire de certificats de naissance bidons. En 1989, des journalistes révèlent que la sélection mexicaine a aligné au moins quatre joueurs qui dépassaient l’âge réglementaire pour des matches éliminatoires à la Coupe du monde des moins de 20 ans. Le scandale qui s’en suit aboutit à la disqualification de la sélection de jeunes et à sa suspension de toute compétition internationale pour deux ans par la Concacaf.
L’affaire en serait restée là si les responsables de la fédération mexicaine n’avaient pas essayé de court-circuiter la Concacaf en plaidant leur cause directement à la FIFA, où ils pensaient avoir leurs entrées. Ce manque de savoir-faire leur vaut une punition plus forte : deux ans de suspension pour toutes les sélections et donc pas de Mondial en Italie en 1990. Le scandale prendra le nom de « Cachirulazo », du nom de « Cachirulo », un personnage pour enfant des années 1960, joué par un acteur bien trop vieux pour être l’enfant qu’il était censé incarner.
Big data
2. Le Mexique est, avec le Brésil, la France et l’Allemagne, le seul pays à avoir organisé deux fois la Coupe du Monde. Et à chaque fois, les Mexicains sont arrivés en quarts de finale, leur meilleure performance. De ces éliminations sur leur sol est né un traumatisme : la « malédiction du cinquième match », spectre qui revient à chaque fois que le Mexique se rapproche du groupe des huit derniers.

Le wiki de qui ?

   


Globetrotteur en mon pays, j’ai quand même fait en sorte de ne jamais jouer deux fois pour le même club. Deuxième meilleur buteur de l’histoire de ma sélection, j’ai aussi planté un de ses plus beaux buts en Coupe du monde, une improbable tête décroisée contre Buffon en 2002.
Plateau télé
Du guacamole évidemment mais pas cette barquette vert fluo achetée à l’arrache en épicerie juste avant le match. Celui fait avec des bons avocats du Michoacan, des oignons et autant de piment qu’il vous faut. Quelques tortillas, un peu de pico de gallo, un pack de Dos Equis, et vous êtes bons.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Epouvantail de la poule E face au Mexique, à la Corée du Sud et à la Suède, la Mannschaft championne du monde en titre peut compter sur ses piliers d’il y a quatre ans : Hummels, Kroos, Müller… mais quid de Neuer ?
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Tout savoir sur l’Allemagne à la Coupe du monde 2018 de football

Epouvantail de la poule E face au Mexique, à la Corée du Sud et à la Suède, la Mannschaft championne du monde en titre peut compter sur ses piliers d’il y a quatre ans : Hummels, Kroos, Müller… mais quid de Neuer ?



Le Monde
 |    30.05.2018 à 14h23
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 17h01
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Calendrier : 
17 juin : Allemagne-Mexique (17 heures à Moscou)
23 juin : Allemagne-Suède (20 heures à Sotchi)
27 juin : Allemagne-Corée du Sud (16 heures à Kazan)
Heure française
Historique en Coupe du monde :
Dix-neuvième participation à une phase finale, quadruple championne du monde (1954, 1974, 1990, 2014)
Leur petit nom : 
Die Mannschaft
L’équipe qui devrait jouer :
Manuel Neuer (s’il est bien rétabli) ou Marc-André ter Stegen – Joshua Kimmich, Jérôme Boateng, Mats Hummels, Jonas Hector – Sami Khedira, Tony Kroos, Julian Draxler, Mezut Özil, Thomas Müller – Timo Werner.
Le sélectionneur : 
La Fédération allemande vient déjà de le prolonger jusqu’en 2022 : Joachim Löw, 58 ans, a imposé son style, à la fois vestimentaire et dans le jeu, et défendra son titre en Russie. Son premier match de ce Mondial sera très précisément son 163e sur le banc de la Mannschaft depuis 2006. Soit 163 de plus que son nombre de sélections du temps où il jouait avant-centre à Fribourg.
Bilan de compétences
Pourquoi postulez-vous à cette Coupe du monde ? « Sérieusement ? Depuis quand le champion du monde en titre doit se soumettre à ce genre d’entretien d’embauche ? “Weltmeister”, vous savez ce que ça veut dire ? »
De quelle expérience pouvez-vous vous prévaloir ? « J’aime le travail bien fait. Depuis 2002, j’ai fini au moins en demi-finales de chaque Coupe du monde. Et de chaque Euro aussi, au cas où vous l’auriez oublié. »
Si vous deviez nous donner trois qualités ? « J’ai des cadres dynamiques (Boateng s’il s’est bien remis de son genou douloureux, Hummels, Khedira, Kroos), des jeunes qui en veulent (Draxler, Werner) et un entraîneur bien sous tous rapports (Joachim Löw le susnommé). »
Et trois défauts ? « Bon, j’ai peut-être perdu mon gardien nº 1 : Manuel Neuer n’est pas sûr à 100 % de participer au Mondial. Mais n’en faites pas un défaut, ça pourrait motiver encore plus son remplaçant, Marc-André ter Stegen… Quoi d’autre… Le fait que je n’ai pas gagné un seul de mes derniers matchs contre l’Angleterre, la France, l’Espagne et le Brésil ? J’ignorais que les matchs amicaux avaient une quelconque signification. » 
Mats Hummels en cinq dates
1923 : Fondation à Hambourg d’une marque de vêtements sportifs, désormais installée au Danemark. Aucun rapport avec Mats Hummels, né en 1988 dans la bonne ville de Bergisch Gladbach.
1963 : Création de la chaîne ZDF. Ulla Holthoff y travaille ensuite comme journaliste de sport et devient la première femme de l’audiovisuel allemand à commenter en direct un match de football, en 1990. Elle a deux fils : Mats (footballeur) et Jonas (commentateur sportif).
1971 : Cologne renonce à accueillir des matchs du Mondial 1974. Dortmund la remplace et inaugure trois ans plus tard le Westfalenstadion. Où Mats Hummels vit quelques heures sympathiques avec le BvB, champion d’Allemagne 2011 et 2012.
2006 : arrivée au Bayern Munich de Daniel Van Buyten. Face au colosse venu de l’OM, Mats se sent tout petit, quitte son club formateur pour Dortmund, et n’y revient que dix ans plus tard.
2010 : L’équipe de France refuse de descendre du bus à Knysna et sort à peine du traumatisme lorsqu’elle se présente à la Coupe du monde 2014, passée à un poil de l’élimination en barrages. Conséquence : elle est déjà bien contente d’être là lorsque l’Allemagne se dresse sur son chemin en quarts de finale et s’offusque à peine lorsque Mats Hummels marque de la tête, sautant plus haut que Raphaël Varane. Un peu plus loin, l’Allemagne et Hummels deviennent champions du monde.

   


Figurez-vous Arsène…
… que la Chine fabrique maintenant en Allemagne. Comprenez-moi : il y a un an, la Fédération chinoise de football a payé la Fédération allemande 15 000 euros pour avoir le droit d’y aguerrir son équipe nationale des moins de 20 ans, en vue d’une qualification pour les Jeux olympiques 2020 de Tokyo. Les jeunes ont disputé des matchs amicaux face à des équipes amateurs de la Regionalliga Südwest. La quatrième division allemande.
Le jour où…
l’Allemagne (de l’Ouest) a affronté un de ses Länder. Après guerre, l’Allemagne n’est pas coupée en deux, mais en trois. Si, si, regardez bien tout à l’Ouest : alors sous protectorat français, la Sarre fait Land à part et a un statut autonome de 1947 jusqu’à son rattachement à la RFA par référendum, dix ans plus tard. Quel rapport avec le football ?
Il se trouve qu’avant de remporter sa première Coupe du monde en 1954, la RFA a dû affronter par deux fois la Sarre la même année, lors des éliminatoires. Le 24 mars, les Allemands s’imposent ainsi « à l’extérieur » lors d’un match déterminant pour la qualification : victoire 3-1 face aux Sarrois au Ludwigsparkstadion de Saarbruck, devant plus de 50 000 spectateurs. Ce qui fait beaucoup de monde, pour ce Land qui reste aujourd’hui le plus petit Etat-région d’Allemagne, en superficie comme en démographie.
Big data
4/4. Les Français connaissent bien Séville 82. Mais il y eut aussi Monterrey 86, contre le Mexique. Turin 90, contre l’Angleterre. Et Berlin 2006, contre l’Argentine. Bref, c’est mathématique en Coupe du monde : à chaque fois que l’Allemagne dispute une séance de tirs au but, elle la gagne.

Le Wiki de qui ?
Après avoir été le plus jeune joueur du VfB Stuttgart à débuter en Bundesliga (17 ans et 4 mois, si cela vous intéresse), j’ai pourtant fini par quitter le club de ma ville natale. Je marque maintenant des buts pour Leipzig. Sauf quand je quitte le terrain prématurément, comme ce fut le cas en septembre 2017 contre le Besiktas, alors tout remué par le charivari des tribunes stambouliotes.

   


Plateau télé
Faisons simple : une bonne « currywurst » avec le ketchup et les pommes qui vont avec. Les frites qui vont avec, pour le dire en français (si vous pensez qu’on allait manger des pommes…). Et pour la boisson, soyez fort, attendez octobre pour la bière ; cet été, un Club-Mate fera très bien l’affaire pour veiller en cas de tirs au but interminables.

Tout savoir sur le groupe F à la Coupe du monde 2018 de football
- Tout savoir sur l’Allemagne à la Coupe du monde 2018 de football
- Tout savoir sur le Mexique à la Coupe du monde 2018 de football
- Tout savoir sur la Suède à la Coupe du monde 2018 de football
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Pour son premier match dans un grand tournoi depuis sa grossesse, l’ancienne numéro 1 mondiale a joué dans une impressionnante combinaison noire.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

La combinaison de Serena Williams à Roland-Garros : une raison d’être médicale, politique et symbolique

Pour son premier match dans un grand tournoi depuis sa grossesse, l’ancienne numéro 1 mondiale a joué dans une impressionnante combinaison noire.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 12h40
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 14h17
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


Pour son premier match dans un tournoi majeur depuis seize mois, Serena Williams a, comme souvent dans son incroyable carrière, gagné. En deux sets, (7-6 (7/4), 6-4), face à la Tchèque Kristyna Pliskova, au premier tour d’un Roland-Garros qui n’avait d’yeux que pour elle. Et pour sa tenue, une impressionnante combinaison noire à ceinture rouge.
En conférence de presse d’après-match, les journalistes essayant de parler de tennis devaient presque s’en excuser, tant les autres sujets liés à l’ancienne numéro 1 mondiale ont pris le dessus. Ont été évoquées les conditions du retour de Serena, sa maternité, à la suite de la naissance il y a neuf mois de sa fille, Olympia, ainsi que cette tenue inhabituelle sur les courts.
Cette combinaison ultramoulante qui descend jusqu’aux pieds a, selon Serena Williams, « un petit côté fonctionnel ». 
« J’ai beaucoup porté de pantalon en jouant, parce que cela favorise une meilleure circulation sanguine. C’est une combinaison marrante qui me permet de jouer sans aucun problème. »
Depuis un accident dans un hôtel de Munich en 2003, Serena Williams a souffert d’embolies pulmonaires provoquées par la circulation de caillots dans le sang. Elle a ensuite connu des complications médicales après la naissance de sa fille, avec là encore des « problèmes de caillots de sang ».
Hommage au Wakanda
Une raison d’être médicale et sportive. Mais l’habit de celle qui a ouvert sa vie aux caméras de HBO depuis qu’elle sait qu’elle est enceinte (la chaîne payante américaine a produit la série Being Serena) est également un geste vestimentaire presque politique. S’habiller tout en noir, et aussi près du corps, est une façon, selon la joueuse, « de représenter toutes les femmes qui ont dû traverser des épreuves, mentalement et physiquement avec leurs corps, et qui reviennent, confiantes et croyant en elles-mêmes. ».

Catsuit anyone? For all the moms out there who had a tough recovery from pregnancy—here you go. If I can do it, so… https://t.co/wycharHRC0— serenawilliams (@Serena Williams)


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En 2002, Serena Williams avait déjà irrité certaines des sphères les plus conservatrices du tennis en jouant l’US Open avec une combinaison, bien plus courte. « Celle-ci est la combinaison 2.0 », a-t-elle précisé mardi.
Autre dimension politique de cette combinaison qui en a décidément beaucoup, le choix de la couleur et du design qui est « inspiré du Wakanda », pays fictif présenté dans le film Black Panther. « On a créé la combinaison bien avant le film, mais ça me le rappelle un petit peu quand même », a-t-elle reconnu. Le film de super-héros produit par Marvel a battu des records d’entrées, notamment aux Etats-Unis, où il revêt une symbolique importante dans la lutte pour la représentation des Noirs dans la culture populaire.
Objectif 25 tournois du Grand Chelem

Serena Williams on her 'Black Panther' catsuit: 'It's my way of being a superhero' https://t.co/fSaD1znb3j https://t.co/bz43p3qef5— guardian_sport (@Guardian sport)


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« J’ai toujours voulu être une super-héroïne et c’est un peu une manière d’en devenir une. J’ai vraiment l’impression d’être une super-héroïne quand je la porte », a-t-elle dit en rigolant. La joueuse aux 23 titres du Grand Chelem, la meilleure de sa génération, aurait voulu être « une princesse guerrière » ou « une reine du Wakanda ». Ces revendications politico-culturelles ne sont pas récentes chez Serena Williams, qui avait par exemple participé au clip de Lemonade, de Beyoncé, une chanson « qui parle de courage et de force », et s’était dévoilée sous l’appareil d’Annie Leibovitz.
Hormis Steffi Graf et Martina Navratilova, aucune joueuse n’a passé plus de temps à la première place du classement WTA que Serena Williams. Elle est arrivée à Roland-Garros à la 451e place mondiale, avec l’ambition de trouver un équilibre entre vie professionnelle et vie de famille. Et en étant la meilleure possible dans les deux.

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« Le tennis m’a beaucoup donné, mais ma priorité désormais est Olympia, peu importe ce qu’il arrive », a-t-elle dit mardi. Dans une interview à Vogue, réalisée quelques mois avant son retour, elle s’imaginait élevant sa fille à San Francisco, où travaille son mari. Avant de se reprendre :
« Pas encore. Cela va sans dire, mais je vais quand même le dire clairement : je veux davantage de [tournois du] Grands Chelems, absolument. Malheureusement, je connais très bien les records. Ce n’est un secret pour personne, mon objectif est d’en avoir 25. »

        Consulter le programme du mercredi 30 mai :
         

          Duel de jeunes loups aux dents longues et orages à Roland-Garros






                            


                        

                        


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Droits TV de la Ligue 1 : « L’existence de Canal+ est consubstantielle à celle du foot français »

L’ancien administrateur de la Ligue Jean-Claude Darmon analyse l’appel d’offres qui a exclu – provisoirement ? – du jeu le diffuseur historique.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 12h09
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 15h24
    |

            Rémi Dupré








                        


Le résultat de l’appel d’offres organisé par la Ligue de football professionnel (LFP) pour les droits télévisés de la Ligue 1, au titre du cycle 2020-2024, a été ressenti, mardi 29 mai, comme un séisme. Contre toute attente, c’est le groupe espagnol Mediapro qui s’est adjugé la majeure partie (780 millions d’euros annuels) du gâteau et diffusera huit matchs du championnat par journée, dont l’affiche du dimanche. Et les droits s’envolent pour atteindre la somme record de 1,153 milliard d’euros annuels, contre 726,5 millions d’euros pour le cycle actuel (2016-2020).

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Après avoir diffusé le championnat de France durant trente-quatre ans, la chaîne Canal+ est la grande perdante et se trouve exclue du jeu. Provisoirement seulement, selon l’ancien administrateur de la Ligue Jean-Claude Darmon, à l’origine de la vente des droits à Canal+ en 1984 et connu comme le « grand argentier du foot français ». L’homme d’affaires revient pour Le Monde sur cet appel d’offres historique à plusieurs titres.
Comment expliquez-vous cette forte hausse des droits télévisés et ce montant record pour la France de 1,153 milliard d’euros annuels pour le cycle 2020-2024 ?
L’explication est simple : l’Europe avait déjà pris feu [les droits anglais ont atteint 6,92 milliards d’euros pour le cycle 2016-2019]. Nous étions le dernier pays en retard. Là, c’est un coup de poker réalisé par une société hors du circuit, un broker (« intermédiaire »). Je ne voyais pas Mediapro arriver si vite après ses démêlés en Italie [son contrat pour les droits de la Serie A, évalué à 1,05 milliard d’euros par saison, a été annulé par la Ligue Italienne après une plainte déposée par son concurrent Sky Italia]. Que risque Mediapro ? Il a fait un coup de poker génial.
Cette OPA, il l’a faite sur le dos de beIN et de Canal+. Il a ciblé les deux télé-diffuseurs. C’était donc une question de vie ou de mort. La LFP a intelligemment glissé dans l’appel d’offres que tout acheteur pouvait colicencier tout ou partie des lots. Mediapro est donc un broker ! Il fait une OPA psychologique. Je savais qu’on atteindrait le milliard, mais je ne pensais pas que cela viendrait d’une société qui n’a pas de chaîne en France.
Enfin, Free est rentré dans le jeu [50 millions d’euros annuels]. Pas beaucoup, mais c’est bien. Cela lui donne demain la possibilité de peser lourd. Free n’était pas prêt aujourd’hui à faire le coup de poing.
Le vrai enjeu, maintenant, c’est la vente des droits télévisés à l’étranger. On va voir si le monde entier considère que notre championnat fait partie des grands avec l’Angleterre, l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne.
« Mediapro est condamné à vendre à Canal »
Comment réagissez-vous à l’exclusion de Canal+ ? 

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J’ai eu un coup au cœur pour Canal+. Si le foot français est là où il est aujourd’hui, il le doit beaucoup à Canal+. Sans son implication au quotidien… La « création » du PSG, c’est quand même Canal+. L’existence de Canal est consubstantielle à celle du foot français.
J’ai participé aux ventes des droits télévisés à Canal+ en 1984 et pendant vingt-cinq ans. Je sais comment ça marche. La partie de poker menteur qui s’est jouée avant l’appel d’offres, Canal n’y a pas cru. Ils ne voyaient pas arriver quelqu’un d’autre, de l’extérieur. Les gens des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) n’étaient pas prêts. SFR ne pouvait pas concourir sur tous les lots. Mais Canal+ a fait un mauvais appel d’offres.
Contrairement à ce que vous pensez, Canal+ n’a pas disparu. Tant s’en faut. Canal aura tout ou une partie de ce jackpot énorme, avec un bénéfice substantiel pour Mediapro. Elle va seulement payer plus cher.
Mediapro est condamné à vendre à Canal parce que je ne pense pas que Mediapro va créer une chaîne de télé. Construire une chaîne de télé, même pour des spécialistes, cela prend beaucoup de temps et ça coûte une fortune colossale. Même s’ils créent une chaîne, ce que je ne crois pas, ils ne pourront pas tout digérer… Rappelez-vous ce qu’a fait SFR avec le football anglais, c’était trop lourd. Il faut des organisations énormes pour faire fonctionner une chaîne comme ça et amortir une telle somme. Une augmentation de 60 % des droits télévisés. c’est énorme. Mediapro a joué au poker.

   



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Quel regard portez-vous sur Mediapro ?
Mediapro n’est pas un nouvel acteur puisqu’il avait déjà raflé la mise en Espagne pour les droits de la Liga. La société a toujours été sur le marché français, puisqu’elle y a vendu des droits, tout comme aux chaînes espagnoles et allemandes. Mediapro revend. Il devient important dès lors qu’il fait une OPA sur le championnat. En Italie, ça n’a pas été fait avec bonheur. J’espère qu’il le fera en France avec bonheur.

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« Avec cette somme, on peut garder nos gamins qui sortent des centres de formation »
La Ligue 1 change-t-elle de dimension ? 
Oui. C’est au minimum entre 20 millions et 25 millions d’euros annuels de plus pour un club comme l’AS Saint-Etienne. Le président de Lyon, Jean-Michel Aulas a eu raison de dire : « Cela me permettra d’avoir des joueurs dignes de ce nom. » Sous-entendu : avec mes jeunes, je trouverai des cadres de grande dimension mondiale, grâce à cet argent.
On peut ainsi un peu plus titiller les clubs anglais, italiens, espagnols. Mais surtout, on peut garder nos gamins qui sortent des centres de formation et qu’on se fait piquer à 16-18 ans. Jusqu’alors, on n’avait pas les moyens financiers de les retenir. Lyon a un centre de formation hors du commun. Pour tenir la route, l’OL devait vendre chaque année ses joueurs cadres. Ce n’est pas normal. Ils jouent la LDC [Ligue des champions] et perdent leurs plus gros joueurs. Ce n’est que justice aujourd’hui.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Les grands milliardaires chinois, désormais tous propriétaires de clubs en Chine ou à l’étranger, sont en service commandé pour le bien du pays et de son chef, souligne l’éditorialiste économique du « Monde » Philippe Escande.
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« Pour Xi Jinping, le développement du football est vital pour la prospérité du pays »

Les grands milliardaires chinois, désormais tous propriétaires de clubs en Chine ou à l’étranger, sont en service commandé pour le bien du pays et de son chef, souligne l’éditorialiste économique du « Monde » Philippe Escande.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 11h22
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Dans l’empire du Milieu, où tout est politique, on ne badine pas avec le ballon rond. A l’occasion du lancement de la Chinese Super League, le secrétaire du Parti communiste de la Fédération chinoise de football a conseillé aux grands propriétaires des 16 clubs en lice d’étudier en profondeur la pensée du président Xi Jinping. Et de rappeler que, pour le guide suprême, le développement de ce sport est vital pour le rajeunissement et la prospérité du pays.
Autrement dit, les grands milliardaires chinois, désormais tous propriétaires de clubs en Chine ou à l’étranger, sont en service commandé pour le bien du pays et de son chef. Cela est aussi vrai pour Jack Ma, le patron d’Alibaba, qui, en dépit de son modeste intérêt pour la chose, a acheté 50 % du Guangzhou Evergrande, le club de Canton, que pour le fonds d’investissement Orient Hontai Capital, situé à Pékin.
Ce dernier a acheté, en février, 53 % du capital de l’espagnol Mediapro, producteur de cinéma et de télévision et nouveau géant des droits télévisés sur le football européen. Après avoir raflé la diffusion du foot espagnol, puis italien, il vient de souffler ceux de la Ligue 1 française au nez et à la barbe de Canal+. Au lieu de se fourvoyer dans les télécommunications en Italie, le groupe Vivendi, propriétaire de Canal, aurait peut-être pu s’intéresser à ce groupe catalan désormais incontournable.

Invités à partir à l’assaut de l’Europe
Mais ses poches n’étaient peut-être pas assez profondes pour rivaliser avec celles de groupes chinois supportés par les meilleures banques du pays et, derrière, par l’Etat tout puissant. Car, à l’inverse des précédents mécènes, russes ou émiratis, avides d’engloutir leurs dollars dans les émoluments faramineux de stars brésiliennes, françaises ou portugaises, les Chinois ont un plan. Et, comme toujours, celui-ci commence par un rêve du chef : voir son pays se qualifier pour le Mondial de football, puis accueillir la Coupe du monde et, enfin,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ La chaîne payante ressort bredouille de l’appel d’offres du championnat de Ligue 1 pour les saisons 2020-2024.
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Droits du foot  : Canal+ risque le hors-jeu

La chaîne payante ressort bredouille de l’appel d’offres du championnat de Ligue 1 pour les saisons 2020-2024.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 14h03
    |

            Sandrine Cassini et 
Alexandre Piquard








                        



   


Cataclysme chez Canal+. La chaîne payante, partenaire historique du football français, est revenue les mains vides de l’appel d’offres du championnat de Ligue 1 pour les saisons 2020-2024. De ses écrans, pourraient donc disparaître les matchs du PSG, de l’OM ou de Monaco. L’agence de gestion des droits espagnols, Mediapro, rafle la mise et diffusera à partir de 2020, 8 matchs sur 10 par journée de championnat. BeInSport a obtenu deux matchs par journée, et Free (dont le fondateur Xavier Niel est actionnaire du Monde) le lot numérique, qui propose les meilleurs moments en quasi direct.

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SFR, encore en convalescence, a préféré passer son tour. Au final, le football français empoche 1,15 milliard d’euros par saison, soit une inflation des droits de 60 %. « Cet appel d’offres va nous permettre de rattraper notre retard et confirme la dimension internationale du championnat », s’est félicité le directeur général exécutif de la Ligue de football professionnel (LFP), Didier Quillot.
Le PDG de Canal+, Maxime Saada, a tenté de minimiser cet échec. « Nous le vivons sereinement. Nous avons misé le prix que cela vaut pour nos abonnés », a justifié le PDG de Canal+, rappelant l’échec de certains rivaux dans le passé, comme TPS ou Orange Sport. Le patron du groupe de télévision payante espère maintenant racheter une partie des matchs auprès de Mediapro, comme le lui permet la procédure. « Nous avons deux ans pour voir ce qu’il peut se passer », a lancé le patron de Canal+. Pourtant, Mediapro a indiqué à la LFP que son projet n’était pas de revendre les matchs mais de lancer sa propre chaîne payante en France.
Ni Canal+ ni beINSport n’ont vu arriver Mediapro
Comment Canal+, grand spécialiste du sport, a-t-il pu à ce point passer à côté de ce rendez-vous ? « Cet appel d’offres était sophistiqué et inflationniste. Nous avons aussi démarché dans une discrétion absolue des partenaires étrangers », explique M. Quillot. Lors de la journée d’enchères de mardi, les candidats ont misé à l’aveugle, depuis leur bureau, sans savoir qui étaient leurs concurrents. Selon nos informations, ni Canal+ ni beINSport n’ont vu arriver Mediapro, même si M. Saada explique avoir « envisagé tous les scénarios ». Si Canal+ envisage un recours, beINSport s’est dit « étonné des résultats de l’appel d’offres » et se dit « attentif à l’évolution du marché ».
Dès le premier lot, qui rassemblait les 10 plus belles affiches, Canal+ a perdu la partie face à Mediapro, misant, selon nos informations, 260 millions d’euros contre 330 millions d’euros pour l’Espagnol.
Après cette première défaite, la chaîne cryptée a ensuite tenté de faire échouer l’appel d’offres en faisant en sorte que les trois premiers lots, qui comprenaient les plus belles cases et les plus beaux matchs, n’atteignent pas le prix de réserve, ce qui aurait déclenché une remise en jeu des droits. Le groupe a misé seulement 10 millions d’euros sur les deux lots suivants, laissant sans le savoir un boulevard à Mediapro, qui a emporté le lot 2 et à beINSport, qui, a obtenu le lot 3 et ses deux matchs du samedi 21 heures et du dimanche 17 heures.
Nouveau revers
Pour se rattraper, Canal+ a ensuite tenté d’acquérir les cinq moins belles affiches du championnat, là aussi raflées par Mediapro, et le lot numérique, emporté par Free. Au final, de bonne source, Mediapro a déboursé environ 800 millions d’euros, beINSport 320 millions et Free un peu moins de 50 millions d’euros.
Reste, pour Canal+ à mesurer les conséquences d’une grille de programme qui serait privée de Ligue 1. « On estime à 2 millions le nombre de “fans de football” parmi les 4,8 millions d’abonnés à Canal+, soit environ 40 % du total », explique un analyste financier. Preuve de l’attachement au foot de ce noyau dur, nombreux sont ceux qui sont également abonnés à beINSports. « A 35 euros de revenu par abonné par mois, leur départ représenterait un manque à gagner de 800 à 850 millions d’euros par an, c’est énorme », complète cet analyste, selon lequel Canal+ pourrait également subir un « effet de halo » lié à la dégradation d’image et à la moindre médiatisation entraînée par l’absence de la Ligue 1.
Pour empêcher une fuite massive de ses clients, Canal+ étudie deux options. Outre un rachat de droits, il envisage de nouer un accord de distribution avec Mediapro, afin de continuer à diffuser la Ligue 1. Maxime Saada n’envisage donc pas de se passer du football, même si l’offre de Canal+ se tarit progressivement ces dernières années, avec la perte récente de la Ligue des champions, rachetée par SFR. Pourtant, le groupe évoque parfois « un plan B », qui consisterait à concentrer la chaîne sur les séries, le cinéma et le divertissement. « Il n’est pas encore temps d’enclencher ce virage stratégique », a précisé M. Saada. Une telle stratégie placerait Canal+ en concurrence frontale avec des acteurs puissants et mondialisés, comme HBO, Netflix ou Amazon.

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Ce nouveau revers fait encore pâlir l’étoile de Vincent Bolloré, premier actionnaire de Vivendi, en difficulté sur de nombreux dossiers, en Italie avec Mediaset et Telecom Italia, ou dans ses affaires africaines.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Inconnu en France, le groupe a remporté l’essentiel de l’appel d’offres pour les saisons 2020-2024 de la Ligue 1, au détriment de Canal+.
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Droits du foot de la Ligue 1 : Mediapro, un grand d’Espagne à l’accent chinois

Inconnu en France, le groupe a remporté l’essentiel de l’appel d’offres pour les saisons 2020-2024 de la Ligue 1, au détriment de Canal+.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 10h54
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 18h05
    |

            Alexandre Piquard








                        



   


Qui est Mediapro, qui vient de ravir à la barbe de tous les autres postulants le droit de diffuser huit des dix matchs de chaque journée de Ligue 1 entre 2020 et 2024 ? En France, le groupe est inconnu. Est-ce un revendeur de droits à la stratégie mouvante, de surcroît contrôlé par un fonds chinois, comme le sous-entend Canal+ ? Ou un nouvel entrant très sérieux, déjà rompu à la diffusion du championnat de football le plus puissant du monde, la Liga espagnole ? Les deux visions ne sont pas fausses mais la seconde est plus proche de la vérité.

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Mediapro a été créé en 1994 à Barcelone par le Catalan Jaume Roures, une figure du cinéma et de l’audiovisuel, notamment producteur de films de Woody Allen. Souvent décrit comme trotskiste et nationaliste catalan, cet ancien journaliste a construit un groupe audiovisuel important, Imagina, en fusionnant avec un autre acteur en 2006.
L’acteur fort du fooball hispanique
La partie Mediapro est aujourd’hui l’acteur fort du football espagnol, avec sa propre chaîne consacrée au championnat distribuée par tous types d’opérateurs. ll est aussi producteur exécutif de Real Madrid TV ou de Barça TV, les chaînes des deux clubs les plus prestigieux du monde. Mediapro est aussi le partenaire avec lequel le qatari BeIN Sports s’est lancé en Espagne en 2015. Le groupe revendique 6 000 salariés dans le monde.
En France, Mediapro souhaite éditer une chaîne spécialisée dans le championnat, comme en Espagne, et non revendre ses droits, précise la Ligue de football professionnel. Cela n’empêche pas Canal+ d’espérer nouer un accord de distribution de cette chaîne ou racheter une partie des droits. Sous-entendant que Mediapro avait surpayé la Ligue 1, le groupe français a mis en doute sa solidité. Le rival espagnol est effectivement détenu par le fonds privé chinois Orient Hontai Capital (53,5 %) et le groupe publicitaire britannique WPP (22,5 %). Et, mardi, il a connu un revers avec l’annulation du contrat par lequel il avait remporté les droits du championnat italien. En effet, Mediapro a refusé de verser des garanties après que son projet de revente des droits a été retoqué par un tribunal saisi par le concurrent Sky. En France, Canal+ n’exclut pas non plus un recours. Et espère que le bras de fer aura un « deuxième round ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ EA Sports, qui s’appuie sur une base de données très fine, avait misé juste pour les deux éditions précédentes.
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Selon les développeurs de « FIFA 18 », la France va remporter la Coupe du monde de football

EA Sports, qui s’appuie sur une base de données très fine, avait misé juste pour les deux éditions précédentes.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 10h16
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 11h05
   





                        



   


La version numérique de Paul le poulpe a parlé : selon EA Sports, le studio en charge de la simulation de football FIFA 18, la France va remporter la Coupe du monde 2018 en Russie en battant l’Allemagne aux tirs au but en finale, relatent-ils dans un post de blog mis en ligne lundi 28 mai.
Sur sa route, la France écartera l’Argentine en huitièmes de finale (1-0), l’Uruguay en quarts de finale (2-0) puis la Belgique, tombeur du Brésil, en demi-finale (2-1). De son côté, l’Allemagne éliminera le Costa Rica (2-0), la Colombie (2-0), puis l’Espagne (3-1). Parmi les autres enseignements majeurs de ce pronostic, le Portugal et la Russie se feront éliminer en huitièmes de finale, comme l’Angleterre, aux tirs aux buts.
Pour arriver à cette conclusion, les développeurs de FIFA 18 ont simulé le tournoi dans le jeu en utilisant la mise à jour spéciale Coupe du monde lancée mardi. Il s’agit accessoirement d’un coup de communication pour faire parler de cette dernière.
Des pronostics justes par le passé
Par le passé, les prédictions des simulations sportives d’EA Sports se sont montrés plutôt fiables. Le studio canadien avait déjà misé, avec succès, sur une victoire allemande à la Coupe du monde 2014 mais contre le Brésil en finale, et non l’Argentine. En 2010, elle avait également vu juste en voyant l’Espagne l’emporter (cette fois encore contre le Brésil, au lieu des Pays-Bas dans la réalité).
Comme le rappelle le site Engadget, la simulation de football américain Madden NFL a par ailleurs prévu le vainqueur du Super Bowl neuf fois sur les treize dernières éditions.
Comme la plupart des simulations sportives, FIFA 18 s’appuie sur une volumineuse base de données recensant tous les joueurs et leurs caractéristiques. Composée par les développeurs avec le soutien de milliers de bénévoles chargés d’observer les performances de chaque club, dans chaque division, elle permet en théorie de modéliser au plus près les forces en présence dans le football. EA ne communique pas sur les algorithmes ni la méthode utilisée pour calculer les résultats.
Cette simulation peut par ailleurs aussi être faussée par des détails : dans la mise à jour de FIFA 18, André Gignac (non sélectionné), Dimitri Payet (blessé) et même Adrien Rabiot (en conflit avec la Fédération française) font partie des 23 de Didier Deschamps dans le jeu. L’histoire ne dit pas si cela a avantagé ou désavantagé l’équipe de France virtuelle.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Changer sa télévision apporterait-il plus de plaisir ? Selon l’âge de votre téléviseur, un tel achat peut se montrer salutaire ou, à l’inverse, franchement déconseillé.
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Coupe du monde : faut-il s’offrir une nouvelle télé ?

Changer sa télévision apporterait-il plus de plaisir ? Selon l’âge de votre téléviseur, un tel achat peut se montrer salutaire ou, à l’inverse, franchement déconseillé.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 07h30
    |

                            Nicolas Six








                        



   


Chaque Coupe du monde de football est l’occasion, pour nombre de téléspectateurs, de changer leur téléviseur afin de mieux profiter de l’événement. Cette année encore, les fabricants entretiennent le désir à grand renfort de publicités. Mais la dépense est tout sauf indolore. Une question se pose donc : la qualité d’image a-t-elle beaucoup progressé ces dernières années, au point d’investir dans un nouvel équipement ? La réponse dépend de l’âge de votre téléviseur :
Votre télé a environ trois ans
Votre télé a environ six ans
Votre télé a environ neuf ans
Votre télé a environ douze ans
Votre télé a environ quinze ans



Votre télé a environ trois ans
Le changement est déconseillé car la qualité d’image a très peu progressé ces trois dernières années, que ce soit au niveau du contraste, du naturel des couleurs, de la fluidité des mouvements, etc.
Vous possédez probablement un modèle à la résolution Full HD – les téléviseurs 4K ne représentaient qu’un dixième du marché en 2015. Votre téléviseur Full HD demeure un bon choix : dans la plupart des salons, la résolution 4K n’apporte aucun gain de finesse.
L’œil ne distingue clairement le surcroît de pixels que lorsqu’on regarde l’écran de très près : à moins d’un mètre cinquante pour un téléviseur 55 pouces. Lorsqu’on est assis à deux mètres cinquante de l’écran, il faut se procurer une immense télé – au moins 80 pouces – pour percevoir la différence entre la 4K et le Full HD. La 4K offre pourtant quatre fois plus de pixels, mais pour en profiter, la meilleure solution consiste à s’offrir un projecteur 4K.

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                On a testé… un projecteur 4K à prix mesuré pour cinéphiles



Outre la 4K, les fabricants promeuvent la technologie High Dynamic Range (HDR). Attention : les images publicitaires exagèrent l’apport de cette technologie. Le HDR, qui permet aux téléviseurs d’afficher des pics lumineux plus intenses, est loin d’être mûr. Les réalisateurs de cinéma sont encore en train de chercher les meilleures façons d’exploiter cette nouvelle possibilité artistique. Les programmes en HDR demeurent rares, et surtout, la compatibilité entre les appareils est catastrophique. Pas moins de cinq normes HDR se disputent le marché. Tout pousse à attendre encore quelques années avant d’investir.
Pour se faire plaisir, la seule solution est d’investir plus d’argent qu’il y a trois ans. Une télé plus grande, par exemple, offre une meilleure immersion. Une télé dotée d’un écran OLED offre une meilleure qualité d’image. Sur ce type d’écran, les mouvements paraissent plus nets : la trajectoire des balles est un peu plus lisible. L’image est aussi plus claire lorsqu’on regarde la télé depuis le côté. Enfin, les images OLED sont extrêmement contrastées, ce qui n’apporte pas grand-chose à un match de football, mais donne beaucoup de punch aux films de science-fiction, entre autres.
Les télévisions OLED ont toutefois un défaut : leur écran devient moins lisible dans les pièces très éclairées, faute de luminosité. Et même si à 1 100 euros, le tarif d’un modèle 55 pouces a été divisé par trois depuis 2015, il reste deux fois plus élevé que celui d’une simple télé LED.



Votre télé a environ six ans
Le changement est loin d’être indispensable. A cette époque, les écrans plats arrivaient à maturité. On trouvait beaucoup de modèles sans défaut majeur, offrant un contraste profond, des couleurs riches et relativement fidèles. Si vous avez choisi votre téléviseur en vous informant dans la presse spécialisée, vous n’avez vraisemblablement pas besoin d’en changer, l’écart ne sera pas spectaculaire.
Si vous avez choisi votre télé plus spontanément, il y a peu de chances que sa qualité d’image soit franchement mauvaise, à moins qu’il ne s’agisse d’un modèle d’entrée de gamme fabriqué par un constructeur peu connu.
En 2012 toutefois, beaucoup de téléviseurs souffraient encore d’un défaut bien visible. Pour la Coupe du monde, le problème le plus gênant est celui des angles de vision. Si vous prévoyez d’inviter des proches pour regarder un match, ceux qui s’assiéront sur les côtés verront probablement mal les joueurs. Les télés modernes ont bien progressé sur ce plan : le contraste et la luminosité se maintiennent lorsqu’on les regarde de côté. Les modèles les plus recommandables sont dotés d’écrans OLED.
Les autres défauts courants des télés de 2012 sont moins gênants, la plupart d’entre nous s’y sont habitués. Si vous n’avez pas l’œil d’un professionnel ou d’un passionné, vous ne percevez ces différences subtiles que si l’on place votre télé à côté d’un modèle récent. Certains téléviseurs de 2012 restituent les mouvements des sportifs de façon perfectible. Les joueurs et les balles paraissent légèrement flous, ou saccadés. Les télés modernes de grandes marques sont plus fiables sur ce point, surtout les modèles OLED.
Autre limite courante : certains écrans commercialisés en 2012 souffrent d’un contraste passable. Cela ne pose aucun problème sur un programme sportif, mais pour certains films et séries, les images conçues pour être percutantes paraissent un peu fades. Enfin, certaines télévisions restituent des couleurs qui manquent de naturel. Un défaut qu’on peut généralement rattraper en améliorant les réglages de l’écran. Avant d’investir dans un nouveau téléviseur, il est d’ailleurs recommandé de passer quelques minutes à régler le menu « image », cela peut faire une grande différence.
Quid de la 4K, dont on entend tant parler ? Cette technologie n’offre un gain de netteté que lorsqu’on regarde la télévision de très près : moins d’un mètre cinquante pour une télé 55 pouces. Elle n’est indispensable que sur les très grandes télés. Quant à la technologie HDR, elle semble avoir du potentiel, mais elle est loin d’être arrivée à maturité. Plusieurs normes concurrentes s’affrontent, mieux vaut attendre qu’un vainqueur se dessine.

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Votre télé a environ neuf ans
Un renouvellement commence à devenir intéressant. Quelques fort bonnes télévisions commencent à apparaître en 2009. Si vous avez opté pour un modèle haut de gamme après avoir décortiqué les tests de plusieurs médias spécialisés, il est possible qu’il n’ait aucun défaut majeur. Le renouvellement est alors superflu.
Mais en 2009, un téléviseur sans défaut est un oiseau rare. La plupart de ces télés souffrent de problèmes sensibles. A commencer par leurs angles de vue : quand on s’assoit sur les côtés de l’écran, l’image s’assombrit, les couleurs ternissent, le contraste chute. C’est gênant quand on est nombreux à s’asseoir devant la télé. Les téléviseurs modernes font beaucoup mieux.
Beaucoup de téléviseurs de cette époque affichent des contrastes passables. Les images des films d’action et surtout de science-fiction manquent de punch. Lorsqu’on regarde un match de foot, toutefois, la différence est beaucoup moins visible.
Certains téléviseurs affichent des couleurs qui manquent de naturel. Quant à la fluidité des images, elle est souvent passable. Les sports et les films d’action sont souvent moins nets et moins fluides que sur une télé moderne, et, dans certains cas, rares heureusement, les actions de jeu rapides sont difficiles à lire. Enfin, l’éclairage de l’écran est parfois très inconstant : certaines zones de l’image sont beaucoup plus lumineuses que d’autres.
Si vous posez votre ancienne télé à côté d’un modèle récent, il est probable que vous perceviez une nette différence. Certains la jugeront spectaculaire, d’autres pas : tout dépend de votre niveau d’exigence, de votre culture de l’image, du type de programmes que vous consultez. Mais sachez que, pour 1 000 euros, on peut aujourd’hui acquérir une grande télé de 65 pouces, contre 42 pouces il y a neuf ans. Sachez également que beaucoup de téléviseurs commercialisés en 2009 consomment énormément d’électricité. Les télés modernes en consomment deux à quatre fois moins.
En revanche, ne changez pas de télé pour profiter de la 4K : on ne voit aucune différence sur un écran 55 pouces à moins d’être installé à un mètre cinquante, ce qui est rarement le cas. A deux mètres, la différence n’est notable qu’à partir d’un écran 65 pouces ; elle devient vraiment spectaculaire à partir d’une diagonale de 75 pouces. Quant à la technologie HDR, elle a besoin de mûrir pour montrer tout son potentiel. Pour le moment, c’est un achat dangereux : la norme est loin d’être stabilisée.



Votre télé a environ douze ans
Le changement n’est pas indispensable, mais il est très tentant. La différence avec une télé moderne est presque toujours très nette. Si vous avez acheté votre télé en 2006, vous possédez probablement un écran plat. Si vous êtes équipé d’un écran cathodique, reportez-vous au point suivant.
A cette époque, les écrans plats sont loin d’être mûrs. La plupart des téléviseurs ont plusieurs défauts sensibles : luminosité trop faible de jour, contraste mauvais, image illisible lorsqu’on s’assoit sur les côtés du téléviseur, couleurs peu naturelles, voire criardes.
En outre, à moins d’être équipé d’un modèle très haut de gamme, les images de votre télé manquent de finesse. Ses images HD Ready contiennent trois fois moins de pixels que ceux d’une simple télé Full HD. La différence est invisible si votre télé est petite et très éloignée de vous. Avec un modèle 42 pouces par exemple, une diagonale confortable à l’époque, il faut regarder la télé à deux mètres cinquante minimum. Plus près, les images paraissent un peu floues.
Qui plus est, sur le plan esthétique, les écrans plats de 2006 ont mal vieilli : avec leurs gros montants en plastique, leur dessin frustre et leur épaisseur considérable, ce ne sont plus de beaux objets.



Votre télé a environ quinze ans
Le changement est salutaire. Vous êtes certainement équipé d’une télé à tube cathodique. Ses images basse définition manquent cruellement de finesse. Au bout de quelques heures, certains utilisateurs ressentent une fatigue oculaire. Les téléviseurs cathodiques occupent un espace considérable, leurs lignes et leurs matériaux ont mal vieilli. Les télés ont énormément progressé depuis quinze ans : il est temps de changer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Thiem et Tsitsipas s’affrontent pour une place au troisième tour du tournoi parisien. Retrouvez tout le programme de mercredi et ce qu’il ne fallait pas rater de la veille.
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Duel de jeunes loups aux dents longues et orages à Roland-Garros

Thiem et Tsitsipas s’affrontent pour une place au troisième tour du tournoi parisien. Retrouvez tout le programme de mercredi et ce qu’il ne fallait pas rater de la veille.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 06h12
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 07h27
    |

            Clément Martel et 
Elisabeth Pineau








                        



   


Dans ce grand poker menteur que se livrent les potentiels « successeurs » des empereurs des courts (Nadal et Federer, mais vous l’aviez compris), une nouvelle tête a surgi cette année. Troisième génération d’une lignée sportive – sa mère a joué au tennis au plus haut niveau, et son grand-père était le numéro 10 de la première équipe d’URSS à disputer un Mondial, en 1958 – Stefanos Tsitsipas est le nouvel Apollon estampillé du sceau « espoir du tennis mondial ».
Comme deux de ses comparses – l’Allemand Alexander Zverev et le Canadien Denis Shapovalov, le Grec a été mis à la balle jaune par une mère, elle-même joueuse de tennis en Union soviétique. A 19 ans, Tsitsipas a vu sa carrière s’accélérer cette année. Passé du 205e rang mondial au 39e en moins d’un an, cet amateur de terre battue est allé jusqu’à la finale du tournoi de Barcelone, ne s’inclinant que face au roi Nadal.
En Catalogne, il avait battu l’Autrichien Dominic Thiem, qui figure également parmi les grands espoirs de la balle jaune. Tous deux vainqueurs de leur premier tour, les deux jeunes loups s’affrontent mercredi 30 mai sur le court 18 dans un duel qui risque de valoir de coup d’œil. Si Thiem, numéro 8 mondial et dossard « tombeur de Nadal » dans le dos, est un candidat déclaré à un beau parcours sur la terre parisienne, il se méfie du Grec, qu’il voit rapidement figurer parmi les 10 meilleurs joueurs mondiaux. « C’est un excellent joueur, il joue un tennis incroyable dès maintenant, mais j’espère pouvoir le dominer au meilleur des cinq sets. »
LA PHRASE DU JOUR
« J’ai tous les droits en tant que joueur. Tu ne serais pas là sans moi. Maintenant, je vais aux toilettes. »
Jack Sock, 14e mondial, s’adressant à l’arbitre lors de son match contre le lucky-loser estonien Jürgen Zopp (136e), qu’il a perdu 7-6, 2-6, 6-4, 6-7, 3-6. L’Américain était visiblement mécontent de certaines appréciations de Paula Vieira Souza, à qui il a refusé de serrer la main.
LA PHOTO DU JOUR

Catsuit anyone? For all the moms out there who had a tough recovery from pregnancy—here you go. If I can do it, so… https://t.co/wycharHRC0— serenawilliams (@Serena Williams)


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« J’ai toujours voulu être une super-héroïne. Dedans, je me sens comme une super-héroïne. » De retour à Roland-Garros après s’être écartée des terrains le temps de sa maternité, Serena Williams s’est qualifiée sans encombre pour le deuxième tour. L’Américaine en a profité pour dévoiler une nouvelle tenue, son « cat suit inspiré du Wakanda » (le pays mythique et fictif présenté dans Black Panther) et offrir un discours vibrant en direction de « toutes les mères qui ont eu du mal à se remettre d’une grossesse ».
L’AMBIANCE « LE JOUR D’APRÈS » DU JOUR D’AVANT
« Pars vite et reviens tard » sur le tournoi parisien, mardi soir. Après avoir interrompu fissa les dernières rencontres en cours (Jérémy Chardy a notamment vu ses ébats sur le Central être arrêtés), les organisateurs ont appelé joueurs, spectateurs et toute âme errante sur les lieux du tournoi parisien à dénicher d’urgence un abri. Une histoire d’orage guettant à nouveau, qui a occasionné des courses contre la montre et la pluie dans les rues adjacentes à la porte d’Auteuil. Des scènes dont aurait rêvé plus d’un producteur de film catastrophe.

   


LE JOUEUR MYSTÈRE DU JOUR D’AVANT
J’occupe la 1072e place mondiale après avoir, en 2015, frôlé le top 80. Je viens de « Down under », et je me décris comme un « énorme fan des Newcastle Knights (c’est du rugby à XIII), qui joue un peu au tennis à ses heures perdues ». Longtemps blessé au pied, je n’ai disputé qu’un match depuis 2017, lors de l’Open d’Australie cette année-là (et une défaite face à l’Italien Paolo Lorenzi). Pour mon grand retour à la compétition, j’ai bénéficié de mon classement protégé pour entrer dans le tableau du tournoi parisien. Si je n’ai toujours pas remporté la moindre rencontre à Roland-Garros, j’ai livré une bataille acharnée contre le Croate Marin Cilic, numéro 4 mondial, vainqueur en trois sets accrochés (6-3, 7-5, 7-6). En ce qui me concerne, j’ai préparé ce retour avec sérieux et un tantinet d’originalité.

  Une publication partagée par James Duckworth (@jamesduckworth21) le 21 Févr. 2018 à 11 :33 PST 

Je suis, je suis… ***** ********* (réponse tout en bas de l’article)
DEUX QUESTIONS À…
Durant la quinzaine, ce blog donne la parole aux petites mains du tournoi aux missions les plus improbables. Femmes et hommes de l’ombre, sans eux Roland ne tournerait pas tout à fait rond.
… JONATHAN CESSAC, 25 ANS, « GARDIEN DU TEMPLE » LA NUIT

   


– En quoi consistent vos nuits à Roland ?
« Je suis superviseur de nuit, j’embauche à 19 heures et je finis mon service à 8 heures du matin. Mon rôle, c’est d’être en relation avec les prestataires de service présents la nuit. Ma principale mission, c’est de gérer les équipes de ménage : vérifier qu’elles sont sur les bonnes zones et qu’elles exécutent bien leurs tâches : il ne faut pas que ce soit satisfaisant, il faut que ce soit parfait. Et je m’occupe aussi d’ouvrir l’accès aux livreurs, il y a tellement de labyrinthes qu’il faut souvent les guider. Pour ça, je me déplace avec une petite trottinette car je dois me rendre aussi bien sur le court 18 que dans les bâtiments de l’Orangerie, à l’opposé du site. »
– N’est-ce pas trop frustrant d’être ainsi en total décalage avec le tournoi ?
« Oui et non, car je sais que tout ce qui va se passer en journée repose sur ce qu’il s’est passé la nuit. Plus les espaces sont propres, moins ça fait de travail le lendemain aux équipes de jour. On m’a confié cette mission comme un challenge et c’est comme ça que je le prends. Je ne m’ennuie jamais. Le seul moment où je fais une pause, c’est vers 3 heures du matin pour dîner. »

Le programme de mercredi 30 mai à Roland-Garros
A suivre, notamment, Nishikori-Paire, Pouille-Norrie, Goffin-Moutet, Cornet-Parmentier, et Lajovic-Zverev.
Premier match sur chaque court à 11 heures. Les Français sont en gras.
Court Philippe-Chatrier
Simona HALEP (ROU) [1] - Alison RISKE (USA) Kei NISHIKORI (JPN) [19] - Benoît PAIRE (FRA) Georgina GARCIA PEREZ (ESP) - Caroline WOZNIACKI (DEN) [2] Lucas POUILLE (FRA)[15] - Cameron NORRIE (GBR)
Court Suzanne-Lenglen
Viktoria KUZMOVA (SVK) - Elina SVITOLINA (UKR)[4] Jaume MUNAR (ESP) - Novak DJOKOVIC (SRB) [20] David GOFFIN (BEL)[8] - Corentin MOUTET (FRA) Alizé CORNET (FRA)[32] - Pauline PARMENTIER (FRA)
Court 1
Petra KVITOVA (CZE) [8] - Lara ARRUABARRENA (ESP) Dusan LAJOVIC (SRB) - Alexander ZVEREV (GER) [2] Martin KLIZAN (SVK) - Gael MONFILS (FRA)[32] Daria KASATKINA (RUS) [14] - Kirsten FLIPKENS (BEL)
Court 3 
Ekaterina MAKAROVA (RUS) - Barbora STRYCOVA (CZE) [26] Roberto BAUTISTA AGUT (ESP) [13] - Santiago GIRALDO (COL) Shuko AOYAMA (JPN) / Miyu KATO (JPN) [14] - Venus WILLIAMS (USA) / Serena WILLIAMS (USA) Karen KHACHANOV (RUS) - Guillermo GARCIA-LOPEZ (ESP)
Court 4
Manon ARCANGIOLI (FRA) / Sherazad REIX (FRA) - Tatjana MARIA (GER) / Heather WATSON (GBR) Tessah ANDRIANJAFITRIMO (FRA) / Fiona FERRO (FRA) - Gabriela DABROWSKI (CAN) / Yifan XU (CHN) [5] Polona HERCOG (SLO) / Alison VAN UYTVANCK (BEL) - Eri HOZUMI (JPN) / Makoto NINOMIYA (JPN) Christina MCHALE (USA) / Shuai PENG (CHN) - Nicole MELICHAR (USA) / Kveta PESCHKE (CZE) [13] Nadiia KICHENOK (UKR) / Anastasia RODIONOVA (AUS) [16] - Mandy MINELLA (LUX) / Anastasija SEVASTOVA (LAT)
Court 5
Kateryna KOZLOVA (UKR) - Katerina SINIAKOVA (CZE) Latisha CHAN (TPE) / Bethanie MATTEK-SANDS (USA) [4] - Virginie RAZZANO (FRA) / Jade SUVRIJN (FRA) Yulia PUTINTSEVA (KAZ) / Jennifer BRADY (USA) Kateryna BONDARENKO (UKR) / Aleksandra KRUNIC (SRB) - Alicja ROSOLSKA (POL) / Abigail SPEARS (USA) [15]
Court 6
Alexandra DULGHERU (ROU) - Anett KONTAVEIT (EST) [25] Fernando VERDASCO (ESP) [30] - Guido ANDREOZZI (ARG) Matteo BERRETTINI (ITA) - Ernests GULBIS (LET) Mariana DUQUE-MARINO (COL) - Camila GIORGI (ITA)
Court 7
Federico DELBONIS (ARG) - Pablo CARRENO BUSTA (ESP) [10] Madison KEYS (USA)[13] - Caroline DOLEHIDE (USA) Gilles SIMON (FRA) - Sam QUERREY (USA)[12] Magdalena FRECH (POL) - Sloane STEPHENS (USA)[10]
Court 8
Mihaela BUZARNESCU (ROU) [31] - Rebecca PETERSON (SWE) Damir DZUMHUR (BIH)[26] - Radu ALBOT (MDA) Petra MARTIC (CRO) - Qiang WANG (CHN) Timea BABOS (HUN) / Kristina MLADENOVIC (FRA) [1] - Ajla TOMLJANOVIC (AUS) / Shuai ZHANG (CHN) Sander ARENDS (NED) / Adil SHAMASDIN (CAN) - Oliver MARACH (AUT) / Mate PAVIC (CRO) [2]
Court 9
Marco TRUNGELLITI (ARG) - Marco CECCHINATO (ITA) Lesley KERKHOVE (NED) / Lidziya MAROZAVA (BLR) - Anastasia PAVLYUCHENKOVA (RUS) / Samantha STOSUR (AUS) Victoria AZARENKA (BLR) / Aryna SABALENKA (BLR) - Svetlana KUZNETSOVA (RUS) / Lucie SAFAROVA (CZE) Lukasz KUBOT (POL) / Marcelo MELO (BRA) [1] - Marco CECCHINATO (ITA) / Marton FUCSOVICS (HUN) Jelena OSTAPENKO (LAT) / Elena VESNINA (RUS) [10] - Sorana CIRSTEA (ROU) / Sara SORRIBES TORMO (ESP)
Court 12
Hans PODLIPNIK-CASTILLO (CHI) / Jackson WITHROW (USA) - Ivan DODIG (CRO) [9] / Rajeev RAM (USA) Maximilian MARTERER (GER) / Philipp PETZSCHNER (GER) - Daniele BRACCIALI (ITA) / Andreas SEPPI (ITA) Ashleigh BARTY (AUS) / Coco VANDEWEGHE (USA) [7] - Darija JURAK (CRO) / Donna VEKIC (CRO) Robert LINDSTEDT (SWE) / Marcin MATKOWSKI (POL) - Pierre-Hugues HERBERT (FRA) / Nicolas MAHUT (FRA) [6] Nikoloz BASILASHVILI (GEO) / John MILLMAN (AUS) - Florian LAKAT (FRA) / Arthur RINDERKNECH (FRA)
Court 13
Roman JEBAVY (CZE) / Andrei VASILEVSKI (BLR) - Marcelo DEMOLINER (BRA) / Santiago GONZALEZ (MEX) Su-Wei HSIEH (TPE) / Andrea PETKOVIC (GER) - Hao-Ching CHAN (TPE) / Zhaoxuan YANG (CHN) [8] Guillermo DURAN (ARG) / Andres MOLTENI (ARG) - Feliciano LOPEZ (ESP) / Marc LOPEZ (ESP) [12] Ana BOGDAN (ROU) / Olga SAVCHUK (UKR) - Yingying DUAN (CHN) / Aliaksandra SASNOVICH (BLR) Demi SCHUURS (NED) / Matwe MIDDELKOOP (NED) - Hao-Ching CHAN (TPE) / Michael VENUS (NZL) [6]
Court 14 
Guido PELLA (ARG) / Diego SCHWARTZMAN (ARG) - Antoine HOANG (FRA) / Ugo HUMBERT (FRA) Scott LIPSKY (USA) / Tennys SANDGREN (USA) - Benjamin BONZI (FRA) / Gregoire JACQ (FRA) Steve JOHNSON (USA) / Jack SOCK (USA) - Nicholas MONROE (USA) / John-Patrick SMITH (AUS) Johanna KONTA (GBR) / Alison RISKE (USA) - Anabel MEDINA GARRIGUES (ESP) / Arantxa PARRA SANTONJA (ESP) Federico DELBONIS (ARG) / Benoît PAIRE (FRA) - Ryan HARRISON (USA) / Vasek POSPISIL (CAN)
Court 15
Ben MCLACHLAN (JPN) / Jan-Lennard STRUFF (GER) [14] - Marcelo AREVALO (ESA) / Jamie CERRETANI (USA) Calvin HEMERY (FRA) / Stéphane ROBERT (FRA) - Matthew EBDEN (AUS) / Donald YOUNG (USA) Veronika KUDERMETOVA (RUS) / Alla KUDRYAVTSEVA (RUS) - Kiki BERTENS (NED) / Johanna LARSSON (SWE) [9] Pablo CUEVAS (URU) / Marcel GRANOLLERS (ESP) [11] - Jérémy CHARDY (FRA) / Daniel NESTOR (CAN) Jamie MURRAY (GBR) / Bruno SOARES (BRA) [4] - Dusan LAJOVIC (SRB) / Florian MAYER (GER)
Court 16 
Aisam-Ul-Haq QURESHI (PAK) / Jean-Julien ROJER (NED) [7] - Evgeny DONSKOY (RUS) / Miguel Angel REYES-VARELA (MEX) Maximo GONZALEZ (ARG) / Nicolas JARRY (CHI) - Paolo LORENZI (ITA) / Mischa ZVEREV (GER) Geoffrey BLANCANEAUX (FRA) / Constant LESTIENNE (FRA) - Leonardo MAYER (ARG) / Joao SOUSA (POR) Taylor TOWNSEND (USA) / Renata VORACOVA (CZE) - Sara CAKAREVIC (FRA) / Jessika PONCHET (FRA) Fabrice MARTIN (FRA) / Purav RAJA (IND) - Yuki BHAMBRI (IND) / Divij SHARAN (IND)
Court 18 
Zarina DIYAS (KAZ) - Naomi OSAKA (JPN) [21] Jared DONALDSON (USA) - Grigor DIMITROV (BUL)[4] Dominic THIEM (AUT)[7] - Stefanos TSITSIPAS (GRE) Maria SAKKARI (GRE) - Carla SUAREZ NAVARRO (ESP) [23]


Réponse : James Duckworth.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Dès 2020, la Ligue 1 devrait être diffusée pour 1,153 milliard d’euros par an par MediaPro, un groupe espagnol qui vient d’être chassé du championnat italien.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Le numéro 2 tricolore a une nouvelle fois été éliminé mardi dès le premier tour du tournoi du Grand Chelem, pour la huitième fois en dix participations.
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Adrian Mannarino, le tennisman français fâché avec Roland-Garros

Le numéro 2 tricolore a une nouvelle fois été éliminé mardi dès le premier tour du tournoi du Grand Chelem, pour la huitième fois en dix participations.



Le Monde
 |    29.05.2018 à 20h20
 • Mis à jour le
29.05.2018 à 20h33
    |

            Clément Martel








                        



   


Entre Adrian Mannarino et Roland-Garros, l’histoire d’amour est plus proche du vaudeville que d’une comédie romantique. De celles où il s’échappe par la petite porte alors que d’autres, surtout Nadal, font des tours d’honneur. Pour sa dixième participation porte d’Auteuil, le numéro 2 français a une nouvelle fois rendu les armes dès le premier tour, échouant à passer l’obstacle Steve Johnson (46e mondial), vainqueur en trois manches sèches (7-6 (7/1), 6-2, 6-2). C’est la huitième élimination de « Manna » dès son entrée dans le tournoi.
« Qu’est-ce que je fais de mal ? Je ne sais pas si c’est les appuis… J’arrive pas à contrôler. C’est impossible, ça vire dans la raquette. Que de la merde ! » A deux jeux de la fin de la partie, Adrian Mannarino a laissé exploser sa frustration. Face à un Américain pas franchement spécialiste de la terre battue, le Français s’est progressivement éteint, incapable de renvoyer la balle comme il l’entendait.
« C’est un joueur contre qui j’ai des difficultés tout le temps, que ce soit sur dur, sur terre ou sur gazon, il m’a battu sur toutes les surfaces », a souligné le 26e joueur mondial après la rencontre, refusant pour autant d’associer sa défaite à une pression due à Roland-Garros. « Je ne me sentais pas très bien sur le court, mais ce n’était pas non plus un jour sans, c’était un jour moyen. »
« Je ne suis pas un joueur ultra-puissant »
Moyen, il ne fallait pas l’être sur une surface qui ne lui sied guère, rendue encore plus lourde par l’humidité ambiante. « La terre battue n’est pas une surface qui me convient très bien », a reconnu l’atypique joueur de 29 ans, qui, à aucun moment, n’a donné l’impression de pouvoir inquiéter son adversaire.
« Je ne suis pas un joueur ultra-puissant », poursuit-il, regrettant de devoir « frapper deux fois plus pour inscrire chaque point ». Et de souligner que « dans des conditions un peu lourdes comme cela, il y avait énormément de terre sur le court, c’était encore plus difficile pour moi de faire des points gagnants et de le mettre en difficulté ». A l’inverse, son adversaire s’est nourri des conditions pour défendre en revers et l’exécuter sur des coups droits imparables.
Ensoleillée après les averses de la mi-journée, la petite arène, bientôt détruite, qui entoure le court numéro 1 a eu parfois du mal à s’enflammer pour la rencontre. Parfois, seuls les « claps » d’encouragement de l’entraîneur du Français, Jean-Christophe Faurel, résonnaient, accompagnés d’« Allez Manna, allez bonhomme ! » retentissants. En début de partie, puis lors du second set, Mannarino a eu la possibilité de breaker son adversaire, mais ce dernier a envoyé le plomb au service à chaque fois. « Il a très bien servi quand il fallait, et du coup, c’était difficile à retourner », a salué le Français.
« Encore un Roland-Garros qui s’achève un peu tôt »
Discret et cérébral, le gaucher a beaucoup parlé à son coach, s’auto-réprimandant par séquences pour ne pas avoir appliqué une consigne. « Sur les seconds (services), il faut que je monte. T’as pas entendu ou quoi ? »
Guère loquace et méconnu du grand public, le Francilien avait défrayé la chronique en racontant, en novembre 2017, n’utiliser qu’une seule raquette, un modèle vieux de trois ans ayant cessé d’être produit et à la tension du cordage digne d’un joueur de 12 ans. Se cherchant face aux « coups de fusil » de Johnson, le résident maltais a changé de raquette passé le second set. Le joueur sans équipementier (une rareté dans le tennis professionnel) a également intégralement modifié sa tenue, passant en deux temps d’un haut gris et bas noir à un ensemble blanc. Ce qui n’a pas empêché son adversaire de conclure la partie.
« C’est encore un Roland-Garros qui s’achève un peu tôt, a mis en litote le joueur qui a étrenné sa première cape en équipe de France en février. C’est frustrant de ne pas revenir dans deux jours, pour profiter un peu plus longtemps du public et de l’ambiance parisienne. » Au deuxième tour, Johnson sera opposé à l’Allemand Jan-Lennard Struff, vainqueur facile du Russe Evgeny Donskoy (6-1, 6-3, 6-0). Jouant au tennis « parce [qu’il] adore ça », Mannarino, lui, visera cette saison d’autres objectifs que le tournoi de la porte d’Auteuil, qui persiste à rejeter ses déclarations d’amour.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Le ministère de l’intérieur justifie cette mesure par le « contexte de menace terroriste actuel ». La prochaine Coupe du monde de football se déroulera du 14 juin au 15 juillet en Russie.
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Mondial : la diffusion sur grand écran des matches sera interdite sur la voie publique en France

Le ministère de l’intérieur justifie cette mesure par le « contexte de menace terroriste actuel ». La prochaine Coupe du monde de football se déroulera du 14 juin au 15 juillet en Russie.



Le Monde
 |    29.05.2018 à 19h24
 • Mis à jour le
29.05.2018 à 20h25
   





                        



   


En raison de la menace terroriste, les retransmissions sur grand écran des matches du prochain Mondial de football en Russie seront interdites sur la voie publique, a indiqué mardi 29 mai le ministre de l’intérieur. Par conséquent, « les zones “grands écrans” ne pourront en aucun cas être organisées sur l’espace public ouvert », a précisé Gérard Collomb dans un texte aux préfets et aux patrons de la police et de la gendarmerie nationales, ajoutant :
« Dans le contexte de menace terroriste actuel, les prescriptions qui avaient prévalu lors du championnat d’Europe de football devront à nouveau trouver à s’appliquer avec le même degré d’exigence. »
En 2016, la retransmission de matches dans des espaces publics non sécurisés avait en effet été interdite et seules les 10 fan-zones des villes hôtes en France avaient canalisé les supporters en « extérieur ».
Des retransmissions possibles dans des « espaces clos »
Toujours selon les consignes envoyées par Beauvau, si des maires devaient persister dans leur initiative, « ces retransmissions, organisées sous leur responsabilité, ne pourraient éventuellement être envisagées que dans des espaces clos ou strictement délimités (stades, salles omnisports, salles de spectacle ou de congrès, centres d’exposition, etc.) ».
L’accès à ces lieux clos devra être « strictement contrôlé » par un dispositif de sécurité « à la charge de l’organisateur » et devront faire l’objet d’un dispositif préventif de secours.
Par ailleurs, le ministère de l’intérieur a demandé aux préfets de recenser toutes les retransmissions envisagées par les municipalités mais il reviendra aux représentants de l’Etat d’y donner ou non leur aval, « au regard de l’état de la menace, des impératifs d’ordre public, du dispositif qu’ils mettent en œuvre et des moyens mobilisables ». La prochaine Coupe du monde de football se déroulera du 14 juin au 15 juillet en Russie.
Le 12 mai, Khamzat Azimov, un Français d’origine tchétchène suivi pour radicalisation, a tué avec un couteau un passant de 29 ans et blessé cinq autres personnes dans le quartier de l’Opéra, en plein cœur de Paris. Cette attaque a porté à 246 le nombre de personnes tuées dans la vague d’attentats djihadistes qui touche la France depuis 2015.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ La Ligue de football professionnel a attribué les droits de retransmission du championnat français pour un montant record de 1,153 milliard d’euros par an pour la période 2020-2024.
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Football : Canal+ évincé des droits de retransmission de la Ligue 1

La Ligue de football professionnel a attribué les droits de retransmission du championnat français pour un montant record de 1,153 milliard d’euros par an pour la période 2020-2024.



Le Monde
 |    29.05.2018 à 19h10
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 06h38
   





                        



   


Les droits télévisuels domestiques de la période 2020-2024 de la Ligue 1, ont été attribués contre un montant record de 1,153 milliard d’euros par an, a annoncé, mardi 29 mai, la Ligue de football professionnel (LFP).
« C’est un appel d’offres fructueux, avec une augmentation significative de nos droits télé », s’est félicitée la présidente de la LFP, Nathalie Boy de la Tour. Les droits pour la période 2016-2020 s’élevaient à 762 millions d’euros. L’appel d’offres consacre l’arrivée d’un nouvel acteur, le groupe de médias espagnol Mediapro, qui obtient les principaux « lots » mis aux enchères.
En revanche, le diffuseur historique de la Ligue 1, Canal+, « n’est plus attributaire d’aucun lot » bien qu’il ait fait des offres « sur chacun des sept lots » mis en vente, a précisé le directeur général de la LFP, Didier Quillot, rappelant qu’il est « partenaire du football français depuis 1984 et le restera jusqu’en 2020 ».

        Lire aussi :
         

                Football : la Ligue 1 française espère dépasser le milliard d’euros de droits de retransmission



De nombreuses interrogations ont, toutefois, été soulevées en conférence de presse, concernant Mediapro et les garanties que le groupe espagnol avait présentées. Début mai, la justice italienne a, en effet, suspendu l’offre que le groupe avait formulée sur les droits télé de la Serie A, le championnat italien, estimant que la proposition du groupe espagnol avait été faite en violation des lois italiennes.
Le directeur général de la LFP, Didier Quillot, s’est montré rassurant, affirmant que le cahier des charges de l’appel d’offres n’était « pas complètement clair » en Italie, contrairement à celui concocté par l’instance française.
Des accords de sous-licence envisagés
De source proche du dossier, certains diffuseurs traditionnels envisagent des accords de sous-licence avec les détenteurs majoritaires des droits pour récupérer au moins en partie certains lots.
Didier Quillot a d’ailleurs précisé mardi que « Mediapro peut sous-licencier ou pas, c’est à sa discrétion, car c’était prévu dans l’appel d’offres ». « Ce qui nous a été remis de la part de Mediapro, c’est le projet d’une chaîne éditoriale avec de nombreux matchs et c’est pourquoi ils ont fait des offres sur de nombreux lots. » 
Dans un communiqué, le groupe Canal+ affirme ainsi qu’il « examinera les possibilités de sous-licence qui sont prévues et autorisées par le règlement de l’appel d’offres ». Et il précise qu’il « explorera les partenariats éventuels avec les détenteurs de droits sportifs premium ».
De leur côté, les présidents de club se sont félicités de cette nouvelle manne financière pour les années à venir. « C’est une façon pour le foot français de rattraper une partie de son retard, s’est réjoui le président de l’Olympique de Marseille, Jacques-Henri Eyraud. Les efforts qui sont faits par les nouveaux propriétaires et les investisseurs sont récompensés. »
« On va pouvoir se renforcer, se doter d’infrastructures pour ceux qui ne l’ont pas fait, prendre peut-être un peu plus de risques sur la partie joueurs et sur la partie centre de formation », a, de son côté, expliqué Jean-Michel Aulas, patron de l’Olympique lyonnais.
BeIN Sports n’obtient qu’un seul lot
Dans le détail, le lot nº 1, qui comprend notamment les dix plus belles affiches de la saison et l’affiche du dimanche à 21 heures, et le lot nº 2, qui comprend les matchs du vendredi à 21 heures et du samedi à 17 heures, ont été attribués à Mediapro. Les chaînes qataries beIN Sports, qui diffusent déjà le championnat français de football, ont obtenu un seul lot, tandis qu’un autre pack a été attribué à l’opérateur Free (Iliad). Comme Canal+, SFR, l’opérateur contrôlé par Altice, n’a obtenu aucun lot.
Deux lots de moindre importance n’ont pas été attribués, car « le prix de réserve » fixé par la LFP n’a pas été atteint, et seront remis en vente « avant la fin de l’année 2018 », a encore précisé la LFP.



                            


                        

                        

