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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Comment nos villes vont-elles s’adapter au vieillissement de la population ? Venez en débattre avec les invités du « Monde » dans l’auditorium du journal, vendredi 15 juin, de 8 h 30 à 10 h 30.
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Quelle place pour les seniors dans les villes intelligentes ? Une conférence du « Monde » le 15 juin

Comment nos villes vont-elles s’adapter au vieillissement de la population ? Venez en débattre avec les invités du « Monde » dans l’auditorium du journal, vendredi 15 juin, de 8 h 30 à 10 h 30.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 19h59
   





                        



   


Avec l’allongement de l’espérance de vie, un nouvel âge s’est créé entre la retraite et la perte d’autonomie. Dans trente ans, les plus de 60 ans représenteront 33 % de la population française, contre 25 % aujourd’hui.
Ce vieillissement de la population fait bouger les politiques, les entreprises, les start-up, les chercheurs… et les jeunes du Vieux Continent. Car les seniors ont parfois du mal à s’adapter à la vitesse des villes, souffrent d’isolement, manquent de reconnaissance et de lieux où s’exprimer. Comment les villes peuvent-elles s’adapter à cette nouvelle donne démographique, et accueillir dignement les seniors ?
Venez en débattre avec nos invités, vendredi 15 juin, de 8 h 30 à 10 h 30 dans l’auditorium du Monde (80, boulevard Blanqui, Paris XIIIe arrondissement).
Inscriptions en ligne ici (gratuit)
8 h 30 — Introduction. « La silver économie existe, je l’ai rencontrée. »
Avec Serge Guérin, sociologue, spécialiste de la société de la longévité, docteur en sciences de la communication.
8 h 45 — « Qu’est-ce qu’une “ville amie des aînés” ? »
Avec Galla Bridier, adjointe à la maire de Paris en charge des seniors et de l’autonomie ; un adjoint au maire de Nice.
9 h 05 — « Le modèle de l’Ehpad est-il dépassé ? »
Avec Annabelle Vêques-Malnou, directrice de la Fnadepa (Fédération nationale des associations de directeurs d’établissement et services pour personnes âgées) ; Jean-Philippe Arnoux, directeur « silver économie » chez Saint-Gobain.
9 h 25 — « La silver économie, une alliée pour l’intégration des seniors dans la ville ? » Les solutions de trois start-up.
Avec Laetitia Kouadria, cofondatrice d’Ôgénie ; Barthélémy Gas, cofondateur des Talents d’Alphonse ; Diane Bunod, cofondatrice de Silver in touch.
9 h 40 — « Quelles solutions politiques face au vieillissement de la population dans les villes ? »
Avec Audrey Dufeu-Schubert, députée Loire-Atlantique (LRM) ; Françoise Forette, professeure de médecine, spécialiste en gériatrie, directrice du Centre international de la longévité.
10 h 00 — « “Les vieux sont des vieilles” : qui sont les seniors les plus fragiles dans les villes ? »
Avec Michèle Delaunay, ancienne ministre déléguée aux personnes âgées et à l’autonomie ; Francis Carrier, président de l’association Grey Pride pour les seniors LGBT.
10 h 10 — « Du marché des seniors à l’économie de la longévité : vers une société du care ? »
Avec Hervé Sauzay, directeur de l’Institut français des seniors et du Salon des seniors ; Michèle Delaunay ; Serge Guérin.
Cet événement est organisé et conçu par « Le Monde », en partenariat avec L’Atelier BNP Paribas.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/30/20-2">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Le directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration revient sur le démantèlement, à Paris, du campement du Millénaire et les suites possibles.
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Migrants : « Les campements ne sont pas constitués d’une majorité de primo-arrivants »

Le directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration revient sur le démantèlement, à Paris, du campement du Millénaire et les suites possibles.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 18h57
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 20h31
    |

            Pierre Bouvier








                        



   


Etabli en décembre 2017 sur les bords du bassin de la Villette (19e arrondissement), le campement du Millénaire, près de la porte d’Aubervilliers à Paris, a été évacué mercredi 30 mai au matin. Cette évacuation, la 35e organisée dans la capitale depuis trois ans, « conduira à l’hébergement temporaire des personnes concernées (…) puis à l’examen de la situation administrative de ces personnes », a déclaré le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, dans un communiqué.
Didier Leschi, directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), organisme chargé de l’intégration des migrants pendant les cinq premières années de leur présence en France, revient sur cette opération et ses suites.

        Lire :
         

          Evacuation du camp de migrants du Millénaire : « Je fais une bêtise en montant dans le bus ? »



Quel bilan tirez-vous du démantèlement du camp du Millénaire ?
Ce qui apparaît, c’est que la constitution des campements ne s’explique pas par la présence majoritaire de primo-arrivants, alors que tous les débats sur les campements portent là-dessus. C’est ce qu’atteste la présence importante dans les gymnases de personnes qui ont déjà le statut de réfugié ou qui sont déjà enregistrés comme demandeur d’asile.
Les moyens que des réfugiés – qui ont le même statut juridique que vous et moi – mettent en œuvre pour accéder à un hébergement sont donc de s’installer sur le trottoir pour être pris en charge. On voit apparaître un phénomène de précarisation des réfugiés qui peut aussi résulter de l’accélération des procédures.
La deuxième chose, mais c’est vrai pour des réfugiés comme pour des demandeurs d’asile, c’est qu’on a des personnes qui avaient déjà été prises en charge dans des structures d’hébergement qui les ont volontairement quittées. Manifestement, il y a l’attrait de Paris et de l’Ile-de-France et le sentiment qu’il vaut mieux être dans la grande ville, qu’être hébergé en région. C’est un phénomène qu’on avait déjà vu à Calais.
Enfin, ce qu’a révélé le faible nombre de personnes prises en charge par rapport à ce qui était estimé – 1 016 personnes ont été évacuées alors que de précédentes estimations faisaient état de 1 600 à 2 000 migrants présents sur le campement du Millénaire –, c’est qu’un certain nombre de personnes sont parties, soit parce qu’elles ont des enregistrements d’empreintes en Italie, soit parce qu’elles ont déjà été déboutées de leur demande d’asile dans un pays.
Que va-t-il se passer maintenant ?
Il y a un processus qui relève directement de l’OFII : les personnes déjà en demande d’asile vont être réorientées soit là où elles étaient hébergées, soit vers de nouveaux hébergements ; celles qui ne sont pas encore enregistrées vont être accompagnées vers le lieu d’enregistrement de la demande d’asile, et après, orientées vers des hébergements du dispositif national d’accueil.
Là où l’OFII n’est pas compétent, c’est sur la question des réfugiés statutaires : il y a certes des centres provisoires d’hébergement qui existent, mais ils sont de courte durée, on y met les personnes en situation vulnérable, les familles, etc., mais sur la longue durée, on sent bien que le problème est l’articulation entre autonomie financière et logement.
Considérant qu’il manque près de 500 personnes, il est possible de voir d’autres campements se réinstaller ?
Ce jeu du chat et de la souris n’est pas nouveau. Puisqu’on avait déjà une difficulté à prendre en charge, dans le cadre des maraudes, une partie de ceux qui dorment sur le trottoir et qui refusaient de rejoindre les centres d’accueil mis en place par le préfet de région après la fermeture du centre de premier accueil de la porte de la Chapelle. Et là aussi, c’est un phénomène qu’on avait constaté au début du démantèlement de Calais, un refus de monter dans le bus pour l’orientation vers l’hébergement. C’est la difficulté de prendre en charge des gens qui sont pourtant dans une situation de détresse, mais qui ne veulent pas quitter certaines zones.

   


Le système d’accueil est-il perfectible ?
Oui, mais il ne faut pas se tromper sur la nature du problème qui est, aujourd’hui, plus en aval qu’en amont de l’enregistrement de la demande d’asile. En amont, c’est la capacité à accéder au guichet unique de demande d’asile, et ça, on est en train de le régler. Les délais sont considérablement réduits, et grâce à la plate-forme téléphonique mise en place par l’OFII en douze langues, on est à quatre jours pour l’accès au GUDA.
L’enjeu est plus la question de l’intégration de ceux qui ont déjà le statut de réfugiés : comment on les prend en charge, alors que théoriquement, sur le plan juridique, ils rentrent dans le droit commun ? Et, pour les demandeurs d’asile, comment on les stabilise dans les lieux d’accueil, dès lors qu’ils ne correspondent pas à ce qu’ils souhaitent, pour telle ou telle raison ?
La sanction, c’est normalement qu’on leur coupe l’allocation pour demandeurs d’asile, quand ils quittent les centres d’accueil, mais on voit là qu’il y a quelque chose à penser : peut-être au renforcement des mécanismes de prise en charge dans les structures d’accueil, pour éviter ce phénomène de départ.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ La ministre des solidarités et de la santé a présenté mercredi plusieurs mesures en faveur de l’amélioration des soins pour les personnes âgées.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Plan grand âge : 300 millions d’euros supplémentaires en 2019

La ministre des solidarités et de la santé a présenté mercredi plusieurs mesures en faveur de l’amélioration des soins pour les personnes âgées.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 18h16
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 18h58
    |

            François Béguin








                        


Sans être un « plan Marshall » en faveur des maisons de retraite, l’effort financier est significatif. Près de 300 millions d’euros de dépenses annuelles nouvelles en faveur de l’amélioration des soins pour les personnes âgées ont été annoncées par la ministre de la santé, Agnès Buzyn, mercredi 30 mai, lors de la clôture des rencontres entre l’Assemblée des départements de France et la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), selon des calculs du Monde confirmés par le ministère.
Cette feuille de route « grand âge et autonomie » constitue la première réponse du gouvernement à la colère des personnels et des directeurs des 7 573 établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) qui se sont massivement mis en grève à deux reprises depuis le début de l’année, pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail et des conditions d’accueil des résidents. « S’il constitue un réel pas en avant, [ce plan] n’est clairement pas à la hauteur des attentes », a immédiatement réagi dans un communiqué l’AD-PA (association des directeurs au service des personnes âgées), une organisation de directeurs d’Ehpad.
Incertitudes sur le nombre de postes créés
Dans le catalogue de mesures présentées mercredi par la ministre, la plus visible – et la plus attendue – porte sur l’augmentation du nombre de soignants auprès des résidents. Grâce à une accélération du calendrier de mise en œuvre de la réforme de la tarification des soins dans les Ehpad, c’est 143 millions d’euros de plus qui devraient venir s’ajouter aux 217 millions déjà prévus pour la période 2019-2021.
Ce budget ne permettra pas d’atteindre le ratio de 60 soignants pour 100 résidents
Le ministère de la santé n’explicite toutefois pas combien de postes d’infirmières ou d’aides-soignantes supplémentaires ce budget pourrait créer. Il ne permettra en tout cas pas d’atteindre le ratio de 60 soignants pour 100 résidents préconisé en mars par la mission d’information parlementaire menée par les députées Monique Iborra (LRM) et Caroline Fiat (LFI) et repris par les organisations syndicales.
Augmentation du nombre d’infirmières de nuit
Agnès Buzyn a également annoncé une augmentation du nombre d’infirmières de nuit dans les Ehpad, via une « astreinte infirmière mutualisée entre plusieurs établissements d’un même territoire ». Une mesure qui coûtera 10 millions d’euros en 2019 et 16 millions en 2020, et qui devrait permettre de « réduire les hospitalisations en urgence évitable ». C’est dans ce même objectif que le plan prévoit de « généraliser » l’accès à la télémédecine pour les personnes âgées, avec un budget de 40 millions d’euros sur la période 2018-2022.
100 millions d’euros chaque année pour les Ehpad les plus anciens
Parmi les autres mesures significatives, la promesse d’accorder 100 millions d’euros chaque année à partir de 2019 pour rénover les Ehpad les plus anciens, 15 millions pour développer « l’habitat inclusif » (permettant de vivre à plusieurs dans un même ensemble de logements, en mutualisant une aide quasi-permanente), ou encore 16 millions d’euros d’ici à 2022 pour renforcer le nombre et les effectifs des équipes mobiles de gériatrie (EMG). Mille places provisoires en Ehpad seront par ailleurs réservées aux personnes âgées qui souhaiteraient y être hébergées temporairement après une hospitalisation.
D’autres dispositions du plan ne devraient en revanche rien coûter mais faciliteront la vie des personnes âgées qui vivent encore chez elles. A partir du 1er juin, les services d’hospitalisation à domicile pourront travailler de manière conjointe avec les services de soins (services de soins infirmiers à domicile), ce qui permettra à la personne âgée de garder ses repères. Certaines annonces restent enfin au stade des bonnes intentions, comme l’engagement de déployer un « plan global d’aide aux aidants ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Auditionné au Sénat, le ministre de l’intérieur a affirmé que « les migrants font du “benchmarking” » et comparent les différentes législations européennes avant de faire leur demande d’asile.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Couplé au renforcement des moyens de la police, de la gendarmerie et de la DGSI, ce dispositif permettrait un « suivi effectif de ces personnes », selon le premier ministre Edouard Philippe.
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Un « dispositif d’accompagnement » mis en place pour les mineurs radicalisés à leur sortie de prison

Couplé au renforcement des moyens de la police, de la gendarmerie et de la DGSI, ce dispositif permettrait un « suivi effectif de ces personnes », selon le premier ministre Edouard Philippe.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 17h36
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 19h00
   





                        



   


L’objectif est de faire face à « une menace durable, endogène, diffuse et élevée ». Edouard Philippe a indiqué, mercredi 30 mai, qu’un « dispositif spécifique d’accompagnement des mineurs » radicalisés avait été mis en place pour les surveiller après leur sortie de prison.
Le premier ministre a fait cette annonce lors des questions au gouvernement après avoir été interrogé par Jean-Christophe Lagarde (UDI) sur les moyens mis en place pour surveiller les détenus radicalisés en prison et qui viennent de sortir.

        Lire aussi :
         

                Prison : la délicate question de la prise en charge des détenus radicalisés



« Un risque majeur »
Couplé au renforcement des moyens de la police, de la gendarmerie et de la DGSI, ce dispositif permettrait un « suivi effectif de ces personnes », selon le chef du gouvernement. « C’est un suivi (…) sans naïveté, respectueux de la loi bien entendu, mais sans naïveté », a-t-il tenu à préciser.
Selon le procureur de Paris François Molins, une vingtaine de détenus radicalisés vont être libérés en 2018 et aussi en 2019, après avoir purgé leur peine : un nombre que le premier ministre a confirmé mercredi.
M. Molins s’était lui-même inquiété, lors d’une interview lundi sur BFM-TV, du « risque majeur » que ces détenus représentaient. Actuellement, plus de 1 200 personnes écrouées pour des faits de droit commun sont radicalisées tandis que plus de 500 sont en prison pour terrorisme.

        Lire aussi :
         

                Les détenus radicalisés sortant de prison sont « un risque majeur », selon François Molins






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ De « A comme “attente” » à « Z comme “Zorro” », Claude Garcia, blogueur et professeur de SES au lycée George Sand de Nérac (47), a recensé les réactions de ses élèves de terminale ES, qui « pensent souvent à Parcoursup ».
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ En renouant avec la notion de « quotas » de logements accessibles aux personnes handicapées, le gouvernement signe un retour rétrograde à des dispositions d’attribution combattues depuis les années 1970, proteste l’architecte Louis-Pierre Grosbois, dans une tribune au « Monde »
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Handicap : la loi ELAN rompt avec « le principe d’universalité de l’accessibilité au logement »

En renouant avec la notion de « quotas » de logements accessibles aux personnes handicapées, le gouvernement signe un retour rétrograde à des dispositions d’attribution combattues depuis les années 1970, proteste l’architecte Louis-Pierre Grosbois, dans une tribune au « Monde »



Le Monde
 |    30.05.2018 à 16h45
    |

Louis-Pierre Grosbois (Architecte urbaniste, professeur honoraire à l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Paris-La Villette)







                        



                                


                            

Tribune. Pourquoi construire le plus possible de logements facilement accessibles ? La société dans sa diversité le demande : l’augmentation de la longévité, le souhait du « bien vieillir ensemble », la fluidité de la vie sociale, mènent à la recherche d’égalité dans le traitement des individus.
L’accessibilité spécifiquement établie comme une compensation au handicap est devenue la base du confort de tous : de l’ascenseur au balcon de plain-pied et à la douche à niveau, jusqu’aux transports et aux bâtiments publics. Dans la société industrielle, la standardisation de la construction, établie sur le confort d’usage, permet de supprimer le surcoût de la réalisation. L’accessibilité ne se caractérise pas par l’application de normes. C’est une conception plurielle : esthétique, technique, humaine et universelle.

Or le projet de loi Evolution du logement, de l’aménagement et du numérique (ELAN), discutée depuis le 30 mai à l’Assemblée nationale, revient sur l’universalité de cette accessibilité. Il renie ainsi l’engagement de la loi de 2005 et la résolution du Conseil de l’Europe de 2001, signée par la France, qui soulignait que « la conception universelle et l’accessibilité ont un rôle de premier plan à jouer dans la promotion des Droits de l’Homme et des libertés fondamentales ».
L’ampleur de ce reniement se mesure par l’exemple dans l’allégement des normes envisagé dans la loi : « au lieu du « tout accessible », dans les bâtiments de quatre étages, elle instaurera, comme c’est déjà le cas dans les logements pour étudiants, un quota de 10 % d’appartements répondant à ces exigences ».
Des logements accessibles et adaptés vides
Nous voilà projetés quarante ans en arrière : retour de la règle du quota et, avec elle, de la ségrégation par attribution de logements dans des espaces réservés, ce qui constitue une véritable entrave à la vie sociale.
Un rappel historique s’impose : les lois...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Un texte largement diffusé sur les réseaux sociaux prétend que les huiles essentielles seraient en passe d’être interdites à la vente libre. Une rumeur infondée.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

« Menaces sur les huiles essentielles »… les intox d’une pétition à succès

Un texte largement diffusé sur les réseaux sociaux prétend que les huiles essentielles seraient en passe d’être interdites à la vente libre. Une rumeur infondée.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 16h39
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 19h30
    |

            Mathilde Damgé et 
Adrien Sénécat








                        


Un « nouveau coup de poignard du lobby pharmaceutique » se préparerait, faisant planer de sérieuses « menaces sur les huiles essentielles », dénonce une pétition signée près de 180 000 fois. A en croire ce texte, signé « Guillaume Chopin – Association santé naturelle », les « molécules naturelles pourraient être interdites à la vente libre ». Mais derrière les phrases chocs, rien ne permet d’affirmer que les huiles essentielles seraient en passe d’être prohibées. Explications.
Ce que dit la rumeur
La pétition affirme que l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), qualifiée ici de « police de la santé », voudrait « en finir avec les huiles essentielles en vente libre ». La preuve, selon le texte, étant qu’une société du Lubéron a été « mise en demeure » par l’ANSM et la répression des fraudes pour avoir « expliqué clairement sur [son] site les bienfaits de chacune des huiles essentielles [vendues], leurs origines, leurs propriétés, leurs vertus ! »

   


L’auteur du texte affirme également que quinze huiles essentielles ont déjà été « interdites à la vente libre » en 2007, en les réservant aux seuls pharmaciens. Selon lui, toutes ces décisions visent finalement à empêcher la vente des huiles essentielles et les Français de profiter de « leur incroyables bienfaits ».
Pourquoi c’est infondé
1. Distinguer usages thérapeutiques et cosmétiques
L’argumentaire déployé tout au long de la pétition accumule les approximations et les erreurs. D’abord, il faut savoir que les huiles essentielles peuvent avoir plusieurs statuts réglementaires différents en fonction des usages auxquels elles sont destinées (pur, mélangé dans un produit cosmétique ou alimentaire, etc.). Les producteurs doivent informer les consommateurs de cet usage et c’est en fonction de la mention sur l’étiquette qu’un produit peut entrer dans l’une ou l’autre de ces catégories. « Une présentation non conforme à l’usage auquel il est en principe destiné peut être considérée comme un délit de tromperie », avertit le ministère de l’économie sur son site.
« Un produit cosmétique n’a pas vocation à prévenir, traiter ou soigner une maladie »
Suivant ces règles, une crème de beauté qui contient une huile essentielle ne peut prétendre, par exemple, guérir un problème de peau. « Un produit cosmétique n’a pas vocation à prévenir, traiter ou soigner une maladie », précise-t-on à l’ANSM. Les réglementations prévoient que, contrairement à un médicament, « un raisonnement risques-bénéfices ne devrait pas être utilisé pour justifier un risque pour la santé humaine » dans le cadre de l’introduction sur le marché d’un produit cosmétique.
Un fabricant peut tout à fait choisir de commercialiser des huiles essentielles dans un but thérapeutique, mais il doit dès lors se positionner comme tel et respecter les réglementations adéquates, précise-t-on à l’ANSM, qui a pour mission de contrôler la bonne application de ces différents statuts.
Ces exigences sont cohérentes avec celles de l’Union européenne, qui exige, elle aussi, la présence d’informations claires à destination du consommateur. Le règlement REACH, auquel la pétition fait référence, n’interdit pas de vendre des huiles essentielles mais demande un minimum de garanties à tout fabricant ou importateur de substances chimiques sur le sol européen, par exemple sur la composition du produit ou son étiquetage.
2. Des manquements à ces réglementations constatés par l’ANSM
Dans ce contexte, l’ANSM a constaté plusieurs types de manquement, après des inspections et des échanges avec les entreprises concernées. Elle a donc envoyé plusieurs injonctions à différentes entreprises, dont la société Hyteck, qui commercialise notamment la marque Aroma Zone ; ou la société Pharmexence, toutes les deux situées dans le Vaucluse, pour leur demander de se plier à plusieurs exigences réglementaires.
Dans les deux cas, l’ANSM a estimé que la documentation des produits pouvait « engendrer une confusion des consommateurs avec un produit destiné à un usage pharmaceutique », alors qu’ils sont commercialisés en tant que cosmétiques.
Ainsi, pour Pharmexence, l’ANSM a, par exemple, constaté fin février que l’entreprise faisait la promotion de l’huile de karanja comme filtre solaire sur l’un de ses sites, alors qu’elle n’est pas un filtre ultraviolet autorisé par les normes européennes. Les autorités ont donc demandé à la société de « revoir la documentation commerciale » des produits concernés. Elles ont également exigé qu’elle revoie la formulation de ses sites Internet qui « contiennent des conseils et des allégations thérapeutiques et pharmaceutiques en vue de supprimer les allégations ».
Les produits de la marque Aroma Zone posaient, eux, un problème plus large, explique-t-on à l’ANSM, qui a envoyé une injonction à Hyteck en octobre 2017. Elle commercialise, en effet, des kits qui permettent à chaque consommateur de réaliser ses propres produits cosmétiques. Une pratique en vogue ces dernières années, mais qui peut aussi poser des risques, ont estimé les autorités. En particulier à cause de la présence d’huiles essentielles ajoutées par le consommateur après l’achat avec une concentration non connue dans le produit final.
Dans ce cas, « il faut que l’industriel puisse assurer que toutes les combinaisons possibles vont apporter les mêmes garanties dans un produit prêt à l’emploi », rapporte-t-on à l’ANSM. C’est pourquoi il a été demandé à Aroma Zone de revoir « la qualification, l’étiquetage et la documentation commerciale des matières premières » d’un certain nombre de produits pour que les consommateurs en fassent bon usage.
3. Les huiles essentielles, « naturelles » mais pas inoffensives
Contrairement à ce qu’affirme la pétition, les injonctions de l’ANSM ne visent pas à interdire aux producteurs d’informer sur les huiles essentielles « leurs origines, leurs propriétés, leurs vertus ». Il s’agit, au contraire, de s’assurer que ces informations soient les plus compréhensibles, en respectant le cadre prévu par les réglementations.
L’argumentaire du texte oppose de manière manichéenne un supposé « Big pharma », promoteur des antibiotiques ou des vaccins, et les médecines douces et naturelles. Pourtant, les réglementations reconnaissent bien les effets potentiellement bénéfiques des huiles essentielles. Elles tiennent simplement aussi compte du fait que mal utilisées ces dernières peuvent se révéler dangereuses.
Par exemple, le millepertuis ou le ginkgo peuvent provoquer une diminution ou une augmentation de l’effet thérapeutique d’autres médicaments par interactions médicamenteuses. C’est pourquoi, en France, certaines huiles essentielles ne peuvent être délivrées que par un pharmacien, dont l’absinthe ou le thuya, qui peuvent être toxiques pour le système nerveux.
4. Pas de remise en cause de la vente libre
Contrairement à ce que prétend la pétition, aucun durcissement de la réglementation des huiles essentielles n’a été décidé récemment. Les décisions auxquelles son auteur fait référence appliquent, en réalité, des dispositions anciennes. Il faut également garder à l’esprit que, dans les deux cas sur lesquels l’ANSM a procédé à des mises en garde, les produits visés ont continué d’être commercialisés.
Loin d’avoir une « stratégie souterraine », l’ANSM a publié sur son site un guide sur les huiles essentielles qui recense les principales informations sur la question. Toutes ses injonctions à destination des sociétés qui commercialisent des produits cosmétiques sont, par ailleurs, librement consultables sur son site.
L’auteur de la pétition, « Guillaume Chopin », est également à l’origine d’autres campagnes similaires sur des sujets de santé : contre les vaccins, contre la nouvelle formule du Levothyrox… Contactés, ni l’Association santé naturelle, ni M. Chopin n’ont répondu à nos sollicitations.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Malte est le dernier pays de l’Union européenne à l’interdire totalement.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Bruno Pomart, maire de Belfou (Aude) et ex-policier du Raid, estime que le meilleur moyen pour la République de lutter contre les phénomènes de radicalisation des jeunes est de se ressaisir de toute urgence dans les banlieues.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
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« Pour endiguer ce fléau qu’est la radicalisation, proposons un avenir à la jeunesse et à notre pays »

Dans une tribune au « Monde », Bruno Pomart, maire de Belfou (Aude) et ex-policier du Raid, estime que le meilleur moyen pour la République de lutter contre les phénomènes de radicalisation des jeunes est de se ressaisir de toute urgence dans les banlieues.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 16h00
    |

Bruno Pomart (Maire de Belfou (Aude), ex-policier du Raid (Police nationale))







                        



                                


                            
Tribune. L’actualité nous fournit régulièrement de nouvelles preuves de la montée en puissance des comportements radicaux et violents, et des idéologies intégristes, comme pour nous rappeler, s’il en était besoin, que l’horreur peut frapper partout, à n’importe quel moment, et surtout les plus faibles de nos concitoyens.
Mais il ne faut pas oublier que, parmi les faibles que notre République produit tout en se voilant la face sur ses problématiques, se trouvent des milliers de jeunes, qui résident dans des quartiers sensibles, qui ont un nom à consonance maghrébine ou africaine, qui ont une culture ou simplement une couleur de peau différente. Et qui, pour toutes ces raisons, se voient régulièrement refuser l’accès à un logement, à un emploi et ont même des difficultés avec certains services publics.
Il faut que la France et son personnel politique comprennent que l’histoire de ces jeunes n’est pas celle de leurs parents
Ces jeunes désœuvrés, parce que la société choisit de les ignorer, ce sont ceux qui trempent dans des trafics faute de mieux, qui sont toujours suspectés les premiers à cause de leur adresse ou de leur faciès, et qui finissent, pour certains, par se radicaliser parce que la République n’est pas capable de leur tenir un discours d’acceptation et d’intégration, alors même qu’ils sont Français nés en France !
Les racines de la violence chez ces jeunes sont claires : chaque jour de leur vie, ils se voient refuser l’appartenance au peuple français, non à cause de leurs papiers, mais à travers les actes et questions apparemment innocentes du quotidien sur leurs origines. Comment faire naître un sentiment, sinon patriotique, du moins citoyen chez ces jeunes, alors qu’on leur rappelle sans cesse « qu’ils ne sont pas comme nous, de bons Français pure souche ».
Il faut que la France et son personnel politique comprennent que l’histoire de ces jeunes n’est pas celle de leurs parents, et qu’il y aurait beaucoup...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Dans une tribune au « Monde », deux spécialistes expliquent pourquoi le service du « Bon Samaritain », qui permet de solliciter à tout moment un citoyen formé aux gestes de premiers secours, doit être étendu à tout le territoire.
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Arrêts cardiaques  : « On peut sauver chaque année 5 000 vies supplémentaires en France »

Dans une tribune au « Monde », deux spécialistes expliquent pourquoi le service du « Bon Samaritain », qui permet de solliciter à tout moment un citoyen formé aux gestes de premiers secours, doit être étendu à tout le territoire.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 17h07
    |

Professeur Alexandre Mignon (Anesthésiste-réanimateur) et Docteur Paul Dardel







                        



                                


                            
Tribune. Chaque année, 50 000 Français sont victimes d’un arrêt cardiaque inopiné, encore appelé mort subite. Neuf sur dix en meurent. Douze fois plus que le nombre de morts sur la route. Il y a dix ans déjà, comme anesthésiste-réanimateur et urgentis­te, nous appelions, dans ce même journal, à la mise en place d’un véritable « Plan arrêt cardiaque » (« Un plan contre la mort subite », Le Monde du 12 septembre 2007). Il recommandait l’installation massive de défibrillateurs dans les lieux publics, ainsi que la simplification de leur utilisation par le premier témoin, même non qualifié.
Une vaste campagne de sensibilisation et de formation aux gestes qui sauvent était suggérée. Tout cela s’est en grande partie réalisé (notamment grâce au décret Xavier Bertrand et Philippe Bas en 2007) et s’est avéré efficace et utile, puisque la survie, à l’époque de 5 %, est passée à près de 10 %, un doublement heureux, mais insuffisant.
Il ne faut pas en rester là, mais comprendre que tout est désormais en place pour passer à l’étape suivante : celle de doubler dans les cinq prochaines années le taux de survie de la mort subite en France. Le but est de sauver 5 000 vies supplémentaires par an, le tout sans dépenser un euro de plus. C’est possible grâce à la technique dite du « Bon Samaritain ».
Un bon samaritain est un citoyen, sensibilisé et formé aux gestes de premiers secours, qui accepte de s’inscrire sur un site ou une application mobile. Grâce à cette application, il est géolocalisé et sollicité à tout moment par les services de secours (pompiers et SAMU) pour prodiguer à la victime d’une mort subite les gestes qui sauvent dans l’attente de l’arrivée des secours médica­lisés. Epaulé par téléphone, il commence alors un massage cardiaque, utilise un défibrillateur éventuellement apporté par un autre bon samaritain se trouvant dans le secteur.
Chaque minute qui passe sans action sur les victimes de mort subite s’accompagne d’une...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Exactement 1 016 personnes ont été évacuées, mercredi 30 mai, dans le plus grand camp de migrants de la capitale.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Dans la procédure elle-même, il manque un respect fondamental de la liberté et du potentiel de chacun, déplore la sociologue Cécile Van de Velde dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
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« Parcoursup laisse explicitement un “système” administrer, classer, ordonner les rêves d’une génération »

Dans la procédure elle-même, il manque un respect fondamental de la liberté et du potentiel de chacun, déplore la sociologue Cécile Van de Velde dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    30.05.2018 à 12h24
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 17h43
    |

Cécile Van de Velde (Sociologue, EHESS et université de Montréal)







                        



                                


                            

Tribune. Parcoursup pose, de façon limpide, la question de la place relative de l’« être » et du « système » dans notre société. A l’heure où les consciences s’aiguisent contre certaines dérives de la gestion de masse des données personnelles (big data, Facebook, intelligence artificielle…), nous sommes paradoxalement en train d’expérimenter une allocation automatisée des places et des chemins de vie.
La question n’est point ici de trancher le débat sur la sélection universitaire, mais de constater que, dans son opérationnalisation même, Parcoursup pose désormais une question philosophique plus large et fondamentale : celle de ces « petits aménagements », anodins en apparence, destinés à une « gestion optimale » des ressources, mais qui touchent en réalité de façon profonde les fondements mêmes de nos libertés individuelles et de notre démocratie. Cette même démarche pourrait concerner demain l’allocation des soins ou le placement des individus en recherche d’emploi par exemple.

Car de façon concrète, Parcoursup c’est laisser explicitement un « système » administrer, classer, ordonner les rêves d’une génération. C’est laisser symboliquement une organisation centralisée trier les choix et les possibles d’un individu.
Colère des jeunes
Dans la procédure elle-même, dans son autorité et sa technicité, il manque un respect fondamental et affiché de la liberté et du potentiel de chacun, qui se trouve ici au contraire réduit de façon opaque à un passé scolaire et bien souvent à un territoire d’origine.
Ce dispositif ne fera qu’augmenter la colère sourde des jeunes contre un « système » qui leur fait mal, dans un contexte français où cette période post-bac constitue justement un moment charnière de la vie d’une génération : plus qu’ailleurs, elle est considérée comme déterminante et décisive pour tout l’avenir professionnel de l’individu, et génère du stress personnel, familial et social.
Le critère...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Plus de mille migrants ont été évacués mercredi matin du campement du Millénaire, dans le nord-est de la capitale.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ 
<article-nb="2018/05/30/20-15">
<filnamedate="20180530"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180530"><AAMMJJHH="2018053020">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Normes d’accessibilité, réforme du secteur HLM, bail mobilité, rôle des élus, loi SRU… Les discussions qui débutent mercredi à l’Assemblée promettent d’être vives.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
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Flou et controverses autour du projet de loi logement

Normes d’accessibilité, réforme du secteur HLM, bail mobilité, rôle des élus, loi SRU… Les discussions qui débutent mercredi à l’Assemblée promettent d’être vives.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 11h22
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 11h27
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            
Le calendrier est serré pour les députés qui examinent le projet de loi évolution du logement de l’aménagement et du numérique, à partir de mercredi 30 mai. Six jours sont prévus, d’ici le 6 juin – le week-end pourrait bien s’y ajouter –, pour l’examen de 66 articles et 3 160 amendements. Objectif : une présentation du texte au Sénat début juillet et une adoption définitive avant l’été, plus sûrement en septembre, ce qui explique que la « procédure accélérée », qui ne prévoit qu’une lecture par les députés et par les sénateurs, ait été déclarée par le gouvernement.
La discussion risque d’être nourrie tant les thèmes abordés sont sensibles et complexes, soulevant de nombreuses oppositions. Parmi les sujets polémiques, une brèche est par exemple ouverte dans la loi littoral, permettant la construction dans des zones jusqu’ici protégées, proches du rivage, ce qui fait réagir les défenseurs de l’environnement. Les associations de personnes handicapées sont, elles, furieuses de la réduction des normes d’accessibilité, qui ne sont plus exigibles que dans 10 % des logements neufs contre 100 % auparavant, les 90 % restant devant, dès lors, être « évolutifs » et censés pouvoir être rendus accessibles à l’issue de « travaux simples ». Des notions floues dénoncées par le défenseur des droits, Jacques Toubon, dans un avis du 13 mai.
Des députés avec, en tête, Aurore Bergé (La République en marche), et ses alliés des Républicains, dont Thibault Bazin, entendent bien, contre l’avis du gouvernement, revenir à la charge contre la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains et son quota de 25 % de logements sociaux dans plus d’un millier de communes, d’ici à 2025.
« Nous ouvrirons le débat au Sénat pour assouplir les règles et, surtout, desserrer ce calendrier intenable sans tomber dans la caricature “anti-logement social” », promet Dominique Estrosi Sassone, sénatrice (LR, parti majoritaire au Sénat) et secrétaire générale de la Fédération...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Cette année, le blocage de plusieurs campus ou de centres d’examen a conduit à un report des partiels à une date ultérieure, parfois incompatible avec des engagements déjà pris (stage, emploi, voyage…). Quelles conséquences cela a-t-il eues sur vos projets ?
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤     

APPEL À TÉMOIGNAGES
Etudiant·e·s, quelles sont les conséquences du report de vos examens ?

Discussion lancée le 30 mai 2018
30 mai 2018

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Cette année, le blocage de plusieurs campus ou de centres d’examen a conduit à un report des partiels à une date ultérieure, parfois incompatible avec des engagements déjà pris (stage, emploi, voyage…).
Comment avez-vous vécu ces blocages ? Quelles conséquences ont-ils eues sur vos projets ? Les établissements d’enseignement supérieur où vous étudiez ont-ils mis en place des aménagements particuliers ? Vos éventuels employeurs ont-ils pris en compte cette situation ?
Racontez-nous.
Cet appel à témoignages donnera lieu à un article publié sur Le Monde Campus.
Merci de bien vouloir communiquer une adresse e-mail ou un numéro de téléphone pour le cas où nous aurions besoin de vous contacter.                            





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// Load facebook sdk to make facebook videos work
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(function(d, s, id) {
    var js, fjs = d.getElementsByTagName(s)[0];
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Mai 68 à travers la France (2/3). Une improbable jonction étudiants-ouvriers-paysans s’opère le vendredi 24 mai, à Nantes, lorsque les tracteurs envahissent la place Royale.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
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En Mai 68, la révolte des tracteurs à Nantes

Mai 68 à travers la France (2/3). Une improbable jonction étudiants-ouvriers-paysans s’opère le vendredi 24 mai, à Nantes, lorsque les tracteurs envahissent la place Royale.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 10h28
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            Béatrice Gurrey (Nantes, La Chapelle-sur-Erdre, Couëron, Pont-Saint-Martin, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Pour ne pas manquer la ferme des Batard, à la sortie de Pont-Saint-Martin, au sud de Nantes, il faut s’arrêter avant la grande boucle que forme la D65, à La Moricière. La révolution des paysans de Loire-Atlantique a commencé là, dans leur cour, en mai 1968. Pas seulement, car des rassemblements identiques avaient lieu au même moment dans la région. Mais ce vendredi 24 mai, tous les tracteurs du canton se sont retrouvés autour de René Batard, avant de rouler vers la ville, à moins de 20 km.
Les fils de René, Jérôme et Olivier, n’ont pas encore 10 ans. Ils ont aidé à remplir de fumier le F-237 D Mc Cormick-International, équipé d’une fourche hydraulique et d’un épandeur. Le coûteux tracteur (il s’en vend encore sur Internet, de 1962) a été acheté à tempérament, au Crédit agricole, cela va sans dire : 40 000 francs, une dette sur sept ans. Dans le fumier, les gamins ont glissé des cailloux. « Quand l’épandeur se mettait à tourner à toute blinde, ils n’aimaient pas trop cela, les CRS », note Jérôme, l’aîné.

Une grande pancarte a été confectionnée et arrimée au tracteur comme une oriflamme : « Place au peuple », le mot d’ordre du jour. René a vissé sa casquette sur sa tête, ajusté ses lunettes sombres, deux accessoires qui ne le quittent jamais – au point que, pour passer incognito, il lui suffisait de les enlever. L’agriculteur de Pont-Saint-Martin a été l’un des premiers à souscrire à la modernité à marche forcée de ces années 1960. Quand il a acheté une clôture électrique, on l’a accusé de tous les maux, comme une sorcière de village.

Ce fameux vendredi, René Batard veut accomplir un acte symbolique, auquel il réfléchit sur son tracteur, clope au bec, en passant devant le château des ducs de Bretagne. Il a l’intention de répandre son fumier sur la place Royale de Nantes et d’accrocher sa pancarte sur la fontaine qui y trône. A son sommet, une déesse de marbre représente la ville, personnifiée par Amphitrite,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ L’ancien premier ministre était invité par l’institut Georges-Pompidou à s’exprimer sur « le pouvoir face aux événements de Mai 68 ».
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Au Cercle Interallié, Edouard Balladur discourt sur la « révolte anarchique » de Mai 68

L’ancien premier ministre était invité par l’institut Georges-Pompidou à s’exprimer sur « le pouvoir face aux événements de Mai 68 ».



Le Monde
 |    30.05.2018 à 10h17
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 10h29
    |

            Olivier Faye








                        


Le carton d’invitation le précisait pourtant : « tenue de ville » exigée. On ne met pas un pied au Cercle Interallié, à trois pas du palais de l’Elysée, dans le 8e arrondissement de Paris, sans veste ni cravate. Les huissiers en distribuent à l’entrée aux étourdis et autres récalcitrants. Même l’expérimenté journaliste Jean-Pierre Elkabbach s’est fait rattraper par le col de la doudoune. L’affaire discutée à l’intérieur, mardi 29 mai, est sérieuse : « Le pouvoir face aux événements de Mai 68 ». Parler de désordre suppose un minimum de tenue.
C’est l’institut Georges-Pompidou qui organise l’événement. Il a placé au centre de la scène l’ancien premier ministre Edouard Balladur, 89 ans, qui, à l’époque des « événements », était conseiller social à Matignon pour le compte de son lointain prédécesseur auvergnat. A sa droite, l’historien Jean-François Sirinelli « avoue une perplexité » à propos des commentaires égrainés ces dernières semaines pour évoquer les 50 ans de la dernière grande poussée de fièvre française. « Les témoignages sont moins à la hauteur de ce qu’on pourrait attendre. Il est bon que ce type de rencontres viennent rattraper la désinvolture » de certains, Daniel Cohn-Bendit en tête.
« Fragilité des élites »
Edouard Balladur se montre, lui, tout en rectitude. « Mai 68, c’est une révolte anarchique, tout simplement. Une révolte étudiante avec un habillage intellectuel et pseudo-philosophique (…) fertile en critiques et pas en propositions. Mai 68 a été plus accélérateur que créateur. » Certes, « il n’y avait pas de chômage, la société était plus cohérente, les doutes sur l’identité de la nation étaient moins grands » qu’aujourd’hui. Mais « la crise de l’église existait déjà, les mœurs avaient évolué », et ce mois de mai 1968 a révélé la « fragilité des élites », y compris de « certains évêques [qui] ne se sont pas honorés par leurs déclarations ».
Dans ce paysage, le couple de Gaulle-Pompidou a connu de fortes turbulences en son sein. « Le Général disait : une révolte, ça se mate au début. Pompidou disait : l’opinion peut nous tenir rigueur d’avoir des mesures trop dures », résume Balladur. Les vexations, doutes et moments de vertige se multiplient, mais « un régime encore jeune a réussi à rester en place sans réprimer », se félicite l’invité de marque de la soirée. Qui se demande tout de même, en conclusion, s’il est encore possible de « transformer de façon positive cette épreuve : jusqu’à présent, ça n’a pas forcément été démontré ». Applaudissements de la salle. Un rideau s’ouvre derrière l’estrade : le champagne est servi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ La nouvelle instance unique de représentation du personnel, le CSE, commence à se mettre en place.
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Le comité social et économique s’organise

La nouvelle instance unique de représentation du personnel, le CSE, commence à se mettre en place.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 10h15
    |

                            Jean-Christophe Chanut








                        



                                


                            

C’est l’une des prin­cipales dispositions des ordonnances Macron réformant le code du travail : la fusion des différentes instances du personnel en une seule. Le 31 décembre 2019, au plus tard, dans les entreprises d’au moins onze salariés, les ­actuels comités d’entreprise (CE), délégués du personnel et comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) auront laissé place au seul comité social et économique (CSE). Ce processus était dans l’air.
Une précédente loi de 2015 avait prévu ce ­regroupement à titre facultatif. Désormais, il est obligatoire. Les premiers accords instituant le CSE montrent une grande disparité de moyens et de mise en œuvre selon les entreprises.

« Globalement, dans les PME, il n’y a pas réellement de négociation sur les moyens du CSE, elles appliquent à la lettre les ordonnances avec une vision très comptable, ­regrette Marylise Léon, secrétaire nationale de la CFDT. Dans les grandes entreprises, c’est un peu différent. Là où il y a une culture du dialogue social, cela se passe mieux, mais c’est loin d’être le principe. » Ainsi, selon la CFDT, les ­négociations ont difficilement ­démarré chez Securitas ou Axa. Dans d’autres sociétés, telles que Parashop ou Vente-privee, ce n’est « rien que les ordonnances ».
Permettre de meilleurs débats
D’autres entreprises ont davantage joué le jeu. Chez le chimiste Solvay (5 500 salariés en France), où « un accord de 2016 avait déjà fusionné les délégués du personnel et le CHSCT, cela a créé une ­dynamique qui a permis de ­conclure rapidement un nouvel accord CSE », explique le DRH, Jean-Christophe Sciberras. L’accord autorise chaque délégué syndical central à siéger au sein du CSE, en plus des élus stricto sensu, afin de permettre de meilleurs débats. Et le nombre des commissions internes aux dix-sept CSE varie en fonction des accords locaux conclus, au nom de l’efficacité.

Le même principe prévaut...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Le trésorier de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy de 2007 a été mis en examen mardi pour « complicité de financement illicite ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 29/05/2018
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Financement libyen de la campagne de 2007 : Woerth pris au piège de son mensonge

Le trésorier de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy de 2007 a été mis en examen mardi pour « complicité de financement illicite ».



Le Monde
 |    30.05.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 09h57
    |

            Simon Piel








                        



                                


                            

Eric Woerth a menti. Interrogé dans le cadre de l’affaire Bettencourt, le député Les Républicains de l’Oise avait affirmé qu’il n’y avait eu aucune circulation d’argent liquide durant la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy dont il était le trésorier. La justice s’était ensuite montrée clémente à son endroit en prononçant un non-lieu en 2013 sur les accusations de financement illicite de campagne par l’héritière de L’Oréal.
Mais ses propos étaient fallacieux et il a été contraint de le reconnaître en mai 2017 devant les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption chargés des investigations sur l’argent libyen. Oui, il a bien manipulé des espèces en grosses coupures lors de la campagne victorieuse de M. Sarkozy pour un montant approchant selon son estimation près de 30 000 euros. Et celles-ci n’ont pas été déclarées dans les comptes de campagne. Convoqué lundi 28 mai par les juges chargés de l’enquête libyenne, il a été mis en examen pour « complicité de financement illicite de campagne ».
Pour sa défense, il avait assuré dans sa nouvelle version de l’histoire de la campagne de 2007 qu’il s’agissait de dons anonymes déposés directement au siège de l’UMP. Rien à voir donc avec un quelconque argent venu généreusement de Tripoli dont il n’a jamais eu connaissance. « Je pensais que cet argent provenait de personnes qui voulaient aider et qui ne voulaient pas apparaître. (…) Cet argent me gênait, c’était plus encombrant qu’un don du ciel. Nous avons pensé à le détruire ou à le donner à une œuvre », a-t-il affirmé. Des propos contredits par la responsable du courrier à l’UMP pendant la campagne, qui a assuré n’avoir jamais vu aucun courrier contenant des espèces quand elle était en fonctions.
Le groupe LR à l’Assemblée lui « renouvelle sa confiance »
En tant que trésorier et président de l’association de financement de la campagne de Nicolas Sarkozy, il a préféré, dit-il, distribuer cet...




                        

                        

