<FILE-date="2018/05/30/20">

<article-nb="2018/05/30/20-1">
<filnamedate="20180530"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180530"><AAMMJJHH="2018053020">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ L’année dernière déjà, les 34 pays membres de l’organisation n’étaient pas parvenus à se mettre d’accord sur un communiqué commun et avaient diffusé deux textes différents, l’un signé par les Etats-Unis et l’autre par les 33 autres pays membres.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Les Etats-Unis bloquent de nouveau la diffusion du communiqué final de la réunion annuelle de l’OCDE

L’année dernière déjà, les 34 pays membres de l’organisation n’étaient pas parvenus à se mettre d’accord sur un communiqué commun et avaient diffusé deux textes différents, l’un signé par les Etats-Unis et l’autre par les 33 autres pays membres.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 17h59
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 18h54
   





                        



   


« Il n’y a plus de communiqué commun. » Les Etats-Unis ont bloqué, mercredi 30 mai, la diffusion du communiqué final de la réunion annuelle de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) à Paris, a fait savoir l’Elysée. Le texte devait condamner le protectionnisme et rappeler les enjeux du changement climatique.
La réunion a mis en évidence le dialogue de sourds entre les Etats-Unis et leurs partenaires sur le principe même du multilatéralisme – thème de la rencontre. Si le président français, Emmanuel Macron, a plaidé avec ferveur pour un « multilatéralisme fort », le secrétaire américain au commerce, Wilbur Ross, a, lui, critiqué les « palabres infinies » à plusieurs pays, affirmant préférer « les actions bilatérales ».

        Lire aussi :
         

                OCDE : la défense du multilatéralisme à l’épreuve



Cette rencontre s’est tenue alors que les Etats-Unis menacent d’imposer, vendredi, des taxes de 25 % sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium importé, touchant leurs alliés, tous membres de l’OCDE.
L’année dernière déjà, les 34 pays membres de l’OCDE n’étaient pas parvenus à se mettre d’accord sur un communiqué commun et avaient diffusé deux textes différents, l’un signé par les Etats-Unis et l’autre par les 33 autres pays membres.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/30/20-2">
<filnamedate="20180530"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180530"><AAMMJJHH="2018053020">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Le journaliste russe critique du Kremlin Arkadi Babtchenko, dont les autorités ukrainiennes avaient annoncé la mort, est apparu devant la presse, mercredi 30 mai.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ 
<article-nb="2018/05/30/20-3">
<filnamedate="20180530"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180530"><AAMMJJHH="2018053020">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Alors que son assassinat avait été annoncé mardi, Arkadi Babtchenko, opposant à Vladimir Poutine, est réapparu mercredi dans la capitale ukrainienne. Kiev parle de complot déjoué.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ 
<article-nb="2018/05/30/20-4">
<filnamedate="20180530"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180530"><AAMMJJHH="2018053020">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ La police ukrainienne avait annoncé, mardi, que le journaliste, critique virulent du président russe, avait été tué par balle à Kiev. Il est apparu, mercredi, devant la presse.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

L’Ukraine annonce avoir mis en scène l’assassinat du journaliste russe Arkadi Babtchenko, bien vivant

La police ukrainienne avait annoncé, mardi, que le journaliste, critique virulent du président russe, avait été tué par balle à Kiev. Il est apparu, mercredi, devant la presse.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 16h47
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 20h31
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante) et 
Benoît Vitkine








                        



Coup de théâtre à Kiev. Près de vingt-quatre heures après l’annonce de sa mort, le journaliste russe Arkadi Babtchenko est apparu vivant, mercredi 30 mai, lors d’une conférence de presse à Kiev, la ville où il était censé avoir été tué de trois balles dans le dos. Le procureur général ukrainien et les chefs des services de sécurité (SBU) ont fait savoir que cette annonce était l’un des éléments d’une opération spéciale destinée à tromper l’exécutant et le commanditaire du meurtre, qui, lui, avait été bel et bien planifié.
Le tueur, appréhendé, est un ressortissant ukrainien, ancien soldat ayant combattu dans le Donbass, qui aurait été recruté par l’un de ses amis contre la somme de 40 000 dollars. L’homme aurait accepté de collaborer avec la police et bénéficie pour l’heure du statut de témoin, a fait savoir le chef du SBU, Vassil Gritsak. Le commanditaire, également citoyen ukrainien et ancien combattant, a, de son côté, été arrêté mercredi à Kiev. C’est lui qui aurait été en contact avec les services secrets russes, selon le récit fait par la partie ukrainienne. « Nous poursuivons notre enquête et nous avons mené plusieurs perquisitions », a précisé M. Gritsak.
« Nous devions faire croire aux représentants des services spéciaux russes que l’assassin avait rempli sa mission », a aussi expliqué le député Anton Guerachtchenko, conseiller auprès du ministère de l’intérieur.

        Revivez le fil des événements :
         

          En direct : l’Ukraine annonce qu’Arkadi Babtchenko, le journaliste russe, est bien vivant



Vive émotion en Russie et en Ukraine
M. Babtchenko, 41 ans, a également pris la parole pour s’excuser auprès de sa femme « pour l’enfer qu’elle a vécu pendant deux jours », affirmant que la mise en scène avait été préparée durant deux mois et que lui-même avait été prévenu il y a un mois. « J’ai eu à enterrer nombre de mes amis et de mes collègues, je connais le sentiment que cela procure », a-t-il dit. Le journaliste a aussi remercié les services ukrainiens de lui avoir sauvé la vie. Les forces de sécurité ukrainiennes ont, cependant, assuré que sa famille était au courant de l’opération.
L’annonce de l’assassinat du journaliste et écrivain avait provoqué une vive émotion tant en Russie qu’en Ukraine, deux pays où il est une figure connue. Sa réapparition, mercredi, a provoqué des commentaires tout aussi émus, entre soulagement de le voir en vie et critiques contre le SBU, accusé d’affaiblir, dans le futur, la crédibilité des autorités ukrainiennes. Et ce alors que de nombreux assassinats ont bel et bien été commis ces dernières années à Kiev, contre des opposants et journalistes russes, des agents des services de sécurité ukrainiens et d’anciens combattants de la guerre du Donbass. Le président ukrainien, Petro Porochenko, a félicité le SBU pour sa « brillante opération », ordonnant de fournir des gardes du corps au journaliste et à sa famille.
De son côté, le ministère russe des affaires étrangères a dénoncé une « provocation antirusse » de Kiev. « Je regrette que Babtchenko ait participé à des provocations des services spéciaux ukrainiens, que j’attribue à la mise en scène d’une série d’actions folles des autorités ukrainiennes contre le pouvoir russe », a également réagi, à Moscou, le sénateur Konstantin Kosachev, président de la commission des affaires étrangères du Conseil de la Fédération de Russie, cité par l’agence Interfax.
Menacé de mort en Russie
Pour Alexeï Pouchkov, également sénateur russe, il s’agit d’une « mystification couplée d’une provocation contre la Russie sur un meurtre inventé ». « Le fait que Babtchenko soit vivant est la meilleure information, nous aimerions bien que cela soit le cas à chaque fois (…) Il est évident que dans toute cette histoire, il y a eu un effet de propagande », a, pour sa part, commenté Maria Zakharova, porte-parole du Kremlin, sur Facebook. L’ONG Reporters sans frontières (RSF) a lui condamné une simulation « navrante ».
En fin de journée, devant la maison de la presse à Moscou, où le rassemblement prévu en « hommage » à Arkadi Babtchenko avait été maintenu, Ksenia Sobtchak, ex-candidate à l’élection présidentielle, confiait aux caméras ses doutes : « Je ne sais pas si c’est intéressant pour les autorités [russes] de tuer des journalistes… » D’autres, parmi les opposants présents, voulaient croire, au contraire, que l’enquête à Kiev sur la présumée tentative de meurtre commanditée par les services russes mettrait en difficulté le Kremlin.
Arkadi Babtchenko avait combattu dans l’armée russe lors des deux guerres de Tchétchénie (1994-1996 et 1999-2000), avant de travailler comme reporter de guerre pour le journal Moskovsky Komsomolets ou la chaîne NTV. Il s’était ensuite rapproché de publications libérales, en particulier Novaïa Gazeta. M. Babtchenko avait aussi raconté dans plusieurs livres son expérience au sein des forces armées russes, recevant plusieurs prix littéraires.
Opposé à l’annexion de la Crimée, en 2014, et à la guerre menée par Moscou dans l’est de l’Ukraine, il s’était mué en critique virulent du régime de Vladimir Poutine. Il avait fui la Russie en février 2017 après avoir reçu des menaces de mort, consécutives à une violente campagne sur Internet et sur les télévisions russes. Depuis un an, il animait une émission sur la chaîne de télévision ukrainienne ATR, chaîne historique des Tatars de Crimée désormais installée à Kiev. Il continuait aussi de collaborer à plusieurs journaux et écrivait de façon indépendante sur les réseaux sociaux, notamment sur le conflit toujours en cours dans le Donbass.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/30/20-5">
<filnamedate="20180530"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180530"><AAMMJJHH="2018053020">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Malte est le dernier pays de l’Union européenne à l’interdire totalement.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ 
<article-nb="2018/05/30/20-6">
<filnamedate="20180530"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180530"><AAMMJJHH="2018053020">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Afin de résoudre un conflit de vingt-cinq ans avec la Grèce, le petit pays des Balkans soumettra cet automne un nom de compromis à sa population.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Macédoine : un référendum pour choisir son nouveau nom

Afin de résoudre un conflit de vingt-cinq ans avec la Grèce, le petit pays des Balkans soumettra cet automne un nom de compromis à sa population.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 15h18
   





                        



   


C’est une querelle d’un quart de siècle à laquelle veulent mettre fin les dirigeants de Macédoine et de Grèce. Le petit pays des Balkans changera prochainement de nom et celui-ci, choisi en accord avec la Grèce, fera l’objet d’un référendum en automne, a annoncé, mercredi 30 mai à Skopje, le premier ministre macédonien Zoran Zaev.
La Grèce revendique l’exclusivité de l’utilisation du nom Macédoine, qui désigne aussi la région de Thessalonique et de l’ancien royaume d’Alexandre le Grand. Athènes accuse également Skopje d’entretenir des ambitions territoriales sur sa province du même nom. Cette querelle bloque le processus d’intégration de la Macédoine à l’Union européenne et à l’OTAN.

        Lire aussi :
         

                Mobilisation massive à Athènes pour que la Macédoine change de nom



« D’accord sur les principes de l’accord »
« Nous sommes d’accord sur les bases et les principes de l’accord », a dit, mercredi, aux journalistes Zoran Zaev, ajoutant qu’il aurait un entretien téléphonique avec Alexis Tsipras mercredi soir ou jeudi. « Ce n’est qu’après que nous donnerons tous les détails. »
Plusieurs noms ont déjà été évoqués : « Gorna Makedonija » (Haute-Macédoine), « Severna Makedonija » (Macédoine du Nord), Macédoine-Ilinden ou encore Macédoine-Skopje.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/30/20-7">
<filnamedate="20180530"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180530"><AAMMJJHH="2018053020">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Plusieurs journalistes opposés à la politique du Kremlin sont morts dans des circonstances violentes ces dernières années.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

La longue liste des journalistes russes assassinés

Plusieurs journalistes opposés à la politique du Kremlin sont morts dans des circonstances violentes ces dernières années.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 14h57
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 17h13
   





                        


[Cet article a été modifié après que l’Ukraine a annoncé avoir mis en scène l’assassinat du journaliste russe Arkadi Babtchenko, afin d’arrêter ceux qui tentaient de le tuer.]
Depuis l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, nombreux sont les journalistes opposés à la politique du Kremlin qui sont morts dans des circonstances violentes. Voici quelques-uns des principaux noms d’une liste qui en comporte des dizaines d’autres.
Pavel Cheremet, 44 ans, tué le 20 juillet 2016

   


Grande figure du journalisme en Ukraine, le Russo-Biélorusse Pavel Cheremet avait péri dans l’explosion d’une bombe placée sous sa voiture, en plein centre de Kiev, le 20 juillet 2016. Il avait longtemps travaillé en Russie, rejoignant les cercles libéraux et devenant notamment l’ami du dirigeant d’opposition Boris Nemtsov, assassiné en février 2015.
Face à la détérioration du climat politique en Russie, il s’était exilé dès 2012 en Ukraine, où il avait repris son rôle de journaliste enquêtant sur les pouvoirs en place. Cette affaire n’est toujours pas élucidée.
Anna Politkovskaïa, 48 ans, tuée le 7 octobre 2006

   


La journaliste d’investigation et militante des droits humains Anna Politkovskaïa a été tuée par balle, le 7 octobre 2006, dans le hall de son immeuble, à Moscou. Dans le journal Novaïa Gazeta, cette femme de 48 ans dénonçait l’autoritarisme de Vladimir Poutine et les atteintes aux droits humains en Tchétchénie.
Cinq suspects — dont quatre Tchétchènes — ont été jugés et reconnus coupables du meurtre en 2014, mais le commanditaire de l’assassinat court toujours, et son nom n’a jamais été publiquement évoqué.

        Lire aussi :
         

                En Russie, « dès lors qu’un média atteint une certaine taille, le pouvoir intervient »



Natalia Estemirova, 50 ans, tuée le 15 juillet 2009

   


Six autres journalistes ou collaborateurs de Novaïa Gazeta ont été tués entre 2000 et 2009, dont Natalia Estemirova, 50 ans, qui avait remplacé Anna Politkovskaïa au sein du journal.
Egalement militante des droits humains et représentante en Tchétchénie de l’ONG Memorial, elle avait été enlevée le 15 juillet 2009 à Grozny et retrouvée morte quelques heures plus tard en Ingouchie, république voisine du Caucase russe. Elle dénonçait les exactions du pouvoir local.
Anastassia Babourova, 25 ans, et Stanislas Markelov, 34 ans, tués le 19 janvier 2009

   


Journaliste ukrainienne travaillant en Russie pour Novaïa Gazeta, Anastassia Babourova, 25 ans, a été tuée par balle en pleine rue, à Moscou, le 19 janvier 2009. Elle sortait d’une conférence de presse avec Stanislas Markelov, 34 ans. Cet avocat spécialisé dans la défense des victimes d’exactions en Tchétchénie a également été tué ce jour-là.
Stanislav Markelov venait de dénoncer la libération anticipée, une semaine auparavant, du colonel de l’armée russe Iouri Boudanov. L’officier avait été condamné à dix ans de prison en 2003 pour avoir violé puis étranglé, trois ans auparavant, une Tchétchène de 18 ans.

        Lire aussi :
         

                Faut-il armer les journalistes en Russie ?



Paul Klebnikov, 41 ans, tué le 9 juillet 2004
Journaliste américain d’origine russe, Paul Klebnikov a été tué par balle le 9 juillet 2004. Rédacteur en chef de l’édition russe du magazine américain Forbes, il sortait de sa rédaction, à Moscou, quand des hommes à bord d’une voiture ont ouvert le feu dans sa direction. Touché à quatre reprises, il est mort à l’hôpital. Il est le premier journaliste étranger à avoir été assassiné en Russie post-soviétique. Après avoir attribué le meurtre à un indépendantiste tchétchène, les autorités russes ont finalement rouvert l’enquête judiciaire en 2009.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/30/20-8">
<filnamedate="20180530"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180530"><AAMMJJHH="2018053020">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ A la réunion annuelle de l’Organisation de coopération et de développement économiques, mercredi, Wilbur Ross a défendu bec et ongles la politique commerciale de l’administration Trump.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

L’unilatéralisme selon le secrétaire au commerce des Etats-Unis

A la réunion annuelle de l’Organisation de coopération et de développement économiques, mercredi, Wilbur Ross a défendu bec et ongles la politique commerciale de l’administration Trump.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 14h56
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 15h03
    |

            Marie de Vergès








                        



   


Le monde peut bien regarder de travers l’administration américaine et sa politique commerciale. Peu importe à Wilbur Ross. Invité à intervenir, mercredi 30 mai, à la grande réunion annuelle de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le secrétaire au commerce des Etats-Unis s’est montré fidèle à sa réputation : sans états d’âme ni fausse pudeur pour défendre l’offensive protectionniste lancée par le président Donald Trump.
« Tout pays a l’obligation de protéger ses citoyens et ses moyens de subsistance. C’est peut-être un point de vue populiste, mais il nous tient à cœur », a, d’emblée, déclaré ce milliardaire qui a fait fortune en rachetant et en restructurant des entreprises en difficulté dans l’acier, le textile ou l’automobile.

        Lire aussi :
         

                OCDE : la défense du multilatéralisme à l’épreuve



Le contexte est un peu particulier : dans moins de quarante-huit heures, les Etats-Unis doivent dire s’ils imposent des taxes à hauteur de 25 % sur leurs importations d’acier, et de 10 % sur celles d’aluminium. L’Europe, vent debout, réclame une exemption définitive, sans plus vraiment oser l’espérer. Faute de quoi, prévient-on à Bruxelles, il ne sera plus question de négocier. M. Ross hausse un sourcil : « Il n’y a que l’Union européenne qui insiste sur le fait qu’on ne peut pas discuter si ces tarifs sont mis en place. Avec la Chine, c’est différent : ils veulent bien continuer à négocier. »
Bruxelles rangée dans le même sac que Pékin
Bruxelles rangée dans le même sac que Pékin par son partenaire transatlantique : voilà qui est un peu fort pour les participants européens à la réunion de l’OCDE. « Faut-il vous rappeler que nous n’avons pas les mêmes pratiques commerciales que la Chine », a répondu Sigrid Kaag, ministre du commerce extérieur des Pays-Bas et invitée du même panel que M. Ross.

        Lire aussi :
         

                Commerce : l’Europe fataliste face à Donald Trump



Ce dernier ne s’en émeut guère, très occupé à énumérer ses griefs contre le système multilatéral. « Oui, nous avons une liste de doléances assez longue », a-t-il insisté. L’Organisation mondiale du commerce ? « Tout le mécanisme de règlement des différends prend des années. Il ne sert à rien : ceux qui ont été lésés doivent obtenir des réparations beaucoup plus vite », a-t-il reproché. Oubliant de signaler, au passage, que les Etats-Unis bloquent, depuis des mois, la nomination de nouveaux juges au sein de cet organe judiciaire, ralentissant encore davantage son fonctionnement.
« Le ciel ne va pas tomber sur la tête des Etats-Unis »

        Lire aussi :
         

                Les Européens redoutent de faire les frais de la négociation commerciale entre Washington et Pékin



Quant au forum sur les surcapacités dans l’acier, on y parle trop et on n’y agit pas assez : « En un an et demi, il y a eu sept réunions et aucun résultat décisif. » D’ailleurs, « c’est tout le problème avec le libre-échange, les gens en parlent beaucoup, mais sans vraiment le pratiquer. Aux Etats-Unis, nous avons un sentiment d’urgence. »
Mais une hausse unilatérale des droits de douane ne risque-t-elle pas de porter tort à l’économie américaine ? Visage impassible, le secrétaire au commerce balaie ces objections. « Le ciel ne va pas tomber sur la tête des Etats-Unis parce que des tarifs seront ajoutés, assène-t-il. Je n’ai entendu parler d’aucune usine automobile ou de boîte de conserve qui puisse fermer, c’est ridicule. » Parole de celui que Wall Street a longtemps surnommé… « le roi de la faillite ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/30/20-9">
<filnamedate="20180530"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180530"><AAMMJJHH="2018053020">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Les travaux de Michel Aglietta ont montré que la monnaie, à travers l’Histoire, est un objet à la fois économique et politique. L’euro ne fait pas exception, estiment dans une tribune au « Monde » trois économistes.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Michel Aglietta propose un nouveau cadre pour l’euro »

Les travaux de Michel Aglietta ont montré que la monnaie, à travers l’Histoire, est un objet à la fois économique et politique. L’euro ne fait pas exception, estiment dans une tribune au « Monde » trois économistes.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 14h00
    |

Vincent Bignon (CEPR), Benoît Mojon (Ecole polytechnique et INSEAD) et Xavier Ragot (OFCE, Sciences Po et CNRS)







                        



                                


                            
Tribune. La crise en Europe, y compris son écho actuel en Italie, menace la cohésion de la zone euro. La recherche de solutions à cette crise fait apparaître des conceptions différentes entre les Etats membres quant au rôle qu’il faut assigner à la politique monétaire. Ces différences de conceptions paralysent l’action publique, car elles s’expriment sur des questions aussi pratiques que la finalité de l’union bancaire ou le rachat de dettes publiques par les banques centrales.
Dans une société, la monnaie est un bien commun qui est le produit de la légitimité politique qu’on y adosse, et qui ne prend sens que par la légitimité que tout le monde lui attribue
La gestion de la monnaie est de fait à l’intersection de l’économie et du politique : faire émerger une vision politique commune de l’euro est donc aujourd’hui une étape incontournable pour les Européens. Comment dépasser la tension entre les souverainetés budgétaires nationales et la souveraineté monétaire européenne ? Quelle voie pour préserver la soutenabilité de certaines dettes publiques et l’acceptabilité de l’euro dans tous les Etats membres, aussi bien en Italie qu’en Allemagne ?
Les travaux de Michel Aglietta et d’André Orléan donnent un cadre intellectuel pour élaborer une nouvelle doctrine européenne de politique monétaire. Ils soulignent que la monnaie est l’institution sociale ambivalente par excellence. Etalon de la richesse de chacun, elle ne peut perdurer sans interventions politiques. La monnaie a une réalité concrète pour tous. Elle crée du lien et nous unit collectivement. Comme le dit le sociologue allemand Georg Simmel dans sa Philosophie de l’argent (1900), elle nous oblige sans nous enchaîner. Dans une société, la monnaie n’est pas seulement l’objet des paiements que l’on fait au quotidien. C’est aussi un bien commun qui est le produit de la légitimité politique qu’on y adosse, et qui ne prend sens que par la légitimité que tout le monde lui attribue.
Un...



                        

                        


<article-nb="2018/05/30/20-10">
<filnamedate="20180530"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180530"><AAMMJJHH="2018053020">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Exactement 1 016 personnes ont été évacuées, mercredi 30 mai, dans le plus grand camp de migrants de la capitale.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ 
<article-nb="2018/05/30/20-11">
<filnamedate="20180530"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180530"><AAMMJJHH="2018053020">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ L’assaillant, qui a ciblé la police, bénéficiait d’une permission de sortie de prison de 36 heures.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
édition abonné


A Liège, un délinquant radicalisé tue trois personnes

L’assaillant, qui a ciblé la police, bénéficiait d’une permission de sortie de prison de 36 heures.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 11h44
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, correspondant)








                        



                                


                            

Deux policières et le passager d’une voiture ont été tués dans la matinée du mardi 29 mai au cours d’une attaque au couteau et d’une fusillade, dans le centre de Liège, en Belgique. L’assaillant, qui a tenté ensuite de se retrancher dans un lycée, a été abattu par les membres d’un peloton antibanditisme à l’issue d’un violent échange de tirs. Quatre autres policiers ont été blessés lors de cette intervention, dont l’un grièvement.
La piste terroriste a été rapidement privilégiée et l’enquête confiée au parquet fédéral. Le procureur fédéral devait donner une conférence de presse dans la matinée de mercredi. L’auteur, Benjamin Herman, 36 ans, a hurlé « Allahou akbar » après avoir attaqué les policières, comme l’ont montré des vidéos diffusées par des témoins. Il s’était radicalisé en prison vers 2012 et pratiquait un islam rigoriste, ont confirmé des personnes qui l’ont côtoyé durant ses nombreuses détentions pour vols, violences et trafics de stupéfiants.

Armé d’un couteau, l’individu, décrit jusque-là comme un marginal violent, héroïnomane et instable, a suivi les deux policières en patrouille avant de les poignarder dans le dos. Il s’est alors emparé de leurs armes et a ouvert le feu sur elles et sur un étudiant de 22 ans. Il a ensuite pris en otage deux membres du personnel d’un lycée et braqué un éducateur. Cerné, il a été abattu après avoir ouvert le feu sur des policiers. Des élèves de classes primaires et secondaires ont, dans la panique, été évacués vers des bâtiments voisins.
Une polémique s’est rapidement engagée puisque Benjamin Herman était sorti de la prison de Marche-en-Famenne la veille. Condamné à une peine de douze ans, il bénéficiait d’un congé pénitentiaire de 36 heures, censé servir à préparer sa libération, en 2020. Il en était, en fait, à sa 14e permission de ce type.
« Un petit criminel »
Des syndicats policiers, le père de Cyril Vangriecken, le jeune homme tué alors qu’il allait...




                        

                        


<article-nb="2018/05/30/20-12">
<filnamedate="20180530"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180530"><AAMMJJHH="2018053020">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Cette nouvelle mouture – censée mieux lutter contre le dumping social des pays d’Europe de l’Est – entrera en application courant 2020.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Travailleurs détachés : la révision de la directive est adoptée par le Parlement européen

Cette nouvelle mouture – censée mieux lutter contre le dumping social des pays d’Europe de l’Est – entrera en application courant 2020.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 11h35
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Les bonnes nouvelles se faisant rares à Bruxelles, les partisans de la révision de la directive sur le travail détaché ont salué avec effusion, mardi 29 mai, le vote définitif de ce texte au Parlement européen. D’autant qu’il a été validé à une très large majorité : 456 voix pour et seulement 147 contre.
Certes, une dizaine de conservateurs polonais l’ont approuvé par erreur. Un acte manqué ? Cette bévue n’aurait en tout cas pas inversé le cours de l’histoire : il manque encore l’ultime validation des ministres des affaires sociales des Vingt-Huit, fin juin, mais ce feu vert est strictement formel. La directive révisée entrera en application courant 2020.
Proposée par la Commission en mars 2016 et défendue avec ténacité par le président français, Emmanuel Macron, qui en a fait son premier combat européen, cette directive révisée (le texte initial date de 1996) entend mieux protéger les travailleurs postés temporairement dans un autre pays membre que le leur, et mieux lutter contre le dumping social des pays de l’Est.

Marqueur politique
« Le résultat du vote est fantastique, c’est une validation sans appel d’un nouveau chapitre de l’Europe, l’Europe sociale qui vient conforter le marché intérieur », s’est félicitée la Française Elisabeth Morin-Chartier, eurodéputée conservatrice (ex-LR), qui fut rapporteuse du texte pour le Parlement et a habilement manœuvré afin d’éviter un blocage total par les élus des pays de l’Est, très opposés à un texte considéré comme une tentative protectionniste de l’Ouest.
« Nous envoyons le signal que les travailleurs doivent être traités de la même manière sur le même lieu de travail », a souligné sa collègue et corapporteuse, la Néerlandaise sociale-démocrate Agnes Jongerius. La directive révisée sécurise en effet la rémunération des travailleurs détachés, précisant qu’ils doivent pouvoir bénéficier, comme les nationaux, des indemnités de pénibilité, de transport, etc. Pas...




                        

                        


<article-nb="2018/05/30/20-13">
<filnamedate="20180530"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180530"><AAMMJJHH="2018053020">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ La taxation par les Américains de l’acier et de l’aluminium européens sonnerait comme une défaite cinglante pour tous ceux prônant le cadre multilatéral comme moyen le plus efficace de régler les différends.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

OCDE : la défense du multilatéralisme à l’épreuve

La taxation par les Américains de l’acier et de l’aluminium européens sonnerait comme une défaite cinglante pour tous ceux prônant le cadre multilatéral comme moyen le plus efficace de régler les différends.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 11h29
    |

            Marie de Vergès








                        



   


Une sacrée affiche. A l’occasion de sa grande réunion annuelle, l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) devait accueillir, mercredi 30 mai au matin, le secrétaire américain au commerce, Wilbur Ross, fidèle promoteur de la ligne protectionniste du président Donald Trump, pour un débat sur les échanges. Un sujet brûlant, les Etats-Unis devant dire avant le 1er juin s’ils taxent ou non l’acier et l’aluminium importés d’Europe.

        Lire aussi :
         

                La croissance mondiale se maintient mais les risques « pèsent lourd », alerte l’OCDE



Quelques heures plus tard, c’est le président français Emmanuel Macron qui devait intervenir à la tribune pour lancer un appel à la « refondation du multilatéralisme », slogan officiel de la réunion. Un thème suggéré, à l’origine, par le chef de l’Etat, à l’OCDE. « Le système actuel est insatisfaisant. Mais il est bien préférable de tenter de le sauver et le reconstruire, plutôt que de vouloir le tuer à coups de boutoir », explique-t-on à l’Elysée. Parmi les propositions de M. Macron : une réforme de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), « une institution précieuse, mais dont les règles ne sont plus adaptées aux problématiques d’aujourd’hui », selon un conseiller du président.
Menace très concrète
Reste à mesurer le poids de ces discours face à la menace très concrète des sanctions américaines. Leur entrée en vigueur, vingt-quatre heures plus tard, sonnerait comme une défaite cinglante pour tous ceux prônant le cadre multilatéral comme moyen le plus efficace de régler les différends. A commencer par l’OCDE : installé à Paris, dans le très cossu 16e arrondissement, ce club de pays riches né du plan Marshall, a d’abord été conçu comme une organisation transatlantique. « Cette réunion touche à la raison d’être » de l’institution, a reconnu son secrétaire général, le Mexicain Angel Gurria.
Fin 2016, le G20 lui avait confié la mission d’organiser des négociations sur la question des surcapacités mondiales dans l’acier. Mais les travaux menés au sein d’un forum consacré n’auront pas dissuadé M. Trump d’ouvrir les hostilités…
A l’issue de sa réunion, jeudi, l’OCDE espère au moins pouvoir publier un communiqué commun. L’an dernier, faute de s’entendre avec les Etats-Unis sur les sujets du commerce et du climat, elle avait dû y renoncer.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/30/20-14">
<filnamedate="20180530"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180530"><AAMMJJHH="2018053020">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Les investisseurs craignent que l’instabilité politique à Rome plonge l’Europe dans une nouvelle crise des dettes.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’Europe s’inquiète pour l’Italie, les marchés tremblent

Les investisseurs craignent que l’instabilité politique à Rome plonge l’Europe dans une nouvelle crise des dettes.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 11h13
    |

            Marie Charrel et 
                                Véronique Chocron








                        



                                


                            

C’est le grand retour de la peur. Wall Street, Tokyo, Paris, Milan… mardi 29 mai, l’ensemble des places financières mondiales ont terminé en baisse, tandis qu’en Europe, les taux souverains des pays du Sud se sont tendus un peu plus encore – en particulier ceux de l’Italie. Mercredi, à l’ouverture, l’incertitude dominait toujours.
Une angoisse comparable à celle de 2012 saisit les investisseurs et aiguise l’appétit des fonds spéculatifs : celle de voir la zone euro sombrer dans une crise existentielle majeure, dans le sillage des incertitudes politiques italiennes. A Rome, le torchon brûle entre le président Sergio Mattarella d’une part, et les populistes de la Ligue et du Mouvement 5 Etoiles d’autre part. De nouvelles élections se profilent. Pour la première fois de l’histoire, la troisième économie européenne pourrait être dirigée par les eurosceptiques. D’ici là, un été agité s’annonce sur les marchés…

Pourquoi la Bourse chute-t-elle ?
« Il n’y a pas de justifications, sinon émotives, à ce à quoi nous assistons aujourd’hui sur les marchés », lance le gouverneur de la Banque d’Italie. Alors que la Bourse de Milan a de nouveau clôturé dans le rouge mardi, perdant 2,65 %, Ignazio Visco a appelé les marchés au calme. Sans succès. La nervosité des investisseurs a gagné la plupart des grandes places financières. « Le réveil est brutal car jusqu’à il y a peu, les marchés avaient conservé leur sérénité, même après les résultats des élections de mars », analyse William de Vijlder, chef économiste de BNP Paribas. Mais la volonté de la Ligue et du mouvement 5 Etoiles d’imposer un ministre eurosceptique a créé la surprise. Après le veto du président Mattarella sur le gouvernement proposé par la coalition, Carlo Cottarelli, un ancien du Fonds monétaire international, fut chargé de créer un gouvernement technique.
Mais aujourd’hui, les investisseurs ne croient pas que ce dernier obtiendrait la confiance...




                        

                        


<article-nb="2018/05/30/20-15">
<filnamedate="20180530"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180530"><AAMMJJHH="2018053020">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Le ministre de l’intérieur belge, Jan Jambon, a confirmé que Benjamin Herman avait tué Michael Wilmet dans la nuit de lundi à mardi.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Liège : l’assaillant avait tué un ancien codétenu quelques heures avant l’attaque

Le ministre de l’intérieur belge, Jan Jambon, a confirmé que Benjamin Herman avait tué Michael Wilmet dans la nuit de lundi à mardi.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 11h02
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 14h14
   





                        



   


Mercredi 30 mai au matin, sur la radio Bel RTL, le ministre de l’intérieur belge, Jan Jambon, a confirmé que Benjamin Herman, l’auteur de l’attaque armée à Liège qui a fait trois morts, était bien le responsable de la mort d’une quatrième personne, un ancien codétenu du nom de Michael Wilmet. La victime avait été retrouvée morte à son domicile de Marche-en-Famenne, mardi matin, par une voisine.
Ce dernier aurait été tué d’un coup à la tête porté au moyen d’un objet contondant. « Quand j’ai passé le pas de la porte, il était dans son fauteuil, le visage méconnaissable, plein de sang. Pour moi, il avait un trou dans la tête. Donc je suis descendue en disant qu’il avait pris une balle et qu’il était trop tard », a témoigné Sabrina Chasseur sur RTL.be.
Michael Wilmet, 31 ans, vivait seul à Marche-en-Famenne et avait été mis sous la surveillance d’un bracelet électronique après avoir été condamné pour trafic de stupéfiant. Sa peine de deux ans s’est achevée en mars 2018.
« Il n’avait plus de perspective dans notre société »
Jan Jambon n’exclut pas que ce premier meurtre ait déclenché les trois qui suivirent quelques heures plus tard à Liège : « Il n’avait plus de perspective dans notre société car il avait commis un meurtre la nuit d’avant », a déclaré le ministre.
Benjamin Herman, Belge de 31 ans, avait été libéré lundi de la prison de Lantin, près de Liège, où il était incarcéré pour des faits de délinquance et de trafic de drogue. L’homme, fiché pour radicalisation, bénéficiait d’un congé pénitentiaire, lequel est octroyé en Belgique en fonction d’une évaluation, par un psychologue et un assistant social, d’un plan de réinsertion précis.

        Lire aussi :
         

                Belgique : ce que l’on sait de l’attaque à Liège



Lors d’une conférence de presse, mercredi matin, la magistrate fédérale Wenke Roggen a avancé qu’« il pourrait s’agir d’un attentat terroriste ». Elle a évoqué pour cela trois raisons : le modus operandi, proche de celui prôné par le groupe Etat islamique — s’emparer de couteaux et retourner contre eux les armes des policiers — ; le fait que l’assaillant ait crié « Allah akbar » au moment de l’attaque ; ses contacts avec des personnes radicalisées, « même si ces informations datant de 2016 et 2017 n’ont pas été actualisées récemment ».
L’enquête portant sur des « assassinats à caractère terroriste et tentative d’assassinat à caractère terroriste » se concentre actuellement sur la question de savoir « s’il a agi seul ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/30/20-16">
<filnamedate="20180530"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180530"><AAMMJJHH="2018053020">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ L’extrême droite, mais aussi le Parti social-démocrate, membre de la coalition au pouvoir, dénoncent l’octroi précipité, à Brême, du statut de réfugié.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
édition abonné


En Allemagne, Angela Merkel embarrassée par un scandale de cartes de séjour

L’extrême droite, mais aussi le Parti social-démocrate, membre de la coalition au pouvoir, dénoncent l’octroi précipité, à Brême, du statut de réfugié.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 11h02
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

C’est la première affaire embarrassante pour Angela Merkel depuis l’entrée en fonctions de son nouveau gouvernement, au mois de mars. Révélée mi-avril, elle concerne l’Office fédéral des migrations et des réfugiés (BAMF), dont l’antenne régionale de Brême aurait accordé l’asile de façon indue à plus de 1 200 personnes entre 2013 et 2016.
Après l’ouverture d’une enquête pour corruption par le parquet de Brême, le Bundestag s’est à son tour saisi du dossier, mardi 29 mai, en auditionnant le ministre fédéral de l’intérieur, le conservateur bavarois Horst Seehofer (CSU), dont dépend administrativement le BAMF. Jusque-là, l’affaire n’était que judiciaire. Désormais, elle est également politique.
Pour l’heure, les enquêteurs s’intéressent principalement à quelques personnes : l’ancienne responsable de l’antenne brêmoise du BAMF, trois avocats ainsi qu’un interprète. Le rôle de chacun est encore peu clair, mais la justice les soupçonne d’avoir délibérément bâclé certaines procédures de vérification d’identité pour permettre à environ 1 200 étrangers, irakiens et syriens en majorité, d’obtenir le statut de réfugié.
Les premiers cas remonteraient à 2013, soit deux ans avant la crise de 2015, année où l’Allemagne a accueilli près d’un million de demandeurs d’asile. Quant aux derniers, ils dateraient du début de l’année 2016, moment où la responsable du service a été mutée, pour des raisons encore obscures mais qui, selon plusieurs médias, seraient liées à cette affaire.
Merkel « doit s’expliquer »
Qui savait quoi et depuis quand ? Le BAMF a-t-il couvert, volontairement ou par négligence, son antenne brêmoise ? Des cas semblables ont-ils existé ailleurs ? Sans surprise, le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) a déjà réclamé la création d’une commission d’enquête parlementaire. Principale force d’opposition au Bundestag, l’AfD veut ainsi profiter de l’occasion pour faire le procès de la politique migratoire d’Angela Merkel.
Un...




                        

                        


<article-nb="2018/05/30/20-17">
<filnamedate="20180530"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180530"><AAMMJJHH="2018053020">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Dans cette chronique, la journaliste Marie Charrel estime que les problèmes économiques et politiques liés au dualisme territorial nécessiterait une réponse complexe et de longue haleine, loin des recettes faciles prônées par les populistes.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


La montée des inégalités entre les territoires a « fait le lit du populisme européen »

Dans cette chronique, la journaliste Marie Charrel estime que les problèmes économiques et politiques liés au dualisme territorial nécessiterait une réponse complexe et de longue haleine, loin des recettes faciles prônées par les populistes.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 20h06
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            
Vu d’ailleurs. « Il palazzo contro la piazza ». Les palais du pouvoir contre la rue. En Italie, les souverainistes de la Ligue et les antisystème du Mouvement 5 étoiles ­agitent l’argument depuis plusieurs jours. Ils accusent l’élite économique et la classe dirigeante traditionnelle de « comploter » afin de les empêcher de gouverner. Le président Sergio Mattarella n’a-t-il pas, lundi 28 mai, désigné l’économiste Carlo Cottarelli, un ancien du Fonds monétaire international, surnommé « M. Ciseaux » en raison de son goût pour l’austérité, pour diriger un gouvernement technique ?

Le président italien avait sans doute de bonnes raisons de refuser la nomination de l’eurosceptique Paolo Savona, choisi par les deux partis populistes, au ministère des finances. Il n’empêche : pour l’instant, sa décision verse un peu plus d’eau encore au moulin de la Ligue. « L’Italie n’est pas une colonie, déclarait le leader d’extrême droite Matteo Salvini dimanche 27 mai. Nous ne sommes pas les esclaves de la France ou de l’Allemagne, du spread [écart de taux d’intérêt consentis par les marchés à l’Italie et à l’Allemagne] ou de la finance. » Spread, qui, depuis, ne cesse de grimper.
Les villes les plus puissantes économiquement, capitales ou non, croissent plus vite. Elles captent une part des richesses de plus en plus grande, au détriment des petites villes et des zones rurales
Elite contre peuple, donc. L’argument, grand classique des populistes, est également agité dans la Hongrie de Viktor Orban. Et dans la Pologne de Jaroslaw Kaczynsky. Il séduit la partie de l’électorat atteinte par l’angoisse du déclassement. Celle des classes moyennes – salariés, petits patrons, ouvriers – redoutant d’être exclues de la globalisation. On l’a beaucoup écrit : la crise et la montée des inégalités observée ces dernières années ont fait le lit du populisme européen. Mais on ne peut comprendre son essor sans se pencher...




                        

                        


<article-nb="2018/05/30/20-18">
<filnamedate="20180530"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180530"><AAMMJJHH="2018053020">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ L’assassinat, à Kiev, en Ukraine, d’Arkadi Babtchenko a été annoncé officiellement mardi. Mais, mercredi, il est réapparu en public. Les services ukrainiens ont expliqué avoir procédé à une mise en scène.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Moscou et Kiev s’accusent mutuellement après l’assassinat d’un journaliste russe en Ukraine

L’assassinat, à Kiev, en Ukraine, d’Arkadi Babtchenko a été annoncé officiellement mardi. Mais, mercredi, il est réapparu en public. Les services ukrainiens ont expliqué avoir procédé à une mise en scène.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 10h49
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 17h16
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

L’émotion était vive à Moscou où les réactions consternées ont afflué, mardi 29 mai, sitôt que la nouvelle de la mort du journaliste et écrivain russe Arkadi Babtchenko, tué de trois balles dans le dos à Kiev, en Ukraine, s’est répandue dans la soirée. A minuit, un premier rassemblement spontané s’est tenu au centre de la capitale russe, sur le pont où avait été abattu, quatre ans plus tôt, l’opposant Boris Nemtsov, dans des circonstances similaires. D’autres appels pour des réunions d’hommage ont été lancés. Car pour l’opposition russe, il ne fait guère de doute que les commanditaires du meurtre du journaliste âgé de 41 ans, très connu en Russie, se trouvent ici.

Aucune piste ne permet, pour l’heure, d’étayer cette thèse, et seul un portrait-robot sommaire du tueur présumé, barbu et portant une casquette, a été diffusé par les autorités ukrainiennes. Mais le profil de la victime, très critique envers le Kremlin, nourrit les soupçons. Disant craindre pour sa vie, Arkadi Babtchenko avait fui la Russie en février 2017, « un pays dans lequel je ne me sens plus en sécurité », affirmait-il alors. « La première piste la plus évidente est celle de ses activités professionnelles », a d’emblée déclaré, mardi soir, le chef de la police de Kiev.
Arkadi Babtchenko a servi comme soldat durant les guerres russo-tchétchènes dans les années 1990, dont il tirera des récits amers sur l’état d’esprit qui régnait alors dans l’armée russe (La Couleur de la guerre, paru en français chez Gallimard, 2009). Devenu journaliste, il écrivait dans plusieurs médias indépendants dont le journal Novaïa Gazeta, qui a promis, mardi, de mener sa propre enquête pour élucider son meurtre.
Critique de plus en plus féroce
Après l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014, et les combats meurtriers dans le Donbass, dans l’est de l’Ukraine, entre forces loyales à Kiev et séparatistes prorusses dont il n’a cessé de dénoncer le soutien...




                        

                        


<article-nb="2018/05/30/20-19">
<filnamedate="20180530"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180530"><AAMMJJHH="2018053020">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Sur les terres du parti de Luigi di Maio, l’échec de Giuseppe Conte à former un gouvernement faute d’accord avec le chef de l’Etat alimente la confusion.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
édition abonné


A Naples, la colère contre Rome des militants du Mouvement 5 étoiles

Sur les terres du parti de Luigi di Maio, l’échec de Giuseppe Conte à former un gouvernement faute d’accord avec le chef de l’Etat alimente la confusion.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 10h48
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 11h30
    |

            Jérôme Gautheret (Naples, envoyé spécial)








                        



                                


                            

« Mais vous, vous comprenez quelque chose à ce qu’il se passe ? » La question est sur toutes les lèvres, elle vole de petit groupe en petit groupe, sur cette place du centre-ville de Naples où quelques centaines de militants napolitains du Mouvement 5 étoiles (M5S) attendent l’arrivée du chef politique, Luigi Di Maio, venu, en enfant du pays, reprendre contact avec les siens.
En cette fin de journée du mardi 29 mai, la confusion a atteint un tel niveau que plus personne n’arrive vraiment à suivre. Et les sites Internet des grands quotidiens italiens relaient sans cesse rumeurs et informations contradictoires, démenties quelques minutes plus tard.

Cosimo Panico, quinquagénaire en chemise bleue, cigarillo au bec, plie et déplie, avec difficulté, une banderole tricolore sur laquelle on lit, en caractères d’affiche : « ilmiovotoconta » (« mon vote compte »). « Vous savez pourquoi je suis là ? Pour ne pas me trouver tout seul dans mon salon, à râler contre les conneries que j’entends à la télé », confie-t-il.
« Nous avons une majorité et un programme, et le président nous a interdit de le mettre en œuvre », estime Cosimo Panico, militant du M5S
Depuis le coup de théâtre qu’a été l’échec de Giuseppe Conte à former un gouvernement, dimanche 27 mai, faute d’accord entre les chefs de la coalition Ligue - Mouvement 5 étoiles et le chef de l’Etat, Sergio Mattarella, il ne décolère pas. Et en revient à cette protestation qui est au fond la raison d’être du mouvement protestataire fondé en 2009 par l’humoriste Beppe Grillo et l’informaticien Gianroberto Casaleggio : le besoin de se faire entendre, d’être pris en compte par les puissants.
« Je suis là pour nos enfants, assure-t-il. Pour nous c’est trop tard, on ne verra pas les effets de tout cela avant des dizaines d’années, il y a tant à faire… Mais nous avons une majorité, et un programme, et le président Mattarella nous a interdit de le mettre...




                        

                        


<article-nb="2018/05/30/20-20">
<filnamedate="20180530"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180530"><AAMMJJHH="2018053020">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Un collectif, dont font partie Benoît Hamon, Cédric Herrou, J.M.G. Le Clézio ou François Morel, dénonce dans une tribune le procès intenté à trois personnes qui se sont montrées solidaires de migrants.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Nous avons aidé, nous aidons et aiderons toute personne migrante dans le besoin »

Un collectif, dont font partie Benoît Hamon, Cédric Herrou, J.M.G. Le Clézio ou François Morel, dénonce dans une tribune le procès intenté à trois personnes qui se sont montrées solidaires de migrants.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 10h39
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 13h53
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Le samedi 21 avril, quelques dizaines de militants du mouvement extrémiste Génération identitaire se retrouvent au col de l’Echelle, dans les Alpes, avec pour objectif de bloquer l’arrivée des personnes migrantes et de les renvoyer vers l’Italie, quitte à les mettre en danger. Ils déploient des banderoles haineuses et matérialisent symboliquement la frontière avec une barrière de chantier. Ils s’instaurent en milice, dont les slogans et motivations sont clairement racistes.
Nous rappelons que les provocations publiques à la discrimination, à la haine ou à la violence raciale constituent un délit (art. 24, alinéa 6, loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse) punissable d’un an d’emprisonnement et/ou d’une amende de 45 000 euros au plus. Les forces de l’ordre ne sont pas intervenues pour mettre fin à cette action, la considérant donc, implicitement, comme tout à fait légale. Le ministre de l’intérieur lui-même a d’ailleurs minoré ces faits en les qualifiant de « gesticulations ».
En réaction à cela, plus de 160 personnes solidaires ont lancé un cortège spontané pour passer la frontière avec des personnes migrantes. Contrairement aux identitaires, les solidaires se sont heurtés à un cordon de gendarmes, qui ont finalement laissé la manifestation avoir lieu.

Quelques heures plus tard, alors que le cortège était terminé depuis longtemps, trois jeunes gens qui en faisaient partie, Bastien et Théo, deux Suisses, et Eleonora, une Italienne, ont été arrêtés et placés en garde à vue. Ils sont restés en détention provisoire à la maison d’arrêt des Baumettes à Marseille pendant neuf jours avant d’être libérés le 3 mai. Leur procès a été fixé à la date du 31 mai.
Poursuivis pour « aide à l’entrée de personnes en situation irrégulière en bande organisée », ils encourent une peine allant jusqu’à dix ans de prison et 750 000 euros d’amende, assortie d’une interdiction de pénétrer sur le territoire français. Bastien,...




                        

                        

