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Décryptage

Le Zimbabwe en route vers les premières élections de l’ère post-Mugabe

La date du premier tour a été fixée au 30 juillet. L’actuel chef de l’Etat, Emmerson Mnangagwa, est déjà en campagne.

Jean-Philippe Rémy (Johannesburg, correspondant régional)
    



LE MONDE
              datetime="2018-05-30T18:06:17+02:00"

        Le 30.05.2018 à 18h06






    
Lors d’un meeting du président zimbabwéen, Emmerson Mnangagwa, à Harare, le 11 mai 2018.
Crédits : Philimon Bulawayo/REUTERS


C’est, en théorie, un scrutin comme le Zimbabwe en rêve, des élections générales comme le pays a cessé d’en connaître il y a des décennies, et la date vient d’en être fixée : ce sera, pour le premier tour, le 30 juillet. En quoi cette consultation doit-elle être exceptionnelle ou différente ? Trois choses ont caractérisé les élections zimbabwéennes depuis que l’opposition est devenue une menace, au début des années 2000 : la fraude, les violences et l’exclusion des observateurs non complaisants. Le mauvais génie de cette combinaison avait pour nom Robert Mugabe. Il a été renversé en novembre 2017.
Le pouvoir zimbabwéen, emmené par le président Emmerson Mnangagwa, qui termine le mandat de son prédécesseur, assure que le scrutin sera libre, transparent, démocratique. Le vieil autocrate déposé n’y prendra aucune part et des délégations d’observateurs ont été invitées par le nouveau président pendant la campagne, durant le scrutin et même après, au moment des éventuels recours. L’Union africaine, le Commonwealth (dont le Zimbabwe espère fermement que son exclusion sera bientôt annulée) et l’Union européenne (UE), entre autres, enverront donc des missions d’observateurs.

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La dernière fois qu’une mission européenne s’était rendue au Zimbabwe, son chef, le Suédois Pierre Schori, en fut expulsé. C’était en 2002. Violences, fraudes, victoire de la ZANU-PF (le parti au pouvoir) envers et contre tout. En 2008, ce fut pire : l’opposition l’avait emporté au premier tour mais son chef, Morgan Tsvangirai, avait été contraint de se retirer : la campagne de violence contre ses militants et sympathisants avait déjà fait plus de cent morts et près de mille blessés. Une guerre civile en petit, très bien organisée, pour ne rien lâcher.
Une forme de coup d’Etat avait eu lieu entre les deux tours, alors que les généraux, face à la percée de l’opposition, avaient décidé qu’il fallait user d’une combinaison de brutalité paroxystique et de fraude pour inverser la tendance. Ils avaient, pour coordonner leur entreprise, la chance d’avoir un homme clé : Emmerson Mnangagwa.
Un test grandeur nature
Comment ce dernier parvient-il aujourd’hui à se réinventer en sauveteur national ? C’est toute l’étrangeté du coup d’Etat de novembre, dont il est sorti auréolé, lorsque les époux Mugabe, sur lesquels se cristallisait toute la rancœur d’un pays martyrisé, venaient d’être poussés sans ménagement de leur piédestal.
Peu de temps avant, Mugabe affirmait vouloir régner « jusqu’à ce que Dieu en décide autrement ». Le vieillard incontinent était surtout en train de mettre en place une succession dynastique dans laquelle sa femme, Grace, objet de toutes les détestations, aurait joué le rôle central tandis que la vieille garde militaire, alliée de Mnangagwa, aurait été exclue. Les généraux ont inversé le cours de cette histoire, dont ils n’aimaient pas la conclusion.
Mais à présent, il faut convaincre que le Zimbabwe est tiré d’affaire, lui aussi. Il importe donc, au premier chef, de faire la démonstration que les autorités, expurgées du couple Mugabe, peuvent offrir un nouveau départ ; ces élections en seront le test grandeur nature. Ce n’est pas gagné d’avance. L’opposition accuse déjà l’armée d’avoir déployé des militaires dans toutes les provinces pour encadrer le processus électoral. Certains officiers (peut-être 2 000) s’y trouvent déjà, dans le cadre d’un plan de relance de l’agriculture entièrement contrôlé par les proches de Mnangagwa.

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Le fichier électoral, autre élément de contentieux et levier traditionnel des fraudes, sera-t-il, dans sa version « nettoyée », considéré comme acceptable par toutes les parties ? Pour le savoir, encore faudrait-il y avoir accès. La Commission électorale du Zimbabwe refuse de communiquer ses données et le détail du fichier : cela constitue une inquiétude de taille. Des processus judiciaires sont en cours pour briser cette obstruction.
Des cas de violences sont déjà apparus, ponctuellement. Organisation proche de l’opposition, la Coalition de crise au Zimbabwe commente : « Il y a eu assez de preuves de violences, autant physiques que psychiques, durant l’enregistrement sur les listes électorales, pour soulever nos craintes sur la possibilité d’une élection qui serait marquée par des violences et l’intimidation des électeurs. » 
Le « crocodile » a fait sa mue
Cette fois, cependant, le scrutin ne se jouera pas à huis clos, comme en témoigne l’accord sur la mission d’observateurs européens signé lundi 28 mai entre l’UE et le Zimbabwe, représenté par son ministre des affaires étrangères, le général Sibusiso Busi Moyo. L’officier (désormais retraité) est celui qui avait lu en novembre à la télévision, en treillis, le communiqué informant le pays que les militaires prenaient le pouvoir et que Robert Mugabe était « en sécurité », c’est-à-dire déposé.
De ce coup d’Etat qui a toujours refusé de dire son nom (afin d’éviter les mécanismes de sanction, notamment régionaux), il est sorti une étrange situation politique, avec le même parti au pouvoir, les mêmes acteurs, mais un espoir fou, chez une grande partie de la population, de voir le pays sortir de son isolement pour retourner à la prospérité économique. Dans ce cadre, il ne paraît pas étrange que ces espoirs reposent sur un membre de la nomenklatura de la ZANU-PF, Emmerson Mnangagwa.

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Plus personne désormais ne l’appelle par son nom de guerre, le « Crocodile ». Il a fait sa mue, instauré un nouveau ton, ouvert les fenêtres en grand, en apparence tout au moins. Les policiers harceleurs ont presque disparu des routes, le poids des multiples services de renseignement dans la vie quotidienne des Zimbabwéens a fortement diminué. L’Etat policier semble reculer.
Au-delà, « ED » (pour Emmerson Dambudzo) a promis d’opérer un miracle, de restaurer la légitimité du pouvoir zimbabwéen et d’attirer des milliards de dollars d’investisseurs du monde entier, afin de faire advenir un boom minier, de relancer l’agriculture et de faire venir le pays à l’âge d’or entrevu dans les premières années de l’indépendance. Jusqu’ici, ce sont surtout des promesses, celle d’une « nouvelle aube », sur fond d’élan studieux.
Le chef de l’Etat se fait prendre en photo au bureau, le dimanche, pour signifier qu’il ne ménage pas ses efforts. Manque de chance, lors de la dernière opération de communication dominicale, tout le monde a repéré, sur la photo aussitôt tweetée, son bel attaché-case Louis Vuitton qui figure au prix de 8 600 dollars (environ 7 400 euros) sur le site de la marque de luxe.
Un pilier de l’ordre ancien
Emmerson Mnangagwa mène déjà sa campagne électorale, habillé des mêmes costumes aux couleurs de la ZANU-PF que son prédécesseur. Une façon d’endosser l’habit du pouvoir et de cueillir la bonne partie de l’héritage symbolique de Robert Mugabe – le nationaliste, l’homme de fer –, tout en prétendant avoir renversé un ordre ancien dont il était pourtant un pilier. Un exercice compliqué, tant les deux hommes ont été proches.

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Le « professeur de violence » Robert Mugabe avait participé à toutes les élections depuis 1980. Et pour les remporter, il jugeait légitime de faire tuer, torturer, estropier les militants et électeurs du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), de son vieil adversaire Morgan Tsvangirai. Dans le dispositif électoral du « camarade Bob », il y avait plusieurs armes : l’armée, les services de sécurité, mais surtout un homme qui veillait sur les chiffres et sur bien d’autres choses non avouables : Emmerson Mnangagwa, justement.
Est-il homme à perdre les élections, désormais ? Les militaires, qui ont la haute main sur le pouvoir, ont-ils l’intention de laisser les rênes sur le cou de l’opposition et de jouer le scrutin à la loyale ? Il est impossible de le prédire. Mais la réponse, après le 30 juillet, ne sera pas un mystère.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ L’année dernière déjà, les 34 pays membres de l’organisation n’étaient pas parvenus à se mettre d’accord sur un communiqué commun et avaient diffusé deux textes différents, l’un signé par les Etats-Unis et l’autre par les 33 autres pays membres.
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Les Etats-Unis bloquent de nouveau la diffusion du communiqué final de la réunion annuelle de l’OCDE

L’année dernière déjà, les 34 pays membres de l’organisation n’étaient pas parvenus à se mettre d’accord sur un communiqué commun et avaient diffusé deux textes différents, l’un signé par les Etats-Unis et l’autre par les 33 autres pays membres.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 17h59
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 18h54
   





                        



   


« Il n’y a plus de communiqué commun. » Les Etats-Unis ont bloqué, mercredi 30 mai, la diffusion du communiqué final de la réunion annuelle de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) à Paris, a fait savoir l’Elysée. Le texte devait condamner le protectionnisme et rappeler les enjeux du changement climatique.
La réunion a mis en évidence le dialogue de sourds entre les Etats-Unis et leurs partenaires sur le principe même du multilatéralisme – thème de la rencontre. Si le président français, Emmanuel Macron, a plaidé avec ferveur pour un « multilatéralisme fort », le secrétaire américain au commerce, Wilbur Ross, a, lui, critiqué les « palabres infinies » à plusieurs pays, affirmant préférer « les actions bilatérales ».

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                OCDE : la défense du multilatéralisme à l’épreuve



Cette rencontre s’est tenue alors que les Etats-Unis menacent d’imposer, vendredi, des taxes de 25 % sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium importé, touchant leurs alliés, tous membres de l’OCDE.
L’année dernière déjà, les 34 pays membres de l’OCDE n’étaient pas parvenus à se mettre d’accord sur un communiqué commun et avaient diffusé deux textes différents, l’un signé par les Etats-Unis et l’autre par les 33 autres pays membres.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Le journaliste russe critique du Kremlin Arkadi Babtchenko, dont les autorités ukrainiennes avaient annoncé la mort, est apparu devant la presse, mercredi 30 mai.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Le 28 mai, lors de la réunion annuelle d’Ali Khamenei avec des étudiants iraniens, Sahar Mehrabi n’a pas hésité à dénoncer la situation économique, politique et sociale du pays.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Alors que son assassinat avait été annoncé mardi, Arkadi Babtchenko, opposant à Vladimir Poutine, est réapparu mercredi dans la capitale ukrainienne. Kiev parle de complot déjoué.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ La police ukrainienne avait annoncé, mardi, que le journaliste, critique virulent du président russe, avait été tué par balle à Kiev. Il est apparu, mercredi, devant la presse.
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L’Ukraine annonce avoir mis en scène l’assassinat du journaliste russe Arkadi Babtchenko, bien vivant

La police ukrainienne avait annoncé, mardi, que le journaliste, critique virulent du président russe, avait été tué par balle à Kiev. Il est apparu, mercredi, devant la presse.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 16h47
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 20h31
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante) et 
Benoît Vitkine








                        



Coup de théâtre à Kiev. Près de vingt-quatre heures après l’annonce de sa mort, le journaliste russe Arkadi Babtchenko est apparu vivant, mercredi 30 mai, lors d’une conférence de presse à Kiev, la ville où il était censé avoir été tué de trois balles dans le dos. Le procureur général ukrainien et les chefs des services de sécurité (SBU) ont fait savoir que cette annonce était l’un des éléments d’une opération spéciale destinée à tromper l’exécutant et le commanditaire du meurtre, qui, lui, avait été bel et bien planifié.
Le tueur, appréhendé, est un ressortissant ukrainien, ancien soldat ayant combattu dans le Donbass, qui aurait été recruté par l’un de ses amis contre la somme de 40 000 dollars. L’homme aurait accepté de collaborer avec la police et bénéficie pour l’heure du statut de témoin, a fait savoir le chef du SBU, Vassil Gritsak. Le commanditaire, également citoyen ukrainien et ancien combattant, a, de son côté, été arrêté mercredi à Kiev. C’est lui qui aurait été en contact avec les services secrets russes, selon le récit fait par la partie ukrainienne. « Nous poursuivons notre enquête et nous avons mené plusieurs perquisitions », a précisé M. Gritsak.
« Nous devions faire croire aux représentants des services spéciaux russes que l’assassin avait rempli sa mission », a aussi expliqué le député Anton Guerachtchenko, conseiller auprès du ministère de l’intérieur.

        Revivez le fil des événements :
         

          En direct : l’Ukraine annonce qu’Arkadi Babtchenko, le journaliste russe, est bien vivant



Vive émotion en Russie et en Ukraine
M. Babtchenko, 41 ans, a également pris la parole pour s’excuser auprès de sa femme « pour l’enfer qu’elle a vécu pendant deux jours », affirmant que la mise en scène avait été préparée durant deux mois et que lui-même avait été prévenu il y a un mois. « J’ai eu à enterrer nombre de mes amis et de mes collègues, je connais le sentiment que cela procure », a-t-il dit. Le journaliste a aussi remercié les services ukrainiens de lui avoir sauvé la vie. Les forces de sécurité ukrainiennes ont, cependant, assuré que sa famille était au courant de l’opération.
L’annonce de l’assassinat du journaliste et écrivain avait provoqué une vive émotion tant en Russie qu’en Ukraine, deux pays où il est une figure connue. Sa réapparition, mercredi, a provoqué des commentaires tout aussi émus, entre soulagement de le voir en vie et critiques contre le SBU, accusé d’affaiblir, dans le futur, la crédibilité des autorités ukrainiennes. Et ce alors que de nombreux assassinats ont bel et bien été commis ces dernières années à Kiev, contre des opposants et journalistes russes, des agents des services de sécurité ukrainiens et d’anciens combattants de la guerre du Donbass. Le président ukrainien, Petro Porochenko, a félicité le SBU pour sa « brillante opération », ordonnant de fournir des gardes du corps au journaliste et à sa famille.
De son côté, le ministère russe des affaires étrangères a dénoncé une « provocation antirusse » de Kiev. « Je regrette que Babtchenko ait participé à des provocations des services spéciaux ukrainiens, que j’attribue à la mise en scène d’une série d’actions folles des autorités ukrainiennes contre le pouvoir russe », a également réagi, à Moscou, le sénateur Konstantin Kosachev, président de la commission des affaires étrangères du Conseil de la Fédération de Russie, cité par l’agence Interfax.
Menacé de mort en Russie
Pour Alexeï Pouchkov, également sénateur russe, il s’agit d’une « mystification couplée d’une provocation contre la Russie sur un meurtre inventé ». « Le fait que Babtchenko soit vivant est la meilleure information, nous aimerions bien que cela soit le cas à chaque fois (…) Il est évident que dans toute cette histoire, il y a eu un effet de propagande », a, pour sa part, commenté Maria Zakharova, porte-parole du Kremlin, sur Facebook. L’ONG Reporters sans frontières (RSF) a lui condamné une simulation « navrante ».
En fin de journée, devant la maison de la presse à Moscou, où le rassemblement prévu en « hommage » à Arkadi Babtchenko avait été maintenu, Ksenia Sobtchak, ex-candidate à l’élection présidentielle, confiait aux caméras ses doutes : « Je ne sais pas si c’est intéressant pour les autorités [russes] de tuer des journalistes… » D’autres, parmi les opposants présents, voulaient croire, au contraire, que l’enquête à Kiev sur la présumée tentative de meurtre commanditée par les services russes mettrait en difficulté le Kremlin.
Arkadi Babtchenko avait combattu dans l’armée russe lors des deux guerres de Tchétchénie (1994-1996 et 1999-2000), avant de travailler comme reporter de guerre pour le journal Moskovsky Komsomolets ou la chaîne NTV. Il s’était ensuite rapproché de publications libérales, en particulier Novaïa Gazeta. M. Babtchenko avait aussi raconté dans plusieurs livres son expérience au sein des forces armées russes, recevant plusieurs prix littéraires.
Opposé à l’annexion de la Crimée, en 2014, et à la guerre menée par Moscou dans l’est de l’Ukraine, il s’était mué en critique virulent du régime de Vladimir Poutine. Il avait fui la Russie en février 2017 après avoir reçu des menaces de mort, consécutives à une violente campagne sur Internet et sur les télévisions russes. Depuis un an, il animait une émission sur la chaîne de télévision ukrainienne ATR, chaîne historique des Tatars de Crimée désormais installée à Kiev. Il continuait aussi de collaborer à plusieurs journaux et écrivait de façon indépendante sur les réseaux sociaux, notamment sur le conflit toujours en cours dans le Donbass.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Malte est le dernier pays de l’Union européenne à l’interdire totalement.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ EN UN GRAPHIQUE – Le FN a perdu un tiers de ses eurodéputés et ne compte plus que seize fidèles, contre vingt-quatre il y a quatre ans.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

L’effectif du Front national s’amenuise au Parlement européen

EN UN GRAPHIQUE – Le FN a perdu un tiers de ses eurodéputés et ne compte plus que seize fidèles, contre vingt-quatre il y a quatre ans.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 16h08
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 16h43
    |

            Maxime Vaudano








                        


Les difficultés post-élection présidentielle du Front national, qui a notamment connu plusieurs départs dans le sillage de son ancien vice-président, Florian Philippot, ne s’arrêtent pas aux frontières de l’Hexagone. Le parti dirigé par Marine Le Pen multiplie aussi les déconvenues au Parlement européen, où il ne compte plus que seize eurodéputés, véritablement fidèles. Dernier transfuge en date, l’économiste Bernard Monot a rejoint, le 29 mai, les rangs du groupe eurosceptique rival du FN, emmené par le Britannique Nigel Farage.
En quatre ans, le triomphe du « premier parti de France », titre dont le FN s’enorgueillissait après les élections européennes de mai 2014, qui lui avaient apporté vingt-quatre élus, s’est bien émoussé. Aux défections s’ajoutent les ennuis judiciaires, puisque le FN est visé par plusieurs enquêtes sur les activités de ses assistants parlementaires, qui valent à certains de ses élus une ponction sur leur salaire mensuel.


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Seuls 16 des 24 élus frontistes de 2014 siègent aujourd'hui dans le groupe du FN
Pendant leur première année de mandat, tous les eurodéputés frontistes étaient « non inscrits », faute d'avoir pu constituer leur propre groupe parlementaire (à l'exception de Joëlle Bergeron, qui a quitté le FN deux jours après son élection).
Grâce à une alliance avec des élus polonais et britannique, le FN a finalement créé son propre groupe en juin 2015 : l'Europe des nations et des libertés (ENL). Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnisch ne l'ayant pas intégré, il comptait 21 membres.
A la suite de l'élection présidentielle de 2017, le groupe ENL a perdu quatre députés du courant de Florian Philippot, ainsi qu'Aymeric Chauprade, qui ont rejoint l'ELDD, le groupe eurosceptique concurrent dirigé par Nigel Farage.





Plus que 18 eurodéputés encartés FN

Le Parlement européen compte aujourd'hui officiellement 18 eurodéputés membres du Front national : les 16 fidèles de l'ENL, le non inscrit Bruno Gollnisch et l'économiste Bernard Monot (qui est lui-même sur le départ).






La droite désormais plus représentée que le FN
Le Front national, qui était le premier parti français au Parlement européen après les élections européennes de mai 2014, a désormais cédé sa place à la droite. Le groupe conservateur du PPE compte aujourd'hui 20 représentants français, dont 16 issus du parti Les Républicains.
Répartition des 64 eurodéputés français par groupe







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		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "area",
		spacingBottom: 10,
		spacingTop:30,
		style: {
            fontFamily: 'Helvetica,arial,sans-serif'
        }
	},
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y} ",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:"normal",
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		area: {
            stacking: 'normal',
            step: 'left',
            fillOpacity:1
        }
	},
	yAxis:{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: 27,
		startOnTick: true,
		endOnTick:false,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},
	xAxis: {
		type: "datetime",
		 categories:null,
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value:%b %Y}",
			rotation:-45,
		},
		plotLines: [{
			color: "#ffc600",
			width: (isDesktop ? 2 : 0),
			value: 1404252000000,
			zIndex:-5000,
			label: {
				useHTML: false,
Election",
				textAlign: "center",
				useHTML:true,
				rotation:0,
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: -5
			}
		},{
			color: "#ffc600",
			width: 2,
			value: 1434405600000,
			zIndex:-5000,
			label: {
				useHTML: false,
Constitution du groupe ENL",
				textAlign: "center",
				useHTML:true,
				style:{},
				rotation:0,
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: -5
			}
		},{
			color: "#ffc600",
			width: 2,
			value: 1507068000000,
			zIndex:-5000,
			label: {
				useHTML: true,
Départ de"+(isDesktop ? " " : "")+"F. Philippot",
				textAlign: "center",
				useHTML:true,
				style:{},
				rotation:0,
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: (isDesktop ? -5 : -20)
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10,
		reversed:true
	},

	series:[
  {
    "name": "ELDD (groupe concurrent)",
    "color": "#91afc4",
    "data": [
      [
        1404252000000,
        1
      ],
      [
        1430776800000,
        1
      ],
      [
        1434405600000,
        1
      ],
      [
        1507068000000,
        4
      ],
      [
        1510268400000,
        4
      ],
      [
        1524002400000,
        5
      ],
      [
        1527631200000,
        6
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Non inscrits",
    "color": "#cccccc",
    "data": [
      [
        1404252000000,
        23
      ],
      [
        1430776800000,
        23
      ],
      [
        1434405600000,
        2
      ],
      [
        1507068000000,
        2
      ],
      [
        1510268400000,
        3
      ],
      [
        1524002400000,
        2
      ],
      [
        1527631200000,
        2
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "ENL (groupe du FN)",
    "color": "#191919",
    "data": [
      [
        1404252000000,
        null
      ],
      [
        1430776800000,
        null
      ],
      [
        1434405600000,
        21
      ],
      [
        1507068000000,
        18
      ],
      [
        1510268400000,
        17
      ],
      [
        1524002400000,
        17
      ],
      [
        1527631200000,
        16
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: true,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: "",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key:%d %b %Y}',
\u25CF {series.name} : {point.y} eurodéputé(s)',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			if (annotation_spe1[this.x] != undefined){
"+annotation_spe1[this.x]+""

			} else {
				return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip)
			};
		},
	}
});


 
var annotation_spe2 = {1401055200000:"Election de 24 eurodéputés étiquettés FN ou Rassemblement Bleu Marine.",1403128800000:"Joëlle Bergeron quitte le FN.",1430776800000:"Jean-Marie Le Pen est suspendu du FN.",1507068000000:"Florian Philippot et deux de ses proches (Sophie Montel et Mireille d'Ornano) quittent le FN pour Les Patriotes.",1510268400000:"Aymeric Chauprade quitte le FN. Il rejoindra « Les Français Libres »."};



	var chart2 = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15276735874",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "area",
		spacingBottom: 10,
		spacingTop:30,
		style: {
            fontFamily: 'Helvetica,arial,sans-serif'
        }
	},
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y} ",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:"normal",
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		area: {
            stacking: 'normal',
            step: 'left',
            fillOpacity:1
        }
	},
	yAxis:{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: 27,
		startOnTick: true,
		endOnTick:false,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},
	xAxis: {
		type: "datetime",
		 categories:null,
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			rotation:-45,
			format: "{value:%b %Y}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ffc600",
			width: (isDesktop ? 2 : 0),
			value: 1401055200000,
			zIndex:-5000,
			label: {
				useHTML: false,
Election",
				textAlign: "left",
				useHTML:true,
				rotation:0,
				verticalAlign: "top",
				x: -1,
				y: -5
			}
		},{
			color: "#ffc600",
			width: 2,
			value: 1430776800000,
			zIndex:-5000,
			label: {
				useHTML: false,
Exclusion de J.-M. Le Pen",
				textAlign: (isDesktop ? "left" : "center"),
				useHTML:true,
				style:{},
				rotation:0,
				verticalAlign: "top",
				x: -1,
				y: -5
			}
		},{
			color: "#ffc600",
			width: 2,
			value: 1507068000000,
			zIndex:-5000,
			label: {
				useHTML: false,
Départ de F. Philippot",
				textAlign: "center",
				useHTML:true,
				style:{},
				rotation:0,
				verticalAlign: "top",
				x: (isDesktop ? 1 : -10),
				y: -5
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10,
		reversed:true
	},

	series:[
  {
    "name": "Autres",
    "color": "#ccc",
    "data": [
      [
        1401055200000,
        null
      ],
      [
        1403128800000,
        1
      ],
      [
        1430776800000,
        2
      ],
      [
        1507068000000,
        5
      ],
      [
        1510268400000,
        6
      ],
      [
        1527631200000,
        6
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Encartés FN ou Rassemblement Bleu Marine",
    "color": "#191919",
    "data": [
      [
        1401055200000,
        24
      ],
      [
        1403128800000,
        23
      ],
      [
        1430776800000,
        22
      ],
      [
        1507068000000,
        19
      ],
      [
        1510268400000,
        18
      ],
      [
        1527631200000,
        18
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: true,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: "",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key:%d %b %Y}',
\u25CF {series.name} : {point.y} eurodéputé(s)',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			if (annotation_spe2[this.x] != undefined){
"+annotation_spe2[this.x]+""

			} else {
				return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip)
			};
		},
	}
});


	var chart3 = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15276831413",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "bar",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#4a99ce","#524440","#ea7eb4","#e59c3d","#58a855","#91afc4","#720822","#c1c1c1"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			colorByPoint:true,
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y} ",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["PPE (droite)","ENL (FN)","S&D (sociaux-démocrates)","ADLE (libéraux)","Verts/ALE (écologistes)","ELDD (eurosceptique)","GUE (gauche radicale)","Non-inscrits"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Nombre de députés",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        20
      ],
      [
        "",
        16
      ],
      [
        "",
        13
      ],
      [
        "",
        7
      ],
      [
        "",
        6
      ],
      [
        "",
        6
      ],
      [
        "",
        4
      ],
      [
        "",
        2
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 1
    }
  }
],
	tooltip: {
		enabled: false
	}
});



 document.querySelector(".container_dcdr a").addEventListener("click",function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });


});



> Voir la rubrique « En un graphique » des Décodeurs




                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/30/20-9">
<filnamedate="20180530"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180530"><AAMMJJHH="2018053020">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Selon le département de la sécurité intérieure et le FBI, des logiciels malveillants auraient infecté plus de quatre-vingts serveurs dans une vingtaine de pays depuis 2009.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Les Etats-Unis accusent à nouveau la Corée du Nord d’attaques informatiques

Selon le département de la sécurité intérieure et le FBI, des logiciels malveillants auraient infecté plus de quatre-vingts serveurs dans une vingtaine de pays depuis 2009.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 16h05
    |

                            Perrine Signoret








                        



   


Le département de la sécurité intérieure américain (DHS) et le Bureau fédéral d’investigation (FBI) ont accusé la Corée du Nord, mardi 29 mai, d’attaques informatiques d’entreprises ou d’organisations dans divers pays du monde.
Les autorités américaines ont plus particulièrement désigné Hidden Cobra : aussi connu sous le nom de Lazarus, un groupe de pirates soupçonné d’être derrière de multiples attaques informatiques et d’entretenir des liens très étroits avec le régime de Pyongyang.
Washington continue ainsi de documenter les activités de ce groupe : c’est la troisième fois en un an que sont dévoilés des éléments au sujet de ce prolifique groupe de pirates.
Quatre-vingt-sept serveurs infectés
Les autorités américaines dénoncent aujourd’hui les activités de deux types de logiciels malveillants. Baptisés Joanap et Brambul, ils étaient actifs depuis « au moins 2009 », et visaient diverses entités. Parmi elles, des médias, des entreprises spécialisées dans l’aéronautique, la finance, ou encore des infrastructures critiques (un terme qui regroupe, notamment, la production et la distribution d’électricité, les réseaux de communication, de distribution d’eau…). L’objectif est de pouvoir contrôler des appareils à distance ou d’accéder à des informations sensibles.
Les systèmes étaient infectés par un fichier que les utilisateurs téléchargeaient malgré eux en visitant un site infecté ou en ouvrant une pièce jointe contenue dans un e-mail.
Au total, le gouvernement américain a identifié quatre-vingt-sept serveurs infectés, dont les adresses IP étaient enregistrées dans une vingtaine de pays, telles la Belgique, la Chine, l’Argentine ou l’Espagne. Les Etats-Unis n’en font pas partie.
Une accusation sur fond de tensions entre les deux pays
Ce n’est pas la première fois que les Etats-Unis accusent la Corée du Nord d’être derrière une attaque informatique. Le FBI lui avait notamment imputé le piratage du studio de cinéma Sony Pictures, en novembre 2014. Les Etats-Unis ont également assuré que Pyongyang était « directement responsable » trois ans plus tard de la cyberattaque WannaCry, qui avait infecté plus de trois cent mille ordinateurs à travers le monde en mai 2017. Si des chercheurs et entreprises spécialisées avaient identifié des similitudes entre les méthodes de Lazarus et celles utilisées dans l’écriture du code source du programme WannaCry, ce lien n’a jamais été établi avec certitude, de même que le lien entre Lazarus et le gouvernement nord-coréen.

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Les preuves qui avaient été avancées par le FBI à ce sujet après le piratage de Sony Pictures étaient en effet minces. De manière plus générale, attribuer une attaque informatique à un Etat est techniquement très complexe.
Ces nouvelles accusations s’inscrivent dans un contexte tendu entre les Etats-Unis et la République populaire démocratique de Corée. Les dirigeants des deux pays devaient se rencontrer le 12 juin à Singapour. Mais depuis l’annonce de ce sommet, au début du mois de mai, Donald Trump n’a cessé de souffler le chaud et le froid, annulant la rencontre, puis laissant finalement entendre qu’elle pourrait peut-être avoir lieu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Afin de résoudre un conflit de vingt-cinq ans avec la Grèce, le petit pays des Balkans soumettra cet automne un nom de compromis à sa population.
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Macédoine : un référendum pour choisir son nouveau nom

Afin de résoudre un conflit de vingt-cinq ans avec la Grèce, le petit pays des Balkans soumettra cet automne un nom de compromis à sa population.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 15h18
   





                        



   


C’est une querelle d’un quart de siècle à laquelle veulent mettre fin les dirigeants de Macédoine et de Grèce. Le petit pays des Balkans changera prochainement de nom et celui-ci, choisi en accord avec la Grèce, fera l’objet d’un référendum en automne, a annoncé, mercredi 30 mai à Skopje, le premier ministre macédonien Zoran Zaev.
La Grèce revendique l’exclusivité de l’utilisation du nom Macédoine, qui désigne aussi la région de Thessalonique et de l’ancien royaume d’Alexandre le Grand. Athènes accuse également Skopje d’entretenir des ambitions territoriales sur sa province du même nom. Cette querelle bloque le processus d’intégration de la Macédoine à l’Union européenne et à l’OTAN.

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« D’accord sur les principes de l’accord »
« Nous sommes d’accord sur les bases et les principes de l’accord », a dit, mercredi, aux journalistes Zoran Zaev, ajoutant qu’il aurait un entretien téléphonique avec Alexis Tsipras mercredi soir ou jeudi. « Ce n’est qu’après que nous donnerons tous les détails. »
Plusieurs noms ont déjà été évoqués : « Gorna Makedonija » (Haute-Macédoine), « Severna Makedonija » (Macédoine du Nord), Macédoine-Ilinden ou encore Macédoine-Skopje.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Plusieurs journalistes opposés à la politique du Kremlin sont morts dans des circonstances violentes ces dernières années.
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La longue liste des journalistes russes assassinés

Plusieurs journalistes opposés à la politique du Kremlin sont morts dans des circonstances violentes ces dernières années.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 14h57
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 17h13
   





                        


[Cet article a été modifié après que l’Ukraine a annoncé avoir mis en scène l’assassinat du journaliste russe Arkadi Babtchenko, afin d’arrêter ceux qui tentaient de le tuer.]
Depuis l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, nombreux sont les journalistes opposés à la politique du Kremlin qui sont morts dans des circonstances violentes. Voici quelques-uns des principaux noms d’une liste qui en comporte des dizaines d’autres.
Pavel Cheremet, 44 ans, tué le 20 juillet 2016

   


Grande figure du journalisme en Ukraine, le Russo-Biélorusse Pavel Cheremet avait péri dans l’explosion d’une bombe placée sous sa voiture, en plein centre de Kiev, le 20 juillet 2016. Il avait longtemps travaillé en Russie, rejoignant les cercles libéraux et devenant notamment l’ami du dirigeant d’opposition Boris Nemtsov, assassiné en février 2015.
Face à la détérioration du climat politique en Russie, il s’était exilé dès 2012 en Ukraine, où il avait repris son rôle de journaliste enquêtant sur les pouvoirs en place. Cette affaire n’est toujours pas élucidée.
Anna Politkovskaïa, 48 ans, tuée le 7 octobre 2006

   


La journaliste d’investigation et militante des droits humains Anna Politkovskaïa a été tuée par balle, le 7 octobre 2006, dans le hall de son immeuble, à Moscou. Dans le journal Novaïa Gazeta, cette femme de 48 ans dénonçait l’autoritarisme de Vladimir Poutine et les atteintes aux droits humains en Tchétchénie.
Cinq suspects — dont quatre Tchétchènes — ont été jugés et reconnus coupables du meurtre en 2014, mais le commanditaire de l’assassinat court toujours, et son nom n’a jamais été publiquement évoqué.

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Natalia Estemirova, 50 ans, tuée le 15 juillet 2009

   


Six autres journalistes ou collaborateurs de Novaïa Gazeta ont été tués entre 2000 et 2009, dont Natalia Estemirova, 50 ans, qui avait remplacé Anna Politkovskaïa au sein du journal.
Egalement militante des droits humains et représentante en Tchétchénie de l’ONG Memorial, elle avait été enlevée le 15 juillet 2009 à Grozny et retrouvée morte quelques heures plus tard en Ingouchie, république voisine du Caucase russe. Elle dénonçait les exactions du pouvoir local.
Anastassia Babourova, 25 ans, et Stanislas Markelov, 34 ans, tués le 19 janvier 2009

   


Journaliste ukrainienne travaillant en Russie pour Novaïa Gazeta, Anastassia Babourova, 25 ans, a été tuée par balle en pleine rue, à Moscou, le 19 janvier 2009. Elle sortait d’une conférence de presse avec Stanislas Markelov, 34 ans. Cet avocat spécialisé dans la défense des victimes d’exactions en Tchétchénie a également été tué ce jour-là.
Stanislav Markelov venait de dénoncer la libération anticipée, une semaine auparavant, du colonel de l’armée russe Iouri Boudanov. L’officier avait été condamné à dix ans de prison en 2003 pour avoir violé puis étranglé, trois ans auparavant, une Tchétchène de 18 ans.

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Paul Klebnikov, 41 ans, tué le 9 juillet 2004
Journaliste américain d’origine russe, Paul Klebnikov a été tué par balle le 9 juillet 2004. Rédacteur en chef de l’édition russe du magazine américain Forbes, il sortait de sa rédaction, à Moscou, quand des hommes à bord d’une voiture ont ouvert le feu dans sa direction. Touché à quatre reprises, il est mort à l’hôpital. Il est le premier journaliste étranger à avoir été assassiné en Russie post-soviétique. Après avoir attribué le meurtre à un indépendantiste tchétchène, les autorités russes ont finalement rouvert l’enquête judiciaire en 2009.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ A la réunion annuelle de l’Organisation de coopération et de développement économiques, mercredi, Wilbur Ross a défendu bec et ongles la politique commerciale de l’administration Trump.
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L’unilatéralisme selon le secrétaire au commerce des Etats-Unis

A la réunion annuelle de l’Organisation de coopération et de développement économiques, mercredi, Wilbur Ross a défendu bec et ongles la politique commerciale de l’administration Trump.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 14h56
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 15h03
    |

            Marie de Vergès








                        



   


Le monde peut bien regarder de travers l’administration américaine et sa politique commerciale. Peu importe à Wilbur Ross. Invité à intervenir, mercredi 30 mai, à la grande réunion annuelle de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le secrétaire au commerce des Etats-Unis s’est montré fidèle à sa réputation : sans états d’âme ni fausse pudeur pour défendre l’offensive protectionniste lancée par le président Donald Trump.
« Tout pays a l’obligation de protéger ses citoyens et ses moyens de subsistance. C’est peut-être un point de vue populiste, mais il nous tient à cœur », a, d’emblée, déclaré ce milliardaire qui a fait fortune en rachetant et en restructurant des entreprises en difficulté dans l’acier, le textile ou l’automobile.

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Le contexte est un peu particulier : dans moins de quarante-huit heures, les Etats-Unis doivent dire s’ils imposent des taxes à hauteur de 25 % sur leurs importations d’acier, et de 10 % sur celles d’aluminium. L’Europe, vent debout, réclame une exemption définitive, sans plus vraiment oser l’espérer. Faute de quoi, prévient-on à Bruxelles, il ne sera plus question de négocier. M. Ross hausse un sourcil : « Il n’y a que l’Union européenne qui insiste sur le fait qu’on ne peut pas discuter si ces tarifs sont mis en place. Avec la Chine, c’est différent : ils veulent bien continuer à négocier. »
Bruxelles rangée dans le même sac que Pékin
Bruxelles rangée dans le même sac que Pékin par son partenaire transatlantique : voilà qui est un peu fort pour les participants européens à la réunion de l’OCDE. « Faut-il vous rappeler que nous n’avons pas les mêmes pratiques commerciales que la Chine », a répondu Sigrid Kaag, ministre du commerce extérieur des Pays-Bas et invitée du même panel que M. Ross.

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Ce dernier ne s’en émeut guère, très occupé à énumérer ses griefs contre le système multilatéral. « Oui, nous avons une liste de doléances assez longue », a-t-il insisté. L’Organisation mondiale du commerce ? « Tout le mécanisme de règlement des différends prend des années. Il ne sert à rien : ceux qui ont été lésés doivent obtenir des réparations beaucoup plus vite », a-t-il reproché. Oubliant de signaler, au passage, que les Etats-Unis bloquent, depuis des mois, la nomination de nouveaux juges au sein de cet organe judiciaire, ralentissant encore davantage son fonctionnement.
« Le ciel ne va pas tomber sur la tête des Etats-Unis »

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Quant au forum sur les surcapacités dans l’acier, on y parle trop et on n’y agit pas assez : « En un an et demi, il y a eu sept réunions et aucun résultat décisif. » D’ailleurs, « c’est tout le problème avec le libre-échange, les gens en parlent beaucoup, mais sans vraiment le pratiquer. Aux Etats-Unis, nous avons un sentiment d’urgence. »
Mais une hausse unilatérale des droits de douane ne risque-t-elle pas de porter tort à l’économie américaine ? Visage impassible, le secrétaire au commerce balaie ces objections. « Le ciel ne va pas tomber sur la tête des Etats-Unis parce que des tarifs seront ajoutés, assène-t-il. Je n’ai entendu parler d’aucune usine automobile ou de boîte de conserve qui puisse fermer, c’est ridicule. » Parole de celui que Wall Street a longtemps surnommé… « le roi de la faillite ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Les travaux de Michel Aglietta ont montré que la monnaie, à travers l’Histoire, est un objet à la fois économique et politique. L’euro ne fait pas exception, estiment dans une tribune au « Monde » trois économistes.
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édition abonné


« Michel Aglietta propose un nouveau cadre pour l’euro »

Les travaux de Michel Aglietta ont montré que la monnaie, à travers l’Histoire, est un objet à la fois économique et politique. L’euro ne fait pas exception, estiment dans une tribune au « Monde » trois économistes.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 14h00
    |

Vincent Bignon (CEPR), Benoît Mojon (Ecole polytechnique et INSEAD) et Xavier Ragot (OFCE, Sciences Po et CNRS)







                        



                                


                            
Tribune. La crise en Europe, y compris son écho actuel en Italie, menace la cohésion de la zone euro. La recherche de solutions à cette crise fait apparaître des conceptions différentes entre les Etats membres quant au rôle qu’il faut assigner à la politique monétaire. Ces différences de conceptions paralysent l’action publique, car elles s’expriment sur des questions aussi pratiques que la finalité de l’union bancaire ou le rachat de dettes publiques par les banques centrales.
Dans une société, la monnaie est un bien commun qui est le produit de la légitimité politique qu’on y adosse, et qui ne prend sens que par la légitimité que tout le monde lui attribue
La gestion de la monnaie est de fait à l’intersection de l’économie et du politique : faire émerger une vision politique commune de l’euro est donc aujourd’hui une étape incontournable pour les Européens. Comment dépasser la tension entre les souverainetés budgétaires nationales et la souveraineté monétaire européenne ? Quelle voie pour préserver la soutenabilité de certaines dettes publiques et l’acceptabilité de l’euro dans tous les Etats membres, aussi bien en Italie qu’en Allemagne ?
Les travaux de Michel Aglietta et d’André Orléan donnent un cadre intellectuel pour élaborer une nouvelle doctrine européenne de politique monétaire. Ils soulignent que la monnaie est l’institution sociale ambivalente par excellence. Etalon de la richesse de chacun, elle ne peut perdurer sans interventions politiques. La monnaie a une réalité concrète pour tous. Elle crée du lien et nous unit collectivement. Comme le dit le sociologue allemand Georg Simmel dans sa Philosophie de l’argent (1900), elle nous oblige sans nous enchaîner. Dans une société, la monnaie n’est pas seulement l’objet des paiements que l’on fait au quotidien. C’est aussi un bien commun qui est le produit de la légitimité politique qu’on y adosse, et qui ne prend sens que par la légitimité que tout le monde lui attribue.
Un...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Huit membres de l’organisation Etat islamique ayant tenté de pénétrer dans le bâtiment ont été tués. Les attaques contre les forces de sécurité se multiplient en Afghanistan depuis le début du ramadan.
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Une attaque de l’EI contre le ministère de l’intérieur à Kaboul

Huit membres de l’organisation Etat islamique ayant tenté de pénétrer dans le bâtiment ont été tués. Les attaques contre les forces de sécurité se multiplient en Afghanistan depuis le début du ramadan.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 13h41
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 15h38
   





                        



   


Un groupe d’assaillants muni de vestes explosives a tenté de pénétrer dans le ministère de l’intérieur à Kaboul, mercredi 30 mai à 12 h 30 (9 heures, heure de Paris). « Les assaillants sont arrivés à bord de deux véhicules. Ils étaient huit, un s’est fait exploser et les autres ont été tués » par les forces de l’ordre, a expliqué le porte-parole du ministère Najib Danish lors d’une conférence de presse. L’opération a été revendiquée par l’organisation Etat islamique, qui l’a qualifiée de « raid suicide », via son organe de propagande.
Cette attaque armée s’est terminée à 14 heures (11 h 30, à Paris). Les assaillants ont été tués, ainsi qu’un membre des forces de sécurité. Cinq policiers ont été blessés.
Une cible hautement symbolique
Tous les attaquants ont été abattus dès le franchissement du premier barrage et bien avant d’accéder aux bureaux du ministère, abrités au cœur d’un vaste complexe ultra-protégé sur la route de l’aéroport de Kaboul.
La configuration des lieux, où les bâtiments sont distants de près d’un kilomètre des premiers points de contrôle, rendait improbable l’accès du commando aux bureaux. Mais la cible était hautement symbolique, en plein ramadan, une heure avant la fermeture officielle des administrations et alors que les attentats contre les forces de sécurité se sont multipliés depuis le début de ce mois sacré pour les musulmans.
Six morts dans une attaque des talibans
Les talibans ont ainsi revendiqué l’attaque, mercredi, à l’aube d’un commissariat dans la capitale du Logar, à moins de 70 kilomètres au sud-est de Kaboul, qui a fait six morts parmi les policiers et huit blessés civils, selon le porte-parole de la police provinciale, Shapoor Ahmadzai.
Il y a dix jours, les talibans avaient invité les Kaboulis à se tenir à l’écart des « sites militaires » dans le souci d’« éviter les victimes civiles ». Dans un communiqué, le ministère de la défense avait réagi en dénonçant « la propagande de l’ennemi » : « Les terroristes ont toujours visé les gens avec des explosions et des attentats-suicides en ville. Pareille propagande de l’ennemi ne nous fera pas reculer. »

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Selon la mission de l’ONU en Afghanistan (Manua), qui décompte depuis 2009 les victimes civiles, la capitale est devenue depuis 2017 le lieu le plus dangereux du pays pour les civils en raison de la multiplication des attentats revendiqués par les talibans ou l’organisation Etat islamique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ L’ancien soldat Romero et l’ex-FARC Dulce Maria, ennemis jusqu’à la signature de l’accord de paix en 2016, travaillent désormais ensemble dans l’établissement du chef « Juanma », à Medellin. Une réinsertion réussie.
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El Cielo, le restaurant de la réconciliation en Colombie


                      L’ancien soldat Romero et l’ex-FARC Dulce Maria, ennemis jusqu’à la signature de l’accord de paix en 2016, travaillent désormais ensemble dans l’établissement du chef « Juanma », à Medellin. Une réinsertion réussie.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 13h13
    |

                            Léonor Lumineau et 
                            Margherita Nasi








   


Elle était chargée des explosifs pour les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Lui, soldat dans l’armée, a perdu un œil et un pied en sautant sur une mine posée par les guérilleros. « Quand on s’est rencontrés, Dulce Maria n’osait pas me regarder dans les yeux, elle pensait que je lui en voulais. Je l’ai prise dans mes bras, et je lui ai pardonné », raconte Romero. Aujourd’hui, les anciens ennemis travaillent pour El Cielo. Un restaurant unique en Colombie, pas seulement pour ses plats gastronomiques qui l’ont hissé parmi les 50 meilleures tables d’Amérique du Sud. L’endroit se veut une métaphore du processus de paix signé entre les FARC et le gouvernement colombien, fin 2016. Et tant pis si les opposants à cet accord se trouvent aujourd’hui aux portes du pouvoir. Après la victoire de la droite aux législatives en mars 2018, Ivan Duque (Centre démocratique, parti classé à droite), disciple de l’ex-président Alvaro Uribe et farouche détracteur des accords de paix, est bien parti pour remporter l’élection présidentielle le 27 mai.
« Les agences colombiennes chargées de la réintégration de combattants nous ont fourni des candidats à la réinsertion. » Juan Manuel Barrientos, chef du Cielo
Quel que soit le verdict des urnes, dans les cuisines d’El Cielo, on compte bien continuer à mijoter la réconciliation. Ici, militaires, guérilleros et paramilitaires ont troqué le treillis pour le tablier. Des chefs étoilés, comme Joan Roca, Quique Dacosta et Andoni Luis Aduriz, louent les mets célestes préparés par les anciens acteurs du conflit. Juan Manuel Barrientos, ou « Juanma », ancien élève de Juan Mari Arzak, est à l’origine de cette histoire à succès. C’est pourtant sur une note sombre que commence son parcours : à la fin des années 1980, la famille Barrientos fuit la trop violente Medellín et s’exile au Royaume-Uni. Le petit Juanma a alors 6 ans.

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A Londres, les fins de mois sont difficiles, il faut se contenter d’un œuf pour le dîner. De retour avec sa famille en Colombie quelques années plus tard, il découvre la gastronomie et se forme à la cuisine auprès de grands chefs. Agé d’à peine 23 ans, Juanma décide de mettre les plaisirs sensoriels au service de la paix. Lorsqu’El Cielo ouvre ses portes à Medellín en 2006, personne n’avait eu l’idée de faire travailler ensemble anciens guérilleros et militaires. « Les agences colombiennes chargées de la réintégration de combattants nous ont fourni des candidats à la réinsertion », retrace M. Barrientos. A la Fondation El Cielo, où les ex-combattants s’initient à la cuisine, Romero rencontre ses ennemis : « J’étais en colère. Pour moi, ils n’avaient pas le droit d’être là. »
600 ex-combattants formés aux métiers de la cuisine
Les langues se délient lors de la session « Pardon et réconciliation » : un tour de table où chacun revient sur son parcours. Un ancien guérillero explique qu’il aurait voulu être mécanicien, un autre docteur. « J’avais l’impression qu’ils racontaient mon histoire, celle d’un gamin aux rêves brisés, engagé par défaut. C’est à ce moment que j’ai réussi à pardonner, et c’est la plus belle chose que j’ai faite de ma vie. Je me suis senti léger, libéré », raconte Romero. Les anciens adversaires deviennent collègues, parfois même amis. « A mon arrivée, je faisais profil bas, je prenais la température de la viande, je rangeais les aliments, je nettoyais et je filais. Des plats aussi sophistiqués, je n’en avais jamais vus, et j’étais terrorisée par les anciens militaires. L’équipe a su me mettre en confiance. Aujourd’hui, quand je suis fatiguée ou déprimée, c’est à Romero que je me confie », témoigne l’ex-combattante des FARC Dulce Maria. En cuisine, les démobilisés ne sont pas dépaysés. « Dans la restauration, il y a une hiérarchie et des moments de pression, comme dans l’armée. Il faut respecter les ordres et être toujours prêts. Une erreur peut coûter cher, elle se répercute sur toute l’équipe », explique Romero, spécialisé dans les fruits de mer.

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En onze ans d’existence, la fondation a formé 600 ex-combattants aux métiers de la cuisine. Après Medellin, El Cielo a ouvert des restaurants à Bogotá et Miami (où le personnel est étranger au conflit). A Medellín, la plupart des clients ignorent que des démobilisés travaillent aux fourneaux, assure Juan Manuel Barrientos : « Ils viennent pour la cuisine. » Et c’est peut-être mieux ainsi, estime Romero : « En franchissant les portes du restaurant, on laisse le passé derrière soi. J’ai un enfant, je n’ai pas envie qu’il se dise que son père est un militaire qui a perdu un œil et un pied. Son père, c’est un cuisinier et un homme qui a su pardonner. »



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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Le pays attire de nombreuses sociétés offshore grâce aux « facilités » qu’il leur octroie, avec plus ou moins de transparence.
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Décryptage

L’île Maurice à la frontière entre optimisation et évasion fiscale

Le pays attire de nombreuses sociétés offshore grâce aux « facilités » qu’il leur octroie, avec plus ou moins de transparence.

Par                                            Olivier Piot




LE MONDE
              datetime="2018-05-30T12:43:31+02:00"

        Le 30.05.2018 à 12h43






    
Port-Louis, capitale de l’île Maurice, en 2011.
Crédits : Peter Kuchar / Creative Commons


C’est dans le quartier d’Ebène, entre autoroute et océan, que se dresse Cyber City, symbole du dynamisme économique de l’île Maurice. Sur plus de 60 hectares, au sud de Port-Louis, bordant l’énorme bâtiment en ellipse de la Mauritius Commercial Bank (MCB), les tours de ce centre d’affaires high-tech abritent plus de 200 sociétés venues du monde entier. Leurs activités ? L’informatique, les nouvelles technologies, l’audit et, surtout, les différents services associés à la finance internationale.
Selon l’Agence mauricienne de promotion des activités financières, l’île comptait en 2017 pas moins de 967 fonds d’investissement, 450 structures de capital-risque et 23 banques internationales. Sans parler des sociétés offshore – plus de 20 000 – qui ont élu domicile à Maurice. Depuis le début des années 2000, fonds de placement et de pension, banques commerciales, d’affaires et d’investissements ont trouvé refuge dans ce « hub » de l’océan Indien. Au point qu’en 2017, le secteur des services financiers représentait à lui seul près de 50 % du PIB, contre 7 % pour le tourisme et 15 % pour l’industrie.

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A Ebène, au troisième étage du Citius Building, se trouve le siège de Holdem Group, une société d’investissement créée en 2016 par Jérôme Appavoo, un trentenaire qui a fait ses études à Londres et Paris. Pour ce spécialiste de l’ingénierie financière, « Maurice est devenue en moins de dix ans une place de choix pour les investisseurs internationaux ». Signe des temps : originaires de France, du Royaume-Uni et du Luxembourg, le nombre de ses clients a doublé en à peine deux ans.
« C’est l’optimisation fiscale qui attire tous ces capitaux, précise Jérôme Appavoo. A Maurice, les avantages et astuces de nos schémas fiscaux sont élaborés dans le strict respect des lois. En domiciliant ici une société offshore [dont 80 % des activités sont réalisées à l’étranger], les investisseurs peuvent percevoir des revenus non pas en salaires [taxés à 15 %], mais en dividendes taxés à seulement 5 %, pour ceux qui s’élèvent à 90 000 euros par an, avec en outre une imposition sur les bénéfices de 3 % [contre 28 à 33,3 % en France]. Comme une société offshore n’a pas le droit de posséder à Maurice de bien immobilier, il lui suffit de créer une société locale qui va, elle, porter l’investissement foncier. On obtient ainsi la résidence fiscale à Maurice. Pour les particuliers et les hommes d’affaires, divers programmes permettent de devenir résident fiscal à Maurice à partir de 160 000 euros investis dans l’immobilier. »
Sur la « liste grise » de l’Union européenne
Ces avantages liés à la « résidence fiscale » de sociétés et de particuliers fortunés à Maurice placent l’île dans le radar mondial des « paradis fiscaux ». Evasion fiscale, opacité sur les montages et mouvements de fonds, blanchiments de capitaux aux origines douteuses (drogue, terrorisme, etc.)… Maurice est dans le collimateur de nombreuses associations et Etats. Pourtant, à en croire les autorités mauriciennes et des juristes locaux, la critique est infondée. « Nous ne sommes pas un paradis fiscal, mais un centre transparent qui collabore avec les autorités internationales pour combattre l’évasion fiscale. Par contre, il est vrai de dire que nous avons un régime fiscal attrayant », assure Muhammad Uteem, fondateur d’un cabinet d’avocats spécialisé dans le droit des fonds d’investissement.
Même son de cloche à l’ambassade de France à Port-Louis. « Pour Maurice, nous ne parlons pas de “paradis fiscal” mais d’une place attractive qui octroie des facilités fiscales à des pays avec lesquels elle a signé des traités de non-double imposition, précise Hugues Reydet, chef du service économique. L’Union européenne (UE) a d’ailleurs donné deux ans à Maurice pour ajuster certaines procédures de transparence et de contrôle. »

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Certes, le pays a échappé de justesse en 2017 à la fameuse « liste noire » de la Commission européenne sur les paradis fiscaux, pour se retrouver dans la « liste grise » de ceux qui doivent progresser. La nuance fait parfois sourire sur l’île : « Ces listes sont très politiques et il ne suffit pas de changer le thermomètre pour supprimer la fièvre, réagit anonymement un financier français installé sur l’île depuis vingt ans. Dans la compétition internationale pour attirer les capitaux, Maurice a besoin de soigner son image, mais elle doit aussi se battre sur sa valeur ajoutée. Forcément, ici comme ailleurs, cette tendance nourrit l’opacité et comporte des dérives. »
Depuis le début des années 2000, ces « dérives » ont été maintes fois dénoncées par des ONG. Dans leurs derniers rapports sur l’évasion fiscale, Oxfam, Action Aid ou encore CCFD-Terre solidaire qualifient sans détour Maurice de « paradis fiscal ».
« La fraude et l’évasion fiscale fonctionnent toujours à la frontière entre le légal et l’illégal, souligne Lison Rehbinder, de CCFD-Terre solidaire. Le statut de société offshore, par exemple, est légal, mais il repose sur un système fiscal mondial obsolète qui permet à de grosses entreprises d’échapper à l’impôt dans les pays où elles ont de réelles activités. De même, les sociétés en prête-nom ont bien une base juridique légale, mais elles dissimulent la véritable identité de leurs propriétaires et investisseurs, ouvrant la voie à des flux de fonds d’origine frauduleuse ou criminelle, comme ces “trusts” très utilisés à Maurice. Enfin, s’agissant des échanges d’informations entre Etats, Maurice a certes fait des efforts, dernièrement, en direction des pays européens, mais la transparence est très faible avec les Etats d’Afrique. »
L’île fait perdre des recettes fiscales à l’Afrique
Pour toutes ces raisons, en 2017, sept des 28 Etat membres de l’UE continuaient de classer l’île Maurice sur leur « liste noire » des paradis fiscaux. Plus significatif encore, après les « Panama Papers » en 2016, les « Paradise Papers » publiés fin 2017 par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et des médias partenaires, dont Le Monde, révélaient que l’île fait perdre des milliards d’euros de recettes fiscales à des pays d’Afrique et d’Asie.
En se fondant sur des documents du cabinet d’avocats Appleby installé à Maurice, l’ICIJ a cité le cas de Jean-Claude Bastos de Morais, un financier à la double nationalité suisse et angolaise dont la société, Quantum Global, a réussi à placer à Maurice les 5 milliards d’euros d’un fonds souverain angolais. Pour cela, Appleby a convaincu les autorités de Port-Louis d’accorder un permis commercial à M. Bastos de Morais, alors même que le financier était considéré comme un client « à risque ». Il a d’ailleurs été condamné à deux amendes en Suisse pour « délit financier ».

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D’autres exemples de mouvements douteux de capitaux sont régulièrement dénoncés dans la presse mauricienne. Comme ces nombreux cas de « round tripping », un mécanisme par lequel des fonds d’origine mauricienne arrivent en Inde, mais aussi en Indonésie ou en Afrique du Sud, pour revenir ensuite « blanchis » et bénéficier, grâce à l’étiquette « investissements étrangers », des avantages fiscaux mauriciens.
Enfin, l’affaire du financier angolais Alvaro Sobrinho, qui avait obtenu en 2016 une licence de banque d’investissement grâce au soutien de hauts fonctionnaires mauriciens alors qu’il faisait l’objet depuis 2014 de diverses procédures judiciaires au Portugal et en Suisse, a sérieusement ébranlé les milieux financiers et politiques de l’île fin 2017. Avec, là encore, de forts soupçons de blanchiment de capitaux.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Andargachew Tsige était accusé de fomenter des attaques et d’entraîner des groupes d’opposition en Erythrée voisine.
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Compte rendu

L’Ethiopie libère plus de 500 prisonniers, dont un dissident célèbre

Andargachew Tsige était accusé de fomenter des attaques et d’entraîner des groupes d’opposition en Erythrée voisine.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-05-30T11:50:00+02:00"

        Le 30.05.2018 à 11h50






    
Lors d’un meeting du premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, à Ambo, le 11 avril 2018.
Crédits : ZACHARIAS ABUBEKER / AFP


L’Ethiopie a libéré, mardi 29 mai, un haut responsable d’un groupe d’opposition armé dont l’arrestation et l’extradition du Yémen, en 2014, avaient été critiquées internationalement, notamment par le Royaume-Uni. Andargachew Tsige, un Anglo-Ethiopien, fait partie des centaines de prisonniers graciés la semaine dernière et qui ont quitté leur prison, a rapporté la radio-télévision proche du pouvoir Fana Broadcast Corporate. « Plus de 500 prisonniers, dont Andargachew, ont été libérés de prison », selon la même source.

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Le secrétaire d’Etat britannique des affaires étrangères, Boris Johnson, s’est félicité de la libération d’Andargachew. Londres avait critiqué le Yémen pour avoir arrêté Andargachew à l’aéroport de Sanaa alors qu’il était en route pour l’Erythrée et l’avoir renvoyé en Ethiopie. Andargachew, haut responsable du groupe Ginbot 7, est le plus connu des dissidents libérés depuis qu’Abiy Ahmed est devenu premier ministre en avril.
Le groupe Ginbot 7 est considéré comme terroriste par Addis-Abeba. L’Ethiopie avait accusé Andargachew Tsige de fomenter des attaques et d’entraîner des groupes d’opposition en Erythrée voisine. Peu après son arrestation, Andargachew était apparu à la télévision d’Etat, proclamant « la paix » avec l’Ethiopie et promettant de « se calmer ».
Des poursuites abandonnées
« La décision [de les libérer] a été prise car ces personnes ont exprimé des remords », avait déclaré le procureur général d’Ethiopie, Birhanu Tsegaye. Mardi, Fana Broadcast Corporate a rapporté que le procureur avait aussi abandonné les poursuites contre le dirigeant de Ginbot 7, Berhanu Nega, et contre deux médias d’opposition basés aux Etats-Unis, Oromia Media Network (OMN) et Ethiopian Satellite Television.
Les poursuites ont aussi été abandonnées contre le fondateur d’OMN, Jawar Mohammed, critique du gouvernement qui a organisé des grèves et des manifestations. M. Berhanu, qui a déjà été condamné à mort, vit à l’étranger, tout comme M. Jawar.

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Des organisations de défense des droits humains ont par le passé reproché à l’Ethiopie d’utiliser le groupe Ginbot 7 comme prétexte pour poursuivre des hommes politiques et des journalistes opposés au régime de parti unique du Front démocratique révolutionnaire des peuples éthiopiens (EPRDF).
Depuis le début de l’année, l’Ethiopie a libéré des milliers de prisonniers dans le cadre d’amnisties qui avaient débuté à l’époque du précédent premier ministre, Hailemariam Desalegn, et ont été poursuivies par son successeur. L’état d’urgence est en vigueur dans l’ensemble de l’Ethiopie, le deuxième pays le plus peuplé d’Afrique, depuis la démission de M. Hailemariam en février.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ L’armée israélienne a frappé 65 sites militaires palestiniens après des attaques au mortier du Jihad islamique.
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Entre Gaza et Israël, une journée de dérapage contrôlé

L’armée israélienne a frappé 65 sites militaires palestiniens après des attaques au mortier du Jihad islamique.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 11h49
 • Mis à jour le
30.05.2018 à 11h58
    |

            Piotr Smolar (Gaza, envoyé spécial)








                        



   


Les bruits sourds des frappes israéliennes imposent leur cadence irrégulière. Les klaxons des voitures retentissent aussi, pour indiquer un retour à la vie : on rentre chez soi, on a soif et on a faim après le jeûne, c’est le ramadan. Des nuages de fumée blanche s’élèvent au-dessus de Gaza, signalant les 65 sites militaires du Jihad islamique palestinien (JIP) et du Hamas que l’armée israélienne a frappés, mardi 29 mai. De leur côté, les Palestiniens ont tiré plus de 70 obus de mortier et roquettes, comptabilisait l’Etat hébreu dans la soirée.
Cette journée a été marquée par la plus grave escalade de violence depuis la guerre de l’été 2014. Pourtant, elle a ressemblé, de part et d’autre, à une forme extrêmement subtile de dérapage contrôlé. On s’est approché du vide pour se souvenir qu’on ne voulait pas y tomber. Les deux factions palestiniennes ont annoncé dans la soirée qu’elles acceptaient un retour au cessez-le-feu, démenti par Israël.

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Gaza s’est donc infligé une poussée de fièvre brutale. Est-elle vouée à retomber dans l’intérêt de tous ? Tel est le calcul fait par les acteurs. Comme cet homme plutôt tranquille, assis dans un restaurant totalement vide, à l’éclairage douteux. Daoud Shehab, porte-parole du Jihad islamique, assume au nom de son organisation la responsabilité de l’escalade matinale.
Vers 7 heures, une trentaine d’obus de mortier ont été tirés du territoire palestinien enclavé vers Israël, la plupart interceptés par le système de défense « Dôme de fer ». « Cette réaction était nécessaire pour envoyer un message, nous ne sommes pas faibles et nous pouvons porter atteinte à Israël », dit Daoud Shehab. Un obus a atterri dans l’enceinte d’une école, avant l’arrivée des enfants. La photo du projectile a été immédiatement diffusée par les officiels israéliens, pour montrer selon eux les intentions meurtrières des factions palestiniennes.
« Réaction défensive »
De son côté, Daoud Shehab nie cette interprétation. « Les tirs de mortier ne sont pas intelligents, on ne peut pas précisément savoir où ils tomberont. On n’a pas visé d’école. C’était une réaction défensive contre les snipers. » Le porte-parole rappelle le bilan de la « marche du grand retour », entamée depuis le 30 mars le long de la frontière, et marquée par plus de 110 morts et 3 500 blessés par balles.
Mais l’élément déclencheur de cette riposte armée a été, pour le Jihad islamique, la mort de trois de ses membres, dimanche 27 mai, dans la destruction par Israël d’un poste d’observation. Un peu plus tôt, les soldats israéliens avaient découvert et désamorcé un engin explosif artisanal placé sur la clôture frontalière.
Fin octobre 2017, le JIP avait déjà perdu plusieurs membres lors de la destruction par Israël d’un tunnel d’attaque. Le mouvement islamiste s’était gardé de toute vengeance d’ampleur, sur l’insistance du Hamas.
Mardi 29 mai, le contexte avait donc changé. « Il s’agit d’une escalade calculée, estime Moukhaimer Abou Saada, professeur de sciences politiques à l’université Al-Azhar de Gaza. Il y avait beaucoup de colère accumulée chez les Palestiniens, parce que les Israéliens les ont visés sans réponse de leur part. C’est une façon de dire que ces règles d’engagement ne sont pas acceptables. » Selon l’analyste, le haut niveau de coordination entre le Jihad islamique et le Hamas ne fait aucun doute, les deux factions ayant d’ailleurs publié un communiqué commun dans la soirée. Mais les conséquences de cette fièvre ne seraient pas irréversibles.
« Arrêter toute escalade »
Des tractations intenses ont lieu en coulisses en vue d’une trêve à long terme, négociée de façon indirecte entre le Hamas et Israël. L’Egypte et le Qatar jouent les intermédiaires. « Les tensions depuis mardi matin pourraient créer plus de pression sur toutes les parties afin de parvenir à un cessez-le-feu à long terme », dit Moukhaimer Abou Saada. « Nous avons eu des communications avec l’Egypte dans la journée, qui nous a demandé d’arrêter toute escalade », reconnaît Daoud Shehab, qui précise également que le Hamas avait été averti des tirs de mortier à venir, « trois ou quatre heures avant, sans s’y opposer ». 
Selon l’armée israélienne, une partie des obus serait de fabrication iranienne. Le Jihad islamique, considéré comme proche de Téhéran par Israël, s’inscrirait-il aussi dans un conflit régional plus vaste avec l’Etat hébreu ? « L’Iran n’est pas notre père, pourquoi leur aurait-on parlé ? », balaie Daoud Shehab. L’Egypte a d’ailleurs une relation de confiance avec le mouvement.
Comme les autres acteurs, le Jihad islamique ne souhaite pas un embrasement et un nouveau conflit. Il se dit même prêt à imposer « des restrictions pour limiter le nombre de victimes », le 5 juin, pour la prochaine étape de la marche le long de la clôture. « On essaiera de limiter l’afflux des jeunes vers la frontière », dit son porte-parole.
Mardi, le bilan restait très limité sur le plan humain. Trois soldats israéliens ont été légèrement blessés. La grande majorité des tirs palestiniens ont été interceptés ou sont tombés dans des champs. Trois lignes électriques ont été endommagées par une roquette, provoquant une rupture de courant dans le sud de Gaza. Israël a prévenu qu’aucune réparation n’aurait lieu tant que les tirs se poursuivraient. L’armée a aussi détruit un tunnel creusé près de Rafah qui pénétrait en Egypte avant de réaliser une sorte de « U » autour du terminal de Kerem Shalom et se diriger vers Israël. Long de deux kilomètres, il n’était pas encore utilisable.
L’autre animation de la journée a été le départ d’une flottille de Gaza. Les organisateurs voulaient briser le blocus maritime imposé par Israël et convoyer des malades jusqu’à Chypre. A 15 h 30, le comité d’organisation a perdu tout contact avec le bateau, à distance de la côte, bien au-delà de la zone de pêche autorisée. Il était alors entouré de forces navales israéliennes, qui ont tiré dans l’eau en guise d’avertissement.

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Les dizaines de rafiots de toutes tailles, rouillés et lépreux, qui l’avaient accompagné depuis le matin étaient déjà repartis vers le port. Le navire a été escorté jusqu’à Ashdod, en Israël, sans incident. A bord, 17 personnes, dont deux blessés de la marche et sept malades du cancer. « Aucun d’eux n’est affilié à une faction ou n’est armé, ils ont tous un passeport valide et leurs médicaments, pour le long voyage vers Chypre », explique Ramadan El Hayek, 30 ans, membre du comité d’organisation de la flottille. La gestion maîtrisée de cette opération à visée médiatique est aussi un indicateur de la volonté israélienne d’éviter un nouveau front.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ L’assaillant, qui a ciblé la police, bénéficiait d’une permission de sortie de prison de 36 heures.
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édition abonné


A Liège, un délinquant radicalisé tue trois personnes

L’assaillant, qui a ciblé la police, bénéficiait d’une permission de sortie de prison de 36 heures.



Le Monde
 |    30.05.2018 à 11h44
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, correspondant)








                        



                                


                            

Deux policières et le passager d’une voiture ont été tués dans la matinée du mardi 29 mai au cours d’une attaque au couteau et d’une fusillade, dans le centre de Liège, en Belgique. L’assaillant, qui a tenté ensuite de se retrancher dans un lycée, a été abattu par les membres d’un peloton antibanditisme à l’issue d’un violent échange de tirs. Quatre autres policiers ont été blessés lors de cette intervention, dont l’un grièvement.
La piste terroriste a été rapidement privilégiée et l’enquête confiée au parquet fédéral. Le procureur fédéral devait donner une conférence de presse dans la matinée de mercredi. L’auteur, Benjamin Herman, 36 ans, a hurlé « Allahou akbar » après avoir attaqué les policières, comme l’ont montré des vidéos diffusées par des témoins. Il s’était radicalisé en prison vers 2012 et pratiquait un islam rigoriste, ont confirmé des personnes qui l’ont côtoyé durant ses nombreuses détentions pour vols, violences et trafics de stupéfiants.

Armé d’un couteau, l’individu, décrit jusque-là comme un marginal violent, héroïnomane et instable, a suivi les deux policières en patrouille avant de les poignarder dans le dos. Il s’est alors emparé de leurs armes et a ouvert le feu sur elles et sur un étudiant de 22 ans. Il a ensuite pris en otage deux membres du personnel d’un lycée et braqué un éducateur. Cerné, il a été abattu après avoir ouvert le feu sur des policiers. Des élèves de classes primaires et secondaires ont, dans la panique, été évacués vers des bâtiments voisins.
Une polémique s’est rapidement engagée puisque Benjamin Herman était sorti de la prison de Marche-en-Famenne la veille. Condamné à une peine de douze ans, il bénéficiait d’un congé pénitentiaire de 36 heures, censé servir à préparer sa libération, en 2020. Il en était, en fait, à sa 14e permission de ce type.
« Un petit criminel »
Des syndicats policiers, le père de Cyril Vangriecken, le jeune homme tué alors qu’il allait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Les principales personnalités rivales du pays ont approuvé une déclaration solennelle, sans toutefois la signer. Beaucoup d’incertitudes pèsent sur l’organisation du scrutin.
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Décryptage

A Paris, les Libyens s’accordent sur des élections en décembre

Les principales personnalités rivales du pays ont approuvé une déclaration solennelle, sans toutefois la signer. Beaucoup d’incertitudes pèsent sur l’organisation du scrutin.

Frédéric Bobin (Tunis, correspondant) et 
Marc Semo
    



LE MONDE
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        Le 30.05.2018 à 11h36

     •
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          datetime="2018-05-30T14:51:38+02:00"

        Mis à jour le 30.05.2018 à 14h51






                        

Crédits : JULIEN MUGUET / HANS LUCAS POUR LEMONDE


                    

Il y a enfin une date, le 10 décembre, pour des élections législatives et présidentielle en Libye. Il y a un accord sur des procédures. Et il y a surtout l’engagement public des grands protagonistes de la crise libyenne à respecter cette feuille de route. Organisée par la France sous les auspices des Nations unies, en présence d’une vingtaine de pays et de quatre organisations internationales, la conférence internationale sur la Libye qui s’est tenue, mardi 29 mai, à l’Elysée pour tenter de stabiliser ce pays près de sept ans après la chute de Mouammar Kadhafi est un incontestable succès, au moins en termes d’affichage.
« C’est une réunion historique », a déclaré, lors de la conférence de presse finale, Ghassan Salamé, le chef de la mission de l’ONU pour la Libye. « Il s’agit d’une étape clé pour la réconciliation », s’est félicité le président français Emmanuel Macron qui, depuis son élection, a fait de la résolution de la crise libyenne l’une de ses priorités diplomatiques.
« Nous le devons au peuple libyen, parce que, parfois, nous nous sommes substitués à sa souveraineté », a expliqué Emmanuel Macron
Le chaos libyen représente en effet une menace sécuritaire pour toute la région et pour l’Europe. Aux yeux du président, une sortie de crise relève en outre de l’obligation morale après l’intervention de l’OTAN de 2011 : « Nous le devons au peuple libyen parce que, parfois, nous nous sommes substitués à sa souveraineté. »
Réunis pour la première fois autour d’une même table, les quatre acteurs clés du conflit – le chef du « gouvernement d’accord national » (GAN), Faïez Al-Sarraj ; le patron de l’Armée nationale libyenne (ANL), Khalifa Haftar ; le président de la Chambre des représentants, Aguila Salah Issa (replié à Tobrouk) ; et le président du Conseil d’Etat (instance consultative basée à Tripoli), Khaled Al-Mishri – se sont accordés sur une déclaration commune en huit points, lue en arabe et approuvée oralement...


